Le devoir, 23 juillet 2001, Cahier A
w w w .I e d evoir.c o DEVOIR .'1 SCIENCE Dopage et performances sportives Page B 1 ACTUALITÉS En Italie, l’Etna menace Page A 2 V 0 L .X C I X “ 1 (î 2 ?HORS-JEU L K I.I N I) I 2 :> .1111 I K 2 O (I I S 7 0 + 1 \ x î s I $ fred.com Hull — C’est l'histoire d’un gars qui raconte des histoires.Raconter des histoires, c’est toute sa vie, et il veut le faire toute sa vie.Il raconte des histoires comme d’autres font de la poterie, gèrent le bordel de papiers sur leur bureau ou prennent des vacances dans le Sud.Ne cherchez pas mille explications.Il raconte des histoires parce qu’il raconte des histoires.C’est tout.Lui, c'est Frédéric Pellerin, 24 ans, mais tout le monde, y compris son père, l’appelle Fred.Sa description de tâche: «conteux1 W’B ASSOCIATED PRESS C-' eues — h's chefs d'Etat et de T gouvernement du (18 se sont sépares hier à Gênes en adoptant une stratégie globale de lutte contre la pauvreté et en constatant leur désaccord persistant sur le protocole de Kyoto à l’issue de trois jours d’un sommet occulté par les affrontements violents entre la police italienne et les militants antimondialisation.En manifestant de façon éclatante le fossé entre les dirigeants du monde et la société civile, ces violences, qui se sont soldées par la mort d’un manifestant et près de 500 blessés, posent la question de l’avenir de sommets internationaux gagnés par le gigantisme.D'sommet de 2002, organisé dans la station de sports d’hiver de Kananaskis (Canada), sera placé sous le signe du retour à la convivialité qui prévalait en 1975 à l’occasion de la première rencontre informelle à Rambouillet entre les responsables des cinq pays les plus riches.Les manifestants anti-G8 de Gènes n’ont pas seulement gagné la bataille médiatique, le communiqué final adopté hier à l’issue du sommet reflète nombre de leurs préoccupations.VOIR PAGE A 8:CHRÉTIEN ARND WIEGMANN REUTERS Le sommet du G8 étant terminé, un employé municipal de Gênes enlève une barricade devant le palais ducal.¦ Lire aussi en page A 5: Pauvreté et éducation â l’ordre du jour du prochain sommet S e r g e Bouchard ?Je ne suis pas seul sur Terre Je tiens l’individu en haute suspicion.Ego et égoïsme sont deux termes qui vont trop bien ensemble.La Terre aurait besoin d’un peu d’humanité et nous sommes tous mûrs pour une leçon d’humilité.Que serions-nous sans les plombiers, sans les techniciens?Où irions-nous sans les chauffeurs, les pilotes d’aéroplanes, les veilleurs de nuit les savants et tous ces gens qui font des millions de métiers?En vérité, nous devons tout à tout le monde, les avions, le béton, le métal, les câbles et les tuyaux, les vaccins, le téléphone, le confort général de la vie.Je ne connais personne qui pourrait se bricoler un Boeing 747 dans sa cour.Le savoir humain s’accumule depuis des siècles et des siècles.Et le progrès est parfaitement collectit dans le temps et dans l’espace.Nous devons tant aux autres, de notre naissance jusqu’à notre identité.Mais l’indécrottable idée d’un progrès fondé sur la seule action des élites n’a pas fini de nous hanter.VOIR PAGE A 8: SEUL N D E X Actualités.A 2 Les sports.B 4 Annonces.B 6 Mots croisés.B 3 Avis publics.B 3 Planète.B 2 Culture.B 8 Religions.B 6 Éditorial.A 6 Science.B 1 Idées.A 7 Télévision.B 7 Le monde.A 5 Météo.B 3 JULIETTE GRECO La chanson, une fenêtre ouverte sur la vie On n’a pas à présenter Juliette Gréco qui recevra la presse montréalaise cet après-midi en prélude au spectacle d’ouverture des FrancoFolies rendant hommage à Diane Dufresne.La «grande dame de la chanson» donne aussi un spectacle solo à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts samedi prochain, le 28 juillet.Elle a bien voulu nous accorder une entrevue de sa résidence d’été sur la Côte d’azur.« mm JACQUES NADEAU LF.DEVOIR Juliette Gréco SOLANGE LÉVESQUE ystérieuse», «langoureuse», «sensuelle», «monument de la rive gauche», «grande dame de la chanson», «symbole d’une époque», «muse de Saint-Ger-main-des-Prés», autant de poncifs et de périphrases qui reviennent depuis des décennies sous diverses plumes pour tenter de cerner l’art et la personnalité de Juliette Gréco.Et comment l’intéressée elle-même réagit-elle devant cette marée d’épithètes?«Cela ne me dérange pas le moins du monde; j'ai l’impression qu’ils ne parlent pas de moi!», lance-t-elle amusée, de sa résidence d’été sur la Côte d’azur FRtNCÔFOLIES d’où elle a gracieusement accepté d’accorder au Devoir une entrevue téléphonique.Les FrancoFolies de Montréal, cousines des FrancoFolies de La Rochelle qui se terminaient le 18 juillet en France, s’ouvrent jeudi soir avec un spectacle de VOIR PAGE A 8: CHANSON Protocole de Kyoto Les négociations de Bonn sont dans un cul-de-sac AGENCE FRANCE-PRESSE Bonn — Ix‘s négociations de Bonn sur le réchauf-fement climatique apparaissaient dans l’impasse hier, selon des sources diplomatiques concordantes, après l’annulation d'une séance plénière prévue vers 18h30 GMT par le ministre néerlandais de l’Environnement, Jan Pronk, qui préside les pourparlers.M.Pronk a expliqué que les discussions achoppaient sur le respect des engagements du protocole de Kyoto et il a proposé aux 180 pays de centrer leurs discussions sur cette seule question.Ix contrôle du respect des obligations du protocole s’est révélé «un obstacle majeur», a dit M.Pronk, qui est ministre néerlandais de l’Environnement M.Pronk a fait état de «plusieurs pays» qui ont des «préoccupations majeures» sur les propositions de compromis qu’il avait présentées sur ce sujet samedi.Il se référait au Japon, au Canada et à l’Australie.VOIR PAGE A 8: BONN INTERNATIONAL Wahid suspend le parlement indonésien ¦ À lire en page A 5 s p é c i a l C a h i e.i septembre 2001 rTombée publicitaire le 24 août 2001 LE DEVOIR ÜflMÜ fe 778313000641 I.K I) K V O I H .L f.I.I \ I) I 2 :5 4 I I I.L K T 2 00 I LES ACTUALITES Nicolosi répond par la prière aux grondements de PEtna ¦ Une coulée de lave s’approche à 4 km du village ¦ Les premiers avis d’évacuation frappent 70 familles Des dissidents tourmentés Léiectorat répond aux rebelles de VAlliance par la colère, Veuphorie et la confusion AGENCE FRANCE-PRESSE Nicolosi (Italie) — \ja coulée de lave qui se dirige sur le petit village sicilien de Nicolosi, sur le versant sud de l’Etna, se trouvait hier à 4 km du bourg où chacun conjure ses craintes comme il peut; pour les croyants une procession devait partir en début de soirée du parvis de l’église principale, la place Victor-Emmanuel.Ijors d’une messe dans la principale des six églises du village, le prêtre a appelé à prier puisque «la furie de l’Etna sème encore la peur».Il a par la suite invité les fidèles à la procession sous la protection des patrons de la localité, dont Saint-Antoine-de-Padoue.En matinée, 70 familles ont reçu un «avis d’évacuation», une étape précédant l’évacuation proprement dite.«Ce matin, 70 familles, dont les maisons sont les plus proches de la coulée de lave, ont déjà reçu un avis d'évacuation.Les gens sont très en colère, la nuit dernière ils ont créé un Comité des citoyens pour pousser la municipalité à faire davantage», raconte An-tonino Alicado.Selon M.Alicado, le conseil municipal s’est réuni d’urgence et a pris une série de mesures administratives, a établi des listes d’évacuation, recensé les lieux où seront accueillies les familles évacuées, si cette mesure devient effective.Des inquiétudes la coulée de lave se trouve à un peu plus de 4 km de la bourgade, son avancée étant ralentie par le terrain qui est plus plat aux alentours de Nicolosi.D’imposants moyens techniques ont été déployés pour tenter de freiner son avancée mais les bouches situées sur le flan du volcan continuent à l’alimenter, suscitant inquiétude et interrogation chez la population et les experts.Des bulldozers travaillent depuis plusieurs jours pour tenter de creuser des tranchées et élever des barrières qui pourraient ralentir ou dévier la coulée de lave.Épaisse d’environ 4 m, large de plus de 300 m, la lave progresse à environ 50 m/h et dévaste tout sur son passage.Nicolosi est couvert de fumée et de cendres provoquées par les incendies des broussailles et bosquets provoqués par la lave.Au refuge Sapienza, à environ 2000 m d’altitude, les deux cratères ouverts à flanc de montagne crachent toujours avec force des projections incandescentes parfois hautes d’une centaine de mètres.L’aéroport de Catane, en Sicile, a été fermé pendant trois heures au trafic aérien en raison des épais nuages de fumée gris et noir, plein de cendre, projeté par le volcan.Destination touristique Les télévisions ont pris position en face du refuge Sapienza, sur faire de La Cantoniera, légèrement en surplomb, ce qui permet de réaliser les meilleures images des projections de magma.Pour y parvenir, il faut désormais un laissez-passer délivré par les autorités communales.Les barrages de carabiniers ont été renforcés dès la sortie du bourg.Au premier, les touristes et les villageois doivent garer leurs véhicules, libre à eux ensuite de parcourir à pied les 15 km de route qui montent au refùge.Beaucoup se contentent de faire des photos depuis cet endroit ou bien quelques centaines de mètres plus loin, perchés sur une maison en ruines ou sur quelque parapet.Des militaires en treillis les empêchent de toute façon d’aller sur les roches volcaniques déposées par des éruptions précédentes.Enzo Inpellizerri et sa femme, Cristina, sont venus en voisins de Mascalucia, un village situé à quelques kilomètres.«L’éruption est impressionnante», dit Enzo, satisfait des photos qu’il vient de prendre.«Je reviendrai en faire d’autres à la nuit tombée», ajoute-t-il.En fait de ce poste d’observation, on distingue à peine un des deux cratères de la zone Sapienza.On voit surtout un énorme nuage Une colonne de fumée s’élève qu’elle per tube le trafic aérien.de fumée gris anthracite sortant du sommet du cratère et un autre, blanc, un peu plus bas.I^i coulée de lave qui serpente à flanc de montagne se devine plus qu’elle ne se voit.I.a scène ressemble à un énorme feu de forêt.Pour Enzo, le danger principal ne vient pas à ce stade de la lave mais «de nouvelles fractures qui pourraient s’ouvrir sur le volcan et libérer des gaz».Il ajoute que la lave n’atteindra pas, selon lui, les premières habitations en amont MARIO LAPORTA REUTERS de l’Etna avec une densité telle mwm SOLDEE TOURS INC.du village, des installations sportives, une piscine, un camping, avant «sept jours».Cet avis n’est pas partagé par Alfio Longo, un commerçant de 42 ans, qui tient un grand magasin de vaisselle et de droguerie dans la rue principale de Nicolosi, qui estime que «la lave n 'arrivera pas dans le village».«Elle a déjà parcouru 7 km et les quatre derniers sont les plus difficiles.Le magma a moins de pente, il va • rencontrer un plan plat qui va le freiner», prévoit-il.Il se rappelle les éruptions de 1991 et 1983.«Cette année-ci, la lave a laissé des blocs de plusieurs dizaines de mètres de haut qui sont autant d’obstacles sur le parcours de la coulée.» Selon lui, un plan d’évacuation ne sera ordonné que si la lave arrive à 1 km du village.PRESSE CANADIENNE Calgary — Les offres d’argent ont rivalisé avec les bordées d’injures, ces derniers jours, dans les bureaux de circonscription des 12 députés dissidents de l’Alliance canadienne qui viennent de former leur propre caucus parlementaire distinct aux Communes.Des organisations de circonscription ne comptent plus les offres financières de la part de personnes qui souhaitent appuyer le nouveau caucus.Mais elles reçoivent aussi des appels furibonds de personnes outrées du geste des dissidents.«Au cours des dix dernières minutes, nous avons été bombardés d’appels de gens qui veulent faire un chèque au nouveau caucus», raconte une femme dans le bureau de comté d’Art Hanger, à Calgary, en Alberta.Elle se voit dans l’obligation de leur dire qu’elle les rappellera plus tard, faute de savoir comment l’organisation pourrait accepter de tels chèques ou émettre des reçus aux fins d’impôt D’autres, en revanche, ne voient rien de démocratique ou de vraiment représentatif dans la décision surprise des dissidents, jeudi, de se constituer en caucus de la Représentation démocratique, un groupe parlementaire distinct Dans la circonscription, de Chuck Strahl, leader de facto du nouveau caucus parlementaire, le téléphone n’a pratiquement pas dérougi depuis jeudi après-midi.«Nous passons par toute la gamme des émotions, confie une tra- vailleuse de cette circonscription de Chilliwack, en Colombie-Britannique.Quand nous répondons au téléphone, nous ne savons jamais si ce sera un appel d’appui, ou quelqu’un de l’Alberta qui veut nous chauffer les oreilles.» Même constat dans la circonscription de Val Meredith, à Surrey, dans la même province.«Les gens contre ont été plutôt agressijs et les gens pour, assez positifs», commente une militante.De façon générale, les querelles internes qui divisent l’Alliance canadienne depuis quelques mois ont semé la confusion chez les électeurs qui font appuyée et chez les militants qui ont donné de nombreuses heures de leur temps à ce parti.Deb Elkink, qui s’est occupée de la dernière campagne du député albertain Monte Solberg, se dit perplexe et frustrée devant l’attitude des dissidents mécontents du leadership de Stockwell Day qui ont claqué la porte du caucus ou en ont été exclus.«Je n’ai aucune information de leur part ou de celle de Monte qui puisse justifier ce qu’ils font», a-t-elle déclaré depuis Medicine Hat, en Alberta.Rene Stock, le président de l’organisation de comté de Jim Pan-kiw, en Saskatchewan, n’est même plus sûr de la façon dont il doit nommer son groupe, maintenant que son député a rejoint les rangs des dissidents.«Si nous sommes des partisans de Jim, sommes-nous l’association de comté du caucus de la Représentation démocratique?Je ne le sais pas.» Un bateau de la SQ coulé PRESSE CANADIENNE Québec — Les patrouilleurs nautiques de la Sûreté du Québec (SQ) ont eu une bien mauvaise surprise, hier matin, alors qu’ils ont retrouvé une de leurs embarcations coulée dans le lac William, à Saint-Ferdinand, entre Thetford Mines et Plessisvil-le, dans les Bois-Francs.Lors de l’arrivée des policiers sur les lieux, seule une section de 60 cm de l’embarcation sortait de l’eau.Il a fallu manœuvrer durant quelques heures à l’aide d’une chargeuse pour tirer le bateau du lac, en après-midi.Acte de vandalisme?«La pre- mière chose que nous avons constatée lorsque nous avons sorti le bateau, c’est que le bouchon était manquant», a indiqué l'agent Gilles Mitchell, ajoutant que la thèse du vandalisme était retenue par les enquêteurs.«C’est certain que nos policiers ont émis de nombreux constats d’infraction, et que ça ne plaît pas à tout le monde.Nous allons rencontrer les employés de la marina afin de vérifier s'ils n’auraient pas vu des personnes suspectes dans le secteur», a ajouté le policier.Propulsée par deux moteurs hors-bord, l’embarcation acquise il y a quelques mois vaudrait environ 75 000 $.GAGNEZ swissair^^Jf 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avant la fin de l’événement mais, surtout, avant d’avoir pris part à une des deux épreuves auxquelles il était inscrit.Les organisateurs sont-ils à blâmer?FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Hull/Ottawa — Du moment où il a foulé la piste d’athlétisme jusqu'à son départ Bruny Surin a vécu un passage aux Jeux de la Francophonie sous le signe de la controverse.Après son faux départ-qui-n’en-était-pas-un et sa «décevante» médaille d’argent le sprinter a choisi de plier bagage, hier matin, avant que le signal du départ du 4 x 100 m ne soit donné.Hier, à la suite des conseils donnés par son entraîneur Dan Pfaff, Bruny Surin a pris la route en direction de Montréal pour ensuite s’envoler vers Austin au Texas où il s’entraîne régulièrement depuis plusieurs années.La décision a été prise samedi soir avec son entourage.«Il était déçu parce qu’il avait placé la barre haut, a commenté le directeur général du comité organisateur des présents Jeux, Rhéal Leroux.Il voulait vraiment gagner et, en plus, il souhaitait passer sous la barre des dix secondes.» C’est toutefois à 10 s 18 que le chrono s’est arrêté après les 100 m parcourus.Tout juste après que le Mauricien Stephan Buckland eut franchi le fil d’arri- vée, arrêtant ainsi le chronomètre à 10 s 13, un record personnel.«Je suis déçu», a reconnu Bruny Surin après sa course.«J'ai termine deuxième et il n'y a pas d’excuses.Stephan a mené une brillante course.» Participation incertaine aux Championnats du monde Lors du point de presse, le médaillé olympique a également fait part de ses doutes quant à son éventuelle participation aux Championnats du monde à Edmonton, du 3 au 12 août «Je vais donner un coup de fil à mon entraîneur et on va discuter», avait-il dit, avant d'admettre qu’il ne souhaitait pas se rendre dans l’Ouest seulement pour faire acte de présence.C’est une médaille qu’il veut Point.Mais du 4 x 100 m, nul mot.Hier matin donc, c’était la surprise lorsque la nouvelle de son départ a été annoncée.La délégation Canada-Québec, pour laquelle il courait, ne s’est toutefois pas formalisée de cette absence puisque six athlètes sont inscrits à cette épreuve alors que seulement quatre y prennent part.Lors des demi-finales d'hier après-midi, la délégation québécoise était donc représentée mais a tout de même failli à la tâche.Disqualifiés, les coureurs ne seront pas de la finale d’aujourd’hui.Cela étant, le président de la Fédération québécoise d’athlétisme, Jean-Paul Baert, ne croit pas qu'il faille blâmer le sprinter pour son départ précipité.Peut-être pour sa grande disponibilité, toutefois.Une situation dont aurait tiré profit le comité organisateur des Jeux aux dépens de la performance du sprinter, selon lui.«Le problème de Bruny — et c’est en même temps ce qui fait son charme —, c’est qu’il est toujours disponible.C’est un citron qu’on presse, qu’on presse et qu'on presse.[.] Là, il se trouvait dans la situation où il se demandait: “je reste ici à faire des relations publiques ou je me concentre sur ce que j’ai à faire", c'est-à-dire aller aux Championnats du monde.Je pense qu'il a pris la bonne décision.» M.Baert reproche au comité organisateur d’avoir nui considérablement à la concentration de l’athlète ces derniers jours en multipliant «les demarches protocolaires, les interviews, etc.», «üirs de la course [de samedi], Bruny s’est contracté dans les derniers mètres, ce qui n ’est pas dans son habitude.Il a ainsi raccourci sa foulée et n a pu rattraper le Mauricien.Et ces cinq centièmes de seconde de différence, je vous dis que.oui, les activités médiatiques et protocolaires ont joué là-dedans.» Pourtant, la veille, Bruny Surin soutenait que cela n’avait aucunement interféré avec sa performance.«Non.pas du tout, même si j'ai accordé beaucoup d'entrevues.Il est vrai que j'étais le coureur qui avait le plus de pression, mais je suis habitué.Ce n'est donc pas une excuse valable.» Faux départ controversé Fit cette pression ressentie samedi, elle ne venait pas seulement des nombreuses entrevues accordées.Fille provenait également de la controverse qui avait entouré l’épreuve de qualification à laquelle il avait pris part la veille.Ixirs des quarts de finale, le coordonnateur des épreuves d'athlétisme.Colin Timm, avait en effet dû s’expliquer à à la suite de l’annulation d’un faux départ de la course à laquelle participait Bruny Surin.Nombre de concurrents et de responsables de dê^ légations avaient par la suite juré avoir vu Surin partir avant le signal, ce qui aurait eu pour effet de le dis- JIM YOUNG Ki l l 1RS Bruny Surin dans son dernier tour de piste avant de prendre la poudre d’escampette aux Jeux de la Francophonie.qualifier, puisqu’il avait déjà réalisé un faux départ.Le système électronique était en cause, selon M.Timm.Une explication qui avait fait bondir certains athlètes, persuadés que le favoritisme expliquait davantage la situation.Cela dit, Rhéal Leroux ne se dit pas le moindrement déçu par le départ de l'athlète qui avait accepté d’être l’ambassadeur des Jeux.Selon lui, le contrat qui liait les deux parties avait pris fin quelques jours avant le début des Jeux et Surin avait le loisir de faire comme bon lui semblait à partir de là.«Je ne suis pas déçu.Bruny a joué un râle extraordinaire au cours des deux dernières années [la durée de son contrat].Il nous a ainsi donné beaucoup de crédibilité.» Le choc de Paprès-Impact Im faillite de la seule équipe professionnelle de foot à Montréal fait jaser sur tous les terrains Internet haute vitesse La lenteur est la norme ÉRIC ST-PIERRE I.E DEVOIR §SB%v, g w < Wfi Les amoureux du ballon rond s’abandonnaient à leur passion hier en trouvant par le jeu une consolation à la mort de l’Impact.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Il y avait plusieurs théories, hier sur le terrain de soccer du parc Laurier à Montréal, pour expliquer la récente annonce de la faillite de l'équipe professionnelle l’Impact Selon Vitelio Castro, entraîneur dont les joueurs d’origine salvado-rienne avaient toutes les difficultés du monde à garder le ballon plus de dix secondes tellement l’autre équipe était forte, les problèmes de l’Impact tenaient avant tout à une mauvaise stratégie de promotion.«Le calibre était assez bon mais comment voulez-vous que les gens aillent à vos matchs s’ils ne savent même pas quand ils ont lieu?Ils ont commencé à faire de la publicité à la fin mais elle était toute petite, dans les coin, en bas des journaux.» Il s'interrompt pour crier à ses joueurs, au chandail bleu et aux figures toutes rouges d’effort, de se regrouper pour relancer l'attaque.Et puis, poursuit-il, il y avait la composition de l’équipe qui ne reflétait pas assez l’ensemble des communautés culturelles du Qué- bec.«Au début, j’allais aux matchs du Manie [le nom de l’Impact dans sa première vie] et de l’Impact.Il y avait des joueurs latinos.Après, c’est devenu presque juste des Italiens.C’est important que les gens puissent venir encourager quelqu'un de leur communauté.H y a de bons joueurs d’Amérique latine, ici.» L’entraineur de l’équipe haïtienne adventiste, qui vient de porter son avance à 3-0, partage tout à fait cette opinion.«C’est la même chose avec les Expos, dit André Pierre.Il y avait des gens qui allaient voir leur match même si l’équipe n’était pas très bonne parce qu’ils étaient attachés à Felipe Alou.Le Québec est une société cosmopolite, l’Impact aurait dû l’être aussi.» II jette un coup d'œil sur ses joueurs rigolards qui ont l'air de géants à côté des Salvadoriens et qui ont bien failli marquer un autre but.D n’a malheureusement pas été possible, hier, de trouver une équipe de soccer italienne dont l’entraîneur aurait pu répliquer aux propos de ses confrères.Au moment d’annoncer, vendredi, la faillite de son équipe, le président de l’Impact, Strata Gavriil, a expliqué que tous ses efforts de promotion n’avaient pas permis d’attirer suffisamment de spectateurs pour assurer la viabilité de la concession montréalaise de la Ligue A.«Il faut croire que le sport professionnel n'intéresse pas les Nord-Américains autant que le hockey», a déclaré celui qui s’était porté acquéreur de l’équipe à l’automne.André Pierre estime toutefois lui aussi que les propriétaires du club n’ont pas bien su vendre leur sport, non seulement auprès du public, mais également auprès des commanditaires.«Ce sont les grandes compagnies qui font vivre les grands clubs en Europe et ailleurs dans le monde», rappelle-t-il.Cela lui semble d’autant moins excusable qu’il sent depuis au moins une dizaine d’années un intérêt croissant pour le soccer au sein de la population en général.Il remarque qu’un autre problème de ce sport ici est qu’il ne fait pas l’objet de championnats annuels par catégories entre des équipes québécoises ou canadiennes et que les joueurs ne peuvent, par conséquent, véritablement espérer gravir ainsi les échelons de la discipline jusqu’à l’équipe nationale.«En Haïti, les enfants jouent sur des terrains en sable ou en pierre parce qu’ils espèrent pouvoir, un jour, faire l’équipe nationale.Comme les petits joueurs de hockey au Québec espèrent jouer un jour pour le Canadien.Mais pour le soccer, on n’a pas cela.» Sans de pareilles bases, impossible d’espérer maintenir longtemps des équipes d’élite, a-t-il le temps de conclure avant que son équipe n’enfonce un autre clou dans le cercueil du FAS en marquant un quatrième but dans les 20 dernières minutes du match.«Le Québec est une société cosmopolite, l’Impact aurait dû l’être aussi.» PRESSE CANADIENNE Toronto — Il n’y a qu’à lire les plaintes des internautes pour se convaincre de ce qu’aucun fournisseur d’accès Internet à haute vitesse n’est exempt de problèmes — et ce ne serait pas près de changer, estime un spécialiste qui remet en question le recours collectif de 75 millions intenté par cinq consommateurs contre la firme Rogers-At-Home.Les plaignants accusent l’entreprise de ne pas avoir respecté les termes du contrat prévoyant l’utilisation illimitée d’Internet en échange d’un abonnement.Depuis le lancement de son service en Ontario et dans les Maritimes, Rogers-At-Home éprouve des problèmes de fiabilité: les pannes sont fréquentes et peuvent parfois durer plusieurs jours, la vitesse de téléchargement est souvent inférieure aux promesses publicitaires.Des clients lui reprochent aussi son manque d’entrain à répondre aux plaintes et l’accusent de mener une campagne de recrutement même si l’entreprise est au courant de la situation.Malgré cela, Jeremy Depow, un analyste principal de la firme de consultants Yankee ( îroup, estime que la poursuite est injustifiée.Selon lui, les clients devraient comprendre que ci' genre de problème va de pair avec le développement d’une technologie comme Internet.«Il y aura toujours des interruptions de service, quel que soit le développement technologique.Rogers a probablement connu plus de problèmes que les autres compagnies mais son cas n'est pas unique», soutient M.Depow.Selon lui, il s’écoulera de l’eau sous les ponts avant que la technologie Internet à haute vitesse ne devienne tout à fait fiable et elle ne le sera jamais à 100 %.«Rogers prend les dispositions nécessaires pour améliorer les choses.I-es problèmes vont diminuer avec le temps mais ne disparaîtront jamais», a ajouté l’analyste.Selon l’avocat Dennis O’Ieary, cette cause ne fera probablement pas jurisprudence dans les cas de poursuite intentés pour service non rendu.«Même si Iles cinq plaignants] parviennent à convaincre un juge qu’ils ont été victimes d’un bris de contrat, ils n’auront apporté aucune modification à la loi.Cela sera encore une cause de type ‘fai payé pour un service qu’on ne m’a pas fourni’’.» loto-québec 649 Tirage du 2001-07-21 01 11 22 2Z 33 43 Numéro complémentaire: 10 GAGNANTS 6/6 1 5/6+ 4 5/6 449 4/6 16 113 3/6 259 896 LOTS 2 000 000,00 $ 126 991,80$ 905,00$ 48,30$ 10,00$ Venles totales: 13 300 909 $ Prochain gros lot (appro* ) 2 000 000 $ Tirage du 2001-07-21 09 1Û 2Q 22 33 4Q Numéro complémentaire: 33 > iiaImc I GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 0 5/6 21 4/6 953 3/6 18 569 LOTS 1 000 000,00$ 50 000,00$ 500,00$ 50,00$ 5,00$ Ventes totales 551 797,50 $ Printlii liilli Jii’ i Tirage du rm + 2001-07-21 14 15 24 32 B8S9!L7]2) Tirage du 2001-07-20 08 14 18 29 34 42 4Z Numéro complémentaire: 12 GAGNANTS LOT 52 192,31 $ 'Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le rnéme billet sont admissibles à la promotion TQtra £%& NUMÉRO LOT 601408 100 000$ EHtra Tira9edu EU 2001-07-20 NUMÉRO LOT 504911 100 000$ GAGNANTS LOTS 7/7 2 9 722 642,10 $ 6/7+ 4 172 208,70$ 6/7 254 2 372,90 $ 5/7 14 481 148,60$ 4/7 306 036 10,00$ 3/7+ 286 323 10,00$ 3/7 2 558 930 particip.gratuite Ventes totales 37 415 694 $ Prochain gros lot 2 500 000 $ L* jeu doit rester un jeu T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QuÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité / I.E L> E V 0 I K , L E L I N I) I 2 :i .1 L’ I I.I.E T 2 0 0 I A 4 LES A CTI' ALITES- Une rave sans fausse note Les policiers n’ont arrêté personne lors de l’événement The Oasis ÉRIC DESK OSIERS LE DEVOIR Les organisateurs de la rave The Oasis au Centre Molson se sont montrés satisfaits, hier, malgré le zèle de certains agents, de la collaboration qui s’est instaurée entre eux et le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM).«On est très content de cette première expérience, a déclaré Ricardo Cordeiro, président des Productions 514.Les fouilles étaient très sévères, excessives même, mais on pense que l'on a vécu le pire.Les choses ne peuvent que s’améliorer avec le temps, au fur et à mesure que les policiers et la clientèle vont s’habituer à être ensemble.[.] On suivra le même protocole les prochaines fois», a-t-il déjà annoncé.Les autorités publiques l’ayant empêché à la dernière minute de tenir en mai un pareil événement au Stade olympique, le producteur avait accepté, cette fois, que la police exerce elle-même la surveillance contre la drogue et lui envoie, par la suite, la facture de cette main- d’œuvre imposée.Le SPCUM avait expliqué vouloir éviter ainsi que le crime organisé ne s’implante, grâce notamment à la vente de l’ecstasy, dans ces grandes fêtes de la danse, du rythme et de toutes les extravagances qui peuvent attirer 20 000 personnes.I>a rave qui s’est tenue de 22 heures, samedi, au lendemain midi, aurait fait salle comble, soit 6500 personnes, rapporte Ricardo Cordeiro.Celui-ci a dit ignorer combien l’opération policière lui coûtera, tout en ajoutant qu’il ne s’attendait «à rien de considérable.» Il dit avoir constaté la présence en permanence de sept agents en uniforme à l’entrée de la salle et de quatre à l’intérieur mais ne pas savoir combien d’autres ont effectué leur surveillance sous le couvert de l’anonymat.Du côté policier, on se bornait à déclarer hier que tout s’était bien déroulé et qu’aucun incident ni aucune arrestation n’avait été signalé.Déjà habitués à se soumettre à divers contrôles et fouilles avant d’avoir accès à ce genre d’événements, plusieurs participants à la rave de ce weekend ne se seraient pas moins montrés extrêmement agacés de voir les agents chercher dans les moindres recoins de leurs effets personnels y compris le fond de leurs chaussures.«Je me dis que s’il avait fallu qu'ils fassent pareil aux spectacles de Pink Floyd ou Genesis, il y a 20 ans, ils y seraient encore, a fait remarquer Ricardo Cordeiro.Mais c’est te prix à payer pour faire des raves des événements politically correct» Organisateur de six des huit principales raves qui ont lieu chaque année à Montréal, ce dernier se prépare déjà à celle qui se tiendra au tout début du mois de septembre, sur les terrains de tennis couverts du parc Jarry, dans le cadre du festival «Cream».«Même si on n’a pas, en principe, à se soumettre aux mêmes conditions que celles d’un établissement licencié comme le Centre Molson, on continuera notre collaboration avec le SPCUM.» * i x ERIC ST-PIERRE LE DEVOIR Les policiers du SPCUM ont fouillé les adeptes de la rave à leur arrivée au Centre Molson dans l’espoir d’épingler des revendeurs d'ecstasy.Les OG quoi?!?Trois Canadiens sur quatre ignorent la signification de l’acronyme OGM HOLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Il a beau être abondamment question des OGM (organismes génétiquement modifiés) dans les médias, une forte proportion de Canadiens ignore toujours ce que signifient ces trois lettres.Un sondage récent mené par Léger Marketing et dont les résultats ont été communiqués à la Presse Canadienne révèle que 78,4 % des Canadiens ne savent pas ce que signifie l’acronyme OGM.C’est ce qui ressort des entrevues télépho-niques menées du 3 au 11 juillet auprès de 1504 Canadiens de 18 mis ou plus et pouvant s’exprimer en français ou en anglais.Plus encore, même après avoir été informés que le trio OGM désigne les organismes génétiquement modifiés, il se trouve toujours 47,2 % des répondants qui assurent ne jamais en avoir entendu parler.Cela n’empêche toutefois pas près du tiers (31,3 %) des sondés de qualifier d’«assez dangereuse sur la santé des gens» la présence d'OGM dans les produits alimentaires.A peu près le même nombre, soit 31,6 %, disent ne pas savoir ce qu’il en est ou refusent de se prononcer.Les autres se situent aux extrémités, à peu près dans la même proportion.Ainsi, ils sont 16,4 % à qualifier de «très dangereuse» la présence d’OGM dans les produits alimentaires, tandis que 14,8 % la considère comme «peu dangereuse».les sondés furent également interrogés sur la présence des OGM dans les aliments qu’ils achètent.Ils sont 27,1 % à croire que ceux-ci n’en contiennent pas, contre 26,6 % qui La présence d’OGM devrait être déclarée sur l’emballage ne savent pas ou qui refusent de répondre à cette question.Par contre, 46,3 % sont assurés que les aliments qu’ils achètent contiennent bel et bien des OGM.Le sondage nous apprend en outre qu’une mince majorité (52,7 %) serait prête à payer plus cher pour des produits ne contenant pas d’OGM.Finalement, comme l’ont montré d’autres sondages précédemment, une nette majorité de Canadiens (86,6 %) estime que la présence d'OGM dans les produits alimentaires devrait être clairement déclarée sur l’emballage.Le niveau de connaissance des Canadiens sur les OGM varie considérablement d’une province à l’autre.Sur les 12,8 % des Canadiens qui savent que les OGM désignent des organismes génétiquement modifiés, un peu plus du quart (26 %) sont du Québec, contre 7,2 % en Ontario et 10,1 % en C olombie-Britannique.Dans la majorité de Canadiens (52,7 %) prêts à payer plus cher pour des produits exempts d’OGM, les femmes sont majoritaires à 56,9 %, mais on remarque aussi les gens de 45 à 54 ans (59,1%), les habitants des provinces atlantiques (61,9%), les professionnels (56,3 %), les personnes à plus hauts revenus (56,7 %) et les gens ayant complété des études universitaires (59,5%).Finalement, dans les 46,3 % des Canadiens qui estiment que la majorité des aliments qu'ils achètent contiennent des OGM, nombreux sont les jeunes de 18 à 24 ans (dans une proportion de 54 %) et les Québécois (dans une proportion de 50,6 %).La marge d’erreur maximale du sondage est de plus ou moins 2,6 %, et ce.19 fois sur 20.Uindustrie maritime est affectée par le bas niveau du fleuve Les changements climatiques laissent présager le pire PRESSE CANADIENNE Le niveau de plus en plus bas du fleuve Saint-Laurent, de sa Voie maritime et des Grands Lacs commence à faire mal à l’industrie du transport maritime.Les experts ne s’entendent pas sur les causes de ce phénomène qui affecte aussi la navigation de plaisance et les pêcheurs, en plus d'endommager les propriétés des riverains.Certains estiment que le niveau de l’eau est un phénomène cyclique et qu’il reviendra à la normale.D’autres croient plutôt qu’il s’agit d’un problème à long terme causé par le réchauffement de la planète.Pour l’instant, le faible niveau de l’eau contraint les bateaux des Grands lacs à diminuer leur chargement, ce qui affecte leur rendement.Une autre baisse du niveau de l’eau, qui se situe présentement près des normes minimales, pourrait aussi nuire aux activités du port de Montréal et de la Voie maritime, qui tentent d’attirer les armateurs internationaux.Le niveau de l’eau a chuté de plus d’un mètre sous la moyenne estivale dans le port de Montréal, le plus occupé en Amérique du Nord en matière de circulation de marchandise transatlantique.Mais, selon le président du port, Dominic Taddeo, les activités du port ne sont pas encore affectées par ce phénomène.L’an dernier, certains navires avaient dû laisser une partie de leur cargaison à Trois-Rivières ou à Sept-îles avant de continuer leur route vers Montréal.«Cela n’a pas influencé l’achalandage d’une miette, assure M.Taddeo.Au cours des années précédentes, les histoires concernant le niveau de l’eau du port de Montréal ont été grandement exagérées.Nous nous en préoccupons, mais nous n'avons pas perdu une tonne de fret.Il faut espérer que Mère Nature sera bonne pour nous et qu ’elle rétablira la situation.» Un porte-parole de la Commission mixte internationale pour les Grands Lacs, Tim McAuley, a indiqué que l’organisme avait adopté des moyens pour stabiliser le niveau de l’eau du lac Ontario pour répondre aux «besoins cruciaux» du fleuve Saint-Laurent.Le débit de l’eau passant du lac au fleuve est contrôlé par le barrage hydroélectrique de Cornwall.«Nous prévoyons un été difficile», a reconnu M.McAuley.Selon lui, le débit d’eau sera augmenté au besoin au cours de l’automne, une période plus achalandée, pour permettre aux navires de se rendre jusqu’à Montréal.«La commission tente de déterminer les besoins cruciaux et d’aider de son mieux mais nous ne pouvons pas faire tomber la pluie ni empêcher l’évaporation de l’eau des lacs.» M.McAuley a ajouté que les ports comme Montréal sont davantage préoccupés par la situa- tion en raison de la concurrence.«Les ports de Boston, de New York et de Halifax sont très actifs dans la recherche de nouveaux clients, affirme-t-il.Quand ils trouvent un article sur les changements climatiques qui font baisser le niveau de l’eau des Grands Lacs, ils l’envoient à leurs clients européens.«Nous sommes au courant de cette inquiétude, mais les changements climatiques sont de mauvais augures pour les Grands Lacs.La plupart des modèles prédisent une baisse des niveaux d’eau.» La directrice de l’association des transporteurs du Saint-Laurent, Nicole Trépanier, affirme que la situation est surtout difficile pour le port de Montréal qui ne peut, comme celui de Trois-Rivières, profiter des marées.«Les gens ont paniqué au cours des deux dernières années à cause des niveaux d’eau mais selon des statistiques à long terme, il s’agit d’un phénomène qui revient tous les 30 ans», a-t-elle soutenu.Go!Go!Go! Des scientifiques prédisent un réchauffement dans le siècle actuel PRESSE CANADIENNE De nouvelles preuves scientifiques confirment qu'il est extrêmement probable que la Terre se réchauffera de manière significative dès ce siècle, à cause de la pollution engendrée par les gaz à effet de serre.Les auteurs de la recherche, publiée dans la plus récente édition de la revue Science, écrivent qu’il y a neuf chances sur dix que les températures du globe augmentent de 1,7 à 4,9 degrés Celsius d’ici 2100, et ce réchauffement pourrait s’accentuer au cours du 22° siècle.L'augmentation, qui pourrait atteindre cinq fois le rythme ob- servé au cours du 20" siècle, est probable si aucune mesure n’est prise pour contrôler les émissions de gaz ayant un effet sur le climat, soulignent les deux scientifiques, un Américain et un Britannique.Les chercheurs prévoient également qu'une partie de cette augmentation de la température terrestre se fera sentir dès 2030.Un groupe de scientifiques, le Groupe d’experts intergouvememental sur l’évolution du climat, parrainé par les Nations unies, a également annoncé, plus tôt cette année, une importante hausse projetée de la température terrestre.k \ A gfL m isp?.______ LE DEVOIR LES COMPETITIONS de bateaux-dragons ont attiré des milliers de personnes encore une fois cette année au Bassin olympique de nie Notre-Dame.Audrey Lew a mené son équipe sur des flots calmes à grand renfort de cris d’encouragement.Mollusques menacés PRESSE CANADIENNE Moncton, N.-B.— Un manque d’oxygène dans les eaux des baies du Nouveau-Brunswick favorise la croissance d’algues marines qui nuisent aux mollusques, affirme un chercheur du gouvernement Le problème qu’on appelle eutrophisation de l’eau — un déficit en oxygène — est causé par le déversement de substances nutritives provenant des égouts et des engrais dans l’eau, selon Thomas Landry, un expert fédéral des pêches de mollusques.«Cela empire parce que plus de gens vivent sur la côte, et que nous exerçons plus de pressions sur ces systèmes», dit-il.Un environnement riche en nutriments est propice aux algues marines et autres algues bleues, ou cyanophytes — au point où celles-ci absorbent tant d’oxygène qu’elles étouffent les mollusques.En plus de la pèche excessive et des substances polluantes qui exercent déjà un effet nuisible sur les mollusques, la pénurie d’oxygène subaquatique constitue une source d’inquiétude, note M.Landry.Pour garder la population de mollusques en santé et freiner la multiplication des algues, on songe à accroître le nombre d'huîtres dans les eaux du Nouveau-Brunswick.La végétation pourrait ainsi plus difficilement dominer les réserves d’oxygène sous-marin.Pour augmenter la population d’huîtres, le ministère des Pêches et Océans a suggéré de placer la saison de récolte des huîtres au printemps, plutôt qu’à l’automne.En conséquence, un nombre moins élevé d'huîtres serait prélevé ou tué lorsque leur habitat est perturbé.Une autre suggestion est de déposer des morceaux de coquillage ou des pierres lisses dans l’eau.Les larves d’huîtres ont besoin de surfaces lisses pour s'implanter et croître.Outre le ministère, le Conseil pour la conservation du Nouveau-Brunswick participe aux efforts pour soutenir la population huîtrière de la province, en chargeant un plongeur de prendre des photographies des bancs d’huîtres de Caraquet, Miramichi, Cocagne et Bouctouche cette semaine pour déterminer l’état des mollusques.•L’ostréiculture traditionnelle était très importante, rappelle la présidente du conseil, Inka Milewski.Quatre cent personnes travaillaient dans les parcs à huitres de la baie de Bouctouche.Aujourd'hui, il n’y en a plus que 10.Shediac avait une bonne ostréiculture, au-jourdhui, c’est disparu.» » Y.I) K V 0 I R .I K l l X I) I J l' I I.1 K T 2 0 0 I a r> LE DEVOIR LE MONDE Wahid « suspend » le parlement indonésien Le président se retrouve plus isolé que jamais, les hauts responsables du pays ayant refusé d'obéir à sa demande AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS T akarta — Le président indonésien Abdurrahman J Wahid a annoncé la «suspension» du parlement dans la nuit de hier à aujourd’hui, une mesure qui n’a fait que renforcer son isolement, plusieurs hauts responsables ayant refusé de s’y plier.Lors d’une conférence de presse retransmise par la télévision, M.Wahid a demandé à l’armée et à la police de mettre en œuvre sa décision de «suspendre» les deux chambres du parlement par décret Il leur a aussi ordonné d’empêcher sa propre comparution aujourd’hui dans la journée lors d’une session spéciale de l’Assemblée consultative du peuple, la plus haute instance législative du pays (MPR), visant à sa destitution.L’annonce de M.Wahid a provoqué la démission du ministre de la Sécurité Agum Gumelar et du chef de cabinet du président Marzuki Darusman, selon le service d’information en ligne Detikom.Le chef de la police de Jakarta, Sofyan Jacoeba, a de son côté ordonné à ses hommes par radio de ne pas se plier aux ordres du président ont rapporté des médias locaux.«Garantissez la tenue de la session spéciale de destitution», a déclaré M.Jacoeba, cité par Detikom.Le président de l'Assemblée consultative du peuple, Amien Rais, a annoncé que la MPR maintenait sa session spéciale et l’avait avancée d’une heure.«Elle commencera à 8h», a-t-il précisé.Pour sa part le président de la chambre basse du parlement (DPR), Akbar Tanjung, également chef du parti Golkar, a annoncé qu’il rejetait les mesures annoncées par M.Wahid qu’il a qualifiées de «violations de la constitution», lors d’une conférence de presse.«Nous appelons la MPR à destituer le président parce qu’il a pris des mesures qui violent la constitution, et de nommer à la présidence la vice-présidente Megawati Soekamoputri», a dit M.Tanjung.La MPR avait sommé samedi le président de com- i S’ i>v ir M! \ *¦ K- m a ï A mî N j REUTERS Soutenu par sa fille et un proche, le président Wahid quitte la conférence de presse au cours de laquelle il a a demandé à l’armée et à la police de mettre en œuvre sa décision de «suspendre» les deux chambres du parlement par décret, demande qui a été rejetée.paraître devant elle aujourd’hui pour rendre compte de ses vingt et un mois d’exercice du pouvoir.La MPR s’apprêtait à lance;- une procédure de destitution contre le chef de l’État, qu’elle accuse d’incompétence et d’être mêlé à deux affaires de corruption.Le président indonésien a également annoncé qu’il avait «suspendu» le parti d’opposition Golkar.«Comme président de la république d’Indonésie, fan-nonce les mesures suivantes», a dit M.Wahid, annonçant «la suspension de la MPR et de la DPR», les deux chambres du parlement.E a affirmé qu'un organisme serait créé pour la tenue d’élections d'ici un an.M.Wahid a affirme qu'il avait été forcé de prendre ces mesures «au nom de la république d’Indonésie» et qu’il le faisait 'dtins la conviction et la responsabilité, pour sauvegarder la nation ».Ce nouveau défi de Wahid survient idol's que l’op|x> sition regroupe ses font's.1 es parlementaires se sont ainsi rallies à fa vicopresidente Megawati Sukarnoputri, fille du «pèn“ de la nation» Sukarno et rival politique de Wahid.Selon eux, Megawati pourrait prendre le contrôle du gouvernement d’ici un ou deux jours.It's chefs de la plupart des partis politiques représentés à la MPR l’ont rencontrée à son domicile hier.«Nous nous sommes tous mis d'accord pour la soutenir dans sa volonté de diriger un nouveau gouvernement», a annoncé à l’issue de la reunion le président du MPR Amien Rais.Parallèlement, plus de 2lX>0 soldats et environ 70 chars et véhicules blindés ont défilé d;ms les rues de Djakarta avant de prendre place dans un parc du centre-ville.lœurs mitrailleuses étaient pointées vers le palais présidentiel, à Ü00 mètres.Cette démonstration de force est l’une des plus importantes jamais vues dans la capitale depuis des années.Mais le général Ryamizard Ryacudu, chef d’une unité d’élite de l’armée, a affirmé qu’il s'agissait d’un exercice de routine et non d’une action visant à intimider Wahid.Des dizaines de véhicules blindés sont aussi stationnés autour du MPR.In tension était d'autant plus vive dans la capitale que deux églises ont été 1a cible d’attentats à la bombe dans 1a matinée.Soixante-quatre fidèles ont été blesses alors qu’ils assistaient à la messe en l’église catholique Santa Ana.Un second engin a explosé dans un minibus vide garé à proximité d’un temple protestant voisin, sans faire de blessés.la police accuse des granités non identifiés de chercher à troubler la procédure de destitution lancée contre le président Wahid, les deux édifices religieux se trouvent itar ailleurs non loin d'immeubles logeant des soldats.Congrès du likoud Sharon défend sa « retenue » M A U K I T A N AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Tel Aviv — Ariel Sharon a dû se justifier hier soir au sein même de son parti, à l’occasion du congrès du likoud, certains lui reprochant de n’avoir pas su mater le soulèvement palestinien.Pa-raUèlement, le désaccord persiste entre Israéliens et Palestiniens concernant l’envoi d’observateurs internationaux pour surveiller la trêve au Proche-Orient.C’est l’ancien premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou qui s'est montré le plus critique à l’égard de M.Sharon lors de ce congrès.«Quel pays civilisé accepterait que le sang de ses citoyens soit versé chaque jour?», s’est interrogé M.Nétanyahou, en demandant une offensive militaire décisive contre l’Autorité palestinienne.«La retenue ne mène qu’à une terreur plus grande et persuade peu à peu le monde que les Arabes ont peut-être raison parce qu’autre-ment, nous réagirions fortement aux attaques meurtrières lancées contre nous», a ajouté M.Nétanyahou, qui pourrait briguer prochainement la direction du likoud à la place de l’actuel premier ministre.De son côté, Ariel Sharon a défendu sa politique en matière de sécurité, affirmant qu’T/ n’y a rien de plus important que l’unité nationale dans la lutte pour la sécurité et la paix.Il n’y a qu’ici [au sein du Likoud] que cela n’est pas compris».«Vous crierez et je m’occuperai du terrorisme», a-t-il lancé à ses détracteurs, avant d'ajouter «H y a une dif férence entre nous.On ne résout pas des problèmes de sécurité avec des cris.Les problèmes de sécurité sont des choses compliquées et difficiles » Ariel Sharon, considéré comme un «super faucon» depuis une cinquantaine d’années en Israël, a surpris beaucoup de gens dans le pays en affirmant qu «il y a de la force dans la retenue» et en laissant entendre que la fonction de premier ministre lui avait donné une perspective plus large des besoins de l’État hébreu.La réunion des 2600 membres du comité central du parti, qui s’est déroulée à Tel Aviv, ne s'est toutefois pas terminée par un vote appelant Ariel Sharon à durcir sa politique, comme le préconisaient certains adversaires du premier ministre.Mais les délégués de la convention ont semblé majoritairement favorables à M.Nétanyahou.Le fait que Sharon soit considéré comme trop modéré par certains souligne le fossé qui sépare les Israéliens des Palestiniens, ces derniers considérant que le premier ministre a au contraire provoqué une escalade de la violence en procédant à des raids militaires occasionnels dans les Territoires et en refusant de reprendre à son compte les propositions de paix du gouvernement précédent Par ailleurs, des responsables israéliens ont jugé hier qu’une intervention extérieure n’était pas nécessaire pour régler le conflit au Proche-Orient tandis les Palestiniens se félicitaient de la volonté du G8 de déployer des observateurs internationaux.Ariel Sharon, pressé par l’aile ultra nationaliste de son parti, restait totalement opposé hier à l’envoi d’observateurs internationaux, mais pourrait, à la rigueur, accepter une présence américaine avec une mission Emitée.Ses alliés travaillistes au sein du gouvernement d’union nationale ont les premiers ouvert la brèche.«Nous n’avons jamais dit non à l’intervention d’une délégation américaine de suivi» pour superviser sur le terrain l’application d’une trêve, a déclaré le chef de la diplomatie, Shimon Peres.«Nous sommes intéressés par une telle présence, le témoignage de délégués américains ayant permis dans le passé de démentir des allégations mensongères palestiniennes», a ajouté le chef de file du parti travaUliste.Les ministres des Affaires étrangères du G8 ont proposé jeudi à Israël et aux Palestiniens des «observateurs tiers», présentés comme le meilleur moyen de mettre fin à la violence.Dans le nord du pays, les forces de sécurité ont été placées en état d’alerte, craignant des représaiUes après l’assassinat d’un bébé palestinien et de deux adultes jeudi près de Hébron.EDes ont ainsi neutralisé une bombe artisanale à Haifa, selon la radio israéfienne, érigé des barrages routiers et contrôlé des voitures à la recherche d’autres bombes et de poseurs de bombes.Dans la matinée, un millier d’enfants âgés de moins de 12 ans avaient défilé à Naplouse (Cisjordanie) pour protester contre le triple assassinat de Hébron et demander la levée du blocage des villes palestiniennes.Dans la soirée, une maison appartenant à un militant du Hamas a été en partie détruite par une explosion à Djenine, en Cisjordanie, selon des témoins.Personne ne se trouvait dans la mai-sorç à ce moment-là.A Amman, Yasser Arafat s’est entretenu hier avec le roi Abdallah de Jordanie de la possibilité de convoquer un sommet extraordinaire de fa Ligue arabe en soutien aux Palestiniens.Les deux hommes ont discuté des «mesures qui pourraient être prises au niveau arabe et international pour mettre fin aux souffrances du peuple palestinien et faire face aux menaces israéliennes», selon le communiqué officiel publié à Tissue de fa rencontre à Amman.M.Arafat a ensuite gagné l’Arabie Saoudite où il a discuté avec le roi Fahd.E devrait se rendre ensuite dans les Émirats arabes unis.La vie cachée de l’esclavage ASSOCIATED PRESS Nouakchott — Pendant des années, esclave et fils d’esclaves, SaEm s’est occupé des chameaux de son maître nomade.Mais, il y a trois ans, il y a eu un passage à tabac de trop: «Mon esprit, mon corps ne pouvaient plus le supporter.H fallait que j’y mette fin, même si cela voulait dire mourir.» SaEm a donc fui le campement dans le désert mauritanien et a été secouru par un coqvoi de touristes saoudiens.A environ 30 ans — il ne connaît pas son âge exact — il ramasse les poubelles avec sa charrette et son âne à Nouackhott, la capitale.E travaille dur, mais pour lui.L’esclavage, pratique historique ancrée, inscrit dans le système mauritanien de castes, a été aboli trois fois dans ce pays de dix mil-Eons d’habitants, où vivent Maures et populations négro-africaines, tou-couleurs, wolofe, peuls.B l’a été une fois au début du siècle par le colonisateur français qui conquit le «pays des Maures».Une fois à l’indépendance en 1960.Et une nouveEe fois encore en 1980.Autrefois, les combattants maures capturaient des esclaves comme butin de guerre au sein des populations noires des rives du fleuve Sénégal.Des siècles de mélanges ont atténué les différences raciales, les populations noires ont adopté l’Islam et leurs noms de famille des Maures.Nombre d’esclaves furent affranchis, constituant la caste maure des Haratines, dont certains eurent des esclaves à leur tour.A l'époque française, le colonisateur a également pratiqué l’émancipation par l’entremise de l’enrôlement forcé dans l’armée.Mais l’esclavage subsiste, soulignent les organisations de défense des droits de l’homme.Dans les années 80, la Société anti-esclavagiste britannique estimait qu’il y avait au moms 100 000 esclaves en Mauritanie et au moins trois fois autant de personnes soumises à d’autres formes de travail forcé.Le sujet est tabou pour Nouakchott, répubEque islamique et régime autoritaire cherchant à attirer les investisseurs occidentaux et is-raéEens au pays du sel et du sable.L’esclavage a disparu de la vibrante capitale de 2,2 millions d’habitants, où les anciens esclaves ont le droit de poursuivre leurs maîtres devant les tribunaux.L’esclavage?Un Maure à fa peau claire se fâche: ce sont les Français et les Américains qui détruisent la réputation du pays.Un chauffeur de taxi parlant wolof murmure: «Oui, l’esclavage est un gros problème, mais je ne peux pas en parler» Boubacar Messaoud, fondateur de SOS-Esclave, mouvement d’anciens esclaves, raconte que des fugitifs sont parfois ramenés à leurs maîtres par la police ou y sont contraints par des pressions sur leurs proches.Même si en vertu de la loi, ils ont le droit de quitter leur maître, beaucoup ne connais-seqt pas 1a loi.ATichit, antique cité du Sahara (800 km à l'est de Nouakchott), on vit toujours, comme il y a des siècles, du commerce du sel et du cycle des caravanes.Les membres de l’ancienne caste d’esclaves vivent toujours dans les demeures de pierre construites il y a des siècles.On n'y emploie jamais le mot français «esclave» avec les étrangers, même si le mot arabe, «abd», est fréquemment utiEsé pour désigner les femmes qui travaillent dans les mines de sel, les hommes qui chargent les chameaux.Et lorsqu’on demande à l’une de ces femmes combien elle gagne, un receveur local des impôts, qui sert d'interprète et de «guide officiel» répond à sa place: «Elle ne gagne pas d’argent.Elle travaille.» Sommet de Kananaskis Pauvreté et éducation à l’ordre du jour du G8 PRESSE CANADIENNE Gênes — La réduction de la dette des pays du tiers-monde et l’éducation — et non des voitures enflammées — devront être le centre d’attention du sommet du G8 qui, l’an prochain, se tiendra au Canada, a indiqué le premier ministre Jean Chrétien à la clôture d’une conférence génoise marquée par de violents affrontements.La réunion de Gênes s’est terminée sans que les participants ne parviennent à trouver un consensus quant aux accords de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.Ils se sont cependant entendus sur une chose: la nécessité de changer l’apparat des sommets afin de mieux concentrer leurs efforts sur le contenu des discussions.«La situation est devenue incontrôlable», a lancé M.Chrétien avant d’annoncer que le prochain sommet se déroulerait à Kananaskis, un lieu de villégiature des Rocheuses situé à environ 60 kilomètres au sud-ouest de Calgary.«J’ai dit à tous les chefs de gouvernement et d’Etat qu’ils ne pourraient pas amener plus de 30 ou 35 collaborateurs [.]», a ajou- Pour Chrétien, « brûler des voitures, ce n’est pas manifester» té le premier ministre.Le sommet de Gênes a été écEpsé par les manifestations violentes qui se sont déroulées dans les rues de la vieille cité médiévale malgré des mesures de sécurités sans précédent M.Chrétien a souligné que les manifestations sont nécessaires en démocratie et qu’eEes ont influencé le programme du G8.E a toutefois déploré fa violence et mis les Canadiens en garde contre l’anarchie.«Si les anarchistes veulent détruire la démocratie, nous ne leur permettrons pas de réussir [.].Nous allons nous assurer de punir ceux qui violent les lois » Kananaskis est situé dans un endroit relativement isolé, ce qui pourrait dissuader un certain nombre de protesta-taires de venir perturber le prochain sommet M.Chrétien a rappelé que la dissidence légitime était la bienvenue et qu’elle permettait aux dirigeants de mieux concentrer leurs efforts sur le contenu des discussions.Mais «brûler des voitures, ce n’est pas manifester [et] brûler des immeubles, ce n’est pas manifester», a-t-il déclaré.Après avoir mentionné qu’il avait vu partout la même image d’une auto incendiée, le premier ministre canadien a également dénoncé les médias internationaux, leur reprochant d'accorder beaucoup d’importance à la violence.Il préférerait que l’attention de la population soit dirigée vers l’objet des discussions.«C’est plus important que cette fichue auto», a-t-il lancé.Par ailleurs, M.Chrétien a rencontré le président américain George W.Bush en privé pour tenter de le convaincre d'accepter les accords de Kyoto.Européens, Canadiens et Américains ont des positions différentes à ce sujet Les premiers veulent aller de l'avant, les deuxièmes insistent sur des concessions et les troisièmes rejettent tout simplement l’accord.M.Chrétien a ajouté que les négociations de Bonn sur le réchauffement climatique ne mèneraient pas à un accord.Le premier ministre a aussi nié fa nouveEe voulant que M.Bush ait demandé au Canada d’exporter qne grande quantité d’eau vers les États-Unis.«Il n’a pas demandé de l'eau.Je lui ai dit que nous avions de la bonne eau.en bouteille.» Par aiEeurs, M.Chrétien a également salué la présence du président russe Vladimir Poutine.«Ce n ’est plus le même monde que celui dans lequel je vivais il y a quelques années», a-t-il rappelé.N K H K Quatre dirigeants au Sommet Arusha (AFP) — Seuls quatre chefs d’Etat africains sur les quatorze invités participeront aujourd’hui au sommet régional sur le Burundi à Arusha (Tanzanie), a-t-on appris hier de source officielle.Au cours de ce sommet le gouvernement burundais, les oppositions hutue et tufsie doivent entériner le principe d’un gouvernement de transition dirigé pour les dix-huit premiers mois par l’actuel président Pierre Buyoya.M.Buyoya est arrivé samedi après-midi à Arusha (nord de la Tanzanie) qui abrite, depuis juin 1998, les pourparlers de paix inter-burundais.Ix- président tanzanien Benjamin Mkapa est arrivé hier après-midi et ses homologue kenyan, Daniel arap Moi, et Ougandais Yoweri Museveni ainsi que l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, médiateur du processus de paix depuis décembre 2(X)0 sont attendus ce matin.Abu Sayyaf perd des complices Zamboanga (AFP) — Trois membres du groupe rebelle musulman Abu Sayyaf, dont un policier, ont été arrêtés et quatre autres ont réussi à échapper aux autorités dans le sud des Philippines, a indiqué l’armée hier à Zamboanga (île de Mindanao).Ix* policier Akijal Attie, un parent d’Abu Sabaya — le porte-parole d’Abu Sayyaf — et deux autres suspects ont été arrêtés au cours de différents raids militaires dans l'île voisine de Jolo, samedi, a précisé à la presse le chef des forces militaires dans le sud des Philippines, Gregorio Camiling.Plus de 80 suspects ont été arrêtés depuis que l’armée et la police ont commencé la semaine dernière à faire des descentes dans des bases civiles de soutien à Abu Sayyaf, un mouvement de guérilla séparatiste musulman qui retient une vingtaine d’otages dans l’île voisine de Basilan.Le Koursk se dévoile Moscou (Reuters) — Des plongeurs descendus au fond de la mer de Barents ont commencé hier à percer la coque du sous-marin russe Koursk, afin d’y fixer les câbles qui doivent permettre de le remonter, a rapporté l’agence Interfax.Les groupes de plongeurs se relayaient depuis samedi pour préparer ces perforations.Le sous-marin nucléaire avait coulé en août dernier avec à son bord 118 membres d’équipage, mais seuls 12 des corps ont été remontés de l’épave, qui gît à près de 100 m de fond.Moscou a imputé l’accident à l’explosion de plusieurs torpilles qui se trouvaient à bord du vaisseau. L E I) K V 0 I R .LE LU N 0 1 2 :5 J U I L L E T 2 0 0 1 A (> EDITORIAL Point-virgule J’ai eu la chance, en janvier 1996, d’être invité par Madame Lise Bissonnette à collaborer à la page éditoriale du Devoir.Chance, et insigne honneur: écrire des éditoriaux au Devoir revient à participer à une longue tradition de journalisme engagé dans le débat public, voué à accompagner le Québec dans son évolution et même parfois, d’en influencer le cours.Je quitte ces jours-ci cette colonne.LE DEVOIR J’ Michel V e n n e utilise le «je» aujourd’hui, ce que jamais un éditorialiste n’est censé faire puisqu’il parle au nom du journal.L’opinion qu’il défend a d’abord subi l’épreuve d’une confrontation avec les collègues.C’est déjà une raison qui explique pourquoi un éditorial n’est pas l’expression d’une simple opinion subjective.Encore moins un papier d’humeur, genre si répandu aujourd’hui qu’il fait malheureusement autorité.J’oserais dire que c’est devenu une plaie.L’humeur de l’éditorialiste n’intéresse personne.Contraint à une certaine brièveté, sous peine de faire bailler ses lecteurs, l’éditorialiste doit, plus souvent qu’il ne le souhaite, employer un ton polémique et il apparaît généralement plus péremptoire et sûr de lui qu’il ne l’est en réalité.Si bien qu’un avis exprimé avec un peu de fermeté est interprété comme un jugement définitif.L’expression d’un désaccord, le désir de provoquer la discussion, est parfois ressenti par les acteurs politiques comme une condamnation sans appel.Les dirigeants politiques ont la peau tellement mince.Jean-François Revel, avec qui j’ai peu d’affinités mais qui maîtrise l’art de l’éditorial comme pas un, disait de l’éditorialiste qu’on attend de lui qu’il porte un jugement sur les faits et sur les hommes (ainsi que les femmes bien sûr) mais qui apparaisse sous la forme d’un raisonnement fondé sur des arguments et des faits.Le lecteur, ajoutait-il, doit même sentir que, derrière ces arguments, il y en a d’autres en réserve pouvant servir au soutien de la thèse défendue.En somme, un éditorial est un article dont c’est moins la conclusion qui s’impose que le raisonnement qu’il contient.?Un éditorialiste peut se faire une réputation d’irréductible en se cantonnant dans la défense d’une idéologie.Il peut choisir une autre voie, qui fut celle que j’ai préférée, sans renoncer à la première, qui me semble plus utile à la société, et qui consiste à devenir soi-même un interlocuteur, capable un jour d’agir comme un médiateur entre des points de vue apparemment inconciliables.Cela n’implique pas de renoncer à sa propre opinion mais de la faire avancer dans le dialogue plutôt que dans la prédication.C’est la différence entre convaincre et persuader.Agir en médiateur ne veut pas dire se réfugier dans l’ambivalence.Un éditorial qui n’affirme rien est un éditorial inutile.Mais il y a deux choses qu'un éditorialiste n’a pas le droit de faire.La première, c'est de prétendre parler au nom de toute la société.Un éditorialiste n’a pas le droit de dire: «la population du Québec ne veut pas entendre parler de la souveraineté», pour prendre un exemple vraiment au hasard.Ceux qui ont dit, en 1995, que le mouvement souverainiste était fini s’en sont mordu les doigts le soir du 30 octobre.La deuxième chose qu’un éditorialiste n’a pas le droit de faire, c’est de fermer le débat, de décider qu’une question ne mérite pas d’être débattue.S’il considère qu’un sujet doit être ignoré, qu’il l’ignore.Mais un éditorialiste n’a pas le droit d’interdire l’expression des idées, de censurer la discussion.Il ne peut surtout pas le faire par un refus de la chicane ou du conflit.Le conflit est producteur d’appartenance à une société.C’est par la confrontation des idées que la vérité se fût jour.Un éditorialiste qui prêche le refus du conflit nie en outre sa propre utilité dans la société.?Quand j’y pense, je me rends compte que la principale idée que j’ai défendue dans cette colonne est celle de la politique comme le seul moyen de concilier les intérêts, les devoirs et les droits individuels avec la nécessité de vivre ensemble.la politique, qui ne se limite pas à l’activité partisane mais qui inclut toutes celles qui favorisent la participation des citoyens, dont les mouvements sociaux.Des gens pourraient trouver cela paradoxal, mais la défense des moyens politiques, donc l'action collective, est la seule avenue disponible pour sauver la liberté individuelle.On ne peut plus accepter aujourd'hui que la tradition ou la foi détermine à notre place ce qui est bien.le salut provient de la délibération.Et la délibération est au cœur de la politique.La politique est le seul moyen de contrer la bureaucratie, le déterminisme technologique, l'hégémonie des pouvoirs économiques et la tyrannie des experts.Ir Québec fait face, à cet égard, aux mêmes défis que les autres sociétés: promouvoir l’éducation et la culture, ce qui inclut la maî-trise de sa langue, qui sont la source de la liberté et de la capacité de participer; favoriser la justice sociale, sans nier la responsabilité individuelle puisque l’on est toujours en partie responsable de son propre sort: respecter les différences dans une société pluraliste, sans nier son identité: bâtir une société dans laquelle la reconnaissance des différences et le respect de la liberté sont des valeurs sur lesquelles s’appuyer non pas pour encourager le repli individuel mais la recherche du bien commun.Ces préoccupations ne sont pas contradictoires avec celle de trouver une issue au débat national québécois qui reste, quoi qu'on dise» et quoi qu'on fasse, un problème à résoudre pour que l’avenir du Québec et des Québécois soit radieux.L'ambivalence et le doute ne sont pas des tares.L’erreur serait de se lancer tète baissée dans un projet d’avenir sans remettre ses fondements en question.Mais il faut se rendre compte qu’à ne pas décider pour soi-même, on laisse les autres le faire pour nous, dans un autre parlement où nous sommes minoritaires.Le «nous» incluant ici tous ceux qui se définissent comme Québécois.?Cet ensemble de préoccupations, je le transporte dans mes nouvelles fonctions.Je dirigerai désormais la salle de rédaction du journal.Revel disait qu’un éditorialiste a pour tâche de dégager les enseignements et prévoir les suites de ce qu’a vu et entendu le reporter.C’est dire qu’avant l’éditorialiste vient le journaliste.Celui qui cherche, celui qui établit les faits.Les faits, souvent, parlent d’eux-mêmes.Gilles Lesage, dont j’avais pris le relais dans cette page il y a cinq ans, disait que le journalisme était un métier où l’on veut exceller humblement et patiemment, jour après jour, loin du vedettariat; plus on est acteur, moins on est journaliste, répétait-il.Ce qui fait la noblesse de ce métier-là, c’est d’aller chercher la nouvelle et de la rapporter.C’est là que je retourne.Pour le moment.mvenneti'ledevoir.com FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE J’A’t ÇiRE iuf tEî ÇJUïrç HuAAAiwJ f#VT Pt MOINS ^ £* M9înS tAfoüCS AU Tisrr.f'tjr u* pp£*itii Pas lA Se*wC PiPfr£Ti0N.CIS S*wT Petit-f TP E PAS tNaffrfS 1 /¦ t)‘Ai t*Ttw5u t>i|î£
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