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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2001-12-22, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI ET I) 1 M A N ( H E 2 3 D E l E NI H K E 2 O O CINÉMA Un feuilleton immobile Page C 6 CHRONIQUE Camera de la rue Page C 7 LE DEVOIR 0 Que faire evoilà donc Noël.Noël temps d'arrêt.Not1! espace familial d’abord, rare moment privilégié où les parents retrouvent leurs enfants ailleurs que devant les portes de l’école ou de la garderie.Noël avec ses sapins de plus en plus souvent artificiels, ses boules en plastique et ses rigoles de petites lumières cheap qui clignotent dans la nuit Encore Noël.Encore la folie furibonde de la course aux cadeaux: je consomme, tu consommes.et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.Ceux qui n’ont pas encore saisi à quoi carbure la société néo-occidentalisée du début du troisième millénaire n’ont qu’à mettre le pied dans les magasins du centre-ville ou de tous les boulevards Taschereau du Québec pour s’en rendre compte.Marianne Tonnelier, qui dirige le centre Cactus Montréal ouvert aux toxicomanes du centre-ville, pose là-dessus une question troublante dans nos pages centrales: y a-t-il vraiment une différence entre consommer clinquant et consommer fucké?N’est-ce pas là la seule et unique même maladie issue de la seule même nécessité: faire rouler l’économie?Où se situer dans ce paysage halluciné: du côté de la guimauve rouge et blanche tout droit sortie de chez Coca-Cola, comme le rappelle l’anthropologue Bernard Arcand dans un autre court texte?Ou du côté des enfants et de leur mythologie toute simple, incarnation même de nos fantasmes de paradis perdu?Est-ce qu’un seul des parents de ces enfants — dont certains «mots» émaillent aussi nos pages centrales — réussit encore à trouver Noël «merveilleux» ou «magique» quand, ailleurs, les bombes continuent à pleuvoir et les mitraillettes à cracher sur un 25 décembre de poussière, de cendre et de misère?Quand les rues mêmes où nous marchons les bras chargés de paquets débordent de sans-abri et de pauvres ordinaires.Mais avant d’être d’abord la grande messe commerciale de fin d’année que l’on connaît maintenant, on y a tous plus ou moins cru, à Noël.et l’on se surprend même à y croire encore, parfois.Comme à une sorte de rituel profane plus que religieux, rappelle le comédien Alexis Martin: «une excuse imparable» pour échapper aux «échéances ordinaires».Et pour se rapprocher des enfants en investissant dans la suite du monde.MICHEL BÊLAI H Journaliste.Et papa. L K DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2 0 0 1 C 2 ?Culture* JEUNE PUBLIC Joyeuses sorties en perspective Il y a tellement de spectacles proposés qu’il vous faudra y regarder de près, un crayon à la main ! LES PAPARAZZI Aujourd’hui et demain, de même que lors des deux prochains week-ends, Les Petits Orteils de Louis-Dominique Lavigne s’installe au Théâtre d’Aujourd’hui.MICHEL B É LA I R LE DEVOIR Les enfants sont là; vous aussi: deux semaines pleines en perspective.Il y aura la folie des cadeaux, bien sûr.Les sorties dehors, en bottes, en ski, en patins ou en traîneau.Et puis viendra le temps de faire autre chose.De prendre l’air par en dedans.Le temps de lire.D’aller voir ce Seigneur des anneaux dont tout le monde parle ou l’irrésistible histoire d’Harry Potter.Et le temps d’aller au théâtre aussi avec vos petits monstres favoris: cette année, vous verrez, vous n’aurez que l’embarras du choix.Il y a tellement de spectacles proposés qu’il vous faudra y regarder de près, un crayon à la main.Allons-y avec méthode.Le théâtre-théâtre Aujourd’hui et demain, de même que lors des deux prochains week-ends, te Petits Orteils de lAïuis-Dominique Lavigne s’installe au Théâtre d’Aujourd’hui.On vous l’a déjà dit la semaine dernière en cette même page, mais il ne faut vraiment pas rater ce classique du répertoire jeunesse qui fascinera les enfante de quatre à huit ans tout autant que leurs parents.C’est ce qu’on appelle un must.Le Théâtre de Quartier présente aussi Les Deux Sœurs (à partir de six ans) jusqu’au 30 décembre, au même endroit toujours, mais dans la grande salle cette fois.Jusqu’au 30 décembre aussi, les plus jeunes (dès trois ans) donnent l’occasion à leurs parents de vivre avec eux une expérience exceptionnelle en les amenant voir Amour, délices et ogre à la Maison des arts de [.aval (voir notre texte dans l’Agenda culturel).Une appétissante découverte en perspective puisque cet autre classique du répertoire nous invite à investir rien de moins que le ventre d’un gâteau! Par contre, il ne reste plus que deux représentations (samedi et dimanche à 14h) du spectacle du clown Mimosa présenté au Musée des beaux-arts.Offert aux enfants de cinq ans et plus, ce conte de Noël interactif fonctionne sur un principe fort simple: Mimosa raconte une histoire aux enfants et une dizaine de volontaires se costument pour la raconter à leur tour.Tout cela se passe au Studio du pavillon Jean-Noël Desmarais.Ça risque d’être amusant, non?Un peu plus tard la semaine prochaine, à l’Usine C, du 27 décembre au 6 janvier, Carbone 14 présente Tsuru, un spectacle pour toute la famille d’Anne-Ma- rie Théroux.Avec son texte évocateur, ses marionnettes étonnantes et sa scénographie souvent ingénieuse, Tsuru avait séduit tout le monde il y a déjà deux ans et c’est toujours avec beaucoup de plaisir qu’on le revoit depuis.Le théâtre autrement Depuis la semaine dernière, le Monument-National accueille le Barbe-Bleue du Petit Théâtre de Sherbrooke.Mise en scène avec beaucoup de vivacité et d’allant par Louisette Dussault, la production s’adresse aux enfants de 8 à 12 ans.Soyez toutefois prévenu qu’il s’agit de théâtre musical.ce qui risque de surprendre les enfants au départ mais qui vous permettra au moins de découvrir la jolie voix de Catherine Sénard.Dans la même veine, il reste encore quelques représentations (le 22, à 14h et le 26, à 14h et à 19h) du Hansel et Gretel donné au théâtre Maisonneuve par l’Orchestre métropolitain avec la collaboration des marionnettes géantes du Théâtre Sans Fils.Si votre petite famille n’a pas encore goûté à l’impressionnante médecine du Sans Fils, l’occasion est toute trouvée.Même chose, évidemment, pour le classique Casse-Noisettes des Grands Ballets, qui est à la Place des Arts jusqu’au 30 décembre avec des représentations en après-midi (14h) et en soirée (19h30).Dernières représentations ce samedi cependant (à 14h et à 20h au théâtre La Chapelle) pour La Girafe, l’Autruche et les Sauterelles d’Augustin, une création de la compagnie de danse Sanaviël.C’est un spectacle que je ne connais pas, mais le communiqué diffusé par la compagnie suggère de «troquer la dinde pour l’autruche (plus tendre, moins grasse), farce facultative».Invitant.Ailleurs en famille Si jamais vous ne réussissez pas à trouver de moment libre pendant les vacances de Noël, vous pourrez toujours vous rabattre sur toute une série de spectacles destinés aux enfants DISQUES qui gardent la route jusqu’en février ou même plus loin.Petit rappel rapide.Sachez d’abord que la Biosphère de l’île Notre-Dame est envahie par d’étranges poissons d'argile! La Pêche miraculeuse est une installation qui vient s’inscrire au beau milieu de l’exposition permanente de la Biosphère.On verra là plus de 700 poissons d’argile installés sous les directives de l’artiste René Derouin.C’est ouvert pendant le temps des Fêtes avec les relâches habituelles.Sachez ôssi qu’Océania, le spectacle multimédia présenté par Métaforia, est toujours en vie.Faisant appel aux technologies de l’image les plus poussées, Oceania a connu des difficultés financières et techniques lors de son lancement.Difficultés ou non, ça reste un des shows les plus hot en ville.Du côté du Biodôme, enfin, on a trouvé un moyen pour attirer les tout-petits et leurs parents autour du thème de l’hiver.En association avec les Editions Chouette, et jusqu’au 27 janvier, on a mis sur pied l’événement Caillou découvre l'hiver au Biodôme.Tout le long du parcours habituel, Caillou invite les enfants à participer à une foule d’activités amusantes et instructives sur les écosystèmes.Voilà.Deuxième festival trad du Café Campus Chassez le naturel avec Chasse-galerie BERNAKD LAMARCHE LE DEVOIR La chose tarde encore, sauf exception, à s’incruster à Montréal, mais des initiatives comme celle qui pousse le Café Campus à organiser un festival pour la deuxième année de suite pourraient bien venir à bout de la résistance ambiante.Le saviez-vous?Le néotraditionnel, le trad pour les intimes, se gagne des adeptes chaque jour.Du 26 au 29 décembre, le traditionnel est servi à la sauce contemporaine, comme ils disent.Avec Ix;s Batinses, Norouet, Chasse-galerie, Henri Band et Mauvais Sort.Le deuxième festival trad du Campus ratisse on ne peut plus large.Entre le folklore chanté par Les Batinses et le rigodon corrosif et le rock agricole d’Henri Band, disons que l’éventail n’a jamais été aussi ventilé.Reste que le phénomène prend des allures très diversifiées.Les groupes se multiplient.Outre ceux qui feront l’affiche du Campus, la Vesse de Loup, Mes Aïeux, Swing, Grand Remous, Perdu l’Nord, Swing et d’autres affublés de noms aussi évocateurs qu’Entourloupe tentent de renouveler le genre en intégrant à cette musique des temps anciens des éléments urbains: psychédélisme, pop.fiink, folk-rock, échantillonnages, rock (parfois lourd).Ces groupes retournent au traditionnel sans nécessairement renouer avec le bas de laine.Ils actualisent une musique tirée d’un bassin commun pour la transmettre à une jeune génération qui, souvent, est la leur.Dans le cas de Chasse-galerie, c’est un DJ qui participe avec du scratch, des pointes de hip-hop, de fimk, sur une trame de musiques celtique et irlandaise.Le groupe vient de sortir son troisième album, Le Pacte, très bien reçu par la critique.Sur cet album qui ne contient aucune composition, uniquement des pièces issues du répertoire ancien, se trouvent revisités, comme vous ne l’auriez jamais cru, des «classiques» comme te Trois Cavaliers, J’entends le coucou et Miss Mary Macdonald.Une place pour le trad Le groupe lanaudois existe depuis 1988.Ses premiers pas remontent au moment où ils accompagnaient une troupe de danse folklorique.Les Petits Pas Jacadiens.Le seul membre d’origine du groupe, après qu’une vingtaine de musiciens ont traversé la formation, est Robert Jourdain, qu’on a pu entendre autrefois dans Carcajou, la formation actuelle de sept membres existe depuis quatre ans.Titulaire d’une maîtrise du Conservatoire de musique de Montréal avec spécialisation en flûte classique, Geneviève Dufresne est le plus jeune membre de Chasse-galerie (24 ans).Dans les documents qui présentent le groupe, on lit que l’ensemble lui «confie de plus en plus de responsabilités vocales».De plus, c’est à elle qu’est revenue la tâche de rencontrer le journaliste.Celle qui n’aurait jamais pensé jouer de la musique traditionnelle a changé son fusil d’épaule depuis qu’on lui a mis ses premières partitions entre les mains.«J’ai le sentiment qu’à Montréal, la glace est très dure à briser.Pourtant, les gens ressortent de nos spectacles et ils ont trippé.lœs gens semblent difficiles à faire sortir de chez eux.Ils préfèrent louer trois films pour trois piastres pour trois soirs.Pourtant, Montréal, ça bouge tout le temps.» Le plus curieux, c’est que le groupe suscite une grosse réaction à l’extérieur du Québec, notamment à Winnipeg, l’an dernier, au Festival du voyageur.Chasse-galerie revient d’une tournée de trois semaines en Europe, l’été dernier, qui l’a mené à jouer dans trois festivals: Festival de Cornouaille à Quimper, Fête du chant marin de Paimpol, les Mardis de Morgat, le Festival interceltique de Lorient et le Guinness Irish Festival de Veyzonnez, en Suisse.«te Bretons revenaient à plusieurs reprises à nos spectacles.Et là, on jouait derrière de petits monsieur à barbichette blanche.Nous, on arrive, pis on déménage un peu.Pour eux, c’est frais, alors qu’ici, c’est un peu la guerre de la fraîcheur», affirme la flûtiste avec le sourire.Dufresne en a cependant assez du cliché qui veut qu’on associe .le trad au temps des Fêtes (ce que le Festival du Campus reconduit?).«On a voulu faire une musique qu’on écoute en juillet, en toute paix avec soi-même, pis qui va être le fun pareil.» En ce sens, rien ne semble être à l’épreuve de la formation.«On a même déjà essayé du Rage Against The Machine, on a même essayé une intro à la Meta l H ca.On s’est dit que ce serait bien d'avoir un DJ.» Sur le dernier album, le scratch de DJ Pocket est plus présent que jamais.«Au début, quand l’idée a été lancée, certains se sont dit: “jamais de la vie”.Il y a toujours de petites frictions quand de nouveaux éléments sont ajoutés.Règle générale, ça passe bien.D’ailleurs, depuis, Robert nous demande tout le temps si Pocket va venir jouer», s’amuse à raconter la jeune flûtiste.Le 28, n’ayez crainte, le Pocket en question sera sur scène.«Là, on veut raffermir notre direction et l’assumer davantage, d’où Le Pacte, d’ailleurs.» Ça annonce bien pour la suite.Même si la concurrence sera féroce lors de ces concerts, la musicienne se réjouit de voir que La Bottine Souriante parviendra à faire quatre soirs (du 26 au 29 décembre) au Spectrum.«Ils sont les seuls à pouvoir faire ça.Il y a un engouement pour La Bottine.Je suis contente, parce que ça montre qu’il y a une place pour le traditionnel.» Dufresne rappelle que Chasse-galerie se distingue de La Bottine Souriante dans la mesure où son répertoire demeure ancré dans le reel québécois.«Je pense que cet engouement pour le trad vient de celui qui existe pour les musiques du monde.lœs gens ont de l’intérêt pour des rythmes nouveaux.Le trad fait partie de ce créneau.» Au Café Campus, du 26 au 29 décembre.D’autres shows en province sont prévus en janvier.4èSM» Enfant 12$*Aduto 16$ disponibles à partir da./ Les Papas a c r«r\ 1i rf coproduction Théâtre de Galafronie (Bruxelles) de J.Debefve, L.-D.Lavigne, D.de Neck IS ET 16 DÉCEMBRE À 15 H scolaires : du 17 au 20 décembre à 10 h et 13 h 15 petits esrteils — •¦22.23.29, 30 DECEMBRE et 5.6 JANVIER À 13 H Les 2 à • — | _ _ __ _____________ de L-D Lavigne \ 22/ 23.26.2’7, 28.29.30 DÉCEMBRE A 18 H J02, ThzdJAJL du QiA&A&zn* mm THÉAntl D'AUJOURD'HUI t Peele.— nui iel (métro Sherbrooke) dan| b ¦r1B111l.4c.oa «te et hMetterte 1 C’est encore Noël, mais en moins gros Fini le temps des coffrets hors de prix et hors de portée du commun des consommateurs: plus modestes mais plus accessibles, les bonnes vieilles compilations déboulent de nouveau cette saison.SYLVAIN CORMIER industrie du disque l’a com- ' pris l’an dernier, les tas de millions d’exemplaires vendus de la compilation One des Beatles frappant les esprits comme les portefeuilles.Riche idée pour s’enrichir à peu de frais: remplir à la lie un ou deux disques avec les tubes et seulement les tubes (encodés 24-bits pour que ça sonne vraiment bien), puis adjoindre un livret de qualité pour la bonne bouche.Riche vieille idée, en vérité: le succès massif de One rappela qu’une compilation bien faite suffit amplement au bonheur de la majorité de ceux qui préfèrent encore l’objet-disque aux fichiers MP3.Finie la folie des coffrets et des intégrales: ce qui méritait d’être coffré l’a été.Sauf exception, notamment l’extraordinaire coffret de quatre disques dévolu au groupe The Buffalo Springfield, réponse tardive mais nécessaire à une réelle demande des fans de folk-rock en général et de Neil Young en particulier, on a multiplié comme jamais les «greatest hits», «best of» et autres anthologies.De Mariah Carey à Whitney Houston, des Bee Gees à Aerosmith, de Souchon aux Rita, c’est depuis septembre la déferlante.Une tour de Pise de disques qui menace de s’écrouler si je n’enlève pas les étages du dessus.Dont acte.Commençons par Echoes, The Best Of Pink Floyd, succès bœuf de la saison: deux disques avoisinant le maximum technique des 79 minutes chacun (deux heures et demie de musique, clame la pub), transfert audionumérique limpide, présentation «symbolique» soignée, choix de titres voté par le groupe (dont quelques jolies curiosités de l’ère Syd Barrett), et pas la moindre version tronquée (même l’épique Echoes dure sa vraie durée).Sinon The Dark Side Of The Moon, indispensable séparément, il y a là-dessus tout ce qu’il faut.The Essential Neil Diamond (double), Th#Esslnttel Wingspan (le meilleur de Paul McCartney durant les années Wings, double aussi), Bee Gees -Their Greatest Hits (double encore) sont presque aussi satisfaisants: on est franchement ébahi par la quantité de chansons totalement familières, et pas seulement pour qui a l’âge de les connaître.Le premier disque du Diamond est particulièrement rentre-dedans: de 1966 à 1970, le singer-songwriter a aligné les succès comme Bill Toprani abattait les quilles à la salle de quilles Champion.Notons que le double McCartney est le seul à n’inclure que des versions d’époque, les Bee Gees et Diamond ne résistant pas à l’envie d’ajouter — bien inutilement, à mon sens — quelques reprises en spectacle et/ou refontes en studio.En France, pas bête, on multiplie les formats, mangeant à tous les râteliers: intégrales, compilations doubles et simples des mêmes artistes se côtoient.Mais ce sont surtout les «simples» que l’on colporte ici: la Collection d’Alain Souchon, le «Bestov» des Rita Mitsouko, voire le Patricia Kaas, tous incluent un seul «titre inédit» par tête de pipe et aucun ne dépasse les 17 titres au total.Seuil de rentabilité convenu là-bas, suppose-t-on.Tous valent l’achat, avec petite préférence pour la compil’ des Rita, qui s'écoute d'une traite, hargne funk intacte vingt ans durant.Au Québec, pauvre en coffrets, on compile comme on a toujours compilé, à cela près que la valeur ajoutée du livret semble aujourd'hui acquise: deux volumes fort honorables des meilleures de Luc Cousineau (Vivre en amour, Comme tout le monde) ont ainsi paru chez Disque Mérite, et La Bottine Souriante a célébré ses 25 ans avec une Anthologie de belle facture, échantillonnant les dix albums du groupe sans qu’on perde le rythme.Ce n’est évidemment pas tout Les Barenaked Ladies, Simple row mm Minds, Sting, Rod Stewart, Tom Waits et, fort opportunément, le Rat Pack des Sinatra-Martin-Da-vis Jr.ont tous eu droit à leur résumé de curriculum à temps pour les Fêtes.Je distinguerai du lot les exemplaires anthologies dédiées à Emmylou Harris (The Warner-Reprise Years) et son regretté Gram Parsons (Sacred Hearts &’Sacred Angels), parues hors saison chez Rhino: il n'y a pas mieux que ces doublés de Père pionnière du country-rock, sertis dans des pochettes de beau carton et assortis de véritables petits livres.Pas des coffrets, mais des merveilles quand même.Pour vous dire, si je ne les avais pas déjà, je les demanderais au père Noël.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Alain Souchon LE DEVOIR.LES SAMEDI •> *> ET DI M A N ( Il E 2 3 1) E (' E M B R E 2 O O 1 c •f i 4- CINÉMA Romance sur mesure pour les Fêtes Epouvante domestique SOURCE ALLIANCE ATI AN TI S VIVAFII.M Meg Ryan et Hugh Jackman dans Kate et Leopold de James Mangold.9 ****** KATE AND LEOPOLD De James Mangold.Avec Meg Ryan, Hugh Jackman, Liev Schreiber, Breckin Meyer, Bradley Whitford, Philip Bosco.Scénario: James Mangold, Steven Rogers.Image: Stuart Dryburgh.Montage: David Brenner.Musique: Rolfe Kent Etats-Unis, 2001,124 minutes.MARTIN BILODEAU Rien ne ressemble davantage à un film avec Meg Ryan qu’un autre film avec Meg Ryan.Or, si la pétillance de cette dernière ne s’évente jamais, les scénarios qui la mettent en valeur se font rares, et la principale intéressée en est bien consciente.S’il ne révolutionne pas le parcours de la comédienne, Kate and Leopold, quatrième long métrage de James Mangold (Copland-, Girl, Interrupted) auquel la comédienne participe, s’inscrit sans rougir dans la lignée des When Harry Met Sally et Sleepless In Seattle, qui ont révélé ses charmes de girl next door.Dans le film de Mangold, Ryan joue Kate, consultante principale dans une grosse firme d’études de marché.Celle-ci habite l’appartement situé sous celui de Stuart (Liev Schreiber), son ex-conjoint, un scientifique diffus qui clame avoir découvert la barrière du temps sous le pont de Brooklyn, voyagé dans le New York de 1976 et ramené avec lui Leopold, duc d’Albany (Hugh Jackman).Les premiers rapports entre Kate et Leopold sont abrasifs, mais le conte de fées reprend ensuite ses droits et fait s’enchaîner malentendus, coïncidences et détournements qui, petit à petit, formulent les promesses d’un «et ils vécurent heureux».Le scénario dérape ici et là, éternise ou expédie des scènes selon une logique qui échappe à la raison.La logique du sentiment, pour sa part, fonctionne à merveille, entre autres grâce au charme qui se dégage du couple moteur.Elle, princesse en tailleur et souliers plats à qui l’amour n’a fait aucun cadeau, est défendue par Ryan avec une bonne humeur contagieuse; lui, campé avec superbe par Hugh Jackman (surtout connu pour ses rôles de héros viril dans X-Men et Swordfish), est un dandy d'un autre temps venu conférer un peu de mystère et de décorum aux mœurs courtisanes de la Grosse Pomme d’aujourd’hui.Leur histoire d’amour, par-delà les frontières du temps, fait l’effet d'un antidote à l’amertume et au cynisme de notre époque.Ceux qui ont vu les premiers films de Mangold, Heavy et Copland, auront peut-être du mal à retrouver son style dans les méandres de cette romance pour le temps des Fêtes, dont on suppose qu’elle sortira en vidéocassette la semaine de la Saint-Valentin.Certes, l'emballage est sans grande personnalité et on sent, dans son scénario et sa réalisation, l’impulsion du travail à la chaîne et le sacrifice de quelques bonnes idées.Or le cinéma de Mangold, à qui on doit aussi l’inégal Girl, Interrupted (son premier film en sol hollywoodien, pour lequel Angelina Jolie avait remporté l’Oscar), se tourne invariablement vers les personnages d’exclus, d’inconnus, obligés par les circonstances de prendre position et de choisir un camp.Une fois ce parallèle établi, Kate and Leopold ne fait plus figure d’exception.Déjà qu'il ne faisait pas si mauvaise figure.Rien de moins que le destin LE BATTEMENT D’AILES DU PAPILLON Réalisation et scénario: Laurent Fi rode.Avec Audrey Tautou, Faudel, Éric Savi, Éric Feldman, Irène Ismailof, Lysiane Meis, Françoise Bertin.Image: Jean-René Duveau.Musique: Peter Chase.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Pas fous, les distributeurs ont sorti au Québec ce film donnant la vedette à Audrey Tautou après le franc succès du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain.Le Battement d’ailes du papillon avait pourtant été lancé en France un an avant le film de Jeunet mais il profite chez nous de la popularité désormais monstre de la jeune Tautou.Premier long métrage de Lau- rent Firode, celui-ci, à la fois un peu amateur et charmant, s’était donné de grandes ambitions avec un budget de misère.Ne cédant en rien à la facilité, le cinéaste a créé, sur un fil d’Ariane complexe, une histoire à multiples personnages dont le cadre d’action varie constamment.En effet, on y suivra, en une unité de temps de 24 heures, le cours du destin.Rien de moins.Comment la lecture d’un horoscope le matin devant deux jeunes gens qui ne se connaissent pas (Audrey Tautou et le chanteur Éaudel) les conduira à se retrouver la nuit venue, tel est le sujet du Battement d’ailes du papillon.Chaque personnage qui prendra un moment le devant de la scène occupera un fragment de l’histoire et, de hasard en hasard, de fil en aiguille, cette chaîne humaine entraînera le dénouement Place à une multiplication des décors et des figures dans un Paris peuplé d’antihéros.Tricheurs, voleurs, menteurs et paumés défileront dans les musées, les magasins, la rue, le métro, les cafés, les appartements de tout un chacun, traînant leur lot de petites misères mais aussi de plaisirs volés.C’est à la fois frais et grinçant avec cette faune à demi tarée, pourtant intéressante.Pareille construction tient un peu du film à sketchs, certains meilleurs que d’autres, comme il se doit.Le discours du gardien de musée mythomane est savoureux, l’épisode du cafard écrasé dans le café d’une emmerdeuse par le personnage de Faudel amuse, et le coup de la cafetière brisée rapportée au magasin avec le lot de déraillements d’usage est fort rigolo.En gros, ce puzzle tient bien la route.Et Audrey Tautou, aux grands yeux innocents, traverse l’écran avec son charisme habituel.Laurent Firode n’en a pas fait une Miss Parfaite à la Amélie Poulain.La belle possède ses duretés, notamment envers un innocent clochard, mais sa grâce flotte sur cette intrigue entourloupée et lui apporte un charme de plus.Quant à Faudel, il se tire honorablement d’affaire, sans grosses étincelles mais avec un sourire goguenard et quelques solides répliques.Laurent Firode se révèle un bon scénariste, audacieux et attentif, capable de brosser un portrait de société bien coloré.Il n’a pu, faute de moyens, développer toutes ses idées dans une mise en scène vraiment achevée, mais son Battement d’ailes du papillon révèle une voue à écouter et une sensibilité à suivre.Il pourrait en étonner plusieurs un jour.Une œuvre aussi bancale qu’ennuyeuse THE SHIPPING NEWS Réalisation: Lasse Hallstrôm.Scénario: Robert Nelson Jacobs d'après le roman de E.Annie Proulx.Avec Kevin Spacey, ulianne Moore, Judi Dench, Cate Blanchett, Pete Posdethwaite, Scott Glenn.Image: Olivier Stapleton.Musique: Christopher Young.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Quel film décevant! On pouvait attendre beaucoup de The snipping News.Il est adapté d’un roman ayant valu le Pulitzer à E.Annie Proulx, il se déroule dans les merveilleux paysages de Terre-Neuve, il est réalisé par Lasse Hallstrôm (à qui on doit The Cider House Rules mais surtout, il y a plus longtemps, le délicieux My Life as a Dog).Ajoutez au tableau des conditions gagnantes que la distribution apparaissait alléchante, alignant Kevin Spacey, Julianne Moore et Judi Dench dans les rôles principaux.Hélas! Rien de transcendant n’est sorti de cette marmite, faute d’un scénario bien attaché, faute aussi de jeux d'acteurs convaincants.Le début à New York apparaît pourtant solide, alors que Cate Blanchett (méconnaissable — on est loin de sa performance elfique dans The Lord of the Rings).en brune allumeuse, campe à merveille les salopes, épouse courailleuse, droguée et mère indigne qui écrase Quoyle.son mari mou et dévoué campé par Kevin Spacey.L’épisode new-yorkais n'est pourtant qu’une prémisse à l’histoire car, après le drame familial, le papa retournera avec sa fille et sa tante Oudi Dench) dans son bled d’origine, une communauté de pêcheurs de Terre-Neuve.Retrouver sa dignité perdue, apprendre un nouveau travail, celui de journaliste de faits divers en l’occurrence, courtiser une femme elle-même blessée Qulian-ne Moore), tels seront les nouveaux buts de sa vie.Œuvre de rédemption, The Shipping News aurait pu tirer partie des détresses humaines et des petites cocasseries mises en scène, mais le film navigue en des eaux de facilité où les nuances psychologiques sont mal tissées.Les beaux paysages de mer, de falaises et de vent ne peuvent porter tout seuls une œuvre aussi bancale et ennuyeuse.Kevin Spacey est l’écueil principal du film.L’acteur de The Usual Suspects et (['American Beauty, capable du meilleur, offre ici un jeu abruti de bout en bout manifestement peu inspiré par son personnage ou simplement mal dirigé.Lui qui sait si bien jouer les faibles qui reprennent soudain du poil de la bête s’égare en mode mineur et ne s’en relève jamais.Julianne Moore, une actrice également de haut calibre, ennuie ferme dans la peau d’une ancienne épouse d’un pécheur qu’elle campe de façon toujours terne.Judi Dench, naguère si royale dans Shakespeare in Love et dans Mrs.Brown, incarne la tante à forte personnalité du héros sans avoir de répliques solides à se mettre sous la dent et endort la galerie.Le film n’en est pas un d’action et aurait réclamé un climat subtil pour lever.Celui-ci manque à l’appel et Lasse Hallstrôm paraît avoir égaré sa touche sur les falaises de Terre-Neuve.Quant aux péripéties elles-mêmes, hormis quelques incursions plus drôles dans l’uni- vers d’un petit journal local, elles n’ont guère d’intérêt et s’inscrivent dans une mise en scène atone.Ceux qui attendaient The Shipping News comme un poulain promis à la course aux Oscars déchanteront sans doute bien vite.CARBONE 14 présente rsufiu de Anne-Marie Théroux “Une production remarquable qui touche le coeur des enfants.et des parents!” - Miche1 Be’air Le Devoir “Les enfants sont conquis, le chroniqueur aussi!” - Marc Cassivi La Presse.“Un sentier balisé d’émotions chavirantes!" « - Patricia Bei/ii Voir ¦ “Un cadeau qu'on souhat^ à tous les enfants.fjiai/ Michel Vais.SPC Æ Lauréat du Masque 2001 production «Jeunes publics» du 27 décembre au 6 janvier à 15hOO USINE 0 K&t \ e, j twi rfipiwi mn Infos et réservations 521.4493/Admission 790.1245 UN JEU D’ENFANTS Realisation: Laurent Tuel.Scenario: Laurent Tuel.Constance Verluca.Image: Denis Rouden.Avec Karin Viard.Charles Beriing, Ici divine Sagnier, Aurelien Recoing, Camille Vatel, Alexandre Bongibauh, Manuela Gourary, Pierre Julien.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Avec un genre — le film fantastique d’épouvante domestique — rarement exploité par le cinéma français, Laurent Tuel fait une incursion dans un univers où les États-Unis dominent le marché.Ce type de production, qui plaît surtout à un public adolescent, joue sur la corde de la terreur, avec un crescendo d’angoisse destiné à semer l’émoi parmi les spectateurs cramponnés à leur siège.L'originalité d'Un jeu d'enfants tient d'abord à sa distribution.Que Karin Viard et Charles Ber-ling jouent un couple bientôt hanté par des fantômes constitue en soi un précédent.Ces acteurs sont tellement associés à un certain cinéma français d’auteur que leur présence ici crée la surprise.le scénario escamote assez vite le début.Il aurait dû mieux camper son univers domestique sans histoire avant de tomber dans l’horreur.L'effet de contraste manque au programme.Bref, on pénètre presque d’entrée de jeu dans le nœud du drame.Une grande partie du film repose sur le cadre de l’action: un bel appartement parisien où une famille, papa, maman et deux enfants, vit à peu près paisiblement avec ses petits secrets, quand un homme et une femme âgés, qui habitaient autrefois l’endroit, demandent à le revisiter et prennent possession des âmes des enfants.Ceux-ci, désormais dépositaires du mal, engendreront une série de catastrophes.L’action est vue à travers le re- gard de l’épouse.Marianne.Tuel a donné à Karin Viard un rôle de vulnérabilité qui la change de ses prestations habituelles de battante.Marianne a autrefois craqué.Tout le monde doute de ses perceptions.Or elle est la seule à capter le pouvoir maléfique de ses propres enfants.Viard est excellente dans cette veine à demi bri see.alors que Charles Beriing, plus monolithique et presque absent.hérite d’un rôle en creux qui le condamne à l’ombre.Les enfants, de leur côté (Camille Vatel et Alexandre Bongibault).jouent sur une seule note, dépossédés d’eux-mèmes, le regard fixe, sans nuances d’interprétation, nuisant à l’ambiguïté recherchée dans l’histoire.Le scénario est parfois bien conduit mais les outrances de certaines scènes apportent un caractère vraiment malsain au film.Dans la salle de bains, lorsque la fillette manque d'électrocuter sa mère, le cinéaste charrie dans la répulsion.Idem pour certaines scènes oniriques trop appuyées dans l’épouvante.L’horreur n'a pas ici la finesse codée du Polanski de la meilleure époque.Tuel a voulu tout mettre: dérives sexuelles, gore, effets spéciaux assez amateurs et repoussants.Les meilleurs moments du film reposent sur le personnage de Karin Viard.Ses doutes, ses pertes de repères, ses regards perdus, ses actes manqués, ses pulsions incontrôlables sont le fil d'Ariane d’un film qui serait perdu sans elle.Par ailleurs, le couple d’anciens locataires fantômes est incarné de façon très inquiétante (et réussie) par Manuela Gourary et Pierre Julien.Auré-lien Recoing hérite pour sa part d'un rôle d’inspecteur, hélas insuffisamment développé.Un jeu d’enfants a ses failles mais plaira peut-être aux amateurs du genre et permet du moins au cinéma français de faire une percée dans un genre dominé par Hollywood.Quant à Karin Viard, elle sauve un peu la mise.C’est toujours ça de pris.L’horreur n'a pas ici la finesse codée du Polanski de la meilleure époque SOURCE ALLIANCE ATLANTIS VIVAFII.M Karin Viard, Camille Vatel et Alexandre Bongibault dans Un jeu d’enfants de Laurent Tuel. LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 E T D I M A X C H E 23 DECEMBRE 2 0 01 -Cullure- SOURCE: CIRQUE EOS Spectacles Des vacances de Noël colorées s Le cirque Eos fait escale à Montréal Au début des années 80, les arts du cirque ont connu au Québec un renouveau maintenant apprécié à travers le monde.À côté du Cirque du Soleil et du cirque Éloize, il y a maintenant le cirque Éos, fondé à Québec en 1998 par Jocelyne Chouinard et Michel Rousseau.Ce tout jeune cirque a déjà fait sa marque à travers les deux Amériques ainsi qu’en Europe.Il s’apprête à faire escale à Montréal pour colorer les vacances des enfants et de leurs parents.SOLANGE LÉVESQUE Demeurer accessible aux enfants a toujours été une valeur importante pour ce jeune cirque; d'où l’attention qu’il porte à ses clowns des clowns sont trop souvent le maillon faible des spectacles de piste) et ses emprunts notables à l’esprit et aux couleurs vives de la bande dessinée.La troupe est formée de vingt-deux artistes dont la moyenne d’âge est vingt-deux ans.«Notre spectacle est haut en couleur et il se donne pour objectif de ne jamais négliger l’aspect émotionnel», affirme Sylvie Plamondon, qui assure la direction artistique et qui est aussi chorégraphe.«Sans raconter une histoire au sens propre du terme, il met en scène un royaume inventé où un personnage nommé La Grande Dame règne sur les Gracilis [acrobates voltigeurs] et les Urbains [acrobates au sol], secondé par un majordome et,par deux clowns: Cédé-liche et Monsieur Bedaine.» Le cirque Eos a tiré son nom de la mythologie grecque; Eos est la déesse de l’aurore, la sœur d’Hélios, le soleil, et de Séléné, la lune.Et ce n’est pas par hasard qu'il a choisi ce nom: «Les figures féminines sont nombreuses dans notre spectacle, ce qui n ’est pas toujours le cas au cirque, en général, et les filles sont très performantes, souligne la directrice artistique.Elles réussissent des numéros époustouflants et sont capables d’aller chercher les spectateurs pour les amener à voir la beauté, comme la Grande Dame amène ses sujets, les Urbains et les Gracilis, à découvrir la beauté.» Bien qu’il soit, comme le Cirque du Soleil, un cirque d’inspiration et d’esthétique contemporaines et qu’jl ait choisi de ne pas mettre en scène des animaux, le cirque Eos se différencie de son grand frère par la volonté chère à son équipe dirigeante de ne pas augmenter l’effectif de la troupe et le format des spectacles au-delà d'une certaine dimension, «la dynamique de notre équipe correspond à celle d’une grande famille.Nous ne souhaitons pas devenir une industrie et nous tenons à l’esprit d’intimité qui unit les artistes, l’équipe des concepteurs et la direction.» Sylvie Plamondon insiste sur la convivialité qui doit rapprocher les artistes en pistp et le public, que ce soit sous un chapiteau (celui du cirque Eos ne compte que 600 places) ou sur une scène comme celle de la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, où Eos présentera Imaginaire à partir du jeudi 27 décembre prochain.«Nous ne perdons jamais de vue que le spectacle doit rejoindre autant les jeunes que les adultes, et pour ce faire, nous avons inventé des numéros qui séduisent les uns et les autres.Notre numéro de bicyclette BMX et de patins à roues alignées, par exemple, soulève toujours l'enthousiasme des enfants.•> Pour Sylvie Plamondon et son équipe, la communication directe avec le public demeure centrale dans un spectacle de cirque.«Chaque mouvement, chaque geste exécuté par un artiste doit communiquer quelque chose, toucher le spectateur, ajou-te-t-elle.Au cours du spectacle, chaque clown a son heure de gloire qui lui permet de mieux faire connaître sa personnalité.» Et pour que le public sente vraiment l’aspect humain des numéros.l’infrastructure technique demeure la plupart du temps visible pour les spectateurs; ainsi, lors du numéro de sangles, «un numéro qui suscite des émotions très fortes», signale la directrice artistique, «les tireurs qui permettent à l’artiste de s'envoler dans les airs demeurent sur la scène, ce qui ne nuit en rien à la magie du numéro mais qui en révèle, au contraire, l’ingéniosité et, la complexité».Le cirque Eos installe ses couleurs et ses exploits à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau le jeudi 27 décembre à 19h, les vendredi 28.samedi 29 à 14h et à 19h, ainsi que le dimanche 30 décembre à 14h.Le sens de Noël Les enfants ne devraient surtout pas croire que Noël leur appartient Car si dans deux jours je leur donnerai friandises et cadeaux, c’est d’abord à moi que je ferai plaisir et leur mine réjouie, c’est surtout moi qu’elle réjouira.Encore une fois, cette année, je me montrerai généreux et, bien sûr, cela me rassurera sur ma grandeur d’âme et confirmera ma remarquable bonté.De fait, je serai si bon que j'en deviendrai modeste au point de confier la tâche de combler mes tout-petits à un personnage mythique, véritable divinité de la modernité, un obèse père Noël issu de chez Coca Cola qui viendra satisfaire leurs vœux les plus excessifs.Rien n’est trop beau pour répondre à l’espoir d’un enfant.Rien n’est plus triste qu’un parent démuni qui n’a pas les moyens d’écouter cet espoir.Je serai heureux le soir de Noël.Parce que les enfants ont déjà obtenu leur jour de gloire, le soir de l’Halloween, et n’ont pas su en profiter.Ce soir-là, déguisés en monstre, en squelette ou en fantôme, alliés des ténèbres, ils sont venus à ma porte pour me menacer brutalement et m'extraire une rançon: «Tricks or treat», disaient-ils, dans la meilleure tradition.Le lendemain était jour des morts, le lendemain était mois des morts et je me sentais menacé.Les jours se faisaient de plus en plus courts, peut-être était-ce la fin du monde et allions-nous tous y passer.Je n’étais pas certain de pouvoir survivre au magasinage saisonnier, aux courses effrénées à la recherche de cadeaux considérablement alourdis par les chants de Noël accablants et les grotesques papiers d’emballage.J’ai cru sincèrement y perdre la vie.Et puis, non, un jour vint le solstice, la lumière est revenue et je me suis senti rassuré.Mes cadeaux ordinaires mais sincères furent bien appréciés.Tout est enfin rentré dans l’ordre et les enfants ont repris leur place, celle de petits êtres chers qui n’attendent que la gratitude des grands.Bernard Arc and Anthropologue, écrivain et professeur Une question familière Le sens de Noël aujourd’hui?Voilà une question qui m’est familière puisque je me la pose depuis que je suis petit, alors que j’accompagnais ma grand-mère Carmel à la messe de minuit, plus par piété filiale que religieuse, voyez-vous.Je savais obscurément que je participais en profane à un rituel, à une célébration dont je n’étais pas un initié, un spectacle auquel je prenais part plus pour honorer l’amour de ma grand-mère que celui d’un Dieu qui me laissait somme toute assez perplexe.Mais l’exercice religieux n’est-il pas une façon de payer ses dettes (la vie!) envers ses ancêtres?Des dettes dont nous avons oublié la provenance et la teneur, mais qui gardent leur charge comminatoire?Quand on vieillit, cette fête devient un objet de débat avec les aînés.Adolescents, nous en dénoncions le caractère récupéré, la fièvre marchande qui la soutenait; plus vieux, nous jugeons la date problématique puisqu’il faut, à travers elle, honorer, dans un complexe ballet d’heures et de déplacements rapides à travers la ville et les régions, une kyrielle de jeunes et moins jeunes ancêtres qui y attachent toujours un sens familial particulier, un attachement qui se transmet un jour et que je ferai, peut-être, peser moi aussi sur mon fils quand j’aurai l’âge de me faire inviter chez lui! Noël.2001.Maintenant que le travail est nourri et harassant à certaines heures, je vois venir cette période avec soulagement elle est une excuse imparable pour cesser, pour baisser les bras, pour échapper aux échéances ordinaires, à ce monde abruti de travail.Je n’ai que les mots de Georges Bataille en tête: «Ce monde d’employés crucifié dans ses propres échéances».Tiens.voir en Jésus un employé crucifié par ses propres échéances?Joyeux Noël, les enfants, papa renue à la maison.Alexis Martin Auteur et comédien Si ma mère était malade, je voudrais qu’elle guérisse.Je voudrais pas de cadeau: une planche à neige, je m’en foutrais.Frédéric, Wans Tu consommes ?Moi aussi ! — Qui a inventé Noël?— C’est peut-être le p’tit Jésus.— À moins que ce soit le père Noël.— En tout cas, il a eu une bonne idée! Élisabeth.5 ans Les cadeaux ne sont pas si importants, c’est l’amour et la famille qui comptent.Frédéric, Wans Petit conte pour ce temps des Fêtes qui chaque année repointe le bout de son nez avec ses joies et ses tristesses, avec ses guerres et ses misères Deux tours se sont écroulées un 11 septembre 2001 dans un pays qui se veut le guide de la planète.Rien de tel pour ebranler le monde et faire subir de fortes secousses à notre économie de marché occidentale.Nos bons ministres, préoccupés de notre avenir, nous disent; pour faire repartir l’économie, citoyens et citoyennes du monde occidental, consommez, notre survie en dépend.Mais consommer quoi, exactement?Au menu, du genre conservateur avec sa valse de cartes de credit et comment s’y retrouver sans perdre pied.— Avez-vous votre carte Zellers, Canadian Tire, La Baie, Esso, Ultramar et j’en passe?— Avec tout ça- une Toyota RAV4, elle consomme juste un peu plus! un cinéma maison, c’est tellement mieux un chalet au lac Masson et des enfants à élever, un chien à dorloter, une grosse bière avant souper, une petite cigarette après souper et quelques Prozac pour se calmer.la vie est tellement simple avec Visa et compagnie, et, pourquoi pas, un jour ce sera notre tour pour le gros lot Comme deuxième choix, un brin écolo et plus cool: un petit joint le samedi soir un magret de canard avec une bouteille de Château neuf du Pape un peu de poudre pour se dégourdir le nez un voyage en Thaïlande et en prime, pour épicer le tout.une p’tite jaune et p’tite verte pour éveiller nos sens et quelques OGM.le troisième choix, celui qu’on n’ose regarder, celui qui dérange: l'ado qui prend l'argent de son lunch pour fumer et s’évader une gang de jeunes électriques sur le PCP pour tripper ben raide un squeegee en manque, éploré devant le mépris des chauffeurs trop presses une prostituée frigorifiée en attente de monsieur Tout-le-monde en quête de conquête une jeune recrue qui vend du crack au coin de la rue et attend son tour pour graduer en prime, des centaines de dollars de tickets impayés pour crimes d’incivilité une escale en thérapie, un petit séjour à Bordeau, à Tanguay, pour terminer l'année, quoi de mieux! Tout compte fait, je consomme, tu consommes, vous consommez, nous consommons de toute façon, que la consommation soit légale ou illégale.Si l’une est encouragée avec insistance parce que vitale pour notre survie économique.l’autre, souterraine et puissante, est criminalisée, montrée du doigt, elle dérange et génère la colère.Toutes deux participent et veillent à ce que le monde tourne, roule dans le même sens.Marianne Tonnelier Directrice de Cactus Montréal Au nom de tous ceux et celles que nous accueillons 363 soirs par année.Noël, c’est quand moi et mon petit frère on se lève le matin du 25 décembre et qu’on déballe nos cadeaux les yeux pétillants de joie.Gabriel le, Wans I -O A la garderie: — Qui a une barbe blanche?— Mon papa! Cédric, 2 ans et demi Noël, c’est pour donner et recevoir.Mais surtout donner! Marie-Claude, 12 ans Ben non! C’est le contraire! Xavier, 9 ans — Je veux un gros fusil pour Noël! — Le père Noël n’aime pas les jeux violents, tu sais.— O.K.Je vais le demander pour ma fête d’abord! Émile, 4 ans '?.ïgr.' ifel , , ^ En décorant le sapin de Noël: — Qu’est-ce que c’est, Noël, pour toi?— Ben voyons maman, c’est le partage! Le partage de l’amour, des amis.et des boules de Noël! Élisabeth, 5 ans Marianne, 5 ans ^ËlâyÉÉh * — arrv L’art, en spectacle S® Dimanche 19h mmanene i v 11 LE MESSIE DE HÀNDEL Une interprétation magistrale de Bernard Labadie et les Violons du Roy, avec le chœur La Chapelle de Québec.VIDfOTRON : 31 BELlEKmSSVU 129 STARCHOICE : 7£4 k c (> L E I) E V 0 I R .L ES SAMEDI 22 ET DI M ANCHE 23 Ü É C E M B K E 2 ü 0 1 Culture CINÉMA Curieux chaperons rouges JIN-ROH: THE WOLF BRIGADE Réalisation: Hiroyuki Okiura.Scénario: Mamoru Oshii.Animation japonaise.Au Cinéma du Parc.CD ILE TREMBLAY LE DEVOIR Lf animation japonaise est un i univers fort riche et parfois irritant.Irritant à cause de certains axles qui mettent mal à l’aise, tels ces visages trop occidentaux des personnages, avec leurs grands yeux ronds, comme si les yeux bridés étaient une tare physique et qu’il fallait se confonner à des modèles étrangers.Mamoru Oshii, à qui on devait déjà Ghost in the Shell, a écrit le scénario, mais c’est un jeune animateur montant spécialisé dans les scènes de guerre, Hiroyuki Okiura, qui l’a réalisé.Ils livrent, à travers Jin-Roh: The Wolf Brigade, une imposante fresque historique avec (miracle!) de vraies figures de Japonais aux faciès respectés.Seules les deux petites héroïnes, sans doute pour des raisons à caractère érotique (qui en disent long sur leurs critères de beauté issus d’ailleurs), arborent les grands yeux ronds si prisés par l’animation nippone.Jin-Roh: The Wolf Brigade se situe dans un passé fictif, après la seconde guerre, à Tokyo.Puisque fiction il y a, les Japonais ont ici perdu la guerre non contre l’Amé- rique mais contre l’Allemagne nazie et sont contrôlés par une police omniprésente.Ce qui n'empêche pas un groupe terroriste de les affronter en faisant sauter des explosifs et en utilisant femmes et enfants kamikazes pour transporter des bombes.On appelle celles-ci les chaperons rouges.Cette animation, fort complexe et au dessin souvent vertigineux, qui multiplie les plans audacieux et témoigne d’un souci esthétique très élevé, révèle un univers avant tout sombre et guerrier.Les égouts de Tokyo sont un des lieux privilégiés de l’action, labyrinthes où s’affrontent policiers armés et terroristes prêts à affronter la mort.Les dessins sont remarquables de réalisme et le scénario aurait pu facilement devenir fiction avec acteurs.Mais l’animation raffinée est un art en soi, porté par une longue tradition nippone.Au centre du drame, la mort d’un chaperon rouge devant un policier d’élite fasciné par son visage, au point de s’éprendre ensuite de sa sœur aînée qui lui ressemble.Amour, allégeances diverses, luttes sociales dans un Japon troublé sur fond du conte du Petit chaperon rouge revisité.Il y a un peu de tout ça dans cette animation imposante, complexe et martiale destinée essentiellement à une clientèle adolescente ou adulte (de préférence au fait de l'histoire troublée de cet archipel).Un genre dans lequel les Japonais sont décidément passés maîtres.SOURCE CINÉMA DU PARC Jin-Roh: The Wolf Brigade se situe dans un passé fictif, après la seconde guerre, à Tokyo.SOURCE WARNER BROS Dès le départ, on devine que The Majestic restera au stade de la vignette d’époque.Entre le film à faire et l’hommage à rendre, le réalisateur trank Darabont, en qui tous reconnaissent un talent de fabuliste et de moraliste, s’est perdu.O' w sE J L ^ f'/l Feuilleton immobile THE MAJESTIC De Frank Darabont Avec Jim Carrey, Martin Landau, Laurie Holden, Allen Garfield.Scénario: Michael Sloane.Image: David Tattersall.Montage: Jim Page.Musique: Mark Isham.États-Ums, 2001, environ 150 minutes.MARTIN BILODEAU Entre le film à faire et l’hommage à rendre, le réalisateur de La Ligne verte et d’À l’ombre de Shawshank, Frank Darabont, en qui tous reconnaissent un talent de fabuliste et de moraliste, s’est perdu.The Majestic, sur l’odyssée capraesque d’un John Doe amnésique (Jim Carrey) qui s’est réveillé dans une petite ville de la côte californienne où tout le monde reconnaît en lui le fils d’Harry Trimble (Martin Landau) qu’ils croyaient tombé sous le feu de l’ennemi en Norman- die, est un feuilleton immobile, paralysé par le poids du modèle, incapable de trouver son sens, son style, sa voue.Déjà, l’affiche du film annonce un vertige à la It’s A Wonderful Life de Capra, une dérive sur les vagues du Lost Weekend de Wilder.Du héros, on apprend, dès les premières minutes du film, qu’il est scénariste à Hollywood et que son nom figure sur la liste noire de la Commission sénatoriale sur les activités antiaméricaines (nous sommes en pleine chasse aux sorcières).On ignore toutefois, comme lui d’ailleurs, s’il est le fils prodige — que toute la petite ville, où il s’est réveillé au lendemain d’un accident, prétend qu’il est — ou un Martin Guerre qui s’est pris à son propre piège.Celui-ci cherche dans sa mémoire les signes d’une identité passée, en construit une autre dans le reflet du miroir tendu par ceux qui se disent les siens.Et qui l’amè- nent à participer à la rénovation du Majestic, une salle de cinéma qu'on croyait condamnée par la naissance de la télévision et sur l’écran de laquelle il retrouvera son identité.Dès le départ, on devine que The Majestic restera au stade de la vignette d’époque, sa mise en scène et son emballage esthétique rappelant moins L'Homme de la rue que Papa a raison.Certes, le scénario respecte les conventions du genre mais il ne parvient pas à les adapter, à les réinventer ou à les surmythifier, de sorte que la désuétude et le parfum suranné qui se dégagent du film se retournent contre lui.Et la leçon de patriotisme 101 révisé par la base que Darabont nous sert (fidèle à son habitude) prend le dessus de l’intrigue, dont le trajet fait passer le héros christique par quelques stations rédemptrices (le baiser avec la blonde du lycée, la fête du village, l’inauguration du monument aux morts, la disparition du père, etc.).Malgré les deux ou trois riches idées qui en interrompent le cours (Teffet-miroir entre le film projeté sur l’écran et les films projetés sur celui du Majestic), toutes ces étapes, toutes ces épreuves renvoient l’homme à une vérité réappropriée par la connaissance de lui-même et à une notion renouvelée de son statut de citoyen.Jim Carrey a déjà fait la preuve de son talent d’acteur, particulièrement dans Truman Show, dont The Majestic évoque d’ailleurs les thèmes.Darabont ne lui confie aucun défi réel, et l’acteur s’acquitte de la tâche sans grand éclat.Au delà de la performance émouvante de Martin Landau, on cherche en vain les personnages qui ont un peu d'étoffe.Comment, par exemple, voir en cette blonde insignifiante (Laurie Holden) une avocate juchée sur de hauts principes sans accepter du coup d’avaler toutes les couleuvres de ce conte trop moral pour être honnête?Magical Kusturica Tour Dans Super 8 Stories By Emir Kusturica, le cinéaste raconte au Smoking Band, au passé le parcours de scs membres.e UvV A.?' - f SUPER 8 STORIES BY EMIR KUSTURICA Documentaire écrit et réalisé par Emir Kusturica.Avec Emir Kusturica et le No Smoking Orchestra.Musique: Emir Kusturica et le No Smoking Orchestra.Allemagnt'-Italie, 2001, 90 minutes.MARTIN BILODEAU Réglons cela d’entrée de jeu: Super 8 Stories By Emir Kusturica, présenté à l'impérial jusqu’au 10 janvier, ne présente pas un grand intérêt, en regard de la filmographie du célèbre réalisateur de Papa est en voyage d’affaires.Tout au plus sert-il d’épisode ludique servant à relier la petite histoire du cinéaste — qui raconte au présent la tournée de son No Smoking Band, au passé le parcours de ses membres — à celle de son public, ou plus enco re à relier le prochain long métrage au dernier, Chat noir, chat blanc, dont le No Smoking Band, tel un ambassadeur fou, déporte la fête sur la boule, aidé en cela par le nom de Kusturica, qui n’en est pas dupe et a bien du mal à jouer les modestes.J’en veux pour preuve l'anecdote suivante: au dernier jour de l’édition 2000 du Festival des films du monde, Kusturica.de passage à Montréal avec son band pour clôturer l'événement devant l’esplanade de la PdA, donnait en après-midi une conférence de presse à laquelle il avait convié le chanteur (et le vrai leader) de son groupe, Dr.Nelle Ka-rajilic.Pendant une heure, celui- ci a écouté Kusturica répondre aux questions de l’assistance sans qu'une seule lui soit adressée.L'air qu'il affichait au sortir de l’épreuve en disait long sur le plaisir qu’il y avait pris, et sur la générosité de son émir.Super 8 Stories By Emir Kusturica, documentaire délibérément brouillon et souvent confus, se divise en deux parties: la première est tournée en super 8 noir et blanc par Kusturica et s’inscrit dans la sphère intime; la seconde, plus large, réalisée en vidéo numérique, prend le band à bras-le-corps, faisant comme si Kusturica n était plus un réalisateur mais un simple acteur.Ce jeu de niveaux traduit à merveille le malentendu dont le groupe est à la fois la victime, et le créateur.À l’image de la musique rythmique et imprévisible qu’on appelle punk des Balkans, le film se veut un assemblage désordonné d'images qui communique des impressions davantage qu'un discours.Kusturica interroge chacun des musiciens, sur son passé, son appartenance au groupe formé il y a 20 ans à Sarajevo, et jongle avec ces témoignages en refusant de les assujettir à une ré- ARCHIVES LE DEVOIR présent la tournée de son No flexion arrêtée sur le sens de la musique, ou de faire concorder son histoire avec celle, bouleversée, fumante, des Balkans d’après Tito.Le No Smoking Orchestra est en mouvance et en fête, le film aussi.De Berlin à Belgrade, en passant par Paris et Nice, le document nous le montre performant sur scène, donnant chaque soir l’illusion de la spontanéité, de l'improvisation, alors que sa musique est arrangée et minutée au quart de seconde.Pas bête, cette idée qu’a eue Kusturica de ne jamais filmer le groupe en répétition.Pas bête, non plus, cette idée d’intercaler des scènes inspirées de l’humour anglais (Benny Hill, Monty Python) où les membres semblent faire partie du Magical Mystery Tour.Le No Smoking Orchestra, c’est aussi une bande de bachi-bouzouks de tous les horizons, une autarcie mâle et faussement molassonne, une éponge de testostérone glissée sur le dos d'une équipe de sportifs amateurs, dont le moins bête sujet ne serait pas, les images en font foi.Emir Kusturica.À tel point qu'on ne sait plus de quelle pulsion, courage ou sottise, est né ce film étrange.ARCHIVES LE DEVOIR Emir Kusturica n'est pas le moindre des membres du No Smoking Orchestra. • Le S- yuDIH» cmerna u/genda e x Centris horaires 514 847 2206 www.ix cintris.com On les croise partout au centre-ville: des jeunes, des vieux, des saouls, des sobres, des gelés, assis, debout ou à moitié couchés sur des paillasses, la main tendue ou le chapeau par terre.Au mieux, ils sont squeegees et astiquent les pare-brises de ceux qui roulent en échange d'un peu de monnaie.Parfois, on détourne le regard, histoire de les contourner en marchant plus vite avec un sourire assez croche.De temps à autre, on freine la marche pour fouiller dans son sac et leur donner des sous, empêtré dans une mauvaise conscience tenace.On hoche la tête, crispé de compassion impuissante avant de reprendre son élan, tâchant de chasser bien loin leur image.Puis un des leurs, au carrefour suivant, tend lui aussi la main.Le remords est revenu.Allez le chasser.La misère possède tant de visages.Pendant le temps des Fêtes, les gens donnent davantage au peuple de la rue.Pas seulement à cause du froid qui transperce les os des sans-abri et qui éveille la compassion des bonnes gens.Avec nos bras encombrés de sacs pleins de cadeaux de Noël, on se sent soudain plus coupable, à leur vue, de participer au délire de surconsommation auquel succombent tous les nantis.A moins qu’un vague désir de partage lié au caractère somme toute religieux de la fête de Noël ne pousse à un brin de générosité.Eux, pourtant, c’est un peu nous.Il suffît parfois d’un rien pour déraper: un échec, une dépression, une incapacité à s'insérer dans une société trop exigeante.Des peaux de bananes apparaissent partout sur le chemin de la vie.Une de trop et survient la Odile Tretnblax- ?grande glissade.La rue, c’est le serpent du jeu de Parchesi qui vous fait rouler jusqu’en bas.C'est aussi une liberté douloureuse, mais une liberté tout de même, qui nous échappe peut-être dans la folle course contre la montre qui nous entraîne on ne sait où.Ces pensées-là surgissent en vrac devant l’écran de SPIT: Squeegee Punks In Traffic, de Daniel Cross, qui prenait l'affiche hier au cinéma Ex-Centris avant d’atterrir dès le 25 janvier au Cinéma du Parc.Le film est une sorte de brûlot qui nous rafraîchit la mémoire sur ce qu'il nous plaît d’oublier.In rue, donc.Pas celle qu’on arpente.Celle où l’on vit tant bien que mal.et plutôt mal que bien.Le documentariste Daniel Cross a fourni une petite caméra à Roach (Éric Denis), un jeune punk squeegee et roi de l’éternelle balade.Roach s’est alors filmé en train de se piquer.Il a capté les partys, les dérives, les arrêts à la roulotte de Pops pour un hot-dog bien chaud, les squats, le partage, la répres sion policière, la guerre menée contre les siens dans la politique de tolerance zero anti-squeegees.On dira ce qu'on voudra: les squeegees travaillent pour gagner leur vie, même si les lois restrictives les condamnent de plus en plus à la mendicité pure.Des automobilistes se plaignaient de la sollicitation intempestive de ces laveurs de vitres aux dégaines d'hurluberlus.Plusieurs avaient peur de leurs cheveux dressés, de leurs lèvres percées.«Chassez les squeegees que je ne saurais voir», disaient les pros pères devant leurs pare-brises menacés.«Compris!».ont répondu des dirigeants à cravate.Tolérance zéro! Amendes sévères.Alors, il y en a moins, de ces laveurs de vitres.Forcément! Seules quelques tetys fortes osent encore.' A Montréal, à Québec, à Toronto, place aux mêmes affrontements entre punks et forces de l’ordre, camps ennemis captés ici avec le bruit, la dé bâcle, la peur, la rage.In rue n’a ni frontières ni cite.Elle serpente à travers les villes comme une cicatrice.Vaudrait mieux, pour les errants, gagner les métropoles du sud.Il y fait moins froid.le film se déroule en anglais et en français sous la caméra de Roach mais aussi de Mila Aung-Thwin et de Daniel Cross, qui a coordonné tout ça.Comme quoi la rue scelle une trêve entre nos deux solitudes linguistiques.Voici le rêve de bilinguisme de Trudeau enfin concrétisé, mais loin de la haute, loin des bureaux des fonctionnaires fédéraux, sur le macadam tout gris.Pas de races, pas de langue unique et un peu la société des nations: Innus, angles, francos, étrangers, tous unis dans la solidarité de la marge.Côte technique, il laisse à désirer, ce film, avec si's images agitées, mal cadrées, un son parfois deficient.Qu’importe?L’intérêt se trouve ailleurs.C’est plutôt une sorte de journal intime, tantôt joyeux, tantôt malheureux ou révolté.Roach habite la rue depuis lïtge de 1-t ans.et cette petite caïqera a été la main tendue qui l’a sorti de son errance.A 22 ans, il prépare son premier film, h' 1 oyage de l'espoir, sur It's punks qui sillonnent le Canada.Il a délaissé l'aiguille.C’est fou à quel point It's minicameras permettent à tit's gens qui n’auraient jamais pu témoigner de leur quotidien d’exposer un univers de différence et de bouleverser les autres avec ça.Fou aussi de voir ces [H'tits instruments témoins changer la vie de mix qui les manipulent.Ce qui frappe dans ce film, c'est la glorieuse liberté qui vient avec l'errance, liberté mariée à une révolté contre un système qui a expulsé trop de monde.Ces jeunes témoignent de l'enfance malheureuse qui fut la leur, auprès de parents négligents, parfois abu-seurs ou violents.1rs sans-abri ne sont pas arrivés à la rue par hasard.Une société les y a poussés.Celle-là même dont les membres plus chanceux détournent le regard devant les misères de la rue, leurs cadeaux sous le bras, ou donnent quelques pièces au hasard des mains et des chapeaux tendus, parce que Noël s’en vient et qu'il devrait bien être pout tout le monde, après tout.otrcmblayu Icdecoir.ca TRINE D U D S Q I! E R O t K IS EVERYBODY LISTENING?Supertramp Burning Airlines (Fusion III) Au spectacle de Ringo Starr et ses All-Starrs, l’été dernier au Centre Molson, c’est l’ex-Su-pertramp Roger Hodgson qui frappa le plus fort à ses trois tours au marbre (ovation pour The Logical Song, re-ovation pour Give A Little Bit, re-re-ovation pour Take The Long Way Home), au grand étonnement du fameux Beatle derrière son fameux nez, mais pas de Montréal, qui aime d’amour pur le timbre incroyablement haut perché de Hodgson, les chansons de Supertramp __ depuis 1974 et l’album Crime Of The Century.Petit triomphe local qui réaffirmait ce que le Québec savait bien avant le reste du monde, à savoir que Supertramp, c’était un peu beaucoup le Traffic des années 70, des tas de bijoux pop à base de claviers, guitares et saxo.Cette parution d’un concert jusque-là inédit — un soir pas trop mal enregistré de 1976 à Cleveland, en Ohio, à la limite du bootleg — fournit l’occasion de redécouvrir notre Supertramp à nous, le Supertramp d’avant le succès mondial de Breakfast In America, le Supertramp de Dreamer et School (ah! cet harmonica!) mais aussi le Supertramp des merveilles de mélodies, d’harmonies vocales et d’arrangements que furent Hide K In Your Shell, Sister Moonshine, Rudy ou l’épique Crime Of The Century, bien plus fidèlement rendues ici que sur Paris, le double live officiel de 1980.Non, ce n’est pas un fan qui célèbre ici des retrouvailles (ce live est le premier Supertramp de ma collection, vrai comme je vous le dis) mais bien la conversion d’un vieil anti-rock progressif qui se rallie enfin à la majorité.Ben oui, vous aviez raison: Supertramp, c’était vraiment bon.Sylvain Cormier SWING WHEN YOU’RE WINNING Robbie Williams Chrysalis (EMI) D'office, c’est suspect.Une idole de la pop britannique qui prend costard et pays, une autre belle gueule à la George Michael qui se recycle en crooner façon Sinatra - Bobby Darin - Dean Martin au moment même où son fan-club hélas pubère commençait à regarder ailleurs, il y a de quoi se méfier.Puis, on écoute le disque et les défenses tombent en même temps que les bras et la 1 mâchoire: ce Brit-là sait indéniablement chanter, et les arrangements de cordes des standards revisités (de Mack The Knife au Do Nothin ’ Till You Hear From 3 Me de Duke Ellington) sont franchement somptueux.Le disque n’ajoute rien à rien, absolument superflu dans la mesure où on a déjà chez soi les disques de feu Frank et ses copains, mais le plaisir ne peut pas être boudé.On en vient même à penser que Robbie Williams a viré chanteur cravaté en toute légitimité, trouvant là sa vraie voix et affirmant un talent certain.Pour tout dire, je ne sais tout simplement pas comment on peut résister à sa reprise de Somethin ’ Stupid, avec Nicole Kidman dans le rôle de fi-fille Nancy Sinatra.Le délice coupable de l’année.S.C.1 A Z Z SIMPLE PLEASURE Vincent Herring High Note Voilà un album bien nommé: Simple Pleasure.Tout est là.Tout est contenu dans cette affirmation.Des musiciens réputés pour leur facilité à accompagner tout ce qui compte dans l’univers du jazz se sont rassemblés autour du saxophoniste alto Vincent Herring pour confectionner cet album très.très bon.Ils ne cassent pas la baraque.Ils ne font pas la révolution.Ils ne font pas partie du groupe des innovateurs.Leur truc consiste à jouer de manière classique ces belles petites pièces coulées dans le bronze du «biboppe».Mulgrew Miller au piano, Wallace Roney à la trompette, ainsi que les jeunes Richie Goods à la contrebasse et E.J.Strickland à la batterie, avec évidemment Herring à leur tête, alternent morceaux originaux avec des compositions de Coltrane, ou Ellington, ou.C’est pas compliqué.On écoute Sophia Marie, on goûte l’introduction à la contrebasse puis l’addition du piano, puis l’arrivée des autres.On entend comme on sent la beauté.Tellement que, lorsque tous ces messieurs concluent le morceau, on se lève et on applaudit.Serge Truffaut ESBJÔRN SVENSSON TRIO E.S.T.üve ACT L’étiquette allemande ACT a ceci d'intéressant ou de pertinent qu’elle consacre toutes ses énergies à enregistrer des musiciens européens.Sa politique loge davantage à l’enseigne de la nouveauté, de l’innovation, voire de l’avant-garde la plus éclatée qui soit, qu’à celle du classicisme.Tout cela pour signaler qu'au-jourd’hui, ACT publie un album en trio du pianiste suédois Esb-jorn Svensson.Si l’on en croit les remarques imprimées sur la pochette, ce musicien serait le pianiste de la nouvelle génération d’artistes formés dans les «vieux pays».En attendant que cela soit.Au fond, qu’il soit cela ou pas est tout à fait secondaire.Après consommation de l’album, on retient avant tout le dynamisme du groupe.Que ce soit sur les ballades ou les rapides, Svensson, Dan Berglund à la contrebasse et Magnus Ôstrôm à la batterie se montrent toujours convaincus.Sûrs d’eux.Même qu’ils sont savants.Par là, on veut juste faire remarquer que ces bonhommes ont derrière eux des années de conservatoire, de purgatoire.On sent qu’ils ont dû en suer un coup pour parvenir à une maîtrise aussi affirmée de leur art.S.T.LES GRANDS AIRS DE NOËL Compilation de deux CD comprenant des airs de Noël en tout genre.Analekta AN2 9125-6.Petite mise en garde d’entrée de jeu: rien de neuf, ça, vous l’aurez deviné au titre du disque, ni de nouvelle parution ici.Analekta, fleurant sans vergogne et avec une très justifiable raison la bonne affaire, a décidé de publier cette compilation tirée de ses archives.Du côté de la comr-pagnie, on comprend: on ne réinvente pas la musique de Noël en cette époque païenne, et il est bon, le marché étant ce qu’il est, de «rentabiliser» (un vilain mot que le mignon bambin Jésus ne compterait pas à son vocabulaire évangélique) les investissements passés.Oui, on retrouve un peu de tout ce qu’Analekta a déjà édité.Vous avez d’ailleurs peut-être déjà tout ça dans votre discothèque.Pourquoi, alors, un tel produit?Soyons aussi réaliste que critique: dans toutes les réunions auxquelles nous nous joindrons, la musique jouera un rôle d’atmosphère qu’une Arletty n’aurait pas dédaigné.Un disque de tel ou tel artiste, parfois, arrive à énerver quelques sensibilités.Alors, pourquoi ne pas tenter de mélanger ces sensibilités, d’offrir un éventail de genres et de styles où, selon les humeurs et la tournure de la fête, tout un chacun se retrouvera quelque part?Du Noël à la mode classi-co-symphonique au moyenâgeux folklorique, du commercial White Christmas au simple cantique Dans cette étable, peut-on faire un amalgame qui soit relativement convaincant, varié et satisfaisant?Si vous voulez la réponse, procurez-vous cette belle édition discographique.Oh, on a tourné les coins ronds pour la presentation, mais elle passe inaperçue sous le sapin et les emballages où vous seuls excellez.Par contre, les airs et leur «mixage» sont dignes d’un père Noël qui se révèle DJ de haute voltige, habitué aux prouesses de son Nez-Rouge qui vole haut dans les cieux de la nuit tant chérie.Vite fait, certes, mais encore davantage bien fait! Si vous cherchez le disque pour réchauffer l’ambiance en gardant le lait de poule au frais, si vous aimez faire aimer ceci et cela, voilà ce que vous attendiez.Il y a plus beau, plus intègre, plus populace, plus ci ou ça, mais guère plus varié tout en restant, je ne saurais trop le souligner, de qualité.Même les nostalgiques y trouveront leur LtS GRANDS AIRS Di: NOËL C G b 4* A AN,VU MA compte et de quoi humecter leur mouchoir pendant que les plus enlevés souriront à pleines dents.Joyeux Noël! François Consignant «mPssiiUiCTioN oi i icim.i.ii ehstivai.de cannes »ooo, Denis ItcviI prcsviiu ISABELLE HUPPERT Madame de Maintenon leur avait promis tous les bonheurs du monde.iui.lilm ik- PATRICIA MAZl Y • ICW-PII'KKi; KAI.I-OV* SIMON Ul i.(,l\\l • WM M Mil V .née la |'.irtiu|i.ili
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