Le devoir, 29 août 2001, Cahier A
V 0 L .X C I N M 9 4 ?L E M E H C R E D I 2 9 A 0 f T 2 0 0 1 S 7 o ?T A x ?s » I $ 1 e d p v o i r E DEVOI LE MONDE Mort du chef du FPLP: 50 000 Palestiniens crient vengeance Page A 5 ECONOMIE Les perspectives s’assombrissent Page B 1 L’incident d’Air Transat Je ne suis pas un héros, dit le pilote La compagnie se montre peu loquace devant la presse JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Tentant de dissiper l’image de héros que lui a value son exploit, Robert Fiché, le pilote d’Air Transat qui a réussi un atterrissage d’urgence vendredi dernier dans les Açores, s’est contenté de dire qu’il n’avait fait que son travail.En compagnie de membres d’équipage, il a affronté un fort contingent de journalistes lors d’une conférence de presse hier après-midi à l’hôtel Le Château de l’aéroport de Mirabel.Sa retenue et le silence des dirigeants de la com-pagnie sur les causes probables de la fuite de carburant de l’appareil n’ont pas manqué de créer un certain malaise.Informé de l’attention dont il faisait l’objet depuis plusieurs jours et visiblement préparé à cette opération de relations publiques, le commandant Robert Fiché a relaté d’une voix calme et posée les opérations qui ont précédé l'atterrissage d’urgence de l’appareil Airbus A330 avec 291 passagers à son bord vendredi matin.«J’avais toujours en tête la sécurité des passagers et l’importance de les ramener à bon port», n’a-t-il cessé de répéter au cours de la conférence de presse.Quand il s’est rendu compte de la fuite du carburant et de la défection des deux moteurs, il maintient n’avoir pensé qu’aux procédures d’urgence _ à suivre en de telles circonstances.«On n’a pas Je ^ temps de penser à grand-chose d’autre dans ces situations.» Non, il n’a pas vu défiler le film de sa vie dans ces minutes cruciales.Quant au rôle de héros qu’on veut lui faire tenir, il s’en serait bien passé, a-t-il ajouté.Il lui importe maintenant d’aller rejoindre sa fem-me et ses enfants.Âgé de 49 ans, Robert Fiché, originaire de Mont-Joli en Gaspésie, compte 30 ans d’expérience en pilotage, dont cinq pour Air Transat E a maintes fois répété que l’entraînement auquel sont astreints les pilotes les prépare à réagir avec sang-froid à de tels imprévus.VOIR PAGE A 8: PILOTE ;; a JACQUES NADEAU LE DEVOIR Robert Fiché, héros malgré lui, ne croit pas avoir encore réalisé pleinement ce qui lui est arrivé lorsqu’il a réussi un atterrissage d’urgence sur Pile de Terceira, dans les Açores, après la panne des deux moteurs de l’avion qu’il pilotait.Cet exploit a sauvé la vie des 291 passagers et des 13 membres d'équipage.La SGF se retire de l’aventure Métaforia La firme Fun Key Studios met la main sur la totalité des actions KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Société générale de financement se retire de l’aventure Métaforia après y avoir englouti 12 millions.la SGF consent ainsi à se départir de son capital-actions au profit de Fun Key Studios alors qu’il y a un an elle bloquait une première offre d’achat à quelque 27 millions.Comme l’a appris lx> Devoir, la volte-face de la SGF fait suite aux difficultés financières constantes qu’a éprouvées Métaforia.la transaction sera annoncée aujourd'hui.Une lettre d'intention de l’entreprise montréalaise Fun Key Studios a été signée par les alionnaines, soit la SGF' (50% du capital-actions) et Stéphane le Bouyon-nec, président-directeur général de Métaforia.Compte tenu de la vérification diligente et de l'approbation des conseils d’administration des parties qui restent à compléter, le montant de la transaction demeure inconnu pour l’instant.Le président de la SGF', Claude Blanchet, n’a pu être joint hier pour savoir si la vente constituerait une perte’de fonds publics.De son côté, Stéphane Ijc Bouyonnec a assuré au Devoir qn’«il n’est pas question pour l’un ou l’autre des actionnaires de considérer qu’il y a une vente de feu».«C’est la chance de consolider une expertise à l’échelle planétaire.D’un point de vue du capital de risques, la SGF ne sortira pas perdante.Et Métaforia n’aura VOIR PAGE A 8:: SGF C’est jour de rentrée, mais où est passé le prof?VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Retour de vacances en forme de point d’interrogation pour les élèves d’une centaine de classes de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Les enfants étaient tous derrière leur pupitre, mais il n’y avait personne devant le tableau noir pour les accueillir.À qui donner la pomme?«Ce n’est pas parce que nous manquons d’enseignants, mais il y a des classes qui, pour le moment, sont dépourvues de leur titulaire», indique Jacques Turmel, directeur adjoint au service des ressources humaines de la CSDM.«Mais ce n’est pas nouveau, c’est un phénomène qui arrive à tous les ans.» Sur un bassin d’au moins 6000 professionnels, cela touche entre 100 et 150 postes d’enseignant et donc les classes qui leur sont attachées.«L’an dernier, il y avait 150 élèves de plus à la polyvalente Louis-Joseph-Papineau, alors il a fallu rapatrier des enseignants au début de l’année», donne en exemple M.Turmel.Une foule de raisons peuvent expliquer ces «impondérables», dont les déménagements estivaux, l’arrivée VOIR PAGE A 8: RENTRÉE ÉCONOMIE Les promoteurs hésitent à ériger des bureaux au centre-ville de Montréal Page B 1 INDEX Annonces.B 6 Bourse.B 2 Avis publics .B 5 Carrières.B 4 Culture.B 8 Économie____B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.B 5 Barrage de Toulnustouc Pêches et Océans fait volte-face Le ministère se satisferait des exigences de Québec LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Changeant son fusil d’épaule par rapport à ses positions des derniers mois dans le dossier du barrage Toulnustouc, le ministère fédéral des Pêches et des Océans (MPO) a annoncé hier qu’il abaissait ses exigences en matière de «débit réservé écologique» au niveau du décret d’autorisation adopté par Québec en juillet, soit trois mètres cubes à la seconde ou le septième pendant huit mois du volume d’eau minimal en tout temps défini par ses experts et le Bureau d’audiences publiques sur l'environnement C’est ce qu’a affirmé hier au Devoir \t gestionnaire de l’habitat du poisson au MPO, Daniel Hardy, en précisant que son ministère n’était pas du tout satisfait des nouvelles normes québécoises en matière de débit réservé écologique.Daniel Hardy a expliqué que la décision de s’en tenir aux exigences québécoises dans le dossier de Toulnustouc avait été prise à la suite de «négociations officieuses» avec Hydro-Québec, qui n’ont laissé aucune trace dans le registre officiel du ministère parce que, dit-il, «il n’y a pas eu d’échanges officiels durant cette période et qu’aucun permis n’a été émis».Selon Daniel Hardy, les exigences du décret québécois ont été acceptées par Ottawa pour deux raisons après avoir été rejetées officiellement dans la correspondance publiée hier par //; Devoir et qui apparaît au registre public du ministère.D’abord, le PMPO a décidé «d'oublier totalement toute exigence de débit réservé écologique» dans le dossier du barrage Toulnustouc «parce qu’il n’y a pas la de cours d'eau naturel, de, débit naturel à cet endroit», précise M.Hardy.Le tronçon de rivière, éventuellement asséché sur 13,5 km, est déjà artificialisé par la gestion du réservoir Sainte-Anne, lequel alimente celui de Manic-3.\je gestionnaire fédéral admet qu’en cessant d'exiger un débit réservé écologique pour les cours «dont l’intégrité écologique est perdue», même s’il s’est VOIR PAGE A 8: VOLTE-FACE Les ailes de Troell ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Quand le cinéaste suédois Jan Troell mit le pied pour la première fois au Festival des films du monde, c’était en 1967, l’année de l’Expo mais aussi de la naissance du FFM, qui se déroulait d’ailleurs à Terre des hommes.Démarrage parmi les démarrages, Jan Troell accompagnait alors son tout premier long métrage, Les Feux de la vie, abordant le parcours initiatique d’un jeune garçon à l'heure de la Grande Guerre.Rien d’éton-nant à ce qu’il conserve le meilleur souvenir d’une expérience où tous les commencements se donnaient rendez-vous, tandis que résonnait la fanfare, de la fête collective sur une île inventée.«À l'époque, le Festival de Montréal était non compétitif, évoque le cinéaste, et porté uniquement par l’amour des films.Personne ne se demandait qui allait gagner quoi.» L’état de grâce s’est conjugué pour lui à cette insouciance des réalisateurs qui se coudoyaient sans concourir dans un Québec en liesse à l’unisson de l’Expo.I.a deuxième fois qu’un de ses films a atterri au FFM, c’était il y a trois ans, avec Hamsun, une œuvre encensée par la critique.et ignorée du jury.Dure frit la chute?Il n'en parlera pas, précise seulement que les comptes rendus des journaux lui firent, chose certaine, très chaud au cœur.Revoici donc Troell en compétition avec Blanche comme la neige, un hlm sur la vie d’Eisa Andersson, la première aviatrice suédoise au début du siècle.Il affirme avoir reçu le mois dernier un coup de fil de Bergman pour le féliciter de son film, le genre de téléphone qui fait toujours plaisir.D’autant plus que le succès public ne fut pas vraiment au rendez-vous de Blanche comme la neige en Suède.Soixante mille entrées.Autant dire que ce n’est pas le pactole.Même si une relève commence à s'imposer là-bas, l’âge d’or d’un des plus féconds cinémas nationaux est derrière lui.Hollywood s’est imposé en Scandinavie, comme partout La carrière de ce cinéaste roule sur les grandes années du septième art suédois dont Bergman fut la figure emblématique et qu’il a côtoyé, forcément Tous deux ont mis en scène Max von Sydow et Liv Ull-mann.Tous deux possèdent une facture classiquement Scandinave.Né en 1931, Troell est un ancien instituteur passé au cinéma au début des années 60 comme opérateur, monteur et réalisateur de courts métrages.Après Les Feux de la vie, il y eut Ole Dole Doff couronné de l’Ours d’or au Festival de Berlin, mais la gloire internationale tomba vraiment sur Troell au début des années 70 avec Les Émigrants et Le Nouveau Monde, où il mêlait l’épique et l’intime en adaptant des œuvres littéraires de Vilhelm Moberg.VOIR PAGE A 8: TROELL ¦ Autres textes en page B 8 LÈ FESTIVAL DES FILMS DO MONDE JACQUES GRENIER LE DEVOIR Contemplant le ciel, le cinéaste Jan Troell vient de livrer en compétition au FFM Blanche comme la neige, évoquant la vie de la première aviatrice suédoise.r 4 i Centre de santé universitaire McGill Les orthopédistes s’insurgent contre les délais LE DEVOIR.LE MERCREDI 2 9 AOÛT 2001 •LES ACTUALITES- Hôpital Sacré-Cœur Les médecins reviennent à Turgence.sans primes ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le tiers des médecins-dépanneurs qui avaient donné un coup de main cet été à l’urgence de l’hôpital Sacré-Cœur en échange de primes alléchantes ont accepté de retourner y travailler cet automne, sans salaire bonifié, pour permettre le bon fonctionnement de l’urgence.Après avoir été pressé par le ministre de la Santé, Rémy Tru-del, d’abandonner dès le 3 septembre le versement de primes illégales pour recruter des médecins, il semble que l’hôpital Sacré Cœur réussira à faire cet automne ce qu’il avait échoué à faire depuis des mois.•Nous avons fait des appels toute la fin de semaine et c'est avec un grand soulagement que nous avons constaté qu’une vingtaine de médecins ont finalement accepté de nous offrir des gardes cet automne», a indiqué hier Michel Larivière, directeur général de cet hôpital.Grâce à cette aide jusqu’ici inespérée, l’hôpital pourra assurer la présence de trois médecins le jour et le soir, et d’un médecin la nuit, tous les jours de septembre et octobre.L’hôpital Sacré-Cœur se voit ainsi en mesure de répondre aux exigences du ministre Trudel, qui avait sonné la fin de la récréation la semaine dernière après avoir toléré le versement de primes de 250 $ à 1000 $ tout l’été pour éviter une rupture de services à la population.La direc- tion de l’hôpital disait avoir été obligée de recourir à ce moyen illégal, les démarches de recrutement amorcées avant l’été pour pallier la démission de 13 de ses médecins de l’urgence ayant tourné à vide.Pourquoi aujourd’hui?Au moins le tiers des 60 médecins venus dépanner l’hôpital Sacré-Cœur accepteraient donc de continuer à prêter main-forte à l’urgence sans toucher une rétribution spéciale.La grande question reste donc de savoir pourquoi ces médecins acceptent aujourd’hui de faire ce qu’ils avaient toujours refusé de faire pour le même salaire jusque-là.•A l’automne, la disponibilité des médecins-dépanneurs sera plus grande parce que la demande est moins élevée qu’en plein été.Et depuis que le ministre Trudel a réclamé une enquête sur les primes, les médecins ne s’attendent plus à en recevoir», a soutenu hier Christine Daniel, responsable des communications pour l’hôpital Sacré-Cœur.Par ailleurs, la direction de l’hôpital a annoncé hier quelle croyait pouvoir retrouver un fonctionnement normal de son urgence dès janvier 2002, puisque trois ou quatre urgentologues pourraient se joindre à ce service.Compte tenu des changements apportés au fonctionnement de l’urgence, au moins deux médecins démissionnaires auraient accepté de revenir sur leur décision.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les chirurgiens orthopédistes du Centre de santé universitaire McGill (CUSNp affirment que leurs patients subissent des délais indus et sont traités de façon discriminatoire parce que la direction tarde à compléter la fusion des hôpitaux universitaires anglophones, amorcée il y a quatre ans.Ces médecins ont amené hier le conflit qui les oppose à leur administration sur la place publique, convaincus que leurs patients écopent de la •fusion sur papier» qui se poursuit au CUSM, entraînant des délais pouvant atteindre un an, voire 18 mois pour des chirurgies du genou, du dos ou de la hanche.«Nous continuons à croire que la fusion ne répond pas aux besoins de nos patients.Plusieurs d’entre eux sont laissés en plan et leurs noms sont repoussés sur la liste d'attente parce que leur vie n’est pas en danger», a soutenu le Dr Max Aebi, directeur de la division de chirurgie orthopédique de l’université McGill.Le Dr Aebi affirme que les patients aux prises avec des troubles musculo-squelettiques sont pourtant légion, compte tenu du vieillissement de la population.Même si leur vie n’est pas menacée, ces derniers souffrent de douleurs constantes pendant des mois, sont limités dans leurs activités et, parfois, forcés au chômage.«Depuis la fusion, nous avons perdu du temps opératoire et la priorité semble accordée aux autres patients», soutient-il.Les orthopédistes du CUSM affirment que leur accès aux salles d’opération a chuté de 50 % en quatre ans, la plupart d’entre eux n’opérant plus qu’une journée par semaine.Bien que le département compte 12 chirurgiens, la liste d’attente compte plus de 1200 noms, et des patients doivent désormais être opérés à l’Hôpital général de LaSalle.Ce phenomene semble toutefois étendu à l’ensemble des hôpitaux québécois, puisque le taux de chirurgie de la hanche au Québec (3,7 par 10 000 habitants) est, en général, deux fois moins élevé qu'en Ontario (7,4).Et la situation est encore pire en ce qui a trait aux chirurgies du genou (3,4 contre 8,7).La fusion des départements d’orthopédie de l’hôpital Royal Victoria et de l’Hôpital général de Montréal, qui devait de solder par la concentration de toutes les activités dans ce dernier hôpital, reste inachevée, disent ces médecins.Sous forme d’ultimatum, ces derniers ont pressé la direction de s’engager, did le 4 septembre, à compléter la fusion au plus tard en mars 2002 et à établir un mécanisme de classement des chirurgies qui tienne compte des besoins de chaque individu.Manque d’infirmières Le directeur général du CUSM, le Dr Hugh Scott, a nié hier que les patients en attente de chirurgies orthopédiques souffrent d’un traitement inéquitable.Il attribue plutôt la difficulté d'accès aux salles d’opération au manque généralisé d’infirmières et d’anesthésistes.«Nous avons des problèmes à offrir des services de chirurgie à tous nos patients en raison de cette pénurie de personnel.Quant à la fusion, nous tentons de faire le plus vite possible, mais cela prendra un certain temps car nous faisons du neuf avec du vieux», a-t-il expliqué.En attendant de déménager, d’ici sept ans dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, le CUSM doit en effet composer avec d’importants travaux de rénovation de ces bâtiments vétustes.Le D'Mostafa Elhilali, chirurgien-chef intérimaire, a pour sa part indiqué que le temps opératoire était partagé de la façon la plus objective possible, les besoins des patients en orthopédie étant aussi importants que ceux souffrant de cancer, de maladies du cœur ou de cataractes.Mort de Michael Kibbe aux mains du SPCUM Le rapport du coroner est dénoncé La mère de la victime réclame une enquête publique BRIAN MYLES LE DEVOIR Seule une enquête publique permettra de faire la lumière sur les circonstances exactes de la mort de Michael Kibbe aux mains du SPCUM, estiment la mère du disparu et le Mouvement Action Justice (MAD-Dans un rapport rendu public lundi, le coroner Pierre-Charles Samson a conclu à la mort accidentelle de Michael Kibbe.Aucune accusation criminelle ne sera portée contre les policiers impliqués dans l’affaire.Le jeune homme de 19 ans avait été conduit au poste de police de la rue Guy à la suite d’une tentative ratée de vol au moyen d’une seringue, le 8 février, fl a échappé à la surveillance des policiers à sa sortie de la voiture de pa- trouille pour traverser le stationnement en courant, les mains attachées derrière le dos.Il a parcouru environ 55 mètres avant d’enjamber un muret d’apparence banale qui dissimulait en fait une falaise de béton.Michael Kibbe a effectué un plongeon de sept mètres pour retomber sur l’asphalte.Il est mort des suites de ses blessures.Recommandations Dans son rapport, le coroner recommande au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) de renforcer les procédures spécifiques entourant le transfert des détenus.Il suggère aussi d’améliorer le système de surveillance par caméra installé dans les centres opérationnels.Jennifer Johnston, la mère de Michael Kibbe, a réclamé la tenue d’une enquête publique hier en compagnie du fondateur du MAI, Yves Manseau.Celui-ci trouve plutôt louche que les sept caméras qui ont filmé l’incident n’aient capté aucune image claire de Michael Kibbe.Il estime en outre que le rapport du coroner Samson est dépourvu de crédibilité.Avant même la fin de l’enquête policière, le coroner Samson et l’enquêteur responsable du dossier à la Sûreté du Québec ont tout fait pour convaincre les parents de la thèse de l’accident lors d’une rencontre à quatre enregistrée sur bande audio.«Le coroner s’est mis en situation de parti pris.Il a intérêt à maintenir la version policière et le statu quo pour protéger sa propre image», affirme M.Manseau.i ! i 5 Mordu de cigarettes, est maintenant couvert Couvert par le régime général d'assurance médicaments du Québec lorsqu'il est prescrit.Consultez votre médecin.Mordu de cigarettes, mordez dans Nicorette.NICORETTE A/de pour cesser de fumer mBÊ \ ¦ nÇ illglli §te * - : llgK#-' .W I ¦ 1 • i avec votre volonté dam le cadre 4 >i disponible en vente fibre dans les nacia AB, Suède.Utilisée sous licenc cesser de fumer, fficoreti* est une irmacta ¦ '"'Y-N rJJhl .1 «il « » 4 * ê LE DEVOIR.LE MERCREDI 2D A O l T 2 O O I A A -?LE DEVOIR ?-— ACTUALITES Réaménagement de l’oratoire Saint-Joseph Participation à la Conférence des Nations unies sur le racisme Le projet est sévèrement jugé FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Le moins que l’on puisse dire, c’est que les comités consultatifs de la Ville de Montréal ne considèrent pas le projet de réaménagement de l’oratoire Saint-Joseph comme une grande réussite.Les avis préliminaires de la Commission Jacques-Viger et du Comité consultatif sur la protection des biens culturels obtenus par Le Devoir contiennent une appréciation très sévère des plans soumis par la direction du célèbre lieu de culte.De façon générale, on se dit «sceptique» quant à «l’approche théâtrale et “muséale” qui semble être à la base du réaménagement proposé».Pis encore, on qualifie à'«inapproprié» le traitement «aéroportuaire» et «commercial» que l’on fait du site, traitement qui manquerait totalement de sensibilité au génie du lieu.Les avis préliminaires ont été transmis à la direction de l’oratoire hier.Le recteur, Jean-Pierre Au-mont, s’est dit «surpris» de recevoir «un rapport aussi sévère».La Congrégation de Sainte-Croix prévoit réaménager le site de l’oratoire au coût de 40 millions d’ici 2004.Le plan directeur déposé à la Ville dont nous révélions les grandes lignes hier prévoit notamment la destruction du pavillon situé au cœur du stationnement, le déménagement de la chapelle du frère André sur le bord d’un des deux importants bâtiments qui verraient le jour, bâtiments qui pourraient d’ailleurs être reliés par un escalier mécanique.La Commission Jacques-Viger, dont le mandat est de conseiller le Service de développement économique et urbain, ne cache pas ses «réticences quant à des changements qui transformeraient le caractère sacré du site».La Commission s’inquiète aussi du déménagement de la chapelle du Frère-André et, nous apprend-elle, de sa mise sous verre.En outre, elle émet d’importantes réserves quant à l’expression architecturale des nouveaux pavillons.En somme, «la CJV croit que les interventions devraient être sobres, moins formelles et spectaculaires».Perplexes Pour sa part, le Comité consultatif sur la protection des biens culturels écrit «Le site de l’oratoire ayant d'abord été conçu comme un lieu de pèlerinage et les bâtiments implantés comme des pavillons dans un grand parc, nous sommes perplexes quant au regroupement de toutes les activités autour d’une plaza destinée à recevoir les touristes.(.) Nous ne sommes pas convaincus que la relocalisation de la chapelle soit nécessaire et nous sommes contre son positionnement sous une cloche de verre reliée par une passerelle au pavillon des pèlerins.» Le Comité poursuit en se disant d’accord avec le traitement contemporain des nouveaux pavillons, «dans la mesure où ils s’intégrent aux constructions existantes et les mettent en valeur».«Par contre, nous considérons que le traitement “aéroportuaire” de l’escalier mécanique et de la passerelle en verre est inapproprié.» Enfin, l’architecte et urbaniste Jean-Claude Marsan, appelé par la Ville à diriger une étude patrimoniale sur le projet juge «inopportun» de déplacer la chapelle du Frère-André, «son emplacement actuel reflétant l’ascension physique et spirituelle qui la caractérise».Il remet également en question la destruction de l’auberge sise au centre du stationnement principal, rue Queen-Mary.«L’auberge date de 1924, a été bien entretenue et demeure un bâtiment d’intérêt», peut-on lire.Le recteur de l’oratoire soutient que la sévérité de ses rapports découle du manque de temps qui lui a été alloué pour bien présenter le projet «On déplore l’approche commerciale dominante alors que notre approche est entièrement axée sur la pastorale et les pèlerins.Ce qui nous importe, c’est la sécurité des pèlerins et la beauté du site.» Ijl balle est désormais dans le camp de l’oratoire.La direction devra s’asseoir avec les experts de la Ville pour mieux repenser le projet ce qu’elle promet de faire.Vu l’ampleur du réaménagement proposé, la Ville et l’oratoire se sont entendus pour ne rien faire tant qu’un accord de principe sur les interventions n’est pas survenu avec le Comité consultatif sur la protection des biens culturels.Crash d’un avion de Swissair en 1998 Les enquêteurs veulent de nouvelles normes pour les fils électriques Ottawa (PC) — Les enquêteurs affectés à l'accident du Swissair survenu en 1998 recommandent l’adoption de nouvelles normes, plus rigoureuses, de certification des fils électriques des avions.La mesure est accueillie comme un progrès considérable par l’un des plus virulents critiques de l’industrie de l’aviation.«C’est un pas de géant pour l’humanité, a soutenu hier Ed Block, un expert des fils électriques des aéronefs.C’est à la base de tous les problèmes qu’on peut rencontrer en vol.» Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BSTC) a rendu publiques hier trois nouvelles recommandations visant à freiner la propagation des incendies à bord des avions.Ces recommandations découlent de l'enquête qui se poursuit à la suite de l’accident de l’avion de Swissair, qui a fait 229 morts le 2 septembre 1998.«Nous croyons que les procédures de certification existantes sont inadéquates, aussi nous recommandons des normes de certification beaucoup plus strictes pour les fils électriques», a indiqué le président du Bureau, Benoît Bouchard, qui a par ailleurs annoncé qu’il prenait sa retraite, après cinq ans à la présidence de l’organisme.Le Bureau recommande également des nonnes plus strictes en matière d’inflammabilité des matériaux employés dans la fabrication des avions et une réévaluation de certains systèmes — comme la climatisation — susceptibles d’alimenter en oxygène les incendies à bord.M.Block se bat depuis des années pour l’adoption de fils électriques plus sûrs dans l’industrie aérienne.Il est l’un des auteurs d’un rapport, rendu public au début d’août, sur les incidents survenus lors de vols à travers le monde au cours des trois dernières décennies.Le rapport fait état de plus de 400 cas de problèmes attribuables aux fils électriques entre 1972 et 2000, allant des accidents mortels aux simples signalements de fumée dans la cabine de pilotage.Réunion publique du conseil d’administration d'HÉMA-QUÉBEC INVITATION AU PUBLIC Vous êtes invité(e)s à assister à cette réunion au cours de laquelle le conseil d'administration d’HÉMA-QUÉBEC passera en revue les faits marquants de la dernière année (2000-2001).DATE: Mercredi, le 12 septembre 2001 HEURE: 19 h ENDROIT: Hôtel Holiday Inn (Salle Ambassadeur) 420, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) Les personnes désirant faire une présentation formelle sont priées de confirmer leur présence, avant le 7 septembre 2001, en téléphonant à Mme | Suzanne Poirier 514-832-5000, poste 370.4 HÉMA-QUÉBEC Le Canada tergiverse Le ministre Manley ne sait toujours pas s'il se rendra à Durban À l’avant-veille de l’ouverture de la Conférence sur le racisme, les autorités canadiennes demeurent dans le vague.On ne sait toujours pas si le Canada emboîtera le pas aux États-Unis en boycottant un événement qui risque de tourner à la foire d’empoigne.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR v A quarante-huit heures seulement de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur le racisme, le ministre des Affaires étrangères, John Manley, n’a toujours pas décidé s’il se rendrait à Durban, en Afrique du Sud, ou s’il boycotterait cet événement qui se poursuivra jusqu'au 7 septembre.Au terme d’une réunion ministérielle, le chef de la diplomatie ca-nadienne a souligné que sa position serait arrêtée une fois que l’ambassadeur du Canada à l’ONU, Paul Hein-becker, lui aura fait rapport sur l’évolution des événements.Plus précisément, sur la progression des débats que tiennent d'ores et déjà les 7000 représentants des ONG qui, jusqu’au 1" septembre, vont travailler à la confection de deux proposi- tions irritant passablement les pays occidentaux; l’une veut établir une équation entre sionisme et racisme, l’autre veut que les nations africaines obtiennent une compensation financière pour l'esclavagisme.Pour l’heure, John Manley ne sachant toujours pas si l’ambassadeur du Canada avait pris l'avion en direction de Durban avant-hier ou hier pour participer à une conférence que l’on prépare depuis des mois et des mois, il ne lui a pas été possible d'indiquer si la composition finale de la délégation serait fixée aujourd’hui ou demain.Peu avant que le ministre n’exprime son hésitation, le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, a franchement claironné qu’il n’était pas question de se rendre à Durban.Autrement dit que les Etats-Unis boycotteraient pour la troisième fois consécutive la conférence sur le ra- cispie de l'ONU.À moins que.A moins que les représentants des ONG et les leaders politiques des nations africaines et arabes mettent de l’eau dans leur vin en gommant cette proposition qui postule que le sionisme est une théorie reposant sur la supériorité raciale des personnes de confession juive.Pour les Américains comme pour les Européens, une telle proposition, si elle était acceptée, favoriserait à terme une remise en question de l'existence même de l’Etat d'Israël.Israël visé la' ministre canadien a fait echo à cette position en suggérant que la conférence de Durban devrait être l’occasion de travailler à l’élaboration de normes antiracistes que les nations appliqueraient après coup.A son avis, les textes qui circulent actuellement, notamment ceux de la Ligue arabe, vi sent trop exclusivement un pays et un seul, en l’occurrence Israël.A cet égard, il faut préciser que, si la position d’Israël à l'en droit des Palestiniens est en effet critiquable, celles de bien des nations membres de la Ligue arabe le sont tout autant.Ainsi, dans le rapport qu’Amnesty International a préparé en vue de cette conférence, on rappelle que des nûl- liers de personnes appartenant à la communauté des Dinka ont été réduites à l'état d'esclaves au Soudan, que des millions de Kurdes ont été décimés par les Irakiens, que les 13 millions de Kurdes vivant en Turquie sont exposes à une discrimination systématique, qu'en Arabie Saoudite on a institutionnalisé le racisme contre les immigrants, les non-croyants, etc.Cela étant, au cours de la première journée du forum des ONG présidée par le chef d'Etat sud-africain Thabo Mbeki, un projet de resolution finale a été composé (lui stipule que les pays ayant usé de l'esclavagisme devraient accepter le principe des reparations.Une resolution qui a dû satisfaire Mathew Coon Come, le chef de file des lYemières Nations du Canada, mais heurter passablement le ministre Manley.En effet, on se souviendra que, dans la version finale préparée par Ottawa
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