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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2001-11-03, Collections de BAnQ.

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ECONOMIE PERSPECTIVES Une campagne sans vainqueur Pages B 1 et B 4 ?w w w .led e o r .e o m Pauline Marois invite Ottawa à faire sa part Page B 1 LE DEVOIR Explosion du chômage , aux Etats-Unis Perte nette de 415 OOO emplois en octobre La réduction la plus lourde depuis mai 1980 JEAN-LOUIS S A NT I N I AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — La forte aggravation du chômage en octobre aux Etats-Unis, qui se situe à 5,4 %, au plus haut depuis 1996, confirme que l’économie est en récession et rend incertain le moment de la re- prise en freinant durablement la consommation, le principal moteur de la croissance.L’économie canadienne a mieux tenu le coup, les chiffres d’octobre sur le chômage faisant ressortir un niveau d’emplois inchangé.Dans la foulée, le taux de chômage a légèrement augmenté, de 0,1 point de pourcentage, pour passer à 7,3 %.Au sud de la frontière, les statistiques publiées hier par le département américain du Travail font également ressortir une perte nette de 415 000 emplois le mois dernier, la réduction la plus lourde depuis mai 1980 et qui explique le bond de 0,5 point du chômage par rapport à septembre.«L’ampleur de la détérioration du marché de l’emploi en octobre, qui touche tous les secteurs, rend inévitable une contraction de l’activité au quatrième trimestre», a estimé Ken Goldstein, un économiste du VOIR PAGE A 14: CHÔMAGE «L’économie américaine est en récession et il n’y aura pas de nette reprise avant le printemps» Lire aussi en page B 1 ¦ Le Canada tient le coup SANTÉ La chimio chez soi Ces dernières années, la chimiothérapie à domicile a métamorphosé la vie de plusieurs personnes atteintes de cancer.Souvent associée à une descente aux enfers ou à une médicalisation à outrance, la chimiothérapie n’a pourtant plus le même visage pour bien des cancéreux.Plutôt que d’être hospitalisés à intervalles réguliers, des patients luttent contre leur cancer à la maison, et un réseau d’infirmières les entoure pour veiller au déroulement sécuritaire des traitements.Au moment où la population gagne en âge, où le cancer arrive toujours en tête de liste des causes de mortalité, la façon de gérer la maladie devient un enjeu crucial, tant sur le plan économique que pour la qualité de vie des malades.¦ À lire en page B 14 -4 O» INDEX Annonces.Ail Avis publics.A10 Bourse.B 8 Carrières.B 10 Culture.A12 Économie.B 5 Éditorial.B 13 Idées .B 11 Monde.A 8 Mots croisés A 11 Météo.A 10 Perspectives.B 1 Santé.B 14 Sports.A13 JACQUES NADEAU LE DEVOIR «En faisant un classement qui comprend des écoles de milieux socioéconomiques différents, on compare des pommes avec des bananes», dit François legault.OüÆGS ¥ ~4t Vw' * ÎH: r V, ••¦'ïfrTT - k&iii i |É| Un palmarès sans nuances Même la directrice de l'école qui trône au premier rang voit le classement des 463 écoles secondaires du Québec d'un œil critique VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Comme plusieurs responsables du milieu de l’enseignement, Ginette Casavant voit le classement des 463 écoles secondaires du Québec d’un œil critique.«H y a forcément un danger dans l’interprétation que les gens font d'un palmarès car il manque de nuances.» Pourtant, elle aurait des raisons de l’appuyer puisqu’elle est la directrice de l'école qui trône au premier rang du palmarès 2001, l'école d’éducation internationale de Saint-Hubert C'est encore sous le signe de la controverse que le deuxième palmarès de l’Institut économique de Montréal et de l’Institut Fraser a été publié hier.Tant ceux qui ont réalisé l’étude que ceux qui sont visés par l’étude n’avaient de mots que pour se justifier.Comme prévu, les écoles privées de la province occupent le haut du pavé.En effet, seules 14 écoles publiques figurent parmi les 100 premières du palmarès.Injustice?Les responsables de l’enquête répondent que non.«Quand on veut avoir une photo, il faut donner une synthèse», a expliqué sur un ton exaspéré Michel Kelley-Gagnon, directeur de l’Institut économique de Montréal, en conférence de presse.«U classement est un résumé de tout le bulletin», a souligné le coauteur de la recherche, Richard Marceau.Se défendant de dresser un portrait sans nuances, il invite le public à lire l’étude dans sa totalité plutôt que de seulement consulter la liste des écoles.«Nous croyons que c'est un document utile, mais ceux qui croient le contraire ont droit à leur opinion», a insisté Peter Cowley, directeur des études sur l’efficacité des écoles de l’Institut Fraser.Richard Marceau a expliqué en détail la méthodologie utilisée pour établir le bulletin des écoles secondaires.Cette année, les chercheurs ont ajouté des variables pour atténuer les différences entre les écoles VOIR PAGE A 14: PALMARÈS Lire aussi en page A 7 Les enseignants sont sur un pied de guerre Uamour-destruction entre une planète et ses humains ¦¦mm MARC GADOURY «Les véritables problèmes d’environnement, ce sont la pauvreté, l’ignorance, la pollution: ce sont des problèmes sociaux.Efficacité et compétition sont des concepts dont il faut se débarrasser» au profit d’une vision généreuse, ce que Pierre Dansereau avait appelé à l’époque «l’austérité joyeuse».Dans Quelques raisons d’espérer, un film du cinéaste Fernand Dansereau sur son cousin, le chercheur de renom international Pierre Dansereau montre que l’écologie peut être porteuse d’espoir et ouvrir le chemin à une intense réflexion philosophique.Un film de l’ONF qui tranche avec la vision plutôt pessimiste que véhiculent la plupart des grands noms de la réflexion environnementale contemporaine.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Pierre Dansereau a eu 90 ans le 5 octobre dernier, devancé de quelques mois par sa compagne de toujours, Françoise, avec qui il vient de revivre en condensé plusieurs moments importants de sa vie de chercheur.Avec une rare vigueur physique et intellectuelle, il est retourné visiter plusieurs des lieux où il a approfondi sa vision de l'écologie au cours de sa longue carrière et qui l’ont conduit à renouveler ou à élargir des concepts de base de cette discipline.Ce documentaire, résultat d'une longue complicité entre le cinéaste et l’écologiste — mais qui n'avait rien à voir avec l’écologie elle-même, confie Fernand Dansereau —, nous conduit dans des paysages époustouflants comme le fjord de Pangnirtung, le rocher Percé visité par la lorgnette du temps et les favelas de Rio avec leur vie bouillonnante, un de ces étonnants écosystèmes urbains comme les aime Pierre Dansereau.VOIR PAGE A 14: DANSEREAU Un bouclier pour sauver le hockey Im dégringolade du huard a coûté cette semaine près de deux millions aux équipes canadiennes de la Ligue nationale RENÉ LEWANDOWSKI LE DEVOIR Le grand patron des Oilers d’Edmonton, Patrick LaForge, était en furie cette semaine lorsque le dollar canadien a atteint son creux historique de 62,94 CUS.On le comprend: chaque fois que le huard glisse, le compte de banque des Oilers en prend pour son rhume.«Aujourd’hui seulement [jeudi], on a perdu 250 (XX) $!» Le cas n’est pas unique.Depuis que la Ligue nationale de hockey (LNH) a imposé la rémunération de tous ses joueurs en dollars américains, toutes les équipes canadiennes sont aux prises avec le même problème: des revenus en dollars canadiens, des dépenses en dollars américains et un taux de change US/CAN en chute libre.Par exemple, à environ 25 millions $US, la masse salariale annuelle des Oilers est l’une des plus petites de la LNH.Il n’empêche que lorsque le taux de change recule de 1C, les finances de l’équipe sont amputées d’un quart de million.VOIR PAGE A 14: HOCKEY l’état du monde 2002 Venir comprendre le monde d atijonrd b ni a; X) Le seul annuaire économique et géopolitique mondial au contenu entièrement renouvelé Une analyse approfondie des grandes tendances planétaires Un bilan de Tannée pour les 226 États et territoires de la planète Les enjeux politiques et économiques à Taube du 3* millénaire CO ' 672 pages • 27,95 $ Boréal www.editiontb Indexation des prestations d'aide sociale le 1" janvier 2002.CONSTRUIRE OU RÉNOVER 40 000 LOGEMENTS Afin d'améliorer la situation des ménages qui éprouvent des difficultés à se loger convenablement à un coût abordable, près de 500 millions de dollars seront investis pour construire et rénover plus de 40 000 logements.ACCROÎTRE LA SÉCURITÉ DES PERSONNES 43 millions de dollars sont alloués notamment au renforcement des activités policières de lutte contre le terrorisme et à la mise en place d'équipes d'intervention contre les risques chimiques et biologiques.3 MILLIARDS POUR SOU T E NIR L'EMPLOI ________ ACCÉLÉRER LES INVESTISSEMENTS PUBLICS Le budget accélère des investissements publics qui répondent aux besoins des citoyens et améliorent la compétitivité de l'économie québécoise afin de soutenir l'emploi.Principaux investissements > 500 millions de dollars de plus pour la santé et les services sociaux.> 400 millions de dollars de plus pour l’éducation.> 50 millions de dollars de plus pour la construction de centres de la petite enfance.> 400 millions de dollars de plus pour le réseau routier.> 350 millions de dollars de plus pour les infrastructures municipales.> 100 millions de dollars de plus pour la recherche, la science et la technologie.> 100 millions de dollars de plus pour la culture.> 500 millions de dollars d'investissements supplémentaires de la part des sociétés d’État.APPUYER LES ENTREPRISES ET FAVORISER LES INVESTISSEMENTS APPUYER LES ENTREPRISES DANS TOUTES LES RÉGIONS DU QUÉBEC Pour accélérer les projets privés d'investissement et aider les entreprises à traverser cette période difficile, le gouvernement du Québec bonifie certains programmes d'aide et met en place une nouvelle société vouée au financement des PME, La Financière du Québec.Des améliorations sont aussi apportées à la stratégie de développement économique des régions ressources.TROIS INITIATIVES À EFFET IMMÉDIAT SUR LES INVESTISSEMENTS > Bonification du programme FAIRE (fonds pour l'accroissement de l'investissement privé et la relance de l'emploi) > Réduction de 50 % de la taxe sur le capital d'ici 2007 60 % des entreprises, soit plus de 160 000 PME, ne paieront plus de taxe sur le capital dès janvier 2003.> Mesures en faveur de la nouvelle économie Finances Québec ra ca Pour obtenir plus de détails sur le Budget 2002-2003 du Québec, procurez-vous le dépliant distribué dans la plupart des institutions financières ou contactez Communication-Québec au 1 800 363-1363.www.finances.gouv.qc.ca Confiants, on prépare l'avenir. L K DEVOIR.L K S SAMEDI 3 ET Di M A N ( HE » \ O V E M K R E i O O I LES A (' T II ALITES Sécurité nationale Le Canada devrait rapatrier ses médecins PRESSE CANADIENNE Ottawa — Pour des raisons de sécurité nationale, le gouvernement devrait tenter de convaincre les médecins canadiens travaillant aux Etats-Unis de rentrer au pays, a déclaré le président de l’Association médicale canadienne (AMC).La pénurie de médecins et d’infirmières rend la population canadienne vulnérable en cas d’attentat terroriste, a précisé jeudi le Dr Henry Haddad, alors qu’il s'adressait au comité des finances des Communes.Le gouvernement devrait offrir au 10 500 médecins canadiens vivant aux Etats-Unis un allégement fiscal de 50 % pendant trois ans s’ils reviennent au Canada.Selon les calculs effectués par l’AMC, cet allégement coûterait 45 millions au gouvernement fédéral si 500 médecins acceptaient son offre.«Il s'agit d’une mesure spéciale pour une question de sécurité nationale.Le gouvernement fédéral devrait faire preuve de leadership», a dit le Dr Haddad.Le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, a refusé de préciser s’il était d’accord avec cette suggestion.«C’est une chose dont le ministre des Finances devra tenir compte en évaluant la politique fiscale du Canada», a-t-il commenté.Dans le mémoire qu’elle a présenté au comité des Finances, l’AMC a proposé des mesures additionnelles totalisant 65 millions afin de préparer les services médicaux du pays à un attentat terroriste ou à toute autre situation d’urgence ayant trait à la santé publique.Le comité tient des audiences publiques alors que le ministre des Finances, Paul Martin, prépare un budget pour avant Noël.L’AMC propose notamment les mesures suivantes: ¦ 15 millions pour aider les municipalités et les provinces à élaborer des mesures d’urgence, médicales et autres; ¦ 25 millions pour prévoir des fournitures et des équipements médicaux, ainsi qu’une formation en soins médicaux d’urgence; ¦ 25 millions pour permettre aux hôpitaux d’augmenter leur capacité en lits, en prévision de situations d’urgence.Dans la première série de mesures antiterroristes qu’il a adoptées, le gouvernement avait affecté une somme de 11,6 millions à la capacité d’intervention médicale, ce qui comprend des antibiotiques ainsi que l’équipement requis pour détecter les radiations et la contamination biologique.EN BREF Clôture du Festival de Rouyn (Le Devoir) — C’est jeudi que se terminait à Rouyn-Noranda la vingtième édition du Festival du cinéma international en Abitibi-Témisca-mingue.Celleci a connu un taux record de participation avec 20 000 entrées.Le Grand Prix Hydro-Qué-bec couronnant par vote public le long métrage le plus apprécié est allé à Italien pour débutants de la Danoise Lone Scherfig, une comédie sensible et intelligente inscrite dans le créneau Dogma II parle avec les loups de Carlos Ferrand Zavala, documentaire vibrant sur Michel Pageau et son refuge d’animaux sauvages à Amos, a reçu pour sa part le prix Télébec dans la catégorie court et moyen métrage.Quant au prix animé Air Nova il couronnait The Sharp and The Piano de Gabrielle Pennacchioli, une fable sur l’intolérance.Info-Crime prend de Tampleur (Le Devoir) — La ligne InfoCrime (1800 711-1800) a connu un essor phénoménal en trois ans, avec un volume d’appels multiplié par six.InfoCrime a reçu 124 tuyaux ano-njrnies en 1998 contre 732 cette année.En 2001, les informations révélées par le public ont permis aux policiers de mettre 40 personnes en accusation et de saisir des stupéfiants d’une valeur totale de 15,8 millions de dollars.InfoCrime a lancé hier une campagne de sensibilisation pour faire connaître ses services au grand public.Par exemple, la SQ affichera le numéro dlnfo-Crime sur ses voitures de patrouille.InfoCrime a lancé une vaste campagne de financement pour recueillir 100 000 $, ce qui représente le budget annuel du service.Équité salariale Les enseignants sont sur un pied de guerre Les élèves du primaire et du secondaire auront congé de devoirs PRESSE CANADIENNE Quebec — Les 82 000 enseignants des écoles publiques francophones et anglophones du Québec donneront un «congé forcé» de devoirs et de leçons aux élèves de plus de 3000 écoles, à compter de lundi.Déterminés à obtenir une entente sur l'équité salariale, les enseignants ne prépareront pas de bulle tins et reporteront les rencontres prevues avec les parents, «au moins jusqu au 21 notembre prochain».De plus, ils ne feront pas d’enseignement pendant deux demi-journées, les vendredis 9 et 16 novembre, et feront la grève durant une demi-journée entre les 12 et 15 novembre.Le ministre de l'Éducation, François Legault, est responsable du durcissement de la position des enseignants, a soutenu hier à Québec la présidente de la FedtS ration des syndicats de l’enseignement, Johanne Fortier.Le ministre aurait ébruité mercredi les résultats d’une etude menée par 50 directions d'ecole qui établit à moins de 35 heures la se maine de travail d’un enseignant.«Une enquête bidon», s’est exclamée Mme Fortier, qui estime qu'elle contredit celle menée en 1996 et qui établissait à plus de 40 heures par semaine le travail des enseignants.Ceux-ci n’acceptent pas d'être payés moins cher qu’un ingénieur ou un arpenteur.Ces derniers ga- gnent 62 000 8 par année, comparativement à 53 800 $ pour un enseignant avec 15 ans d’ancienneté.Une injustice, prétend Mme ortier, qui vient du fait que renseignement est dominé par les femmes.Pour corriger l’écart, Quebec devrait débourser 500 millions.Cette facture pourrait être étalée dans le temps.Le gouvernement doit faire son lit dans ce dossier le 21 novembre prochain.Pourquoi donc lancer tout de suite des moyens de pres- sion?«Pour influencer la décision de la Commission sur l'equite salariale.On trouve ça tard, le 21 novembre.(o fait neuf ans qu’on attend», répond Mme Fortier.le ministre Legault a demandé au Conseil des services essentiels de «/huilier le cas» des enseignants.«Les enfitnts doivent aioir des do loirs et des leçons: les parents doivent recevoir dis bulletins quatre this pat annee.On va suivre ça de très près et.si c'est nécessaire, on va intervenir rapidement», a-t-il prévenu hier.Les maladies cardiaques frappent davantage les pauvres PRESSE CANADIENNE Toronto — La pauvreté constitue l’une des plus importantes causes des maladies cardiovasculaires au Canada, selon une nouvelle étude.Rédigé à la demande d’un regroupement de 45 organismes communautaires ontariens, le North York Heart Health Network, le document révèle que près de 25 % des décès prématurés de personnes âgées de moins de 75 ans au pays sont imputables à la disparité des revenus.Et les maladies responsables de la proportion la plus large de ces décès sont celles du cœur, selon ce rapport, rendu public à Toronto.«Ces conclusions sont effrayantes et très inquiétantes.Le message qui est véhiculé est celui-ci: ne soyez pas pauvres et ne vivez pas dans un quartier pauvre, parce que vous allez vous retrouver dans le service de cardiologie d’un hôpital», a déploré Dennis Raphael, principal auteur du document et professeur de politique et de gestion publique à l'université York, à Toronto.Si les Canadiens, dans l’ensemble, succombaient de façon moins frequente aux maladies du cœur que les 20 % habitant les quartiers les plus riches, les problèmes d’ordre cardiovasculaire coûteraient la vie à 6366 personnes de moins par année au pays, est-il précisé dans le rapport.M.Raphael est parvenu à ces conclusions après s’être penché sur les données recueillies par Statistique Canada ainsi que sur les travaux de recherche effectués dans le monde entier, ces 20 dernières années.Bien qu’il n’ait pas été en mesure de préciser à quel point les maladies cardiovasculaires résultaient de la pauvreté, le professeur ontarien a indiqué que tout porte à croire que le stress excessif, les difficultés matérielles et les habitudes jugées nocives pour la santé, notamment la cigarette, soient des facteurs déterminants.Rosana Pellizzari, médecin de famille de Toronto desservant une clientèle essentiellement à faible revenu, a quant à elle jugé pos- sible que l'approche actuellement préconisée par la société canadienne en ce qui concerne la prè vention des maladies du coeur n’exerçait que peu, voire aucun ef-tet auprès de la frange la plus pauvre de la population.IjC fait de vouloir modifier les facteurs de risque découlant du style de vie de chacun — le tabac, l'absence d’activité physique et une alimentation à forte teneur lipidique — s’avère sans effet pour la plupart des personnes les moins bien nanties, a affirmé Mme Pellizzari.Invitation à la pratique du Réservations : (514) 384-8645 Courriel : zenlow@aei.ca Http:www.zenmontreal.ca CENTRE ZEN DE MONTREAL 10 851, rue Saint-Hubert (métro Henri-Bourassa) ATELIER D’INTRODUCTION par ALBERT LOW, maître et directeur du Centre Samedi, 17 novembre de 9h(X) à 14H30 Coût : 50,00 $ (25,00 S étudiants et aînés) Boni +1% la première année pour les nouveaux fonds PEER OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF PLACEMENTS QUEBEC Qui sème des Obligations à taux progressif Placements Québec récolte.La flexibilité : remboursables chaque année à leur date anniversaire sans pénalité.La progressivité : taux avantageux fixés pour 10 ans.La tranquillité : garanties sans limites par le gouvernement du Québec.Ceci qaI 0e L/tuii de uoa (weAÜMeimnh.Taux Année annuels (%) 3,30 2,80 4,00 4.75 5,50 6.25 6.75 7.25 9 775 10 8.00 Taux incluant le boni de 1 % la première année pour les nouveaux fonds REER VENEZ NOTAS RENCONTRER (frour I Industrielle-Alliance qT7 nie Sainte-Catherine Ouesj rua liimli au vendredi 10 h Ail a IQ frAo '.unedi et dimanche 15 h .1 tri :i jusqu'au AO novembre 2001 Placements Québec a a NOTRE INTÉRÊT À TOUS Rpgion de Quebec 521 5229 Du lundi au vendredi, de 8 h a 20 h et les samedis de novembre, de 10 h à 16 h 1 800 463-5229 www.placementsqc gouv.qc.ca ÎLES MADELElblÉ '; .Dominique Deniers, la populaire auteure jeunesse Écrivez le prochain Harry Potter ! Vous rêvez, d’écrire pour les enfants ou les adolescents?Venez découvrir les 10 secrets de Dominique Demers, l’auteure de livres jeunesse la plus populaire au Québec.Date: Dimanche 18 nov., de 9h à 17 hres Lieu: Holiday Inn, 420 Sherbrooke Ouest Coût: Tarif régulier: 125 $ (taxes incluses) Tarif étudiant: 95 $ (taxes incluses) RÉSERVATIONS: (514) 326-8485 LE DEVOIR, LES SAMEDI R ET DIMANCHE 4 NOVEMBRE 2001 A 8 =-* LE DEVOIR ?Le Washington Post implique ben Laden dans le trafic de diamants REUTERS Washington poursuit le pilonnage de l’Afghanistan Des spores du bacille du charbon sont découvertes au Pakistan D'APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE I- ET REUTERS REUTERS Pour les combattants de l’Alliance du Nord, il n’y a pas de fumée sans feu.k .-S Washington — Déjà millionnaire de naissance, Oussama ben Laden aurait réuni des millions de dollars au cours des trois dernières années grâce au trafic des diamants extraits des zones tenues par les rebelles de Sierra Leone, affirmait hier le Washington Post.Cette accusation du grand journal américain, qui cite des sources non identifiées proches de services de renseignement américains et européens, intervient au lendemain de la mise en cause du chef islamiste d'origine saoudienne par les médias français Le Figaro et Radio France internationale (RH).Selon ces derniers, citant des sources administratives médicales locales, ben Laden, souffrant d’une infection rénale grave, aurait été hospitalisé début juillet dans un hôpital de Dubai, où il aurait rencontré le chef de l’antenne locale de la CIA — un récit catégoriquement démenti par la direction de l’établissement Les responsables de la sécurité américaine ont longtemps dit espérer attraper l'insaisissable ben Laden grâce à des trahisons dans son entourage, qui ne se sont pas matérialisées pour le moment malgré la prime de cinq millions de doUars mise sur sa tête et l’engagement de George W.Bush de le capturer mort ou vif».Mais le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a déclaré il y a huit jours au quotidien USA Today que l'ennemi public des Etats-Unis, auquel sont attribués les attentats du 11 septembre, pourrait ne jamais être capturé bien que l’objectif officiel de l’opération lancée par Washington le 7 octobre est de mettre la main sur lui.Ces propos ont été imputés par le porte-parole du Pentagone au «réalisme notoire» de Rumsfeld, qui a quand même dû faire marche arrière le lendemain en s’affirmant certain que serait finalement capturée cette incarnation du «Mal», qui s’est encore manifestée jeudi par un communiqué signé diffusé par la chaîne de télévision qatarie al-Jazira.Selon le Washington Post, des trafiquants de diamants auraient acheté, pour le compte d’hommes identifiés par le FBI comme des membres en vue d’al-Qaïda fie réseau de ben Laden), des diamants à vil prix aux rebelles du Front uni révolutionnaire (RUF) de Sierra Leonp, maîtres des gisements diamantifères de ce petit Etat ouest-africain.l.es pierres auraient ensuite été revendues au cours le plus haut en Europe.Pour les sources citées par le Washington Post, ce trafic aurait eu pour objet de la part d’al-Qaïda d’anticiper le gel de ses avoirs financiers qui allait suivre les attentats du 11 septembre.«Je crois désormais que, pour tarir les fonds d’al-Qaïda et ses activités de blanchiment, il faut interrompre le flux des diamants.Cela porte sur des millions, peut-être même des dizaines de millions de dollars en bénéfices et recyclage», affirme un enquêteur européen anonyme cité par le Post.Un responsable américain estime cette hypothèse «plausible, car les diamants ne déclenchent pas des alarmes aux aéroports, ne sont pas détectés par les chiens, sont faciles à dissimuler et facilement réalisable en liquide».Le Washington Post assure que les trafiquants de diamants qui viennent chaque semaine s’approvisionner à Monrovia avec des mallettes remplies de dollars sont triés sur le volet par Ibrahim Bah, un rebelle sénégalais formé en Libye et ancien de la guerre d’Afghanistan contre les Soviétiques.Washington — L’aviation américaine a poursuivi hier le pilonnage des positions talibanes en Afghanistan, alors que des spores du bacille du charbon ont été découvertes pour la première fois au Pakistan et qu’aux Etats-Unis, les forces de sécurité restent sur le qui-vive dans la crainte d’une attaque terroriste, qui pourrait viser notamment le célèbre pont Golden Gate à San Francisco.Le président George W.Bush s’est déclaré «très satisfait» des «progrès» réalisés sur le terrain afghan et affirmé que les EtatsUnis ne feraient «pas de pause» dans la campagne antiterroriste pendant le mois de jeûne musulman du ramadan, qui commence mi-novembre.Les critiques se sont multipliées récemment sur le manque apparent de résultats de la campagne militaire, tandis que plusieurs pays membres de la coalition ont souhaité une pause dans les raids pendant le ramadan.Le Pakistan, pièce maîtresse du dispositif militaire américain contre l’Afghanistan, a connu ses premier cas apparents de bioterrorisme, avec la découverte du bacille du charbon dans les locaux d’un journal, d’une banque étrangère et d’une compagnie d’informatique.Mais personne n’a contracté la maladie, selon les autorités.Cette annonce survient au lendemain d’un appel au soulèvement contre «la croisade anti-islamique» adressé aux musulmans d.u Pakistan par Oussama ben Laden, accusé par les Etats-Unis d’être l’instigateur des attentats du 11 septembre.Cet appel semblait avoir peu mobilisé pour la prière du vendredi.Les forces de sécurité avaient été placées en état d’alerte dans les principales villes du pays, mais moins de 20 000 personnes ont manifesté.Une grande partie des Pakistanais désapprouve les bombardements américains, notamment en raison des victimes civiles, ce qui place le régime du président Pervez Moucharraf dans une position de plus en plus délicate.Soucieux de préserver cet allié stratégique, le gouvernement américain vient de lever les sanctions économiques infligées en 1998 à la suite des essais nucléaires pakistanais et d’annoncer une aide économique de plusieurs milliards de dollars.Quelque 1200 guerriers tribaux pakistanais ont franchi en armes hier la frontière afghane pour rejoindre les talibans, selon un parti islamique pakistanais.Jeudi déjà, un millier de volontaires avaient rallié l’Afghanistan.Sur le plan militaire, l’aviation américaine a repris ses raids sur Kaboul hier soir, lâchant au moins deux bombes près de l’aéroport, sans s'attirer de riposte de DCA Le pilonnage des positions talibanes s’était poursuivi dans la matinée, avec le largage par un B-52 d’un tapis de bombes à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kaboul.Selon le «consul général» des talibans à Karachi, Rahmatollah Karkezad, entre 70 et 100 soldats américains ont été tués depuis le début des opéra- tions.L’information a été aussitôt démentie par la Maison-Blanche.L’intensification des bombardements américains au nord de Kaboul laisse penser que les forces d’opposition se lanceront sous peu à l’assaut de la capitale.Selon les adversaires des talibans, de 8000 à 10 000 combattants se tiennent prêts à avancer vers le sud et à reprendre des zones perdues au profit des islamistes ces cinq dernières années.Si Omar mourait.Pour leur part, les talibans, qui contrôlent environ 90 % du territoire afghan, ont fait savoir, par la voix du gouverneur de Kandahar, qu’ils ne craignaient pas les répercussions de la mort éventuelle de leur chef spirituel, le mollah Mohammad Omar.«Il n'y aura pas de panique», a répondu le mollah Hasan Rehmani, gouverneur du bastion du mollah Omar, aux questions concernant les raids américains visant les positions talibanes et le mollah Omar.«Nous sommes musulmans, nous sommes une organisation.Ces choses arrivent, mais une personne peut être remplacée par d’autres.» Il a ajouté que le mollah Omar se trouvait dans la périphérie de Kandahar, sans savoir où exactement Les talibans ont aussi annoncé avoir arrêté jeudi soir un groupe d’opposants dirigé par Hamid Karzai, un partisan de l’ancien roi Zaher Shah et ancien vice-ministre des Affaires étrangères, malgré l’intervention de quatre hélicoptères américains qui tentaient de les secourir.Hamid Karzai a réussi à s'enfuir et se trouverait «dans les environs de Deharwad» dans la province dUruzgan (sud), selon son frère.Le Pentagone a fait état hier de combats dans le sud de l’Afghanistan entre des tribus et les talibans, tout en refusant de commenter les informations sur le groupe mené par Hamid Karzai Les militaires américains ont aussi annoncé le déploiement d’avions de reconnaissance supplémentaires et des avions sans pilote et précisé que le mauvais temps empêchait l’arrivée annoncée de renforts de forcer spéciales américaines en Afghanistan.Aux Etats-Unis, le gouverneur de Californie, Gray Davis, a fait état de «menaces crédibles» d’attaques contre des ponts dans cet Etat, notamment les célèbres Golden Gate et Bay Bridge à San Francisco.la Chambre des représentants américaine a adopté jeudi soir un projet de loi renforçant la sécurité dans les aéroports et les avions.Outre la menace d’une nouvelle attaque terroriste, les Américains vivent dans la crainte d'une épidémie de maladie du charbon.Une deuxième employée d’un centre de tri postal de Hamilton, dans le New Jersey, a contracté la forme respiratoire de la maladie, a annoncé le Centre de contrôle et de prévention des maladies, portant à seize le nombre de malades confirmés, dont quatre sont décédés.Les Nicaraguayens vont voter sur fond de misère Un Daniel Ortega messianique rêve de «terre promise» Bush limite la publication d’archives présidentielles AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le président américain, George W.Bush, a défendu hier un décret controversé autorisant les présidents américains en exercice ou à la retraite à s’opposer à la divulgation de documents présidentiels.En vertu d’une loi de 1978, les archives de la présidence peuvent être communiquées au public douze ans après le départ du président concerné, mais M.Bush a signé hier soir un décret les autorisant à s’opposer à leur publication.Cette décision a suscité une vague de protestations car elle risque d’entraver l’étude de l’histoire présidentielle et du processus de décision, notamment par les historiens et les journalistes, mais aussi par les citoyens en général.Elle «permettra aux hisUrriens de faire leur travail tout en protégeant les secrets d’État.C’est pourquoi fai fait ce que fai fait», a cependant expliqué hier le président américain à des journalistes.Selon des responsables de l’administration Bush cités par le Washington Post, la décision a été prise après qu'une demande de communication de quelque 68 000 pages de documents concernant la présidence de Ronald Reagan eut été déposée.George Bush senior fut vice-président sous Reagan avant d’accéder lui-même à la présidence en 1989.En vertu du décret signe jeudi soir par son fils, si un président en exercice ou un ancien président demande à ce que les documents ne soient pas transmis, ce veto peut toutefois être contesté devant les tribunaux.MARIE LAURE COLSON LIBÉRATION Onze ans après une guerre civile qui a fait près de 50 000 morts, les Nicaraguayens iront aux urnes demain, profondément divisés entre deux hommes qui symbolisent la fracture des années 80, sans pour autant disposer d’une véritable alternative.Pour la première fois depuis qu’il a cédé le pouvoir, Daniel Ortega, le leader du régime sandiniste de 1979 à 1990, est à peu près aussi bien placé dans les sondages qu’un adversaire historique des ex-guérilleros, le libéral Enrique Bolanos.Mais les deux partis qui se présentent aux présidentielles se sont mis d'accord pour modifier la loi électorale de telle manière que les petits partis ne soient pas représentés, et la personnalisation du scrutin dissimule mal l’indigence de leurs programmes.les électeurs indécis, estimés à 10 % sur les 2,7 millions d’inscrits, détiennent la clé du scrutin présidentiel et des législatives qui se tiendront le même jour, qui se dérouleront sous la surveillance de 11 500 observateurs internationaux.Impasse Le retour des sandinistes comme seule force d'opposition illustre l’impasse politique et économique dans laquelle se trouve ce pays d’Amérique centrale.Après une décennie de néolibéralisme et de corruption, environ 70 % des Nicaraguayens vivent dans la misère.L’agriculture est plombée par la sécheresse, la baisse des cours du café et la croissance proche de zéro, les réserves en devises permettent d'assurer tout juste trois semaines et demie d'importations et la dette extérieure de ce petit pays de quatre millions de personnes atteint 6,65 milliards de dollars.Le gouvernement du président Arnoldo Aleman laisse le pays dans un tel état de décrépitude que les deux candidats savent que la marge de manœuvre de celui d’entre eux qui entrera en fonction en janvier sera très faible.À défaut de pouvoir s’engager à redresser la barre, les deux candidats ont mené une campagne essentiellement populiste.Daniel Ortega, 55 ans, est apparu dans les meetings en chemise rose bonbon, la nouvelle couleur du Front sandiniste de libération nationale (FSLN), autrefois «rouge et noir».L’homme qui a passé sept ans dans les geôles de l’ex-dictateur Anastasio Somoza avant de le renverser en 1979 et d’instaurer un régime marqué par une guerre sanglante contre la résistance «contra» a utilisé son charisme pour délivrer un message quasi messianique.«Daniel» prêche désormais «la paix, l’amour et la réconciliation» et appelle la population à rejoindre «la terre promise».Elle prendra la forme, dès son arrivée au pouvoir, promet-il, d’un bon équivalent à 1500 $ aux familles les plus pauvres, en vaches, cochons, volailles et graines.Son adversaire du Parti libéral constitutionnaliste (PLC), l’ancien chef d’entreprise Enrique Bolanos, est lui, dans son rôle: il propose aux électeurs «de conclure un marché».Incarcéré à deux reprises dans les années 80 pour avoir dénoncé les méthodes employées par les frères Daniel (président) et Humberto (chef des armées) Ortega U s’est largement servi des attentats du 11 septembre pour dénigrer son adversaire.Les visages d'Oussama ben Laden, Saddam Hussein, Fidel Castro et Mouammar Kadhafi ont été utilisés dans des messages publicitaires pour mettre en garde les électeurs contre Ortega Les caisses sont vides «S’ils pouvaient voter au Nicaragua, ils voteraient Daniel», affirme d’un ton ferme unç voix du Parti libéral.De façon générale, l'ombre des Etats-Unis plane sur le duel entre les deux hommes.Dans son programme, Bolanos s'engage à investir des dizaines de millions de dollars dans les campagnes, dans les services de santé et dans la lutte contre le chômage.Etant donné que le président Aleman a profité de son passage au pouvoir pour puiser dans les crûsses de l’Etat, Bolanos compte sur l'aide intemationaje.Si Daniel Ortega, qui fut l’ennemi numéro un des Etats-Unis, se dit aujourd’hui leur ami.Emique Bolanos a déjà leur soutien.Le candidat libéral, qui a affiché dans tous les médias une REUTERS Ortega se veut l’ami des Américains.^ * lettre amicale adressée par le frère de George W.Bush, fait donc miroiter aux Nicaraguayens qu’j! est seul capable «d’entretenir des relations avec les États-Unis avantageuses pour son pays».Washington ne l’a pas déçu qui, par la voix de son ambassadeur à Managua, a affirmé son inquiétude face à une victoire sandiniste: «Ils seront jugés sur leurs actes.Punique manière pour eux de regagner un peu de confiance de notre part serait de rétrocéder immédiatement tous les biens confisqués aux Américains dans les années 80», a déclaré M.Garza.Une position un tantinet ambiguë quand on sait que les biens réclatnés appartiennent à des Nicaraguayens exilés aux Etats-Unis sous le régime sandiniste, qui ont pris la nationalité américaine.Daniel Ortega a pour sa part demandé aux États-Unis «le respect vis-à«vis du Nicaragua, un pays capable de prendre seul les décisions le concernant».Mais il tient tellement à retrouver le fauteuil présidentiel, après ses échecs de 1990 et 1996, qu’il continue à faire du pied au grand voisin.Mercredi, lors de l’ultime réunion publique de leur leader, les militants sandinistes ont, en signe d'amitié, déployé un immense drapeau américain.Nous ss • >.?BONALDO 3' et 4' étage.105, St-Paul Ouest Montréal tel: 514.287.9222 1888 BONALDO r I LF.D F V 0 I R .LES SAMEDI 3 ET DI M A N i II F I \ (I V LM K R K '• 0 0 I L E .\l 0 N I) E A H ULSTER Le retour manqué de David Trimble MARTIN COWLEY REUTERS — Le protestant David Trimble, premier mimstre démissionnaire dTJlster, n'a pas réussi hier à se faire réélire à la tête de l'exécutif bicon-fessionnel nord-irlandais, deux voue de son propre parti, l’UUP, lui ayant fait défaut.Sa défaite est un coup dur pour le processus de paix, alors même que, voici une semaine, David Trimble était sorti conforté de la décision de LIRA d’entamer son desarmement et qu’il avait par conséquent décidé de tout faire pour reprendre les rênes du gouvernement."Je demande aux gens de ne pas perdre la foi, de ne pas désespérer du processus de paix, a déclaré Trimble à 1 issue du vote.Je reste convaincu Que nous parviendrons à nos fins et que nous ramènerons les choses dans une voie positive.» Martin McGuiness, numéro deux du Sinn Féin, la branche politique de LIRA, a également déploré le résultat du vote et a appelé la Grande-Bretagne à convoquer de nouvelles élections.EN B R E E -Les opposants au processus de paix ont eu leur heure, nous ne devons pas les laisser obtenir gain de cause», a-t-il expliqué aux journalistes.Trimble, leader du parti unioniste d’Ulster (U U P), a rassemblé la majorité des suffrages des représentants des partis catholiques mais n’a pu obtenir un soutien de la majorité des protestants hostiles à l’accord du Vendredi saint.Profondes divisions Une vaste majorité s’est exprimée en faveur du Prix Nobel de la paix (72 voix pour, 30 contre), mais la défection de deux membres de son propre parti La laissé sous la barre des 50 % des voix exprimées par le bloc unioniste.Or, selon les termes de l’accord de pane, les décisions majeures du Parlement doivent réunir une majorité au sein de chacun des deux blocs.11 a manqué a Trimble une voix de majorité chez les protestants.Ce résultat souligne une fois encore les profondes divisions qui affectent les partis protestants, certains doutant encore des véritables intention de LIRA.Lrimble s’en est pris violemment aux deux «dis sidents» de sa propre formation.Peter Weir et Pauline Armitage.les accusant d’avoir agi »de façon déshonorante».Pour sa défense, Peter Weir a affirme que son objectif avait toujours été de voir émerger une Irlande du Nord stable et paisible.Mais, faisant echo aux réticences des partisans de la ligne dure, il a estimé que l’initiative annoncée le mois dernier par LIRA ne constituait qu'un acte cynique et sans lendemain, ajoutant qu’un véritable processus de désarmement imposait davantage.John Reid, le secrétaire britannique pour llrlan-de du Nord, devait rassembler hier les partisans de l’accord du Vendredi saint.Selon les observateurs politiques, la Grande-Bretagne pourrait intervenir dans l’urgence pour amender le processus de décision du Parlement biconfessionnel, juge trop compliqué, afin d'assu rer la réélection de Trimble.Un nouveau scrutin pourrait être organise dans les 24 heures, estime-ton de même source.jL»S ' Ki r n ks David TrimbU* Des affrontements font 31 morts au Cachemire Srinagar (Reuters) — Au moins 31 personnes ont été tuées entre hier soir et aujourd'hui au Jammu et Cachemire, le seul Etat indien à majorité musulmane, a annoncé la police.Il s'agit du nombre de victimes le plus élevé en 24 heures depuis le 1" octobre dernier, quand un attentat suidde contre le Parlement de l’État avait tué 38 personnes.Ce bilan inclut un dvil, trois membres des forces de l’ordre indiennes et 27 rebelles musulmans, dont une vingtaine ont été abattus hier par les forces de sécurité indiennes lors de trois fusillades distinctes, les affrontements se poursuivaient, selon la police.La violence a connu une escalade au Cachemire depuis le début des frappes américaines en Afghanistan.Cinq Bosno-Serbes coupables de crimes contre Thumanité La Haye (Reuters) — Cinq Bosno-Serbes ont été reconnus coupables de crimes contre l’humanité hier par le Tribunal pénal international de la Haye (TPI) pour la terreur qu’ils ont fait régner dans le camp de détention d’Omarska durant la guerre de Bosnie (1992-95).Quatre gardiens du camp et un chauffeur de taxi qui participait aux brutalités dans le camp ont été condamnés à des peines allant de cinq à 25 ans de prison à l’issue d’un procès qui aura duré 15 mois.Vaccin expérimental anticharbon Paris (AFP) — Un vaccin expérimental contre la maladie du charbon a été testé avec succès sur des rongeurs contaminés par le bacille du charbon à l’Institut Pasteur, selon une chercheuse, responsable de l’étude.Mais «plusieurs années» seront de toute façon nécessaires avant que l’homme ne puisse disposer du vaccin, a ajouté Michèle Mock, chef de l’Unité toxines et pathogénie bactérienne de l’Institut Pasteur, sur France Inter.Avant la sqrvenue de contaminations aux États-Unis, les travaux de son laboratoire n’intéressaient guère, constate-t-elle.«Les événements tragiques vont peut-être modifier la donne», commente la chercheuse.L’enjeu est d’importance car il n’existe actuellement aucun vaccin satisfaisant pour l’homme, aux yeux des spécialistes.Peres et Arafat se disent bonjour Jérusalem (AFP) — Des Palestiniens ont tué un Israélien en Cisjordanie dans le seul incident armé grave survenu hier dans les territoires occupés, alors que Yasser Arafat et Shimon Peres ont repris contact en Espagne.Le président palestinien et le chef de la diplomatie israélienne se sont brièvement rencontrés à Formentor, aux Baléares, en marge d’un forum sur le Proche-Orient, sans toutefois parler du conflit.Un Israélien a été tué et un autre blessé par des tirs de Palestiniens près de Ramallah, a annoncé la télévision publique, sans préciser s’ils étaient des civils ou des soldats.Néanmoins, la journée d’hier a été relativement calme comparée aux 48 heures précédentes marquées par la mort de huit Palestiniens.La dernière rencontre Arafat-Peres remonte au 26 septembre.Trésors engloutis Paris Oteuters) — L’UNESCO a adopté hier une convention destinée à mettre hors la loi le pillage d’épaves anciennes ou de sites engloutis par les chasseurs de trésor.Ce traité sur la protection du patrimoine culturel subaquatique a été approuvé en assemblée plénière, a précisé un porte-parole.Il vise «à interdire le pillage en vue d'une exploitation commerciale et à donner la priorité à une préservation in situ du patrimoine subaquatique immergé depuis au moins 100 ans».Selon des estimations émanant de professionnels de la récupération d’épaves, il y a environ trois millions d’épaves non découvertes disséminées au fond des océans.Il y a aussi des cités englouties, telle Port Royal (Jamaïque), un port de commerce et repaire de pirates qui a disparu sous les flots après un tremblement de terre survenu en 1692.Les pompiers en ont marre New York (AFP) — Douze pompiers new-yorkais ont été arrêtés hier après qu’une manifestation de plusieurs centaines d’entre eux eut dégénéré en échauffourées avec des policiers, dont cinq ont été blessés légèrement Les pompiers protestaient contre la réduction des efforts de secours décidée sur les ruines du World Trade Center, ruines qui contiennent encore les corps de nombre des leurs.Les manifestants ont brisé des barrières et certains se sont battus avec des policiers.Des pompiers arrêtés ont été menottés et inculpés d’agression et de résistance aux forces de police.Pearson Peacekeeping Centre Centre Pearson pour le maintien de la paix Maintien de la paix : Quels sont les moyens civils et militaires du Canada?Le lundi 5 novembre 2001 Les opérations de maintien de la paix changent rapidement et deviennent de plus en plus exigeantes.Le Canada est-il toujours bien placé pour y oeuvrer efficacement?Quelles sont donc les ressources civiles et militaires qu’il peut y consacrer?Quels rôles pour les Forces armées et pour les civils?Voilà quelques unes des questions auxquelles nos invités tenteront de répondre.Des questions d’autant plus actuelles que les événements du 11 septembre pourraient engager encore plus le Canada sur la scène internationale.Inscription de 8h00 à 8h30.Le colloque se déroulera de 8h30 à 17h00 à l’Hôtel Crowne Plaza.505 rue Sherbrooke Est.fp’ Frais d’inscription : 50 $.Étudiant 25 S.Pour de plus amples Informations, communiquez avec le: Centra Pearson pour le maintien de la paix 4750, rue Henri-Julien.5e étage Montréal.Québec Canada.H2T3ES (514) 280-5959 Télécopieur: (514) 288-5804 Courrier électronique montreelCppc.cdnpeecekeeplng.na.ca LE DIMANCHE 4 NOVEMBRE 2001 JH u m Ü0Ü O- 00 40 * x vvXUli \.\vxc M é \ % o;, 1.ÉLECTION MUNICIPALE, NOUVELLE VILLE DE MONTRÉAL Voter est simple ! 1 Présentez-vous le dimanche 4 novembre 2001, entre 9 h et 19 h, à l’adresse inscrite sur votre lettre de rappel, sans oublier d’apporter aussi une des trois pièces d’identité prévues par la loi soit : la carte d’assurance-maladie, le permis de conduire, le passeport canadien.2 Montrez votre pièce d’identité au scrutateur qui vous remettra une feuille de bulletins de vote, une chemise de confidentialité et un crayon marqueur.3 Dans l’isoloir, votez sur la feuille de bulletins de vote en noircissant l’intérieur du cercle à la droite du nom des candidats de votre choix.4 Placez ensuite la feuille de bulletins de vote dans la chemise de confidentialité.5 Dirigez-vous finalement vers l’appareil de compilation électronique.Placez la chemise de confidentialité vis-à-vis de la fente de l’appareil.Votre feuille de bulletins de vote s'introduira dans l’appareil et vos votes seront enregistrés.Où vais-je voter ?Vous trouverez votre endroit de vote : - Sur la lettre de rappel que vous avez reçue par la poste au cours de la semaine du 28 octobre ; - En visitant le site Internet des élections www.transitionmontreal.org/election section « Où vais-je voter ?» ; - En téléphonant au Centre d’appels (514) 864-1065, ouvert tous les jours, de 8h30 à 17 h.^ Par ATS (Appareil de télécommunication pour personne sourde) (514) 864-9175 «5 N’oubliez pas d’apporter votre pièce d ’identité Chaque citoyen a le pnvilège d’exercer son droit de vote.C’est pourquoi tous les électeurs devront établir leur identité auprès du scrutateur.Pour voter, vous devrez donc avoir en main une des trois pièces d’identité reconnues par (a loi : - CARTE D’ASSURANCE-MALADIE DU QUÉBEC -PERMIS DE CONDUIRE DU QUÉBEC -PASSEPORT CANADIEN 514 864-1065 • www.transitionmontreal.org/election MONTRÉAL ’éOVCMBRÉ 0 O O 1 f A 10 I.E 1) E V 0 I H LES SAMEDI 3 ET DI M ANCHE 4 X O V E M B K E 2001 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES Sur Internet: wAvw.offres.ledevoir.com AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES • HEURES DE TOMBÉE Les réservations dorvent être faites avant 16h00 pour publication deux (2| jours plus tard: Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi.: 985-3344 Fax 985-3340 Sur Internet : www.oflre8.ledevoir.com • Courriel avisdev@ledevoir.com LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Dimanche Lundi Mardi .O O Températures : MAX / MIN Blanc Sablon Kuujjuarapik ^ iy ^ ^ 1 4/2 ***** ¦ 3/-5 La Grande IV ¦ 14/6 la Madeleine Chibougamau 4/-3 ¦ 8/0 ¦ Chicoutimi ûuét ¦ 4M Val d'Or Lever 6h37 Coucher 16h39 10/2 Trois Rivières ¦ (10/1 iherbrooke lontrôal Aujourd'hui Ce Soir Dimanche Lundi Mardi max 6 Aujourd'hui Ce Soir Dimanche Lundi \ ¦j ï m'n 4 a 9 SS 1/5 O O Météo-Conseil l+l Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source A© I PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO DE COUR 500-02-087404-005 COUR DU QUÉBEC LE PROCUREUR GÉNÉRAL, Parue demanderesse -vs- JEAN EXANTUS FILS, Parue défenderesse Le 13 NOVEMBRE 2001 à 11 HOC de l'avant-mtdi au domicile du défendeur au numéro 4141,51 eme rue, app 5 en la ville et district judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de Justice es biens et effets de y .-î.féy.SHAUN HKST KKOTERS Scott Brosius exulte après avoir frappé le coup de circuit qui a créé l’égalité en neuvième manche du match de jeudi tandis que le lanceur des Diamondbacks, Byung-hyun Kim, constate les dégâts.La magie des Yankees ASSOCIATED PRESS New York — Une fois, c’était déjà remarquable.Mais deux fois?En autant de soirs?Même Joe Torre et les Yankees de New York n’y auraient pas cru.Quelques minutes après le coup de minuit, dans la nuit d’hier, les Yankees ont encore une fois fait un mauvais parti au releveur coréen Byung-hyun Kim, des Diamondbacks de l’Arizona.Un dramatique circuit de deux points de Scott Brosius après deux retraits en fin de neuvième manche a permis aux Yankees de créer légalité 2-2 et d’enlever finalement le cinquième match de la Série mondiale par 3-2 en 12p manche, à la suite du simple gagnant d’Alfonso Soriano.Alors que tout semblait perdu pour la formation new-yorkaise, Brosius a réédité l’exploit de Tino Martinez lors du quatrième match.Il a retroussé une offrande de Kim dans les gradins de gauche.Jorge Posada avait entamé la fin de la neuvième reprise avec un double au champ opposé.Lors du quatrième match, Kim avait cédé un circuit égalisateur de deux points à Martinez, également après deux retraits en fin de neuvième.Derek Jeter avait alors mis un terme au match avec un circuit de son cru, toujours contre Kim, cette fois en 10 reprise.Incroyable «Je ne peux pas être surpris.Ixi même chose s’était produite la veille, a dit Torre.Mais je n 'ai jamais géré deux matchs aussi incroyables de suite.» Dès que Brosius a créé l’égalité, peu de gens ont douté de l’issue de la rencontre, particulièrement au Yankee Stadium, où la fonnation locale remportait un dixième match consécutif en Série mondiale.«La situation était la même que la veille et le résultat a lui aussi été similaire», a dit Brosius.Les Yankees sont devenus la première équipe de l’histoire à remporter deux matchs de suite en séries d’après-saison après avoir accusé un retard après huit manches de jeu.«On sait ce qu'ils [les Diamondbacks] doivent penser: “Ce n’est pas possible." Pas un soir, mais bien deux soirs de suite», dit le partant des Yankees, Mike Mussina.«Je pense que nous ressentons tous les mêmes émotions qu’il y a 24 heures.» Chuck Knoblauch a entamé la 12' avec un simple et a été poussé au deuxième but par Brosius.Soriano a alors tranché le débat face au releveur Albie Lopez.Knoblauch a devancé de justesse le relais du voltigeur de droite Reggie Sanders.«Je ne veux pas manquer de respect envers les partisans ou les joueurs des Diamondbacks, mais on a le droit d'être surpris tellement un tel exploit est incroyable», a dit Knoblauch.Le relais de Sanders aurait pu battre de vitesse Knoblauch au marbre, mais la balle qui a fait un bond au sol n’a pu être maîtrisée par le receveur Rod Barajas.«On ne peut pas gagner tous les matchs.On aimerait gagner tous les matchs, mais les Yankees sont durs à battre à domicile et nous le savons», a dit le gé^ rant des Diamondbacks, Bob Brenly.Heureux Critiqué pour avoir retiré Curt Schilling dans le quatrième match après sept manches de jeu, Brenly a fait de même dans le cinquième en retirant Miguel Batista avec une avance de 2-0 en huitième.Greg Swindell a toutefois mis fin à la menace en retirant Martinez sur un faible ballon.La salle comble de 56 018 spectateurs présente au Yankee Stadium a alors hurlé sa joie quelques minutes plus tard quand elle a constaté que Kim s’amenait au monticule pour la neuvième manche.«C’est notre “stopper”.Il voulait la balle dans une telle situation», s’est défendu Brenly.La sixième rencontre sera présentée ce soir à Hioe-nix.Randy Johnson, qui a limité les Yankees à trois coups sûrs dans le deuxième match, sera le partant des Diamondbacks.Son vis-à-vis sera Andy Pettitte.Paul O’Neill, célébré par les fans des Yankees lors de ce qui était visiblement sa dernière joute à New York, n’en revenait pas encore.«Je ne peux penser à une meilleure façon de conclure mon dernier match au Yankee Stadium, a dit O’Neill.Tu ne veux pas te retrouver dans une telle situation chaque soir, mais ça donne du baseball excitant.» HOCKEY ASSOCIATION DE L EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Toronto 7 4 1 1 39 32 16 Boston 5 3 3 2 29 26 15 Ottawa 6 6 1 0 43 36 13 Buffalo 5 6 1 1 32 34 12 Montréal 5 6 1 0 27 32 11 Section Atlantique N.Y.Isl 9 0 1 1 39 23 20 Philadelphie 6 3 3 0 40 28 15 New Jersey 6 3 0 1 32 29 13 N.Y.Rang.6 6 1 0 31 42 13 Pittsburgh 5 6 1 1 28 36 12 Section Sud-Est Caroline 6 6 0 2 36 41 14 Was 5 6 1 0 29 31 11 Tampa Bay 4 6 1 0 24 26 9 Atlanta 3 5 1 2 26 37 9 Floride 3 7 2 1 27 38 9 ASSOCIATION DE L'OUEST Section Centrale Detroit 2 0 0 46 32 22 Chicago 8 3 3 0 46 35 19 St.Louis 6 3 3 0 35 29 15 ’ Nashville 7 2 0 33 39 10 Columbus 1 8 4 0 22 42 6 Section Nord-Ouest Calgary 9 2 0 2 37 26 20 Edmonton 9 4 1 0 44 32 19 Colorado 7 6 0 0 33 29 14 Minnesota 4 3 3 1 33 36 12 Vancouver 5 8 1 0 41 41 11 Section Pacifique San José 6 3 3 1 35 33 16 Phoenix 5 4 2 1 26 30 13 Dallas 4 4 2 3 31 35 13 Anaheim 4 7 1 0 25 35 9 Los Angeles 3 8 1 2 34 39 9 Hier lamp.i Bav à Buffalo Phoenix à Washington N Y.Rangers en Caroline N Y Islanders à Detroit Colorado au Minnesota Nashville à Dallas Columbus à Edmonton Chicago à Anaheim Aujourd’hui_________ Boston au New Jersey, 13h Atlanta à Los Angeles, 16h Colorado à Toronto, 19h Buffalo à Ottawa, 19h N Y Islanders à Philadelphie, 19h Montréal à Calgary, 19h Tampa Bay à Pittsburgh, 19h30 N.Y Rangers en Floride, )9h30 Washington à St.Louis, 20h00 Dallas à Nashville, 20h00 Vancouver à San José, 22h00 _________Dimanche____________ Phoenix en Caroline, t 3h30 Edmonton au Minnesota, 14h00 Detroit à Chicago, 20h00 Atlanta à Anaheim, 20h00 Mardi Edmonton à Boston, Ï9h Tampa Bay à N Y Islanders, 19h Minnesota à N.Y Rangers, 19h Pittsburgh en Caroline, 19h Vancouver à Columbus, 19h Washington à Toronto, 19h Colorado à Montréal 19h Philadelphie à Chicago, 20h30 San José à St Louis, 20h30 BASEBALL SÉRIE MONDIALE Jeudi N.Y Yankees 3, Arizona 2 (Les Yankees mène la série 3-2) ____________Samedi____________• N.Y Yankees (Pettitte 2-2) en Arizona ¦ (Johnson 3-1), 19h30 __________Dimanche____________i N.Y.Yankees en Arizona , 19h30 '• (si nécessaire) La Corée du Sud souffre FOOTBALL PRESSE CANADIENNE Séoul — Byung-hyun Kim a un pays derrière lui.Une contrée qui est prête à célébrer la participation de son premier fils à la Série mondiale de baseball.Jusqu’ici, c’est plutôt décevant.«C’est trop cruel, même dans un film ou un roman de fiction», a titré le principal quotidien du pays, Dong-Ah Ilbo, dans son édition d’hier.Pour un deuxième match de suite, le releveur des Diamondbacks de l’Arizona a cédé un circuit de deux points après deux retraits en fin de neuvième manche aux Yankees de New York, qui ont remporté chaque match en manches supplémentaires.«Byung-hyun Kim.Encore», se lisait la manchette des pages sportives du journal Hankyoreh.Les réseaux de télévision de la Corée du Sud diffusent les rencontres en direct Les employés de bureau cessent de travailler quand Kim est au monticule.L’image la plus percutante sera probablement celle qui tapissait les quotidiens hier, où le releveur âgé de 22 ans, accroupi au monticule, tient sa tête entre ses mains.En deux rencontres, Kim aura cédé des circuits à Tino Martinez, Derek Jeter et Scott Brosius.Quand il a accordé le coup de quatre buts à Brosius, ses coéquipiers sont venus le consoler sur la butte.Dans le vestiaire, assis devant son casier, Kim s’est exprimé par l’entreprise d’un interprète.«Je suis déçu d’avoir cédé le point égalisateur pour mes coéquipiers et mon gérant, a dit Kirn./e veux remercier mon gérant de m’avoir donné une autre chance de lancer.» LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS x-Winnipeg 14 3 0 0 494 361 28 Hamilton 10 6 0 0 397376 20 x-Monlréal 9 8 0 0 428 387 18 Toronto 7 10 0 1 412 424 13 Section Ouest Edmonton 8 9 0 1 407 437 17 Calgary 7 10 0 1 456 461 15 C.-B.7 9 0 0 383 391 14 Saskatchewan 5 12 0 0 266406 10 Hier Calgary â Winnipeg _________Aujourd’hui ; Toronto à Hamilton, 15h (CBC) Saskatchewan en C B , 22h30 (TSN) ; __________Dimanche__________ j Montréal à Edmonton, 15h30 (RDS) ; Rédacteurs professionnels Vous voulez faire reconnaître votre compétence?Inscrivez-vous à Pexamen d’agrément annuel de la Société québécoise de la rédaction professionnelle qui se tiendra le 16 février 2002 (en français et en anglais).Expédiez votre dossier (curriculum vitae, attestations d’employeurs ou de clients, copie de diplômes, exemples de travaux) et un chèque de 35 $ au plus tard le 21 décembre à la SQRP, 4272, rue Drolet, Montréal (Québec) H2W 2L6.Pour plus renseignements : info@sqrp.org ou www.sqrp.org La SQRP est membre de l’Intecom, société internationale qui regroupe Us associations nationaUs de la profession tfjrp Société québécoise de la rédaction profesionnelle 3 9 13 BLEU NUIT SOLDE DU 3 AU 17 NOVEMBRE INCLUSIVEMENT 25% sur toutes les nappes \ rthur Quentin ARTHUR QUENTIN 3960 RUE ST-DENIS MONTRÉAL TÉL.843.7513 BLEU NUIT 3913 RUE ST-DENIS MONTRÉAL TÉL, 843.5702 I 1 A 14 LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 NOVEMBRE 2001 HOCKEY SUITE D E LA PAGE 1 La masse salariale combinée de toutes les équipes canadiennes a été d’environ 182 millions $US l’an dernier.Iü dégringolade du huard cette semaine leur a coûté près de deux millions au total.«l£S politiques économiques d'CJttawa sont en train de tuer le dollar», dit Patrick liiForge.Selon lui, la récente politique monétaire de la Banque du Canada, qui a décidé de baisser les taux d’intérêt, a eu un effet catastrophique sur la valeur du dollar.et sur celle des équipes canadiennes.«-C’est honteux, choquant et stupide, dit-il.Bientôt, notre piastre ne vaudra plus que 501!» Faux, estime Daniel Racette, professeur d’économie aux HEC, a Montréal.«Le taux de change n ’est que le reflet de la faible productivité des entreprises canadiennes par rapport à leurs concurrentes américaines, dit-il.M la Forge devrait plutôt blâmer les dirigeants des compagnies canadiennes.» Quant aux récentes baisses des taux d’intérêt, M.Racette est d’avis qu’elles étaient nécessaires pour relancer l’économie.«Doit-on aller en récession pourfaire plaisir aux équipes de hockey?» Pour se protéger, la plupart des équipes canadiennes ont adopté depuis quelques années des stratégies de protection contre les fluctuations du taux de change, du hedging, comme on dit dans le jargon.Ainsi, tous les ans, les Maple Leafe de Toronto acquièrent des contrats à terme (Forwards) sur le marché des changes.Ces contrats leur permettent d’acheter, à un taux fixé d’avance, des dollars américains qui leur seront livrés plus tard, lorsqu’ils auront à débourser pour les salaires des joueurs.«On achète plusieurs Forwards par année dont les dates de livraison coïncident avec nos débours en dollars américains», explique le vice-président aux finances de l’équipe, ian Clarke.Même façon de faire pour le Canadien de Montréal.Chaque année, en juin, les financiers de l’équipe préparent leur budget et tentent d’estimer les dépenses futures qui devront être faites en dollars américains.Ces dépenses comprennent les salaires des joueurs, les bonis de signature et les frais de déplacement à travers les États-Unis.Une fois le montant établi, le Canadien achète ensuite des contrats à terme qui, bien souvent, viennent à échéance le 15 et le 30 de chaque mois pen-d;mt la saison, soit les dates prévues du versement des salaires des joueurs.«On tente également d’anticiper le taux de change futur pour déterminer le prix des billets», explique le vice-président aux finances du Canadien, Fred Steer.En effet, le prix des billets est fixé en début de saison, mais le taux de change peut varier considérablement en cours d’année.Si le Canadien anticipe une dévaluation de la devise, on peut donc s'attendre à ce que l'augmentation du prix des billets soit plus forte.Mais c’est un jeu dangereux qui peut coûter cher.Et il faut souvent être devin pour prévoir plusieurs mois d’avance la direction que prendra le doUar.Par exemple, si le Canadien achète un contrat à terme d’un an de cinq millions à un taux de 65 C, c’est qu’il anticipe une dévaluation du dollar l’an prochain.Si le taux chute à 63 C dans un an, le Canadien vient d’empocher un gain de 2 C.Mais si le taux remonte à 67 C, l’équipe vient de subir une perte équivalente.Sur cinq millions, ça fait tout de même 100 000 $.«Depuis qu ’on utilise ce genre de stratégie, on s’en sort gagnant», assure toutefois Fred Steer.Selon Philippe Brunet, président de Gestion PJBD, une firme spécialisée dans la gestion du risque de change, il existe d’autres instruments sur le marché des changes qui peuvent servir les intérêts des équipes canadiennes.Comme les options sur devises.Contrairement aux Forwards, les options donnent le choix, et non l'obligation, d'acheter ou de vendre des devises.«L’idéal est de marier les stratégies, dit-il.Les équipes devraient être un peu plus audacieuses dans leur gestion du risque de change.» Mais pour Ian Clarke, des Maple leafs, pas question d’embarquer dans le jeu des options.«On essaie de garder ça simple.» Il n'empêche qu’une devise faible favorise les exportateurs aux dépens des importateurs.Et qu’une équipe professionnelle est justement un importateur (de main-d’œuvre), au même titre qu’un importateur de lingerie fine qui aurait à payer ses achats en dollars américains.Seule différence: le taux de change joue mieux son rôle de régulateur dans le cas d'un marché international comme les vêtements que dans celui d’une équipe de hockey dont le marché est essentiellement local.Conséquences: le marchand de bobettes peut ajuster ses prix selon les fluctuations du taux de change alors que les équipes de hockey sont limitées dans leur augmentation du prix des billets.Pour refléter entièrement l'effet du faux de change, im billet de hockey qui coûte 100 $ aux Etats-Unis devrait se vendre environ 150 $ au Canada.Ce qui n’est pas le cas.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 S3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 lœ site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir .corn Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Drvoir est publie du lundi au samedi par l«e Devoir Inc dont le siège social est situe au 2060, rue De Bleury.vr etage.Montreal, (Quebec), H3A 3M9.H est imprime par Imprimerie Québécor St Jean.800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc .812.rue Saint Jacques Ouest.Montreal.L’agence IVesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Lt Dtt'oir.Lt Dftnnr est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest.Uval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Contrat de vente 40012291 IVpdt legal: Bibliothèque nationale du Quebec.- LE DEVOIR ?ACTUALITES PALMARÈS «Plusieurs écoles sélectionnent leurs élèves et finissent par ne garder que les meilleurs.En somme, c'est plus facile de faire du bon vin si on a du bon raisin.[.] Déterminer un rang et le publier n'a rien d'éducatif.A la limite, on humilie les plus faibles.» SUITE DE LA PAGE 1 de régions et de milieux socioéconomiques différents.Le classement comprend donc des variables pour nuancer les résultats.Par exemple, un astérisque est placé à côté du nom des écoles qui comptent beaucoup d’élèves en difficulté.On tient également compte du revenu familial des parents et des efforts de l’école pour favoriser la performance scolaire.Le résultat est peu concluant, selon Michel Janosz, directeur scientifique du Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (C RIRES) à l’Université de Montréal.«Plusieurs écoles sélectionnent leurs élèves et finissent par ne garder que les meilleurs.En somme, c'est plus facile de faire du bon vin si on a du bon raisin.[.] Déterminer un rang et le publier n’a rien d’éducatif.À la limite, on humilie les plus faibles.» Michel Janosz croit que le contrôle des chercheurs est limité et continue de jouer en faveur des écoles privées.«Entre 20 et 25 % des jeunes décrochent vers l’âge de 15 ans.Le bulletin fait comme si le secondaire / à III n’existait pas.Pourtant, c’est une donnée très importante.» Enfin, le spécialiste souligne que l’idée selon laquelle on permet aux parents de choisir une école grâce à un classement est fausse.«Ça permet aux parents de choisir entre envoyer leur enfant au privé ou l’envoyer au public, c’est tout.Tous ceux qui connaissent le fonctionnement de l’école publique savent très bien qu'on ne peut pas magasiner son école.Il n'existe pas de marché libre des écoles publiques et, dans plusieurs régions, ce classement est tout simplement farfelu.» La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) a immédiatement réagi à la publication du palmarès.«Nous déplorons et, personnellement, je dénonce publiquement le bulletin des écoles», a indiqué le président de la fédération, André Caron.«L’école publique a pour mandat de donner une éducation à tous les élèves du Québec sans distinction, peu importe leur talent ou le milieu d'où ils viennent.» M.Caron croit que le palmarès offre une fausse image de la réafité.«Ça discrédite l’école publique et ça laisse croire que notre personnel est incompétent et qu’il ne se fait rien de bon dans nos écoles.» Il se demande par ailleurs si c’est par hasard que la publication du bulletin coïncide avec la période d’inscriptions des écoles privées pour la prochaine année scolaire.Un peu plu§ tard, en après-midi, le ministre de l’Éducation, François Le-gault, a joint sa voix à celle de la FCSQ pour critiquer le classement de l’Institut économique de Montréal.«Oui à l’évaluation.Non au palma- rès», a-t-il indiqué.«On remarque beaucoup d’intérêt des parents pour avoir de l’information sur les écoles.Mais il ne faut pas mélanger besoin d’information avec besoin d’un palmarès», a expliqué François Legault *[.] En faisant un classement qui comprend des écoles de milieux socioéconomiques différents, on compare des pommes avec des bananes.» Selon le ministre, les plans de réussite préparés par les écoles secondaires depuis un an répondront aux demandes des parents.«C'est une approche plus complète, croit-il.Les plans contiennent plus d’information.Ils donnent les résultats des trois dernières années de chaque école, ils font une évaluation de ses forces et de ses faiblesses [.], et on n’arrête pas là.On voit les objectifs des trois prochaines années et les moyens d’y parvenir.» Se défendant d’être réticent aux comparaisons, M.Legault a ajouté que les plans de réussite comparent les écoles de milieu socioéconomique semblable.Le ministre assure qu’il travaille présentement avec la FCSQ pour que tous les plans soient rendus publics au plus vite.Le texte intégral du Bulletin des écoles secondaires du Québec 2001, le classement et les données pour chaque école peuvent être consultés au www.iedm.org et au www.fraserinsti-tute.ca.Le magazine L’actualité y consacre également son numéro du 15 novembre.Une méthodologie qui ne fait pas Tunanimité VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Inondés de critiques à la suite de la première parution du palmarès des écoles secondaires du Québec l’an dernier, l’Institut économique de Montréal et l’Institut Fraser ont décidé de raffiner leur évaluation pour la rendre plus juste.L'opération est cependant loin de faire l'unanimité.Dans cette étude, les chercheurs ont fait une évaluation sur une échelle de 0 à 10 de la performance académique de chacune des écoles.Cette cote est calculée à partir de six critères: le résultat aux examens du MEQ par les élèves de secondaire IV et V; le pourcentage d’examens échoués; l’écart entre les notes attribuées par l’école et celles du MEQ; l’écart entre les garçons et les filles aux épreuves de français de secondaire V (ou d’anglais pour les élèves anglophones); le même écart aux épreuves en sciences physiques en secondaire FV; et le taux de promotion de chaque école.Voici le nom des cinq établissements qui se retrouvent au sommet du palmarès; seule la première est une école publique: ¦ École d’éducation internationale (Saint-Hubert); ¦ Collège Jean-de-Brébeuf (Montréal); ¦ Collège Saint-Hilaire (Mont-Saint-Hilaire); ¦ Collège Jean-Eudes (Montréal); ¦ Talmud Torahs Unis de Montréal (Montréal).Voici le nom des cinq écoles qui ferment la marche.11 est à noter que ce sont toutes des écoles publiques qui comptent une forte proportion d’élèves handicapés, en difficulté d'adaptation ou d’apprentissage: ¦ Phoenix Alternative School (Laval); ¦ Doorways High School (Montréal); ¦ Riverside Park Academy (LaSalle); ¦ Outreach High School (Westmount); ¦ Verdun Regional School (Verdun).Voici enfin des écoles publiques qui font bonne figure au classement ¦ École secondaire Saint-François-de-Xayier de La Prairie (60; ¦ École internationale de Montréal de Westmount (130; ¦ École d’éducation internationale de Laval (170; ¦ Collège Saint-Louis de Lachine (240; ¦ Royal West Academy de Montréal-Ouest (610- Il faut cependant aller plus loin pour analyser le classement de façon juste, en lisant le bulletin d'évaluation de chaque école.Cette fiche sert à nuancer les résultats.Elles comprennent, entre autres, le pourcentage d’élèves en difficulté et qui ont accumulé des retards scolaires.On peut également y voir la cote de «valeur ajoutée».La «valeur ajoutée» est un ajustement qui permet de relever ou d’abaisser la cote d’une école.Cette valeur n’est cependant pas calculée dans le classement, il faut que le lecteur fasse lui-même le croisement.«Il s’agit d’une estimation de la part de l'école dans la performance scolaire de ses élèves», résume le coauteur de l’étude, Richard Marceau.L’école Marie-Anne de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), par exemple, obtient une cote de 4,5 pour l’année 2000 et se classe au SOfi' rang du palmarès: En tenant compte de la valeur ajoutée, cette école pour raccrocheurs obtient une cote de 9,2 sur 10.CHÔMAGE SUITE DE LA PAGE 1 Conference Board, un institut privé de conjoncture.Le PIB a reculé de 0,4 % au troisième trimestre en rythme annuel et pourrait se contracter de 1,5 % durant les trois derniers mois de l’année, selon ce conjoncturiste.«L’économie américaine est en récession et il n’y aura pas de nette reprise avant le printemps», a dit Ken Golstein alors que «le chômage va \ continuer à monter et étouffer la consommation» qui engendre les deux tiers de l’activité économique.Les dépenses des ménages ont chuté de 1,8 % en septembre, le plus fort recul depuis janvier 1987, une tendance néfaste qui va probablement persister alors que la confiance des consommateurs s’effondre.Elle a chuté de 11,5 points en octobre selon le baromètre du Conference Board et se trouve désormais à son niveau le plus bas depuis plus de sept ans.Selon Bruce Steinberg, le principal économiste de la firme d’investissements Merrill Lynch, le chômage atteindra probablement 6 % en décembre et continuera son ascension en 2002 pour dépasser les 6,5 % au printemps.«Nous nous attendons à de fortes pertes d’emplois jusqu’au début de 2002», a-t-il cjit.Depuis mars dernier, les États-Unis ont perdu près de 900 000 emplois et devraient en perdre autant que durant la précédente récession en 1990-91 (1,8 million).La plupart des pertes d’emplois sont intervenues après les attaques terroristes du 11 septembre, a noté Bruce Steinberg, avec 42 000 suppressions de postes de travail dans les compagnies aériennes et 46 000 dans l’hôtellerie.Mais, souligne Ken Golstein, «les événements du 11 septembre n 'ont pas provoqué la récession, ils l’ont seulement accentuée».Le cycle récessionniste a en fait débuté selon lui en août «quand les vagues de licenciements dans Internet et les télécommunications ont commencé à freiner la consommation, dont la vigueur persistante avait jusque-là évité une contraction de l’activité».Le chômage avait alors fait un bond de 0,4 point Selon M.Golstein, les attentats ont ajouté 0,1 ou 0^ point de pourcentage au taux de chômage en octobre.Cet impact limité est confirmé par le fait que les pertes d’emplois ont surtout été sévères en octobre dans le secteur manufacturier avec une hémorragie de 142 000.Ce secteur, qui est en récession depuis déjà plus d’un an, a vu ses effectifs fondre de plus d’un million sur cette période.L’indice du groupement national des directeurs d’achat du secteur manufacturier a plongé de 7,2 points en octobre sur septembre, accusant sa plus forte baisse depuis plus de 21 ans.Déplorant la montée du chômage, le président George W.Bush a de nouveau pressé hier le Congrès de voter un plan de relance de l’économie.«J’exhorte le Sénat à travailler rapidement pour voter ce texte», a-t-il lancé.Ces mesures, jugées insuffisantes pour les salariés par les démocrates, consistent surtout en des réductions d’impôts d’un montant de 100 milliards de dollars.DANSEREAU SUITE DE LA PAGE 1 C’est ainsi qu’on le retrouve à la terre de Baffin, en France, au Brésil et au Portugal avec ces chercheurs qui ont été ses amis et complices: un club de têtes blanches sympathiques, un réseau de réflexion dont on découvre l’énorme vitalité critique et intellectuelle au gré des retrouvailles, des souvenirs et des adieux.Et curieusement, un réseau dont Pierre Dansereau se détache singulièrement par son optimisme à l'égard de cette relation trouble d’amour-destruction entre une planète et ses humains qui l'aménagement, la polluent et., l'améliorent, soutient-il.Pierre Dansereau n'a pas commencé hier à bousculer les idées reçues.Deux traits de sa carrière l'illustrent bien.Mors que le concept darwinien de concurrence entre les espèces était considéré comme la clé de la survivance, Dansereau a insisté sur l’importance des phénomènes de coopération, qui expliquent à son avis tout autant, sinon davantage, le fonctionnement et la survie d’écosystèmes entiers.Il est aussi l’un des pionniers qui ont élargi l’écologie aux autres disciplines scientifiques et l'un des premiers à avoir appliqué les principes de l’écologie aux sociétés humaines.C’est d'ailleurs un concept qu’il a étudié et appliqué tout particulièrement au Brésil, où on pourrait dire qu’il a véritablement fait école.Davantage qu’au Québec.D’ailleurs, si quelqu’un aujourd'hui veut avoir une vue exhaustive de l’œuvre de ce chercheur de renommée internationale, titulaire de 15 doctorats honorifiques, il devra lire un ouvrage de plus de 600 pages.en portugais, Ecologia humana, edica e edu-caçâo, a messagem de Pierre Dansereau, édité par r«Associaçao brasüiera de pesquisa e ensino em ecologia et desenvolvimento» (APED) sous la direction de Paolo Freire Viera et Maurico Andrés Ribeiro.C'est d'ailleurs sa vision globale des systèmes écologiques habités par les humains, où ils s’intégrent à la nature au lieu de s’y opposer dans une vision dichotomique, qui explique qu'on lui ait confié la première ou une des premières grandes études d’impacts environnementaux réalisées au Québec, soit celle qui a présidé au développement de l’aéroport de Mirabel dans les années 70.Mais le film de Fernand Dansereau dépasse ce côté historique pour montrer les liens que tisse aujourd'hui Dansereau entre science et philosophie, entre les faits et le mystère jamais épuisé.Ce qui n’empêche pas le vieil écologiste de s'indigner et de s’inquiéter encore devant la pollution, la dévastation d'une plage qui abrite des espèces rares ou devant le pessimisme de la petite fille de son cousin cinéaste avec laquelle il discute de sa vision de l’avenir du monde, un échange filmé en décembre dernier au sommet du.World Trade Center, à New York.Pierre Dansereau dit, en substance, trois choses dans ce film.«Les véritables problèmes d'environnement, ce sont la pauvreté, l’ignorance, la pollution: ce sont des problèmes sociaux.Efficacité et compétition sont des concepts dont il faut se débarrasser» au profit d’une vision généreuse, ce qu’il avait appelé à l’époque «l'austérité joyeuse» qui devrait remplacer, à son avis, notre boulimie de consommateurs matérialistes.D ne cache pas son optimisme, qui suscite parfois l'incrédulité.Aux deux adolescentes qui l’accompagnent à New York et que révolte la richesse exhibi- tionniste des New-Yorkais, il explique son attitude: «On est optimiste parce qu’on a besoin de croire.Si personne ne croit, si personne n’espère, rien n’arrivera.On va sombrer dans la médiocrité.On va se laisser faire.On ne prendra pas possession de notre propre vie.» On sent qu’il allait ajouter et aussi de notre planète.C’est cette tension de la pensée, de la solidarité entre espèces et entre humains, et aussi de la recherche scientifique — il définit le scientifique comme un «décodeur» du mystère! — qui l’amène à dire que «l’homme peut faire mieux que la nature» parce qu’il peut accélérer le tempo de l’histoire et de l’évolution, qui repose souvent sur le hasard, et qu’il a raison de continuer à miser sur l’énorme vitalité des écosystèmes.Ce qui heurte le plus Pierre Dansereau, c’est l'obscurantisme à l’origine des guerres de religion, qu’il qualifie «de plus grand scandale historique» parce que ces guerres sont la négation la plus claire de la pensée et de la solidarité.C'est la même attitude, ajoutée à l’ignorance, qui empêche aussi les humains de connaître et «de se solidariser avec les espèces».Fernand Dansereau raconte que son cousin écologiste lui a un jour dit une chose qu'il aurait bien aimé capter sur la pellicule en guise de chute pour son film: «À ses yeux, un nouveau paradigme est en train de naitrç, aussi important que l’ont été la religion au Moyen Âge et la raison au siècle des Lumières.Il pense que l’humanité est actuellement au centre d’une recherche, d'une réévaluation des humains face à eux-mêmes et à l'environnement.» Pour Pierre Dansereau, ce paradigme devrait orienter la prochaine étape de l’histoire humaine.n» Storbroofae «v du Pr4si«d)r vitewticro) cuisine française qui fait bonne impression CE SOIR: Souper au son duTrio Jazz Gutenberg 1 M
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