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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2001-10-11, Collections de BAnQ.

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ACTUALITES V Lexperience de Bourque contre la vision de Tremblay: le premier a eu la partie facile dans le plus important débat de la campagne Page A 3 —?\Y \Y \Y .e (1 e v o i r .c o m ?LE DEVOIR V o l .X C 1 I X “2 3 0 ?Vers un manque à gagner de un milliard Les événements du 11 septembre forcent Landry à commander un nouveau budget ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le caractère exceptionnel des événements du 11 septembre dernier force le gouvernement à présenter un nouveau budget «d’ici quelques semaines» tandis que le trésor québécois se dirige vers une baisse de ses revenus de un milliard pour l’exercice en cours.En faisant hier un bilan des actions entreprises par son gouvernement pour assurer «la sécurité» des Québécois, le premier ministre Bernard Landry a annoncé qu’à sa demande, la ministre des Finances, Pauline Ma-rois, présentera un nouveau budget dans moins d’un mois pour prévoir les coups qui s'annoncent cette année et l'an prochain.la décision a été prise la semaine dernière.«Les événements que nous vivons sont d’un caractère exceptionnel», a-t-il dit dans son message livré après la réunion de son conseil des ministres.«Gouverner, c’est prévoir Nous ne voulons prendre aucun risque avec la sécurité économique et sociale de notre population.» Il y a une semaine encore, Pauline Marois se faisait rassurante en signalant que le gouvernement _ _ avait prévu le ralentissement économique aux Etats-Unis, amorcé avant même que les deux tours du World Trade Center ne s’effondrent.VOIR PAGE A 10: BUDGET Fraude électorale dans Anjou Berardinucci souhaite laver i son honneur Le travailleur d'élections conteste la décision judiciaire KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Se disant lésé et frustré de ne pas pouvoir travailler aux élections municipales qui se déroulent actuellement un peu partout au Québec, l’auteur de la fraude électorale d’Anjou lors des élections provinciales de 1998, Alberto Berardinucci, en appelle du jugement de la Cour du Québec qui l’a reconnu coupable le mois dernier.La demande a été déposée hier en Cour supérieure.Joint à sa résidence, M.Berardinucci espère ainsi laver son honneur.«Je me suis fait arnaquer au complet.Je veux aller au fond des choses pour trouver les personnes vraiment coupables qui m’ont montré du doigt», a-t-il expliqué au Devoir.Le 18 septembre dernier, le juge Serge Boisvert a déclaré M.Berardinucci coupable d’avoir manœuvré afin de modifier les résultats de l’élection qui a permis au candidat libéral Jean-Sébastien Lamoureux d’être élu par une mince majorité de 143 voue.Les preuves circonstancielle et directe présentées «établissent bien au delà du doute raisonnable la participation d’Alberto Berardinucci dans l'organisation d’un système visant l’usurpation d’identités», a écrit le juge.M.Berardinucci a été condamné à payer 10 000 $, en plus d’être inéligible jusqu'en 2006.Ce dernier élément frustre profondément M.Berardinucci, un travailleur d’élections depuis une vingtaine d’années.Il a notamment été actif dans la campagne du maire de Montréal, Pierre Bourque, en 1998 et dans celle du maire d’Anjou, Luis Miranda, l’année précédente.«Ily a combien d’élections aujourd'hui qui sont en marche?Je ne peux me présenter nulle part.Je ne peux même pas aller à des réunions pour entendre ce que les candidats ont à dire.Je n ’ai même pas le droit de voter pendant cinq ans.C’est ridicule», laisse tomber M.Berardinucci, qui se qualifie de «mordu» d’élections.VOIR PAGE A 10: HONNEUR INDEX "9 N OC Annonces Avis publics .A4 B6 Idées La riposte A9 A6 CN B2 Les sports B S CM Culture .B8 Mots croisés B 6 C Économie B 1 Télévision B 7 O' Éditorial .A8 Météo B6 rvj I.K .1 K l’ D I 11 O ( T O B 11 E 2 O O 8 7e + T \ \ 1 s - I $ r Les E.-U.invités à la prudence Les pays musulmans, de même que la Chine, mettent Washington en garde contre une extension de la guerre à d’autres pays Des étudiantes criaient des slogans antiaméricains hier au cours d’une manifestation extrêmement bruyante tenue près des bâtiments gouvernementaux de Jakarta, en Indonésie.I^i colère monte dans les pays musulmans depuis le déclenchement des frappes contre l’Afghanistan.* V JOHAN W IJ AY A REUTERS D’APRÈS L’AGENCE FRANCK-PRESSE K I 1.’ASSOCIATED PRESS Tandis que les trappes contre l'Afghanistan s'intensifient et que certains chefs talibans auraient même été tués, plusieurs pays ont mis les Etats l luis en garde contre l'extension de la guerre à d’autres pays.Au terme d’une réunion ministérielle hier à Doha, l’Organisation de la conférence islamique (OUI) s’est dite fermement opposée à une quelconque action militaire américaine contre des pays arabes ou isla iniques «sous prétexte de lutte contre le terrorisme».L’OCI a également exprimé sa «préoccupation pour les victimes parmi les civils innocents en AfghanisUm» tout en exigeant la «garantie de l’intégrité territoriale de l’Afghanistan et son identité islamique».1 es pays islamiques se sont toutefois abstenus de condamner les bombardements américains, ignorant ainsi un appel des talibans en ce sens.Tout en renouvelant la condamnation des attentats antiaméricains du 11 septembre, qu’ils ont qualities de «contraires aux préceptes religieux», les ministres si* sont prononcés pour «la traque de leurs commanditaires et leur poursuite en justice».VOIR PAGE A 10: PRUDENCE ¦ Lire aussi l’éditorial de Paule des Rivières en page A 8: Voix musulmanes Sécurité: Ottawa débloque 280 millions MANON C O R N E L LI E R DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Un mois après les attentais terroristes du 11 sep tembre, le gouvernement fédéral a débloqué 280 millions de dollars pour l’achat de matériel et l’embauche de personnel, mesures jugées nécessaires pour la protection du pays contre le terrorisme.Les ministères du Revenu (responsable des douanes), de l’Immigration et des Transports ainsi que le Solliciteur général (responsable de la (!RC et du Service du renseignement de sécurité) se partageront l’essentiel de cette somme, a annoncé hier le ministre des Affaires étrangères, John Manley, après une réunion du comité ministériel sur la sécurité.«Tout est destiné à la sécurité et le sera au cours de Tannée financière en cours», a-t-il dit.De plus, il ne s’agirait que d’un premier engagement financier.D’autres pourraient suivre.VOIR PAGE A 10: SÉCURITÉ CINÉMA Un crabe en entrée Le film d'André Turpin, Un crabe dans la tête, ouvre le Festival international du nouveau cinéma Une nouvelle vie pour les OMH ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Ce soir à Ex-Centris démarre la trentième édition du Festival international de nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal.Une édition particulièrement alléchante qui prend d’assaut les cinéphiles jusqu'au 21 octobre.Plus de 200 œuvres de 41 pays sont au programme, dont des films de Doillon, de Rivette, de Makhmalbaf, de Sokourov, etc.En guise d’ouverture, on offre une œuvre maison: Un crabe dans la tête, du Montréalais André Turpin.Le rendez-vous de Toronto en avait eu la primeur, mais la voici lancée chez nous au festival avant sa sortie en salle, le 2 novembre.Précisons d’entrée de jeu qu’(/« crabe dans la tête ressemble au film Maelstrom de Denis Villeneuve (dont Turpin était le directeur photo).Même esthétique assez froide, doublée d’une maîtrise de réalisation, triplée d’un contenu assez mince.Même symbolique marine, quoique moins appuyée dans le film de Turpin.Il y avait un poisson dans Maelstrom, il y a un crabe ici.André Turpin voit le parallèle entre leurs deux univers mais perçoit aussi bien des différences.«Denis était intéressé à développer la symbolique, l’esthétique de Teau dans tout son film, alors qu’elles n’occupent qu’un segment dans le mien.» Turpin a écrit son scénario avant Villeneuve, et c’est ce dernier qui lui a emprunté l’idée du plongeur sous-marin.N’empêche.Vus de l’extérieur, les deux films se répondent comme des frères.Précisons qu’f/n crabe.raconte l’histoire d’un plongeur et photographe sous-marin (David Ixt Haye), de retour à Montréal, qui papillonne et cherche à plaire à tout ce qui bouge, brisant quelques cœurs au passage et s’égarant au détour.Précisons aussi qu’un personnage secondaire (intéressant) est interprété par une jeune sourde-muette, Chantal Giroux.«Le crabe, c’est l’image de la bibite qui te dévore le cerveau.C'est le côté ludique de mon film», précise-t-il.Autre symbolique, cette fois moins définie: les photos d’un enfant mort captées dans l’eau par le plongeur photographe.«Je tenais à ce symbole sans trop JACQUES GRENIER LE DEVOIR André Turpin a réalisé son dernier film, Un crabe dans la tête, avec une économie de moyens, mais en prenant le temps qu’il fallait.savoir pourquoi.À mes yeux, l’enfant représente Tâge auquel le personnage a cessé de grandir, de se définir.» On devait déjà à Turpin le long métrage Zigrail, plus collé à son expérience directe, plus blues d’errance aussi qu’Uw crabe dans la tête.Il a également réalisé un des meilleurs volets du collectif Cosmos.Cela dit qu’il fasse ses propres films ou pas, son nom se retrouve à plusieurs génériques.Comme directeur photo, il a tourné notamment les images d’t/n 32 août sur Terre, de Matroni et moi, de Maelstrom, et toutes les images de Cosmos aussi.Lorsqu’il travaille pour les autres, il met la caméra là où on lui demande de le faire, même lorsqu'il a envie de la poser ailleurs.«Dans mes propres films, j'ai une plus grande marge de manœuvre.» Il dit n’avoir pas vraiment réfléchi à l’image du film mais s’être laissé porter par des acteurs à suivre, un climat à créer, en y allant surtout Les offices municipaux d'habitation pourraient devenir le partenaire n’I du gouvernement Au Québec, les HLM se sont développés dans la foulée de la Révolution tranquille.Depuis 1993, invoquant la lutte contre le déficit, le fédéral n’en construit plus.Est-ce pour autant la mort à petit feu des offices municipaux qui les gèrent?Non, car à la faveur des fusions municipales, ceux-ci développeront un autre type de logement communautaire.JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Les groupes de pression ont beau en réclamer à grands cris, les gouvernements ne veulent plus de HLM.Il ne s’en construira donc pas au Québec pour régler la crise du logement ^ Sauf qu’à la faveur des fusions |_0 municipales, la ministre respon- rx i f r*| sable de l’habitation, Louise Ha K l J fcl rel, donnera plus de pouvoirs aux ¦p.,',, A/TtiruTl offices municipaux d’habitation "Uu uMIVitl'lIP (OMH), ceux-là mêmes qui gèrent les HLM.Contradictoire?Pas vraiment C’est qu’à défaut de construire des logements, les OMH pourront en rénover.et les offrir à une autre clientèle que celle des HLM — ce qui leur était jusque-là défendu.VOIR PAGE A 4: OMH k 1 U VOIR PAGE A 10: CRABE ¦ Lire aussi en page A 4 : Un toit, une voix 778313000672 L'environnement rêvé pour réfléchir à l'éternelle question : « Le moteur est-il en marche ou pas ?» Lorsque vous prenez place à bord de la nouvelle ES 300 et que vous fermez la portière, le son est à peine perceptible.Mais reffet est impressionnant.Vous échappez si soudainement et si admirablement aux clameurs du monde extérieur que c’est un peu comme si vous refermiez la porte d’une chambre forte.Un sentiment d’évasion et d’émerveillement vous envahit à mesure que vous vous installez confortablement.Vous baignez dans une atmosphère d’une élégance discrète, qui ne se retrouve généralement qu’au sein d’une suite présidentielle ou d’un jet privé.Des caractéristiques à la fine pointe de la technologie comme la climatisation automatique à filtration de l’air et le sy stème audio optionnel Mark Levinson se mêlent harmonieusement à la beauté naturelle du noyer et du cuir, créant un environnement calme et sensuel.Environnement qui atteint son apogée lorsque vous mettez le moteur en marche.Pour contacter un concessionnaire Lexus ou en savoir plus : 1 800 26-LEXUS * www.lexus.ca LA toute nouvelle LEXUS ES 300 ~ À PARTIR DE 43 400 $* Vsk.'.L* LA toute nouvelle LEXUS ES 300 l’Dsl tU l.l I vxiiv 1 s 300 2(H) l LE DEVOIR.LE JEUDI II OCTOBRE O O I A 3 LE DEVOIR ACTUALITES I il vt'iilt' ni.imn ii.iih ^Concert i>udarî)tnol Theatre Maisonneuve i Place des Ans 28octobrr Hh 842 2112 Michel David ?Retour vers le futur Le Parti québécois fêtera le mois prochain le 25' anniversaire de la victoire quasi mythique du 15 novembre 1976, qui avait donné le coup d’envoi aux années les plus excitantes depuis la Révolution tranquille mais également plongé le Québec dans une épuisante valse-hésitation qui n’en finit plus.Tous ceux qui ont été élus sous les couleurs pé-quistes depuis 1970 ont été invités à célébrer l’événement au Centre des congrès de Québec, où se réunira également le conseil national.Certaines absences, et non des moindres, sont malheureusement à prévoir.Même ceux qui, pour une raison ou une autre, n’auraient pas été très attentifs aux débats qui ont animé leur parti au cours des.dernières années ne risquent pas d’être dépaysés.À cet égard, la lecture du troisième et avant-dernier tome (1976-1980) de l’imposante biographie de René Lévesque, à laquelle Pierre Godin travaille depuis une dizaine d’années, a même quelque chose d’un peu déprimant On a l’impression de faire une sorte de retour vers le futur.Le visage du Québec a beaucoup changé depuis un quart de siècle mais les termes du débat politique ont d’autant mieux résisté au passage des ans que la même génération est toujours aux commandes.Même s’ils étaient plus jeunes qu’eux, Jean Chrétien et Bernard Landry sont entrés en politique en même temps, et avec les mêmes points de repère, que Pierre Elliott Trudeau et René Lévesque.Le chapitre intitulé «La souveraineté-confusion» demeure d’une actualité telle qu’on en vient à se demander si on sortira un jour du brouillard.Jusqu’aux éminences grises qui sont toujours les mêmes.Sa Collaboration avec la GRC a peut-être achevé de déconsidérer Claude Morin aux yeux de nombreux pé-quistes, mais il continue à écrire des livres et le néo-étapisme a toujours ses adeptes, y compris au conseil des ministres, tandis que Jacques Parizeau demeure la référence pour les «purs et durs».?Comme son ancien chef, Bernard Landry doit naviguer à la boussole sur une mer incertaine en tâchant de distinguer le possible du souhaitable.Il pourrait très bien reprendre à son compte les propos aussi rassurants pour les uns qu’inquiétants pour les autres que Lévesque tenait en 1978: «Nous ne voulons pas briser le Canada mais transformer radicalement notre union avec lui.» Que voulez-vous, son ministre des Finances, déjà friand d’interventions-chocs, avait affirmé au Times de Londres que le Québec deviendrait un Etat indépendant, avec sa propre monnaie et sa banque centrale, parce que la conclusion d’une union monétaire limiterait ses pouvoirs.Même à 23 ans de distance, on doit convenir que les sorties de Monsieur ne manquent jamais d’à-pro-pos.Qu’est-ce qui serait mis en commun, au juste, dans la nouvelle «union de type confédéral» que propose l’actuel chef du PQ?L’entente tripartite du 12 juin 1995 prévoyait que la politique monétaire relèverait du partenariat, mais cette disposition n’apparaît plus au programme pé-quiste.«La monnaie qui aura cours dans un Québec souverain sera le dollar canadien», peut-on y lire, mais la phrase suivante précise qu’«un gouvernement du Parti québécois évaluera d’autres options monétaires, dont cel^e d’une monnaie panaméricaine ou continentale».A tous égards, le projet péquiste d’aujourd’hui est encore plus flou qu’en 1980.On ne peut s’empêcher de sourire à la description du désarroi grandissant des membres du cabinet Lévesque, que chaque «clarification» du chef déconcer-itait davantage.On se surprend aussi à penser que les ministres de Bernard Landry auraient probablement autant de mal que leurs prédécesseurs à expliquer les tenants et aboutissants de son union confédérale.; L’expression a peut-être l’avantage de rendre le trait d’union invisible, mais le problème demeure entier.A l’évidence, une confédération ne peut pas être imposée, à moins d’utiliser la force.Sa réalisation dépend tout autant de la bonne volonté du Canada anglais que l’association de 1980, avec le même risque de chantage que cela comporte.Dans sa Note sur la stratégie politique des souverainistes qui s’est retrouvée dernièrement à la une du Globe and Mail, Jacques Parizeau lançait le même avertissement qu’à l’époque.«L’important, c’est de ne jamais établir dans l'esprit des gens que si le partenariat ne marche pas, si la confédération ne lève pas de terre, la souveraineté est foutue.» Peut-être, mais comment faire autrement si la confédération doit servir ¦de paravent à la souveraineté?On peut très bien choisir de poser une question plus molle dans le but de créer une nouvelle dynamique dont le Québec pourra tirer avantage, mais fa souveraineté et l’union confédérale sont deux choses distinctes qu’on ne peut pas fourrer dans le même OUI.?t La même logique qui avait finalement mené le gouvernement Lévesque à promettre 1a tenue d’un deuxième référendum pour sanctionner les modalités d’une éventuelle association est également inscrite dans l’union confédérale, si jamais le reste du Canada consentait à négocier.On a fait grief à Lévesque d’avoir simplement demandé un «mandat de négocier», mais il est de l’essence même d’une association — ou d’une union — d’être négociée.Même si, au lendemain d’un «référendum gagnant», les propositions faites au Québec demeuraient en deçà de ce que souhaitent les souverainistes, comment pourrait-on refuser de les soumettre à la population?Personne d’autre que les Québécois eux-mêmes n’auraient le droit de décréter que c’est trop peu, trop tard.D’ailleurs, si le gouvernement péquiste ne voulait pas les consulter, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher Ottawa de le faire, sans parler des sondages dont les journaux seraient inondés.Clairement, le trait d’union entre «souveraineté» et «concision» n’est pas près de disparaître.mdavid@ledevoir.com Débat des candidats à la mairie de Montréal Bourque a eu la partie facile Tremblay, hésitant et nerveux, a dû recourir à ses notes L’expérience de Pierre Bourque.La vision de Gérald Tremblay.Tels étaient les clous qu’ont respectivement tenté d’enfoncer les deux principaux candidats à la mairie, hier, lors du plus important débat de la campagne électorale, débat qui semble en outre avoir été gagné par le maire sortant.FRANÇOIS CARD! LE DEVOIR NAL S y il n’a pas donné lieu à un réel échange idéologique entre les deux principaux candidats à 1a mairie, le débat des chefs organisé par 1a Chambre de commerce du Montréal métropolitain, hier, aura au moins eu le mérite de départager les forces en présence.C’était du moins l’avis des personnes interrogées à 1a sortie de 1a salle hier après-midi, personnes qui ont pour 1a plupart déclaré le chef de l’Equipe Bourque vainqueur du débat qui s’est tenu à l’hôtel Sheraton du centre-ville.C’est un Pierre Bourque très à Taise avec fa formule de débat direct entre les deux candidats — contrairement à son habitude — qui a fait face à Gérald Tremblay, plus nerveux et hésitant Alors que ce dernier a souvent dû faire appel à ses notes écrites pour attaquer ou répondre au maire sortant Pierre Bourque a plutôt fait confiance à sa mémoire et à sa connaissance des dossiers montréalais pour présenter ses réussites des dernières années et occulter ses échecs.Les attaques personnelles ont été quasi absentes de l’exercice, si ce n’est la charge de Pierre Bourque contre «le Verbiage» de son adversaire.Attaque qui a laissé Gérald Tremblay pantois pendant plusieurs secondes.«Il a cligné des yeux deux fois, a indiqué M.Tremblay au sortir du débat pour expliquer sa stup^ faction.Il a tenté de m’intimider, je n’ai pas gelé.J’avais bel et bien une réponse mais elle ne lui plaisait pas.» «On sentait constamment le discours académique, a pour sa part indiqué le maire après le débat pour justifier son attaque.Ce que les gens veulent, c’est un homme d’action, c’est du concret.Pas seulement des grandes théories.» C’est pourquoi ce dernier s’est évertué, à chaque prise de parole, à présenter les accomplissements qui auraient ponctué ses deux mandats à l’hôtel de ville.«On parle maintenant de la renaissance de Montréal.Partout, on parle de la renaissance du cœur de la ville grâce aux mesures incitatives mises de l’avant, au développement du Vieux-Montréal, au canal lachine, à la réduction importante de la surtaxe, etc.» Gérald Tremblay a par 1a suite accusé le maire de voir la vie en rose alors que 1a situation de Montréal ne serait pas aussi enviable qu’il le laisserait paraître, «les gens sont intelligents.Lis savent très bien qu’on ne peut pas citer mille et un chiffres sur le passé alors que la réalité est fort différente au niveau de la gestion financière de la ville, au niveau de l’augmentation des taxes, de l’aug mentation des frais administratifs, de la dégradation des infrastructures, etc.On ne peut pas dire que tout va bien à Montréal.Bieti au contraire.» Le chef de l’Equipe Tremblay/linion des citoyens a également critiqué 1a propension du maire à «s’approprier les réalisations de tout le monde».«C’est toujours le “moi” qui revient», a-t-il affirmé avant de préciser que son parti privilégiait le travail d’équipe à la centralisation, l’écoute des gens aux décisions prises à huis clos.Afin d’étayer son commentaire sur l’attitude centralisatrice du maire, M.Tremblay a donné l’exemple du comité permanent des arrondissements que M.Bourque souhaite mettre sur pied au lendemain d’une éventuelle élection.«Comment peut-on à la fois dire que l’on veut avoir des arrondissements autonomes mais que l’on veut centraliser les décisions?N’y a-t-il pas là contradiction?», a lancé M.Tremblay à son adversaire.S Vf *’ 1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Bourque a offert une meilleure performance que Gérald Tremblay à l’occasion du plus important débat de la campagne électorale.Attrapant la balle au vol, le chef de l’équipe Bourque en a profité pour faire valoir l’importance pour Montréal d’avoir un véritable leader à sa tête.«Ça prend de la cohésion, a-t-il dit II faut qu’il y ait un conciliateur entre les 27présidents d’arrondissement.Il est tout à fait normal Que & maire joue ce râle de conciliateur.» A leur sortie du débat, ni l’un ni l’autre n’a voulu s’autoproclamer vainqueur.Tout au plus M.Bourque a-t-il affirmé que «ç’a bien été», non sans afficher un petit air triomphant M.Tremblay, pour sa part, s’est déclaré satisfait de sa performance.Du même souffle cependant, il ajoutait «C’est difficile avec une personne qui dit mille et une choses qui, très souvent, ne sont pas pertinentes au débat et qui s’approprie les réalisations de tout le monde.» / Elections et culture Quelques heures après le débat, les chemins des deux candidats à la mairie se sont croisés de nouveau, en fin de journée, à fa clôture du Sommet de fa culture de Montréal, qui réunissait hier plus de 400 représen- tants du milieu.Invités à tour de rôle pour présenter leur vue sur la question, Gérald Tremblay en a profité1 pour dévoiler le programme électoral de son parti en matière culturelle, alors que Pierre Bourque s’est surtout attaché à vanter l’exceptionnel dynamisme du milieu culturel montréalais et à expliquer le rôle primordial qu’il jouera dans le développement d’un sentiment d’appartenance commun à 1a nouvelle ville.la promesse de Gérald Tremblay de consulter les principaux acteurs concernés afin de doter la Ville d’une première politique culturelle a été bien accueillie par l’assemblée.Le chef de TUCIM s’est également engagé à porter le budget annuel du Conseil des arts de Montréal de 8,7 millions à 10 millions, à protéger l’autonomie des arrondissements dans l'administration des Maisons de la culture et autres centres culturels ainsi qu’à faire en sorte que la moyenne de 2,5 livres par habitant des bibliothèques montréalaises dépasse d’ici deux ans la moyenne canadienne, de 2,8 livres par habitant.Avec Éric Desrosiers Gambard Vente et service technique f ROLEX .‘H Vous pouvez aider.1 800 418-1111 www.croixrouge.ca ou postez un chèque portant la mention «Afghanistan» au 6, place du Commerce, Verdun (Québec) H3E 1P4 Croix-Rouge canadienne Division du Québec Lady Yacht-Master en acier et or 18 carats 6J0-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TÉL: «66-3876 i LE DEVOIR.LE JEUDI II OCTOBRE 2001 A 4 •LES ACTUALITES- OMH SUITE DE LA PAGE 1 *Oh va pouix/ir rénover ou acheter des logements existants.Et ces logements, que nous allons gérer, ne se-nmt pas seulement pC>V* rO 6 c * ° Cl o O G O r, ùAmTrç îpet-te-H J L E Conflit au Moyen-Orient Le jour même des attentats, je me suis vue projetée tout près de New York.Les six heures qui séparent Montréal de New York avaient considérablement diminué.Notre monde si confortable et douillet s’effondrait J’imaginais facilement les images censurées que la télévision ne diffusait pas: les corps, les pleurs, les silences devant l’horreur.Puis, au fil des jours, j’ai suivi l’événement que les médias couvraient, et le monde du Moyen-Orient s’est retrouvé aussi proche que celui de New York.Les renseignements donnés par les journaux européens, les journaux montréalais et les journaux nord-américains, par les spécialistes invités en onde autant que par les sites d’information sur Internet, ont permis une diversité d’analyses et d’opinions.L’accès aux informations dans un laps de temps si court a finalement contribué à tracer un portait de la réalité.Pourtant, les pièces du puzzle manquent ou demeurent obscures, et cette lacune ne nous éclaire pas sur la raison des conflits qui sévissent au Moyen-Orient depuis le début du siècle dernier.On pourrait peut-être se poser la question.L’ampleur du conflit m’a fait comprendre les souffrances que vivent les populations du Moyen-Orient Je me rends compte des ravages que cause l’embargo des Etats-Unis contre le Liban, soit un taux élevé de mortalité infantile.Je réalise les conséquences de la guerre civile qui sévit depuis 22 ans en Afghanistan; les gens qui ont fui la guerre, en payant de leurs économies, finissent par aboutir dans des camps de réfugiés.J’admire les gestes d’entraide, où le vendredi 21 septembre, par exemple, les artistes invitaient la population à soutenir les victimes des attentats.Ne pourrait-on pas aussi recueillir des fonds pour les familles qui ont fui la guerre contre l’Afghanistan?Ces gens ne sont-ils pas aussi des victimes du conflit, origine de la cause des attentats?De plus, puisque le Canada appuie les Etats-Unis, les conflits du Moyen-Orient deviennent TIRES —?- aussi les nôtres.Il s’agit maintenant, étant donné notre engagement à un tel problème, de poser les vraies questions, celles qui se rapportent non pas à une guerre de religion mais à une guerre de pouvoir.Il s’agit de trouver de vraies réponses et des solutions intelligentes, différentes bien sûr d’un appui à une riposte armée qui ne fera qu’aggraver le conflit et attaquer la population civile.Après tout à qui profitera cette guerre?Maria Sheriff Octobre 2001 Défusion : foutaise Il est grand temps de dénoncer le comportement opportuniste de certains de nos élus qui appuient à la fois l’idée de défusionner Saint-Lambert et celle de prendre part à l’administration de la nouvelle ville.H est temps que la raison reprenne le dessus sur l’irresponsabilité, l’hypocrisie et le sophisme des propos de ces candidats prodéfusion assoiffés de capital politique.La défusion repose sur l’hypothétique élection du Parti libéral et sur sa promesse de défusionner.Ne soyons pas dupes, aucun gouvernement responsable ne pourrait se permettre de défaire les nouvelles structures après tant d’argent investi.D’ailleurs, Jean Charest a bien réalisé qu’il s’était mis les pieds dans les plats.En effet, l’accession à la défusion passerait préalablement par un obscur processus de consultation, un référendum.le Parti libéral a ainsi voulu mettre un obstacle, un frein à une promesse vite lancée.Le gouvernement libéral rappellera bien sûr les coûts et les impacts financiers négatifs d’une telle décision et rejettera finalement la faute à l’ancien gouvernement péquiste.Et vlan pour la promesse de défusion! Cessons de perdre temps et énergie en conjectures et hypothèses, cessons de s’aveugler volontairement devant l’incontournable: Longueuil verra le jour, que Saint-Lambert le veuille ou non.La promotion de la défusion par les candidats est à la fois irresponsable, inconstructive et mat* honnête.En effet, expliquez-moi comment un politicien qui prône la défusion, qui ne croit pas en la création de la nouvelle ville et qui a tenté de mettre en échec le projet gouvernemental pourra siéger au conseil municipal de la grande ville?De toute façon, les municipalités sont des constructions du pouvoir législatif provincial, les candidats «défùsionneux» se trompent d’arène.S’ils désirent tant défusionner leur ville, qu’ils se fassent élire à l’Assemblée nationale et déposent un projet de loi sur la défusion.La fiision est une réalité, on doit vivre avec elle et même en tirer profit Je m’explique mal qu’un «défùsionneux» puisse travailler en toute honnêteté à un projet qu’il exècre.Tenter de se faire élire sous la «bannière défùsion» est irresponsable et inconséquent Les citoyens sont plutôt appelés à élire' une équipe qui saura imposer une vision intelligente de leur nouvelle ville, à choisir une philosophie de gestion et une conception de ce que sera ce nouveau Longueuil.Simon Denault Saint-Lambert, 6 octobre 2001 Monopoly Avez-vous déjà joué au Monopoly?On y acquiert des propriétés et on gagne ou on perd de l’argent en déplaçant son pion à coup de dés sur une sorte de route parsemée d’embûches et de coups fourrés.Les joueurs, en principe tous égaux, sont ruinés les uns après les autres, et le vainqueur, au détriment de tout le monde, s’enrichit dans une partie aussi impitoyable qu’interminable.La dernière heure, surtout, est particulière-, ment pénible, et on a envie de lancer ce qui nous reste d’argent à la tête du nouveau mit liardaire en lui disant «Tiens! Prends donc tout, puisque c’est ça que tu veux!» Puis, on voudrait démolir toutes ses maisons, tous ses hôtels, tous ses gratte-ciels.Claude Carrier Sainte-Brigitte-de-Laval, 6 octobre 2001 LIBRE OPINION Les coopératives d’habitation ou l’ignorance de la Ville MARC LAMARCHE Président de la Fédération des coopératives d'habitation de l’île de Montréal (FECHIM) Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH) Depuis juillet dernier, la pénurie de logements locatifs sur l’île de Montréal est un constat généralement accepté que plusieurs événements ont contribué à mettre en lumière.Dans le cours de ces événements, les coopératives d’habitation ont été interpellées pour participer à la solution de )a crise.À l’heure actuelle, plusieurs projets de coopératives d’habitation sont en attente d’approbation, d’un immeuble ou les deux à la fois.Ces projets représentent plusieurs unités de logement supplémentaires qui s'ajoutent au parc de logements locatifs de la région.En ce sens, les coopératives d’habitation reprit sentent une solution concrète et durable à la pénurie de logements.Mais est-ce une solution de crise?L’heure des comptes Au début de l’été, plusieurs organismes impliqués dans le domaine du logement sonnaient l’alarme de vaut le manque prévisible de logements locatifs, bien avant que les autorités municipales ne se décident à reconnaître que le problème était réel.A l'heure des comptes, le 1" juillet, plus de 200 ménages montréalais à faible revenu se sont retrouvés sur le pavé et réclamaient, à qui voulait les entendre, des mesures de dépannage.Des dispositions exceptionnelles prises par le gouvernement du Québec ont permis de résoudre un aspect du problème.La ministre Louise Harel a en effet accordé à ces familles une subvention de supplément au loyer pendant deux ans, leur permettant de combler l’écart entre le prix du loyer et leur capacité de payer.Cette mesure a permis à certains ménages de trouver un logement convenable malgré les loyers inflationnistes résultant de la pénurie de logements.A retenir, cependant, que la mesure est temporaire et n'augmente pas le nombre de logements disponibles.Plusieurs dizaines de familles sont encore dims des situations précaires et embarrassantes où l’incertitude est la seule à avoir trouvé logis.Un véritable électrochoc Alors que les médias semblaient perdre de l’inté rèt pour le dossier du logement, le squattage de la rue Overdale a eu l’effet d’un véritable électrochoc et constitué un rappel à l'ordre pour les politiciens, les intervenants communautaires et les journalistes.Derrière le sensationnel, c’était pourtant la même crise du logement, révélant cette fois-ci l'urgent besoin de logements sociaux décents et abordables.L'embarras des autorités municipales était à la hauteur des manigances qui ont marqué la suite des événements et le déplacement des squatteurs.Pressés de restituer l'immeuble vacant de la rue Overdale à son propriétaire, nos représentants municipaux se sont empressés d’offrir aux squatteurs un édifice désaffecté, sur la rue Rachel, appartenant à la Ville: le Centre Préfontaine.Les uns pensaient avoir trouvé un toit, les autres pensaient avoir étouffé un scandale.la transaction nébuleuse a soulevé plus de questions quelle n’a offert de réponses.Les dépenses des squatteurs étaient-elles toutes payées?Avaient-ils des privilèges?Qu’en est-il des autres citoyens?Plutôt que de résoudre le problème à la source, monsieur le maire et son administration se sont appliqués à colmater les brèches.Au lieu de chercher des solutions au manque de logements disponibles et accessibles, on a voulu régler le cas des (aux?) squatteurs.On a tergiversé sur les différents moyens d’effectuer une éviction sans en prononcer le nom.Dans cette situation, l’appel à disséminer les squatteurs dans les coopératives d’habitation tenait de la boutade et révélait l'ignorance totale des autorités des mécanismes de sélection et de fonctionnement qui prévalent dans les coopératives.D nous est apparu comme une tentative de mettre en cause l’autonomie des coopératives, dont la propriété, bien que collective, demeure privée.S’il se voulait un appel à la solidarité, il aurait été de mise qu’il s’étende à l’ensemble des propriétaires.Aucune solution durable La principale conclusion qui peut être tirée à ce jour des événements de l’été est qu'aucune solution véritable et durable n’a été apportée à la crise du logement.Car cette solution passe par l’augmentation du parc de logements locatifs disponibles, qu’ils soient d'ordre privé ou social.Et c’est cette absence de solution qui fait croître l'appréhension des organismes concernés face à la prochaine période de renouvellement des baux: juillet 2002.Au pire de la crise de l’été dernier, la FECHIM avait sollicité les coopératives membres pour loger les familles dans le besoin.Bien que désireuses d’aider des concitoyens, il a fallu se rendre à l’évidence: la pénurie de logements dans le privé se manifeste tout autant dans le secteur coopératif.D’un autre côté, l'attitude des autorités à percevoir les coopératives d’habitation comme une solution à la crise nous a motivés à faire la présente mise au point Présentement, l’île de Montréal compte environ 480 coopératives d’habitation avec prés de 9000 unités de logement Les coopératives d'habitation sont des entreprises collectives sans but lucratif qui offrent à leurs membres des logements au prix coûtant, généralement inférieur au prix du marché.Elles sont encadrées par des lois et des réglements internes que les membres s’engagent à respecter.Ce sont des entreprises autogérées dont la viabilité repose sur la participation de tous et chacun.Parce que leur avenir en dépend, les coopératives sélec- tionnent leurs membres suivant un processus minutieux.En échange d’un logement, les membres ont la* responsabilité d’assurer la gestion de la coopérative’ et de réaliser les diverses tâches qui en découlent 9 Dans une coopérative, les membres partagent des responsabilités équivalentes à celles du propriés taire: établissement des loyers, paiements hypo thé-* caires, entretien du logement, de l’immeuble et dû1 terrain, budgétisation, gestion, etc.La fédération, en plus de son rôle de représentation politique et dé promoteur du logement coopératif, apporte une a^ sistance directe aux coopératives d’habitation e# matière de formation sur les divers aspects de lâ gestion et de la vie en coopérative, des cours baséi sur leur réalité quotidienne et, au besoin, adaptés à la situation particulière d’une coopérative.La participation démocratique aux décisions suf tout ce qui préside au bon fonctionnement de la coopérative est aussi une affaire sérieuse et exigeante; Même quand les plans élaborés par l’assemblée générale des membres et la distribution des tâcheà' semblent corrects, des difficultés de toutes sortes peuvent survenir en cours de réalisation et la participation des membres est alors souvent mise en cause! Une faculté d’éducation permanente P Bref, une coopérative d'habitation, c’est une faculté d'éducation permanente dans laquelle il n’est pas superflu de rappeler régulièrement la mission sociale et économique du mouvement coopératif, partial-’ lièrement le logement coopératif.Pour s’assurer d’un avenir en tant que projet collectif et offrir à ses membres une qualité de vie, les coopératives cherchent avant tout à recruter des personnes motivées et intéressées à la réalisation de ses objectifs, et non seulement des spécialistes en matière de gestion.Dans ces conditions, on comprend que le processus de sélection n’est pas tout à fait compatible avec une situation de crise.V DEVOIR .1 E l D 0 C T 0 B R E 0 II I L E .LE I l A 9 IDEES Un mois après les attentats Le sens d’un événement: une rupture dans l’ordre mondial La question islamiste est une question propre au monde musulman et non l’expression d’un conflit des civilisations.Cela n ’exonère pas pour autant le Nord de ses propres responsabilités.ZAKI LAÏDI Chargé de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (sciences politiques) à Paris n mois après les attentats de New York et Washington, la première salve des frappes américaines s’est fait entendre.Avec, pour une fois, un constat relativement partagé: personne ne peut s’étonner qu’un État, et encore moins le plus puissant, ne puisse rester sans réagir à une telle offense.Personne n’imagine aussi que ces frappes puissent être décisives.La tragédie de l’Amérique est X de croire que l’équation du monde est soluble dans la «démocratie de marché » s îm Dans le monde d’hier, la guerre violente et cruelle finissait pas clarifier les choses.Dans le monde de l’après-ll septembre, la guerre épaissit les problèmes, même si la riposte paraît somme toute parfaitement légitime.Sans anticiper sur la suite des événements, dont aucun acteur ne contrôle séparément le déroulement, il est d’ores et déjà possible de tirer deux enseignements de cette crise aux effets en chaîne considérables.Le premier a trait à la rupture qu’introduit le 11 septembre dans l’ordre mondial.Le second relève du caractère apparemment civilisationnel du conflit entre l’Islam et l'Occident , Sur le premier point un fait s’impose à nous.Le 11 septembre marque la fin de la période de transition mondiale ouverte par la chute du mur de Berlin, en novembre 1989.Certes, depuis la fin de la guerre du Golfe, on a pu mesurer les illusions d’un nouvel ordre mondial bâti sur les ruines de l’effondrement soviétique.Mais l’explosion de la violence non étatique, le 11 septembre, nous a fait changer d’échelle.Désormais, ce n’est plus d’un système international qu’il faut parler mais bien d’un système socjal mondial où l’armature des États cohabite aux côtés de celle du marché et des acteurs en réseau de la société non étatique.Ces acteurs nourrissent entre eux des rapports de plus en plus nombreux, de plus en plus violents et de plus en plus instables.L’interdépendance stimule la violence car aucun acteur ne peut pousser la logique de sa propre action jusqu’au bout puisque le coût en serait çn définitive trop élevé.Les États-Unis veulent lutter contre les centres nerveux du terrorisme financier islamiste mais omettent scrupuleusement dans leur première liste noire de mettre en cause la moindre fondation saoudienne.Ainsi, l'allié apparemment le plus solide des États-Unis dans le monde arabe — l’Arabie Saoudite — est probablement celui qui est le plus proche du réseau ben Laden.Les dénégations officielles ne changeront rien à cette réalité trop complexe pour être clarifiée du jour au lendemain.Les acteurs du marché sont probablement prêts à prendre leur part à la lutte antiterroriste mais hésiteront à aller vers une transparence qui les découvrirait trop.Les réseaux terroristes vouent l’Amérique aux gémonies mais se serviront sans vergogne de son système financier et de ses libertés pour se renforcer.La tragédie de l’Amérique est de croire que l’équation du monde est soluble dans la «démocratie de marché» au moment où ceux qui la combattent usent à leur avantage des ressources que celle-ci leur ouvre.C’est l'exemple même d’un processus de réappropriation sociale.Mais dans ce système social mondial où les acteurs s’efforcent à la fois de se cannibaliser tout en coopérant, le «style» des rapports mondiaux sera donc de plus en plus baroque.On aura les États les plus puissants contre les États les plus faibles, des États contre des réseaux, mais aussi des logiques tribales ou classiques, parfaitement en phase avec des logiques financières sophistiquées, des structures lourdes contre des logiques fluides et floues.Un sociologue anglais, Antony Giddens, a eu la terrible naïveté de définir la mondialisation comme le passage de systèmes concrets fondés sur des relations interpersonnelles fortes à des systèmes abstraits où ces dernières disparaîtraient.Or, aujourd’hui, tout va dans le sens contraire.Ce n’est pas du tout «le djihad contre le McWorld» mais bien «le djihad dans le McWorld».Le défi à comprendre le monde dans lequel nous entrons ne provient pas du fait qu’il est radicalement différent du précédent mais qu’il mêle en permanence des logiques classiques de puissance et de stratégie avec des formes inédites de violence et d’action.Aujourd’hui, c’est au-travers du «terrorisme islamique» que se polarise cette nouvelle dynamique sociale mondiale.Mais il est bien évident qu’il n’est que l’expression avant-gardiste d’autres «dérèglements», que l’on aura d’ailleurs à qualifier comme tels tant ils sont potentiellement nombreux.Les guerres à venir porteront probablement sur la drogue, les migrations clandestines et l’environnement avec, comme toujours, l’impossibilité de ne pas réagir — y compris par la force — et l’impossibilité de régler ces pro- * y y y’;!' ,ÆË WKm * A-"* ir«5K!r«4*mc' ifaïfr.ï.émép v^è.v.VJ- « «s.imsïm *rtî PHOTOS REUTERS En haut, un musulman indonésien participe à une manifestation contre les frappes des États-Unis en Afghanistan.En bas, des hommes déchargent des sacs de blé américain à Peshawar, au Pakistan.Pour de nombreux pays du Tiers-Monde, l’aide humanitaire est nécessaire à la subsistance de la population.Or l’interdépendance stimule la violence car aucun acteur ne peut pousser la logique de sa propre action jusqu’au bout puisque le coût en serait en définitive trop élevé.blêmes par la seule force.On aura en permanence à penser la réalité d’un monde où le marchand d’esclaves et le trafiquant de drogue sera étroitement lié à celui qui veut fuir la misère en tentant sa chance à l’étranger, quitte à nourrir l’illusion de combattre l’un pour protéger l’autre.De même que l’attentat contre le World Trade Center préfigurait la catastrophe de 2001, les paieras marocaines sur lesquelles la marine espagnole tire à vue préfigurent les guerres migratoires.Ainsi, l’axe de fracture Nord-Sud deviendra de plus en plus la principale ligne de clivage mondial.Mais la difficulté à combler ce fossé vient probablement du fait que plus que jamais les responsabilités de cet écart mondial sont et seront de plus en plus partagées entre un Nord égoïste et des élites du Sud démesurément avides.Face à cette nouvelle donne, la tentation est naturellement grande d’espérer voir se développer un cercle vertueux qui conduirait à régler le problème israélo-palestinien pour apaiser les Arabes, à réguler l’économie mondiale pour éviter l’aggravation des déséquilibres, à réhabiliter l’Etat pour garantir la sécurité.Disons-le tout net ce cartésianisme d’état-major paraît bien naïf.Les dynamiques sont à la fois autonomes, complexes et enchevêtrées.Ce que l’on parviendra à faire, au mieux, ce sera de s’accorder des répits en construisant des archipels de gouvernance ou, si l’on préfère, des îlots de régulation.C’est pour cela qu’il faut impérativement encadrer la politique américaine dans un cadre onusien, qu’elle méprisait jusque-là, rechercher une meilleure régulation commerciale et construire l’Europe.L’urgence n’est donc pas à une grande refonte des rapports mondiaux mais à la mise en œuvre de processus partiels d’instabilité contrôlée.Ne nous payons pas de mots.Les premiers tests décisifs de la capaci- té de la communauté internationale à tirer les enseignements de cette irise sont au nombre de deux.¦ Le premier sera de faire entrer véritablement et durablement les États-Unis dans le jeu multilatéral dont ils mesurent l’importance dans un monde globalisé.¦ le second concernera la capacité réelle à démanteler les réseaux financiers terroristes.Sur ces deux plans, rien n’est acquis.La seconde leçon concerne la nature civilisationnelle du conflit.Sur cette affaire, beaucoup de choses ont été dites sans que l’on soit toujours avancé.Commençons tout d’abord par écarter les interprétations culturalistes agressives ou lénifiantes qui voudraient nous faire croire que l’islam serait, au fond, bon mais dévoyé ou, à l’inverse, qu’il serait fondamentalement violent.En réalité, nous savons fort bien qu’au même titre que les autres religions, l’islam peut se prêter à toutes les lectures politiques possibles.De ce point de vue, l’exégèse des textes est intellectuellement stimulante mais politiquement stérilisante.L’islam est-il pour autant une variable secondaire?Certainement pas.Mais c’est à partir de là que les choses se compliquent.Commençons par un fait incontestable: ce sont les forces les plus radicales, les plus xénophobes, les plus totalitaires qui occupent le devant de la scène, au point où même les régimes les plus fondamentalistes — comme l’Arabie Saoudite — se sentent menacés.Certes, l’exemple de l'Iran montre que ce rapport de force n’est pas immuable.Èt, que, confrontées aux contraintes du pouvoir d'État, ces forces s’aliènent les soutiens quelles avaient au départ.Mais la thèse inverse qui voudrait identifier ces mouvements à un petit noyau d’extrémistes imposant sa loi à une masse paisible relève d'un orientalisme désuet.En réalité, le radicalisme islamiste s'apparente à un mouvement totalitaire, porteur d'un ordre nouveau fondé sur des valeurs ultraconservatrices mais disposant par là même d’une base sociale aux prises avec un processus culturel social et politique de profond déclassement du monde musulman.Cette base sociale est d’autant plus forte que l’échec politique des régimes arabo-musulmans est à peu près total et que la plupart des réponses à l'islamisme d’en bas passent par un mélange de répression et d’islamisation par le haut, et non par la création d’un espace public.Cette idée de déclassement du monde musulman est centrale.Dans l’imaginaire musulman, le fait d’appartenir à un ensemble civilisationnel puissant qui rivalisa et parfois dépassa l’Occident est essentiel.Si ce fait historique, remontant à plus de dix siècles, n’avait pas existé, l’islamisme n’aurait probablement pas cette force auratique.Certes, en dix siècles, ce sentiment de déclassement a été sublimé.Et on peut dire que le nationalisme a été la dernière source de sublimation de ce déclassement.Au Maghreb par exemple, le nationalisme s'est beaucoup inspiré du kémalisme, qui avait pourtant aboli le califat.Mais le passé est resté pétrifié et les tentatives critiques d’interprétation ont pour l’essentiel été bloquées.Les islamistes proposent donc un raccourci politique.Ils invitent leurs coreligionnaires à retrouver cette grandeur en revenant à la traditjon.La faillite des États-nations a donc ouvert la voie à cette réactivation de l’imaginaire musulman.Et c’est en cela que la guerre d’Afghanistan fut si importante pour l’islamisme.D’une part parce qu'elle lui permettait de nourrir l’imaginaire musulman d’une victoire sur l’Occident, représenté par l’Union soviétique.D’autre part parce qu’elle sanctionnait, à travers l’ef-foqdrement de l'URSS, une certaine forme moderne d’État-nation.la guerre d’Afghanistan fut, pour le monde musulman, ce que Touschima fut pour le monde asiatique.Mais cette réactivation de l’imaginaire musulman s’accompagne d’un blocage persistant: celui d’une difficulté à penser la modernité islamique, difficulté systématiquement contournée par la diabolisation de l’autre: l’Occident, Israël ou les deux à la fois.L’absence d’espace public a naturellement accentué cette névrose identitaire.U: fantastique paradoxe vient du fait que le débat sur l’islam est un débat interdit dans la plupart des pays musulmans, à l’exception peut-être de l’Iran.C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi Londres est devenue la capitale mondiale de l’islamisme.Du coup, même si le monde musulman est loin d’être le seul espace à surévaluer la responsabilité de l’autre dans sa propre histoire, il continue à être dominé par des forces qui s’acharnent à placer l’Occident au cœur de ses tourments, précisément parce que l’absence d’espace public ne permet ni de les évoquer ni d’en débattre.C’est là que la blessure palestinienne prend toute son importance.Ij est incontestable que l’alignement excessif des Etats-Unis sur Israël, que Bill Clinton avait d’ailleurs tenté de corriger malgré les pressions féroces du Congrès, cristallise le ressentiment musulman.Mais l'interprétation de l’islamisme par ce seul facteur n’est pas soutenable.Aucune crise profonde du type de celle que connaissent les sociétés musulmanes ne peut s’expliquer par la non-satisfaction d’une revendication au demeurant légitime.Naturellement, le règlement du problème palestinien peut politiquement se révéler payant pour l’Amérique et soulager les groupes sociaux et politiques qui cherchent localement à sortir de l’impasse.Mais le problème est plus profond.La question islamiste est avant tout une question propre au monde musulman et non l’expression d'un conflit des civilisations.Cela n’est en soi pas plus rassurant et n’exonère pas pour autant le Nord de ses propres responsabilités.L’ÉQUIPE DU DEVOIR il (actualit éjustice et \ Baillargec.________________________________________ _____________________________ .¦ • Jean-Pierre I>?gault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à rinformation politique : Hélène Buzzetti, Manon Cornellier {correspondantes parlementaires à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac {correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; Marie-Hélene Alarie (secrétaire d la rédaction) ; Louise-Maude Rioux Soucy (commis) La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy, Manon Bouchard.Gyslaine Côté, Marlène Côté.Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane I-egault, Jacques A Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland.(publicitaires).Laurence Thériauk (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE, Linda Thériault (responsable intérimaire).Hélène Gervais, Dominique Larivière, (responsable à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux.Use Uchapelle, Racbelle l^clerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Olivier Lachambre (contrôleur).Ghislaine lafleur.Claudette Béfiveau (secrétaire administrative).Danielle Laperrière.Caroline Perrier.Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (me président exécutif et directeur général) t i A 10 LE DEVOIR.LE JEUDI II OCTOBRE 2 0 01 HONNEUR SUITE DE I.A PAGE 1 ¦
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