Le devoir, 15 février 1918, vendredi 15 février 1918
VOLUME IX—No.39 MONTREAL, VENDREDI 15 FEVRIER, 1918.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.S3 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 JW* Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main746t REDACTION: ^ Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! SUR LE D(të DU QUÉBEC La presse anglo-canadienne a mené sur le dos du Québec la campagne en faveur de la conscripition et du ministère unioniste, aux dernières élections.Afin de préparer les provinces anglaises à accepter sans trop grommeler l’appel possible de la deuxième classe des conscrits, recom-mencera-t-eile la même tactique?On le dirait, à lire le premier-Toronto du Globe de mercredi dernier.Le Globe fait des compliments aux ministres qui, dit-il, ont tenté de leur mieux de mettre en vigueur la loi du service militaire.Mais, paraît-il, c’est le Québec qui, dans la plus grande mesure qui soit, et sans avoir recours à la révolte, paralyse, par sa résistance passive et la multiplicité des cas d’appels aux tribunaux supérieurs, l’exécution du programme de M.Borden et de ses amis.11 s’ensuit que, par exemple, dans le seuil district de Montréal, au dire du Globe, l’automne sera avancé avant que 10,000 hommçs de la première classe y aient pris les armes.D’où le Globe conclut que le ministère devra user de moyens énergiques pour accélérer le travail! des tribunaux, et “pour venir à bout de la résistance passive qui se barricade derrière les clauses de la loi relatives aux appels”.* * * w Le jeu du Globe, inspiré de toute évidence par VI.Rowell, est facile à deviner.Le ministère, un temps, a espéré trouver dans la première classe les 100,000 hommes qu’il voulait.11 s’aperçoit qu’il n’y pourra guère réussir.Les statistiques sont là pour établir que, hors du Québec, les jeunes gens se sont inscrits chez le registraire dans une proportion moindre (tu'ici.(liiez nous, d’après les chiffres donnés par Ottawa, les jeunes gens se sont inscrits; mais ils en ont appelé de la décision du tribunal local, quand elle leur était défavorable, ou l’autorité militaire en a appelle, elle, quand le premier tribunal a exempté les jeunes gens.Comme le Québec a la plus forte proportion d’inscrits chez le registraire, il fallait s’attendre que ce fût lui qui fournît le plus d’appels.Peut-on reprocher aux conscrits peu satisfaits de Ha première décision des tribunaux locaux d’avoir porté leur cause à un tribunal supérieur?Qu’ont ils fait, sinon exercer un droit reconnu par la loi et invo-qner un des motifs d’exemption prévus par celle-ci?L’autorité militaire n’en a-t-ellle pas elle-même appelé, à Montréal seulement, de plus de 20,000 exemptions?Elle a assigné devant les tribunaux d’appel des gens versés par les examinateurs médicaux dans les catégories B.C.et E., elle y a fait même comparaître des manchots, des infirmes, qu’elile a dû reconnaître par la suite tout à fait inaptes au service militaire.Bref, s’il y a eu congestion, la faute n’en est pas aux seuls conscrits.Et le Globe serait mal venu de reprocher à ceux-ci d’avoir fait comme l’Etat a fait lui-même, c’est-à-dire de s’être servis de la loi, d’en avoir invoqué des clauses mises dans les statuts pour la protection du citoyen comme pour celle de l’Etat.( v ' ,i" ' 11 n’y a pas du reste que dans le Québec que la mise en vigueur d’une loi de conscription a eu pour résultat de congestionner les tribunaux.Le Globe sait tout autant que nous qu’il s’est passé de nombreux mois, en Angleterre, avant que les magistrats chargés de surveiller l’exécution de la loi du service obligatoire aient pu venir à bout de leur travail.Il ne fait que commencer ici, il n’y a pas sept semaines que les tribunaux d’appels fonctionnent, au détriment de l'administration de la justice civile.Mais comme les choses ne vont pas au gré du Globe et de ses amis, jil faut trouver une issue; et le Globe l'indiquait mercredi.Crier sus au Québec, tout est là.Ce sera lui, comme toujours, le pelé, le galeux d’où vient tout le mal.Le loup l’a dit, d'autres le hurleront.Une dépêche au Star, hier soir, confirme que l’appel de la deuxième classe fera sursauter les provinces anglaises.Comme on leur a fait oublier, en décembre dernier, les abus de pouvoir, les scandales, la législation d’exception du dernier parlement en leur criant sus au Québec, on compte, cette fois-ci, apaiser encore le mécontentement populaire en vociférant haro sur le Québec.Ce n’est pas plus difficile que ça.* « * Il est vrai que, dans l'in ter va Me, alors que la main-d’oeuvre manque au pays et que le ministère convoque une conférence intepprovineiale afin d’aviser à cette question et à d’autres aussi graves, l'Angleterre, pour sa part, ne se porte pas trop mal, dans ce domaine.N’est-ce pas le chancelier de d’Echiquier, M.Bonar Law, qui disait mercredi même, à Westminster, que, tandis qu’en 11)17, le Royaume-Uni versait 820,ÜÛO hommes dans ses services militaires, il ajoutait à son armée industrielle immense plus de quinze cent mille hommes et femmes, — exactement 1,535,000, •— et accroissait d’au delà de 1,200,000 acres la superficie des terres en culture en Angleterre, en Ecosse et en Irlande?En 1917, également, le Royaume-Uni maintenait sa production agricole au plus haut degré.(Voir la Gazette du 14, onzième page.) Cela, certes, démontre que, si l’Angleterre a la conscription, elle garde néanmoins le souci de ses intérêts industriels, et surtout elle s’emploie à développer l’agriculture chez elle.Elle pense à la maimd’oeuvre agricole, quelles que soient les exigences de sa situation militaire, sur un front qui n’est pas bien éloigné de son territoire.Pour notre part, donc, avant de parler de la mobilisation de la deuxième classe des conscrits, il serait urgent de penser à la crise de la maiin-d’oeuvrc, provoquée, — une v oix officielle l’a admis — par un trop grand recrutement.Ce n'est donc pas en criant haro .sur le Québec que le Globe et ses amis devraient pouvoir le faire oublier aux gens sensés qu’il y a au pays.Il est vrai que, jusqu’ici, les hurlements ont eu plus de succès que le raisonnement.Mais cela durera-t-âl toujours?Georges PELLETIER.LES TAXES QU’IL FALLAIT IMPOSER Nous parlions, hier, du fardeau de plus en plus lourd sous lequel titube et menace de choir le propriétaire foncier de Montréal.Qui a le plus contribué à l’accroître ?Si, cette question lui était posée, il brandirait le poing dans la direction de l’hôtel de ville, prenant pour le bourreau l'instrument du supplice.Le véritable auteur de ses maux, c’est la législature, n’en déplaise à M.(îouin.Pour établir notre thèse, nous pourrions remonter à plusieurs années, rappeler les annexions imposées, etc.; mais contentons-nous d’examiner ce qui s’est fait, cette année même, non pas au comité des bills privés de l’assemblée, mais à celui du conseil législatif.Chacun sait, en effet, que le gouvernement fait immoler à In chambre rouge les clauses auxquels il n’ose pas toucher; le conseil u’a p»s la crainte de l’électeur 11 y a, d’abord, l’annexion de Maisonneuve.Au dire de M, le maire qui —on doit lui reconnaître ce inérile, —est parfaitement au courant et pour cause de la situation financière de la ville, Montréal n’avait pas besoin d’une augmentation de 50 pour cent de la taxe foncière pour boucler son budget, mais cette augmentation devient à peine suffisante quand on ajoute à son propre déficit les neuf cent mille dollars de déficit de sa prodigue voisine.Or, cette annexion elle a été décrétée, malgré les protestations du leader du conseil de Maisonneuve et malgré les protestations du maire Murlin et de quelques autres délégués du conseil municipal, sans imposer la surtaxe demandée par nos représentants, mais une surtaxe beaucoup moindre.Cette opération, reconnaissons-le, ne s’est pas faite au conseil législatif, mais à la chambre basse; on a épargné en ce cas, des pas et démarches aux porteurs de débentures.Par contre, ce sont nos sénateurs qui ont refusé à la ville le droit de porter la taxe de un pour cent sur les compagnies d’assurance à deux pour cent; ce sont eux encore qui ont refusé à Montréal le pouvoir de taxer les compagnies d’affichage.Ces deux impôts auraient produit ces revenus minimes, dira-t-on, mais additionnés Pun à l’autre, ils représentent déjà une jolie somme, et c’est à force de petits impôts de celle sorte que l’on arriverait à répartir plus équitablement le coût de [’administration de la ville et à dégrever les propriétaires.Mais ça n’est pas tout.C’est encore au conseil législatif que l’on a permis aux débardeurs des provinces maritimes de rentrer sans payer d’impôt dans te port de Montréal.Toujours la même ritournelle: on se rend au désir dos compagnies et on prive Montréal de ses sources de revenus sous prétexte de protéger son port, comme si les compagnies se servaient de celui-ci uniquement pour les beaux yeux de la grande ville canadien ne-française.Parce que les débardeurs étrangers seraient tenus de payer une taxe de cinquante dollars, messieurs les armateurs iraient-ils porter leurs affaires ailleurs?Quel amour profondément caché ils professent pour ces manoeuvres! Pour nous, nous partageons l’avis de M.Ainey: il ne manque pas d'ouvriers à Montréal qui cherchent du travail et s’il en manque, la faute n’en est pas à la ville, mais à la rareté de la main-d’oeuvre causée par la conscription.La taxe sur les débardeurs étrangers à la province n’aurait rien fait pour augmenter celle-ci.Bien plus, nous aurions même voulu quelle fût conservée ainsi qu’elle se lisait dans le projet initial de la ville, soit que tous les débardeurs étrangers à Montréal, ceux de la province comme les autres, fussent assujettis à cette taxe.On aurait pu ajouter qu’elle serait payable dès leur entrée au service des compagnies de navigation.Rien de ce qui peut décourager la désertion des campagnes, tout ce qui peut retenir sur la terre maternelle et saine le rude gars de la ferme devrait être mis en oeuvre.Le ministre de l’agriculture parlait avec combien de raison l’autre jour de l’attraction des hauts salaires des usines et du mal qu’ils font au campagne.Plût à Dieu que chaque paysan qui abandonne sa charrue trouvât à l’entrée de la ville la barrière d’une lourde taxe! ce serait peut-être la fin du déséquilibre entre la population urbaine et la population rurale.Des deux autres impôts cites plus haut, il en est un qui nous apparaît non seulement juste mais nécessaire.Les compagnies d’affichage sont dans notre ville libres d’accumuler les unes par dessus les autres les horreurs, de masquer les paysages les plus pittoresques et la ville n’a aucun droit de sévir contre elles.On s’opposait, au conseil législatif, au mode de prélèvement de l'impôt sur les recettes brutes.On aurait pu, puisqu’on reconnaissait la justesse du principe en indiquer un autre, mais le contrôle principal s'impose.Nous l’avons plusieurs fois réclamé.11 devrait s’étendre à toutes les affiches extérieures et interdire les horribles échantillons de "Parisian french” que l’on voit quelquefois et les autres affiches cpii sont un massacre de la langue française.11 s’en trouve plusieurs de cette sorte dans les rues les moins fréquentées.Notre confrère (loua en avait fait autrefois le relevé humoristique et pitoyable.Le propriétaire, de l’aveu général, est trop taxé.Le seul mode de soulagement c’est de créer de nouvelles sources d’impôts et il nous semble que la législature a été mal inspirée de tarir celles dont il est parlé plus haut.Louis DUPIRE.LA VENTE DES OEUFS AU POIDS Une dépêche d’Ottawa, publiée dans les journaux d’hier, porte que le gouvernement a l’intention de remodeler la loi des inspections et des ventes et d’interdire la vente des oeufs à la douzaine, pour y substituer la vente au poids.Le conseil municipal de Montréal a, de lui-même, pris cette initiative, et, en vertu des amendements à la charte adoptés lors de la dernière session, la vente des légpmes tout comme celle des oeufs devra se faire au poids ici.Me Laurendeau a exposé au comité des bills privés, que c’était le seul mode rationnel de protection, non pas pour le marchand, mais pour le consommateur.Les premiers arrivés trient sur une caisse d’oeufs, les plus gros, et les derniers venus doivent se contenter des rebuts—ce qui est illogique autant qu’injuste.La vente au poids protégera le consommateur de la onzième heure, comme celui de la première.Mais on peut être sûr que le système ne s’implantera pas sans difficultés et qu’il faudra quelque temps à la ménagère pour s’habituer au nouvel étalon de vente et à calculer entre la livre et la douzaine.___________L.D.“LE PAPE ARBITRE DE LA PAIX” La deuxième édition du Pape, arbitre de la paix, le dernier livre de M.Bourassa, est maintenant en vente.On sait qu’un tirage de luxe, limité, a été fait.Les volumes de ce tirage se vendent $1, plus 15 sous pour frais d’expédition (recommandée).A la douzaine, $10, plus les frais d’expédition.Pour l’édition ordinaire, les prix restent les mêmes: CO sous l’exemplaire, plus 10 sous de port et 5 sous supplémentaires, si l’on veut que le volume soit recommandé; à la douzaine, $6, plus 40 sous de frais de port ou aux frais de l’acheteur par messageries.Pour quantité de 50 et plus, réduction de 25%, frais de port en plus.S’adresser à l’auteur, aux bureaux du Devoir.LA PAGE DU FOYER Nous avons dû la remettre à demain, vu l’encombrement du journal.Nos lectrices y trouveront donc samedi la lettre de Cousine Uillctte.BILLET DU SOIR.LEURS PETITS Lorsque l'Hunlario eut décidé de rendre les femmes élij/ibles à lu Législature, suivant l’idée lancée par le leader de l’opposition, le.chef du gouvernement, pour ne pas être en reste avec celui-ci, ne sut quoi inventer pour rendre la vie [xu-le-mentaire agréable aux députées enjuponnées et capter leurs bonnes grâces au bénéfice de son parti.Le premier ministre fit d’abord mettre des rideaux à toutes les fenêtres, des tapis dans tous les corridors et les allées de la Chambre, des pots de fleurs sur tous les pupitres, prenant soin, sur ceux des dames, de remplacer les encriers par de jolis petits cornets remplis de bonbons.La tabagie, malgré les récriminations de nombre de représentants du peuple, grands pétuneurs devant VEternel, fut désaffectée et désinfectée pour faire place à une “ poudrerie ", c’est-à-dire à un douillet boudoir où l’on mit à la dispositions des consoeurs tout un magasin de poudres de riz, de cosmétiques, de pomminades, de parfums, de fards, de pâtes, de rouge, de mouches, de khôl et autres articles cm-plogès dans Findustrie des têtes de catin (ce mot peut être entendu dans le sens que l’on voudra).La salle des caucus fut remplacée en un délicieux petit salon avec tout ce qu’il faut pour servir le thé ; le cabinet de lecture devint une tricoteric et tous les coins et angles du Parlement furent transformés en autant de cosy corners encombrés de riches et multiples coussins obligato.Toute Faile servant de bureaux aux députés de l’opposition fut nettoyée, les murs jetés par terre, et remplacée par une vaste pièce désignée, suivant l'inscription anglaise affichée à Ventrée en lettres d’or, sous le nom de kindergarten.Des nombreuses innovations, ce fut la plus vaste et la plus appréciée des Honorables députées du beau sexe.(Beau ?Oui, grâce aux transformations apportées à la tabagie.) On fit une.installation des phis modernes.Tout le tour de la spacieuse enceinte on construisit de curieuses petites boîtes tapissées de soies, et enjolivées de rubans et portant en guise de ciels, des draperies de dentelles aux dessins cu-pidonesques.Des instruments reluisant comme de For, placés au centre d’une grande cuve en véritable cuivre et remplir de minuscules biberons, furnissaient un lait généreux entièrement débarrassé de microbes par la stérélisation.Un personnel de nurses, sèches — toutes Ontariennes, naturellement ! — corn plétait F établissement.Un visiteur du Ouéhrc.admis à F inaugurai ion, en fut tout émerveillé.—C’est très bien d’avoir pensé aux peliis des dames députées, fit-il à M.Hearst, qui lui servait de cicerone ; ces berceaux sont d’un genre \ inattendu sans doute, mais très jolis.(puis s’approchant des petites boîtes déjà décrites, i! fit un sauf) .mais pourquoi cette tache dans le tableau : vous avez mis comme matelas seulement de la paille.ça jure avec le reste.—/ don’t see how ! répondit le premier ministre, intrigué.—Mais vouons, c’est un peu dur pour des petits enfants.—Des enfants ?Who spoke "of children ?—Les petits des femmes députées, ce sont des enfants, je suppose.réfnraue le Québécois.—Oh shockina ! Vous êtes mistaken .dans le Ontario les petits de res dames, ce sont des petites.degs.Nat).TELLIER.BLOC - NOTES Respectueuses sympathies ' Nous nous joignons ô tout Montréal pour offrir aux révérendes Soeurs Grises.Moot le nom est associé à toute Tbistoirr de notre ville, l’hommage de notre profonde et rp'snertueu.se sympathie dans le terrible malheur qui vient de s’abattre sur leur maison.La pitié et la sympathie générale entourent toutes Iles victimes de la lamentable catastrophe, l’une des plus douloureuses dont le pays ait gardé le souvenir.Pourquoi pas?Le gouvernement déclare qu’il ne fera pas de conscription agricole, mais en même temps ou annonce un recrutement intense d’ouvriers de ferme, pour essayer de parer à la crise de main-d’oeuvre que tout le .mondé coustate et déplore.-Pourquoi le gouvernement ,ne .donnerait-il pas aux conscrits qui sont susceptibles de répondre à cet appel 'l’avantage de le faire ?Pourquoi surtout ne eesserait-il pas toute manoeuvre de nature à -diminuer la inain-d’oeuvre disponible pour le travail du sol ?On y revient ?Un magistrat ontarien lance une agitation ¦destinée à nous priver du droit de suffrage si -nous ne voulons pas faire davantage "pour l'Empire”.Quelques-uns des articil-os de journaux.qui ont précédé et préparé In suppression du droit de suffrage des étrangers visaient également les Canadiens français.Revient-on à ridée première ?Pas de boycott ! (L'idée du boi/colt économique contre l'Allemagne, après la guerre, vient d’être condamnée -par l’association .nationale des manufacturiers américains.C’était à prévoir.Après la (guerre.Je premier souci des hommes d'ajffaire.s américains sera de faire les meilleures affaires possibles avec tous les clients possibles.Ceux qui ont pu un moment supposer le -contraire les connaissaient bien- peu.* Le duel s’engage M.Napoléon Séguin signifie à son vieil ami Médérie qu’ill ne He suivra pas dans sa 'lutte contre M.Gouin.Ainsi s’engage une lutte dont il sera intéressant, au point de -vue de Tétude des moeurs politiques, de suivre les -diverses péripéties.Lever de rideau La condamnation à mort (de Bolo Pacha par le conseil de guerre de Paris n’apparalt que comme une sorte de lever de rideau au procès, qui s’instruira prochainement devant les juges militaires, de l’ancien premier ministre Cailiaux.Bolo Pacha n'était qu’un aventurier heureux.Cailiaux est un homme politique de premier plan-, soutenu par tout un parti.L’un de ses adversaires disait récemment que, s’il n’est pas condamné, son acquittement en fera le maître de la politique française.Pour le moment, -il paraît extrêmement impopulaire.Le proeàs qui vient de se terminer, celui qui s’annonce, ont tout l’air de noyer dams la curiosité publique les procédures commencées devant la Haute cour, juridiction politique, contre l’an-cien ministre Malvy, à la suite des accusations lancées par M.Léon Daudet.Ce dernier procès ne portera, semble-t-il, que sur deux imputations précises: lo avoir livré à l’ennemi le plan d’attaque du Chemin des Dames, qu’il (Malvy) connaissait en sa qualité de membre du Comité de guerre; 2o avoir fomenté par les agents de la Sûreté générale à ses ordres les mutineries militaires de juin 1917.Ceci écarterait l’examen général de la conduite de M.Madvy pendant les trois années de guerre, réclamée par plusieurs journaux français.Nouveau témoignage Le bref extrait du sermon du cardinal Bourne, transmis hier par la Presse Associée, ajoute aux témoi-gnaffes déjà reçus une pièce impor-tan-t'e, en ce qui concerne l’exclusion projetée du Souverain Pontife du congrès de la paix.Pour le cardinal Bourne, qui a pu prendre connaissance de toutes ies explications et de tous les démentis, qui n’a aucune raison de charger les gouvernements alliés, qui leur donne même, au point de vue dos intentions, le bénéfice du doute, La matérialité du fait ne fait évidenv ment plus question."Il [le cardinal Bourne] déclare.dit le résumé du sermon, que le l’a-tican fut fort attristé lorsqu’il apprit, il g a quelques mois, que le gouvernement anglais était partir dans un traité secret, dans lequel il était stipulé que dans n’importe quelle des négociations de paix, la voix du Saint-Siège ne devait pas être entendue".Et plus loin,: "Je connais ceux qui, dans un moment d’égarement, ont consenti à un tel engagement." On devra donc pouvoir, à l’avenir, prendre acte du -fait sans être soupçonné de sympathies proboches ou de propensions à gober les romans d’aventure.Preuve ! Il se trouve encore d’ici de là, et ce sont -parfois de très braves gens, des personnes pour affirmer que les Canadiens français refusent systématiquement d’apprendre l’anglais.Celles-ci pourront lire avec soin, et coller dans leurs calepins, cet extrait d’une réponse de Al.Hutchison, gérant-général de la compagnie des Tramways de Montréal, ù un rédacteur du Herald (numéro du 13 février, page 2), au sujet des raisons qui empêcheraient chez nous l’emploi des femmes -dans le service des tramways: "Another obstacle peculiar to this citg is the dual language question."Nearly all our conductors arc French; because most of the French population speak English, but not many English Canadian are conversant with French.This would delxrr rrunng of the English speaking women of the city from replacing men in this capacity" En d’autres termes, la compagnie n’emploie à peu près que des Canadiens français parce que les Canadiens français sont à peu près les seuls à parier les deux langues officielles du pays.Preuve nouvelle de l’infériorité de notre formation scolaire I 0.H.A L’UNION CATHOLIQUE Il y aura séance, dimanche, 17 courant, à 2 h.30, dans la salle de la Bibliothèque, 230, rue Bleury.Le conférencier sera le R.P.Théolime Couture, qui parlera de la chronologie biblique et de l'antiquité de l'homme.Lé sujet est de nature à piquer la légitime curiosité des auditeurs, qui ne manqueront pas de venir en grand nombre entendre un spécialiste dans l’exégèse biblique.UN NOUVEL INVENTAIRE A LA SUITE DE SES CONFERES’ CES AVEC LES REPRESENTANTS DES UNIONS OUVRIERES, LE GOUVERNEMENT SE PROPOSE DE FAIRE L’ENREGISTREMENT DES RESSOURCES EN HOMMES DU CANADA.Ottawa, 15.— A la suite de la séance du conseil du cabinet, hier soir, le gouvernement, un peu avant minuit, a émis un communiqué sur la politique qu’il entend suivre im média-tement au sujet du travail.Le gouvernement n’imposera pas Ja conscription pour les travaux de la ferme, en vertu de la loi du service militaire, mais il prendra des me sures immédiates pour obtenir l’enregistrement et l’inventaire des ressources eu hommes du Domi nion.Le nouveau bureau de commerce de guerre, en outre, classifiera les industries canadiennes.On ne fera pas l’importation de coolies, pour le moment.Les ouvriers y sont énergiquement opposés, et c’est pour cette raison qu’on a décidé de considérer la question, plus tard.On n’a pris aucune décision au sujet de la conscription du travail étranger.Le communiqué, qui est le résul tat de la récente conférence tenue avec les chefs ouvriers de toutes les parties du Canada, se lit comme suit: “La question la plus importante qui ait été considérée à la conférence tenue -entre le comité de guerre du cabinet et les représentants du travail organisé, a été de savoir •comment organiser les ressources en hommes du Canada, afin de per-mc'tlre au Canada de donner le maximum de sa contribution à la poursuite victorieuse de la guerre en hommes, en vivres, en munitions et en navires."On a fait nombre de représentations au gouvernement.On vou lait: “lo.—Que les hommes tombant sous le coup de la loi du service militaire, mais physiquement inaptes, soient conscrits pour les travaux de la ferme; “20,-^-Que le travail étranger soit conscrit; “3o.—Que l’importation des coolies soit permise pour les industries agricoles et autres industries essen ti elles.“4o.—Qu'on ferme moins d’industries essentielles; “5o.—Qu’on impose l’enregistre ment national obligatoire de tous les hommes et femmes du Canada; “Sur ces questions, le gouverne ment a pleinement bénéficié de ses consultations avec les chefs ou vriers, qui ont aussi soumis leurs recommandations au gouvernement.Le gouvernement a aussi bénéficié des recommandations des représen tants du departement de l’agriculture des diverses provinces et, après avoir pris en sérieuse considération ces représentations, le gouvernement en est venu aux con closions suivantes: “lo.— IV.r ses -représentants ù la conférence d’Ottawa, le travail canadien a exprimé son approbation absolue de toute forme de conscription pour les travaux de la fer me.Le gouvernement, après avoir pris en sérieuse considération ces questions sous tous leurs angles, est dans l'incapacité d'accepter l’opi-nion que les hommes tombant sous le coup de la loi du service militai re, qui sont physiquement inaptes, soient conscrits pour les travaux de la ferme.L’Etat est indubitablement autorisé à -commander les services de tous ses citoyens en temps de péril national, mais le gouvernement reconnaît qu’en sus des objections si fortenicnt soumises par le travail organisé contre la conscription industrielle, le service obligatoire des citoyens individuels pour des cultivateurs individuels au Canada est impraticable.“En ce qui concerne la conscription possible ou autre utilisation du travail étranger, les problèmes qu’elle comporte sont si complexe?et si différents, particulièrement du point de vue international, qu’on n’en est pas encore arrivé à u.ne décision définie.On s’attend à en venir à une conclusion d’ici à (pulques jmirsj.qua.nd le gouvernement sera en possession de plus amples renseignements sur le problème du travail.“Les représentants du travail onl combattu directement la nécessité de l’importation des coolies, et ils ont déclaré qu’il y a suffisamment de main-d’oeuvre au Canada, si elle est proprement organisec^pour faire fonctionner toutes nos industries essentielles.Us considèrent l’importation des coolies comme devant dégrader le niveau industriel, social et moral du peuple.Le gouvernement est désireux d’rmpê-cher l'importation des coolies, mais si.dans l’avenir, il appert qu'il est impossible de rencontrer les besoins de la guerre nu Canada, sans V utilisât ion.temporaire du travail de ces coolies dans certains domai nés essentiels du travail, la question sera de nouveau prise en considération par le gouvernement, après consultation avec le travail.“Le gouvernement reconnaît que la situation du travail pourrait être améliorée, jusqu'à un certain point, démarquant le travail des industries moins essentielles avec celui des industries qui le sont davantage, et, à cette fin, il est à prendre des mesures pour obtenir la classification des industries du Canada.Au bureau de guerre, qui considère cette question, le travail est représenté par des hommes de son propre choix.“Si les ressources en hommes du Canada, dans le sens te plus large du mot doivent être complètement organisé et, afin qu’on puisse obtenir tes meilleurs résultats possibles pour toutes nos activités de guerre, il sera nécessaire de faire faire un inventaire précis et complet des hommes et des femmes du Canada.Cela ne saurait être obtenu que par un système d’enregistrement obligatoire,'applicable aux personnes d’au-moins de seize ans.“Le gouvernement prendra des mesures immédiates pour obtenir cet enregistrement et cet inventaire, et sur tous les comités qui seront nommés pour traiter de la question, le travail sera largement représenté."Il est de l’intention du gouvernement de conduire une propagande complètement organisée pour obtenir, par l’enrôlement volontaire, le nombre nécessaire d’hommes et de femmes pour aider à la campagne qui se fera pour obtenir une plus grande production de vivres, aussi bien que pour obtenir le travail requis pour les autres industries essentielles.Dans l’organisation et la conduite de cette campagne, le gouvernement ne sollicitera pas seulement la coopération du travail, mais sur tous les comités qui seront constitués, il donnera au travail une large représentation.“Le gouvernement apprécie l’esprit sympathique manifesté par les représentants du travail, et l’assurance qu’ils ont donnée d’appuyer cordialement le gouvernement dans les efforts qu’il entend faire pour rencontrer tes besoins actuels.“Bien qu’il n’ait pas encore été possible d’en arriver à une décision, sur nombre de détails présentés dans le rapport du travail organisé, lo gouvernement a confiance qu’ils seront réglés, à la satisfaction générale, par les comités qui seront créés pour résoudre les graves problèmes du travail auxquels la nation a à faire face.“Le gouvernement est sûr que ses récentes conférences avec les représentants du travail organisé du Canada, servront grandement l’intcrêt public.” CONCERT.MISCHA LEVITZKI Le jeune prodige russe, élève du maître Paderewski, mérite (l’açoueij que le tout-Momtrèad musical .lui a fait hier soir, au Windsor.Virtuose .du piano, Miischa Levitzki i-nea-r-ne Ja beauté d’interprétation des oeuvres classiques et modernes ; l’artiste a retenu, sous le .charme de son talent et de son inspiration, .tes -nombreux diilc-t.tantes de -bette et saine musique, que ne fatiguaient point l'exiguïté et .l’incommodité de Ja saille.S’il 'ne .possède point encore l’emprise profonde, idu maiti e pianiste, à la touche harmonieuse et à la sûreté Impeccable -du coup .d-’oeil, (Levitzki est doué pour captiver les foutes, à l’exemple de son devancier, l’ampleur de sa conception, la dextérité de son -doigté et les ressources de son jeu.Ses traits caractéristiques ont soulevé 'les éloges des critiques en vue dans Je monde musical.Précédé d’une bonne .pressé qui ne -JiU'i mesure point ses éloges, Mis-cha Levitzki n’a certes pas déçu ses admirateurs : tandis que des connaisseurs s’évertu-Cint à lui trouver des défauts .loin d'être apparents, les profanes ont goûté les extraits des chefs-d’oeuvre s de Chopin, de Beethoven, de Mozart et de Liszt que Je pianiste avait choisis hier, pour lies soumettre d’une façon ingénue à l’appréciation de ses auditeurs.Tx> jeune artiste interprète très bien les oeuvres _ de C-hopi-n.La "Fantaisie en fa mineur” (opus 49) , pièce de résistance du concert, a faiit vivement ressortir ses qualités .mal-1 fesses d'cxéculio-n : doigte ^extrêmement développé, touche sûre et 1 Harmonisation superbe .de la pensée même de J’au-teur.H a comme vécu la poésie .touchante du "Nocturne en sol mineur" et personnifié l’ardeur captivante de la "Valse en mi mineur”.En outre, Levitzki a joué de Beethoven les Six Variations sur les Ruines d’Athènes, d’une puissante inspiration, empreinte de terreur et de douceur à la fois, où l'artiste a interprété la pensée du grand maître impressionné de la beauté de son sujet.-La Sonate en la majeur de Mozart lui a valu d’unanimes applaudissements, surtout dans Ta brillante exécution de la finale à la turque.' * Comme le classicisme seul n’est pas toujours de mise dans les récitals de ce genre, Ix'vitzki a cherché de l'effet dans les oeuvres brillantes de Liszt et de Schubert, et a pleinement réussi à soulever par leur Interprétation -à l’emporte-pièce l’enthousiasme des auditeurs.L’Etude de Concert de Liszt mérite une mention spèciale, ainsi (pie la bruyante Marthe militaire de «SoLubert-Tau-sig.x Et pour servir de transition, Levitzki a mis au programme une délicieuse rêverie dç Scluuuaiui : Pourquoi, et Le revr confus, d’une vigoureuse Inspiration, comme la-Sonaie en un mouvememt (Je Scarlatti avait bien inauguré l’audition.C .-E.P, Z LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 FEVRIER 1918 VOL.IX.— No 39 LETTRES AU “DEVOIR n L’EXCLUSION DU PAPE Monsieur le Directeur, Vous avez souvent parlé de F exclusion projetée du Pape du futur congrès de la Paix.On a prétendu vous opposer des démentis.Voulez-vous me permettre de joindre au dossier déjà connu cette coupure de la Croix de Paris, numéro du 22 janvier, page 3 : “ A PROPOS DE L’EXCLUSION DU PAPE - On lit dans l’Univers : “ Le gouvernement italien, apres un respectable silence de plusieurs jours, a cru bon de démentir le fai* nue l’Italie aurait imposé aux alliés l’exclusion du Pape en toute question concernant la paix ou des problèmes ayant rapport avec la guer- 1€“ \’ous constatons que le démenti italien s’est trouvé démenti à son tour par le gouvernement anglais et que lord Cecil a confirmé que le fond de l’information était vrci.“ On a évidemment joue ici sur la forme.On a démenti la forme donnée par la divulgation maxima-liste, forme qui n 'était que le resu-nié d’un projet.-Mais cette clause a été maintenue en substance lJarl* l’accord.C’est du moins ce que lord Cecil a confirmé même apres le dementi italien.“ Nous voulons croire que le Cabinet de Rome, dont les erreurs ne sauraient retomber sur la nation italienne, cette clause étant aussi blessante pour les catholiques italiens que pour nous, a compris que tout mauvais cas est niable.•• Nous voulons esperer que le Cabinet de Rome ayant compris que c’était un mauvais cas, fera en sorte d'y porter le remède voulu et lo- ^Trci ne vaut-il pas la peine d’etre retenu ?.Votre bien dévoué.LECTEUR.PLUS DE 50 BÉBÉS PÉRISSENT BANS LES FLAMMES Où acheter demain UN VIOLENT INCENDIE.ECLATE HIER SOIR, DANS L’AILE OUEST DE L’HOPITAL GENERAL DES SOEURS GRISES, RUE SAINT-MATHIEU ET UN GRAND NOMBRE DE TOUT JEUNES ENFANTS NE PEUVENT ETRE SAUVES — LES RELIGIEUSES FONT PREUVE D’UN DEVOUEMENT HEROÏQUE — PLUS DE 1,100 PERSONNES SE TROUVAIENT DANS L’EDIFICE EN FLAMMES.— LES CAUSES DE L’INCENDIE Comme une trainee de poudre Ta nouvelle s’est répandue hier soir: "Le feu chez les Soeurs Grises!” et pendant une heure ce fut un défilé de pompes à incendie, d'ambulances, avec chacune leurs cris de sirène qui répandaient l’alarme par toute la ville.Les curieux se hâtèrent vers le lieu du sinistre et bien- nuaient leur .sommeil tout comme si rien n’était.Vers 10 h.30, les pompiers découvrirent dans les ruines trente-huit petits cadavres calcinés ; la plupart avaient la figuife tournée vers la terre comme si, instinct de la préservation, les enfants avaient voulu se protéger avec leurs oreil- tôt une grande foule était massée 1ers contre les flammes qui les brù EN FLAGRANT DELIT Les policiers ont arrêté un nommé Alfred Ducharme qui était en ^ ia iuv ,ul train de commettre un voü clans un tes; d’autres étaient souteu Mal de boucher appartenant < • • deux soldats cependant que René Hamel, 182», rue ‘.«lot-Jac-1., • aux abords de l’édifice en flammes Lorsque les pompiers arrivèrent sur les lieux, toute l’aile de l’ouest était en feu.et les Soeurs étaient à sauver les bébés qui se trouvaient dans cette partie de l’édifice, avec un dévouement digne de tous les éloges.Les cornettes noires allaient sans souci des flammes à travers les longs corridors obscurs et descendaient emportant dans leurs bras un.deux ou trois bébés puis elles retournaient sauver encore ces petits être jusqu’à ce que les flammes leur eurent complètement fermé la route, cependant qu’au milieu des crépitements des flammes détruisant tout, on entendait les cris des petites victimes qui mouraient dans les flammes sans qu’on pût leur porter secours.Ce furent alors des scènes de désolation.Vers lü h.30, on retrouva quarante petits cadavres tout calcinés; on calcule que le nombre des victimes est de pins de cinquante, toutes des enfants de quelques jours à 2 ans 1-2.Pendant ce temps, les soldats hospitalisés dans l’institution, des pompiers et des personnes charitables aidèrent au transport des vieillards, des^infirmes et des malades.Sans panique et avec un ordre remarquable on organisa le sauvetage : les malades furent descendus sur des civières et des vieillards qui n’étaient pas sortis dehors depuis plusieurs années furent transportés dans la rue sur leurs chaises roulan- us par les am- r.1, , iJ;u bulances.les voitures de patrouille.Ducharme venait de brise .automobj]cs privées transpor-porte et déjà Peneliertes à plus de trois mille dollars.Cet avant-midi, un représentant du Devoir a pu causer avec la révérende Soeur Marie chi Sacré-Cœur, qui avait la direction de la Crèche.Le récit qu’elle nous fait des scènes qui se sont déroulées au cours de l’Incendie d'hier soir, est émouvant et nous brise le coeur.Aussi, la meuheureuse religieuse est-elle atterrée de Ta mort de ses chers petits, mais écoutons-te : “ La salie où a commencé l'incendie est située au centre de notre maison, au dernier étage.Elle était habitée par vingt-quatre bébés âgés | Lors de l’incendie, il y avait j de quelques jours à peine, jusqu'à ! 1,100 personnes dans l’hôpital des j deux ans et demi.Quelques-uns ! Soeurs Grises: et c’est presque ml- étaient orphelins de père ou de | racle qu’on n’ait pas à enregistrer j mère, la plupart étaient des enfants un plus grand nombre de pertes de.trouves.Comment a pris te feu ! vies._ j clams cette pièce demeure un roys-1 chef Marin fut 1e premier à 1ère, mais nous croyons qu'un fil ; Folding camp broiler (or grate) vieilles, les soldats malades et de retour du front ont été placés en lieu sûr, et aucun n’a eu à souffrir de blessures ou de contusions.Une dame très âgée qui était mourante depuis hier matin, a été transportée d’urgence dans la soirée, à l’hôpital Notre-Dame.Ce matin elle était dans les mêmes conditions.—Mais, ma soeur, tous vos pensionnaires ont-ils pu réintégrer la Maison-Mère, après l'incendie ?—Oui tous, excepte les enfants, que nous avons transportés à Sainte-Justine, à la Miséricorde, à l’hôpital Notre-Dame et à l’hôpital Saint-Paul, car tous nos berceaux et nos petits lits ont été détruits par 1e feu.—Pouvez-vous donner le nombre exact des victimes?—Non, car nous sommes occupées à les identifier, afin de connaître quels sont ies enfants qui manquent.Le nombre passera 60 probablement.—Les pertes causées par les flammes sont-elles considérables?—Oui, et je crois que nos assurances les couvriront à peine.Interrogée, sur la reconstruction probable de cette aile, la révérende soeur Marie du Sacré-Coeur, nous a déclare qu’elle l’ignorait.Le personnel qui résidait dans ces salles au moment de l’incendie, était le suivant: 20 religieuses, 20 infirmières, 85 vieux, 105 vieilles et 285 soldats.Le nombre des bébés étaient d’environ deux cents.Tous ceux âgés de plus de deux ans ont été sauvés.LE PELERINAGE DE CE MATIN A l’intérieur de l’hospice, cet avaut-midi, on ne rencontrait que des figures attristées de religieuses et de mères.Ces dernières venaient réclamer le marmot, qu’on avait remis aux religieuses, car on était trop pauvre pour l’élever.Les ambu! a race s transportaient •des bébés qui pleuraient et vagissaient.Une garde-malade les accompagnait.Ces petits paquets blancs, bien emmaa Ilot tés, ont emu bien des gens, et plusieurs passants qui pensa i en t aux leurs, ont préféré s’en aller, plutôt que »r laquelle le gouvernement a l'âge do 38 ans et ; mois, est décédé j.•tebin, G\_r, .woraeu*.uanie et :vimehfera un pas ^ avawt ja.ns f]e sens Armand du suffrage universel, y compris le vote des femmes.Les délégués ouvriers ont insisté sur ce point ’dans te mémoire qu'iJs ont présenté au go.u-vem.eme'nt à la suite de .Tenir récente conférence à Ottawa et tout indique que le cabinet va se rendre à oes demandes.B est aussi question de modifier te degré d’alcool de Ja bière, mais on suivra de près Mandate plate; mandoline pâtisson- j là-dessus .la réglementation de eha-dre.Chasse-pointes.Bureau central principal.Bureau téléphonique principal.Boussole (pour cadets éclaireurs).Mettre en communication deux abonnés, relier deux abonnés (têl.) Taffetas anglais.Timbre de porte.Timbre de porte genre sonnerie électrique (ou à bouton tournant).Piège à mouches rond (en toile métallique) .Gril pliant de carnpemenf.Lit de campement pliant.Fourneau pliant de campement.Cithare-guitare.Tampon buvard.Pierre à rasoir.Palmer, palmer de précision.Tour de cou (pour cadets éclaireurs) .Sous-main dit bloc-buvard.Plumier-plateau.Essuie-plumes.Phonographe.Porte-disques.Disques.Le temps qu’il fait ailleurs.re Disques double (ou simple) face.Album pour disques.Cabinet (ou casier) pour disques.Compartiments.Pavillon volubilis.Sans pavillon.Portes atténuantes (d'intensité ou de puissance du son); ou réduisantes (de la force de Faudition).Diaphragme reproducteur.Diaphragme à saphir.Diaphragme universel (ou deux usages).Boite (ou compartiment) de résonnance.Bras acoustique.Plateau.Ilonppc.Bandes molletières (pour cadets éclaireurs ).Rouleau buvard.Rouleau à pâte.Timbre caoutchouc.Toronto, 15.—Les troubles atmosphériques signalés, hier, dans le Kansas, ont maintenant gagné la vaJJée du Saint-Lan te ut, entraînant de la pluie en Ontario et tes Provinces Maritimes et de la neige en Québec.Une forte vague de froit couvre toute te région de l’Onest.Grands Lacs et Baie Géorgienne.—Vents violents du nord-ouest et très froid, ce .soir et demain.Vallées de l’Ottawa et du Haut Saint-l-aurent.Forts vents du raorii-oucsf, beau et très froid, ce soir et demain; Bas Saint-Laurent.— Vents vio-teuls d.i nord-ouest, temps plus clair, très froid, ee soir et s chose facile, trouvaient égaux à la fin de la «aimais le club va s’efforcer de faire| son et si te nombre de points déei-nvienx qu’il n’a fait 'dams «es der- da.it du •championnat, il ait le plus hiers temps.Lalonde a pratiqué hier1 gros total.vants, car il enregistra les deux pre-ip.v»;, socr „, .:.,à miers points.Mais le Chicoutimi «>' de^rèvoh-er ^in* “on petit ami Lm-{,0^ta ^urr)d?îfjn a lassi,ut et égala j h^i Pesant, gé de six ans, et qui dele scoi e .« a g.I meure à 583 rue Champlain, et l’a Dans la troisième, la victoire quoi-1 bJessé inortellemenl.que incertaine semble un moment j .La balle est entrée dans la tête pencher du cote des visiteurs.Ha- d© ia petite victime juste au-dessus mel avait tort a faire, lorsque Car- du nez.Des témoins de l’affaire se rier compta le troisième point après 11 minutes de jeu superbe.Heureusement que Rivard dissipa les craintes du De La Salle, en logeant la rondelle clans le filet ce qui rendait le score égal, lorsque le timbre mit fin au jeu.Cependant les Chicoutimi ont affirmé un jeu supérieur au nôtre et n’eût été le beau travail d’Hamel ils s’en seraient retournés avec une belle victoire.Desbiens et Vézina se sont révélés comme toujours joueurs d’élite.Le De La Salle, a montre ce qu’il pou- poptèrent immédiatement au secours du garçonnet qui fut conduit chez ses parents et l’on fit venir le médecin qui fit les premiers panse ments.Entre temps, Petit, tout effrayé du coup qu’il venait de faire, se sauvait à toutes jambes dans les ruelles et il ne fut arrêté qu’à l’angle des rues Papineau et Lafontaine, par des passants qui lui avaient donné la chasse.Le détective Gagnon le conduisit au poste de police où il a déclaré qu’il était à jouer avec le jeune Pesant, mais ne sa vait pas que l’arme qu’il avait à la LE PROGRAMME EST ELABORE Tout est prêt pour la grande fête des raquetteurs de Sherbrooke — Les excursionnistes arriveront samedi soir.vait faire et on ne regrette qu’une i m3ln était chargée.Cependant, il chose, c’est qu’il n’ait pas su com-Ln a Pas voulu dire où i! avait pris biner.La combinaison chez lui fait Df.revolver.Il a commencé par défaut et qu’il sache donc qu’il sera f.U’/I1'“ ' avait trouvé dans la rue un des plus forts clubs de la pro- bainte-iCatherin.e, il a prétendu en vince lorsqu u aura appris a sacn fier son jeu personnel.Tout est prêt pour la réception de DIMANCHE dimanche aux clubs Tuque Rouge A.M.et Dollard.Les officiers du Monta-i 8.30—Les raquetteurs assisteront à gnard ont mis la dernière main aux la messe.préparatifs et l’on peut dire dès 19.30—Départ pour Cartierville par maintenant que rien n’a été épar tramways spéciaux, angle gné pour assurer le succès de cette ! Sainte-Catherine et Saint-Ti- réunion de raquetteurs.Voici le j mothée.programme de cettp fête: Midi—Diner d’habitant au chalet.SAMEDI SOIR : 2.00—Musique, chant, danse, décla- 6,45—Arrivée des excursionnistes à J mation.la gare Bonaventure.Les Mon- j -1.00—Retour à la ville, tagnards seront là pour leur ! 5.30—Souper au Riendeau.souhaiter la bienvenue.| 6.30—Départ du Riendeau pour se g.OO—Souper au Riendeau.rendre à la gare.MARDI SOIR, REPRISE DES MATCHS NUIS LE SAINTE-ANNE ET LE LYALL GAGNENT LES PARTIES D’HIER AU JUBILE.Le •club Sainte-Anne est aujourd'hui sur un pied d'égalité avec rilncheJaga poor la première place de la Ligue Montréal.Las deux rivaux ont chacun sept parties de gagnées, deux défaites et une partie nulle.Le Sainte-Anne a défait tes Stars par 5 à 2 hier soir au Jubilé dans une joute fort intéressante, ce qui l’a rendu égal au club Hodhela-ga.Le Lyaiil a battu La Casquette par 8 à 0.Le Lyaiil et l’Hochelaga et lie Ste-Ann?et les Garnets reprendront mardi soir prochain 'leurs parties nu 1:1 es au Jubilé.Ces deux joutes ¦décideront probablement du cham-piornat de la Ligue Montréal.Il n’y a aucun doute que tous tes amateur s de hockey seront au Jubilé ce soir-Bà pour voir aux prises îles quatre i ; lus forts clubs de la ligue Montréal.Composition des équipés : La Casquette Lyalls Brun elle Buts Tjukemam 1 top i né Points Norton Pure Couverts M nsgrove C.SiHj'vé Centres O’Grady A.Sauvé Ailes C.Langlois Récit Ailes Lamirainde Substituts.La CasqucLIe : Fil- trau, Chalifoux : Lyalils Copeland, Met' ;rthy, A.Larnglois Frénette, Lefebvre.Arbitres.- Joe Hall et Bert.Cor- LOYOLA, MeGILL ET SHAMROCK VjCTORIEUX CES TROIS CLUBS ONT REMPORTE LES HONNEURS DE LA SOIREE D’HIER, DANS LA LIGUE DE LA CITE — NATIONAL ET LAVAL BLANCHIS.Les Loyola et les McGill, par suite de leurs victoires sur Jes Vickers et les Laval, hier soir, au Victoria, se partagent encore les honneurs de la première place de la Ligue de la Cité.Ces deux clubs ont en effet battu leurs adversaires par les scores respectifs de 8 à 1 et de 3 à 0.Le Laval se trouve à descendre en quatrième place par suite de ia victoire du Shamrock sur le National, par 2 à 0, dans la dernière partie de la soirée d’hiver.Les Tricots Verts détiennent en effet le troisième rang par un point de plus que les Laval-lois, La course au championnat continue donc à être excitante au possible.Alignement des équipes et somma iras : Première partie.Loyola (8> Vickers (1) Hough Buis Séguin A; Clément Poiœtfs Swan Loncrgan Cou verts Mc Lachlan McGee Centres Mowatt Ailes Slater Aides Substituts.— Loyola suite qu’il avait ce revolver depuis un an, et finalement, il a dit que l’arme appartenait à son père.Le coup fut tiré alors que le jeune Pesant so tenait >à l’entrée de la cour, près de la maison de ses parents.L’état de la petite victime est considéré comme sérieux par les médecins qui n’ont pu extraire la balle hier soir, à cause-de la faiblesse du patient.ECRASE PAR UNE LOCOMOTIVE Sans souci du danger, un bambin de huit ans, Armand Gaudet, 530 rue Bourbonnière, était à jouer à Pin-Juges: J.Desbien s, H.Gauthier.1 tersection de la rue Bourbonnière et de la voie du Nord-Canadien, Chicoutimi bier après-midi, lorsque voulant Beaulieu traverser la voie, il fut frappé par P.Desbiens une locomotive qui le traîna sur une Gauthier longue distancé, et le jeta hors de Carrier la voie tout déchiqueté.Le corps de la malheureuse petite victime a été conduit a la morgue où le co- SOMMAIRE Première période Pas de point.Deuxième période De La Salle—Lesieur .8.00 De La Salie- Lizotte .3.00 Chicoutimi—Gauthier .40 Chicoutimi—Vézina .6.10 Troisième période Chicoutimi—Carrier .11.00 De La Salle—Rivard .4.30 Punitions: Desbiens, 5.00; 2.00.Vézina, ALIGNEMENT De La Hamel Lizotte Simard Rivard Duchesne A.Lesieur Salle.But Défense Défense Aile gauche Aile droite Vézina _______ Centre Savard Substituts: De La Salle, Pnqnin, j r&ner tiendra une enquête, Lajoie, Saint-Pierre, A.Roy, Gouin, C.Lesieur; Chicoutimi: Tremblay, Desbiens, P.Tremblay, Dallaire.WHIG Pendant la convalescence et lorsque l’appétit manque, la gomme WRIGLEYS désaltère agréablement la bouche fiévreuse et sèche, et lui procure un bon calmant qui ramène l’enthousiasme de la santé.Des milliers de soldats en Europe ont de multiples raisons d’être reconnaissants à la gomme Wrigley de son effet refraîchissant.Sa Saveur Bure ILS SE MONTRENT INVINCIBLES LES GLAÇONS MEURTRIERS Hubert Dubé, 47 ans, .demeurant à l’asile de 1-a Providence, passait, hier midi, rue SaintèCatherine, non loin de la rue Saint-Denis, lorsqu’un glaçon parti d’une toiture lui tomba sur la tête.Les passants se - I portèrent à son secours, mais la Labeille et Meunier ont remporté | mort avait été instantanée, et l’on leur septième victoire consécutive dut faire venir le fourgon de la pour le trophée Straeha.n hier soir, morgue.Il y aura enquête du coco.triomphant de Moir e.t Kaufman, roner.par quatre parties à une, aux allées —Un autre accident du même du Canadien.Voici Je résultat .dé- genre est arrivé hier après-midi'.taiiHé : Meunier .Labolie .Totaux .Moir .Kaufman .Totaux .Mme Walter Brown, 35 ans, demeu- oap 1-9 ICQ 1Q! 99.x T’11 2V?Berri* vellait (le sortir de 99- i4n i-i ic- & i chez e ^ P°ur s*' rendre en ville, 179 W1 -a;> lorsqu’un lourd glaçon la frappa à -; |g fête.Comme dans le cas nrécé- 480 351 339 376 460 dent, la mort fut instantanée.Le 184 159 138 199 141 rorps a été transporté a la morgue.169 177 187 22(1 169 i -9-— 353 336 325 419 310 Prochaine joute, jeudi, 21 janvier — Ressner et WetnfieM.AGRICULTURE ET COLONISATION Que les soldats au front en soient toujours pourvus Fabriquée au Canada .vymcçEV’S: J UIC.YFRLJ CHfc'vVl NG ’GUNl Parker Ryan Rochon Tiribey, Vickers : beau.SOMMAIRE.Première période.1 Lyalils, OT.rady .2— Lyalls, Lamirande .Deuxième période.3— Lva,11 s, Lamicaindc .1 Lyalils, Langlois .Troisième période.5 Lyalls, O’Gratly .6 l.vafls, Mus,grove .7 —Lyalils, C.Langkrts .8 Lyn.lils, C.Langlois .Punitions : Paré, 3 et 3 rande, Lépino.3.40 , .7.50 .3.00 , .9.00 .1.50 .7.00 .1.40 .8.00 l^iimj- ¦S’/ur; (2) Pro;: foot Léger Jacob ¦ Pol'oMv Hooper Dubé Sub bifubs, — Stars : Gray, Peters, Dubr : Sainle-Aninc: Davins, Evans, MidCUgan, Campbell.Bid s Points Couverts Centres Ailes Aile: Ste-Anne (5) Brophy Hyland McMullin Brady Arnold McDonald 6 SOMMAIRE.Première période.-Ste-Anne, Davins .Deuxième période.Slars.Léger.Si'.'-A n ne, Brady .-Ste-Anne, Arnold .Troisième période.Sic Anne, Arnold .Ste-Anne, Hyfcund ., .Stars, Jacobs .Pi Mi l lions .4.20 .3.00 .7.30 .3.00 .7,35 .7.10 Dubé, Gray, 3 min.I ONITION DES CLUBS.C., N.P.P.C.Hoelu'laga .7 1 2 55 27 Ste-Anne .7 1 2 42 28 Lyalls « t .3 39 22 Gtifncls .5 1 4 25 2.3 Stars 3 9 7 37 51 La /t 10 v Dome T :*lvo 19% Dome Mines .8S0 890 imiora ., pi/.n, i raves 17% 7% Holl infier .495 500 Kenabcek Con 5 JV'O Kirk Lake •• •• .70% McIntyre .1 VIS 14ft McKinley Dar 511> 52 Minins Corp.of Can.360 •100 New ray 251/2 29 Nipissinfi .805 835 Ophir 9V> 10 Pore Crown 20 21 Pore Y'srtale.1% 2 JYtrc Vi pond 23 25 ig-os V Dome •i Provincial .43 3 Teck Hughes a.49 ‘ 1 .* 51 ‘ Thomp-Krist 3 V> ob West Dome Con nil 13 CHAMBRE DE COMMERCE ÉLECTION DES CONSEILLERS LA CHAMBRE DE COMMERCE DESIGNE .1 CE POSTE PLUSIEURS HOMMES D’AFFAIRES MARQUANTS — UN TRAVAIL DE M./.E.C.DAOUST - QUELQUES DISCOURS — A PROPOS D’ADMINISTRATION MUNICIPALE.La Chambre de commerce du district de Montréal a procédé, hier après-midi, à l’élection de son conseil, pour l’année financière qui s ouvre.Les nouveaux conseillers sont ; MM.J.-B.Dupuis, marchand de bois ; Pierre Leduc, pharmacien, de ta Cie Dr J.Leduc ; J.-A.P a mill us, de la Cie D.Hatton ; A.Vail-lancourt, marchand de provisions en gros ; J.-A.Durand, niarchand-quincaidlier ; J.-P.Gervais, marchand de nouveautés ; J .-A.I-afer-té, marchand de bois ; J.-F.Loisel, gérant de la compagnie Green-shields ; C.-L.Racine, courtier en douane ; T.-Théo.Valiquettc, marchand de cigares et de tabac.Ont été réélus : MM.J.-X.Cabana, Jos.Ethier, Raoul Grothé, J.-O.laihrec-que, Alex.Prudhomme, Emile Rolland, Jos.Daoust, Paul-E.Joubenl, J.-H.-E.Pelleria, Alfred Roy.Dans un discours très goûté, le président, M J.-E.-C.Daoust, architecte, passe en revue les principales questions étudiées par la Chambre, au cours du dernier exercice, et examine sommairement la situation commerciale dans le monde.Nous en détachons le passage suivant, où M.Daoust envisage T«r venir : > " Le monde économique, bouleversé depuis près de quatre ans, tend à reprendre son équilibre.Les pays qui ont vu leurs sources d’ap-provisio-vnement se fermer, cher-client à sc pourvoir ailleurs.Et, pareillement, les pays qui ne trouvent plus à écouler leurs produits dans les contrées qui les absorbaient avant la guerre, cherchent de nouveaux marchés.Et tous aiguillonnés par la plus impérieuse nécessite." Déjà, dans les pays les moins touchés par la guerre, une sorte d'équilibre commence à s’établir.11 s'est produit l’an dernier, dans les Amériques, un fait très important, et qui pourra avair une grande in-fiuence sur l’avenir économique de twjtrc pays.Pour la première fois, en 1917, l’Europe, qui occupait la première place comme fournisseur de marchandises de toute sorte aux Etats-Unis s’est laissée dépasser par l’Amérique du Sud.Les expor-tatiotiR de P Argentine aux Etats-Unis (laines et cuirs principalement) ont augmenté de pkis de $100,000,000 : celles du Chili (nitrate de soude, cuivre, étain) ont atteint $113,750,000, soit une augmentation de 350 pour 100 sur 1914; celles du Blésil (café, cuirs, caoutchouc, manganèse ) accusent sur 1914 un accroissement de 51 millions.I.es importations totales de l’Améruruo méridionale ont augmenté do 147 pour 100 depuis 1914." Ce développement du commerce sud-américain, qui comporte un développement parallèle des moyens de production et de transport et (les possibilités d’achat, nous fait voir quels avantages ces pays progressifs offrent nu commerce canadien.D’autre part, nous pouvons déjà prévoir approximativement les immenses'besoins des pays alliés qui, à la signature dé la paix, récila-meronit une satisfaction immédiate, Or, iwil ne peut prévoir quand finira le conflit, mondial.U est donc à propos de méditer la formule qui a cours en France : “ Prenons garde d’etre surpris par ila paix coin TAXE SUR LE REVENU Tableau pour calculer la taxe sur le Revenu conformément à ta Loi de l’Impôt de Guerre 1917, à l’usage des personnes mariées et veuves ou veufs avec enfants dépendants.$ 3,000 Exempt 4.000 4% sur $1,000 $ 40.00 5,000 4% sur 2,000 80.00 6,000 4% sur 3,000 120.00 7,000 4% sur 4,000- -$160 + 2% s-1,000- =$20 180.00 8,000 499 sur 5,000 -$200 + 2% s-2,000= -S40 240.00 9,000 4% sur 6,000= -$240 + 2% s-3,000= =$60 300.00 10,000 sur 7.000= -$280 + 2% s-4,000- =$80 360.00 Au-dessus de $10.000, ajoutez au moulant de $360.00 7% sur tout montant excédant $10,000 jusqu’à et y compris $20,000.Pour tous autres renseignements s'adresser à La Société d’Administration Générale 35 RUE ST-JACQUES.MONTREAL IUX TAROL SOULAGE RAPIDEMENT GUERIT SUREMENT Rhumes, Toux, Bronchites, | Coqueluche, Grippe et toutes les MALADIES desVOIES RESPIRATOIRES T/UKML a Sirop GOUDRON Nj.- FmM XW-jb 4— ta Pweawa.m frtrt rinam h T«w I* tU*.Ourrtw.AatkM.Cm* Candath» ü TAROL n’est pas une préparation secrète, mais c’est un remède scientifiquement préparé par des chimistes compétents, d’après des formules approuvées par la profession médicale et avec des éléments de choix dont les principaux sont: Le Goudron et l’Huile de Foie de Moine Le Goudron de bois est un antiseptique puissant et un balsamique énergique qui aseptise les poumons et les voies respiratoires et combat l’action néfaste des microbes.L’Huile de Foi» do Morue adoucit les muqueuses irritées, facilite la toux et l’expectoration et fournit à l’organisme déprimé la chaleur et l’énergie qui lui permettront de résister à L’attaque et de reconquérir les forces.A ces deux éléments, sont associés des remèdes efficaces qui calment la toux, facilitent l’expectoration et assurent la guérison.Demaniigz toujours TAROL et exigez-le.®K.«®.MOKfN «a C/E.Limit*» OVF/BEC.Qu*.me nous l’avons été pur kv guerre.“ Nous av ms à accomplir une oeuvre de preparation, et chacun doit apporter sa part d’efforts.L’oeuvre est immense, je le sais ; mais je sais aussi que les bonnes volontés soit grandes.Il suffit de les grouper afin que tous les efforts réunis obtiennent les plus grands résultat:,.Et ce groupement existe, messieurs : cette coopérative de préparation économique, c’est la Chambre de commerce de Momt-réal.’’ Signalons en passant les discours du 2c vice-président, M.Alfred Lambert, du secrétaire, M.Léon Lorrain, cl du trésorier.M.Rodolphe Bedard.M.Joseph Quintal, 1er vice-président, absonit, s’étuil excusé auprès du président.M.Joseph Dn.ou.st dit également, quelques mots au nom des eonseLl-ilers rôcittii LA MAISON CANADIENNE par excellcnra pour THES ET CAFES Service de premier ordre J.A.SIMARD & CIE Importateur* 5-7-est rue Saint-Paul Montréal On vote unanlment une résolution demandant uux nutorittSs municipales de porter.“ le plus tôt possible ”, A In connaissance du publie.le rapport du bureau d’expertise sur le gouvernement de Vadmi-nistratiom générale de lia viille, «I Isr i séance est lovée. s LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 15 FEVRIER 1918 VOL.IX.— No ,39 ' B mmm •UPUIS FREKES.U»IU«.I DUPUI& FRERES.Limit*.DUPUIS FRERES, Limite*.L’EPICERIE SPECIAUX POUR SAMEDI Oignons rouges, fi Jbs.Graisse composée de Fairbanks, chaudière 3 Ibs, val.90 pour.VENTE COLOSSALE DE CHAUSSURES POUR HOMMES, FEMMES ET ENFANTS MANQUEZ PAS CES AUBAINES SANS PAREILLES.MKR LE 16 FUMES, grande mise en vente de milliers de paires de chaussures, les plus serviables et les ?plus à la mode, à des prix qui intéresseront même les acheteurs les plus économes.Chaque paire est garantie et strictement telle que représentée.FAITES VOTRE CHOIX de bonne heure afin d’être pleinement satisfaits.81 .29 .16 .25 .11 1.09 Fèves blanches, 2 Ibs.Vinaigre malt pur, bout.Poudre à laver Lustrine, 6 paq.Soupes à la tortue, queue de boeuf, aux légumes, pois, julienne, de Clark, la boîte.• Ces spéciaux sont en plus de la liste des prix publiée dans les journaux de jeudi soir, laquelle reste en force demain, samedi.Au sous-sol.GANTS FOUI SâiES GANTS en chevreau italien, en blanc, noir, tan, gris, etc., deux boutons pression.Pointures 5 1-2 à 7 3-4.Spécial.GANTS CHAMOISETTE, en blanc, gris et noir, marque “Kayser”, pour dames.Spécial.* üv ¦5# 8 H.30 A 9 II.30 AÂL ; GANTS réparés, en chevreau biane, noir, tan, etc., ! 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