Le devoir, 23 juillet 2001, Cahier B
LE DE V OIK.I.E I I \ l> I :i .1 I I I I E I > O O I LE DEVOIR SC EM Dopage et performances sportives Les sportifs de haut calibre sont tentés d’avoir recours aux agents dopants pour défoncer les records.Mais ils doivent recourir à de nouvelles substances ou à certains subterfuges pour déjouer les scientifiques qui raffinent toujours plus leurs techniques dans le but d'épingler les fraudeurs, qui ne seraient peut-être pas aussi nombreux qu’on l’imagine.PAULINE GRAVEL LE DEVOIR e Tour de France bat son plein.Les corps voûtés sur leur bolide à deux roues se déchaînent dans l’es-p o i r de battre le dernier champion ou d’établir un record.Les habiletés physiques qui sont déployées nous laissent toutefois perplexes depuis la compétition de 1998 durant laquelle plusieurs coureurs ont été épinglés pour dopage.On sait désormais qu’un cocktail d’agents dopants est la ration quotidienne de nombre de coureurs dans le cyclisme professionnel — mais aussi dans maintes autres disciplines, telles que l'haltérophilie et le sprint Et le cocktail est de plus en plus diversifié.Durant le Tour d’Italie en mai dernier, par exemple, les saisies effectuées par la police comportaient un tout nouveau produit qui aurait la propriété d'accroître le transport de l’oxygène: le RSR13, un médicament anti-cancéreux qui est toujours en phase d’étude clinique! Les athlètes recherchent sans cesse de nouvelles substances qui échapperont au contrôle antidopage.Mais l’étau se resserre sur les tricheurs car les techniques de détection des agents dopants sont de plus en plus sensibles.«En 1976, lors des Jeux olympiques de Montréal, on a tenté pour la première fois de détecter les anabolisants.Bien que la méthode immunomé-trique utilisée à l’époque ait permis de déceler quelques cas positifs parmi les haltérophiles bulgares, elle n 'avait rien à voir avec les techniques dont on dispose aujourd’hui», rappelle Christiane Ayotte, directrice du Laboratoire de contrôle du dopage à l’INRS- Institut Armand-Frappier-Santé.«On cherchait alors à détecter la substance qui avait été absorbée alors que ce sont plutôt les tnétabolites qui se retrouvent dans l’urine [sur laquelle s’effectuent les tests].Les produits anabolisants, comme le stanozolol que consommait Ben Johnson, sont ainsi demeurés invisibles pendant de nombreuses d’années.Ce n’est que depuis les Jeux de Séoul qu’on arrive à détecter efficacement les anabolisants» Aujourd’hui, on fait appel à diverses techniques de chimie analytique beaucoup plus élaborées, dont la spectrométrie de masse qui est d’une sensibilité exceptionnelle.De plus, les développements de l’électronique et de l’informatique ont incroyablement amplifié les capacités de cet arsenal de détection.Il est maintenant possible de dévoiler l’érythropoïétine recombinante (EPO) qui est synthétisée par génie génétique et dont font usage les adeptes de sports néces- On sait désormais qu’un cocktail d’agents dopants est la ration quotidienne de nombreux athlètes sitant de l’endurance, comme les cyclistes.L’EPO est une substance naturelle sécrétée par les reins et qui stimule la synthèse des globules rouges O’érythropoïèse).Les médecins la prescrivent pour traiter les personnes souffrant d’une anémie consécutive à une insuffisance rénale, qui empêche une synthèse normale de globules rouges.L’EPA augmente le taux de globules rouges et aide ainsi à mieux capter l’oxygène.L'EPO recombinante est un peu différente de l’EPO naturelle.On peut déceler cette différence dans l’urine mais à la suite d’analyses longues et fastidieuses.Pour cette raison, «on procède d’abord à des dépistages par prises de sang qui requièrent un équipement plus léger qu’on amène sur le site, précise Christiane Ayotte.Ce test sanguin nous permet de voir si les paramètres hématologiques sont modifiés, s’il y a trop de globules rouges immatures pour le nombre de matures.Et s'il y a un doute, on confirme par un test d’urine, » Dans le cadre de ses recherches, Christiane Ayotte étudie le métabolisme des produits dopants dans le but de trouver les métabolites qui demeurent présents le plus longtemps dans l’urine des consommateurs.«Tous les métabolites n 'apparaissent pas en même temps et ne disparaissent pas au même moment, explique la scientifique.On recherche donc le produit qui aura la fenêtre de détection la plus longue possible.» Dans son laboratoire de l’INRS- Institut Armand-Frappier-Santé, la chercheuse a par ailleurs mis au jour de nouvelles substances consommées par les athlètes pour accroître leurs performances: le clenbutérol, un agoniste bêta qui est un promoteur de croissance employé dans l’élevage du bœuf.Mais aussi le broman-tan, synthétisé et consommé uniquement par les Russes et les habitants des pays satellites.«Les analyses que nous effectuons nous révèlent parfois des pics bizarres — que l’on n’a jamais observés — dans les urines, souligne la chimiste.Quand les cas [présentant ce pic bizarre] s’accumulent parmi les athlètes, on suspecte alors l’utilisation d’une nouvelle substance.C’est ainsi que nous avons découvert le bromantan et que l’on a signalé sa présence au CIO juste avant les Olympiques d’Atlanta en 1996.» Les substances synthétiques qu’on ne retrouve pas naturellement dans l’urine sont repérables relativement facilement.Sauf lorsque l’athlète a cessé de les consommer quelque temps avant la compétition.Les athlètes suivent généralement un traitement aux anabolisants pendant l'entraînement et peuvent l’interrompre suffisamment longtemps avant une rencontre sportive pour qu’il ne subsiste aucune trace.«En 1988, la détection de Ben Johnson a créé une telle commotion que le milieu du sport s’est complètement remis en question, relate Christiane Ayotte, avec pour conséquence t’RKSSK CANADIENNK En 1988, la détection de Ben Johnson a créé une telle commotion que le milieu du sport s’est complètement remis en question.qu ’on a pu faire des tests hors compétition et à l'improviste.» Les substances naturelles plus difficiles à détecter Les substances naturelles sont quant à elles beaucoup plus difficiles à détecter.C’est le cas des précurseurs de testostérone qui sont disponibles dans le commerce aux Etats-Unis: l’androstène-diol, l’androstènedione que consommait Mark McGuire, le célèbre joueur de base-bail qui établit, il y a quelques années, un record du nombre de coups de cir-cuit, ainsi que la déhydroépiandrostérone (DHEA) avec laquelle flirte le rocker Johnny Hallyday (dit-on dans les coulisses!).Le corps transforme ces précurseurs en l’hormone masculine, testostérone, naturellement présente dans l’organisme.Toutes les urines, des hommes comme des femmes, contiennent de la testostérone.«On doit alors démontrer que la quantité de testostérone présente est anormale, précise la professeure de l’INRS.Il a fallu prélever des dizaines de milliers d’échantillons d’urine pour établir ce qu'étaient les taux normaux par rapport aux taux anormaux, et ce, chez les femmes, chez les hommes et dans différentes conditions.» Grâce à l’accumulation de toutes ces données, il est maintenant possible de démontrer qu’il y a eu consommation d’un de ces agents illicites.L’hormone de croissance ainsi que les facteurs de croissance de substances apparentées à l’insuline (IGF-1) qui font désormais partie de l’arsenal de certains sportifs, car ils augmentent le métabolisme de base, résistent toutefois encore aux «instruments» des scientifiques.Les scientifiques peuvent par ailleurs être bernés par des agents qui masquent la présence de substances illicites.Parmi ceux-ci, on compte certains diurétiques qui peuvent modifier l’excrétion de subtances que l’on désire retenir ou éliminer.Mais que faire lorsque certains athlètes ajoutent de l’alcool à leur échantillon d’urine ou le remplacent par du jus de pommes! «Le meilleur agent masquant demeure l’urine de quelqu’un d'autre, affirme Mme Ayotte.Certains athlètes se vident la vessie et, à l’aide d’un cathéter, la remplissent avec l’urine d’une autres personne.» Les contrôles anti-dopage sont-ils efficaces?Malgré l’existence de nouvelles techniques toujours plus sensibles, pourquoi ne parvient-on pas à enrayer cette plaie qui ronge le monde du sport?«Si les contrôles antidopage ne fonctionnent pas, c’est qu’on n’en fait pas assez, s’insurge Christiane Ayotte.On ne fait pas nos devoirs très sérieusement.Avant d’aller crier sur les toits que la lutte au dopage est inefficace, commençons par la faire comme il faut.» Au Canada, par manque de fonds, on ne procède qu’à deux tests de contrôle par événement majeur.Sur les 12 000 athlètes qui se présentent aux Olympiques d’été, seulement 2 000 d’entre eux seront testés.Les trois médaillés ainsi qu’un autre athlète tiré au hasard.les contrôles sont faits après la compétition alors que plusieurs substances ont disparu de l’organisme.«C’est la raison pour laquelle il faut tester à l’improviste, insiste la spécialiste qui est membre des comités de la Recherche et des Sciences de l'Association Mondiale Antidopage (AMA).Il faut savoir où se trouve l'athlète pour être capable de venir le tester à tout moment.C’est la seule façon d’empêcher une prise d’anabolisants.» LAMA est une agence indépendante du CIO, des gouvernements et des fédérations sportives.Elle procède à des contrôles hors compétition et elle possède des observateurs qui, pendant les événements majeurs comme les Olym- piques, vérifient que la collecte s'effectue correctement, que les analyses sont exécutées selon les règles, que les laboratoires déclarent tous les cas positifs.Christiane Ayotte, pour sa part, déplore qu'il y ait tant d’embûches sur son chemin.«J’en suis à mon trentième procès depuis les cinq dernières années.Tous les athlètes positifs contestent, arguant que le test est erroné ou que le laboratoire a fait des erreurs.Au Canada, nos athlètes sont assez civilisés.On est relativement épargné des contestations.Mais, en Europe et aux Etats-Unis, c’est autre chose.» \^i fréquence du dopage Le dopage semble répandu dans toutes les disciplines, à l’exception peut-être de la gymnastique féminine.Et, selon la croyance populaire, on a l’impression que tous les spor-tils de haut calibre usent de produits dopants.«Il y a cette grossière exagération du taux d’athlètes qui se dopent, tranche Mme Ayotte.U y a certaines disciplines où c'est endémique.Mais nous ne disposons pas des données objectives qui nous permettent de dire que tcms les athlètes se dopent.En athlétisme, on détecte beaucoup de positifs, mais on fait 14 OOO tests par année alwrs que dam d’autres fédérations, on n ’effectue jamais de tests.» In spécialiste qui a cô- toyé des légions de s[x>rtifs affirme que plusieurs athlètes d’élite n’ont jamais touché aux agents dopants.Et à ce chapitre, elle cite Nathalie I an> bert, Christine Boudrias, Sylvie Bernier et Gaétan Boucher.Ins seuls chiffres disponibles nous révèlent que parmi les lit) 000 tests qui sont effectués chaque année dans tous les laboratoires accrédités du monde, 1,5 % tout au plus sont positifs.Le nombre de tests est bien sûr trop restreint pour traduire la réalité.Christiane Ayotte avoue que certaines performances ne peuvent être atteintes que grâce au dopage.Elle souligne aussi que les athlètes qui se dopent fixent des standards qui obligent les autres — même des jeunes d’à peine 12 ans — à user de produits illicites [Kiur les atteindre.Elle déplore cette banalisation de l'utilisation des médicaments ainsi que cette déresponsabilisation de l’individu par rapport à sa santé.Mais elle ne baisse; pas les bras:»// est hors de question qu’on permette le dopage, c’est nier la liberté de choix pour 70 à 80 % des athlètes.Ne serait-ce que pour un seul sportif sur 1000 qui ne veuille pas se doper, c’est notre obligation de le protéger, déclare-t-elle avec indignation.[En laissant courir le dopage], nous privons nos jeunes des bienfaits du sport.» Les agents dopants illicites Parmi les agents dopants qui sont bannis, on retrouve les stimulants, tels que l’amphétamine, l’éphédrine, la pémoline et même le ritalin, qui sont employés au moment de la compétition pour combattre la fatigue, accroître la vigilance et le métabolisme de base et améliorer les réflexes.Des surdoses peuvent par contre entraîner des problèmes cardiaques sérieux.Les agents anabolisants les plus connus sont les stéroïdes anabolisants androgènes, tels que l’androstènediol, l'androstènedione, le DHEA et le stanozolol.Ils miment l'action de l’hormone masculine, testostérone, dont l’effet contribue à l'apparition des caractères sexuels mâles d'abaissement de la voix, l’apparition de la pilosité, etc.) ainsi qu’au développement de la masse musculaire.L'effet anabolisant favorise la rétention de l'azote — de l’alimentation — élément essentiel des acides aminés qui seront nécessaires à la construction de nouvelles fibres musculaires.Les effets secondaires reliés à la consommation de ces substances sont multiples.Ils vont de la gynécomastie (apparition d’une poitrine) à la calvitie et l'acné kystique en passant par Contrôle Anti-Dopage ÉRIC GAILLARD REUTERS Le cycliste Lance Armstrong n’a pas échappé au contrôle antidopage après sa victoire à la onzième étape du Tour de France, la semaine dernière.une stérilité (toutefois réversible après l’arrêt) chez l’homme.Les femmes subissent quant à elles une virilisation qui se traduit principalement par la disparition des seins et des menstruations.On croit aussi que, chez les adolescents, les anabolisants arrêteraient la croissan- ce des os en causant la fermeture des épi-physes osseuses, les extrémités des os constitués de tissu spongieux par lequel s’effectue la croissance de l’os.Finalement, les anabolisants accroissent le mauvais cholestérol et par conséquent les maladies cardio-vasculaires.Les narcotiques tels que la morphine et la méthadone sont parfois employés par les sportifs pour endormir la douleur d’une blessure.Les diurétiques font partie des substances prisées par les athlètes qui pratiquent des disciplines, comme l’haltérophilie et les sports de combat, dans lesquelles les concurrents sont classés selon leur poids.Les diurétiques permettent d’éliminer l'eau au moment de la pesée précédant une épreuve.L'érythropoïétique (EPO) accroît la capacité d’oxygénation des muscles en stimulant la formation de nouveaux globules rouges tandis que l’hormone de croissance et les facteurs de croissance comme l'Insuline Growth Factor (IGF1) élèvent le métabolisme de base.Certains athlètes s'administrent des transporteurs d’oxygène artificiels, dont les plus connus sont les perfluocarbones (PFC).P.G.H E U E R M0NAC À i CHATEAU D’IVOIRE Depuis 1978 2020 rue de lu Montagne, Montréal •1514) H45-4651 www chateaudivoire.conn 1 L f.I) K V O I K .L E L U X I) I i :i .1 I I L L E T i 0 0 I B 2 LE DEVOIR PIME rr TECHNOLOGIE Un ordinateur révolutionnaire, cela existe-t-il encore ?Michel D u ni a i s A genoux mes frères et mes sœurs, à genoux! Le Très Saint-Père Steve ijobs 1"', a publié la semaine dernière, au Macworld de New York, une toute nouvelle encyclique.Et le message que vous, chers disciples de la Sainte-Pomme, devez retenir «Y en n ’ aura pas de facile! La puck ne roule pour personne.Avant d'innover avec des nouveaux cos-sins que les autres grands de ce monde adopteront dans quelques années, permettez que l’on consolide notre Église.» Ce qui, en soit, n’est pas une mauvaise, idée.Mieux vaut être une Eglise riche et en santé, qu’un Nortel pauvre et malade.Et ces vacances?Tout se passe bien?Vous savez, bien enfermé à l’air climatisé, en train de bosser, je pense régulièrement à vous, chers amis lecteurs.Particulièrement lorsque, après quelques semaines de temps de.popotin, Galarneau se montre généreux de ses rayons (je sais, j’aurais dû dire temps de cul, mais la Grande Rousse, qui bosse au Métro, et qui a de petits copains que je salue ici, à défaut de les voir en personne parce que je ne monte jamais en haut dans la salle de rédaction, n’arrête pas de me bassiner le tarmac avec cela, en disant qu’il n’est pas poli de dire ce vilain mot.Que j’y pense continuellement, soit, mais de là à le déclamer, calme-toi la testostérone, O le pas très humble).Mais il n’y a pas que le pas très humble qui bosse alors que le soleil se montre prodigue.En visite dans la Grosse Pomme, le Très Révérend Père Steve a profité de son séjour, non seulement pour montrer les derniers instruments du Culte, mais aussi pour faire une petite crisette de vedette, parce que l’appareil photo numérique ne fonctionnait pas comme on lui avait enseigné la veille, lon-lon-la-lère.Pas de surprises, pas de nouvelles machines révolutionnaires, et d’ailleurs, permettez-moi de poser la question, est-ce que cela existe encore, un ordinateur révolutionnaire?Non, les fidèles ont plutôt eu droit à une oraison où Ton subodorait les mots "Consolidation et continuité».Le Mac OS X, système d’exploitation de choc de la Sainte-Pomme, se porte bien merci, et les petits plis fort embarrassants du dé- Maintenant, en grand garçon qu’il est, le Mac OS X fait tout, et lave plus blanc que blanc pauvres lecteurs et graveurs, ont dû se sentir, lors du lancement de cette première mouture, alors que le Mac OS X ne les reconnaissait pas du tout.Californien comme pas un, ils ont sûrement dû consulter leur psy, pour lutter contre ce phénomène de rejet, somme toute, fort temporaire.Maintenant, en grand garçon qu’il est, le Mac OS X fait tout, et lave plus blanc que blanc.Et les applications spécifiques à cet OS, au noyau Unix, tout comme le Pingouin, commencent à poindre le bout du boîtier.Quark Xpress le mal aimé, Adobe le génial, Filemaker le tout tatoué du logo de la Sainte-Pomme, Microsoft l’enfant prodigue, toutes ces sociétés ont démontré sur la même scène que le Révérend Père leurs produits à venir, marqués du signe X.Côté joujoux, contrairement à Raël, rien de transcendant.Des nouveaux iMac plus puissants, et moins chers, qui reprennent des couleurs connues, des G4 qui turbinent et ronronnent encore plus rapidement, les objets du Culte se veulent toujours cependant, les plus élégants qui soit, n’en déplaise à l’Antéchrist Bill qui règne sur un monde toujours aussi beige fortrel.De 500 à 700 MHz pour les iMacs, à 807 MHZ pour les G4 de [V.w Moei ,*rv< l)>8 kirk are hav ; pliv m ihe «*nv h* Souta U *h mm MTftt h*n* 1 â Ë 0 *4 « Ei ?* w-i but, sont maintenant choses du passé.La femme de ménage, diligente comme toujours, armée de son fer à repasser virtuel, a éliminé les problèmes d’incompatibilité et surtout, de rejet des lecteurs CD-RW, DVD, DVD R et DVD-RAM.Imaginez comment, les haut de gamme, les Saintes Espèces gagnent en vitesse, à chaque grande messe.Pour ceux qui se complaisent dans des masses de chiffres et de statistiques toutes aussi abrutissantes les unes que les autres, faites une visite virtuelle au confessionnal de l’Église (wuiw.apple.com).Vous verrez qu’un iMac est toujours un iMac, et qu’un G4, outre une robe plus légère, est toujours un G4.Oubliez le très hypothétique iMac à écran plat pour le moment Mais la véritable nouveauté est la démocratisation du lecteur-graveur DVD SuperDrive.Qu’on se le dise, dans quelques années, tous les lecteurs graveurs seront comme celui-ci, et on dira encore une fois, c’est la Pomme qui a lancé le mouvement Car, contrairement à ce qui se passe dans le «merveilleux» monde du PC, ce lecteur-graveur est 100 % compatible avec les lecteurs DVD «informatiques» ainsi que ceux de cinéma maison.Un excellent coup de la part du Saint-Père et de ses évêques.Bref, du côté de la Sainte-Pomme, l’ordinateur toujours le plus facile à utiliser, le mot d’ordre est continuité.Et comme dirait le Saint-Père aux utilisateurs PC: Ego te absolvo, et toutes ces sortes de choses.Coin, coin, c’est le Pingouin 11 y a bien tongtemps que je n’avais pas tripatouillé dans le Pingouin.Probablement parce qu’une fois installé, un système linux fonctionne, point à la ligne.Toutefois, ayant été dans l’obligation d’installer un Pingouin sur une machine toute neuve, j’en ai profité pour tester deux distributions, la Red Hat (www.red hat.com) et la Mandrake (http://umulinuxmandruke.am/fr/).Que ce soit sur mon portable, ou mon nouveau monstre au bureau, ces deux distributions m’ont impressionné par leur facilité à installer.Tous les périphériques sans exception ont été reconnus.En moms de temps qu’il faut pour installer Windows 2000 ou XP, le Pingouin de ces deux distributions jabote à en fendre l’âme d’un ours polaire solitaire comme le «poor lonesome cowboy».En rajoutant un peu d’Opéra pour se débarrasser de l’infâme Netscape, une pincée de Star Office très ressemblante à la suite MS Office (wunusun.com), à moins que saupoudrer un peu de Word Per-fect Linux (www.linux.corel.com) ne soit plus votre tasse de thé, et un peu de Railroad Tycoon II et de Deus Ex (www.loki-games.com) pour l’aspect ludique, voilà une recette fort simple pour se débarrasser à tout jamais de l’oncle Bill ou du Saint-Père Steve.Car, je vous le confie de canard, régulièrement, des lecteurs me susurrent à l’oreiDe qu’ils ont embrassé la cause du Pingouin sans avoir aucune envie de revenir en arrière.Line des raisons de ce revirement, outre le coût quelquefois exorbitant de certains logiciels, est la grande facilité d’installation et d’utilisation de Linux aujourd’hui.Les interfaces KDE (wumkde.org) et Gnome (wwwgno-me.org) ont particulièrement gagné en maturité au cours des derniers mois, au point que certains habillages (skins) réussissent même à faire passer le Pingouin pour un disciple de l’Oncle Bill.D’autres, ne pouvant se départir des fenêtres de Seattle, ont trouvé le moyen d’installer des émulateurs et autres applications de ce genre (http://www.netra-verse.com/products/win4lin30) (http://www.winehq.org) pour faire tourner un Word, un Éxcel ou un Outlook.Cependant, si Linux continue de faire des ravages dans le monde des serveurs, sauf au Devoir, les pauvres, et ce, au point d’éner-vouiller un tantinet les petits amis de Microsoft, sur le bureau, à cause d’un certain manque de standardisation dans le passé, je crois que Linux a manqué sa fenêtre d’opportunité.Toutefois, à tous ceux qui sont curieux d’essayer un système d’exploitation stable, vraiment stable, laissez-vous tenter par les distributions Linux Red Hat ou Mandrake.Elles risquent de vous surprendre, comme elles ont surpris le pas très humble.Un peu de vaudou Dernièrement, un copain à moi, philosophe et sémiologue en devenir, animateur de radio à la voue doré, nommons le Jyeffe tiens, m’a demandé quelques conseils pour changer sa bécane poussive, en un monstre rugissant.Point de salut dans une hypothétique mise à jour, d’autant plus que l’ami Jyeffe voulait s’amuser à faire du montage audio et vidéo (entre-temps, avec son Athlon 1.3 GHz dopé de 512 mégas de mémoire vive et ses deux disques durs de 60 gigas chacun et son écran plat de 18 pouces, Jyeffe a le Notepad le plus rapide de la planète).Avec les conseils d’une société que je fréquente depuis toujours, Sigmawave (www.sigma-wave.corn), je lui ai concocté une recette informatique qui a sûrement plus de succès que la Twist Shandy et la Tornade à la Sloche aux fraises.Avant de recevoir quelques courriels me sommant de vider mon sac quant au pourcentage que je reçois, je tiens à vous rassurer: je ne reçois justement ni pourcentage, ni machine gratuite et celles que j’achète à cet endroit sont payées au même prix que vous, amis lecteurs, factures à l’appui.Mais, la firme est sérieuse, c’est fare et précieux, qu’on se le dise.A cet endroit, pas de PC poussif à 799 $, mais des machines un peu plus onéreuses, mais solides, optimisées et performantes.Et quel ordinateur que l’ami Jyeffe a reçu.Un monstre qui fume tellement il performe.Or, la semaine dernière, fort de cette expérience emballante, je décidai de commander la même machine pour mon travail.Missié mon boss, n’ayant pas le même fournisseur, je reçu mon monstre, identique en tous points sauf pour l’écran, d’une autre société.Et, chose surprenante, les performances n’étaient pas tout à fait les mêmes, en plus de planter à l’occasion.Déception pour le grand en- fant que je suis.D’accord, le tout carburait à fond, mais pas vraiment comme celle de l’ami Jyeffe.À force de bidouiller, de reformater le disque et de réinstaller le système d’exploitation (Windows 2000) et d’optimiser celui-ci et les différents périphériques internes, je réussis à gagner de nombreux points à l’indice de performance.Et à éliminer les plantages.Vaudou tout cela?Je ne le crois pas, mais pas du tout.Prendre le temps, comme la firme ci-haut nommé, d’optimiser les composantes et le système d’exploitation, c’est s’assurer que l’ordinateur ronronnera au meilleur de ses performances, et que le client sera heureux.L’ami Jyeffe est heureux.Même si la seule application qui plante, mais alors, la seule, est Solitaire.Je cherche encore à comprendre.Ça doit être la glorieuse incertitude de l’informatique.A moins que le vaudou.Si, si, ils existent bien Régulièrement, je reçois dans mon courriel un petit mot qui me demande gentiment si tous les personnages que je nomme, existent vraiment Si, si, je vous l’assure, tous sans exception, la grande Rousse, la marquise du boa, le gourmand galopin, Jyeffe, la co-loc, mouman, etc., tous existent bien.Et leurs péripéties sont bien réelles.Cependant, comme tout bon chroniqueur qui se respecte, je me dois de protéger la réputation de ces innocents.Et la mienne, à l’occasion.Pas de courriel de lecteurs cette semaine, la place, vous savez.Mais un petit bonjour à madame Sormany, une lectrice qui m’a écrit la semaine dernière.Vous avez fait ma journée avec votre missive.Allez, les lecteurs, bonne fin de vacances, je vous embrasse tiens.33 «t»»*! 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