Le devoir, 17 septembre 2001, Cahier A
w w w e v o i r (‘ ü in EVOIR' LES SPORTS Première victoire de Montoya en Formule Un Page B 4 ACTUALITÉS La chanteuse Jeanne d’Arc Charlebois s’éteint Page A 8 V o l .X C I 1 N ° 2 1 O ?LE LUNDI I S E P T E M B R E 2 O O 8 7 i- + I A \ K s I $ Réveil des Bourses américaines Matin d’angoisse pour les marchés GRÉGOIRE BISEAU LIBÉRATION Le monde de la finance retient son souffle.Toute la planète boursière aura, à 9h30, les yeux braqués sur l’ouverture des Bourses américaines.Apres six jours d’interruption, la plus longue de l’histoire des Etats-Unis depuis la Première Guerre mondiale, Wall Street reprendra du service.Cette première séance risque d’être une des plus mouvementées.Toutes les économies occidentales sont suspendues aux lèvres du marché américain.Et, en cas de violente dégringolade, nul doute que le scénario dramatique d’un krach suivi d’une récession mondiale reviendra sur le devant de la scène.Après deux jours d’un calme angoissant, toutes les Bourses européennes ont d’ailleurs succombé à une crise de panique.Vendredi dernier, le Cac 40 a perdu 4,97 %, le Footsie à Londres 3,80 %, et le Dax allemand 6,29 %, anticipant un très mauvais réveil des Bourses américaines.Ce manque de sang-froid européen a mis un peu plus de pression sur les courtiers de Wall Street, encore traumatisés par l’effondrement des deux tours symboles de la finance mondiale.Et, comme si cela qe suffisait pas, Dick Cheney, le vice-président des Etats-Unis, a déclaré hier, à la chaîne de télévision NBC, que l’économie américaine «pourrait tout à fait entrer en récession».Les marchés financiers apprécieront-ils ce langage de vérité?La réponse à cette question vaut beaucoup, beaucoup d’argent VOIR PAGE A 8: BOURSES Les New-Yorkais reprennent Wall Street d’assaut FRANÇOIS CARDINAL ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR New York — Les yeux de bien du monde sont rivés sur New York aujourd’hui.Et les New-Yorkais le savent Orgueilleux, ils vont tenter en ce premier jour de semaine de montrer que la vie d’un des plus grouillants quartiers du monde peut reprendre son cours malgré l’attentat sans précédent dont il a été victime.Ils ne tournent évidemment pas la page mais veulent absolument entamer un nouveau chapitre de cette bouleversante histoire.Tout au long du week-end, les autorités ont travaillé d’arrache-pied pour que l’épicentre de l’attaque soit le seul endroit inaccessible aux piétons, aux employés de Wall Street et SHAUN BEST REUTERS Une femme lisait son journal non loin de la scène du désastre du World Trade Center hier.«Guerre», était-il écrit en manchette.aux commerçants ce matin.Tout autour, a promis le maire Rudy Giuliani, les échanges financiers se feront comme à l’accoutumée, les caisses enregistreuses feront entendre leur musique, les trottoirs seront bondés et les restaurants accueilleront leurs clients habituels.Du moins le souhaite-t-il.Il manquera évidemment des milliers de personnes dont la routine de début de semaine comprenait lesdites activités.Des personnes en grande majorité coincées sous les décombres de ce qui fut le cœur du Financial District D ne sera facile pour personne, on s’en doute, de garder les yeux sur un VOIR PAGE A 8: WALL STREET INDEX Annonces .B5 Mots croisés .B 5 Actualités — .A2 Météo .B 5 Avis publics.B 3 Planète .B3 Culture .B 8 Religions .B6 Éditorial .A6 Science .B 1 Idées .A7 Sports .B 4 Monde .A5 Télévision .B 7 L’Afghanistan sous pression ¦ Le Pakistan somme Kaboul de lui livrer ben Laden S LEurope prêche la prudence devant les menaces américaines \V V.^ w \ tï- \ m iÆÊ, ZAHID HUSSEIN REUTERS Pendant que le gouvernement pakistanais se pliait aux exigences de Georges W.Rush et demandait aux talibans de lui livrer Oussama ben Laden, des membres d’un important parti religieux pro-talibans manifestaient leur désaccord dans les rues d’Islamabad et condamnaient tout projet d’attaque américaine contre l'Afghanistan.HÉLÈNE BUZZ ETT1 DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le leader terroriste Oussama ben Laden est sorti de son mutisme hier pour nier toute implication dans les attaques ayant détruit le World Trade Center et ébranlé le Pentagone.Mais la pression diplomatique a continué de s'accentuer sur l’Afghanistan où réside le milliardaire saoudien, le Pakistan voisin ayant accepté de collaborer avec les Etats-Unis et même de dépêcher aujourd’hui une délégation auprès des talibfins pour les convaincre de livrer ben I nden.«Les Etats-Unis me montrent du doigt mais j'annonce catégoriquement que je ne l'ai pas fait», a fait savoir bon Laden par voie de communiqué.Oussama ben laden est maintenant considéré comme le «suspect numéro un» des autorités américaines pour les attentats terroristes de mardi dernier.«Nous sommes persuadés qu'il est de fait le suspect numéro un», a déclaré le vice-président Dick Cheney.«Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il a joué un rôle dans cet Oussama attentat», a-t-il ajouté.ben laden Les gants hlancs sont donc tombés et les Etats-Unis ont durci leur rhétorique ce week-end.Le président américain George W.Bush parle d’une nouvelle forme de guerre, sans champ de bataille, l’opposant à un ennemi invisible, les «forces du mal».«Ceux qui déclarent la guerre aux Etats-Unis prennent la voie de leur auto-destruction.Je ne me contenterai pas d’un geste symbolique.Notre réponse doit être considérable, soutenue et efficace.Le temps est maintenant venu de gagner de manière décisive la première guerre du 21' siècle.» «Tout ceux qui portent l’uniforme, doivent se tenir prêts, a prévenu le président.Us États-Unis feront tout ce qu'ils doivent pour gagner cette guerre.» M.Bush a averti qu’il demanderait beaucoup à son peuple.«Nous ferons appel à votre patience car ce conflit ne sera pas de courte durée.Nous ferons appel à votre détermination car le conflit ne sera pas facile.VOIR PAGE A 8: AFGHANISTAN Œil pour œil «La souffrance ne disparaît pas dans Vacte de vengeance», dit le professeur d’éthique Denis Jeffrey STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le sang appelle le sang.Le meurtre engendre le meurtre.L’Amérique, abominablement frappée au cœur, prépare sa réplique et annonce que le châtiment des coupables du monstrueux attentat ne fera pas de quartier.Le plus puissant pays du monde vient d’entrer dans une logique de la vengeance.Et cette voie ne pourra immanquablement que prolonger la terreur.«Quand la vengeance devient la principale raison de vivre, elle s’installe au creux de l’âme et croît tel un sentiment sacré que rien ne peut contenir», dit Denis Jeffrey, professeur d’éthique à la Faculté des sciences de l’éducation de l’université Laval.Il vient tout juste de publier Rompre avec la vengeance (PUL), une présentation simplifiée des thèses de l’anthropologue et essayiste français René Girard qui, dans toute son œuvre, s'interroge sur les origines de la violence.«René Girard a essayé de comprendre pourquoi la violence appelle la violence, comme la vengeance appelle la vengeance, poursuit M.Jeffrey dans son introduction.Il montre que la vengeance contamine les sources de vie, cancérise la mémoire, devient hantise et obsession.[.] Aucun acte de violence, en fait, ne peut satisfaire l'insatiable besoin de délivrance de l’homme souffrant.La souffrance ne disparaît pas dans l’acte de vengeance.» Réflexions creuses en odeur de sainteté?Divagations naïves de pacifiste borné?Le problème de la vengeance se retrouve pourtant au cœur du bouleversement mondial en cours.Le ministre de la Défense allemand Rudolf Scharping s’est montré très circonspect en affirmant la semaine dernière qu’il ne s’agissait pas pour son pays de «participer à une guerre» mais «de savoir comment répondre de façon appropriée».Cette réponse «ne sera pas dictée par la volonté de vengeance ou de revanche», a-t-il ajouté.De même, Amnesty Internationa] a appejé la communauté internationale, et notamment les Etats-Unis, à rechercher les auteurs des attentats de New York et Washington dans un esprit de «justice» et non de «vengeance».Bref, la faute, horrible, exige réparation, mais dans les limites des balises posées par le droit Le professeur Jeffrey n’en pense pas moins.«Si le président Américain fait vengeance, s'il ordonne par exemple le bombardement de Kaboul en Afghanistan, tuant aveuglément des populations innocentes, il sera difficile de différencier le coupable de la victime», explique-t-il.«Le monde entrera alors dans un cycle infernal de violence infinie.VOIR PAGE A 8: VENGEANCE •P A •• V AU JAREKII REUTERS Rite de pacification hier à Amman: des Jordaniens tenaient des cierges au cours d’une cérémonie à la mémoire des victimes de l’attaque terroriste menée contre les les États-Unis.L'Opium des talibans Tournage clandestin en terre afghane PAUL CAUCHON LE DEVOIR C> est le film à voir avant que tout ne soit détruit par les bombes américaines, pourrait-on dire avec une triste ironie.Quoiqu’il n’y a plus grand-chose à dé truire: les images montrant les quartiers complets de Kaboul en ruine totale le montrent assez fortement L’Opium des talibans, diffusé ce soir à Télé-Qué bec, permet de constater de visu pourquoi l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial d’opium.Il y a quelques mois une petite équipe française est en effet parvenue à entrer dans ce pays et à filmer grâce à une petite caméra cachée, un véritable tour de force.Ce film de François Margolin et Olivier Weber, coproduit par la chaîne française spécialisée en documentaires Odyssée, recevait en janvier dernier une mention spéciale du jury au Festival internatk>-nal des programmes audiovisuels (FIFA) de Paris.Femmes emmurées dans leur voile obligées de mendier dans la rue, Afghans lucides qui constatent que le régime n’a plus un sou pour ouvrir des écoles ou pour relancer l’économie autrement que par la culture de l’opium, enfants enjoués comme tous les enfants du monde, hommes déterminés prêts à défendre par les armes leur village devant les attaques de l’opposition, talibans eux-mêmes empêtrés dans leurs propres contradictions, tous témoignent devant la caméra, y compris certains responsables talibans qui ont été filmés avec leur accord bien que le régime interdise cette prise d’images.•Pourquoi vous ne nous aimez pas?» lance l’un deux visiblement découragé, un cri du cœur qui témoigne de l’ampleur du fossé entre nos perceptions occidentales et La leur.Mais le film (qui n’aborde pas la question de ben Laden, précisons-le) prend surtout la forme d'un document de choc sur la culture de l’opium.\ja culture de l’opium n’a pas été créée ou encouragée par les talibans.Elle existait bien avant eux.VOIR PAGE A 8: TOURNAGE I- K U K V 0 I R , LE L l! \ I) I 17 SEPTEMBRE LES ACTUALITES Sondage Léger Marketing Une petite majorité des Canadiens sont favorables à la peine de mort PRESSE CANADIENNE Une très faible majorité de Canadiens est en faveur de la peine de mort, même au Québec.Au Canada, il n’y a que dans les Maritimes qu’une majorité de citoyens s’y oppose.C’est cq qui ressort d'un sondage Léger Marketing, réalisé le mois dernier, auprès de 1508 Canadiens et remis à la Presse canadienne.Au Canada, 53 % des citoyens sont favorables à la peine de mort pour une personne reconnue coupable de meurtre, contre 43 % qui y sont défavorables.Au Québec, 53,5 % des citoyens y sont favorables; 44 % s’y opposent.Les proportions ne varient guère d’une province ou région à l’autre, sauf dans les provinces atlantiques et l’Alberta, où on remarque une position plus ancrée dans un sens ou dans l’autre.Ainsi, dans les provinces atlantiques, ce sont seulement 33 % des gens qui se disent en faveur de la peine de mort dans les cas de meurtres.Quelque 54 % des gens s’y opposent, alors que 13 % restent indécis ou refusent de répondre.A l’inverse, en Alberta, une majorité plus significative, soit 62 % des résidants, approuve la peine de mort pour une personne reconnue coupable de meurtre, alors que 36 % s’y opposent.Retransmission à la télévision Une majorité très nette de citoyens affirme qu’elle ne regarderait pas la retransmission à la télévision de l’exécution d’un condamné à mort, soit 84 % des Canadiens et 88 % des Québécois.Néanmoins, 15 % des Canadiens et 11 % des Québécois admettent qu’ils l’écouteraient.Toutefois, les habitants de la Saskatchewan et du Manitoba y seraient plus disposés que les autres Canadiens, 22 % — les deux provinces sont regroupées pour les fins du sondage — avouant qu’ils regarderaient cette retransmission à la télévision, bien que 76 % soutiennent qu’ils ne le feraient pas.Les raisons les plus souvent citées par les Canadiens qui sont en faveur de la peine de mort — 789 répondants — sont: «pour que les coupables ne puissent plus recommencer» (35 %); «pour que justice soit faite» (24 %) et «pour dissuader les criminels» (22 %).Les motifs les plus souvent évoqués par les Canadiens qui s’opposent à la peine de mort — 655 répondants — sont: «pour éviter le risque d’une erreur judiciaire» (38 %) et «parce que la société n'a pas le droit de tuer» (38 %).Le sondage a été réalisé auprès de 1508 Canadiens adultes, du 3 au 13 août.La marge d’erreur est de 2,6 %, 19 fois sur 20.f Election partielle dans Jonquière Le Parti québécois n’aurait qu’une avance de sept points PRESSE CANADIENNE Selon un sondage de la firme UniMarketing, le Parti québécois n’aurait qu’une faible avance de sept points dans la circonscription de Jonquière, au cœur du Saguenay, une région reconnue comme un bastion souverainiste.Cette enquête, réalisée pour le compte du Soleil, du Progrès-Dimanche et de la station régionale de Radio-Canada, laisse entendre que le PQ ne peut se reposer sur ses succès passés pour ce qui est de la circonscription de l’ex-premier ministre Lucien Bouchard.Conduite à la mi-septembre, elle donne, après répartition des indécis, 41 % du soutien populaire à la péquiste Nicole Racine.La candidate du PLQ, Françoise Gauthier, la suit avec 34 % des voix.L’Action démocratique du Québec se voit aussi décerner un bon score: 20 % des répondants ont favorisé l’adéquiste Michèle Boulianne.Le coup de sonde diffère de celui conduit dans La-violette où la maison d’enquête d’opinion SOM accor- de une avance de 15 points aux troupes du chef libéral Jean Charest dans une lutte dont est absente l'ADQ.Par contre, UniMarketing fait aussi état d’un serieux effritement des fondations du PQ dans Jonquière.Lors de l’élection générale de 1998, Lucien Bouchard avait distancé par 13 923 votes son adversaire libéral.Il s’agissait d’une des avances les plus considerables dans la province pour sa formation politique.Au référendum de 1995, les tenants du OUI y avaient écrasé l’opposition en récoltant 71 % des voix.Cette fois, prédit UniMarketing, «l’écart est faible.La lutte dans les semaines à venir sera chaude et se jouera sur la capacité des organisations à faire sortir le vote».Un point réjouira les stratèges du Parti québécois.Leur formation politique a consolidé ses positions.En juillet, le même sondeur ne mettait le PQ en avant dans les intentions de vote que par cinq points (45 % contre 40 % pour le PLQ).Une majorité de répondants, soit 57 %, se dit satisfait du travail du gouvernement du Québec.Le pre- mier ministre Bernard Landry est d’ailleurs celui en qui les répondants ont le plus confiance (34 %) comme chef.Les libéraux subissent une rebuffade à ce chapitre: le leader de l’ADQ, Mario Dumont (25 %), devance Jean Charest (19 %).La collecte des données a été réalisée du 7 septembre au 13 septembre 2001 par voie d’entrevues téléphoniques.L’échantillon a été tiré de façon aléatoire à partir des échanges téléphoniques sur le territoire à l’étude.De plus, une sélection aléatoire de la personne sondée au sein des ménages a été effectuée.En tout 500 entrevues ont été effectuées sur le territoire de la circonscription électorale provinciale de Jonquière pour un taux de réponse de 61 %.Le taux de refus se situe à 23 % et le taux de non-réponse (participant sélectionné absent, pas de réponse, répondeur) s’établit à 16 %.Les résultats d’ensemble sous-tendent une marge d’erreur de 4,4 %, 19 fois sur 20.Les résultats du sondage ont été pondérés selon l’âge, le sexe et la scolarité.Rôle des sénateurs rvuit ues seiiaufui s Jean Lapointe veut changer la perception du public ¦ c a u i?i i 17 ortrkuir'iTc* ~ f s> *«/> • * • * I d; 'V'V m v v • - •’, ¦ ’ MÈÊÏrkï “.• V ' * v* A r I9 r • v * i- ?.» * %1 ’ ’-ri ; , ' ' I: " ' ' ' ¦ ',/ * .' 858 WK En prime : 'admiration et l'envie de tous.Vous savez déjà que le R\ 300 est doté de caractéristiques spéciales comme un dispositif de contrôle du dérapage du véhicule, quatre roues motrices, un régulateur de traction et des freins ABS.Mais sachez qu 'en optant pour l’achat ou la location-bail d un RX300 Édition limitée vous en aurez encore plus pour votre argent.2 250 $ de plus, en fait ! Les deux versions comprennent intérieur cuir, sièges ai'aut chauffants panneau de toit transparent et rétroviseurs à atténuation électrocbromlque.L’Édition Luxe a des garnitures en ronce de noyer, alors que /Edition Sport, elle, est rehaussée de garnitures en aluminium brossé (et d un aileron arrière).Inutile de dire qu au volant, vous ferez l’objet de ! admiration et de I envie de tous.Pour l’adresse d’un concessionnaire Lexus ou pour des renseignements .1 800 26-LEXUS ?www lexus ca LE RX 300 ÉDITION LUXE LE RX 300 ÉDITION SPORT 575s’ PAR MOIS Ait prix de 51 2 50$ — 585if PAR MOIS J Au prix de 51 850$ À la conquête de la perfection.© U ut ,l,ne#l + ->>l i .tf * nw + Ibrta ürAtt ijulb !tv sir .((vt+atici ,lu >'*tt pair k* «fc.-ife l/ms R.\ « Wl wufc un^iniiml kit are* rtw If rcnwrouair.* Sle t* («« » unw jim nft.BŒVHF Hï (MFVSKT Kï !nn,r »¦ t* [>«*¦:36mrc IW U MmialM*kr.uk»,: 57?t 1 *prant* =OTS UmrKtpWanCüTfy 53 00nkmp«iaI^*0,l^po«ich^hk»nNp«i(pfc>mwaie«,103p«rlttkii*fr- .*+ law jpplàahte.en as mire canafcnniÉ» Iroisleplusprtjpoutplisde #Uik.LoKre (ffnd fai le 1* art**.X01 le irwHe peut fm tiMUrf jwc un ndres et financés directement par ben Im-den collaboraient avec des complices à Milan et à Francfort».«Six terroristes algériens basés à londres ont été arrêtés et inculpés à Londres dans le cadre de la loi de prévention antiterroriste», poursuit le journal.«Mais les charges rete- nues contre eux ont été par la suite aband/mnées pour des raisons de sécurité», selon la justice britannique, affirme le Sunday Telegraph qui précise que, selon des sources proches des services antiterroristes britanniques, les charges ont été abandonnées «sur demande des services secrets britanniques» qui entendaient surveiller le groupe soup-çonné de préparer d’autres attaques.les services secrets enquêtent aussi sur des soupçons pesant sur deux mosquées à lendres qui «ont levé des fonds pour des organisations terroristes durant les dernières semaines».EE LKü E V O i K , LE LUNDI 17 SEPTEMBRE 2 0 0 1 A () EDITORIAL La diagonale du fou Les talibans, les fondamentalistes pakistanais, les Iraniens, les Chinois, la faillite économique, les Américains, la Russie.en adhérant à la communauté internationale, le général Musharraf a peut-être ouvert la porte à la guerre civile.L S e rge T r u f f a u t ?e gouvernement pakistanais a donc tranché.Il a acquiescé à la requête formulée par Washington en prenant soin de jongler quelque peu avec les mots, avec les positions.Dans la résolution qu’ils ont adoptée, les militaires commandés par le général Pervez Musharraf ont souligné que le soutien est accordé «à la communauté internationale dans le combat contre le terrorisme.» Jamais, c’est à noter, les Etats-Unis n’ont été mentionnés.Mieux, le ministre des Affaires étrangères du Pakistan a précisé que «la politique du Pakistan étant de toujours appuyer les décisions du Conseil de sécurité, le gouvernement pakistanais se dégage ainsi de ses responsabilités au terme de la loi internationale».On le voit, le Pakistan tente de se défausser.On le comprend.On le comprend, on le conçoit car ce gouvernement a été appelé à choisir son camp dans un univers se composant d’une multitude de camps.Il était et reste pris entre l’arbre et l’écorce; il a dû résoudre le dilemme cornélien: le devoir d’État ou le devoir de famille.Si l’on veut demeurer un membre de la communauté des nations, si l’on opte pour le devoir d’Etat, alors on se range derrière les Etats-Unis, mais également derrière ces pays en butte à l’Afghanistan depuis des années, soit l’Iran, la Russie, la Chine, la Turquie et toutes les républiques d’Asie centrale.Par contre, on ouvre grandes les portes de l’aliénation.Celle des membres de sa famille.Celle de l’Islam.Être condamné à choisir entre le devoir de famille et le devoir d’État, c’est être confronté au tragique de la diagonale du fou.Il est peut-être probable que l’une des clés pouvant favoriser une compréhension des énormes enjeux auxquels nous faisons face, s’appelle Kargil.De quoi s’agit-il?Au printemps de 1999, l’armée pakistanaise mène une offensive dans la province de Kargil, province du Cachemire alors sous domination indienne.Peu après, le président pakistanais Nawaz Sharif, alors en butte aux militaires, demande au président Bill Clinton qu’il intervienne publiquement pour sonner le rappel des troupes.Que l’on ait fait appel au grand Satan américain, que l’on se soit appuyé sur l’autorité d’une puissance occidentale pour mettre un terme à une aventure guerrière considérée comme une guerre sainte a soudé comme jamais les partis islamistes du Pakistan.En septembre 1999,19 formations politiques se regroupent au sein de la Grand Democratic Alliance et exigent le départ du président Sharif.Le Jamaat-e-Islami, le parti islamique le plus puissant du Pakistan fait quotidiennement écho à l’alliance démocratique pendant que le Jamiat ul-Ulema-i Islam et toutes les organisations extrémistes qui adhérent, dont les talibans, à l’école Deobandi, la plus fondamentaliste de l’univers islamique, se manifestent également.Une quarantaine de personnes sont tuées.La rue est à feu et à sang.L'armée intervient.Elle impose la loi martiale pour la troisième fois depuis l’indépendance du Pakistan, il y a 53 ans de cela.Depuis lors, l’armée se débat sur tous les fronts.Absolument tous.Sur le front extérieur, le Pakistan s’est aliéné au fil des dernières années la Russie, l’Iran, l’Inde plus que jamais, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et le Kirghizstan qui tous soutiennent l’Alliance du Nord, du défunt commandant Massoud, qui sont en guerre avec les talibans.Qui plus est, ces pays accusent le Pakistan d être directement impliqué dans les actes commis par les talibans sur leur territoire respectif.Même la Chine a tout un contentieux avec le Pakistan en raison de l’aide que ce dernier alloue aux fondamentalistes du Uighur Muslil Militants de la province de Xinjiang.Sur le front intérieur, la récession qui fait des ravages depuis six ans maintenant a plongé le pays dans le gouffre des dettes énormes: plus de 32 milliards.Qu’on y songe: 67 % du budget de l’Etat est monopolisé par le remboursement des intérêts.Et des intérêts seulement.Surtout, cette saignée économique ayant laminé les classes petites et moyennes, en plus de réduire des millions dê pauvres à 1 état de dénuement absolu, a grandement favorisé l'expansion des groupes fondamentalistes.Ils n'ont rien à perdre.Absolument rien à perdre en rejoignant les rangs de la branche la plus obscurantiste de l’islam.Que les autorités pakistanaises obtiennent des talibans la livraison de Oussama ben Ixiden ne devrait pas changer grand-chose sur le front intérieur.En ayant satisfait les Occidentaux, les militaires savaient et savent pertinemment que la guerre civile est désormais inscrite à l’agenda de l’histoire.Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDREE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE OU^AMA 5tN LAÏC"* N it 7ouT£ i M Pt i C AT i o M ATîE NTAT£.¦ LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Le bouc émissaire Les journalistes ont décidé avant l’armée.Ben laden çst le coupable tout désigné de l'attentat.A mots couverts, on comprend bien qu’aucun être humain civilisé (ce qu’il ne doit pas être puisqu’il refuse l’universalisme des valeurs occidentales) ne serait capable d’un tel geste.Seul lui, l’ennemi numéro un des États-Unis, peut av'>ir usé d’autant de violence contre «le phare le plus brillant de la liberté et de la possibilité d’entreprendre dans le monde».Seul lui peut être responsable de la crise qui secoue l’Amérique.Il faut donc l’éliminer.Frapper ben Laden veut donc dire résoudre cette crise.Le peuple a parlé, la douleur est trop grande; l’Amérique violée dans son intégrité physique.Qu’il soit ou non derrière le coup n’importe finalement peu.La démocratie a besoin d’un responsable et doit répondre absolument aux forces maléfiques qui secoue les bases même de son (ses) édifice (s).Mais la véritable question, et qui remonte à l’Antiquité grecque, est la suivante: est-il juste de répondre à une injustice par une autre injustice?Autrement dit, en quoi la somme de deux négatifs peuvent-ils donner du positif?N’y a-t-il pas eu déjà assez de morts?Xavier Brouillette Etudiant en philosophie, l’UQAM Mercredi, le 12 septembre 2001 Rage ou joie?Il y a des expressions de joie qui font peur.Sur plusieurs écrans de télévision, nous l’avons tous vu, des enfants et des adultes par lestiniens affichaient leur joie à la suite de l’effondrement des deux tours du World Trade Center.Devait-on montrer ou pas ces images?fi faut noter qu’aucune mise en perpective de ces élans de fête improvisée n’a été faite.Ces images de réjouissance étaient paradoxalement brutales.Elles roulaient sur les écrans comme un effet de généralisation hâtive.LETTRES -+- Provocation télévisuelle?Trafiquage mé-diadique?Je n’en sais rien.Comme je ne sais rien des auteurs de la catastrophe.J’ai vu une seule chose: cette joie contenait une rage.Son expression passait par les yeux des enfants.Un en particulier.Je n’accuse pas.Je ne serai jamais aussi blessé que ces enfants des camps de Cisjordanie.La pauvreté volontairement entretenue — c’est impossible de l’ignorer — ne peut que déboucher sur la colère.Cette rage dans leur joie est ce qui m’a le plus troublé.Il y a une manière de transmettre l’histoire qui, parfois, permet d’entretenir la haine.Devant l’arrogance américaine — ces justiciers du monde — on est tenté de comprendre.C’esf la démesure de cette haine à l’endroit des États-Unis, toutefois, qui dépasse l’entendement.Et cette démesure, les écrans nous l’ont brutalement montré, est déjà installée dans l’âme de certains enfants qui ont l’âge de jouer à la guerre, non pas de la faire.Un de ces enfants deviendra-t-il kamikaze?Ce que j’ai vu dans leurs yeux, c’est le potentiel absolu de sa violence qui ne demandera, un jour, qu’à s’exprimer.Je dis ce que j’ai vu, je ne condamne pas.La colère s’explique.Celle des Américains aussi.Mais alors, quel effet aura la risposte annoncée des États-Unis?Qu’est-ce que cette rispote installera de haine pour des centaines, voire des milliers d’années à travers le monde?Ici comme ailleurs, je n’ai pas peur des enfants.J’ai seulement peur de ce qu’on leur apprend.Bruno Roy, écrivain Jeudi, le 13 septembre 2001 Les conséquences d’une paix «impossible» Après un peu plus d’un mois de recrudescence de la violence guerrière tant en territoire palestinien qu’israélien, les espoirs d’en arriver un jour à une paix durable au Moyen-Orient apparaissent non seulement irréa- listes mais dérisoires.L’ébauche même d’un dialogue constructif entre Israéliens et Palestiniens apparaît impossible.Une éventuelle rencontre Pérès-Arafat qui est déjà vue comme une «trahison» par une majorité de Palestiniens comme d’Israéliens ne pourrait même pas amorcer l’ébauche d’un dialogue constructif entre des «soldats» aveuglés par la haine.Les Nations unies seront plus que jamais divisées et paralysées à la suite des effets de la désastreuse conférence de Durban sur le racisme qui a polarisé encore davantage, sur une scène internationale, les positions idéologiques des belligérants.Même si une paix durable au Moyen-Orient peut sembler aujourd’hui impossible il reste tout de même sage de la préparer pour les jours où elle-deviendra possible.Mais il serait sans doute aussi sage de se préparer à une régionalisation de la guerre que se livrent Palestiniens et Israéliens et aux conséquences désastreuses qu’elle pourrait avoir sur l’équilibre économique et financier du monde.Il faut tenir compte que le Moyen-Orient est une région où il y a des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires et aussi beaucoup de pétrole qui alimentent les pays industrialisés.Une contamination, même très partielle, de cette région pourrait entraîner une baisse significative de ses exportations pétrolières et déclencher une vague de spéculations sur les marchés pétroliers qui provoqueraient en quelques semaines un doublement ou un triplement du prix du baril de pétrole.Le choc pétrolier sans précédent qui s’ensuivrait provoquerait l’effondrement de la bourse japonaise (90 % de ses importations en pétrole proviennent de cette région) et, par effet domino, des autres place boursières.Le dollar US servirait de valeur-refuge et déséquilibrerait toutes les monnaies (y compris l’Euro).Scénario apocalyptique?Sans doute.Mais probable si la communauté internationale rie réussit pas à faire front commun pour l’éviter.Pierre-Hugues Archambault Aylmer, 8 septembre 2001 LIBRE OPINION -+- L’admiration-rejet des Arabes envers l’occident D' DAVID BENSOUSSAN L'auteur est vice-président de la communauté sépharade du Québec LJ arrière-plan historique.Le début du siècle a été pour de nombreux pays arabes un ' choc traumatisant.Le contact avec les puissances coloniales — la France, l'Angleterre et l'Italie — a mis au jour une suprématie technologique dont ils n’étaient pas conscients.Les pays arabes croyaient encore en la suprématie qui était la leur depuis le XyL siècle, alors que, repliés sur eux-mêmes, ils vivaient sous le joug ottoman.Le choc fut brutal et il donna naissance au désir de rattrapage par rapporf.à l’Occident Au Moyen Âge, la civilisation arabe s’est développée sur tous les plans: la littérature, la science, la médecine et la philosophie, alors qu’en Europe un certain obscurantisme enrayait toute chance de progrès.L’avance foudroyante des Arabes en Afrique et en Asie s'était affermie grâce à une infrastructure étatique politique et militaire, qui leur avait conféré la suprématie mondiale.La découverte de l'Amérique en 1492 et l’éclosion de la Renaissance furent les prémices d’un développement européen d’envergure.L'Europe eut ainsi accès à des ressources et des denrées rares, sans avoir recours aux voies caravanières arabes qui exportaient vers l’Europe la laine d’Afrique du Nord, les parfums et les épices de l’Arabie et de l’Inde.Après la découverte de l’Amérique, les pays arabes sombrèrent graduellement dans une longue léthargie.Cette stagnation faisant contraste avec le dynamisme européen qui culmina avec l’avènement de la révolution industrielle.La nostalgie de la suprématie arabe n’en fut que plus forte.Au fil des années, deux approches majeures se dessinèrent dans les pays arabes: l’une évolutionnaire, 1 autre révolutionnaire.la première visait à conserver le pouvoir en place et à s’ouvrir au monde moderne de façon graduelle.Ce fut l'approche des monarchies, quelles soient rigides, comme en Arabie Saoudite, ou quelles soient plus tolérantes, comme au Maroc, ou encore celle des petites républiques, telles que la Tunisie ou le Liban d'avant la guerre civile.La seconde approche visait à restructurer la société arabe pt prônait une idéologie socialiste: nassériste en Égypte, baathiste en Syrie et en Irak et socialiste en Algérie.Dans le cas du nas-sérisme et du baathisme, l’on a visé également au panarabisme, soit l'union de l’ensemble des pays arabes dans une structure étatique unique.Le conflit entre ces deux approches s’est poursuivi durant plusieurs décennies: Maroc coqtre Algérie, Egypte contre Yémen, Libye contre Égypte entre autres, Syrie contre Irak, Irak contre Koweit etc.Les rares périodes d'unisson ont été la volonté d’anéantir Israël en 1948 et 1967, la cause palestinienne après 1967 et, dans une certaine mesure, une forme de tiers-mondisme anti-occidental.Pays arabes et pays occidentaux Pour les Arabes, l'Occident représente ce qui, dans le passé, fut la force chrétienne, celle des infi- dèles ou des croisés, et, par la suite, celle des puissances coloniales occupantes.L’histoire abonde en guerres territoriales impliquant des puissances européennes, d’une part, les Arabes et les Turcs, de l’autre.Mis à part l’extraordinaire symbiose qui a existé en Espagne entre Arabes, catholiques et juifs, les musulmans et les chrétiens ont généralement vécu de chaque côté de la frontière.L’avènement du modernisme a fait confondre l’acceptation du progrès technologique avec l’assimilation à la culture européenne.ce qui a été du reste fort bien démenti par l’exemple du Japon.La volonté de se conformer à la technologie ou de s’occidentaliser a été très forte dans les milieux arabes.L'admiration de l’Occident a poussé parfois à une imitation hâtive des aspects les moins positifs de l’Occident, au grand émoi des leaders spirituels de l’islam.Ainsi, la libération de la femme est identifiée, dans un même bloc, à la permissivité sexuelle et la pornographie.La liberté de conscience est assimilée à l’athéisme.La liberté tout court est assimilée au relâchement moral total C’est donc sur cet arrière-plan que l’on peut comprendre la réaction de l’intégrisme religieux chez les traditionalistes arabes ou musulmans.Certaines valeurs occidentales moins apparentes demeurent ignorées par ces mêmes traditionalistes: le respect de l’individu ou l’individualisme et les droits de la personne, qui sont malheureusement moins vendables que la violence ou la sexualité hollywoodienne.Ces valeurs restent grandement ignorées dans l’ensemble du Tiers-Monde.Après la Seconde Guerre mondiale, il y eut une fascination de l’Amérique à l’échelle mondiale.Celle-ci apparut, aux yeux de beaucoup, au premier plan des progrès technologiques et des modes sociales.Cette même Amérique est aussi objet de rejet en raison de sa modernité, laquelle est refusée par les traditionalistes du monde arabe.La vision néocolonialiste de l’Amérique a été également dénoncée par les pays arabes révolutionnaires.Il est vrai qu’à la fin du siècle passé le colonialisme était mû avant tout par un désir d’exploitation égoïste.Mais il est grand temps de reconnaître également d’autres aspects volontairement méconnus du colonialisme.Malgré son attitude condescendante, voire raciste, envers les masses indigènes, le colonialisme n’en a pas moins mis sur pied une infrastructure qui, sur le plan de là scolarité, des besoins médicaux et de l’économie, a fait beaucoup de bien aux pays colonisés.Ces idéologies révolutionnaires n'ont que trop longtemps rabâché l’accusation gratuite que le colonialisme est la source de tous les maux actuels des Arabes.Aux prises avec l’admiration-rejet de l’Occident et avec l’intégrisme religieux et la fascination d’un passé politico-militaire glorieux, beaucoup de pays arabes n’ont pas encore articulé un devenir qui soit moderne et authentique, et le manque de démocratie étouffe encore beaucoup l’éclosion d’un tel devenir Le dialogue arabo-occidental est, par ailleurs, alimenté par d’autres facteurs, dont le conflit israélcàara-be qu’il convient de replacer sur l’échiquier moyen-oriental, mais aussi par l'héritage — méconnu en occident — des relations judéo-arabes dans l’histoire qu’il convient également de mettre en perspective L K DEVOIR.L E I l X D I I ?S E P T E M R R E 2 0 01 A 4 IDÉES Des «actes de guerre* La guerre sainte contre le terrorisme Les difficultés à venir sont de taille S e t ii 4 Bouchard ^ REUTERS Une Bulgare s’est recueillie; vendredi dernier, dans la cathédrale de Sofia à l’occasion d’une journée de deuil pour les victimes des attentats de la semaine dernière aux Etats-Unis.ALBERT LEGAULT Directeur du Forum sécurité et défense, Institut québécois des hautes études internationales, Université Laval n faisant du terrorisme sanglant qui a frappé New York et Washington «un acte de guerre», les Etats-Unis viennent de franchir un pas qui balise automatiquement les débats à venir sur la lutte contre le terrorisme.En la matière, il y a les discours et les actions.Les difficultés à venir sont de taille: comment joindre le geste à la parole?Les discours sont tout à la fois simples et nouveaux.«Un acte de guerre» sur le plan du droit international suppose l’identification d’un État ennemi, ou, à tout le moins qu'on déclare une guerre contre un Etat Washington et les alliés se creusent donc la tête pour savoir comment sur le plan du droit peut-on légitimement asseoir les fondements d’une action militaire internationale contre un ou des ennemis non encore désignés.En la matière, il y a la Charte de l’ONU.Si le Conseil de sécurité de l’ONU juge que le terrorisme transnational constitue désormais «une menace contre la paix et la sécurité internationales», le processus deviendraient plus clair.Il suffirait que les Cinq membres permanents s’entendent pour ainsi définir la chose.Or l’ONU jusqu’à maintenant n’a fait que condamner le terrorisme.Quant à l’article 5 vesque.Claude Turcotte.René Lewandowski; à l’information internationale Jean-Pierre Legault.Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste) à l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Cornellier Correspondantes bartementaires à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac {correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire d la rédaction) ; Louise-Maude Rioux Soucy (commis) documentation Gilles Paré (directeur) ; Manon Derom Seree Lanlante (Qvéfrer) Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard.Gyslaine Côté, Marlène Côté.Martin Fournier, Véronique Géraud.Anouk Hurbutt, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland (Publicitaires) Laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire) IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bedard, Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunei, Danielle Cantara, Richard É>es Cormiers n aid Filion Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Linda Thériault (responsable intérimaire).Hélène Gervais.Dominique Larivière.(responsable d la promotion des abonnements), Monique L'Heureux.Use Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables) Céline Furoy, Olivier Lachambre (contrôleur).Ghislaine lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Danielle Laperrière.Caroline Perrier.Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) L K DEVOIR.LE LUNDI 17 SEPTEMBRE 2 0 01 A 8 WALL STREET SUITE DE LA PAGE 1 écran cathodique lorsque, à quelques mètres à peine, des centaines de secouristes s’affairent sans perdre espoir.Les Américains semblaient d’ailleurs se relayer au cours du week-end pour soutenir les pompiers, policiers, médecins et autres qui travaillent presque jour .et nuit sur les lieux depuis mardi.Sur la rive ouest du Ixrwer Manhattan, au coin de la 12' avenue et de Houston Street, là par où passent la majorité des véhicules d’urgence lorsqu’ils quittent les décombres, des centaines de personnes attendaient les secouristes pour les encourager, et ce, depuis près d’une semaine.«Ce sont de véritables héros, a indiqué Lisa, une jeune femme bien installée sur le toit d’une mini-four-gonnette pour exprimer son soutien aux secouristes.fis continuent de travailler aussi fort que le premier jour alors que les chances de trouver des survivants sont, disonsde, de plus en plus minces.» Melissa, assise à ses côtés, ne pouvait qu’abonder dans ce sens.«Il ne faut pas oublier qu ’en plus, ces gens-là [les policiers et les pompiers] creusent les décombres en ne trouvant la plupart du temps que des parties de corps humains qui d'ailleurs appartiennent quelquefois à leurs anciens collègues qui sont morts en tentant de sauver des gens le jour où les tours du World Trace Center se sont effondrées.» Il faudra pourtant que la vie reprenne son cours un jour ou l’autre.Et mieux vaut que cela se fasse le plus rapidement possible, estiment les autorités new-yorkaises.«L’objectif est d'ouvrir autant que possible tout le secteur à l’est de Broadway, a précisé le maire Giuliani.Nous aimerions que Wall Street reprenne le plus possible ses opérations dès lundi [aujourd’hui].» Ainsi, ces deux derniers jours, ils étaient des milliers à s’affairer pour donner l’impression qu’aujour-dTiui est une journée comme les autres sur la pointe de Manhattan.Téléphone, électricité et transport en commun, telles étaient les priorités cette fin de semaine.Le drame du World Trade Center a évidemment provoqué une panne de courant monstre, touchant ainsi des milliers de gens et de compagnies.L’entreprise qui a le mandat de réacheminer le courant dans cette partie de la ville, Consolidated Edison, ne cachait pas qu’un travail colossal l’attendait: elle devra installer pas moins d’une quarantaine de kilomètres de câble pour remettre la machine en marche.Puisqu’elle n'a évidemment pas eu le temps de réaliser ces travaux au cours des derniers jours, une solution temporaire devra faire l'affaire.Con Ed, comme on l’appelle ici, tentait hier de rebrancher la majorité des édifices en installant quelque 100 000 pieds de câble.Mais, bien que temporaire, cette solution prendra plusieurs jours voire plusieurs semaines avant d’être efficacement implantée.On s'attendait toutefois à ce que la partie la plus importante de Wall Street soit ainsi rebranchée ce matin.la situation est presque identique pour Verizon, l’équivalent de Bell pour les New-Yorkais.Cette dernière fait partie des nombreuses entreprises qui ont vu leurs installations sévèrement endommagées par l’attaque, si ce n’est disparaître complètement Verizon tentera donc aujourd'hui d’exploiter un autre de ses édifices afin que les courtiers de Wall Street puissent décrocher leur combiné dès ce matin.Mais le reste du Lower Manhattan devra attendre, tant pour l’électricité que pour le téléphone.Les deux entreprises avaient bon espoir hier de relever ce défi afin de redonner vie au quartier des affaires.Et vie il y aura si quelque 75 000 personnes prennent d’assaut les rues de Wall Street tel que prevu.Le New York Stock Exchange et le Nasdaq ont réalisé plusieurs tests concluants samedi et hier afin de s'assurer que tout est maîtrisé ce matin, ce qui n’est pas une mince tâche puisque 20 % des câbles par lesquels le NYSE était alimenté ont été endommagés.New York Stock Exchange est situé à quelques pâtés de maisons à peine des anciennes tours jumelles du World Trade Center.la situation est toutefois différente pour le Nasdaq, situé à Times Square.Dans ce cas-ci, les problèmes qui pourraient survenir seraient plutôt liés aux entreprises qui ont des bureaux à Wall Street et avec lesquelles le Nasdaq cultive des liens étroits.Mais, tant du côté du NYSE que du Nasdaq, on pensait hier que les choses allaient reprendre leur cours aujourd'hui.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1 -800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publie du lundi au samedi par l.e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury.9* étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9 H est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint Jacques Ouest.Montreal L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Detvtr Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .900.boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement m 0858.Contrat de vente 40012291 Dépôt legal: Bibliothèque nationale du Quebec.-* LE DEVOIR ?- ACTUALITES Jeanne d’Arc Charlebois s’éteint à 80 ans ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Pour la seconde fois, les turlutes de la Bolduc sont interrompues par le deuil.Veuve d’Olivier Gui-mond, Jeanne d’Arc Charlebois, cette chanteuse québécoise ayant fait une longue carrière en imitant Mary Travers — et à ce jour sa meilleure interprété — vient de s’éteindre des suites d’un cancer à l’âge de 80 ans.Avec elle, c’est tout ce merveilleux répertoire populaire de la Bolduc si vivant, fantaisiste et humain qui s’efface un peu plus.Ce sont le bouton su! bout de la langue et la randonnée du dirigeable R-100 qui disparaissent davantage des mémoires.Un lien direct se coupe, car Jeanne d’Arc Charlebois chantait Mary Travers, dite la Bolduc, depuis l’âge de seize ans et avait commencé en 1936 du vivant de son modèle.Elle ne l’avait rencontrée qu’une seule fois en 1939 et si Mary Travers s’était d’abord irritée de l’existence de cet écho chantant (envoyant SUITE DE LA PAGE 1 Et nous ferons appel à votre force car le chemin vers la victoire pourrait être long.» Le Pakistan dit oui à Bush Les Etats-Unis ont toutefois gagné un appui important au cours du week-end.Le Pakistan, cet allié des talibans au pouvoir en Afghanistan, a promis samedi son «entière collaboration» aux Américains.Islamabad dépêchera d'ailleurs dès aujourd’hui une délégation en Afghanistan pour envoyer un ultimatum aux talibans: «rendez ben Laden ou exposez-vous à des représailles féroces».Ben Laden vivrait en Afghanistan depuis 1996 et les autorités afghanes, qui le qualifient à’«invité», refusent de le rendre malgré les sanctions des Nations unies.Le gouvernement a réaffirmé son soutien à ben Laden hier.Le Pakistan a aussi accepté le déploiement sur son territoire d’une éventuelle force internationale ainsi que l’ptilisation de son espace aérien.Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell a annoncé qu’une délégation serait envoyée à Islamabad «dès que nous aurons une idée plus précise de ce dont nous aurons besoin et du soutien qui pourrait être nécessaire de la part de nos amis pakistanais».Le Pakistan a tputefois exigé que toute action entreprise par les Etats-Unis soit approuvée par les Nations unies.Et le pays a aussi déclaré qu’il «cpntinuait à agir en conformité avec son appui à l’État de l'Afghanistan», une façon d’exprimer l’ambiguïté du gouvernement pakistanais qui ne veut pas s’attirer les foudres de Kqboul, qui a menacé d’une «attaque massive» tout Etat qui entrerait en conflit direct avec lui.Le Pakistan joue maintenant la carte écono-ipique, espérant qu’une collaboration avec les Etats-Unis améliorera son image internationale et lui permettra d’obtenir plus d’argent de la Banque mondiale ou du Fonds monétaire international.Le Pakistan est l’objet de sanctions depuis 1998 pour avoir procédé à des essais nucléaires près des frontières de son ennemi, l’Inde.Kaboul de plus en plus isolée Les Etats-Unis dépêcheront aussi sous peu une délégation auprès des seuls deux autres pays à reconnaître le régime des talibans, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis, pour leur demander de rompre leurs relations.Déjà hier, les Emirats arabes ont annoncé qu’ils étaient en train de «reconsidérer» leurs relations avec l’Afghanistan.Quant à l'Iran, voisine de l’Afghanistan, elle a décidé samedi de fermer sa frontière de 900 kilomètres et le Pakistan s’apprêtait à lui emboîter le pas.Des réfugiés afghans commençaient à affluer par crainte des représailles à venir.Kaboul a demandé samedi aux derniers ressortissants étrangers encore en poste de quitter le pays.Réticences européennes la rhétorique guerrière de Washington a toutefois été accompagnée d’un appel au calme de la SUITE DE LA PAGE 1 D'autres actes terroristes suivront.Je crois, comme bien d'autres, que si des symboles de nos démocraties ont été attaqués, il faut répondre démocratiquement à cette violence en utilisant la justice, qui est aussi une forme de violence, une forme de punition, mais qui permet de repacifier les rapports humains.On ne peut humainement accepter les représailles à l'aveugle.Il faut utiliser les mécanismes prévus, retrouver les coupables, les trainer devant les tribunaux, les inculper de crimes de guerre, les punir.Je crois que toute l'histoire du monde, toute l’histoire de l’Occident montre qu’aucune vendetta ne délivre des souffrances.Au contraire.» On devine l’idée girardienne des «rites de pacification».seuls mécanismes éprouvés pour délivrer de l’obsessive loi du talion.M.Jeffrey se décrit comme «un arrière-petit-fils de René Girard», dans la famille, mais tout de même critique.11 précise notamment ne pas adhérer au «message évangélique» du maître.«Je le reprends et je le colore à ma façon, dit-il.Je ne suis pas né dans l'eau bénite.Je n’éprouve pas de sentiment anticlérical et, en même temps, je suis fasciné par l'héritage chrétien.Girard affirme que seul Tamour peut sauver de la vengeance.On peut dire que les petits et les grands rituels de délivrance permettent de se travailler soi-même, personnellement et collectivement, pour redevenir libre, pour se libérer de l'ob- même une lettre d’avocat aux parents de Jeanne d’Arc Charlebois), elle lui avait vite donné son feu vert en comprenant que les imitations constituaient un hommage a son talent et non une moquerie.Née a Montréal rue Parthenais, Jeanne d’Arc Charlebois avait commencé à imiter la chanteuse de La Cuisinière et de Johnny Monfarleau dans un concours d’amateurs a la radio CHIP de Montréal, puis pressentie pour donner des spectacles, elle devait vite faire carrière sur les planches où sa mère l’a d’abord accompagnée comme pianiste.Le qualité de sa voix et l’immense registre de ses imitations — elle pouvait aussi bien imiter les claquettes de Fred Astaire que la trompette de Louis Armstrong — lui valurent bientôt la renommée.Sa popularité fut grande sur la scène des théâtres de variétés au cours des années 40,50, 60, surtout après la mort de la Bolduc en 1941 dont elle avait pris un peu le relais pour la voix.Dès le milieu des années 50, fraîchement séparée du comédien Olivier Gui- part des alliés européens.Il faut éviter, entendait-on, de dresser le monde musulman contre le monde occidental.En France, où résident deux millions de musulmans, le ministre des ^Affaires étrangères, Hubert Védrine, a invité les Etats-Unis à ne pas tomber dans le piège tendu par les terroristes de déclencher un «choc des civilisations».«[Les terroristes] doivent espérer une réplique massive, indiscriminée, mélangeant toutes les cibles et dressant dans une vague de douleur et de haine sans précédent ['ensemble du monde arabe et musulman contre l’ensemble du monde occidental.» «J’ai bon espoir que les dirigeants américains puissent concevoir une réponse forte et justifiée à ce qui s’est produit sans tomber dans le piège diabolique qui a dû être conçu par les instigateurs de l’attentat.» Le président Jacques Chirac, qui doit se rendre demain à Washington, réaffirmera son soutien à la lutte contre le terrorisme mais formulera lui aussi un appel à la prudence.«Sans aucun doute, il est nécessaire de créer une grande coalition internationale pour lutter contre le fléau du terrorisme», a déclaré le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, au quotidien espagnol El Pais.Mais Solana a lancé une mise en garde contre toute réaction disproportionnée, qui «offenserait ou humilierait» des confessions ou des peuples entiers.L’Indonésie, plus grand pays musulman au monde, a de même appelé les Etats-Unis à ne «pas faire de l’Islam un bouc émissaire».Le vice-président Hamzah Haz a même déclaré: «nous espérons que cette tragédie purifiera les péchés des Américains».Par ailleurs, le vice-président américain Dick Cheney, a reconnu que les pilotes militaires avaient reçu l’ordre, mardi peu de temps après les attaques contre le WTC et le Pentagone, d’abattre tout avion commercial survolant Washington qui aurait refusé de changer sa trajectoire.«Le président avait pris la décision suivante: si un avion ne changeait pas de cap, s’il ne respectait pas l’interdit de vol au-dessus de la ville, en dernier recours, nos pilotes avaient l’autorisation de l’abattre.» Plus de disparus, moins d’espoir Le nombre de personnes portées disparues a augmenté hier, selon les chiffres préliminaires, passant à 5097.Quelque 180 corps ont été retrouvés dans les décombres des deux tours jumelles et 115 ont pu être identifiés.189 personnes auraient péri au Pentagone et 44 dans l’écrasement du quatrième avion en Pennsylvanie.Seulement cinq personnes auraient été sorties vivantes des décombres, soit deux mardi et trois mercredi.Enfin, le Canada a revu à la baisse le nombre de ses ressortissants qui auraient pu se trouver sur les lieux des attentats et dont on n’a toujours pas de nouvelles pour le fixer entre 40 et 75 personnes.Trois Canadiens, tous à bord des avions détournés, auraient perdu la vie selon les données confirmées.Avec l’Agence France-Presse, Reuters et F Associated Press session vengeresse qui contamine l'existence.» Il cite alprs les manifestations concrètes en cours aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde pour soutenir les victimes de l’immense tragédie: les dons de sang, les manifestations de solidarité, les minutes de silences observées la semaine dernière par des dizaines de millions de personnes.Ces rites de pacification sont des legs du christianisme, dit le professeur, sans nier la part ambivalente du sacré, une force capable de guérir et de blesser.la religion peut aider les survivants à accepter leur peine et servir de caution aux fous de Dieu.«La religion est un moyen et son utilisation varie en fonction des individus et des contextes.La religion sert aux Américains à se retrouver dans leurs épreuves.Le président Bush cite la Bible.On organise des cérémonies religieuses.Ailleurs, la religion peut fédérer les populations aux prises avec des dictateurs ou des situations socio-économiques effroyables.» Les appels répétés à la guerre entre le Bien et le Mal lui apparaissent cependant désolants et aussi néfastes que le problème à résoudre.«Ce qui se passe à New York est en partie le fruit de politiques américaines au Moyen Orient et un peu partout sur la planète depuis une soixantaine d’années, conclut le professeur Jeffrey.En engageant la lutte contre le terrorisme avec une telle attitude, nos dirigeants imitent l'idéologie de ces fous qui viennent de détruire le World Trade Center.» mond, Jeanne d’Arc Charlebois a fait beaucoup carrière en France et s’est fait connaître dans l’Hexagone sous le nom de Jeanne Darbois.Celui de Jeanne d’Arc était là-bas trop chargé historiquement elle n’en pouvait plus de lire des articles sur ses performances qui débutaient par «Jeanne d’Arc brûle les planches».L’interprète, qui contribua beaucoup a faire connaître le répertoire de la Bolduc outre-Atlantique, a fajt le tour des scènes d’Europe et fut même reçue à l’Elysée par le président René Coty.Elle chanta aussi pour la duchesse de Windsor, Rainier de Monaco et constitua une attraction dans une revue des Folies-Bergère.A son retour au pays, au début des années 70, le public québécois la bouda quelque temps de l’avoir trompé avec la France mais, en 1972, Jeanne d’Arc Charlebois consacra avec le fabuleux violoneux Ti Jean Carignan un disque au répertoire de la Bolduc qui la remit en selle.Ce disque redonna aussi une vogue à Mary Travers, si injustement boudée par plusieurs intellectuels de son vivant BOURSES SUITE DE LA PAGE 1 C’est pour mieux chasser le spectre d’une méchante spirale boursière que les professionnels américains appellent leurs concitoyens à ne surtout pas céder à l’affolement général.Charles Schwab, le fondateur du premier courtier en ligne des Etats-Unis, a pris la plume pour adresser à ses abonnés un message de sérénité.«R faut dire avec certitude que les événements tragiques de mardi dernier ne dicteront jamais le comportement des marchés financiers à long terme.Aux baisses suivent toujours des rebonds», écrit-il dans les pages de son site Internet Sur celui du site financier Morningstar, Paul.W., un actionnaire, s’interroge: «Est-ce une bonne idée de vendre toutes mes actions américaines et d’aller investir en Europe?» La réponse du conseiller financier est formelle: «Comme des millions d’entre nous, Paul est choqué et en colère.Mais ce ne sont pas de bonnes raisons pour vendre ses actions.Au contraire, il faut continuer avec la même stratégie de long terme.» Sur Forbes.com, même mise en garde: «Surtout, n’essayez pas de jouer avec la crise.Ne passez aucune opération ce lundi.» Entre prudence et acte de patriotisme, il n’y a qu’un pas.«Les actionnaires ne doivent pas succomber à la panique.C’est exactement ce que les terroristes veulent voir.Cette catastrophe doit nous rappeler qu’une baisse de quelques points de notre portefeuille boursier ne fait pas partie des choses les plus importantes de la vie», explique le site d'information financière SmartMoneycom.Si bien que certains observateurs attendent un réflexe de solidarité boursière.Après la frénésie d’achat de bannières étoilées, les actions.«D’ici les prochaines semaines, il faut s’attendre à un mouvement de soutien patriotique sur les Bourses américaines», affirme Robert Reid, analyste de Briefing.com.Rachats en masse Méthode Coué ?C’est bien l’avis de Tobias Levkovi-ch, de la banque Salomon Smith Barney, qui prévoit lui, une baisse comprise entre 4 et 7 %, dès le premier jour d’ouverture de Wall Street «La peur d’un krach est présente.Beaucoup de gens ont en tête de vouloir sortir du marché le plus vite possible», a confirmé le vice-président de la société de Bourse Fahnestock.Si bien que les autorités américaines sont sur leurs gardes, prêtes à parer à un mouvement de panique généralisée.Exceptionnellement la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse, a autorisé les entreprises à procéder à des programmes de rachat d’actions sans avoir besoin de respecter les restrictions habituelles en matière de calendrier et de volume.Ainsi le géant des équipements en télécommunication Cisco a-t-il d’ores et déjà annoncé un programme de trois milliards de dollars de rachat de ses titres pour anticiper la chute de son cours.Par ailleurs, la SEC a installé un numéro vert pour répondre dans l’urgence aux éventuelles angoisses d’actionnaires individuels affolés.Même si ce n’est pas une véritable déclaration de crise, cela y ressemble beaucoup.TOURNAGE SUITE DE LA PAGE 1 Cette culture n’a pas été créée ou encouragée par les talibans.Elle existait bien avant eux.Les talibans ont d’ailleurs un ministre anti-drogue qui veut bien lutter contre ce fléau mais qui apparaît plutôt comme un dignitaire d’opérette.Le problème vient de ce que les champs de pavots sont surtout situés dans les provinces qui ont d’abord soutenu les talibans.Si on interdit cette culture non seulement les talibans se coupent des tribus qui les ont d’abord soutenus mais ils n’ont rien strictement rien d’autre à proposer aux paysans qui veulent nourrir leurs familles.Ils ferment donc les yeux.et perçoivent en passant une taxe sur le commerce.Résultat: l’Afghanistan produit 4000 tonnes d’opium, fournissant ainsi les trois quarts de la planète, de cette pâte d’opium qui deviendra l’héroïne vendue dans les grandes villes.Dans le marché public de Sangin 200 des 300 boutiques en plein air vendent de l’opium aux trafiquants lourdement armés qui arrivent de l'Iran et du Pakistan pour négocier avec des vendeurs roublards accroupis devant leurs balances rouillées.Les images clandestines prises dans ce village sont stupéfiantes.Tout comme celles des premiers clients de cette héroïne, les épaves qui hantent les bas-fonds de Karachi se promenant dans la rue avec l’aiguille plantée dans le bras en permanence.?L’Opium des talibans, ce soir à 21h à Télé-Québec dans le cadre de «L’œil ouvert».AFGHANISTAN VENGEANCE L ru« Sh*rbrook* «v.du Pr èsid«m-K«nnedy m j ?ru* S»tnte-Cath«rin« ?Restaurant Gutenberg - cuisine française qui fait bonne impression CE MIDI Entrée + Osso bucco de cerf braisé a l’érable + dessert • 15$ CE SOIR Entrée + Carré de poixelet du Quebec aux pommes et poires + dessert • 23$ W 359,iv du Président-Kennedy (coin de Bleury) .©Place des Arts *Tél.: 285-8686 • gutenberg@qcaira.com
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