Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2001-07-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VY W W .e d e y o i r .c o m ?DEVOI ÉCONOMIE Lucent veut supprimer 20 000 emplois de plus Page B 1 CULTURE Visite dans les galeries du métro Page B 8 v o l .x c I N “ i (i 4 ?I.K M K I?( W K 1) i 2 .Y I.L K T 2 O O 1 8 7 I V \ l s 1 $ Les vacances, droit ou privilège ?VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Autour de la table, les femmes s’animent.Certaines fument, d'autres boivent leur café du matin.La fébrilité est palpable.Dans quelques jours, elles partiront avec leurs enfants en pleine nature pour une semaine de congé.Banal?Pas pour ce groupe qui se réunit régulièrement dans les joyeux locaux de l’organisme communautaire Interaction famille, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.Vivant de maigres revenus, souvent des femmes chefs de famille monoparentale, ces personnes n’ont pratiquement jamais pris de vacances.Faute de moyens.Faute d’occasions.Facile de comprendre qu’une escapade d’une semaine soit reçue comme une bouffée d'air frais, surtout en cette journée de canicule.«Ça m’a donné des souvenirs inoubliables», souligne Sarah, qui a participé au camp familial l’an dernier et y retourne cette année.La jeune femme de 23 ans élève seule ses deux enfants.«Ça fait beaucoup de bien, moralement et physiquement, et ça nous donne un “break”de la cuisine», ajoute-t-elle en riant Plus encore, le camp est l’occasion de tisser des liens, de se faire des amis.Comme Sarah, Marie-Hélène termine actuellement son secondaire V et parle de l’avenir avec optimisme.«Le camp, ça aide à se créer une nouvelle famille», souligne la femme de 30 ans, mère d’un petit garçon.VOIR PAGE A 8: VACANCES rv '¦'Vjÿ' ’ , 1 .-j atv-v?JACQUES NADEAU LE DEVOIR Dans quelques jours, Marie-Hélène, Sarah et Manon partiront au camp familial avec leurs enfants Nicolas, Cheryl, Shawn et Kimberley.Une semaine de vacances en pleine nature.Une semaine loin des tracas quotidiens.Une semaine pour lâcher son fou.Smog: Montréal passe un été difficile La situation continuera de se détériorer tant que la société ne fera pas le choix des transports en commun ERIC DESROSIERS LE DEVOIR Montréal verra grossir sur elle l’ombre du smog au cours des prochaines années, et ce malgré sa situation géographique privilégiée qui permet souvent aux vents du fleuve de chasser au loin la menace.Cette tendance se maintiendra tant et aussi longtemps que les gens préféreront prendre leur voiture plutôt que d’utiliser les transports en commun.la région métropolitaine a passé bien près, hier, de connaître une deuxième journée consécutive de smog.Une couverture nuageuse plus importante que prévu a finalement gardé, cette fois, le degré de pollution sous les seuils critiques.Cela aurait été le cinquième épisode de smog depuis le début de l’été, un niveau comparable à celui de 1999 mais nettement plus grave que celui atteint l’an dernier, alors que le temps froid et couvert avait complètement empêché l'apparition d'épisode du genre.Ces variations dues aux conditions climatiques ne doivent tromper personne, avertit Luc Lefebvre, surintendant à la qualité de l’air et de l’eau au Service d’environnement de la Communauté urbaine de Montréal.le degré de VOIR PAGE A 8: SMOG Toronto étouffe Si les Montréalais souffrent de la chaleur, ils ne sont i>as les seuls au pays.Hier, Toronto a enregistré sa 14' journée de smog depuis le début de l’été ix'iuhuit que les Maritimes subissaient les conséquences de la piètre qualité de l’air.L’avis de smog émis hier par le ministère de l’Environnement de l’Ontario a touché plus d’une vingtaine de villes de la province.VOIR PAGE A 8: TORONTO HORS-JEU^ Des Jeux pour jouer Ottawa — Ça prouverait quoi?La question a été soulevée, dans une discussion à bâtons rompus qu’on avait dans la salle de presse, par un journaliste de la télévision du Burkina Faso.Son collègue et lui repartiront passablement déçus d’Ottawa et de leur séjour aux Jeux de la Francophonie.La raison: les droits sur les compétitions appartenant aux diffuseurs officiels des Jeux, en l’occurrence français et canadiens, ils n’ont eu à se mettre sous la dent que quelques entrevues réalisées ici et là.Rien pour épater les patrons ni pour faire accourir les auditoires.«Nous sommes venus faire du tourisme», dit-il, moitié dépité, moitié fâché.«Si notre tâche consiste seulement à déballer des statistiques et à donner des résultats, nous pourrions aussi bien faire cela en restant assis chez nous.» Car les images «substantielles» diffusées dans son pays, et dans bien d’autres de par le monde, proviennent de France et, forcément, s’adressant à un public international, se concen-é*"* trent sur les médaillés.Or des médaillés, le Burkina Faso n’en compte pas des tonnes.Une seule en fait aux présents Jeux, d’or, remportée par la Compagnie La-wazi au concours de.danse Jean Dion d’inspiration traditionnelle.« « » Pourtant, assure-t-il, les Jeux de la Francophonie sont une grosse affaire en Afrique.«Pour nos athlètes, c’est une occasion extraordinaire, qui ne se représentera peut-être jamais, de prendre part à des compétitions internationales qui débordent du continent et d’apprendre énormément.Le seul fait de les voir pourrait être une solide incitation pour les jeunes à faire du sport et à y persévérer, même s’ils doivent le pratiquer dans des conditions difficiles.Mais on a beaucoup de VOIR PAGE A 8: JOUER INDEX Annonces.B 6 Bourse.B2 Avis publics.B 5 Carrières.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées _______A 7 Le monde.A5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Télévision.B 7 Météo.B5 Le style André Boisclair Le journal de bord d’un ministre ARCHIVES LE DEVOIR André Boisclair FABIEN DEGLISE LE DEVOIR epuis mon arrivée, je fais la navette y y ¦ M entre l’hôtel et le Centàre des congrès \,V | | où se déroule la conférence.Pour ap- précier Bonn, c'est particulièrement ingrat.» À quelques jours de son départ en vacances, André Boisclair, ministre de l’Environnement, semble aspirer à quelques minutes de détente dans l’ex-capitale de la défunte République fédérale allemande (RFA), où il assiste, à titre de représentant du gouvernement québécois, à la sixième conférence sur les changements climatiques.Depuis le 18 juillet, il court les rencontres officielles et les réunions sociales afin de «faire entendre et rayonner la position du Québec» mais aussi glaner l'information nécessaire pour «porter les enjeux des discussions de Bonn sur la place publique».L'objectif est ambitieux.Le moyen de communication choisi par le jeune ministre de l’équipe landry est original: un journal de bord personnel — rien de moins — envoyé chaque jour par Internet à divers représentants des médias, des organismes environnementaux du Québec et quelques connaissances intéressées par les questions touchant l’environnement En marge des réunions des 180 ministres de l’Environnement, «de [son] clavier et de [sa] chambre d’hôtel», comme il l’écrit lui-méme dans le «premier chapitre» de ce compte rendu spontané des discussions de Bonn, André Boisclair s’est donc livré à ses lecteurs.Jour après jour.Heure par heure.Avec, en toile de fond de son récit écrit à la première personne, un sujet grave: le réchauffement de fa planète et les moyens d’en venir à bout dans le cadre du protocole de Kyoto, abordé avec rigueur, sur un ton léger, personnel et parfois badin.«Bonn, 19 juillet.13h: rencontres avec les groupes environnementaux.I»es groupes environnementaux ont établi leur base à proximité immédiate du Centre des congrès, dans les locaux du ministère de l’Education, fai pu saluer plusieurs de leurs représentantes et représentants.J’ai croisé Steven Guilbeault [de Greenpeace].Ll semble en grande forme et bien remis des événements des derniers jours.» Les événements en question: l'ascension de la tour du CN à Toronto, quelques jours plus tôt par l’activiste de Greenpeace pour y accrocher une banderole dénonçant l’inertie VOIR PAGE A 8: JOURNAL GEORGES DOR, 1931-2001 L’auteur de La Manie est emporté par un cancer ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE L* auteur-compositeur, chansonnier et ardent dé-i fenseur de 1a langue française George Dor, né à Drummondville en mars 1931 et qui résidait a lon-gueuil depuis de très nombreuses années, est décédé à l’âge 70 ans vers midi hier.II souffrait d’un cancer au poumon.Au beau milieu des années 60, Georges Dor s’était fait parolier et chansonnier.Son plus grand succès, La Manie, racontait le vague à l’âme d’un travailleur de la construction qui s’ennuie de sa femme et le lui écrit.Il s'en était vendu pas moins de 65 000 exemplaires.«Si tu savais comme on s’ennuie à Im Manie, tu m'écrirais bien plus souvent à la Manicoua-gan, si t’as pas grandn thé tique et luttant pour sa survie, une baleine d’une espèce menacée de disparition semblait se stabiliser,au large des côtes de la Nouvelle-Écosse hier, donnant aux biologistes marins l’occasion de tenter de la dégager.Des responsables du ministère fédéral des Pêches et des Océans ont indiqué que le mammifère marin, une baleine franche de l’Atlantique du Nord, se trouvait désormais non loin d’Halifax.•En ce moment, nous mettons au point un plan afin d'y aller et de tenter quelque chose», a déclaré l’un d’eux, Jerry Conway, en poste à Halifax.L’état du mammifère marin, l’un des quelque 300 de son espèce encore en vie, s’est considérablement détérioré depuis sa découverte, début juin.Sa peau, normalement d’un noir lustré, est devenue blanchâtre, et des morceaux s’en sont détachés, a indiqué M.Conway.Churchill est de sexe masculin. LE DEVOIR.LE MERCREDI :> J l I L L E T 2 0 0 1 A A -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES •i'-S JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une vingtaine d’employés de l’Armée du Salut sont en grève.Les Teamsters en guerre contre l’Armée du Salut KARINE FORTIN LE DEVOIR Une vingtaine d’employés du quai de débarquement et du centre de triage des vêtements de l’Armée du Salut sont en grève depuis lundi.En dépit de la chaleur intense, deux groupes se sont succédé hier pour manifester devant les locaux de l’institution, rue Notre-Dame Ouest «L’Armée du Salut a beau être une institution charitable, il n’est pas normal que son personnel ait des conditions de travail et de salaire à peine plus élevées que les normes minimales et le salaire minimum», dit Jeannette Viau, représentante de la section locale des Teamsters (FTQ).La convention collective des grévistes est échue depuis janvier dernier.Et les négociations entreprises il y a plus de six mois s’éternisent «La direction prétexte toujours le manque de fonds pour nous payer convenablement.Mais avec tous les objets qu’ils vendent, j’ai du mal à croire qu’ils soient à sec», affirme la porte-parole du syndicat Ses collègues et elle réclament donc une hausse salariale de un dollar l’heure, qui porterait leur taux horaire à 9 $.La semaine dernière, ils ont rejeté la dernière offre patronale fixée à une hausse de 0,45 $ l'heure.Une séance de médiation a été.fixée au 9 août prochain.A Montréal, l’Armée du Salut fournit du travail rémunéré à environ 250 personnes.Selon Pierre Croteau, secrétaire divisionnaire aux relations publiques de l’institution, la plupart d’entre eux sont des officiers du mouvement.Ils agissent comme personnel cadre, coordonnant et supervisant le travail de près d’un millier de bénévoles.En plus des employés du centre de triage et du quai de déchargement, seuls les intervenants de la résidence Booth, un centre d’hébergement pour hommes en difficulté, sont syndiqués.De mémoire d’homme, la grève actuelle est la première à survenir au chapitre québécois de l’Armée du Salut Du côté patronal, on admet d’ailleurs avoir été surpris par le débrayage des employés.Selon M.Croteau, le conflit a des conséquences importantes sur le fonctionnement du service de triage.«C’est une étape cruciale.En effet, près de 75 % des vêtements donnés à l’Armée du Salut sont rejetés parce qu’ils sont en trop mauvais état.» Pour le moment, quelques cadres s’efforcent de démêler le bon grain de l’ivraie pour répondre aux besoins des consommateurs.A cause des vacances, ces derniers sont heureusement peu nombreux pour le moment L'achalandage devrait toutefois augmenter d'ici quelques semaines, à la veille de la rentrée scolaire.Si les syndiqués se disent prêts à aller jusqu’au bout pour obtenir gain de cause, du côté de l’institution on espère trouver une solution au conflit le plus rapidement possible.•A f BOLEX SERVICE POUR GARDER VOTRE ROLEX EN PARFAIT ÉTAT DE FONCTIONNEMENT, NOUS VOUS CONSEILLONS D’EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS.Gambard Vente et service technique Vente et service technique 630-A RUE CATHCART MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TÉL: 866-3876 Les Jeux sont faits, vive les Jeux! Les attentes ont été comblées, plusieurs grands noms étaient au rendez-vous Les attentes étaient élevées pour ces IV~ Jeux de la Francophonie, qui ont coûté au bas mot huit fois plus cher que les précédents.Des attentes qui ont néanmoins été comblées, au dire du Comité international.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Hull/Ottawa — Alors que les III" Jeux de la Francophonie s’étant tenus à Madagascar en 1997 ont permis de pérenniser l’événement, ceux qui se sont terminés hier à Hull et Ottawa lui ont donné force et crédibilité.C’est du moins ce qu’a avancé en entrevue le secrétaire exécutif du Comité international des Jeux de la Francophonie, Michel Dach.En guise de bilan de ces Jeux ayant mobilisé athlètes et artistes pendant dix jours, M.Dach a indiqué que deux éléments principaux ont «assis» l’événement sur la scène mondiale.La présence de sportifs connus à l’échelle internationale lui a tout d'abord permis de jouir d’une très bonne visibilité en plus de donner à voir aux spectateurs «des rencontres et des prestations de qualité qui font en sorte que les Jeux de la Francophonie seront dorénavant considérés comme un événement d’envergure».Bien qu’au début des Jeux le directeur général du Comité organisateur, Rhéal Leroux, ait accusé, en entrevue au Devoir, les «stars» de l’athlétisme français de «snober» ledit événemenL M.Dach considère que plusieurs grands noms étaient au rendez-vous.«On a profité de la proximité du Championnat du monde d'Edmonton [du 3 au 12 août].Il était plus facile d'attirer les vedettes de l’athlétisme dans ce contexte et même de créer une passerelle de façon à lier les deux événements avec l’aide de la Fédération internationale d’athlétisme [IAAF].» Aussi, la nouvelle méthode de sélection des participants du volet culturel a fait ses preuves, selon lui.A la suite des Jeux de Madagascar, nombre de «personnalités politiques très haut placées» avaient invité le Comité international à expurger l'événement de sa spécificité première, c’est-à-dire le volet artistique, a confié M.Dach.«Je m’étais alors élevé en faux contre cette intention, puis je m'étais engagé à faire en sorte qu’on puisse présenter un meilleur niveau culturel.» Un comité de sélection international a donc été formé pour l’occasion, comité qui a fait le tour de la cinquantaine de pays qui s’étaient inscrits aux Jeux de Hull et Ottawa.Ce jury était constitué de représentants du Comité international des Jeux, du Comité organisateur des présents Jeux ainsi que de l’Agence intergouvemementale de la Francophonie.«On est ainsi arrivés à un résultat que je trouve formidable.Je crois même que toutes les finales qu’on a eues sont dignes d’être représentées dans toutes les grandes capitales mondiales», a-t-il affirmé.Tout cela «a permis d'asseoir les Jeux de la Francophonie comme un événement de renommée mondiale, a-t-il poursuivi, alors que Madagascar les avait pérennisés».Cette dernière formule, fort simple au demeuranL résume toutefois mal la complexité du mandat du Comité international.La charte qui régit les Jeux de la Francophonie stipule en effet que la tenue de l'événement doit se faire en alternance dans un pays du Nord et dans un pays du Sud.Cela étant, les budgets varient grandement d’une édition à l’autre.Alors que les Jeux de Hull et Ottawa ont coûté la rondelette somme de 40 millions de dollars (dont douze provenaient du Canada), les Jeux de Madagascar ont représenté une facture de cinq millions.Pour les prochains, qui se tiendront au Niger en 2005, on évalue le budget à onze millions.11 est donc facile de comprendre la difficulté que peut avoir le Comité organisateur à assurer une certaine stabilité d'une édition à l’autre, ce qui représente un gage de crédibilité à long terme pour un tel événement.«Il n’est pas question d'avoir une trop grande différence d'envergure entre les Jeux organisés dans les pays du Nord et ceux tentes dans les pays du Sud», précise M.Dach.Restera donc à voir comment se dérouleront les V” Jeux de la Francophonie au Niger.Déjà, compte tenu du mandat spécifique des Jeux qui est de réunir le Nord et le Sud, M.Dach prédit qu’ils seront un succès comme l’ont été ceux de Madagascar.«Ils vont permettre de recouvrer ou du Hull/Ottawa fie Devoir) — Impossible de savoir formellement si c’est un ret ord, mais il y a tout liem de le croire.Depuis le début des Je'ux de la Francophonie, le 14 juillet dernier, 37 participants ont fait défection.Ces 37 participants, dont il a été impossible de connaître l’origine, pour des raisons de sécurité, ont «m effet demandé l’asile au Canada au cours des dix derniers jours.«C’est un nombre important par rapport à des Jeux similaires», a indiqué le porte- moi «s d'aider à I unite nationale de ce pays», croit-il.11 fait en ce sens un parallèle avec les précédents Jeux qui.maigre plusieurs obstacles, ont été une grande réussite.«Les Malgaches ont ru l’impression de recouvrer une certaine dignité.Ils se sont prouve à eux-mêmes qu'ils étaient capables d’organiser un événement d'envergure», a-t-il fait remarquer.«Ceux qui ont vécu Madagascar sont revenus complètement enchantés, parce qu 'il y a ru un enthousiasme popuUiire tout à fait extraordinaire.Toutes les salles, que ce soit en sport ou en spectacle, étaient pleines à craquer, a-t-il poursuivi.la population s'est complètement identifiée à l'événement.» Quant à ceux qui soutiennent que les pays du Nord, comme la France, boudent les Jeux de la Francophonie, voire les ignorent, M.Dach répond que ce n’est qu’une question de temps.«Il faut que la population apprenne à connaître ces Jeux.Quand vous n 'êtes pas tombés dans le bain des Jeux de la Francophonie, vous ne pouvez comprendre la dimension humaine que ça représente.Vous savez, le partage et la solidarité ne sont pas des concepts faciles à vendre aux médias.» parole d’immigration Canada, Ri chard Saint-Louis.Au début de l’événement, les demandeurs d’asile se faisaient discrets, retournant dans leur délégation après avoir parlé à un agent d’immigration Canada.Depuis lundi toutefois, les athlètes, artistes et autres membres de délégation ont fait faux bond à leur équipe de façon définitive.A titre comparatif, neuf personnes avaient demandé l’asile au Canada lors des Jeux panaméricains de Winnipeg, en 1999.Trente-sept défections Joignez-vous à la tradition estivale Patrimoine et venez profiter de réductions allant jusqu a 40% sur nos mobiliers démonstrateurs sélectionnés % VlB* De plus.Patrimoine vous offre 1596 de rabais sur toute commande de meubles de bois et de mobiliers rembourrés de sa collection régulièr^ty et ce.jusqu au 11 août 2001 dp I MAISON DE MEUBLES ^PcttoLnioine 3932 Autoroute Laval Ouest (coin Curé-Labelle) Laval (Qc) H7T 2P7 450.687.6867 Veuillez noter que la salle de montre est fermée tous les dimanches de l’été LE ü E V O I K .LE MERCREDI 25 JUILLET 2 0 01 A 4 •LES ACTUALITES- Réunion entre Ottawa et les provinces à Victoria Sept milliards de plus réclamés pour la santé PRESSE CANADIENNE Toronto — Les premiers ministres provinciaux vont demander sept milliards supplémentaires au gouvernement fédéral pour le financement de la santé lors de leur réunion à Victoria, la semaine prochaine, écrivait le National Post hier.Cette demande survient moins d’un an après que les provinces eurent conclu avec Ottawa une entente de cinq ans en vertu de laquelle elles recevront 23,4 milliards supplémentaires du gouvernement fédéral.Les provinces affirment que cet argent ne fait que colmater les brèches dans le système.Lors d’un appel-conférence d’une heure, lundi, les ministres provinciaux de la Santé se sont entendus pour établir une priorité: le rétablissement des paiements de transfert en santé au même niveau qu’en 1994-95.Au cours de sa prochaine tournée au Manitoba, dans les Terri- toires du Nord-Ouest, au Yukon et en Colombie-Britannique, le premier ministre de l’Ontario, Mike Harris, devrait rallier ses homologues pour réclamer un financement accru d’Ottawa lors de la conférence des premiers ministres, mercredi prochain.Selon le National Post, M.Harris exigerait que la contribution fédérale en santé passe de 14 à 18 % des dépenses totales pour ainsi être ramenée au même niveau qu’en 1994-95, tout juste après l’arrivée au pouvoir des libéraux de Jean Chrétien.Le ministre de la Santé de l’Ontario, Tony Clement, a indiqué que cela prendra une somme additionnelle de sept milliards de dollars par année en 200506 pour ramener le financement au même niveau qu’en 1994-95.«Nos calculs indiquent qu’au cours des prochaines années, la proportion du financement fédéral en santé diminuera encore s’il n’y a pas une injection d’argent supplémentaire», a expliqué M.Clement En mettant l’accent sur le fait que les ministres provinciaux de la Santé sont tous d’accord pour réclamer davantage d’argent il a affirmé qu’aucun d’entre eux n’a jamais pensé que l’accord conclu en septembre dernier était une version finale.«C'est un bon début mais il ne s’agit pas d'une solution permanente au problème», a précisé M.Clement Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, n’a pu être joint pour commenter le dossier, mais lors d’une entrevue accordée la semaine dernière, il a rappelé aux premiers ministres provinciaux que l’accord datait de moins d’un an.«Je ne ferai pas de nouvelle annonce [après la conférence de Victoria], Nous avons conclu une entente et il s’agit d’un pacte de cinq ans», a affirmé M.Rock.Il a aussi reproché à Mike Harris, la semaine dernière, de blâmer les autres pour les problèmes en santé plutôt que d’y faire face.Des chercheurs japonais sont formels Un âne américain XHfi rk ?w REUTERS GEORGE W.BUSH a nommé son chat India?Qu’à cela ne tienne: des membres du Parti du Congrès en Inde ont fait parader un âne qu’ils ont baptisé.America.Cette incartade diplomatique survient quelques jours après que le parti au pouvoir, le Bharatiya Janata Party, eut manifesté devant le consulat américain à Bombay.Le tabagisme passif dangereux pour les artères AGENCE FRANCE-PRESSE Chicago — Le tabagisme passif, même léger, comme une simple exposition de 30 minutes à la fumée de cigarettes, est dangereux pour les artères, affirment des chercheurs japonais dans une étude à paraître aujourd’hui dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).Les docteurs Ryo Otsuka et Hi-royuki Watanabe et leurs collègues de la faculté de médecine de l’Université d'Osaka (Japon) ont examiné les effets aigus du tabagisme passif sur la circulation coronarienne de 30 sujets en pleine santé, se répartissant entre fumeurs et non-fumeurs.Ils ont constaté qu’une simple exposition d’une demi-heure à la fumée de cigarettes provoquait un dysfonctionnement des cellules endothéliales.Ces cellules tapissent les parois des cavités du cœur et des vaisseaux sanguins et favorisent la vasodilatation (augmentation du diamètre des vaisseaux) et donc l’accroissement du flux sanguin.«Ces données révèlent que le tabagisme passif temporaire réduit [le flux sanguin] chez les non-fumeurs mais ne l’affecte pas chez les fumeurs actifs.Cela fournit la preuve directe de l’effet nocif du tabagisme passif sur la circulation coronarienne chez les non-fumeurs», affirment les auteurs de l’étude.Cette étude illustre les conséquences néfastes du tabagis- me passif pour le cœur.Le dysfonctionnement des cellules endothéliales est un signe précurseur de l’athérosclérose (rétrécissement et durcissement des artères).Elle montre l’importance qu’il y a à protéger quiconque de l’exposition au tabagisme passif, soulignent dans un éditorial deux chercheurs américains, les docteurs Stanton Glantz et William Parley, de l’Université de San Francisco (Californie).Selon l’Association américaine du cœur (AHA), les personnes exposées au tabagisme passif courent 30 % plus de risques de mourir de maladies cardiovasculaires que celles vivant dans un environnement sans tabac.«VS SOL#’BE TOURS INC smssemrjU l\l un voyage pour 2 au a=P lO MOP s suisses r * y V ^ ’ Découvrez les chaleureux lacs suisses et italiens de la Suisse Italienne Madonna del Scsso igf.' -C ' ¦¦¦ M • -3 y* • ftiitetî VM •«joon.2 D'UNI VALEUR K 2 «50$ INCLUANT : AftMm * hKpiw • 2 gara ays.L’Armée de libération nationale (UCK macédonienne) a fait savoir que plusieurs de ses unités étaient engagées dans des affrontements avec des garde-frontières dans cette région proche de l’Albanie, ce qui constitue une première depuis le début du conflit, il y a cinq mois.Un membre de Tétat-major de TUCK, Nazim Beqiri, a déclaré que ses 112'' et 116' brigades étaient engagées dans dos opérations à Gostivar, dans une région majoritairement albanaise.Dans l’ouest de Tetovo, à Tece, on pouvait apercevoir des membres de TUCK, armés et |Mutant l’uniforme — ce qui semble confirmer l’avance progressive des rebelles vers le centre-ville.Par ailleurs, les autorités macédoniennes ont fermé hier, sans fournir d’explications, les points de passage entre la Macédoine et le Kosovo, a-t-on appris d’un porte-parole de la Mission des Nations unies dans la province yougoslave.Olivieri librairie > bi$tro Od LU Cd h- Z LU LU (/) LU g $ Ü Y CE < Od Od - LU ÛÛ LU s § O I O CE h- çn Gû LU Z z> m Z < Û CE O > M LU S?i9.Côte-des-Neiges Métro Côtr dès-Neiges Tél.: 51W39-3619 Fax : 514.739.3630 servir ioolivitMi.com A (> LE DEVOIR.LE MERCREDI 25 JUILLET 2 0 01 EDITORIAL Kyoto : tout reste à faire Le smog qui bouche le ciel des villes canadiennes, dont Montréal ces jours-ci, n’est qu’un exemple des risques pour la santé et l’environnement que fait courir l’accroissement de la production de gaz à effet de serre par l’industrie et le transport routier.Sans la mise en application énergique d’un accord comme celui qui vient d’être signé à Bonn, la planète se réchauffera de plusieurs degrés au cours des prochaines décennies, avec les conséquences désastreuses que cela implique.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE UNË SoLtfiOM 'A "PfuX PHo&Ù'VttS N\0NT(2£ALAiÇ, CtT tTf.c Jean-Robert Sansfuçon ?ontrairement à toute attente, 178 des 189 pays membres de l’ONU ont finalement convenu des règles d’application de l’accord de Kyoto, signé quatre ans plus tôt et que l’on croyait condamné à la déchiqueteuse depuis l’élection de George W.Bush à la présidence des Etats-Unis.Un succès retentissant qui doit maintenant subir le double test de la réalité: la ratification du traité par chacun des pays signataires, dont le Canada, puis sa mise en application au cours des dix prochaines années.L’accord s’inscrit dans la lignée des grands traités internationaux de l’histoire contemporaine, dont le nombre et l’importance doivent aller croissant au cours des prochaines années, notamment en matière de justice, de défense, de recherche scientifique et de commerce.Sans de tels accords au sommet, inutile d’espérer que les États indépendants adoptent des politiques dont l’application sur une base individuelle risquerait de leur faire perdre des points sur les marchés, voire de les isoler du monde.Pin matière d’environnement, aucun pays n’est prêt à agir seul quand il est question de réduire sa production de gaz à effet de serre.De toute façon, à quoi cela servirait-il?Le réchauffement de la planète affecte déjà toutes les régions du globe, et seule une action concertée est susceptible de renverser la tendance.Les pays signataires de l’entente conclue ce week-end à Bonn ont convenu des grandes lignes de la méthode d’évaluation des efforts de chacun pour atteindre les objectifs de réduction fixés à Kyoto en 1997 et des sanctions qui seront imposées aux pays qui n’auront pas respecté leurs engagements.les pays développés ont accepté de s’imposer des normes plus strictes, en revanche, ils pourront avoir recours à la marge de manœuvre disponible dans les pays moins développés en leur achetant à fort prix des crédits qui ne sont rien d’autre que des droits de polluer.La formule est discutable en ce qu’elle peut servir d’échappatoire à ceux qui préféreront payer au lieu de consentir l’effort de réduction attendu, mais elle nous assure tout de même qu’à l’échelle de la planète, la quantité totale de gaz à effet de serre diminuera.Malgré sa position très conservatrice tout au long des négociations, le gouvernement canadien a finalement accepté le compromis.Lui qui exigeait de pouvoir soustraire de sa propre production de gaz à effet de serre ce qu’un autre pays aurait évité de cracher dans l’air grâce à l’achat d’un réacteur nucléaire (canadien, bien sûr!) ne pourra finalement pas emprunter un tel raccourci.En revanche, le Canada a obtenu de soustraire la valeur de certains aménagements forestiers et agricoles, les fameux «puits de carbone», dont on prétend qu’ils absorbent les gaz à effet de serre.Mince consolation pour les environnementalistes qui dénonçaient cette exigence canadienne: seuls les nouveaux aménagements faits en sus de ce qui existe déjà seront comptabilisés.Puits de carbone ou pas, le Canada est encore loin du compte puisque, pour respecter ses engagements, il lui faudra renverser la tendance actuelle et réduire de façon absolue la quantité de gaz à effet de serre libérés dans l’atmosphère d’ici 2012.Ceci obligera tous les ordres de gouvernement à introduire des mesures plus sévères de contrôle des émissions polluantes par l’industrie et les consommateurs, notamment les usagers de la route.Voilà d’ailleurs le plus grand défi qui attend nos gouvernements: celui de convaincre ou de forcer, par des normes plus strictes et des taxes plus élevées, l'industrie et les particuliers à modifier leurs habitudes.Déjà, on a vu un premier ministre provincial, Ralph Klein, crier son opposition à cet accord jugé nuisible pour l'industrie pétrolière albertaine.Les États-Unis aussi sont contre, du moins leur président, qui a refusé de signer l’entente même si ce pays produit 25 % des gaz à effet de serre de la planète.Les pressions des citoyens américains et du monde entier ne suffiront sans doute pas à faire plier le président Bush, mais il n’est pas dit que le Sénat et plus tard le Congrès ne forceront pas l'adoption de normes environnementales aussi sévères que celles requises par l’accord de Kyoto.Après tout, les États-Unis n’en sont pas à une contradiction près, eux qui représentent ce qui se fait de mieux et de pire en matière de protection de .l’environnement 11 faut le souhaiter de tout cœur car nos propres efforts risquent de tomber à plat sans l’implication active des Américains dans cette lutte à finir en faveur du développement durable.i DCS Wrf mtê I ¦¦C REPRISE DU 11 MAI 2001 Radio-Canada International en ondes courtes J’ai été surpris d’apprendre la réduction prochaine des émissions de Radio-Canada International en ondes courtes.Depuis de nombreuses années, j’écoute régulièrement les émissions en français de Radio-Canada International en ondes courtes (OC).Permettez-moi d’attirer votre attention sur le fait que la décision d’arrêter ou de réduire la diffusion des émissions en OC est une grave erreur.Pour ma part, bien que disposant d’un accès à Internet je n’écoutç pratiquement jamais la radio par ce moyen.Étant donné que j’écoute les radios internationales plusieurs heures par jour en OC, imaginez le coût du forfait ou des connexions Internet si j’utilisais ce mode de transmission ! Et encore, j’habite en France.Avez-vous pensé que seulement 15 % de la population mondiale possède une ligne téléphonique?Or, pour accéder à la Toile, une ligne téléphonique est nécessaire.Les ondes courtes, en revanche, sont captables partout à peu de frais.Par ailleurs, de nombreux pays en développement n’hésitent pas à consacrer une part significative de leur budget à la diffusion d’émissions internationales en ondes courtes.Le Canada a largement les moyens de poursuivre ce mode de diffusion.Je souhaite pouvoir écouter Radio-Canada International en français et en ondes courtes pendant de nombreuses années encore.Michel Morisse France, le 24 juillet 2001 La CPTAQ: des deux-de-pique au service du capital?Le 26 juin dernier, la Commission de protection du territoire agricole, cet organisme gouvernemental qui a pour mandat de préserver l’existence et la qualité des terres agricoles au Québec et donc d’avoir un préjugé favorable LETTRES pour tout ce qui touche ce secteur de vie et d’activité, a donné son aval à un dézonage de terres agricoles sur le rang Sainte-Sophie, à Oka, pour l’exploitation d’une mine de niobium, et ce, sans aucune contre-expertise des données de la compagnie minière.Alors que la CPTAQ, dans son avis de changement du 2 avril, reconnaissait, entre autres, que le milieu agricole visé est un milieu à vocation agricole vraiment spécialisée, alors que la CPTAQ y affirme aussi que «force est de constater qu’une exploitation minière apparaît passablement plus inquiétante au cœur d’une vallée où se succèdent des vergers, des cultures maraîchères et des productions de petits fruits à peau mince et où se déploie un agrotourisme de qualité et très fréquenté» et alors, enfin, que «des doutes quand même raisonnables peuvent subsister [.] quant ata possibilités de la prolongation de la durée des opérations minières», comment expliquer un tel virage de la commission dans sa décision finale?Dans un dossier aussi contreversé (rejeté à 62 % par référendum !) dont les seules analyses ou évaluations sont celles de la compagnie minière, comment la commission peut-elle justifier qu’elle n’ait demandé aucune contre-expertise alors qu’elle a tout le pouvoir de le faire?Comment peut-elle donner son aval à un projet minier qui veut s’installer non pas sur des terres en friche ou de piètre qualité mais nettement sur des terres agricoles vraiment spécialisées et dont la vitalité ne saurait être remise en question ?Sommes-nous en présence de commissaires qui ne sont que des deux-de-pique qui gobent facilement ce qu’une batterie d’avocats ou de grandes firmes d’ingénieurs peuvent affirmer sans aller vérifier les énoncées de quelque nature qu’elles soient?Ou y aurait-il eu ingérence politique dans ce dossier?Si c’est le cas, c’est très inquiétant, et ça remet nettement en question l’existence de la CPTAQ.Si le gouvernement, par sa Commission de protection du territoire agricole et éventuellement par son ministère de l’Environnement, ne peut être le chien de garde (mais bien plu- tôt le complice!) de toutes ces entreprises qui prennent tous les moyens pour se servir habilement des lois et faire des promesses en s’organisant pour passer outre des évaluations indépendantes, dont celles du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, qui protégera la population de ce monde où le capital est plus que jamais le nouveau veau d’or?S’il existe une ligne privilégiée entre ces financiers et le gouvernement encore une fois exis-te-t-il au moins une ligne 911 pour les citoyens du Québec et pour notre démocratie?Pierre Lauzon Oka, le 24 juillet 2001 Doit-on interdire aux églises de sonner les cloches?Je partage l’opinion de Micheline Marier sur les dangers de l’intégrisme laïque (Le Devoir, 17 juillet).J’ajouterais ceci: en plus de la dimension spirituelle de la religion, (soit la partie intime de la relation d’un individu vis-à-vis Dieu ou un système de croyances), il en existe bel et bien une autre, et celle-ci est d’ordre culturel.De tout temps, les sociétés ont trouvé dans la pratique religieuse un lieu et un mode d’expression culturelle, soit la partie visible de la religion.Expression par l’architecture, la peinture, la sculpture, l’orfèvrerie, la broderie, le chant, la musique, la littérature, sans oublier les fêtes, les traditions, les rites.Si d’aucuns se sentent heurtés par les érouvs, doit-on envisager d’interdire aux églises de faire sonner les cloches?Doit-on éliminer, à Montréal, les signaux sonores qui réfèrent, jour après jour, à l’angélus du midi, aux baptêmes, mariages, funérailles et messes du dimanche?On peut bien vouloir, au nom de la laïcité, vider nos lieux publics de toute référence ou expression religieuse.Aujourd’hui, les érouvs.Demain, la croix sur le mont Royal.Jocelyn Ann Campbell Montréal, le 24 juillet 2001 LIBRE OPINION -+- Il faut réévaluer les fondements de Cart@gène CÉLINE POISSANT Agente de recherche en santé publique Le 20 juin dernier avait lieu un «atelier de travail» sur l’encadrement éthique, juridique et social du projet Cart@gène, visant à produire une carte génétique du Québec.Ayant moi-même assisté à la journée du 20 juin, j’ai répondu à l’appel des représentants de Cart@gène en leur adressant par la suite mes commentaires.J’ai pensé partager ces réflexions avec les lecteurs du Devoir de manière à alimenter le volet plus critique du débat qui doit avoir lieu sur ce sujet puisque CartOgène nous est présenté comme un «projet de société».Pour ma part, je pense, comme le philo sophe Jean-Noël Ringuet, que les promoteurs de ce projet devraient en «réévaluer sérieusement les fondements» avant de songer à aller plus loin.Contrairement à ce que disent d’autres personnes, k>s promoteurs de Cart@gène se sont beaucoup attardés sur ses aspects juridiques, en lien étroit avec la méthodologie scientifique (recrutement) et la gestion des banques de données.En fait, lors de la rencontre du 20 juin, l’éthique et le social ont été carrément réduits au juridique et au déontologique.Pour ce qui est de l’atelier de travail, il a laissé l’impression amère de constituer surtout la première étape d’une vaste campagne de marketing adressée à quelques «experts» (membres de comités d’éthique de la recherche, membres des réseaux d’éthique clinique et de médecine génétique appliquée du FRSQ, employés de ministères et d’organismes gouvernementaux) avant d’être étendue au public plus large de la population québécoise dont on souhaite solliciter la participation.Le projet Cart@gène tend à aborder l’éthique corn me une sorte de aide de comportements socialement admis, encadrés par des balises législatives et déontolo giques.L’inventaire de toutes les législations et autres normes en vigueur est minutieusement dressé dans le document de travail, à partir de quoi on nous présente l’exposé des orientations retenues pour que le projet ne contrevienne à aucune de ces nonnes.La démonstration est certainement claire et rigoureuse; toutefois, elle tourne essentiellement autour des questions de confidentialité, de respect de la vie privée, de consentement libre et éclairé, d’accès aux données, etc.Bref, les préoccupations éthiques sont surtout tournées vers les droits individuels alors qu’on ne remet aucunement en question les fondements et les finalités de ce projet d’un point de vue collectif et véritablement humaniste.D’ailleurs, l’approche adoptée relève davantage d’une conception utilitariste, voire administrative et bureaucratique, de l’éthique.Puisqu’il respecte les règles instituées par la société québécoise, il ne resterait plus qu’à approuver ce projet et à laisser les chercheurs se consacrer en paix à leur travail d’experts.Mais les scientifiques qui font la promotion de Cart@gène vont plus loin, fis espèrent que les Québécois adhéreront à ce projet avec enthousiasme, qu’ils y placeront leur foi en la science, avec toutes ses promesses de meilleur contrôle sur les maladies et la mécanique de la vie humaine.C’est sans doute dans cette perspective, et parce qu’il nécessite la participation des Québécois, qu’on nous a présenté Cart@gène comme un «projet de société».Le choix de cette expression, particulièrement galvaudée dans un Québec toujours jaloux de son «identité distincte», n’est sans doute pas neutre et innocent II témoigne à la fois d’une vision simpliste de la société, de l’adhésion à un certain déterminisme génétique et d’une approche marketing qui ressemble fort à une manipulation de l’opinion publique pour vendre une idée.Ainsi, le projet est présenté de manière à mettre en évidence comment les chercheurs québécois entendent contourner les écueils des projets précédents de cartographie génomique (celui de l’Islande, notamment).II est question surtout de ne pas attribuer de licences exclusives d’utilisation des données de la banque Cart@gène de manière à «promouvoir la liberté de recherche» et de prévoir une forme de partage avec la population des profits et bénéfices qui pourraient être générés par les inventions résultant des recherches conduites à partir de ces données.D’une certaine façon, on tente de démontrer que le projet québécois est construit en fonction de visées «communautaires» ou du moins «collectives» respectant les valeurs de la société et que les retombées de ce projet ne pourront qu’être positives pour la population à moyen terme (on prévoit le développement d’applications dans une dizaine d’années).Cette vision des choses suppose une convergence entre les intérêts respectifs des chercheurs, des firmes (surtout pharmaceutiques) qui voudront commercialiser les applications de leurs découvertes et de la population québécoise.Au delà des apparences, cela n’est pas acquis.Il y a gros à parier que, derrière cette course au génome, se cachent d’abord et avant tout d’importants intérêts économiques.On aura beau chercher à hti donner une saveur spécifiquement québécoise, ce qui plaira au gouvernement québécois en place et à Génome Québec, son organisme de financement dans le domaine de la génomique, Cart@gène ne sera pas si différent des projets de carte génétique réalisés en Islande, en Suède ou ailleurs.Notons au passage que le projet Cart@gène doit être soumis à Génome Québec en décembre prochain et que Paul L’Archevêque, le nouveau président-directeur général de cet organisme public, a été engagé pour sa longue expérience en commercialisation dans la très lucrative industrie pharmaceutique.De plus, comme l’expliquait récemment le journaliste Claude Turcotte, du Devoir, l’un des enjeux fondamentaux de Génome Québec est clairement de créer au Québec «une infrastructure scientifique de calibre international» en matière de recherche en génomique, sans compter que l’organisme «a aussi pour mission de transformer les résultats de la recherche en occasions de croissance pour les industries biotechnologiques et pharmaceutiques, deux domaines où le Québec a déjà fait sa marque».Dans ces domaines, en effet, le Québec est particulièrement prompt à délier les cordons de sa bourse pour distribuer les fonds publics et à multiplier les avantages fiscaux qui amèneront ces industries à se développer chez nous plutôt qu’ailleurs.Quant à la population québécoise, les bénéfices qu’elle peut attendre de Cart@gène (pourcentage des profits éventuellement attribués à une fondation consacrée à la santé communautaire, soutien pouvant être accordé à des infrastructures technologiques de soins spécialisés, etc.) demeurent secondaires, sinon aléatoires, au regard du prestige que récolteront les chercheurs, de l’importance internationale que se donnera le gouvernement québécois et des profits que réalise-roqt les entreprises.A moins qu’on développe un discours associant la recherche en génomique à la prévention de la santé publique (une orientation importante du récent rapport de la commission Clair), il est difficile de justifier ces investissements du point de vue de la population.Au bout du compte, quel est ce «projet de société» que Ton souhaite vendre aux Québécois?C’est à mon avis, celui d’une société de plus en plus soumise au règne des experts scientifiques associés aux pouvoir économique et politique, auxquels les citoyens n’ont plus qu’à accorder une confiance presque aveugle sur la base de vagues promesses dont ils ne peuvent mesurer le réalisme tant l’univers de la génétique est complexe et tant cette complexité semble minimisée par une approche trop souvent mécaniste. L K DEVOIR.LE M E K ( R E I) I J l I I.I.E I 2 0 0 1 IDEES La grande bataille des médicaments LOUIS PRÉFON TAINE Etudiant en sciences humaines et journaliste à L’Aut'Journal n récent rapport d'OXFAM est venu re- 0 lancer la polémique sur le prix des médicaments.Après s'être attaqué à Glaxo Smith Kline, l’organisme a maintenant Pfizer, la plus importante compagnie pharmaceutique au monde, dans son collimateur.Cependant, le rapport ne fait pas que dénoncer la pratique de cette seule compagnie: il tente également d’analyser de quelle façon le problème du coût des médicaments se mondialise.Et, surtout, de quelle façon les ADPIC (aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce) permettent à des compagnies comme Pfizer de gagner beaucoup d’argent sur le dos des malades.Le rapport note: «Le coût élevé des médicaments, combiné à de faibles impôts dans les pays en développement, est clairement un facteur clé de l’inégalité entre pays riches et pauvres de l'accès à des médicaments pouvant sauver la vie.» En effet, dans certains pays, le coût d’un traitement contre certaines maladies dépasse du double le revenu annuel moyen.Mais pourquoi des médicaments si dispendieux?Les ADPIC, protecteurs des transnationales C’est en 1994, à la suite du Cycle de l’Uruguay et dans la mouvance de la création de l’OMC, que fut adopté l’accord sur les ADPIC.Il établit les critères minimaux de la protection par brevet que doivent suivre tous les membres de l’OMC.Ces brevets sont d’une durée de vingt ans, et Pfizer fait du lobbying pour que les Etats-Unis se servent de leur force de persuasion pour imposer à l’échelle du monde ce droit de propriété intellectuelle.«Jusqu’en 1995, au chapitre du développement des brevets, chaque pays était libre de développer son propre équilibre entre encourager l’innovation et maximiser la disponibilité de médicaments abordables à sa population», note le rapport d’OXFAM.Aujourd’hui cependant, tous les pays membres de l’OMC doivent se plier à des règles globales protégeant des entreprises comme Pfizer.Par exemple, Pfizer fabrique un produit appelé le Diflucan (fluconazole).Il sert à guérir diverses infections et est utilisé avec d’autres produits dans la lutte contre le sida.L’organisation Médecins sans frontières a fait une étude comparative de son prix par pays.En Thaïlande, chaque gélple se vend 3,60 $US.En Afrique du Sud, 9,34 $.Aux Etats-Unis et au Canada, près de 10 $.En Espagne, 13,37 $.Au Guatemala, dans le secteur privé, chaque gélule se vend près de 27 $.Pourtant, une compagnie indienne du nom de Cipla fabrique un générique du fluconazole et le vend à seulement 0,60 $ la capsule.C’est ce qui, en 1997, a poussé le gouvernement sud-africain à voter une loi permettant l’importation de médicaments génériques.Rappelons-nous que 4,5 millions de personnes sont infectées par le sida dans ce pays.Il s’agissait donc d’une mesure d’extrême urgence et de nécessité absolue.Pfizer et une trentaine d’autres compagnies ont donc traduit le gouvernement en justice (sic) en clamant que cette politique était contraire aux brevets.Grâce à la pression populaire internationale, les compagnies ont finalement fini par lâcher prise, un peu plus tôt cette année.Mais la bataille sera à faire ailleurs.Faire autrement Entre 1978 et 1998, la population des plus de 65 ans a augmenté de 53,1 % au Québec.Durant la même période, le prix des médicaments s’est majoré de 289,7 % (en dollars constants).Et ce n’est pas terminé.Le gouvernement reste les mains croisées, continue de blâmer le vieillissement de la population, persiste à encourager les compagnies pharmaceutiques.D’un côté, il coupe dans les soins de santé; de l’autre, il fait gagner des milliards à des compagnies comme Pfizer.Avec une augmentation de 15 % par année, les médicaments sont largement responsables de l’explosion des coûts des soins de santé.Si nous voulons réellement, absolument et fortement revigorer notre système de santé, qous devons nous attaquer à ces entreprises.Si l’Etat produisait les médicaments, il serait possible, par exemple, de réinvestir tout l’argent épargné en recherche au lieu qu’il aille dans les poches des actionnaires de Pfizer.Pareillement, il serait possible d’importer au moins une partie de nos médicaments de laboratoires fabriquant des génériques, comme Cipla, Biolab ou Bussie.Une autre piste de solution serait de réduire la durée des brevets.Ainsi, les compagnies pharmaceu tiques seraient peut-être plus poussées à accélérer leur recherche.Ainsi, au bout de cinq ou dix ans, nous pourrions produire le produit à faible coût Nous sommes à la croisée des chemins.Nous pouvons, d’un côté, continuer à suivre tranquillement les politiques de l'OMC et de Pfizer.Ou bien, de l’autre, lutter, résister, faire autrement Et sauver des vies.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commçntaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous prendrons contact avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redac-tion@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n'oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.* lA U*M)KnsKsi ^mïimchu v lH U HUNCophom* ‘RNDI0-K0 89,9 FM Fm rj MICHKl DKl.ORME Le CRTC étudie actuellement une demande de licence pour la région de Hull-Ottawa afin d’y établir la première radio au radio communautaire de langue ontarien.v i ci ci i v av lui ni.iiicriii unir iiiriiiciiiui.ni.ni IIIV i.puni ici iif^iirn in 11 u 11 - v / ut» rv ci iniii u v Canada dédiée au groupe d’âge des 5 â 18 ans.La Fondation Radio Enfant propose une rad française en partenariat avec le milieu scolaire et culturel de la région de l'Outaouais et de l’Est i La radio et les enfants Les enfants ont des droits reconnus par le Canada dans la Charte des droits de l’enfant, dont celui à l’expression et à la participation à la communication Le CRTC a été saisi d’une demande de licence de radio FM dédiée aux enfants et adolescents de la région de Hull-Ottawa.Le projet fait suite à une expérience dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie de mars dernier, où les enfants de 52 écoles primaires à travers le Canada ont produit et diffusé plus de 650 heures de radio.La décision du CRTC est attendue au cours de l’été.MICHEL DELORME Atelier Radio Enfant; l’auteur est un expert de la radio communautaire.Pionnier de la radio communautaire au Québec et au Canada français, il est le président-fondateur de l’Association mondiale de la radio communautaire (AMARC).Il fut directeur du programme de radios rurales à l’Agence de la Francophonie.u Canada, les 5-18 ans représentent le groupe d’âge le moins bien desservi par la radio.Alors que la télévision offre des canaux spécialisés à profusion et d’abondantes tranches horaires sur les chaînes généralistes, la radio présente peu de contenu qui puisse captiver l’intérêt des enfants.Radio-Canada leur alloue bien quelques heures en soirée, mais rien qui corres- ponde à l’importance démographique (20 % de la population est âgée entre 5 et 18 ans), surtout en comparaison de ce que les autres groupe^ d'âges peuvent avoir comme services (Radio Energie pour les 18-25 ans, Cité Rock pour les 25-45 ans, Radio Classique, etc.).Les enfants se rabattent alors sur l’écoute de cassettes et de disques numériques, le plus souvent enfermés dans leur chambre ou dans la bulle de leur baladeur.Loisir numéro un des adolescents, la musique qu’ils écoutent est aussi variée, diverse et plurielle qu’eux-mêmes.Elle reflète leurs angoisses, leur révolte, mais aussi leurs espoirs, leurs désirs.Elle peut venir du fin fond des années 60 comme elle peut être le tout dernier succès.Pas facile pour les adultes de s’y retrouver et de reconnaître les nouvelles stars qui font rêver leurs enfants.La radio est certainement le média de masse le mieux adapté pour accompagner la croissance des enfants.La radio, en particulier, suscite la créativité et stimule l’imaginaire.C'est le média «froid» de la participation et de l’engagement personnel, si essentiels à l’éducation.La radio encourage une attitude active en incitant à lire et à s'informer davantage.C’est le média de l’intimité, l’écoute de la radio étant une affaire personnelle.L'enfance est baignée dans un espace acoustique.En bas âge, c'est le règne de la culture orale, ou la vie est dominée par l’ouïe.L’enfant est imprégné de cet espace que Marshall McLuhan qualifiait d’organique, sans centre ni périphérie comparativement à celui de la vision, plus rationnel et uniforme, qui vient avec l’alphabétisation et l’école.Pour les adolescents, la radio, avec ses vertus de «tam-tam», crée un environnement de groupe, de collectif.La communication par les médias constitue aussi, comme l’affirme l’UNICEF, une excellente barrière de protection pour les enfants.La radio pourrait beaucoup mieux servir les enfants qu’elle ne le fait actuellement Le Canada, qui vante la qualité de ses communications, ne compte aucun service radio s’adressant spécifiquement aux 5-18 ans.On les ignore aussi en négligeant de diffuser à la radio les enregistre- ments qui leur sont dédiés.Les productions musicales pour enfants sont exclues malgré qu’elles soient nombreuses et de qualité: chansons, musique, contes, histoires, radiothéâtre, etc.Les enfants ont-ils l'occasion d’entendre de manière régulière Annie Brocoli, Carmen Campagne, Daniel Lavoie avec son Bébé dragon, Henri Dès ou encore Aladin, La Belle et la Bête ou Le Roi Lion, souvent interprétés par des artistes canadiens?On utilise les enfants seulement dans les publicités à Noël ou à la fête des Mères.Pis encore, on ignore carrément les moins de 12 ans dans les sondages d’écoute, comme s’il n’était pas important de les considérer comme un auditoire.Les enfants ont des droits reconnus par le Canada dans la Charte des droits de l’enfant, dont celui à l’expression et à la participation à la communication, notamment par les médias.Au Canada, lorsque l’industrie de la radiodiffusion aborde la question des médias et des enfants, il y a des producteurs qui vendent leurs produits, des radiodiffu-seurs qui veulent garnir leur grille de programmes et des chercheurs qui analysent l’impact.Est-ce que, dans ces milieux, on se pose la question de l’expression et de la participation des enfants aux médias?Le CRTC devrait analyser cette question des services dédiés aux enfants.En effet, comment traduire dans la réalité le droit des enfants à participer à la communication médiatique?Un projet-pilote de radio enfants-ados Le CRTC étudie actuellement une demande de licence pour la région de Hull-Ottawa afin d’y établir la première radio au Canada dédiée au groupe d’âge des 5 à 18 ans.La décision est attendue au cours de l’été.Elle est en concurrence avec dix autres requêtes.La Fondation Radio Enfant propose une radio communautaire de langue française en partenariat avec le milieu scolaire et culturel de la région de l’Outaouais et de l’Est ontarien.Mis MICHEL DELORME Les enfants veulent «pouvoir s’exprimer», chanter, jouer de la musique, raconter des histoires, poser des questions et être entendus dans leur milieu.MICHEL DELORME La décision du CRTC aura un impact important sur l’évolution de cette pratique de radio dédiée aux enfants, tant dans la région de la capitale canadienne qu’au Canada.en avant par un groupe de parents et d’enseignants, les instigateurs ont posé au CR I C la question de la place des enfants dans le système de radio au Canada.L'objectif recherché est de permettre l’expression des enfants à travers un média simple et accessible.I.a démarche est centrée sur leur créativité et leur participation intégrée aux programmes scolaires du primaire et du secondaire.Recherche, rédaction, expression orale, travail d’équipe, reportages, entrevues, débats, présentation, création ou interprétation de chansons et de musiques, radiothéâtre par les enfants et les adolescents sont autant de facettes pédagogiques du projet.Ives enfants veulent «pouvoir s’exprimer», chanter, jouer de la musique, raconter des histoires, poser des questions et être entendus dans leur milieu.En proposant ce projet-pilote, la fondation a mis en avant un plan pour développer cette pratique partout au Canada.La fondation a demandé à ce que ce projet-pilote de radio pour enfants soit non commercial pour une période initiale de cinq ans, ce qui équivaudrait donc à ne pas baser ses revenus sur la vente de publicité.L’essentiel de son financement (60 %), selon la requête, devrait être assuré par des contributions des entreprises de radiodiffusion et de distribution.Ces avantages tangibles pour la programmation canadienne sont actuellement dirigés par le CRTC et le ministère du Patrimoine canadien vers la production de films et de disques.La décision du CRTC aura un impact important sur l’évolution de cette pratique de radio dédiée aux enfants, tant dans la région de la capitale canadienne qu’au Canada.les deux éléments sont liés puisque le projet soumis au CRTC consiste entre autres à la diffusion par satellite à travers le Canada des émissions de la station de Hull et par le truchement de liaisons Internet à large bande, de la participation des enfants de toutes les régions du Canada à la programmation de la station.la Fondation Radio Enfant souligne que ce projet constituera une belle contribution à la programmation canadienne et une excellente initiative pour souligner le dixième anniversaire de la Déclaration des droits des enfants, fêtée en grande pompe à New York en septembre prochain.«Notre défi est de passer le micro aux enfants.» ¦ http://unvw.franco.ca/radioenfant-ado/ L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Gerald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Valérie Dufour entrait Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (tportt)-, Paule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion, Duns-t.illes Francœur (environnement) Benoît Munger (responsable du site Internet).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé)-, Michel Garneau (caricaturiste) .Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dutnazet (rekrteanhjacnues Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : i rinfcrmation culturelle Michel Bélair (responsable).Stéphane Haillargeon (théâtre).PaulCauchon (médias).Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma); à l'information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information).Claude Lévesque.Claude Turcotte; à l'information internationale Jean-Pierre Legault, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); è l'information politique Hélène Ruzzetti.Manon Cornellier u-orrrmondanles hariementmm à Ottawa) Francois Cardinal Mark) Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque , Marie-Hélene Alarie (secrétaire i la rédaction) : louiseMaude Rioux Soucy.MarieClaude Petit (commis) la documentation Gille* Part- (directeur) ; Brigitte NMMHU Micheline Nadeau, Claire Paquet, Cantata, tbchard Des Cor- ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy, Olivier Lachambte (coatrUne).Ghislaine I-afleur.Claudette Beüveau (secrétaire administeatiie).Danielle laper riere Caroline Perrier.Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (viceprésident exécutif et directeur général) I L K DEVOIR, LE MERCREDI 25 JUILLET 2 0 01 A 8 Le devoir ACTUALITES JOUER SUITE DE LA PAGE 1 mal à témoigner de ce qui se passe ici.Les Jeux sont très suivis chez nous, mais ils pourraient l’être encore pluf, de façon encore plus positive.» A la clé, évidemment, il y a les moyens financiers, dont on n’apprendra rien à personne en disant que l’Afrique en manque désespérément N’empêche.Ici, à Ottawa-HuD, la moitié des délégations sont africaines.Sans Afrique, pas de Francophonie, ou tellement peu qu’il ne vaut pas la peine d’en parler.«Nous sommes majoritaires, reprend mon collègue.Mais trop souvent, parce qu’ils représentent des pays pauvres, nos dirigeants hésitent à faire entendre leur voix.L’Afrique doit prendre sa place.Dans le mouvement olympique, par exemple, nous savons que ce sont l’argent et les gros noms qui mènent et que les chances de l'Afrique de s’imposer sont nulles.Mais au sein de la Francophonie, les possibilités sont réelles de faire les choses autrement.» Autrement?D’autres Jeux?Bon, ce n'est peut-être pas une question qui déchaîne l’opinion publique dans nos contrées par un 25 juillet mais elle a été posée dès le début ici avec cette histoire d’athlètes français d’élite qui auraient «snobé» les Jeux.Faut-il absolument que les meilleurs d’entre les meilleurs soient là pour que cela en vaille la peine?Les organisateurs ont planché là-dessus, et ils ont été blâmés d’avoir en partie échoué, avant de renvoyer la balle à leur tour dans le camp des absents.Ils ne sont juste pas allés jusqu’à faire remarquer, et il me fait plaisir de le faire pour eux, que les gens (et les médias, allez) qui dénoncent le gigantisme des Jeux olympiques et son commercialisme crasse sont souvent les premiers à réclamer des têtes d’affiche pour daigner s’intéresser à un événement Mais y aurait-il eu plus de monde dans les gradins déjà pleins du stade Terry-Fox si Marie-José Pérec ou Eunice Barber ou Hicham El-Guerrouj s’étaient pointés?Si les grosses grosses pointures avaient été des nôtres, on en aurait sûrement beurré quelques pages, mais après?«Si les grands noms venaient et qu’ils perdaient, reprend l’ami burkinabé, tout le monde passerait son temps à demander ce qui n ’est pas allé en oubliant les gagnants.Et s’ils gagnaient, probablement par une forte marge, ça prouverait quoi?Qu’ils sont les meilleurs au monde?Ôn le sait déjà.Ils ont des tonnes d'autres occasions de le prouver.» De toute manière, ne serait-ce qu’en athlétisme, qui demeure la raison d’être dé tout, les Jeux de la Francophonie n’ont pas les moyens de concurrencer les grandes rencontres internationales qui rétribuent de plus en plus grassement les athlètes de pointe.S’ils veulent survivre, ils devront donc définir bien clairement leur vocation, et la seule possible pourrait bien être de devenir des Jeux de la relève, entièrement réservés aux plus jeunes, à la fois laboratoire et vitrine pour les espoirs dont on reverrait trois ans plus tard quelques spécimens dans le grand cirque aux cinq anneaux (c’est de la poésie, car tout cela, bien sûr, c'est sans parler du volet culturel).Quant aux autres, ils repartiraient en ayant connu «cette occasion extraordinaire, qui ne se représentera peut-être jamais».Mais, vous demandez-vous par un 25 juillet où vous avez décidé, avec l’aide d’un peu d'air conditionné, de vous pencher sur les grandes interrogations de notre temps jusqu'à vous y cogner le nez, que resterait-il de jeux dont seraient exclus les rares noms qu'on connaît, contrairement au hockey où on connaît les joueurs du quatrième trio par cœur?Quitte à passer pour un grand sensible, je vais vous le dire, ce qu'il resterait.11 resterait ces boxeurs qui, après s’être tapochés à qui mieux mieux pendant dix minutes, se prennent mutuellement dans les bras et se soulèvent.11 resterait ces joueurs de foot qui traversent le terrain après 120 minutes d’effort pour aller applaudir les spectateurs et les remercier de leur enthousiasme.Il resterait ces nombreux entraîneurs de nombreux pays qui ont pris en charge des concurrents rivaux, venus sans accompagnement parce qu’incapables d’en assumer les coûts.Il resterait des jeux, comme dans jouer.?Les Jeux ont pris fin hier avec les cérémonies de clôture qu’on annonçait pas piquées des vers mais qui, au moment d’écrire ces lignes, étaient encore chose de l’avenir, comme disait Madame Minou.Un peu plus tôt, en point culminant d’un tournoi à l'arbitrage douteux mais passionnant tout du long, le Maroc avait vaincu la France 1-0, en finale de soccer.Encore un peu plus tôt, Nikolay Nikolov, le Bulgare de Côte-des-Neiges, avait donné au Canada-Québec sa seule médaille d’or en boxe en remportant un combat endiablé contre le Tchèque La-dislav Kutil, qu’on disait beaucoup plus fort que lui, et il n’en pouvait presque plus d’être aussi heureux.Et encore un peu plus tôt, les autorités avaient annoncé un premier cas de disqualification pour dopage, celui du boxeur égyptien Abdallah Bark, à l’éphédrine, mais elles ont dit qu’il n’y avait pas là malice, que ce produit lui avait été prescrit en toute bonne foi par son médecin, «un médecin de village au fond d’une province égyptienne».C'est fini.Prochain rendez-vous: Niamey, au Niger, du 7 au 17 décembre 2005.En attendant, si vous n'avez pas d’objection, je vais aller me faire sécher.EN BREF Service de police aboli (PC)— Les conseillers de Sept-îles ont décidé à l’unanimité hier soir d'abolir leur corps de poüce pour le remplacer par la Sûreté du Quebec.La cinquantaine de policiers municipaux deviendront des membres de la SQ à compter de décembre prochain.Le ministre de la Sécurité publique établissait lors de sa nouvelle carte de desserte policière que les villes de moins de 50 000 habitants devaient dorénavant faire affaire avec la SQ.Malgré des économies appréciables, le conseiller septi-lien Alain Lapierre reste prudent fasse à la disparition de la police municipale, estimant quil faudra voir comment les services à la population seront affectés.ürpr (hr Par Yvon Corbeil Pour réduire le nombre de pauvres, il suffit de mieux savoir les compter.La lutte contre la pauvreté passe par l'augmentation des subventions aux chercheurs.SMOG SUITE DE LA PAGE 1 pollution de l’air croit de façon constante chaque année.Et il croît exactement au même rythme que croît le nombre d’automobiles sur les routes.«La mode des gros 4X4 et des fourgonnettes qui consomment deux ou trois fois plus d’essence que les voitures ordinaires ne va rien arranger à l’affaire», note-t-il.Smog voyageur Le smog urbain est principalement composé de deux polluants: l’ozone et les particules fines.Ils trouvent tous deux leurs principales sources dans les rejets émis par les moteurs à combustion ainsi que par certaines usines.«Mais les industries ont fait beaucoup de progrès au cours des dernières années», dit Luc Lefebvre.Les facteurs météorologiques influencent de deux manières la constitution du smog.Résultat d'une réaction chimique, la création d’ozone est en effet accélérée par la chaleur et la lumière du soleil.Quant à la poussière fine — quatre fois plus petite, par exemple, que la poussière soulevée par un chantier de construction —, elle peut être rabattue au sol par une bonne pluie.Comparativement à d’autres villes, Montréal bénéficie d’une situation géographique qui l’avantage.Exposée aux vents de la vallée du Saint-Laurent, elle «exporte» habituellement une bonne partie de sa pollution vers les régions plus à l’est.Elle peut également se féliciter de s’être donné un système de transport en commun, notamment un métro, relativement bien développé et utilisé par les résidants.«Les Montréalais présentent un taux de motorisation inférieur à la moyenne américaine», note Louis Drouin, médecin responsable du programme de santé environnementale à la Direction de la santé publique de Montréal-Centre.Etalement urbain Mais pour l’essentiel, poursuit le spécialiste, la région métropolitaine continue de se développer dans une logique d’étalement urbain qui ne peut que favoriser l’émission d’une quantité croissante de polluants.«Il est question ces temps-ci de construire un nouveau pont entre Montréal et sa rive sud, déplore Louis Drouin, alors que c’est tout à fait dans l’autre direction qu 'il faudrait aller.» De plus, si Montréal peut se réjouir de voir le vent la débarrasser d’une partie de ses polluants atmosphériques, elle ne peut l’empêcher de lui apporter en contrepartie ceux des autres villes.Ainsi, on estime que jusqu’à 70 % de la pollution qui affecte la région montréalaise arrive, selon les vents dominants, de villes plus a l'ouest, comme Toronto, Windsor et Detroit, ou plus au sud, comme Boston et New York.Cela constitue, selon Louis Drouin, une autre raison de s’inquiéter des récentes annonces du président Bush en matière d'environnement, notamment en ce qui a trait à la construction de nouvelles centrales électriques au charbon.Dommages et avantages Les premières victimes du smog qui découle de toute cette pollution sont les personnes âgées et les enfants atteints de problèmes respiratoires.Il affecte également les personnes souffrant de problèmes cardiaques.Des études, réalisées au cours des dernières années à Montréal, ont révélé qu’un épisode de smog pouvait augmenter de 20 % l’achalandage des hôpitaux.Il accroîtrait également de 6 % le nombre de décès attribuables aux maladies respiratoires et de 2 % ceux dus à des problèmes cardiaques.En de telles circonstances, le principal moyen de prévention est de réduire le plus possible les activités physiques intenses et de se trouver un endroit bien ventilé, comme une maison climatisée ou les centres commerciaux, conseille le docteur Drouin.Les humains ne sont pas les seules victimes de cette forme de pollution.On a constaté qu’elle ralentissait le développement de la végétation et la rendait plus fragile.Elle affecte aussi les objets en accélérant la corrosion des métaux, en dégradant les plastiques et en écaUlant la peinture.Les épisodes de smog peuvent toutefois avoir un avantage, celui de dramatiser les enjeux environnementaux et de forcer une prise de conscience du public et des dirigeants politiques.«Il va falloir que les gens prennent conscience de l’impact de leur comportement sur leur vie et la vie de la planète, conclut louis Drouin.Ils devront aussi se faire entendre des gouvernants pour que l’on mette fin à une logique de développement urbain que tout le monde sait non soutenable à long terme.» TORONTO SUITE DE LA PAGE 1 Cependant, un front froid dans le nord de l’Ontario a permis de réduire le niveau de pollution dans six régions.Les villes ontariennes sont d'ailleurs les plus touchées par la quantité d’ozone au sol, selon des données recueillies en 1998.Kitchener, Toronto et Windsor figureraient en tète de liste.Toronto a connu hier son 14' jour de smog, sa pire performance depuis 1993, année où on a commencé à mesurer la qualité de l’air urbain.Avec des températures oscillant autour de 31 °C, les sans-abri étaient même invités à se réfugier dans des centrés de rafrai-chissement aménagés à plusieurs endroits de la ville.Le service de santé publique de Toronto estime que la pollution cause un millier de décès et 5500 hospitalisations chaque année.Les villes comprises dans le corridor Windsor-Québec sont d’ailleurs celles au pays où la qualité de l’air est la plus mauvaise.Si certaines émissions polluantes sont produites localement, les industries au sud de la frontière jouent un rôle majeur dans le phénomène du smog au Canada.Et les années passent mais ne se ressemblent pas nécessairement.«C’est très variable, et il suffit que les conditions soient réunies pour causer le smog, soit les températures élevées et des vents venant des Etats-Unis.L’été dernier, on a peut-être enregistré le plus bas niveau d'ozone depuis très longtemps, et l’année d’avant, le plus élevé.Et cette année, le niveau s'annonce très haut», a déclaré Tom Dann, du bureau d’Environnement Canada à Ottawa Cette vague de smog n’a pas épargné les Maritimes.Environnement Canada a émis deux avis de smog cette semaine pour le centre de la Nouvelle-Ecosse et le sud du Nouveau-Brunswick, et les résidants souffrant de troubles respiratoires ont été invités à rester chez eux.Les industries de la Nouvelle-Angleterre sont pointées pour expliquer ce phénomène.Un rapport sur la qualité de l’air publié par le gouvernement de l’Ontario en 1998 signale que les niveaux maximums d’ozone observés dans 19 grandes villes à travers le monde sur une période de neuf ans placent Toronto devant Montréal et Vancouver.En tête de ce palmarès peu enviable: Mexico, Los Angeles, Melbourne, New York, Chicago et Detroit.Jeanne Corriveau SUITE DE LA PAGE 1 Selon une étude menée par des chercheurs de l’UQAM en 1995, à peine 26 % des Montréalais gagnant 20 000 $ ou moins par année partent en vacances.Mais aussi, plus de la moitié des Québécois ne quittent pas leur domicile pour les vacances.Au Québec, il faut avoir cumulé un an de travail au service de la même entreprise pour avoir droit à deux semaines de vacances.En France, par exemple, les employés ont droit à cinq semaines de vacances après un an de service dans la même boîte.En Belgique, les travailleurs ont droit à un pécule de vacances payé par leur employeur et représentant entre 11 et 12 % de leur salaire.«Les vacances sont malheureusement vues, dans notre société, comme un privilège et non un droit», souligne Louis Jolin, professeur au département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM et également président de la section des Amériques du Bureau international du tourisme social.Pourtant, les vacances ont mille vertus.«Elles permettent aux gens de prendre une distance du quotidien, de voir les membres de leur propre famille et même leur propre vie de façon différente», soutient André Thibault, professeur au département de sciences du loisir et de la communication sociale de l’Université du Québec à Trois-Rivières.«C'est une approche très judéo-chrétienne de voir les vacances comme une récompense au lieu d'une dimension de la vie, renchérit-il.Mais à une époque où le VACANCES temps définit l’essentiel des choses, les vacances peuvent être perçues comme un luxe.Pourtant, les études et les recherches nous démontrent le contraire.» Cette année, le camp familial d’interaction famille a bien failli s’éteindre, faute de financement.C’est l’entêtement de Louise Vanier, directrice de l’organisme, qui a réussi à sauver le bateau.Le programme coûte 30 000 $ par année et permet à une cinquantaine de familles de passer une semaine dans un camp.Les parents ne déboursent que ce qu’ils paieraient pour se nourrir en ville.Interaction famille vit d’aide gouvernementale mais le financement du programme de camp familial est distinct.Chaque année, il faut donc sortir son crayon, remplir des demandes de subventions un peu partout et solliciter le grand public.«J’ai appelé des donateurs mais on m’a souvent répondu de façon blessante, indique Louise Vanier.On m’a dit: “Pourquoi je donnerais de l’argent pour des gens qui vivent de l’aide sociale?Ils sont toujours en vacances.” Ça m’a jetée par terre.» Ce n’est que grâce à une subvention in extremis de 12 000 $ de la Ville de Montréal que l’organisme a réussi à financer les vacances de cette année.Pendant une semaine, parents et enfants iront se dégourdir les jambes et l’esprit dans le nord de Montréal.Et pour montrer que ce n’est pas de la blague, Louise Vanier pose devant elle un lourd cartable qui contient la programmation du camp de l’an dernier.Les vacanciers ont du pain sur la planche.«On les emmène dans des décors inhabituels où ils feront face à de nouveaux défis, explique Mme Vanier.On veut créer une meilleure communication entre les parents et leurs enfants et créer un réseau de connaissances pour les parents.» Le camp est aussi un moment où parents et enfants sont témoins des réussites de l’autre, ajoute Bernadette, une bénévole de l’organisme.«Les gens vivant de l’aide sociale, les chômeurs et les retraités devraient tous avoir le droit de prendre des vacances, croit Louis Jolin.Ce n ’est pas le fait de ne pas travailler qui veut dire qu’on est en vacances.[.] Pour qu il y ait ressourcement, il faut du temps pour se laisser aller et décrocher » Et cela va autant pour les gens de toute origine sociale.«La matière première de notre société est la matière grise, et il en va de la santé mentale comme de l’intérêt économique de prendre des vacances», reprend André Thibault Pour lui, créativité et productivité riment avec période de répit «C’est aussi vrai pour ce qui est des liens familiaux, dit M.Thibault De plus en plus de familles vivent comme des colocs durant l’année parce que tous les membres ont un rythme de vie différent.Pour eux, les vacances signifient du temps pour se voir, se voir autrement.» Une cinquantaine de familles d’Hochelaga-Mai-sonneuve auront ce temps à leur disposition.Certains d’entre eux n’ont jamais dépassé les limites de Tile de Montréal et de son urbanité.Ils pourront toucher à un arbre et admirer les montagnes sur place au lieu de les voir à travers l’écran d’une télé.Ils découvriront autre chose.MANIC SUITE DE LA PAGE t 11 avait écrit une dramatique en collaboration avec Marcel Dubé et une pièce de théâtre avec Louis-Georges Carrier.Georges Dor se nommait véritablement Dore, un nom d’origine irlandaise, celui de son grand-père, dont il a écrit la biographie et dans laquelle il avait révélé que celui-ci avait eu deux épouses lui ayant donné dix enfants chacune.Fatigué de se faire appelé Doré, Georges Dore avait opté pour Dor.Le nom de Georges Dor a refait régulièrement surface et suscité des polémiques vigoureuses au cours des dernières années quand il a publié trois livres sur le piètre état de la langue française parlée au Québec.Anna braillé ène shot, en 1996, dénonçait le laxisme et la complaisance des enseignants.Il soutenait que l’apprentissage d’une langue parlée de qualité à l’école était susceptible d’amoindrir les inégalités sociales de base.«Nous parlons mal, nous bafouillons trop souvent, nous manquons surtout de vocabulaire.N'en faisons pas une tragédie, mais admettons-le, et plutôt que de faire des entourloupettes sociolinguistiques, apprenons à nos enfants à lire, à écrire et à parler la langue française.Avec nos particularités, bien sûr, mais française», avait-il commenté à cette occasion.fi récidivait à peu près dans la même veine avec Ta mé tu là?, en 1997, puis avec Les qui qui et les que que, ou le français torturé à la télé, paru en 1998.Georges Dor en a remis avec Chu ben comme chu, un recueil de 469 erreurs langagières entendues lors de l’écoute de bulletins de nouvelles télévisés.Son ami depuis 30 ans, Robert Contant, également de Longueuil.racontait hier que Georges Dor, qui demeurait en face d’une école primaire, parlait beaucoup avec les enfants et se désolait de ne pas être compris, par exemple, quand il demandait: quel âge as-tu?Il ne savait que trop qu’il aurait obtenu réponse à sa question s’il avait plutôt dit: «quel âge que t’as?» Malgré les attaques dont il était l’objet (certains le traitaient de puriste), il poursuivait sur sa lancée.H participait à des colloques, donnait des conférences.Un gros fumeur M.Contant a causé avec son ami Georges la veille de son entrée à Ihôpital pour l’ablation d’un poumon atteint du cancer.C’était le 8 juillet.Après l’opération, son ami a fait une hémorragie, ce qui l’a affaibli.Le médecin a ensuite diagnostiqué une pneumonie.Il en est mort Gros fumeur, Georges Dor n’avait appris que récemment qu’il était atteint d’un cancer.Sa sœur était morte de la même façon.Georges Dor laisse dans le deuil son épouse Marguerite Jacob et ses quatre enfants, ses fils René, Patrice et Emmanuel et sa fille Fabienne, épouse du comédien Marc labreche.Ses funérailles auront lieu samedi à 13h30 à l’église Saint-Georges-de-Lon-gueuil, à deux pas de sa résidence.SUITE DE LA PAGE 1 d’Ottawa face au protocole de Kyoto.Une arrestation et quelques heures réglementaires de garde à vue s’en étaient suivies.«20 juillet.12 heures: dîner avec le ministre de l’Aménagement du territoire, de l'Urbanisme et de l’Environnement de la Wallonie, Michel Forget.J'ai eu l'occasion d’accueillir M.Forget au Québec en juin.Nos rapports sont particulièrement agréables et je le pense sincèrement déjà empreint d'une belle complicité et d'un même désir d'efficacité.» Entre ces quelques anecdotes, pensées et commentaires sur les personnes qu’il rencontre ou qu’il évite — «ce soir, j'assisterai aux premières séances de négociation de niveau ministériel, faussant ainsi compagnie À l'ambassadeur du Canada, qui a prévu au même moment une activité sociale» —, André Bois-clair s'interroge, présente et explique également dans son journal le contenu des discussions et des positions des pays présents à Bonn pour s'accorder JOURNAL sur l'application du protocole de Kyoto.Ici, les «contradictions du gouvernement fédéral» le laissent perplexe: «Pourquoi s’achame-t-il à exiger des crédits pour la séquestration du carbone par les forêts alors que [ce moyen] ne représente que 15 % de l'effort de réduction nécessaire pour atteindre l'objectif du Canada?», écrivait-il le 20 juillet dernier.là, il espère «convaincre le fédéral de retirer ses exigences concernant le nucléaire, comme il l’a fait à la conférence de La Haye.».Le tout se termine par un convivial «Je vous salue et vous dis à demain», quand ce n’est pas par le récit de sa brève visite du château Shloss Dra-chenburg, «un endroit féerique, digne du film La Princesse Sissi et du conte Hansel et Grettel», où il a passé un «moment unique dans un restaurant tenu par des gens charmants qui m’ont réservé un accueil très touchant».Dans le discours politique ambiant, le style Bois-clair détonne.C'est le moins que l’on puisse dire.«C'est sa façon à lui de communiquer avec les gens», explique André Bzdera, directeur adjoint du cabinet du ministre.«Depuis qu’il est en politique, il a toujours eu le souci de la transparence afin d’aider la population à bien comprendre les enjeux d’une situation.Pour lui, cacher des choses, ce n 'est jamais payant.» Une transparence que les nouvelles technologies lui permettent aujourd'hui d’atteindre encore plus facilement Surtout explique un membre de son cabinet qui a préféré conserver l’anonymat depuis qu’il a fait l'acquisition, deux semaines avant son départ pour l’Allemagne, d’un nouvel ordinateur portable entièrement équipé pour naviguer dans Internet.«Avant, ses communications passaient toujours par le cabinet, raconte-t-il Désormais, avec son nouveau portable.il commence à réaliser qu'il peut faire beaucoup plus en imaginant de nouvelles façons de communiquer.Bonn a certainement été pour lui un terrain d'expérimentation en ce sens.» Line expérimentation que le ministre poursuivra peut-être à Prague, où il est actuellement en vacances, mais, cette fois-ci, dans le cercle restreint de ses amis.*
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.