Le devoir, 19 octobre 2001, Cahier A
ÉCONOMIE Les revenus de Nortel chutent encore de 45 % Page B 7 ?w w w .1 e d e v o i r .c o m ?IDÉES Afghanistan: Françoise David dénoncé notre solidarité sélective Page A 9 LE DEVOIR V o L .X C I 1 X “ 2 3 7 ?L E V E X D R E I) I I !» () l T O R R E 2 O O 1 8 7 f + T A X K s 1 $ Ottawa maintiendra son aide à Bombardier Peu importe la décision de l’OMC MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Peu importe la décision que rendra aujourd’hui l’Organisation mondiale du commerce dans le dossier de Bombardier, Ottawa maintiendra l’aide financière qu’il lui a déjà accordée pour obtenir des contrats avec des compagnies aériennes américaines.Malgré des dépêches qui font état d'une possible défaite, le ministre de l’Industrie, Brian Tobin, demeure confiant que tout ira de l’avant «Le gouvernement du Canada appuiera avec fermeté les décisions prises pour assister Bombardier dans sa dispute avec Embraer [son compétiteur brésilien].Cela signifie que les dispositions et le financement mis en place pour l'aider à obtenir des contrats aux États-Unis restent fermes», a-t-il déclaré hier aux Communes.Un groupe d'arbitrage de l’OMC doit rendre une décision préliminaire aujourd'hui sur la justesse de l’aide financière accordée à Bombardier pour arracher un contrat de vente d’avions à la compagnie Air Wisconsin.Le Globe and Mail indiquait hier qu'Ottawa se préparait à une défaite dans cette bataille qui dure depuis des années et qui empoisonne les relations entre les deux pays.C’est que le moyen utilisé, annoncé en janvier 2001, était identique à celui utilisé par le Brésil pour aider son constructeur Embraer et à celui que le Canada, pendant des années, a combattu.Le programme d’aide à l'exportation Pro-Ex permettait à la compagnie brésilienne d’offrir des prêts à taux préférentiel à ses acheteurs.Le Canada s’en est plaint à plusieurs reprises à l'OMC et a eu gain de cause chaque fois.Les changements que l’OMC a exigés du Brésil s’étant révélés insuffisants, le Canada a même obtenu il y a environ un an la permission de répliquer en imposant des mesures de représailles d’une valeur de 344 millions par année pen- VOIR PAGE rt 10: BOMBARDIER Si Ottawa perd, les méthodes de Tobin seront remises en question «Les Québécois ne sont pas menacés» JACQUES NADEAU LE DEVOIR * ¦’ ?I W ¦ A CE JOUR, les quinze analyses de «poudre blanche» réalisées en laboratoire à la suite d’une soixantaine d’interventions policières reliées à de • -.is suspects depuis le 7 octobre n’ont jamais révélé la présence du dangereux bacille de la maladie du charbon au Québec.Le ministère de la Santé publique et la Sûreté du Québec affirmaient hier que les Québécois ne sont pas menacés.A lire en page A 5.Israël riposte : six morts Washington demande à Sharon «d’agir avec retenue» et à Arafat de traduire les meurtriers en justice AGENCE FRANCE-PRESSE Bethléem — L’armée israélienne a tué hier six Palestiniens, dont trois dans une opération de liquidation, en Cisjordanie, où un Israélien a également trouvé la mort, au lendemain de l’assassinat d’un ministre israélien.les Etats-Unis tentaient désespérément de contenir cette nouvelle flambée de violence qui menace d’emporter leurs efforts de relance du processus de paix et, par conséquent, de compliquer l’enrôlement des pays ara- Un Israélien bo-musulmans dans leur campagne antiterroriste.a aussi été tué Trois membres du mouvement du président palestinien Yasser par des tirs Arafat, le Fatah, ont trouvé la , • • mort à Bethléem, dans le sud de palestiniens la Cisjordanie, lors d'un raid d’hélicoptères israéliens.L’une des victimes, Atef Abayat, était activement recherchée par Israel, qui lui imputait le meurtre en septembre d’une femme colon de la région de Bethléem.Peu après, des Palestiniens ont ouvert le feu à partir de la localité palestinienne de Beit Jala, proche de Bethléem, contre le quartier juif de colonisation de Gilo,,à Jérusalem-Est, occupé et annexé.L'Etat juif a renoué le 14 octobre avec sa pratique d’éliminations physiques d’activistes palestiniens accusés d’implication dans des attaques anti-israéliennes, pour la première fois depuis l’assassinat, le 27 août, du chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLR gauche radicale laïque), Abou Ali Moustapha.la branche armée du FPLP a revendiqué l’assassinat, mercredi à Jérusalem-Est, du ministre israélien VOIR PAGE A 10: ISRAËL L’édifice taliban semble inébranlable malgré les frappes Les responsables occidentaux multiplient les déclarations laissant entendre que des opérations terrestres en Afghanistan sont imminentes.Selon un journaliste pakistanais rentré d’un séjour en Afghanistan, les talibans, loin de faiblir, attendent les militaires occidentaux de pied ferme.FRANÇOIS XAVIER HARISPE AGENCE FRANCE-PRESSE Islamabad — Au douzième jour des frappes américaines en Afghanistan, malgré des pilonnages dévastateurs, aucune lézarde n’est encore apparue dans l’édifice taliban et bien au contraire, les miliciens fondamentalistes semblent plus déterminés que jamais.«H ne /dut pas croire que le système taliban est en train de s’effbndrer.Bien au contraire.Us sont inébranlables.Je n ’ai pas vu le moindre signe de panique ou de nervosité dans leurs rangs», affirme Fakhar-ur-Rehman, l’un des rares journalistes étrangers a avoir pu pénétrer en territoire afghan depuis le début des raids.Ce journaliste vient de passer quatre jours en Afghanistan, où il avait été invité avec des collègues par les autorités talibanes pour filmer les dégâts subis par un village de l’est du pays, où quelque 200 personnes VOIR PAGE A 10: TALIBANS ¦ Autres informations en page A 5 INDEX fontaine, François Saillant n’a pas manqué d’ajouter, à l’intention des deux candidats qui se sont tous deux prononcés en faveur de l'intervention policière, qu’il y a «des choses qui sont illégales et légitimes, et d’autres qui sont légales et illégitimes».Miranda poursuit un adversaire LE DEVOIR S’estimant associé à tort à un organisateur poli tique récemment convaincu de fraude électorale.le maire d’Anjou et candidat de l'Equipe Tremblay.Luis Miranda, traînera devant les tribunaux pour diffamation l'un de ses adversaires aux élections de la nouvelle ville, le candidat de l'Équipe Bourque/Vision de Montréal, Benoît Corbeil.la poursuite de KX) (XX) 8, déposée mardi devant la Cour supérieure, allègue que depuis plusieurs semaines, M.Corbeil «a atteint de manière repetitive la réputation et la vie privée [de M.Miranda] en livrant des propos fata et injurieux» à son endroit.On cite en exemple le fait qu’il a distribué à toutes les portes du futur arrondissement d'Anjou un article du Devoir, publié le 10 octobre, rapportant que selon l’enquête du Directeur général des élections, huit communications ont été établies par téléphone entre luis Miranda et l'organisateur électoral Alberto Berardinueci le jour du scrutin provincial du 30 novembre 1998.Rappelons que M.Berardinueci a été reconnu coupable, le 18 septembre dernier, d'avoir orchestré un système de voleurs illégaux d;ms le but de modifier ie résultat de ces élections.Jaruzelski nie toute responsabilité REUTERS Varsovie — le dernier dirigeant communiste polonais, le général Wojciech Jaruzelski, a rejeté hier les accusations d’avoir ordonné la fusillade contre les grévistes des chantiers navals de ( îdansk en 1970, qui avait fait 44 victimes.le général, dont le procès, plusieurs fois reporté, s’est ouvert mardi, a déclaré que, en sa qualité de ministre de la Défense, en 1970, il s'était employé à limiter l'usage de la force.«les chefs d'inculpation sont sans fondement.Je n'ai commis aucun crime», a déclaré le général, qui porte toujours ses célèbres lunettes noires et n’a laissé transparaître aucun signe d'émotion.«Au contraire, j’ai contribué à limiter les conséquences de ces pénibles événements», a-t-il ajouté.Ix‘ procès de Jaruzelski et de ses six coaccusés a été ajourné pendant plusieurs années en raison des problèmes de santé du général, des demandes de la défense concernant les preuves de sa culpabilité ou encore des incertitudes sur la juridiction compétente.Le procès risque de traîner en longueur alors que plus d’un millier de témoins sont appelés devant la cour et que les jurés devront prendre connaissance de plusieurs milliers de témoignages écrits.EN BREF Bourque en avance (Le Devoir) — Pierre' Bourque aurait repris la tête dans sa course contre Gérald Tremblay à la mairie de la nouvelle ville de Montréal, selon une enquête Son-dagem-TQS-M/fro.D recueillerait aujourd’hui 38,5 % des intentions de vote, contre 33,6 % pour Gérald Tremblay, 10 % pour l’ensemble des dix autres candidats et 17,9 % d’indécis.Les résultats de ce sondage, réalisé du 13 au 16 octobre auprès de 612 personnes et dont la marge d’erreur est de 4 %, constituent un renversement de situation par rapport au dernier sondage SOM réalisé 0 y a seulement deux sejnaines, qui accordait cette fois-là l’avance au chef de l’Équipe Tremblay/Union des citoyens de l’île de Montréal avec 38,7 %, contre 36 % pour son opposant de l’Équipe Bourque/Vision Montréal et 23 % d’indécis.BOUTIQUE 0 0 •»* « • Hiver 1001 Vêtements d'enfants 0 à 18 ans Vêtements de maternité à l'étage 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tél.: 274-2442 649 Tirage du 2001-10-17 1S 21 25 34 36 45 Numéro complémentaire: H GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 10 58 158,20$ 5/6 190 2 448,70 $ 4/6 12 508 71,30$ 3/6 232 209 10,00$ Ventes totales 13 776 234 $ Prochain gros lot (approx ) 5 000 000 $ LOTS BONIS BMW 325i 2002* (seule catégorie gagnante: 6/6) SELECTIONS GAGNANTS 01 06 07 09 25 27 14 22 30 31 36 39 01 08 20 32 36 41 06 16 26 35 39 42 01 02 07 16 20 32 09 22 29 34 43 47 15 20 31 32 41 46 04 16 19 22 28 39 17 29 34 38 40 45 07 10 23 32 38 45 'Chaque BMW 325i est échangeable contre un chèque ôe 50 000 $.Si une sélection crée plue de 5 gagnants, ceux-ci se partageront une cagnotte de 250 000 $ Tirage du 2001-10-17 12 32 4Q 41 45 48 Numéro complémentaire: 2Q GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 2 25 000,00$ 5/6 8 500,00$ 4/6 815 50,00$ 3/6 16 332 5,00$ Ventes totales: 585 042,50 $ râ + ’0 Tirage du 2001-10-17 25 28 32 4Q GAGNANTS LOT 52 192,31 $ 'Seule* les sélections participent au Lotto 6/48 et au Québec 49 sur le même billet sont admresibiee é la promotion EQtra Tirage du 2001-10-17 NUMÉROS LOTS 728576 100 000$ 28576 1 000$ 8576 250$ 576 50$ 76 10$ 6 2$ La J«u doit rotter un |*u Les modalités M4 '¦ ! s K.^ * o L Bon débarras Mike Harris démissionne avant d’être traduit devant le tribunal de l’opinion publique, comme il le mérite.Il a bradé l’Ontario sous le slogan «Open for business», privatisant une foule de services publics, sabrant dans l’éducation, les programmes sociaux et de santé, réduisant de 50 % les impôts, au plus grand profit des mieux nantis.Mike Harris démissionne alors qu’il doit répondre de son gouvernement dans le cadre de l’enquête sur le drame de Walker-ton, où le laxisme administratif et gouvernemental a causé la contamination des eaux potables de cette petite municipalité, avec les tragiques conséquences mortelles que l’on sait.Il part alors que l’enquête sur la mort d’un autochtone d’Ipperwash, tué par un policier, Duddley George, tente de déterminer si l’ordre venait directement du premier ministre.Il se sauve alors que l’on vient de découvrir la mort de Kim Rogers, une jeune femme enceinte retrouvée morte chez elle en pleine canicule, emprisonnée à domicile pour fraude à l’aide sociale.Conformément aux réformes conservatrices introduites par le gouvernement Harris, elle avait été privée de toute prestation, laissée sans aucun revenu pendant plusieurs mois.Mike Harris se sauve des conséquences terribles de sa «politique du gros bon sens», la «common sense révolution», menée au détriment des femmes et des communautés les plus vulnérables.Les programmes et services pour les personnes handicapées, les immigrants, les personnes à faible revenu et les francophones L E T T R E S -?- qui commençaient de peine et de misère à se doter de services en français ont tous été sabrés.Andrée Côté Papineauville, 16 octobre 2001 Trois facteurs pour évaluer le terrorisme Notre identité est déterminée par trois facteurs: le stock génétique, le milieu social et la liberté.Cela vaut pour les individus mais aussi pour les groupes humains.Il en ressort une courbe de Gauss (la «cloche») différente pour chaque groupe humain.Il m’apparaît que trop peu de citoyens trouvent le courage intellectuel de tenir compte de la composante génétique lorsqu’il est question de problèmes sociaux.Spécifiquement, quel est le profil génétique des intégristes?Y trouve-t-on un pourcentage supérieur à la moyenne de gens extraordinaires?Et de personnes moins qu’ordinaires?La seule manière efficace de répondre à cette question consiste à évaluer l’agir de ce groupe.On n’a, pour cela, qu’à considérer les diverses actions et croyances collectives par lesquelles ils se définissent Il faut surtout bien saisir l’inextricable complexité de la triple relation des trois facteurs évoqués en introduction.Il nous arrive ce qui nous ressemble: on ne peut tout mettre sur le dos des circonstances malheureuses: elles sont, d'une certaine façon, obscurément choisies.Ceux qui génèrent de la lumière ont une vie lumineuse; ceux qui génèrent les catastrophes n’en finissent plus d’attribuer leurs malheurs aux événements personnels, historiques et politiques qui jonchent leur vie.Michel Frankland Montréal, 15 octobre 2001 Le racket Les Occidentaux ne sont pas les seuls à avoir tendance à associer intimement religion et terrorisme.Les terroristes eux-mêmes le font allègrement, osant amorcer leurs menaces par une profession de foi.Et il existe bien peu de leaders religieux pour venir leur faire publiquement la leçon.N’oublions pas que ce sont des terroristes et que tout le monde en a peur.Y compris les musulmans! Tous vont condamner les événements du 11 septembre, mais très rares sont ceux qui dénoncent Oussama ben laden.On explique son comportement comme si l’un de nos frères avait commis une bévue, plutôt que de l’exposer comme un chien galeux qui récupère la foi de millions de personnes pour son propre compte.Qui plus est, on a déjà vu ses sbires se pointer dans les mosquées de Montréal, y être logés et nourris et réclamer de l'argent aux fidèles, les obligeant à faire preuve de leur appartenance sous de faux prétextes.Il faut dire qu’on préfère souvent donner à ce genre de bandits plutôt que d’avoir à subir leurs représailles.C’est de ce terrorisme caché, semblable à un racket de la protection, que je veux parler.En sont victimes trop d’êtres qui ne demandent pas mieux que de pratiquer leur religion en paix dans un pays qui leur en laisse pleine ment le choix.Jean Bergeron Montréal, 12 octobre 2001 LIBRE OPINION -?- Union monétaire : quand le politique fait fi des réalités économiques RICHARD MARCEAU Député de Charlesbourg-Jacques-Cartier à la Chambre des communes et porte-parole du Bloc québécois pour les questions touchant l’intégration monétaire et économique \ A l’automne 1998.et particulièrement à l’hiver 1999, le Bloc québécois lançait l'idée d’une union monétaire nord-américaine, un débat qui prit rapidement une ampleur considérable.Les souverainistes québécois se sont alors placés à l'avant-garde des deux mouvances marquantes de ce début de siècle, à savoir, en cette ère de mondialisation, l'interdépendance économique et l’indépendance politique.La souveraineté du Canada.et celle du Québec Il est ironique de constater que le principal argument utilisé par les opposants à l’établissement d’une union monétaire (que nous opposons à la dollarisation pure et simple) soit associé à la perte supposée de sa souveraineté pour le Canada.D’abord, remarquons que les plus farouches défenseurs de la souveraineté canadienne sont aussi les plus virulents dénigreurs de la souveraineté du Québec.Si, comme on nous le répète depuis des années, l’idée même de souveraineté nationale est dépassée dans ce contexte de mondialisation, pourquoi alors s’acharne-t-on ainsi à défendre la souveraineté du Canada?Du même raisonnement une question bien légitime subsiste: existe-t-il une souveraineté monétaire canadienne?La réponse est non.Comme l’affirmait en 1999, Sherry Cooper, économiste en chef et vice-présidente principale, à l'époque, de la firme Nesbitt Burns, maintenant à la Banque de Montréal, le Cana- da n’a jamais eu de souveraineté monétaire.À titre d’exemple, afin de connaître, entre 1950 et 1986, à combien se chiffrait le taux d’escompte de la Banque du Canada, il suffisait d'ajouter 1,1 % au taux de la Federal Reserve américaine au cours de la même période.Un exercice simple mais ô combien révélateur.Les Québécois favorables fr l’intégration économique avec les Etats-Unis On se souviendra qu’en 1988, les conservateurs de Brian Mulroney avaient dû leur réélection à l’appui massif des Québécois, fédéralistes comme souverainistes, à l’Accord de libre-échange canado-américain.En effet, les Québécois étaient alors, et demeurent toujours, très favorables au libre-échange.De la même perspective, on remarque que les Québécois affichent une opinion tout aussi favorable à l’intégration monétaire avec les États-Unis.D’ailleurs, ce fait a été confirmé et démontré tout récemment par une étude de la firme Léger Marketing, réalisée du 2 au 13 août dernier.Ainsi, quelque 53,5 % des répondants québécois se sont prononcés en faveur de l’adoption du dollar américain par le Canada.la même firme avait démontré, en avril 1999, que près de 60 % des souverainistes étaient en faveur d'une union monétaire nord-américaine.Nous pouvons ainsi facilement affirmer et conclure que les Québécois affichent une très grande ouverture sur le monde et ne semblent pas craindre la concurrence, même celle de la plus grande puissance économique de la planète.Québec-Canada-États-LInis : une intégration très poussée Depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis, en 1989, les exportations québécoises sont passées de 45 % du PIB en 1988 à 61 % du PIB en 2000.L'intégration des écono- mies québécoise, canadienne et américaine, déjà très poussée en 1989, s’est accélérée à un point tel que nos exportations sont aujourd’hui orientées à 87 % vers les États-Unis.L’intégration économique nord-américaine est telle quelle surpasse d’ailleurs l’intégration européenne, laquelle a donné naissance à l'euro en 1999.En effet, on constate que le ratio des exportations moyennes d’un pays de l’Union européenne vers un autre État de l’UE sur les exportations totales est de 62,9 %.Au Canada, cette proportion des exportations canadiennes vers les États-Unis par rapport aux exportations totales atteint environ 87 %.Ainsi, puisque l’Europe s'est dotée d’une monnaie unique à l’échelle de son territoire, l’Amérique du Nord aurait d’autant plus de raisons de le faire du fait de son intégration économique encore plus significative.Et en pratique ?La Réserve fédérale américaine est constituée d’un réseau de 12 banques fédérales régionales.La politique monétaire américaine est quant à elle définie par le Federal Open Market Committee (FOMC).Le FOMC est composé, outre son conseil d'administration, du président de la Banque fédérale de New York, qui y siège d’office, et, par rotation, de quatre présidents des 11 banques régionales.Ainsi, il devient facile d'imaginer que la Banque du Canada pourrait devenir la treizième banque régionale et même, à l’instar de New York, tenter d’obtenir un siège permanent au FOMC.Suivant la même logique, le Québec, une fois souverain, à titre de sixième puissance économique des Amériques, pourrait aussi tenter d’obtenir sa propre banque fédérale et, éventuellement, un siège au sein du EMOC.Les adversaires de l’établissement d'une union monétaire, mon collègue le député John McCallum au premier chef, savent pertinemment que les raisons guidant leur argumentaire sont simplement politiques.Elles dérivent de la défense d’une utopique souveraineté monétaire canadienne et de la frénétique lutte quotidienne contre les souverainistes québécois.Par leur nationalisme passéiste, ces opposants à l'union monétaire nuisent au développement économique tant du Québec que du Canada.Plutôt que de majorer de 37 % l’ensemble de l’économie canadienne, selon une étude récemment publiée par les économistes américains Jeffrey Frankel et Andrew Rose, ils souhaitent conserver le dollar canadien comme un instrument de la lutte contre les souverainistes québécois.Le bien-être matériel des Québécois, et des Canadiens, est ainsi sacrifié sur l’autel de l’unité nationale.Et ensuite, on accuse les souverainistes de ne pas accorder suffisamment d’importance à l’économie! En prenant position en faveur de rétablissement d'une union monétaire et appuyé en ce sens par le premier ministre Bernard Landry et ses prédécesseurs Lucien Bouchard et Jacques Parizeau, le Bloc québécois a clairement démontré la modernité de son option.Et, par le fait même, la démonstration de la caduci-té du nationalisme economique canadien.Les souverainistes québécois ont compris, depuis fort longtemps, que l’avenir réside dans l’interdépendance économique entre nations.Dans ce contexte, la souveraineté politique devient encore plus importante.Les libéraux fédéraux, en insistant si lourdement sur la souveraineté monétaire et économique, font une erreur historique qui pourrait coûter cher au Canada et au Québec, du moins tant que celui-ci fera partie du Canada. E D t V 0 1 R .LE VENDREDI I !l 0 ( T 0 B R E L' U II IDEES Bombardements américains en Afghanistan -y A\ | f ^ V - - \A-;-é < ^ mi 1^4-^ x\\ - yfrfvV* '* U V V.n’ \À V ^ -‘-y (&*« '/N \ ^ ' I \ il j flB Une fillette afghane garde un œil sur le troupeau d’ânes de sa famille.Un attentat contre des personnes innocentes, c’est de personnes sur les routes et détruisent le peu d’infrastructures d’un pays sans avoir l’ombre d’une assurance que cela ; barbarie déguisée en bonne conscience.Kl UTI KS du terrorisme.Point.Mais des bombes qui mettent des millions aura un impact certain sur la «chasse aux terroristes», c’est de la suffit! Pourquoi n’est-ce pas l’ONUplutôt que les États-Unis, qui sont juge et partie dans ce conflit, qui pilote une campagne internationale de lutte contre le terrorisme ?FRANÇOISE DAVID Ex-présidente de la Fédération des femmes du Québec .ne bombe est tombée hier, le U 16 octobre, sur un entrepôt de la Croix-Rouge, à Kaboul, détruisant des tonnes de vivres et de vêtements.Avant, ce sont des travailleurs affectés au déminage que les frappes avaient tués, en plus de quelques bombes (moins intelligentes que les autres?) qui avaient dé truit un village afghan.====JJ Ça suffit! Qu’on ne vienne pas me dire que ma réaction ressemble à de l’antiaméricanisme primaire, ce beau prétexte pour ne rien dire, ne rien dénoncer.Et mettons les choses au clair.Comme tout le monde, j’ai ressenti de la douleur, de la révolte, de l’incompréhension devant les actes terroristes odieux et cruel perpétrés le 11 septembre dernier.Comme bien des gens, j’ai pleuré sur le sort des victimes, de leurs parents, de leurs amis.J’ai eu le sentiment que plus jamais la vie ne serait comme avant Avant le 11 septembre.Une guerre si proche Je suis pourtant une personne informée, politisée, et j’ai 53 ans.J’ai suivi plusieurs guerres et conflits à la télévisiop.L’invasion russe en Tchécoslovaquie, le coup d’Etat au Chili, la guerre civile au Nicaragua, de même que le génocide au Rwanda, m’ont profondément bouleversée.En janvier 2000, je suis allée en Irak, où j’ai pu observer les effets dramatiques de l’embargo sur les femmes, les jeunes, les enfants.Mais jamais je n’ai senti la guerre si proche.Jamais je n’ai été si inquiète.Bien des gens réagissent comme moi, et surtout les femmes.Nous avons peur, nous haïssons la guerre, nous craignons les actes vengeurs des fanatiques.Et nous réalisons tout d’un coup que notre planète est bien petite, que nous devons y faire très attention sous peine de mort annoncée.Nous nous sentons vulnérables et cherchons un sens à tout cela, loin de la pensée unique, où qu’elle se trouve.On nous dit qu’il faut riposter, arrêter les fanatiques d’un dieu guerrier qu’ils ont inventé de toute pièce, se défendre, empêcher l’invasion des barbares, limiter les libertés civiles.Et c’est là que je décroche parce qu’on mêle tout.Oui, Oussama ben Laden et ses supporters sont des terroristes pervers et malfaisants, des fascistes réactionnaires qui s’en prennent aux musulmans modérés, aux femmes, à toutes les valeurs comprises dans les chartes des droits.Bien sûr, ils cherchent des prétextes pour s’en prendre à l’Occident.Et nous sommes tous d’accord pour trouver ces gens, les juger et sanctionner leur conduite.Mais — car il y a un «mais» Ces temps-ci, comme souvent, notre solidarité est sélective, et encore plus cette fois-ci, parce que nous avons peur — pourquoi n’est-ce pas l’ONU qui pilote une campagne internationale de lujte contre le terrorisme?Pourquoi permet-on aux États-Unis, juge et partie dans ce conflit, de diriger des opérations militaires qu’ils décident seuls et selon leur convenance?Si ce prix Nobel de la paix qui vient d’être attribué aux Nations unies signifie quelque chose, pourquoi ne pas confier à l’ONU la mission hautement délicate de travailler non seulement à trouver et juger les coupables des attentats du 11 septembre mais aussi à construire la paix, ce qui est autrement plus difficile?Je n’ai pas confiance en George W.Bush.Cet homme de droite a envoyé à répétition des condamnés à la chaise électrique, même lorsqu’ils avaient des problèmes de déficience intellectuelle.Parmi ses appuis, on trouve une droite religieuse américaine misogyne, homophobe et souvent raciste.Son premier geste, lorsqu’il a accédé à la présidence, a été d’annuler les subventions américaines aux réseaux internationaux d’ONG qui mettent en place, dans des pays en développement, des services de planning pour les femmes et soutiennent leur droit à l’avortement.Avant les événements du 11 septembre, le président Bush ne manifestait aucun intérêt pour la résolution des conflits les plus aigus de la planète, entre autres le conflit israélo-palestinien.Et c’est à cet homme-là qu’on est en train de confier le sort de l’humanité?Nous sommes assis sur une poudrière et nous aimerions penser que les personnes qui détiennent des solutions durables sont gens de paix, de justice et de liberté.Devant l’atrocité des attentats du 11 septembre, devant les causes multiples et complexes de ces événements, la sagesse commande que les représentants de tous les pays s’unissent et recherchent de véritables solutions, loin des comportements revanchards.Le Canada pourrait jouer un rôle important à cet effet.Mais c’est tout le contraire qui se passe.Une fois la riposte américaine décidée et organisée, le gouvernement canadien ne trouve rien de mieux à faire que d’apporter un appui quasi inconditionnel à des actes de guerre qui dévastent un des pays les plus pauvres de la Terre.En passant, si ben Laden s’était réfugié en Chine, voire au Pakistan,,pays qui possèdent l’arme atomique, les Etats-Unis feraient-ils pleuvoir des bombes sur ces pays?.Notre bon gouvernement va plus loin.Il cède aux pressions du gouvernement américain et de la droite canadienne et concocte une loi antiterroriste qui ratisse large et pourrait mener à des dérives démocratiques importantes.Par exemple, cette loi pourrait être hypothétiquement utilisée contre des militants antimondialisation décidés à bloquer une route ou contre des autochtones qui ferment un pont.Je refuse qu’au nom de la lutte légitime contre le terrorisme, on aille jusque-là.Le NPD est le seul parti fédéral à avoir osé remettre en question les frappes américaines sur l’Afghanistan.Qu’attendent nos députés québécois à Ottawa pour adopter une attitude ferme et consistante contre la guerre?Quand ont-ils consulté la population québécoise avant d’ap puyer, avec de molles réserves, les actions du gouvernement Chrétien?L’heure est pourtant grave, et nous devrons vivre longtemps avec les conséquences des décisions qui se prennent en notre nom en ce moment.Mais alors, que faire?Quant à moi, je refuse tout à la fois l’angélisme du pacifisme absolu et le militantisme guerrier.Je n’accepte pas qu’on me mente, prétendument au nom d’Allah ou alors de la civilisation occidentale.Un attentat contre des personnes innocentes, c’est du terrorisme.Point.Mais des bombes qui mettent des millions de personnes sur les routes et détruisent le peu d’infrastructures d’un pays sans avoir l’ombre d’une assurance que cela aura un impact certain sur la «chasse aux terroristes», c’est de la barbarie déguisée en bonne conscience: puisque nous sommes les victimes, nous devons nous défendre, n’est-ce pas?Mais où étions-nous lorsque d’autres victimes sont mortes par centaines de milliers sans que personne ne lève le petit doigt?Avons-nous dénoncé les bombes atomiques américaines sur Hiroshima et Nagasaki?Avons-nous agi pour prévenir le génocide rwandais alors que le général Dallaire suppliait l’ONU de lui donner les moyens d’interyenir?Avons-nous dénoncé haut et fort le coup d’État au Chili, soutenu par les dirigeants américains de l’époque, la dictature argentine, la mainmise soviétique sur les pays de l’Est, l’appui du Canada à Suharto, le président indonésien responsable des milliers de morts au Timor oriental?Et il y a l’Irak, où une population entière subit un embargo inhumain qui la laisse saps ressources aux mains d’un dictateur que les États-Unis ont choisi de laisser en place après la guerre du Golfe.Et puis la Palestine, toujours en quête d’un pays, qui fait face, du côté israélien, à un gouvernement dont le chef, Ariel Sharon, choisit le plus souvent la répression et les assassinats dits ciblés plutôt que des négociations honnêtes en vue d’une paix acceptable pour les deux parties.Ce que je veux dire, c’est que nos larmes et notre colère doivent s’exprimer partout où des humains sont opprimés, exploités, tués par des dirigeants politiques et économiques sans conscience et sans cœur.Ces temps-ci, comme souvent, notre solidarité est sélective, et encore plus cette fois-ci, parce que nous avons peur.A la place de cette guerre implacable contre l’Afghanistan, à la place des lois de plus en plus répressives qui nous donneront une fausse impression de sécurité, je propose que nous entrions avec lucidité et courage dans un processus de paix.C’est bien plus difficile que la guerre, mais c’est bien plus prometteur.Pour commencer, il faut mettre fin aux bombardements en Afghanistan.Ça suffit! Et si d’aventure la proposition des talibans de remettre Oussama ben Laden à un pays neutre était sérieuse, il faudrait l’accepter.D’autre part, ce gouvernement réactionnaire est désavoué par l’ensemble de la communauté internationale: il faut donc le démettre.L’Organisation des Nations unies doit aider l’opposition afghane à se regrouper, la soutenir dans ses efforts pour mettre sur pied un gouvernement d’unité nationale qui devra respecter les droits humains fondamentaux de sa population et, en premier lieu, ceux des femmes que les talibans ont enfermées depuis 1995 sans que les pays occidentaux ne s’en émeuvent beaucoup.Si les talibans ne l’ont pas fait, le nouveau gouvernement afghan devra s’engager à remettre Oussama ben Laden à un tribunal international qui le jugera.Quant à la lutte générale contre le terrorisme, il revient aux Nations unies de s’en occuper.De plus, les gouvernements occidentaux auront un devoir d’aide économique face à un pays ravagé par deux décennies de guerre.Deuxièmement, le Conseil de sécurité de l’ONU doit mettre fin à l’embargo contre l’Irak et trouver avec les peuples palestinien et israélien une solution politique au conflit qui déchire cette région du monde.C’est d’abord une question d’humanité et de justice.Mais aussi, le règlement de ces deux questions donnera aux populations du Moyen-Orient l’espoir d’un développement, d’un avenir pour les jeunes, et la preuve qu’il vaut mieux négocier que s’entretuer.Ix‘s assassinats récents de militants du Hamas par les Israéliens et du ministre du Tourisme israélien par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) nous rappellent dramatiquement l’importance d’un dialogue basé sur la coexistence de deux peuples dont le destin est désormais inextricablement lié.L’occupation israélienne des territoires usurpés par la force doit cesser mais, en même temps, le peuple palestinien doit permettre à la population israélienne de vivre en paix.Troisièmement, les députés du Québec à Ottawa doivent s’opposer aux bombardements contre l’Afghanistan, insister sur l’aide humanitaire canadienne à la population de ce pays et apporter une extrême vigilance à leurs réactions devant les actions et législations proposées par le gouvernement canadien.Nous voulons continuer à vivre dans un pays accueillant pour les immigrants, démocratique et libre.Nous réclamons du Canada qu’il se fasse artisan de paix et qu’il récuse ainsi la spirale de violence dans laquelle on tente, d’un côté comme de l’autre, de nous enfermer.Il y va non seulement de notre vision d’un monde où les enfants n’auront plus faim mais de notre propre sécurité.Carie meilleur outil que nous ayons pour continuer à vivre en paix ici, c’est soutenir les efforts de paix et de justice sociale, ici et ailleurs.Énfin, j’en appelle à tous les mouvements sociaux, à tous ceux et celles qui ont manifesté pour des Amériques solidaires à Québec en avril 2001, aux syndicats, aux Églises.Il faut dire haut et fort notre refus de la violence, du terrorisme, des dictatures politiques, économiques ou religieuses, et, en même temps, apporter nos solutions, élever notre voix pour que nos représentants élus l’entendent et pour que nos enfants ne puissent jamais nous reprocher d’avoir laissé échapper une occasion de paix.L'ÉQUIPE DU DEVOIR U RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine Gerald Dailaire [adjoint at dirtclrtr de lïnfrrmati E V 0 I R .LE VENDREDI 19 OCTOBRE 2 0 01 -* LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS BOMBARDIER ISRAËL «Nous avions dit.que nous les affronterions directement jusqu'à ce que cette pratique .arrête» SUITE DE LA PAGE 1 dant sept ans contre le Brésil.Le Canada a choisi d’attendre, disant vouloir négocier avec le Brésil, mais l’échéance pour la conclusion d’un contrat avec Air Wisconsin, qui comportait la vente d’au moins 75 avions et une option sur 75 autres, approchait.De plus, l’aide de Rio à Embraer risquait de faire pencher la balance vers le constructeur brésilien.Devant l’enjeu, Ottawa a décidé de répliquer en servant au Brésil sa propre médecine, une attitude musclée que le Canada avait toujours évitée, ce qui lui avait permis d’avoir jusque-là la légitimité de son' côté.Les critiques ont vite fusé, mais Bombardier a obtenu le contrat d’Air Wisconsin.L’aide fédérale de 1,7 milliard de dollars, sous forme de prêt à taux très préférentiel accordé à Air Wisconsin, a fait la différence.Le Brésil s’est aussitôt plaint à l’OMC, soutenant que l'aide en question était contraire aux règles commerciales internationales.Ottawa, lui, a récidivé pour aider Bombardier à damer le pion à Embraer une autre fois en obtenant un contrat avec Northwest Airlines.C’est la réponse à la plainte du Brésü qui est attendue aujourd’hui.M.Tobin, qui avait fait l’annonce originale en janvier 2001, avait dit que le Canada n’offrait à Bombardier que ce que le Brésil offrait à Embraer.L’aide d’Ottawa venait de la Société d’expansion des exportations et du très secret compte Canada que l’OMC a déjà condamné.* Hier, il s’en tenait à sa version originale, à savoir qu’Ottawa cesserait ses manœuvres dès que Rio acceptera de laisser les deux entreprises concurrencer à armes égales.«Nous avions dit que nous les affronterions directement jusqu’à ce que cette pratique arrête.[.] Nous avons dit qu’au lieu de nous lancer dans une guerre commerciale et d’avoir recours à des mesures de représailles, nous allions faire face à Embraer.» Affichant sa confiance habituelle, il a soutenu qu’une décision défavorable de l’OMC aurait un effet similaire sur le Brésil et que le financement offert et les contrats ne seraient pas remis en question.«C'est ce que nous avons fait; les mesures que nous avons prises ne sont pas menacées et la capacité de liumbardier de remplir ses obligations contractuelles avec Air Wisconsin et Northwest restent solides», a-t-il insisté, avant de lancer un message aux employés qui ont appris en septembre l'élimination de 3800 postes: «I^es emplois qui dépendent de ces contrats ne sont pas en danger» Mais si Ottawa perd, ce sont les méthodes de M.Tobin qui seront remises en question.Ce ne serait pas une première pour Brian Tobin.Quand il était ministre des Pèches, il avait fait arraisonner un bateau de pêche espagnol qui pêchait du flétan dans les eaux internationales mais tout juste à l'extérieur de la frontière maritime du Canada.Cette affaire est toujours devant les tribunaux, l'armateur et le capitaine poursuivant les autorités canadiennes.Malgré tout, le Canada se préparerait, selon le Globe, à en appeler de la décision finale qui devrait être rendue publique, contrairement à la décision intérimaire, dans plusieurs semaines.En cas de défaite, Ottawa compterait soutenir que l’OMC ne peut imposer des décisions rétroactives, ce qui permettrait au contrat d’Air Wisconsin d’aller de l’avant.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place
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