Le devoir, 6 octobre 2001, Cahier B
& DEVOIR.LES SA M E D I (> ET DI M A \ ( Il E ?O t T O R R E 2 O O I ÉCONOMIE Les événements du 11 septembre dernier ont frappé de plein fouet les marchés financiers causant beaucoup de soucis aux investisseurs.Le point.Page B 4 LE DEVOIR ‘PERSPECTIVES Tout est en place Une action militaire brève et efficace BRIAN MYLES LE DEVOIR Le premier acte de la guerre contre le terrorisme ne surprendra personne.Le ciel de Kaboul illuminé par une pluie de missiles.Le reste des événements redéfinira le concept du conflit armé.Environ 1000 soldats américains ont foulé jeudi soir le sol de l’Ouzbékistan, une ex-république soviétique partageant une frontière avec l’Afghanistan.L’invasion est imminente, les bombardements aussi.Il s'agit peut-être des deux seuls éléments conventionnels de ce nouveau chapitre dans l’histoire guerrière de l’humanité.Contrairement à ce que laisse croire le déploiement militaire massif au Moyen-Orient, les forces alliées enverront très peu de troupes au sol.«Quelques centaines de soldats», estime Jocelyn Coulon, directeur du bureau de Montréal du Centre Pearson pour le maintien de la paix.Les alliés n’ont aucun intérêt à tenter de prendre le contrôle du territoire afghan.Deux puissances, les britanniques et les soviétiques, ont déjà prouvé en creusant leur , > tombe dans « Les Etats- Unis ne s’intéressent absolument pas à la conquête du territoire » La guerre qui se tait les m o n -tagnes que l’Afghanistan est incontrôlable et indomptable.«Les États-Unis ne s’intéressent absolument pas à la conquête du territoire, à moins qu’il s’agisse de tenir certaines poches névralgiques suffisamment longtemps pour les rétrocéder à d’autres», dit Albert Legault, directeur du Forum sécurité et défense à l’Institut québécois des hautes études internationales.«Tout ce qu’ils veulent, c’est un nouveau gouvernement», ajoute-t-il.La campagne militaire sera courte — «de trois à quatre semaines», selon Albert Legault.Elle se doit de le rester.L’hiver afghan a ceci d’impardonnable qu’il est non seulement froid mais montagneux.«Les États-Unis prendront le contrôle des airs en 24 ou 48 heures», dit Albert Legault.Un corridor aérien bien dégagé permettra de faciliter le mouvement des troupes.L’arme secrète des alliés réside dans le U-60 Black Hawk, un hélicoptère américain armé de grenades, mitraillettes automatiques et lance-missile, capable de surgir de nulle part avec 11 personnes à son bord.Dans les premières étapes, les alliés risquent de bombarder les quelques infrastructures afghanes encore debout pour déstabiliser le régime taliban et donner un coup de pouce à l’Alliance du Nord.«Le régime taliban a des cibles stables.Face au régime taliban, on peut avoir des cibles conventionnelles qui visent essentiellement à renverser le régime», explique Jocelyn Coulon.Mais la priorité sera de trouver Oussama ben Laden.«Ce sera l’opération la plus risquée.Les autres n’ont aucune importance, caries centres d’entraînement et de combat des talibans auront probablement été détruits dans les premières 48 heures», affirme Albert Legault Selon Jocelyn Coulon.les Américains mettront de côté leur politique «zéro mort» pour cette intervention.«La doctrine s’applique pour le Burundi, le Rwanda, la Somalie.Elle ne s’applique pas quand il y a de vrais intérêts nationaux à défendre.» Le président George W.Bush a d'ailleurs averti le peuple américain que cette guerre serait longue, pénible et parsemée de sacrifices humains.Mais comme le rappelle Jocelyn Coulon, les Américains ont déjà commencé à encaisser les pertes dans cette guerre.7000 morts selon le dernier bilan.fi J PAWEL KOPCZYNSKI REUTERS Un jeune garçon jetait un regard sur une affiche de ben Laden durant un rassemblement d’appui aux talibans, hier, à Rawalpindi au Pakistan.Le nerf de la guerre Le renseignement est au centre de la lutte contre le terrorisme qui se livre présentement Le retour en sol américain du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, au terme d’une courte mais intense visite au Moyen-Orient dans le but de rallier les pays arabes à la coalition antiterroriste, sonne le début de la campagne militaire.Les troupes américaines se massent en Ouzbékistan; l’attaque est imminente.Longue, secrète, froide et globale, cette guerre s’annonce radicalement différente de celles endurées au XXe siècle.BRIAN MYLES LE DEVOIR Le romancier qui aimait les espions, Tom Clancy, vient de recevoir une avance de 45 millions $US pour pondre un bouquin inspiré du 11 septembre et de ses conséquences dramatiques.Comment pourrait-il rater la cible?Il s’écrit à l’instant même un roman d’espionnage digne des intrigues à la Clancy en Afghanistan, où 30 000 commandos Seals américains et SAS britanniques préparent le terrain en secret pour la guerre mondiale de l’information.Sécurité oblige, les autorités américaines et britanniques ont refusé de confirmer l’implication de ces troupes de choc, un silence qui renforce la certitude qu’elles y sont déjà.La mission des hommes de l’ombre consiste à accumuler, par tous les moyens imaginables, l’information sur l’organisation terroriste al-Qaïda et son parrain, Oussama ben Laden, afin de les neutraliser une fois pour toutes.«Le nerf de cette guerre-la, c'est l’information, la capacité des acteurs, que ce soit les terroristes ou les alliés, à acquérir de l’information et du renseignement, de traiter tout ça rapidement pour ensuite frapper tout aussi rapidement», estime Jocelyn Coulon, directeur du bureau de Montréal du Centre Pearson pour le maintien de la paix.Le repérage est presque terminé.Des avions de reconnaissance sans pilotes et des satellites se chargent déjà de cartographier la montagne afghane.L’attaque qui suivra sera posée, mesurée.le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a relativisé encore jeudi l’importance des frappes militaires.«Il est plus probable que des éléments d’information des services de renseignements contribuent à dé- « Il n’y a plus qu’un choix possible: la collaboration entre États» manteler ces réseaux plutôt qu'un missile ou une bombe», a-t-il dit, en comparant la situation à la guerre froide.Un effort soutenu, sur une longue période, culminant par l’implosion d’un régime.Le Canada a servi de base arrière pour préparer le complot avorté du millénaire avec Ahmed Ressam.La Grande-Bretagne, tout comme le Canada, est considérée comme l’un des pays où il est le plus facile d’amasser de l’argent pour des groupes terroristes.La France juge 24 islamistes reliés au Takfir-wal-Hijra pour trafic d’armes.Les attentats du 11 septembre sont venus de l’intérieur aux Etats-Unis.Les lendemains meurtriers et l’enquête planétaire qui en découle révèlent l’étendue territoriale de la mouvance islamique radicale, qui transcende les nations et les cultures.Les sociétés minimalement modernes, celles qui privilégient la séparation du politique et du religieux, celles qui sentent le souffle de la menace terroriste, ont offert leur coopération aux Etats-Unis.L’échange de renseignements qui en résulte est surprenant, voire inédit dans l’histoire contemporaine.«On assiste à un renforcement des États contre un phénomène de terreur transnationale qui échappe au contrôle de l’État.Il n’y a plus qu’un choix possible: la collaboration entre États pour freiner le terrorisme», remarque Albert I,e-gault, directeur du Forum sécurité et défense à l’Institut québécois des hautes études internationales de l’Université laval.Une faille Combien de terroristes?Rôle de ben laden?Suspects identifiés, recherchés, arrêtés?Au cœur de la tourmente, le directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI), Robert Mueller, a affronté la presse internationale avec l’aplomb de l’homme I ti K T I) I M A \ < HE » CT O B K E 2 0 0 1 B I COURS DE LANGUES • ANGLAIS • FRANÇAIS • ESPAGNOL • ITALIEN Tests de niveaux : YMCA TOUS LES MERCREDIS DE MIDI A 18 H Centre-ville © 849-8393 poste 709 on 719 Hochelaga-Maisonneuve ® 255-465! —-* LE DEVOIR ?- ECONOMIE LA PENSÉE SAUVAGE avec Bernard Derotne Des idées plein la tête DIMANCHE 13h chaInf- La radio de toutes les PERSPECTIVES Pas facile de vendre la Banque Nationale Lorsque Paul Martin a déposé son projet de loi C-8 sur la réforme de l’industrie des services financiers, en juin 2000, le grand patron de la Banque Nationale, André Bérard, n'a pas attendu très longtemps pour partir à la chasse aux acquéreurs potentiels intéressés à détenir jusqu'à 65 % de cette banque.Au cours de la dernière année, il a «littéralement» fait le tour du monde dans l’espoir de conclure un deal.On comprend son empressement.M.Bérard doit quitter ses fonctions de président et chef de la direction en mars 2002, et peut-être s’estime-t-il mieux armé que son successeur pour obtenir le meilleur prix.M.Bérard cherche un «partenaire stratégique» prêt à débourser entre 37 $ et 43 $ l’action, un coup fumant qui ferait bien des heureux parmi les actionnaires et qui lui permettrait également d’exer- _____________cer les 823 000 options qu’il dé- tient toujours.A ce prix, il \ pourrait alors dire «mission ac-complie» et quitter la banque - — les poches pleines: entre 15 et * ' 25 millions, de quoi assurer I ' ^ une retraite dorée.On ne peut toutefois pas dire que les acheteurs se bousculent aux portes de la rue de la Gauchetière.Un peu comme lors de la mise en vente du Ca-?* ?nadien de Montréal, il y a beaucoup de curieux, mais bien peu sont prêts à signer un chèque.Une autre banque canadienne?Oubliez ça! Dès le dépôt du projet Martin, Québec a immédiatement dévoilé sa stratégie de défense et l’a clairement indiquée, en coulisses, à Paul Martin.On chuchote d’ailleurs que les discussions ont été musclées, du genre «oeil pour œil, dent pour dent».lœ bouclier secret du gouvernement du Québec s’appelle la Caisse de dépôt.Si la menace devenait trop sérieuse,- celle-ci n’hésiterait pas une seconde à prendre une participation importante dans le capital de la banque.On dit même que la Caisse de dépôt pourrait s’infiltrer dans le capital-actions des autres banques canadiennes si Paul Martin devait ne pas comprendre le message! S'il veut vendre la banque, André Bérard sait trop bien qu’il devra tenir compte de la dimension politique.Un obstacle incontournable qui limite l’éventail des candidats.C’est pourquoi le président a surtout concentré ses efforts en Europe au cours des derniers mois.Au printemps, il a fait plusieurs voyages sur le Vieux Continent, particulièrement en France.René Lewa mli> te.s h i lœs Français et le gouvernement péquiste vivent une quasi-histoire d’amour depuis plus de deux décennies, et une banque française aurait plus de chances de trouver grâce aux yeux des nationalistes.Plusieurs noms ont d’ailleurs circulé dans les milieux financiers au cours de la dernière année.Sans surprise, ils sont tous français.On a d’abord parlé du Crédit Agricole, puis de la BNP-Paribas et d’AXA Assurances, un géant mondial déjà bien installé au Québec dans le secteur de l’assurance.Mais le nom qui revient le plus souvent est la Société Générale, l’une des plus grandes banques européennes, en mode acquisitions depuis quelques années.Au début de l’été, alors qu'il était en vacances sur les plages françaises, André Bérard est allé,rencontrer à Paris le grand patron de cette société.À son retour au Québec, il avait une stratégie bien en selle: créer une masse critique en cédant entre 25 et 30 % de la banque à la Société Générale pour ensuite faire une offre d’achat à L’Industrielle-Alliance, le plus gros assureur du Québec.Foutaise?Ça fait vingt ans que la Nationale veut mettre le grappin sur L’Industrielle, et le climat politique et économique n’a jamais été aussi propice.En effet, ce move permettrait de conserver au Québec deux des trois institutions financières les plus importantes (l’autre étant Desjardins) pendant de nombreuses années.Une perspective qui ne déplairait pas au gouvernement Landry.Petit problème, cependant: les dirigeants de L’Industrielle-Alliance n’ont toujours pas digéré le coup fumant qui a permis à la Banque Nationale de prendre le contrôle du Trust général pour presque rien il y a quelques années.La Société Générale serait aussi le choix préféré du gouvernement québécois.En mai dernier, lors de sa tournée européenne, la ministre des Finances, Pauline Marois, a fait une petite présentation du Québec aux gens de la Société Générale à Paris.Une source des milieux financiers montréalais indique que la ministre a même proposé des concessions fiscales fort alléchantes à la Société Générale pour que celle-ci déménage de New York à Montréal toutes ses activités de services administratifs (bock-office).Mais voilà que le 7 septembre dernier, M.Bérard a vendu un bloc de 18 400 actions au prix de 29 $ chacune.Il avait mis la main sur ces actions par le biais d’un exercice d'options au prix d'aubaine de 11 $ l’unité.Quelques jours plus tard, M.Bérard achetait sur le marché 9000 actions au coût moyen de 27 $, qu’il revendait deux jours plus tard au prix de 28,10$.Pourquoi le p.-d.g.a-t-il cédé ses actions à 28 et 29 $ alors qu’il cherche à vendre l’entreprise pour 43 $ l’action?Réponse: la transaction avec la Société Générale serait récemment tombée à l’eau, selon une source proche des milieux financiers.La banque française aurait reculé parce quelle serait maintenant elle-même courtisée par un groupe allemand, peu intéressé par une petite banque canadienne dont le gros du portefeuille est composé de prêts à des PME.En cédant ses actions à rabais, M.Bérard envoie maintenant un message aux acquéreurs potentiels: la banque est toujours à vendre, mais le prix est négociable! rlewandou'ski(a Icdei'oir.com Le monde de ^investissement apres le 11 SEPTEMBRE Si Thistoire se répète Le krach boursier de 1987 et la guerre du Golfe sont les points d’ancrage logique d’une analyse prospective GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Dans l’univers du placement, les tragiques événements du 11 septembre dernier viennent brouiller les repères historiques.Le facteur psychologique, durement ébranlé par ces événements et atrophié par ces vagues de mises à pied massives, rend momentanément aléatoire toute référence aux modèles du passé.Or, si l’histoire se répète.En cas de crise ou d’instabilité profonde, il est une pratique courante d'analyser le présent, et d’extrapoler pour l’avenir immédiat, à partir de repères historiques.Le krach boursier de 1987 et la guerre du Golfe de 1990-1991 deviennent, ici, des points d’ancrage logique à cette analyse prospective.A la différence toutefois qu’avec ces sombres événements du 11 septembre, il manque cette dimension de «déjà vu».«C’est la première fois qu ’un acte de guerre est commis en Amérique du Nord, en sol américain.Le facteur psychologique, l’élément de confiance, a subitement pris l’avant-scène et tout modèle de prévision voit son efficacité soudainement atténuée par cette grande inconnue», a précisé, sous le couvert de l'anonymat, un planificateur financier à l’emploi d’une firme de courtage.Certes l’histoire voudrait que la récession soit de courte durée et que les marchés boursiers soient à l’aube d’une reprise.Mais si d’autres attentats sont commis, si les représailles américaines provoquent un dérapage, si.«Une mentalité de bunker pourrait alors s’installer et un scénario de cataclysme devenir dominant, effaçant ainsi toute prévision d’une reprise au printemps 2002.» Nous en sommes là.Pour le moment, «la notion de rendement a cédé sa place à la sécurité.C'est la sécurité du capital qui prédomine, a renchéri Vincent Lacroix, p.-d.g.de Services financiers Norbourg.Les bonnes vieilles règles de base en matière de planification financière demeurent.Même si leur valeur a chuté de 40 %, on ne met pas des actions dans le portefeuille d’une personne de 60 ans, près de la retraite ou à la retraite, alors qu’on peut le faire pour une personne de 20 ans.Si ces règles de base demeurent vraies, il reste que les événements du 11 septembre vont modifier la sélection des titres, pour chaque catégorie d'âge.Une certaine protection est de mise.Le côté défensif prend de l’importance.» Pour la suite, et quant au parallèle avec les crises récentes, on écarte d’entrée de jeu toute comparaison avec le krach de 1987.Le 19 octobre de cette année-là, l’indice Dow Jones croulait de 22,6 % au cours d’une seule séance, du jamais vu depuis la Grande Dépression des années 30.A la reprise des cours sur Wall Street, aux lendemains des attentats, cet indice s’est replié de 14 % en une semaine.Le choc a été soudain en 1987, sans trop d’avertissement.Mais il était purement financier.L’économie roulait à fond de train et la Réserve fédérale américaine menait une politique monétaire restrictive.Elle venait, d’ailleurs, de hausser son taux directeur au-delà de cette barrière psychologique du 10 %.Quant à l’effet d’entraînement, environ 10 % des Québécois détenaient, alors directement des actions, contre 45 % aujourd’hui.«Les investisseurs étaient plus néophytes, et plus spéculatifs en 1987.Ils ont paniqué plus facilement.Aujourd'hui, et même si le choc boursier touche un plus grand nombre de personnes, les investisseurs sont plus avisés, mieux informés.Ils savent qu'il ne faut pas vendre après des événements comme ceux-là», a ajouté le planificateur financier.Une comparaison avec la guerre du Golfe de 1990-1991 peut devenir, ici, plus pertinente.Et encore.L'éco- Pour le moment, « la notion de rendement a cédé sa place à la sécurité.C’est la sécurité du capital qui prédomine.» nomie ralentissait, les marchés boursiers étaient encore surévalués et les taux d’intérêt étaient en baisse — quoique l’assouplissement était jugé trop timide — avant l’invasion du Koweït par l’Iraq.Ce déplacement des troupes, en août 1990, a toutefois provoqué une chute drastique de confiance et une flambée des cours pétroliers, ce qui a entraîné l’économie américaine en récession.Le déclenchement de l’offensive contre l’Iraq, en janvier 1991, a entraîné une rapide remontée de la confiance, les craintes appréhendées avant le dé but de ces hostilités ne s’étant pas vérifiées.«L’économie américaine avait, alors, connu une récession de huit mois, soit l’une des plus courtes de son histoire», a résumé François Dupuis.L’économiste principal et stratège au Mouvement Desjardins rappelle que cette récession américaine avait été précédée de trois grands chocs.Il y a eu la crise financière alimentée par la faillite des Savings and Loans, au début de 1990, la flambée des cours pétroliers à des niveaux rarement vus et la guerre.«L’économie américaine est assez solide.Il faut plusieurs chocs pour la déstabiliser», a-t-il enchaîné.Le contexte actuel est donc bien différent D’une part, et contrairement à la récession de 1990-1992, les gouvernements ne sont plus en déficit.«Aujourd’hui les gouvernements, avec leur surplus, ont repris le contrôle de leurs deux leviers», monétaire et fiscal.D’autre part les cours pétroliers s’inscrivent en forte baisse, dans la crainte d'une chute de la demande induite par la récession, et les taux d’intérêt sont à leur niveau le plus bas en 40 ans, un assouplissement monétaire dont l’effet peut être amplifié par une action directe des gouvernements et par l'allégement en cours du fardeau fiscal.«Les bases d’une reprise économique sont là.R y a présentement tellement d’argent et de liquidités injectés dans le système, tout est en place pour une reprise durant les premiers mois de 2002, avec me forte accélération à partir de l’été», a poursuivi François Dupuis.Cet économiste table sur une récession de six à huit mois et situe le début de cette contraction en juillet-août dernier.Dans la foulée, et s’il est vrai que les marchés boursiers devancent de six mois les renversements conjoncturels, le creux serait atteint en Bourse.Mais on y revient.L’incertitude demeurant très élevée présentement, tout est encore fonction de cette capacité à dissiper le risque géo-politique.«Si l’on pouvait dissiper rapidement ce risque politique.Je pense que dans trois mois, la vision sera plus claire», a-t-il enchaîné.Indice Dow Jones Indice Dow Jones Indice Dow Jones Sourc»: Étude» économiqu»».Mouvement Desjardins PHOTO REUTERS ET LE DEVOIR Comme le montrent ces graphiques, le krach de 1987 et l’invasion du Koweït en 1990 ont tous deux été suivis d’une forte baisse des marchés boursiers, puis d’une reprise solide.U impact des crises mondiales Selon une recension effectuée par des gestionnaires de fonds d’investissement, les crises de portée mondiale ont engendré, en moyenne, un recul de 16 % du S&P 500 au cours des cinq premières semaines de l’événement.Six mois plus tard, l’indice baromètre était en hausse de 17 % et, en moyenne, de 23 % un an plus tard.Ce survol retient dix événements majeurs allant de la crise asiatique (1998) à la guerre du Golfe (1990), en passant par le krach boursier en 1987, la démission de Richard Nixon (1974) et la guerre de Corée (1950).Les pertes initiales ont oscillé entre 10 et 26 %.Mais six mois plus tard, ces pertes s’étaient transformées en un gain pouvant varier entre sept et 31 %.Au cours de l’aimée suivant l’événement majeur ou son déclenchement, le gain de l’indice S&P se situait entre 16 et 42 %.Une autre étude, réalisée par le fournisseur de don- nées Markethistory.com, parvient aux mêmes conclusions.Ici, l’indice Dow Jones a servi de référence et six grands événements ont été retenus, dont l'attaque de Pearl Harbor (1941), le premier attentat contre le World Trade Center (1993) et celui d’Okla-homa City (1995).Le jour suivant l’événement, le Dow affichait une baisse moyenne de 2 %.Une semaine plus tard, le recul moyen était de 3 %.La récupération est venue ensuite.Deux semaines après le choc, le Dow n’affichait plus qu’un recul de 2 % et un mois plus tard, de 1 %.Après six mois, on parlait plutôt d’un gain moyen de 11 %, et de 18 % après un an.En poussant plus loin la lecture, deux ans après les tragédies retenues par Markethistory.com, le Dow Jones affichait une hausse de 31 %.Et des hausses de 50 % après trois ans et de 82 % après cinq ans.G.B.Ce n’est pas le moment de paniquer Les petits investisseurs réagissent mieux à Vincertitude économique que les grands gestionnaires RENÉ LEWANDOWSKI LE DEVOIR Simon Brodeur aurait toutes les raisons du monde d'être déprimé par les temps qui courent.Ce jeune homme de 35 ans, père de trois enfants, a dG eidé d'investir, en mars 2000, toutes ses économies dans un REER pour assurer ses vieux jours.Depuis, son portefeuille fond à vue d’œil: les 11 000 $ qu’il avait placés ne valent plus que 6000 $.¦ Avec les événements du 11 septembre, je suis certain que mon portefeuille a encore baissé», dit-il.Un coup dur pour ce commis emballeur qui travaille depuis vingt ans chez Provigo pour un salaire annuel d'environ 23 000 $.Pourtant, Simon Brodeur ne panique pas.Malgré la chute des marchés boursiers et la récession qui guette l’économie, il a toujours confiance en l'avenir.«Ça fait mal, mais j'investis pour le long terme, dit-il.Im pire chose à faire serait de vendre mes placements sur un coup de tête.» «C’est la meilleure façon de réagir dei'ant l'incertitude», dit Gaétan Veillette, planificateur financier chez Investors, à Brossard.Selon lui, ce n’est pas parce que les marchés sont plus volatiles qu'à l’habitude qu'il faut changer sa stratégie d’investissement Depuis les tragiques événements du 11 septembre.M.Veillette a reçu plusieurs appels de clients préoccupés par la situation.Certains se disaient inquiets de la baisse des marchés ou des perspectives de croissance assombries.Mais il leur répète toujours le même discours: ne bougez pas, gardez le cap sur le long terme et fiez-vous aux instruments en place.«Rien ne remplace une bonne diversification des actif.» Pour rassurer ses clients, Gaétan Veillette a plusieurs techniques dans sa boîte à outils.Par exemple, tut graphique historique qui retrace l'évolution des marchés boursiers depuis 1950 et qui démontre qu'ils sont toujours en hausse à long ternie.Ou encore un tableau des taux d’intérêt actuels, qui fait valoir qu’investir dans un certificat de placement garanti ne rapporte que 2 %.Et même des statistiques historiques sur l’évolution des f JACQUES CHENIER LE DEVOIR Malgré les coups durs, Simon Brodeur garde confiance en l'avenir.marches à la suite d’une guerre: dans presque tous les cas, la Bourse a pris une raclée à court tenue mais s’est retrouvée en forte hausse six mois plus tard.«Il faut leur démontrer que la vision à long terme a ses vertus.» «Moi, je suis en train de revoir mes méthodes d’investissement», dit l ouis Zilberberg, un retraité de 65 ans qui préfère investir seul sur Internet, sans l'aide d'un conseiller en placement Depuis le 11 septembre, il se dit très préoccupé et de plus en plus hésitant à investir dans les marchés boursiers.«On ne sait pas ce qui va se passer, dit-il.Va-t-on assister à une guerre planétaire?S'agira-t-il d'attaques ciblées de la part des Américains?Assisterons-nous à d'autres attaques terroristes?Tcmtes ces options pourraient avoir des conséquences différentes sur les marchés boursiers.Alors, f observe la situation, mais je ne sais plus quoi faire.» Il faut garder la tète froide, fait valoir Eric F.Gosselin, planificateur financier affilié aux Services financiers Peak.«Si votre portefeuille était bon le 10 sep- tembre, il l’est encore après les événements du 11 septembre», dit-il.M.Gosselin compte plus de 400 clients et a lui aussi reçu quelques appels de gens inquiets.Mais la plupart de ceux à qui il a pu parler étaient plutôt calmes, confiants et peu préoccupés quant à leur avenir financier.«C’est une question d’éducation, dit M.Gosselin.Les gens qui comprennent bien la notion d’investissement savent que ces événements tragiques causeront des fluctuations à court terme mais auront peu d’impact à long terme sur le plan financier.Ce sont surtout les investisseurs institutionnels qui paniquent!» En effet, en de telles circonstances, les investisseurs institutionnels, particulièrement les gestionnaires de fonds communs de placement, cèdent à la panique beaucoup plus rapidement que les petits investisseurs, selon une récente étude réalisée par les professeurs Patrick Dennis, de la Mclntire School of Commerce de l’université de la Virginie, et Deon Strickland, du Fisher College of Business de l’univer-site Ohio State: Who Panics in Volatile Markets.Individuals or Institutions?Entre le D janvier 1988etle31 décembre 1995, MM.Dennis et Strickland ont analysé le rendement des actions de firmes américaines les jours où le marché boursier était soit à la hausse, soit à la baisse par une forte marge, définie comme étant de 2 % ou plus.Pris ensemble, ces résultats suggèrent que les institutions ont tendance à adopter un comportement de troupeau et transigent selon le dynamisme du marché les jours où il y a de grands mouvements boursiers.Pire, les auteurs ont pu décomposer les investisseurs institutionnels entre fonds communs de placement et autres types d institutions; ils ont ainsi découvert que ce sont principalement les gestionnaires de fonds communs de placement qui adoptent ce type de comportement I-aut-il sen étonner?Absolument pas, dit un professeur de finance des HEC, à Montréal, qui a requis 1 anonymat «Les gestionnaires de fonds communs ont des comptes à rendre et sont constamment sous haute surveillance.dit-il.Et ils sont beaucoup plus influencés par le rendement à court terme que les petits investisseurs.» t L E DEVOIR.LES S A M E l> I ti ET I) I M A \ ( Il E 0 l T O B R E 2 O O I l> .» E (' 0 \ (I ,\l IE LE MONDE DE L’INVESTISSEMENT APRÈS LE 11 SEPTEMBRE Le temps n’est pas encore venu d’investir Plus que jamais, Stephen Jarislowsky conseille la prudence ¦¦¦¦ Rît L f, * , JACQUES i;KI-N 1ER LE DEVOIR «J’étais un dinosaure trop vieux pour comprendre la nouvelle économie.Cela fut une bénédiction! Je n’étais pas un dinosaure, seulement un investisseur prudent avec 50 ans d’expérience du marché», estime aujourd’hui Stephen Jarislowsky.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Nous avons quitté les sommets de la cupidité et nous sommes engagés dans la vallée de la peur», declare Stephen Jarislowsky, qui ne dédaigne pas la métaphore biblique, bien au contraire.C'est que même si, dans ses préoccupations professionnelles, M.Jarislowsky est à la tète d’une entreprise qui gère des fonds dont la valeur se situe entre 26 et 30 milliards de dollars canadiens, ça ne l'empêche pas souvent de contester les courants qui balaient les milieux boursiers et financiers.M.Jarislowsky ne renie pas sa réputation de gestionnaire conservateur, mais les événements récents lui fournissent l’occasion de le dire en d'autres termes.«J'étais un dinosaure trop vieux pour comprendre la nouvelle économie.Cela fut une bénédiction! Je n’étais pas un dinosaure, seulement un investisseur prudent avec 50 ans d’expérience du marché».Il faut comprendre qu’il ne changera rien aux stratégies qu’il applique au nom de quelques milliers d'épargnants, fonds de pension et corporations qui lui confient leur actif à faire fructifier.Au cours du mois de septembre, ses clients ont subi des pertes minimes, d’autres ont même enregistré des gains.Mais dans ses portefeuilles, il n’y a que très peu de titres «high tech» et de «point com».Celui de Nortel, par exemple, y est totalement absent et cela depuis toujours.Au demeurant, le titre de Nortel qui est passé de 120 $ à quelque 7,50 $ n’intéresse toujours pas M.Jarislowsky qui se pose une question: cette compagnie évite-ra-t-elle la faillite?La philosophie de Jarislowsky, dont il n’est d’ailleurs pas l’unique tenant, consiste à investir dans des entreprises qui génèrent des profits et non pas qui pourraient peut-être en faire un jour.Ê n’investit pas en vue d’obtenir une croissance forte et rapide, mais avec l’objectif que l’argent investi produira un profit raisonnable qui ne fondra pas en même temps que les rêves s’évaporeront «Nous ne suivons pas la folie de la Bourse, mais nous appliquons des règles rationnelles, en tenant compte de la qualité de la gestion qui est le facteur le plus important.Nous faisons me recherche minutieuse, nous tournons toutes les pierres et si nous pensons qu’une entreprise peut rapporter malgré un impact maximal de ses aspects né- gatifs, nous y allons et tout ce qu 'on obtiendra de plus en benefices s’ajoutera à notre visée minimale», ex-plique-t-il.De son métier, il dit simplement ceci: «C’est une pmfession, pas le casino.» Mais quand même, comment faut-il investir maintenant?fl y a vraisemblablement une recession — qui prend de la force depuis le 11 septembre.Et les menaces de guerre?Stephen Jarislowsky', qui est né en 1925 et qui se rappelle avoir marché sur les chemins de France dans la déroute de 1940, demeure imperturbable devant les événements actuels.Il est pourtant convaincu qu'on s'en va tout droit vers une récession profonde après 10 ans de croissance soutenue artificiellement depuis quelques années par la Federal Reserve et la Banque du Canada Déjà, alors que les consommateurs dépensaient encore comme des matelots ivres, les profits des entreprises diminuaient Ces profits vont forcément continuer de baisser et seules les sociétés à faible coût de financement vont produire des profits raisonnables; les autres y laisseront leur chemise.Les consommateurs qui reprennent leurs sens — c'est toujours Jarislowsky qui parle — vont diminuer leurs achats de maison, d’autos et leur voyages.la Federal Reserve a commencé à baisser ses taux d'intérêt beaucoup trop tôt.de sorte que les baisses de taux d’intérêt successives qui n’ont pas suscité l’effet escompté jusqu’à maintenant n'auront pas d’impact avant plusieurs mois.Les 75 milliards que veut injecter George Bush dans l’économie américaine ne changeront rien à l’affaire.En conséquence, un nombre croissant de retraités ne retireront pas suffisamment de revenus de leurs investissements.Pour compenser les pertes de revenus en taxes, les gouvernements seront enclins à favoriser l’inflation.Il faudra beaucoup plus qu'un trimestre et même une année pour que la situation se redresse.M.Jarislowsky entrevoit aussi une baisse du marché immobilier dans les prochaines années.Et que doivent faire ceux qui ont de l’argent à placer?Pour les obligations, le meilleur scénario serait celui d’un placement entre cinq et dix ans, à cause des faibles taux actuels et de la menace éventuelle d’inflation.Comme l’économie canadienne souffrira davantage que celle des Etats-Unis, le dollar canadien perdra encore de la valeur.Sur le marché des actions, il se pourrait que le ratio cours-bénéfice moyen qui est historiquement de 14 et qui est passé récemment à 10, tombe encore plus bas, ce qui pourrait nous ramener à une situation semblable à celle de la dépression de 1930.La solution serait alors d’investir dans l’or, dans les «titres péchés» comme le tabac, l’alcool et la bière, les biens de consommation non durables comme l’alimentation, les chaînes pharmaceutiques, la santé, les services publics.I,es banques, le secteur financier et le pétrole pourraient offrir une pro tection mitigée contre la récession, mais seulement si ces entreprises sont bien gérées et peu endettées.Après dix ans de croissance, croit Jarislowsky, les investisseurs seraient bien avisés de garder de l’argent comptant tant que l'inflation ne dépassera pas 3 %.Il ne faudra pas se commettre trop tôt et se ra|>- peler que les meilleures occasions se présenteront tard dans le cycle de décroissance.Il faudra «prendre une décision dans le noir», sans avoir peur, en temps opportun, et ne pas réagir au son des sirènes, en l'occurrence les courtiers, qui disent déjà que c’est le temps d’acheter.M.Jarislowsky répète sans cesse que les courtiei s n’ont qu'une idée en tête, faire des profits sur vos transactions.Certains trouvent que le scénario dépressif de ce gestionnaire chevronné est trop pessimiste, que la récession sera moins forte et que la reprise viendra plus vite qu’il ne le dit.Peut-être faut-il voir dans son pessimisme une manifestation de sa prudence légendaire.Jarislowsky’ est convaincu qu’on s’en va tout droit vers une récession profonde après 10 ans de croissance soutenue artificiellement Vous voulez épargner graduellement et sans effort ?Le Plan Epargne Périodique Placements Québec est un moyen simple d’épargner assidûment pour réaliser tous vos projets.Avec des prélèvements automatiques, au montant (minimum de 10 S) et à la fréquence (hebdomadaire, toutes les deux semaines ou mensuelle) de votre choix, le PEP vous permet d’épargner à votre rythme et sans effort.En tout temps, vous pouvez modifier le montant et la fréquence des prélèvements.Votre capital investi est aussi garanti sans limites par le gouvernement du Québec.Pour une réponse judicieuse toute l’année, contactez l'un de nos agents d’investissement du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h.1 800 463-5229 Pour la région de Québec, compose/ le 521 5229 PLAN ÉPARGNE PÉRIODIQUE PLACEMENTS QUÉBEC www.placomentsqc gotiv qc.ca Placements Québec El El El El NOTRE INTÉRÊT A TOUS Les meilleures pratiques d'affaires Préparez-vous à la performance L'entreprise de demain sera stratégique, innovatrice, flexible et branchée.Le virage est déjà amorcé.Les entreprises québécoises sont dans la course pour gagner.» Bertrand Saurier Président, M2S Électronique, Telegeotrak Technologies et Liber-T Medtech Pour tout connaître du programme de formation sur les meilleures pratiques d'affaires destiné aux dirigeants d'entreprises et travailleurs stratégiques, communiquez avec votre direction régionale du ministère de l'Industrie et du Commerce.Vous avez tout à gagner à demeurer compétitif.www.mic.gouv.qc.ca Industrie et Commerce Québec EJ El El El Avec la participation de • Emploi-Québec * I I.E IJ E V O I K .L E S S A M E U I fi ET Ü I M A X C H E 7 OCTOBRE 2 O O I LE DEVOIR.LES SAMEDI ti ET D I M A X C II E O C TORRE 2 O O I B (j B 7 LE DEVOIR Bâtir son portefeuille .Claude Chiasson au jour le jour sur Internet avec.ECONOM E Pour s'inscrire: www globetrotter net propiacement^B|»a^^ E C 0 \ 0 M IE ue pensez-vous de ce genre d'abri fiscal?Un placement de 100 000 $ en achetant une assurance-vie à l’industrielle Alliance deviendrait selon un_____________ conseiller financier 950 000 $ environ pour les bénéficiaires au décès de la personne dont on assure la vie.A sa retraite, l’investisseur peut emprunter des montants en donnant en garantie ce montant placé dans l’assurance.Pas d’impôt à payer sur les intérêts du « 100 000 $ puisque le montant a servi à acheter une assurance-vie.Il y aura remboursement du capital et des intérêts sur l’emprunt au décès de l’assuré par les bénéficiaires de l'assurance.Il y aura des frais pour payer les primes de l’assurance.Est-ce que ça en vaut le coût?J’espère que vous comprendrez ma vulgarisation de la situation, je ne connais presque rien dans le domaine du placement.Merci.I.M.Comme l’indique le flou de vos propos, vous êtes bien loin de comprendre de quel type de placement il s’agit.Je ne dis pas cela pour vous ridiculiser mais pour bien illustrer le cas de milliers d’épargnants et de petits investisseurs qui, comme vous, se Le monde DE L’INVESTISSEMENT après LE 11 SEPTEMBRE Investissez uniquement dans ce que vous comprenez Claude Ch i a s s o n font offrir des placements complexes sans véritablement bien les comprendre.Et, à tous ces épargnants, je leur dis de s’abstenir de tels placements.N’investissez que dans ce que vous comprenez, un point c’est tout.Dans votre cas, ce à quoi vous vous référez est une police d’assu-rance-vie universelle.C’est-à-dire une assurance vie couplée à un compte d’investissement dont les revenus de placement se com-« posent affranchis d’impôt tout comme un REER (sans cependant accorder une déduction pour les cotisations annuelles faites au régime).Un produit très complexe qui, si vous ne comprenez pas, vous rend totalement à la merci du vendeur qui pourra bourrer votre portefeuille de tous les produits (dont les fonds mutuels) vendus par son institution financière et ce, souvent à grands frais de commission (y compris les primes pour l’assurance-vie).L’assurance-vie universelle comporte certains attraits surtout dans le cas de personnes aisées dont le premier souci n’est plus d’accumuler un avoir suffisant à leur retraite (ils ont généralement déjà atteint ce but) mais plutôt de maximiser les sommes que recevront après impôts leurs héritiers.Le profil d’un bon courtier en valeurs mobilières Monsieur Chiasson, Vous parliez dans l’une de vos récentes chroniques de la nécessité de choisir un courtier en valeurs mobilières compétent.Pourriez-vous nous donner des indices sur la manière d’en choisir un?Quelles questions devrions-nous lui poser?Que pouvons-nous attendre de lui?Pouvons-nous, par exemple, légitimement lui demander de calculer pour nous le rendement annuel réel de chacun de nos placements afin de faire des choix éclairés?Merci de vos conseils.Lü.Première qualité à retrouver chez un courtier: son haut degré de prudence.Donc, il faut vous dénicher un courtier connaissant bien l'univers des grandes entreprises canadiennes dignes de meubler le cœur de votre portefeuille d’actions.Et, il doit évidemment avoir le souci de bien vouloir les accumuler graduellement, sans chercher à multiplier inutilement les transactions.Il doit également bien connaître le marché obligataire et être ainsi en mesure de vous proposer des obligations négociables de grande qualité à prix concurrentiel qui méritent aussi une place importante dans votre portefeuille dont le REER.Un bon courtier doit également être en mesure de vous fournir les documents de recherche que vous désirez consulter sur une entreprise ou placement spécifiques.Il doit aussi être disponible.Et, enfin, outre le fait qu’il doit faire preuve d’une très grande intégrité, il doit être là essentiellement pour vous fournir toutes les informations utiles à la prise de décision, la décision finale vous revenant.Ce dernier point est important.Trop de gens s’en remettent aveuglément à leur courtier qui, étant avant tout un vendeur de produits, se trouve en perpétuel conflit d’intérêt face au client.Hypothèque: toujours se réserver l’option de fixer son taux pour le long terme Bonjour, je dois renouveler mon prêt hypothécaire en octobre.La caisse me donne deux choix.Le premier est de renouveler à 7,15 % pendant cinq ans.Le deuxième est de m'engager pour cinq ans avec l’option de renouveler à chaque année au taux d’un an prévalant à ce moment moins 0,30 %.Exemple: présentement le taux d’un an est de 5,45 %, moins 0,30 %, cela donne un taux exigé de 5,15 % pour les douze prochains mois.C’est sûr que, dans deux ans, il ne sera pas à 5,45 %; donc j’aimerais avoir l’opinion de quelqu’un d’autre.D.S.Il s’agit ici d’une forme d’hypothèque à taux variable.Et, comme le taux est basé sur celui du taux exigé pour le terme d’un an moins 0,30 %, Iq formule peut être attrayante.A une condition toutefois: que vous puissiez à votre guise opter pour un terme à taux fixe plus long advenant une éventuelle remontée soutenue des taux ce que je n’anticipe pas pour les prochains trimestres, ni la prochaine année.Pourquoi cette option?Pour éviter de défoncer votre capacité à payer advenant une telle remontée des taux d’intérêt.Cela dit, le fait de vous engager pour cinq ans comporte un grand désavantage: celui de ne pas pouvoir magasiner auprès des autres institutions financières pendant toute cette période.Car, la compétition parmi les institutions financières est intense.Surtout depuis l’arrivée des banques virtuelles.Par exemple, ING Direct offre présentement des hypothèques d’un an et de cinq ans à des taux fixes respectifs de 4,65 % et 5,99 %.Dans ce dernier cas, c’est 1,16 % de moins que celui offert par votre caisse pour le terme de cinq ans.La semaine dernière, un lecteur s’est vu offrir une hypothèque de sept ans à 6,20 % ce qui est sensiblement inférieur au taux proposé par votre caisse.Autrement dit, magasiner bien avant de vous engager pour un terme de cinq ans.Si votre situation financière vous permet d’absorber sans inquiétude des variations de taux assez fortes, la meilleure option dans le contexte actuel est probablement l’hypothèque à taux fixe de six mois ou un an, dans la me sure bien entendu que vous puissiez y dénicher un taux de 1,5 % inférieur à celui offert pour le terme de cinq ans.Les lecteurs qui veulent poser des questions à notre chroniqueur peuvent lui écrire à l’adresse suivante: claude.ch iasson @globetrotter.net.On peut aussi retrouver la chronique de M.Chiasson sur le site www.globetrotter.net.Le travail du courtier RENE LEWANDOWSKI LE DEVOIR La semaine dernière, lorsque Air Canada et Bombardier ont annoncé des licenciements massifs, une femme de 37 ans a appelé son conseiller en placement «Elle était en état de panique et disait que l’économie allait tellement mal qu’il valait mieux tout liquider^, raconte le planificateur financier Eric E Gosselin.Heureusement, après avoir écouté son conseiller financier, elle a conclu qu’il valait mieux laisser passer la tempête.Cas unique?Depuis le 11 septembre, M.Gosselin a joint personnellement par téléphone ou par courriel, l’ensemble de ses 400 clients.«Je voulais les rassurer et leur dire qu'on était disponibles pour parler à ceux qui en avaient besoin.» «C’est à des moments comme ça que les gens ont besoin d’aide», dit Gaétan Veillette, du Groupe Investors.Selon lui, tous les investisseurs devraient contacter leur conseiller financier lorsqu’ils se sentent préoccupés par une situation qui pourrait affecter leur portefeuille.«C’est le rôle du conseiller de remettre les pendules à l’heure, dit-il, et de les rassurer sur leur plan d’investissement.» M.Veillette souligne d’ailleurs quelques pièges à éviter lorsqu’on fait face à des marchés baissiers: ¦ éviter de se retirer du marché lorsque les cours sont à la baisse; ¦ ne pas bifurquer vers des instruments de dépôt; ¦ ne pas partir à la chasse au rendement en optant pour des véhicules financiers super-spéculatifs en espérant faire un gain rapide; ¦ éviter de prendre conseil auprès de néophytes des marchés.Aux Etats-Unis Réductions d’impôts de 60 milliards AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le président américain George W.Bush a demandé hier au Congrès d’adopter rapidement des mesures de réduction d’impôts d’un montant d’environ 60 milliards de dollars pour relancer l’économie au bord de la récession après les attentats.«Le Congrès doit adopter le plus vite possible» des mesures de relance constituées de réductions d’impôts d’au moins 60 milliards de dollars, a déclaré le président américain à la Maison-Blanche.Ces baisses d’impôts doivent bénéficier aux entreprises et aux Américains ayant «des revenus faibles et modérés», a-t-il précisé.Ces mesures permettront de relancer les investissements des entreprises et de stimuler la consommation.M.Bush s’est en revanche opposé à de nouvelles dépenses budgétaires dans le cadre du programme de relance négocié entre la Maison-Blanche et le Congrès.«Afin de stimuler l’économie, le Congrès n’a pas besoin de dépenser davantage, mais doit seulement baisser les impôts», a-t-il souligné.M.Bush a expliqué que le montant des réductions d’impôts qu’il propose correspond à l'enveloppe des mesures financières déjà adoptées par le Congrès.Le Congrès a déjà voté une aide d’urgence de 40 milliards de dollars notamment pour la reconstruction de New York et une assistance financière de 15 milliards aux compagnies aériennes.M.Bush avait aussi annoncé jeudi une assistance de trois milliards de dollars aux Américains ayant perdu leur emploi à la suite des attentats terroristes du 11 septembre.Avec les dernières propositions de M.Bush, le montant des mesures de relance et les aides déjà votées monteraient à quelque 120 milliards de dollars, soit environ 1 % du PIB américain.Réunion des ministres des Finances du G 7 Paul Martin ne prévoit pas d’intervention pour adoucir la récession GERARD BÉRlBÉ Pays du G 7 pour montrer leur cohe- gère et que la reprise devrait in- du PIB.Outre rAUemagne, la En GERARD BERlBE LE DEVOIR Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, a fait la sourde oreille aux appels lancés par le gouvernement américain et le Fonds monétaire international exhortant les pays industrialisés à adopter une action coordonnée visant à contrecarrer la récession qui s’installe.Il a soutenu que les mesures de relance présentement discutées à Washington ont déjà cours au Canada.Tout au plus veut-il s’assurer que le Canada passe la tempête sans répéter les erreurs commises en 1990.«Ce que les Américains sont en train de faire, c'est ce que le Canada a déjà fait», a précisé Paul Martin, au cours d’un appel conférence tenu avant son départ pour la réunion, samedi, des ministres des Finances du G7, tout en reprenant les propos du président de la Réserve fédérale américaine, portant sur une mise en garde contre une action précipitée.Cette référence ne se veut toutefois pas une critique logée à l’endroit des mesures de relance que veut retenir Washington, a-t-il repris, en soulignant qu’il était important, pour chaque gouvernement, de faire ce qu’il peut pour son économie.M.Martin est revenu aux programmes d’allégements fiscaux et de dépenses du gouvernement fédéral, retenus avant les attentats du 11 septembre.Ces stimulants vont «directement dans le système» et représentent l’équivalent de 2 % du PIB, alors que les mesures proposées par Washington s’élèvent à quelque 1 % du PIB.M.Martin a également soutenu que le programme canadien d’assurance-emploi «est plus généreux que les aides offertes par Washington aux employés touchés» par les mises à pied annoncées après les attentats.Enfin, il a précisé que «les bénéfices des baisses d’impôts sont déjà visibles», citant les statistiques sur l’emploi de septembre.Et il a souligné Tas-souplissement monétaire pratiquée par les banques centrales, REUTERS Le ministre Paul Martin dont cette action concertée et coordonnée de baisse des taux directeurs le 17 septembre dernier, une heure avant la reprise des transactions à Wall Street Rejetant l’idée d'une intervention directe additionnelle visant à adoucir les effets de la récession, Paul Martin a dit qu’il fàllait, dans les circonstances, s'assurer que l’économie canadienne passe la tempête.Pour ce faire, il ne faut pas «répéter les erreurs de 1990, alors que la politique monétaire et la politique fiscale allaient à l'encontre l’une de l’autre».Invité à pronostiquer sur le moment où la reprise économique devrait se manifester, il a fait référence au scénario retenu par les économistes, qui situe ce redressement vers le milieu de 2002.«Pour ma part, je ne fais pas de prévision», a-t-il ajouté.Apparente unanimité Les ministres des Finances et les banquiers centraux des sept principales puissances industrialisées vont tout de même s’efforcer, aujourd’hui à Washington, d'afficher une unité sans faille pour conjurer une récession mondiale et traquer l’argent des réseaux terroristes.Cette réunion constitue sans aucun doute «un effort des pays du G7 {tour montrer leur cohesion et leur détermination à prendre les mesures nécessaires face à un severe ralentissement généralisé de l'activité économique ainsi qu à combattre les financements de la terreur», a expliqué un ancien haut responsable monétaire international sous couvert d’anonymat Selon lui.le G7 cherchera surtout à se montrer rassurant quant aux perspectives économiques de manière à restaurer la confiance du public et des investisseurs, ébranlés par la gravité des attaques terrqristes du 11 septembre aux Etats-Unis.Le communiqué du G7 devrait ainsi probablement insister sur le fait que les autorités monétaires du groupe restent vigilantes et prêtes à agir de nouveau de façon substantielle pour empêcher un nouvel affaiblissement économique mondial, a prédit cet ancien responsable monétaire.«Il n’existe pas de réelle volonté de coordination des efforts en matière macro-économique puisque les pays du G7 connaissent des cycles économiques décalés» et des contraintes différentes, explique Cari Weinberg, le principal économiste de High Frequency Economies.Ces divergences ont déjà fait surface jeudi quand le secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, a insjsté pour que les partenaires des Etats-Unis dans le G7 fassent aussi leur possible afin de relancer la croissance mondiale.«Tout le monde doit faire un effort» pour faire redémarrer l’activité dans le monde, a-t-il ainsi déclaré.Le Fonds monétaire international a également joint sa voue à celle des Etats-Unis.Le ralentissement économique mondial sera «plus fort que prévu» et le FMI préconise «une action coordonnée» pour relancer la croissance, a déclaré hier Horst Koehler, son directeur général.Il a toutefois estimé, dans un communiqué diffusé à l’issue d’une réunion informelle du Conseil d’administration du FMI, que la faiblesse de l’économie mondiale devrait être passa- gère et que la reprise devrait intervenir debut 2002.Horst Koehler a indiqué que le Fonds était prêt à apporter si nécessaire un soutien supplémentaire aux pays émergents qui suivent des bonnes politiques macro-économiques et que de nouveDes actions d'assouplissement de la politique monétaire étaient envisageables dans les pays industrialisés.Mais les Européens ne vont probablement pas céder aux pressions américaines.Pour le chancelier aile mand.Gerhard Schroeder, «il n 'est pas question de remettre en cause les objectifs du Pacte de stabilité» pour des mesures de soutien à l’économie.Ce pacte limite l’endettement public des pays de la zone euro à 3 % du PIB.Outre l'Allemagne, la France et ITtalie sont membres du G7 as freintes à cet engagement.Selon Marc Chandler, responsable du marché des devises de HSBC, «le G7s'engagera seulement sur des mesures individuelles nécessaires pour doper leur croissance respective» mais pas rie façon coordonnée.4rec / ’Agence Enince-Presse Le chapeau et la ¦"Hey casquette d'hiver Tilley TrtWs au TÉflon’ pou> que mfcn* rwrer n’y («Me jms.Vtous aurez tôt tait «fen convenu, le dtapeau et la casquettf dWwriaey sont des merveWes de confort H dtngéntoslHV k#afc pour tous ceuit et celles qui veulent profiter pleinement de l'hiver.CoquWe extérieure 100 H laine traitée au Teflon pour résister à la pMe, à la neige et aux taches.OouNure douce et chaude vous apprécierez ainsi les oreillettes et le rabat pour le Iront escamotables en doux coton suède pour affronter les pires Intempéne*.Garantis à vie el assurés contre la perte par ’VtoyBridunbl»; Offerts dans toutes les tailes Venez voir notre collection de chandails faits en Écosse et nos chemises Viyella.1184 PLACE PHILLIPS, MONTRÉAL, QUÉ.H3B 3C8 TÉL: 878-1931 AVIS DE NOMINATION Madame Louise Dandurand Monsieur David Cliche, Ministre delègue e la Recherche, à la Science et A la Technologie, est heureux d'annoncer la nomination de madame Louise Dandurand au poste de présidente-directrice générale du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture Le nouveau Fonds créé en vertu de la loi 33, adoptée le 21 juin dernier, intègre une part importante des activités qu'exerçait le Conseil québécois de la recherche sociale ICQRSI et des responsabilités qui étaient jusqu'alors dévolues au fonds pout la lorma lion de chercheurs et l aide à la recherche (FCARj, soit les domaines de la recherche reliés aux sciences sociales et humaines, aux sciences de l'éducation et de la gestion, ainsi qu'aux arts et aux lettres Madame Dandurand était auparavant vice-rectrlce A la recherche, à la création et à la planification A I UQÀM Elle a également été secrétaire générale du Conseil de la recherche en sci ences humaines du Canada et du Conseil des Arts du Canada.Elle détient une maîtrise en histoire des sciences de l'Université de Montréal et un doctoral en science politique de l'Université de Toronto Québec"" Fonde québécois de la recherche sur la société et la culture GENOMES NOUS Rechercher, découvrir, produire.En investissant dans les entreprises de biotechnologie, nous engageons des capitaux, générons leur croissance et multiplions leurs possibilités.Ensemble, nous créons de nouvelles richesses.Et l’idée nous emballe FkJ FONDS de solidarité FTQ La force du travail 1 8ÜÜ 36T5017 www.fondsftq.com (M T 0 H K K 2 0 0 I B 8 L K I) K V 0 I K .L E S S A M E I) J « ET 1) I M A X < Il E 7 -—-?LE DEVOIR ?- ECONOMIE ANALYSE TECHNIQUE Attention à une rechute Michel Carignan La semaine dernière, nous avons vu le marché confirmer un creux.Je terminais en disant que nous devrions attendre une poursuite pour confirmer une reprise valable.Certes, il y a eu une certaine vague d’acheteurs et les plus audacieux ont probablement bien fait de prendre position vendre-di ou lundi dernier.Toutefois, vous constaterez que cette remontée ne représente qu’un repli à la hausse dans une tendance baissière assez lourde sur les indices de New York et de Toronto.Ceux qui ont pris position devraient garder un œil sur leurs valeurs et penser à prendre des profits à court terme dans les prochains jours et de ne pas rester trop engagés dans le cas d’une éventuelle rechute.Pour le moment, la plupart des indices de secteurs en hausse se sont stabilisés.Comme en font foi les graphiques des services financiers et celui de la consommation qui sont d’ailleurs très représentatifs de la plupart des secteurs.Remarquez que la hausse s’est effectuée en fonne de V, ce qui représente habituellement un mouvement émotif.Méfiez-vous d’une rechute après la pause que nous allons avoir dans les prochains jours.La reprise actuelle aura peut-être été juste un cycle à la hausse dans la forte tendance baissière.Pour les secteurs qui n’ont pas suivi la hausse comme les minières, les forestières et les industrielles, c’est encore le calme plat.Pas de problème si le support tient Un mouvement au-dessus ou en dessous de cette formation horizontale sera la réponse, les aurifères sont présentement sur le seuil de leur deuxième cycle haussier.Surveillez le support Si les autres secteurs repartent à la hausse, les aurifères vont chuter.Si les autres secteurs décrochent, les aurifères effectueront un autre cycle à la hausse.NEW-YORK INDUSTRIELS (X-I)JI NYSE) ISO Jours 10000.00 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours SERVICES E1NANCIERS TOR.(X-ES TSE) 150 Jours 10500 00 10000.00 Aoû j Sepjd 5 Oct 10416 88 PRODUITS CONSOMMATION (X-CPTSE) 150 Jours ^ 1, K*' lW \vl y m 1 \f 17000.00 ce 16000.00 Support 15000.00 5 Oct 15927.79 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150Jr?\ y % \ N Resist 5000.00 4000.00 ince 5 Oct 2966.44 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 150 J ou rs Résistance^—j—— \\ / M 5500.00 -5000.00 sort - 4500.00 Al / yz Vif, i/î/VfiZ 3uf i ^ V vZ 1 v / Mar[ Avr Mai Jun Jui Aoû Sep O 5 Oct 531759 Les taux d’intérêt Voici les taux d'intérêt en ngueut le 4 octodre 2001 dans les principales institutions financières au Canada.Ces taux sont tournis par les institutions linancières.Banques Dépôt à terme Prit tiypottiéciire 30-59 jrs 1 an 3 ans Sans émois tan 3aas Sans HSSC Canada 1,75 2.00 3.25 3.85 5,70 5.35 6.40 7,05 Natinnale 1.75 2,00 3,25 3.85 5.70 5.35 6.40 7,05 laurentienne 1.75 2,00 3.25 3.85 5,70 5,35 6.40 7,05 Royale 1.70 1.95 3.25 3.85 5,70 5.35 6,40 7,05 Scotia 1.35 2,00 3.25 3.85 5,70 5.35 6,40 7.05 TD 2.00 2.20 3,25 3.85 5.70 5.35 6.40 7,05 * '«n suggéré» ia federation les caisses DesanJt'is du Ûuetec Fiducies Dépôt à terme Prit hypothécaire 30-59 jrs t an 3 ans Sans émois 1 an Sans Sins B.Montrée! 200 2.00 3,25 3.85 5.70 5.35 6,40 7,05 CIBC 175 1.95 3.00 3,85 5.70 5.35 6,40 7,05 LOSDesjardins • 1,75 2.00 3,25 3.85 5.70 5.35 6.70 7.15 Desjardins 1.75 2.00 3,25 3.85 5,70 5.35 6.70 7.15 Gr.Investors — 2.00 3,25 3.85 5.70 5.35 6.40 7,05 London Lite — 2,15 3.65 4,20 5.70 5.35 6.40 7.05 Trust Générel 1.75 2,00 3.25 3.85 5,80 5,45 6.70 7,15 En septembre au Canada EN BREF Progression de l’emploi, mais pas de recul du chômage Au Québec, le taux de chômage demeure également inchangé à 8,4 % PRESSE CANADIENNE emploi a légèrement progressé en 1 septembre au pays mais le taux de chômage est resté stable à 7,2 %, a rapporté hier Statistique Canada.Au Québec, après une période de six mois où il y a eu peu de changements, le nombre d’emplois a augmenté de 24 000 en septembre.La vicç-premipre ministre et ministre d’Etat à l’Economie et aux Finances, Pauline Marois, s’est dite «encouragée, dans le contexte d’incertitude actuel, par l'évolution du marché du travail au Québec le mois dernier».Les résultats de septembre portent à 45 500 le nombre d’emplois créés au Québec depuis le début de l’année, ce qui est «presque le double de l’augmentation au Canada au cours de la même période», a souligné la ministre.En rendant publiques ses données les plus récentes.Statistique Canada souligne cependant que la plus grande partie de l’impapt des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis n’est pas reflétée dans les estimations de l’emploi et du chômage de septembre.Le taux de chômage est demeuré inchangé, à 8,4 %, en septembre au Québec, malgré l’augmentation marquée de l’emploi.Ce résultat s’explique par une hausse du taux de participation au marché du travail, soit de 65,3 % en août à 63,7 % en septembre, fa hausse la plus importante a été enregistrée dans les secteurs de la finance, des assurances, de l’immobilier et de la location (13 000) ainsi que dans celui des soins de santé et de l’assistance sociale (7000).En Ontario, l’emploi a accusé un léger recul (9000).Les baisses se retrou- vent surtout dans les secteurs de l’information, de la culture et des loisirs, des transports et de l’entreposage ainsi que de l’hébergement et des services de restauration.En septembre, l’emploi à temps plein a grimpé de 52 000 au pays, une hausse qui s’ajoute à la forte augmentation constatée en août.Les progrès constatés en août et en septembre font suite à près d’une année où il y a eu peu de changements dans l’emploi à plein temps.Par contre, l’emploi à temps partiel a baissé de 32 000 en septembre, pour la quatrième fois d’affilée.Depuis mai, les pertes d’emplois à temps partiel se chiffrent à 98 000.Le nombre de travailleurs indépendants est pour sa part resté stable au cours de la même période.De janvier en septembre, il a reculé de 55 000, soit 2,3 %.Cinar négocie avec un acheteur potentiel (PC) — Les dirigeants de la maison de production montréalaise Cinar sont actuellement en pouxpar-lers avec un acheteur européen potentiel qui n’a pas été identifié, écrivait hier le National Post.Selon le quotidien torontois, il s’agirait d’une entreprise de divertissement établie au Royaume-Uni et cotée en Bourse.La société s’est vu accorder un délai de 90 jours pour faire preuve d’une diligence raisonnable à l’égard de l’actif de Cinar, après que deux autres parties eurent retiré leur offre.Ce delai a cependant pris fin vendredi dernier sans qu’une entente ait été conclue, et le conseil d’administration de Cinar subit des pressions croissantes pour éviter que l’entreprise ne tombe aux mains du prédateur boursier américain Robert Chapman.La FTQ à la rescousse des employés de Claude Néon La rentabilité de la SQ stagne GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Les résultats du deuxième trimestre, devant être dévoilés dans environ deux semaines, devraient faire ressortir une continuité du mouvement de stagnation de la rentabilité de la Société des alcools du Québec (SAQ).Pour l’ensemble du premier semestre, le bénéfice net n’aura donc augmenté que de quelque 400 000 $, malgré une progression des ventes brutes d’environ 126 millions au cours de ce laps de temps.Cette stationnarité de la rentabilité n’est pas étrangère à l’augmentation des prix décrétée le 17 septembre dernier.Selon les informations obtenues de bonne source, la SAQ devrait annoncer, pour son deuxième trimestre clos en septembre dernier, une croissance zéro de son bénéfice net, malgré une augmentation d’environ 70 millions de ses revenus.Au premier trimestre, le bénéfice net n’avait progressé que de 397 000 $, à 93,9 millions, sur des revenus bruts en hausse de 56,2 millions, à 450,5 millions.Misant sur l’augmentation du chiffre d’affaires, avec une cible de plus de 2,1 milliards au terme de l’exercice 2001-2002, le président de la SAQ, Gaétan Frigon, avait expliqué la progression moins rapide du bénéfice net de la société d’Etat au premier trimestre par les inves- tissements consentis visant notamment le développement accéléré du réseau des succursales, l’accentuation des programmes promotionnels et l’amélioration des infrastructures physiques et technologiques.La SAQ précisait également poursuivre l’intégration de ses systèmes d’information, avec l’injection de 7,5 millions dans le projet VSOP ay premier trimestre.La Société d’Etat a ainsi plus de 80 systèmes d’information à intégrer dans le cadre de VSOF L’exercice prévoyait, au départ, une enveloppe de 15 millions, haussée à 32 millions en première évaluation puis à 50 millions en deuxième.Il est aujourd’hui estimé que l’enveloppe finale pourrait atteindre les 100 millions, croit-on dans le camp syndical.Cette rentabilité stationnaire viendra amplifier le recul de la marge bénéficiaire nette, de 27 à 24 %, observé entre les exercices 1997 et 2000-2001.Elle ne serait pas étrangère à l’augmentation des prix annoncée le 17 septembre dernier.Depuis cette date, le prix du vin en vrac a augmenté de 15,6 %.Chez les vins les plus chers, l’augmentation peut atteindre 11 % alors que la majoration se chiffre à 2 % dans le cas des spiritueux.Des réductions sont appliquées sur les champagnes et les portos.Une source dans l’industrie a estimé que ces modifications pourraient ajouter jusqu’à 25 millions aux ventes brutes de la SAQ., d123-lii,?s-:s! 1 & i'M 'flr *r/ y UHÊÊÊFt 11 s ii i 1 ¦ r Que diriez-vous de gérer un portefeuille de $ 250 000 ?(en argent virtuel, bien sûr!) www.decisionplus.com Construisez et testez vos propres stratégies * ' d'investissement.Utilisez les outils financiers efficaces Si et performants de DECISION-PL US pour évaluer vos décisions.Transigez tous les titres inscrits sur les t Aux Etats-Unis L’emploi s’était détérioré avant les attentats CAREN BOHAN REUTERS Washington — L’économie américaine a perdu près de 200 000 emplois en septembre selon les données officielles publiées hier, qui montrent que le marché du travail s’était détérioré même avant que les effets des attentats du 11 septembre ne se fassent pleinement sentir.Le département du Travail a annoncé que 199 000 postes non agricoles ont été supprimés le mois dernier, soit la perte d’emplois la plus élevée depuis les 259 000 emplois supprimés en février 1991 lors de la dernière récession aux États-Unis.C’est la quatrième fois en six mois que l’économie américaine supprime des emplois.Et c’est une nouvelle fois le secteur des industries de transformation qui a été particulièrement affecté.Le taux de chômage, cependant, est resté stable, à 4,9%.Bien que la statistique tienne compte en partie des attentats, il est improbable qu’ils aient exercé des effets substantiels en raison de la méthodologie, a indiqué le département du Travail.De nombreuses personnes qui ont perdu leur emploi après les attaques aériennes sur le World Trade Center et le Pentagone auront été comptées comme actives si elles ont travaillé au moins une journée durant la semaine de référence du 12 septembre, qui a servi à l’élaboration de la statistique.Les effets des attentats devraient donc davantage se refléter dans les chiffres du mois d’octobre, comme l’a souligné le département du Travail.Les pertes d’emplois avaient totalisé 84 000 en août, une révision en baisse par rapport aux 113 000 suppressions annoncées dans un premier temps.«Cela montre certainement que l’économie était faible au cours de la période qui a précédé les attentats du 11 septembre [.].A l’évidence, les chiffres d’octobre seront très, très mauvais, avec une hausse du taux de chômage à 5,5 ou 5,6 %», a affirmé Delos Smith, du Conference Board.Les demandes hebdomadaires d’allocations de chômage ont en effet très fortement augmenté aux États-Unis lors de la semaine close le 29 septembre, pour atteindre 528 000 contre 457 000 la semaine précédente, selon les chiffres annoncés jeudi par le département du Travail.Il s'agit du nombre d’inscriptions au chômage le plus élevé depuis celui de 539 000 de la semaine au 25 juillet 1992.Par ailleurs, l’agence de placement Challenger, Gray & Christmas a annoncé jeudi que le nombre de licenciements annoncés par les entreprises américaines avait atteint son plus haut niveau de l’année en septembre.Il s’est élevé à 248 332, en augmentation de 77 % par rapport à août et en progression de plus de quatre fois sur la même époque deïannée dernière.Dans une proportion de 81 %, ces annonces de suppressions d’emplois sont survenues après les attentats.(PC) — L’usine de fabrication d’enseignes Claude Néon de Dor-val a fermé ses portes devant l’impossibilité de s’entendre avec le syndicat, confiant ainsi son travail à la sous-traitance, ce qui est dénoncé par la FTQ.Selon le syndicat, l’employeur voulait retirer les clauses de sous-traitance et d’ancienneté dans la convention.Après un lock-out, l’entreprise a fermé ses portes en juillet mettant à pied les 65 employés.L’entreprise continuerait à faire la vente d’enseignes et le service aurait été confié à des sous-traitants.La FTQ a décidé de porter plainte en vertu de l’article 45 du Code du travail chez des sous-traitants et on attend des dates d’audition devant le ministère du Travail.Le salaire moyen d’un employé chez Claude Néon était de 15 $.La Sabena en difficulté (AP) — La Sabena a été placée hier sous administration judiciaire, une procédure qui donne au gouvernement belge deux mois pour tenter de sauver la compagnie aérienne de la faillite, dans la foulée de l’effondrement du groupe Swissair.La Sabena, qui envisageait déjà 2000 suppressions d’emplois, a prévenu que des «mesures à grande échelle» étaient à attendre dans le cadre de la réorganisation de la compagnie.La compagnie aérienne belge a été obligée de demander mercredi la protection de la justice pour échapper à ses créanciers, après la défection de Swissair.La compagnie aérienne suisse, elle aussi en pleine déconfiture, qui détient toujours 49,5 % de la Sabena, avait renié sa promesse de verser les 132 millions d’euros (190 millions de dollars canadiens) promis à la Sabena au titre de sa recapitalisation.Nouvelle baisse des taux (Le Devoir) — La CIBC remet cela.Reprenant là où elle avait laissé il y a une semaine, l’institution bancaire a commandé une nouvelle baisse des taux hypothécaires hier.La nouvelle grille prévoit un recul de 20 centièmes pour les hypothèques de un ans et moins, de 30 points pour les échéances de deux et de trois ans, de 25 points pour le terme de quatre ans et de 15 ans pour l’échéance de cinq ans.Ce dernier taux passe à 7,05 %.D tombe à 6,4 % pour l’échéance de trois ans et à 5,15 % pour celle d’un an.Bourses nord-américaines en utilisant un véritable engin de transactions.Liquidité et positions seront ajustées instantanément dans votre portefeuille.De plus, lors de votre inscription, vous serez automatiquement inscrit aux groupes de discussion et vous discuterez a\’ec d'autres participants ou les utilisateurs habituels.Pour rendre cette petite compétition encore plus intéressante, nous y avons même ajouté des prix.en argent comptant! 1er prix: S 1 000 2e prix: $ 300 3e prix: $ 200 Decision+ Téléphone: (514)392-1366 Sans frais: 1-877-392-1366 • Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les réglements.Croquez dans la réforme scolaire Demandez votre échantillon gratuit de la revue de l’heure dans le réseau scolaire Le Point en administration scolaire (514) 277-4544, poste 240 www.lepointadm.com L K l> K V U I K .L K S S A M K l> I ti K I I» I M A \ l H f O ( I U U K * O (t I î» .E MARCHE BOmiER t*k M ta u*.SOX STIC MCPC-iüC ’ ’450 246® 23 0* Mkv+î à- c 93* 12» 1.210 tteCtto Sô-B* 20» 1.910 MXXSOT 0 ’U3S5 D'JC 0 640 M»SCr - 225 :*c 00* VUgrtr 51OK 45® 4 5* ttagwEA) •3* 94® 91* ttjgniA- ¦4'"3 82 2» 80120 Màjna*; 3204 26250 26 DOC Mag-afor 3 2133 3 350 32* i w* vs 31® 1 340 12» 8363 05* 05* Mamsr j 10* 5*0 : D® M OnNng 1245* 2’» 2 ’» lAamytr :733* O'® C '40 Mrtobâ' r'* 34 5® 34 DOC VlüVa’?’«'’32 402® 412» M L Fflûb •096" 13010 12.5* Mrtmeltp 25* 20'» 20'» MrtmeLU 0* 259* 25 9* VUrx Wrt 112875 35* 32» Mj-sutex 33'O 3490 2 580 Marten 0 4* 14* '4* A&ara : 72* 0470 04'C McCabe 1*9® 0 395 0 38C McCosBf 28» 20* 20* McWabo 50665 0180 0135 Meflcomso 20034 3 340 2 910 Meoagnt 8* 4.2® 42* Mebisoiu ’38* 1,480 •460 Meoür 23240 27* 24» MenoanG 99945 17.1* 16.3* Memlli 3485 '3 0® 72 0* Metai Res 3 20625 •3* 1 190 Methane» 99480 30® 7 770 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Crew D o CLifelA Cryocath 847® 128* ® 140* 27673 2075 5* 5*051 518820 130* 8300 73650 23* 21*® 18* 198924 343* 670 154* Cryptolog 379045 Crystalxc 3346 Cumberlo 15750 Cusac GW o 1 Cyberplxo 75* Cygnalo Cymato 121* 336* OCDiagno ’ Corel B f Drug Royal Dundee A f Dundee P A DundePw Dundee Re Dynasty Co Dynatec Dyneteko E-LRn EGI Can EMJ Sys Echo Bay Econ Inv Ecooabc Ecuadomo Eden Roc o Edsiptcho Eiger Tec o EWoradc Elctrfl Eiectmico Elk Point Emco Entera inc Empire A1 Enbndge Enbndge p Enond 7® Enbndge 8 Encounter Enerflex Energy sv u Enrplusw Engenuity Enghouse EnserccE Ensign res Ensource Envoy Epic Data Eouato E o Etruscan c Exalte ExcoTec Exfoetec Extendi Extend Al FP1 Ltd FahnstkAf Fairlaxt Fairmont Farrstaro Falcnbrg FMcnl>r2p Fantom Faoiono Fmanser Fmansere Frnmg FCatgaryo f Capital FDynstyo f Quarto f Srtoer o Ftservcef 16471 800* 488* 8857* 123* ®1* 251234 57» 5 7® 5.7® 0.0* 2,710 2.3» 2.370 -0,330 0.8» 0.8* 0.850 *0.050 3.2» 3.270 3.260 -0010 0.4* 0.4® 04® 0*0 3.4* 3.200 34® 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16 990 17 140 *0 090 36.5* 35 7® 36 2® *0.690 42 620 41 520 42 6**0 850 25 0® 24 9® 250® *0.0® 25 9* 25 6® 25 9* -00® 27.0* 27.0* 27 0* 00* 20* 1.1® 1.1® 11®+01® 2334 19.2® 188* 188*-0.4® 13.9* 13.9* 13.9* 0.0* 0.5* 05* 05* -0050 0.8® 0.7® 0.7® 00* 7.7® 7.7® 7 7® -0.2® 10.7® 10 7* 10 7* -00® 116* 110* 116®*0240 3 *0 3 5® 3 9* +04* 2 1* 2 020 2 020 -0.130 06* 06* 0.6* 0000 28® 2.7* 2.7® -0.0® 0.2* 02® 0.2*+0.010 0.195 0 195 0195 -0.025 5.7® 5.7® 5.7®-0.0® 85* O O I EDITORIAL Bientôt les représailles \oila 26 jours, le monde entier était brutalement réveillé par les attentats suicide du World Trade Center et du Pentagone.La première guerre du XXI' siècle aussitôt promise par le président George W.Bush ne s’est pas encore traduite en actions militaires, mais cela ne devrait plus tarder.Y sommes-nous préparés ?H ombreux sont ceux qui, dans les heures et les jours qui ont suivi les événements du 11 septembre, ont craint une réaction trop vive et trop rapide de la part des Etats-Unis, inspirée par Imstinct de vengeance.D'un président républicain entouré majoritairement de faucons, on attendait le pire, surtout lorsqu’il a lui-même revêtu les habits de shérif du Far West en mettant à prix la tête d’Oussama ben Laden, qu’il voulait mort ou vif au nom d’une «justice infinie».Pour-tant, avouons qu’il a su jusqu’ici refréner ses instincts primaires pour préparer une offensive adaptée aux circonstances.George W.Bush n’a certainement pas la stature d’un Roosevelt stature que, par patriotisme, ses concitoyens lui attribuent volontiers aujourd’hui.Reconnaissons-lui toutefois un sens de la mesure que l’on ne pensait pas trouver chez lui.Il a su écouter tous les avis, particuliérement ceux de ses alliés qui lui ont fait comprendre qu’il ne fallait pas engager une guerre des civilisations.D’où les distinguos entre le terrorisme islamiste et les musulmans; d’où ses efforts à rallier les pays arabes à la riposte qu’il prépare; d’où, finalement, sa déclaration prudente, mais néanmoins étonnante, faite mardi sur le droit des Palestiniens à avoir un État.Sur le plan intérieur, on le voit même se transformer, chose étonnante pour un républicain, en interventionniste pour soutenir l’économie américaine.Le George Bush d’aujourd’hui est bien différent de celui dont on disait, voilà encore quelques semaines, qu’il était le président le plus nul qu’aient eu les États-Unis en matière de politique étrangère.Cela dit, malgré le cours accéléré qu’il vient de suivre, on peut toujours craindre la perte de contrôle et le dérapage au moment crucial qui, on le sent, approche.Les signaux qui parviennent de Londres et de Washington laissent croire que les mesures de représailles d’ordre militaire sont pour bientôt et viseront directement le régime taliban.On ne peut atteindre Oussama ben Laden et les réseaux terroristes qu’il dirige ou inspire qu’en visant ce régime qui les cautionne et les protège.Quelle que soit l’ampleur des représailles à venir s’engagera dès leur déclenchement un enchaînement d’événements et de réactions dont on ne sait de quoi ils seront faits.À Washington, on prépare l’opinion publique au pire en prévenant qu’il y aura de nouveaux attentats terroristes.Et on ajoute qu’aucun pays allié ne peut se croire à l’abri, y compris le Canada.Quelle est la part de propagande et de vérité dans ces affirmations du FBI?Ce qui est certain, c’est qu’un tel engrenage pourra vite conduire à une escalade inspirée par les faucons qui habitent le Pentagone.Le président Bush saura-t-il leur résister lorsqu’ils reviendront à la charge pour attaquer l’Irak et abattre enfin Saddam Hussein, obsédés qu’ils sont par leur désir de conclure le travail laissé en plan après la guerre du Koweït?P Bernard Descôteaux ?On le sait, l’influence des alliés sur George W.Bush y est pour beaucoup dans l’attitude adoptée par ce dernier jusqu'à maintenant.Il ne peut aller seul en guerre, et il l’a compris en faisant appel dès le départ à l’OTAN, qui peut le mieux tempérer les ardeurs guerrières de certains conseillers du président.Certes, les États-Unis dominent cette organisation qui compte heureusement plusieurs membres plus aguerris à la lutte contre le terrorisme que ne le sont les États-Unis.L’OTAN est une organisation qui n’est pas que militaire.Elle est aussi un forum politique au sein duquel doivent se forger les consensus quant aux mesures de représailles à mettre en œuvre.La voix du Canada n’est pas la plus forte au sein de ce forum, mais elle ne doit pas craindre de s’y faire entendre.La droite canadienne reproche volontiers au premier ministre Jean Chrétien sa prudence, son manque de vigueur, voire sa modération.Dans les circonstances, ce que nous attendons du gouvernement canadien n’est pas tant de faire preuve de modération que de pondération.H y a, entre ces deux attitudes, tout un monde de différence.La guerre contre le terrorisme est nécessaire et doit être vigoureuse, mais il faut s’assurer de frapper la bonne cible.?L’attitude adoptée par le gouvernement Chrétien dans les jours qui ont suivi les attentats du 11 septembre a pu laisser croire que le Canada demeurait sur son quant-à-soi.Le retard à mettre sur pied le comité ministériel de coordination sur la sécurité, dont la formation n’a été annoncée que lundi, témoigne non pas tant de l’hésitation du gouvernement à agir que de son manque flagrant de préparation.Jamais avait-on imaginé devoir affronter une telle situation.Mais depuis une dizaine de jours, on semble s’être ressaisi.En conséquence se préparent une série de mesures qui seront soumises au Parlement à la mi-octobre et dont on pourra juger à la pièce de la rigueur et de la pertinence.Ce comité sur la sécurité jouera un rôle décisif à la condition qu’il soit autre chose qu’un simple lieu de coordination.Il doit aussi être un lieu de décision, une sorte de cabinet restreint Son président le ministre des Affaires étrangères John Manley, aura toutefois fort à faire pour faire prendre à l’appareil gouvernemental les virages nécessaires et l'amener vers davantage de cohérence dans ses politiques.Il y a une limite, disait-il hier, à vouloir «être à la table du G8 et à s'esquiver à la salle de bains au moment où la note arrive».John Manley, qui n’est ni un faucon ni un doux rêveur, ouvre là un débat qui concerne l’ensemble des Canadiens et dont on ne peut faire l’économie.L’angélisme dont font preuve les Canadiens lorsqu’il faut aborder les questions de sécurité intérieure ou extérieure est bien connu.D est de l’ordre du réflexe instinctif, comme le montre l’attitude du comité du Sénat, qui refuse d’accélérer l’étude du projet de loi C-ll, qui resserre les règles sur le contrôle des réfugiés présentant des risques de sécurité.Or on ne peut laisser passer les événements du 11 septembre sans poser la question du degré de sécurité que nous souhaitons et du prix que nous sommes prêts à payer pour cette sécurité.Ce qu’il faut espérer, c’est que nous pourrons trouver une réponse avant que d’autres attentats ne surviennent car ce qui semble certain, c’est que nous ne sommes pas prêts à faire face à la situation si les sombres prédictions du FBI devaient s'avérer.bdescoteauxQledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR H K N Kl BOl'RASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE Ql E DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN ROBERT SANSFACON Vice-presidente finances et administration CATHERINE; l-ABERUE Directeur de rintormaliun MICHET YFNNF Directeurs adjoints de l'information PIERRE' BEiAUl IE11.MARIE ANDREE LAMONTAGNE.LOUIS 1APIERRE Directeur artistique CHRISTIAN HE'E'E'T Directeur, ventes publicitaires NICOLE; CAITSTAGNE; U TA*t 'A Vicùlc Çç£.a ASattT.Tout A CeuP 0* £*t WÎW m»* ., .fri?uAfivcTyt 1*41*10 Ofc L E T T R E S L’homme ne vit pas que de pain Une réflexion sur une phrase d’une lettre parue le 26 septembre et signée Stéphane Ven-ne.Il écrivait: «Quel est le poids de l’art, ou du divertissement, ou de la chanson, par rapport aux vrais drames du monde ?» Mireille et Jean Nohain ont déjà répondu: «Quand le facteur part en tournée, on l'entend toute la matinée fredonner, parce que ça lui donne du courage.» L’homme ne vit pas que de pain.Les producteurs d’aliments biologiques nourrissent notre corps, et l’expression spirituelle et artistique nourrit notre cœur.Chaque jour, quatre Québécois se suicident.Certaines des chansons de Stéphane Venne (Et c’est pas fini) nous aident à vivre, tout comme celles de tant d’autres artistes que je n’ai pas assez d’espace pour nommer ici, tout comme Bach, Mozart, Trenet, le vent, le firmament et tout ce que la beauté nous fait la grâce d’apercevoir ou d’entendre et qui élève notre cœur.Est-ce une œuvre légère d’accueillir la joie, l’amour, l’espoir que l’infini leur inspire et de les verser ensuite en mots et en musique dans le cœur d’autrui?Ceux qu’ils aident à vivre en aident d’autres à leur tour, dans cette mer infinie qui nous porte tous vers d’autres rivages, avec ceux qui ne sont plus et ceux qui nous suivront.«J’avais juste envie qu’on m’ouvre une porte», écrivait Venne à ses débuts.Cette por- te, ses chansons l’ont ouverte à d’autres.Est-ce une œuvre légère d’aimer, de transmettre l’amour?Brel chantait (Quand on n'a que l’amour) : «Alors, sans avoir rien que la force d'aimer, nous aurons dans mains, amis, le monde entier!» Mireille Chapleau Montréal octobre 2001 Le Parti québécois sérieusement blessé Le Parti québécois a subi une défaite amère et lourde de conséquences.Avec un taux de participation élevé, plus particulièrement dans Jonquière (63 %) et La-violette (64 %), et avec une organisation sur le terrain qui n’est pas en cause, les résultats invitent le Parti québécois et son chef, Bernard I-andry, à une réflexion substantielle suivie, es-pérons-le, de gestes concrets teintés de démocratie (augmentation de projets de loi adoptés à toute vapeur à la fin des sessions) et d’écoute véritable du peuple québécois.La population de ces comtés envoie un message clair au gouvernement I-andry: rapprochez-vous du vécu et des attentes des citoyens du Québec.Arrêtez de vous gargariser avec des commissions parlementaires, même celles qui se déplacent en région, en vous imaginant que le peuple est consulté.Les gens croient à la nécessité des fusions municipales, aux ré- formes dans le secteur de la santé et de l’éducation.Ils ont épousé leurs projets, leurs orientations dans ces domaines, mais ils leur disent non et non à la façon de les implanter, et ils ont raison.Il y a trop souvent, dans l’implantation de leurs projets, une planification à très court terme influencée par le corporatisme ou des groupes de pression.Le peuple québécois a acquis de la maturité.Il ne se laisse plus «conquérir» par des promesses électorales ou des subventions qui frisent les millions, surtout annoncés à la Duplessis.11 ne s’agit pas seulement de prendre acte du message de la population ou de le recevoir avec humilité, comme l’affirmait le ministre Gilles Baril à 7V/1 midi le 2 octobre dernier.Il leur faut parcourir le Québec mais quitter les autoroutes, circuler sur les routes «secondaires» et surtout écouter ceux et celles qui vivent leur quotidien.Je crois qu’ils leur diront qu’ils ne veulent pas de référendum.Le gouvernement sous le leadership de M.Landry a reçu une gifle retentissante.Espérons qu’il fera un virage dans sa façon de gouverner, sinon les électeurs, aux prochaines élections générales, l’inviteront a une retraite forcée, et il y aura sûrement des nationalistes et même des souverainistes parmi les électeurs.Jean Bourbeau Drummondville, 3 octobre 2001 REVUE DE PRESSE -— Du féminisme antiaméricain après le 11 septembre Antoine Robi taille Pour certains, tout est clair: «Qui sème le vent récolte la tempête.» Les États-Unis n’échappent pas à la règle, et ils devraient l’avoir compris depuis qu’ils en ont pris plein la gueule le 11 septembre dernier.Sure-na Thobani, professeure en études féministes à l’université de la Colombie-Britannique et ancienne présidente du Comité d’action national sur le statut des femmes, a tenu ce genre de discours lundi lors d’un colloque a Ottawa.S’est ensuivi un véritable tollé dans les journaux du ROC (rest of Canada).Thobani estime en effet qu’à la source des attentats, il y a la politique étrangère «sanglante» des États-Unis: «Du Chili au Salvador, au Nicaragua et à l’Irak, la piste suivie par la politique étrangère américaine est maculée de sang», a-t-elle affirmé.D’ailleurs, «les Etats-Unis sont actuellement la force planétaire la plus dangereuse et la plus puissante, et ils déchaînent des niveaux de violence effroyables».Pour Thobani, il y a là un lien à faire avec la condition des femmes: «Il n’y aura aucune émancipation des femmes, où que ce soit sur cette planète, tant que la domination de l’Occident n ’aura pas pris fin.» La réaction a été véhémente.Et, notons-le, elle est presque exclusivement provenue de plumes féminines.Selon Margaret Wente, du Globe and Mail, Thobani est simplement «stupide, comme ses propos», lesquels n’auraient du reste pas attiré tant d’attention de la part des médias dans l’ère «pré-Durban, pré-11 septembre».Chose certaine, la professeure peut tenir ce discours chez nous puisque la liberté d’expression est garantie.Bref, il faut «remercier» Mme Thobani de nous faire prendre conscience de ce que nous avons à défendre, c’est-à-dire certaines valeurs occidentales avec lesquelles les terroristes, justement, veulent en finir.Wente ajoute ne pas comprendre que de nombreuses féministes, dont Thobani, nient ce qui suit: «L’émancipation des femmes, où que ce soit sur cette planète, dépend principalement de la progression des valeurs démocratiques occidentales.» La chroniqueuse note ensuite que celles qui, comme Mme Thobani, travaillent dans le monde communautaire féministe (la professeure œuvre aussi dans le monde des refuges pour femmes battues) sont souvent «prisonnières d'une rhétorique stérile sur l’oppression des femmes».Leur travail est précieux, insiste Wente, mais des propos comme ceux qu’a tenus Thobani nuisent à cette cause juste.Licia Corbella, dans le Calgary Sun, s’en prenait jeudi à l’aspect féministe du discours de Thobani, qu’elle considère comme «absolument erroné».Pour le prouver, la chroniqueuse Corbella se penche sur le pays d’origine de Thobani, la Tanzanie.Bien que meilleure que dans certains autre pays africains, la vie est assez misérable pour les Tanzaniennes, affirme Corbella.«Si elle devient enceinte avant l’âge de 21 ans, la femme tanzanienne peut être condamnée à deuz ans de prison.Aussi, à peu près 18 % des Tanzaniennes |.l souffrent des mutilations génitales qu’elles ont eu à subir.» Corbella poursuit en donnant plusieurs exemples de violation des droits humains en Tanzanie et termine en écrivant: «Il semble bien que Thobani serait plus utile en Tanzanie qu’au Canada.» Mais, là-bas, Thobani «devrait s’habituer à militer derrière les barreaux», conclut la chroniqueuse.«C’est le féminisme qui a été détourné!», s’indignait Mindelle Jacobs dans le Edmonton Sun.Nulle surprise que tant de femmes délaissent l’étiquette de féministe «lorsqu'on voit ce que certaines représentantes en font», écrit Jacobs.La chroniqueuse ironise en disant que les «femmes de l’Afghanistan seraient bien sur- prises d’apprendre que l’Occident est le plus grand oppresseur au monde alors qu’elles ont à subir les violations des droits humains les plus brutales qui soient.h:s femmes afghanes croiraient avoir abouti au paradis si on leur accordait les libertés les plus élémentaires des femmes des démocraties libérales.» Pour Christie Blanford, du National Post, Thobani n’est que le produit du Canada de Jean Chrétien, englué dans la pensée multi-culturaliste.«Mme Ihobani est une femme profondément et mystérieusement en colère, malgré une vie de subventions et de postes universitaires, sans compter les excursions, aux frais des contribuables, à tous ces endroits exotiques de la planète à l’époque où elle dirigeait le Comité d’action national sur le statut des femmes.» En éditorial, le Post fait remarquer que la «civilisation occidentale est la première dans l’histoire à exulter à l’idée qu’on la descende en flammes».Par conséquent, on trouve habituellement normal de subventionner des gens qui se consacrent à cette tâche.Sauf que Su-nera Thobanie, cette fois, «a dépassé les bornes» en «crachant sur la mémoire des victimes du 11 septembre».En éditorial, le Globe and AJ ail dénonçait le raisonnement qui faisait des États-Unis le pire bourreau du monde, affirmant que rien ne justifie les atrocités du 11 septembre.Le Globe concédait que «la conduite des Etats-Unis sur la scène.internationale n’a pas toujours été admirable» mais ajoutait que «le bien qu’a fait la seule superpuissance dans le monde» l’emporte sur les dommages quelle a pu causer.À preuve, pour le Globe, les interventions en Haiti, en Somali et en Bosnie.Il fait remarquer enfin qu’à «trois occasions au moins — en Bosnie, au Kosovo et dans le golfe Persique —, ceux pour qui ils sont intervenus étaient des musulmans».Pour le Globe, «le réflexe antiaméricain, si courant au Canada, n’a jamais semblé si juvénile et creux» que depuis les attentats.La presse du Canada B 12 LE DEVOIR.LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE O C T O B R E 2 0 O I LE DEVOIR Le syndrome d’alcoolisation fœtale, un phénomène encore mal connu au Québec Les enfants de l’alcool Une dizaine de bébés sur 1000 viendraient au monde avec des anomalies et des déficiences, parce que leur mère a trinqué un peu trop souvent en cours de grossesse.On soupçonne même le fléau de l’alcoolisation fœtale de jouer un rôle dans la flambée de la délinquance et des troubles de l’attention constatée à l’école.Mais que sait-on de l’ampleur réelle du phénomène?À peu près rien.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR ——j| fficiellement, Santé Canada évalue, sur la base de projections démogra-phiques, à 500 le nombre des enfants nés chaque année au Canada avec le syndrome d’alcoolisation foetale (SAF).Mais la guerre des chiffres se poursuit Des études font état de chiffres trois à quatre fois plus élevés pour ce qui est des enfants affectés par l’alcool bu par leur mère.Au Québec, =================1 cela voudrait dire 80 000 personnes touchées depuis que l’on a diagnostiqué le SAF pour la première fois en 1973.Faute d’études épidémiologiques, on se rabat donc sur des projections.Mais, si l’on ignore toujours le nombre des enfants qui en sont atteints, on connaît par contre de mieux en mieux les ravages causés par le SAF.La plupart des gens croient que l'alcool bu par la mère fait de ces enfants des alcooliques à la naissance.Ils n’ont pas tort.Le problème, c’est que les dommages de l'alcool ne s’arrêtent pas là Les effets de l'alcool sont légion sur le système nerveux central, de sorte que le SAF est la première cause de retard mental au Canada, avant le syndrome de Down (mongolisme).Avec un quotient intellectuel moyen de 70, les enfants atteints du SAF peinent à progresser dans le milieu scolaire normal sans aide particulière.On sait maintenant que l'alcool laisse aussi sa marque sur le développement physiologique des enfants, affectés de malformations du crâne et du visage tout à fait typiques.«Ces enfants ont des crânes plus petits, des globes oculaires plus petits et un faciès aplati.La lèvre supérieure, presque inexistante, les fait ressembler à de petits lutins», explique le Dr John Sader, l’un des rares experts de l’alcoolisation fœtale au Canada.Le SAF entraîne aussi de multiples autres problèmes physiologiques comme le bec-de-lièvre, la myopie et des troubles de l’ouïe.C’est que, de la conception aux premières semaines de vie du fœtus, «l’alcool agit comme un agent cytotoxique qui entraine la mort des cellules nerveuses et cause des aberrations chromosomiques», affirme un rapport sur l’alcoolisation fœtale produit par le Service correctionnel du Canada.La grande question est maintenant de savoir quelle quantité d’alcool il faut ingurgiter pour entraîner ces malformations chez l’enfant Faut-il être alcoolique ou ne lever le coude qu’à l’occasion?Rien n’est très clair à ce sujet.(Voir l’autre texte.) Bien que moins visibles, les effets de l’alcoolisation fœtale (KAF) seraient trois fois plus courants que le SAF.Et les enfants qui en souffrent héritent d’à peu près tous les handicaps associés au SAF, à l’exception de cet air de lutin qui seul permet de les dépister tôt dans l’enfance.Chez la plupart des enfants victimes du SAF, cette petite mine de lutin disparaît toutefois à l’adolescence, de sorte qu’on doit souvent recourir à des photos de bébé pour pouvoir établir un diagnostic sûr chez les adolescents, ou même les adultes.Il semble maintenant clair que les dommages causés par l’alcool sur le comportement de l’individu le pourchassent ensuite toute sa vie.Echecs scolaires, décrochage, parcours social cahoteux, difficulté à communiquer.A défaut d’être aidés tôt dans l’enfance, les enfants atteints de SAF sont souvent pris dans un engrenage qui les mène au chômage, puis à la délinquance et parfois.à la prison.Des travaux du Dr Ann Streiss-guth, une spécialiste mondiale du SAF, ont même établi que les adultes atteints du SAF- obtiennent Le SAF est la première cause de retard mental au Canada, avant le syndrome de Down (mongolisme).CHRISTIAN TIFFET LE DEVOIR De la conception aux premières semaines de vie du fœtus, «l’alcool agit comme un agent cytotoxique qui entraîne la mort des cellules nerveuses et cause des aberrations chromosomiques», affirme un rapport sur l’alcoolisation fœtale produit par le Service correctionnel du Canada.des résultats à des tests de compréhension similaires à ceux d’élèves de deuxième et de quatrième années.Pour ce qui est des habiletés exigées dans la vie quotidienne, plusieurs n’en démontraient pas plus que celles d'enfants de neuf ans.Le problème de la judiciarisation des victimes du SAF est tel que le Service correctionnel du Canada (SCC) s’est penché sur le phénomène, convaincu que de nombreuses prisons canadiennes abritent à tort tout un lot d’adultes atteints du SAF.Dans un rapport sur la question, le SCC propose même de dépister la présence du SAF chez les détenus et d’en tenir compte dans toute la panoplie des procédures allant de l’accusation à la libération conditionnelle, et des jugements rendus contre eux.Devant l’ampleur du problème, la Chambre des communes a d’ailleurs entériné le printemps dernier une motion presque unanime visant à combattre le SAF et les causes sociales favorisant l’alcoolisme chez les mères.En 1999, Ottawa s’est engagé à investir 11 millions de dollars pour lutter contre ce syndrome, dont près de quatre millions sont destinés aux Premières Nations et aux Inuits.Trop peu, trop tard Au Québec, on s'éveille à peine à ce problème, mais trop peu, trop tard, estiment plusieurs parents désabusés par l’absence de services et de soutien pour aider les enfants aux prises avec le SAF.«Le Québec ne s’intéresse pas à cette question.On nous avait accordé une subvention de 100 000 $ l’an dernier, mais cette année, la ministre déléguée à la Santé, Agnès Maltais, a coupé les vivres.Il n’y a à peu près rien au Québec pour les francophones», déplore Luc Roy, père adoptif depuis 1991 d’une fillette atteinte du SAF et responsable, avec sa femme, Louise Loubier-Morin, de l’organisme de sensibilisation Safera.(www.safera.qc.ca).C’est d’ailleurs la gqerre ouverte entre ces parents, Educ’Alcool et le gouvernement du Québec.Safera a en effet obtenu une injonction pour empêcher la diffusion d’un document sur la grossesse et l'alcool qui, disent-ils, plagie sans autorisation leur propre site Internet.Ces parents accusent aussi Québec d’être de mèche qvec les brasseurs qui financent Educ'Alcool et de prôner une approche trop laxiste face à la consommation d’alcool pendant la grossesse.Enceintes, les Québécoises continuent à boire.Quels sont les risques ?ISABELLE PARÉ LE DEVOIR DJ accord, l'alcool cause des dommages au fœtus.Mais à quelle dose?Si les mères alcooliques exposent leur fœtus à de graves dangers, qu’en est-il des mondaines qui se trempent les lèvres lors d’un cocktail?De plus en plus de recherches démontrent que même de très faibles quantités d’alcool peuvent avoir des effets néfastes sur les bébés.Faute d'études démontrant le seuil d'innocuité de l’alcool, la majorité des chercheurs se rallient pour dire en ce moment qu’il n’existe pas de degré de consommation sécuritaire d’alcool en cours de grossesse.«Il n'y a pas de seuil minimal déterminé, c'est pourquoi on doit toujours prôner l'abstinence totale pendant la grossesse.Malheureusement, il y a encore des médecins qui disent qu'un petit verre de temps en temps, ça ne fait pas de mal», affirme le Dr Nora Setton, podiatre à l'unité de médecine familiale du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).Le problème, renchérit le D'Setton, c’est que le «p ’fit verre de temps à temps» est une notion à géométrie variable.Pour certaines femmes, ça représente deux à trois verres pendant la grossesse.Pour d’autres, ça veut dire deux à trois verres par week-end.«J'ai une patiente à qui un médecin a dit ça et qui s’est retrouvée avec un enfant atteint du SAF parce qu'à trois reprises, elle avait un peu trop “fêté” pendant sa grossesse.Il faut faire attention à qui on s'adresse quand on parle de consommer un peu», renchérit le Dr Setton.Aucune étude n’a encore permis d’établir avec certitude le seuil de consommation à partir duquel les mères exposent leur fœtus aux syndrome d’alcoolisation fœtale ou aux effets de l’alcool.D’autant plus que des facteurs génétiques et physiologiques semblent influencer le risque de transmettre le SAF à son enfant.Alors que certaines recherches établissent à quatre à huit verres par semaine le volume nécessaire pour provoquer le SAF, des effets neurologiques ont par ailleurs été constatés chez des bébés exposés à de très faibles concentrations d’alcool.Le retour du balancier En août dernier, une recherche publiée dans la revue américaine Pediatrics démontrait même que les enfants dont la mère avait consommé aussi peu qu’un verre par semaine étaient plus agressifs et impatients.Après des années de tolérance face à l’alcool, certains spécialistes croient maintenant qu’il n’est point besoin d’être alcoolique pour exposer le fœtus à des séquelles.Le SAF aurait été constaté chez les bébés de «buveuses mondaines» qui ne consommaient qu’à petites doses.Selon le Dr John Sader, un spécialiste de la toxicomanie et du SAF, les femmes qui boivent de quatre à cinq consommations d’alcool par jour courent 50 % plus de risques d’affliger leurs fœtus du SAF.Une femme qui boit de deux à quatre verres de boissons alcoolisées par jour courrait 10 % de ce risque, bien qu’il y ait 30 % de chance que son enfant présente des effets de l’alcool (EAF), des symptômes plus limités que le SAF, quoique très handicapants pour l’enfant.Mais d’autres spécialistes s’empressent de dire le contraire.«Tout ce qu'on sait, c’est que le danger croit avec l'usage.C’est comme pour la cigarette.On sait que c’est nocif, mais personne ne peut dire après combien de cigarettes on risque d'avoir un cancer du poumon», affirme Suzanne Jeannette, conseillère principale sur le SAF pour la direction de la santé publique de Santé Canada.Même si ces spécialistes et l’Association américaine de pédiatrie prônent l’abstinence totale, certains observateurs jugent qu’une approche trop «intégriste» face à l’alcool pendant la grossesse peut faire plus de mal que de bien.«H est clair qu ’on ne connaît pas la dose avec laquelle l’alcool crée des dommages.Mais il reste que si une femme a bu avant de savoir qu'elle était enceinte, il n’y a pas lieu de paniquer ou de conseiller l’avortement, il ne faut pas non plus démoniser l’alcool et culpabilisera outrance des.femmes qui ne sont pas les plus à risque», affirme Louise Nadeau, spécialiste des toxicomanies, profèsseure au département de psychologie de l’Université de Montréal.La question de l’abstinence La question de l’abstinence pendant la grossesse est d’autant plus pertinente que c’est au Québec que les femmes enceintes consomment le plus d’alcool.Un sondage réalisé en 1999 par la firme Environics, pour Santé Canada, constate en effet que les Québécoises sont beaucoup plus nombreuses que les femmes des autres provinces à penser que la consommation pendant la grossesse est sécuritaire! Seulement 32 % des Québécoises sont au courant du syndrome d’alcoolisation fœtale.Le Dr Sader s'interroge quant à lui sur les sondages qui révèlent que les femmes enceintes hésitent de moins en moins à prendre un verre.En 1991, seulement 11 % des femmes se permettaient de prendre de l’alcool pendant leur grossesse.Dix ans plus tard, ce pourcentage est passé entre 16 % et 20 %.Les troubles de l’attention à l’école «Il y a lieu de se poser des questions sur l'impact de cette tendance.Il y a une hausse énorme des troubles déficitaires de l’attention dans les écoles.Peut-être qu ’il y a un lien à faire avec ces nouvelles habitudes pendant la grossesse.C’est une piste qu’il faut étudier», soutient le Dr Sader.Chose certaine, rappelle ce spécialiste, la période la plus vulnérable pour le fœtus est celle où les femmes ne savent pas encore quelles portent un enfant.Entre le 1" et le 3' mois, l’alcool entraîne une migration anormale des cellules, ou leur destruction.Au troisième mois, il contribuerait aux déficiences neurologiques.«Dès qu'il y a des intentions de grossesse, dit-il, il est donc recommandé aux femmes de stopper la consommation d’alcool.» \ m
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