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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-08-04, Collections de BAnQ.

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I.ï.[) K V 01 R .I.E S S A M EDI » E T D l M A N ( Il E 5 A 0 I I 2 0 0 I ?LE DEVOIR * S isme et En soutane, sur sa Vespa, au pas de course ou imitant l'actrice Silvana Mangano, c'est encore et toujours le meme Nanni Moretti qui propose les radiographies les plus lucides de son pays.De ses premiers films en super-8 a son triomphe au dernier Festival de Cannes, où il a remporte la Palme d'or avec La Chambre du fils, celui que l'on surnomme le Woody Allen italien n'en finit plus de dérouter ses compa- triotes et de charmer les cinéphiles.Portrait d'un cinéaste qui oscille toujours entre gauchisme et narcissisme.SOURCE: ATLANTIS VIVA ANDRÉ LAVOIE DISQUES Les Colocs Page C 2 QUÉBEC Les Fêtes de la Nou velle-France Page C 3 CINÉ La Chambre Page C 5 FRANCOFOUES Vanessa ParadU Page C 6 - Page C 7 Disques Page C 8 mmm' m Roberto Calderoni, secrétaire national de la Ligue lombarde et sénateur au sein de la coalition de Silvio Berlusconi, n’a pas envoyé de télégramme de félicitations à Nanni Moretti au lendemain de l’attribution de la Palme d’or pour La Chambre du fils en mai dernier.Visiblement peu au fait des mœurs cannoises et prompt à mettre tout le monde dps le même sac, Calderoni a déclaré n’avoir vu dans ce choix que «les tendances du jury et des critiques français les plus influents, tous de gauche».Quant à Berlusconi, un porte-parole de son parti a prétexté «qu'il était extrêmement pris», suivi d’un «cela lui a échappé», pour tenter de justifier son silence.Les marques d’affection des politiciens, surtout ceux de droite, ce n’est pas ce qui motive Nanni Moretti à faire du cinéma depuis près de vingt ans.D’autant que, s’il n’a jamais ménagé les mouvements gauchistes, la droite et ses représentants les plus pathétiques, Berlusconi en tête, ont subi ses sarcasmes et son ironie mordante, particulièrement dans Apn/e (1998), ce second "journal intime» d’un cinéaste qui aime autant se mettre en scene que d’exercer pratiquement tous les métiers liés au cinéma: réalisateur, scénariste, acteur, producteur, propriétaire de salle, organisateur de festival, etc.Ce regard intelligent paraît essentiel pour comprendre un pays qui, vu de l’extérieur, semble continuellement secoué par des turbulences politiques.Et ce n’est pas d’hier que Moretti tente d’en cerner les contradictions, comme celles, tout aussi nombreuses, de sa génération.Il le fait avec une simplicité désarmante, depuis Je suis un autarcique (1977) Jusqu’à ce bouleversant la Chambre du fils en passant par une critique du pouvoir obsolète de l’Eglise et le constat de faillite des mouvements communautaires au profit d’un individualisme destructeur dans Im messe est finie (1985).Même le milieu scolaire (Bianca, 1984) et celui du cinéma (Sogni d’oro, 1981) n’échappent pas à ses coups de semonce.Partisan d’un cinéma politique mais qui ne se prend surtout pas au sérieux, Moretti propose plutôt un point de vue de l’intérieur, ne reniant jamais ses idéaux ni son adhésion naturelle à la gauche, tout en fuyant le dogmatisme, l’aveuglement idéologique.Il affirme d’ailleurs «ne pas vouloir [se] contenter de cajoler le public de gauche».Pour ce faire, il utilisera les métaphores les plus surprenantes, comme celle du water-polo dans Palombella Rossa (1989), pour illustrer un double épuisement celui des sportifs.et celui des communistes, la piscine représentant une société fortement agitée et indisciplinée.VOIR PAGE C 2: MORETTI I narcissisme C 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE AOUT 2Ü01 ?MORETTI ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM Laura Moran te et Nanni Moretti dans une scène de La Chambre du fils.' ' JÎ-cmS SUITE DE LA PAGE C 1 Un miroir déformant Si Nanni Moretti est maintenant l’un (!es cinéastes italiens les plus connus a l’étranger, ses compatriotes n’ont pas attendu qu’il soit plébiscité par la critique française (ce qu’elle fera à partir de Im messe est finie) pour se reconnaître dans le personnage de Michele Apicella, son alter ego, et, à partir de Journal intime (1994), tout simplement Nanni Moretti tel qu’en lui-même.Y aurait-il un effet-miroir?Miroir quelque peu déformant et «rassurant», selon Silvestra Mariniello, professeur en études cinématographiques à TUniversité de Montréal.Elle ne cache pas son enthousiasme face au travail de Moretti, exemplaire à bien des égards.«Alors que la grande majorité des films italiens étaient doublés, il tournait en son direct, déjà une petite révolution en soi.Dès Je suis un autarcique, où il mettait en scène son groupe d'amis, politisés mais quelque peu désabusés, tous les gens de ma génération en Italie se sont reconnus.Il critiquait la gauche, certes, mais seulement certains aspects extrémistes.On ne pouvait pas l'accuser de trahir la cause.» Il ne se prive pas non plus de dénoncer les écarts de la droite, de s’indigner devant les succès de Berlusconi et son empire tentaculaire avec ses stations de télé d’un côté et ses entrées dans les officines du pouvoir politique de l’autre; de constater, avec humour comme dans Aprile, la difficulté de briser le consensus, la morale dominante.Selon Silvestra Mariniello, c’est ce qui fait A'Aprile un film remarquable, «montrant l’impossibilité de faire un documentaire politique en Italie.Ironiquement, c'est par l’échec de la représentation cinématographique qu’il arrive à montrer l’échec politique».Et le tout se termine par une comédie musicale sur un pâtissier trotskiste dans les années 50! Son indépendance d’esprit, sa célébrité, le pouvoir qu’il détient en ayant sa propre maison de production (Sacher Fdm) font de Nanni Moretti une véritable figure d’exception dans le paysage culturel italien, tellement singulier que les médias ne parviennent plus à lui coller une étiquette.Il est tour à tour «un génie du cinéma italien», le cinéaste de «la petite et moyenne bourgeoisie romaine d’extrême gauche» ou encore le «Woody Allen italien».En quoi Moretti aurait-il des accointances avec le réalisateur d’Annie Hall?«C’est le même type de narcissisme, selon Silvestra Mariniello, mais le contexte social est très différent.Tous les deux sont des intellectuels qui se mettent en scène, critiquant leur entourage comme eux-mêmes.Ils jugent leur génération, leur environnement, mais c’est difficile de pousser plus loin la comparaison.Dans le cas de Moretti, bien sûr qu’il est très narcissique, mais sa grande lucidité m’amène à être indulgente à son égard!» Narcissique, assurément, et fort en gueule, tout autant.Il n’est pas tendre à l’égard de la classe politique, de la même manière qu’il ne s’empêche pas de critiquer les médias (dans Pa-lombelle Rossa, il lance: «La vie d'un homme est salie pour toujours si on parle de lui dans un hebdomadaire») et le cinéma ita- lien, accusant toute une cohorte de scénaristes de n’être que «des Yuppies, des arrivistes de l’écriture».C’est pourquoi il n’hésite pas à se faire producteur, à accompagner les projets de jeunes cinéastes qui partagent ses préoccupations.En retour, il prête sa tête reconnaissable entre toutes, jouant au ministre cynique et opportuniste dans Le Porteur de serviette (1991) de Daniele Lu-chetti ou, émouvant, un professeur jadis victime d’une terroriste qu’il retrouve des années plus tard dans La Seconda volta (1995) de Mimmo Calopresti.Ce sont autant de facettes du même personnage Nanni Moretti, capable de cabotiner à l’extrême (dans Journal intime, il faut le voir en pâmoison devant Jennifer Beals, la vedette de Flashdance, la suppliant de lui apprendre à danser!) ou d’afficher une retenue exemplaire comme il le fait de manière admirable dans La Chambre du fils.Nul doute qu’après ce film bouleversant, le cinéma de Nanni Moretti ne sera plus le même.Ce qui ne signifie pas que Silvio Berlusconi peut dormir tranquille sur ses deux oreilles et ses trois chaînes de télévision.¦ Voir notre critique de La Chambre du fils en page C 5.DISQUES Pour en finir avec Les Colocs C’est l’album que les membres survivants du groupe avaient besoin défaire pour fermer le cercueil.Pour en finir avec Les Colocs.Pour vivre le deuil à leur manière: en musique.SUITE 2116 LjCS Colocs Musicomptoir (Dep) /r~\ uoi faire avec les restes de xv Dédé?La phrase ainsi for-mulée est indécente mais confère au dilemme de la suite, au drame de l’après-suicide devant lequel se sont trouvés Les Colocs survivants son véritable goût, aussi terriblement âpre soit-il.Quoi faire, en effet?Rien?Garder tout en dedans, mettre la douleur au congélateur?Cela donne le cancer et il y a assez eu de morts comme ça dans les troupes.Faire quelque chose, donc, mais quoi?Moi, j’ai vu le corps d’André Fortin avec ses lunettes sur le front et son chan- dail rayé dans le cercueil à Sorel et ça m’a fichu le coup de fer rouge qui marque la réalité de la mort et j’ai couché ça par écrit, l’écriture étant mon mode d’expression, et puis j’ai refermé le tiroir.Mais si j’avais été Mike Sa-watzky, Vander ou l’un ou l’autre frère Diouf, si j’avais été de l’ultime groupe de musiciens rassemblés par Dédé sous le collectif IVAL DE A t) 1 I 2 II 0 I ( ?A la découverte des Premières Nations D’année en année, les Fêtes de la Nouvelle-France ne cessent de connaître un succès toujours grandissant dans la Vieille Capitale SOURCE LES FÊTES DE IA NOUVELLE-FRANCE Aux Fêtes de la Nouvelle-France, la reconstitution historique ne fonctionnerait guère sans l’apport des costumes, des figurants.DAVID CANTIN Le choix d’une thématique peut parfois susciter des interrogations, surtout lorsqu'on parle d'un événement à vocation historique comme les Fêtes de la Nouvelle-France à Québec.Toutefois, les organisateurs pouvaient difficilement passer sous silence, cette année, les relations entre les Français, leurs alliés traditionnels et les Iroquois.La signature du traité de la Grande Paix de Montréal, le 4 août 1701, par le gouverneur Louis-Hector de Callière et 39 nations amérindiennes, mettra officiellement fin à près de 100 ans de conflits.Par contre, cette cinquième édition ne voulait en aucune façon empiéter sur le Grand Rassemblement qu’organise la Corporation des fêtes du tricentenaire de la Grande Paix de Montréal les 3, 4 et 5 août prochains.On déplace même, exceptionnellement, la date de l’événement, qui aura lieu du 8 au 12 août.Est-ce qu’on aura tout dit sur le sujet à Montréal?D’année en année, les Fêtes de la Nouvelle-France ne cessent de connaître un succès toujours grandissant dans la Vieille Capitale.Néanmoins, plusieurs insistent pour dire que le côté populaire l’emporte souvent sur l’aspect éducatif lors d’une activité de cette envergure.Jean-François Brochard, directeur artistique et responsable de la programmation, est bien sûr conscient des effets d'une pareille critique.«Je crois que, d'une édition à l'autre, il est normal de s'ajuster.Au début, il est vrai que le festif l’emportait souvent sur la portion éducationnelle des Fêtes.Un équilibre se doit d’être maintenu, sinon l’appui de la part de la population ne peut que baisser considérablement.Ce serait absurde de prétendre guider les gens à travers un cours d’histoire.On cible davantage le côté anecdotique, afin d’intéresser et de faire découvrir certains faits.Im vie quotidienne, à cette époque, pique beaucoup la curiosité des visiteurs.» Pas facile, non plus, de rivaliser avec Montréal lorsqu’on aborde en ce moment un sujet aussi délicat que celui des relations franco-amérindiennes.Le directeur de la programmation nous rassure toutefois à propos de ce volet amérindien qui retiendra l’attention au cours des prochaines semaines.Selon Brochard, les Fêtes de la Nouvelle-France ne cherchent pas à créer une quelconque rivalité entre l’événement de Québec et celui de Montréal.«Il est important de savoir que les différentes thématiques des Fêtes de la Nouvelle- France ne visent pas à suivre un parcours chronologique.Evidemment, en 2001, il fallait revenir sur une date aussi importante que le 4 août 1701.Tout en respectant les idées des dirigeants de la Corporation des fêtes du tricentenaire dans le Vieux-Montréal, la consultation réciproque s’avérait nécessaire.Alors qu’on abordera davantage l’aspect diplomatique et politique du traité dans la métropole, on a décidé de situer les Fêtes après la signature.C’est d'ailleurs la raison pour laquelle les dates se déplacent de la sorte.L’accent sera mis davantage sur les relations humaines, commerciales, culturelles et artistiques à Québec.» Après la signature, il faut imaginer que plusieurs sont passés près des rives du Saint-Laurent pour se rendre finalement à la place Royale.On prévoit remettre en scène un tel scénario.Aux Fêtes de la Nouvelle-France, la reconstitution historique ne fonctionnerait guère sans l’apport des costumes, des figurants, ainsi que l'engouement du public pour un tel spectacle.Un rapide survol de la programmation permet de s’apercevoir qu’une logique favorise des lieux précis, de même que des activités diverses.Brochard a d'ailleurs conçu la grille horaire, du 8 au 12 août, à l’image d'un long travelling pour les participants.«Lorsqu'on regarde l'ensemble de la programmation, il faut que les gens puissent se rendre facilement d’un endroit à l’autre.Tout cela se déroule en fonction d’une randonnée à l’intérieur des murs du Vieux-Québec.Four pouvoir apprécier pleine- ment les Fêtes de la Nouvelle-France.on recommande aux personnes de se reserrer une grande partie de la journée afin de faire le tour de la plupart des sites.De la musique aux anecdotes sur l'histoire du Regime français, l'animation aborde la thématique au sens le plus large possible.» Toutefois, les Fêtes de la Nou-velltQ'rance se défendent bien de n’être qu’un retour en arrière exotique.Pour la première fois, du 8 au 12 août, la série Héritage, sur la grande scène du parc Montmorency, proposera des musiques du passé à saveur beaucoup plus contemporaine.«On voulait, en invitant un groupe comme Les Ha-tinses ou une artiste comme Geneviève McKenzie, montrer que le folklore trouve toujours des résonances de nos jours.Il y aura même de la techno traditionnelle avec Swing le jeudi soir.Si cela peut inciter davantage de jeunes à venir prendre part aux Fêtes, tant mieux.» Parmi les autres activités à retenir, Brochard insis te sur les cérémonies d’ouverture, de même que sur le défilé chantant qui partira de la rue Petit-Champlain pour se rendre jusqu’au parc Montmorency.Il mentionne, par ailleurs, que le choix de la thématique empêche l’événement de se répéter inutilement.«L’avantage avec un événement comme le nôtre, c'est que, même si la forme reste semblable, le fond change d'une année à l’autre.Le public assistera à quelque chose de fort différent, au niveau du contenu, que ce qu 'il a pu voir au cours des editions precedentes.» Evidemment, cette année, plusieurs communautés autochtones prendront part aux différentes activités.Des Abenakis aux Attikameks, des Montagnais aux Cris, il faut bien comprendre que chacun possède ses particularités comme ses coutumes.lx*s l'êtes permettront de découvrir certaines nations qu’on connaît moins, tout en démystifiant plusieurs lieux communs.Comme le souligne Brochard, «l’échange culturel se fera autant au niveau de la spiritualité amérindienne qu'au niveau des fonctions de la vie de tous les jours.D’un point de vue historique, les techniques françaises et le savoir des Freinières Nations seront mis en parallèle».Malgré une légère hausse du budget.aucun nouveau site n'a été ajouté.On retournera donc à la place de Paris comme à la place Royale, dans quelques parcs, de même que dans plusieurs rues du Vieux Quebec: un trajet où il est toujours possible de faire maintes découvertes.Avec ses concours oratoires ainsi que ses allures de début du XVilL siècle, cette cinquième édition des Fêtes de la Nouvelle-France, sous le signe des relations franco-amérindiennes, risque encore de transformer la ville de Québec pour au moins quelques jours.la cinquième édition des l'êtes de la Nouvelle-France, sur différents sites du Vieux-Québec, du 8 au 12 août.SOURCE LES FÊTES DE LA NOUVELLE FRANCE % Les Fêtes de la Nouvelle-France se défendent bien de n’être qu’un retour en arrière exotique.SOURCE LES FÊTES DE LA NOUVELLE FRANCK Plusieurs insistent pour dire que le côté populaire l’emporte souvent sur l’aspect éducatif lors d’une activité de cette envergure.Pas facile de rivaliser avec Montréal lorsqu’on aborde en ce moment un sujet aussi délicat que celui des relations franco- amérindiennes Des Abénakis aux Attikameks, des Montagnais aux Cris, il faut bien comprendre que chacun possède ses particularités comme ses coutumes THÉÂTRE Le désir et l’objet du désir Qu’est-ce que la vérité, le bien, le mal ou encore la raison ?Le dialogue de Koltès ne tente jamais de répondre directement à ces questions mais souhaite plutôt creuser l’ambivalence entre ce qui se dit et se répète.SOURCE PRODUCTIONS POINT-VIRGULE Un fond blanc, des costumes sobres, des éclairages bien modestes et un peu de sable sur le sol.DANS LA SOLITUDE DES CHAMPS DE COTON De Bernard-Marie Koltès.Mise en scène: Sébastien Roy.Interprètes: Christian Lapointe et Jérôme Brun-Picard.Création des costumes et des maquillages: Danielle Boutin.Conception sonore: Alexandre Corbeil et Alexis Desgagnés-Tremblay.Conception des éclairages et régie: Félix Bernier Guiniond.Assistance à la mise en scène: Judith Lessard-Bérubé.Productions Point-Virgule.Au Petit Théâtre de Québec, 190, Dorchester, Québec.Jusqu'au 11 août 2001.DAVID CANTIN On ne peut pas tricher avec Koltès.Impossible donc de faire demi-tour lorsqu’on aborde un texte aussi dense et vertigineux que Dans la solitude des champs de coton.Heureusement, la jeune équipe des Productions Point-Virgule imprègne ce dialogue nocturne d'une subtilité renversant^ pour un premier spectacle.À défaut d'avoir des moyens suffisants, les deux interprètes communiquent avec passion et émotion le lyrisme tragique de l'un des grands dramaturges français de la fin du vingtième siècle.Une vraie trouvaille sur la nouvelle scène, plutôt réduite, du Petit Théâtre de Québec.Un fond blanc, des costumes sobres, des éclairages bien modestes et un peu de sable sur le sol.Voilà tout ce dont la petite troupe de Québec dispose pour rendre crédible cette longue discussion érotico-métaphysique entre un dealer et son client.En quoi consiste, au juste, ce chef-d'œuvre de la dramaturgie française des années quatre-vingt?Dès que la lumière surprend les deux antagonistes, une tension très complexe se tisse d’une réplique à l’autre.Dans un lieu dépouillé et abstrait quelque part à l’intérieur d’une ville, un vendeur s’adresse à un client dans le but d’éveiller en lui un désir obscur.Il pourrait s'agir d’une dépendance à la drogue, au sexe, mais Koltès n’ose jamais divulguer une pareille information.Le dealer se sert de sa veste pour mettre en confiance le client.Chacun se méfie, alors qu’une fascination réciproque s’entame du même coup.En fait Dans la solitude des champs de coton interroge, à l’aide d'images et de rapprochements, la détresse profonde qui anime ces deux individus.Qu’est-ce que la vérité, le bien, le mal ou encore la raison?Que cherche l’homme dans son désir inépuisable?Le dialogue de Koltès ne tente jamais de répondre directement à ces questions mais souhaite plutôt creuser l’ambivalence entre ce qui se dit et se répète.On se demande même, jusqu’à un certain point, si les rôles ne viennent pas à changer.On ne tentera d’aucune manière d’analyser les pulsions primitives et sauvages qui animent le théâtre de Koltès.Il faut dire que les gens des Productions Point-Virgule ont fait une lecture du texte qui se méfie beaucoup des tics comme de l’enrobage urbain.En fait, le metteur en scène Sébastien Roy va même jusqu’à suggérer des images oniriques où le pure rivalise sans cesse avec la tentation.Les costumes de Danielle Boutin, ainsi que les éclairages efficaces de Félix Bernier Guimond, semblent situer l’événement de cette rencontre entre ciel et terre.Le réel bascule parfois vers le rêve ou peut-être même l’univers intérieur de chacun.Le jeu de Christian Lapointe et de Jérôme Brun-Picard ne manque pas de surprendre.Malgré une certaine nervosité de la part de ces jeunes, on se tire plutôt bien d’affaire.On remarque, toutefois, une compréhension sensible qui ne ment pas dans la présence scénique.SU fallait noter quelques faiblesses, c’est probablement au niveau du rythme.Pas facile, tout de même, de rendre avec la fougue nécessaire cette langue ronde et poétique.La marche était très haute, mais les Productions Point-Virgu- le ont gagné ce pari avec un cran indéniable.Si ce n’est qu’un début, on espère entendre beaucoup parler de ces jeunes créateurs dans les années à venir.Quelques mots en terminant sur le Petit Théâtre de Québec.Cette salle, qui vient à peine d’ouvrir, pourrait très bien devenir un lieu de rencontres pour la relève théâtrale de Québec.Maintenant, plutôt que de faire plusieurs heures en voiture pour voir un vaudeville quelconque en région, pourquoi ne pas se régaler de la noirceur de ce Koltès estival?EBPHŒ^-ÊmÊFPGÊnTE LORSQUE LA MARGE NOURRIT LA NORME ET U TRANSFORME ESPACES ÉMERGENTS ORGANISE LE FORUM ACTIONS CULTURELLES ET SOCIALES • ESPACES ÉMERGENTS LES 6 ET 7 OCTOBRE 2001 HALL TOURISTIQUE DU PARC OLYMPIQUE.MONTRÉAL Ce forum s adresse aux acteurs du développement culturel, social et ÉCONOMIQUE.AUX FORMATEURS.AUX PRODUCTEURS.AUX DIFFUSEURS, ET A TOUTE PERSONNE INTÉRESSÉE PAR LA PROBLÉMATIQUE DE LA CULTURE EN ÉMERGENCE INSCRIPTION AVANT LE 15 SEPTEMBRE 2001 DÉPLIANT DISPONIBLE SUR DEMANDE TÉLÉPHONE : 514.380.8111 COURRIEL : info@espacesemergents.com OU CONSULTER LE SITE INTERNET : www.espacesemergents.com EN PARTENARIAT AVEC L'UQÀM ALLIANCES DE RECHERCHE UNIVERSITÉ-COMMUNAUTÉS EN ÉCONOMIE SOCIALE, OBSERVATOIRE MONTRÉALAIS DU DÉVELOPPEMENT, LABORATOIRE D'ANIMATION ET DE RECHERCHE CULTURELLE ftü|cl soutenu francktcmeni par le pxivememcnt du jéha dans fc cadre du Scnvmdu Qitêbn eide la jeuncxse Québec I.E DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIM A X C H E 5 A 0 T T 2 0 0 1 51 I) ï\' ,1 II SCÈNE CINÉMA Ramasse tes perruques, on part en tournée DAVID VIVIAN Si la plupart des aspects de la production Camera, Woman se caractérisent par un manque de subtilité, il en va tout autrement pour les costumes.Militant sans être rassembleur CAMERA, WOMAN De R M.Vaughan.Mise en scène: David Oiye.Décor et costumes: Eo Sharp.Eclairages: David Perrault-Ninacs.Son: Kirk Wight.Avec Renée-Madeleine I /‘guerrier, Miranda Handford, Danielle Skene, Janis Kirshner et Gordon Masten.Au MAI jusqu’au 12 août.Les cinéphiles avertis sauront sans doute de qui il s’agit.Dorothy Arzner: la seule femme qui ait réalisé des films à Hollywood durant l’âge d’or du cinéma.Au nombre de ses productions, la plus connue est The Wild Party, au cours de laquelle la pionnière mit au point un outil de prise de UNE REUSSITE! UN HUI K ftOKDT filUKiUN son efficace que l’on appellera la girafe.C’est autour de cette femme de tête et d’audace que se déroule Camera, Woman, présenté dans le cadre des célébrations gaies de Divers/Cité.En effet, selon l’auteur R.M.Vaughan, il semble que la dame, lesbienne cela va de soi, ait tenté de filmer pour la première fois un baiser passionné entre deux femmes.De quoi faire réagir ces messieurs dirigeants de studios.Curieusement, toutefois, la fureur du producteur Harry Cohn, selon le récit de Vaughan, sera surtout alimentée par la célèbre potineuse Louella Parsons.Celle-ci admettra tout de go avoir une dent contre les femmes de carrière, particulièrement lorsqu’elles sont lesbiennes et qu’elles font fi des convenances astreignant les femmes aux rôles de faire-valoir — tant qu’à être des faire-valoir, autant l’être toutes, le contraire serait bien injuste.Ainsi, moult tractations seront faites, entre actrices, entre actrice et producteur, entre actrice et vadrouilleuse, entre vadrouilleuse et producteur, toutes opérations visant à couper les ailes à la réalisatrice rebelle.Elle-même ira de ses propres tentatives de marchandage en vue d’arriver à ses fins.Tant d’acharnement de toutes parts, si cela peut être possible dans la vie, passe très mal au théâtre.Le spectateur a rapidement l’impression que l’auteur en fait trop.D’ailleurs, c’est l’impression qui se dégage de la production en général: l’auteur en fait trop, les comédiens en font trop et ainsi en,est-il aussi de la mise en scène.A ce propos, notons les changements de scène inutilement longs — même si l’on essaie de théâtraliser la chose en singeant des changements de plateau et des réflexions de la réalisatrice quant aux angles de caméra à privilégier —, les déplacements maladroits et affectés, ainsi que la direction d’acteurs qui semble avoir voulu davantage montrer des émotions que les faire vivre à la fois aux acteurs et à l’auditoire.Tout cela gêne le spectateur, qui reste peu convaincu par cette leçon historique antidiscrimination que l’on souhaite si ardemment déployer sous ses yeux.Si la plupart des aspects de la production se caractérisent ainsi par un manque de subtilité, il en va tout autrement, néanmoins, pour les costumes.La garde-robe de l’actrice hollywoodienne d’origine britannique Merl Oberon, notamment, est tout à fait représentative de l’époque à laquelle elle appartenait, soit les années 40.11 en va de même des toilettes de Louella Parsons et de Dorothy Arzner, ce qui aurait pu contribuer au réalisme de la pièce, à la condition que l’on n’ait pas opté si nettement pour une mise en scène emphatique.Dommage, car le parcours de cette battante qu’était Dorothy Arzner aurait pu inspirer une production dynamique, émouvante et, de là, propre à l’ouverture d’esprit que l’on désire encourager face aux personnes d’orientations sexuelles diverses.Hélas, en l’occurrence, ce n’est pas le cas.HEDWIG AND THE ANGRY INCH Réalisation et scénario: John Cameron Mitchell.Avec John Cameron Mitchell, Andrea Martin, Michael Ktt, Maurice Dean WinL Image: Frank B.DeMarco.Montage: Andrew Marcus.Musique: Stephen Trask.Etats-Unis, 2000,95 minutes.ANDRÉ LAVOIE Imaginez une Mado Lamotte tout autant politisée que potineuse, en grande tournée dans les restaurants Nickels: c’est le choc culturel que je vous souhaite devant Hedwig and the Angry Inch de John Cameron Mitchell, œuvre qualifiée par celui-là même qui a mis au monde ce personnage impertinent et inclassable de «post-punk neo-glam rock musical».Rien de moins.Immense succès Off-Broadway pendant quelques années, le créateur a fait le pari (réussi) de la transposition cinématographique d’une comédie musicale affreuse, bête et méchante autour d’une figure flamboyante, celle d’Hedwig (Mitchell, énergique et féroce du début à la fin), qui chante sa vie à des spectateurs qui n’en ont rien à foutre.D faudra beaucoup d’efforts pour apaiser la colère de ce transsexuel de Berlin-Est, jeune garçon bercé par la musique pop des pays capitalistes, séduit par un soldat américain (Maurice Dean Wint) qui le force à subir une opération chirurgicale pour devenir une femme, opération qui, faite à la hâte et au péril de sa vie, lui laisse un humiliant «angry inch».Hedwig n’est pourtant pas au bout de ses misères puisque, à peine débarquée au Kansas dans une roulotte minable, le soldat la plaque bêtement Apres des de» buts difficiles comme chanteuse (dans un petit café, devant son public, elle lance un pathétique «Thank you.both of you»), elle fait la connaissance d’un bel adolescent tourmenté, Tommy Gnosis (Michael Pitt).D’abord séduit par la personnalité énigmatique d’Hedwig, qui veut faire de lui un chanteur à succès, il la quitte à son tour lorsqu’il apprend sa véritable identité, non sans avoir dérobé ses meilleures chansons.Construite autour de la phis pathétique des tournées que Ton puisse imaginer (son agente n’a rien trouvé de mieux qu’une chaîne de restaurants de fruits de mer!), Hedwig semble moins chercher la gloire que d’être toujours dans les pattes de Tommy, celui-ci passant d’un aréna à l’autre avec un succès grandissant Motivée tant par la rancœur que par l’amour, cette performeuse agressive, déchaînée et vulgaire, même entre la poire et le dessert, livre, en chansons comme en flash-back, les moments clés de son existence misérable (une jeunesse berlinoise sous le régime communiste, son arrivée en Amérique, ses boulots ingrats pour gagner sa vie, etc.) et son espoir de devenir une star.Hedwig and the Angry Inch adopte le nihilisme et la rage typiques du mouvement punk tout en affichant un kitsch rigolo et une foule de surprises visuelles (certains épisodes de son enfance sont illustrés par de naïfs dessins qui s’animent avec une maladresse touchante), autant de formidables ruptures de ton où le pathétique ne l’emporte jamais complètement sur la foDe énergie de toute cette entreprise un peu fauchée et toujours irrévérencieuse.Entre cet impressionnant numéro où la roulotte d’Hedwig se transforme en scène de théâtre tout en nous invitant à une amusante séance de karaoké et ces multiples chansons qui vont de la ballade accrocheuse (The Origin of Love) à l’hymne coup-de-poing et baveux («My sex-change operation was botched / My guardian angel fell asleep on the watch / Now all I got is a Baby Doll crotch /1 got an angry inch»), la vie d’Hedwig devient tour à tour une gigantesque farce et une tragédie contemporaine, en musique et en effets de toutes sortes.Ce David Bowie sans soucoupe volante, cette Courtney Love trahie et délaissée par son Kurt Cobain adolescent et arriviste, ne ressemble finalement à rien d’autre qu’à ce personnage atrophié dont la véritable quête est la réconciliation d’elle/lui-même à travers une série d’obstacles jusqu’à l’apaisement final.Derrière les perruques, les bonnes blagues et des sonorités provocantes, un premier film plein de trouvailles étonnantes et qui ne laissera personne indifférent, encore moins ceux que la marginalité effraie.Hedwig and the Angry Inch adopte le nihilisme et la ru0.affichant un kitsch rigolo et une foule de surprises visuelles.ARCHIVES LE DEVOIR é typiques du mouvement punk tout en L’éducation protocolaire THE PRINCESS DIARIES Réalisation: Garry Marshall.A L’AFFICHE I-FAMOUS PLAYERS-i 1 PARISIEN ?1 15hOO - 17h10 - 19h40 21h35 iHnNEiniiE 4an* Horwttz, THS WASHINGTON POST ifEsi m oiumuH mmm inuumi iMHiranmiHiiHwifflintm ¦¦¦üoyyâ nm ii mi m SttilHMflW: Bread & Roses L’AFFICHE! W V.O SOUS-TITRES FRANÇAIS e^jpC c n t r i $ « UNE FRESQUE REALISTE ET ATTACHANTE.» 13 version française de «PIANH 01 THE APIS» MARK WAHLBERG ÏIM ROTH HELENA BONHAM CARTER MICHAEL CLARKE DUNCAN IW1N1I1II1 CfNIimy MX PHStNiHNUHiciimii /MICK C0MPANÏ unfimhIIMMON Mmm UMBOIH HflfNABlMMCAMLH lAPlANLTLOLSSINfiLS I.IICHMI CIKRK1 DUNCAN KRISKfilSIOIffRSON tSILllAWARRlN PAtlKMIMJI BO BAKER «¦»jS!¦ MUSTHAlUGHI ! MAflC "!0KNNÏ ElfMKrjffiCOtlffNMOOD mmCBRIS HBlN/ON.iio "SSRICK R1INRŒ ÜSKPBBIPPIR0ÜSS1I01 w/uc TBRMPHWIN1ER "RICHARD 0 MICK “ÏWIIllAMBROïlMJfl nlAWRENCERONNLRiMARKB ROSfNIHAI "SIIUBIIRION r wwwpMolfapeuoin Ettul UotiMt (own • VixMt Ebg • VERSION FRANÇAISE r~ fÎ ******-S*™* S TAPOTÉ I ,-CINÉPLEX OOÉON-, |-CtNÉPLEX OOÉON-1 r—LES CINÉMAS QUZJO—i I-LES CINÉMAS-1 1 QUARTIER LATIN ?11 MONTRÉAL ?I [ IASALLE[P1»C«I [DAUPHIN vH I PARADIS ?I HaNQEUER bTH FT.^ i^.r nPV-|C.X.T.r n770 n pLfX~ OU270 —1 r- MÉOA PLEX' OUZTO —% r—-FAMOUS PLAYERS 1 I-CINÉMA- r— C1NÉPLEX OOÉON , 1 JACQUES CARTltB 14 ?11 TASCHEREAU 18 ?] [pQNT-VIAU 18 ?1ICOLOSSUS LAVAL Tl IST-EUSTACHE ?I [bOUCHERVILLE^I | ST-BRUNO ?| |ST-HYACINTHE ?1 [sT-JEAN ?! [tERREBOWWE B 71 [STE-TUÉRÉSE B 71 [pUZA RENNtSwyTI Fst^TTI fottEYF,ELD71 Iôüîiaimuwb^üêTI f^S£ScSS»71 n^T^SSl^l (Gy Alla I CHÀTEAUQUAY 11 ST-EUSTACHE 11 ST-HIUMRE I rioUCHERVIIJLEl | LAVAL I I MONTR1 [pARAMOUNT~^l Elj^71 [ab^RE [cOTC-PES-'wtttEiTI ^QiSH^-TI fwiERmcïïuTl ^^”-1 [lASCHEREAu'tg’Tl À L’AFFICHE I fcEHTRE LAVAlTH EcOLmSuSLAvS'iTI Ipojff-yiAu'lE’vl l~iTE-AD£LE~V~1 [~WATEM>QUAY ?"! porenmese enchantée ____ u»filniile)ilidnlSpino« * I-FAMOUS PLAYERS-1 ^ [parisien m à l'affiche! FAMOUS PLAYERS - Scénario: Gina Wendkos, d’après le roman de Meg Cabot Avec Julie Andrews, Anne Hathaway, Hector Elizondo, Heather Matarazzo.Image: Karl Walter Lindenlaud.Montage: Bruce Grenn.Musique: John Debney.États-Unis, 2001, 111 minutes.ANDRÉ LAVOIE Denise Bombardier et la baronne Nadine de Rothschild peuvent maintenant compter sur une nouvelle alliée dans leur croisade contre les mauvaises manières et le tutoiement généralisé.Clarisse Renaldi (Julie Andrews), reine de la très petite et hautement improbable principauté de Genovia, s’y connaît en matière de pose et de distinction, le tout avec un accent à rendre fou de jalousie tous les membres de la famille royale britannique.Elle aura d’ailleurs fort à faire à San Francisco, dans cette partie du monde pas mal moins coincée que Monaco, alors que sa petite-fille Mia (Anna Hathaway) ignore que du sang bleu coule dans ses veines.Dans The Princess Diaries de Garry Marshall, Clarisse devra d’abord lui apprendre la nouvelle puisque Helen (Caroline Goo-dall), sa mère, lui avait très peu parlé de son père, retourné dans ses contrées royales après sa naissance.Comme la principauté se retrouve sans roi à la suite de son décès, il ne reste plus que sa fille prenne le relais.Mais comment jouer à la princesse et connaître tous les usages, à la cour comme dans les salons, alors que Mia n’est qu’une simple Californienne vaguement hippie?C’est à cette lourde tâche que s’active Clarisse, d’autant plus que la jeune fille n’est pas certaine de vouloir porter la couronne.Elle préfère demeurer dans cette immense caserne de pompiers qui lui sert de maison et fréquenter ses rares ami(e)s, la très confuse Lily (Heather Matarazzo) et son frère Michael (Robert Schwartz-man).Ce n’est que lors d’un grand bal quelle prendra sa décision.tout comme Clarisse qui jugera si Mia est digne de faire bientôt la une de Paris-Match.Pour qui connaît Garry Mar- shall — rappelez-vous son grand succès tire-larmes Beaches et le premier film à succès de Julia Roberts, Pretty Woman —, on sait à quel point il affectionne les intrigues marquées du sceau de l’éducation sentimentale ou protocolaire.Dans son petit monde propret, une prostituée devient femme du monde en moins de deux ou, dans Runaway Bride, un journaliste réussit l’impossible: après trois fuites juste avant de dire oui devant Dieu et les hommes, une fille instable finit enfin par se décider.Le style Marshall Retrouver la griffe de Marshall dans The Princess Diaries n’est qu’un simple constat et non un gage de qualité, encore moins un quelconque signe d’intérêt.Il a retrouvé dans le scénario de Gina Wendkos les thèmes qui l’intéressent mais filme le tout avec une absence quasi totale de conviction, ne sachant où placer sa caméra dans cette ambassade kitsch d’une principauté dont on se contrefout, un conte guère plus palpitant que ces shows télévisés à la morale douteuse qui transforment une ménagère en top-modèle, sous-entendant bien sûr à quel point elle était moche avant d’être façonnée par des mains expertes.Il succombe aussi, mais avait-il vraiment le choix?, aux exigences des studios Disney, empire où les zones grises sont interdites alors que le monde ne peut que se diviser en deux (les garces de l’école et les méchants journalistes d’un côté; la monarchie qui n’a rien à se reprocher et ne veut que le bien du peuple de l’autre.).Il faut entendre les sermons de sœur, oups!, reine Clarisse sur la responsabilité des têtes couronnées et leur pouvoir de changement pour comprendre que, derrière les risettes d’Anna Hathaway, l’accent invraisemblable de Julie Andrews, le regard archi-usé sur San Francisco (toujours cette même vision carte postale, comme si toute la population de la ville était agglutinée autour du Transamerica Building.) se cache un autre de ses films réactionnaires dont on pourrait se passer.En 1789, je n’aurais pas parié gros sur la durée de vie de Garry Marshall. LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 A O Ê T 2 0 01 ( r> £\ I) CINÉMA Quelques pas sur la plage LA CHAMBRE DU FILS Réalisation: Nanni Moretti.Scénario: Linda Ferri, Nanni Moretti, Heidrun Schleef.Avec Nanni Moretti, Laura Morante, Jasmine Trinca, Giuseppe Sanfelice.Image: Giuseppe Land, Montage: Esmeralda Calabria.Musique: Nicola Piovani.Italie-France, 2001,95 minutes.ANDRÉ LAVOIE Nanni Moretti décrit son approche comme étant celle de «la troisième voie».Il refuse tout autant l’humour léger que le cinéma politique à saveur didactique.A l’inverse, si ces films évoquent, timidement, les audaces de la comédie à l’italienne, leur réalisateur pose un regard d’une lucidité aussi grande que Pasolini, Rossellini ou Bertolucd en leur temps, sur l’état de délabrement moral de la société dont il est issu.Vivant malgré lui en un temps qu'il qualifie tristement de «bersluconien», le réalisateur de La messe est finie et d’Aprile semble à la fois en accord et en décalage avec le présent.De là sa singularité.Même si certains n’y verront qu’un simple mélodrame, La Chambre du fils ne déroge pas des principes qui animent le réalisateur.Il est vrai que l’intrigue n’est pas foncièrement originale (le bonheur anéanti d’une famille bourgeoise à la suite de la mort d’un des siens) et que la trame musicale, où se côtoient Nicola Piovani et Brian Eno, enveloppe le drame de manière sensible et délicate.Moretti oppose à tout cela une vision personnelle tantôt clinique, tantôt amusante, cherchant à égarer ses personnages, dont celui du père qu’il incarne, dans des méandres insoupçonnés.Sa famille évolue dans un cadre agréable, où l'épouse, Paola (merveilleuse Laura Morante), est superbe de dévouement, et les enfants.Irene (Jasmine Trinca) et Andrea (Giuseppe Sanfelice), ni plus ni moins que des adolescents normaux, tiraillés entre révolte et obéissance.Moretti fait également du personnage d’Andrea un adolescent secret, et la première partie du récit introduit un léger soupçon sur son honnêteté (impliqué dans une histoire de vol de fossile à l’école, il n’attire pas que le respect).Au départ, rien ne permet de penser que cet univers familial sera marqué par le deuil, et cette manière paraît emblématique de l’approche à pas feutrés du cinéaste.Mais un film de Nanni Moretti n’en serait pas un sans la présence à l’écran de.Nanni Moretti.Cette fois, plutôt que sur sa Vespa, on le voit, dès la première scène, en train de faire du jogging, affichant la sobriété et la bonhomie d’un père responsable, doublé d’un psychanalyste, dont le bureau, comprendra-t-on bientôt, communique avec l’appartement privé par un long corridor.Ainsi, les problèmes existentiels et les tourments de ses patients, nés des contradictions humaines, lui renverront sans cesse le miroir de son propre drame.Ce portrait familial idyllique, que la mort d’Andrea lors d'une excursion de plongée sous-marine viendra fissurer, en camoufle un autre, fascinant de part en part, que le cinéaste compose avec une intelligence rare et un constant souci du détail doublé d’une volonté de surprendre, déconstruisant sans cesse les clichés du mélodrame.C’est avec grande finesse qu'il réussit à maintenir cet équilibre précaire pendant tout le film, ne cédant jamais à la tentation réductrice de faire des martyrs de la victime et de ceux qui lui survivent.\ 11 U *ÉM a Laura Morante et Giuseppe Sanfelice dans La Chambre du fils.Grâce à un montage parfois volontairement abrupt, Moretti refuse la fluidité que commande souvent le genre et fait se chevaucher des scènes intimistes (les visites de Paola dans la chambre du fils, de venue une sorte de sanctuaire pour ce couple farouchement athée) à d’autres plus spectaculaires (Giovanni traîne son vague à l’âme dans le brouhaha d’une fête foraine, au milieu de bruyants ma- nèges).Moretti oppose également une représentation froide de la mort, avec des gros plans où l’on visse le couvercle du cercueil, à ces funérailles plus ennuyeuses qu'émouvantes, alors que le couple reste de marbre devant le sermon désincarné du prêtre.De plus, en faisant appel à une habile construction, Moretti cultive de subtiles ambiguïtés.On apprend bien longtemps après la mort d'Andrea les circonstances de l’accident; le film est parsemé de faux flash-back où Giovanni s’imagine avec son fils dans des situations qui lui auraient permis de le détourner de la fatale excursion de plongée; une amie d’Andrea que sa famille ne connaissait pas (un amour de vacances) demeure évasive sur les liens qui l'unissent avec son copain du moment, tout comme ce Al MANCE ATI ANTIS VIVAFII.M que fut la nature exacte de ses relations avec le fils disparu.Dans le tout dernier plan, semblables à quelques morceaux épars dans un espace trop vaste, Giovanni, Paola et Irene marchent lentement sur une plage, ni complètement désunis ni totalement soudés l’un à l’autre.Cette image bouleversante résume un film qui nous mène au bord de la tristesse, au seuil de l’enchantement.En avant la musique ! LES CACHETONNEURS Réalisation et scénario: Denis Dercourt Avec Pierre Lacan, Marc Citti, Serge Renko, Wilfred Benaiche, Henri Garrin, Marie-Christine Laurent Image: Jérôme Peyrebrune.Montage: Yann Coquart France, 1999,90 minutes.ANDRÉ LAVOIE S y il est vrai que la musique adoucit les moeurs, ceux qui l’interprètent du moins à en croire le réalisateur Denis Dercourt dans Les Cachetonneurs, n’ont guère la vie facile et sont plus souvent au bord de la crise de nerfs qu’au comble de l’extase.C’est à une merveilleuse cacophonie qu’il nous invite avec cette charmante petite comédie française qui n’a, de prime abord, rien pour attirer les foules: un sujet d’apparence austère (le milieu de ce que certains appellent la «grande» musique), des moyens plutôt modestes (avec un nom tel Les Films à un dollar, la compagnie de production affiche sans complexe ses couleurs) et une distribution dont la plupart des acteurs nous sont inconnus.Mais devant cette partition menée tambour battant, amusante, finement dialoguée, réservant plus que sa part de surprises et de coquetteries (la musique rai' côtoie habilement Bach et Strauss), on aurait tort de ne pas assister à ce concert de mésaventures chez ces obscurs, pas toujours honnêtes mais très attachants cachetonneurs.Mais qu’est-ce qu’un cacheton-neur?Les plus méchants les compareront à des poules sans tête et d’autres, plus réalistes et moins ingrats, les décriront comme des musiciens qui, souvent pour une C’est à une merveilleuse cacophonie que Denis Dercourt nous invite avec cette charmante petite comédie française somme dérisoire, agrémentent une réception privée ou une cérémonie de mariage, obligés comme tout le monde de payer les comptes qui s’empilent.Sous la houlette du contrebassiste Roberto (Pierre Lacan), une bande de musiciens, et pas que des virtuoses!, accepte de donner un concert pour marquer le Nouvel An dans un château en Normandie.Le châtelain (Philippe Clay) s’y connaît en musique mais est plutôt dur d’oreille; le chef d’orchestre autrichien (Henri Garcin) se fait attendre; Thérèse (Marie-Christine Laurent), la flûtiste, attend son bébé d’un jour à l’autre, etc.Ce ne sont bien sûr que quelques-unes des nombreuses figures élaborées par Denis Dercourt pour faire de cette périlleuse escapade musicale en province un délire contrôlé, proposant une description juste, pas toujours flatteuse, du milieu musical, où les bassesses et les ego démesurés sont aussi répandus que les fausses notes.Le déroulement de cette intrigue, échelonnée sur quelques jours dans la grisaille hivernale française, accumule avec élégance les plus curieux revirements de situation (un musicien habile mais incapable de lire la musique; l’identité du père du poupon de Thérèse; les tours de passe-passe de Roberto pour obtenir ce contrat en Normandie), amalgamés à quelques répliques bien senties sur la prétention des musiciens jouant aux artistes incompris.Par contre, Dercourt ne semble savoir que faire de cet énigmatique chef d’orchestre autrichien, dont l’absence provoque quelques-uns des moments les plus hilarants au sein de cet orchestre improvisé alors que sa présence apparaît trop brève et son départi une curieuse pirouet- te pas très convaincante.Si Les Cachetonneurs démystifie quelques-uns des aspects les plus ingrats de la vie d’artiste, trop souvent tiraillée entre le grand art et le petit commerce, le regard du cinéaste, visiblement nourri d’expériences personnelles, ne souffre d’aucune complaisance, n’assimilant jamais ses personnages à de pauvres et innocentes victimes.Tout comme Agnès Jaoui dans Le Goût des autres, Dercourt ne fait pas des artistes des êtres d’exception, éternellement touchés par la grâce, mais des êtres pétris de contradictions, jamais au-dessus de la mêlée, capables des pires mesquineries.La finale du film, exemplaire par son cynisme subtil et fort juste dans l’illustration de l’impasse économique dans laquelle s’engouffrent ces musiciens à la petite semaine, ne rend que plus attachante cette comédie en musique.Un autre bel exemple de ce savoir-faire cinématographique français où humour et intelligence s’accordent en parfaite harmonie.rv I.K DEVOIR Sous la houlette du contrebassiste Roberto (Pierre Lacan), une bande de musiciens, et pas que des virtuoses!, accepte de donner un concert pour marquer le Nouvel An dans un château en Normandie.| SÉLECTION 2001 S Grande Fête du cinéma comique de Montréal les un film de Denis Dercourt Cachetonneurs avec Pierre Lacan, Marc Citti, Marie-Christine Laurent, Clémentine Benoît et Sonia Mankaï Musique de : J.S.Bach J.Strauss M.Bruch E.Waldteufel D.Shostakovich Bratsch yn film magique (.) qui 'nous plonge dans le mystère de la musique.» Réal Larochelle ¦ 24 images A L’AFFICHE! 12h10 - 14h30 16h50 - 19M0 - 21h25 PALME D’OR • Festival International de Cannes 2001 GAGNANT Meilleur Hlm Prix Nastro Argetito 2001 ^ un hlm dr t NANNI w MORETTI VMUUON OftK.fNAO fTALIENNF AVM KKJV TTrWA PKANCAJS Df LA STANZA DEL PIGLIO GAGNANT Meilleur Hlm • Meilleure actrice • Meilleure musique Prix David di Dnrutdlo 2001 ! « Moretti fait preuve d’un bel humanisme et d’une infinie délicatesse.» - Normand iVoYendw, II.SOLEIL «Une oeuvre émouvante d’une grande sensibilité et toute en finesse.» - Miré PWdc, Il Jojrnai.»: MwntMi.«Bouleversante, cette Chambre du fils.» • Jdimc Ruer, VOIR ¦-¦-^ *¦ _ -^ m >lli rl ri f •jnSTTHfiG mnea uiuBappe aanvmica jmwk> •Marna Accorsl qncBa Dalla tata Ce n t r i s LOST AND DELIRIOUS BREAD AND R0SES S0NGS FROM THE SECOND FLOOR 514.847 2206! h< >raires + infos + www ex-centris com o Etudianl + aqe d'or : 6 S Semaine avant 18 h : 6 $ Admission généra • ¦•rai* «00CC.Cj I.K 1) E V O I K K S S A M EDI I E T I) I M A X ( H E 5 A 0 I' T 2 0 (Il .1 li T S Les FrancoFolies de Montréal Paradis au Métropolis Aujourd’hui, lorsqu’on mentionne la parution d’un album de Vanessa Paradis ou la sortie d’un film dans lequel elle tient la vedette, plus personne ne sourit gentiment À 14 ans, elle s’installe avec Joe le taxi en tête des palmarès européens.À 1 7 ans, elle est prise en flagrant délire gains-bourien; puis, deux ans plus tard, elle enchaîne avec un chaud opus signé Lenny Kravitz.Après huit ans de silence musical, Vanessa Paradis débarque ce soir au Métropolis pour communiquer la félicité qui a inspiré Bliss, son tout nouvel album.MARTIN BILODEAU Lors de son dernier (et unique) passage sur une scène montréalaise, en juillet 199:1, Vanessa Paradis avait fail l’événement.I.e spectacle qu’elle venait donner au théâtre Saint-Denis, dans le cadre des FrancoFolies, avait été repoussé à la toute dernière minute en raison d’embouteillages routiers qui avaient paralysé le camion transportant son matériel entre Québec, qui l’avait vue la veille, et Montréal, qui la verrait finalement avec 24 heures de retard.L’attente aurait été plus pénible eussions-nous su que,sous la persona de Lolita, Vanessa est une véritable bête de scène ainsi qu’une interprète d’une musicalité indéniable.Le spectacle nous l’apprit, l’ovation dura deux heures (dès la première chanson, la salle se leva pour ne plus jamais se rasseoir), et puis ce furent les adieux, dont on n’aurait jamais parlé n’eùt été une vulgaire «crotte de nez» (lire: miette de haschisch) échappée de son sac à la douane américaine de Dorval, où elle s’embarquait pour New York le lendemain du show.Rebelote dans la presse, grandement amusée par sa naïveté — il faut dire qu'on a l’habitude d'être reniflés à la douane américaine.Huit ans après la tournée Natural High, du nom de son album enregistré avec son compagnon de l’époque, Lenny Kravitz, Paradis sortait de son mutisme musi- Sous la persona de Lolita, Vanessa est une véritable bête de scène ainsi qu’une interprète d’une musicalité indéniable cal, l’automne dernier, pour accoucher de Bliss, un quatrième album en demi-teintes et clairs-obscurs, pour lequel celle qui a entretemps assis sa carrière de comédienne (Elisa, Ijz Fille sur le pont) s’est découvert des envies d’écrire et de composer.Et puis aussi de convier des amis à sa boum intérieure (Alain Bashung, Mathieu Chédid, Frank langolf), et de produire quelques titres, et puis de mettre elle-même sur pied la tournée ciui suivrait, laquelle l’a jusqu’ici amenée sur plusieurs scènes d’Europe, dont celles des récentes FrancoFolies de Spa où, malgré ses efforts, mon collègue Sylvain Cormier n’a pu la rencontrer de visu.Je l’ai, pour ma part, eue dix minutes au télé-phone, entre deux autres entretiens téléphoniques d'égale durée.«C’est difficile d’aller au fond des choses dans ces conditions», admet la voix au bout du fil.Une voix assurée, sympathique, suffisamment en tout cas pour donner de la fraîcheur à des réponses qu’elle a dû livrer des dizaines de fois par le passé: «Après la tournée Natural High, j'avais vraiment envie de faire du cinéma, de m’impliquer dans des projets.Puis l’envie de faire un nouveau disque m’est revenue, mais je voulais en premier lieu y réfléchir longuement, l'imaginer avant de m y plonger.J’ai eu la chance de pouvoir prendre mon temps.» Au menu du spectacle de ce soir: plusieurs chansons de Bliss (à commencer par Commando et L'Eau et le Vin), mais aussi des pièces tirées des trois albums pré- cédents (Marilyn et John, Variations sur le même t’aime et Natural High), réarrangées pour l’adulte (de 28 ans), l’amoureuse (de Johnny Depp) et la maman (de Lily-Rose) qu’elle est devenue.«J’ai l’impression d’avoir toujours montré, à chaque album, une facette dif férente de ma personnalité, mais il est vrai que, lorsqu’on s’implique au niveau de la musique et des textes comme je l’ai fait sur Bliss, on a l’impression de livrer une partie de soi-même de façon peut-être un peu plus limpide, ou brutale.» «J’ai fini d’me chercher / Depuis que j’t’ai trouvé / La meilleure personne en moi / Au fond, c’est toujours toi», chante Paradis de son beau filet de voix dans le refrain de Bliss, lequel révèle bien combien cette artiste à la fois se découvre dans les autres et se dévoile pour eux.Que reste-t-il, aujourd’hui, de la jeune fille qui chantait Mosquito et Joe le taxi sous la tutelle d’Etienne Roda-Gil et Frank Langolff, ou de la jeune fille déterminée qui, quelques années plus tard, osait refuser quelques-uns des textes que Gainsbarre, à 18 mois de l’ultime Mortel ennui, lui a refilés?«Mon fil conducteur à moi, c’est le renouvellement», déclare la principale intéressée, d’ailleurs pas très intéressée par l’idée de détecter, dans les empreintes de son parcours, un sens qui lui aurait échappé.Mais loin d’elle l’envie de faire reposer la responsabilité de ses actes sur une tierce personne, particulièrement en ce qui a trait au spectacle quelle donne ce soir, qu'elle a créé en collaboration avec son arrangeur et claviériste.«C’est moi qui suis sur scène.Si c’est pas bien, c’est à moi qu'on va le reprocher», dit celle à qui la presse et le milieu de la musique en ont fait voir de toutes les couleurs par le passé.Aujourd’hui, lorsqu’on mentionne la parution d’un album de Vanessa Paradis, ou la sortie d'un film dans lequel elle tient la vedette, plus personne ne sourit gentiment.Vanessa Paradis a fait ses gammes, gagné ses galons, et comme un «common, common, common, commando», elle résiste désormais «au pire existant».SOURCE FRANCOFOLIES Au menu du spectacle de ce soir: plusieurs chansons de Bliss (à commencer par Commando et L’Eau et le Vin), mais aussi des pièces tirées des trois albums précédents (Marilyn et John, Variations sur le même t’aime et Natural High).Du tréfonds de Pierre Harel, la colère de Félix Avec les anciens d’Offenbach, le poète-cinéaste ramène sur scène le répertoire de Leclerc, mais c’est la radio qu’il vise SYLVAIN CORMIER Pierre Harel le jeudi matin au déjeuner, de l’autre côté de ma table à manger.Doux homme au sourire affectueux.Tantôt, il était avec son jeune enfant, et il a encore du bon papa dans le ton.la nuit d'avant, Harel a peu ou pas dormi, rapport à la cortisone prescrite pour lui préserver la voix.Question d’intensité et d’usure.la spectacle qu’il achève de préparer avec les anciens combattants d’Offenbach — Wézo à la batterie, Willie à la basse, Johnny Gravel à la guitare.plus Bob Champoux et Michel Bessette en soutien — à pim-tir du répertoire le plus militant de Félix Leclerc n’a pas trois semaines dans le corps.Harel, à qui il arrive de hurler quand la chanson le commande, doit faire gaffe s’il veut que les cordes vocales ne pètent pas avant samedi soir à 20h30 au Club Soda.Arrivé là, je sais qu'il n’aura plus l’air de Pierre Harel le matin au déjeuner.H sent Pierre Harel en spectacle.Une bête.Coyote en quête de proie.Indien sur le sentier de guerre.Dans les yeux, des buissons ardents, le corps ruisselant.Le torse fatalement nu à la fin.Le faciès grimaçant.le père de famille, le régisseur de plateau, le cinéaste, le poète, tous les Pierre Harel du civil feront place à l'enrage de la scène.Harel chantant Félix en colère?Sur papier, au dévoilement de la programmation des spectacles en salle des 13” FrancoFolies ce printemps, c'était à la fois original et tout naturel.Que l'homme qui écrivit Ma patrie est à terre pour Offenbach et LAgriculture pour Corbeau interprète Is Chant d’un patriote, voilà qui témoigne d'une filiation.Lien supplémentaire, la brochure annonçait qu’il aurait pour tout accompagnateur le pianiste François Dompierre, arrangeur attitré du Félix des dernières années.Naturel aussi.Sur papier.SOURCE FRANCOFOLIES Pierre Harel en spectacle.Une bête.Coyote en quête de proie.Indien sur le sentier de guerre.Dans les yeux, des buissons ardents.«On a répété deux heures et on s’est rendu compte que c’était impossible, explique Harel.On s’est aperçus qu il serait très difficile de faire ressortir la colère de Félix dans un contexte piano-voix.Iss accords, les clés, les arrangements du répertoire de la dernière période de Félix sont trop pareils d’une chanson à l'autre.C'est la voix de Félix qui personnalisait les chansons.Ç'aurait demandé à Dompierre un travail impensable.J'ai franchement eu peur qu'on se casse la gueule.Je le lui ai dit.François est un gentleman, il s'est retiré.» Le projet, faut-il le rappeler, se promène de bureau de production en bureau de production depuis 1999.«C'est venu de Mario Clément, directeur de la programmation à Télé-Québec.B omit vu Poésie rauque, le spectacle que je faisais à La Petite Licorne, où je reprenais quatre chansons de Félix.Il a eu l'idée d'une émission de télé autour de Harel chantant Félix.» C’est finalement Guy latraverse, vieille connaissance du temps où Harel fréquentait la Dolorès de la chanson de Charlebois, vraie sœur de Mouffe, qui a récupéré l’idée, et plutôt deux fois qu'une.La partie spectacle de l'émission sera tournée le 10 septembre au Corona (le reste à l'île d’Orléans), mais latraverse étant aussi programmateur aux FrancoFolies, le spectacle a été réquisitionné pour le festival et naîtra dès samedi.D'où le court délai et la cortisone.D’où, également, la nécessaire création de nouveaux arrangements.«fai compris, à l'écouter et à le réécouter, que Félix n'avait jamais exprimé violemment sa colère.Sa colère, c'est à peine le bêlement d'un mouton.Plus que retenue: refoulée.C’est pour ça que, dans L'Alouette en colère, il écrit que ça lui vient “du tréfonds de [lui], malgré (lui), bien malgré [lui] ’.Même dans cette chanson-là, il n’ose pas la crier, fai compris à quel point il était de la race de nos ancêtres.Un Canadien français Poli comme l’étaient les gens, ne levant jamais le ton pour dire que ça n avait pas de maudit bon sens, ce qu’ils vivaient Félix sentant monter sa colère, incapable de la crier, c'est l’histoire d'une nation.» Pour rendre toute la force de cette sourde colère.Harel avait be soin de ses gars à lui.ses «chums depuis 40 ans», qui le suivent plus ou moins d’Offenbach en Corbeau en Corbach et jusqu’en Offenbeau, la plus récente incarnation de la bande.«J’ai appelé à la rescousse mon noyau dur, mon compagnonnage professionnel.J'avais besoin d’eux autres pour être sûr de mon coup.» Retour à la base, le local de pratique en tôle à côté de chez Michel Willie Lamothe à Saint-Pieio à Cordes Diaz Andrés Cdrdenes.violon , Roberto Diaz, alto, Andrés Diaz, violoncelle Vendredi, Richard Raymond, nano 10 août 25$ r\ Hydrv Québec Samedi, 11 août Trio Diaz et le Trio Hoebig Gwen Hoebig, violon Desmond Hoebig, violoncelle David Moroz piano 25$ Mercredi Paul Meyer, clarinette Richard Lester, violoncelle Eric Le Sage, piano 15 août 25$ Soirée Les Amis du Domaine rait réussi à éviter les écueils de la gloire façon Beatles: de fait, la photo au recto du livret montre un homme en paix ressemblant fort à notre George, très gentleman hippie, entouré des nombreux chapeaux qu’il continue de porter selon son bon plaisir.De là à décou- vrir ce que sa musique est devenue sous chacun des chefs, il n’y a qu’à fouiner du côté de Tétai des exportations en CD et des vinyles de collection.Splendide point de départ, indeed.S.C.29 juin au 19 août •jaHKITt] 50 ans de passion pour la musique.• Samedi 11 août, à 20 h Dimanche 12 août, à 14 h BAROQUE À L’ABBAYE Abbaye Saint-Benoit du lac Oeuvres de Purcell, Telemann, Corelli, Haenèel et Bach Paul Merkelo, trompette Dont André Laberge, orgue • Vendredi 17 août, à 20 h MUSIQUE ET CINÉMA Silence on jazz! Improvisations de jazz sur projection de films muets (1909-1921) Pbil Nimmons.clarinette Michel Donato, contrebasse tfiv-xn,™ Michel Lambert, percussions Gene DiNovi, piano Escapade dans les Cantons-de-l'Est Information sur hébergement et activités : Tourisme Memphrémagog 1 800 267-2744 IgE Menpnnémaooo ^ LES BRUNCHES-MUSIQUE TOUS ÎLES DIMANCHES DE T1H A 14H 5 août Saldana, Musique sud-américaine 12 août Jacques Bemier, violon et Guy Bergeron, quitare Musique du monde; tzigane, jazz, sud-américaine COÛti 2S$ Adultes 12.$0$ Entants de 6 A 12 ans Gratuit I niants 6 ans et moins Taaes H service inc kl* BILLETTERIE (418) 4S2-3S3S ou 1-888-336-7438 PRIX SPÉCIAUX i • Aînés 23 $ • Étudiants entre 13 et 20 am 30% de rabais • Entants de 12 ans et moins gratuit radie' chaîne culturelle ?Rad*o-
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