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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2001-09-14, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V o L .x CI 1 X”208 L K V E X I) K E I) I II S E P T E M B lî E 2 0 0 I 8 7 o ?T a x ï n I $ L’espoir diminue Aucun survivant n’a été transféré à l’hôpital depuis plus de 24 heures FRANÇOIS CARDINAL ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR New York — L'espoir laisse tranquillement place à l’inquiétude.Hier matin, des millions d'Américains se sont réveillés et ont ouvert le téléviseur afin de connaître l’état de la situation, 48 heures après la tragédie qui a anéanti les tours jumelles du World Trade Center.Et c'est avec tristesse qu’ils ont appris qu’aucun survivant n’avait été transféré à l’hôpital depuis plus de 24 heures.Les médecins ne cachaient pas leur frustration alors qu’ils attendaient, presque les bras croisés, ces ambulances qui ne venaient pas.Certes, une bonne dizaine de secouristes, de pompiers et de policiers ont dû leur rendre visite au cours de la nuit de mercredi à hier en raison de blessures subies lors des fouilles, mais ces patients entrent par une porte et sortent par l’autre, ce qui a obligé les autorités à réduire le nombre de médecins sur place.Au St.Vincent's Medical Center, on était pourtant prêt au pire.Des effectifs avaient été prévus pour accueillir plus d’un millier de patients.Hier midi, il en était venu moins de la moitié, même si on inclut la centaine de pompiers et de policiers qui ont eu besoin de soins.«Tout cela est très frustrant, a indiqué le Dr Gagliardy.On aurait aimé voir davantage de personnes blessées à la suite dm tel désastre.En effet, plus il y en a, plus il y a de personnes qui ont des chances de survivre.Cependant, en ce moment, peu de victimes ont été sorties des décombres et l’espoir diminue d’heure en heure.» La seule réjouissance des médecins du St.Vincent’s a trait au fait que seulement quatre des quelque 460 patients qui ont franchi les portes de ce centre hospitalier sont décédés.Même son de cloche au Bellevue Hospital Center où, hier midi, un total de seulement 250 personnes avaient été soignées, dont 120 pompiers, policiers et secouristes.Les employés de l’hôpital qui se trouvaient à l’extérieur semblaient tous se dire la même chose: plus le temps passe, moins on a de chances de retrouver vivantes les victimes qui croupissent sous les décombres.Dès mardi, lorsque les autorités médicales se sont aperçues que les civières n’arrivaient pas en grand VOIR PAGE A 8: ESPOIR «Peu de victimes ont été sorties des décombres et l’espoir diminue d’heure en heure » REUTERS Un secouriste examine des pièces d’ordinateur trouvées dans les débris d’une tour du World Trade Center.«Je me sens menacée» •/ € AGENCE FRANCE-PRESSE Fleurs à la main, une jeune Palestinienne de la bande de Gaza a tenu hier à témoigner sa sympathie au peuple américain.Arabes et musulmans lancent un appel à la tolérance JEANNE CORRIVEAU STÉPHANIE TREMBLAY LE DEVOIR Depuis les attentats de New York et Washington, mardi, Arabes et musulmans, tant au Québec qu’aux Etats-Unis, subissent de nombreuses manifestations de colère et de haine à leur endroiL Refusant d’être ainsi associés à des actes de terrorisme qu’ils condamnent, ils lancent un appel à la population afin quelle cesse de les accuser collectivement d’un crime perpétré par des fanatiques.Deux heures après l’attentat au World Trade Center, Giulia Eldardiry, 21 ans, étudiante en anthropologie à l’université McGill, a essuyé de premières injures verbales.Ce n'était qu'un début puisque les insultes adressées aux Arabes et aux musulmans se sont multipliées sur les campus uni- versitaires et dans la rue depuis mardi.L’hostilité est telle que Solidarité pour les droits humains des Palestiniens (SDHP), une organisation qui compte des membres dans les quatre universités montréalaises, a lancé un appel à l’ensemble de la population pour mettre un terme à ces manifestations xénophobes.«Les gestes commis par une minorité ne correspondent pas à ce que pense la majorité», a indiqué Mme Eldardiry.Depuis mardi, de nombreux incidents ont été signalés sur les campus des universités McGill et Concordia.«Ce qu’on nous dit, ce sont des choses comme “Retournez dans votre pays", “Vous êtes tous des terroristes" ou “C’est pour ça qu’on ne devrait pas vous laisser entrer au Canada”», relate-t-elle.Aucune agression physique n’aurait été rapportée mais les in- VOIR PAGE A 10: TOLÉRANCE HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Alors que les alertes à la bombe se multipliaient et qu’un paquet suspect forçait l'évacuation du Capitole, les autorités américaines ont identifié pour la première fois Oussama ben laden comme l’un des suspects dans le cadre de leur enquête sur les hallucinants attentats perpétrés contre les symboles de la puissante Amérique.la pression diplomatique a du coup été accrue sur le Pakistan et l'Afghanistan, où le milliardaire saoudien devenu leader terroriste est censé vivre.«Nous n 'avons pas encore identifié l’organisation responsable, mais si vous regardez la liste des suspectes, vous pouvez noter que l'une d'elle^ est basée dans cette région», a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell, en faisant référence aux deux pays.«Plutôt que d'attendre toutes les preuves qui nous permettraient de nous faire une idée, je pense que nous agissons de façon prudente en parlant aux gouvernements de cette région.» Lorsqu’on lui a demandé s’il faisait allusion à Oussama ben laden, M.Powell a répondu oui.M.Powell s’est entretenu avec le président pakistanais, Perves Musharraf, et lui a communiqué une liste de mesures que les Etats-Unis souhaitent voir le Pakistan prendre pour arrêter les responsables des attaques perpétrées contre le World Trade Center et le Pentagone.1ü conversation a été qualifiée de «positive» par up porte-parole du département d’Etat.C’est au Pakistan que les talibans afghans ont fait école, et le pays est l’un des rares à entretenir de bonnes relations diplomatiques avec Kaboul.L'étau se resserre autour de Oussama l’Afghanistan, qui continue mal- ben laden gré tout à protéger ben laden.la mollah Mohammad Omar, chef des talibans intégristes, a déclaré qu'il ne pouvait être tenu responsable des attaques terroristes.«Accuser Oussama ben Ijiden sans raison est une tentative des services de renseignements occidentaux d’échapper à leur propre échec», a-t-il dit.Il a ajouté que le leader terroriste ne peut pas avoir commandé une «opération aussi complexe» parce qu’il ne disposerait pas de pilotes sous ses ordres.le mollah Omar a fait comprendre que l’Afghanistan n’était absolument pas ouvert à l’idée d’extrader ben laden comme le souhaite la communauté internationale.Les Américains ont bien fait comprendre qu’ils puniront tant les auteurs des attentats que ceux qui les abritent Par crainte de représailles, d’ailleurs, les organisations humanitaires comme plusieurs ambassades ont commencé à fermer leurs bureaux en Afghanistan hier et à évacuer leur personnel expatrié.Déjà, les communautés musulmanes font état de gestes d’intimidation.En banlieue de Chicago, dans la nuit de mercredi à hier, une manifestation patriotique aurait eu lieu près d’une mosquée.«C’était une émeute.Toute la nuit, des gens ont défilé devant notre VOIR PAGE A 10: POWELL Pas de filière canadienne Les autorités canadiennes ont démenti l’existence au pays d’un groupe de terroristes associés aux attentats de mardi aux Etats-Unis.Le Solliciteur général, la GRC et le Service canadien du renseignement de sécurité ont ainsi voulu mettre un terme aux conjectures.Des journaux de Boston avaient laissé entendre mercredi que deux terroristes auraient transité par le Canada.Par ailleurs, l’enquête pour retrouver les coupables de ce massacre se poursuit aux États-Unis et le FBI a été inondé d’appels et de courriels provenant de gens qui ont fourni des renseignements au sujet des actes terroristes.Deux boîtes noires ont aussi été découvertes hier par les équipes de recherche.Elles proviennent des appareils qui se sont écrasés sur le Pentagone et dans la région de Pittsburgh.¦ À lire en page A 3 INDEX ¦s Annonces.B8 Avis publics.A 7 Bourse.B6 Cinéma.B 10 Éditorial.A8 Idées .A 9 Mots croisés.B 8 Météo.B 4 Plaisirs .B 2 Sports.B8 Télévision.B 9 Tourisme.B 4 •a Une brèche dans la forteresse LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les attentats meurtriers de New York et Washington ne font pas que souligner la faiblesse du géant américain devant le terrorisme international: ils illustrent la vulnérabilité de ce pays à des attaques militaires ou terroristes sur de courtes distances ou à l’intérieur de ses frontières, ce qui, jusqu’à présent, avait été jugé impensable parce que les États-Unis étaient vus comme une île isolée de toute menace extérieure potentielle par deux océans.La conscience de cette vulnérabilité à des attaques à proximité de leurs frontières naturelles, c'est-à-dire les océans, «pourrait bien être le résultat» de la révision déchirante des postulats militaires et du renseignement qui s’amorce aux États-Unis, confirme Jocelyn Coulon, directeur du bureau montréalais du Centre Pearson pour le maintien de la pane.«Les États-Unis pourraient bien devoir se doter d'une défense antimissiles de théâtre» pour réduire la vulnérabilité des grandes villes américaines et de certains centres militaires des versants est et ouest du pays.«Certes, reconnaît l’expert en questions militaTes, des menaces d’agression armée pourraient provenir de l'extérieur immédiat, probablement des océans.Mais où et comment s’en prémunir, c’est une autre question.On peut dire que la question est posée et qu’elle est fort légitime.» Le Devoir a demandé à l’ancien responsable de ses pages internationales quel type d'armement militaire aurait pu permettre d’obtenir le même résultat dévastateur que les quatre avions civils transformés mardi «La défense antimissiles projetée tèi & ne nous protège de presque rien.Elle ne nous protégera ni d’un camion piégé, ni d’un missile de croisière lancé à nos portes, ni d’une bombe atomique cachée dans un cargo amarré dans un port américain, ni de l’anthrax [une arme bactériologique ] », * é * VOIR PAGE A 10: FORTERESSE 4 m A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 SEPTEMBRE 2001 LE DEVOIR ACTUALITÉS ESPOIR POWELL SUITE DE LA PAGE 1 nombre aux divers centres hospitaliers, elles ont décidé d'installer des cliniques de fortune en bordure de ce qui fut le complexe du World Trade Center afin d'aider au plus vite ceux qui pouvaient en avoir besoin.Les jeunes docteurs Sandy Gelbard et Darren Feldman étaient parmi les médecins qui ont franchi le périmètre de sécurité.Lors de leur première visite, une fourgonnette les a menés près des lieux de la tragédie.Près, mais pas tout près.«Nous avons dû marcher un certain temps avant de trouver l'aire de triage, a raconté le O' Feldman.Les lieux sont carrément inaccessibles en voiture à cause de l’amoncellement des débris.» «Nous avons soigné des secouristes et des pompiers pendant plusieurs heures, a précisé le IT Gelbard.Les problèmes les plus fréquents étaient d’ordre respiratoire ou liés à la déshydratation.Mais les personnes qui venaient nous vtnr n ’avaient qu ’une idée en tête: se faire soigner au plus vite afin de retourner fouiller les décombres.» Mais les difficultés que les médecins rencontrent en travaillant dans un tel environnement ne sont pas liées qu’à la poussière ou à la fumée.I-a fragilité des immeubles avoisinants commande une vigilance exceptionnelle.A plusieurs reprises, les deux médecins ont d'ailleurs dû prendre leurs jambes à leur cou et fuir leur clinique d’appoint en raison de la menace de certains édifices à l’équilibre instable.«Pendant la journée [de mercredi), il est arrivé à plusieurs reprises que les quelque 600 secouristes se mettent à courir en nous traînant avec eux, a précisé le D’ Gelbard.les pompiers criaient “go, go, go!” afin que les gens se dispersent le plus rapidement possible.Vers 17h cependant, leurs cris sont soudain devenus plus forts, plus insistants.Nous étions à environ 50 pieds quand les secouristes nous ont empoignés en passant pour nous aider à fuir.Nous avons toutefois pris un mauvais chemin qui nous a menés dans une impasse.Il nous a fallu revenir sur nos pas et franchir des fenêtres, avec l'aide des pompiers, pour nous enfuir.» «Certains étaient tellement pressés qu’ils se sont blessés en passant par les fenêtres, a poursuivi le IT Feldman J’essayais donc de les soigner, mais un pompier m’a saisi par le bras en me disant qu’il /allait absolument quitter les lieux.C’était assez effrayant parce que nous ne savions pas quel édifice menaçait de s'effondrer.Nous avons donc couru sur cinq ou six pâtés de maisons avant de nous arrêter, loin des décombres, pour ensuite retourner à l’hôpital.» Au moment de l’entrevue, les deux médecins espéraient être réassignés au plus tôt à la clinique de fortune afin de donner un coup de main aux secouristes.Non loin des deux hôpitaux, un convoi de camions d’allure plutôt étrange était immobilisé, hier.Une derrière l'autre, les quatre ou cinq remorques frigorifiques attendaient.Mais les chauffeurs n’étaient pas pressés.Ils savaient que lorsqu’on les appellerait, cela signifierait qu’un de leur collègues pren-drait la direction de la morgue.Un de plus.les secouristes qui fouillent les décombres, il est vrai, n’arrivent pas à trouver beaucoup de victimes vivantes.Mais cela ne signifie pas qu’ils ne découvrent pas de corps, intacts ou mutilés.Le maire de New York, Rudy Giuliani, a indiqué hier peu avant midi que les corps inertes de 94 personnes avaient été extraits des décombres et que seulement la moitié de ces victimes avaient été identifiées.le degré de décomposition de certaines victimes est parfois si avancé qu’il est impossible de les identifier, a-t-il précisé en conférence de presse, s’excusant d’avoir à donner de tels détails.Plus de 4700 personnes étaient alors toujours recherchées et plus de 2250 avaient été blessées.Mais cela étant, la ville de New York commençait tranquillement à reprendre vie, hier.Des écoles accueillaient de nouveau les enfants, des ponts étaient rouverts, des traversiers reprenaient du service, des musées rouvraient leurs portes.On s’attendait même à voir le plus grand des deux périmètres disparaître vers minuit hier.Même si les New-Yorkais retournaient tranquillement à leurs petites habitudes, une tension était palpable dans certains coins de la ville.L'Empire State Building, pour ne donner que eet exemple, était encore entouré de cordons jaunes hier, de crainte qu’il ne soit la cible d’un autre attentat en raison de sa hauteur et de sa valeur symbolique.D’ailleurs, au moment où nous passions devant le gratte-ciel, un jeune homme a traversé le petit périmètre afin, semblet-il, de poser une simple question à un policier posté non loin.En vain.Trois agents se sont aussitôt mis à crier à l’individu: «On the floor, on the floor, right now!» Ils l’ont menotté, ont vidé son sac sur le bitume puis l’ont mené plus loin afin, vraisemblablement, de l’interroger.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O’' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par U* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, O' étage.Montréal.(.Quebec).H3A 3M9.H est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .900, boulevard Saint Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Contrat de vente 40012291 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 immeuble en criant des obscénités, a témoigné une femme musulmane préférant garder l’anonymat.Mon mari et moi avons passé toute la nuit à monter la garde à nos fenêtres.» En réponse a ces excès, autant le premier ministre Jean Chrétien que le président américain George W.Bush ont invité les populations à ne pas sauter trop vite aux conclusions.«Je désire insister sur le fait que nous sommes aux prises avec le terrorisme, et non avec une communauté ou une croyance religieuse en particulier», a dit M.Chrétien.«Nous devons faire attention, alors que nous cherchons à remporter la guerre, à traiter les Américains d’origine arabe et musulmans avec le respect qu’ils méritent», lui a fait écho M.Bush.Plusieurs pays et organisations ont annoncé qu’ils tiendraient trois minutes de silence aujourd’hui.Ici, au Canada, le premier ministre a invité les citoyens à respecter une «journée de deuil national».Une cérémonie sera tenue sur la colline parlementaire à midi, en présence de l’ambassadeur américain au Canada.Les drapeaux canadiens étaient en berne depuis la matinée hier.Sur le terrain à New York, les équipes de secours ont continué de fouiller les décombres du World Trade Center dans l’espoir, de plus en plus mince, de retrouver des rescapés de l’attaque sauvage.Selon le maire, Rudolph Giuliani, dans un bilan plus que préliminaire, 4763 personnes n’auraient pas encore donné de nouvelles et sont donc considérées comme disparues.Ix: nombre de morts confirmés s’élèverait à 94, selon le site new-yorkais de la tragédie, et à 190 près du Pentagone.Les blessés seraient jusqu’à présent au nombre de 3800.Aux Affaires étrangères canadiennes, on confirmait seulement le décès de deux Canadiens, bien que de 50 à 100 personnes, SUITE DE LA PAGE 1 en bombes volantes par des terroristes d’origine pour l’instant inconnue.A cette question, Jocelyn Coulon répond que seul un missile intercontinental — comme ceux qui transportent des ogives nucléaires ou mettent des satellites en orbite — serait capable, muni de charges conventionnelles, de pénétrer les frontières des Etats-Unis et de toucher aussi durement une ville comme New York.Il y a peu de chances, dit-il, que cela se produise car le club des pays dotés de lanceurs de cette puissance — et capables de franchir entre 5000 et 12 000 kilomètres en passant pratiquement aux altitudes exigées pour les mises en orbite — se limite à quelques pays seulement, dont les cinq grands, qui vont y penser longtemps avant de jouer cette carte ultime.Cependant, ajoute Jocelyn Coulon, le nombre de pays dotés de missiles à courte et moyenne portée, capables de couvrir entre 500 et 2000 kilomètres à des vitesses défiant la plupart des avions militaires, est beaucoup plus élevé.On doit y inclure le Pakistan, proche des talibans et nouveau venu dans le club nucléaire, la Corée du Nord, l’Iran, etc.Ces missiles, beaucoup plus petits, n’exigent pas, pour être lancés en mer, des sous-marins nucléaires spécialisés même s’ils nécessitent d'importantes compétences.On pourrait en retrouver sur des rafiots de pêche capables de les lancer à quelques centaines de kilomètres des côtes américaines à partir des eaux internationales.En quelques minutes à peine, un missile de ce type pourrait frapper une cible côtière, voire assez éloignée à l’intérieur des terres, comme une centrale nucléaire.Un nombre beaucoup plus grand de petits pays dits délinquants pourraient faire la même chose avec des missiles de croisière, beaucoup plus petits, moins chers, plus faciles à manipuler et à peu près impossibles à déceler en vol en raison de leur propension à filer au ras du sol, déjouant ainsi les systèmes de radar qui, eux, scrutent les horizons à des milliers de kilomètres.«La possibilité d’une attaque majeure aveç de petits missiles ou des missiles de croisière contre les États-Unis, explique Jocelyn Coulon, est la grande faiblesse du système de bouclier antimissiles du président Bush.Son système postide que la menace principale, ce sont des engins de forte taille qu’on voit venir de bin.Les 30 minutes de vol d'un missile intercontinental offrent un temps de réaction à b mesure de son bouclier.Mais les États-Unis n ’ont pas ce qu’on appelk une défense antimissiles de théâtre, ce que les grands pays européens comme b France et l'Allemagne, tout comme Israël aussi, travaillent intensément à mettre au point parce que les menaces, chez eux, simt à courte portée, jamais bien bin.» L’Europe, qui a vécu les deux grandes guerres du siècle dernier, connaît bien le concept de théâtre d'opération.Il s'agit de combats à vue ou sur des horizons maintenant un peu plus vastes en raison du Entre rage LE DEVOIR La crainte de voir la tragédie qui s’est produite cette semaine aux Etats-Unis entraîner une escalade de haine et de violence en ont incité plusieurs, hier, à lancer des appels aussi bien à la modération dans la réplique qui doit être donnée aux attentats qu’à la tolérance entre communautés.Qualifiant «d'inacceptables», dans un communiqué, les incidents à saveur raciste rapportés ces derniers jours au Québec, le ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration.Joseph Facal, a admis qu'il «est profondément humain de ressentir des angoisses, des craintes et même de b rage à b suite des événements survenus mardi aux États-Unis, mais Iqu’If/ serait profondément injuste de projeter ces sentiments sur certains de nos concitoyens en raison de leur origine ou de leur religion».Rappelant, comme l’avait fait plus tôt dans la journée le premier ministre canadien, Jean Chrétien (voir texte en page A 1).que l’ennemi n’est pas intérieur, il a poursuivi: «Plusieurs de nos compatriotes, de parmi les 5500 identifiées comme ayant été près des lieux lors de l’horrible tragédie, n’auraient toujours pas donné de nouvelles.Quant a l’enquête, les autorités américaines ont déterminé qu’au moins 18 pirates de l’air se trouvaient a bord des quatre avions détournés et qu’ils avaient bénéficié de l’appui d’un «nombre considérable de complices».La boite noire contenant les données de vol de l’appareil s’étant écrasé en banlieue, en Pennsylvanie, a été retrouvée, tout comme une des deux boites noires de l’appareil ayant été détourné sur le Pentagone.Au moment de mettre sous presse, les regards se tournaient vers l’Allemagne où un homme d’origine arabe a été arrêté.Douze perquisitions en deux jours ont été menées.Le procureur général a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête sur une association de personnes arabes aux convictions islamistes fondamentalistes qui voulaient attaquer les États-Unis et détruire des bâtiment hautement symboliques.Tout ceci alors que les alertes à La bombe se multipliaient La gare Grand Central de New York en a été le théâtre, tout comme un édifice de Santiago, au Chili, a quelques pas de l’ambassade américaine.Un colis suspect a aussi forcé l’évacuation de la Chambre des représentants à Washington en fin de journée, ce qui s’est plus tard avéré une fausse alerte.Au Canada comme aux États-Unis, l’activité aérienne a repris son «cours normal» avec la levée de toutes les interdictions.Mais en fin de journée, les trois aéroports new-yorkais ont été fermés de nouveau «à cause de l’enquête du FBI».Les parquets de la Bourse resteront fermés jusqu’à lundi matin, 9h30, la plus longue période d’inactivité depuis la grande dépression.Sur le plan diplomatique, ce fut au tour de la Russie et de la Chine d’offrir leur appui aux États-Unis dans leur lutte contre le terrorisme.Au terme d’une rencontre avec les ambassadeurs de l’OTAN, la Russie a fait savoir qu’elle et l’Alliance potentiel de détection et de pointage permis par l’électronique.Ce type d’armement remplit la même fonction que la bonne vieille DCA de la dernière guerre, soit des canons antiaériens.Aujourd’hui, l’arsenal s’est perfectionné avec des missiles comme les Patriot ou les fameux ADATS, achetés par le Canada au coût de un milliard de dollars pour protéger ses forces en Allemagne contre les «rouges», deux ans avant la chute du mur de Berlin.Des missiles antimissiles devraient en principe pouvoir abattre des avions ou des hélicoptères eux-mêmes équipés de petits missiles avant qu’ils ne les lancent! D suffit de quelques secondes à un système antimissiles pour identifier sa cible et l’abattre avec §es propres missiles, qui filent à plus de 3500 km/h.A l’heure actuelle, certains pays européens ainsi qu’Israël travaillent intensivement à moderniser les missiles Patriot pour en faire de véritables missiles antimissiles, ce que font jusqu’à présent assez mal les missiles conçus pour les théâtres d’opérations terrestres.Des canons comme les Bofors suédois, capables de tirer des obus aptes à s’autodiriger vers la cible à des cadences inouïes, s’ajoutent à cet arsenal en plein perfectionnement Des attaques à courte,portée, d’origine terroriste ou militaire, contre les États-Unis pourraient aussi prendre pour cible non pas des villes mais des centrales nucléaires.Les impacts humains, environnementaux et économiques de ce type d’attaque pourraient atrophier la vie sous toutes ses formes sur des portions entières du continent et menacer directement le Canada par ricochet Faut-il aller jusqu'à protéger ces centrales par des moyens de défense autonome?Toutes ces questions figureront bientôt à l’agenda des militaires, qui se préparaient en somme à une attaque contre des engins naviguant dans la stratosphère pendant que leur ennemi minait leur propre maison.Le parlementaire démocrate John Tierny déclarait hier que le danger du terrorisme est désormais plus grand dans le cas des États-Unis que celui des missiles des autres grandes puissances.Pour son collègue démocrate Joe Biden, chef de la commission des Affaires étrangères du Sénat, «la défense antimissiles projetée ne nous protège de presque rien.Elle ne nous protégera ni d’un camion piégé, ni d’un missile de croisière lancé à nos portes, ni d’une bombe atomique cachée dans un cargo amarré dans un port américain, ni de l'anthrax», une arme bactériologique.Sans compter que médicaments et vaccins en grandes quantités n'existent tout simplement pas.De son côté, M.Levy, directeur de la Fédération des scientifiques américains, déclarait hier à l’AFP que «le principal obstacle aux terroristes se situe à b source du problème: il faut les rendre incapables d'acquérir les armes qu’ils veulent».L’ironie de cette proposition, c'est quelle frapperait durement deux des plus grands pays vendeurs de la planète, les États-Unis et Israël.Sans parler de la France et de la Russie.et angoisse nos collègues de travail, de nos amis, de nos voisins et de nos parents craignent aujourd'hui le regard des autres.Il faut qu'ils sachent que les Québécois ne se bisseront pas porter par l'intolérance et l’exclusion.» Stéphane Corriveau, porte-parole de l'organisme de coopération internationale Alternatives, estime qu’il était plus que temps que les gouvernements du pays fassent cette mise au point.«Aucune communauté ne peut se vanter de ne pas avoir eu un jour ou l'autre des extrémistes dans ses rangs.Qui que ce soit qui a commis les attentats aux États-Unis, on doit se répéter qu ils ne peuvent représenter qu 'une infime minorité de leur peuple.» Il dit s’inquiéter de voir avec quel empressement les gouvernements du monde entier se disent prêts à appuyer toute riposte militaire américaine.«Tout le monde, bien sûr, veut être du bon côté de la clôture quand ça se produira.Le problème est que Ton va faire ta guerre à qui?On va raser Kaboul?Elle Ta déjà été trois fois dans son histoire.L'Arabie Saoudite?Sûrement pas, ils sont les alliés des Américains dans b région.Ce genre de solutions ne réglera rien.» étaient «unies dans leur résolution à ne pas bisser impunis les responsables d'actes aussi inhumains».La Chine a toutefois demandé à ce que toutes représailles se déroulent «dans le cadre de b coopération internationale».Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Guangya, a relevé que l’OTAN devait consulter le reste du monde avant d’agir.«L’OTAN est une organisation militaire régionale au sein de l’Europe, et toute action entreprise au deb de l’Europe aura des implications.C’est pourquoi je pense que des consultations sont nécessaires», a-t-ü dit A cet égard, le secrétaire général de l’OTAN, George Robertson, a indiqué que c’était aux États-Unis «de décider ce qu’ils vont faire» mais qu’ils devraient «premièrement déterminer si c’était une attaque de l’étranger et deuxièmement venir devant TAI-Itance pour dire ce qu’ils ont l’intention de faire à propos de cette attaque» avant de pouvoir demander l’aide de leurs alliés.Le premier ministre Jean Chrétien a réitéré son appui à la riposte éventueUe mais n’a pas voulu dire si le Canada s’engagerait militairement «C’est hypothétique.Nous ne savons pas quel sera le type d’action, mais nous serons avec eux.E n’y a pas de plan en ce moment.Nous combattrons le terrorisme avec eux.Comment?Quand le pbn sera mis de Tavant, vous le saurez» De tous les pays considérés par les États-Unis comme soutenant le terrorisme, seul l’Irak n’a pas condamné les actes terroristes de mardi.Ce qui n’a «pas surpris» le secrétaire d’État Colin Powell.Saddam Hussein «est Tun des principaux terroristes à la surface du globe et je ne m’attendais pas à ce que la moindre goutte de bonté humaine coule dans ses veines», a-t-il dit.Cuba, l'Iran, la Libye, la Corée du Nord, la Syrie et le Soudan ont tous fait parvenir leurs condoléances au peuple américain.Avec Reuters et l’Agence France-Presse TOLÉRANCE Bush intervient SUITE DE LA PAGE 1 jures répétées suffisent à alimenter la peur dans la communauté.«La réaction contre les Arabes est plus violente que jamais.Oui, je me sens menacée.Mes amis me disent de ne pas sortir seule», confie-t-elle.En conférence de presse hier, les porte-parole du SDHP ont invité les victimes d’agressions verbales à adresser leurs plaintes à la police et à signaler les incidents à l’association étudiante de l’université Concordia.Ils ont de plus été outrés par le traitement des médias qui, dès les premiers instants, ont dirigé leurs soupçons vers des terroristes arabes avant même que les enquêteurs américains n’aient pu rassembler des preuves suffisantes.Cette situation n’est pas sans rappeler l’ostracisme qu’avait subi la communauté musulmane à la suite de l’attentat à Oklahoma City avant que les véritables coupables, des Blancs, n’aient été identifiés.Helen Hudson, du Groupe de recherche d’intérêt public, s'inquiète pour sa part de l’appej à la vengeance véhiculé non seulement aux États-Unis mais partout dans le monde.Compte tenu des circonstances et par crainte de nouveaux incidents, le SDHP a décidé d’annuler la marche prévue demain dans les rues de Montréal à la mémoire des victimes du massacre de Sabra et Chatila, en 1982, au Liban.Agressions aux Etats-Unis Aux États-Unis, le président George W.Bush a lui-même demandé hier aux Américains de ne pas prendre pour cible leurs compatriotes d’origine arabe et musulmane après les attentats de mardi, réclamant qu'on leur assure «le respect qui leur est dû».Une coalition formée de plusieurs associations américaines représentant les communautés arabes et musulmanes a émis un communiqué hier dénonçant l'attentat du World Trade Center.La coalition a aussi remercié plusieurs membres du gouvernement américain d'avoir émis des mises en garde visant à éviter de stigmatiser ou de condamner les Arabes et les musulmans américains.«Nous demandons à nos compatriotes américains, au gouvernement et aux médias de suivre leur exemple et de ne pas assigner de culpabilité collective contre toute une communauté pour les crimes de quelques individus», conclut le communiqué émis par la coalition.Cela n’a cependant pas empêché certains membres des communautés arabes et musulmanes des États-Unis d’être victimes d'agressions, et ce, à divers endroits sur le territoire américain.Jointe à Washington, Leila Al Qatami, qui travaille pour l'American-Arab Anti-Discrimination Committee (ADC), a affirmé que son organisation a reçu un certain nombre d’appels relatant des agressions subies par des membres de la communauté arabe.Au moment où l’organisation a été jointe, des chiffres précis sur le nombre et la nature des actes commis n’étaient pas disponibles.Aussi à Washington, Faisel Gill, de l’American Muslim Council, a confirmé avoir lui aussi reçu plusieurs rapports d’agressions commises dans plusieurs États américains.«Un certain nombre de mosquées ont été vandalisées et des fenêtres ont été brisées», explique-t-il.L’une de ces mosquées se trouverait prés de l’aéroport Dulles, à Washington, et un centre islamique de San Francisco aurait aussi été vandalise.A New York, Faisel Gill affirme que des incidents ont été rapportés dans le Bronx, où plusieurs magasins auraient été vandalisés.Hier après-midi, dans le centre-ville de New York, tout était très calme et aucun incident à caractère raciste n’a pu être observé.Cependant, à Union Square, maintenant tapissé de grandes feuilles de papier recouvertes de mots d'encouragement écrits par des passants, il était possible de lire quelques commentaires racistes.Avec P AFP FORTERESSE ru« Sherbrooke w.du Président-Kennedy boulde Hetsonntuve ?ru* Saint*-Cstherme ?Restaurant Gutenberg - cuisine française qui fait bonne impression CE MIDI CE SOIR Entree + dos de saumon rôti au Entrée + ballotine de cabillaud au beurre romarin + dessert *15$ de tomates séchées + dessert • 25$ 359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • ©Place des Arts .Tél.: 285-8686 .gutenberg@qcaira.com .T \
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