Le devoir, 27 août 2001, Cahier B
-?LE DEVOIR ?- HISTOIRE I.K DEVOIR.L E L l’ \ D I 27 A O Û T 2 0 01 Les Canadiens et le Missouri Le fils d’un Montréalais sur le dollar américain?Hier, les États-Unis célébraient la mémoire de Pocahontas qui aurait sauvé la vie de John Smith, chef de la colonie virgi-nienne, avant d’épouser un Européen, John Rolfe, et de laisser une descendance très fière de ses origines.Aujourd’hui, c’est au tour de Sacagawea, une Indienne Shoshone dont le mari, Toussaint Charbonneau, fut recruté par les explorateurs Lewis et Clark en mars 1805.DENIS VAUGEOIS HISTORIEN acagawea a déjà plusieurs monuments aux États-Unis et, consécration suprême, elle prend place maintenant sur la nouvelle pièce américaine de un dollar.Sur son dos.son fils, Jean-Baptiste Charbonneau.Ce n’est pas rien! Le fils d’un Canadien français sur le dollar américain! Ce n’est pas au Canada qu’on verrait ça! Pourquoi avoir choisi Sacagawea?C’est une .femme, une Indienne de surcroît, mais il y a davantage.Les Américains, déjà passionnés par l’histoire de Lewis et Clark, s’apprêtent à commémorer le bicentenaire de leur expédition à travers le continent qui a duré de mai 1804 à septembre 1806.Pourquoi avoir choisi de la représenter avec son bébé?Certes, son histoire est d’autant plus remarquable qu'elle a accouché peu après avoir rejoint le corps expéditionnaire et qu’elle a porté son enfant pendant tout ce trajet à travers les Rocheuses, le long des rivières Missouri, Snake, Columbia, Yellowstone, etc.Aurait-on voulu par la même occasion rendre hommage aux Canadiens qui ont assisté Lewis et Clark?Il est permis d’en douter.Leur histoire, qui a pourtant été étudiée sous toutes les facettes imaginables, fait peu de cas du rôle des Canadiens qui ont pourtant rendu l’expédition possible.Ou bien on les oublie, ou bien on les assimile, comme Georges Drouillard qui devient George Drewyer, ou encore on les caricature comme Toussaint Charbonneau dont le principal mérite serait de réussir le boudin blanc dont raffole Lewis.Il faut dire que Meriwether Lewis, en bon Virginien, n’a guère de sympathie pour ces Canadiens un peu fainéants, fêtards, légèrement indianisés et qui ont en outre le tort d’être au service des Britanniques.Quand ils travaillent! Recruté par le président Thomas Jefferson pour trouver un passage vers l’ouest en remontant le Missouri, avec comme objectif de rejoindre l’embouchure du fleuve Columbia, Lewis eut la bonne idée de s’adjoindre un autre militaire, William Clark, officier aux multiples talents.Ensemble, ils prendront la tête d’une troupe d'une trentaine d’hommes auxquels viendront s’ajouter quelques Canadiens: guides, interprètes, chasseurs.Prévu pour l’été 1803, le départ sera retardé au printemps 1804.Le bateau qui doit permettre de remonter le Missouri n’était pas prêt à temps.Ce fut la chance de Lewis et Clark.Du moins une première chance.Pendant l’hiver 1803-1804, ils auront l’occasion de côtoyer les gens de Saint-Louis, petit village peuplé surtout de Canadiens et situé à la rencontre du Missouri et du Mississippi.Au moment de la conquête anglaise, ces Canadiens ont choisi de s’installer du côté ouest du Mississippi, territoire cédé par la France à l’Èspagne en 1762, soit tout juste avant le Traité de Paris de février 1763.Le Missouri est leur territoire, ils le connaissent et le font connaître aux deux explorateurs qui, à l’image de l’ensemble des Américains d’alors, ignorent à peu près tout de ce qui se trouve à l'ouest du fleuve Mississippi.1803: les États-Unis doublent leur superficie Hasard suprême, 1803 sera l’année de l'acquisitioq de la Grande Louisiane par les États-Unis.La France vient à peine de reprendre possession de ce vaste territoire qui va du golfe du Mexique jusqu’aux sources du Mississippi et du Missouri, que Napoléon décide de le vendre pour renflouer sa caisse et faire plaisir aux Américains.Ces derniers, Jefferson en tête, tiennent mordicus à une circulation libre sur le Mississippi: ils sont prêts à acheter La Nouvelle-Orléans ou même à déloger par les armes ' WF’ < 2k ; St**' -SA ; v seal SOURCE : JOSLYN ART MUSEUM, OMAHA Cette peinture de Karl Bodmer représenterait Toussaint Charbonneau entre un groupe d’indiens et le prince Maximilien.Comme la scène se situe en 1832 ou 1833, le mari de Sacagawea aurait eu alors plus de 70 ans.Admettons qu’il avait su se garder jeune! Né dans la région de Montréal à l’époque de la conquête britannique, Toussaint Charbonneau serait entré au service de la Compagnie du Nord-Ouest dont les agents fréquenteront très tôt le Haut-Missouri.En 1805, au moment de son engagement par Lewis et Clark, il aurait eu 44 ans et il habitait la région depuis peut-être cinq ans.Il y fera une longue carrière et ne perdra jamais son goût pour les jeunes Indiennes.Appel à tous.Se trouve-t-il un généalogiste capable de retracer les origines de ce Toussaint Charbonneau?Cette fois, nous ignorons la réponse.Tout au plus savons-nous qu’on le croit né dans la région de Montréal, vers 1758.Le pays mandan: un carrefour 11 reste toutefois des noms propres, noms de famille très souvent portés par des Amérindiens, sans doute grâce au métissage.Noms de lieu aussi, qui ont survécu aux épidémies, qui ont échappé à la traduction vers l’anglais.comme «la roche jaune» devenue Yellowstone, ou qui rappellent la mémoire d’un explorateur ou d’un compagnon canadien de Lewis et Clark.Ainsi, le touriste québécois qui s'arrête par hasard à Pierre, capitale du Dakota du Sud, apprend avec étonnement que l’endroit aurait été ainsi nommé en l’honneur de Pierre Gaultier de la Vérendrye dont les fils atteindront l’endroit en 1738.Tout à côté se trouve Fort Pierre, construit à l’intention de Pierre Chouteau, marchand de Saint-Louis.Mais la ville de Perre est vraiment à l’heure des «Vérendrye», tel que le mentionne un monument érigé sur une colline face au Missouri, à l’endroit où l’on a découvert, en 1913, une plaque de plomb rappelant la visite des explorateurs canadiens.la route des deux frères était évidemment déjà bien connue de leurs guides indiens.Pierre est située au cœur du pays des Mandans et des Hi-datsas qui, grâce à leur position géographique, jouaient depuis des siècles un rôle d’intermédiaires commerciaux.C'est chez eux qu’arriveront de l’est les armes à feu et, de l’ouest, les chevaux.L’expédition de Lewis et Clark atteint ce pays au moment même où les Indiens des Plaines s'approprient le cheval et l’arme à feu.Hélas, les épidémies arrivaient dans la même foulée.Malgré tout, l’histoire du Haut Missouri montre une fois de plus qu’il était plus facile de faire un Indien avec un Canadien que l’inverse.Et c’est toujours vrai ! quiconque leur limiterait le passage.Talleyrand, à la suggestion de Napoléon, leur offre tout ce pays entre le Mississippi et les Rocheqses.Marché conclu en 1803, les États-Unis doublent leur superficie d’un trait de plume.Lewis et Clark, qui avaient prévu traverser un territoire français nouvellement acquis des Espagnols, pourront informer les Indiens de ces régions que leur nouveau «père» habite Washington.Pour remonter le Missouri, ils auront besoin d’un équipage composé de Canadiens, lesquels ont l’habitude de ce cours d’eau; pour nourrir la troupe, ils ont besoin de chasseurs canadiens; pour s’entretenir avec les autochtones, ils ont besoin d’interprètes.Les Canadiens qui fréquentent le Missouri depuis plus de trois quarts de siècle sont incontournables.Les uns, comme Georges Drouillard, Pierre Cruzatte, François Labiche, seront recrutés dès le départ, d’autres le seront le long du Missouri.C’est le cas de Baptiste Lepage et Toussaint Charbonneau, tous deux installés dans la région du fort Mandan avec d’autres Canadiens tels René Jussaume, François-Antoine la Roque, Baptiste lafrance, Antoine Tabeau, Joseph Gravelines.De prime abord, Lewis et Clark ne seront guère impressionnés par l’offre de service de Charbonneau comme interprète, d’autant qu’il ne parle pas l’anglais.Mais ses deux femmes shoshones appartiennent à une tribu qui vit aux pieds des Rocheuses et se spécialise dans le commerce des chevaux.Or ils en auront absolument besoin pour se lancer dans la montagne.C’est Sacagawea, alors enceinte, qui suivra son «mari».Le reste est un conte de fées.Tous les obstacles imaginables seront surmontés.Sacagawea entrera dans la légende aux côtés de Lewis et Clark.Les Canadiens, pour leur part, auront l’oubli en partage.C’est à la suite d’un long processus auouel fut associé le public que naîtra le golden dollar sur lequel apparaît Sacagawea et son fils, Jean-Baptiste Charbonneau.Une jeune étudiante de FUniversité du Nouveau Mexique, Randy’L He-Dow Teton, fut choisie par l’artiste Glenna Goodacre comme modèle.Plusieurs propositions furent préparées: vues de profil, vues de côté, avec ou sans l’enfant, etc.Rares sans doute sont celles et ceux qui ont tenu dans leur main un golden dollar.Il existe cependant bel et bien et un mouvement qui se développe actuellement pour favoriser son utilisation.Une affaire à suivre.Orc/t nus Lewis et Clark 1804 Lewis et Clark 1806 La Grande Louisiane 1803 RôaüMUofi GSot Jefferson était prêt à payer le gros prix pour contrôler La Nouvelle-Orléans.Pour une somme équivalente, il ne pensait pas obtenir la Grande Louisiane qui remontait Jusqu’aux sources du Missouri et du Mississippi.La frontière entre le Canada et les Etats-Unis y trouve son origine.Le versant sud du continent est américain, le versant nord est canadien.Les Canadiens qui sillonnent la Grande Louisiane y apprennent les langues indiennes et, entre eux, parlent français.Il ne faut pas s’étonner du fait que Toussaint Charbonneau ne sache pas l’anglais.Il était par ailleurs le seul à pouvoir converser avec Sacagawea.La chaîne de traduction se déroulait ainsi: Sacagawea conversait avec un Indien et traduisait à Charbonneau en Hidatsa, lequel le traduisait en français à François Labiche ou Georges Drouillard qui s’adressaient en anglais aux capitaines Lewis et Clark.En d’autres occasions, Labiche et Drouillard, très habiles dans le langage des signes, en plus de parler plusieurs langues indiennes, pouvaient agir directement comme interprètes.Tout comme Pierre Cruzatte, le violoniste, ils étaient nés de mère indienne.Pour s’engager dans leur expédition, outre des guides canadiens, Lewis et Clark pouvaient consulter quelques cartes, dont celle de Jean-Baptiste Trudeau et d’Antoine Soulard.Répétons-le, autant la rive ouest du Mississippi était peu connue des Américains, autant elle l’était des Canadiens.Plusieurs rivières du Pays des Illinois sont peu profondes.C’est le cas de l’Ohio, du Missouri et, évidemment, de la rivière Platte.Les Canadiens en avaient l’habitude.Ils remontaient ces rivières «à la perche et à la cordelle».Lewis choisira de se faire construire un bateau à quille qu’il confiera à Baptiste Deschamps et à son équipage, composé des Hébert, Laliberté, Lajeunesse, Rivet, Roy, Pineau, Pruneau, Malboeuf, etc.A A ¦ ¦ ROLEX fl» 400 X, « 0 'l ¦ ¦ ¦ CHÂTEAU D’IVOIRE Dapuis 1978 Vente et service technique 2020 aie de la Montagne.Juste au nord de Maisonneuve ¦ 845 4651 www.cheteaudlvolre .com L E I) K V O I R .L E I.I X Ü I 2 7 AO ï T 2 O (( I B 2 LE DEVOIR rr TECHNOLOGIE Une Touche de Marque L’attrayante et pourtant séculaire capitale ne fait pas que me charmer par son heure du thé typiquement british au Château Frontenac.Elle n’en finit pas de me surprendre par l’ingéniosité de ses firmes informatiques qui produisent des logiciels de très haute qualité.Outre Copernic, connu mondialement, il est aussi une firme que je me plais à encenser lorsque l’occasion m’en est donnée, Logiciels De Marque, Apprendre à taper au clavier tout en s'amusant ! Tap Touche junior vous offre • une méthode d'apprentissage adaptée aux jeunes - des jeux pour développer dextérité et rapidité • des dictées vocales pour pratiquer votre frappe et votre orthographe A mm :-.- 3f> ! «KAC ( VétOAKJUC 1 BSlft Uwtifr.f QsAm tpcfmpa > Espion j Jeux Statistique* Statistiques &m.JU3k.~nak Conseil pratique Défis cet onglet vous un aperçu tapide devosttotittiques Votif oWseeti# degré de ptécisior aasirt pour checu» dé vos doigt» yctevéeste en es^ l (Ut t» »#H(#*** avec son progiciel TapTouche.Michel Nos amis amerloques ont un charmant dicton qui pourrait se traduire ainsi: «Si le tout fonctionne, n’y touche pas, connard.» D’accord, le connard est de mon cru, car, je dois vous l'admettre, il m’arrive à l’occasion de malgré tout essayer de changer quelque peu, ce qui, pourtant, fonctionne à la perfection.Le connard cible donc ma pas très humble personne.Pourtant, durant quelques semaines, je vais me résoudre à totalement changer mes habitudes de frappe au clavier, en essayant régulièrement d’adopter la bonne façon de faire en suivant les cours du professeur TapTouche (www.taptouche.com) de Logiciels De Marque (www.de-marque.corn), un progiciel d’apprentissage qui a fait école.Pourtant, même la grande rousse, qui tape tellement vite que je suis obligé de lui huiler les jointures pour ne pas qu’elles s’enflamment, trouve que mes performances au clavier, avec uniquement six doigts, sont plus que respectables.Après toutes ces années, je suis même parvenu à écrire sans regarder mon clavier.M'enfin, pas trop souvent.Alors, pourquoi vouloir changer?Outre le fait d’apprendre la sténographie, parce que mes notes sont totalement illisibles, l’une de mes grandes ambitions fut de battre le record du kilomètre, départ arrêté, au clavier.Et, surtout, sans devoir le regarder.Je me souviens, il y a de ça bien des années, avoir «gossé» sur mon Apple 11 des heures durant avec un progiciel américain nommé Mavis Beacon teaches typing.Supposément bien fait, ce logiciel ne comprenait pas que les francophones avaient un petit quelque chose qui les différenciait de leurs amis anglophones: les caractères accentués.L’arrivée de TapTouche a changé complètement la donne.Enfin, les francos d’Amérique avaient un logiciel d’apprentissage bien à eux, et non pas une version «Azer-ty» de France.Succès immédiat pour les premières versions de TapTouche.D’ailleurs, selon la firme de Québec, plus de la moitié des écoles de la province ont adopté ce progiciel alors que plus de 125 000 exemplaires trouvaient un acheteur, une véritable success story québécoise.En ce début d’année scolaire.De Marque décide de frapper un grand coup en introduisant sur le marché deux nouvelles versions de TapTouche: une version 3.0 de son logiciel original, et une version junior, beaucoup plus ludique, destinée aux plus jeunes.Mais, avant de parler des fonctionnalités de TapTouche, per-mettez-nous, tout pas très humble que nous sommes, une petite remarque personnelle destinée à l’équipe de Marque: peut-être ferez-vous des heureux avec votre nouvelle version junior, mais il y en a au moins deux qui seront D u m a i s malheureux de savoir que vous n’avez pas pensé à eux, à savoir mon fils et ma fille, qui utilisent le Macintosh que papa leur a donné.Pas de version Macintosh?J’ose espérer que le programmeur Macintosh que vous recherchez, si l’on en croit la page d’accueil de votre site, sera affecté au portage de TapTouche Junior, version Mac.Rassurez-moi, ainsi que les amis lecteurs qui turbinent sous plate-forme Macintosh.TapTouche Junior, le rigolo Vraiment dommage que Véronique et Jean-Philippe ne puissent s’amuser avec TapTouche Junior sur leur Mac, car, même pour un adulte sérieux, enfin, un tantinet sérieux comme votre pas très humble, la version Junior ne fait pas logiciel d’apprentissage tout bête.Tout passe par le jeu, et cela pour inlassablement développer sa rapidité et son adresse au clavier.On ne voit pas le temps passer (vieil air connu) à triturer son clavier avec TapTouche.Le temps passe, et, à la fin d'une épreuve ou d’une dictée, on se surprend à murmurer: «Déjà terminé?» Même l’accompagnateur virtuel qui suit nos progrès est vachement rigolo.Mais, trêve de billevesées, il y a quand même du sérieux dans TapTouche Junior.On peut, à tout moment, consulter ses statistiques pour suivre les progrès que fait chacun de nos dix petits doigts.De même que lorsqu'on se retrouve dans son traitement de texte favori, l'espion TapTouche nous suit à la trace, histoire de voir que les leçons apprises se trouvent bien assimilées par l’utilisateur.Véronique, la plus jolie petite fille au monde, et que je ne voie personne en douter, du haut de ses six ans et demi, pourrait très rapidement apprendre à maîtriser cette bête féroce qu’est un clavier d’ordinateur avec TapTouche.Oserais-je faire une comparaison, je dirais que ce progiciel est le Adi-bou des logiciels d’apprentissage.Intelligent et ludique, TapTouche et ses exercices de dictées, plus de vingt, permettent non seulement d’apprendre la frappe au clavier mais, en plus, de travailler son orthographe.Je n’ai malheureusement pas pris le temps de jeter un coup d’œil à la version 3.0 de TapTouche car celle-ci ne m’a été livrée qu’en version bêta, la version finale étant prévue pour septembre.J’ai préféré prendre le temps d'explorer à fond TapTouche Junior, d’autant plus que la rentrée scolaire se fait cette semaine et que ce progiciel est vraiment un indispensable pour apprendre aux tout-petits (et aux plus grands qui sont craintifs devant les ordinateurs) l'art de la frappe au clavier.Amis lecteurs et parents au budget restreint, je vous recommande fortement TapTouche Junior.À moins de 35 $, voici un achat intelligent et, surtout, un excellent investissement pour vos enfants qui auront, et n'en ayez aucun doute, à frayer continuellement avec les ordinateurs au cours de leur vie.Pour ma part, je vais essayer de continuer à défaire mes mauvaises habitudes de cogneur de clavier.Avec TapTouche Junior, j’ai au moins l’impression de m’amuser, pas juste de bosser.Courrier du maxillaire «Bonjour M.Dumais, je suis un de vos lecteurs fidèles qui ne manque jamais une occasion de parler en bien de vous.Surtout depuis que j’ai fait l'acquisition de Paragon CD-ROM Emulator fhttpV/www.cdrom-emu-lator.com), un logiciel qui a changé ma vie.Voyez-vous, je suis handicapé, je n’ai pour ainsi dire aucune force physique, d’où mon bonheur d’apprendre qu’il était possible d'émuler avec un simple logiciel jusqu'à 23 lecteurs de cédéroms.Tous mes dictionnaires et encyclopédies sont désormais accessibles en permanence.Plus besoin d'attendre que Joe Bine vienne insérer pour moi le cédérom désiré.L’autonomie.Enfin.«Mais là, j’ai un autre problème.Je souhaite acheter des haut-parleurs pour PC, afin d'écouter mes disques convertis en MP3.Je sais que dans une de vos chroniques vous avez suggéré un modèle à vos lecteurs, mais — voyez comme je suis bête — j'ai négligé de le prendre en note.Je roule sur PHI, avec carte audio SB Live.«Merci, et prenez soins de vous!» — Luc Séguin ?Mon très cher et très honorable M.Séguin, il y a de ces lettres qui vous font plaisir et qui ensoleillent votre journée.Et la vôtre est une de celles-là.Savoir qu'un simple petit utilitaire comme le CD-ROM Emulator a pu vous aider à trans- cender votre condition physique pour vous permettre de devenir plus autonome, fichtre!, vous m’en voyez plus qu'heureux.Avouez, on vit, malgré tout, dans une époque formidable.Les haut-parleurs que je recommande, et cela après une écoute de plusieurs enceintes destinées à l’in-formatique et dites de haut de gamme, sont les Klipsch Promedia (http://www.klipsch.com).A moins que vous ne vouliez les commander directement par le Web, sur le site Internet du fabricant, seuls quelques marchands montréalais les tiennent en inventaire mais, sincèrement, ces haut-parleurs valent chacun des dollars que le fabricant en demande.Permettez que je demande respectueusement au «ouebmestre» du Devoir s’il peut remettre en ligne, ou tout au moins insérer un hyperlien dans la chronique qui sera publiée dès ce matin, les deux articles qui décrivaient les caractéristiques de ces enceintes.Ouebmestre, ouebmestre, mon ami, dis-moi, pourrais-tu faire plaisir à M.Séguin et ressortir de tes archives ces articles?Et, par la même occasion, si je puis me permettre, remettre encore une fois les chroniques sur la conversion des vieux disques vinyle en CD audio?Merci beaucoup, tu as, comme toujours, ami ouebmestre, ma reconnaissance éternelle.Et la sécurité, bordel ?«Bonjour PTH! Une question toute simple qui amènera, j’espère, une réponse qui me fera mieux dormir.Je viens de m’équiper d’un Internet Gateway with Print Server (model XP-0124, fabriqué par Gnet) avec un mur coupe-feu intégré, offrant une protection contre les “intrudeurs” (sic).«Ce machin alimente mes deux ordinateurs et le tout est relié au modem-câble de Vidéotron (oui, oui, n’ayez crainte, je vais leur dire.).Plusieurs personnes m'ont dit que c'est la meilleure sécurité que l’on puisse avoir lorsque nous sommes branchés sur une connexion haute vitesse.«Rassurez-moi, puis-je maintenant me considérer comme to: O O I B 8 -* LE DEVOIR ?- CULTURE Festival du film de Sarajevo Espoir de reprise pour la production bosniaque Le succès à Cannes du réalisateur bosno-belge Tanovic a favorisé ce renouveau Philippe Léotard, 1940-2001 'Zi V ARCHIVES LE DEVOIR L’acteur, chanteur et poète sera inhumé demain matin au cimetière du Père-Lachaise à Paris.Vibrants hommages au « grand brûlé de la vie » SABINA ARSLAN AG IC AGENCE FRANCE-PRESSE La septième édition du Festival du film de Sarajevo, qui s’est achevée samedi dans la capitale de Bosnie-Herzégovine, a fait naître l’espoir que la production cinématographique du pays puisse reprendre un jour, malgré la disparition de tout financement public après la guerre de 1992-95.Tout en permettant aux spectateurs bosniaques de découvrir une large variété de films, le festival a donné l’occasion aux réalisateurs, la plupart du temps sans moyens, de rencontrer les représentants des fonds de production cinématographique européens, tels que ceux des festivals de Rotterdam ou de Gdteborg.Des projets de film ont été soumis à «au moins vingt» compagnies et producteurs cinématographiques étrangers, a indiqué à l’AFP le directeur du Festival, Mirsad Purivatra.Selon Mirsad Purivatra, «l’essentiel, c’est que les réalisateurs bosniaques ont appris de nos invités où et comment solliciter les financements européens.Mais d’autres résultats concrets ont été obtenus».Parmi ces résultats, il cite le soutien promis à trois projets.Fire Starter de Pjer Zalica et Dolce Vita de Faruk Sokolovic doivent recevoir l’aide de Kodak, tandis que Benjamin Filipovic a entamé des négociations, pour son scénario Well-Tempered Corpses, avec Les films des Tournelles, une compagnie française.Alors qu’il n’y avait l’année précédente aucune production nationale au programme du Festival, le public s’est pressé cette année à la projection de No Man’s Land du bosno-belge Danis Tanovic, présenté en ouverture du Festival.Cette coproduction franco-bel-ge-italienneslovène, premier long métrage de Danis Tanovic, avait obtenu en mai dernier le prix du meilleur scénario au l'estival de Cannes.Elle a largement contribué à attirer l’attention cette année sur le Festival de Sarajevo.«Le succès de Danis a changé de 100 % la manière dont le film bosniaque est traité à l’étranger.De nombreux producteurs étrangers sont venus au Festival à cause de lui», souligne Mirsad Purivatra.Avec un budget médiocre, financé pour un quart seulement par des organismes publics, le Festival pourrait devenir, selon les organisateurs, l’événement cinématographique le plus important en Europe de l’Est.«Si le festival continue sur cette voie, je crois qu’il deviendra l’événement le plus important dans ce coin du monde», assure à l’AFP Danis Tanovic, qui vit en France, mais qui est venu pour l’occasion à Sarajevo.«Le festival attire l’attention et tout le reste dépend de nos auteurs et producteurs.Mais je crois que c’est déjà un grand succès que de faire voir aux gens ce qui se passe dans l’industrie du cinéma ici», ajoute-t-il.Selon les premières estimations, en neuf jours quelque 30 000 tickets ont été vendus pour 110 films projetés dans le cadre de neuf programmes distincts.D' programme «Plein air», qui comportait onze films, avec notamment la première sortie à Sarajevo de lara Croft: Tomb Raider et Shrek, a permis à lui seul de vendre 24 000 tickets.Le festival a aussi permis de projeter les films de réalisateurs indépendants de nombreux pays, avec un programme spécial pour les productions de la région, notamment neuf films des pays de l’ex-Yougoslavie, deux de Roumanie, un de Bulgarie et une coproduction franco-albanaise.Ce programme des films régionaux deviendra, espère-t-on, le point d’intérêt majeur de ce Festival, créé pendant la guerre en Bosnie comme un symbole de survie.«Nous espérons devenir le Festival le plus influent pour la production cinématographique de la région, le Festival qui présentera aux producteurs étrangers ce qui se fait de mieux dans cette partie du monde», affirme Mirsad Purivatra.AGENCE-FRANCE PRESSE ET REUTERS Avec sa gueule ravagée et sa voix rauque, son regard d’une indicible douceur et ses rides profondes, le comédien français Philippe Léotard, mort samedi, était un «grand brûlé de la vie», à quj les plus hautes autorités de l’État ont rendu hommage hier.Acteur, chanteur et poète, cet écorché vif, grande gueule au cœur tendre, est mort dans une clinique parisienne à trois jours de son 61e anniversaire, des suites d’une insuffisance respiratoire.11 sera inhumé demain matin au cimetière du Père-Lachaise à Paris.Son frère François, l’ancien ministre actuellement émissaire de l’Union européenne pour la Macédoine, devait rejoindre la France hier pour être auprès de sa famille.Iæs deux frères s'adoraient, malgré des vies aux antipodes l’une de l’autre.Celui qui s’était baptisé «ministre de la Défonce» quand son cadet était à la Défense a reçu les hommages du président Jacques Chirac, du premier ministre Lionel Jospin ainsi que du ministre de la Culture Catherine Tasca.«Pour tous les Français, il restera comme l'un de nos artistes les plus émouvants», a écrit Jacques Chirac.M.Jospin a souligné «sa sensibilité à fleur de peau», et Mme Tasca a estimé qu’il fut «avant tout un acteur.passionné et vibrant.Il part alors qu’il semblait découvrir une certaine paix».Philippe Léotard a évolué toute sa vie au bord du gouffre, nourrissant son art de ses fragilités d’ancien qlcoolique et d’ancien drogué.À la fin des années 80, par exemple, il traverse une douloureuse période de neuf mois de sevrage.Il est ensuite victime d’une overdose de cocaïne, de deux comas, de crises de delirium tremens: «tout ça parce que je ne buvais pas de l’eau», disait l’ex-professeur de lettres et de philosophie.Ce tutoiement avec la mort ne l’a pas empêché de connaître le succès dans le théâtre, le cinéma, la chanson ou l'écriture: «je suis un généraliste, pas un spécialiste.Dans la vie, je veux pouvoir manger le fromage et le dessert».Né à Nice (sud-est), Ange-Philippe Léotard Tomasi, provençal par son père, corse par sa mère, a d’abord joué au théâtre, dans les Petits Bourgeois de Gorki, Capitaine Fracasse de Gautier ou Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, pièce qu'il a par ailleurs adaptée pour le Théâtre du soleil.Au cinéma, il fait sa première apparition en 1970 dans Domicile conjugal de François Truffaut et Max et les ferrailleurs de Claude Sautet, puis joue dans près de 70 films.Il a obtenu le César du meilleur acteur en 1983 pour La Balance de Bob Swain.Un autre versant de la carrière de Philippe Léotard était la chanson.En tant que chanteur, il a en- registré quatre albums, dont le premier, L'Amour comme à la guerre, a été couronné du Grand Prix de l’Académie Charles Gros (1989).Puis il a tenu à rendre Hommage à Léo Ferré (1994).Celui qui voulait être le «dernier Poète de la décadence» est l’auteur de plusieurs recueils poétiques, dont Le Portrait de l’artiste au nez rouge (1988) et Pas un jour sans une ligne (1992).Philippe lœotard n’avait jamais fait mystère de ses problèmes d’alcoolisme et de toxicomanie, qui lui ont causé de graves ennuis de santé.En effet, les frasques de cet ancien caporal de la Légion étrangère ont défrayé la chronique.«J’ai atteint toutes les frontières, regardé sous les slips, sous les trains, ingurgité toutes les liqueurs, fumé, sniffé», disait-il ouvertement.«J’ai pris cette béquille dans les années soixante-dix, et je n’ai pas voulu m’en cacher, voilà mon erreur», confiait-il après sa condamnation, en 1995, à 18 mois de prison avec sursis dans le cadre d’une affaire de trafic de cocaïne.Dans Clinique de la raison close (1997), il avait raconté sa longue cohabitation avec la cocaïne et l’alcool.Il se sentait ces dernières années métamorphosé par la rencontre avec une jeune femme, Clara.«Aujourd’hui, elle est ma seule drogue», assurait celui qui a partagé pendant une dizaine d’années la vie de l'actrice Nathalie Baye.Philippe Léotard était père de trois enfants de mariages différents.EN BREF Vivendi lorgne L’Olympia Paris (AP) — Le groupe Vivendi-Universal est «en négociations avancées» pour le rachat de L’Olympia, le mythique music-hall parisien, mais «pour l’instant rien n’a encore été signé», a déclaré un porte-parole du géant français, samedi.Le patron de Vivendi-Universal, Jean-Marie Messier, pourrait profiter, aujourd’hui, d’une conférence de presse prévue de longue date sur un autre sujet pour officialiser le rachat de la prestigieuse salle de spectacles.Pour Le Parisien, en tout cas, l’affaire est entendue.Le journal, qui a révélé l’information dans son édition de samedi, affirme que «depuis quelques jours» Jean-Marie Messier, âgé de 43 ans, est «le propriétaire unique» de ce haut lieu de la chanson française créé en 1893 et repris en 1954 par Bruno Coquatrix.Accident mortel Washington (AFP) — La chanteuse américaine de rhythm and blues Aaliyah est morte dans un accident d’avion qui s'est produit samedi soir aux Bahamas, a annoncé hier la chaîne d’information continue CNN.Sept autres personnes ont péri à la suite du décollage manqué de l’avion de l’aéroport Marsh Harbor, qui devait se rendre à Opa-Locka, en Floride.Une neuvième personne a été grièvement blessée dans l’accident Selon CNN, Aaliyah était venue aux Bahamas pour tourner son dernier vidéoclip.Trésor volé Bagdad (AFP) — L’Irak tente de récupérer des pièces archéologiques volées et exposées dans des musées européens, dont le Louvre, a déclaré le directeur du Département d’archéologie et du patrimoine, Jaber Khalil Ibrahim.«L’Irak a entrepris des démarches diplomatiques auprès de la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne pour que lui soit restituées des pièces d’art volées», a indiqué M.Ibrahim, cité hier par l’hebdomadaire Al-Ilam.En Irak, les personnes reconnues coupables de trafic d’antiquités sont condamnées à des peines pouvant aller jusqu’à l’exécution.Début 1998, dix personnes avaient été exécutées pour avoir découpé la tête, pesant une tonne, d’un taureau ailé, découvert en 1988 et datant de l’époque assyrienne (2500 avant J.C.).Après la guerre du Golfe en 1991, Bagdad avait accusé des soldats américains d’avoir volé des pièces du site d’Ur (sud de Bagdad) abritant des ruines remontant à la civilisation sumérienne.L’Irak, notamment le Kurdistan (nord), recèle des trésors archéologiques.Selon des statistiques officielles, ce pays compte plus de 10 000 sites archéologiques, la plupart encore inexplorés.Le Festival espère devenir celui qui présentera aux producteurs étrangers ce qui se fait de mieux dans cette partie du monde Les lundis québécois 4* Quebec HiSToRiA me souviens Si-s.s**.CE SOIR LES INCENDIES MEURTRIERS L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL SÉRIE NOIRE 1018, Couvent des Soeurs Grises.1027, Laurier Palace.1071, Blue Bird.1080, Chapais, Quatre incendies meurtriers qui ont bouleversé les Québécois.Quatre hécatombes qui ont fait des dizaines de victimes innocentes.Le prix à payer pour une prise de conscience collective des dangers du feu ?I I LES GRANDES INSTITUTIONS DU QUÉBEC 1023.L’architecte Cormier achève les plans de l’Université de Montréal.C’est l’acte de naissance de la plus importante université francophone d’Amérique, après plus de deux siècles de persévérance.En effet, rien, ni personne, n'avait favorisé la création de cette grande institution.r i \
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