Le devoir, 7 mars 1918, jeudi 7 mars 1918
VOLUME IX.— No 50, MONTREAL, JEUDE 7 MAKS 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .jefï tin UNION POSTALE A AA Édition hebdomadaire CANADA $2 OOv f> PSA ETATS-UNIS UNION POSTALE ., t , ., * , .3 00 m WÊ Rédaction et administration s 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION : Main 746Î RÉDACTION: - Main 746C Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! DIPLOMATIE SECR IX Constantinople et la question d’Orient Dans son discours du 5 janvier, M.Lloyd George affirmait que "nous ne combattons pas.pour priver la Turquie de sa capitale ou des riches terres de l’Asie Mineure et de la Thrace où les Turcs dominent par le nombre.” Il se bornait à réclamer, pour l’Arabie, l’Arménie, la Mésopotamie, la Syrie et la Palestine, une vague mesure d’autonomie qui tiendrait compte de leurs “conditions nationales distinctes” (separate national condition).Quant aux Détroits, et, généralement, le passage entre la mer Noire et la .Méditerranée, il en demandait la simple “neutralisation".Trois jours plus tard, M.Wilson formulait virtuellement le même programme L Que telle soit la politique actuelle des gouvernements de l’Entente et la base du règlement qu’ils se proposent d’apporter à l’inextricable question d’Orient, on voudrait le croire, ou du moins le souhaiter: cette solution parait équitable.Mais tout autre était, jusqu'à une date assez récente, le programme secret de ia Haute Diplomatie ententiste.De janvier 1915 à mars 1917, date de la révolution russe, — sinon jusqu’à la chute de Milioukoff ou même de Kérensky — nous avons combattu, sans le savoir, bien entendu, pour livrer Constantinople et les Dardanelles à la Russie, pour dépecer l’empire ottoman et en partager les morceaux entre la Russie, l’Angleterre et la France.Dans l’esprit des appariteurs de cette séance de vivisection, le découpage de l’homme malade devait se faire sans aucun égard aux “droits” des autres nations, grandes ou petites, ennemies ou alliées, rivales, amies ou protégées; et, ce qui est plus grave, sans le moindre souci des “aspirations”, justes ou iniques, raisonnables ou absurdes, des peuples chrétiens ou musulmans dont le sort se jouait dans les chancelleries.Sur cet aspect primordial de la situation européenne, — l’une des causes premières de la guerre, et même la principale — le dossier de VEvcning Post est passablement fourni.Il renferme cinq documents particuliers, sans compter les nombreux points par où les dossiers relatifs à l’Italie, à la Roumanie, à la Grèce — analyies précédemment — se rattachent à la question ottomane 2., La première, par rang d’âge, de ces pièces est une note, sans date ni signature, du ministère des Affaires étrangères, à Petrograd.Elle relate que le 19 février — 4 mars 1915 3, le ministre (Sazonoff) a remis aux ambassadeurs de France et d’Angleterre la liste des pays ottomans que la Russie a décidé de s’annexer après la guerre.Cette liste com-piend Constantinople et les deux rives du Bosphore, de la mer de Marmara et des Dardanelles — tout le passage de la mer Noire à la Méditerranée — ainsi que les iles qui en commandent les approches.Le territoire, n’est pas étendu; mais, comme importance stratégique, pour la guerre et le commerce, il vaut un empire: c’est la porte et la clef de ioutes les communications maritimes de l’Europe orientale et de l’Asie occidentale' avec le reste du monde.Ce fut, dejmN des siècles, l'enjeu de maintes guerres, le point de mire de la plupart des conquérants.C’est aujourd’hui l’objet des plus âpres convoitises des potentats de la finance et de l’industrie, qui ont jeté leur dévolu sur les incalculables possibilités économiques du bassin de la mer Noire; c’est, en un mot, toute la vieille “question d’Orient”, compliquée et aggravée par les rivalités et les appétits de la ploutocratie contemporaine.La livre de chair On peut s’étonner, à l’heure actuelle, et même sourire du sang-froid et de l’audace que le gouvernement du Tsar a mis à brusquer, tout à l'avantage de la Russie, la solution d’un problème d’importance capitale pour tant de nations et d’intérêts mondiaux.11 ne faut pas oublier, toutefois, qu’à l’heure où Sazonoff posait ces dures conditions, les affaires de l’Ententê marchaient mal dans l’ouest et au midi.Paris venait à peine d’échapper à l’investissement; à la brillante victoire de la Marne avait succédé une période d’incertitude qui laissait les Allemands maîtres d’une portion notable du territoire français; l’expédition des Dardanelles s’annonçait désastreuse.D’autre part, les Russes semblaient commander la situation dans l’Est.C’était, pour eux, le moment d’arracher la “livre de chair” du flanc de l’ennemi.et aussi des “amis”.A quoi sert d’avoir des amis, si ce n’est pour s’en servir?Notez bien que l’heure choisie par Sazonoff pour mettre le couteau sur la gorge de la France et de l’Angleterre est précisément celle où, selon toute apparence, ses agents diplomatiques s’employaient, dans le dos des Anglais et des Français, à tenir la Roumanie et là Grèce4 à l’écart du conflit, au risque de compromettre fatalement toute la situation militaire de l’Entente.Evidemment, la Russie voulait, à n’importe que] prix, dominer toute la question d’Orient, afin de la régler à son bénéfice et au détriment des nations balkaniques, ses protégées.Avec la France et l’Angleterre, toutefois, il fallait encore compter.Aux exigences de Petrograd, Paris et Londres répliquèrent par '“une série de demandes” dont la note indique la “substance”: 1° Constantinople sera déclaré port franc, pour le commerce en transit de toutes les marchandises à destination ou de provenance étrangères 6; 2* les droits de la France et de l’Angleterre en Anatolie seront reconnus et définis à nouveau; 3° les lieux saints de l’Islamisme seront placés sous une autorité mahométane indépendante; 4”toute la région do la Perse désignée comme “zone neutre” par la Convention de 1997 (entre la Russie et l’An-gletere) sera incluse dans 4a “sphère d’influence” anglaise.* Les trois premières conditions étaient raisonnables; la quatrième, extraordinaire en soi, nous la retrouverons plus loin, considérablement accrue et aggravée.A ces “compensations", le gouvernement russe, fort des premiers succès de ses armées en Galicic, opposa “certaines réserves”.Tout en reconnaissant aux Musulmans le droit de fréquenter librement leurs lieux de pèlerinage — dont La Mecque reste le plus célèbre et le plus achalandé — le gouvernement russe croit qu’il est “désirable” de soustraire ces régions à l’autorité du Sultan, ri même d’enlever à celui-ci son titre et son autorité de calife.Pour apprécier la portée de cette “réserve”, il faut se rappeler que le califat représente, pour les Musulmans, la suprême autorité religieuse.Comme calife, le sultan est Je chef spirituel de tous les croyants orthodoxes de l’Islam, quels que soient les pays qu’ils habitent ou les gouvernements dont ils relèvent.La séparation exigée par Sazonoff équivalait donc à une immixtion tyrannique dans le gouvernement interne de ITsla-inisme religieux.De la part des chefs d’une nation qui s’est séparée de la communion catholique afin d'échapper a l’autorité du Saint Siège ri qui a fait de son Tsar le chef de l’Eglise “orthodoxe”, cette exigence paraît singulièrement illogique — ou plutôt, elle est ’bien dans la logitpie (à rebours) du schisme cl de l’hérésie.Dans l’ordre des affaires temporelles, le gouvernement russe se déclare prêt à laisser l’Angleterre prendre une nouvelle tranche de la Perse, pourvu que la Russie en reçoive une égale part, toujours aux dépens des Persans, bien entendu.En outre, elle veut y joindre un mor- 1 Ces deux discours ont été commentés en quatre articles parus dans le Devoir, du 8 au 11 Janvier, ri reproduits dans Le Pape, arbitre de la Paix.a Quatre de ccs documents sont contenus dans le Post du -5 janvier, le cinquième avait paru le 25.Cette fois, j’ai cru nécessaire à la clarté du sujet de les analyser dans leur ordre normal., , ., .3 On sait qu’entre le cnlcntlrier russe et le calendrier grégorien, il y a actuellement treize jours de différence.La jireniiere es! la dale russe, la seconde, la nôtre, .le crois pouvoir affirmer que partout ou une seule date est indiquée, c’est celh* de notre calendrier.4 Voir mes articles des 25 ri 26 février et celui du - mars.6 Notts verrons plus loin une version differente de celte clause.ceau de l'Afghanistan.Marquons ce second jalon dans la route de la reconstitution des “droits” des grandes nations au détriment des faibles.La note se termine par une sorte de post-scriptum, probablement ajouté plus tard, où il est constaté qu’au moment de l’entrée de ITtalie dans le conflit, les “désirs” de la Russie ont été communiqués à la nouvelle alliée, et qu’elle y a accédé, à condition de recevoir, pour son compte, autant de “compensations” que la France et l’Angleterre en Asie Mineures.Nous verrons plus loin ce qu’il advint des droits de l’Italie dans le partage de la succession de l’homme malade.Le jeu de cache-cache La seconde pièce est une dépêche “secrète” de Sazonoff à l’ambassadeur de Russie à Paris7.Cette dépêche est datée du 5 —18 mars 1915.Elle relate que, le 8 mars, l’ambassadeur de France à Petrograd [Paiéo-logue] a fait savoir au ministre que “la France est prête à prendre l’attitude la plus favorable à la réalisation des désirs de la Russie.à l’égard de Constantinople et des*Détroits”.Mais üelcassé insiste sur “la nécessité d’éclaircir [of clarifying, porte la version anglaise] l’attitude de "Angleterre”.Il “redoute des objections” du côté de Londres; et, naturellement, tant que Londres n’aura pas donné le mot d’ondre, Paris doit garder le silence et différer l’expression officielle de sa “sympathie”.Ce pauvre Delcassc! IJ est bien là dans sa pose favorite.A chacune des étapes de sa carrière fort entrecoupée, il fut toujours doux aux forts, superbe aux faibles.Insolent avec le Pape, il avale l'affront de Fashoda comme un coup de lait.Il casse aux gages le sultan du Maroc; puis il s’affale sous un simple froncement de sourcil du Kaiser.Revenu aux affaires sous le patronage du Foreign Office qui avait besoin de lui, pendant la guerre, il ne sait de quel côté, Londres ou Petrograd, ployer réchine plus bas, sans rompre l’équilibre.Le dédain qu’inspire à Sazonoff cet obséquieux comparse transperce le langage sec, concis et correct de cette courte dépêche.Sazonoff a reçu de Londres, “par écrit, l’entier acquiescement du gouvernement britannique à l’annexion de Constantinople et des Détroits à la Russie”.Tout ce que l’Angleterre réclame en échange, c’est “la garantie de ses intérêts économiques" — notons encore ce jalon — et “une attitude également bienveillante de notre part [le gouvernement russe] « l’égard des buts politiques de l’Angleterre dans d’autres sphères'''.(La suavité de ce langage diplomatique est vraiment exquise.) Par conséquent, les hésitations de la France n’ont plus leur raison d’être.Personnellement, Sazonoff se contenterait “des assurances de Delcassé”; mais le “gouvernement impérial” russe attend “de la France une déclaration plus spécifique, semblable à celle donnée par le gouvernement de la Grande-Bretagne”, — dont Delcassé prétextait alors les “objections” pour ne pas dépasser les bornes d’une vague “sympathie”.Comme tous ces gens-là se connaissaient bien! Le jour où l’on saura ce que les Allemands pensaient des Autrichiens, les Turcs des Bulgares, et les Bulgares, des Turcs, des Autrichiens ri des Allemands, on pourra vraiment apprécier les charmes et les beautés intimes de la diplomatie classique et secrète.Henri BOURASSA.BILLET DU SOI P.TARTÀRIN soldat fi C’est 1a confirmation, anticipée ou postérieure, des stipulations du traité signé à Londres, en avril 1915, et analysé dans mes articles du 22 et du 33 février.7 M.Isvo’sky.Le texte de VEvcning Post porte: “the ‘French’ ambassador in Paris".Il y a évidemment erreur du copiste ou du traducteur.PRES DES BERCEAUX DÉTRUITS LA CRECHE DE SOEURS GRISES SE REORGANISE — DES PANIERS D’OSIER REÇOIVENT LES PETITS MOÏSES ECHAPPES AU MASSACRE DE LA NUIT TRAGIQUE.___________ 1 Dans sa communication à la presse de Montréal, publiée hier, Mgr-l’archevêque notait que “tes soeurs Grises n’ont jamais quêté”.Aussi les quelques dons, généreux sans doute, mais bien insuffisants à coin hier les ravages do la terrible soirée du 14 février, qu’elles on! reçus jusqu’ici les remplissent-ils de reconnaissance.Nous sommes allé les voir hier pour nous informer de leurs besoins, mais elles nous ont surtout prié de dire au public et à nos lec tours comme elles étaient touchées de toutes les marques de sollicitude et de bontés qu’on leur a données.Celles-ci sont venues de tous les mi lieux, comme quelques traits vraiment émouvants nous aideront plus tard à le démontrer.La grande maison de la rue Dorchester ouest, mutilée de l’aile qu’elle étendait sur tes pauvres abandonnés a un aspect en quelque sorte tragique.Combien de temps le garderait-elle?Cela dépend de la générosité du public, qui ne peut se fermer à l’appel de petites vic.ti-mes innocentes de La vie, uniquement parce qu’elles sont plus près de nous que les petits Belge® et les petits Serbes.Et d’ailleurs, les bébés de la Crèche, ceux qui sont morts comme ceux qu’on a dû entasser sous les combles, ne sont-ils pas en quelque sorte 'les victimes de la guerPc?Dans un incendie qui se propage avec, une rapidité foudroyante, vraiment prodigieuse et qui étonne encore à la réflexion les témoins de cette nuit douloureuse, l’espace d’un étage à franchir es! une perte de temps appréciable qui peut gê ner la manoeuvre de sauvetage; l’espace d’un escalier est une grosse af faire surtout quand les flammes éclatant au-dessous, comme ce fut le cas chez les Soeurs Grises, se propage non pas dans les alentours mais par le plafond, à l’étage supé rieur.Or, le public ne peut pas et ne doit lias ignorer que la Crèche avait cédé le deuxième qu’elle oc cupait jusque-là aux soldats retour du front, et que tous ces blessés oui pu heureusement échapper à l’in een die.Voilà des choses qu’il faut publier quand-on voit, à peu près tous les jours, une association de ci ou une association de çà, qui s’élève contre le fai| que les crèches sont situées aux derniers étages.En vérité, les Soeurs Grises ont assez de leur deuil sans qu’on vienne, après l’hécatombe, leur exposer ce qu'elles auraient dû faire, quand ce qu’elles avaient fait leur avait été commandé par la charité, t.es conseils des stratèges, qui arrivent après la bataille, ont quelque Irhose d’irritant.Vaste comme il l’était, cet immense hôpital général était déjà trop étroit.Il fallait lasser de plus en plus pour recevoir les malades ordinaires et on avait fait, de grand coeur, place aux soldats.Aujourd’hui, l’espace est plus précieux encore, depuis l’anéantissement de la grande aile de l’ouest.11 a fallu transporter les tout petits au dernier étage encore et leur donner le local des enfants de deux ans et plus qui ont été expédiés à Liesse.L’aspect du nouveau dortoir a quelque chose de navrant, surtout pour qui avait vu l’ancienne crèche si moderne d’installation, aux petits lits blancs tous pareils, aux coquettes baignoires émaillées, au laboratoire scientifiquement monté où l’on allait quérir des bouteilles chauffées à point dans des paniers métalliques, vierges de poussière.Bref, on a organisé un dortoir de fortune; les lits sont remplacés, en certains cas, par de simples paniers symboliques où dorment les petits moïses du grand massacre de l’autre nuit.Autour de l’osier grossier, don de l’hospice Saint-Antoine, du pauvre au plus pauvre que soi, momentanément du moins, les mains prévenantes des religieuses ont tendu des draperies blanches qui les égaient.On a rexsoré le ibeau laboraloire d’autrefois dans l’étroite cuisinetite attenante dont le plafond est resté crevé par la hache des pompiers.Ç’e.st au-dessus de cri endroit,en effet.que le feu s’est arrêté mystérieusement, ont déclaré, paraît-il, les pompiers euxjmèmes, — mais nous parlerons de cela plus tard.Les bouteilles sonl chauffées à la cuisine et montées par l'ascenseur, mais aux prix de quels soins ! tandis qu’elles mijotaient doucement autrefois dans leur grand stérilisateur perfectionné qui faisait l’orgueil de la directrice de la crèche qui en pleurerait si el'le n’avait hélas! des motifs plus sérieux de verser des larme.s sur la nuit du 11 février.Le personnel de la crèche n’est pas diminué.Il compte — voilà encore une chose qu’i.1 faut dire à ceux qui parlent de personnel adéquat— cinquante employées, 14 religieuses et les autres laïques formées spécialement au service délicat du soin des nourrissons qui veillent jour et nuit, à tour de rôle, au bien être, et à la sécurité de l'asile.Tout Je personnel laïque a été cruellement éprouvé par la nuit d'incendie.Les malles se trouvaient dans le grenier au-dessus de la crèche, les vêtements et enfin lout l’avoir de ees pauvres femmes ri cola a été détruit ; nulle ne pense cependant à se plaindre.Toutes les douleurs convergent vers le même objet : le regret des victimes auxipelles religieuses ri etn-¦p'Ioyécs s’attachent comme à leurs enfanta.Pour ces âmes pieuses, il n'y a dans cette douleur extrême qu’une seule consolation.Aucun des en faute morte m'était privé de baptême.Il y en avait un arrivé de l'après-mid'i même et qui n’avait pas encore été ondoyé ; ou l'a retrouvé parmi les enfants sauvés.Le man (inc d'espace nous oblige à nom arrêter ici pour aujourd’hui; wus y reviendrons.Louis DUPIRE.Tartarin vit encore.Lu déplorable aventure de Port-Turascon avait, croyait-on, — Daudet l’a mensongèrement rapporté, — mis un terme aux exploits de ce héros du Midi.Daudet, toutefois, était, lui aussi, du Midi, et quelque peu laras-connais ; et, comme ses compatriotes méridionaux, il a eu le mirage.Pour avoir d’abord dit en plaisantant que Tartarin était mort, il Ta ensuite cru, puis il Ta écrit, ses lecteurs ont ajouté foi à cette galéjade et c’est ainsi qu’une fois de plus Daudet aura été injuste envers Tar-tarin.Or donc, Tartarin vit, Tartarin est soldat, Tartarin est enrégimenté dans t’armée canadienne, Tartarin est dans la Flandre, Tartarin écrit à Montréal.Vous en doutez ?Ouvrez le Star du 2G février, allez tout droit à la chronique sportive el vous y lirez celle lettre de Tartarin à un de ses amis montréalais ; — ear il en a plusieurs ici et, par exemple, Médéric peut bien être son cousin 1res germain : “ L’autre jour, j’ai remercié le ciel d’avoir, au temps de ma jeunesse passablement aventureuse, ” — Tartarin se rappelle sans doute ses chasses à la casquette et sa fameuse chasse au lion qui tourna si mal, ¦— “ appris le tour d’attraper une balle.J’étais sur une colline, parmi les cratères d’obus, lorsque tout à coup un sifflement étourdissant m’annonce l’approche d’un crapouillot de 200 livres.Je lève le nez, je m’aperçois, comme notes disons parmi les artilleurs, ¦ je s’y suis pour tout de bon, mi .que je n’aurais voulu, puisque Je maudit crapouillot fonçait tout droit sur moi.Hésiter, rester indécis, c’était la mort assurée.Je vis que l’infernal engin allait me toucher*du nez, je levai vite les mains comme il allait me frapper, ri, par la grâce de Dieu, je réussis si bien à l’écarter qu’il tomba à plat et, par conséquent, ne fit pas explosion (Traduit littéralement du Star, 26 février.) Tartarin, redoutant quelque malcommode commanditaire de son entreprise à Port-Turascon, a mieux fait que de signer ce récit de son nom.Il a tout simplement pris un pseudonyme, U s'appelle “ le canonnier J.-L.Brown, de la septième batterie canadienne d’artillerie de siège Ce qui, toutefois, est un indice assez sûr que le nommé Brown est bien Tartarin, c’est que.de l’admission même du Star, Brown vient des Old Countries.Au surplus, comment s’il trom U VEILLÉE DES BERCEAUX Belle conférence de M.Edouard Mo-'tpetit, hier soir au Monument National, sous les auspices de l’Association des femmes d’affaires.per ?Tartarin, l’unique Tartarin, n’est-il pas le seul à pouvoir jouer ainsi avec les crapouillots comme si c’étaient les balles du billard sur lequel il faisait jadis la partie avec son camarade, le capitaine d’habillements Bravida ?Je l’entends qui me grommelle de sa grosse voix enflée : “ Té, mon bong, des coups d’épée, des coups d’épée, pas de coups d’épingle ! ” Et je me défile prudemment, “ pedibus cum jam-bis Qui sait ?¦ Il a peut-être quelque maudit crapouillot de, 200 livres dans sa pipe ! Jean LABRYE.L’Association des Femmes d’Af-faires avait mis au programme pour sa réunion d’hier soir, une confé-lence de M.Edouard Montpetit et les Noces de Jeannette.C’est dire assez que le succès fut complet.L’abbé A.V.J.Piette, aumônier de l’Association, ouvrit la séance et dit en quelques mots ce qu’est F Association, et présenta le conférencier, M.Montpetit, qui avait pris pour titre de sa conférence : “ La Veillée des Berceaux ”, pendant a la “ Revanche des Berceaux ”, dont nous avait parle le R.P.Lalande, quelques semaines auparavant- A laide de statistiques intéressantes, le carifireocier fit voir les effets désastreux de la mortalité infantile pour la race et les leçons (pie nous devions en tirer.On trouvera plus bas un substantiel résumé de celle conférence.L’opéra comique de Victor Massé, les Noces de Jeannette, fut interprété avec succès par M.Honore Vaillancourt et Mme Thérèse Dor-geval.Celle-ci avait accepte de remplacer.a la dernière minute, Mlle Léonide Letourneux.L’orchestre, sous la direction de M.Albert RobervaJ, a bien seconde les artistes dams les pairtitionls comme dans les choeurs.Ceux-ci étaient sous la direction de M.Arthur Lapierre.Voici la substance de la causerie de M.Montpetit : POUR LA RACE.Partons de l’actualité, lourde de choses.Plusieurs avaient pense que la Int te acharnée dirigée -contre nous à travers il’Amérique ri même Je monde, n avait qu un caractère passager, masquant une am bition politique.Il parait qu’il n en est rien, la-s derniers communiqués, corrigés 'au lendemain d’une escarmouche et revus a l’usage des écoile-s neutres, nous montrent que la haine, longuement crienue, nourrie de milité préjugés, débordé et s’affirme de nouveau.Après tout, il vaut peut-être mieux ainsi.Ces mots, les uns pureimenl injurieux, les autres délibérément faux ou marqués au coin de ce que M.Etienne Lamy appelle “Sa Souveraineté l’ignorance populaire”, nous ont sans doute inspiré des senii-niemts divers : l’indignation d’abord, puis une sorte d’ironie triste, comme la pitié de cette grande bê- tise.Déjà, la réaction se dessine.Un courant de solidarité rapproche les esprits, confond les volontés, De là à l’action il n’y a qu’un pas.Jamais l’action méthodique et organisée ne nous est apparue plus nécessaire, dams tous les domaines.Les pays étrangers s'en rendent compte, comme nous-mêmes.Partout, on parle de reconstruction, de vie nouvelle, d’avenir.Des ministères dont on n’avait nulle idée jusqu’ici, sont à peine créés qu’ils agissent déjà.Les mations s’interrogent, font un examen de conscience, un retour sur leurs propres forces.Nous sentons qu’il y a quelque chose à faire, pour aujourd'hui et demain.Et comme nous n’aimons pas les nations quantitatives, pour reprendre il’heureuse expression du sénateur Ilerriot, transposant une idée chère à l’Italien Ferrero, nous avons l’im tutti on qu’il faut former ici même, au milieu de l'américanisme, une nation qualitative, une nation de qualité comme on dit encore de certaines (personnes.LA PREMIERE FORCE.Or, quelle est ,1a première force ?C’est le nombre.C’est au nombre qu’il est nécessaire d’apporter d’abord tous ses soins, toutes ses attentions.Non pas, on l’entend bien, pour ce qu’il représente; mais pour ce qu’il peut devenir grâce à la culture sans laquelle il n’est plus qu'une masse.H y a quelque temps un conférencier de renom traitai! de Ja Revanche des Berceaux.A c* beau titre de drame historique, nous voudrions joindre celui-ci: il Veillée des Berceaux.Naître ne suffit pas : il faut vivre.La race s* forme peu à peu par la sauvegarde, de ia vie dans le temps.Le Baby Welfare Comntiltee a mis dans sa devise quelque chose d’approchant: It is not the babies born but tbs babies saved that count.C'est absolument cela, encore que ce soit tout à fait le contraire, oonnne aimait à répéter Emile Fa guet.IJ convient de rappeler que pour sauver les enfants il est assez important que les enfants prennent la peine de naître.C’est tout comme.Corrigeons Ja formule : It is the babies born and sailed that count.Voilà qui est plus dans nos cordes.A ce tout petit point près, nous sommes d’accord.Mais ccttc phrase, si elle porte (Suite a ta 2ime page) BLOC - NOTES “One machine” M.Borden faisait il y a peu d’heiir res une déclaration sur son voyage de Washington qui justifie de point en point ce qu’en disait lundi Je Devoir.“He indicated that the keynote of these conferences was ah so iule unanimity on all matters of policy and that the Anglo-Saxon enemies of Germany will henceforth, not as individual units, but as one machine be closely knit together, not only in .military ways, but from an economic and financial standpoint as well”, dit Je communique.En d’autres termes, Je Canada n’existe plus séparément, il ne fait même plus partie que d’un seul Empire, mais il est fondu dans la gigantesque machine anglo-saxonne, la machine pansaxonne, par opposition à la machine pangermanique ; il es! militairement, comme du point de vue économique et financier, absorbé dans ic grand-tout pansaxon.Et voilà! Nous étions des serfs, nous serons plus, dorénavant, nous serons des parcelles d’un grand tout.Tout cela, certes, au nom du droit des peuples à la libre détermina lion de leur existence, de leur vie et de leur conduite nationale.C’est beau, la logique impérialiste.Nous formons partie de la grande machine, "one machine’’.SJ mous ne nous trompohs, n’est-ce pas ce que les plus modérés critiques de l’Allemagne lui reprochent, que d’nvoir fait de son pays et de ceux de ses alliés une gigantesque machine militaire, financière, économique et politique?Ce qui est mal pour elle est donc si bien pour nous?Au nom de quoi?Si nous avons faim C’est que nos exportations de vivres outre-mer vont sans cesse s'accroissant.Washington télégraphiait hier que les Etats-Unis seuls, depuis le commencement de la guerre à janvier 1918, omt exporté aux belligérants de quoi nourrir annuellement Hi,(WH),0(10 re que nous pensons «le M.j un remplaçant aussi compétent que :John Kedmond”.Oui si passible.Et le juge y consentit.M.JOHN H.ROBERT potmsuir Ottawa, 7.— En vertu d’une décision rendue hier matin par Je juge Duff, juge central d’appel, 2,000 employés de banque seront appelés sous les armes.Le preouiei groupe de 83! qui doit' être fourni le 15 mars sera ainsi réparti: Bank of British North America, 25; Canadian Bank of Commerce, 142 ; banque du Dominion, 28 ; banque d’Hamilton, 34: banque d’Hochela-ga, 60; Home Bank of Canada, I ; banque Impériale du Canada, 34 ; Merchants Bank of Canada, 60 ; banque Molson, 24 ; banque de Montréal, 52 ; Northern Crown Bank, 8; banque de la Nouvelle-Ecosse, 46; la banque Nationale, 39; banque d’Ottawa, 13; banque Pro vinciale du Canada, 40 ; banque Royale, 120 ; Standard Bank, 35 ; Sterling Bank, 7; banque de Toronto, 37; banque Union, 57; Weyburn Security Bank, 22.Le jugement a été rendu à la suite d’une série d’audiences au cours desquelles le point de vue des banques a ôté exposé au juge d’appel central.Dans la majorité des cas, les demandes d’exemption n’étaient pas basées sur la compétence particulière des individus, mais plutôt sur le fait qu’on ne peut trouver promptement des remplaçants ¦ aux commis.Les tribunaux (locaux ont eu des vues très- divergentes sur cette question.Le 25 janvier, le nombre total des employés du sexe masculin dans toutes les banques étaient de 11,872, tandis que le nombre des commis de Tautre sexe était de de 6.775.De la première catégorie, 4,721 étaient de la première classe et 2,390 dans la catégorie médicale “A” ou n’avaient pas été examinés.De ceux-ci, 370 ont réclamé leur exemption, pour raisons personnelles.Du début de la guerre jusqu’au 15 janvier 1918, 7,742 employés de banque se sont en rôlés.Le juge Duff fait ressortir dans son jugement le besoin qu’on a d’hommes pour le service; “En déterminant le nombre d’hommes que les banques doivent fournir immédiatement”, dit.le jugement, “le juge central d’appel a soigneusement étudié la situation de chaque banque et a tenu compte de plusieurs c on sidération s.entre autres du nombre des employés du sexe masculin dans les banques, de leur proportion dans te personnel total des banques, de ta façon dont le personnel a été éclairci dans le oassê par le volontariat, et de la situation spéciale de chaque banque au point de vue de la (répartition de son personnel dans ses diverses succursales.Le retranchement immédiat d’hommes de leur personnel, pour les forces militaires de la nation, que quelques banques sont appelées à faire, est plus considérable que celui que leurs hauts fonctionnaires comparaissant devant le juge central d’appel, ont déclaré raisonnablement praticable.A la suite d’une enquête complète sur la situation générale indiquée plus haut, d’une étude de.s circonstances particulières dans lesquelles se trouve chaque banque, on considère que le sacrifice que chaque banque est appelée à faire n’est pas déraisonnable, et que somme toute il ne sera pas préjudiciable à l'intérêt économique de la nation et .n’affectera pas sérieusement la force (Tune banque quelconque.Il est indéniable que cotte levée sera nécessairement une source de plus grands embarras pour (les employés qui restent -et exigera un effort additionnel.Les besoins militaires sont inexorables.cependant.Les hauts fonctionnaires de la banque qui auron t à répondre à Teffort résultant de «îete nouvelle demande ont donné, dans l’ensemble, des preuves de leur patriotisme et le pays a confiance en eux pour Thabileté et la résolution qui .seront peut-être exigées pour faire face à la situation résultant des besoins militaires de la nation.” Par suite de ce jugement, les 2.020 employés de -banque de la catégorie “A”, 'de la première classe, seront appelés sous les drapeaux.Le premier groupe, composé de 834 commis, sera appelé le 15 mari,.Ceux qui restent des 2,020 seront mcs appelés par groupes à peu près égaux, le 15 mai, le 15 juillet, le 15 septembre.(Suite de la 1ère page) un peu de naïveté, a tout de même le mérite de poser la question : c’est Tenfant vivant qui compte.Gomment granidit le nombre ?Par l’immigration d’une part — dont nous n'avons pas à nous occuper pour le moment — et par l'accroissement naturel, par les naissances.N’alourdissons pas de chiffres, comme disent tous ceux qui se préparent à en citer «les tas.11 est né, en 1915, dans la province de Québec, 83,274 petits Canadiens, dont 6,587 protestants : c’est, — qu’elle me pardonne ! — plus que la population de la ville de Québec, en 1911.Gela représente 379 enfants pour 10,000 habitants, soit 37.9 pour mille, ou, si Ton y tient, 3.79 pour cent.C’est un joli taux d’intérêt, et qui conduira à quelques millions dans cinquante ans.En ce qui concerne les Canadiens français, ce coefficient n’est pas exact.La statistique nous joue de ces tours.11 est connu que certains éléments de la population amoindrissent le taux de la natalité.L’habile directeur de notre Office de la Statistique, M.Marquis, a eu la bonne idée de grouper quarante’comtés dont la population est surtout cauadienne-française.Ces comtés font voir une progression annuelle de 41.91 pour mille : voilà le véritable pas de marche en avant.A vrai dire, nous allions un peu plus vite au XVIIle siècle : nos pères plaçaient leur capital national à plus de six et demi pour cent, LE TRAVAIL DE LA MORT Nous n’avons calculé que la vie: il reste à retracer le travail de la mort.En effet, l’accroissement de la nation est fait de vie et de mort; il se traduit en définitive, par une différence.La statistique officielle enregistre, en 1915, 35,933 décès, soit 166 pour 10,000, ou 1.66 pour cent.Cela fait un accroissement naturel— différence favorable des naissances sur les décès — de 21.41 pour mille.Et si nous reprenons les chiffres des quarante comtés canadiens-fran-çais, nous constatons une progression définitive de 25.67 pour mille, soit plus de deux ci demi pour cent.Ce taux de natalité est plus élevé— plus élevé du double — que celui de la province-soeur d’Ontario, plus élevé que ceux de toutes les autres provinces, et que ceux do l’Angleterre, de l’Ecosse, de l’Irlande, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Jamaïque, de la France, de TAllemagne, de la Russie d’Europe, de la Belgique, de l’Italie, de TAu-triche, de la Roumanie, de la Serbie.Si beau que cela soit, il y a encore à redire.Nous perdons de nos forces et par notre faille.Nous avons les deux palmes: la vie et la mort, les naissances et Tés.décès.Le chiffre de la mortalité est plus élevé chez nous que dans les autres provinces.Nos petits surtout meurent, en grand nombre: eux qui venaient nous aider! 12,775 sont disparus, en 1915, avant d’avoir atteint leur première année.Cela .veut dire 153 pour mille naissances.Dans les villes, la situation est plus sombre encore: à Montréal, 185 pour mille, à Trois-Rivières, 194, à Québec, 270! L’incendie cruel du Couvent des Soeurs Grises est, clans ses conséquences répété 241 fois! Récemment le Literary Digest posait ce problème : quelles sont les chances de survie cTun soldat entrant dans la tranchée et d’un enfant venant au monde au même moment?Le soldat a sept fois plus de chances de triompher de la mort! Voilà pour les Etats-Unis.Pour Montréal, ce, chiffre serait porté à neuf et, pour Québec, il serait presque doublé! LE PROGRES DU BIEN M.Inhn-Il.Roberts, ex-secrétaire de la “Dominion Alliance", a intenté une notion en clommages-inté-reks au inoétant dé $10,00(1 contre le commissaire Villeneuve.La hase de Taction repose sur les declarations faites, hier matin, par M.Villeneuve, au sujet de là dispari lion de la femnie Ednà Robertson, qui devait être un des plus importants témoins au procès Epstein et à l'enquête Snvard.Déclarations relatives à l’impôt sur le revenu Si noua prépitronfl i’état «if «os re-?rnus pour le ministêrf He« finmr ces, ce travail sera fait convenablement et promptement.Il ne vous sera demandé poor cela qu'un honoraire peu olevé.Nous sollicitons une entrevue avec vous.Marc Trust Co.ISO iBf SI-JlirqufK.Montréal.AdmlnlMratrura, eircuKuro teatamen-tnlrM, f ul picn m m mai rr* : Main *791 — tnaa If» départfmtnt».Etabli» «n ISS*, inr.rn 1913.34 ANS SANS UN DOI.LAR DE PERTE A AUCUN CLIENT.a Pall Mall Gazette” considère I la mort de Redmond comme une î perte pour l’Empire cl ajoute : “Cela i doit avertir tous les Irlandais du ’ rôle qu’ils doivent jouer pour assu-, rer le bien de leur pays, M.Rcd-I mond a amené toutes ses légitimes ! ambitions si près de leur point de réalisation, que seul un sérieux manque des qualités responsables de la veritable democratic peut trahir les promesses de succès”, Les journaux s'étendent sur la carrière de Redmond, son amour et son labeur pour l’Irlande, son patriotisme, au moment où la Grande-Bretagne a trouvé nécessaire d’entrer en guerre, en 1914, juste à l'heure où un vieil adversaire politique ! menaçait de «léeleneher la guerre ri-| vile en Irlande à propos du hill que Redmond a contribué plus que tout j autre a faire adopter.UNE VOIX D’AMERIQUE Philadelphie, 7.— M.Michael S.j 1,n’,(, roüo vi,K président de la United Irish League, qui a été probablement l’ami le plus intime de Redmond en ec pays, a été profou-rlém-ent emu par la nouvelle de la mort du chef irlandais.11 a rendu «¦•et hommage à sa mémoire : " Il était le plus grand homme de sa race çt sa vie u’a été «ju’un long sacrifiée pour l’Irlande ”.Le cornu* Reading, ambassadeur anglais aux Klats-Unis.a dit que la mort de Redmond sera regrettée par tous ceux qui désirent un gouvernement autonome pour l'Irlande.LA PROHIBITION PEKDDU TERRAIN Chicago, 7.—Cinquante et un délégués au congrès national «le la prohibition se sont joints a,u nouveau parti national, qui a été formé par les socialistes qui ont lâché.à la convention «te Saint-Louis.Cette scission a eu lieu parce que le parti prohi'hitionni.ste n'a pas voulu sc* fondre avec le parti national, mais simplement y collaborer.Plusieurs des Etats américains suivront cette ligne de conduite, et le temps n’est pas loin où la guerre contre la prohibition sera «tirigée par deux organisations.LES SYMPATHIES DE M.REDMOND Ottawa, 7.—Par rintermédiaire de sir George Perley, haut commissaire canadien.: ir Robert Borden a transmis un message de regrets et de sympathies aux proches parents de John Redmond.ADOPTION D’UNE RESOLUTION Boston, 7.—La United Irish League, de cette ville, n adopté, hier, la résolution suivante, à propos doi a mort de Redmond : “ Il a été le premier homme d’Etat ci le premier diplomate de notre race depuis la mort de Charles Stuart Parnell.’’ Une copie de la résolution sera transmise à la famille Red-moud.N’exagérons rien, pourtant; plutôt, à côté du mal constatons le progrès du bien.I) est vrai, comme le constatait le Herald du 4 mars, que nous avons perdu, à Montréal, près de 53,000 enfants âgés de moins de deux ans, depuis 1904; mais le taux de notre mortalité infantile, encore trop fort, s’est pourtant abaissé.Le coefficient annuel de la mortalité infantile qui était, pour la province, de 209 pour mille, en 1908, est descendu à 153, en 1915; voilà 50 bons points à donner à nos oeuvres sociales.A Montréal, le coefficient esl passé de 251 à 185 pour mille.Le coefficient de la mortalité infantile est, aux Etats-Unis, de 163 pour mille, de 175 à la Jamaïque, de 180 en Autriche, de 186 en Roumanie.Mal-1 heureusement, les grandes villes canadiennes et étrangères nous surpassent: Vancouver, 61.7; New-York, 93.1; Londres, 91.4; mais nous som-1 en avance sur Ottawa, et c’est I une maigre fiche de consolation, car \ la mortalité infantile y atteint, sur-1 tout, les nôtres.Que ce commencement (h* succès nous encourage, renouvelle et active notre ardeur, et nous instruise du même coup sur Ja valeur des moyens employés pour enrayer le fléau, qui ne se manifeste pas uniquement par la mortalité infantile mais par d’autres calamités, par des habitudes et des maladies tueuses d'hommes : la typhoïde, la lu-br.rculosc, l’alcoolisme.Depuis plusieurs années, d’admirables dévoue-menls - ceux-là que les Anglais appellent un peu durement des social workers — oui ri-cherche les causes du mal et voulu les atteindre et les supprimer par l'organisation rationnelle de la prévention.Oeuvre utile entre toutes ! Pourquoi, eu effet, ne pas mettre autant de volonté à vivre qu'à naître ?On dit encore, parfois, du petit qui s’en vu : C’est un ange de plus.Mais non, c'est cinq, six, sept anges rie rrioin-s.le berceau, c'est la vie, la vie «pii se transmet, qui poursuit sa tache, qui rayonne, qui résiste et triomphe.L’enfant deviendra une valeur, (pie l’on peul déjà apprécier, il sera demain un producteur ; au point de vue social, il fondera plus tard une famille ; au point de vue national, il e.>t un créateur, une torre qui s'épanouit, une résis-t ince de plus, Or, les causes que les uuhvrDés sociales ont analysées sont communes à tous les pays : ignorance involontairement néfaste de la mère, insalubrité du logement, fatigue f>hvsique de la raujc, abandon moral, mauvaise alimentation.Les moyens de défense sc sont multipliés.Les Gouttes de lait, d’a.bord, qui, dans notre ville, vqnt devenir, aver l'appui des autorités et sous l’habite direction de nos médecins et de notre Département d’hygiène, un centre merveilleux «l’action par l’addition successive d’organes de propagande, conférences, ligues des petites mères, consultations gratuites, distributions de tracts, expositions, et par l’organisation du long et sûr travail de prévention, de ce que les hygiénistes ont dénommé le prenatal work, et les Français “ lu puériculture avant la naissance ”.Cela louche à l’Assistance mater-Ile, initiative généreuse et d’une (fécondité sociale insoupçonné^ Buis vi/nnent les crèches, les colonies de vacances, les jeux de plein air.Enfin, pour ce qui est de la lu-bercolose «*1 de la typhoïde, les sanatoria et l'assainissement des eaux potables.LES PRINCIPES NECESSAIRES Ailleurs, comme au Canada, ces oeuvres poursuivent leur tâche et réussissent.Elles Montent autour des berceaux la [garde solennelle, comme vient de l’écrire Je poète Lozeau.Et, cependant, leur effort est trop lent, à leur gré.J.e docteur Gagnon, à propos des Gouttes de iait (1913), le docteur Valin, à propos de l'hygiène (1915), le docteur Dubé, à propos de la tuberculose (mai, 1917), et d'autres encore déplorent que renseignement des faits, la pénétration des idées laissent indifférents ceux que l’avenir intéresse et qui-sont le plus grand nombre.C’est donc que le mal est plus profond ; que la difficulté à vaincre est plus grave que Ton ne croit ; que la question primordiale n’est lias tamt de refaire des forces «jue de convaincre des esprits.Ici, comme partout ailleurs, il faut d’abord enseigner : l’individu, lai famille, ht nation doivent admettre des principes essentiels, indiscutables.Lesquels ?Nous en voyons deux.C’est d'abord que la lutte contre lu mortalité — quelle «Tii'elle soit — peut être organisée scientifiquement, par l’hygiène universellement enseignée, reconnue, obéie.La lecture de deux études du doc-leur C.N.Valin, Les avantages économiques de l’hygiène publique et Les conquêtes de l’hygiène moderne.et Té! î le (tes rapports du Conseil d’hygiène de la province convaincra les hésitants.L'hygiène est un facteur nécessaire.Des chiffres abondants prouveraient ses victoires.Voici New-York : grâce aux initiatives sociales, la mortalité infantile y a été réduite des deux tiers ! Voici la Havane : la fièvre jaune et la maJaria y ont été radicalement vaincues.Voici enfin Chicago où l’impôt de la typhoïde a été réduit de 82 à 17.Répétons toujours une phrase déjà citée : il ne suffit pas de réclamer l'organisation, il faut y croire.LA RESPONSABILITE SOCIALE C’cSl ensuite que nous avons tous une responsabilité sociale.Cela est vrai en thèse générale.L’individu se doit à la société.Trop souvent nous bornons à notre intérêt personnel notre effort quotidien.Il y a les autres.L’élite surtout reçoit ainsi une double fonction.Nos oeuvres sociales ne sont pas encouragées par de la véritable sympathie, par une attention suivie, par une générosité active.C’est peut-être que l’individualisme envahissant, la poursuite de la seule fortune, la liberté ombrageuse et insouciante, ont empêché de se former chez nous une conscience social.Au point de vue national, nous venons de voir ce que cela entraîne.Ne comptons pas sur les seuls événements pour sauvegarder notre avenir.Aidons-nous.Nous n'aurons d’ailleurs, pour le faire, qu’à appliquer généreusement la doctrine qui nous fut enseignée, dont l'harmonieuse unité confond tous les hommes dans le respect du droit et Tumour du prochain, sans pour cela rejeter tes sollicitations du plus pur progrès.De cette doctrine, le docteur Séverin Lachapelle était tout pénétré lorsqu’il disait, dans son discours d’ouverture prononcé lors du premier congrès des Gouttes de Lait: “Quand on pense que nous sommes en minorité, quand nous aurions pu être en majorité si la puériculture avait été fondée il y a deux siècles! Puisque nous sommes nés dans une proportion bien plus considérable que chez n’importe «jiielle nation, puisque notre fécondité a étonné le monde entier depuis deux siècles; si, avec une natalité supérieure, depuis ce temps-là nous étions morts comme les autres, pas plus, quelle économie aurions-nous faite?A quel chiffre serions-nous aujourd’hui?Je crois que le résultat de ce calcul serait bien extraordinaire.Je crois que nous pourrions établir que nous serions aujourd’hui peut-être en majorité”, Et cette majorité qu’en veut faire ce professeur «le Laval.Ecoutez bien sa réponse: “Je ne sais pas s'il est convenable «le le dire ici, mais je ne peux pas m’empêcher de le dire, je Tai Irop «lans le coeur: si nous étions la majorité, comme nous aurions plaisir à dire à la minorité: ayez vos écoles séparées tant que vous voudrez.” Quel contraste! Quelle différence de ton.Et pour rester dans le seul domaine de l'histoire de la philosophie, comme ce dialogue rappelle celui qui alterna à travers les siècles entre le Dante et Locke.COMPLICES DE LA PERSECUTION Lors de la Semaine sociale de Versailles, M.Tabbé Dcsgrnngcs évo-«piail le souvenir «les sermons «le Bourdalouc et de Massillon, «•elui ci plus prenant: Vous vivez dans U-luxe, les rires, In joie et Télernellr jalousie que suscitent‘vos grandeurs, pendant (pie (Taulres peinent et ne trouvent «lans vos ambitions déréglées que l'amère douleur de mourir de faim; et le bruit «le vos fêtes étouffe pour vous le rommeneement de la révolte qui groiulc.Si on avait eu, en ce temps-là continuait l’abbé, des Semaines sociales, pcul-ètre eût-on, dans la méditation, trouvé la résolution nécessaire pour écarter le spectre qui déjà se dressait, “Ah! certes, il ne faut condamner personne: nous serifins tombés sans doute plus gravement «pie nos aïeux dans des erreurs qui nous paraissent inexcusables; plutôt «pie de juger autrui, examinons notre conscience c! comprenons, à l'ombre évocatrice «te ces orgueilleuses murailles, comment on devient complice des révolutions".Apprenons, aussi nous, par - , 4.¦.ramant Au C.n»(l«.P«e V.-T.D»»1oci#.!i«ib|,i, (¦nragldr» «nr.rm4m.nt .ta «^“^îTÂirnsiltur.) C®- Articles de mercerie Dan.l'arhat d«» monu» arlicli*.de mercerie, l’acheteur doit n-rii remettre au Tendeur quant à la qualité et.la durabilité de l’article qu’il acheté.I.a maison Ca.e ne tient pas d’article» inférieur» — quand on s’adres-»e a elle, on peut être certain que l’on obtient toujours le maximum de qualité.Voilà pourquoi tant de dames qui désirent acheter des cravates ou autre» article» pour leur mari, s’adressent à nous de préférence aux autres.—Et chex Case on parle PE FRANÇAIS.507 rue Sainte-Catherine ouest Du pain canadien par des Canadiens-français Le pain BR0SSEAU D’une saveur sans éjrale et toujours de qualité supérieure — notre pain fuit les délices de nos nombreux clients.L’ESSAYER C’EST L’ADOPTER Achetez.en chez votre épicier, de ni s vendeurs, ou téléphonez à St- Louis 678.Livraison en ville et dans les banlieues.J.A.FIROSSEAU, LIMITEE, 49 à 75, me Royer, Montréal.Cinéma PASSE- 7E MPS Cinéma JEUDI, vendredi Robert Warwick et George Flateau dans O L’AMOUREUX FOU Grande production de la MAISON PAT HE écrite et dirigée par le fameux directeur fran{a:s Léonce Perret.S3C Venez voir sur l’écran GEOR* GE FLATEAU, qui a obtenu un si beau succès au théâtre National de Montreal, et le grand favori du cinéma ROBERT WARWICK.VUES TRES INTERESSANTES.Revue mensuelle rie i-'ord, montrant Montreal avec ses pares, ses monuments et son port.Une vue à vol d’oiseau prise sur le pare Mont-Royal.SAMEDI.DIMANCHE FRANK KEENAN dans le DK PI te) UE LUNDI.MARDI.MERCREDI Clara Kimball Young dans “Les Marionnettes’’ Cinéma ALCAZAR Cinéma FANNIE WARD dans ON THE LEVEL en cinq parties Comédie LUKE en 2 parties SAMEDI ET DIMANCHE FLORENCE LABADIE dans LA GUERRE ET LA FEMME un retour de volonté, à conserver nos forces en les assainissant; et à ne pas nous faire, par un oubli du devoir essentiel, les complices de la persécution.-*- CERTAINS DE LAVÏCT01RE Les deux candidats à lu mairie sont d'un optimisme des plus encourageants.Le maire ce.pen.fii’int semble'iplus confiant que M.Ainey.Il disait, en effet, hier soir, à Te-cole Saint-Charles, rue Island : “IPourquoi.un homme ne serait-il pas maire tamt qu'il esl honnête ?Depuis quand doit-on être premier ministre à perpétuité et premier magistrat de la métropole du Canada seulement deux termes?Je serai réélu le 2 avril proehain.quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, et réélu par une majorité de 20,000.Et je ne dis pas que je ne serai pas eau data! pour un quatrième terme." Voilà pour le maire.De son côté, M.Ainey Icrmrnail son discours rie Téeole du Sacré-Cœur, rue Plessis — il avait tenu une première assemblée à l’école Le temps qu’il fait ailleurs.i Sain te-Brigide, angle des rues Mai->onneuve et Sainle-Rose — par ©es i paroles ; “Je serai le choix du peuple le 2 j avri l : car je Trois que je serai élu.:Mais si j'étais défait, je reprendrais lines outils ; depuis huit ans que je j sill s à Thûlel de ville, je n’ai pas oublié 'comment construire des escaliers ; je n’en serai pas réduit à cette extrémité cependant, car je voi s un superbe fauteuil qui me tend les bras.” Voilà pour M.Ainey.Cette confiance exprimée par les I dus par Autorité de Justice les biens et cf-fets ml dit défendeur saisis en cette muse, j consistant en meubles de ménage, etc.r«on-, dit ions i argent comptant.J.E.Coutu.H.) # S.I vMontrC'uIj C mars 1918.Amsterdam, 7.— Un traité préliminaire de paix entre la Roumanie et Jes puissances du Centre fut signé mardi soir, dit une dépêche de Bucarest.Voici quels sont les ternies de ce traité: 1.—(La Roumanie cède aux pouvoirs alliés du Centre la Dobroudja jusqu’au Danube.2.—Les pouvoirs de la quadruple entente pourvoiront et maintiendront pour la Roumanie une route commerciale pour atteindre jjar Constantza Ja mer Noire.3.—Les rectifications de frontières réclamées par F Autriche-Hongrie sur la frontière qui sépare la Roumanie de FAutriche-Hongrle sont en principe acceptées par la Roumanie.4.—Sont également acceptées en principes les mesures économiques correspondant à la situation.5.—Le gouvernement roumain s’engage à démobiliser au moins huit divisions de l’armée roumaine.Le contrôle de la démobilisation sera effectué conjointement par les officiers du haut commandement du groupe d’armée du feld-maré-chal von Mackensen et ceux du commandement supreme de l’armée roumaine.Aussitôt que la fraix sera rétablie entre la Russie et la Roumanie le reste de l’armée roumaine sera démobilisé en autant qu’elle ne sera pas nécessaire pour assurer la sécurité de la frontière russo-roumaine.6.-—Les troupes roumaines devront évacuer immédiatement le territoire de la monarchie austro-hongroise occupé par elle.7.—Le gouvernement roumain s’engage à seconder de tout son pouvoir le transport des troupes des pouvoirs du centre par la Moldavie et la Bessarabie à Odessa.8.—La Roumanie s’engage à ren voyer immédiatement les officiers des pouvoirs en guerre avec la quadruple alliance qui sont encore au service de Ja Roumanie.Le sauf-conduit de ces officiers est garanti par Ja quadruple alliance.Ce traité entre en vigueur immédiatement.” TREVE EN RUSSIE.Pétrograd, 7.— Les dé.légués russes sont revenus -de Brest-Litovsk, mardi, et devaient faire rapport au comité exécutif des soviets, dans le plus bref délai possible.Selon les -demiers rapports, tes hostilités ont été suspendues sur tous les fronts, les Allemands ayant fait halte sur le front .septentrional, le long de la ligne comprenant Narva, Pskov, Vitebsk, Mohilev et Orsba.Commentant -la signature du traité de paix, l’Tzvestia”, organe des ouvriers et des soldats, dit que le but du gouvernement de Lenine quand il a consenti aux conditions allemandes c.e fut de donner un répit à la révolution socialiste, pour lui permettre de rassembler ses forces en vue de la lutte suprême contre l'impérialisme, et d’aider au prolétariat des autres pays européens à se révolter contre ses oppresseurs.Le “Novaia Zhizn”, organe de Maxime Gorky, ne croit pas cfue l'impérialisme allemand soit assez fou pour donner aux botshe-viki une chance de se réorganiser.H affirme que le répit dont parlent las bolshevik i ne -durera “que jusqu'au moment où von Kuehlman (ministre des Affaires étrangères d’Allemagne) deviendra l’ami de M.Lloyd- George.” L’agence officielle de nouvelles a annoncé fjtvun conseil militaire $u-prème a été formé pour la défense du pays.Le commissaire -des affaires m Hit-aires a émis un décret ordonnant que tout le peuple soit armé.“I^es chefs bolsheviki sont prêts a se retirer jusqu'aux monts O tirais plutôt que de se soumettre à la dé-fftiflc d e J a révokrtion.” Voilà cc quo M.Trotzky a déclaré mardi, au coût s -d une interview.H a ajouté que si les bolsheviki pouvaient revenir à 4’état de choses «fui a pré-cedé^ la chute du gouvernement Kerensky, en octobre, iis répéteraient le programme qu'ils ont mis à exécution, depuis.“En octobre, nous n avons pas écarté Ja possibilité d une guerre sainte.Maintenant nous considérons cette guerre comme possible.Les delégnés des soldats et -tics ouvriers doivent ma-in-tenarrt se battre pour 'l’organisation et l’ordre.” On a demandé à M.Trotzky «i les Etats-Unis peuvent aider à la rèor-ganrsa-tion de la Russie en envoyant par le Transsibérien les 360 experts I en chemins de fer qui attendent au Japon, et si les bolsheviki peuvent promettre qu’en cas de .secours, le matériel foinmi n-e tombera pas aux mains des Allemands.M.Trotzky a répondu que .si le gouvernement -russe tombait aux mains de l’ennemi, il ne pourrait protéger ce matériel.I-cs Etats-Unis et -lia Russie ont des buts différents, mai-s ils passent par les mêmes garc.s sur la inêfne route.Rien me -les empêche de voyager ensemble, et -de descendre où ils voudront.METAUX.CHIFFONS.ETC.NOS MARCHES SONT LES MEILLEURS pour rebut» de munition».rnWre jauito, tnlrr* «¦«air*, rewim d« fuoihU» «t d’#-Lus, Tclonhrnrr on Irrtvo* à THE NORTH AMERICAIN IRON & METAL COMPANY B.P.Ml», ECHANGE F Kl VE, MAIN 747T Marchand» «t courtier» »n t»r, acier «t métaaz LIGUE DES PROPRIÉTAIRES Les propriétaires sont invités à assister 5 une assemblée qui aura lieu, oc soir, à 8 heures, aux endroits suivants : St-Jean-Raptiste : Salle du marché St-.Iean-Raptistc.Quartier Delorimier : Salle mu-nlcipaJe, angle Mont-Royal et des Erables.Qttarlier Rosemont : Saille municipale.f L'objet de ces assemblées est d’une grande importance pour la propriété foncière à Montréal.WotnmiuUauéJj UN JUIF RUSSE, NATURALISE FRANÇAIS, EST .ARRETE SOUS L’ACCUSATION D'AVOIR, AU DETRIMENT DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS, OBTENU DES COMMISSIONS COLOSSALES DE MANUFACTURIERS A M E RI-CAINS.Washington, 7.— U-n soldat français en retraite, du nom de François J.Goldsoil, a été arrêté, hier.11 est accusé de détournement de plusieurs millions, au détriment du gouvernement français ; ce vol an-ndt eu lieu au cours des transactions de Goldsoil pour le gouvenre-u-ent français avec les man ni act u-riers américains.Des procédures en extradition seront prises contre Goldsoil.Il est accusé par F ambassadeur français de s'être approprié des commissions énormes sur des contrats de guerre que le gc^ivornement français l’avait chargé de mener à bonne fin.Malgré tous ses efforts, GoMsoll n’a pu se faire admettre à caution, et il restera en prison en attendant sa déportation.Le prisonnier n’a voulu rien dire, mais son avocat a déclaré hautement que Goldsoil était la victime de rivalités politiques.Le ministère français auta-it vu d’un mauvais ceil les relations de Goldsoil avec Albert Thomas, ancien ministre des Munition», et Albert Thomas serait le personnage visé par cette arrestation.Goldsoil a quarante-cinq ans, ü est né à Cleveland, Oliio, et est d’origine russo-juive, mais il alla s'établir en France, il y a plus de vingt ans, et fut naturalisé en 1911.Quand la guerre fut déclaçée, en 1914, il se rapporta en France, et fut chauffeur pour le compte d’un état-major.I! fut licencié peu après, pour cause de maladie.Il vint en Amérique, en 1916, afin de placer des commandes de voitures de transport à traction.Son avocat admet que des profits considérables ont été réalisés, mais qu’il n’y a dans ces négociations aucun acte criminel.Ni l'ambassade, ni l’avocat de Goldsoil n’ont divulgué les détails de cette affaire.Comme ii n’existe pas de loi d’extradition pour des effeuses commises en ce pays, Gold-soll a été arrêté à son hôtel ici, sous l’accusation d’avoir volé $200 en France, Il a été assigné, hier après-midi, mais les procedures n’auront lieu que dans deux semaines.Goldsoil est reconnu comme un homme très riche, possédant un grand nombre de propriétés en France, en Angleterre et en Allemagne.Celles qu'ils possédaient en ce dernier pays el évaluées à phtsienirs milliers de dollirs, ont été confisquées lors de la déclaration de guerre.Les avocats d-'-ciarent que leur client a contribué généreusement aux oeuvres de guerre françaises et anglaises.LE PREVENU "’REPARE SA DEFENSE New-York, 7.—L’avocat de Gold-soll combattra l’extradition et prétend pouvoir démontrer que les agissements de son client, loin, de nuire à la France, lui ont été d’une grande utüibé.Goldsoil aurait volé la valeur de ,$3,500,000 à $6,000,000.et à la suite de son arrestation, une descente a été faite aux bureaux de la Alliance Motors Corporation, d’après une demande faite par l’ambassadeur Jus-serand lui-même.Goldsoil serait Fun des propriétaires de la Alliance Motors Corporation.Il y a deux mois que Goldsoil est suivi et toute la preuve recueillie i contre lui a été envoyée en France.! On a découvert que l’accusé a reçu des commissions variant de sept et demi à trente pour cent La loi française défend aux officiers en service de percevoir ces commissions, et si Goldsoil retourne en France il aura à subir son procès sur cette offense.Goldsoil aurait acheté, il y a quelque temps pour $3,000,000 de Liberty Bonds, et depuis vingt jours, il en aurait vendu pour $100.-000 par jour, le total de ses ventes serait de $2,000,000.___OUTREMONT LE CONSEIL PREND UNE DECISION LA TAXE LOCATIVE EST MAINTENUE POUR TOUS LES LOYERS t)E PLUS DE $150 PAR AN.— POUR FAIRE FACE AU DEFICIT.__________ Depuis longtemps que les citoyens d’Outremoni discutent la taxe sur îles loyers, sans eu arriver à une conclusion, le Conseil (FOiitremont, à sa réunion d’hier soir, a décidé de mainitenir cette taxe, avec cette exception que Jes loyers au-dessous de $150 par an, ne seront pas sujets à cet impôt.En favorisant cette mesure, Je maire Beaubien a déclaré aux propriétaires et aux délégués de l’Association dos citoyens, que J’imiposi-tion de cette taxe était nécessaire aux finances de la miiïiicipaHté.“A la fin de cette année, ajoaitc-4-i.l, nous accuserons un déficit de $40,000.Ce montant, il nous 4c faut trouver, afin d’éviter d’annexion à Montréal qui nous guette et que fci Législature pourra décréter, si pous ne rencontrons pas nos paiements.” Plus loin, M.Beaubien fait remarquer «lue 4a taxe sur les loyers devra être perçue avant le 1er mai, tandis que celle \ 00.( an.Gen.Elec.25 û 105, 25 à 105.( on.Smelting.10 a 2.», 1 ü ~i>, * Laurenlide.5 à 153.Penmans.1 à 75.5 à 74 1-2.Hiordon Paper.25 a 120 1-2, L> a Civic Investment.5 à 7o, 5 a /o, .Quebec Ry.10 à 10 3-4.Doni.Steel Corp.25 à 59.Pom.Textile.25 à 81 1-2.Steel Co.of Can.20 à 53, .»0 a 53, 20 à 53, 25 à 53, 5 à 53, 25 à .>4, ! 51.10 à 54, 5 à 51, 25 à 54 1-4.Actions de priorité Canadian Car.5 h 58.Canada Cement.10 il 90 l-^* __ Cnn.Steamship.15 à 77.3 à il, 1 a Steel Co.of Can.1 à 87.Oblirationa Mont.Tramways.^100 a «6.Emprunts de guerre *-AAA , + .» Dominion 1925.6200 a 91, 6a000 à 93 1-2.Dominion 1937.8500 à 91 3-4.Banques Commerce.2 à 185.w .,„a - • Montréal.2 ù 210, ¦"> i< 210, S n 210, a 2111.Hors liste ï.uiirentide Power.100 à 50.Tram.Power.5 il 21 1-1- OPERATIONS D’HIER APRES-MIDI Aetions ordinaires Shawinigan.50 a 110 3-8, 1 à 110 1-1.Canadian Car.50 à 23.Canada Ornent.20 a CO, 30 à 60.Con .Smelting.15 à 25, 15 à 25, ' a .ï à 25.Pom.Steel Corp.5 0 59, 10 à 5S 3-4, '3 à 68 3-1, r.il 68 3-1.Pom.Textile.20 à «4 1-2.Maple l eur Mil!.10 à 98., MncPonaUl.«16.1-4, 10 n 1j 3-4.Penmans.10 it 75., Hiordon Paper.223 n 120 1-2, 2j a 1-0.Steel Co, of Can.10 à 52 3-4.Obligations Dom.Cottons.81000 à 97.Emprunts de guerre *4.«a « Pomininn 1926.8100 il 93 1-2, $1400 a S3 1-2, $1000 0 93 1-2.$100 à 93 1-2, $1000 U S3 1-2, TiOOO à 93 1-2.DÉCLARATIONS DE DIVIDENDES “Canada General Electric Co." — Dividende trimeslricl régulier de 2 p.100, distribuable le 1er avril aux porteurs enregistrés le là mars.-—»—- LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison Mc-bougall & Cowans 20 50 à ù 51, 5 Maïs - Cours d’ouverture Cours à midi Mai 127 M 127 Vi Mdvs.91 :!i 91 h M;i, , .89 F- à 89 h 89 h La noie américaine résume chaque soir la journée financière.Pour In recevoir gratis, il suf' fit de «'adresser à M.PAUL de MARTIGNY *it I urcati di Montréal de la Maison BRYANT, DUNN & Co, Hu, Baint-Francoli-Xavisr.N,« flUPBONK MAIN 4IK ÇÀ ET LÀ Les bénéfices d’exploitation de I Intercolonial Coal Mining Co., pour l’exercice expiré, se totalisent a 8183,419, par comparaison avec 8122, en 1916, et $46,556, en 1915.Apres appropriation de $6,000 au fonds d’amortissement, de $14,579 au service des intérêts, de $35,970 aux dépréciations, de $17,150 en vue de l’impôt de guerre sur les l»é-nefxces, de $2,102 pour l’escompte ties obligations, et de $7,620 pour distribution aux porteurs d’actions de priorité, la somme de $99,990 a été ajouté au solde créditeur du compte profits et perles, lequel se chiffre aujourd’hui par $179,087.Ainsi ,1a compagnie a gagné approximativement 20 p, 100 de ses $500,000 de capital-actions ordinaire.Les distributions de dividende ont été_ reprises, l’an dernier, après une interruption de 5 années.Le fond de roulement de la compa-grie s’établit à 8301,868, comparativement à un passif exigible de $42,098.* * * Suivant le compte rendu annuel communique, hier, à Hamilton (Ont.), la Dominion Canners, Limited a reporté à nouveau $531,923, pour l’exercice écoulé, après le service des intérêts des obligatioinis et la répartition des bénéfices aux détenteurs (Factions de priorité, ee oui représente un acquis de 19 p.100 du capital-actions ordinaire.Les bénéfices nets, après avoir pourvu à l’acquittement des impôts de guerre, se chiffrent par $800,-429, contre $668,007, en 1916.LA BÂNQÜT' D’ANGLETERRE Londres, 7.— Le compte rendu hebdomadaire de la Banque d’Angleterre fait ressortir tes variations suivantes : Réserve totale, aug.£ 392,000 Circulation, aug.340,000 Encaisse métallique, aug.731,823 Portefeuille et avances, " , «lim.450,000 Compte courant du Trésor, dim.1,628,000 Compte courant des parti- ' entiers, aug.12,943,000 Billets en réserve, aug.448,000 Fonds d’Etat, aug.11,387,000 La proportion existant entre la réserve de la banque et ses engagements vis-à-vis du public se chiffre par 17.31 contre 18.24 pour cent précédemment.Le taux de l’escompte s’étabiit à 5 pour cent.LE MARCHÉ DESVIVRES LE PRIX DES OEUFS SE RAFFERMIT, A CHICAGO.—IL EST STATIONNAIRE, ICI.— LE LAUD FUME MONTE.— INSUFFISANCE DE L'ELEVAGE DU PORC.— DIVERS.Le prix des oeufs sc raffermit, à Chicago, s’il faut en croire les nouvelles qui nous viennent de cette place, mais ils demeurent inchangés, chez nous.L’élévation des prix du porc, qui fait tout le monde crier à l’intensification de l’élevage de cette bête, fait hausser de plusieurs sous le prix du lard fumé et grillé (bacon).D’une manière générale, le marché des animaux vivants est calme et les prix n’offrent pas de modification notable.L’ensemble, d’ailleurs, du commerce des denrées d’alimentation reflète la plus grande quiétude, pour l’heure.On ne peut dire, cependant, de quoi demain sera fait.Nous colons :— FA BINE ETALON— Franco à bord (f.o.b.) Montréal .811.10 Livrable chez l’acheteur.$1120 En lots fractionnés et aux épiciers .$11.30 OEUFS— Les arrivages d’oeufs sc chiffrent par 830 caisses, contre 541 pour le même jour de la semaine passée et 960 pour ia journée correspondante de l’an dernier.Oeufs tout récemment pondus.62 à 63s Oeufs frais.52 à 55s Entreposés, de choix .50 à 52s Entreposés, No 1 .48 à 50s Entreposés, No 2.45 à 47s BEURRE— Les arrivages de beurre ressortent à 40 colis, par comparaison avec 29 pour le même jour de la semaine passée et 163 pour ia journée corres pondante de l'an dernier, iie beurreric (haut BOURSE DE NEW-YORK Cour» fonrni» par MM.Brnncao et Dn-fai», courtier», rue 8aint*Françola-XaTior.W©« 55 et 97.Montréal.Valeurs 0«w Midi - *»»• Valeurs Midi allitcb.or.Ail).Ch.pt.1 AmsAir Br.A».*.SU*.Am.CPU Am.Carfo.A an Loeo.A ai Smelt Am.ïs.Fou.A aaeon.14 Atch.son Bakl.Loco.Balt.auhio Se th.Steel, Brook.1 Ra.Can.Pacif.j Ceat.Leath Colo.K.A r.| Cora l'rod.; Cruci Steel Kriepr.Nol hriepr.NoJ; K) ie Ürd.n., Gr.N or.O 1rs nCopsri IujU.an.1 62", MH -Ti : Int.Mari, prj 83V, 1m.Nickel.;lnt.Paper.79!., lat.Ra.Tr i 10 LelughVa.!, 77 'Max.Moto.$5*4 Mrx.Petro.SOKiM i»#.Pacif.N\.Y N .H.625^ North.Pac.• Pennsylra.77% Prêts.st.C, 52% Read: B£ Rcpubh.Ir.3'>% Koc.Ial.or.jRttbb.U.S.- .Shattuck Ar 'South.PAC.3T*; Hout.Rail.St.Paul i Uu tcd F .¦ U ni ou Pac.U^jü.S.S te.or.jU.S.steelp.45!(.UtahCoppe 28^41 »> c^ungnou i**/* m 32 i 31^ 2SKi 26'A 8a 1 86*4 8ô ! 8r> 4iT< uyk n2^i! ô2 77 , 7/Va sel, ' 23’/J 2lV.*2H\ “U , 'iæ-./üK | 90H I "tijp ’m" choix) sept, et oct.De beurrerie (bon 50 Vj à 51s * choix) sept, et oct.De beurrerie (arriva- 49 Mi î 50s ges quotidiens) .De laiterie (haut 47 Va à 48sy2 choix) De laiterie (bon 42 u.à 43s.choix).411-2 à 42s FROMAGE— Les arrivages de fromage sc présentent à 36 boites, contre 92 pour la même journée de la semaine'dernière et 812 pour In date correspondante de l’an passé.La commission impériale d’achati paye les prix suivants: Fromage No 1.21s% Fromage No 2.21s!4 Fromage No 3.20s% SUCRE— New-York, 7.— Sucre brut, ferme; traité par moulin centrifuge, $6.005; pour mélasse, nominal.Snobe raffiné, ferme ; granulé fin, $7.45.BOURSE DES MINES Cour'* fournis par la maison Bryant, Dunn and Co., rue Saint-François-Xavier, i No 80, Montréal.MIEL— I Blanc No 1, on rayons .21 à 22s Blanc No 2, en rayons.19 à 20s Brun No 1, en rayons .18 à 19s ! Brun No 2, en rayons.17s j Blanc, extrait, en seau de 30 Ibs.18 à 20s i VIANDES FUMEES— Adanac .Offre.s-b Derm» n't-.9Vi Fq 5 Hailey .3L» •T% 26 b2 Chamb.Fer 9 1., it: boni u gus .925 .m brown Res 21 23 10 Dome Lake 25 26 Dome Mines 825 875 (iif forci :r>; Hargraves 6 9% Hollinger .395 .r.0.'i Kenabeek Con :i')i Kerr Lake .inn 570 Kirk I.ake 32 Iai Rose 20 :u McIntyre.,.tin 142 McKinley Par 50 51 Mining Corp.of Can.225 375 \ ewray 21 23 Nipissing 860 (iphir n 10 Pete Lake 9 Vi in Pore Crown 20 Pore Tisdale Pore Yipond 25 Pres.F.Dome A Provincial 51 Vj 52: Schumacher *.2Un 21 Les obligations à long terme rapportant de 5 1-2 à 6% Sont particulièrement recherchées des personnes qui comprennent leur meilleur intérêt financier.Notre hrochurette 5-A contient une liste d’obligations municipales et scolaires donnant un tel rendement et dont les échéances s etendent jusqu à septembre 1960; nous l’adresserons à toute personne intéressée qui nous en fera la demande.BEAUSOLEIL, LIMITÉE OBLIGATIONS MUNICIPALES CINQ ANS 0V2% 263, RUE ST-JACQUES, MONTREAL.Le jambon de 8 à 10 livres eotl de 35 à 36 sous la livre ; de 12 à 15 livres, 33 à 34 sous la livre ; plus lourd, 31 à 32 sous la livre, tandis que le lard fumé à déjeuner (“breakfast bacon”) cote 40 à 41s; le lard fumé Windsor de choix, de 42 à 43 sous; et le lard fumé Windsor désossé, de 44 à 45 sous la livre.VOLAILLES— Dindes, la livre.35 à 36s Poulets nourris au lait .35 à 36s Poulet No 1.28 à 33s Poules de choix.26 à 29s Poules ordinaires .23 à 26s Canards.26 à 30s (lies.24 à 28s POMMES DE TERRE— Les affaires sont calmes et les prix des pommes de terre plutôt faibles.Les Montagnes Vertes se vendent $2; les pommes de terre blanches trouvent preneur à $1.90, et les rouges à OBLIGATIONS OR de la CITE DE MONTREAL remboursables à 5 ans, rapportant 6 p.100 en coupures de $100.$500, $1.000 à vendre au pair avec 1 mois d’intérêt accumulé , OBLIGA TIONS OR de la CITE’D’OUTREMONT remboursables à 5 ans, rapportant 6 p.100 à vendre au pair en coupures de $100, $500, $1.000 Téléphonez vos commandes à nos frais Versailles, Vidricaire & Boulais, LIMITEE.EDIFICE VERSAILLES 90, rue Saint-Jacques Téléphones.Main 8745 et 8716 des prix variant de $1.80 a $1.90 par sac de 80 livres, chez l’acheteur (“ex-store”), BETAIL VIVANT— Aux abattoirs de l’Est (Pacifique Canadien), les arrivages se présentent à 200 têtes de bétail, 50 moutons et agneaux, 550 porcs et 600 veaux.Les prix, inchangés, s'établissent: comme suit : Bouvillons, de choix, de $11 à $11.25 ; bons, $8 les 100 livres.Vaches de boucherie, de $10 à $10.50, mais la moyenne des ventes s’est effectuée à des prix variant de $8.50 à $9.50.et les taureaux ont rapporté de $7 à $10, suivant qualité.Les vaches laitières se sont vendues à des prix variant de $55 à $110 chacune, suivant qualité.Veaux nourris au lait, de $12 à $14 ; agneaux, de $15.50 à $17 ; moutons, de $11.50 à 813 ; porcs, de choix, de $20.50 à $21 les 100 livres.NOTA.—Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à Montréal, à moins que quelque chose n’indique le contraire.CHAMBRE DE^COMMERCE LE CONTRÔLE DES DENRÉES IL GENE.DIT-ON, LES AGISSEMENTS DES ACCAPAREURS ET DES SPECULATEURS, ET ABOUTIT A LA REDUCTION DES PRIX — DIVERGENCES D’OPI XIOX — ENCOURAGEONS L’AGRICULTURE.A la suite d’une demande formulée, au sujet de La réglementation qui va bientôt régir le commerce ties denrées alimentaires, à la Chambre de commerce, hier après-midi, M.J.-N.Cabana exprime que les autorités gouvernementales devraient donner plus de latitude au commerce et ne pas gêner son action par îles restrictions qui n’ont .la plupart du temps aucun effet pratique.L’orateur remarque que, jusqu’à présent, l’intervention du contrôleur des vivres n'a abouti à rien du tout, à tel point qu’on a supprimé celui-ci pour ie remplacer pur un conseil de trois membres.M.Joseph Quintal trouve au contraire que l’action exercée par ce fonctionnaire tant critiqué a produit des résultats positifs et très satisfaisants, et il n’a qu’un regret, c’est qu'elle n’ait pas été plus énergique et plus accentuée.Le vice-président de la Chambre cite l’exemple du blé dont 3es prix ont fléchi remarquablement à la suite de l'immixtion de M.Hanna et lui oppose le cas de l’avoine, qui sc vend aujourd’hui très cher et dont le commerce aurait également gagné à être réglementé.Pour M.Quintal, les manoeuvres de notre commissaire de l'approvisionnement ont fait en par tie échec aux menées des accapareurs et des spéculateurs.Le 2ème vice-président de la Chambre.M.Alfred Lambert, ap puie les dires de son préopinant.A ses yeux, l’accaparement et la spéculation ont été fréquemment gênés par l'intervention gouvernementale.M.Lambert rapporte qu'à un moment donné les autorités américaines ont découvert que de grosses compagnies de Chicago avaient ac capairé 23,000,000 de peaux et qu'elles fixaient le prix du cuir à leur fantaisie.'L’orateur ajoute que .l'influence des trusts ou monopoles s'étend à tous les pays, même au nôtre, et à tous les objets de consommation.Le petit fabriquant, poursuit-il.souffre de l’accaparement et voudrait y mettre le holà, mais il est incapable de ie dénoncer: on .lui couperait les vivres et il serait forcé de fermer boutique, faute de matières premières.M.Adélard Fortic.r clôt le débat en demandant plus d’encourage-mcnl à l’agrieuilture.La commission d’étude dont il est le président se propose de solliciter des autorités provinciales l’etablissement à Montréal d’un bureau, succursale pour ainsi dire du ministère de l'Agriculture, qui serait dirigé par un fonctionnaire éclairé, et qui se chargerait de renseigner ceux qui, dans notre ville, ont la faiblesse de s'intéresser aux questions agricoles, L’insuffisance de l’augmentation des sommes mises à Ja disposition du ministère de l'Agriculture par le Trésor provincial n causé un vif désappointement à la Chambre, dit l’orateur.Al.Hardy demande l’appui de la Chambre pour ia fondation d’un cercle des hommes d’affaires, et la séance est.levée.ARTHUR BHUNIÎATJ.Membre.Ranra* d* Montréal BRUNEAU & DUPUIS I COURTIERS Rut-ran de Montréal.97 ET 99 S.-FRANCOIS XAVIER Sucrurrnlra t QUEIIEC et BOKKL FR direct trou rOST * FLAGO.NtW-Ttrt CITE DE MONTREAL OBLIGATIONS A 6% — ECHEANT LE 1er DECEMBRE 1922 En coupures de $100, $500 et $1,000 PRIX: LE PAIR (100) NET Ces obligations portent interet depuis le 1er décembre 1917.¦—Bien que les souscriptions ne soient payables que le 8 avril prochain, l’acquéreur d’une obligation recevra six mois entiers d’intérêt le 1er juin prochain.— Il bénéficiera donc gratuitement de quatre mois d’intérêt—l’équivalent de 2% —réduisant ainsi le coût de son placement au prix réel de 98 —soit sur une base de RENDEMENT DE 61% Téléphonez ou télégraphiez votre souscription à nos frais.rene-Yléclerc Courtier en Valeu r» de Placement, 160 Rue Saint-Jacques, Montréal Téléphone : Main 1266 et 1261.(Maison fondé© en 1$0D l'j»',,' Société Satnt-Jean-Bapiiste de Montréal MONUMENT NATIONAL 296, BOULEVARD ST-LAURENT AVIS AUX ACTIONNAIRES DU MONUMENT NATIONAL L’assemblée annuelle des actionnaires du Monument National aura lieu le jeudi, 7 mars 1918, à l’édifice même, à huit heures du soir.Vous êtes prié d’être présent.Le secrétaire général de la société, GUY VANTER.$6,900,000.00 CITE DE MONTREAL Obligations à g ans, rapportant 6.50% DENOMINATIONS $100, $500, $1,000 Nous sommes autorisés à recevoir les souscriptions à l’emprunt ci-dessns dénommé.Les souscriptions seront acceptées par téléphone longue-distance ou par télégraphe à nos frais.Pour formule de souscription s’adresser au '1 '¦ * Crédit - Canada, Limitée Chambre 615, Immeuble Dominion Express Tel.Main 4735 - 6.145, RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL VENTE PAR LICITATION Avis est donné qu’en vertu d’un jugement de la Cour Supérieure, siégeant à Montréal, district de Montréal, le 12 février 1918, dans la cause No 2S
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