Le devoir, 10 novembre 2001, Cahier D
Le peintre Jean Dallaire vu par René Viau Page DU h 4 Paris: des éditeurs et des manuscrits PageD16 LE DEVOIR Montréal © Essais Page D 3 Romans québécois Page D 5 Littérature française Page D 8 Philosophie Page D 10 Poésie Page D12 Atiq Rahimi Page D19 Jorge Edwards Page D 20 Michel Noël Page D 22 BD Page D 24 Documents Page D 25 Ernst Gombrich Page D 30 Cuisine Page D 31 Ouvrages pratiques Page D 33 Littérature étrangère Page D 34 es débuts du Salon du livre de Montréal ont dû être modestes: quelques tréteaux, deux ou trois fous du livre, un écrivain, celui-ci bientôt rejoint par un autre.Ijcs curieux s’approchèrent — des lecteurs.Ix* 24' Salon du livre de Montréal, qui ouvrira ses portes dans quelques jours, n’en est plus à l’époque héroïque des commencements mais bien à celle, fiévreuse, des foules.Vous voudrez en être, sans doute, ne serait-ce que pendant quelques heures, histoire de prendre la mesure de l’automne éditorial.Pour vous, ce copieux supplément du cahier Livres.D’abord, trois entrevues de Caroline Montpetit: l’une avec Victor-Ivévy Beaulieu pour un parcours, à grandes enjambées, de la petite histoire de l’édition au Québec, une autre avec le romancier chilien Jorge Edwards et une dernière avec le critique d’art René Viau, biographe du peintre Jean Dallaire.Notre collègue Michel Venne publie ces jours-ci te Porteurs de liberté, ouvrage dans lequel il réaffirme la nécessité de l’indépendance politique du Québec.Rliéal Séguin, correspondant parlementaire du Globe and Mail à Québec, en a discuté avec l’auteur, et Louis Cornellier y va de sa critique.A Paris, Christian Rioux s’est entretenu avec l’écrivain afghan Atiq Rahimi, présent au Salon du livre au stand des éditions EO.L mais dont on voudra lire, surtout le beau Terre et cendres.Enfin, Ginette Guindon est revenue un brin étourdie mais heureuse de sa rencontre avec l’auteur jeunesse Michel Noël.Ce n’est pas tout Avec curiosité, découvrez le premier volet d’une enquête de Karine Sarrat sur les méandres qu’empruntent les manuscrits non sollicités soumis aux éditeurs parisiens.qui en ont vu d’autres.De quoi méditer pour les Rastignac du Québec.De quoi réserver dès maintenant votre exemplaire des prochaines semaines.Marie-Andrée Lamontagne Édition Le chercheur de mots La petite histoire de l’édition au Québec racontée par un éditeur qui l’a vue grandir CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Victor-Lévy Beaulieu n’a pas peur des mots, c’est le moins qu’on puisse dire.Il les chérit, les bichonne.D en a lu, en a écrit en a publié toute sa vie.Et il parle, en plus.Beaucoup.Il en reste encore long à dire à l’éditeur polémiste et volubile, père de la maison d’édition VLB, déménagé depuis dans son Bas-du-Fleuve natal et qui lançait cette semaine un livre de souvenirs d’éditeur intitulé Les Mots des autres, la passion d’éditer, chez.VLB éditeur.«Il se publie trop de livres au Québec», lance pourtant l’homme d’entrée de jeu, avec une verve qui, au cours de sa carrière, ne lui a pas valu que des amis.En 1948, précise-t-il, il se publiait quatre romans par année au Québec.En 1978, on en a publié une quarantaine; en 1998, le chiffre passe à 400, et en 2000, ce sont 540 romans québécois qui sortaient des presses des éditeurs pour se retrouver sur le marché.Jusqu’en 1986, Victor-Lévy Beaulieu (appelons-le VLB), qui rêvait dans sa jeunesse d'égaler Victor Hugo, affirme avoir lu la totalité de la production romanesque québécoise.Mais au cours de ces années, dit-il, on a assisté a une démocratisation de la littérature.«Chacun pense qu’il doit publier un livre.» Et c’est d’autant plus vrai qu’une armée de baby-boomers lettrés en passe de prendre leur retraite disposent désormais de tout leur temps pour fréquenter la page blanche.Or, croit-ü, «ce n’est pas tout le monde qui peut écrire», car la fierté d’écrire ou de publier dépasse le simple fait de mettre son nom sur une couverture cartonnée.Il faut avoir une langue, une voix.Par ailleurs, précise-t-il, chaque éditeur ne publie qu’environ 5 % des manuscrits reçus.C’est dire combien de manuscrits sont écrits chaque année! Pour écrire, il faut d’abord lire.Et trop d’auteurs, croit VLB, se sont uniquement abreuvés à une littérature passée, ce qui suscite aujourd’hui des ouvrages passéistes.L’éditeur ne trouve pas chez les écrivains d’aujourd’hui assez d’éléments contemporains, des éléments scientifiques par exemple, s’appliquant à leur temps.Des livres, pourtant l’éditeur en a vu défiler.Dans ces mémoires d’éditeur, qui sortent d’ailleurs juste à temps pour célébrer les 25 ans de la maison d’édition VLB, il livre un album de souvenirs des Yves Thériault, Hubert Aquin, Jacques Perron, Gilbert I.angevin et autres, ces personnages qui ont marqué la naissance de notre littérature, rencontrés dans les années d’édition de VLB au Jour, à L’Aurore ou chez VLB éditeur.«Il a fallu que je fasse ce livre de mémoire parce que je n’avais pas de documents de première main.Ceux des Editions du Jour sont restés au Jour, et je ne sais pas ce qui en est arrivé.Ceux de L’Aurore sont restés là, quand la maison d’édition a fermé ses portes.Et c’est la même chose pour VLB éditeur, les documents y sont restés quand j’ai cédé la maison à Jacques Lanctôt», dit VLB.Dix ans après avoir quitté les éditions VLB, on le sait, Victor-Lévy Beaulieu fondait à Trois-Pistoles même une maison d’édition, qu’il dirige encore aujourd’hui, en plus d’écrire des téléromans.L’éditeur a donc une solide expérience de la culture régionale.Et il n’est tendre ni dans son livre ni dans la vie, pour le gouvernement du Québec, qui ne fournit encore qu’un pourcentage minimal des subventions à l’édition, subventions qui viennent encore beaucoup trop majoritairement d’Ottawa.VOIR PAGE D 2: MOTS O*»'*****' Beauté •WccBe 2i6 pa8eS t6 pa«eS Les classiques d'hier, Les classiques d'aujourd'hui, Les classiques de demain, P BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE nrww.lhfrti kq.com ILLUSTRATIONTIFFET I) 2 K I) K V 0 I H , LES SAMEDI 1 0 ET DI M A .V C H E II N () V E M B K E 2 0 0 I r L I V' H E S SALON DU LIVRE DE MONTREAL MOTS Pour VLB, l’édition est vraiment affaire de passion, une histoire de cœur entre l’éditeur et les écrivains JACQUES GRENIER LE DEVOIR Comme éditeur, VLB affirme chercher des écrivains plutôt que des livres.Il cherche des auteurs qui ont un vaste projet d’écriture plutôt qu’un seul chantier d’ouvrage.Il est en quête d’œuvres.SUITE DE LA PAGE D 1 "Soixante-dix pour cent de l’aide à l’édition accordée au Québec vient d'Ottawa.Cela n’a pas changé depuis que je suis éditeur, c'est-à-dire depuis 1968.Ça n’a pas changé, c’est juste pire.» Les regies de l'aide a l’édition, ex-plique-t-il, sont défavorables aux petites maisons d’édition au profit des plus grosses.Donc, «le Québec est complètement tributaire d’Ottawa.Si Ottawa arrêtait de subventionner demain les éditeurs et les créateurs, il y a 80 % de notre littérature qui tomberait par terre», dit-il.Au-dela des beaux discours, le gouvernement du Québec n’a jamais accouché d’une véritable politique culturelle bien définie, dit-il.Et sa sensibilité aux réalités régionales refait surface quand il parle des bibliothèques munici- LES AUTEURS DES ÉDITIONS LOGIQUES VOUS ATTENDENT! CAROL ALLAIN Enfant-roi, parents en désarroi Vendredi 16, de 15 h à 17 h Dimanche 18, de 15 h à 17 h LUC BERNUY L’Intracostal Jeudi 15, de 19 h à 21 h Samedi 17, de 17 h à 19 h .Dimanche 18, de 16 h à 18 h NOHA BITAR La fine cuisine libanaise Samedi 17, de 13 h à 15 h Dimanche 18, de 11 h à 13 h BLANCHE-NEIGE L’art de vivre en santé Samedi 17, de 13 h à 15 h YOLANDE BUYSE Se nourrir pour être en forme Jeudi 15, de 14 h à 16 h Vendredi 16, de 19 h à 21 h Samedi 17, de 11 h à 13 h Lundi 19, de 13 h à 15 h COLETTE DUMAIS Meilleur menu, meilleure humeur Vendredi 16, de 13 h à 15 h Dimanche 18, de 11 h à 13 h BRUNO GUGLIELMINETTI Les 1000 meilleurs sites en français de la planète Samedi 17, de 19 h à 21 h Dimanche 18, de 15 h à 17 h FRANÇOIS HUDON Le parc Jarry de Montréal Jeudi 15, de 14 h à 16 h Samedi 17, de 17 h à 19 h ROLAND LECLERC Agenda Le Jour du Seigneur 2002 Dimanche 18, de 13 h à 15 h YVON LEGAULT Devenez le meilleur putter de la planète Vendredi 16, de 17 h à 19 h Dimanche 18, de 19 h à 21 h MOINEAU Le semeur d’étoiles Jeudi 15, de 14 h à 17 h et de 19 h à 21 h Vendredi 16, de 15 h à 18 h Samedi 17, de 16 h à 18 h et de 19 h à 21 h Dimanche 18, de 17 h à 20 h Lundi 19, de 13 h à 16 h DENIS MONETTE Le rejeton Vendredi 16, de 14 h à 16 h et de 19 h à 21 h Samedi 17, de 13 h à 16 h et de 19 h à 21 h Dimanche 18, de 13 h à 16 h Les Éditions LOGIQUES me.ROBERT PARTHENAIS Maîtriser son endettement Samedi 17, de 15 h à 17 h Dimanche 18, de 13 h à 15 h GUY SAMSON Guide de la photo numérique Jeudi 15, de 19 h à 21 h Vendredi 16, de 19 h à 21 h Samedi 17, de 15 h à 17 h Dimanche 18, de 17 h à 19 h CÉLINE SÉGUIN 365 activités avec votre enfant Vendredi 16, de 13 h à 15 h Samedi 17, de 11 h à 13 h ÉRICK VAN HOUTTE La famille Van Houtte L'histoire d’un bon café Vendredi 16, de 16 h à 18 h Samedi 17, de 11 h à 13 h Dimanche 18, de 11 h à 13 h SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL szïoT UTES D’AUTO l'adaptation humaine L intervention en milieu familial 314 pages 38 S 168 pages 29.95 S 128 pages 25$ ni s INTi lUt MtONN NOWl RlCts \| l'HI S l>KS VII) \\ I N Wll Kl I S 178 pages 21.95 S Destins et Défis La muyn/ttcn Utfanaw À Montréal Se libérer du regard ,\ir Une sorte de diamant noir qui étonne par sa profondeur.Louis-Bernard Robitaillc, \a l’rcsse II y a là une véritable voix d’écrivain, une vision implacable du monde, une justesse de l’émotion.Danielle Laurin, l-IP (Jucha AU SALON DU LIVRE DE MONTREAL VENDREDI 16 NOVEMBRE ete I9h à 20h Dédicaces (stand 161) 2th Remontre avec ( lilies Archambault (Mace U.inoë) 22h Participation / de «la misère du monde», l'intellectuel anarchiste refuse de s’en tenir au versant négatif de sa tâche et propose aussi, modestement, des solutions pour un monde meilleur.En plus de quelques textes assez substantiels qui visent à dissiper les malentendus au sujet de la théorie anarchiste (Baillargeon y plaide, entre autres, pour un refus de la violence), cet ouvrage aborde aussi des thèmes chers à l’auteur, comme la propagande médiatique («ce qui y est ne doit pas y être; ce qui doit y être n’y est pas»), la trahison des intellectuels inféodés aux pouvoirs, l’agression de la logique du marché sur le système scolaire et les mensonges du néolibéralisme (le mythe de l’exode des cerveaux et l’arnaque de l’impôt proportionnel).Pour faire mentir l’idée selon laquelle «on sait très bien ce que les anarchistes refusent [.J mais beaucoup moins les moyens qu’ils préconisent pour parvenir à des institutions échappant à ces critiques», Baillargeon présente, en conclusion, les grandes lignes d’un modèle d’économie participative développé par Robin Hahnel et Michael Albert.Inspiré par l’utopie de la démocratie directe, ce projet social révolutionnaire suppose une mobilisation civique permanente dont le potentiel libérateur, à mon avis de réformiste de gauche, est loin de s’imposer comme une évidence.Toujours claires, à la fois tranchantes et modestes, les «critiques et propositions libertaires» de Normand Baillargeon expriment, malgré elles, le malaise du militant anarchiste d’aujourd’hui.Partisan de l’abolition de l’État et des institutions actuelles (système d’éducation national, fonction publique, impôts) qui en assurent la reproduction, l’anarchiste se voit pourtant contraint de les défendre contre les forces de droite antiétatiques.La contradiction, loin d’être circonstancielle, m’apparaît insoluble dans cette logique.louiscornellierfapa rroinfo.net NAÏM KATTAN Ly Inde, pays de traditions di-r verses, est également un lieu de passage où toutes les religions ont eu et ont encore (pour certaines) une présence, fut-elle marginale ou passagère.C’est le cas des juifs, qui s’étaient installés dès l’Antiquité à Cochin, dans le sud de la presqu’île.L'Inde est l’un des rares pays où l’antisémitisme n'a pas fat de ravage.Certes, les juifs y furent toujours peu nombreux et aujourd’hui ils n'y sont plus que quelques milliers.On perçoit encore en Inde les traces de quatre groupes de juifs.Les deux premiers sont les juifs de Cochin, descendants de commerçants qui ont débarqué au Kerala à l’époque du roi Salomon.Divisés en deux communautés, les Blancs et les Noirs, ils ont conservé leurs traditions juives mais se sont intégrés à la vie indienne et l’on peut difficilement les différencier extérieurement des autres Indiens.Le troisième groupe comprend les Bené Israël Oes fils d’Israël).C’était à l’origine des presseurs d’huile qui furent isolés des autres juifs en Inde et ailleurs dans le monde.Monique ZeÜaoui cite différentes hypothèses entourant leur origine.Selon la plus connue, ils seraient l’une des dix tribus perdues après la destruction du Temple de Jérusalem.Ils ont préservé, tout au long des siècles, un judaïsme qui s’en tient à la lettre de la Loi, se situant ainsi à l'extérieur du judaïsme rabbinique.Récemment émigrés en Israël, ils y ont éprouvé des difficultés à être reconnus et admis comme juifs.Ces trois groupes font partie de l’histoire indienne et ont vécu en marge du système des castes.Sans doute leur petit nombre et l’absence chez eux de toute volonté de conversion les ont-ils protégés de l’antisémitisme qui a accablé les juifs ailleurs.Les seuls incidents de haine et de persécution eurent lieu lors de la présence portugaise dans cette région de l’Inde.Héritiers de l'Inquisition, les Portugais ne ménagèrent pas les juifs, quel que fut leur groupe d’appartenance.Les membres du quatrième groupe sont ceqx qu’on nomme les Bagdadis.A partir du XIXe siècle, des juifs appartenant à la vieille communauté de Bagdad — descendant des prisonniers emm^ nés par Nabuchodonosor à Baby-lone voici vingt-cinq siècles — commencèrent à débarquer en Inde.C’étaient en majorité des commerçants qui cherchaient for- tune ailleurs que dans leurs pays el prospéraient à l'ombre de l’empir britannique.Parmi eux se trou-j valent aussi des juifs d’Alep.Il» construisirent une vie communau-} taire sans liens avec les autres?groupes de juifs, sans s’intégrer ai la langue et au mode de vie in{ diens.Ils continuèrent à parler ur» dialecte arabe et rédigeaient leur! correspondance en judéo-arabe.Dsf aspiraient à être reconnus par les Britanniques et à s’intégrer à eux! Les Bagdadis s'agglomérèrent* dans les métropoles, notamment à! Bombay et à Calcutta, construisit rent des écoles, des synagogues et» des hôpitaux.Ils essaimèrent ailleurs dans le Sud-Est asiatique, àl Singapour, à Shanghai, à Mandai lay.L’indépendance de l’Inde en a$ réduit le nombre.Certains parmi eux sont partis à Londres, à Nevt York et en Israël.Dans cet ouvrage monumental qui se lit comme un roman, Mo-J nique Zetlaoui réunit une masse* considérable de documents.Elle» donne une vue globale des groupe^ juifs qui ont vécu en Inde et qui, au-* jourd’hui, ont presque disparu j Elle rend compte de leur diversité^ de leurs désaccords, de leurs lutte» intestines et réussit à les situeij dans l’histoire indienne.Ainsi, grâ-* ce à elle, le lecteur, tout en appre-! nant énormément sur ces juifs, dé-J couvre une Inde diverse et mul-* tiple.En évitant de tomber dans les» pièges de l’exotisme, Monique Zet-J laoui dresse le portrait d’un pays» dont on ne cesse d’explorer lesj nombreuses facettes ainsi que la ri-j chesse de ses cultures.SHALOM INDIA Monique Zetlaoui Éditions Mango Paris, 2001,378 pages jjjggjjjgr MICHEL HALFON/IMAGO Synagogue juive en Inde.coKf~ikej de / irvu^yLi^G-Lfe L ’ A M É R I QJJ E EN MO LETTRES DES TRANCHÉES Lettres des tranchées CORRESPONDANCE DES FRÈRES KERN DURANT LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE ÉDITIONS DU BLÉ (ST-BON1FACE) Regroupement des éditeurs canadiens-français LUI CH LUCIEN.UN DES TROIS FRERES KERN ]*>ec[c^dej o.ia>( de ! isvca^ù^ccLfe L ’ A M E R I Q^U E EN MOUVEMENT J.R.Léveillé LE SOLEIL DU LAC QUI SE COUCHE ROMAN 19.95 * ÉDITIONS DU BLÉ (ST-BONIFACE) f Disponible en librairie ou via le site http://livres-disques.franco.ca Regroupement des éditeurs * ^ canadiens-français Disponible en librairie ou via le site http://livres-disques.franco.ca Destination Livres ire l5a“19"ovembre2001 a ,a Dace Bonaventui Adultes : 6 s > Ainés : A î > Étudianls : 3 î (Taxes incluses) www.salondulivredeniontreal.com goo^o Canada WM expositions • La nuit à lire debout .Reliure d'art La Tranchefile • Livres comme l'air • La revue murale de poésie LE CARREFOUR DU VOYAGE ^ COLLECTE DE SANG > le vendredi 16 novembre ^-w.*>ar wei» ^r\s,.Les voyages de Marco Polo 40,00$ F A U L K N E I «••r Faulkner, une expérience de retraduction 24,95$ La radio à l'ère Pour un nouvel art de vivre de la convergence Broché 24,95 $ Relié : 39,95 $ 19,95$ La radio, rm U convergence rour un no11v11.A It I D r V I V R i., Les let très rt'tmmes I de Du Hell.Les lettres romaines de Du Bellay Broche 29,95$ Relié : 49,95$ K OUMAL Séduire par les mots iVm fk> krmnnubKMiisnv P iNkjarv rtlyi.f' 'V •- • v/ /- >.> a: 'î: .01 ,, 1 O y l I / ::, i \ •1 -i T-,./ 't-V; .v V:Vc rrV;(' - t" T v y i \ t ' _.4 V >/ - * .y h\ ¦# , i 1 \ • .-v: - v-.J," '• v A G** .n.' A .\> * pi/ • A\ Y - ji Zi.1 j ••• & ¦ "Jt GUY LAVIGIIKUR Daphné ou Su au croissant (1949), par Jean Dallaire.Gouaehe sur papier.Collection du Musée du Québec.«Le fils copiait ce que faisait le père, et le père copiait aussi sans doute ce que faisait le fils», dit Viau.Puis, on retourne dans la propre enfance du peintre, né à 1 lull mais tôt pris en affection par le père IA vesque qui, en lui offrant le soutien financier et moral d’une communauté religieuse, le soumettait aussi du coup à la morale étriquée du clergé.Sous la tutelle des prêtres, le jeune Dallaire, virtuose du pinceau, doit se concentrer sur des peintures conventionnelles aux thèmes religieux.Cette chape de plomb qui pesail alors sur tous les domaines de la vie au Québec est présente dans presque chaque chapitre de la biographie de l’artiste.L’Ecole des beaux-arts de Québec, par exemple, y est décrite comme «conservatrice» et «sclérosée».«C’est aussi l’occasion de raconter le Québec des années 50», expliquera Viau.l’as un théoricien Or Dallaire a besoin d’air, besoin de laisser libre cours à son talent créateur.C'est Paris qui le tente.oii il emmène sa Marie-Thérè-se Inuehement epoustx'.Paris où son collègue Alfred IVllan a déjà commence a gagner si vie en tanl que peintre.Mais Paris, pris d’assaut par les Allemands, le mène aussi à une épreuve terrible.En 1910.Dallaire.sujet britannique, est emprisonne au stalag Saint De nis.où il sera detenu jusqu’en 194 I.De cet episode, il gardera une amertume certaine, la sensation d’avoir rate la chance de sa vio.C'est en France pourtant que Dallaire retournera plusieurs années plus tard, en France, encore, à Yonce en particulier, qu’il ti nira ses jours.Contrairement a Borduas, Dal laire n’est pas un théoricien.Le peintre travaille seul, penche smses toiles.A l'école, contraire meut aux autres professeurs, il laisse peindre ses etudiants, il ac eepto d’examiner leurs œuvres plus personnelles.Pour achever cette biographie.Roue Vian a notamment consulte l’abondante documentation amas see par le Mu see du Quebec dans le cadre de l’exposition de 1998.I e musée avait alors répertorie 900 tableaux et en avait conservé une centaine pour l’exposition.lx‘ critique a aussi rencontre la lantil le de Dallaire, sa femme Marie-I herese, scs enlanls, ses amis, ses connaissances."// y a des gens qui disent que c’est l’homme le plus gentil de la Terre, d’autres qui disent qu’il liait insupportable», dit Viau.De l’homme, il restera un nombre imposant d’œuvres, de plus en plus appréciées, et le sou venir tragi-comique d’une ligure isolée, rayonnante, colorée du jeune panthéon des artistes peintres québécois.K CYCLOPE ET L’OISKAU René Viau I-eméac éditeur Montréal, 2001,385 jxiges J^cc/c^de-j coKf ifr\j de / LwuA-aLfreest fe L ’ A M É R I Q_U E EN MOU Nadège Devaux LE CRÉPUSCULE DES BRAVES ROMAN HISTORIQUE ÉDITIONS DES PLAINES (ST-BONIEACE) 12,951 Regroupement des éditeurs canadiens-français Disponible en librairie ou via le site http://livres-disques franco ca Totalement inacceptable Protégez-vous Voyez-y MISE EM GARDE CONTRE LE CONTRAT D’ÉDITION PROPOSÉ PAR L’ANEL Brochure en vente à la Maison des écrivains Coût : 3,50 $ Renseignements au (514) 849-8540 ou au 1 888 849-8540 Disponible er librairie ou via le site http //livres-disques.franco.ca I) 12 E DEVOIR.L E S A M EDI I O ET I) I M A X < HE II V O V E M K R E 2 0 0 1 -4P' 1^ I \ RES ^- SALON DU LIVRE DE MOM RÉAI.POÉSIE Habiter le temps • * • r«# -rtt • •• •#* • MARC ANDRÉ BROU ILLETTE Auteur de 1m Mort enterrée (1992) et de L’Éloignement (1995) pour lequel il a remporté le prix Desjardins de la poésie en 1996, David Cantin publie cet automne un nouveau recueil intitulé Le Cercle de l’oubli.L'auteur poursuit l’écriture d’une expérience du temps qui apparaît sans cesse a l’intérieur d’une insaisissable mesure.On se souvient de son premier ouvrage, ou la mort de l’autre éveillait un sentiment d’existence marqué par le temps et la solitude, et du livre suivant, dans lequel le regard posé sur le monde extérieur suscitait une interrogation sur la présence et la mémoire.Cette fois-ci, les poèmes tentent de rendre compte davantage de la difficulté pour l’individu, tiraillé par les mouvements contraires de la mémoire et de l’oubli, de trouver son propre ancrage existentiel.Face à ce sentiment de précarité et de perte, le poète propose un parcours en deux parties qui se présente comme une «quête au large de la mémoire».Cette quête s’effectue notamment par l’intermédiaire d’un désir de matérialisation et d’incarnation du temps.Les poèmes de la section «Lame verrouillée» proposent une déambulation de nature introspective.Comme on pouvait déjà le constater dans L'Éloignement, l’univers poétique de Cantin exprime le surgissement d’une conscience existentielle au contact du monde extérieur.La perception des objets révèle.David Cantin Le cercle de l’oubli entre autres, le caractère fugitif du temps dont ceux-ci sont empreints.L'idée d'une saisie du monde qui permet simultanément une saisie du temps est formulée dans les textes par l’intermédiaire de nombreuses expressions qui conjoignent ces deux domaines: «On suit le vent et la matière./ 1m fenêtre des saisons / le ciel de nulle part / lorsqu’il faut fuir sa naissance, / pour atteindre la barque des jours.» Qu’il soit circonscrit par la «fenêtre» ou entraîné par la «barque», le temps se matérialise en des jalons qui ponctuent la quête de l’auteur.La seconde section, «Les couleurs de l’absence», fait appel à un interlocuteur par l’intermédiaire d’un tu qui donne la possibilité au poète d’instaurer occasionnellement un dialogue avec lui-même.Cette mise à distance vient souligner le dédoublement d'une parole qui souhaite prendre part aux sursauts du temps en cherchant à nommer certains repères fonda- : AUTOBIOGRAPHIE OE L'ESPÈCE HUMAINE «Comme dans un roman» Gille Verdiani, Elle c I’ N 0 M F % % iî ;v e ti i i * ifi » r- % t € -K S fV |ÿ s « * ni ii '¦ri i i h i m v i \ i O I N i :l I H I !• I t K ‘ - m M \ T T l{ I 1) |.F.'i uoiimi i \t him «Matt Ridley est un véritable écrivain Ses descriptions exquises, souvent émouvantes, des processus de la vie, font de lui un grand auteur scientifique.Washington Post » «Un passionnant panorama de cette science qui n'en est qu'à ses balbutiements.» Science & Vie ROBERT LAFFONT www.laffont.fr leurs de l’existence: «Voilà que le temps cache ses pelures mortes, / tu en viens alors à la violence insaisissable de naître / une réponse comme un sablier.» Mouvements du Verbe Le langage chez Cantin se présente comme une maniéré d’aller à la rencontre de ce qui échappe à l’individu et le trouble sans repos.Dans cette œuvre où «le Verbe [.) donne à l’absence sa fêlure», la parole fait part d’une vulnérabilité qui conduit l’écrivain à rechercher une sensation de plénitude.Ce sentiment trouve parfois une forme matérielle à l’intérieur de l’univers de l’habitat: la «demeure», la «maison», la «chambre» ou encore le «temple» constituent tour à tour des intérieurs où l’expérience vécue peut momentanément coïncider avec les aspirations intimes de l’individu.Traversant tout le recueil, la figure du cercle manifeste un autre type d’habitat, géométrique et symbolique, exprimant un lieu possible de l’absolu.Fille densifie ce quelle embrasse en accordant un contour de perfection: «Ce calme qui découvre la nuit / quelque chose répond à la neige./ Le cercle autour de l’âme.» Qu’il se rapporte à l’oubli, à l’âme ou encore à la lumière, le cercle évoque un espace de convergence et de concentration.Les textes formulent ainsi un désir d’accorder à différentes composantes de l’existence un centre, une «cible», permettant de les approcher et, peut-être, de les saisir.La poésie de Cantin noue une certaine filiation avec celles, entre autres, de Fernand Ouellette, Pierre Ouellet et Hélene Dorion.Cette dernière, par exemple, poursuit une quête de sens qui, dans ses plus récents ouvrages, accorde une grande attention à la question des origines.Cette quête trouve son expression au sein d’une écriture ou la dimension obscure, voire abstraite, de l’existence s’allie aux éléments.Dans Le Cercle de l’oubli, l’auteur est préoccupé par cette même question car, en interrogeant les phénomènes de la mémoire et de l’oubli, il ne cesse en fait de vouloir retracer le lieu de la naissance et du commencement.Les poèmes font s’entrechoquer constamment des éléments mondains et existentiels, créant ainsi un jeu d’échos et de solidarité entre les objets du monde çt l’interrogation introspective.A travers cette mise en relation de l’univers et de l’individu surgit la dimension métaphysique de cette œuvre.Le désir d’une vérité intime capable de situer les lieux de notre existence et de notre pensée constitue l’un des stimulants moteurs de cette démarche poétique.En débutant et en se terminant par une même question («Que cherche à dire [.] ?»), le recueil porte en lui son propre cercle interrogateur.la réponse se trouve entre les vers denses de Cantin, dans cet espace où je langage invite à se fondre aux mailles du temps.LE CERCLE DE L’OUBLI David Cantin Le Noroît Montréal, 2001, non paginé David Cantin NDLR.Poète, Marc André Brouillette publie cet automne un recueil, Vent devant (Noroît), et un livre d'artiste, Aujard’in, les SOURCE LE NOROIT lointains (Roselin).Rappelons que David * Cantin est le critique de î poésie du cahier Livres dw journal Le Devoir., Aiguilles et bottes de foin SIGNETS AI a r i e - A n d r é e L a montagne Le Devoir Le Salon du livre de Montréal est-il à la librairie, qu’elle soit de quartier ou une grande surface, ce qu’est le marché public à l’épicgrie du coin ou au supermarché?A quelques jours de la tenue de cet événement qui marque sans contredit un temps fort dans l’édition québécoise, la question peut être posée.Même débauche de couleurs et de produits conçus pour le plaisir des yeux et pour combler, là les besoins du corps, ici ceux de l’esprit Même affluence, même curiosité, même appétit, même panier à provisions, mêmes contraintes financières.Même lassitude, aussi, d’un coup.Saoulé de foules et de bruits, titubant de fatigue, qui n’a pas eu soudain très envie, ses achats complétés, de rentrer à la maison pour se mettre aux fourneaux ou lire paisiblement sous la lampe?Tout est affaire d’échelle.L’être humain est d’abord une fourmi.À l’abondance, dont il se fait à l’avance une fête, il ne saurait être exposé trop longtemps sans que le corps et l’esprit protestent.Or, dans le domaine de l’édition, il semble que LES ÉDITIONS DE LA PLEINE LUNE VOUS INVITENT À RENCONTRER DENISE GUÉNETTE auteure du livre Comme dans un miroir préfacé par Gaston L’Heureux JEFFREY MOORE auteur du roman Captif, de roses enchaîné lauréat - prix du Commonwealth 2000 LÉONARD OTIS auteur du livre Une forêt pour vivre préfacé par Richard Desjardins DENISE ROIG auteure du recueil de nouvelles Le Vrai Secret du bonheur JOEL YANOFSKY auteur du roman L Échelle de Jacob finaliste - Grand Prix de la ville de Montréal 1997 AU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL I STAND 814 - GROUPE PROLOGUE l’offre éditoriale galopante soit le prix à payer pour que le lecteur ait quelque chance de trouver les siens.Mais galope-t-elle vraiment?La Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) publiait récemment une brochure intitulée Statistiques de l’édition au Québec 2000, réalisée à partir des données fournies par la procédure du dépôt légal.En mars dernier, le magazine français Livres Hebdo publiait un supplément intitulé Le marché du livre 2001.L’examen des chiffres tirés de ces deux sources, malgré les précautions d’usage, dès lors que les méthodes, les périodes et les objets recensés peuvent varier légèrement, montre que l’activité éditoriale n’est ni emballée, ni aléatoire, ni même la simple somme de diverses initiatives commerciales.Des tendances se dégagent.Une direction est montrée.Par conséquent, si le Salon du livre de Montréal se présente comme la scintillante vitrine annuelle de l’édition au Québec, il n’est pas toute la réalité.Derrière les étals, il y a des chiffres, que les plus curieux voudront peut-être méditer, surtout s’ils ont déjà publié un livre: ils sauront alors qu’ils ne sont pas les seuls.Augmentation En l’an 2000, au Québec, il s’est publié 6041 nouveaux livres, soit une augmentation de 5 %.En France, pour la même période, on enregistrait 39 422 nouveautés, soit une hausse de 2 %.Mais au Québec, la production fluctue.L’an passé, elle avait diminué de 3,6 % et augmenté, en 1998, de 2,2 %.Cette évolution en dents de scie est une constante des dix dernières années.Difficile, par conséquent, d’en tirer une conclusion, même si on peut rêver au sort qui attend tous ces livres une fois passé l’effet de la nouveauté.En l’an 2000, le secteur langue et littérature domine la production québécoise: 2256 titres, en hausse de 11,2%.En France, la hausse dans ce secteur est de 6.6 %.Ce qui a diminué au Québec: les ouvrages d’histoire sur l’Amérique (-57,4 %) et le Canada (-1,7 %).Ce qui ne cesse de progresser: le roman: 531 nouveaux titres parus au Québec en 2000, contre 469 en 1999 et 436 en 1998.La poésie enregistre une légère augmentation: 268 nouveaux recueils parus en 2000 au Québec, soit 20 de plus que l’année précédente.Cependant, en France, l’augmentation du nombre de titres en poésie est de 12,4 %, soit 760 nouveaux recueils, parus en 2000.Quant au roman, les stajHj tiques de Livres Hebdo distinguejï le roman français qui, avec sel 2582 nouveautés, enregistre ùn( hausse de 2,3 %, loin derrière lagi térature étrangère de fietion„et hausse de 16,3 %, ce qui porté It nombre de titres traduits en I ran ce dans ce domaine en 200P*Î 1588, contre 1366 en 1999.Pendant ce temps, au Quélxii on traduisait 962 ouvrages, toutêf catégories confondues, ce quiœ présente 10,1 % de l’ensemble déM production éditoriale.Le nombfe d’ouvrages traduits est en hausse de 24,8 %, mais ceux-ci le dempij rent de l’anglais ou du français dao* une proportion de 93,5 %, en raisôa de l’aide fédérale à la traduction conçue, à quelques aménagemerîtf près, dans une étroite perspective nationale, prenant appui sur les deux langues officielles du Canada Or, à Montréal seulement, D se paç-le et s’écrit 35 langues.La prochaine fois que votre gard sera attiré par un recueil’dè poèmes, vous songerez que ce livre n’est pas loin d’être une rarelé;aQ Québec, lui et ses semblables softt tirés en moyenne à 461 exdijv plaires.Pour un roman, le tirqgç moyen est au Québec de üjfç exemplaires.En littérature jeunet se, il est de 4530 exemplaires, fin France, le tirage moyen en littéral»-re, sans qu’on en précise les c4t4 gories, est de 11000 exemplaires! I En France comme au Québkî, ces tirages sont à la baisse depuis quelques années, ce qui n’est pjs plus niai, si l’on considère que 3e$ techniques d’impression actueHès permettent de procéder très rapidement à la réimpression d’un ouifréf ge, avec pour résultat une gestWB plus fine des flux en librairie, ce tgf était l’un des problèmes identifies dans le rapport I arose sur les prâ tiques de l’édition au Québec.; Signe réjouissant: en France, lei ventes de livres ont augmentéîdê 5.5 % au cours de la dernière annëé, plus encore que le commerce’dé détail qui a connu une hausse;aç 2.5 %.On a eu besoin de laitues fct de frigos, mais plus encore de livfesl De plus, le commerce en ligne, qui représente moins de 1 % des veitp de livres, n’y serait guère menait pour la librairie traditionnelle.Di> vaut ces indicateurs optimistes, C assandre n’ont plus qu’à se tenir coites.Car il y a mieux à taire que de prédire le déclin du livre: lire.Miçvtr encore: dans l’abondance des titrés parus, trouver celui qui depuis tbli jouis vous était destiné.T A a d é co u v e r t e du 9 art.C ït n :i ti .• c www.lesitebd.c o m r» - 4 ' I CB»» liMr ANIQUE POITRAS LOUISE PORTAL FRANCINE MARYSE JEAN SŒUR GENEVIÈVE GILLES PRÉVOST ROUV SAINT-GERMAIN ANGÈLE TARDIF TIBO ELAINE TURGEON Québec Amérique félicite Dominique Demers, présidente d'honneur du Salon du livre de Montréal 2001 10 h 30 à 12 h Geneviève Tardif - Le Grand Druide des synonymes Élaine Turgeon et Michel Rouleau Une histoire à dormir debout 10 h 30 à 12 h 11 hà 11 h30 Danielle Vaillancourt rencontre Dominique Demers dans le cadre de « Confidences d'écrivain » à la Place Canoë 11 hà 12h Gilles Tibo - Noémie 11 - Les Souliers 13 h à 15 h magiques 13 h à 14 h 30 Louise Champagne Appelle-moi Zaza ! Monique Fournier Le Grand Boum ! 14 h à 14 h 30 Danielle Vaillancourt rencontre Gilles Tibo dans le cadre de «Confidences d'écrivain» au Carrefour du Voyage 19 h à 20 h 30 Jean Fontaine - Le Grand Druide des synonymes Jean Saint-Germain des synonymes 11 hà 13h Le Grand Druide Louise Champagne Appelle-moi Zaza ! Michèle Marineau Rouge Poison François Gravel Coca-Klonk 14 h à 15 h 30 lOhà 11 h 30 Geneviève Tardif - Le Grand Druide des synonymes 12 h 30 à 14 h Geneviève Tardif - Le Grand Druide des synonymes 11 hà 12h François Barcelo - Première blonde pour Momo de Sinro 11 hà 12h30 Lucie Bergeron Léo Coup-de-vent ! François Gravel Coca-Klonk 13 h 30 à 15 h Monique Fournier Marie-France Monette (personnage de Boucle D'Or | Le Grand Boum ! 12 h à 13 h 30 Sœur Angèle Catherine P.Yoffé Les Trois vies de sœur Angèle Michel Bergeron Mathias Brunet Michel Bergeron, à cœur ouvert 14 h à 15 h Gilles Tibo Noémie 11 - Les Souliers magiques Martine Latulippe À fleur de peau 17 h 30 à 19 h 19 h à 20 h 19 h 30 à 21 h Louise Portai L’Enchantée 20 h à 21 h Marc Fisher - Miami Francine Prévost Les Espaces secrets Jean Fontaine Le Grand Druide des synonymes Jocelyn Maclure Repères en mutation 18 h 30 à 19 h 30 Yves Beauchemin Une nuit à l'hôtel Marc Laberge Saga ,.Un volcan en Islande 19 h à 21 h Jean-François Beauchemin Les Choses Terrestres Mon père est une chaise Pierre Duchesne Jacques Parizeau - Le Croisé Tome 1 15 h à 16 h 16hà 17 h 19 h à 20 h Marc Fisher - Miami Marie-Éva de Villers Nicole Brossard Le Multidictionnaire de la langue Hier Robert Léger française (version électronique) Écrire une chanson 19 h à 20 h 30 16 h à 17 h 30 Jean Saint-Germain Le Grand Druide Roger Cantin Jérôme Leclerc-Couture (Julien) Louise Champagne Appelle-moi Zaza! des synonymes Roxane Gaudette-Loiseau (Sarah) La Forteresse suspendue Élaine Turgeon et Michel Rouleau 19 h à 21 h Une histoire à dormir debout Jean-François Beauchemin Quel français parle-t-on ?Animation avec Les Choses terrestres Marie-Éva de Villers et autres invités é la 17 h à 18 h Place Loto-Québec Jocelyn Maclure 20 h à 21 h Repères en mutation Fabien Ménar - Le Grand Roman de 16 h à 17 h Flemmar Jean-Marc Piotte 19 h à 20 h Les Neuf clés de la modernité Hugues Corriveau Francine Prévost Troublant Les Espaces secrets 10h à 11 h 12 h à 12 h 30 13 h à 14 h Jean Saint-Germain - Le Grand Druide des synonymes Michèle Marineau Rouge Poison Élaine Turgeon et Michel Rouleau Une histoire à dormir debout 11 hà 12h30 Animation par Andrée Racine dans le rôle de Mademoiselle Charlotte au Carrefour du Voyage 12 h 30 à 14 h Dominique Demers Une drôle de ministre Ta voix dans la nuit 14 h à 15 h François Gravel - Coca-Klonk François Barcelo - Première blonde pour Momo de Sinro 10 h 30 à 12 h Marie-Éva de Villers Le Multidictionnaire de la langue française (version électronique) Robert Léger Écrire une chanson Gilles Tibo - Noémie 11 - Les Souliers magiques 14 h à 15 h 30 Sœur Angèle Catherine P, Yoffé Les Trois vies de sœur Angèle 11h à 12 h 12 h 30 à 13 h 30 15h à 16 h Anique Poitras Gaston-le-Grognon 15 h à 16 h 30 Lucie Bergeron Léo Coup-de-vent 15 h 30 à 16 h 30 Pierre Duchesne - Jacques Parizeau Le Croisé (Tome I) Jean-Marc Piotte Les Neuf clés de la modernité 13 h à 13 h 30 Geneviève Tardif - Le Grand Druide des synonymes Gilles Tibo magiques Noémie 11 - Les Souliers 1 .3 Anique Poitras Gaston-le-Grognon François Gravel - Coca-Klonk 12 h 30 à 14 h Louise Champagne Appelle-moi Zaza ! Danielle Vaillancourt rencontre Dominique Demers dans le cadre de « Confidences d'écrivain » à la Place Canoë 13 h à 14 h 30 16 h 30 à 17 h 30 Hugues Corriveau Troublant Nicole Brossard Hier Fabien Menar - Le Grand Roman de Flemmar Maryse Rouy Mary l'Irlandaise 19 h à 20 h 30 Jean Fontaine Le Grand Druide des synonymes des synonymes 14 h 30 à 15 h Danielle Vaillancourt rencontre François Gravel dans le cadre de «Confidences d'écrivain» é la Place Canoë Jean Fontaine - Le Grand Druide www.quebec-amerique.com mam I) 11 1 ^ h K \ '* I H .L K S S A M EDI I 0 ET D I M A X (HE II NOVEMBRE 2001 -«r L I V li E S 'AI.ON' 1)1 LIVRE DE MONTREAL POÉSIE Secousses mythologiques DAVID CANTIN Les références mythologiques sont jjeu fréquentes en poésie québécoise.Curieusement, voilà que deux nouveaux recueils puisent chez certains personnages légendaires afin de mieux surprendre une émergence introspective des plus personnelles.Les recueils d'Aline Apostolska et de Michaëlla Privacké se placent ainsi sous le signe de la transformation incessante de l’individu.On découvre un univers où les symboles côtoient les métamorphoses alchimiques.Dans ces moments d’écriture, la parole retourne vers une origine primordiale qui surgit, à nouveau, à travers l’espace du poème.Il n’est jamais facile d’écrire au sujet d’un livre aussi dense et nécessaire que Au joli mois de mai d’Aline Apostolska.On retrouve la voix d’une écrivaine qui n’a pas la prétention de vouloir faire un recueil de poèmes.Dès le premier mai de l’an 2000, un rapport au langage s’invente autour de cette -mémoire d'avant la mémoire».Quelque chose a lieu et se poursuivra durant une année entière.En quatre mouvements, on assiste à l’éclosion d'un nouveau cycle de vie.Une femme qui amorce la quarantaine questionne les fondements même de son existence.Une renaissance s’entame face au rythme des mois et des saisons.Dès le premier mouvement, chaque jour de mai correspond à une lueur particulière de l’être face à sa propre vérité.Une urgence intérieure célèbre les passages, de même que les arrêts d’une vie.On croise les ombres d’Hippolyte, d’Aphrodite et d’Hermès.Ce cheminement va de l’anodin au sublime, du constat brutal à la narration fiévreuse.On écoute ce trajet baroque de la périphérie jusqu’au centre même du corps et de l’âine: «l’hiver reste l’unique perspective de l’été / l’automne celle du printemps / les fleurs visibles sont celles / qui ne repousseront plus / et s’épanouir c’est / déjà mourir/ la vie sans retour / toujours recommence / éternel printemps / éphémère revanche / joli mois de mai de ma naissance / souci de vivre encore».Comme le dit Hélène Dçrion dans sa courte préface, «À nos questions, la vie ne répond que par bribes, par fragments épars que iauteure cherche à recueillir».Il est juste d’affirmer que ce livre ne se laisse entendre que dans son foisonnement très particulier.De l’affirmation lapidaire au lyrisme décousu, ces poèmes jaillissent d’une langue qui ne recule devant rien.Parfois jubila-toire, cette vont passe par le biais de «l’amour vivant [qui] est doutes et mouvances».Au joli mois de mai d’Aline Apostolska dérange et surprend, ce qui n’est pas peu dire.D’une tout autre manière, Tiré-sias ou les dialogues aveugles fait le pont entre le monde des héros grecs et le destin intime.D'origine roumaine, Michaëlla Privacké propose ainsi un premier recueil A Tirésfas f ou dialogues aveugles en français, après Metamorfoze, en 1995, aux Editions Lucian Badian.On entre dans un monde où les dieux prennent souvent la parole.A l’origine de cette fable poétique, il y a les figures de Némésis et de Tirésias.Un climat, de révolte comme de vengeance, s’installe progressivement.Derrière ces noms, l’apteure montre le duel qui oppose Eros à Thanatos.D’une pulsion de désir, les mortels ainsi que les immortels pourchassent la découverte de soi.Les sens se mêlent jusqu’à la confusion, la mémoire n’est plus: -Ils s'endorment, mes nuages pleurent / des larmes pour laver leurs visages refroidis./ Alourdie, je m’affaisse./ Ils tombent alors tantôt sur ma tête enneigée / tantôt sur ma plaine / ils tombent tour à tour / sur ma joue de cailloux./ Ouvert, mon sein les reçoit / raffermi-renfermé par-dessus leur sommeil / inventeur des nuages qui déplorent / l’endormi de la veille et dès lors».Même si ce dialogue génère une tension possible, ce projet manque de consistance.Le poème s’arrête trop souvent, là où l’on souhaiterait qu’il commence.Les allusions sont subtiles, mais on sent que ce cadre dicte trop souvent l’esprit du poème.Dans de pareilles circonstances, les références aux mythes deviennent un artifice de trop.Comment la resonance universelle du poème peut-elle alors se faire sentir?Par moments naïve ou obscure, l’image se complaît parfois dans ses registres.En terminant, on ne peut pas dire que les illustrations d’Iolanda Cojan et, le graphisme quelconque des Editions Triptyque aident la cause dû ce recueil.L’objet, en tant que livre, manque franchement de goût.Du format aux couleurs, les choix semblent plutôt douteyx.Heureusement, on peut toujours se rabattre sur la poésie de Michaëlla Privacké.AU JOLI MOIS DE MAI Aline Apostolska VLB éditeur, coll.«Poésie» Montréal, 2001,128 pages TIRÉSIAS OU LES DLALOGUES AVEUGLES Michaëlla Privacké Editions Triptyque Montréal, 2001,64 pages Il I S T O I K E IJ E A PENSEE Malcommodes et catholiques LOUIS CORNELLIER T ) ai déjà dit, en ces pages, tout J le bien que je pense de la collection «L’expérience de Dieu» dirigée par Fernand Ouellette.Brefs, presque toujours présentés avec clarté et brio, ces petits recueils de textes chrétiens donnent la parole à des mystiques ou à des écrivains dont le verbe, ardent et sans concession, fut inspiré par l’expérience de la grâce.Personne ne contestera que la présence de Bernanos, Claudel et Thomas d’Aquin dans cet aréopage s’imposait.Styliste généreux, prophète de l’espoir à la pensée paradoxalement cataclysmique, réactionnaire virulent sauvé de l’égarement par sa passion de la vérité et de la justice (la guerre d'Espagne, à cet égard, sera son chemin de Damas), Georges Bernanos, en digne émule de Léon Bloy, n’a pratiqué, dans son œuvre, qu'un seul registre, celui de la furie espérante.Son présentateur, M*' Guy Gaucher, évêque auxiliaire de Bayeux et Lisieux, réussit le tour de force de plaider en faveur de Y «esprit d'enfance évangélique» qui habite l’œuvre sans tomber dans le simplisme racoleur qui accompagne trop souvent cette rhétorique.Pas d’infantilisme en ce sens chez Bernanos, donc, mais un appel à «/a réalisation la plus intense de l’être profond».Noire et grondante («Chrétiens sans cœur et sans cervelle, je vous ai toujours regardés en face, depuis ma jeunesse, avec une espèce de curiosité désespérée, car je puis bien dire à présent que vous avez été pour mon enfance un scandale intolérable, auquel je n’ai échappé qu’en m’efforçant de vous comprendre»), la prose de ce franc-tireur vise à dynamiter la croûte des convenances satisfaites qui recouvre les âmes afin de rejoindre directement ce qu’il y a de plus grave en l’homme.M" Gaucher qualifie l’écrivain de veilleur, d’éveilleur, de «réveilleur dans la lignée de Péguy (.) qui veut nous faire sortir de nos fausses paix».C’est parce qu’il interdit l’indifférence qu’il Georges Bernanos faut lire l’intraitable Bernanos: «J’ai juré de vous émouvoir d’amitié ou de colère, qu’importe?Je vous donne un livre vivant.» L’étoile de Claudel, me semble-t-il, pâlit à côté de tels emportements.Lui aussi, pourtant, a eu le verbe passionné, et son présentateur, Gilles Marcotte, ne manque pas d’insister là-dessus en avançant (.[/«aucun écrivain des temps modernes n’a, de façon aussi éclatante, célébré le monde créé» et en parlant, plus loin, de «ces noces du catholicisme et du monde qui sont une des constantes de sa pensée et de sa piété».Mais le tourment claudélien, tout comme sa hargne de convertisseur compulsif et sa grâce de prosateur réconcilié avec l’univers, conserve, même dans sa pleine sincérité, quelque chose de bourgeois qui m’en éloigne.Sobre, prudente et, je crois, juste, l’apologie que lui consacre Gilles Marcotte parle donc d’un homme dont le monde n’est pas le mien.J^>c^(ccû(ej coPxfif^j de / Li^AjC^^ii^ccLAe L ’ A M É R I QJJ E EN MOUVEMENT Jules Tessier AMÉRICANITÉ ET FRANCITÉ tSSAI ÉDITIONS LE NORDIR (OTTAWA) Regroupement des éditeurs canadiens-français 1 \UTfL .udUL Disponible en librairie ou via le site http://livres-disques.franco.ca J^>cc(ccdej cok^lk.j de / LytAXÂMÙxccLfe L ’ A M É R I QJJ E EN MOUVEMENT LES THÉÂTRES PROFESSIONNELS DU CANADA FRANCOPHONE Hélène Beauchamp tSSAI Joël Beddows ÉDITIONS LE NORDIR (OTTAWA) 28,00$ Disponible en librairie ou via le site http://livres-disques.franco.ca Un mot, enfin, sur le Thomas d’Aquin que nous présente Benoît Garceau, ex-professeur à l’université Saint-Paul d’Ottawa.On connaissait (un peu, si peu dans mon cas) le savant; voici que s’offre à nous le chrétien désirant dans toute son humanité ou, comme l’écrit Garceau, «au delà de l’enseignant, le chercheur de Dieu».Le maître, bien sûr, n’est jamais loin qui démontre avec tout son génie les raisons de la foi, mais sa quête de croyant prend ici le dessus sur sa maestria de rhétoricien.On ne lira pas pour autant, demain, Thomas d’Aquin comme on écoute un ami, mais on entendra peut-être enfin l’homme derrière le monument.BERNANOS Introduction et textes choisis par M“' Guy Gaucher CLAUDEL Introduction et textes choisis par Gilles Marcotte THOMAS D’AQUIN Introduction et textes choisis par Benoît Garceau Editions Fides, coll.«L’expérience de Dieu» Montréal, 2001 144 pages chacun L’ESSENTIEL Voyage à la mer VIN DE BOHEME Joanne Harris Traduit de l’anglais par Jeannette Short-Payen libre Expression Montréal, 2001,384 pages Par l’auteure de Chocolat, dont le succès au grand écran a renouvelé le succès en librairie, un récit tout aussi agréable que divertissant.Rien pour casser la baraque, non.Seulement quelques heures de bon temps, de petit bonheur simple et rafraîchissant, qui permettent de voyager de nouveau, l’espace de trois cents et quelques pages, en compagnie de certains des attachants habitants de Lansquenet-sur-Tannes.Cette fois, l’histoire met en scène un jeune écrivain londonien, Jay Macintosh.La jeune trentaine.Mackintosh a connu le succès et son éphémère grisaille, ce qui ne l’a rendu ni plus talentueux, ni plus prospère, ni plus heureux.Désabusé, il ère sans but, boit trop et écrit trop peu.Par un petit matin brumeux pareil à des milliers d’autres, une brochure immobilière déposée dans la boîte aux lettres de Jay rallume en lui la flamme qui avait brûlé, quinze années plus tôt alors qu’il avait passé trois étés successifs chez ses grands-parents à Lansquenet-sur-Tannes.Un étran- ge personnage nommé Joe l’avait alors initié au monde de l’imaginaire et à un petit vin de son cru, un élixir magique qui permettait au buveur de transformer la réalité en une fête de tous les instants.Le château que présente cette bro chure, situé à Lansquenet, ressemble à s’y méprendre à celui que Joe lui avait décrit au cours dé l’un de ces mémorables voyages.Il n’en faut pas plus pour que notre homme quitte Londres, sac et bouteilles d’élixir au dos, pour aller à la recherche de ce château et du souvenir de ces futiles moments de bonheur disparus avec le temps qui passe.Arrivé à destination, Jay renaît comme par miracle.Fascine par une énigmatique voisine, il est peu à peu hanté par un fantôttiè surgissant du passé.Harris tricoté alors un récit truffé de flash-back qui fait tout autant voyager le héros que le lecteur.Après avoir vanté les arômes du chocolat et ses effets insoupçonnés sur l’âme humaine, Harris invite le lecteur à voyager au pays des vins qui parlent et qui soignent l’âme.Ça se lit pour le pur plaisir de s’abreuver à quelque chose de joli, de frais-et de fruité, qui se donne simple-! ment pour ce qu’il est un bref ins-; tant de bonheur sans prétention1 dont on ressort comme d’un voyage à la mer la tête pleine de belles images et le vague à l’âme.Marie Claude Mirandette Deutschland Ôsterreich Schweiz O O (N U ¦W C O 3 ”0 C O 13 en Venez rencontrer les jeunes écrivains Tobias Hülswitt (Allemagne), Zoë Jenny (Suisse), Kathrin Rôggla (Autriche), David Wagner (Allemagne) et Maike Wetzel (Allemagne).Ils ont quelque chose à dire ! Autres invités : Philippe Henri Ledru (auteur et traducteur), Manfred Metzner (éditeur, Verlag Das Wunderhorn), Hans Thill (auteur et traducteur), Anne Weber (auteure et traductrice) Vous les trouverez au kiosque de l'Allemagne (# 137).Une collaboration du Goethe-Institut Inter Nationes Montréal, du Salon du livre de Montréal, de l’Ambassade d'Autriche, du Consultât général d'Autriche à Montréal et du Consulat général de Suisse / Pro Helvetia Pour plus d'information : www.goethe.de/uk/mon J^cc/ccdej coi\f~iir\j de / L A M É R I Qkj J E EN MOUVEMENT François Paré LES LITTÉRATURES DE L’EXIGUÏTÉ ESSAI | ÉDITIONS LE NORDIR (OTTAWA) Disponible en librairie ou via le site httpV/livres-disques franco < ^MlerwurM LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DI M A X ( H E N 0 V E M B R E 2 0 0 1 DI L I V R K S ^ SAI.ON 1)1 LIVRE DK MONTRKAI ROMAN Q U É B É C O I S Humain et déroutant Le roman d'Andrée Laberge est loin d’être un manifeste féministe dissimulé sous les dehors d’une œuvre littéraire SOPHIE POl'LIOT .V""' ?roman, je l'ai écrit pour les '' femmes et les enfants de la Bolivie.[.] Ce pays aux frontières ameutées, à la terre violée et vidée de’ses trésors.Ce pays aux dieux sacrifiés et immolés, aux hommes exploités et dépouillés de leurs droits et dé leur âme.» Le parti pris de l'au-teure est clair et honnêtement posé.Andrée Laberge (Les Oiseaux de verre) a séjourné en Bolivie afin d'adopter une petite fille.Ce qu’elle y a vu l’a bouleversée.Les conditions de vie des autochtones, le racisme dont les accablent les touristes blancs, le mépris des nantis pour la classe populaire, le sort réservé aux femmes.L’Agayo est donc une œuvre très personnelle mais qui sait conserver une objectivité, une intelligence et une rigueur qui assurent une crédibilité à son contenu et lui confèrent un immense intérêt.Laberge veut éveiller les consciences et dénoncer, mais aussi, elle écrit un récit.L’aspect romanesque n’est donc pas escamoté au profit du message qui pourtant apparaît en lettres de feu au fil des pages de L'Agayo: il est impératif de restituer aux filles et aux femmes du Tiers-Monde le droit de rêver et de s’accomplir., Un ingénieur-géologue est dépêché en Bolivie par sa société afin d'e conclure un contrat d’exploitation — c'est bien le terme exact — minière.Durant tout le séjour, il pestera contre la nonchalance des Boliviens, contre ce qu’il qualifie dé paresse, contre leurs odeurs envahissantes, leurs superstitions, bref contre toute espèce de diffé-rèhce qu’il considère invariablement, ainsi que le feraient bon nombre de Nord-Américains, com-tfie.des défauts.'Le premier à l’irriter sera son collègue canadien d’origine bolivienne, Alcides, beaucoup trop Sensuel et décontracté.Alcides rencontrera à l’hôtel une jeune domestique, Maria.Enfermée jusqu’à 17; tins entre les murs d’un orphelinat reli^eux, la jeune fille rêve de devenir écrivaine, de faire connaître au monde entier l’histoire et la beauté de son pays.ainsi que de trouver son «amour infini», celui qui sera pour elle «comme un livre ouvert».Pour cela, elle devra survivre à la pauvreté et lutter de toute la force de ses idéaux contre le destin quasi inéluctable des jeunes beautés de la rue: la prostitution.La voie sera escarpée, périlleuse.Et même lorsqu'elle croira y arriver, l’horreur déferlera sur elle irrévocablement.Ses rêves ayant volé en éclats, après avoir été si près d’être réalisés, Maria entend se venger.Se venger elle et venger ses semblables: toutes celles qui ont été souillées par les regards, les mots, les pensées et les gestes avilissants accomplis sur elles.Toutes ces femmes dont les rêves, les idéaux et l’enthousiasme candide face à la vie ont été brisés sans vergogne par des malotrus.Elle veut aussi préserver sa fille du sort qu’elle a connu ainsi que tant d'autres: «Maria ne veut pas que Juana ait peur, qu’elle soit humiliée, que son éclat soit terni, que sa lumière soit éteinte.Elle ne veut pas que.monsieur Antonio lève ses yeux de porc sur sa fille.Elle ne veut pas que des mains la salissent et la brisent [.].» Cet esprit de vindicte, peut rappeler, quoique en beaucoup moins violent, celui animant le film Baise-moi, des Françaises Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi.Un film qu’il était plus commode de taxer de gratuit plutôt que d’essayer d’en analyser la rage.L’Agayo est nimbé du même type d’amertume viscérale nourrie par a* Les albums jeunesse illustrés au Salon du livre de Montréal PHILIPPE‘SÉHft - La reine rouge MARIE 13LBTT0N - Le petit canoe MARIE-ANDRÉE M’eHER-MATIYAT - Pourvu qu'il pleuve PAS6ALE CONSTANTIN - Cluand les monslres se munirent CHRISTIANE DCCHESNE - One journée dans la vie de Z le zop MARIE-CLAODE FA\rREAO - Charles 4 •BÉNÉDICTE FROISSART - Madame B au zoo D0MINIQ.CE GIROUX • Charles 4 ANDRÉE-ANNE SRATTON - Alexis, chevalier des nuits STÉPHANE J0RIS0H - La ceinture magique CÉLINE MALÉPART - Recette de fille à la sauce princesse : DANIELLE MARCOTTE - La légende de Jos Montferrand JOSÉE MASSE - Recette de garçon à la sauce pompier CAROLINE MEROLA - N’aie pas peur, Nie! MARC MON6EAO - One journée dans la vie de Z le zop NINOtN - La légende de Jos Montferrand STÉPHANE POCLIN-Marius MYLÈNE PRATT - Le dimanche de Madame B BROCE ROBERTS-Fidèleséléphants SONIA SARFATI - Cluand les monstres se montrent BRONO ST-AOBIN - Pourvu qu'il pleuve CAROLE TREMBLAY - Recette de garçon à la sauce pompier STAND 161 Les 4oo coups la domination tnultimiUenaire de la femme par l'homme — qui par ailleurs ne se trouve pas qu'en Bolivie.ni seulement dans les livres d'histoire.«Ce que monsieur Antonio n ’a pas eu de Maria, il l a pris de force chez Sofia, plus jeune et plus faible.Combien en a-t-il déchirées de ce sexe puant qu'il utilise comme une arme pour dominer et humilier?Combien en souillera-t-il demain, après-demain.pour se convaincre de sa puissance?» Quoiqu'il puisse en paraître vu les extraits cités, le roman d'Andrée Laberge est loin d'être un manifeste féministe dissimulé sous les dehors d'une œuvre littéraire.11 s'agit avant tout de l’histoire d’hommes et de femmes issus de cultures différentes qui évoluent tous dans le contexte bolivien, où les sévices, les injustices, le racisme et la corruption régnent en maîtres.Li chronologie choisie pour raconter les événements et les changements de narrateurs assurent un rythme soutenu au roman, ainsi qu’une montée dramatique impeccable.i Agayo est une œuvre extrêmement sensible qui émeut et trouble.A la fois forte et nuancée Comme quoi il est possible de parler d'amour sans verser aussitôt dans l'insignifiance ou la mièvrerie et de traiter de morale sans tomber dans un moralisme infantilisant.Il est heureux que des auteurs comme Andree laberge sachent à la fois s’inspirer de Sa frustration engendrée par des situations sociales intolérables et accorder toute l'attention nécessaire aux qualités qui font les bons romans (construction, intrigue, richesse des personnages, rythme, etc.).11 s’agit sans doute là de la meilleure façon de conscientiser le public, de le toucher.Car celui-ci ne risque pas de sortir indemne de la lecture de L’Agayo.Et c’est tant mieux.L'AGAYO Andrée laberge la Courte échelle Montréal, 2(X)1,208 pages çÇaLon du Livre de ^ CEST AU STAND DE ^ LANCTÔT ÉDITEUR QUE ÇA SE PASSE ! VENEZ DÉCOUVRIR DES OUVRAGES DONT ON NE PARLE JAMAIS ET RENCONTRER NOS AUTEURS : ’ Sonia Kaleva Anguelova, Yves Arnau, Flora Balzano, Jean-Marc Beausoleil, * Audrey Benoît, Anne Bergeron, Guy Bertrand (de Radio-Canada), Jean Charlebois et Marc-Antoine Nadeau, Michel Chartrand et Fernand Foisy, Raymond Cloutier, Jean-Paul Daoust, Yvon Deschamps, Jasmine Dubé, André Durand, Jacques Ferron (par ses nombreux ouvrages), Marie Gaudreau, Normand Gilles, John Grande et Armand Vaillancourt, Marta Harnecker et Pierre Céré, Christine Hébert, Myriam Houle et Marie-José Normand, Claude Jasmin, Michel Jetté, Monique Juteau, Jacques Keable, Dany Laferrière, François Lanctôt, Nicole Laurier, Léo-Paul Lauzon, Louis-Dominique Lavigne, Raymond Lévesque, Louis Marsand, Claude Paiement, Sylvain Rivière, Philippe Schnobb et quelques autres.Dans le grand ensemble de PROLOGUE \ LANCTÔT A l't lin MAISON ÉDITEUR "DE LA GRANDE LITTÉRATURE VENEZ NOUS RENCONTRER AU SALON DU LIVRE Jacqueline April VIVES LUEURS SEPTENTRIONALES Récits nordiques Jacqueline April a connu et aimé le Nord à maints endroits à travers le Canada Sa plume alerte et son œil de photographe nous font découvrir des paysages et des personnages uniques 256 pages illustrations en noir et blanc et en couleurs.24 95$ Signature dimanche le 18 à 19 heures I li t .v /ill Ills ( j'ti lltnonu/t s Michel-Louis Pelletier LE DIALOGUE PARENT-ENFANT Ce livre propose une réflexion stimulante sur les rapports parents enfants, ceux que nous avons connus auprès de nos parents comme ceux que nous pourrions avoir avec nos enfants 272 pages, 27,95$ Signature dimanche de 13 À 14 heures Jean Cloutier PETIT TRAITÉ DE COMMUNICATION EMEREC Jean Cloutier raconte l'histoire de la communication et en décrit les fonctions, analyse les technologies numériques d'information et de communication, explore le cybermonde et dévoile la « loi des trois tiers » qui régit toute communication.204 pages en couleurs, 24,95$ jvîMlMtH 1 1 Maxine Trotier BIRO, L'ASPIRANT CHIEN-GUIDE Biro, jeune chiot insouciant confié aux soins d'un foyer d'accueil, nous raconte comment un entraînement rigoureux et beaucoup d'amour feront de lui un vaillant chien-guide.92 pages, illustré, 12,95$ Signature dimanche de 14 À 15 heures Jean Bourbeau HORTY roman A travers un récit où les manigances sont à l'honneur, Jean Bourbeau nous livre une critique vitriolique des tribunaux, des avocats et d'un système juridique dans lequel les hommes sont toujours perdants 204 pages, 24,95$ Signature vendredi de 15 à 16 heures I Gualavc EaOIx CHANT DES PLÉNITUDES Gustave Labbé CHANT DES PLÉNITUDES poésie Une poésie de chair et d'âme, musicale et accessible, inspirée par l’amour de la femme, des arts et de la nature.Une piste d'envol.128 pages, 18,95$ Signature dimanche de 15 À 16 heures Diane Dauphinais Illustré par Gilles Archambault ON M'APPELLE MARGUERITE D'YOUVILLE L'histoire, racontée aux enfants, de Marguerite D’Youville, héroïne de la Nouvelle-France et fondatrice des Sœurs Grises.Version anglaise aussi disponible 48 pages en couleurs, 9,95$ Signature samedi de 14 À 15 hBures On m'apfKlh MARDI E M U rrmtrvti.u T1 1 Monique Beaulne LA PIERRE QU'ONT REJETÉE LES BÂTISSEURS Une biographie du père Émile-Marie Brière Après un début de vie difficile : deuils, abandons, rejets.c'est en 1955, à son arrivée à Madonna House, qu'Émile-Marie Brière retrouve le dynamisme de sa foi aux côtés de Catherine de Hueck Doherty.306 pages, illustré, 24,95$ Gertrude Giroux JÉSUS, MAÎTRE SPIRITUEL Un itinéraire pour découvrir la spiritualité de Jésus dans sa pureté et sa simplicité originelles.Par l’auteure de Jésus, l'homme avant l’Église.224 pages, 19,95$ .H SUS Mill Kl SIIRIIUH CARTE Stand 147 (Fides) BLANCHE L E I) E V 0 I H .LES S A M E 1) I ' U li5 ________ 10 ET i) I M A $ (HE II V O V E M B R E 2 0 0 I L I V R E S - SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL A nous deux, Paris! ; Comme la plupart des écrivains de langue française, les écrivains québécois, aspirants ou chevronnés, qui veulent être , publiés à Paris sont légion.Cependant, vus de la Seine, la plupart se trouveront vraisemblablement dans la position de | l’inconnu sollicitant un éditeur.Que se passera-t-il?KAKI N K SA K RAT tt Quelles sont vos chances d’être publiés quand vous n'avez que le facteur comme messager?Que devient votre manuscrit une fois reçu par une maison d’édition ; parisienne?Comment ces arbitres : du bon goût que sont les membres , des comités de lecture jugent ils du bien-fondé de la publication d’un roman?Ces questions, nous I les avons posées à ! quelques personnes j bien en vue du milieu, j rencontrées au mo | ment de la rentrée littéraire.Une enquête ; en trois volets.Les Éditions Albin Michel C’est dans une rue calme, à l’abri des trépidations du boulevard Montparnasse, animée toutes les heures par la sortie des écoliers, que j se trouve le quartier général d’Albin Michel.¦ Son hall d’accueil semble abandonné à des travaux inachevés, la réception paraît débraillée, mais les trois murs de la salle d’atten-I te sont tapissés des couvertures grands formats arborant les portraits ! souriants et charmeurs de ces ve-‘ dettes du stylo que sont Amélie No-thomb et Stephen King, pour ne ! nommer que les plus lucratifs.J’ai bien senti, au timbre peu enjoué de Thierry Pfister, coordon-• nateur général devant expliquer les mécanismes de son comité de lecture, que les manuscrits envoyés par la poste ne l'enthousiasmaient guère.En fait, chez Albin Michel, on ne veut rien savoir des auteurs inconnus.L’essentiel de la production provient d’auteurs qui ont déjà publié.C’est à se demander si mon interlocuteur qui officie dans cette maison depuis 15 ans n’aurait pas saisi l’occasion qui lui était offerte pour passer un message: «Si nous pouvions accrocher une pancarte où serait écrit en grosses lettres: “Nous ne prenons pas vos manuscrits", nous le ferions», annonce-t-il d’emblée.Il y a pourtant un début à tout, non?«Oui mais, comprenez-nous, notre service des manuscrits reçoit par la poste 15 manuscrits m moyenne chaque jour, pour-suit-il pour justifier son agacement.Ce service engage des frais car nous devons mobiliser une équipe externe que nous rétribuons pour la lecture de ces manuscrits.Sans compter les frais de réexpédition que nous prenons en charge.En fait, avec ce service nous travaillons à perte car, sur les 5CXX) manuscrits reçus, nous n’en publions qu’un ou deux dans l’année.» Autant dire que les probabilités de publier votre manuscrit «qui-sort-de-nulle-part» sont à peu près équivalentes à celles du spermatozoïde qui réussira à féconder un ovule! Selon M.Pfister, la plupart des gens sont capables d’écrire une histoire.«La quasi-totalité des manuscrits s'expriment dans un français correct, mais les deux tiers traitent d’autobiographies, ajoute-t-il.Ixt vie d’un inconnu ne représente aucun intérêt, c'est totalement invendable!» l£S probabilités de publier votre manuscrit «qui-sort-de- nulle-part» sont à peu près équivalentes à celles du spermatozoïde qui réussira à féconder un ovule! SOURCK CONSI ! AT GÉNÉRAL DE FRANCE Les Deux Magots, à Saint-Germain-des-Prés, dans les années 50, à la belle époque de la bohème littéraire à Paris.ma WM 1 ’«Zï >« * * REUTERS mm.‘"O' Le succès phénoménal que connaît le Journal de Bridget Jones n’aurait-il pas plutôt tendance à démentir ces préjugés?«Cet auteur était déjà reconnu dans un réseau social et médiatique.Or les anonymes sont hors circuit, ajoute-t-il.Quand on est dans un processus réel d’écriture, on entretient un réseau social qui fait qu’on se fait des relations.Ce qui n’est pas le cas des auteurs qui envoient leur manuscrit par la poste.On sent bien qu’ils sont isolés.» Malgré ces propos peu encourageants, sur les 5000 manuscrits reçus chaque année par la poste, un ou deux arriveront quand même à féconder la haute instance décisionnelle pour y engendrer un écrivain.«Nous éliminons déjà les ouvrages farfelus, du style “Comment je vois la paix dans le monde" écrit en jaune, en vert et en rose, énonce-t-il.Reste une masse que nous confions à nos lecteurs.Ces lecteurs sont des étudiants, des professeurs.des gens qui lisent.Nous leur demandons de rédiger un rapport succinct en trois volets qui comprend un résumé, une critique et une note de 0 à 10.On élimine ceux en deçà de 6.Ceux qui obtiennent une note supérieure ou égale à 6 sont lus par nos éditeurs internes.Si ceux-ci estiment qu’ils sont publiables, ils sont lus par moi-même, le vice-président et le président.Nous débattons et délibérons.» Reste un espoir pour les romanciers de la relève, mais la sélection n’est pas terminée.D semble que la personnalité de l’auteur prime tout autant que la qualité de son texte.Serait-on marchand de séduction chez Albin Michel?«Un livre, ce n’est pas que l’histoire ou même le style mais c’est aussi la personnalité de l’auteur», annonce-t-il.C’est pourquoi avant de signer avec le nouveau venu, nous voulons nous assurer que l’auteur sera capable de porter son roman devant les médias.S’il est un vrai personnage, alors nous sommes d’autant plus enthousiastes!» On aurait tendance à croire que les éditeurs prennent un risque financier élevé en publiant le premier manuscrit d’un quidam.Ce n’est pas tout à fait exact.Ils commencent par tirer à 1000 exemplaires puis attendent sagement le verdict des ventes en le regardant se dépatouiller dans l’arène des médias.C’est là qu’intervient le verdict du public: si au bout d’un mois les ventes se mettent à grimper, on peut donc procéder à la réimpression.Sinon, le roman part aux oubliettes.D’où l’importance de remporter l’épreuve des médias.«Aussi, ajoute-t-il, nous voulons savoir si c’est l’auteur d’un seul livre ou s’il a d’autres projets en cours, car on n’impose pas l’auteur dès son premier titre.Auquel cas nous signons avec lui un droit de préférence pour ses projets futurs.» Mais rien n’est encore gagné car «les gros objectifs ont la priorité, précisât-il.Il arrive que ces auteurs attendent un ou deux ans avant de se trouver sur les tablettes des libraires».Les «gros objectifs», ce sont les auteurs comme Stephen King, avec qui ils ont signé un droit de préférence sur les cinq prochains titres.Mais nul n’est parfait, et les lecteurs n’échappent pas à la règle.Thierry Pfister montre un peu d’amertume quand il évoque le cas Houellebecq: «Nous avons fiait une erreur.Quand son roman est passé dans notre comité de lecture, personne n’a été enthousiaste.Nous n ’avons hélas pas pressenti que cet auteur allait remporter un tel succà.» Robert Laffont: pilotes d’élites Jean Giraudoux attachait beaucoup d’importance au premier livre d’un auteur.Il disait: «Ce qui compte, c’est le petit coup frappé à la porte d’entrée de la littérature.» La tour Eiffel.La porte de Iq maison Robert Laffont/Fixot/Editions du Nil/ Julliard est lourde.On la pousse avec le doute que toutes nos forces suffiront à l’ouvrir.Mais le doute laisse place à la surprise fies gonds doivent être bien huilés) , car elle s’ouvre comme par enchantement sur l’antre d’une demeure aristocratique, symbole du parisianisme dans toute sa splendeur.Nous sommes dans le périmètre ultrachic du XVL arrondissement, entre la tour Eiffel et l’arc de Triomphe, là où l’élite règne toujours.Je m’avance dans le hall d’accueil jalonné de présentoirs où trônent les produits-vedettes: Jean d’Ormesson et son incontournable essai, une bio de la star du showbiz parisien Jean-Claude Brialy, le té moignage-récit d’Aimé Jacquet, entraîneur de l’équipe de France de football, un pavé sur «la famille de Gaulle», le sourire jovial du dalaï-lama que l’on ne présente plus, des «têtes de gondoles» côtoyant les romans des moins illustres qui té moignent par leur présence d’une ouverture vers un style éditorial plus populaire, néanmoins raffiné.La réceptionniste m'invite d’abord à m’annoncer puis à patienter.Après avoir reçu le feu vert, je gravis les marches en grès assourdies par un tapis rouge qui mène à l’étage de la «grande instance».Quelques minutes supplé mentaires d’attente, parisianisme chic oblige, et on m’invite à entrer dans le repaire de la directrice gé nérale.Je pénètre dans son bureau; il est spacieux, éclairé par une grande fenêtre qui donne sur le boulevard de l’Alma, bruyant dehors, ronronnant dedans.Nicole faittès affiche cette élé gance sobre, que l'on devine marquée par une garde-robe pléthorique et une vie auréolée de prestige.Ancienne éditrice chez Jean-Claude Lattès, elle officie désormais ici, chez laffont.Et c'est Isabelle Laffont qui se retrouve directrice chez Lattès.Je sais, cela paraît curieux, mais pas moyen d’en savoir plus sur ce tour de passe-passe: «C’est ainsi», tue dit-elle, version high class de «de quoi je me mêle?».Elle écoute mes questions avec le regard perçant d’un rayon laser qui cautériserait les trous de mé moire que vous n’avez pas encore.Et me répond avec ennui qu’ici (de même que chez Albin Michel), il n’y a pas de comité de lecture pour les auteurs de la maison, plutôt un comité d’idées.«Nous nous entretenons avec eux, nous débattons des idées, nous donnons notre avis.La décision est plutôt collégiale.» L’aiguillant sur le sort des manuscrits d’auteurs anonymes, je recueille tout autant d’enthousiasme.Comme le procédé de sélection et le quota sont identiques à ceux d’Albin Michel, je m’en-quiers de ses critères de sélection: «Nous sommes sensibles à la qualité du texte.Le style doit être musical.On doit pouvoir sentir une force, une émotion, un ton.S’il s'agit d’un roman historique, il faut un véritable talent de conteur, le récit doit contenir des personnages flamboyants.Le sujet doit être étonnant et la structure irréprochable.» Les Éditions Stock Dans Saint-Germain des Prés, nichée au fond d’une cour joliment fleurie, se trouve la maison Stock dont l'architecture n’a rien à envier à sa concurrente.L’atmosphère de cet hôtel particulier n’a pas de panache superflu; on est tout bonnement saisi par la simplicité qui y règne.Stock appartient au groupe Hachette.«Ce soutien financier nous permet de nous maintenir dans la course, mais nous sommes totalement indépendants», tient à m'assurer Liliane Rodes, directrice littéraire.Liliane Rodes n’a pas le profil type de l'éditrice snob.De prime abord, cette petite bonne femme a l’air éteint, un peu gris; ça se comprend: quand on quitte sa maison à 7h le matin pour ne pas rater son train, on n’a pas le temps de soigner son look.Mais en discutant, ses yeux scintillent de lumière, comme prêts à s’émerveiller, et un petit sourire pointe toujours au détour d’une phrase.Liliane Rodes adore son métier et ça se voit.Chez Stock, on reçoit autant de manuscrits par jour mais on est ouvert à la nouveauté.Il y a un responsable du comité de lec- » * - * ai ?*«! ture, mais la direction aime parfois jeter un œil sur les textes: «On lit quelques passages du début, du milieu et de la fin», avoue la directrice littéraire.Et on retient ceux qui interpellent, ceux qui sautent aux yeux.«On est arrêtés par un ton.Il faut qu’on se sente bousculés», ajoute-t-elle.Ici, on dit apprécier la fêlure, la violence, l’arrogance parfois, comme ce fut le cas avec le livre de Christine Angot, que l’on a trouvé singulière avec son univers hors normes.«D’ailleurs, le patron, Jean-Marc Robert, aime à dire que nous publions les moutons à cinq pattes!» Serait-on particulièrement sensible aux remous de l’âme dans cette maison?Avant de travailler avec les auteurs, Liliane avait déjà à son actif, après avoir suivi des études de psychologie, une expérience professionnelle auprès de cas sociaux.Un univers qu’elle a abandonné pour fonder une famille.C’est plus tard, cherchant à changer littéralement de voie, qu’elle fait la rencontre de Jean-Marc Robert, le patron actuel de Stock, qui l'embarquera avec lui dans ce monde où, transposée sur le mode romanesque, la vie semble plus féconde.Stock a publié trois premiers romans cette année.Récemment, un de leurs jeunes auteurs s’est vu décerner le «prix du premier roman» dans le cadre de la Foire de Budapest, le premier festival du premier roman européen.Un prix qui aura permis de faire tirer son roman à 8000 exemplaires.Trois premiers romans sur 5000, c’est tout de même peu.Que reproche-t-on aux auteurs recalés?«On sent parfois trop d’hésitations.On voit tout de suite ceux qui ne lisent pas; il faut avoir lu pour savoir écrire.Ou encore, certains manuscrits sont trop bien ficelés, rien ne nous a touchés.On ne sent pas qu’il y a quelqu’un derrière.Mais au fond, on ne peut pas expliquer pourquoi on refuse.Nous fonctionnons au coup de foudre, ça ne s’explique pas.» Liliane Rodes a remarqué un renouvellement dans la littérature avec l’émergence d’un thème quasiment inexploré jusqu’alors.«Les femmes parlent davantage de leur rapport avec leurs corps, ainsi que de leurs souffrances.Les textes sont plus durs et heurtent plus.» Quant au style, il se serait davantage épuré.Mais elle avoue ne pas craquer sur la littérature branchée issue de la nouvelle génération: «On voit arriver sur le marché des livres, des nouvelles au style relâché.C’est un genre de littérature qui reste en surface et axée sur l’image.» Aux auteurs qui cherchent à publier, Liliane Rodes n’est pas avare de conseils ni d’encouragements: «Il est très important de cibler les maisons d’édition.Il faut faire des recherches dans les librairies.Par exemple, chez Stock, nous ne prenons pas les romans historiques, ni les romans de science-fiction.Et puis, il ne faut pas toujours envoyer aux plus grandes.Il y a des moyennes ou des petites maisons d’édition qui ont une politique audacieuse.Je conseillerais à chaque personne qui souhaite publier son premier roman de joindre une petite lettre d’introduction, et quelques éléments de sa biographie, et puis son âge aussi, car U est vrai qu'on est plus tolérant devant les maladresses d’un jeune auteur que d'un adulte.Et puis, il faut être patient et ne pas se décourager si on obtient un refus.Les vrais auteurs ne se découragent pas.Gilles Petel en illustre bien l’exemple: après avoir essuyé 18 refus, il en est aujourd’hui à son quatrième roman, qui a pour titre Le Métier dans le sang.» , Samedi prochain: les Editions du Seuil et Grasset.cua>( de / LvvueAjfù^ccLKe Michèle Matteau COGNAC ET PORTO ,fKhel»vwn«*“ ROMAN ÉDITIONS L'INTERLIGNE (OTTAWA) Regroupement des éditeurs canadiens-français Disponible en librairie ou va le site http://livres-disquM.franco.ca ]^>a,lccdej cua>( cop\fip\j de ( ù^ccoji^cU^e Hédi Bouraoui LA COMPOSÉE La composée ROMAN ÉDITIONS L’INTERLIGNE (OTTAWA) Disponible en librairie ou via le site http://livres-disques franco.ca .-a ¦ Éditions David STAND 806 Nouveautés Gaétan Bélanger Le vendredi de 17 h à 18 h et de 19 h à 20 h Jacques Brunet Le samedi de 15 h à 16 h et de 17 h à 18 h Eugène Bénito Estigène Le samedi de 13 h à 15 h Jacques Flamand Le samedi de 15 h à 16 h Le dimanche de 13 h à 14 h Pour tous ceux qui veulent écrire un roman jeunesse ÉiT*» J» wwu* m mtr j* Jrij Jl rtw «MWI U**» François Gallays Le vendredi de 17 h à 19 h Le samedi de 16 h à 18 h Stéphane Jean Le samedi de 19 h à 20 h 30 Le dimanche de 14 h à 15 h 30 Lorraine M.M.Jeansonne Le jeudi de 11 h 30 à 1 4 li Le vendredi de 12 h à 14 h et de 19 h à 21 h Le samedi de 11 h à 13 h et de 19 h à 21 h Le dimanche de 12 h à 14 h Yves Laliberté Le samedi de 12 h à 14 h et de 17 h à 18 h Michel Lavoie Le jeudi de 14 h à 15 h Le vendredi de 14 h à 15 h Le dimanche de 15 h 30 à 17 h Un livre d’art et une réflexion sur la création MM* ,è*0» /m* »¦» V m***!*p^ iüA'ld Un ouvrage inédit de Félix-Antoine Savard n* ; raconte?Le privé, bien sûr.Dans *< l’ombre, il a tout vu.Mais on n’aura encore rien ditsfv on se borne à observer ce trait ratif, trop récurrent pour ne p£ef«', être révélateur d'un artifice litteréj-v re mis au service, parfois magistra-jG lement, d’une vision mélancolique e de la vie qui passe, pèse et lais^J.des marques.Là réside le suc anJeÇfj de ces nouvelles.Ruptures, deuil|éî< amour neuf et tremblant, jeunes&î* ; que l’on retient, n’est-ce pas'iré même fuite en avant, mais aussvÉÎ** même échéance?Les nouvelles Soledad Puertolas ne sont p Celui qui évoque ainsi sa mere patrie, mélancolique, se nomme Kurt Wallander.Quinquagénaire, amateur de théâtre et humaniste dans 1 âme, il a la santé et l’espoir en un monde meilleur qui vacillent.Comme sa vie sentimentale d’ailleurs.De son humble avis de flic, le crime est le meilleur baromètre de la société.Ce qui n'est pas, dans les circonstances, pour le réjouir.En un mot comme en cent Wallander est un homme en crise dans une société qui s’effrite un peu plus chaque jour, avec ce que cela implique d’insécurité et de crainte.Son métier de flic, il l’exerce au commissariat d'Ystad, une ville du sud de la Suède comme tant d’autres.Un beau jour, Svedberg, collègue au commissariat, est retrouvé assassiné, sauvagement mutilé et Wallander est chargé de faire la lumière sur ce meurtre crapuleux.Lentement, minutieusement, il remonte le fil de la vie de Sverdberg et fait d’étonnantes découvertes sur cet homme dont il savait, somme toute, bien peu de chose.Entre autres, il retrouve un dossier à propos de jeunes gens récemment portés disparus sur qui Sverdberg menait enquête incognito.Pourquoi Sverdberg s’intéres-sait-il à ces disparitions?Quel était son but?Quels étaient ses liens avec les victimes?la découverte des corps de ces jeunes gens, enterrés dans un boisé, vient nourrir les soupçons quant à la possible culpabilité de Sverdberg.Était-il mêlé, de près ou de loin, à cette horrible mise en scène?En etait-il l'artisan?L’assassin?Autant de questions qui hantent Wallander.le troublent, l'ebranlent.Et ce n’est que le debut puisque d'autres meurtres viendront se greffer à ceux-ci.Henning Mankell est un peu à la littérature suédoise ce qu’est Michael Connelly à l’américaine: non seulement un auteur de polar de grand talent mais un fin psychologue, double d’un sociologue à l’acuité saisissante.Le monde qu'il met en scène est d’un vérisme rarement atteint chez les auteurs de ce genre littéraire.Et ses flics, loin des super-héros des méga-productions hollywoodiennes, sont de simples hommes.Des hommes pris au piège de la lourdeur judiciaire et de la paperasse administrative, qui croulent sous la quantité phénoménale des pistes et des indices, lesquelles les détournent trop souvent du bon filon.Des hommes qui se trompent, errent, se perdent.Des hommes avec leurs problèmes professionnels et personnels, leurs peurs et leurs rêves, leurs espoirs et leurs désespoirs.Bref, des hommes comme tout le monde.Le talent de Mankell réside en grande partie dans cette faculté de construire un récit dont la lenteur hypnotise et fascine tout à la fois, dont le réalisme cru à la Bergman plonge progressivement le lecteur au cœur de l’enquête et lui fait éprouver toute la gamme des émotions, du désarroi jusqu'au vertige.Un auteur à découvrir.Absolument! LES MORTS DE LA SAINT-JEAN Henning Mankell Traduit du suédois par Anna Gibson Seuil/Policiers Paris,2(K)l, 485 pages APRES • Le français dans tous les sens • L'aventure des langues en Occident • L'aventure des mots venus d'ailleurs HFNRIFÏTE WAITER un essai choc Honiri soit qui mal y pense «Ce livre peur être perçu comme une provocation, mais sa lecture est instructive, amusante, utile et rafraîchissante.» Jacques Godbout, L'Actualité L incroyable histoire d'amour anrc le français et l’analais HENRIETTE WALTER rencontrera ses lecteurs le jeudi 1 5 de 18h30 à 19h30 le vendredi 16 de 20h00 à 21h00 le samedi 17 de 14HOO à 15h00 et de 20h00 à 21h00 ROBERT LAFFONT L I T T É R A TU R E K R A N A 1 S E Dominations GU Y LAI NE MASSOUTRE Marc Trillard et Regis Jauf fret, romanciers dans la mi-quarantaine.signent deux livres étonnants, de valeur littéraire égalé, qui posent, chacun à sa manière, une seule question: peut-on échapper à l’angoisse et à la solitude d’un monde en crise, dont les valeurs politiques, profondément insatisfaisantes, n’offrent aucune raison de croire aux beaux lendemains?Maître de son écriture, chacun s'engage dans le dilemme de vivre intensément ou de mourir à petit feu.A les rassembler, quelque chose de fort se dégage.Ils illustrent bien un double mouvement d’écriture romanesque en France: l'un, dans l’aventure postcoloniale truculente, s’interroge sur l’ouverture des cultures; l'autre, dans l'exploration intérieure, plonge au lieu où le monde se heurte au «moi».Dans les deux cas, l’idée rousseauiste que l’homme naît bon et la civilisation le corrompt est remise en question.Campagne dernière, huitième ouvrage du Toulousain Marc Trillard, a pour siège la Concorde, une île française au large de l'Angola.Promenade, du Marseillais Régis Jauffret, auteur d’une dizaine de livres, est une errance mentale, urbaine, dépressive comme un dimanche mortel.Exubérance explosive ou neurasthénie implosive?Ces romans ont en commun des corps qui vivent, bougent, souffrent et cherchent.Visions de corps en mouvement.La chasse au trésor Deana, jeune beauté noire, danse comme une bête captive.Sa beauté convulsive de danseuse, possédée par la transe sexuelle, exalte l’amour fou de Victor, qui la regar- de.Le désir libère un verbe effréné, chantant.La contagion tropicale gagne les observations cliniques de Victor, drogué de mots, de peaux noires.«C'est un coureur, un érotomane, un obsédé de la chose qui a trouvé sa terre promise sur notre sol-, dit-on de lui.Baudelairien dans l’âme, Victor se damne pour les cambrures accentuées, les ventres satinés.Retour impossible: «Trop d’émotion, trop demotion toujours devant les beautés du monde», dit-il, l'excès le noyant de bonheur.Trillard, avec habilité, passe la parole à toutes It's personnalités locales autour de Victor.Il y a le garagiste, les musiciens, les danseuses, les familles, la petite communauté des Blancs et celle des administrateurs français.Innocence bienheureuse des îles, pendant une centaine de pages, cet éden ressemble à llle au trésor.Dans ce microcosme loin du modernisme, on s’adapte aux circonstances, on pratique la tolerance.Victor aime un rêve en sursis, comme une seconde entan ce.Alléluia! Calice africain Dans la seconde partie, tout tire.Voilà qu’un préfet français divide de construire une route.Banal.Faut pis si elle traverse un territoire sacre, il détendra le macadam au fusil.La situation a tout du coup de force, les iliens s'arment, a même les munitions de la metro|xile.Gela ne ressemble pas à la guerre, sou dain.c’est la guerre.Ce roman montre bien coin ment l'équilibre d'une microsocie-te bascule.D'un cote, l’aleatoire, l'improvisation; de l'autre, la pos session, l'ordre et l’autorité, la raison moderne.Sur le terrain, nulle rencontre possible, lo mauvaise foi prend le dessus, et l’esprit de razzia, moteur de toute guerre, ravage les deux parties, l'ini le temps des innocents.Plus proche de Patrick Gndimlle (dans Ijp Tyran éternel) que de Jean-Christophe Rufin, parce qu'engage dans l’histoire contemporaine, Trillard partage avec ces auteurs l’émotion du contact aviv IAfrique.Sa réflexion sur le colonialisme, toujours actif, ressemble a un cri d'alar nie.Victor évitera-t-il de métisser l’Afrique à son tour?Entre l'auscultation réparatrice et la caresse lascive, il doute de pouvoir transmettre son experience.Le roman de frillard, qui permet tant l'ethnologie empathique que la vision critique, est une belle offrande à l’in fructueuse dissipation africaine.üi mort indolore Promenade, dejauflret, est une balade surprenante dans le monde du suicide.1 'heroine passe en revue toutes les manières d'en finir Pas un, ni deux, mais îles centaines de gestes fatals.le projet littéraire est remarquablement maîtrise, la catharsis efficace.Fini, après Jauffret, à condition de le suivre, la tentation dépressive, la certitude d'aller nulle part, les humeurs noires, le goût d'éviter la vie pour ne pas faire face aux épreuves.11 met tant d’application i tendre son miroir impersonnel aux iK'iisees de mort que l’obsession de sa perdante se doublera, che/ le lecteur qui l’aura reconnue sienne, de l’humour noir.En et Ici, tant de defiance envers la vie confine a une parano que le roman dénoncé.fout n’est pas grinçant pour autant.Jauffret a fart de dévoiler les idées noires, sans ridiculiser son personnage.Son cerveau torturé est las de subir tant d’attaques, qui poussent au dégoût de soi et à la honte.Cette pathologie s'étend douloureusement à la ville.Ecrit en grande partie au conditionnel, le rœ man entonne, solennellement, une marche a l’ennui.Jauffret, méthodiquement, va éveiller la révolte qui IX’iit seule la laire cesser.CAMPAGNE DERNIÈRE Marc frillard Phébus Paris, 2(X)1,291 pages PROMENADE Régis Jauffret Verticales Paris, 2(X)1, !KX) pages coP\f iie\j de / ÎKe 1.1 A M É R I QJJ E EN M O JJ Melchior Mbonimpa LE TOTEM DES BARANDA ROMAN ÉDITIONS PRISE DE PAROLE (SUDBURY) 25,00 $ iiillll w 1 Disponible en librairie ou via le site http://livres-disques.franco.ca Venez rencontrer au stand Gallimard du Salon du livre de Montréal Terre et c«odres ATIQ RAHIMI sera à la librairie Olivieri poul[ une causerie le jeudi 15 novembre à 19h30 R.S.V.P.(514) 739 3639 auteur de Terres et cendres P.O.L le vendredi 16 novembre de 19h à 20h le samedi 17 novembre de 15h à 16h le dimanche 18 novembre de 14h à 15h est une femme à barbe auteur de L'Ennui est une femme à barbe Série Noire le samedi 17 novembre de 12h à 13h le dimanche 18 novembre de 14h à 15h P.O.L / Gallimard s 1 K " K V u 1 • 1 Y M KJM___M» K T I* I M A \ (HE | | \ 0 V E M B R E 2 (I d I -» l'ivnr A.,,iVÉ. NUNAVIK CARNETS DE L’UNGAVA 3èan Désy, Alain Parent ÎÏ8 pages-29,95$ V (.ar«ets ^ Sain?-'.»»'''01 lA-bas, L ISLE AUX GRUES Julie Stanton, Régis Mathieu 104 pages ¦ 19,95$ JEAN-PIERRE PERREAULT, Ragard pluriel Textes de Michèle Febvre, Laurier Lacroix, Pierre Duel let, Thérèse Saint-Gelais 144 pages-39,95$ ABÉCÉDAIRE (plus ou moini Illustré par l'axamplc) Nane Courier, Maude Bonenfant 64 pages-19,95$ L'ABÉCÉDAIRE DES ANIMOTS Marjolaine Bonenfant, Robert Soulières 64 pages -19,95$ EXTENSIONS INTIMES Sous la direction d'Annie Molin Vasseur 112 pages-29,955 CARNETS DU SAINT-LAURENT Gilles Matte, avec la collaboration de Gilles Pellerin 128 pages-29,95$ distribution : OlMf DIA T C’est toujours la même histoire.La Bible, mieux écrite que jamais.Traduction entièrement nouvelle par 47 écrivains et spécialistes de la Bible.Six années de travail.3200 pages.En librairie.59,95$.Une coédition Médiaspaul / Bayard Médiaspaul - Stand 429 SÉANCES DE SIGNATURES At IH KS OUKBKCOIS PRKSI .NTS Gignac, Alain vendredi 16 novembre, 13 h à 14h Lamontagne, Marie-Andrée vendredi 16 novembre, 17h30 à 18h30 dimanche 18 novembre, 15h à 16h Lavoie, Jean-Jacques samedi 17 novembre, I6h à 17h Letourneau, Pierre Dimanche 18 novembre.16h à I7h Myre, André vendredi 16 novembre, 15hà 16h dimanche 18 novembre, 16h à 17h Prévost, Jean-Pierre vendredi 16 novembre, Uh à 12h samedi 17 novembre.14h à 15h t)uellet, Pierre samedi 17 novembre, 15h à 16h dimanche 18 novembre, 15hà 16h At I Kt RS FRANÇ AIS PKKSKM S I) 24 LE DEVOIR.LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE II NOVEMBRE 2001 -4V L I V R E S SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL BANDES DESSINÉES q M A-tfsW' WO*.APWrvÉC aait Eu ün __ A! • IA » LMMe.?—U'.E >0&C A-* '-A -s va ^ Js LA 'Vèi 4f «O*._ - P l>< Eworr-r?** .ET WAiPC .L Ptx VATT ETRE **lA£?TTC»rr A LA.ACX* {».tiulc .ixriiturc lu T> j.ANDRÉ VERMEIRRE Hubert Biermans ou Coaço à Shiwini] André Vnffitu'r L'Immigration Franco Nuovo.Le Journal de Montréal (514) 524-5558 lemeacip’lemeac.com sur une enfance teintée de fantastique, ou on découvre les histoires incroyables auxquelles participent les animaux, hyènes, chèvres et autres lions, l'école, les livres, les pouvoirs du sorcier, et aussi les qenés, ces poèmes éthiopiens qui ont deux significations, Tune, de bronze, manifeste, et l’autre, d'or, cachée.Puis, sans autre transition ou préparation que la puberté et le passage à l’âge adulte, c’est tout de suite la guerre qui se déploie dans son horreur, guerre sanglante et sans pitié, affrontements constants dont on n’entrevoit pas la fin et qui n’ouvrent que sur une fuite en avant.Dans le ventre d’une hyène dresse donc un portrait réaliste de l’Ethiopie, au-delà des reportages télévisés qui offrent périodiquement à l’Occident, repu et blasé, des images de famine et de conflits armés.Au sujet de cette famine des années 80, d’ailleurs, et de l’aide que l’Occident a finalement consenti à offrir aux Ethiopiens pour y remédier, Mezlekia déballe son amertume et a les mots suivants: «On diffusa dans le monde entier des images de la famine et l’aide afflua de partout.La junte, après avoir recueilli 100 millions de dollars, statua sur ce qu ’il convenait de faire de la somme.Malgré la famine, elle acheta des caisses de champagne millémisé, des aliments exotiques, et un assortiment de cadeaux venus d’Europe, pour célébrer son accession au pouvoir», écrit Mezlekia dans son épilogue.Plus tard, Mezlekia, installé au Canada, s’insurgera contre le fait qu’un pays comme le Canada, où Ton condamne des citoyens ayant martyrisé leur chaL ait pu appuyer le régime éthiopien de l'époque.À travers ces événements contemporains, le livre offre aussi une histoire de l'Ethiopie, évoque la période coloniale, puis la maturité douloureuse.Dans ce récit donc, Tex-empe-reur Hailé Sélassié, assassine par la suite, est présenté comme un «héros non seulement en Éthiopie, mais aussi sous toutes les latitudes ensoleillées d’Afrique», ayant «réussi sa médiation et porté ombrage au Christ, son parent, qui avait, Lui, échoué dans ses tentatives?N’avait-il pas été à l'origine de l’Organisation de l’unité africaine.» Plus tard, le jeune Mezlekia rejoindra les rebelles, et fera l’expérience précoce de la mort.Junte et parti clandestin s’opposent ensuite, entre une «Terreur blanche» et une «Terreur rouge» faisant régulièrement couler le sang dans la rue.Le jeune homme devient songeur et ses réflexions donnent la chair de poule.«J’avais l’habitude des morts, écrit Mezlekia.J'avais pris part à des guerres, et la vue de restes mutilés me faisait rarement frissonner.Ce n’est pas le meurtre qui est répugnant, mais l'absence de justification.Quand elle juge le carnage justifiable, la société organise m défilé pour marquer l’occasion et enterre les assassins sous les louanges, en les qualifiant de croisés, de martyrs et de patriotes».Ethiopie de l’extérieur Pour poursuivre ce voyage dans les contrées africaines qui attirèrent Arthur Rimbaud, mais de l’extérieur cette fois, on consultera aussi Le voyage en Ethiopie, de François GuizoL qui vient de paraître en coédition chez L’Harmattan et des Nouvelles d’Addis.Sou§ forme d’essai, l’auteur traverse l'Ethiopie telle qu'elle fut perçue par les auteurs à travers les siècles.On y établit d’abçrd la différence entre les termes Ethiopie et Abyssinie, terme péjoratif qui désigne en arabe,' «un ramassis de population d'origine dotiteuse ou inconnue».Emboîtant le pas aux explorateurs, on côtoiera Bruce, Arthur Rimbaud, Henry M.Stanley, ou encore Jean d'Esme, Joseph Kessel et Henry de Monfreid.Des extraits de leurs œuvres montrent des perceptions variables de problèmes comme l’esclavage par exemple, mais toujours du point de vue de l’étranger.On y constate, par ailleurs, que le pays africain est un univers difficile à comprendre et à pénétrer pour le voyageur.L’ouvrage nous laisse sur un brin de nostalgie.Car avec l’expansion culturelle inexorable de TOccidenL même l’orientalisme et le voyage en Orient sont aujourd’hui presque obsolètes, comme si les horizons avaient atteint leurs limites.DANS LE VENTRE D’UNE HYÈNE Nega Mezlekia traduit de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné Leméac/Actes Sud Montréal/Arles, 2001,354 pages VOYAGE EN ÉTHIOPIE Dernier voyage en Orient François Guyot L’Harmattan/ Les Nouvelles d’Addis Paris/Saint-Rémy de-la-vanne, 2001,160 pages « Lérotïsme, c'est le dernier - et le premier - artifice de l'amour.» Patrice Dansereau r Le livre cTEros Séduire.Corrompre.Captiver.Tenter.Allécher.Charmer.Fasciner.PATRICE DANSEREAU Le livre ÉROS carte blanche 204 pages, illustré, 19,95$ CARTE Signature vendredi de 18b à 19h au stand 147 (Fides) vieri librairie r-bistr BISTRO DES DIZAINES D’ÉVÉNEMENTS DES MILLIERS DE LIVRES : 5219, Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges Tel- : 514-739-3639 Fax : 514.739.3630 service@librairieolivieri.com l’état du monde 2002 Pour comprendre le • ni on de d'a iijou rd bu i Le seul annuaire économique et géopolitique mondial au contenu entièrement renouvelé Une analyse approfondie des grandes tendances planétaires Un bilan de l’année pour les 226 États et territoires de la planète Les enjeux politiques et économiques à l’aube du 3* millénaire V ! -« ¦ • il (€> Joanne Comte) Boréal www.editionsborcal.qc.ca en collaboration avec LE DEVOIR 672 pages • 27,95 $ è LE DEVOIR.IE S S A M EDI I O K T D I M A \ t 11 L L I V lî K s SAl-ON Dt 1 1\ RI ni- MON 1K1AI Il \ O \ K M R R I > 0 0 I D 2î> ALBUMS K O M A N Q L É K K COIS so ph 11 poi m o r I " Tikanagan algonquin ancien en tissu et cèdre.SOI Kl I HMH Un patrimoine à préserver E RENÉE ROWAN ^ titre rêve et réalité, entre légendes et tours de main, Michel Noël, ethnologue et écrivain d’origine amérindienne, et Jean Chaumely, concepteur et historien, présentent les -arts traditionnels» des nations amérindiennes, expression mieux adaptée à leurs yeux pour parler des métiers d'art ou d'artisanat lorsqu'il s’agit des autochtones.Pbur traduire dans sa langue maternelle le concept d’artisanat, F Amérindien devait utiliser des périphrases comme «ce que les fem mes font en cousant» ou «l’endroit où les femmes cousent», ou encore «les belles choses produites par les femmes», notent les auteurs qui poursuivent en précisant que «la fabrication d’un objet se faisait non seulement pour répondre à des besoins d’utilité quoti-die&te mais également pour satis-fairt aux nombreuses exigences d’u^te vie spirituelle intense».A travers les objets utilitaires ou sacrés présentés dans le très bel album Arts traditionnels des Amérindiens, ouvrage magnifiquement et généreusement illustré, Michel j et Jean Chaumely nous aident eux connaître l’histoire et la re de la société amérindienne.Icpliquent le rôle et le sens des ts, leur origine, leur pourquoi, |nt le pont entre le passé et le prtsfent Aujourd’hui, artisans et ar-tist» consacrent leurs énergies à la confection d’objets à vocation dite manque, comme les capteurs de rêves, ou à des accessoires décoratifs, bijoux, bandeaux ou ceintures, fl y a aussi tout l’art des masques et autres sculptures comme les grands mâts totémiques qui ont souvent plusieurs mètres de haut.Ces œuvres s’inspirent généralement de personnages mythiques ou légendaires, d’autres rendent hommage aux animaux.I .e lecteur appréciera en outre l'aspect pratique de cet ouvrage de qualité qui indique les lieux à visiter (musées et institutions culturelles) en donnant les adresses, et suggère quoi acheter et où.LES ARTS TRADITIONNELS DES AMÉRINDIENS Michel Noël et Jean Chaumely Editions Hurtubise HMH Montréal, 2001,175 pages D’or et d'eau douce.C’est ainsi que se présentent les magnifiques paysages de l’île aux Grues qui ont inspiré à Julie Stanton, écrivaine et journaliste, grande amoureuse de la vie et de la nature, un récit poétique empreint d’images parfois sereines, parfois dures.D’escale en escale, elle nous entraîne à la découverte de «son» île, havre de paix, riche d’une faune et d’une flore exceptionnelles sous le charme de laquelle est tombée.Prétexte aussi, au fur et à mesure qu'elle progresse dans ce voyage, à dévoiler quelques pages de son journal intime: «Mon amour est immense et je tremble.» Ce récit, on le saisit rapidement, a ete écrit avec «un goût de sel sur la langue», durant une période de grand bonheur et de fol amour.les photographies de Regis Mathieu rendent fort bien le caractère envoûtant de cette île située en face de Montmagny, a 45 kilomètres en aval de Québec, qui s’offre au regard tel «un narire ancré depuis des siècles au milieu du Saint-Laurent», des photos qui donnent envie de partir à sa découverte.LVBAS, L’ISLE Al^X GRUES Julie Stanton Editions Les Heures bleues Saint-Lambert 2001,100 pages sexisme, le racisme, l’immigration illégale, le totalitarisme, la censure, la gravite des sevices psychologiques infliges aux enfants et qui les marquent à vie.IVs sujets durs, des questions importantes.Ce sont là quelques-uns des thèmes abordes par Franck Pavlolf dans son dernier recueil de nouvelles.Un doigt de liberté.Spécialiste de la psychologie et du droit des enfants, implique dans dos groupes de prevention de la délinquance et adepte actif du développement communautaire du tiers-monde, Pavlolf (Un trou dans la zone) et son dernier livre ne peuvent être dtxrits que par un terme: engagés.fl est certes tout à fait rejouissant d’ouvrir un livre et d’y trouver l'écho de preoccupations sociales, certaines paruigees [iar l’ensemble des gens, d’autres qui ne récoltent généralement qu'indifférence ou coin passion de circonstance.Imaginez alors l'emballement du lecteur lors qu'une œuvre littéraire reunit a la fois des propos d'une indéniable portée sociale et une efficace m.ùtii-se de l’écriture «nouvellistique».1 e résultat est un feu roulant de chocs, de revirements, de dénouements ironico-pathetiques.C'est le cas d’environ la moitié des nouvelles du recueil.Seulement la moitié?Qu’m est-il du reste?Les autres ne sont pas dépourvues de messages importants, elle savent tout aussi bien ne pas s’inscrire dans un discours moralisateur, mais elles sont dépourvues du caractère imprévisible et des revirements significatifs qui font la force des meilleures.Dès la première page de Rognu- re.la première nouvelle du recueil, le lecteur est frat>pe par la violence du propos: t is mots que je itegueu-lenu sur le l'isage de Pnidal pendant qu'tl crèrera.pendant qui mes pouces hniillenmtSt'S mu e! que nus ongles déchireront ses tempes Co-tx-ndant.rien de tout cela n’est gîte luit et la rage exprimée par ces mots sert a illustrer une realite eu core trop ignorée: les humiliations infligées aux enfants entravent leur bonheur et sentent les germes d’une hargne que bien souvent la vie se chargera de faire eclorc Qu'il est bien de lire de telles choses! Encore, s'il vous plait! Plus loin, dans f 'assion et tremblement |xir exemple, plutôt que la dureté de la langue, la poesie sera mise au service du nvit: «Par ta tenet re ouverte sur un espoir de courant d'air monta un concert d’aboiements.Tous hs chiens du quartier se découvraient une gueule de loup dans le miroir de la lune.» 1 buts cette nouvelle, c’est le machisme eras se mais encore si vivant - qui ecopcra.Chaque phrase surprend, moins encore, cependant, que ne le fera la conclusion.La richesse de ces deux non velles.de même que celle d’(/« doigt de liberté, de Son conforme et de Fils de son père, reside en ce qu elles savent être beaucoup plus que des manifestes dénonciateurs.Ce sont des œuvres d’art inleres sautes, tant en ce qui a trait au contenu qu’à la forme.les autres (Espace réduit, Todor, Tentant do et Retour de flamme, par exemple) sont formellement moins recher chées.Elles surprennent moins, déroutent moins, n'épatent lias.Cette inégalité entache, bien en- tendu, la qualité generale de l'œuvre.Cc[X'ndanl.même les nouvelles les moins étonnantes sont loin d’etre inintéressantes, flou jours, l'auteur y dénonce des absur dites, dt-s injustices et traduit adroitement la réalité d’individus desœuvres, sur un ou plusieurs plans.Un humaniste convaincu et couvain cant que ce Franck l’avion.I \ DOIGT DE LIBERTÉ Franck Pavloff Irait d’union, eolkvtion •dnst.mts noirs» Montreal.2tX)l, LU pages coir\f itr\f de» / UrtA(A,pjLf\c^u/'e L ’ A M É R I Q_U E EN MOUVEMENT Daniel Matthieu uttre> » «'% y isÜMc LETTRES À MARIE ROMAN KT SI ON MISAIT SUR LA CONFIANCE ?H I Pierre Prud'homme Un Dieu pour le bonheur Toute parole de Dieu et sur Dieu e'st nécessairement une parole humaine.Le seul Dieu pertinent et crédible sera non pas un Dieu à servir, mais un Dieu qui servira la dignité et le bonheur des hommes et des femmes.Dans le contexte d'insécurité qui est le nôtre, cette pertinence peut-elle s'inscrire dans l'invitation de ce Dieu à établir entre nous les conditions de la confiance, soit la justice, la solidarité, la compassion ?Pierre Pruùlfi :rr;me Un Dieu pour le bonheur 174 pages, 18,95$ 3Sr ÉDITIONS DES PLAINES (ST-BONIFACE) /Regroupement des éditéurs Car manadiens-français HMH Disponible en librairie ou via le site http://livres-disques.franco.ca MICHEL NOËL INVITE D'HONNEUR SIGNATURE Samedi 17 novembre 19 h à 21 h Dimanche 18 novembre 11 h à 15 h NAIM KATTAN ; SIGNATURE Samedi 17 novembre 16 h à 17 h MARCEL TRUDEL Samedi 17 novembre 12 h 313 h MARYSE BARBANCE SIGNATURE Dimanche 18 novembre 19 h à 20 h tfgk-*&*** Æj itcnvam oapuri STAND 328 BENOIT CLAIROUX CÉCILE s, NATURE DUBE Jeudi 15 novembre 19 h à 20 h Samedi 17 novembre 13 h à 14 h Samedi 17 no*emllre Dimanche 18 novembre 12 h à 13 h 15 h à 16 h carte EB3ZE33 Signature samedi de 13h à 14h au stand 147 (Fides) t PIERRE TRUDEL Samedi 17 novembre 14 h à 15 h Dimanche 18 novembre 13 b à 14 b BRIAN YOUNG Vendredi 16 novembre 17 h à 18 h U-\H : CHAMPION DU LUNDI Prix Boomerang 2001 écosociété au salon.du liure nr son pre patron i Devenir son propre patron?Mythes et réalités du nouveau travail autonome JL AN SÉBASTIEN MARSAN Le travail autonome, synonyme de liberté?Pauvreté et faible protection sociale sont le lot de la majorité des «autonomes ISBN 2 921561 63 8 147 pagei 17$ îtentR ans de politique municipale Trente ans de politique municipale Plaidoyer pour une citoyenneté active MARCEL SÉVIGNY Le bilan d'un mouvement local de citoyens vers l'autogestion, une analyse des enjeux urbains.Sévigny propose d'agir localement pour élaborer un projet collectif de développement.ISBN 2 921561 55 7 288 pages 22$ Ralentir Travailler moins, vivre mieux JOHN D.DRAKE l‘U( i ACE DI SERGf MONCEAU Ru'ontir, premier opus de notre collection «Guides pratiques», vous aidera à troquer votre vie trépi dante contre un mode de v:e moins centré sur le travail, plus épanouissant ISBN 2 921561 60 3 153 pages 17$ DISPONIBLE EN LIBRAIRIE DIFFUSÉ PAR DIMÉDIA écosociété A CONTRE COURANT C P 32052, comptoir Saint-André Mont-éal (Que.) H2L 4Y5 Té ephone (514)521-0913 Courr e! ecosoc@cam.org Toiie vvwwecosociete.org ^ , U DEMON I DU MERCREDI 1* DU MARDI U LIERES DITEUR STAND # 124 NIOVALIS I Séances de signatures — éternité Andrée Quiviger Ce livre attendrissant cherche à retracer la gravité de l'existence maternelle, les trésors de l’enfance et les enjeux de l’adolescence.« Depuis que vous êtes la, chevillés à ma vie, plantés dans ma terre, témoins de mes valeurs et juges de mes errances, je ne suis plus la même.Enfants de mes amours.» Vendredi - i5 b à 16 h Samedi - 13 h à 1H h Eoti’ettcn» f Thérèse *• Usleux Jacques Gauthier Jacques Gauthier pose des questions à Thérèse de Lisieux; celle-ci lui répond à partir de ses écrits et de ses paroles.Une façon originale et conviviale de découvrir l’essentiel du message d'amour de la plus grande sainte des temps modernes.Dimanche - 1*1 h à 16 h André-Philippe Côté « André-Philippe Côté a le sens du punch.Il maîtrise bien la technique de l’effet.Il reste l’un des plus directs, des plus intuitifs et des plus irrévérencieux de nos commentateurs politiques.On se réjouit vivement qu’il nous laisse un recueil de ses plus récentes caricatures.» Marc Laurendeau, journaliste et analyste politique Vendredi - 16 h à 17 h Vendredi - 19 h à 20 h Samedi - 14 h à 15 h 30 Nouveautés AK fil k Mts souvenirs Francine Black « Les bribes de sagesse entendues de la bouche de ma grand-mère que je n’avais pas toujours saisies ou appréciées sur le moment, que de fois elles me sont revenues à des moments clés de ma vie.Ce sont ces graines aux fleurs multicolores qu’à mon tour j'aimerais semer dans le jardin de votre coeur.» Soleils d’amitié Soiesfs cte bonheur Phil Bosnians Traduit dans plus de vingt langues, cet auteur d’origine flamande a vendu plus de neuf millions de livres.Homme de passion et de compassion, Phil Bosmans parle d’émerveillement, d’humanité et de la recherche du secret de l'amour.www.novalis.ca Jean Monbourquette et Myrna Ladouceur La popularité de l’ouvrage Je suis aimable, je suis capable a incité les auteurs Jean Monbourquette et Myrna Ladouceur à produire ce disque compact.Interprété par Martine Lafontaine et Brian St-Pierre, il regroupe des chansons illustrant différents thèmes tels que l’amour de soi, l’ombre de la personnalité, la mission personnelle, l’estime de sa compétence, etc./"NJ de Montréal I) :i j , i MÉMOIRES D’ENFANCE L1LI GULLIVER DIANI BOISSON NI AlilJ |C,j- jb) Il fDè AMOURS, DÉLICES ET ORGASMES LISE BISSONNETTE /" I: tfiTri DES LETTRES ET DES SAISONS RAÔUL DUGUAY Z' H - ENTRE LA LETTRE ET L’ESPRIT GABR1ELLE GOURD EAU /¦ îü'üfiwii MAIS Z’ENCORE ?PHILIPPE HAECK DIS-MOI CE QUE LU TROUVES BEAU
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