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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 26 janvier 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-01-26, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX—TSo.22 MONTREAL, SAMEDI 26 JANVIER, 1918.DEUX SOUS LE NUKÏERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.ÿ.1 00 UNION POSTALE.«.« 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.* $2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 LEDEVO Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Diretfeur: HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LE PAPE ARBITRE DE LA PAIX Quelques pages d’introduction Le Hure de M.Ho u nus sa sur 1c Pape arbitre de la Paix paraîtra vers te milieu de la semaine prochaine.U contiendra, texte et pièces justificatives, près de deux cents pages.Noms détachons de l’avertissement, inédit, les passages suivants qui disent l’allure générale du livre et sa pensée inspiratrice : Il m’a paru utile de reproduire deux articles antérieurs au premier appel du 'Pape aux nations belligérantes.Les réflexions sur “le Congrès Eucharistique et la guerre" portent l’empreinte d’impressions rapportées d’Europe, au début de la guerre.J’avais assisté aux inoubliables manifestations de Lourdes, puis, en Suisse et en Alsace, aux signes prochains de la tempête.J’étais en France 1 lorsque le cataclysme se déchaîna.Cet article est le premier que j’écrivis pour le Devoir, à mon retour.Le second est celui dont je saluai l’avènement de Sa Sainteté Benoît XV au trône pontifical.On y trouvera l’expression des espérances suscitées par l’élection de l’illustre cardinal-archevêque de Bologne.Ces deux articles marquent nettement l’inspiration fondamentale de notre attitude sur la guerre et expliquent déjà notre adhésion aux conseils et à la direction du Saint Siège.Toujours nous avons vu dans guerre, et dans l’obstination à la poursuivre, un “crime coopératif2’’ de la plupart des nations belligérantes — ce qui ne veut pas dire que la part de responsabilité soit égale pour chacune.Dès le début, nous avons souhaité que le pape soit appelé à départager les combattants et à définir les conditions d’une paix “juste et durable”.Six mois avant le premier appel direct du Souverain Pontife aux belligérants, j’avais exprimé l’ardent espoir de voir le Chef de l’Eglise universelle s’interposer entre les combattants et préparer les voies au rétablissement du droit commun des nations.Appelé à parler de “la renaissance des petites nationalités", j’avais posé en principe que tous les peuples ont droit ù leur vie propre.“Le libre développement des petites nationalités, disais-je, est, pour “le monde entier, une garantie infiniment plus sûre de paix, de liberté 'et de véritable progrès que la domination de n’importe quelle race ou “nation, quels que soient les facultés, le génie ou la science de gouverne-“ment de cette race ou de cette nation.” Après avoir esquissé à grands traits les principales caractéristiques de la “nationalité”, et démontré par quelques exemples qu’il ne faut pas la confondre avec la “race” ou la “communauté de langue”, je mettais mes auditeurs on garde contre les applications fausses ou exagérées du “principe des nationalités”.“Toute nationalité, disais-je, qui répond, dans une large mesure, à ‘Ma définition que je viens d’en donner a le droit de vivre et de se développer normalement sans empiéter sur le droit des autres.Car, dans “l’ordre des nations comme dans celui des individus, toute liberté cesse “d’être légitime le jour où elle empiète sur d’autres libertés également “légitimes.” Des excès du nationalisme outrancier, je dénonçais l’impérialisme comme le plus redoutable.Dans les prétentions rivales et également monstrueuses des impérialistes anglo-saxons, pangermanistes ou pan-slaves, je signalais la cause principale du malheur qui s’est abattu sur l’Europe et le monde.Je soutenais que la paix future, le progrès et l'équilibre des nations seraient également menacés par le triomphe de l'un ou de l’autre de ces impérialismes; et j’ajoutais: “Tous ceux qui “ont réellement à coeur la paix du monde et qui veulent que le soleil de “Dieu brille sur tous les peuples, doivent souhaiter ardemment que les “petites nationalités renaissent pour faire un ciment à la solidité du “monde.” Nommant celles de ces nationalités qui nous intéressent davantage, j'exprimais le désir de voir la guerre se terminer par la définitive libération des peuples balkaniques — et non par leur envoûtement dans le panslavisme moscovite — ; par la résurrection de la Pologne, centre du mouvement catholique slave; par la rupture des chaînes de l'Alsaee-Lor-raine, en souhaitant qu’elle restât plus alsacienne et lorraine qu’unifor-mément française.Naturellement, j’appelais de tous nies voeux l'affranchissement de l’Irlande et de la Belgique.“Est-il nécessaire de dire — et ici tous les désaccords tombent — “que le monde a besoin de voir la Belgique renaître de ses cendres?— “Et elle renaîtra — Est-ce à cause de l’expansion commerciale du petit “peuple belge?à cause de sa puissance politique, de l’excellence de ses “institutions?Non.On peut empter ceux d’entre nous qui savent quel-“que chose des institutions belges.Pourquoi donc, instinctivement, “souhaitons-nous tous, pourquoi oodfons-noiis que ta Belgique vive?“(’.’est parce qu’elle représente un droit et un principe infiniment supé-“rieurs, aux yeux de Dieu, à la domination des terres par l'Allemagne, à “la domination des mers par l'Angleterre.” “Oui, puissent la Pologne et la Belgique revivre! Puissent la Suisse, “les pays Scandinaves, la Hollande préserver leur état actuel! Puisse “l'Irlande développer son génie particulier à côté de l’Angleterre?Alors “l’humanité aura remonté d’un cran.“Ahl Si l’on pouvait espérer davantage de la conscience, de la di-“gnité et de la véritable intelligence des hommes, il faudrait souhaiter “un couronnement à ce rétablissement de l’équilibre mondial.Ce serait “de faire renaître la souveraineté intellectuelle et morale du Pape afin “de maintenir l’équilibre entre toutes les nations.“Voici trois cents uns que les nations qui se prétendent les plus in-“‘lelligentes de la terre, que les gouvernants les mieux constitués en au-“torité, tpie maints professeurs de science sociale et politique, enseignent “que la prépondérance de la Papauté dans le monde a été un malheur ''pour lu Papauté et le monde.Le philosophisme français s’est attelé à “cette besogne de destruction morale.Le mercantilisme et le parlementarisme anglais y ont travaillé efficacement, plus peut-être que toute “autre nation pendant un siècle.“Le militarisme teuton vient à son tour essayer de régler les affaires “du monde.Ceux qui ont vu la banqueroute du philosophisme français, “>la trahison du mercantilisme anglais, la brutalité du militarisme teuton, “tournent maintenant leurs yeux vers la Hu.ssie et demandent à l’ahso-“lutisnie ou au nihilisme russe île sauver les libertés du monde.Pcr-“sonne n'a encore songé à se retourner vers celte force morale, vers cette “pensée, cette inspiration, qui n'a jamais fléchi depuis dix-neuf siècles “et qui est à l’abri, au-dessus cl en dehors de toute passion de race.“Messieurs, ce n’est fias à titre de catholique seulement que je dis “ces choses.S’il pouvait pénétrer dans le cerveau des gouvernants une | “simple pansée d’intelligence, après avoir épuisé toute la gamme des ! “moyens d’action, par l’influence persuasive ou par la force brutale, et j “constaté que ni le sabre, ni les parlements, ni l’absolutisme ne peuvent “rétablir la paix du monde, ils comprendraient que la meilleure ressource c’est encore de demander à l’Eglise de jouer de nouveau dans le “inonde — non pas le rôle politique que tel ou tel pape a pu jouer dans “telle ou telle occasion, tantôt pour le bien, tantôt pour le mal de l’hu-“manité ou de l’Eglise — mais le rôle unique que seule la Papauté pouvait jouer et a joué pendant quinze siècles pour le bien et la grandeur “de l’humanité 3.” Est-ce une prétention exagérée de dire qu’à travers les négligences et les incorrections de forme d’une poussée oratoire tout improvisée, ce langage nous mettait d’accord, six mois d’avance, avec les principes et les méthodes que le Souverain Pontife devait suggérer pour rétablir la paix?Dit jour où le Pape a parlé — on- le constatera dans ces pages — nous n’avons cessé de voir dans ses augustes conseils l’unique moyen de mettre fin par une paix "juste et durable” à “l’horrible carnage qui déshonore l’Europe.” Ces conseils, si paternels, si éclairés, s’adressent à tous les chefs d’Etat, à tous les peuples; mais, pour les catholiques, ils deviennent une véritable direction.A nos yeux, du moins, cette direction commande l’obéissance volontaire, à la fois confiante et raisonnée, qu’appellent la pensée et la parole de Celui qui est, pour les catholiques, le Pontife suprême, le successeur de saint Pierre, le représentant de Dieu sur la terre, et qui devrait être, pour tous les hommes, pour tous les peuples, le guide le plus sur et le plus désintéressé, le gardien le plus autorisé du droit public, la clef de voûte de la société des nations.Dans l’application concrète des directions pontificales à notre pays et à ses conditions particulières, nous avons cru que notre devoir nous commandait, d’abord, de nous pénétrer de la pensée du Souverain Pontife, puis, de la présenter telle qu’elle se manifeste, sans la rétrécir et l’accaparer au bénéfice des seules nations au côté desquelles le Canada s’est rangé.Persuadés d’avance que la paix “juste et durable” ne peut sortir de la victoire totale de l’une des coalitions, nous croyons, avec lé Saint-Père, qu’il faut peser “avec une conscience sereine les droits et les justes aspirations des peuples”, ceux de nos ennemis comme ceux de nos alliés.Convaincus, comme le Souverain Pontife, qu'il est faux de “prétendre que le conflit ne peut se terminer que par la violence des armes”, nous n’avons cessé de contredire ceux qui poussent à la guerre à outran ce, a l'anéantissement de l’ennemi, impossible d’ailleurs.Certains également que, pour être “juste et durable”, la paix ne doit pas “profiter à une seule des parties mais à toutes”, et que chacune des nations en guerre doit consentir “les obligatoires et nécessaires sacrifices d’amour-propre et d’intérêts particuliers”, nous nous sommes appliqués à faire ressortir ce qu’il y a d’exagéré et d’irréalisable dans les prétentions de nos alliés.Obligés de réagir contre un courant quasi universel de chauvinisme intense, nous avons, à maintes reprises, signalé la contradiction qui existe entre les principes que les chefs des nations alliées prétendent soutenir et imposer à l’ennemi, et l’application fausse ou à rebours qu'ils en font chez eux et chez nous.Comme les évêques allemands, comme le R.P.'Keating*, nous avons cru que notre devoir était de rechercher nos torts et nos injustices plutôt que ceux des autres.Cette attitude, diamétralement opposée à la pratique usuelle du chauvinisme, nous a naturellement attiré de multiples accusations de pro-germanisme, de "déloyalisme” ù l’égard de P Angleterre, de froideur égoïste envers la France.Notre principal tort est peut-être de nous être étonnés, et parfois irrités, de ces accusations injustes — de celles surtout venues de milieux catholiques où l’on avait entrepris, inconsciemment, je veux le croire, d’exploiter la foi religieuse des Canadiens français et leurs sympathies pour la France au profit de l’impérialisme anglo-saxon et protestant.Notre grand crime, en somme, c’est d’avoir déchiré cette trame savante.De ces pénibles débats intérieurs, on trouvera peu de traces dans ces pages, toutes écrites à la hâte, pourtant, et presque toujours dans la chaleur des discussions politiques, religieuses ou nationales.Par souci d’exactitude et de probité, je n’ai pas cru devoir éliminer ce qu’il en transpire dans ces articles; mais je supplie mes lecteurs de croire que le maintien de ces bribes de polémique ne cache aucune arrière-pensée de faire accepter nos opinions particulières sur des matières essentiellement controversables à la faveur de notre adhésion franche et sans réserve aux sereines directions du Souverain l’ontife.En ce qui concerne notre interprétation de la pensée et des paroles de Sa Sainteté, je ne veux pas me borner à réitérer l’assurance que je donnais à \fgr Paquet, de ne pas prétendre à l’infaillibilité de cette interprétation: d’avance, avec la même obéissance joyeuse, facile et raisonnée qui nous a fait accepter en son entier la direction du Saint Siège, je désavoue tout ce qui pourrait, dans mes déductions et mes jugements, apporter la plus légère altération à la pensée de l’auguste Pontife dont le monde attend la lumière et le salut.Henri BOURASSA.BILLET DU SOIR.POURQUOI?Au cercle.Trois on quatre bonshommes, none hale mine nt assis dans leurs fauteuils capitonnés, finissent de siroter leur scotch and soda, d’un air préoccupé, comme si c’était le dernier qu'ils étaient sûrs de pouvoir boire.—“Hanna a démissionné?" dit Tan.—“Les journaux le disent", grogne le deuxième, un vague courtier en bourse, — du moins c'est lui qui prétend l’être, — et qui se pique d’avoir toutes sortes de tugaux.—“Mais pourquoi ça?” questionne Chose, le gros Chose, bùfrein-sons pareil, qui, dans les grands diners, a le soin de toujours se placer dans le voisinage d’un convive ahs-tème, afin de vider pour lui ses verres pleins.—“Heu, heu!" grogne derechef l’agent de change, "est-ce qu’on sait?Il se dit tant de choses, dam les gazettes." —“Mais encore?—Il paraîtrait, ce que m’a dit Machin, qui revient d'Ottumi aujourd'hui, qu’Hwtna était rendu à bout de ressources.—Mais, à ce qu’on dit, il est de /’Imperial Oil et de vingt autres grosses machines financières pareilles, il est riche.—Ça n’est vas de ces ressources-là qu’il a manqué.Mais il avait, depuis un temps, interdit tant de choses: il se refusait à laisser manger aux gens, à prix raisonnable, des oeufs, du beurre, du pain, des pommes de terre, foules sortes de viandes, qu’il ne savait plus quoi leur défendre de manger.Il avait tant défendu de choses qu’il ne pouvait plus même se défendre.Alors, à bout d’ordonnances, il a signé su démission.—Moi", dit le.gros Chose", je lieuse que ça n’est lias pour ça.Je sais allé faire an tour à Ottawa, dernièrement.J’ai vu le bureau du commissaire des vivres.Ça ne manquait pas de monde.Et pais il en sortait tout le temps des ballots et des ballots de lettres, de circulaires, de bulletins, de recommandations, d’avis, d'imprimés, de formules dactylographiées.de recettes, d’ordonnances, d’interdictions, de conseils et d’autres histoires, quit fallait des camions et des camions pour traits-porter tout ça aux bureaux des messageries et des postes.—Mais qu'est-ce que ça a à faire avec su démission?" dit celui qui avait le premier parlé de la démission de Haima.—-“Qu’est-ce que ça a à faire ?QiTest-ce i/ue ça a à faire?" gémit poussivement le gros Chose."Ça n’est pourtant pas difficile à deviner.Huuna était en train de dépenser tout le papier qu’il y au flags; tes journaux, pris de peur ù Vidée d’en manquer, ont sommé Harden de le faire démissionner, pour éviter, tous tant qu’ils en sont, la crise du papier." Jean LABRYE.3 Conférence ù l’Université Laval, le 27 janvier 1915.Le texte de ce discours aurait trouvé sa place naturelle dans ce recueil, à la suite des deux premiers articles reproduits et avant celui consacré au premier appel du Rape (article du 8 août HHô).Mais cette conférence, entièrement improvisée sur des notes fort succinctes, n’a pas été sténographiée.Le compte vendu publié dans le Devoir du lendemain (28 janvier 1915) — le seul qui me reste, et dont j’ai extrait les citations ci-dessus, — renferme plusieurs lacunes et inexactitudes.Cependant, le passage sur la nécessité d’appeler le Pape à arbitrer les disputes du monde est.je puis l’affirmer, à peu près textuel.Avant cette conférence, j’avais prononcé deux autres discours, l'un, le 22 octobre 1914, sur la Belgique, au profit des oeuvres de secours belges, françaises et canadiennes, et l’autre, le 12 novembre, sur l’ALsace-Lorrainc, au bénéfice de la Croix rouge française.Ceci dit en passant pour démontrer que le Devoir et son directeur, et les nationalistes en général, ne sont pas aussi indifférents qu’on l’a prétendu .aux souffrances, aux besoins et aux aspirations des autres peuples, des Français et des Belges en particulier.* Article du 7 août 1915, reprod uit dans cette brochure: La guerre à la guerre — I — Le culte de la force.i Et non en Allemagne, coin nu presse a nglo-cn n ad i cnn e.le veut la légende accréditée par la Empit 191 ' t .iy «111ive v n iin'll ii *i «i» • - L’expression est de M.Brailsford dans sa magistrale élude, The i/iirr of the East, publiée dans la Contemporary Review, en septembre 1 1, et reproduite en appendice dans ma brochure The Foreign Policy Great Britain (Montreal 1915).“LE PAPE ARBITRE DE LA PAIX" LA MISE EN VENTE Le Pape arbitre de la (Hiix, le prochain livre de M.Bourassa, comprendra, avec les pièces justificati ves, près de deux cents pages, grand format.Il sera mis en vente vers le milieu de la semaine prochaine.11 se vendra (iü sous l’exemplaire, plus 10 sous pour le port.(5 sous en plus, si l’on veut faire recommander l'envoi).A la douzaine, $6, plus les frais de port.Par quantités de 50 et plus, 25% d’escompte, frais de port en plus toujours.S'adresser à l’auteur, aux bureaux du Devoir.L’ORGANISATION ÉCONOMIQUE UNE CONFERENCE DE M.J.-N.CABANA.M.J.-N.Cabana, gérant général de la Sauvegarde, donnera demain soir, dimanche, à la salle de l'école de la rue Saint-Germain, llochela-ga, une conférence sur l’organisation économique.La séance commencera à 8 heures.L’entrée est gratuite.dette réunion est organisée par tes "Amis du Devoir", section de l’est.BLOC - NOTES “Get together” C’est ki légende d’une caricature du Star de Montréal, montrant un pot de tabac canadien, une carafe de jus de raisins ontariens, et deux verres aux armes du Québec et de l’Ontario, sur une table où deux pipes attendent Jack danuck et Jean-Baptiste.Tout cela est très bien.Mais faut-il oublier qu'au témoignage même d'un de ses copains du temps des élections, la Sentinel, le Star est le journal gui a transmis à la presse ontarienne, pendant la campagne électorale qu’on “ait, les infonmations les plus fantastiques au sujet de ce qui se passait dans le Québec?C’est le Star qui, avec la Gazette, a fait croire aux Ontariens que la minorité anglo-protestante du Québec était en péril, dans notre province.Get together, c’est une jolie formule.Il y a eu aussi la Bonne Entente.Nous sommes payés pour savoir à quoi elle a abouti, au temps où on nous calomniait dans rdtivtu-rio.Il faudra certes d’autres intermédiaires, et offrant de meilleures garanties que le Star et le comité de la Bonne Entente, pour rapprocher de Jack Can.uck Jean Baptiste.L'incident Lewis La maison Lewis a contremandé vendredi l’avis affiché mardi dernier dans ses bureaux et portant ce texte.— que le Devoir a été le seul à publier: “All employees other than English-speaking are requested to converse and do all their business in English.'' M.Lewis, dans uii(> lettre au Devoir, jeudi, a par ailleurs déclaré laisser libres de parler la langue qu’ils voudraient scs employes s'an.i dion s-français ou d’autre origine.Voilà qui est bien.Le fuit qu’il a contremandé l’avis initial indique cependant, — comme le texte même de cet avis.— que la maison Lewis a failli .s'engager dans une fausse route, dangereuse même pour ses intérêts matériels.Elle a eu la sagesse de revenir sur ses pas.Tant mieux.On h dit que cette maison ii’avuit pas eu du tout l’intention d’interdire Je français à ses employés.!! se peut.Mais alors, comment expliquer le texte, si catégorique?Aussi l'a-t-on biffé.L’erreur est réparée.Croit-on, par ailleurs, qu’il y a dix ans seulement, si un fait de celte nature s’était produit, où que ce fût, il eût pris le développement et eu les suites qu’il vient d’avoir?La mentalité de notre population canadienno-fran-çaise est en train d’évoluer et c’est excellent pour la protection de notre langue.Il ne faut pas oublier que plusieurs 'maisons unglo canadiennes ont aujourd'hui une forte clientèle canadienne française et qu’elles ont donc tout intérêt à ménager les légitimes susceptibilités de celle-ci.Les heurter de front, c’est s’exposer -à toutes sortes d’embarras.L’incident de cette semaine l’a établi et fort à propos.“German agents” Un sénateur américain a traité Roosevelt, l’ancien président, d'agent allemand, à cause de ses critiques contre le manque d’organisation des entreprises de guerre américaines.Le colonel a .riposté en collant la même épithète à son critique.Il n’y a pas bien des heures, Northeliffe se faisait de son côté placer dans la même catégorie.Le qualificatif est en train de devenir un lieu connnun.La Patrie, il n’y a pas si longtemps, n’en affublait-elle même pas, dans un article injurieux, l’autorité spirituelle la plus élevée de l'univers?Un mot Vrai ou faux, il se colporte, dans les milieux des journalistes, avec bien des apparences de vérité.Quelqu’un de Toronto aurait dit à un visiteur anglais de passage ces jours-ci à Montréal, et qui occupe une situation en vedette dans le monde de la politique anglaise : "You see that we have managed our Quebec problem pretty well; why don't you apply the same remedy to Ireland?" A quoi le visiteur aurait répondu: “Oh! But it is different.The Irish will fight!” Que ces messieurs de Toronto ne s’y trompent pas, rc; elle offre au contraire beaù-licrs de campagne pourraient faire coup d’attrait: demandez-le plutôt à L’histoire t( i.I tère de PROPRIETAIRES Si vou» «VM quelque» réaidtncea, ferme*, mnasein* ou «ntrennt* »».cant*, veuillez non* envoyer tout de «utte tou* le» détail* à re «ujet, avec photo *1 rooidhle.l.a plupart rie» le-nancier» viennent ehc* tiou» d’abord-et notre organliation ancienne et e*.perimentre, vou» nannrr aatlnfaelion.Marcil Trust Co.180 rue Ht-Jarque*, Montréal.Adminietraleure, eic.uleur» teatamen-talre*, qldêi-enmiuiaealre» ; Main 8781 — .ou* le» département*, l-lia-blle en 1885, lne.eu 1913.Si ANS SANS UN >'t)U,Alt DK PERTE A AUCUN UT/iSWT.a re-Noti'r race survivna-t-elle forte et fière sur cette terre d’Amérique ?Sera-t-elle jamais noyée par les flots d'immigration cosmopolite qui se déverseront sur notre pays après la guerre ?Est-il vrai que ie salut de ia nation est tout entier dans la nombreuse natalité de nos familles ?Telles sont, entre autres, les graves problèmes que comporte “ la revanche des berceaux ", Les billets, tous de 50 sous, sont en vente chez Grinprr Frèf’s, lél.Main 8200 ; E'Imon 1 Arehambauli, 312, rue Ste*Ca:heritie Est, t ri.Est 1842 ; au collège Stc-Mnric, vue .Main 1 ri'tO ; au presbv-rimmae.ulée-Conception, 1083, rue Rachel Est, tel.St-lxtuis 1320 ; â la pharmacie Boutin, 320, Boulevard Dècarie, têl.Wcstmount 1992 ; â la salle des Chevaliers de| Colomb, 352, me Sherbrooke Est, et au Devoir, tèl.Main 7461.(Edition Georges Crès et boulevard Saint Germain, Cie.116 Parts).LA REVUE TRIMESTRIELLE COURS D’ART INDUSTRIEL M.Lyon donnera lundi, 28 janvier, h deux heures précises, son premier cours d’art industriel à l’Ecole d’Enscignrment Supérieur pour les jeunes filles.On peut s'inscrire â l’avance par téléphone ou le jour même du cours.Conditions faciles en s'adressant â la directrice, 1010 Sherbrooke ouest.Tèl.W.2480.Les courriers en retard nousont pri-! vés pendant quelque temps des pu-; bliéations d’Europe.Cet isolement ! suggère naturellement à l’esprit une espère d’inventaire des ressources ! intellectuelles que trouve citez nous j le lecteur.Cet examen aurait été plus douloureux, voici quelques années.ce me semble.Le journalisme a peut-être baissé chez nous, en i général, du fait du jaunisnie; tuais en revanche, nous avons fort pro j «ressé sous le rapport des revues.I Nous qui n’en avions .pas, ou très i peu, autrefois, nous pouvons men-I lionner la Revue Canadienne, l’.l-.'-| (ion franaçise, et la Revue Trimestrielle qui peut soutenir la compa I raison avec les revues européennes.Lt Revue Trimestrielle dont les • coiiiaborateurs sont appelés â traiter les sujets suivants: l’art de l’ingénieur, économie politique et sociale.mathématiques, législation, bis toire, statistique.architecture sciences, hygiène, histoire, forêts, fi nances, transports, est une revue sérieuse, bien rédigée, que tout homme cultivé devrait avoir sur sa Initie (le travail ou dans sa bibliothè que.Le dernier numéro, celui vembre 1917, renferme des d'une lecture intéress.mle et utile, comme toujours.Ces stmt écrits par des Canadiens, pour des Canadiens, au point de vue ca VIL A J'nnnéo d’Orioyt.Notes d’un officier, III.Le camp retranché de Salonique.Travaux, paysages, propos de popote (dé-ccmbre 1015-mors 1016).Jean Saison.VIII.Viglh» «l«* Noël, Mystère en un tableau.Teanm* Perdricl-Valsslèrc.IX.Un gréviste d'avant la guerre.Réflexions du front.Un officier.X.Notes et aperçus.L’art ct les saints.Maurice Brillant.XL Chronique politique.Intérim.XII.Ouelques livres d'étrennrs.XIII, Bulletin bibliographique.Prix de l’abonnement, au Canada et à IV- trnnger.un an, 4"> fr.; 0 mois, 20 fr.50.Les Abonnements partent du 1er de chaque mois.On s'abonne h Paris aux bureaux «lu “Correspondant”, rue Saint-Guil-1 j Inuine, 01, dans tous les bureaux «le posts I LU'S et chez tous !c i icriel.En échange de tous ces bons cx'| offices il ne réclame que ta priorité du trafic de guerre sur celui des voyageurs et du fret ordinaire.Mais pour tonie la durée de la guerre, tes chemins de fer ont cessé d'appartenir à leurs actionnaires et sont devenus propriété d’Etat.Après, la •concurrence d'an km reprendra tous ses droits.Le système américain ne suit pas absolument celui tie la GrandcjBre-tagne.Le président Wilson s'est contenté de nommer un administrateur général des chemins de fer, dans la personne du trésorier général McAdoo.Gelui ci s’est adjoint comme aides deux ou trois des principaux présidents de compagnie, ce qui lui donne les •connaissances techniques nécessaires.11 a Pour mission d’assurer le bon fonctionnement de J'ensembic des chemins de fer américains, et de n’en laisser aucun tomber en faillite.De plus, il s’arroge ie même droit de priorité qu’en Angleterre en faveur des soldats, munitions, etc.La elé du système est dans le fait que 1 administrateur des chemins de fer est en même temps le grand argentier des Ltats-t nis.De sorte que lorsqu’il constate que telle compagnie a réellement besoin d’argent, il lui signe un chèque sur le trésor national.C’est ainsi qu'après avoir pris connaissance des exigences de In situation, il a sans barguigner, avancé cinq cents millions de dotaux plus nécessiteux.Lequel de Venez faire examiner vos yeux GRATUITEMENT PAR NOS OPTICIENS SPECIALISTES S Profitez de cette offre spéciale pour vous acheter vos | verres.SPECIAL POUR LA SEMAINE Lunettes sans tour, se vendant régulièrement, $5 et $6 pour.Verres composés, $1.50 en plus.OUVERT DE 8 H.30 A.M.A 8 H.30 P.M.Salon d’Opüque Canadien, Limités Edifice Dandurand 290 STE-CATHERINE EST, près St-Denis.™,ïttttt-i-¦¦iiit 11 im mnr- i.-.mfi—i i m»»i .m mm.iibruirc* di s Pcpnrtfmontr j ccs deux système adoptera le Garni * * * jda?(l’est la question du tour.Ou ., ., , .„ Peut s’attendre croyonr.-nous, à une SomniBlrc «lu numéro île I.A Hl'.M 1.HhB- , , ’ , .PoMApAim-'.22 «lémnbre.| soru d amalgame îles deux réunis.Partie Iltb rnirc* : Auguste O^runL nnibas- ''Onlrolp provisoire, pou»’ In (lui’PO smlrur «le Kroner : I c» mroBcé* «lu Congo | de la guerre, de tous nos chemins, v belge pendant la guerre 1014-1017.1 L.Gnnptal : Nos prisonniers.A ml K Gelger : Lu jeunesse «le d’Annun-zio (II).Jean Morgn sur : Le rêve et la vie (IV).Jean (iaiUnr«l : Gavroche et la guerre.Lugi'ne l.nngovin : Le bonhomme NodL l aits et i«l«‘«’s mi jour le jour.Memento hibliogrn phlquo.Le dirrdrur-gérnnl : Fermind Lnudct.de * * * LES ANNALES.Le dernier numéro «le 1017 lecteurs «les “Annales «les tes nom a illustres, de Inlbs in u «les (tm«mvants Articles «le Mg P Alsace ; les pensées brèves lion ; «les articles de René D; mant, Frédéric Masson ; les clémlcpies d'Etienne Lnmy et houx ; «les vers «l’Henri «1«* !’ court, Hélénc WuHtesco « 1«’r homme Ulirysale, les v ' P-JP$:irV ^.^#5 mmp; - -M I S.Ç ''.:V v' AAr'v .Mme F.GAREAU 153, ave Papineau, Montréal.Pendant trois ans je souffris d’une grande doutleur dans la partie infé-"ieure du corps, .et cette peine était accompagnée d'enflure et rte boursouflure.Je vis um spécialiste qui m’examina avec soin et me donna plusieurs toniques à prendre qui ne me soulagèrent point.Il me dit alors que je devais subir une opération.Je refusais de Je laisser faire.J’cntend'iis parler de ‘Fruit-a-tives’ et des résultats me.rvei'Meux que ce remède donnait parce que c’est un médicament compose de jus de fruits, et c’est pourquoi je décidais d’en Paire l’essai.La première boîte me donna un grand soullagemenit; et je contimuai le IraiIcnnent, prenant six boites de plus.Maintenant ma santé est exce'l-lente, je suis débarrassé de cette douteur et de l’rnifhire, et j’en remercie bien fort “Fruit-a-tives”.Mme F.GAREAU.50 s.une boîte; 6 pour 82.50; boite d’essai 25 s.Chez tous les four-niiivseurs ou envoyer par la Gie Fruit-ia-tJve.s, 'limitée.AUTOUR D’UN CONGRÈS “1917 LAITIER” fice; si sacrifice il y a eu en vous rendant à cet appel.Les points que votre main généreuse aura faits, se multiplieront à votre insu et la lourde tâche qui incombe aux dames patronnesses de l’hôpital, de pourvoir au trousseau des pauvres petits malades, sera allégée do beaucoup.grâce à votre charité.Dispensaire tous les jours de la semaine.Admission de 9 1-2 à 11 heures.Médecine: tous les jours.Chirurgie: mardi et vendredi.Maladies de la peau: lundi et Jeudi.Yeux, nez, gorge, oreilles: lundi, mercredi et vendredi.L’ASSOCIATION DES INSTITUTRICES Les membres de l’Association des Institutrices qui veulent se procurer des cartes pour la grande fête de dimanche, au Monument National, peuvent s’adresser à la tréso-rière, rue Berri, 224.( el jours de ASSOCIATION DES EMPLOYEES DE BUREAU Dimanche prochain, 27 janvier, TA.P.E.B., tiendra son assemblée générale à 4 heures précises au Monument National, salle No 6.La conférence du jour sera faite par Mlle F.Phancuf, présidente de l’association des femmes d’affaires, sur un sujet d’actualité très intéressant.Un rapport du dernier euchre sera présenté et nous invitons les jeunes filles à profiter de cette occasion pour faire leur rapport individuel a Mile la trésorière.Le programme récréatif est préparé avec soin et promet de n’en rien céder aux précédents; aussi espérons-nous que toutes les associées se feront un devoir d’assister à cette réunion.LA PRESIDENTE.HOPITAL SAINTE-JUSTINE, POUR LES ENFANTS La plus belle et la plus effective charité n’est-elle nas celle du don de son temps et de sa personne en faveur de l’oeuvre ou de l’individu que l’on veut secourir?C’est deee une petite parcèlilo de charité pt.v excellence que nous ré-Mamons pour nos petits enfants.Une heure ou deux par semaine ou par mois, pour celles qui ne peuvent faire davantage, voilà tout ce que nous .sollicitons de nos amies qui ont un si grand nombre de moments libres.Cette heure, venez donc In passer à la salie de couture de l’hèpital SteJustine, un mercredi après-midi; la vous verrez ce que peut être le résultat do votre netlt sacri- EUCHRES-CONCERTS A S T-ARSÈNE Les euchres-concerts, organisés par la chorale St-Arsène, au profit de l’église, auront lieu, comme nous l’avons déjà annoncé, les 6 et 7 février .dans la salle du collège, rue Christophe-Colomb.On y entendra M.le professeur Dumais et l'orchestre Bédard.Les candidates, Mlles Lefebvre et Lavigne, No 3146 .cola, ii n’y a pas à s’étonner.Petit à petit.u ailleurs.En se rencontrant au même endroit pour discuter industrie laitière, produc-ttion végétas® et animale, les inté cessés, comme ie.s conférenciers, économisent du temps en évitant des frais.si l’on peut décemment conseiller aux premiers d’économiser sur tes frais qu’ils font pour s instruire.Ces réunions agricoles seraient ainsi des retraites composées d'“ofiices” divers pendant lesquelles on fait “un petit retour sur nous-mêmes” en partant avec beaucoup de lionnes résolutions.Or, co’st un peu ce que l'on a fait à St-Hyacintlie, cette semaine.Un grand nombre de cultivateurs s’y .sont rencontrés avec la plupart des conférenciers parce que la Société d’industrie laitière a tenu ses séances conjointement avec celles de la Société Coopérative des Producteurs de grains de semence de Ste-Rosa-lie et celle des sociétés d’agriculture des comtés de St Hyacinthe et d’Yamaska.* Ce petit préambule posé, — qui semble vouloir accorder une satisfaction personnelle, allons-y."C’est en il'aimable petite ville de St-llyaeinthe, coquettement assise sur les bords de la rivière Yamaska, que nous reçûmes l’hospitalité”, commencerions-nous d’écrire, si nous avions à nous adresser au lecteur exclusif, bipède peu gourmand, en tout cas pas gourmet.Contentons-nous de dire qu’après la banalité des allocutions de bienvenue el un discours de M.Bouchard, M.P.P., maire de la ville, le président de la Société, M.G.Boyer, M.P., a fait une brève revue de “1917 laitier”.Oh! peu d’événements sensationnels, mais assez importants toutefois.Les statistiques précises fai tes accusent une notable diminu lion dans la production du beurre et du fromage.Et pourtant le “pa rage”, comme disent nos gens, a éF bon.La cause: les très hauts prix du marché ont induit les proprié-iaires à vendre beaucoup de bétail.Ceci, est-il besoin d’ajouter?n’était pas sage.Faut jamais vendre la poule aux oeufs d’or.Une chose que M.Boyer n’a pas dite, c’est qu’une très mauvaise pratique s'accentue de plus en plus dans les campagnes et surtout dans les campagnes les plus prospères: c’est celle de vendre les vaches parce qu’ci les “donnent beaucoup d’ouvrage” et de “faire du foin”.De cette manière, on mine 4e sol à un degré incroyable dans la province.On pont citer par centaines Je cas de grands propriétaires ne gardant que quatre ou cinq vaches sur des terres de 100 à 150 arpents qu’ils laissent en foin awoc un peu d’avoine.Ceci n’eist pas la simple constatation d'un fait isolé.Cette pratique se généralise surtout dans les vieilles paroisses de la vallée du Richelieu.On appauvrit ainsi très e on sMérab lemm t 4e capital d'éléments fertiihsants awumul'és dans notre sol.capita1! de toute importance.Si 4'on ne modifie pas à mieux cette pratique suicide agraire pour employer une expression de plume 'courante, nous prévoyons, sains jouer au prophète, le jour où notre soi sera logiquement improductif.Il y aurait place à d’inté-ress-anlcs court dera tion s sur ce point.En passant, il nous vient en mémoire une donnée fondamentale de l'économie a'grieoflè, science qui se “fixe” peu à peu: en agriculture, ce qui coûte le plus cher cl ce qui est le plus difficile, c’est de donner de la ferti'îiifé au sol.Si, deuxième fart, en 1917, l'a production a diminué, par contre les hauts prix du marché ont permis aux producteurs die beurre et de fromage de la province d’en •rawer '2,000,000 de plus t^u’en 1916.Ce chiffre est exact à très peu de chose près.Il fera ciloser à faux ceux qui s’imoaimonit bénévolement que l'a-gricuMcur est la poire êterncillement res-ponsaWle du haut prix des denrées a liment ai res.Troisième fait : l’cxportaition — •coupable ceflc-lii.en bien des cas — des produits laitiers a été de $41,-367,705 en 1917, pour le Canada.Gros chiffre.Quatrième fait : un arrêté-en-conseil fédéral a permis fimportation, i r briration et la vente de (’oleomargarine au Canada.Elle se ven d de 35 à 38 soils ici et 24 aux Etats-Unis et en Angleterre.On pense bien que ce prix é'iwé, dans la pensée des fabricants, veut donner à croire que la margarine a presque la valeur du beurre.Ainsi, ils empo-cheint en rendant melMeure la répu! a tiio-n de leur produit.M.Boyer a dit: “La fabrication de l'olromarqa-rinr est l’oeuvre d’un trust, celle du beurre de toute une population; autant la première échappe an contrôle, autant la seconde est l'objet de réglementation de la part de tous." Dans quelle mesure l'Importation et la fabrication de l’oiéomnraarine nuira-t-elle à l'industrie laitière de notre province?C’est, pour notre part, nous croyons imprudent de pronostiquer, pour l'heure, «pii en est capable?Il faut attendre.M faut surtout supvd'Wer la circulation de ce produit et, surtout encore, la publicité que 4’on fait et que l’on fera pour en assuror la vente et la C/on-.vommation.Quels bienfaits la population en Cartes professionnelles et cartes d9affaires ?VOUAIS CaMer perlai SM.— Admit ttUgraphi«ue “Mahan, Mnritrtal".TU Mala mu US1.Coda* s Itbara Wefl.Pn.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PBOCITREUR Hfict Tr*up«rl«U»n — lira» bauU-Jacqa» PROFESSEUR PEINTRES MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT M.RP* «AIN ( -JACQUES Métldcuc* ; Mbit aveuua «tu Icare.Hoca-lami, Mit».TéL Main 321.’>.Edifice Montreal Trust.Place d’Armee.Montréal LA L01 ht, GAUOlS et NANiEL AVOCAlÿJ J.-C Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbou.LL.L., J.-Maréchal Nantel, B.C.L.Alfred LABELLE AVOCAT Main 7713.17 St-Jacques.vïctcrIpager- AVOCAT Immeuble Power, 83-ouest, ru© Craig Main 4010.Saint-Louis 2163 P- St-Gcrmsln, I.t.t,.C.n.~L Cuérln.LL.L.B.t'anet.Rnvmond, LL.L.AdrrM* téllcrronlilque “Ppaadln'* St-Geimcin, Guérin et Raymond, AVOCAT» Edifice Trust & Lnan, 30 rue Saint-Jacques Telephone Bell Main SISl.Montréal.Can.Résidence: 180 Jeannr-Manee.—Tél.Est 5973 GUY VANTER, B.A.LL.L.AVOCAT •7, rua Saint-Jacques.— Bureau 71 Tél.Alain 2132 Domicile: Est 13S9.ANATOLE VANTER, B.A.LL.B.AVOCAT Tel.Main 21S.—Bureau 53.97, rua Saint-Jacques Mathématiques, Sciences.Lettres et L»»-ffues en français et en ani-lats.—l*ïé-paratlun aux examens : bravais ART DENTAIRE.DROIT, MEDECINE.PHARMACIE Cours de KERMENO Directeur : RENE SAVOIE, LC., et LE.Bachelier és-arts et èa-seiences appljqucca 23», rua Saint-Denis.Tél.Est H6- sn face de l'éBlise Saint-Jacques a-'nt-Leuts «M».HERVE NADEAU Licencié ès sciences de rUniversité de Paris CHIMISTE.ANALYSTE Cours privés 932 RUE SAINT-DENIS PROFESSEUR Editiona La Rocha, B.S.COURS PRIVES.LE JOUR ET LG BOIU rrançui», anglais, diction, élémcTit» latin» et crac», mathématique», et autre» science*.Préparation au conrn classique et aux brevet» ÀPPARTEMfcMb SALA BERRY 308 Sherbrooke-Est Tél.* Btfreeu, Est :!62.Ré»., Eut 359.BANQUES D’EPARGNE LA BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL.Bureau-chef, 176 rue St-Jacqucs.et quatorze succursales à Montréal.DOCTEURS » Dipiënte en hygiene publique.—K«ar*»t 13 à 2 p.m., t à Ë p.m.—Tel.Saint-Loul» 3271 Dr JOS.-N.CHAUSSÉ Uédecin-chirurgien.—Maladie» do la peao m, PARC LAFONTAINE.MONTREAL Angle de la rua Maruaeue Leblond us Oruinaîli 355 ST-DENIS bachetle- de l’UnlTereité de France et de TUnieerolté La.ai, officier d’Academie.auteur de plusieurs ouvrage,.Lu plue ancien coure de préparation aux examen, établi à Montréal.Qu: veut devenir rapidement médecin 7 evecat7 dentiste?pharmacien?P.SCOTT PEINTRE DECORATEUR TaplaaDr.Ulanibiaaeur, Plâtrage, Rte.•9t.rue llerrl UO.V.EEAh, TAILLEURS Tôt.Bell Main 2681.Arthur CHARBONNEAU & CIE Marchands-Tailleurs 8, Boulevard Suint-Laurent JUU.MiUàAL PHOTOGRAPHES L.J.A.PELOQUIN urtUt* Portrait» an pa»ttl et à Thullet un* «pécialité llll.8AINT-DEMA.— sAINT-LOUIS 52S3 Montréal DIVERS AUTOMOBILISTES Pour ?•» ?3.Uorchoeter eat, gie Saint-Denis, Montreal.Réparations parapluie», serrure», clef», arm*» à feu, limage de scie, affilage de toutes sortes, réparation» de ressort», gramophone».Prompt travail.Satisfaction garantie.INGENIEURS CIVILS HÜRTUBISE et HURTüBïSË INGENIEURS - ARPENTEURS Immeuble banque Nationale, 99 St-Jacques, Téléphone : Main 7618.Arthur Vincent INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE T41.Main lies.76.rue Saint-Gabriel Balisa* Chambr* d* Cojuxnerc* MEDECIN-VETERiN AIRE COURTIERS EN IMMEUBLES A.J LITE «t Cili., courtier* eu liuuicuiilt’s (établi experts eu propriété», cdiiice Credit bonder, oô Naiiit-Jucuuea, prêts 1ère et L'èmc hypothèque.Collection, acinits tics créance*.DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE Compagnie ROYAL SILVER PLATE Réparotionfl.placage d’ornements d’église», Argenter!*'* coutellerie, vernissage à l'or.A.GIROUX, gérant, 207 Saint-Jacques.Main 1387.ASS UR AMIES L.Eug.Courtois* 233.Christophe-Colomb.Tél.Snint-Lnuln 7983.Jos.Ed.Court©!*.272 Panet.Tél.Eat 744.J.-H.VILLENEUVE, D.IH.V.COURTOIS FKfcKLS (Hôpital de l'Ecole Vétérinaire Laval) 260, RUE CRAIG EST ! Tél.Main 1S98.ASSURANCES Successeurs de Joseph Ccurtoie Uurcau établi en 1899 I 263 VISITATION.Montréal.TéL Eet 956 LaC;eïïisin?ainer,inc, Manufacluricrs de Moulures, Cadres et Miroirs.Vieux cadres et vieux miroirs réparés.Gros et Détail 58-60 BOULEVARD ST-LAURENT Tél.Main 5082 I1UIEL VICTORIA HOTEL Québec, H Fontaine, Prop.Plan miiencam.-nx ÿZ.au a ÿo.50.Prix special pour les voyageurs da commerce.$250 par jour.:-v TE puülie haque dimanche un feuilleton des plus intéressants.Le lisez- ïOtrt retirera-t-eïle?se demamde M.Boyer.Le temps, ajoute-t-il, flous le dira et nous instruira mieux que nos plaidoyers du passé.C’est just e.Le temps a hi en des choses angoissantes à nous d'ire.Cinquième fait: la demande par les officiers de la Société d’dnd.us-trie la Mi ère de l’exemption du service milHaire pour les employés nécessaires à la fahricaliom du beurre et du fromage.La cause était la plus facile à plaiger, mais quels juges !.On a obtenu des réponses favorables des plus hautes autorités et le président ajoute qu’il est à peine à la connaissance de la Société que quelques fabricants aient été enrôlés, si toutefois, ils étaient en possession de certificats ou diplômes d’aptitudes.Ici encore le temps.Sixième fait, l’Ecole de laiterie de St-Hyacinthe a décerné en 1917: 174 certificats d’exports-essayeurs de lait et de crème ; 111 diplômes de fabricants de beurre ; 200 diplômes de fabricants de fromage ; 23 diplômes d’inspecteurs.La Société porte encore à son programme d’action les articles suivants : 1) Que le lait dans les fabriques soit payé suivant sa teneur en gras, comme d’ailleurs on fait dô'ù pour la crème apportée aux fabriques.2) Que la classification du beurre et du fromage demeure, après la guerre, obligatoire, comme elle l’est maintenant.3) Que les fabricants soient autorisés par la loi à charger un prix “ tarif ” plus élevé et uniforme nour la fabrication du beurre et du fromaRc, afin de les mettre en mesure d’avoir de bonnes rhnmibres de maturalion et autres améliorations importantes pour la qualité des produits laitiers.4) Obligation de pasteuriser la crème pour faire le beurre.Gitons, en terminant cette première note, un mot entendu dans un couloir au sujet de la pasteurisation de la crème.On discutait bruyamment le mérite et le dénié rite de ee procédé de conservation quand un “ pour ” s'écria “ Quand vous mangez du beurre pastenri' ê, vous mangez de la viande fraîche, quand vous mangez du brurre non pasteurisé, vous mangez des., cadavres ! ” Armand LETOURNEAU.LES COURS DU CONSEIL DES ARTS ET MANUFACTURES La semaine prochaine les cours gratuits suivants seront donnés au Monument National :, Lundi, 9.30 a.m., dessin à main levée et peinture; 2.30 p.m., confection des chapeaux; 7.30 p.m., modelage, dessin à main levée, lithographie, dessin d’architecture, coupe et couture (dames).Mardi, 2.00 p.m., coupe et couture (darnes); 7.30 p.m., dessin à main levée, peinture d’ensei ncs, lettra-¦ e, menuiserie, construction d’escaliers, dessin mécanique, coupe, cou-turt, confection de chapeaux.Mercredi, 2.00 p.m,, confection des chapeaux; 7.30 p.m.modela/e, dessin à main levée, lithographie, dessin d’architecture, coupe et couture.Jeudi, 2.00 p.m., coupe et coulure; 7.30 p.m., solfège.Vendredi, 9.30 a.m., dessin à main levée et peinture; 1.30 p.m., solfè e, cours special pour les dames; 7.30 p.m., dessin à main levée, peinture d’enseignes, lettrage, menuiserie, charpenterie, construction d'escaliers, dessin mécanique, coupe et couture, confection de chapeaux ; 2.00 p.m., couture (section de moulage).Le cours de plomberie est donné le mardi et le vendredi soir, dans la partie supérieure du marché Saint-Laurent.Un cours spécial de dessin mécanique est aussi donné au No 147 Charron le mardi et jeudi soir.On peut se faire inscrire aux divers cours, le jour nu bureau ou les soirs des cours indiqués plus haut.Diogène cherchai! des hom ncs.En cü tempa-lA.Ic NATIONALISTE ne Daralmait pas.I) y a des homme», aujourd'hui EUCHRES Le mercredi soir 6 février prochain, il y aura, ù la salle de l’Académie Salnt-Jean-Raptiste, rue llcn-ri-Julicn, un euchre au profit de la conférence Saint-Vincent de Paul, section Saint-Jean-Baptiste.A cette occasion, on fera le tira e d’un superbe piano et d’un joli pot à tabne.La conférence a cette année un grand nombre de pauvres à soutenir et elle compte sur le généreux encouragement du public.(Communiqué).# # # Il aura lieu, nnelc Rachel et Bordeaux, le 30 janvier, au bénéfice de In Saint-Vincent do Paul et de la Goutte de Lait.Nombreux et superbes prix d’une valeur de $150, sans parler des quatre prix de présence: quatre pièces de $5 en or.Billets, 50 sous, en vente au nres-bytèro- NECTAR0L guÈRIT TOUX, RHUME, BRONCHITES, ETC En vente chez tous les pharmaciens m leur couleur naturelle, an vento chez 1»» pharmacienH, 50 année» d'tzparii tù année» de »uccè*.NVENTI0NS PnOïECiüES EÜJSÜS PAYS PIGEON, PIGEON’Ï DAVia v 8ZS.Powor ftlrfq.T*t Uonkmmi, Mai?: ’‘WVi&NTEÔ iovSxL â* ••Demande* le GUIDE L i.S \ i.\ J; qui -,.ra KnViiyt ten MARION C.MARION * 36A r'' ' ’ 'itrüal.RABtCALt tFncact.Si.ViHTCf'As/Tbxr as , ' """ warr.< [A.I.UuntWCt.MoWDtfA LEAU RIGA ‘VlfiwWglGto.&WI T j : M.CONSÎIPATfOK HABITtiftLE Dr Léon ARCHAMBAULT DENTISTE n»nll»r« on caoutchoum A tert hon n.ar- rhé.Dcntirra en or rl *n aluminium» art-r dont» ImparUn.tlourrninr» cl pont» an or da 22 k.I)»ntl»ttrl« mndtrnt, aani doultur, prix mndirü* ANGLE SAINT-DEMS ET RACHEL (295) T5I.Salnt-Loui» 870. VOL.IX.— No 22 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 26 JANVIER 1918 5 LE "STATUS” DES MINORITES M.L’ABBE GROULX, POURSUIVANT SES ETUDES SUR LES ORIGINES DE LA CONFEDERATION, RACONTE LES NEGOCIATIONS RELATIVES AU SORT DES MINORITES • L’ATTITUDE DES DEUX GROUPES français.Le lord M.l’abbi’ Groulx a traité hier noir, (huis sa conférence sur les Origines de la Confédération, du State des minorités.Nous détachons de sa conférence toute la première pdr-iie : Bien qui nielle .ptos à l'épreuve le génie fie l’homme que la réaction tl’uine constiluiion politique.Taine l’a écri t quelque part : “Appliquer un moule ide eenl mille compartiments sur la vie de vHmgt-six mil-Iknvs d’hoimmes, le construire si har-monieuseimenit, radapter si bien, si à propos, avec une si exacte appréciation de (leurs besoims et de leurs faCuilités qu’dis y entrent d’eux-niémcs pour s’y mouvoir sans heurts et que tout de suite leur action improvisée ait l’aisance d’une routine ancienne, une pareille entreprise est prodigieuse et probablement au-dessus de l’esprit 'humain.” (1) Oeuvre laborieuse quand il s’agit de coordonner les activités d’un la majorité pendant tout ce débat d’il y a cinquante ans.Circonstances aggravantes : les deux chefs du côté anglais et du côté français, éminents tous les deux, mais de nature trop diverse, n’étaient pas hommes à se faire équilibre.L’un, Georges-Etienne Cartier, c’est le, caractère tout d’une pièce, actif, 11 1 -• dominateur, n’ayant de maître que lui-même, se faisant une vanité de ne consulter personne, trop habitué à briser les hommes et les obstacles pour ne pas se faire illusion sur le prolongement de sa puissance, — patriote franc et sans dol .mais un peu ébréché par la politique, esprit vigoureux plutôt que subtil, incapable d’aller demander à un texte de loi ce qu’il croyait pouvoir emporter par l’énergie et le caractère.L’autre, et c'est John A, MacDonald, nous apparaît comme le tacticien incomparable, comme la souplesse faite homme, esprit fin.retors, avec l’cn- Bas-Canada le pouvoir de régler nos propres affalires nous les adopterons et les approuverons de tout notre coeur.” (7) UN AUTRE .Mais voici SON DE CLOCHE.même peuple, que sera-ce donc lors- vergure, ayant promené sa vie et ses principes du favoritisme rageur jusqu’à la large tolérance, et dons son fond secret oscillant peut-être encore entre ces deux pôles, préférant plier les hommes plutôt que de les briser, tempérament de bri- qu’une confédération se propose de faire évoluer vers tes mêmes fins, opérer dans le même moule, plusieurs Etats indépendants ?Si à la vaste étendue du territoire, à l'anarchie géographique et à la complexité des races et des croyances viennent s’ajouter entre les parties à i éuniir, l’habitude 'de l'isole ment, l'insuffisance des voies de communication, fa pauvreté de '[’échange imlélleictueil, vous apercevez aie là l’oeuvre gigantesque qui s’imposait aux constructeurs du Canada.Pour réussir, il leur eût fallu rencontrer cette iinerveiüle presque introuvable dans Thistoire qui s’appelle un législateur et qui, selon Joseph de Maistre, “ n’appartient peut-être qu’au monde antique et à la jeunesse des nations.” (2) Encore si les Etats de l’alliance se fussent tendais la main à l’heure propice d'une période de paix, sous la poussée uiumime des intérêts et •les sentiments roammuns.Mais à côté de linéiques forces unifiantes, nous l'avons vu l’autre jour, bien des rivalités divisaient encore notre pays, et les deux groupes principaux du Canada, encore aux prises Ja veille et depuis vingt ans, s’étaient >.rendus au congrès à la faveur d’un !,er "s PreJusfes.‘d armistice.Dans ces conditions, vous 1 voyez tout le péril que pouvaient courir la justice, le reglement des ; accords, Téqui’Mbre des forces et'des groupes.T autonomie des minorités, i Et ce péril, Mesdames, Messieurs, il "V H pjic »0r que nous ayons eu la clairvoyance d’y échapper.J’ai peur i!’avo:r perdu-une grande partie de ¦ion i, don] ancienne sur la par-L te loyauté des d ux parties ron- ;,.'.wW! > - d;; LH(w.Phi* je remue les documents.ino;ns je découvre chez ruai de; signataires (te pacte, je ni* dis pas ce large esprit de générosité et de charité internationales, entre peuples qui veulemt assumer l'identité de l'effort et de la fin.la fraternité du patriotisme, mais je dis plus simplement le sens de la justice, la loyale et honnête bonne foi et cette clarté des paroles et des attitudes sans lesquels une chose aussi précaire qu’une confédération politique n'est qu’une oeuvre éphémère, vouée à un échec lamentable.ma'inten arat d'autres qua diffèrent des premiers singulièrement.Nous sommes au parlement de 1865.MacDonald expose à M.Il oit ou f intention du gou-verneimcint d’aimender la loi scolaire du Bas-Uamada on vue de s'auvegarder les 'droits de la imimorité protestante.“Ces anvendement.s, demande alors M.Dorion, s’appl'iqueront-ils au Haut comme au Bas-Canada?” Et MacDonald de répondre: “Quant an Haut-Canada, je crois que la loi actuelle reistera tefite ifu’elle est parce qu'elle satisfait la minorité.” Et cependant, vers le môme temps, un dé-Jéigué de la minorité se mettait on route vers Québec pour demander uin, rajustement des droits.N”est-ce pas George Brown qui avouait s’é ire opposé pondaint la conférence de Québec à toutes 'les garanties qu’on voulait offrir aux iminoriités ?(8) Quelque chose de ces bons senlii-inents transpirera 'dans une déclaration du chef ctear-igrit lors icl'es dé-liats sur la conifé’dératio.n : “Tous tan-nique familier avec la puissance i çoraiçaerauo.n : i ous d’un précédent et d’un texte légal | f» honorables députés savent que et prenant plus volontiers par l’as- cette chambre em tuce ce qu’il n’ose demander à ]y M8li,t fut regarde comme le regie-force.Aussi voyez, mesdames, mes- l,u®nt ‘Imal de cette question si deli-sieurs, ce que le tempérament cta?s ca'^ ^ SJ chaudeiment 'dispulee.fl deux chefs, très représentatifs de fvolle ‘I.111’1‘ l’ut etc a Que- leurs races, va jeter de différence Ç’n 1863, al eut vote contre Un loi entre les attitudes des deux groupes.Du côté de la majorité, ce sont quelquefois des paroles assez nettes et qui voudraient prétendre à la plus correcte justice.MacDonald s’écriera à la conférence de Québec : “ Tous les préjugés et tous les intérêts des parties peuvent être confiés aux législatures des provinces.Le peuple de chaque section doit sentir qu’il est protégé et de telles garanties ne devraient être mises en danger par aucun empiètement du pouvoir central.” (3) A Halifax, il avait déjà dit : “ Dans la discussion d’une union coloniale,.nous devons consul-'es des écoles séparées.Cette toi ce mi paraît tollé râblée que si elle est appliquée.dans des limites restreinte-s.Et entendez avec quelle parcimonieuse .réserve il a accepté dans les résolu lions de Québec l'inclusion du principe de 1863: “Cep-emidatnt.dit-il, lorsqu’on proposa 'd’introduire dans 'le projet de confédération une disposition à l’effet de reco-nnaitre ce pacte de 1863 comme règlement définitif, et pour que nous n’eussions plus* comme nous y avons été obligés depuis 1819, à rester l’arme au bras dans l'atteinte de nouvelles attaques contre notre système d'écoles coinimun.es, je trouvais que Ja proposition était de nature à ne pas i mériter qu’on la rejetât in'consiidé ;.remeint.(Ecoutez! Ecoutez!) J’ad- aspirations des parties.j’espère que nous., .- pourrons mettre au jour une cons-! el® 9Uja mon avis ce/n /ai/ tache tilution qui comportera un gouver- ‘h1 ,P 011 l00,1 la chambre est sainement central fort, en état d’of- !-s cessions frir une résistance puissante à tout «‘,f .l0^ »yoas du faire pour assu-ennenii quel qu’il soit, et qui en ^te garnie me- même temps préservera l'identité ]’ ^ ^ efonme.(9) de chaque province et protégera | '- 50 pièces de coton jaune, 40 pouces de larw.Valant 25c, pour cette vente.g fT§^ N ^ ’ 150 douzaines de camisoles.Régulier 75c, pour.100 douzaines de camisoles pour dames Valant 25c, pour.2 caisses de camisoles pour enfants deurs assorties.Tant qu’il y en aura.33'’ ir gran- Os S Blouses en marquisette, quelque peu défraîchies.AQé* Valant $1.00, pour cette vente.Blouses en flanellettc bleu foncé.Valant $1.00, pour cette vente.Blouses en soie paillette noire.©A $0 Valant $4.00.pour cette vente .Robes de maison en fil de couleurs assorties, Valant $1.50, pour cette vente.fîQc1 Kimonos en flanellette, jolis patrons.Valant $4.00, pour cette vente .$2.19 Jupons en satine noire.Valant $1.25, pour cette vente .79* Robes de chambre en édredon de laine.Valant $7.00 et $8.00, pour cette vente La balance de nos camisoles en laine naturelle, marque “Penman”.(ftQP Régulier $1.50, pour.*t notre but suprême! Albert LOZEAU.(Le Parler français) LES CHOSES QUI S’EN VONT LE FLEAU ET LE CRIBLE Avec quelle peine ai-je pu trouver ces deux vieux amis ! Au sein de cette vie active où ils firent jadis tant de bruit, plus le moindre coup de flan, pas tant seulement un demi tour de manivelle pour me dénoncer leur cachette.J’en étais tout démonté, lorsque la pensée me vint de pousser une reconnaissance, vers les domaines Hypothétiques, si fertiles toujours en toutes sortes de découvertes.La blonde Cérès.me dis-je, m’aurai)-elle enlevé mes 'l ieux amis pour les placer auprès d’elle sur l’Olympe afin d’enrichir les collections do ses musées dans le palais des dieux?Je reconnus'à sa douceur la voix d’une Béatrice champêtre et miséricordieuse, me susurrant à l’oreille le nom de l’Empyrce comme le lumineux IN PACE de mes disparus.Mais une voix de l’abîme, profonde comme la haine et sourde comme la vengeance, retentit bientôt: “Erreur, disait-elle, c’est Pin-ton qui les a réclamés pour servir d’instruments de torture à ceux qui machinèrent leur perte et dont ü a nécessairement la garde au royaume des gémonies.” 1-in .tremblant done, je nie préparais à me faufiler, après Dante, au sein des cavernes sans fond qu’il a explorées, et dont Gustave Doré nous a peint les apocalyptiques horreurs, lorsque, par un mouvement familier à celui qui cherche une inspiration, je levai les yeux.Qu’est-ce que je vis?Le flav, oui.le f!au en personne, si je puis dire, là," au-dessus de ma tête, jouqué sur la poutre du trou-à-balle, me regardant.d’un air à lui tout seul.J'aurais dû me douter — mais sur la route des hypothèses on ne doute jamais de rien-—que, né pour des ascensions que favorisait merveilleusement sa maigreur chronique, jamais il ne saurait se contenter d’un vulgaire terre-à-terre: un aigle s’a baisse-t-il jusqu’à mourir dans une caverne?L'argument est péremptoire, il me semble.Loin donc de ccs voies extraordinaires où je m’étais égaré, je dirigeai mes investigations, en faveur du crible cotte fois, vers les domaines où s’exerça sa laborieuse carrière.Et comme on ne se repose bien et que l'on ne meurt content que là où l’on a vécu heureux, je trouvai en effet le vieil instrument à, peine en marge de ses anciens domaines, au fond d’une bergerie vide, l’air pas commode, la gueule tournée à la parce qui servait d’appui à son embonpoint séculaire.Malgré son grand âge le fléau aurait consenti à me suivre et nies instances pour ramener à cette fin parurent lui faire un retours; de se revoir aux mains d’un homme, ne fût-ce qu’une demi-journée, l'aurait, semble-t-il.rajeuni.biais le crible, plus pessimiste sur la possibilité d’un rajeunissement problématique pour lui, refusa net mon invitation.J’eus beau Vami-avler; lui faire les yeux doux et étaler devant lui mes raisons les plus convaincantes motte.Il me montra pour toute réponse et d'un air bourru scs pieds boiteux.Je compris que c'était sa migraine à lui, et que dans l’empire des cribles aussi, c’est un empêchement reconnu | officiellement valide pour ne pas i paraître dans le monde.Je me résignai donc et nous eûmes ; cette audience tout intime pendant laquelle les deux vieux compagnons; m’ont permis de faire ressortir devant vous les qualités et les! services qui les rendirent chers à nos aïeux.Je Un matin donc que le vent était mort, mais que le froid était bien vif, nous entendions dire à la maison, après le train du matin: “Clumellc, Pic que.soubriqwltcs d'affection qu’on nous donnait en marge de la société avec ce froid qui pince, il faudrait bien faire une petite battée aujourd’hui: ça se battera une vraie bénédiction.Allcx, mes fieux.” Et nous allions.Pré bateau, qu'il faisait fret te ! è couper un homme en deux, quoi ! On ne voyait pas la queue d'une! ¦• ouns-chaude je vous assure, ni i dans les talle* de lilas ni dans les t ntraits de In grange.En arrivant dans la batterie, la marqovlettc toute tremblante, Clumette attrapait le balette de cèdre et balayait la place que tout en frisait.Pendant ce temps-là, Ficque montait sur la tasseric pour açeindre des fourchetées de grains dont Clumette faisait ensuite comme de longues paillasses, tout le long des parées.Alors ils décrochaient les fléaux et, après avoir mesuré les maintients — Clumette gardait toujours le plus long — ils commençaient ensemble, c’est-à-dire l’un après l'autre.Ficque, le premier, envoyait revoler la batte de son fléau “si haut qu’elle peut monter'’ et s’empressait de la redescendre en vargeant, pof, sur le grain, et de la remonter puis de la redescendre indéfiniment, tandis que Clumette reproduisait au-dessus de la tête les éclairs en zig-zags des battes de bois franc; sous leurs pieds, toujours la plainte sourde des pailles battues d'où le grain leur sautait dans la figure ou crépitait sur les parées comme des balles.Les pif-pof réguliers des fléaux comme les mesures d’un puissant chronomètre semblaient appeler par leur rythme le chant et la danse.Tant qu’au chant, ils n’étaient jamais à court de rigodons, vous pouvez en être certain.Seulement dans le nombre de ceux qui nous avaient endormis dans le ber ou dans la petite balancine, il y en avait bien manque, qui pouvaient accorder comme il faut avec la mesure des boiteux.Ce refrain par exemple, que Clumette choisissait de “pé-fé-ence” parce qu’il parlait gras, lui et qu'il ne se trouve qu’un R dans celui-là: Quand j’étais dans les champs de pois] I J’en cuyais deux, j’en mangeais trois, ! P’tit petouch’ P’tit petingue, Son p’tit petouche, son p’tit petin- guel j Son p’tit petouch’ la belle avé moi.Pour la danse c'était plus aisé, ! VU que le travail du battage sem-j blait l'exiger.Si vous aviez jeté ! un coup d’œil par la petite porte de la batterie, vous auriez vu les ; boiteux se faisant vis-à-vis en se j renvoyant la révérence, absolument 1 comme dans une gigue simple.Si 1 l'un faisait un pas en avant, l'autre l’exécutait en arrière, et c’était une j série de petits pas très courts comme gênés, hésitants et timides, mais ! toujours ponctués de saluts.Et j tout cela, sans perdre une mesure | indiquée par les pof s des fléaux.Comme dans toutes les danses, j on trouvait dans celle-là la figure j principale, la plus solennelle et la plus difficile naturellement: celle que j les balteux exécutaient en changeant ! de côté.Cette figure leur deraan-I dait une double attention: une pour ; leur tète et une pour leurs pieds, | car il s’agissait de virer dans un ; espace assez étroit sans cogner les j battes de fléaux, ce qui sefaisait | toujours sans accidents graves.Lorsque la bottée était plate i comme une galette de sarrasin, ils ' déposaient leurs fléaux dans le coin j do la porte, puis Clumette escouaii J la paille pour en faire tomber le I grain et la foutait dans l'autre j tasserie.Pendant qu’il relevait le ' grain avec le dos d’un rateau, Ficque lui jetait d'autres fourchetées pour tino autre battée, Vers la fin de la relevée, ils serraient les fléaux et balaient au milieu de la batterie le crible toujours dans son coin, l’air songeard comme, au cœur d’une veillée, tin garçon qui mange de I.'avoine.Le crible était, à lui tout seul, l’orchestre de ce bal, et il avait le privilège de ne pas faire sa musique quant et la danse, mais après: et quelle musique mon doux! Pauvre crible! ils a vient beau le graisser, le huiler, le coinlcr, il criait toujours comme s'ils lui avaient fait mal.De-de-rin drin-drin-.c’était la phrase musicale de celui do chez nous, toute en triple croches avec des mesures croisées et pressentes comme celles du cake-walk qui nous les a volées probablement.Cela se dit tout seul, qu'entre Clumette et Ficque, qui promettait d’avoir une grosse tête pour la musique instrumentale, c'est à qui vire- raii la manivelle.Clumette recédait bien sa place, d'abord que Ficque voulait bien se contenter de cribler un sciau de grain, mais pas plus: il faisait aussitôt ressortir les privilèges de son droit d’aînesse, et reprenait son poste à la manivelle.Ça menait un raveau effrayant et c’était harmonieux à sa façon, comme un piano italien.J .es vaisseaux remplis, Ficque les versait sur la table mobile et penchée, sur laquelle le grain descendait sur les passes pour être criblé.Puis tiens bien! vire, Clumette: de-de-rin drin-drin-.la balle toute folle et légèrte allait revoler à deux ou trois brasses en avant et étalait sur le plancher — sans jeu de mots— une robe de balle avec une traîne jusqu’à la porte.Plus près tombaient les brins de paille, les chardrons, les mortelles, les êcopeaux et les petites roches.Plus près encore, et quasiment à la gueule du crible, tombaient les agrains produits par les épis à tête haute naguère et vides aujourd’hui comme alors.Quant au bon grain, ii descendait, entraîné par son poids, dans la boîte d’arrière 1 d’où on le retirait pour le mettre en sacs.Les petites battêes étaient finies et c’était pour jusqu’au premier bon vent et au premier petit frelie sec.^ * Tant que le moulin-à-vent eût sa place sous le ciel, après même que l'inélégant monlin-à-bœufs lui eut succédé, le crible fit du train dans le monde agricole.Il avait jadis remplacé le van, peut-être pour introduire parmi nous la musique qui adoucit les mœurs.Et nos générations ingrates l’ont récompensé en artistes, comme vous savez.Le fléau, lui, sur la frêle constitution duquel le moulin-à-vent s’était apitoyé, garda, sous, l’empire de celui-ci, l’illusion d’être utile, en assistant dans le plus inactif des farniente, aux prouesses de son grand frère, prêt d'ailleurs à redescendre dans la batterie danser sur les pailles d'or et sur les grains mûrs, lorsque la nécessité l’appelait.Le fameux moulin rouge est arrivé —pas de parenthèse émue pour celui-là — et a remercié tout simplement ses prédécesseurs.Il cumule les fonctions de l’un et de l’autre.Le moulin-à-vent en est mort.Le crible déjà sur le retour est atteint d’une maladie de langueur et boite par dessus le marché; il ne fera pas de vieux os, c’est sûr.Le fléau, lui, a la vie dure.Comme nulle invention passée, présente ou future, ne l’empêchera pas d’être et de rester ce qu’il est, il tire du grand, dans le haut poste honoraire où nous l’avons trouvé; de là il regarde les jeunes moissons qui arrivent, filles des moissons passées et mères des moissons futures.Chers cultivateurs de par chez nous, laissez votre dernier fléau jouqué, sur la poutre de la batterie; il tient si peu de place! laissez-le où vous avez l’habitude de le revoir souvent, en souvenir de ceux qui vous le léguèrent et qui, pour l’avoir tant manié, lui ont laissé un peu de leur douceur.Elles se reposent maintenant dans la tombe les chères vieilles mains laborieuses qui ont édifié l’édifice de votre bonheur, de votre aisance peut-être; la vue du vieux fléau vous les rappellera.“Se souvenir, c’est toujours aimer”, dit-on, mais pour se souvenir, il faut regarder en dedans de nous-mêmes, et n est-ce pas souvent une délicieuse manière de voir plus beau ?Que do belles choses l’on voit les paupières closes! Vous verrez certainement plus beau, parce que le souvenir des anciens vous rendra meilleur, car dit le poète; ".aucun homme n’est bon, Que grâce aux souvenirs de sort enfance aimée,] Dont son âme demeure à jamais embaumée.”] le frère GILLES, o.f.m.L’ETUDE DE NOS TRADITIONS ORALES M.Georges Pelletier a commenté, dans le Devoir de mercredi, l'article que vient de donner à la Revue j Canadienne, M.Marins Barbeau.On j sera heureux d’en trouver ici de \ larges extraits: Si la plupart de nos écrivains et j de nos artistes n’ont pas encore secoué le joug des écoles d’outre-mer, s'ils n’ont pas réussi à révéler les trésors ignorés du sujet canadien dans son milieu pittoresque, s’ils ont fait preuve d’une impuissance ! persistante, c’est qu’ils ont manqué ! de la méthode et des connaissances I qui conduisent sûrement aux œuvres j de valeur.! En art, on ne produit rien de jrien.L’artiste doit recevoir et ! éprouver d’abord les impressions ! qu'il t ransmet ensuite en les exprimant d’après son art.Où puiserait-il ses connaissances et son inspiration s’il no sait observer directement son sujet et son entourage vivant et réel?Ce n’est certes pas dans des manifestations artistiques étrangères, surtout si elles sont mal connues et mal assimilées.Pour chercher à tort lotir lumière et leur verbe à ce foyer artificiel dont l’éloignement affaiblit les lueurs, pour s'obstiner à, regarder le monde des êtres au travers des lunettes coloriées d’autrui, pour se nourrir de lieux communs ou de vaines _ chimères, nos littérateurs, nos peintres, nos sculpteurs et nos musiciens n’ont le phis souvent fait que piétiner sur place, et encore leur trépignement n’a-t-ii guère réussi à leur attirer la faveur illusoire qui, ailleurs, sourit souvent aux médiocrités.Tel littérateur, par exemple, ne ferait-il pas mieux d’aller observer sur place, au cours d’une longue et fructueuse intimité, les personnages de son roman de mœurs que se renfermer dans ses rêves et inventer des feuilletons vides et ennuyeux à la contemplation de la fumée de sa pipe ?Un jeune écrivain français de bonne école — Louis Hémon — allait vivre, il y a quelques années, parmi des colons défricheurs du nord, dans une des régions les plus austères du Canada.Victime d’un fatal accident, au bout de sept ou huit mois, il laissait dans ses paperasses un brouillon de roman de mœurs intitulé Maria Ckapdelaine.On vient de publier cette œuvre précoce et à peine achevée, et voilà que nos critiques l’acclament comme un tableau modèle et presque unique de scènes canadiennes.Quelques mois avaient suffi à ce jeune étranger pour mieux dépeindre ce que nos romanciers, pendant des générations, n’ont pas su voir.Ce n’est pas tant le talent ni même, quelquefois, la technique qui manquent aux artistes canadiens, que la perspicacité et la méthode.S’ils savaient seulement comment s’y prendre ! Le secret de Hémon était pourtant bien simple, c’était d’étudier son sujet d’après nature, d’emmagasiner studieusement ses observations de chaque instant, et enfin de raconter tout naturellement, en suivant d’ailleurs une trame fort ordinaire, ce qu’il avait vu et entendu dans un inonde inédit.Une page décidément nouvelle s’ouvrira dans l’histoire de l’art canadien le jour où, devenus humbles et sincères, nos artistes enverront paître leur rétif Pégase et marcheront à plein pied dans les sentiers lumineux et odorants de leur terroir.La petite maison solide qu’ils n’auront pas de peine à construire sur ce roc vaudra bien mieux que tous les châteaux pailletés et intangibles que leurs imagina^ tiens cherchaient à bâtir dans les nuages.Bien que s’occupant uniquement de science, la Société de folklore américain pourra, sous ce rapport, rendre plus d’un service notoire aux artistes et aux littérateurs canadiens.Elle leur, donnera d’abord l’exemple d’une saine méthode à suivre, elle leur aidera ensuite à recueillir les matériaux épars sans lesquels ils n'auront jamais qu’une connaissance insuffisante de leur pays.Consulter les vieillards et les connaisseurs — surtout les paysans — sur les traditions et les choses locales, noter au long, et au fur et à mesure, récits, contes, légendes, réminiscences, chansons, rimes populaires, croyances, usages, proverbes, dictons et expressions, voilà la tâche professionnelle du folkloriste.L'inertie et la fausse-honte, ces vices qui atrophient dans leur germe bien des enthousiasmes naissants, ne doivent point avoir d’empire sur lui, car il est convaincu de la richesse de son sujet et de la valeur durable de son œuvre.Littérateurs, musiciens et peintres, s’ils étaient bien avisés, devraient d’abord suivre la même voie.Après avoir étudié à fond un nouveau milieu et éprouvé sa pulsation de vie.après avoir, au contact de la nature et des êtres, purgé leur style de tout un fatras académique indigeste, ils reviendront à leur atelier guéris du niai corrosif qui ronge à mort la vitalité des imitateurs, des plagiaires et des rêveurs.Us auront découvert — après bien d’autres — la seule méthode pratique à suivre pour arriver à créer do véritables oeuvres d’art.S’ils ne se sont pas embourbés dans l’ornière de leurs aînés, ils pourront encore revenir à cette fontaine de Jouvence qu’est la contemplation régénératrice dos choses réelles et vivantes.Voyant et entendant eux-mêmes, ils parleront, chanteront ou peindront do connaissance et do coeur, et leur stylo réflètera inévitablement la nouveauté de leur sujet.Supposoz-leur du talent ou même du génie, et vous les verrez bientôt s’acheminer vers les sommets que hantent d’habitude les maîtres des autres pays.C’est surtout par la cueillette et la publication systématiques des traditions ornles ci de tout ce qui s’y rattache que la Société de.folklore sera utile, non seulement à la science internationale, mais à l’évolution nationale de l’art canadien.Aux artistes elle fora bientôt connaître de nombreux thèmes plastiques, musicaux et littéraires, qu’elle a commencé à recueillir dans les masses populaires.Peut-il y avoir de meilleure source d'inspiration pour un musicien, par exemple, 1 • Cet épuisement de tout le système se manifeste de plusieurs manière;, mais une de ses conséquences les plus Immédiates, cest le ™ ’ Sans doute que de tels cas étaient fort fréquents, ay,ant f t ’ avec les privations, les surcroîts de travail el les inquiétudes rju lement provoqués, ils sont devenus plus fréquents que .ïamais.S’est-on même réellement demandé ce que c’était que le mal de rems, i d’où provenaient ces atroces et lancinantes douleurs, et quel t tai leur moyen de soulagement et de guérison?Ce remède est tout trouvé, et il existe, à la portée de tous.Il est sou-verain dans ses résultats, et tous ceux, si nombreux, qui 1 ont employe, ont été pour le moins fortement soulagés, lorsque, dans la plupart oes c.is, • ils n’ont pas été totalement guéris., j Ce sont les Pilules Moro de la Compagnie Médicale Moro, qui n ont d’autre but que de purifier le sang et de nettoyer tout le système.* • but a été amplement atteint, s’il faut en croire les milliers de certilic ¦> ou témoignages de reconnaissance dont l’effet est si rapide et si probant, dans de multiples cas d’épuisement général./ Parmi tous ces témoignages enthousiastes, il convient de citer en entier 5 ce que nous écrit M.Télesphore Boyer, 127 rue Rose-de-Lima, Mon U i au 11 dit entre autres choses: “Malgré mu jeunesse, l’excès de travail m’avait fait contracter, je crois, une maladie de reins et de rognons qui me faisait bien cruellemun ; souffrir.La douleur s’attaqua spécialement aux reins, pendant deus ans.Les élancements étaient si prononcée et si aigus qu’il m était imposai B le oe , travailler; je ne pouvais même me coucher que sur le dos.Le sont I cellents amie qui m’ont enseigné que les Pilules Moro pouvaient me soul»- J ger et me guérir.On m’a recommandé Icp Pilules Rouges comme le gue-1 risseur incomparable de cette maladie, et un jour que je souffrais beau- ¦ coup, je me procurai quelques boîtes de cet excellent remède et j en absor- ] bai six.Depuis ce temps, le soulagement et même la guérison ayant etc manifestes, les Pilules Moro sont mon «eul remède.Si, apres «b ÇUr travail, les douleurs de reins se font un peu sentir, j’ai recours aux ^Pilules Moro.Aussitôt je me sens soulagé, plus fort, plus courageux, plus prêt au travail.__(Signé) Télesphore Boyer, 127 rue Rose-de-Lima, Montreal.CONSULTATIONS GRATUITES POUR LES HOMMES.— Hommes malades, venez voir le médecin de la compagnie Médicale Moro ou écrtvez-lui.il vous indiquera le moyen de recouvrer vos forces, de combattre tes maux qui vous font souffrir et de refaire votre sauté.Ses consultations sont tout à fait gratuites et se donnent tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, au No 272 rue Snmt-Dems.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis sur ré-cention du prix, 50c une boîte, 82.50 six boites.Toutes les lettres doivwit être adressées: COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal.Studio de Luxe AMEUBLEMENTSS — DE-CORACIONS 478, ST-DENIS, prè» Sherbrooke.— Est 4090.A L’UNION CATHOLIQUE CONFERENCE SUR LUTHER Pour toutea mftUiiicn de* pied» ronaulteo U Dr A.-D.Bergeron __ le «eut licencié CRIRimniGN ( nillOPODISTR A MONTKEAL An macnnln Walk-Over, 808 8.Catharine O.À l’Union catholique, dimanche, le R.P.Chossegrqs, S.J., a donne une intéressante conférence sur Luther.En voici un substantiel résumé : Aux yeux des protestants d’Allemagne, Luther est le fondateur d’u ne religion épurée, c’est T émancipateur de l’esprit.A en croire Hé-gel, c’est par Luther que le règne de l'esprit s’est établi dans le monde, c’est par lui -que le peuple allemand a dégagé tout le sens du christianisme.Tous les rationa l isles qui ne veulent point admettre de révélation divine et font de leur raison la mesure de la vérité appellent Luther le libérateur qui a délivré l’intelligence du papisme, de la pénitence et de la confession.A la lumière impartiale de l’histoire, que faut-il penser de ces affirmations?C’est ce qu’étudie le conférencier.Pour fonder une religion nouvelle, Luther aurait e ;,!od.Lamou-reux serait de nature à donner une grande chance aux Québécois de décrocher la palme cette saison, mais nos joueurs ont confiance dans l’issue du match de ce soir et ils comptent remporter les trois parties.L’équipe montréalaise sera à peu près la même que la semaine dernière, à l’exception de Wright* qui figurera sur l’aUignement.Le club de Shawinigan Falls se compose d’excellents joueurs, cette année, et il pourrait bien causer une surprise fort désagréable à son adversaire.Les amateurs qui se rendront à la salle Electra ce soir auront J’avantage de voir à l'oeuvre les joueurs suivants sur l’équipe (les visiteurs: Géiünas, Buck.Pellerin, Bourassa et Eugène Villeneuve, le vaillant capitaine du Shawinigan-Falls.Nous invitons donc tous les fervents du sport des quilles à assister à cette joute^de ce soir qui commencera à 8 heures .80.LES GARNETS ET LE LYALL, EN SCENE CES DEUX CLUBS SE DISPUTERONT LUNDI SOIR LA PREMIERE PLACE DE LA LIGUE MONTREAL AU JUBILE.— PARTIE ENTRE L’HOCHELAGA ET LA CASQUETTE.____ La Ligue Montréal offrira lundi prochain un programme d’un intérêt 'exceptionnel].La Ligue du président Chamberland a donné d'ailleurs depuis ic commencement de sa saison des joutes qui éga'lent pour Je moins cm intérêt tout ce que l’on a vu dans la métropole du 'Canada.Il est difficile d’imaginer course au championnat aussi excitante que celle que se livrent les clubs de la Ligue Montréal.Les Lyalll sont actuellement en tête de la Ligue, mais les Garnets les suivent de très près.La principale partie, de lundi .sera celle qui mettra le Lyall aux prises avec les Garnets.Ces deux clubs se disputeront la première place dans la ligue.Les Lyall paraissent avoir une équipe de champions.Ils se sont assurés lies services de trois fameux joueurs d’Ottawa, et ils ont en outre des étoiles coimme Béchard, Langlois, Lamirande, l’un des (meilleurs compteurs de la ligue.Le T.s-n'ît paraît plus dé'ermiué que jamais à remporter i?(.•hempionmat de la I.igu Montré.:! et le public qui asristera aux rencontres de 'Lundi soir uu Jubilé vei ra des joutes mouvementées et excitantes.Il est certain que tous les partisans de la Ligue, tous les habitués du Jubilé, seront Hà lundi soir pour voir le programme de la Ligue Montréal.Dan s la première partie au programme l’on verra le fameux Hochelaga contre La Casquette.Le club de “rooters” du du*b Hochelaga sera au poste au grand complet.L'on entendra des acclamations lundi soir au Jubilé.Le fameux Brunelle de T.a Casquette aura une fois de plus l'occasion de montrer son savoir faire.Les mesures énergiques prises par le président Chaimlbertamd sont cause que toute brutalité a disparu des joutes.Le public verra donc du hockey et non des batailles.L’EXPOSITION SE TERMINERA CE SOIR À 11 HEURES LE CINQUIEME SALON DE L’AUTOMOBILE A REMPORTE UN BRILLANT SUCCES — UNE FOULE NOMBREUSE HIER SOIR LES ECHECS * RUDE RENCONTRE DE M.JOS^ SAWYER A la réunion des amateurs d’échecs à la salle des Chevaliers de Colomb, le 8 janvier dernier, M.Joseph Sawyer disputa au Champion américain Marshall, une des plus rudes joutes des 82 parties sinufltan'ées, ilivrées au cours de la isoiréc.Pour la .satisfaction de nos lecteurs et des amateurs du noble jeu, nous publions aujourd'hui cette intéressa nie partie.Il suffit d'aligner les pièces, pour constater de prime abord l’ardeur qu’a mise P ex-champion camn'dicn à terrasser son adver-saire ; le développement des mouvements d’attaque, comme la sûreté des coups de défense, révèle foutes les quailités du jeune joueur aux prises avec lies tactiques du rusé américain.Nous recommandons donc une étude attentive de cette joute, moins brillante que sûre et presque classique, tant les deux lutteurs se sont acharnés au moindre avantage que la (partie pouvait offrir.M, Joseph Sawyer jouait les blancs et soutint le bénéfice de l’attaque iusqu’à la fin, alors que M.Mar,shall lui offri t la partie nuiile au 33e coup.Voici la partie : dans le domaine 'des célébrités de l’éohiquier une renommée enviable tant aux Etats-Unis qu'au Canada.Il se trouvait donc samedi soir dans son élément, en imettamt en valeur ses ressources de joueur rusé et en évidence ses profondes con-naissauces.Aussi a-t-il renversé huit de ses adversaires, .soutenu l’assaut de quatre autres .qui ont eu l’avantage de la nullité, et subi quatre défaites?Ce beau résultat peut se comparer à celui obtenu par Marshall le 2 janvier dernier, alors que le champion dut concéder onze parties sur les vingt-trois qu’il échangea avec les joueurs du club de Westmount.C.éE.P.LE GOURET A STE-AGATHE De retour au collège, après les vacances accoutumées de Noël, les élèves ont résolu, malgré la perle regrettable du meilleur membre de leur club, de continuer avec les vil lageois la série de parties commencée depuis l’ouverture de la saison.Ainsi la quatrième partie, que la mauvaise température avait forcé de remettre, a été jouée dimanche dernier.Comme les précédentes, cette partie fut pleine d’intérêt, du commencement à la fin ; cependant à en juger par le résultat, elle fut désastreuse pour les collégiens, mais à ceux qui en furent les heureux té moins, le jugement n’est pas le même et voici pourquoi : c’est que la plupart des points des joueurs de la viillc fut bien plutôt le résultat des coups de hasard que l’effet de leur habileté, tandis que ceux des collégiens ne sont dus qu’à de vrais coups d'habileté portes par quelques-uns des joueurs, particulière ment de Clément Martial.La défaite que viennent de subir les collégiens, ne les décourage pas.Au contraire, ils veulent, dimanche prochain, prendre une légitime revanche.si la température le permet.Résultats: Ste Agathe, 8; Collégiens, 2.VICTOIRE DU TOOKE BROS.Vendredi soir dernier, le club de hockey Tooke Bros a blanchi le Daly Morin, par un score de 2 à 0, en présence de 200 personnes.La partie fut excitante du commencement à la fin et exempte de toute brutalité.Vers la mi-février, le Tooke Bros se mesurera avec le St-Jérûme.La partie promet d’être intéressante.Nous aurons l'occasion d'en parler de nouveau.Tout club amateur qui ne craint pas la défaite est prié de communiquer avec M.P.Robillnrd, 1882.Notre-Dame ouest, ou M.E.La-bellc, 108, Palm.West.2427.Quoique pas aussi considérable que jeudi soir, l’assistance au salon de l’automobile hier soir était plus nombreuse que le jour correspondant de 1917.C’était hier la soirée de la Vallée de l’Ottawa et un succès complet fut enregistré.Un grand nombre de visiteurs se rendirent à l’exposition et plusieurs ventes importantes furent faites par les diverses compagnies qui exposent au salon.L’assistance d’hier fut de 8,51(3 contre 7,502 pour le même soir en 1917.Aujourd’hui sera la dernière journée du salo net désignée comme la “journée des alliés’ Un programme uisical a été préparé pour la cire istance par l’orchestre des G.- nadiers et les concerts seront donnés à 2 heures 15 et 8 heures 15.A l’assemblée spéciale des directeur'- de la Montreal Automobile Trade Association tenue hier après-midi, M.T.-G.Kirby, gérant de cette association depuis cinq ans, fut prié de reconsidérer sa démission.A la suite d’une forte pression, M.Kirby consentit à conserver son importante position de gérant.VICTOIRE DÛ CERCLE PAROISSIAL ST-Z0T1QUE En présence d’une foule qui était .accourue au patinoir de Bellerivc, I le G.P.de St-Zotique et le Canadien, de Valley field, se sont livré | une Jutte très belle, malgré la dé- j faite des gars de ValU yüeld.I-a's ! deux équipes évoluèrent sur la glace pendant les deux premiers vingt minutes sans compter de point.Après le repos réglementaire, les deux adversaires reprirent le jeu de plus belle.Au bout de 10 minutes, Bourque déjoua le gardien des buts du C.P.St-Zotlque, et enregistra Tunique point des VaUeyfield Les supporteurs du Valleyfield ne doutèrent plus de la victoire en leur faveur.Dans le dernier quart, le C.P.de St-Zoti-que s’embarqua sur la glace avec la ferme résolution de revenir à Montréal avec la palme de la victoire.En effet, après quatre minutes de jeu, Delorme compta un point pour les visiteurs, ce qui rendit la partie excitante au plus haut point.Le Canadien, de Valleyfield, redoubla d’efforts .mais en vain, car Durocher fit un “rush" sensu-tgmn-cl et déjoua Tanguay dans ses buts, et compta le point vainqueur pour le G.P.St-Zotique.Les amateurs présents ne purent retenir leurs applaudissements pour nos Montréalais.Dans les huit minutes qui suivirent, malgré TinUirsité du jeu, il n’y *ut aucune chance de part et d’autre de compter de nou-vea.u.Certes, ce fut une partie de hockey comme il s'en joue chez nos professionnels.Le gérant Lambert remercie le Canadien de Val-leyfield du bienveillant accueil qu'il fit au C.P.St-Jotiquc.Nul doute que le pubi.lc de Montréal aura l’oocaision de voir aux prises ces deux culbs, durant le mois de février, au Jubilé.Alignements : C.P.St-Zotique Canadien de Valleyfield P.Lalonde Buts Tanguay Durocher Défenses Bourgie Reeves “ Quenneville Gareau Centres Garand Delorme Ailes Leduc Allard “ Montpetit Plamondon Subsfitus Lepage Moore “ Deschamps Résumé : Première et deuxième période : Pas de point.Troisième période : Bougie, 9.45.Qautriènic période, 2, C.P.St-Zotique, 4.00.Quatrième période, 3, C.P.St-Zotique, 8.00.Jos.Sawyer F.-J.Ma- Blancs Noi 1 P—4 R 1 P—4R 2 C—3 F R 2 C—3FD 3 F—5C 3 P—3TD 4 F—4 T 4 'C—3F 5 Boquent 5 F—2R 6 D—2R 6 P—4 CD 7 F—30) 7 Roqinent 8 P—3FD 8 P—4D! 9 PxP ?(a ) 9 CxP 10 GxP 10 C—5F! 11 D—4R 11 CxiC 12 DxCTR 12 F—3D 13 D—4R 13 T—ICI) 14 P—40 14 F—2GD 15 P—51) 15 CxPD! 16 F—2FD 16 P—4FR 17 0—3D 17 D—5T 18 P—3CR 18 D—6T 19 F—3C ! 19 P—3F 2() P—4F 20 R—1T 21 D—3F 21 TD—IB 22 O—3C 22 D—4T 23 F—11) 23 D—2 F 24 F—3F 24 P—4FD 25 C—3T 25 P—5FD 26 C—2FD 26 F—4 F éch.27 R—TT 27 T—2R 28 F—2D 28 TR—IR 29 TD—IR 29 TxT 30 TxT 30 TxTéoh.31 FxT 31 D—3R 32 F - 2F 32 FxF 33 DxF Nulle.LE MONTAGNARD Les raquetteurs du Montagnard se rendront ià Gartiier-vi'Ile, diima.nehe prochain.Cette sortie, qui est pour les membres seulement, se fera en raquettes et sera sous la présidence du capitaine J.-A.Le-beani.Le départ aura lieu à 9 heures, angle avenues Mont-Royal et du Parc.(ai P—4D était le coup.UN EXPLOIT DE PROFESSIONNEL.U n’y a pas que le 'champion amé-ricaim qui puisse ambitionner avec honneur 'le mérite de jouer des parties simultanées.Avec autant d'é-cJlat que IM.Frank Marshall!, M.Joseph Sawyer a entrepris, samedi dernier, dans 'les saisies du Club d’Bchecs de Westmount, la tâche de faire face à 17 joueurs à la fois, la plupart de ceux qui avaient livré bataille au plus brillant tacticien des Eta'tsrUn i s.M.Sawyer est un joueur de haute école et .de fortes dispositions ; champion du Canada pendant de longues années, il a disputé son titre avec honneur contre de rudes adversaires.Technicien habile, jf joint à une ténacité étonnante, une audace qui cause toujours des surprises; c’est un des joueurs d’échecs canadiens français des mieux doués et des plus brillants, et a conquis BURNS CONTRE FK.FLEMING Il est à peu près certain que ja prochaine rencontre de Frankie Fleming avec Joe Burns sera la dernière bataille qu’il fera .avant d’endosser l’uniforme d’aviateur.Frankie a déclaré hier qu’il se proposait d’abandonner d’arène même si la guerre devait se terminer demain.On doit comprendre par là que Fleming doit avoir placé avantageusement les argents qu’il a faits depuis quelques années et qu’il se propose de se livrer à d’autres occupations.Fleming se prépare à son combat avec Burns au gymnase de la Casquette où ses compagnons d’entraînement sont Eugene Brosseau et Red Allen.Au dernier roneert-bou-cane de St.Michaels.Fleming a su démontrer qu’il possède encore ses belles qualités et tous sont encore d’avis que Joe Burns aura fort à faire pour se débarrasser d’un rival aussi expérimenté.Le pugiliste de la Pointe St-Char les a cependant lui aussi de nombreux partisans qui ne démordent pas de ridée que les beaux jours de Fleming sont passés et que son remplaçant ne saurait être d’autre que Burns, qui, il faut bien l’avouer, a des talents réels de boxeur.Frankie Fleming n'est pas sans conisdérer son-adversaire à sa juste valeur et rien n’est négligé pour cette grande rencontre.Bon routier.Fleming s’entraîne pour avoir du souffle en traversant quotidiennement le fleuve St-Laurent entre Montréal et Laprairie.L’air vivifiant de notre hiver vraiment canadien l’aide sûrement à se mettre en forme.La rencontre de mercredi prochain fera donc époque dans les annales de la boxe à Montréal.Les amateurs seront tous au iParc Sohmer ce soir-là.C’est une attraction dont les grands clubs américains s’enorgueilliraient, car la timbale à décrocher n’est autre que le titre de champion des poids-légers du Canada.LES RAQUETTEURS DE IA CASQUETTE C’est demain après-midi qu’aura lieu la deuxième grande sortie annuelle des raquetteurs de l’Association de la Casquette, à la résidence du gouverneur de Tile, M.Alexandre Martin.La fête sera présidée par Son Honneur le maire Martin et M.Chs-N.Chamberland, gérant-général de l’association.Les officiers de la section font un appel S.O.S.à tous les membres de l’association de bien vouloir vehir rehausser par leur présence l’éclat de cette grande sortie.La marche sur le fleuve est agréable et tous ceux qui feront le voyage reviendront enchantés de leur belle excursion.Le départ aura lieu à 2 heures très précises des salles de ‘l’association et le retour vers les G heures.Donc que pas un ne manque à l’appel de notre vice-président honoraire.Vous ne lisez pas le NATIONALISTE?Vous ignorez donc toutes les nouvelles du ••amedi après-midi et du samedi soir.NÉCROLOGIE FUNERAILLES DE FEU Mme J.-E.LAFORÉST Fraserville, 24.— Le service funèbre de feu Mme J.-Elisée Lafo-rest a été célébrée lundi en l’église Saint-Patrice.La levée du corps fut faite par M.Ph.Roy, curé de la paroisse.M.l’abbé Joseph Laforest, neveu de la défunte, a chanté le service, assisté des abbés P.Crépault et P.Lapierre.Dans le choeur on remarquait M.Ph.Roy, curé de la paroisse, MM.les abbés Beaudoin, directeur du collège de Sainte-Anne, et Léon LaRo-chelle, curé de La Durantayc.La défunte laisse son époux, M.J.-E.Laforest, deux fils, J.-E.Laforest, E.E.C.D., et Gustave, et six filles: Mesdames C.-E.LaRochellc et Henri Pouliot, et Mesdemoiselles, Antoinette, Rebecca, Cécile et Anne-Marie.FUNERAILLES DU Dr L.CATELLIER Québec, 25.— Les funérailles du Dr Laurent Catellier, ont été célébré cette semaine en la Basilique.Un cortège nombreux accompagnait la dépouille mortelle du regretté défunt.Le chanoine Laflamme, curé de la Basilique a chanté le service funèbre, assisté de diacre et sous-diacre.Son Emmincnce le cardinal Bégin avait pris place au choeur, ainsi que Mgr Roy, et un nombreux clergé.Le deuil était conduit par M.Lud-ger Catellier, fils du défunt, son frère, Télcsphore Catellier, le juge IL-C.Pelletier, Edmond R.Alleyn; ses beaux-frères;'le juge Dorion, M.M.Lucien Moreau, Chs.Alleyn, Richard Alleyn, ses neveux; MM.G.-S.Marceau, Adj.Turcotte, T.Turcotte, D.Catellier, ses cousins.Tous les professeurs des différentes facultés de l’Université Laval assistaient en corps, accompagnés de tous les élèves et d’une foule dt parents et d’amis du regretté disparu.CONDOLEANCES A une.assemblée tenue le 20 courant par la chorale du Saint-Enfant-Jésus sous la présidence de M.Maxime Jarry, il a été proposé et appuyé à Tunanimité qu’un vote de condoléances soit adressé au maître de chapelle de cette chorale, M.le docteur Louis Verschelden à l’occasion de la mort de son épouse.Egalement les membres de la “Schola Cantorum”, à leur réunion de lundi, 21 janvier, ont présenté toutes leurs sympathies à leur con- Q): L&Vssîon.(âü Héros’ La St.Jacques Tobaceo Paektns Co., Liée.Bureau-chef : 842 rue Ontario, Maisonneuve.T61.Losnlle 819.Manufacture : St-Jacques, P.Q.frère, le docteur Louis Verschelden, si douloureusement éprouvé par la mort de son épouse.MOTION DE SYMPATHIES Les médecins de l’hôpital Notre-Dame ont voulu témoigner par la résolution suivante, leurs plus vives sympathies à Mme Georges Ville-neuve, à l’occasion de la mort de son mari, le docteur George Ville-neuve, directeur de TAsile Saint-Jean de Dieu: “Les membres du Bureau medical de l’hôpital Notre-Dame ont appris avec un sentiment de très vif regret la nouvelle de la mort de leur distingué collègue, M.le docteur Geor-ges Villeneuve.Ils se font un devoir de souligner les hautes qualités du coeur et de l’esprit dont était doué le regretté défunt, et qui avaient fait de lui un maître incontesté de la science médicale au Canada, et de plus un confrère universellement estimé des membres de la profession.L'hôpital Notre-Dame s’honore de le compter depuis plusieurs années au nombre de son personnel médical, et se plaît à reconnaître les services nombreux qu’il lui a rendus.- ¦ Le Bureau médical délègue pour le représenter aux funérailles, M.ie docteur Oscar-F.Mercier, chirurgien en chef de l'hôpital.II prie respe Amusement madame Villeneuve d’agréer l’expression de ses plus profondes condoléances.gués des ouvriers et des soldats,' ajoute Krytenko, et ce n’est pas pour rien.Tous 'Ceux qui mettront des entnaïves à notre marche senont pu-’ nis.Nous ne devons pas arrêter notre règno de terreur, tant que tous nos ennemis n’auront pas été exterminés.Le ichât'iinient pour eux jus* qu’à 'la fin et sans merci.” Dans une autre assemblée.(Mario Spiridonovo, président de la Con-ferentce des paysans id'e toutes les Russiies, parlant des dernières rixes qui ont eu Heu le 18 janvier courant dans 'les rues rie PéTragnad, s’est éterié qu’on ne oonidiuisait pas ome révolution aivcic des gants de 'Chevreau, et que les réoents événements n’étaient que les avant-coureurs de ce qui serait accompli dans la suite par le socialisme.LE RÈGNE DE LA TERREUR CONTINUERA Pétrograd, 2G.— Au cours d’une assemblée des Gardes Kekshohn, l’enseigne Krylenko, commandant en chef bolshevik, a -déclaré hier, que bien qu’il croit en la liberté de parole, toutes 'lies libertés doivent être mises de côté, aussi longtemps que durera 'la lutte avec la'bourgeoisie.“Nous tenons le iponvoir des délé- M.LAVIGUEUR ACCEPTE LA CANDIDATURE Québec, 26.—Une délégation de près de deux cents hommes d’affaires de la ville de Québec est allée, hier après-midi, à 4 heures» renenotrer le maire Lavigucur, à Dhôtel de ville, pour lui demander de briguer de nouveau les suffrur ges à la ma'rie.M.Cyrille 1 biquet a présenté au maire des requêtes portant 12,000 signatures à l’appui de sa candidature.M.le maire Ln-vigucur a remercié la •délégation et ,a déclaré qu’il acceptait avec plaisir la candidature qu’on Ipi offrait.LE LAIT SE FaTT RARE À SHERBROOKE Sherbrooke, 26.— La pénurie du lait commence à se faire sentir en notre ville.Une des compagnies laitières locales nous déclare que la distribution quotidienne sera dorénavant plus tardive et qu'elle peut diminuer en quantité.1 O O CONDOLÉANCES A une assemblée de la chorale St-Zotique.tenue le 23 janvier, M.le président E.Corbeil proposa, sc- 1 comté par le Dr G.Labarre, qu’un vote de condoléances soit adressé à M.Je docteur Louis Verschelden, maître de chapelle du St-Enfant Jé sus, ainsi qu’a M.I.ognult, membre de la chorale St-Zotique, à Tocca sion de la mort de leur épouse, et que copie soit transmise aux jour naux.A DEC.RAY, Secrétaire.1 O O POUR SOIGNER Vieillards, Adultes, Enfants et Bébés, contre toutes maladies de la gorge, des bronches et des poumons vous devez vous servir du SIROP du Dr J.O.LAMBERT le grand spécifique qui guérit TOUX, RHUME, BRONCHITE, CATARRHE, ASTHME, CROUP et la CONSOMPTION A SA PREMIERE PERIODE Pour soulager le bébé aussi bien que tout membre de la famille, sans distinction d’âge, pourquoi ne pas recourir directement au véritable spécifique, lequel par ses propres mérites a obtenu la PLUS GRANDE VENTE C’est pourquoi nous avons lancé un défit de $1,000.00 Concernant la valeur intrinsèque que nous avions la plus grande vente sur le marché non seulement au Canada mais dans l’Empire Britannique.Personne n’ose se présenter pour nous contredire et tenter de gagner notre pari de MILLE PIASTRES.Puisque nous sommes arrivés à surpasser tous produits analogues, cela n’est-il pas suffisant pour vous convaincre que le Sirop du Dr J.O.LAMBERT est celui qui doit se trouver dans tous les foyers.j Soignez votre rhume avec le Sirop du Dr J.O.LAMBERT et la Consomption ne peut vous atteindre.• « Dr J.O.LAM BERT, limitée, Montréal Les plus grands fabricants de sirop contre la Toux, le Rhume, etc.(Anticonsomptif) de l’Empire Britannique.i Prenez garde aux imitations qui ne se vendent que sous le titre de goudron et d’huile de foie de morue et qui n’en possèdent pas du tout. VOL.IX.— No 22 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 26 JANVIER 1918 11 L’A.C.J.C.A MONTRÉAL PENDANT QUE LES HOMMES ^AGITENT.I.o Canada traverse, durant ces mois-ci, une crise, une crise pro-lunde.Dans lo domaine politique, dans le domaine économique, dans je domaine social, les événements s entre-ciioquent, et la secousse a sa répercussion jusque dans nos âmes, prises de vertige et de peur.Ordre des affaires gouvernementales.Une école d’orgueilleux, originaire de rives lointaines, tente, par des méthodes, avouables ou non, de transformer la loi organique du pays.Elle s'imagine que le fait pur, le précédent, possède, comme dans l’édifice politique britannique, la puissance convenable pour modifier le status traditionnel.Pourquoi ne pas se rappeler que, au rebours de la constitution anglaise, fondée Mtr des mouvements, en partie documentaires,en partie sans titres, le fait juridique, uniquement le fait juridique, peut de droit, changer la nature de notre loi constituante, loute entière étayée de textes'/ La même école soumet à l’appréciation des fouies un remaniement, un acte qui, de soi, relève de l’examen des jurisconsultes et des diplomates.Elle commet donc un nou-‘ veau péché, puisque, chez nous, l’Etat est loin d’avoir pour assises la démocratie avec ses hypothèses, l’n lion de solidarité rattache tonies nos Chartes entre elles: lois de 1774 et de 1791, lois de 1811) et de 1867.Or, leur rédaction remonte bien avant 1910, date mémorable où la métropole a décidément introduit sous l’enveloppe, surtout républicai ne-, et en quelque coins, démocratique, de ses institutions, la grande erreur moderne.Aussi est-ce une faute de logique et d’histoire que de prétendre déduire de tels postulais la Constitution de 18(57 et ses devancières.Ordre de la richesse publique.Les dilapidations épuisent le trésor, le.poids de l’impôt s'appesantit, chaque jour, davantage sur les épaules affaiblies du contribuable.Le bieft national est grevé d’hypothèques, et derrière l’“Union Jack” que le Présent déploie devant nos yeux pour dissimuler le Demain, nos oreilles devinent des pas, les pas du créancier.Il approche et, à travers les déchirures du drapeau, nous discernons la coupe el les couleurs de son costume.Mon pauvre ia> ‘ ‘ Ordre SO cia!.Del nx groupes ethni- eues, c' énieuts pri mordiaux de la nation, SC ¦ livrer il bataille.L’un •père s ur tous les terrains; les ca- ¦¦ ms d( D SH i presse convrent l'autre d: mitr ail] e: insui tes, calomnies : race à u n gtiel-;: ipens, admirable ’e coin : ?p ! ion et ( le facture, i!^ sc "M''- dt * n 'hier les ; ressources vita- ! de P .
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