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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2001-08-01, Collections de BAnQ.

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?w w w .1 e d e y o i r .c o m ?V II i , X C I X 1 7 U____ ___________L E M E U C R E Dl I ” A 0 0 T 2 00 1 87c + TAXKS-1$ E DEVOI ACTUALITÉS Un besoin criant de logements sociaux Page A 5 Les Expos cèdent Urbina aux Red Sox de Boston Page B 5 HORS-JEU Steffi va bien Jean Dion Le Devoir Il faut croire que les gens aiment Andre Agassi.Une cohorte de fans le suit partout On lui réserve de belles ovations.Mais hier, ils n’ont pas dû lui trouver grand-chose, au bel Andre, et ils ont même marmonné de temps à autre quand ça faisait pitié.Fraîchement sorti d’un championnat remporté dimanche au tournoi de Los Angeles, l’Américain mode au crâne rasé et à la bouclette d'oreille n’a fait qu’un tour de piste et a été prestement sorti du Masters de tennis du Canada au terme d’un match désastreux de 42 petites minutes où il s’est incliné 6-2, 64 devant le Croate Ivan Ljubicic, 73‘ joueur mondial et issu des qualifications.Après Marat Safin lundi, c’est donc une autre vedette — Agassi était troisième tête de série — qui tombe dès le premier tour, et il faudra vraisemblablement compter sur Gustavo Kuerten, qui jouait en soirée hier, et Patrick Rafter pour gâter la foule qui paie ses billets avec son argent durement gagné.Victime de cinq bris de service (dont un sur trois doubles fautes pour conclure le premier set), Agassi n’a jamais vraiment été dans le match.Ou plutôt, quand il y était, il s’arrangeait pour en sortir, laissant par exemple filer des avances de 3-1 et 4-2 dans la manche finale, multipliant les erreurs non provoquées, se chamaillant avec le filet, bref, se demandant peut-être un peu ce qu’il faisait là.«Ce n’était pas joli», a convenu le principal intéressé, qui a ajouté ne s’être jamais senti à l’aise.«Ce fut une journée difficile.Je n’avais pas de rythme.Jetais hésitant sur mes coups.Je me sentais mal dans tous les aspects de mon jeu.J’avais parfois l’impression que la balle était de la taille d’un pois, fai fait de mon mieux, mais j’en ai arraché tout du long.» Même le cordage de sa raquette, a-t-il laissé entendre, n’était pas au point.Mais il a tout _ de même trouvé le temps de rendre hommage à Ljubicic: «Je n'étais pas le meilleur joueur sur le terrain aujourd’hui, loin de là.Très loin de là.» Pour expliquer sa contre-performance, Agassi, arrivé de Californie au petit matin lundi et qui n’a donc VOIR PAGE A 8: STEFFI Le Club Med de la FrancoFête JACQUES GRENIER LE DEVOIR KTj** T LA FETE ANTILLAISE, le grand spectacle extérieur gratuit de la FrancoFête, ne donnait guère envie de célébrer la chanson française, hier soir.Le G.O.Luck Mervil et ses invités (dont lady Salsa) ont puisé dans le répertoire québécois le meilleur (Le petit bonheur, de Félix Leclerc) pour en faire le pire, et choisi le pire de ce même répertoire (Ixidy Marmelade, de Nanette Workman) pour en faire.le pire.Nos informations en page B 8.Israël condamné parses alliés Une attaque contre le Hamas fait huit morts, dont deux enfants AGENCE FRANCE-PRESSE, REUTERS ET ASSOCIATED PRESS Israël a revendiqué hier soir la frappe menée dans la journée contre des locaux du Hamas à Naplou-se, en Cisjordanie, qui a tué huit Palestiniens, dont deux enfants et deux dirigeants du mouvement intégriste Hamas.Cette attaque a suscité de vives réactions à travers le monde, Washington dénonçant avec virulence la politique d’Israël.Un policier palestinien et un membre du I )jihad islamique ont également été tués dans la bande de Gaza, ce qui porte à dix le nombre de personnes tuées hier.C’est le bilan le plus lourd en une journée depuis l’attentat contre une discothèque de Tel-Aviv, qui avait coûté la vie à 21 personnes il y a deux mois.En réaction à l’attaque israélienne à Naplouse, le Hamas a menacé pour la première fois de viser de VOIR PAGE A 8: ISRAËL CHRISTINNE MUSCHI REUTERS André Agassi trouvait la balle bien petite hier.ACTUALITÉS Une coalition demande au Canada d’interdire le blé transgénique ¦ À lire en page A 2 INDEX '«t Annonces .B6 Idées A7 00 U-J Bourse B 2 Le monde A5 w Avis publics B 4 Les sports B 5 d a Carrières .B4 .B1 Mots croisés B6 B 7 o Economie Télévision o Éditorial .A6 Météo B 6 V/l L’industrie agroalimentaire et les diététistes Déséquilibre budgétaire Une promiscuité qui menace la santé publique FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Trop, c’est trop.Les liens étroits qu’entretiennent les diététistes avec les grands groupes agroalimentaires commencent à déranger plusieurs de ces spécialistes en nutrition.Leur constat est cinglant: tributaires de la Fédération des producteurs de porc, des Producteurs laitiers du Canada, de l’Institut canadien du sucre ou encore des Kraft, Kellogg et autres Nestlé — la liste n’est pas exhaustive! — pour financer leur congrès, leurs activités de formation, voire leurs campagnes de sensibilisation, les diététistes ne seraient plus en mesure d’offrir une information rigoureuse et surtout objective au public.Pire, selon Julie Brière, une ex-diététiste, cette situation de conflit d’intérêts fait du même coup peser une «véritable menace sur la santé publique».Rien de moins.L’automne dernier, cette spécialiste en nutrition qui, au cours des dernières années, s’est bâti une réputation à travers ses multiples interventions sur l’alimentation à la télévision, dans les journaux et dans les magazines du Québec a décidé, après plusieurs prises de bec avec l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ), de jeter l’éponge en démissionnant de l’ordre.Motif?Le discours des membres de sa profession commençaif selon elle, à devenir sérieusement indigeste.Au cœur de cette remise en question: le manque d’objectivité et d’esprit critique de plusieurs de ses collègues dont les liens étroits avec l’industrie agroalimentaire sont aujourd’hui, esti-me-t-elle, «discutables sur le plan éthique».VOIR PAGE A 8: MENACE Le discours est désormais adapté • au goût des commanditaires Ottawa contredit les provinces MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Alors que les premiers ministres provinciaux se pré-parent à arriver en rangs dispersés à leur conférence annuelle aujourd’hui à Victoria, le gouvernement fédéral a repris l’offensive hier en s’en prenant non pas seulement à leurs demandes, mais aussi à leur principal argument en faveur d’un réinvestissement dans la santé et d’une modification de la formule de péréquation.«Ds gouvernements provinciaux prétendent qu’il existe un déséquilibre budgétaire vertical important et croissant au Canada et affirment qu’Ottawa détient les cordons de la bourse alors que les besoins se font sentir dans les provinces.Les faits prouvent le contraire», soutient un document d’information publié hier par le ministère fédéral des Finances.Ottawa avance que son excédent budgétaire est à peine supérieur à celui de l’ensemble des provinces, évitant de citer la situation de chacune.On ajoute que la hausse des transferts ]X)ur la santé et les baisses d’irn-pôt annoncées l’an dernier limitent la marge de manœuvre du fédéral, que les provinces ont des sources de revenus que le fédéral n’a pas, que les recettes provinciales sont plus importantes, que le taux de croissance des transferts fédéraux au cours des cinq prochaines années sera supérieur à celui des recettes fédérales.lœs provinces sont confrontées à la hausse des coûts de santé et d’éducation, mais le document note que le fardeau de la dette fédérale est plus lourd et que le second secteur de dépenses d’Ottawa, les prestations aux aînés, augmentera avec le vieillissement de la population.Le déséquilibre fiscal est au cœur de l’argumentation des provinces, et pas seulement au Québec où la commission Séguin étudie la question.C’est un sujet de discussions depuis des années aux conférences annuelles des premiers ministres.Un rapport sur le sujet doit d’ailleurs leur être remis cette semaine a Victoria.VOIR PAGE A 8: OTTAWA Paysages urbains septembre 2001 Tombée publicitaire le 31 août 2001 LE DEVOIR « w* I ») I 778313000665 LE DEVOIR ACTUALITES Petite tempête politique autour d’un prêt à l’UQAM KAKI N K FO K TI N LE DEVOIR Le propriétaire des terrains de l’îlot Overdale a demandé au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SP-CUM) de l'aider à évincer la quarantaine de jeunes qui «squattent» sa propriété depuis dimanche soir.Aviuit d’intervenir, les forces policières attendent toutefois la réponse des résidents illégaux à une proposition de relocalisation for-mulée par le maire Bourque hier après-midi.Au cours d’une réunion à huis clos, les autorités municipales ont signifié aux squatters qu’ils devraient quitter le bâtiment louis-Hippolyte-Lafontaine de la rue Overdale le plus rapidement possible, en raison des «mauvaises conditions de salubrité et de sécuri- té des lieux».Les inspecteurs du Service de prévention des incendies se disent en effet particulière ment préoccupés par l’état général du bâtiment, de même que par l’absence de sortie de secours.Pour le moment, seule une échelle de fortune permet d’accéder aux étages et à la terrasse aménagée sur le toit.En échange de la coopération des squatteurs, le maire Bourque s’est engagé à «reloger promptement ceux qui en auront besoin».Selon le communiqué transmis par la Ville, «le mandat a déjà été donné au Service de l'habitation de trouver un immeuble disponible où ils pourraient éventuellement former une coopérative».«Ce que nous offre le maire, c'est de jouer le jeu de la légalité — avec tous les délais que ça comporte.Il nous faudrait faire des demandes de subven- tion pour acheter et transformer un immeuble municipal vacant, explique l’une des porte-parole du groupe.Nous devons maintenant décider si nous quittons les lieux ou si nous résistons.» Peine maximale La décision, lourde de conséquences, devra néanmoins être prise rapidement Au SPCUM comme au cabinet du maire, on s’entend pour dire que les squatteurs disposent d’un «très court délai de réflexion».S’ils décident de rester, ils se rendront coupables de «voie de fait par intrus», un acte criminel passible d’une peine maximale de cinq ans de prison.«Les jeunes connaissent notre position, affirme le commandant Durocher, responsable des relations avec les médias au SPCUM.Nous espérons qu'ils quitteront les lieux pacifiquement, mais mus sommes prêts à intervenir si c’est nécessaire.» En début de soirée, près de 140 personnes — des sans-abri, des militants, des membres des organismes communautaires et même des enfants — étaient réunies pour délibérer dans la salle commune.La discussion s’annonçait houleuse.C’est que, pour beaucoup d’entre eux, l’occupation du bâtiment désaffecté constitue un geste concret pour lutter de façon durable contre la pauvreté et l’exclusion.Depuis dimanche, leur révolte souriante a suscité la sympathie des voisins, mais aussi celle de quelques citoyens venus de plus loin pour témoigner leur appui en donnant des meubles ou de la nourriture.De l’avis des résidents, c’est aussi grâce à eux si l’îlot Overdale «commence à ressembler à quelque chose».JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Un prêt accordé par une association étudiante de l’UQAM à une entreprise a réussi à créer une petite tempête politique.Des vices de procédure et des allures de conflit d'intérêts ont forcé l’annulation de cette avance de fonds, mais certains estiment que l’événement a entaché la crédibilité de l’association.Le 11 juillet dernier, le comité exécutif de l’Association générale des étudiants des secteurs des sciences humaines, arts, lettres, langues, communication, science politique et droit a voté en faveur d'un prêt de 4500,$ à être accordé au consortium L’Echo-Logique, un service de récupération de canettes auprès d’institutions et de commerces géré par des étudiants et des jeunes.Philippe Leclerc, responsable général sortant de l’association, qui présidait le comité exécutif, a dû s’abstenir quand est venu le temps de voter puisqu’il était employé de l’entreprise.En agissant ainsi, le comité exécutif a outrepassé ses compétences puisque les règlements de l’association stipulent qu’il ne peut effectuer des dépenses excédant 750 $.De plus, la transaction a été cautionnée par un seul signataire, Patricio Salgado, alors que deux sont habituellement requis.L’institution bancaire a tout de même autorisé la transaction.Instruite des événements, la Plénière inter-modulaire (PIM), qui réunit les représentants de tous les programmes, a émis une motion de blâme à l'endroit du PRESSE CANADIENNE Montréal — Le porte-parole du Mouvement Action Justice, Yves Manseau, n'a pas réussi à convaincre un comité de déontologie policière qu’il avait été arrêté et détenu illégalement par le sergent-détective Alain Richard du Service de police de la CUM lors du vol de nourriture effectué à l'hôtel Reine-Elizabeth en décembre 1997.«La détention de M.Manseau ne relevait pas d’un pouvoir arbitraire que s’était reconnu ou donné le sergent-détective Richard de le détenir comme bon lui semblait dans le seul but d’affirmer son autorité», écrit le comité exécutif pour la façon dont il a géré le dossier et une autre adressée à deux de ses membres (qui avaient signifié leur opposition à la décision du comité exécutif) pour ne pas avoir averti préalablement la PIM.L’entreprise en cause avait reçu un appui politique de l’association étudiante puisque sa vocation écologique concordait avec la philosophie de l’association, mais le directeur général de l'entreprise, constatant que l’affaire causait des vagues, a préféré faire annuler le prêt Quelques jours plus tard, il a remis un chèque afin de clore le chapitre.Philippe Leclerc reconnaît qu’il y a eu vice de procédure et que seul le comité finances et services avait le pouvoir d’accorder un tel prêt D s’agit selon lui d’une «campagne de salissage de bas niveau» visant à servir les intérêts politiques et personnels de quelques individus.Selon lui, les élections prévues pour l'automne expliquent les remous qu’a causés ce feux pas.Le jour du vote, Rachel Faucher, membre du comité exécutif, a exprimé sa dissidence, invoquant qu’il ne revenait pas au comité exécutif de prendre cette décision.«J'étais très mal à l’aise de me permettre de leur donner de l’argent même si on trouvait le projet très bon.Ce n’est pas mon argent que je gère, c’est celui de 12 000 étudiants et je ne peux pas me permettre de décider ce que je veux.» L'autre dissident au sein du comité exécutif, Philippe Boucher, estime que cet épisode a nui à la crédibilité du mouvement étudiant président du comité de déontologie M' Gilles Migneault dans une déci-son rendue publique hier.«Au contraire, poursuit-il, il appert plutôt de la preuve que l'intérêt public justifiait cette détention, d’abord en raison d’un risque élevé de récidive».«Elle se justifiait également par l’existence d’une opération commune visant l’arrestation de plusieurs autres personnes dont certaines n’avaient pas encore été arrêtées.Elle se justifiait finalement par cette volonté raisonnablement fondée de demander au tribunal l’imposition de conditions à la remise en liberté du détenu Manseau.» p nourri m m >m _ ET HW fN UM B müvil'ege EL Puebi Unido Le bâtiment Umis-Hippolyte-Lafontaine bourdonnait d’activités hier: quitter les lieux ou résister?JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le propriétaire demande l’expulsion des squatteurs La Ville propose d’aider les jeunes à se relocaliser Yves Manseau essuie un revers Sous les feux des projecteurs JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR En investissant la maison Louis-H.-Lafontaine, les squatteurs ont réussi à ramener sous les feux des projecteurs les problèmes de pénurie de logements pour les plus démunis, la rareté des logements, conjuguée au ralentissement dans la construction de nouvelles unités, a créé une crise qui s’est particulièrement fait sentir au début du mois de juillet.Dans deux semaines, les ministres provinciaux responsables du dossier de l’habitation rencontreront leur homologue fédéral à London, Ontario.la liste d’épicerie des ministres risque d’être fort longue et le logement social figurera vraisemblablement parmi les principaux sujets de conversation.En 1994, le gouvernement fédéral a coupé les crédits affectés aux logements sociaux, mettant du même coup un frein à la construction de HLM.Pour y remédier, Québec a pris la relève en lançant divers programmes pour favoriser la création d’unités d'habitation pour les moins bien nantis.Le dernier-né: Accès-Logis, qui permet à des organismes sans but lucratif de financer des projets d'habitation pour des familles à faible revenu.Depuis 1998, 2998 unités ont été réalisées grâce à Accès-Logis, mais c’est nettement insuffisant, estime Francine Dansereau, professeure à l’INRS-Urbanisation, culture et sir ciété.«Il y a un réel problème et je crois que les demandes d'organismes comme le Front d'action populaire en réaménagement urbain sont justifiées», estime-t-elle.François Saillant, du FRAPRU, clame depuis des années que, pour répondre à la demande, il faudrait 8000 nouvelles unités de logements pour l’ensemble de la province.Le fédéral espère compléter le transfert de son parc de logements sociaux aux provinces, prétextant qu'il répond ainsi à leur requête.Six provinces et trois tenitoires ont déjà signé des ententes à cet effet, mais le Québec refuse toujours d'accepter l'offre du fédéral.Parallèlement, le ministre fédéral Alfonso Gagliano a annoncé plus tôt cette année un investissement sur quatre ans de 680 millions de dollars pour la construction d’unités d’habitation à travers le pays.Il a toutefois précisé qu’il s’agissait de «logements abordables» destinés à des familles ayant des revenus variant entre 20 000 et 40 000 $.Et il exige que les provinces investissent un montant égal pour avoir droit à ces subventions.In ministre responsable de l'habitation, Ionise Ha-rel, estime que la proposition fédérale est inacceptable pour le Québec, qui a historiquement été traité avec iniquité par Ottawa dans le dossier du logement social.Pour Mme Dansereau, la solution à la crise du logement social doit venir du fédéral, qui ne doit pas se retirer complètement du dossier, selon elle.Des avantages fiscaux, suggè-re-t-elle.pourraient constituer des fonds plus importants pour résorber à long terme la pénurie de logements.De son côté, François Saillant estime que la réunion annuelle des ministres de l’Habitation constituera une occasion en or d'accentuer la pression, et ses militants entendent camper devant le lieu de la réunion pour rappeler aux ministres l'urgence de la situation.Tous deux estiment que les squatteurs ont réussi un coup d’éclat avec l'occupation de la maison Louis-H.-Lâfontaine, en attirant l'attention du public sur la crise du logement social.«L’occupation des squatteurs a été une bonne jbçon de tirer la sonnette d'alarme, même si on ne sait pas encore ce que ça va donner à plus long terme».conclut Mme Dansereau.Des fonctionnaires fédéraux dans la rue Is ° fam files Pour obtenir plus d'informations ou pour recevoir un formulaire de candidature : 1 800 463-2851 iso.familles@csf.gouv.qc.ca www.csf.gouv.qc.ca » 1 - 31 juillet et 1er août Deux derniers jours du solde des vêtements printemps-été 2tX)i Tous à 50% + 20% additionnel PRESSE CANADIENNE euelque 200 syndiqués fédéraux, membres de l'Alliance i fonction publique du Canada (AFPC), ont manifesté hier à Montréal devant des édifices fédéraux pour rappeler aux négociateurs du gouvernement qu'ils seront bientôt en position de faire la grève.Us ne veulent pas se contenter de l'augmentation offerte de 2 % par année pour les trois prochaines années.Us réclament plutôt de 4 à 5 % pour chaque année du contrat de travail, a indiqué le vice-président de l'AFPC pour le Quebec, Jérôme Turcq.A l'heure actuelle, 65 000 des 90 000 fonctionnaires fédéraux représentés par l'Alliance sont en position de faire la grève, les autres le seront à la mi-septembre.Vêtements d’enfants 0 à 18 ans et Vêtements de maternité à l’étage 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tél.: 274-2442 Olivieri librairie»bist ro Od CE Z ÜJ ' lu en uj ^ i/i 0 1 < 2: Od < Dd Cd LU Cû - UU ^ 1— — D- .h- O 7 Cd en CD O CJ l/l Z < O — O > N 5219, Côte-des-Neigés Métro Côte-des-Neiges Tél.: 51W39-3639 Fax : 514.739.3630 service@librairieolivieri.com J L E I) E V 0 I R .LE M E R ( H E 1> I I ' ‘ AO L T 2 O O 1 A 8 ÉTATS-UNIS Les représentants disent non au clonage humain AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — La Chambre des représentants américaine a approuvé hier soir, lors d'un vote aux importantes ramifications pour la communauté scientifique, un projet de loi criminalisant toute forme de clonage humain, y compris pour la recherche médicale.Ce vote représente une victoire pour le président George W.Bush, qui avait apporté son soutien à ce projet de loi, et un échec pour les scientifiques qui avaient défendu le clonage d'embryons humains à des fins thérapeutiques.Cette dernière technique consiste à pouvoir produire en série, grâce à des embryons clonés, des cellules souches dans lesquelles les chercheurs placent beaucoup d’espoir car elles pourraient un jour être utilisées pour des greffes ou des remplacements d’organes ou le traitement de maladies mortelles pour l’instant incurables.Le président Bush s’est déclaré «satisfait» du rejet du clonage humain.Selon lui, la loi contient «les mesures appropriées pour l’éthique, la science et le respect d'une culture qui privilégie les valeurs de la vie», a indiqué son porte-parole, An Fleischer.A l’issue de trois heures d’un intense débat, les parlementaires ont adopté par 265 voix contre 162 un projet de loi (Human Cloning Prohibition Act) qui prévoit de criminaliser toute tentative de créer un embryon humain par clonage, que ce soit à des fins reproductrices ou thérapeutiques.la peine qui y est attachée peut aller jusqu a dix ans d’emprisonnement et une amende d’au moins un million de dollars.Ce texte avait notamment été introduit par le représentant républicain de la Floride, David Weldon.La bataille au Congrès n’est pas pour autant terminée puisque le Sénat, contrôlé par les démocrates, ne s’est pas encore prononcé à ce sujet et pourrait faire obstacle à la Chambre.Les partisans du projet de loi, notamment des élus républicains adversaires de l’avortement, se sont opposés au clonage d’embryons humains car cela implique la production et la destruction d’embryons.«Si des scientifiques avaient l'autorisation de cloner des embryons, ces derniers pourraient éventuellement être vendus et commercialisés en masse», a déploré le républicain du Wisconsin, James Sensenbrenner.EN BREF Le goût du pouvoir (Le Devoir) — Le maire de Montréal, Pierre Bourque, a complété la liste des cinq candidats qui défendront ses couleurs dans le futur arrondissement de Saint-Léonard lors des élections municipales du 4 novembre.Vincenzo Arciresi, Halo Barone et Domenico Moschella viennent ainsi rejoindre Louise Blackburn-Underwood et Basilio Giordano.Les nouveaux venus sont tous trois conseillers municipaux de longue date et membres de l’équipe du maire, Frank Zampino, candidat-vedette de l’Union des citoyens de l’île de Montréal, que Gérald Tremblay s’est déjà engagé à faire président de son comité exécutif s’il devait être élu.Reconnaissant n’être toujours pas de grands fans de la fusion, les trois recrues de l’Equipe Bourque/Vision Montréal ont expliqué hier avoir choisi leur parti en fonction de ses chances de victoire et de la possibilité d'influencer la destinée de leurs concitoyens que cela leur offrira.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 03 Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les 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n" 0858.Contrat de vente 40012291 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.-* LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS ISRAËL Steffi SEITE DE LA PAGE 1 hauts dirigeants israéliens.C'était le premier appel public du Hamas à s’en prendre aux dirigeants politiques israéliens, notamment au premier ministre Ariel Sharon et à son ministre des .Affaires étrangères.la branche politique du Hamas définit la politique générale du mouvement mais laisse la liberté à la branche militaire de determiner où et quand mettre en application cette politique.Des manifestations de plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens ont eu lieu à Ramallah et dans la plupart des autres villes de Cisjordanie et de la bande de Gaza, se soldant le plus souvent par des affrontements entre manifestants et forces israéliennes.L’Autorite palestinienne a pour sa part décrété deux jours de deuil.Six Palestiniens, dont un nourrisson de 15 mois, ont été blessés en Cisjordanie par des tirs israéliens lors de ces manifestations de colère.Quatre Palestiniens ont été blessés par balles caoutchoutées près de Ramallah, à proximité de la ville d'El Bireh, en secteur autonome palestinien.I,es soldats ont tiré sur des Palestiniens qui avaient jeté des pierres dans leur direction.Une petite fille de 15 mois a été blessée au ventre par balles lors d'échange de tirs entre soldats israéliens et Palestiniens près de Naplouse.Un Palestinien de 72 ans a pour sa part été blessé par balles à Beit Sahour, près de Bethléem.Des échanges de feu entre soldats israéliens et Palestiniens ont également eu lieu hier soir entre le quartier de colonisation israélienne de Gilo et la localité de Beit Jala, près de Bethléem, en Cisjordanie, a-t-on indiqué de sources palestiniennes et israéliennes.Dans un communiqué, le cabinet du premier ministre israélien Ariel Sharon a rapporté que l’armée a bien mené ce raid (décrit par des témoins comme une attaque au missile) contre des militants du Hamas «qui ont commis des actes terroristes par le passé et en prévoyaient d’autres».Raanan Gissin, haut responsable israélien, a toutefois déclaré qu’Israël «déplorait vivement» la mort des deux enfants, sur laquelle une enquête a été ouverte.Il a cependant reproché au Hamas de les avoir laissé entrer dans ces quartiers dangereux.L’Autorité palestinienne appelle pour sa part le peuple palestinien «à serrer les rangs contre le terrorisme officiel israélien».Le président palestinien Yasser Arafat, en visite en Jordanie pour tenter d’obtenir le soutien d’Amman SUITE DE LA PAGE 1 Ira réplique d’Ottawa illustre sa détermination.Il est d’autant plus sûr de lui que les élections sont chose du passé et qu’il a en poche l'Accord sur la santé de septembre 2000 et celui sur la péréquation en vigueur jusqu’en 2004.Le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, et son collègue à la Santé, Allan Rock, se référaient encore hier à ces documents pour justifier leur refus de bouger.L’Accord sur la santé prévoyait un réinvestissement de 23,4 milliards sur cinq ans, dont 2,3 milliards pour les soins primaires, l’achat d’équipement et la technologie de l’information.«Cette entente a toujours été perçue comme un premier pas encourageant, pas la conclusion du dossier», rétorque Donne Flanagan, porte-parole du premier ministre manito-bain, Gary Doer, président sortant de la conférence.Ottawa profite toutefois de leurs divisions, en particulier autour du lien à faire entre le financement de la santé et les changements à apporter à la péréquation.Tout a éclaté au grand jour il y a deux semaines, quand le premier ministre ontarien, Mikç Harris, s’en est pris à Terre-Neuve et à la Nouvelle-Ecosse.Les provinces s’entendent pourtant sur plusieurs points.Elles souhaitent voir la portion fédérale du financement total de la santé revenir au niveau de 1994-95, soit 18 % au lieu de 14 %.Elles veulent aussi que le Transfert social canadien (TSC) pour la santé, l’aide sociale et l’éducation postsecondaire soit assorti d'une clause d’indexation.Reste à s’entendre sur la méthode et le montant exigé.Les scénarios varient.Mike Harris pousse avec vigueur pour une hausse de sept milliards par année d’ici 2005-06.D’ici là, il pense qu'Ottawa devrait payer la moitié de la hausse des coûts de santé.Le premier ministre de la Saskatchewan, Lome Cal-vert, refuse de se commettre sur un chiffre précis.En en me de la convocation d'un sommet de la ligue arabe, a une nouvelle fois appelé la communauté internationale à envoyer des observateurs étrangers dans les territoires.Le president américain George Bush s'est entretenu au téléphoné avec le roi Abdallah de Jordanie au sujet des frappes israéliennes et a appelé les deux parties à la retenue lors d’une conference de presse.Le roi a demande au président américain d’intervenir immédiatement «pour arrêter la détérioration [de la situation) dans les territoires palestiniens».Washington a qualifie cette attaque israélienne d’-aressny» et de «provocatrice», réaffirmant son «op-positiqn ferme à la politique d'attaques ciblées» menée par l’Etat hébreu, a indiqué le |x>rti^parole du département d’Etat.Des assassinats ciblés Irandres a également sévèrement critiqué le bombardement d’un bureau du Hamas.1 e ministre des Affaires étrangères, Ben Bradshaw, s’est dit «perturbé».«Im Grande-Bretagne ne peut pas accepter qu’ls-raël commette des assassinats ciblés contre des activistes palestiniens», a fait savoir Londres dans un communiqué.«Nous avons, avec nos collègues de l'Union européenne, clairement dit et répété que de tels assassinats sont une erreur et illégaux en vertu de la législation internationale.» En France, le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a fait savoir dans un communiqué que «des actions aussi provocatrices que celle perpétrer aujourd'hui [mardi] à Naplouse risquent de réduire à néant les efforts de coopération sécuritaire demandés par ailleurs avec le soutien de la communauté interna tionale tout entière».Dicdi, des hélicoptères israéliens avaient tiré des missiles sur un bâtiment du quartier général de la police palestinienne à Gaza, blessant sept policiers palestiniens.Israël a affirmé qu’une fabrique d'armes se trouvait dans les locaux.lundi matin, six Palestiniens, tous membres du Fatah d’Arafat, avaient été tués dans l’explosion d'un entrepôt de ferraille près de Djénine, en Cisjordanie.Au moins 508 Palestiniens, 130 Israéliens et 13 Arabes israéliens ont péri depuis le début du soulèvement palestinien contre l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, il y a dix mois.Ira cessez-le-feu conclu entre les deux parties, le 13 juin, sous l’égide du directeur de la CIA, George Tenet, est plus que jamais virtuel.entrevue au Devoir hier, il a dit préférer chercher un consensus afin de pouvoir exercer une vraie pression sur Ottawa.«Il est essentiel d’y arriver afin de pouvoir parler d'une seule voix [.) et rappeler au fédéral son rôle en matière de financement de la santé», dit-il.Mais il faudra résoudre la difficile question de la péréquation.Ira plupart des provinces font un lien entre ce dossier et le TSC.Le premier ministre terre neuvien, Roger Grimes, va toutefois plus loin.Il n’acceptera pas un consensus sur la santé sans obtenir la même chose sur la péréquation.Au bureau de son collègue néo-écossais John Hamm, on note qu’on ne peut répondre autrement aux besoins des petites provinces, surtout depuis que le TSC est versé aux provinces en fonction de la population.La péréquation est régie par une formule de calcul revue tous les cinq ans.Ottawa fait la moyenne des revenus par habitant de cinq provinces puis verse aux provinces qui ont des revenus par habitant inférieurs la différence.Les provinces atlantiques, avec l’appui des autres provinces, veulent que le calcul tienne compte des revenus des dix provinces et que le plafond actuellement imposé par le gouvernement fédéral soit levé.Cette entente est toutefois brouillée par un malentendu autour d’upe autre requête de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.Ottawa réduit leurs paiements de péréquation d’une somme équivalant à 70 % des revenus quelles tirent de leurs ressources gazières et pétrolières extracôtières.Les deux provinces voudraient qu’Ottawa leur retourne l’essentiel de cet argent pour faire décoller leur économie.Plusieurs provinces ont des réserves à ce sujet, mais Mike Harris a mis le feu aux poudres il y a deux semaines en comparant la demande des deux provinces à celle d’un assisté social qui aurait gagné à la loterie mais voudrait conserver ses prestations.Insulté, M.Grimes ne dérougit plus depuis, ce qui fait craindre à certains une conférence houleuse.SUITE DE LA PAGE I pu s'entrainer convenablement, a indiqué que les surfaces de jeu de 1 os Angeles et de Montréal sont très différentes, la balle rebondissant beaucoup plus haut aux Etats que |xu- chez nous, et que l’adaptation en un si bref laps de temps était ardue.«Ces/ pratiquement un autre sport», a-t-il dit tout en faisant [xu t de sa bien légitime frustration.Agassi repart donc de Montréal les mains vides mais sans doute le cœur plein de l’affection de son public.De la belle Steffi Graf aussi, sa fiancée et actuellement future maman.D'ailleurs, puisque vous voulez tout savoir, elle se porte comme un charme.« Steffi va bien.Merci de vous en infirmer», a déclaré .Agassi à un représentant de la presse libre qui sait qu'il n'y a pas que le sport d;ms la vie.Car c'est bien connu: il n’y a jxis que le sport dans la vie.et la plus belle des victoires ou la pire des défaites ne sont rien quand on est deux personnes qui regardent dans la même direction, ou quelque chose du genre.Quand un gars raconte qu’il joue mieux depuis quelque temps mais que «ça ne parait pas sur le ter rain», vous pouvez raisonnablement en déduire qu'il y a comme un petit problème quelque ixirt.Ira problème, c'est celui de Michael Chang, un joueur de tennis dont l’examen de la feuille de route vient nous rappeler avec un rare à-propos que le temps est un voleur qui s'enfuit avec la caisse et qu’on ne retrouve jamais.Encore amateur, Chang a remporté un premier match de Grand Chelem en 1987, à une douce époque où Ronald Reagan était président des Etats-Unis, où tout le monde connaissait par cœur les cinq éléments de l’Accord du lac Meech et oit le Canadien de Montréal participait aux séries.Pour vous dire que ce n’est pas hier.Deux ans plus tard, il gagnait Roland-Garros, la seule victoire en Grand Chelem de toute sa carrière, remportée à l’âge record de dix-sept ans et trois mois.Pour y arriver, il avait d’abord vaincu Ivan Lendl, puis Stefan Kdberg en finale, ce qui ne rajeunit personne non plus.Un peu plus et je vous parlerais de Bjorn Borg.Aujourd’hui, Chang n'a que 29 ans, mais en âge de tennis, c'est déjà pas mal vieux.A ces Internationaux du Canada, il est le cinq ou sixième doyen et, en matière d’années d’expérience au sein du circuit professionnel, seul Agassi le devance.Aussi, quand il se fait relativement ramasser et éliminer dès le premier tour, comme ce fut le cas hier matin, une défaite de 6-2, 6-3 contre l'Espagnol Alberto Martin, 42' joueur mondial, la question est tentante: serais-tu par hasard rendu au bout de ton rouleau, mon bon Michael?C'est là qu'il répond qu'effectivement les temps sont durs et qu'il n’y en aura pas de facile mais qu’il considère qu’il joue mieux depuis quelques semaines bien que cela ne paraisse pas sur le terrain, là où ya se joue comme chacun sait.«J’ai connu une année assez misérable», dit Chang, qui a glissé au 63' rang au classement ATP.«Mais mes attentes sont toujours élevées.Je sens que j’ai toujours la capacité de revenir au niveau où j’aimerais être.Plusieurs des matchs que j’ai perdus récemment étaient vraiment très, très serrés.Je ne parle pas de revenir dans les dix premiers au monde mais de jouer à un niveau qui me permettrait de reprendre ma confiance et de retrouver mon élan.En ce moment, je suis déçu, mais je reste optimiste.» Mais la fin est-elle proche?«Quand je serai rendu au jour où je n’aurai plus le goût de travailler fort, où je.n’aurai plus le goût de m’exercer, où je n’aurai plus le goût de jouer en compétition, je me dirai que j'en ai assez et que j’ai accompli ce que je voulais accomplir.Mais je n ’en suis pas encore là.Tous les athlètes professionnels veulent terminer leur carrière sur une bonne note, et c’est ce que j'espère pour moi-même.» En tout cas, après sa retraite1, Chang pourrait avoir une belle seconde carrière dans le merveilleux monde du sporL II a tâté du golf pour la première fois en décembre dernier et, déjà, il joue dans les 80.Moi aussi, remarquez.Mais sur un neuf-trous.Par Yvon Corbeil Carpe, dicm L’art de la litote, que l'on appelle aujourd'hui «rectitude politique», veut qu’en disant le moins, on pense le plus.Ainsi le «non-voyant» y voit-il encore moins que l’aveugle.OTTAWA MENACE SUITE DE LA PAGE 1 «L’impact des fabricants de produits alimentaires sur la profession est désormais très fort, affirme Mme Brière.Conséquence: en privé, les diététistes peuvent encore conseiller leurs clients intelligemment en leur indiquant les bons choix d’aliments à faire pour leur santé.Mais en public ou lors de conférences, comme les producteurs d'œufs, de porc, de lait ou certaines autres entreprises de produits alimentaires transformés — pas toujours très sains, d’ailleurs — financent certaines de leurs activités, ils sont obligés d’adapter leur discours en fonction des commanditaires.Im plupart l’acceptent sans broncher.D’autres, par contre, comme moi, décident de ne pas jouer le jeu.mais se retrouvent très vite montrés du doigt par leurs pairs.» Ces associations entre industriels et spécialistes de la nutrition sont nombreuses, et leurs effets sur les propos désormais tenus par les diététistes sur l’alimentation sont facilement perceptibles, selon elle.«Depuis que l'Institut canadien du sucre, dont les visées commerciales sont sans équivoque, a décidé de financer certaines de nos activités, par exemple, raconte Julie Brière, le ton des diététistes par rapport au sucre a beaucoup changé.» En effet pendant longtemps considéré comme un aliment à proscrire ou du moins à consommer avec beaucoup de modération, le sucre aurait aujourd’hui perdu, selon un grand nombre de diététistes, son côté néfaste.«Une boisson gazeuse, de la crème glacée ou des céréales trop sucrées prises sur une base régulière, à les croire, ce n'est plus vraiment grave.Mais c'est faux.Institut canadien du sucre ou pas, le sucre doit toujours être consommé avec autant de modération qu’avant.» Autre diététiste en colère, autre reproche: «Au-jourdhui, on parie des valeurs nutritives du porc avec, en arrière, la Fédération des producteurs de porc, des bienfaits du lait dans le cadre d’une campagne d’information commanditée par les Producteurs laitiers du Canada ou la Fédération des producteurs de lait du Québec, du cholestérol avec la participation financière de l’Office canadien de commercialisation des œufs et des producteurs d’œufs du Québec ou encore des céréales avec, près de nous, des entreprises comme Kellogg ou les Céréales Post», explique cette diététiste qui préfère conserver l’anonymat pour «éviter les représailles de l’OPDQ».«Dans ce contexte, comment voulez-vous offrir de Iinformation objective au public!'» Cet écueil, l’Association des diététistes au Québec (ADAQ) n’a pas pu l'éviter au début du mois de février dernier.A cette occasion, de passage à l'émission culinaire de Daniel Pinard, Les Pieds dans les plats, le docteur Marc-André Lavoie avait osé remettre en question la consommation de lait chez les adultes, affirmant, entre autres, qu'«il n’est pas naturel pour les humains de boire le lait d’un autre mammifère après le sevrage».Un point de vue comme un autre, qui a toutefois, on s’en doute, été très mal reçu par les producteurs de lait.Par le biais de son site Internet, Î’ADAQ s’est donc empressée de répliquer aux allégations du médecin en reproduisant les données fournies par la Fédération des producteurs de lait du Québec quant aux bienfaits du lait pour la santé.Hasard ou coincidence, en accédant au site de l’ADAQ, l’internaute découvre également que Parmalat, un grand fabricant de produits laitiers au Québec, est l’un des principaux commanditaires de l’association! Un semblant de conflit d'intérêts?Pas pour Hélène Tremblay, présidente de l’ADAQ.«Nous sommes neutres sur ces questions et nmts l’avons toujours été, explique-t-elle Les diététistes ne semt pas là pour vendre un produit plutôt qu'un autre.De toute façon, les montants de ces commandites ne sont pas mirobolants.» Un avis loin d’être partagé par Marie Béïque, nutritionniste depuis une trentaine d’années dans la région de Québec: «Ces relations avec l'industrie font désormais de nous des outils de propagande pour l’Institut canadien du sucre, Kellogg, Nestlé, General Foods et consorts.C’est déplorable.» «Décourageant, même, renchérit Julie Brière.L’absence d’esprit critique des diététistes tend aujourd’hui a faire perdre à la population tout ce qu’elle a gagné en principes d’hygiène et de santé au cours des dernières années.Lorsqu’on présente les céréales Froot Ixtops, réputées pour leurs couleurs et leur riche teneur en sucre, comme un produit “recommandé par les diététistes”, il y a un sérieux problème!» Cette remise en question de la profession, Irauise Iramoureux, présidente de l’OPDQ, ne la comprend pas.«Il faut faire la différence entre la recherche de financement pour réaliser des activités et la pratique professionnelle, dit-elle.Nous avons un code de déontologie, une formation scientifique, et on se fie avant tout aux études scientifiques réalisées dans le domaine de la nutrition avant de se prononcer sur tel ou tel sujet.» Des études scientifiques pas toujours indépendantes, se souvient Julie Brière.«On croule sous la documentation provenant de l’industrie.Quand l'Institut canadien du sucre nous présente des études sur le sucre, elles sont toutes positives.Iss recherches ayant donné des résultats négatifs ou plus nuancés sont occultées, bien évidemment.Même chose pour les organismes génétiquement modifiés: les programmes de formation sur ce sujet offerts aux diététistes sont bien souvent orchestrés par les fabricants de ces produits ou des gens proches d’eux.Peut-on bien informer le public quand on n’a qu’un seul côté de la médaille?» Ira question est posée. L E I) E V 0 I K .I.E M E R C R E D ! I ‘ * AOUT 2001 B 5 LE DEVOIR LES SPORTS B A E B A L L Masters de tennis Urbina passe aux Red Sox MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Il avait les bras au ciel et affichait un large sourire quand il a rencontré ses coéquipiers hispanophones dans le lobby de l’hôtel.Pour lui, on aurait dit une libération, une délivrance.Ugueth Urbina venait d’apprendre qu’il avait été échangé aux Red Sox de Boston en retour de deux lanceurs, le Japonais Tomo Ohka et Rich Rundles.L’échange a été complété tout juste avant l’heure de tombée des transferts dans les ligues majeures.FA le directeur général Jim Beattie nous a assurés qu'il ne s’agit pas d’une vente de feu, que les Expos ont même versé de l’argent aux Red Sox dans cette transaction.Beattie n’a pas voulu confirmer la rumeur, mais on croit que les Expos verseront environ un million $US aux Red Sox.Quelques heures auparavant, les Expos avaient échangé le «mauvais garnement» Milton Bradley aux Indians de Cleveland en retour d’un autre lanceur, Zach Day.Urbina était le releveur numéro un des Expos depuis 1997.Il était convoité par plusieurs équipes impliquées dang des courses au championnat.A la mi-juin, les Expos avaient tenté de l’échanger aux Yankees de New York.Mais ces derniers s’étaient ravisés après qu’Urbina eut été examiné par les médecins de l’équipe.Il st' retrouve donc dans l’uniforme de l’équipe qui lutte contre les Yankees pour le premier rang de la section est de la ligue américaine.L’an dernier, Urbina n’a pris part qu’à 13 matchs après avoir été choisi releveur numéro un de la ligue nationale la saison précédente.Mais les Expos l’ont beaucoup utilisé au cours des dernières semaines et il devenait bien évident qu’il avait recouvré tous ses moyens.Urbina, qui touche 4,2 millions de dollars cette saison, sera admissible à l’arbitrage salarial la saison prochaine.«Non, ce n’est pas une vente de feu, a dit Beattie.Il y a au moins six équipes qui tentaient sérieusement d'obtenir les services d'Urbina.Nous avons obtenu ce que nous voulions dans l'échange.En évaluant notre personnel, il était bien évident que nous avions besoin de partants.Ohka pourra nous aider dés maintenant.S'il est en forme en arrivant ici, c’est lui qui commencera le match de samedi à Houston.Pour ce qui est de Rundles, il est un très grand joueur d’avenir.Nous avons insisté jusqu’au dernier moment pour obtenir ses services.C’est comme si nous avions obtenu un premier choix au repêchage.Tous les dé-pisteurs n’en disent que du bien.» Ixîs Expos s’ennuieront certes d’Urbina, un lanceur dominant quand il est en santé.Cette saison, il présentait un dossier de 2-1 avec 15 sauvetages.En carrière, il a 125 sauvetages dans l’uniforme des Expos.Il avait fait ses débuts avec les Expos en 1995 et était devenu le releveur numéro un de l’équipe en 1997.Urbina, qui ne parlait plus depuis longtemps aux gens des médias montréalais, était cependant bien apprécié de ses coéquipiers.Il a d’ailleurs passé beaucoup de temps dans le vestiaire hier, même s’il n’avait pas à y être.«Il va nous manquer, mais sa carrière pourrait prendre un nouveau tournant», a par exemple dit Jose Vidro.Pour ce qui est de Bradley, qui avait déjà été suspendu par l’équipe et la ligue Eastern quand il était dans la classe AA, les Expos sont conscients qu’ils perdent un jeune joueur talentueux.Ohka, qui a une fiche en carrière de 6-13 dans les ligues majeures, a fait la navette entre Pawtucket et Boston.L’an dernier, il avait lancé un match parfait dans la classe AAA.Rundles, un gaucher, présentait une fiche de 7-6 avec une moyenne de 2,43 en 19 départ avec Augusta dans la ligue South Atlantic.Quant à Day, il a obtenu un seul départ dans la classe AAA à Buftàlo cette saison.Il a remporté ce match après avoir présenté une fiche de 9-10 et une moyenne de 3,10 à Akron dans la Ligue Eastern.Congrès de l’IAAF L’athlétisme pour un nouveau départ EMMANUEL PIONNIER AGENCE FRANCE-PRESSE Le passage à un seul faux départ par course et la réduction du nombre d’essais sont les mesures les plus spectaculaires qui vont être discutées, voire entérinées par la Fédération internationale d’athlétisme (1AAF), dont le congrès se réunit aujourd'hui et demain à Edmonton.Pour les courses de 100 à 400 m, le Conseil de l’IAAF, réuni lundi à Edmonton, a décidé de proposer au Congrès d'autoriser un seul faux départ par course, le second étant éliminatoire, quel que soit l'athlète qui le commet.Selon le règlement en cours, un même coureur doit provoquer deux faux départs pour être éliminé de la course.Autre sujet d’importance: la réélection de Lamine Diack à la tête de l’I AA F.Président intérimaire depuis le décès de l'Italien Primo Nebiolo en novembre 1999, le Sénégalais, seul candidat, va obtenir un premier mandat de deux ans à la tête de l’institution.le Congrès doit également élire son premier vice-président, poste actuellement occupé par le Suédois Arne ljungqvist et un 27' membre pour son conseil, réduit à vingt-six depuis vingt mois.Proposées essentiellement pour répondre aux exigences des télévisions, à la recherche de programmes de plus en plus formatés, les modifications des joueur règles de l’IAAF ont fait l’unanimité contre elles parmi les athlètes, dont l'Américaine Marion Jones et la majorité des dirigeants, notamment américains et français.Pas de changement pour les sauts verticaux Pour les sauts longitudinaux (longueur et triple saut), le Conseil a proposé le passage à quatre essais pour les réunions du Grand Prix.Cela ne concernerait que les réunions d'un jour et non les Jeux olympiques, les Championnats du monde et la Coupe du monde.En revanche, aucun changement n'a été proposé pour les sauts verticaux pour lesquels, en mars dernier, il avait été évoqué la possibilité de réduire le nombre de tentatives au saut en hauteur et la dimension des taquets à la perche.De nombreuses pétitions ont déjà circulé dans les vestiaires et sur les pistes d'entrainement pour demander aux dirigeants de l'IAAF de ne pas changer la véri-tabje nature de ce sport.A l’ordre du jour de ce Congrès sont également prévues des discussions sur l'avenir du marchandisage de l'institution après la faillite de la société ISL et des modifications concernant la lutte antidopage.Pour être entérinées, toutes ces modifications ont besoin de recueillir la majorité des 210 voix.Le meilleur 178e au monde Agenor a donné des sueurs froides à Kuerten, le favori du tournoi VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Houlala! Guga! Gustavo Kuerten a bien failli passer à la moulinette hier soir au Masters de tennis de Montréal.Il l’a finalement emporté en trois sets affreusement serrés de 4-6, 64 et 6-3 contre le Haïtien Ronald Agenor.Avec un score pareil, on aurait cru à un duel entre les deux meilleurs joueurs de tennis du circuit.Vrai pour Kuerten, rqais Ronald Jean-Martin Agenor est 178' au monde.A 36 ans, il est le joueur le plus âgé du circuit Pour retracer la dernière fois où il a remporté un tournoi majeur, il faut fouiller très loin dans le guide des médias de l’ATP C’était en 1991.Cette année-là, il avait gagné à Genève et Berlin.Depuis, que dalle.Cela fait suc ans qu’il n’a pas passé sous la barre des 100 premiers au classement ATF Six ans qu’il doit se soumettre aux rondes de qualifications avant de participer à un tournoi.Suc ans également qu’il n’avait pas joué contre un joueur faisant partie du top 10.Mais hier soir, Aganor avait de petites ailes sur ses espadrilles.Durant les deux premiers sets, il était partout où Kuerten envoyait la balle, forçant le favori du tournoi à brusquer ses gestes et à précipiter ses coups.Aganor a d’ailleurs remporté le premier set sur une double faute de Kuerten.Encouragé par la foule, le Brésilien a connu une deuxième manche plus fructueuse, mais tout aussi laborieuse.Non seulement son premier service ne fonctionnait pas, mais Guga a également été frustré à quelques reprises par des décisions serrées le long des lignes.Il n’était pas très content le frisé.Aganor menait 2-1 au troisième set lorsque le service de Kuerten s’est dégelé.Guga a empilé les aces (huit lors de la dernière manche) et ses retours ont commencé à avoir du mordant.Il a finalement gagné le set 6-3 et s’est même permis quelques bouffonne- ries lorsqu’on lui a demandé de participer à un jeu avec le public à la fin du match.«C’est parfois difficile de se motiver pour son premier match», a expliqué Gustavo Kuerten.«Ça m’a pris un certain temps à m’habituer à la surface et aux balles.Puis, j’ai commencé à mieux servir.[.] R faut que nous, les joueurs, on soit capables de s’adapter.Je n’ai pas eu beaucoup de temps [de pratique] pour le faire.Mais un match comme ça, c’est parfois ce que ça prend pour trouver ton rythme.» L’an dernier, Kuerten avait perdu lors de la deuxième ronde des Internationaux du Canada à Toronto contre Sébastien Lareau.Il en aurait fallu de peu pour qu’Aganor l’élimine au premier tour.«J’ai perdu, mais je suis heureux car j’ai donné le meilleur de moi-même et j’ai montré que je suis encore capable de jouer au tennis», a confié Ronald Aganor à la presse.Heureux aussi d’avoir joué devant un public «de connaisseurs».Il a d’ailleurs confié qu’il n’était pas du tout nerveux avant le match.A le voir sillonner le court, on le croit sur parole.Aganor estime avoir perdu le match lorsqu’il a laissé filé une avance de 2-0 au début du deuxième set «R y a quelques coups que j’aurais pu faire mieux, mais il [Kuerten] n’est pas le meilleur joueur au monde pour rien.» Reste que ce match lui a redonné l’espoir de repasser le cap des 100 meilleurs au monde.«Je vous revois dans deux ans, j’aurai 38 ans», a lancé Aganor à la fin de la rencontre de presse.Le joueur est ensuite sorti à l'extérieur pour rencontrer ses fans qui, fous de joie, l’on accueilli en chantant et en criant.Comme s’il avait gagné un tournoi du Grand chelem.?Pas de bol pour Sébastien Lareau qui s’est incliné hier soir en deux sets rapides de 6-1 et 6-2 devant Wayne Black, 141e joueur au monde.Jamais le Québécois n’a été dans le match.Lareau était le dernier Canadien en lice au tableau principal.Niemeyer s’incline VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Même s’il a très bien joué, le Québécois Frédéric Niemeyer n'a pas réussi à gagner son match de première ronde hier après-midi au Stade du Mau-rier.Sous un soleil de plomb, le 261e joueur au monde s’est incliné 3-6, 6-2 et 1-6 devant le Bulgare Max Mirnyi, classé SI".Comme Andre Agassi disputait son match au même moment, à peine une poignée d’amateurs était venue encourager Niemeyer.Pourtant, la scène était beaucoup plus belle que sur le court central.Deux gros serveurs.Deux joueurs de puissance qui bougent beaucoup sur le terrain.Le Québécois de 25 ans a entrepris le match en remportant ses deux premiers services pour prendre les devants 2-1.Mirnyi n’a pas bronché et a continué à servir avec la régularité d’une horloge pour se sauver avec le set par la marque de 6-3.«Il servait tellement bien que je ne voyais pas la balle», a expliqué Niemeyer à l’issue de la rencontre.Niemeyer a été impeccable au deuxième set.Il a entamé la manche en brisant le service de son adversaire.11 s’agissait d’une première en quatre affrontements contre le Bulgare, chose qu'il a répétée durant le seL Son service a fait le reste et il a gagné le set 6-2.«J’ai mis beaucoup de pression sur ses deuxièmes services», a précisé Frédéric Niemeyer.Le Québécois précise n'avoir songé à la victoire à aucun moment.«J'y allais point par point, jeu par jeu.Même si j’ai gagné le deuxième set assez facilement, je savais que le troisième set était le début d’une nouvelle partie.» En effet, c’est un Mirnyi plus concentré et se contentant de placer la balle en jeu qui est revenu pour clore le match.Il a débuté la manche en gagnant deux fois son service et en brisant celui de Niemeyer.A 4-1, le Bulgare a enfoncé le dernier clou et de nouveau brisé le service de son adversaire.Le reste n’était plus qu'un jeu d’enfant.Comme Simon Larose, Frédéric Niemeyer est sorti de ce match avec le sourire.«Je sais que je peux jouer contre les meilleurs joueurs.Je suis très près de pouvoir les battre.» Ne manquent que quelques grosses victoires pour lui donner confiance (et le faire grimper au classement).?Passer ses journées sur les courts adjacents au Stade du Maurier est probablement ce qu'il y a de mieux à faire pour les amateurs de tennis.Plusieurs jeunes joueurs y font leurs premières armes.Plusieurs futures vedettes.Hier matin.l’Allemand Tommy Haas (24e joueur au monde) et l'Espagnol Alex Calatrava (66e) ont donné un très bon spectacle sur le court n“ 1.Un match rapide et serré qui s'est décidé en deux sets j |T 111 ^ 7; LIGUE NATIONALE Section Est G p Moy Difl Atlanta 60 45 .571 — Philadelphie 57 48 543 3 Floride 52 52 .500 71/2 New York 49 57 462 1115 Montréal ?5 61 424 151/2 Section Centrale G P Moy.Diff Chicago 61 43 566 — Houston 57 48 .543 41/2 St.Louis 52 51 .505 81/2 Milwaukee 45 58 .437 151/2 Cincinnati 41 63 .394 20 Pittsburgh 41 63 394 20 Section Ouest G p Moy.Dili Los Angeles 61 45 .576 — Arizona 59 46 562 1 1/2 San Francisco 57 49 538 4 San Diego 51 54 .486 91/2 Colorado 44 61 .419 161/2 Hier REUTERS Frédéric Niemeyer est plus confiant que jamais de se rapprocher des grosses pointures.de 64 et 6-3 pour Haas, un joueur de 23 ans.En après-midi, le Belge Xavier Malisse a eu beau lancer sa raquette sur le sol ou contre la clôture, il a perdu son match contre le Roumain Andrei Pavel, 6-7 (5), 6-2 et 3-6.Deux heures de tennis de haut niveau.Et des estrades qui font en sorte que les amateurs sont collés sur les athlètes.Malisse a éprouvé de sérieuses difficultés avec son service tout au long de la partie, et Pave! a profité de cette faille pour déstabiliser son adversaire.Il a bien servi et a très bien joué au filet Comme cela lui était arrivé au premier set Xavier Malisse a été perturbé par ses erreurs au troisième set A 3-3, il a djsputé un bon jeu, mais ce ne devait pas être assez.A 4-3, il a perdu son service.Puis, il a laissé tomber la manche et le match.Dommage.Un peu auparavant, son partenaire d'entraînement Jan-Micheal Gambill, jouait un court à côté.L’Américain, 21e joueur au monde, a remporté son match en deux sets de 6-1 et 64 contre le Néerlandais Sjeng Schalken, classé 29e.Gambill, 16e favori du tournoi, est un joueur à surveiller.Floride à Milwaukee N.Y.Mets à Houston Atlanta à St.Louis Philadelphie au Colorado Montréal en Arizona Chicago Cubs à San Diego Cincinnati à Los Angeles Pittsburgh à San Francisco Aujourd’hui Floride à Milwaukee, 20h05 N.Y.Mets à Houston, 20h05 Atlanta à St.Louis, 20h10 Philadelphie au Colorado, 21h05 Montréal en Arizona, 22h05 Chicago Cubs à San Diego, 22h05 Cincinnati à Los Angeles, 22h10 Pittsburgh à San Francisco, 22h15 Demain Floride à Milwaukee, 14h05 Philadelphie au Colorado, 15h05 Pittsburgh à San Francisco, 15h35 Montréal en Arizona.16h35 Chicago Cubs à San Diego, 17h05 N.Y.Mets à Houston, 20h05 Atlanta à St.Louis, 20h10 Cincinnati à Los Angeles, 22h10 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dift New York 64 41 .609 — Boston 60 44 .577 31/2 Toronto 48 58 .453 161/2 Baltimore 44 61 .419 20 Tampa Bay 34 71 .324 30 Section Centrale Cleveland 60 44 .577 — Minnesota 60 45 .571 1/2 Chicago 51 52 .495 81/2 Detroit 45 58 .437 1415 Kansas City 41 64 .391 1915 Section Ouest Seattle 76 29 .724 — Oakland 56 49 .533 20 Anaheim 53 52 .505 23 Texas 46 58 .442 2915 Hier Seattle à Detroit Oakland à Cleveland Minnesota à Toronto Tampa Bay à Baltimore Texas à N.Y.Yankees Anaheim à Boston Kansas City à Chicago White Sox Aujourd'hui Seattle à Detroit, 19h05 Oakland à Cleveland, 19h05 Minnesota à Toronto, 19h05 Tampa Bay à Baltimore, 19h05 Texas à N.Y.Yankees, 19h05 Anaheim à Boston, 19h05 Kansas City à Chicago White Sox, 20h05 Demain Minnesota à Toronto, 12h35 Texas à N.Y.Yankees, 13h05 Tampa Bay à Baltimore, 15h05 Anaheim à Boston, 19h05 Seattle à Detroit, 19h05 Oakland à Cleveland, 19h05 Kansas City à Chicago White Sox, 20h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS Montréal 4 0 0 0 130 57 8 Hamilton 3 1 0 0 102 72 6 Winnipeg 2 2 0 0 131 97 4 Toronto 1 3 Section 0 0 Ouest 87 105 2 Edmonton 2 1 0 1 80 103 5 Saskatchewan 2 2 0 0 77 98 4 C.-B 1 3 0 0 69 94 2 Calgary 1 3 0 0 85 135 2 N.B.: Un club qui perd en prolongation obtient un point.Demain Edmonton à Hamilton, 19h30 Vendredi 3 août Saskatchewan à Winnipeg, 20h30 Toronto à Calgary.22h00 Samedi 4 août Montréal en C.-B.22h30 Vendredi 10 août Hamilton à Montréal, I9h30 Toronto à Winnipeg, 20h30 Samedi 11 août Calgary en Saskatchewan.21 h30 Edmonton en C.-B., 22h30 b L P é c i a Rentrée scolaire août 2001 Tombée publicitaire le 10 août 2001 LE DEVOIR i ï L y D K V 0 I H .L E M E lî ( H E l> I I A U I 1 > 0 0 I i li ?C U L T l'R E ?LITTÉRATURE Uultime survivante s’est éteinte Eudora Welty était de la génération des grands écrivains du Sud américain JOSYANE SAVIGNEAU LE MONDE Eudora Welty, cette éternelle jeune fille, délicate et déterminée à la fois, timide et obstinée, est morte lundi 23 juillet, à l’âge de 92 ans, à J ackson, au Mississippi.Elle y était née le 13 avril 1909 et n’en avait guère bougé.n ’ai quitté ma ville que pour étudier, dans le Wis- consin et à New York, confiait-elle au Monde en 1987, puis pour travailler, c’est-à-dire pour donner des conférences dans de nombreuses universités, surtout le territoire des États-Unis, enfin pour le plaisir de voyager, essentiellement en France et en Italie.» Elle habitait la maison construite par ses parents sur une colline de Jackson, ne s’était jamais mariée, n’avait pas d'enfant «J’ai choisi de vivre à la maison pour pouvoir écrire dans un univers familier, disait-elle encore./e ne l’ai jamais regretté.» Elle était «la dernière survivante», la dernière à pouvoir raconter ses balades en canoë avec William Faulkner, de douze ans son aîné: «C’était un géant, le plus grand de nous tous, ceux qu’on a abusivement désignés comme “les écrivains du Sud” car nous ne formions ni un groupe ni une école.» Elle n'a pas eu la vie brève et tumultueuse de Carson McCullers ni celle non moins brève et contrainte de son autre cadette, Flannery O’Connor.La discrétion de la dame de Jackson a sans doute joué un rôle dans cette méconnaissance — qui continue, en dépit des efforts de son éditeur, Flammarion (celui-ci a notamment repris sept titres dans un gros volume et une édition de Michel Gresset, collection «Mille et une pages»).Mais c’est plus sûrement parce que cet écrivain magnifique est une nouvelliste qu’elle a un public restreint Et probablement aussi parce que, malgré le travail remarquable de ses traducteurs, son style, tout de délicatesse et de poésie, ne peut être vraiment restitué dans une autre langue.Aux Etats-Unis, elle est depuis longtemps considérée comme classique, et ses textes abondent dans les manuels scolaires, exemples parfaits d’une prose particulièrement pure et d’une écriture de haute tenue.Au point où, lorsqu'elle a publié, en 1984, un court essai, Les Débuts d’un écrivain, beaucoup la croyaient morte.Ce texte autobiographique, qui n'a rien d’une confession, Eudora Welty ayant toujours refusé toute confidence, la fit redécouvrir.Il demeura sur la liste des meilleures ventes du New York Times pendant 46 semaines.Avant de devenir l’auteur d’un best-seller inattendu, elle avait reçu de nombreuses et prestigieuses distinctions, dont l’American Book Award et le prix Pulitzer pour son roman La Fille de l’optimiste.«Eh oui, aux États-Unis aussi, les éditeurs poussent les auteurs à écrire des romans», constatait-elle avec une résignation amusée.«J’ai été obligée de le faire.Si on lit bien Mariage au Delta ou La Fille de l’optimiste, on voit que ce ne sont pas de vrais romans.Plutôt des nouvelles “étirées”.Le texte court me convient mieux.J’ai peu de goût pour les explications et les commentaires.» Et elle profitait de cette remarque pour enchaîner sur les reproches qu’on lui avait faits, de ne pas avoir milité pour les droits civiques.Elle ne cachait rien de son enfance de petite fille blanche «ne se posant aucune question sur la condition des Noirs», puis de sa prise de conscience de «la situation dans le Sud».La morale qu’on assène, la lourdeur, la violence, les cris., ce n’est pas dans la manière d’Eudora Welty, même si elle décrit souvent un univers terrible, un quotidien désastreux, des vies sinistres ou gâchées.Si elle sait être impitoyable, c'est seulement en raison de sa lucidité, de sa minutie, de sa précision dans la description des situations, des comportements, des lieux, des atmosphères.Ceux qui ne connaissent pas encore Eudora Welty ont peut-être de la chance.Il leur reste le bonheur de découvrir cet univers singulier, ce Sud qui n’existe plus.EXPOSITIONS Picasso cartonne Déjà 85 000 personnes ont franchi les tourniquets du musée BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Décidément, la fascination pour Picasso ne faiblira donc jamais.L’angle d’approche y est très certainement pour beaucoup.En matière dé fréquentation, très exactement à mi-parcours, l’exposition Picasso érotique, au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM, s'approche déjà des objectifs projetés il y a un mois et demi lors de l’ouverture.En fin de journée hier, les chiffres révélaient qu'environ 85 000 personnes s'étaient engouffrées dans les salles du musée.Picasso attire le public et attise l’imaginaire.Le phénomène est bien connu.Du 20 juin au 10 novembre 1985, à l’époque où les blockbusters étaient encore une voie viable pour un marché comme celui de Montréal, la présentation au MBAM de l’exposition Pablo Picasso: rencontre à Montréal avait attiré le nombre effarant de 517 000 visiteurs.L’exposition actuelle, avec son angle pointu, devrait permettre d'atteindre des résultats plus qu’appréciables dans le contexte actuel, les prévisions frisent désormais les 170 000 entrées.Wanda Palma, directrice des communications pour le MBAM, pense que «les objectifs seront assurément dépassés.Le musée n’espérait pas autant.L'objectif de départ était de 110 OOO entrées.À ce rythme, le nombre de 85 OOO devrait doubler L’exposition est très bien fréquentée.Il y a notamment beaucoup, beaucoup de touristes qui entrent au musée.» Une attention multiple Lundi, le journaliste-vedette de PBS, Charley Rose, était de passage au musée pour interviewer le directeur de l’institution de la rue Sherbrooke, Guy Cogeval, de même que le commissaire de l’expo- SOURCK SUCCESSION PAB1.0 PICASSO PARIS SODRAC MONTREAL Picasso attire le public et attise l’imaginaire.sition, Jean-Jacques Lebel.L’anecdote montre l'intérêt que suscite l’exposition.Elle a aussi permis d'avoir un aperçu de la provenance des visiteurs.Mme Palma explique que des formulaires de décharge ont dû être signes par les visiteurs qui se retrouvaient sur les images tournées afin d’accompagner le reportage de PBS.«Les renseignements obtenus ont permis de révéler que les visiteurs viennent de partout, de l'Argentine, du Brésil, du Chili, par exemple.Des États-Unis, il y avait dès visiteurs du Delaware comme de la Floride.Il y avait également des Japonais, puis des gens d’un peu partout au Québec.» Chose inhabituelle, malgré la fréquentation soutenue de l’exposition, les produits dérivés ne sont pas en vedette, si l’on considère le nombre des ventes.«A ce niveau, nous ne sommes pas en avance sur les previsions.Nous ferons nos frais, sans plus.» Chose heureuse et combien appreciable dans le contexte de la «dis-neyification» des musées, le meilleur vendeur parmi les marchandises offertes à la boutique n'est pas une babiole.«Chose jascinante, le meilleur tendeur, même à 60 $ l'exemplaire, est le catalogue de l’exposition.Ça explique pourquoi les petits derives ont moins la cote.les gens déboursent une somme plus importante d’un seul coup.Ils dépensent moins pour d’autres produits.» Au bout de deux semaines d’exposition.révèle Palma, d’autres exemplaires du catalogue d’exposition ont dû être commandes à nouveau.U' tirage atteint plus de 10 000 exemplaires en tout.«C’est tout simplement phénoménal», commente la directrice des communications.«La gérante de la boutique m’a dit qu’on n’avait jamais vu ça.» Même l’exposition De Renoir à Ficasso (du 1" juin au 15 octobre 2000), avec ses 327 644 visiteurs, n’avait pas permis d’écouler autant d’exemplaires d’un catalogue d’exposition.Ces ventes extraordinaires sont peut-être attribuables au caractère intimiste de l’exposition, et au fait que les oeuvres présentées sont pour l’essentiel des œuvres inédites.«les visiteurs apprécient cette rencontre avec l’œuvre intime de Picasso, c'est ce qu’on entend dans les commentaires des visiteurs.» le musée, soutient la responsable, avait certaines craintes liees au contenu de l’exposition.«Finalement, nous sommes ravis.» le nombre de 110 000 visiteurs avait été établi en fonction d’objectifs de rentabilité.les sommes engrangées grâce aux entrées supplémentaires serviront à financer la production de prochaines expositions du musée.Quatre soirs de blues dans le nord de la ville B E R N A R 1) 1.A M A R C H E 1 !• DEVOIR Le Festiblues revient cette année encore dims le paysage des festivals de Montreal.11 a ceci de bien qu’il déplace l’attention des médias et des amateurs de musique vers d’autres deux que ceux du centre-ville.Campe dans Ahuntsic-Car-tierville, le Festiblues grandit.Cette année, la quatrième de sa courte vie, le festival reçoit comme tètes d’affiche Daniel Boucher et Nanette Workman.Le Festiblues est économe.Sa pro-grammation si- contient sur quatre soirs, toutes au parc Ahuntsic.1 a- dernier-né des festivals extérieurs à Montréal profitera de la popularité de ses deux têtes d’affiche, auxquelles s’ajoute le talentueux et jeune bluesman Steve Hill.Ce dernier accompagnera Nanette.Par ailleurs, la programmation est complétée par le prolifique Steve Rowe, qui trimballe depuis l’an dernier son album Driving The Blues Away sur les scènes du Québec.Le Dawn Tyler Blues Project, finaliste du Toronto Blues Socft'ty New Talent de 1998, Cad Tremblay, le Glamour I\tss de Nouvelle-Écosse et Mojo de Gaspésie sont aussi de la partie.Le Français Thomas Chapland est de retour.Le jeune autodidacte de 17 ans, originaire de Bordeaux, s’est frotté à plusieurs bluesmans de renom.Il fait diminuer la moyenne d’âge des musiciens participant à l’événement, qui contient aussi un concours de la relève.Avec le Jireh Gospel Choir, présenté comme l’une des plus jeunes formations de Gospel à Montréal (formation en 1996), le gospel sera porté par 24 chanteurs et musiciens.Du jeudi 16 août au dimanche 19 août, 16 concerts gratuits seront présentés.Internet: www.festihlues.com Téléphone.: (514) 337-8425.TH É À T R E Les femmes savent blaguer RIRES ET SOUPIRS: L’HUMOUR AU FÉMININ Collage de textes.Mise en lecture: Béatrice Heard.Recherche et collage de textes: Lude JouberL Haniste: Nadine Turbide.Avec Sylvie Tremblay, Marie-Lise Pilote et Suzanne Champagne.SOPHIE P O U LI O T La question de l'égalité de la femme sera réglée lorsqu’elles pourront vieillir sans avoir honte», disait Benoîte Groulx.C’est sur ce genre d’aphorismes, prononcés par Marguerite Yourcenar, Agnès Varda, May West et tant d’autres, que s’ouvre la première soirée de la 11e édition du Festival de Trois, soirée ayapt pour thème l’humour au féminin.A cette occasion, des extraits de textes de Suzanne Jacob, Monique Prouk et Clémence Desrochers, pour ne citer que celles-là, ont été réunis à la suggestion de Lude Jou- berL docteure ès humour féminin.Si un doctorat a pu être écrit sur le sujet, sans doute existe-t-il matière suffisante pour remplir une soirée de lecture consacrée à la blague féminine.En effet, le contenu des lectures est riche et diversifié, sans compter que le rythme avec lequel les textes sont enchaînés est soutenu et grisanL A ce propos, notons que l’intégration de chansons à cette soirée de lecture lui assure un dynamisme indéniable et un enthousiasme contagieux.L’élégante et réservée Sylvie Tremblay a par ailleurs su profiter des airs cocasses entonnés pour dévoiler un étonnant sens comique.Le ton du spectacle donné par Mmes Tremblay, Champagne et Hlote était d’ailleurs celui de la légèreté, celui de femmes qui évitent de se prendre trop au sérieux et savent rire d’elles — et des autres — comme cela est possible uniquement en l’absence de présence masculine.Cette ambiance amène à pardonner les quelques bafouillages, voire à ap- précier la spontanéité d’interprètes qui lisent et parfois s’enfargent plutôt que d’avoir appris par cœur et de rendre le texte sans aucune maldonne.Très humain comme climat, à l’image des lectrices et chanteuses comme des au-teures qui ont prêté leur plume à Rires et soupirs.Parmi les auteures des chansons sélectionnées, citons Anne Sylvestre (avec les délicieuses Les Blondes et Im Faute à Eve), Angèle Arsenault, sans oublier Sylvie Tremblay (Le Désespoir et Je chanterai pour elle).Une variété de sujets sont abordés à travers les divers textes mais, bien sûr, le registre de prédilection de l’humour féminin a trait aux relations humaines, plus particulièrement à celles qu’entretiennent ensemble hommes et femmes.Tout de même, la question des personnes âgées systématiquement écartées de la société est abordée, de même que le snobisme, lTiy]x>-crisie des politiciens, les préjugés, et ainsi de suite.Cette diversité permet de ne pas tomber dans le féminisme pur et dur, ce qui n’aurait pas nécessairement plu à l’entièreté de l’auditoire.Malheureusement, cette lecture était, comme les autres qui suivront pour encore quatre lundis, un événement unique qui ne jouit pas de reprises.I.a prochaine lecture du Festival de Trois portera sur l’univers de Rainer Maria Rilke ainsi que sur celui de Virginia Woolf.Pourquoi ce rapprochement entre ces deux auteurs?«Far ce que ces deux immenses écrivains, qui ont puisé dans leur enfance tourmentée, trouble, endeuillée et meurtrie, y ont trouvé la matière première d’une œuvre riche, complexe, réfléchie, puissante et infiniment mouvante», note dans le programme le metteur en lecture Marcel Pomerlo.Des exfraiLs des écrits de ces deux auteurs seront lus par Monique Miller, Daniel Gadouas et Danny Gilmore.Espérons un moment aussi agréable que celui procuré par Rires et soupirs: l’humour au féminin.?À LA TÉLÉVISION* Ce soir Tam Tam Cinéma / CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR (5) avec Ralph Fiennes, Uma Thurman Chroniques de 1 étrange wÜïüÿÊÊKÊÊBÿÜSÊHBÊÊÊÊL Le Téléjournal/Le Point Sport Cinéma / LE BILLET DE LOTERIE (5) (23:25) Le TVA Tôt ou Tous les Fleurs et Cinéma / LES NUITS AVEC MON ENNEMI Le TVA Flash / Sports / Cinéma / ESPERANZA 18 heures tard goûts.Jardins (5) avec Julia Roberts, Patrick Bergin D.Usher Lot.(23:19) (5) (23:28) Marsupi- Vivres Exploration / Une Épopée en Amérique - Cinéma / L'AVEU (3) Cinéma / LA RONDE lami tribu sous les nuages Rébellion (1801-1840) avec Yves Montand, Simone Signoret (2) (23:22) Le Journal Flash / Partis .voir pour Cinéma / VENGEANCE (3) Le Grand Flash / D.Partis Cinéma / PENDEZ-LES (17:00) D.Usher pour l'été le croire avec Steven Bauer, Michael York Journal Usher pour 1 été HAUT ET COURT (4) Euro news .Actions Le Journal .à l'écoute L'Énergie de demain | Le Téléjournal et Le Point | .à l'écoute [Le Canada aujourd hui | .l’aventure Téléjournal .gourmet La Gym.Journal Envoyé spécial Va savoir Les mots dits | .ange Jrnl beige | Soir 3 Journal IContact Animal Mystère des océans | Hors des sentiers battus Biographies: Valentino Drôles de dames Objectif Science Cinéma Mieux-être Copines.beauté! .vedette Portraits intimes C'est mon choix Des rêves.Copines.La Vie en vrac (4/6) Cinéma Top5M+.LUI Fatale S*P*A*M 1 er clip Clip Farmclub.com Specimen La Courbe 1-2-3 Punk [Clip Chapeau melon et pop.Max Musique Musicographie Les Immortels Lounge Benezra Musicographie [Max.(17:30) Cité perdue Dawson .galaxie Radio Enfer La vie à cinq La Classe.Air.mouche [.Mirni?I Angela.meilleur Simpson [Quads! X-Men [Ned, triton Simpson Angela.Super Zéro Ce soir Sports 30 Tennis Masters Series / Montréal Sports 30 Mag Sport Qc courses Qc Courses Histoires des É.-U.L Histoire à la une Mussolini et moi [Cinéma / MOT DE PASSE: ÉMERAUDE (5) avec Ed Harris | Châteaux L Histoire Le Clown I Direction: Sud Homicide Sexe à New York La Loi & l'Ordre Combats de femmes I Chroniques, paranormal .nerdz .c'est fait Cyberscience Invasion Planète Terre Histoires extraordinaires .1 au-delà Highlander IVélo Mag .tendres D'ici &.Billet.Mémoires de palaces Plus belles villes.[ Le sport .| D'ici & Vidéo Guide / Tunisie Voyage | Débrouil Branché.Panorama Villages.IChoix de.[Mathéma.| Terre comprise [ Cinéma / LES MORFALOUS (6) avec J.-P Belmondo Panorama CBC News: Canada Now Road Again Land.the fifth estate Witness The National National \ Cinéma / KOYLA Puise Access H.King of.Man of Grease The West Wing Nikita CTV News Puise Walker .(17:30) Canada.Ready.ET.[Simpsons (Bob &.] [Titus [Family Guy Outer Limits Prime Bus.Sports J R.(O 07) Art Attack Mechanics Vox Imprint Studio 2 [The Uninvited [Cinéma / NAKED STATES (4) Health Studio 2 News ABC News Spin City Frasier My Wife and Kids | Drew Carey [Spin City | Downtown News .(23:35) Politi.(0 06) News CBS News E.T.60 Minutes II |Cinéma/THE ROCKFORD FILES: IF IT BLEEDS.Late Show (23 35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Ed [The West Wing Law & Order Tonight Show (23 35) Sabrina 3rd Rock.Seinfeld Drew Carey [Simpsons [Grounded [Titus [ Family Guy Butty the Vampire Slayer Home.Star Trek: Voyager IThe Newshour Business.| James Last: Gentleman of Music [Tony Bennett s New York American High I BBC News | Night.Bus.[ Newshour Great Streets | Cinéma / NOW, VOYAGER (3) avec Bette Davis BBC News Charlie Rose I News | Wheel of.|Jeopardy Felicity The West Wing Law & Order CTV News j News Open (0:05) Night Court | NewsRadio | Law & Order Biography American Justice City Confidential Law & Order Biography Cafe Campus Blues Videos Chronicles Spoken Art.[Cinéma / VINCENT AND ME (4) avec Nina Petronzio NYPD Blue Homicide Crocodile Hunter Summer® You Asked Wild Discovery Eco-Challenge 2000 Danger Zone Summer® | You Asked Crocodile.Great Train Stories I Tour of Duty People's Century The Canadians Disasters of the Century Tour of Duty Canadians I BBC News |Bus News CBC News | Sports Jrnl The Passionate Eye The National Antiques Roadshow Life and Times National [ENG Dead Man's Gun Two F/X Cinéma / HUSBANDS AND WIVES (3) avec Mia Farrow | [strange Science Missing withouf a Trace Collapse / Extreme Force Tornado / Touchdown Storm Force Collapse / Extreme Force Tornado I Pet Project Good Dog I Fashion.I .Homes Animal Miracles | Extra [The Letters [ Zoo Diaries | Dogs, Jobs Animal Miracles Extra I Off.Record Sportsdesk Baseball / Twins - Blue Jays [Sportsdesk Pageant Motoring I Sport scent Last Word Golf Report Unplugged | SportsDox / Oksana Bauil Last Word L Gotta See [ Sportscentral Golf Report Last Word Sportscent iDigimon Monster.Mona.Witch Dragon Ball Radio.Big Wolf.[Student.Freaky.[Goose Witch Studio Served?Classification des films: (!) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (61 Médiocre — (7) Minable » NOS CHOIX CE SOIR Caroline Montpetit UNE TRIBU SOUS LES NUAGES Ijes spectateurs en mal d’exotisme seront servis avec le documentaire Une tribu sous les nuages, que présente Télé-Québec.On y participe au voyage effectué par l’anthropologue Paul Michael Taylor, en Nouvelle-Guinée, auprès d’un peuple qui reste accroché à ses traditions, le cannibalisme, les guerres de clan, la chasse, le cbant et la contemplation.On parle ici du peuple des Korowai, littéralement les seigneurs de jardin, qui peuplent la forêt de l’Irian Jaya.Télé-Québec, 19h L’AVEU Pour voir ressusciter deux grands noms du cinéma français.Yves Montand et Simone Signoret sont en effet réunis dans L'Aveu, un drame politique de Cos-ta-Gavras, signé en 1969.C’est l’histoire de l’enlèvement d’un vice-ministre des Affaires étrangères tchèque, d’après le récit de Use et Artur Inndon.Télé-Québec, 21 h L’ÉNERGIE DE DEMAIN À RDI, les écologistes non avertis seront ravis d’apprendre que la biomasse est une énergie alternative produite avec des résidus d’écorce.En plus, semble-t-il, elle ne coûte rien et ne pollue pas.Elle est expérimentée en Autriche et en Suède.Ce documentaire permettra d’en savoir plus sur la question.RDI, 20h I I.K I) K V (I I K , L K M K H < K K D I I A O I T 2 (» 0 I B 8 - LE DEVOIR ?- CULTURE Les FrancoFolies de Montréal Deux, trois jours à Montréal Après le rock de Pag, le club Med de Luck JACQUES GRENIER LE DEVOIR Luck Mervil agissait un peu comme le G.O.de la soirée.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Drôle d'histoire que celle de Mickey 3D.Sorti d’à peu près nulle |)art, le trio a été pris sous son aile par la formation Louise Attaque, qui elle-même s’était lovée dans la jupe de Violent Femme, les princes de l’alternatif, des géants dans le genre.Deux albums plus tard, Mis-tigri Torture et Im Trêve, l'impression que laisse Mickey 3D est celle que laissent les nouvelles sensations, au sujet desquelles il est permis de croire que tout peut arriver.Le groupe vient d’un petit village de France, Rçotay L’Olme, tout près de Saint-Étienne.11 a déjà joué à la prestigieuse salle de l’Olympia, en première partie de Ionise Attaque, puis l’a refaite en ouverture de Yann Tiersen.Ceci a permis au groupe d’apprendre le métier de la scène et d'acquérir une popularité enviable.le groupe a connu ici une fortune critique plus qu’acceptable.«En France, on n'est pas encore très célèbres.On est des gens de la campagne.On fait les choses à notre rythme.On n'a pas de vision carriériste de notre projet.On verra où ça nous mène.» Celui qui parle est Mickey, celui qui gratte les cordes et chante de sa voix désinvolte.Le premier album de Mickey 3D a été autoproduit avec des moyens de fortune, à la maison, sur un quatre-pistes, pour la ridicule somme de 500 $.Le disque charme jus-tement par ses compositions simples, dépouillées, alliant la force calme de l'acoustique à des claviers minimalistes.On ne se lasse pas d’écouter 1m France a peur, ce par quoi M3D a abordé la France.«Im son du second album est un peu plus élaboré, sans tomber dans la grosse production à l’américaine.» Celui-ci contient des chansons toujours aussi fraîches qui ne sont pas entrées dans le moule des étiquettes majeures.L’album contient la toute délicate Ma grand-mère, que Mickey compare à «une rose d’un rose qui n’existe pas»-, la pièce d’ouverture, Regarde les arruints, est aussi naturelle mais agitée par des humeurs qui se brisent en éclats sur la mouvementée Plus rien, et l’amusante et conscientisante 2-3 jours à Paris, qui •‘suffisent à retrouver le dégoût de la ville», poursuit dans le commentaire social, une marque du trio.«Mickey 3D est un projet annexe de gens qui jouaient dans des groupes.Ces groupes étaient plus violents, plus proches de Nirvana que ce qu’on fait maintenant.J’avais le goût de faire des choses plus calmes, plus proches de la chanson», explique Mickey.Le trio — Jojo, batteur et responsable des fantaisies, et Najah, aux claviers et à l’accordéon, complètent le groupe —, pour ses compositions, est retourné à Jacques Brel et à Brassens, qu’il considère comme «des déclencheurs, des gens qui nous ont donné envie de replonger dans le passé puis d’écrire en français, après dix ans d’écriture en anglais».Il a découvert des artistes nouveaux comme Miossec, Dominique A ou Yann Tiersen.Le groupe s’inscrit avec bonheur dans la flopée d’artistes pop fichtrement inspirés que la France produit depuis quelque temps — en plus des noms cités, il y a M, Jean-Louis Murat.Si vous voulez les voir, rendez-vous sur la scène devant le Complexe Desjardins ce soir à 20h et 22h.En effet, le spectacle de demain soir, à 23h au Spectrum, avec Ijes Cowboys Fringants, risque fort d’être complet au moment de lire ces lignes (vérifiez tout de même).SYLVAIN CORMIER \ Ami-chemin du gros show extérieur des 13' FrancoFolies de Montréal, poétiquement baptisé «Grand spectacle Ford Focus 2001» dans la brochure officielle, il n’y avait eu de francophone au programme de la «fête antillaise» annoncée que Le Petit bonheur de Félix, donnée en samba comme sur l’album de versions de Luck Mervil.Pas exactement le plus heureux traitement qui soit pour l'immortelle de Leclerc, mettons.En mouture hardcore par Groovy Aardvark il y a quelques années, c’était.plus digne.Hier, l’entendant travestie de la sorte en bête prétexte à danser, expurgée de son sens (qui entendait le texte?Fallait bigrement prêter l’oreille.), c’était à grincer du maxillaire, comme si on avait transformé l'île d’Orléans en Club Med.Cinq chansons plus tard, ça n’allait pas mieux: Lady Marmalade, reprise façon Mervil de l’adaptation par Nanette Workman de la niaiserie disco de Patti Labelle, rappelait le navrant temps où il était encore possible ici de faire un tube en traduisant vite fait un tube américain.Pas précisément un motif de fierté.Franco, cette «fête antillaise» l’était ainsi par la peau des dents, prenant appui sur le très mauvais disque de refontes que nous a servi l’an dernier l’ancien chanteur mi-chaeljacksonien de Rude Luck: égarées parmi les explosives percussions de Mino Cinelu et les (très ordinaires) morceaux en espagnol du groupe cubain Lady Salsa, on retrouvait sans trop les re- connaître Entre deux joints, Oxygène et Un peu plus haut, un peu plus loin, qui puaient toutes le détournement opportuniste.Odeur que l’on pouvait certes éviter sur disque, mais qui débouchait les narines d’un enrhumé à sinusite chronique hier sur l’esplanade d’une Place des Arts relativement bondée: comme caution à peu de frais pour justifier une «fête antillai- se» au coeur des FrancoFolies, c’était comme qui dirait choquant Bien sûr, la foule y a trouvé son compte, se trémoussant gentiment sans poser de questions existentielles, ne réclamant d’une telle soirée qu’un peu de bon temps, peu importe le contenu, comme au Festival de jazz ou dans n’importe quel autre événement de grande envergure: des feux d’artifices en musique, ça suffit au bonheur ambiant.Le commanditaire Ford Focus devait également jouir au volant: la visibilité du produit n’a jamais été aussi éclatante aux FrancoFolies: le spectacle sera diffusé à Radio-Canada cet automne, puis à TV5.La Ville de Montréal devait aussi, dans sa conception touristique du multiculturalisme triomphant, jubiler: Luck Mervil l’a affirmé d’emblée, hier, il chantait devant «des Québécois de toutes les couleurs».Ce qui était vrai: les contingents haïtiens et latinos étaient visibles, dansants et contents.Bon pour l’image du pays, ça.Le problème demeurait entier: après le party rock de Pag l’an dernier, après les spectacles symphoniques des Jim Corcoran et autres Dan Bigras, on comprenait que les FrancoFolies de Montréal se sont alignés cette année sur le grand frère jazz, sacrifiant le grand spectacle gratuit au racoleur désir de faire la fête multiethnique à tout prix.Ce qui augure bien mal de l’avenir.Harmonium en klezmer?Vigneault en voix bulgares, mâtiné de techno?Le pire est possible, du moment qu’on s’amuse, toutes couleurs de Benetton unies.Et Ferland chantant Ferland, Bélanger chantant Bélanger, Plume chantant Plume, personne n'y a pensé?Révolutionnaire concept: un chanteur qui chanterait.En français aux FrancoFolies.Et des milliers de gens (de toutes provenances itou) qui chanteraient aussi.La grande fête extérieure des FrancoFolies ne pourrait-elle pas être celle de la chanson?La rencontre Lilison di Kinara et Rokia Traoré en spectacle au Spectrum JACQUES GRENIER LE DEVOIR CELLE que tous les grands auteurs souhaitent s'approprier le temps d'une chanson rencontre l’un des principaux porte-étendards de l’Amérique française.Isabelle Boulay et Zachary Richard répétaient hier, dans une atmosphère chaleureuse, le spectacle exclusif qu 'ils présenteront demain et vendredi soir dans le cadre des FrancoFolies.à la salle Wilfrid-Pelletier, dès 20h.Duo africain Unspectacle nourri de pièces du répertoire traditionnel de la Guinée-Bissau CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Il a puisé les rythmes les plus variés dans sa Guinée-Bissau natale.Et à partir du mode de composition des musiques traditionnelles, par exemple les chansons que sa mère chantait avec d’autres femmes, il a ensuite composé les chansons qui ont formé son admirable disque Bambatulu, un album tout empreint de douceur et de mélancolie.«Plus jeune, j’ai fait de la musique pour danser», remarque Lilison, alias M’Bari di Kinara, rencontré dans la salle de presse des FrancoFolies, qui a aujourd'hui 42 ans.«Mais avec l’âge, on a envie de faire quelque chose de plus réfléchi.» Ce soir, au Spectrum, en première partie de la Malienne Rokia Traoré, Lilison di Kinara se présente dans le cadre des FrancoFolies avec un spectacle nourri de pièces du répertoire tradi- tionnel de son pays natal.Le spectacle sera donc formé de pièces de répertoire, des pièces-hommages aux griots du pays, des pièces que chantait sa mère, et de compositions de Lilison.Sur scène, il sera notamment accompagné de deux koras dont joueront Nathalie Dussault et Idrissa Cissokho, deux maîtres de cette sorte de harpe traditionnelle africaine.Nathalie Dussault est d’ailleurs l'une des rares femmes à manier cet instrument, dont elle confectionne aussi quelques spécimens.«A deux, cela fait 43 cordes», mentionne Lilison, qui ajoute que la musique de son pays a subi des influences portugaises et espagnoles, notamment dans la façon de jouer des cordes.«Ce spectacle sera plus mélo- Lilison di Kinara dique», dit Lilison.Il sera aussi accompagné de sa fille Léontini.Né dans le quartier Tabanka di Impada, Lilison di Kinara, alias Lilison Cordeiro, parle le créole portugais, la même langue que chante la Cap-Verdienne Cesaria Evora.En fait la Guinée-Bissau et le Cap-Vert ne formaient qu’un seul et mêmç pays jusqu’au coup d’Etat des années 80.Quant à lilison, c’est un diminutif qui lui est d’abord venu, pendant son enfance, d’une gardienne qui l’appelait Lili, diminutif auquel, une fois arrivé au Québec, il a ajouté le «son», symbolisant l'amour de la musique.En deuxième partie, Rokia Traoré qui occupera la scène du Spectrum avec son bouquet de chansons maliennes mêlées de différentes influences occidentales, la jeune femme ayant notamment longtemps séjourné à Paris.On dit d’elle qu’elle change les normes établies.Même qu’il lui a été compliqué de trouver des gens pour faire ses arrangements, qui sortent des sentiers battus tout en utilisant des instruments traditionnels.Il faut dire aussi qu'elle porte la voix des femmes africaines et qu’on en fait «le symbole des générations montantes de femmes africaines».Les pièces de son dernier disque, Wani-ta, font ainsi référence à la situation difficile de la femme africaine dans le mariage et dans la vie.Rectificatif Une erreur s’est glissée dans notre texte d'hier consacré au chanteur Michel Jonasz.Le deuxième paragraphe du texte aurait dû se lire comme suit: «En introduction de ce disque fort beau [nous parlons de l’album Pôle Ouest], Jonasz demande: “Mais que reste-t-il à découvrir, sinon nous-mêmes?Le pôle Ouest, la terre inconnue, c’est nous." En fai- sant un détour par le Taj Mahal, un arrêt pour tirer 25 Piges dont cinq au cachot, et un autre dans La Boîte de jazz, c’est bien vers ce lieu mythique et intérieur que Michel Jonasz se dirige depuis qu’il écrit, compose, chante et respire, les albums et les tournées marquant invariablement les étapes de cette quête incessante de plénitude et d’absolu.» GALERIE BERNARD EXPOSITION PEINTURES ET SCULPTURES * Janine Carreau, Charles Daudelin, Gianç|iiido Fucito, Jean Gaudet, Pierre Gauvreau, Rusdi Genest, Eva Lapka, Pierre Leblanc, Stanley Lewis, Mario Merola, Jacques Palumbo, Richard Roblin, Eduardo Roda, Henry Saxe, Fernand Toupin, Yves Trudeau, Claude Vermette Jusqu’au 1" septembflb 2001 90 av.Laurier Ouest Tél.:'(514) 277-0770 Jeudi de 15 h à 80 h.vendredi et samedi de 18 h à 17 h et sur rendez-vous -CL.a____h___l i e r S D é G 1 i a 1 i - Æ 20e anniversaire des Maisons de la culture i septembre 2001 Tombée publicitaire le 31 août 2001 LE DEVOIR
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