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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 19 février 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-02-19, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 42.MONTREAL, MARDI 19 FEVRIER 1918, DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne • CANADA ET ETATS-UNIS $5 00 UNION POSTALE.800 Édition hebdomadaire CANADA .$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE ., , ., .„ .3 00 Diredteur : HENRI BOURASSA.FÂIS CE QUE Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: Maia7460 DOIS ! SOLDATS DU PAPE »"¦.—- Il y a aujourd'hui cinquante ans que partaient pour Rome i>os premiers zouaves.L’abbé Gustave Rourassa, qui devait vingt-cinq années pNus tard célébrer, du haut de la chaire de Notre-Dame, la gloire des “nouveaux croisés”, a fixé, d’atpres ses souvenirs d’enfant curieux et ému, l’atmosphère de cette journée de février que doivent singulièrement rappeler aux vétérans de 1868 la neige et le gris qui enveloppent ce.matin Montréal!."Man souvenir d'enfant me renvoie à cette distance, disait-il, le tableau d’un ciel bas et (/ris, floconneux par instants; d’une fouie immense, bloquant les avenues du palais épiscopal; de cloches sonnant à toute volée aux tours de nos églises; et, dans ce grave et mélancolique décor, une nuée de bérets blancs, défilant allègrement au mouvement cadencé d’une martiale allure, entre deux haies serrées de peuple, les acclamant au passage.Ils riaient et plaisantaient, dit-on — le coeur au dedans gonflé, j’en suis sûr, — ces derniers-nés de la vieille Gaule, qui allaient ajouter plus d’un mot alerte, plus d’un trait piquant à l'impayable vocabulaire du troupier français; mais leurs mères, leurs soeurs et leurs fiancées pleuraient, les couvrant, au dernier moment, de caresses et de porte-bonheur pieux.Le train s’ébranla et disixu-ut; et la dernière vibration d’adieu qui vint trembler à l'oreille et au coeur des parents et des amis, cloués sur le quai de la gare, la main chaude encore de la dernière étreinte, ce fut le chant de.l’Ave, maris Stella, poussé en choeur par ces jeunes et robustes poitrines vers l’Etoile de la mer, la patronne de Ville-Marie.” Quelque chose de très grand venait de s’inscrire dans les annales du ,peuple canadien-français.L’un des maîtres de Ja pensée catholique, Louis Veuillot, écrivait deux ans plus tard : “Ce fut l'âne des meilleures émotions de ma vie, lorsqu’il y a deux ans, j'appris qu’il y avait à Paris une troupe de L rois es qui venaient du Canada pour défendre Rome.Des Croisés au temps de M.About, de M.de la Bédollièrc, de M.Renan, de M.Roulaud! Certes depuis trente-deux ans que je me bats et que je suis battu à peu près,grâces èi Dieu, tous les jours pour la cause de saint Pierre, oui, depuis ce temps-là et dés le commencement, j’ai eu bien des espérances, et je les ai encore, et elles ont grandi; mais jusqu’en 1868, jusqu'au moment du passage des Canadiens, je n’avais pas espéré que je verrais des Croisés.Je me hâtai de courir à SaintSulpice, où Von m’avait dit qu'ils entendaient la messe.Je les vis en bon ordre, jeunes, vigoureux, graves, tels enfin qu’ils devaient être, des garçons de bonne race, de bons et fiers chrétiens qui savaient bien ce qu’ils faisaient et qui portaient comme il faut le beau poids de leur sacrifice, sans l’ignorer et sans le trouver lourd.” Et plus loin, (e grand écrivain ajoutait: "On sait que je ne méprise point du tout le don de M.Hugo.Je défie bien toutefois M.Hugo, dans ses meilleurs jours, de fabriquer une petite épopée qui égale celle des Croisés canadiens, se reposant à SaintSulpice, sur le chemin de Saint-Pierre.” La parole de Yeuillfiot autorise et justifie toutes les louanges que nous pourrions prodiguer à ces fils de notre sol.Et Veuillot ne soulignait que le premier chant de l’épopée; ear, d’autres suivirent ceux qui avaient généreusement ouvert la route et jusqu’au jour du 20 septembre 1870 uous eûmes nos représentants dans l’armée pontificale.De quel poids 'pèseront, sur les destinées de notre race, cette gto-riruse course à.Rome, cette volonté de sacrifice d’une jeunesse (messagère de toutes les aspirations d’un peuple?Aux soldats du premier détachement, qui revenaient au pays, leur engagement terminé, Veuillot adressait encore cette parole, où passent des accents de prophète : "Bon voyage, fils de France, qui n’avez rien abjuré et rien perdu, ni la sagesse, ni l'esprit, ni le coeur.Bon retour dans vos foyers, où notre vieil honneur est toujours vivant! Les anges qui sont venus avec vota retournent avec vous, contents de vous.La prière de Pie IX est sur vous, et qui sait quel rêve de durée, quel germe de grandeur et peut-être d’empire vous emportez de la vieille Rome et de l’impérissable Vatican!" Qui sait de quel secours nous fut déjà ce geste d'épopée, quel élan il donnera dans les luttes de demain aux fils de ceux qui le vécurent?i* * •* En d’autres temps, on eût brillamment commémoré le cinquantenaire d’aujourd’hui.A raison des circonstances on a cru qu’il valait mieux donner aux fêtes un simple cachet d'intimité familiale.Mais l’éc'al extérieur n’a rien à faire avec le mérite.Le geste des zouaves reste ce qu’il était dans la pensée et le coeur de ceux qui l'ont posé il y a cinquante ans.“Que leurs concitoyens les reçoivent en triomphe ! écrivait Louis Veuillot.Ils sont la gloire du peuple, ils ont droit au sourire des vierges et à la bénédiction des veicillards.Défendant la grande patrie commune, la nationalité mère, en qui vivent toutes les autres et qui garde la source de tout droit et de toule liberté, ils ont bien mérité de la patrie particulière.’’ Le demi-siècle qui vient de s’écouler n'a fait que marquer davantage la grandeur de ce rôle, et dans le témoignage que nous rendons aujourd'hui aux survivants de 1868 se retrouve, mêlé de la respectueuse vénération que commandent leurs «cheveux blancs, l’exact sentiment de fraternelle admiration et nie gratitude fière qui faisait battre à leur pensée te coeur de Veuillot.X itrc souvenir reconnaissant évoque à leurs côtés ceux, si nombreux déjà, que Dieu a rappelés à Lui et les enveloppe d’un même hommage.Puisse leur exemple longtemps encore servir les intérêts supérieurs de noire race et tourner vers le Saint-Siège la filiale vénération, le respectueux dévouement de leur peuple! Qmer HEROUX.Chronique d’Ottawa ENCORE 'NE COMMISSION TOUT LE MONDE DEVRA SE FAIRE INSCRIRE SUR L’INVENTAIRE DE L’ETAT.—LE TRUC NOUVEAU DE M.BORDEN.Ottawa, 17 février.La conférence des premiers ministres a pris fin plus vite qu’on ne s’y attendait, ce qui semble indiquer qu’on s’y est entendu sans diff.ieul-lés et que l’on peut considérer comme adoptées à l'nnniiimité ie.s diverses questions soumises par le cabinet fédéral aux chefs politiques des diwrses provinces.On aurait pu croire, pourtant, que la perspective de voir chacun de nos foyers envahi par une nuée de fonctionnaires armés d'un questionnaire plus ou moins (Usenet, et d’une déli-eatesse parfois douteuse, soulèverait quelque objection de la part des représentants de l’élément français du peuple canadien.Apparemment, le “sens de la majorité si développé chez Tes politiciens minoritaires, a effectué une fois de plus son oeuvre rie reculade et d’acquiescement sans phrases.Et nous avons adopté officiellement une attitude d'acceptation humble et docile ; il reste à voir si cette attitude sera CJelle de la totalité de la population.Cette entreprise d’enregistrement général va mettre en branle un mécanisme humain et matériel considérable, et coûter incidemment une somme considérable.Mais c’est bien Tà le moindre souci de ceux qui le mettent en action.Le but à atteindre 'est avant tout d'empêcher que personne n’éclhappe à la loi de conscription.C’est un réseau dont les mailles serrées ne devront pas laisser échapper le moindre récalcitrant.Nos maîtres s’en pourléchent les lèvres 'lorsqu'ils exposent ce point de vue.et on les voit jouir vivement à la pensée du jeune homme arrêté dans quelque endroit public et Obligé d’avouer qu’il n’est pas en règle avec cette loi.Ils vont dépenser pour cela des millioin.s, mais ils auront en bien du plaisir.N’ayons pas la cruauté de le leur reprocher.Il faudra cependant faire encore des nominations, et c’est bien la chose à laquelle le cabinet d'imion emploie la moitié de son temps.Celles-ci auront pour objet la création d’une Commission de l’enrc-gistrwuent, ou de quelque autre nom qu'on l’affuble, et il se pose à ce sujet une intéressante question : relie de la participation féminine à l’organisation de cette entreprise.Puisqu'on va s'emparer, en effet, de la population féminine du pays au même titre que de la masculine, ne semblerait-il pas équitable que les femmes fussent appelées û participer à la mise en marche de cette innovation ?On est muet là-dessus dans les cercles officiels, mais “qui ne dil mot consent" et nous serions bien surpris si Ta fin de cette semaine n amenait quelque nouvelle décision dans ce sens.Ce .«era un premier pas scrota présence desfean- raes au Parlement de In nation, et tout indique que ce pas sera bien vite franchi.On peut s’attendre à tout, avec le régime d’anarchie morale que nous subissons.* * * Il y a du mécontentement à Toronto et autres lieux au sujet des délais et autres inconvénients que subissent les soldats éclopés qui nous reviennent du front.Tout d’abord, il appert qu’ils sont maltraités à bord par les officiers qui les commandent; puis les femmes et jeunes filles qui ont fait la traversée pour revenir au pays, se plaignent aussi des grossièretés dont elles ont été victimes.Dernièrement, le lieutenant Quinney a rendu public cet état de choses par une lettre ouverte adressée au premier ministre, qui s’est engagé à faire établir une enquête, tout en montrant quelque mauvaise humeur de ce que les faits lui aient été exposés par la voie des journaux, au lin d’une entrevue particulière.Et l’on annonce aujourd'hui (pie le ministère de la Milice, reconnaissant implicitement le bien-fondé des accusations ainsi lancées, a décidé de changer le système suivi pour le retour des convalescents et des femmes.Mais ce dont il est surtout question aujourd’hui même, c’est de la déconvenue éprouvée a Toronto par des centaines de personnes attendant un certain convoi des provinces maritimes dans lequel devaient se trouver un nombre assez considérable de soldats de retour.Or, on eut beau attendre, le train fut en retard, et lorsqu’il arriva ne contenait en fin de compte pas le moindre héros.On vient de changer le système par lequel les autorités canadiennes sont mises au courant des noms des soldats revenant ainsi au pays.Cette liste arrive maintenant par le même bateau que ces hommes, et dans le cas dont nous parlons, le dit bateau a commencé par déposer deux cents hommes environ à New-York, pour revenir à Halifax en laisser encore un certain nombre, et retourner finalement à New-York avec le reste.Quand l’incohérence se met dans le militaire, elle n’y a pas de main morte.En tout cas, la lettre officielle contenant la liste toujours à bord, a prit plus de huit jours à parvenir aux journaux, de sorte que les soldats ne furent pas attendus aux gares au moment de leur arrivée et tombèrent dans leurs familles à l’im-proviste.On se demande pourquoi la liste n’a pas été télégraphiée, comme précédemment, ce qui permettait aux journaux de la publier dès le lendemain de l’arrivée du bateau.Nous croyons savoir de bonne source qu’il y aura du changement dans ce système à u^e époque rapprochée.* ¦.¦ * Le gouvernement a pris une demi'décision bien caractéristique en ce qui concerne le prix du papier à journal.Les éditeurs demandaient que le prix ne fût pas augmente avant la fin de l'enquête; d’autre part, les fabricants de papier assurent que celui-ci leur coûte 35 sous de plus que précédemment, et demandent qu’on les indemnise au moins de cette somme.L’affaire était embarrassante, et le conflit empirait à Chaque nouvelle tentative de conciliation.Un Salomon quelconque du ministère a trouvé le joint: les éditeurs débourseront les 35 sous de plus, mais les fabri cants ne toucheront pas à celte somme, qui restera en cour en attendant Ja fin de l’enquête Pringle, laquelle sera désormais conduite avec assistance d’un expert, selon l’autre exigence des imprimeurs.Ceux-ci, en somme, ne peuvent plus rien dire; ils ont demandé un spécialiste, ils l’ont.Ils ont demandé de payer 8'2.âO aux fabricants, ils paient $2.50 aux fabricants; il est vrai que l'enquête n’est pas terminée et qu’elle aura peut-être pour conclusion de leur faire débourser 35 sous de Pl|Ps, mais les éditeurs n’en profiteront pas avant jugement.Que pouvez-vous demander de plus?semble dire le gouvernement d’un ton narquois.Il nous parait que les fabricant^ de papier sont mieux en cour que leurs rivaux en cette affaire, et nous avons certaines raisons de croire jusle notre impression.* * * La série des conférences est interrompue.et ce p’est pas trop lût: il y a eu les fermiers.les ouvriers, les premiers-ministres, les ban quiers, et combien d'autres tellement qu'on est en droit de se demander à qui le tour maintenant.f-e serait le temps d’ouvrir un concours de divination et de prier nos lecteurs de prophétiser un brin sur ce sujet, plus intéressant qu’ils ne croient peut-être: de quelle café gone sociale sera formée Ja prochaine délégation qui viendra rencontrer les membres du cabinet?I/os paris sont ouverts.Ernest BILODEAU.25 ANSAPRES La nouvelle édition du sermon prononcé, à l’occasion du 25e anniversaire du départ des zouaves pontificaux, par l’abbé Gustave Bourassa, paraîtra ce soir, à l’occasion du cinquantenaire.Sur demande spéciale, elle sera d’abord mise en vente à la fête du collège Sainte-Marie.Le.brochure porte ce titre : Les Soldats du Pape — le souvenir, la leçon ; elle est précédée de cette note-préface de M.Henri Bourassa : A toccasion du cinquantième anniversaire du dèpmJ pour Rome des premiers zoum>cs canadiens, on m’a demandé de réimprimer le sermon prononcé, à Notre-Dame, le 19 février 1893, par mon frère, l’abbé Gustave Bourassa, lors du vingt-cinquième anniversaire de ce glorieux acte de foi et de courage.C’est avec un double bonheur que j’acquiesce à ce désir.Le discours, m’a-t-on dit, mérite de revivre.De ceci on a facilement persuadé une admiration et une amitié fraternelles que la mort et quinze années de séparation n’ont ixrs affaiblies.Il y a plus.En ces temps d’universel délire, où te monde a plus true jamais besoin du Christ, de son Eglise cl de son vicaire pour retrouver la voie, la vie et la vérité, on ne saurait trop multiplier les paroles qui rappellent aux peuples le souvenir de leurs acles de foi et les leçons qui s’en dégagent.Les nombreux amis de l’abbé Gustave Bourassa partageront avec moi, j’en suis certain, le bonheur tout particulier que j’éprouve à fairq revivre, à la gloire du Christ et du Pape, une parole chère, trop tôt éteinte.Et lui, du sein de l’éternelle Lumière où Dieu, j’en ai confiance, la appelé depuis longtemps, il bénira ceux qui ont eu la pieuse pensée, de lui faire rendre un témoignage d’outre-lombe au geste héroïque des hommes de coeur qui furent les soldats du Pape et — cette fois, vé-ritab'.ement — les défenseurs du Droit opprimé.Cette brochure se vendra dix sous.BILLET DU SOIR.LES VOILETTES Bleues, blanches, noires, violettes ou grises; de gaze unie, ou de tulle léger, les voilettes embellissent les visages.Leur tissu régulièrement quadrillé, rehaussé quelquefois d’une extravagante fleur ou cTim simple gros point qui fait tache sur la joue ou au coin des lèvres, adoucit le regard, estompe la peau, affine les traits.Elles donnent aux minois qu'elles font prisonniers, un air mystérieux et charmant qui fait regretter qu’on ne les voie qu’à demi.Ne dirait-on pas aussi qu’elles adoucissent l’ensemble de ta toilette, atténuent des hauts chapeaux, corrigent l’attitude de certaines têtes trop droites, trop évidemment ambitieuses d’etre, admirées?Les voilettes en leur fragile filet retiennent aussi un.peu te coeur.A travers elles, certains reflets des yeux ne s’aperçoivent pas.Elles sont yardietmes de lèvres, de regards; de rires, de fleurs et des rêves inachevés demeurent sans trace en leur claire mousseline.“Minois voilé O charme.! Coeur dévoilé ,-i larme Joëla ROHU.BLOC - NOTES Nos tribunaux La mise en vigueur de la loi du service militaire a congestionné nos tribunaux civils à tel point qu’on a parlé de nommer cinq juges stipplc-mentadres, rien que nour le district de Montréal.M.Doherty refuse.Après en avoir conféré avec le président des tribunaux civils à Montréal, M.Archibald, notre ministre de la Justice, y estiirue qu’il vaut 'uietix laisser en plan, jusqu’au mois d’avril prochain, toutes les causes civiles.Ainsi, de janvier à avril, très peu de causes ordinaires auront été entendues par.nos magistrats.nommés pour l'administration de la justice civile, et dont l’Etat a fait des fonctionnaires chargés de lui prêter main-forte clans l’epplication d'une loi extraordinaire.Si la justice pouvait, selon le dicton, être boiteuse, avant Finter-vention de M.Doherty, elle marchait tout de même.Aujourd’hui, le ministère la paralyse, afin d’en arriver à ses fins.Mieux eût valu laisser nos magistrats à leurs études juridiques et à l’exercice normal de leur charge que de les aiguiller vers une besogne qu’ils n'aiment pas.Certes, leur présence aux tribunaux d’appels est, par ailleurs, dans la plupart des cas.une garantie pour les conscrits.Mais on sait que le ministère a pris soin de la diminuer, en s’arrogeant le droit d’en appeler de leurs décisions à un tribunal supérieur moins familier pourtant avec les besoins de la province cl de nos industries que le sont nos juges d'ici, et qui me connaît qua Ta raison d’Etat.Comme en Allemagne ?Selon le Sun de Toronto, le ministère.pour employer une expression de M.Magrath, le commissaire du combustiible au Canada, “ a moulé le peuple canadien en une excellente répliqpr du peuple allemand, dont la principale fonction dans la vie, ce semble être de s’agiter à chaque commandement imbécile que donnent les autorités gouvernementales." Il paraît que le procédé n’est pas fini et que nous aurons ces jours-ci un autre exemple de l'introduction du pruxsinnisme dans noire régime de gouvernement.Quel est donc ccl homme politique anglais qui démissionna d’une fonction officielle importante, il y a plusieurs mois, en Angleterre.' en avertissant le public que.s’il n’y prenait garde, l’A Henna one vaincrait au vrai l’Angleterre en lui imposant un gouvernement germanique ?Il ne disait pas si mal ; nous sommes en train de.nous en apercevoir, quant à nous.Avons «no us j aimais eu un ministère aussi autocratique et qui s’arrogeât autant de droits dans la conduite du citoyen ?( Hélas ! Le Star de Toronto publiait l’autre jour une dépêche d’Ottawa disant que le ministre Sévigny, battu irrémédiablement dans Dorchester et dans Westmo 11 nt-Saint-Heuri, faisait des demarches pour recueillir la succession de l’ancien sergent d’armes, le colonel Smith.C’eût été d’une ironie achevée ; car l’on sait que les derniers mois de cet excellent fonctionnaire furent empoisonnés par l’affaire désormais fameuse des Sweet Chords of Imue et du vic-trola qui lui valut des démêlés piquants avec le ministre ; et l’on n’a pas oublié non plus que celui-ci s’exprima en termes cavaliers sur le compte du fonctionnaire honnête et consciencieux.Mais il paraît que nous ne verrons pas le ministre empoigner désormais la masse d’armes ; car l’assistant du colonel Smith, le major Bowie, vient de succéder à son.supérieur.Et M.Bowie sera un fonctionnaire aussi consciencieux.un homme aussi honorable que son prédécesseur.Gare aux ministres «pii s’aviseraient, cette fois-ci encore, d’être trop distraits! Le ministre Sévigny devra, pour sa part, chercher d’autres fonctions.On dit qu’il n’aspire pas aux moindres, non plus qu’aux moins rétribuées.Time will tell.Recrutement Un général anglais, en séjour aux Etats-Unis, annonçait, hier, qu’il allait commencer une poussée pour recruter 20,000 soldats d’ici deux mois, parmi les sujets britanniques d’origine anglaise actuellement sur le territoire américain.Il y en a 290,000, dit-il, qui ont donné en tout et partout 20,000 recrues, iusqu’ici.Tl y a des mois et des mois que le recrutement anglais et canadien s’exerce dans ce champ, au-delà d'un an que le travkil y est commencé.Faut-il croire qu’il y a des Anglais et des Ecossais aux Etats-Unis qui ne sont pas férus de prendre les armes et se font tirer l’oreille pour s'enrégimenter volontairement ?“ I intend to get 20,000 volunteers during this period (two months) if it can be done ”, dit le général.Evidemment, il n'est pas très sûr de son succès.D’ici là, et pour l’avantage de John Bull, on appellera peut-être ici la deuxieme et la troisième classes de conscrits, au Canada.Le critique militaire Repimgton qui écrivait, il y a peu de temps, qu’il y a encore des millions d’hommes aptes au service militaire en Angleterre même, — le correspondant de guerre Grasty, du New-York Times, parlait, il y a quelques semaines, de près de 4 millions, ce que corrobore Reping-ton, -— démontre pourtant que si John Bull a besoin de soldats pour aider à ses alliés, il pourrait commencer par en recruter chez soi et parmi ses citoyens émigrés aux Etats-Unis.Ce rapport Le rapport Driscoll doit être imprimé en français et distribué aux contribuables montréalais, dit M Villeneuve.Ce sera tant mieux, même si c’est un peu tard.Quelque opinion qu’on ait par ailleurs de ce rapport c’est une pièce importante.A ce titre, le contribuable montréa-ais de langue française doit le lire, lout autant que celui de langue anglaise.Trois millions C’est ce que, selon la Gazette, ont coûté au pays les dernières élections générales pour Ottawa.“ H was worth the money ", dit cette feuille.Certes, surtout pour le ministère unioniste et ses cabaieurs, dans la presse et ailleurs ! G.P.A L’HÔPITAL STE-JUSTINE Mgr L’ARCHEVEQUE PRESIDE L’ASSEMBLEE ANNUELLE ET FAIT UN APPEL A LA CH A BITE PUBLIQUE EN FAVEUR DE L’HOPITAL DES SOEURS GRISES.— RAPPORTS INTERESSANTS.— COUPABLE INDIFFERENCE DES POUVOIRS PU BLICS.PAR LOUIS DUPIRE.Un, double deuil planait sur la réunion annuelle de l'hôpital Sainte-Justine, hier après-midi.Monseigneur (l’Archevêque qui, fidèle à son habitude, présidait l'assemblée, nombreuse et distinguée, et a, officié au salut du T.S.Sacrement, a trouvé les mots justes pour exprimer le sentiment de tous les amis de Sainte-Justine qui étaient les amis et les admirateurs du hou docteur Villeneuve, comme ils sont, par ailleurs, les amis de tous les enfante souffrants ou abandonnés.Ce double deuil, on l'aura deviné, c’est la mort de i’aneien président du bureau médical, le Dr Georges Villeneuve, et l'hécatombe de l’hôpital des Soeurs Grises.Il n’est peut-être pas d’endroit dans toute la ville de Montréal qui prête mieux à ’’évocation de la noble figure du célèbre aliéniste que la salle des réunions de l’insUintioiv.Sua as- siduité à toutes les fêtes comme à toutes les convocations de l’hôpital était reconnue ; il partageait son temps entre ses patients de Saint-Jean-de-Dieu et ses protégés de Ste-Justine ; quant à l'hécatombe de la rue Dorchester, il s’en trouvait à deux pas 17 témoins inconscients mais tapageurs : en prêtant un peu l’oreille, on eût entendu leurs vagissements.Après le Dr Grépeau et après Mlle Gabrielle Roy, Mgr l’Archevêque a rappelé quel homme de bien et quel parfait chrétien fut l’ancien président du bureau médical ; seule, Sa Grandeur a parlé de ce que Ste-Jus-tine a fait pour les petites victimes de l’autre soir.On avait passé sous silence, en effet, cct acte de charité.A l’hôpital, il est une règle que l’on met au-dessus de toutes les autres, dont cm impose la rigueur à tous ceux qui en approchent : l’hu\ milité.Il est interdit de nommer telle ou telle de ces dames qui s’est particulièrement fait remarquer par son zèle charitable ; il est interdit aussi — les gens du dehors sont heureusement soustraits à ce dernier ukase — de raconter les charités opérées par l'administration, comme corps.Peut-être la modestie du personnel supprimerait-elle jusqu’à la publication des statistiques, si la ville, en échange de sa très maigre subvention, n’exigeait leur production, et si enfin le chiffre des malades secourus, la somme de bien accompli n’étaient de nature à stimuler la générosité publique.Que de fois on nous a recommandé la discrétion voire même le silence le plus hermétique! Monseigneur a nolé l'oubli qu’on avait fait 'de la .présence sous le toit de Ste-Justine de 17 petits réfugiés des Soeurs Grises.Cela lui a permis de parler de l’hécatombe ta plus terrible qui se soit vue dans les annales de notre ville puisque le chiffre des victimes s’élève à 63, à l’heure actuelle.Ces enfants étaient presque tous orphelins ou abandonnés, dit Sa 'Granideur; à aucune porte un crêpe blanc n’a marqué .leur disparition, mais celle-ci est très sensible au coeur des Soeurs Grises dont iis étaient les enfants adoptifs.Monseigneur remercie ensuite ta direction de Sainte-Justine qui a reçu quelques petits survivants “dans les bras .de la divine charité”.Dimanche prochain, ajoute-t-il, dans toutes les églises on donnera lecture d’une lettre pastorafle invi taîrtréésàfidètes à souscrire pour U reconstruction de l’aile détruite qui abritait tant de petites vies.Le catholiques de Montréal se montreront généreux.La “divine charité” ne connaît pas la jalousie, elle ne connaît que l’amour.Aussi l’annonce de cette souscription nouvelle et autorisée à un moment où Ste-Justine a un si pressant besoin du concours du public est accueillie par de très vifs applaudissements.On a donné beaucoup dans le passé, reprend Sa Grandeur quand les mains ont cessé de battre, on a donné généreusement pour toutes les oeuvres étrangères, mais on peut et on doit penser aux nôtres, à nos propres malheurs.Monseigneur rappelle ensuite que1 Phôpitail est dans sa dixième année d’existence et que même si ta construction où il se 'gî te à J’heure a ctuelle n’a pas cet âge, elle est déjà trop étroite.11 faudra.l’agrandir et l’agrandir sans cesse, car le nombre des patients à recevoir' augmente avec la ville qui n’est pas faite, qui n'est pas de population stable comme les viei tes cités d’Europe.Construire! cela ne paraît pas difficile à première vue, puisque l’hôpital peut compter sur le dévouement, sur d’abnégation, sur le sacrifice, choses beaucoup plus précieuses et beaucoup plus rares nue le vit métal.Il faudra, conclut Sa Grandeur, faire l'appel nécessaire à la charité publique qui ne se dérobera pas.On applaudit quelque peu seep tiquement — les besoins sont si grands! 44 * * Avant le discours de l’archevêque, on avait entendu les rapports de la trèsorière du bureau d'administration et du secrétaire du bureau médical.Du travail élégamment rédigé de Mlle Roy, nous ne possédons que quelques notes que nous transcrivons plus bas ; quant au rapport du Dr Urépeau, qui a été beaucoup remarqué, nous avons la bonne fortune d'en posséder le texte et nous ne voudrions pas en priver nos lecteurs d’une seule ligne.Us trouveront là un plaidoyer infiniment meilleur que uous ne saurions le faire, nourri de faits, bourré de chiffres, et nous Sommes enchanté, pour une fois, de laisser la parole à autrui.Quant à Mlle Roy, elle a montré, dès le début, le miracle quotidien que constitue la simple existence de Sainle-Jusiitie.Miracle m’est pas trop fort, quand on songe qu'une institution comme celle-là peut grandir et prospérer malgré la guerre et les difficultés de toutes sortes qu’elle suscite, en ne recevant de la criminelle parcimonie du gouvernement provincial (y compris le sou des théâtres) et de la ville que moins d'nn-cinqniè-me dès dépenses totales d'entretien.économie, et, Oèpandamt, dit un rapport, lu bier après-midi, on a des scrupules, inconnus à messieurs les commissaires, à messieurs les édhe-vins, à messieurs, les 'ministres.Citons plutôt: "Tous les mois, toutes les semaines, nous nous voyons forcés de refuser ,s “ .de ministres et -en voyages d'échr-i n’i'"î' Men «me certaines fassent vins?Combien pourrait-on écono-jIp.1 administraiion.^ 11 faut miser sur ces sommes pour le por- ' " ~ ~ ter au compte de Sainte-Justine ?On voyage princièrement quand ] on est écbevin et ministre et que1,','!.,, r, , I Mmes Beaubien, Rrimenu.Beaudry, , ,—.,,ntnue.Benoit; les Drs Raoul peut chr, on u'oirhlir rien en fad- • ^’èvnrlànê enmr* V>« ra_ pîüUs^re f1 devrait convoquer immédiatement une conférence dos Alliés, pour prendre en consideration les buts de guerre.Il a dit que son parti s’attendait à ce que les Alliés définiraient leurs buts cia i rem eut et explicitement et chercheraient à les concilier avec les principes démocratiques de la révolution russe.M- Tchernoff a admis qu’on na peut probablement compter quo l’armée russe combatte Beaucoup, niais il a affirmé que la Russie peut iouer te rôle d’un aimant et attirer les forces allemandes, les empêcher d’aller sur le front occidental, ai- UN POSTE AUPRES DE BEAVLKBRQOK Londres, 19.— Le major général Macrae, qufirlierunaitrc général des quartiers généraux cnnu-di-cus à Londres, a obtenu son congé avec le consentement '(te sir Edward Kemp.ministre d’oulrc-mer, pour prendre la position de directeur île ia propagande dual ton,* i leaver brook est titulaire portant sur le candidat bolshevik.I riant ainsi tes Alliés.PAS DE POUVOIR L'énergie électrique, fournie an Devoir par la M L , H.&.P., a manqué à nos machines, de 12 h, 35 à 1 h.45.Cet arrêt nous contraint à réduire le format de noire journ-al à C pages, et à écarter de nombreu- ses nouvelles que nos rrv®chin*B, sans énergie motrice, n’ont pu composer ; amst, les nouvelles finao-c1 ères et 'a.Bour'f.Nos lecteurs, nous l'espérons, tiendront compte de ce cas de force majeur*.» * * LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 1» FEVRIER 1918 VOL.IX.— No TAFJF DES F TfES AFFICHES IVEMPI/tlî—Jusqu'* 20 mots, •ou rmr fnot Mupplémenttirs.\St KS I> KLEVES?—juMiu'ft 2U mots, ‘ hj sou par mot aupplômentaiM.KJ Ü fKS U S AUTRES DEM ANDES t— .‘vison ô 20 mots, 10 sous, 1 «ou par mot Hupp^men- «air# CHAMBRES A I.OITERr—10 «nus Jusqu'à 20 LirJs.lb «ou par mot supplémentaire.TROU VE:-jusqu'à 20 mots, JO sous, H «ou rai mot «uppiénu-ntairs.PERDU:—ju'iqu'o 20 mots, 10 sous.1 sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS, ETC.A UOUERr— .'uequ’à 2C r'.ct?.10 «oua.1 «ou par mot «upplé* tuentaire A VENDRE :—-Jusqu / 2C mots, 10 sous, 1 sou pat mot supplémentaire.PERSONNEL:—2.5 mots ou moins.25bous, 1 sou ANGLETERRE RUSSIE ON ATTEND LES KIEV EST AUX EXPLICATIONS r«r mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNFXLES?—(rubrique * pénale): jusqu’à 20 muta, 20 «ous; uu eou par mot supplémentaire AVIS LEGAUX?—10 fions la liirae aerate pour'a 1ère insertion et 5 bous pour les inaertions aubsé-«uente".REMERCIEMENTS*—Un sou le mot arec un niinimum de 25 sou».Toutes les annonces ri-haut men'ion nées sont O Insertion0 consécutive*» pQ | ment, balsamique et antiseptique, 1 calmera l’inflammation de vos bron- VICTORIA HOTEL Qué»bcc, H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de speci commerce, $2.50 par jour.DORURE.ARGENTURE, NICKELAGE Compagnie ROYAL SILVER PLATE Réparation*, placage d'ornempnt* d'église., argenterie, rontellerie, vernianagc n l’or.A.niPOUX, gérant, 207 Saint-Jaeque*.Main PROTEGEES EH10Ü3 PAYS PIGEON, PIGEON I.DAVIS i.Re*v*r DM*.T«l Main M15 ce journal est Imprimé Satut-Vineent, a Montréal, X au No 4.7 rua par l’IMPRIME- POPULAIRE (m resnotiMibilité limitée).J.N.Cheerier, gernur général.P.SCOT! 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Lo liai g.quatre; Cologne, Breslau, Duisbourg, Dortmund, Kssen, Munich et Drcsdre, trois.Nombre d’autres districts en éliront chacun deux.Une note explicative fait rem/ir- • i;î’.rnoh >.yf.Drtuanm* la GIT EDH D mm cui 364 MARION rua (J CT'! envoyé gratl MARION Montréal, y a eu une grande augmentation population é£iront plus de députi qu dlics n’en avaient jusqu’ici.Dépoattaire général: ARTHUR DE- mier que tandis que chaque État'fé harmacien, casier postal 592, déral conserve sa représentation ac CARY, pm Montreal, Can.tncllc.Jeartdmsiora élactoralas où il A.G.PORRO, D.S.C.New-Yuri Spécialiste dm ‘ MALADIES DES PIEDS Consultation gratuite Chambre 302 King’s Hall 891 STB-CATHER1NE OUEST Dp.8881 VOL.IX.— No 4k.LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 FEVRIER 1918 ^ 5 , JJ \T‘ < Ityortiv6 n La Vte - Un blanchissage pour le club de Charlie Querrie i-e Canadien a triomphé du Toronto par un résultat de 9 à 0 hier soir, dans la Ville Reine — Une joute peu intéressante.Toronto, 19.— Dans la première partie, jouée à l’Arena de cotte ville,
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