Le devoir, 24 août 2001, Page(s) complémentaire(s)
www.ledevoir.co - DEVOIE LE MONDE Seconde incursion israélienne en territoire palestinien Page B 7 ACTUALITES Des recommandations décevantes pour les OGM Page A 3 V o l .X C I N " 1 9 O 1.K V K N I) R K I) I 2 l A O I T 2 O O S 7 O ?I A X K s « I $ Les primes aux urgentologues ont coûté 160 000 $ à Sacré-Cœur Une centaine d’églises montréalaises fermeront d’ici cinq ans FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR La ville aux cent clochers pourrait bientôt perdre son nom.Selon la Ville de Montréal, pas moins d’une centaine d’églises fermeront leurs portes sur son territoire au cours des cinq prochaines années.Cela constitue un véritable casse-tête pour les fonctionnaires, qui admettent ne pas détenir les outils nécessaires pour juger les demandes de conversion qui commencent à s’empiler sur leurs bureaux.En témoigne éloquemment une demande de recyclage de l’église Saint-Jean-de-la-Croix (Petite Patrie) en 59 unités d’habitation reçue par la Ville.Dans un sommaire décisionnel adopté par le comité exécutif mercredi, on peut lire: «[.] il apparaît actuellement que les critères généraux utilisés lors de l’étude des programmes de développement ne sont pas suffisants pour évaluer correctement les demandes de conversion des églises, d’autant que ce phénomène est assez nouveau.» Nouveau, certes, mais certainement pas mineur.«Suivant les avis obtenus par le Service [de développement économique et urbain, SDEU], c’est environ une centaine d’églises qui seront appelées à fermer leurs portes d’ici cinq ans», est-il écrit (il existe environ 600 églises et autres lieux de culte sur l’île de Montréal).L’abandon, voire même la démolition de plusieurs de ces lieux de culte, est envisagé, mais également leur conversion.Au Diocèse de Montréal, on se fait toutefois plus circonspect.«On n’est pas prêts à donner des chiffres, a L’abandon, voire même la démolition de plusieurs de ces lieux de culte, est envisagé, mais également leur conversion 1 m VOIR PAGE A 10: ÉGLISES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le père Michel Gauvreau, curé de la paroisse Saint-Jean-de-la-Croix, affirme ne rien pouvoir pour ses églises, qui attendent patiemment leur sort.Condo ou démolition?PERSPECTIVES Des chiffons rouges au drapeau blanc ernard Landry range définitivement les chiffons rouges et sort le drapeau blanc.Jusqu’aux élections générales d’ici deux ans, le premier ministre du Québec prône une action gouvernementale et politique basée sur la conciliation.Il veut en finir avec le ressentiment, mettre un frein aux chicanes et, «à partir de maintenant», son gouvernement s’efforcera de parler de souveraineté plus positivement Une union confédérale à l'européenne serait bénéfique pour tous, y compris le Canada.«C’est clairement dans l’intérêt du Québec et du Canada, a-t-il souligné à la fin de la réunion de deux jours de son conseil des ministres à La Malbaie.L’intérêt du Canada de se montrer juste envers le Québec et de saisir l’occasion de se réorganiser.C’est une bonne chose pour tout le monde.On va tenter de convaincre, les Québécois sont notre priorité, mais aussi le reste de nos amis au Canada.» Clairement, le premier ministre Landry change de ton, opte pour la promotion et la démonstration plutôt que pour l’attaque personnelle et l’ironie triom- VOIR PAGE A 10: LANDRY INDEX Ma rio Cloutier Un road movie percutant pour partir le bal o: o: o: o-s 00- Annonces______B 8 Monde.B 7 Avis publics.A 4 Mots croisés.B 8 Bourse.A 6 Météo.B 4 Cinéma.B 10 Plaisirs.B 1 Culture.B 8 Sports.B 6 Éditorial.A 8 Télévision.B 9 Idées.A 9 Tourisme.B 4 L’Ange de goudron inaugure la 25e édition duFFM ODILE TREMBLAY LE DEVOIR C% était hier soir que dé-' marrait, sur une simple ondée plutôt que le déluge annoncé, le 25e Festival des films du monde avec notre gratin cinématographique habituel (plus Geneviève Bujold) massé à la Place des Arts pour le jour 1.Présente dans le cortège, la présidente du jury, Emmanuelle Béart, déclara que Montréal est vraiment sa deuxième ville, étant donné qu’elle y a passé une partie de son adolescence, d'où sa joie de la revoir le plus souvent possible.C’est elle qui devait déclarer officiellement ouvert le festival, après que celui-ci eut offert un petit hommage aux 40 ans de la compagnie Astral.Reste à découvrir s’il s’agira VOIR PAGE A 10: FFM ¦ Autres informations en page B 10 LE FEW DES FILMS DO MONDE JACQUES GRENIER Ut DEVOIR Une première réalisation en solo pour Denis Chouinard.L’hôpital demandera aujourd’hui au ministre de la Santé de maintenir ce mécanisme tant qu'une solution durable n’aura pas été dénichée pour recruter des médecins permanents 60 médecins dépanneurs ont effectué 315 gardes ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les primes illégales de 250 $ à HXM) $ versées cet été aux urgentologues à l'hôpital Sacré-Cœur pour maintenir l’urgence à flot ont coûté à ce jour 160 (XX) $ aux fonds publics et bénéficié à une soixantaine de médecins.Tout laisse croire que l'hôpital demandera aujourd’hui au ministre de la Santé, Rémy Trudel, de maintenir ce mécanisme tant qu'une solution durable n'aura pas été dénichée pour recruter des médecins permanents.Selon nos informations, au moins 160 (XX) $ on( été puisés à même le budget de l’hôpital depuis la mi-juin pour permettre à î'urgence d’attirer assez de médecins dépanneurs pour passer à travers l'été.Pas moins de 140 000 $ ont été versés en primes à une soixantaine de médecins qui ont participé- à l'opération dépannage, et quelque 20 000 $ ont été octroyés aux urgentologues permanents de l’hôpital à l’occasion de certaines gardes.C’est que pour assurer un semblant d’équité, la direction de l’hôpital a consenti à accorder une prime à ses propres médecins de l’urgence, lorsqu'un médecin dépanneur était dépêché pour travailler à leurs côtés.«On savait qu'on créait un déséquilibre en versant des primes à d’autres pour le même travail, mais nos médecins ont eux-mêmes entériné cette solution.A la conditiim toutefois qu’ils touchent le même salaire quand des dépanneurs tramillaient en même temps qu’eux», a expliqué hier Christine Danièle, coordonnatrice aux communications à l’hôpital Sa-créGœur.Selon cette dernière, le montant duis Dicaire.On ne saura véritablement le nombre que lorsque les églises fermeront.» La Ville se penche actuellement (ou s’est récemment penchée) sur certains projets de recyclage concernant notamment l’église Saint-Sauveur, la synagogue Beth Sholom, rue Terrebonne, et la First Church of Christ Scientist sur le chemin de la Côte-des-Neiges.Et cela n’est que la pointe d’un énorme iceberg, croit-on.Le problème est donc entier, d’autant plus que la Commission Jacques-Viger, l’organe consultatif de la Ville constitué entre autres d’architectes et d’urbanistes, s’est avouée tout aussi impuissante devant ces demandes de conversion lors d’un avis émis il y a quelques mois.Elle considère «qu’elle n’a pas, pas plus que le Service [de développement économique et urbain], les outils d’analyse nécessaires [inventaires, classifications! qui lui permettraient d’évaluer ce projet en fonction de critères permettant de tenir compte de l'intérêt particulier de cette église et de la problématique générale de recyclage de ces édifices culturels.» Pour sa part, le SDEU a indiqué qu’avant de se prononcer sur le projet, il doit absolument établir un cadre général d'analyse qui comprendrait de véritables critères d’évaluation afin d’orienter adéquatement l’étude des projets de conversion des églises montréalaises, y compris celui de l’église Saint-Jean-de-laCroix.D’ici un an en fait, il souhaite pouvoir dresser, avec Québec et le Diocèse, une liste de la centaine d’églises qui fermeront leurs portes et, pour chacune d’elles, privilégier une action particulière (démolition, conversion institutionnelle, recyclage en condo, etc.).Il suggère en ce sens plusieurs critères qui restent à être évalués et adoptés par le comité exécutif.On y retrouve notamment l’obligation de fournir une étude patrimoniale, le maintien de l’accès public à ces espaces, la restauration d’éléments suivant les matériaux et méthodes traditionnels de construction, l’assurance de l’entretien à long terme, etc.La Commission Jacques-Viger se réjouit à l’idée que la Ville conçoive un cadre général d’appréciation des demandes.Elle considère cependant que l’évaluation des projets doit également considérer la participation des bâtiments à la structure urbaine des quartiers et leur localisation dans Jes lieux qui sont ou ont été des pôles institutionnels.Egalement, elle estime que la recherche d’une nouvelle vocation à caractère public devrait être privilégiée avant la cession à des fins privées.Réactions négatives Le projet de la conversion de l’église Saint-Jean-de-la-Croix a fait l’objet d’un affichage sur les lieux entre le 1" mai et le 1" juin, ce qui a évidemment suscité quelques réactions.Deux organismes.Héritage Montréal et Patrimoine de l’Amérique française, et deux citoyens se sont opposés à la conversion proposée.Selon eux, le projet du promoteur aurait pour effet de détruire le caractère historique et patrimonial de l’église en plus de privatiser un édifice qui devrait plutôt conserver sa vocation publique et culturelle.En outre, Héritage Montréal affirme avoir été interpellé par nombre de citoyens à ce sujet, dont certains auraient entrepris des démarches auprès de la ministre de la Culture.L’organisme déplore, non pas le travail qui serait fait à l'extérieur du bâtiment, mais la destruction et la banalisation qui seraient faites à l'intérieur de l'édifice.Par exemple, il n'y aurait aucune mesure de conservation pour fa remarquable nef de l'église.Pour sq part, Michel Gauvreau, le curé de la paroisse Saint-Edouard — qui a avalé 1a paroisse Saint-Jean-de-b-Croix en janvier dernier —, affirme ne pas avoir de réticences contre le projet.Cependant, il avoue qu’il avait un faible pour le précédent projet soit celui de vendre l’église à une communauté qui voulait en faire un temple bouddhique.«Il a cependant été bloqué par le Diocèse, qui avait d’autres priorités», a-t-il confié.Au Diocèse, on se réjouit qu'un projet aussi respectueux de l'édifice soit en gestation et on soutient que le précédent n’aurait pas permis 1a conservation des éléments architecturaux forts de l’église (clochers, croix, etc.).médecins dépanneurs a permis de combler 315 gardes durant l'été, soit environ la moitié des gardes de la saison estivale.Malgré les coûts engendrés par ces primes, Mme Daniele affirme que cela n’aura aucun impact sur les autres services, puisque cela ne représente que 0,9 % du budget de l’hôpital.La plupart des médecins dépanneurs ont été appelés à répondre aux urgences ambulatoires, les médecins de l’hôpital ayant été affectés prioritairement aux cas graves traités au centre de traumatologie.A quelques reprises, des dépanneurs ont toutefois dû mettre la main à la pâte au centre de traumatologie, faute de main-d’œuvre.Pour l’instant, la direction de l’hôpital Sacré-Cœur, qui doit rencontrer le ministre de la Santé et des Ser- SUITE DE LA PAGE 1 phante.La semaine dernière à Rimouski, il a fait dévier une blague sur Sheila Copps pour critiquer en lieu et place ce qu’il nomme de plus en plus le «système» fédéral.«Vous comprenez, a-t-il expliqué afin de contenir des jeunes militants péquistes prêts à exploser de rire, que ce n’est rien de personnel.Je ne m’attaque pas à la personne.» En tournant une à une les pages du règne Bouchard, comme il l’avait d’ailleurs annoncé à Rimouski, le chef du Parti québécois semble miser dorénavant sur la réconciliation des intérêts nationalistes.Exemple: revenant fréquemment sur son idée d’union confédérale, il prend toujours soin de faire le lien avec l’Action démocratique et sa «position similaire» à celle du PQ, par opposition à la politique constitutionnelle du Parti libéral.Et après l’accueil enthousiaste réservé à l’ancienne vice-présidente de l’ADQ Lysane O’Sullivan la semaine dernière, son parti mise dimanche sur la désignation d’un ancien député conservateur, Michel Champagne, comme candidat péquiste à l’élection partielle de Laviolette.L’heure est au regroupement des forces.«Le deuil est fait, si je puis dire, d’estimer hier M.Landry en conférence de presse.[.] Lucidement, on va convaincre par l’exemple, une pédagogie intensive.Pas dans le ressentiment et l’agressivité vis-à-vis de la population canadienne.[.] Nous proposons une solution d'une modernité fulgurante: une union confédérale à l’européenne.Qui peut être contre ça?C’est un chef-d’œuvre.» Dans cette optique, la création d’une citoyenneté québécoise «n’est pas impossible».La proposition du rapport Larose sera étudiée comme toutes les SUITE DE LA PAGE 1 bel et bien pour le FFM d’une année comme les autres, selon le mot resté fameux de son président en conférence de presse.Au dehors, le public avait quand même droit à plus d’animation que lors des crus précédents, avec jonglerie, musique et cascades.On verra bien.Ce cru 2001 reçoit à tout le moins un bon démarrage, puisque L’Ange de goudron du Montréalais Denis Chouinard (en compétition) partait hier le bal du rendez-vous, avec un propos percutant et des intrigues psychologiques bien ficelées.Bon! Ça prenait quelques pépins d’usage! Les anglophones qui assistaient à la séance matinale ont eu des ennuis avec les sous-titres, pour cause de fil optique en folie, si bien que des lettres sautaient, des délais indus s’étiraient, et finalement il n'y eut plus de sous-titrage du tout.Détails, me direz-vous (du moins pour les francophones) puisque le film vaut le détour.Ces dérapages devaient en principe être réglés à 1a présentation du soir.On connaissait surtout Denis Chouinard pour le long métrage Clandestins, qu’il avait coréalisé en 1997 avec Nicolas Wadimoff sur fond de tragique immigration clandestine.Or voici qu'à travers L’Ange de goudron, le cinéaste, pour la première fois seul en sel le à la mise en scène, plonge plus intimement dans lunivers des inunigrants.Avec cette histoire d’une famille d’origine algérienne vivant à Montréal dans l’attente de la citoyenneté canadienne, il brosse une fresque contemporaine habile, colorée, servie par de bons dialogues et un rythme qui s’alanguit rarement Sans grands noms de vedettes, sur un sujet somme toute assez austère, en une foule de lieux de tournage, passant de Montréal à la Haute-Mauricie, Chouinard nous livre un road movie prenant, qui eut pu atteindre davantage le cœur de l’émotion, mais possède le mérite de renouveler les thématiques du cinéma québécois en l’ouvrant sur le monde.Il fait un peu songer à des films français comme la Faute à Voltaire, où les questions de l'immigration sont traitées, comme ici, sur un vices sociaux ce matin pour faire le point sur cette situation, affirme quelle n’aura d’autre choix que de demander que ce régime spécial soit maintenu.On sait que, depuis le mois de juin, le ministre Trudel tolère le versement de primes pour éviter une rupture de services a la population à Sacré-Cœur.Ce dernier a cependant déclaré mercredi qu’il jugeait ce mécanisme «intolérable et inacceptable» et demandé à toutes les régies de faire la lumière sur cette pratique dans leur région.«On ne sait pas ce que le ministère proposera à cette rencontre, mais si on cesse les primes, il est clair qu on n’aura plus de médecins.Donc toute solution temporaire ne peut exclure les primes», a soutenu Mme Danièle.Malgré sa situation précaire, l’hôpital se réjouit d’avoir LANDRY autres, mais c’est seulement «quand le temps sera venu» que le gouvernement prendra une décision.D’ici là et jusqu’à la prochaine élection générale, a répété M.Landry, le gouvernement écoutera la population, lui rendra des services le plus rapidement et efficacement possible et éliminera les irritants des réformes en cours.Le tout devra se faire avec une rigueur de gestion respectant la capacité de payer du gouvernement Pour contrer ces irritants, entre autres, Québec annoncera bientôt la création de nouvelles places en garderie, mais cela se fera «sans affecter la capacité de payer» du gouvernement assure le premier ministre.Il n’est pas question de dépenser sans compter, «même si on approche des élections», dit-il.Si ce discours ressemble à celui de l’ancien premier ministre Bouchard, il en va autrement du mouvement de décentralisation du pouvoir qui s’exerce au cabinet.Les ministres auront davantage les coudées franches.Durant cette réunion spéciale de deux jours, ils ont chacun profité de quelques minutes pour donner leur point de vue sur l’option souverainiste, en accord avec les responsabilités qu’ils occupent Le chef péquiste les encourage maintenant à reprendre cet argumentaire pour faire la promotion de la souveraineté en s’offrant «la liberté {.} de dire, par exemple, que si le Québec était souverain, nous aurions déjà le meilleur programme de congés parentaux au monde».Ce discours positiviste devra exclure autant que possible l’émergence de nouvelles «chicanes fédérales-pro-vinciales».Dans les coulisses, les stratèges suggèrent à M.Landry de laisser les petites batailles aux ministres qui défendent leurs dossiers respectifs.Quelques-uns d’entre eux murmurent qu’ils sont aussi en quête de routes alternatives pour faire avancer leurs projets fé- FFM mode généreux.Bref, une injection de cinéma social et engagé ne fait pas de tort à notre cinématographie, en manque d’idéaux par les temps qui courent.Chouinard montre qu’il peut raconter avec souffle un récit, en mélangeant les références québécoises et les influences européennes, tout en créant un univers original qui porte la marque des métissages.Car les métissages sont surtout intérieurs.Ayant voyagé et travaillé en Europe, Chouinard porte en lui les deux cultures.L’Ange de goudron s’inscrit quand même dans une tradition cinématographique québécoise, mais à rebours.L’habituelle quête du père par le fils devient celle du fils par le père.Le périple d’un homme (Zine dine Soualem) pieux musulman et bon père de famille, lancé sur les traces de son fils impliqué dans un mouvement terroriste, devient un parcours de découverte de lui-même et des autres.Car le père s’est associé à Huguette, la petite amie de son fils, pour partir à la recherche du fugitif.A travers celle-ci (Catherine Trudeau), le pieux Algérien découvre le monde de la marge, de la révolte et tout un Québec en ébullition.Le pouls du film bat avec le duo Zinedine Soualem et Catherine Trudeau.Soualem est en France un comédien chevronné, qui joua notamment pour Cédric Klapisch.C’est Catherine Trudeau qui s’impose comme la vraie découverte.Pleine de gouaille, de feu, dotée d’une présence qui perce l’écran, servie il est vrai par des répliques drôles et salées, elle est l’âme de L’Ange de goudron.Rabat Ait Ouyahia, dans la peau du fils, paraît beaucoup plus raide, .moins à l’aise.De fait la distribution se révèle inégale et les rôles secondaires boitent parfois.Denis Chouinard avait multiplié les lieux de tournage, ce qui, de son propre aveu, l’empêcha de mettre plus de temps sur la direction des comédiens et même de se concentrer davantage sur la mise en scène.Visuellement le film a pourtant ses trouvailles: un filet dans lequel bondissent des militants, des documents précieux transformés en confettis, un judicieux parallèle avec Entre la mer et l’eau douce de Michel Brault Clin d’œil amusant aussi: l’usage satirique de l’hymne national canadien et des petits drapeaux rouge et blanc.C’est 1a ministre pu passer a travers l’été sans interrompre les services a l’urgence et sans que soit affecté le taux d'hospitalisation.D faut toutefois rappeler que le nombre des ambulances dirigées vers l’hôpital Sacré-Cœur a été réduit de 30 % en début d'été pour permettre a son urgence de passer à travers sa crise d'effectifs médicaux.«Les conditions de travail se sont beaucoup améliorées, et cela pourrait d’ailleurs nous aider au recrutement Mais notre gros défi sera d’être capable de retrouver le débit normal d’ambulances», a soutenu fa porte-parole de l’hôpital Lors de la rencontre prévue avec le ministre Trudel, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre doit elle aussi tracer le bilan du plan de survie mis en place à l’hôpital Sacré-Cœur cet été et de son impact sur les autres urgences.déraux-provinciaux sans chercher noise, mais en trouvant plutôt des solutions originales et sans équivoque.Durant ces deux jours au Manoir Richelieu, le premier ministre Landry aura d’autre part évité de reparler de date référendaire.Il ne s’agit pas d’un accident Ses conseillers pensent qu’il est temps de recentrer le discours sur le projet souverainiste, encore en devenir faut-il ajouter.A l’instar du premier ministre britannique Tony Blair, qui fait la promotion de l’euro sans utiliser les deniers publics et malgré l’opposition des Britanniques, Bernard Landry soutient qu’il a donc la légitimité de parler de souveraineté ici et ailleurs.«On va recommencer patiemment à l’expliquer, à l’illustrer.Nous avons le fardeau de la preuve.C’est une question aussi bien de fierté que matérielle, une question de culture comme une question d'argent.» Le test des élections complémentaires sera déterminant pour la suite des choses.Advenant une victoire dans quatre circonscriptions habituellement d’allégeance péquiste, M.Landry pense que l’impact sera grand sur l’humeur des troupes.Il pourrait en être de même pour le calendrier du scrutin général et de l’éventuel référendum.Le premier ministre Landry est clair: ce processus est incontournable pour un gouvernement souverainiste.Il ne souhaite nullement échapper à l’engagement «Le Québec est une nation.[.] Comment une nation peut-elle être une simple province dans un autre pays?\.\ Mon prédécesseur n’en a guère parlé et à sa place j’aurais fait la même chose.Mais la question du Québec n’étant pas réglée, il faut la regarder en face.H a le statut politique du Manitoba qui ne forme ni une nation, ni un peuple, et qui ne le souhaite pas non plus.[.) La question du Québec va hanter les Québécois tant qu’elle ne sera pas réglée.» Sheila Copps qui va apprécier.On peut reprocher à L'Ange de goudron de mettre parfois l’univers québécois à la sauce européenne.De fait il dit trouver se reconnaître surtout dans le cinéma engagé britannique.Son groupe de militants montréalais est trop structuré pour nos propres modèles contemporains, et les sans-papiers dont il parle répondent surtout à des qualificatifs français.De fait en entrevue, Denis Chouinard précise s’être inspiré d’un groupe d’activistes britanniques.Le cinéaste Costa-Gavras et son épouse, avec lesquels il s’était lié au moment de Clandestins, l’ont aidé à fignoler la version finale du scénario.Cela dit le réalisateur assure que le côté européen du film.vient de lui-même.Denis Chouinard admet des regrets.Il aurait aimé décrire l’hiver québécois avec plus de poésie, un peu à l’instar des films d’Angelopoulos, mais faute de temps il dut se concentrer surtout sur la narration.Pour lui, L’Ange de goudron était une façon de prendre le contre-pied de l’image négative et violente attachée aux Arabes.Le tabassage final du jeune Ha-fid lui fut inspiré par l’affaire Barnabé, mais des dérapages policiers d’immigrants en Europe sont venus nourrir son propos.Ce dont rêve le cinéaste, c’est de trouver au Québec son public.Son précédent Clandestins, bien reçu à l’étranger, connut chez nous un succès d’estime mais fut un cuisant échec en salle.Cette fois, en faisant l’ouverture du FFM, en se retrouvant en compétition avec l’éclairage médiatique que la chose comporte, et en sortant sur plusieurs écrans le 7 septembre, il espère donner envie à monsieur et madame Tout-le-monde de découvrir son univers.«L’Ange de goudron est moins rébarbatif que Clandestins», estime-t-il.Cela dit, le film n’a pas le côté racoleur des Boys non plus.Reste à voir quelle audience cette œuvre au propos engagé ratissera ensuite en sa patrie.Un mot pour parler du film d’animation Chasse-Papillon de Philippe Vaucher, production de l’ONF présentée également en ouverture.Juste pour louer la grâce des images en noir et blanc et 1a sensibilité du thème, tissé des réminiscences d'un vieil homme mariées à une quête de papillons, symboles de tous les souvenirs.BARRAGES SUITE DE LA PAGE 1 1a commission Nicolet Cet inventaire classera les ouvrages en différentes catégories, chacune faisant l'objet de règles de sécurité différentes et ajustées à leur importance.Actuellement, le MENV gère environ 800 barrages, pour la plupart des ouvrages dits «orphelins» parce que leurs propriétaires initiaux, généralement des sociétés commerciales, ont disparu.De ce nombre, l’Environnement en posséderait en propre une quarantaine, dont plusieurs ouvrages de régulation des eaux construits pour contenir les grandes inondations.«À la fin de la vie utile de chaque barrage, a déclaré hier le ministre Boisvert, la communauté concernée aura à décider si sa réfection est requise à la lumière des bénéfices pour l'économie locale, l’environnement et la qualité de vie des riverains.la communauté aura également à déterminer par quelles modalités elle assumera la prise en charge de la gestion du barrage.Toute décision concernant la reconstruction d'un barrage doit aussi se.taire à la lumière des recommandations de la commission Nicolet de 1997 sur la sécurité des grands barrages.» Le ministre Boisclair devait préciser hier que son ministère a amorcé jusqu’ici des négociations avec cinq communautés locales sur le sort d’autant de barrages.Il s'agit du barrage de la Savanne, dans la région de Québec, des barrages construits sur les rivières Mitis et Mistigougèche, dans le Bas-Saint-Iau- rent, du barrage de la rivière Trinité, sur la Côte-Nord, et du barrage Bombardier, en Estrie.Tout récemment mais après des années de pourparlers, l'Environnement a conclu une entente sur la gestion du vieux barrage Morin, à Rhière-du-Loup.La municipalité, la MRC, une papetière locale et plusieurs intérêts privés ont convenu de se répartir la responsabilité financière de sa rénovation et de son entretien.«Chaque cas est un cas d’espèce et sera traité comme tel, a précisé le ministre au Devoir.Dans tous ces pourparlers, la priorité ira d'abord à la sécurité.Et on ne lésinera pas.Au barrage Bombardier, en Estrie, on a investi 25 000 $ pour régler des problèmes de fuites.Mais il est certain que le gouvernement doit procéder ici à une conciliation entre l’intérêt général et les intérêts privés.La collectimté ne doit pas financer à perpétuité l’entretien d'ouvrages qui nesenent qu'à certains.Mais le maintien d’ouvrages peut être dans certains cas d'intérêt public, s’il permet de prévenir des problèmes d’inondation ou s'il sert à protéger certains milieux fauniques comme d'importants marais.» Mais le ministre admet que la démolition de barrages pourrait, dans certains cas, permettre de restaurer des cours d’eau et des écosystèmes aquatiques d'une plus grande valeur, noyés depuis des générations.S’il est d’avis que les communautés locales auront un mot important, sinon décisif, à dire dans la décision d'obstruer un cours d’eau pour deux ou trois autres générations, le ministre Boisclair précise qu’il n’a pas «poussé aussi loin» sa réflexion quant à la manière d’équilibrer ces intérêts locaux avec ceux de la collectivité.Mas il n'exclut pas dans des dossiers importants ou particulièrement complexes de recourir à ses pouvoirs extraordinaires qui lui permettent de commander une évaluation au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement Mais le ministre Boisclair avoue n’avoir pas réfléchi à ce stade-ci à l’opportunité d’assujettir la reconstruction, la rénovation ou la démolition de barrages arrivés en fin de course à une audience publique en règle, connue il l’exige désormais pour tout ouvrage hydroélectrique de plus de cinq mégawatts.Il n’a pas non plus réfléchi à l'idée d'émettre des autorisations d'une durée limitée aux barrages de toute nature, comme aux États-LInis où 1a limite est généralement fixée à 50 ans, de façon à laisser à la prochaine génération le choix de retourner le cours d'eau à son état naturel.Et d’éviter que les riverains ne pensent avoir obtenu des droits prépondérants sur un cours d'eau.public.Le ministre se dit par contre «emballé» par l’idée que certains ouvrages de béton pourraient être remplacés par d'importants enrochements capables à la fois de retenir les eaux mais aussi de rouvrir les cours d’eau aux migrations des espèces aquatiques.Des biologistes de la Société de la faune et des parcs (FAPAQ), mis au courant hier de la possibilité que Québec laisse la décision de perpétuer les vieux ouvrages aux seules communautés locales, ont fait observer que les gestionnaires de la faune devraient avoir voix au chapitre car la restauration de ces ou- vrages, leur remplacement ou leur démolition devraient permettre d’optimiser les retombées de ces travaux pour la faune.Le cas de la Mitis est exemplaire.Hydro-Québec, qui y opère une centrale hydroélectrique, capture depuis des années les saumons qui se massent au pied du barrage.Ces saumons, qui n’arrivaient pas à grimper la chute par le passé, la remontent aujourd'hui dans un ascenseur.Ils sont relâchés en amont après un voyage en camion-citerne.Si le barrage est démoli — Hydro-Québec a offert d’en payer le plein prix — et que la remontée est maintenue par les saumoniers, le cheptel pourrait augmenter puisque les alevins n'auraient plus à subir annuellement l’épreuve de la dévalaison en.turbines.Cette rivière a connu cette année une des meilleures remontées de toute la péninsule, et cela, malgré l’épreuve des turbines.Pour le ministre Boisvert, «il est évident que les travaux de restauration et les négociations devraient, chaque fois que c’est possible, améliorer la productivité d’un cours d’eau et le mettre en valeur le plus possible.Et ça se fera avec le milieu.Pas contre lui.Et sans menace».Le ministre faisait ici allusion à la manchette de La Presse d’hier selon laquelle «Québec menace de vider 200 lacs» en partant du cas du barrage Bombardier où le ministère négocie la participation financière des 600 villégiateurs aux travaux prochains de restauration s'ils veulent conserver cet ouvrage en place.Sa démolition abaisserait le niveau de l'eau d'au moins deux mètres.i (W L K DEVOIR.L K V E N I) I! E DI 24 A II I T 2 O O I B 6 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS Omnium de golf canadien senior Thorpe en tête L Américain est ravi des «ondes positives» de son fer droit PRESSE CANADIENNE Jim Thorpe a réussi neuf birdies et il s’est emparé du premier rang de l’Omnium de golf canadien senior après avoir ramené une carte de 63, huit sous la normale, lors du premier parcours, hier.L’Américain s’est félicité des «ondes positives» du fer droit de seconde main acheté au prix de 14 $.Thorpe a égalé le record du parcours établi par Larry Ziegler et Chi Chi Rodriguez lors de l’Omnium canadien en 1974.«Pour quelque raison que ce soit, je n’ai pas bien joué récemment sur les verts», a déclaré celui qui a inscrit une normale au 18' trou grâce à un roulé de 60 pieds.«Mon fer droit a toujours été l'arme la plus faible de mon arsenal de golf» «Il y a des jours où j’ai l’impression d’avoir laissé mon fer droit à la maison», a-t-il ajoute.Le meneur a indiqué que le parcours de Mississaugua lui rappelait celui de Cherry Hill, à Fort Erié, en Ontario, où il avait enleve les honneurs de la PGA canadienne en battant Dave Barr en prolongation en 1982.Trois Américains, Tom Kite, Ed Dougherty et Tom McGinnis, accusent un retard de trois coups derrière le meneur.«Disputer un bon parcours sans commettre de bogey est le reflet d’une bonne journée, a souligné Kite.J’ai très bien amorcé le parcours.Je suis très satisfait.» Howard Twitty, Danny Edwards, Mike McCullough, George Archer et Jim Holtgrieve — cinq autres Américains — partagent le cinquième rang à 67.Les Ontariens Wayne McDonald et David Bell ont été les meilleurs canadiens, ayant tous deux disputé un parcours de 72.Giants 10, Expos 5 Un 55e circuit pour Bonds MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Les Giants de San Francisco avaient donne conge à Barry Bonds.Quel conge! Il a mis fin à sa journée de repos en écrivant une nouvelle page d’histoire, d’un seul elan.Il piaffait d'impatience sur le banc et quand Dusty Baker l’a désigne en neuvième pour qu'il se pointe dans le rectangle, il a as-soquné les Expos d’un seul elan.A titre de frappeur suppléant, Bonds a expédié une offrande de Graeme Lloyd loin dans les tribunes de droite pour obtenir son SS' circuit de la saison, lui qui avait été blanchi lors des deux premiers matches de la sérié.Bonds a atteint le plateau des 55 circuits en 127 matches.Sammy Sosa avait atteint ce palier en 131 matches en 1998.C’était aussi le 549e circuit de sa carrière et il a ainsi doublé Mike Schmidt au huitième rang de l'histoire.Il a déclenché une poussée de cinq points contre Lloyd (8-4) et Darwin Cubillan et a conduit les Giants de San Francisco à une victoire de 10-5 contre les Expos, les Giants, qui bataillent pour le poste de quatrième as.ont donc remporté la sérié de trois matches.Bonds en était à son troisième circuit en carrière comme frappeur suppléant.Son dernier avait été réussi le 5 juillet 1989 aux dépens des Giants quand il portait l’uniforme des Pirates.Shawon Dunston a suivi avec un autre circuit comme trappeur suppléant.John Vander Wal et Andres Galarraga ont produit les autres points de la poussée.le Gros Chat ronronnait au cours des deux prt^ miers matches.R avait été doué sur le banc en attendant son tour.Et quand il s’est pointe dans le rectangle des frappeurs, Andres Galarraga a lait des dégâts.R a claque deux circuits, son 30 match de deux circuits ou dus en carrière, et a pnxluit quatre points.Le Japonais Tomo Ohka méritait un meilleur sort.Il a obtenu un premier coup sûr et a produit un premier point.Tout ce qu’il manquait à son palmarès, c'était une victoire.Ohka s’est impliqué dans ce match de bien des façons.1 les la manche initiale, il a récupéré un roulant de Calvin Murray et sans jamais sortir la balle du gant, a effectue un relais parfait au premier.Ire Stevens a cependant craint une collision avec le coureur et a échappé la balle.Quelques instants plus tard.Ohka était atteint à la hanche par un coup en (lèche de John Vander Wal.Mais il n’a pus flanché et a mis fin à la manche sans dégâts.Un double de Guerrero et un simple de Stevens lui ont donné une avance de 1-0 en fin de première.l\iis Ohka a mérité un premier coup sûr dans les ligues majeures avec un coup en flèche dans la droite en troisième.Et il a participé à la poussée de quatre points en fin de quatrième.Mark Smith avait produit un premier point avec un simple quand les buts étaient remplis et Geoff Blum avait produit deux autres points avec un double chanceux à l’entre-champ gauche.Ohka a ensuite déposé un amorti-suicide pour produire un premier point.m.LIGUE NATIONALE Section Est G p Mov Did Atlanta 70 56 556 Philadelphie 68 57 544 1 1/2 I Floride 60 66 476 10 i New York 58 69 457 13 Montreal 54 73 Section Centrale 425 1 16 1/2 Houston 72 54 571 — Chicago 70 57 551 2\7 St.louis 69 58 543 31/2 Milwaukee 56 70 444 16 Cincinnati 51 76 402 21 12 Pittsbuigh 47 79 Section Ouest 373 25 Arizona 73 53 579 — San Francisco 72 55 567 1 12 Los Angeles 69 58 543 4 12 San Diego 62 64 492 11 Colorado 54 Hier 72 428 18 12 Jeux du Canada Moralité 101 Pour avoir montré son popotin, Daniel Blouin est privé de la médaille de bronze au 3000 mètres steeple et est renvoyé chez lui par la mission du Québec PRESSE CANADIENNE Daniel Blouin, cet athlète québécois qui a été privé de la médaille de bronze au 3000 mètres steeple parce qu’il a montré ses fesses à une partie de la foule mercredi soir, a été renvoyé chez lui par la mission du Québec, hier matin.«U a pris le train de 6h45.Je suis allée moi-même le reconduire à la gare», a indiqué le chef de mission, France Vigneault Blouin, que ses coéquipiers qua-Rfïent de clown, venait de créer la surprise au 3000 mètres steeple en obtenant la troisième place quand ü a fait «une lune» sur la piste.«J’ai fait ça juste pour faire rire mes coéquipiers qui me criaient de le faire dans les gradins, a-t-U expliqué, mercredi soir, avant de connaître le dénouement de l'incident.Honnêtement, je ne pensais pas que ça ferait toute une histoire.» Pas repentant Le jeune homme n’affichait aucun remords quand il a accordé sa seule entrevue au journaliste de la PC, mercredi soir.Il n’était pas plus repentant hier matin, selon Vigneault, qui a présenté des excuses au nom de la délégation qu’elle représente.«Il est évidemment très déçu de la tournure des événements parce qu’il perd une médaille, un excellent temps qui ne sera pas homologué et tout le reste.» «Mais ü ne réalise pas l’importance de son geste.Pour lui, c’est un geste anodin, une farce, qu’il a fait dans un moment d’euphorie», a dit VigneaulL L’équipe du Québec lui a permis d’en appeler de la décision des organisateurs parce qu’on estimait que sa conduite n’avait pas été «non sportive» au cours de l’épreuve, qu’eRe n’avait pas eu de conséquences sur le résultat Mais l’arbitre en chef, Elaine Lake, une des quelques dizaines de personnes seulement qui ont vu Blouin faire son acte irréfléchi, ne l’entendait pas de la sorte.Les trois membres du comité d’appel de la compétition ont évoqué l’article 145 des règlements de la Fédération internationale d’athlétisme amateur (FIAA), qui stipule que tout athlète faisant un geste disgracieux ou inapproprié en piste risque la disqualification.Quant aux membres de l’équipe d’athlétisme, ils ne souhai- taient pas son expulsion.Avant de quitter, Blouin s’est adressé à ses coéquipiers.R leur a dit qu’R trouvait déplorable que l’affaire ait pris des proportions exagérées et qu’eRe écorche au passage toute l’équipe d’athlétisme.A son arrivée à Montréal hier après-midi, Daniel Blouin ne semblait pas trouver la situation dramatique du tout.Pas plus que ses parents qui l’attendaient à sa sortie du train à la Gare Centrale.«Au Québec, ç’aurait probablement été toléré», a dit l’étudiant en éducation physique de l’Université de Sherbrooke.«Je venais de faire la course de ma vie.Je ne devais pas être là.Tout le monde était content.Mes amis dans les gradins me criaient de faire quelque chose, de leur montrer mes fesses.Je l’ai fait très rapidement, juste devant eux.Tout le monde a trouvé ça drôle.» Les parents de Blouin ont refusé de lancer la pierre à leur fils.«J’ai pleuré, a dit sa mère, pas parce qu’il a montré ses fesses mais parce qu'il a perdu sa médaille de bronze après tant d’efforts.Le monde est assez “straight” aujourd’hui.» Formule 1 4 j’v.«îï “ , Michael Schumacher croit bien pouvoir faire son coéquipier, s’il le veut, évidemment.REUTERS quelque chose pour San Francisco 10 Montréal 5 Cincinnati 12 St Louis 2 Milwaukee 8 Chicago Cubs 1 Pittsburgh 5 Arizona 1 Los Angeles 6 Floride 2 Atlanta 3 San Diego 2 Colorado 10 N Y Mets 0 Houston à Philadelphie Aujourd'hui St.Louis à Chicago Cubs.15h20 Cincinnati à Montréal.19h05 Arizona à Philadelphie, 19h05 San Diego en Floride, 19h05 Houston à Pittsburgh.19h05 San Francisco ;t N.Y Mets, 19h10 Los Angeles à Atlanta.19h35 Colorado à Milwaukee, 201105 Demain Arizona à Philadelphie, fSnVS St.Louis à Chicago Cubs, 13h15 Colorado à Milwaukee, 19h05 Cincinnati à Montréal.19h05 Los Angeles à Atlanta, 19h05 San Diego en Floride, 19h05 Houston à Pittsburgh, 19h05 San Francisco à N.Y.Mets, 19h10 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Mov Dill New York 74 53 583 — Boston 69 56 552 4 Toronto 61 67 477 13 12 Baltimore 53 73 421 2012 Tampa Bay 46 81 362 28 Section Centrale Cleveland 72 55 567 — Minnesota 66 62 516 6 12 Chicago 62 63 496 9 Detroit 52 74 413 191/2 Kansas City 51 76 402 210 Section Ouest Seattle 92 36 719 Oakland 73 55 .570 19 Anaheim 67 60 .520 24 1/2 Texas 56 71 441 35 1/2 Hlfir Toronto 6 Minnesota 2 Cleveland 9 Oakland 7 Seattle 5 Detroit t Baltimore à Tampa Bay N,Y.Yankees au Texas Chicago White Sox à Kansas City Boston à Anaheim Aujourd'hui Toronto à Baltimore, 19hÔ5 Chicago White Sox à Tampa Bay, 19h15 Boston au Texas, 20h05 Minnesota à Kansas City, 20h05 Cleveland à Seattle, 22h05 Detroit à Oakland, 22h05 N.Y.Yankees à Anaheim, 22h05 Demain Cleveland à Seattle, 1BhÔ5 Detroit à Oakland, 16h05 N.Y.Yankees à Anaheim, 16h05 Chicago White Sox à Tampa Bay, 16h15 Toronto à Baltimore, 19h05 Boston au Texas, 20h05 FOOTBALL HOCKEY Damphousse parrain Le joueur des Sharks choisit la médaillée d’or des derniers Jeux panaméricains, Roxane Forget Schumacher veut bien épauler Barrichello Universiades de Pékin Victoire facile PRESSE CANADIENNE Aucune équipe n’a encore sérieusement embêté les joueurs de l’équipe canadienne de volley-ball aux Universiades de Pékin.Après une première victoire contre le Mexique, l’équipe de Pascal Clément, entraineur du Rouge et Or à l’Université Laval, a facilement disposé du Pérou en trois manches de 25-15,25-10 et 25-14.Le joueur de centre Mathieu Lagrandeur n’a pas été impressionné par les Péruviens: «Ce n’est pas une grosse équipe.Ils n’ont qu’un seul bon joueur.» L’équipe canadienne est déjà assurée d’améRorer son résultat des derniers Jeux universitaires mondiaux, alors que le Canada avait fini 23e sur 24 équipes.L'histoire dont voulait cependant parler Lagrandeur, c’est la victoire des Canadiennes contre la formation américaine de basketbaR par la marque très serrée de 68-67: «Disons que la nouvelle a fait vite le tour», s'est exclamé le voReyeur de Granby, qui a pris connaissance de la victoire canadienne en partageant un taxi avec des joueuses des Etats-Unis.Oups.Selon les Américains, le Canada n’avait pas gagné un match sur la scène internationale contre les Etats-Unis depuis 1953.En volley-ball féminin, le Canada l’a facilement emporté 25-11, 25-10 et 25-14 face à la Nouvelle-Zélande.En basketball masculin, la formation canadienne a aussi enregistré une victoire.92-63, contre le Nigeria.La Montréalaise Alida DiPlaci-do a par ailleurs terminé cinquième au tremplin de un mètre.GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Vincent Damphousse prend au sérieux son rôle de parrain d’athlète amateur.Nouvellement associé à Roxane Forget, dans le cadre du programme de parrainage des hockeyeurs professionnels mis sur pied par la Fondation de l’athlète d’exceRence du Québec et la Fondation Nordiques, le joueur des Sharks de San José avait pris la peine de se faire remettre quelques dossiers avant de fixer son choix sur cette athlète de taekwondo, à laquelle il versera 30 000 $ au cours des trois prochaines années.«Certains endossent l’athlète qu’on leur suggère, mais moi je veux choisir», a expRqué Damphousse, qui avait parrainé la joueuse de basketball en fauteuil roulant Sabrina Pettinicchi au cours des quatre années précédentes.«Je trouve que les gouvernements ne donnent pas beaucoup d'argent aux athlètes amateurs et qu’avec des organismes comme Centraide, on ne voit pas de résultats concrets.Là je peux suivre les performances d’une athlète.Je trouve ça agréable.Et la Fondation s’assure que les athlètes évoluent à un très haut niveau.On essaie d’inciter des athlètes à se surpasser» Un beau cas Ce sont sans doute les difficultés éprouvées par Forget qui ont attiré la sympathie de Damphousse.La médaillée d’or des derniers Jeux panaméricains, détentrice d’un bac en psychologie de l’université McGill et futur détentrice d’un certificat en marketing de l’Université de Montréal, en était rendue à vouloir prendre sa retraite.«Mais M.Dubé [Pierre, le directeur de la Fondation] m’appelait régulièrement.Je venais de remporter une Coupe du monde au Vietnam en mai quand il est revenu à la charge, et je lui ai dit que je continuerais si j’avais un soutien financier.» «Vincent Damphousse se souvenait de mon cas, et il voulait m’aider.C’est lui-méme qui m'a téléphoné, et il a été très gentil.» Forget ne veut pas revenir sur les détails de sa non-sélection olympique, si ce n’est que pour dire qu’eRe a été très déçue.«C'était la première fois que notre sport était au programme officiel des Jeux et les critères retenus n’étaient pas avantageux pour ceux qui étaient là depuis longtemps», s’est-eRe contentée de dire.Cette fois, avec l’aide de Damphousse, l’athlète de 29 ans compte bien réaliser son rêve et participer aux Jeux d’Athenes en 2004.Patrick Roy, Raymond Bourque, Pierre Turgeon, Jocelyn Thibault, Simon Gagné, Eric Dazé, Sylvain Lefebvre, Sylvain Côté, René Corbet, Eric Lacroix et Eric Fichaud sont les autres hockeyeurs professionnels qui parrainent des athlètes amateurs, tout comme les agents de joueurs Robert et Daniel Sauvé, qui ont coRa-boré au lancement du projet AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Sacré champion du monde alors qu’il reste quatre Grand Prix à disputer, Michael Schumacher s'est dit prêt hier à aider son équipier de Ferrari, Rubens Barrichello, à devenir vice-champion de Fl — si le Brésilien devait avoir besoin de son aide.«Je suis à peu près sûr de pouvoir faire quelque chose pour lui», a dit le pilote allemand, désormais quadruple champion du monde.«La question est de savoir s’il en a besoin ou pas», a-t-il ajouté.«Il doit être aussi fort qu’il l’était à Budapest et si c’est le cas, alors il sera [deuxième]», a assuré «Schumi».Avec 46 points après sa deuxième place au Grand Prix de Hongrie de dimanche dernier, Barrichello pointe à la troisième place du classement général, a cinq points du pilote de McLaren David Coulthard.La victoire de Schumacher en Hongrie l’a assuré du titre, grâce a ses 94 points au classement.L’Allemand a toutefois estimé que ce sacre était incomparable avec son titre de l’an dernier.Rappelant que la victoire au championnat du monde de la saison dernière était la première pour la Scuderia Ferrari depuis 1979, il a expliqué que la pression était alors beaucoup plus importante.«Les degrés d'émotions sont complètement différents.J’ai été simplement content de ce qui s’est passé» cette fois-ci, a dit Schumacher Ferrari festoie Les quelque 700 hommes de l’équipe Ferrari, championne du monde de Formule 1, ont fait la fête mercredi soir à Fiorano près de Modène, avec champagne et petits fours, en l’honneur de l’Allemand Michael Schumacher, champion du monde des pilotes.Ijo Brésilien Rubens Barrichello, deuxième pilote Ferrari, et Luca Badoer, pilote-essayeur, sont arrivés de Mugello où ils avaient effectués des essais et où sont restés une cinquantaine de mécaniciens.Schumacher, lui, est arrivé en hélicoptère.Les discours, ponctués d’applaudissements, se sont succédé.«Nous sommes fiers de vous, vous méritez ces victoires», a dit Jean Todt, le directeur sportif.«C’est merveilleux d’avoir gagné si rapidement et de faire la fête avec vous tous, et pas seulement avec l'équipe de course», a ajouté Schumacher.«C’est spécial de travailler ici.C'est une atmosphère fantastique et, pour un étranger, une expérience extraordinaire», a poursuivi le champion du monde avant de faire des remerciements en italien.Le mot de la fin a été pour le président Luca di Montezemolo, qui, avant de faire applaudir Jean Todt, a déclaré: «Je rêvais de vous faire ce discours mais je croyais ne pas pouvoir vous le faire aussi vite.Je voudrais vous remercier un par un.Nous avons gagné car vous mettez tant de coeur et d’enthousiasme à votre travail.» Luca di Montezemolo a conclu en remerciant Schumacher, «un grand pilote et un grand homme qui ne s’est jamais plaint dans les moments difficiles», et Barrichello, «décisif pour la conquête du titre, qui s’est battu pour l’équipe.» LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS Montreal 6 1 0 0 228 143 12 Winnipeg 5 2 0 0 219 144 10 Hamilton 3 4 0 0 150 143 6 Toronto 2 5 0 0 164 216 4 Section Ouest Edmonton 3 2 0 t 143 159 7 B.C.3 3 0 0 155 164 6 Calgary 2 4 0 0 155 175 4 Saskatchewan 2 4 0 0 95 165 4 Aujourd’hui Montréal à Winnipeg, 20030 Hamilton à Edmonton, 21h00 Demain Saskatchewan à Toronto, 19h00 Calgary en C.B., 22h30 EN B K E F Teutenberg lre (AFP) — L'Allemande Ina Teutenberg a remporté au sprint la deuxième étape du 5' Grand Prix cycliste féminin du Québec, une course sur route de 123,5 kilomètres, hier a Frelighsburg (est du Québec), devant la Britannique Nicole Cooke et la Française Catherine Marsal, qui occupe la tête du classement général.Kournikova au repos (encore) Berlin (AP) — La joueuse de tennis russe Anna Kournikova, qui a déjà déclaré forfait pour ITJ.S.Open, a besoin d’au moins trois mois de repos supplémentaire avant de pouvoir rejouer, a affirmé hier son médecin.la star, victime d’une fracture de fatigue au pied gauche, a été tenue à l’écart de courts pendant la plus grande partie de l’année.«Anna devra attendre que sa fracture de fatigue soit complètement consolidée pour jouer à nouveau sans dmileur», a déclaré son médecin, Hubert Hoerterer.
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