Le devoir, 12 avril 1918, vendredi 12 avril 1918
VOLUME IX.— Ko 86 MONTREAL, VENDREDI 12 AVK1L 1»18 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 OO ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: RÉDACTION: - Main 7461 Muin 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! POUR ÉVITER LA FAMINE | re d’équilibre de plus en plus ira- f BILLET DU SOIR.praticable pour les nations les I mieux disposées à l’observer.Té-I moins d’une lutte féroce, il leur ar-| rive de perdre peu à peu de leur “Il y a un an, si l’on avait dit aux passants, dans la rue, que le man- j impassibilité première, quand elles LE LEPREUX que de combustible contraindrait chaque usine à l’est du Mississippi de j s aperçoivent que l’un ou 1 autre chômer pendant des jours, que des millions d’hommes, dans les régions j eruje|®"(n S|tn^n approba- industrielles, devraient, vu le manque de houille, prendre un congé tionj jes injurie pour leur indiffé- rence, ou entrave, sous prétexte de réprésailles contre l’ennemi, la liberté de leur commerce.L’Espagne fut, au début de la guerre, le modèle de la neutralité.Sans doute, les partis politiques se divisaient, comme dans tous les pays non-belligérants, en gallophobes et en germonophilcs, en enten-tophiles et anglophobes, mais, ainsi qu’on l’a écrit, si les partis les plus représentés aux Cortès et les plus brillants accaparent la politique, ils sont, cependant, le plus en communion avec le sentiment populaire.La masse témoignait en effet, de la plus complète indifférence envers le conflit international, indifférence qui se retrouvait même parmi les classes supérieures.Ainsi on notait que la jeunesse mauriste avait réservé tous ses applaudissements à son chef pour l’exposé de la politique intérieure du pays, et qu'elle avait écouté le plus froidement du monde sa critique des relations infameux au théâtre Royal de Madrid.Les sentiments de la nation et ceux de ses plus fidèles interprètes étaient conditionnés par les réalités espagnoles.Liée par aucun traité, n’ayant d’avantage (déterminant ni de l’un ni de l’autre côté, on voulait honnêtement tirer parti de la guerre pour assurer à l’Espagne son indépendance économique, qui avait cessé avec l’importation nécessaire des capitaux étrangers — français, anglais et belges — au lendemain des guerres civiles du siècle passé.“Que la guerre, disait un de ses doctrinaires le plus justement célèbre, ne soit pas l’occasion seulement de profits individuels, mais qu’elle soit la circonstance favorable à la con-quète de l’indépendance économique par une intime entente des démarches industrielles et commerciales privées avec le pouvoir public”.Violemment accusée par les uns de centrophilisme et d’entento-phi-lisme par les autres, jugeant comme toujours légèrement du sentiment de la nation aux gesticulations de quelques-uns de ses politiciens, de forcé, .si vous eussiez dit de pareilles choses à^iui que ce fût, on vous eût cru mûr pour une maison de santé.C’était alors de mauvaise politique d’être pessimiste.Et pourtant, aujourd’hui, nous courons à une disette de vivres, d’ici un an, en comparaison de quoi le manque de combustible de l’hiVer dernier paraîtra négligeable.Nous ne faisons même pas que courir à cette période de disette, nous y entrons ; et fermer les yeux à la famine prochaine ne remplira certes pas l’estomac vide”, écrivait dans la New-Rcpublic du 30 mars (Averting Famine, pp.254-255-256) un auteur américain qui fait lui-même de la culture.Les faits sont là, ils lui donnent raison.Il suffit pour s’en convaincre de feuilleter le budget des familles, ou bien les statistiques compilées dans la Gazette du Travail, chez nous.Ainsi, la viande qui se vendait dans nos villes de 18 à 27 sous la livre aux dernières semaines de l’avant-guerre, — nous trouvions déjà ces prix exagérés, —- se vend aujourd’hui de 29 à 40 sous et davantage.Le beurre ne paraît plus que sur la table des gens à l’aise, on l’y ménage, il coûte 55 sous au lieu de 30 ou de 35; des conserves qui se vendaient en 1914 25 sous pour trois boites ont triplé de prix ; les oeufs, l’hiver dernier, ont atteint des prix fabuleux, ils sont encore presque un aliment de luxe.Or, “quand le prix des aliments est à un niveau tel que les salariés ordinaires ne peuvent le payer, c’est que nous en sommes à la première étape de la famine, de quelque façon qu’on veuille l’appeler afin ternationales' ïors de' son de s’en dissimuler la gravité”, dit le même auteur.N’est-ce pas la pure discours du 21 avril 1915 a vérité?* * * Pour empêcher la famine, pour faire rapporter davantage à la terre, pour grossir les troupeaux, les gouvernants de tous les pays s’adressent aux cultivateurs.On paraît même s’étonner que, vu les prix élevés de tout ce que consomme l’univers, ils ne produisent pas davantage.Pourtant, bien des obstacles les en empêchent; aussi ne conviendrait-il pas de les condamner sans les entendre, pas plus que de les maudire parce que tout ce qu’ils produisent se vend de plus en plus cher.On oublie souvent, disait l’autre jour une revue agricole des Etats-Unis, Farm and Fireside, les dépenses considérables que fait l’agriculteur avant de toucher le moindre bénéfice sur ses récoltes.La nourriture qu’il donne à ses animaux pour les engraisser et qu’il payait $24 la tonne en 1914, vaut aujourd’hui de $59 à $65.Tous ses grains de semence lui coûtent trois ou quatre fois plus cher qu’alors.Le moindre instrument aratoire se vend de 00 à 90 pour cent de plus qu’en 1914.La charrue qu’il payait $55 cette année-là, il déboursera $120 ce printemps pour l’avoir, il la trouvera même difficilement, dit cette même revue.Les engrais chimiques sont moins bons, plus rares, six fois plus cher qu’en 1914; la ficelle d’engerbage qui se vendait 8 sous la livre à la veille de la guerre coûte maintenant de 23 à 29 sous.Si la guerre a apporté quelque prospérité au fermier en obligeant les gouvernements à fixer le prix du blé, pour se protéger contre les spéculateurs, n’est-elle pas au fond la principale cause de ces hausses fantastiques de tout ce dont il a besoin pour labourer, semer, moissonner?Elle a pris aussi des milliers, des millions d’hommes tà la terre, les uns, pour les armées, d’autres, pour les usines.Qu’en est-il arrivé?Une pénurie de main-d’oeuvre existe, qui oblige l’agriculteur à donner à son garçon de ferme, au lieu de $20 ou $25 par mois, avec sa pension, de $45 à $55 et davantage, dans maintes régions.Il faut donc ajouter cela au compte de ses dépenses qui l’obligent à remanier ses prix de vente de façon à pouvoir clore l’année avec un gain un tant soit peu raisonnable, — car le cultivateur, pas plus que personne, ne travaille sans aucun souci de gain légitime.• • * Aussi, à l'heure présente, tandis que les gouvernants veulent la surproduction, craint-on en maints milieux que les agriculteurs se lassent de travailler si fort sans s’enrichir, de payer de tout des prix si élevés, de se voir enlever par les recruteurs leurs garçons de ferme les plus solides.On parle de leur aider de différentes manières, de suppléer partiellement s’il se peut à la pénurie de main-d’oeuvre agricole en leur envoyant des écoliers, de leur fournir à prix aussi convenables que possible du grain de semenbe.Tout cela, certes, a sa valeur, encore que la main-d’oeuvre experte ne se remplace pas sur la terre par de tout jeunes gens, en assez grand nombre inexpérimentés.Le président du bureau des vivres, à Washington, M.Hoover, en prévision de la famine possible et dans le but d’encourager les agriculteurs américains, cherche à obtenir des législateurs de son pays l’autorité voulue pour assurer de meilleurs prix aux cultivateurs, de ce .qu’ils produisent, sans que le consommateur en souffre.A première vue, le projet semble irréalisable, qui cherche à faire obtenir aux producteurs des prix plus élevés tout en faisant payer au consommateur des prix inférieurs ou en tout cas à peu près les mêmes que ceux qu’ils donnent aujourd’hui de ce qu’ils achètent.A l’examen, le projet Hoover paraît cependant pratique et capable de donner de bons résultats, encourageants pour le cultivateur, puisque celui-ci est exploité aujourd’hui par les intermédiaires autant que l’est le consommateur.Lorsque nous payons par exemple 13 sous d’une pinte de lait, croit-on que le producteur reçoive même la moitié de cette somme?Il en touche 4 ou 5, le reste va à vingt intermédiaires, les frais de transport ne sont pas ce qui grossit le plus la note.De même, lorsqu’on nous vend les oeufs 60 ou 75 sous la douzaine, pense-t-on que l’aviculteur touche plus fie la moitié de cette somme?S’il est des intermédiaires par lesquels il faut passer, il en est d’autres, nombreux, qu’il est possible de supprimer, dans J’intcrèt du producteur comme dans celui du consommateur.M.Hoover l’affirme, il veut y arriver; car, redoutant la famine de l’an prochain, la famine qui est déjà commencée si l’on en juge par les prix doubles, triples, ces mois-ci, de ce qu’ils étaient avant la guerre, il entend ainsi induire l’agriculteur à faire de la surproduction, cerlain qu’il sera de vendre tout ce qu’il récoltera, à prix raisonnable mais pas trop élevé, puisque, s’il en demande trop cher, la consommation diminue, les produits ne se vendent pas autant, le cultivateur subit des pertes et, l’année suivante, fera moins rapporter à son champ.Le projet de M.Hoover aboutira-t-il?S’il aboutit aux Etats-Unis, aura-t-il quelque résultat ici?Notre gouvernement a à surveiller les intérêts de tant et tant d’intermédiaires qu’il pourrait bien ne pas s’entendre sur la question de leur suppression partielle, avec M.Hoover.Il faudrait pourtant qu’il y vienne, s’il veut à lout prix éviter la famine menaçante, à l’arrivée de laquelle il a contribué par sa négligence des intérêts élémentaires de la classe agricole et par son inertie dans le domaine de la surproduction des vivres, de 1914 à ces mois-ci.BLOC - NOTES Dans la rotonde du grand hôtel, les politiciens se pressent, affairés.Des mains se tendent vers celui-ci, dispensateur de faveurs nombreuses depuis qu’il est ministre; des sourires cherchent les yeux de celui-là, toul-puissant auprès du cabinet; un obséquieux aspirant-magistrat multiplie ses courbettes devant un troisième; et des petits groupes de cou-lissiers causent, dans les angles de la vaste pièce, avec des députés nouveaux, semblables à des paons à la veille de faire la roue.Un homme, dans toute cette foule, est seul.Personne ne lui parle.Personne ne le veil; ou plutôt tout le monde, d’instinct, fait mine de ne pas le voir.Il est pourtant bien cambré dans sa jaquette, il porte beau, il a le front haut, la démarche assurée; mais, tout au fond des yeux, un air inquiet, l'air du chien battu, craignant de nouveaux coups, mais voulant une caresse quand même, est visible à quiconque a jadis connu l’homme.Il erre deci-delà, frôlant les groupes, heurtant les avocats, les politiciens, les couIissiers.il quémande,du regard comme de l’attitude, le moindre signe familier, un hochement amical de la tète.Personne ne donne.Il serrerait la main au dernier des petits chasseurs du grand hôtel, — et le dernier des domestiques ne le voit même pas.U y~a un an, pourtant, que de courtisans, que de flatteurs, que de solliciteurs autour de lui! Mais aujourd’hui?Le désert.C’est un fantôme politique.Il a cru être Cartier.Il est le lépreux de la cité d’Aosle.Bernard LAISNÊ AUX COMMUNES GLUCK ET Z1MBALIST Le (Monument national a rarement été aussi rempli qu’hier soir, au récital de la chanteuse Alma Gluck et du violoniste Efrem Zimbalist.Dans la salle, il n’y avait pas un seul siège de libre et la scène était encombrée de la rampe jusqu’au fond, d’un mur à l’autre, un grand nombre de personnes n’ayant même pas pu se procurer de chaises.Aux prix fi s éi •pRr'Vent r e pr e neur de la soirée, ces gens ont fait vraiment preuve d’un dévouement bien Georges PELLETIER.LE CABINET JMAURA REVUE RAPIDE DES EVENEMENTS QUI ONT PRECEDE SA FORMATION En pays latins, les ministères durent peu en temps de guerre et moins en temps de paix.L’Esna-pne est pays latin et l’Espagne n’est pas en guerre.Aussi bien ayant ajourné plusieurs fois la deuxième partie de notre article sur le cabinet Maura, risquions-nous d’être contraint à la modifier totalement et à la consacrer à son successeur.Fort heureusement, le cabinet Maura dure et le seul fait de sa durée au moment où l’Espagne traverse une crise inusitée est déjà preuve de son exceptionnelle solidité.L’acijité de la crise n’est pas douteuse.(La dépêche rétrospective au “Matin” de Paris, publiée dans la “Gazette” de jeudi soulignait ce fait).La neutralité est devenue un gen- Lerroux le radical francophile, au germanophile Vasquez de Mella — l’Espagne, ignorante des passionnées polémiques dont elle était l’objet, n’en continuait pas moins à tourner dans l’orbite de ses intérêts propres, peu soucieuse de devenir le satellite d’dn des groupes de belligérants.Mais la déclaration du blocus sous-marin a déterminé des réactions profondes et inattendues même de ses auteurs.Elle servit de paravent, tout au moins, à l’entrée en guerre des Etats-Unis, paralysa le commerce des neutres, finit par entraîner la saisie du tonnage hollandais par le groupe ententiste.La péninsule ibérique est menacée d'affamation par ceux des belligérants qui peuvent effectuer le blocus facile de ses côtes ou même s’emparer tout simplement de ses navires retenus dans les ports américains par la menace sous-marine, tandis que les autres sont déterminés à ruiner son commerce.Sa situation est extrêmement grave, et la neutralité sereine du début ne lui parait plus aussi facile; elle devient même contraire à ses intérêts véritables, dont elle était naguère fonction.Au dire des dépêches, de source alliée évidemment, le peuple de la péninsule inclinerait à l’heure actuelle, de façon marquée, vers le groupe ententiste.A cette attitude, il serait, paraît-il, facile d’assigner plusieurs cause: insolence des Allemands résidants de l’Espagne avant la guerre, ou internes du Comeroun, agissements du prince de Ratibor qui aurait trop nettement fait voir sa main lors des dernières élections (son intervention semble d’ailleurs assez inutile puisque la consultation populaire aboutit à la formation du plus fort cabinet qui se soit vu depuis longtemps en Espagne) ; manoeuvres louches de l’attaché naval allemand von Kron, qui quitta la péninsule pour s’en aller en mission diplomatique en Allemagne.Ainsi du moins les agences avaient-elles cuisiné la nouvelle pour l'extérieur.(Anasta-sie surveille le télégraphe, même en pays neutres).En réalité, il aurait été expédié tout simplement à Berlin par le gouyernement espagnol qui avait signifié à la Wilhelmstrasse d’avoir à la débarrasser de ce personnage encombrant soupçonné de signaler aux sous-marins opérant en haute mer le mouvement des navires espagnols.La France consentit à donner un sauf-conduit à von Kron et à toute sa famille, et on peut croire qu’elle condescendit à cette faveur sur l’assurance qui lui fut donnée par Madrid que le personnage ne repasserait pas la frontière.Si les juntes militaires restaient ouvertement germanophiles les armateurs, les gros exportateurs, et les marins réclamaient sans ambages la déclaration de guerre contre l’Allemagne, tandis que plusieurs journaux, tel “El Sol”, sans èlre aussi explicites, imprimaient des articles germanophobes, au moment de la formation du ministère Maura.Quelle orientation celui-ci donnera-t-il à sa politique?Ce serait par trop allonger cet article que d’étudier ce point aujourd'hui.Louis DUPIRE.méritoire à la cause de l’art, puisque ni le programme, ni la façon dont les artistes l’ont exécuté ne valaient pareil effort.Zimbalist a débuté avec un Concerto de Spohr qui se ressent de son âge, et il l’a joi ’ :c une sonorité veloutée, un mécanisme indemne de faiblesses, qui n’ont pu cependant masquer un défaut de justesse qui devint pénible dans le dernier morceau avec ses trilles en double cordes.II s’est repris dans le second groupe, où j’ai retrouvé l’artiste si méritant qu’on a entendu à son premier récital il y.a une couple d’années.Ce second groupe n’avait qu’une valeur relative, comptant trois arrangements sur cinq numéros.(.’Orientale de César Cuj et surtout le Caprice Chinois de Kreisler, ce violoniste même qu’on empêche de jouer aux Etats-Unis, ont obtenu le plus grand succès.Mme Alma Gluck a chanté plusieurs pièces divisées en deux grou- En Irlande Le projet d’extension à l’Irlande de la loi de conscription est en train de bouleverser toute la situation politique du Royaume Uni.L’une de ses conséquences les plus considérables, à ce point de vue, aura été la tentative de rapprochement qui s’esquisse entre les chefs du Sinn Fein et ceux du parti parlementaire, hier ennemis acharnés.La semaine prochaine, John Dillon et son principal lieutenant, Joseph Devlin, rencontreront Arthur Griffiths, le fondateur du Sinn Fein, et son chef actuel Edward de Valera.La chose se fera, non pas d’une façon apparemment accidentelle, mais publiquement, sur l’invitation du lord-maire de Dublin.Elle est évidemment la suite de tractations préliminaires et privées.La confirmation Les démentis qu'échangent actuellement les chancelleries confirment ce fait que, depuis un an déjà, on discutait dans la coulisse les conditions de paix possibles; Et cela n’a rien qui doive surprendre.Les hommes d’Etat sur qui pèse la responsabilité des affaires publiques savent parfaitement que îa guerre n’est pas un sport que l’on puisse poursuivre par plaisir et, sûrement, ils ont toujours présente cette double pensée: comment la poursuivre?comment la terminer?Et cela continue M.Pelletier signalait, hier, d’après la Gazette, journal très loyaliste, la théorie d’inaptes évidents amenés devant les tribunaux d’appel par les autorités militaires.La bourde était telle qu’un magistrat renommé pour sa maîtrise de soi a cru devoir en exprimer très haut son étonnement.Il paraît que cela continue.On a pu lire, ce matin, toujours dans la Gazette, les titres suivants : “ Called Cripples under the Colors — Another Deformed Man and an Epileptic granted Exemption, yesterday — Man Had Fit in Court.On a appelé des infirmes sous les drapeaux — Un autre infirme et un épileptique sont exemptés hier — L’homme, eut un accès devant le tribunal.” Voilà une série de faits qui jettent un singulier jour sur la façon dont ont été préparés les appels contre la décision des tribunaux locaux.CONTRE LE SUFFRAGE FEMININ Plusieurs députés québécois se prononcent contre l’octroi de la franchise électorale aux femmes— Le bill n’attend plus que la troisième lecture.Agira-t-on ?Aux Etats-Unis, un certain nombre d’individus, voulant donner une éclatante manifestation de leur “ patriotisme ”, se sont emparés.l’autre jour, d’un prétendu pro-allemand et l’ont pendu haut et court, sans autre forme de procès.Les autorités n’ont pu empêcher l’acte de violence, mais elles se sont efforcées d’en rechercher les auteurs et cinq individus viennent à ce propos d’être traduits devant les tribunaux.Essaiera-t-on d’en faire autant pour les soldats qui, se substituant l’autre jour à l’autorité régulière, ont goudronné et maltraité un individu — innocent ou coupable, Par ERNEST BILODEAU Ottawa, 10 avril.Le suffrage féminin a fait les frais d’éloquence de la journée, frais qui atteignent un total élevé au moins comme quantité.Depuis trois heures et demie de l’après-midi jusqu’à minuit passé, l’éloquence masculine a coulé sans répit, pour ou contre l’intervention féminine dans la vie publique du pays.La députation française presque à l’unanimité, sauf MM.Prévost et Du Tremblay, s’est prononcée contre le projet de loi, tandis que les deux dissidents ont entouré leur opinion de considérations variées qui les mettent en posture de demi-convertis seulement.L’étude en comité, si l’on peut appeler une étude cette file de discours su ressemblant tous dans leurs points principaux, a pris fin passé minuit, et il n’y a plus que la troisième lecture et la sanction du Sénat à y passer.M.O’Connor et M.Crothers Le commencement de la séance a été marqué surtout par la lecture par le ministre du Travail de la correspondance échangée entre lui et M.O'Connor, qui a démissionné dernièrement.Il en ressort que M.i O’Connor s’est considéré lésé dans | ses droits par une ingérence du ministre dans une querelle entre employés, et qu’il a voulu protester ainsi contre l’attnude du ministre à son égard.M.Crothers a refusé de donner lecture de la dernière riposte de M.O'Connor, en dépit de la demande du chef de l’opposition; on entendra probablement parler encore de cette affaire, derrière laquelle on croit voir l’influence des puissances financières dérangées dans leurs petits profits par les enquêtes impitoyables de M.O’Connor; M.Ethier a demandé quelques renseignements sur l’équipée d’une douzaine d’hommes en révolte contre la loi du Service militaire dans la région de Pembroke, mais on lui a opposé une fin de non-recevoir, le gouvernement n’ayant pas été officiellement informé de l’affaire.On a ensuite appelé la résolution du premier ministre à l’effet d’ac-«order le suffrage électoral aux femmes du pays.Le vote des femmes pes.Le premier comprenait un air nous l’ignorons, — m,a's„ ùui n’a- de la Création de Haydn, du Haen-del et une oeuvre d’un vieil auteur anglais: Ott, toutes choses assez ennuyeuses; le second était composé d’oeuvres de Moussorgsky, de Rubinstein, de Debussy, d’une chanson petite-russienne arrangée par le mari de la chanteuse et d’un chant hébraïque, adapté par Schindler.Ce fut le plus beau numéro de toul le programme et le mieux dit par l’artiste.Mme Gluck, — est-ce dû au froid qui régnait sur la scène ouverte à tous les vents pour donner de la place aux auditeurs?— n’a pas toujours chanté très juste, mais son timbre est très beau et si l’on n’est pas toujours bien sûr de vait subi aucun procès ?Nous devrions avoir autant que les Américains le souci de l’ordre public et le respect des formes judiciaires.Et nous devrions autant qu’eux comprendre que l’impunité accordée à un groupe d’émeutiers est un encouragement et une provocation à de nouveaux désordres.Hommage Rendons à ce propos hommage au Globe — qui s’occupe, par ailleurs, à soulever contre nous l'opinion ontarienne.11 tient en cette matière le langage du bon sens et de la justice.Il déclare que les actes comprendre les paroles, on ne peut j reprochés à la malheureuse victime i m“n'-lnvrmy"'néeiîwf!iya qu’admirer l’oégane.! des soldats relèvent des tribunaux INtelier où souvent les Un programme donné par une et qu’il était loisible aux mecon- n](iaivs ct )n ^ s'étiolent, pen-chanteuse et un violoniste ne peut tents de traduire cclle-ei devant un , t ,i„ nombreux cas les mt se passer de quelques i magistrat.Il ajoute que les auteurs | enfanté sont abanTonnék à la mai-x avec obhgato de violon.| des voies de fait ont mole la loi en sf)n ()n n>améliorera pas cet état de choses en ajoutant aux obligations de la femme celle de suivre ue p» _.les questions politiques, de se rendre aux assemblées avec les hommes, et de discuter au besoin avec eux.Les élections sont chose fréquente, et il n’y a pas que ceiics uu Parlement fédéral; il y a les pro-, vinciales, les municipales, les sco-apprencl : ]ajreS) sans parler des plébiscites de ntem-j qui* surgissent de temps à autre.La impel-1 fenime a doue tout à perdre et rien décemment morceaux On n’a pas évité cela hier soir.Avec la très usagée Elégie de (Massenet, deux pièces d’une rare insignifiance ont complété le menu.Les deux artistes ont très aimablement répondu aux rappels et Mme Gluck a gracieusement récompensé les auditeurs qui payaient deux dollars pour voir son dos en chantant ses rappels pour eux seuls.La soirée s’est terminée par le prenant la loi dans leurs propres mains” et que “c’est le devoir de l’autorité civile d’essayer à appréhender les coupables et de les traduire devant les tribunaux.” C’est l’évidence même.L’histoire se répète Le télégraphe nous qu’un certain nombre Fréd.PELLETIER.UNF COQUILLE Une malheureuse coquille a déformé le dernier vers de la jolie pièce de M.Lozeau que nous reproduisions hier en Page des Dames.11 fallait lire: "De son vert nuancé, délicat et i mouvant.” riale de Russie, jadis riches, en sont aujourd’hui réduits à travail- God save the King que Mme Gluck | byes de^ l’ancienne cour a chanté, l’accompagnement étant.joué par M.Zimbalist.L’auditoire, a peu près exclusivement anglais et Israelite, a écouté l’hymne national debout, ce qui est bien, mais avec nombre de chapeaux masculins arborés sur les chefs, ce qui l’est moins.L’accompagnateur de M.Zimbalist était M.Samuel Chotzinoff qui a montré les mêmes solides qualités qu’on a déjà nResté de l’activité dans le secteur (‘litre Noyon et Canny-sur-Matz.Les Français ont fait plusieurs prisonniers.De vifs bombardements ont en lieu dans les régions du canal de l'Oise et de la forêt de Parroy.Les Français ont effectué des coups de ihain fructueux dans les lignes alle-> mandes, dans le voisinage de Ehcr-nizy, au nord de FAiMette, et à Fouesl de Butte-du-Mesnil, rame-1 liant des prisonniers.Xuil calme sur le restant du front.BULLETIN IVj BERLIN.Berlin.12.Le bulletin officiel, d'iii.-r dit ; u sujet de la situation en Picardie : I);- cIukiuc côté de la Somme et! Sur la rive droite do l'Oise, l’activi-j lé des combattants s'est bornée à; des duels d’artillerie et des opérou lions d'infanterie secondaires.1 4 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 12 AVRIL 1918 VOL.IX.— No 86 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D’EMPLOI :—Jusqu'à 20 mot», M sons, W fou par mot Fuppl£ment«ûr«.DEMANDES D'ELEVES Ju*au’i 20 mot* C noua, et H sou par mot euppléirientïüi».TOUTES LES AUTRES DEMANDES:— :upru à 20 mot», 10 sous, 1 tou par mot supplémentaire CHAMBRES A LOUER:—10 «ms Jusqu’à 20 mots, H pou par mot suiiplémentaire.TROUYTiî—jusqu’à 20 mots, 10 sous, H *«j par mot «upplémentaiie, PERDU:—hinqu'â 20 mot* 10 sou* 1 sou par mot supplémentaire MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUERî— Jusqu'à 2C —rts.10 sous, l sou par mot supplémentaire A VENDRE:—Jusqu j20mot* 10aou* 1 sounar mot supplémentaire.PERSONNEL :—25 mote ou moins, 25 sou* 1 «ou par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES {mbriqua tpécisie) jusqu'à 20 mots, 20 sous: un sou par mot supplémentaire AVIS LEGAUX:—1H er,tis la \ignt a«ate pour ’% 1ère insertion et 5 sous pour lea insertions eubsé-toentes.REMERCIEMENTS:—Un eou ie mot aveo un minimum de 25 sous.Toutes le# annonces d-haut mentionnées «ont te 0 insertions eonsérutive.a pour le r*riT de 4 oavées.A Lüü^H A LOUER.— Berri, 154, angle Dorchester, centre de la ville, beau logement, 9 pièces, électricité, cour privée, garage.S’adresser à ICO Berri.A VENDRE A VENDRE.— Magnifique jeune cheval, 6 ans, bon pour toutes sortes d’ouvrage et la promenade, avec beau boghei de Ire classe, convenable pour un homme d’affaires.Aussi bel attelage.Vendra bon marché à prompt acheteur.S’adresser R.Trudeau, épicier, angle Demonti-gny et Poupart.A VENDRE PHARMACIE — Stock complet à vendre, à Hull, Que.; cause mortalité; chance exceptionnelle.S’adresser à M.Carrière, 190 McGill, Montréal, ou 424 rue Lisgar, Ottawa, Ont.A VENDRE.— A Jolietle, terrain de 9,500 pieds, à proximité de la cathédrale et du séminaire, avec maison et dépendances, écurie, garage chauffé, 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prolongée.Voilà ce qui ressort d’une réponse faite par l’avocat de la compagnie au président de la commission, sir William Meredith, juste avant l’ajournement de la séance.L’avocat a dit que les témoignages ne se termineront pas avant le 24 avril.On pense que les avocats prendront une semaine pour argumenter.L’arbitrage est entrée dans une nouvelle phase, hier matin, lorsque les commissaires ont discuté la question de savoir s’ils feront entrer dans le cadre de leur investigation les réclamations faites contre le Nord Canadien, comme un élément affectant la valeur des actions.Cette question a été amenée sur le tapis par un télégramme de John Foster, premier ministre de la Colombie-Anglaise.M.Foster dit qu’il voudrait comparaître pour établir les conditions de l’entreprise de la compagnie dans sa province, mais qu’il ne pourra pas venir avant 3 semaines.Me Phippen, représentant du Nord Canadien, a déclaré que la commission siégera très longtemps si elle s’occupe de toutes les réclamations faites contre la compagnie.A part la réclamation de l’entrepreneur que l'avocat croit sans fondement, il n’en existe pas de grande, dit-il, sauf celle de M.David Russell et du gouvernement de la Colombie-Anglaise.En résumé la Colombie-Anglaise prétend que la compagnie a reçu plus d’argent qu’elle n’y avait droit à même les bons garantis par la province et qu’elle n’a pas rempli l’engagement qu’elle avait pris de construire certaines lignes.Sir William Meredith a affirmé qu’on ne donnera pas à M.Foster occasion de dire qu’on ne lui a pas permis de plaider sa cause.On télégraphiera au premier ministre de la Colombie-Anglaise que lecture de j toute la correspondance relative aux | lignes de cette province a été faite j à la commission et on désignera la 1 date à laquelle il devra comparaître s’il veut se faire entendre.L’après-midi a été consacré à la lecture de cette correspondance.“Le venin de ces documents est dans la queue”, a déclaré Me Phippen, faisant allusion à la proposiion que le gouver-nemet fédéral se rende responsable pour la garantie provinciale de $47,000,000.“L’honnête John veut passer cette obligation au gouvernement”.LA GUERRE LES ANGLAIS RETRAITENT L'ENNEMI, DANS UNE VIOLENTE OFFENSIVE ENTRE ARRAS ET YPRES, FORCE LES TROUPES BRITANNIQUES A RECULER DE SIX MILLES.— ARMENTIERES EST PERDU.— LES AMERICAINS ACTIFS.EN SIBERIE LES CRAINTES SE DISSIPENT LE MALAISE CREE PAR LE DEBARQUEMENT DE TROUPES JAPONAISES A VLADIVOSTOK DISPARAIT PEU A PEU, ET L’ON CROIT QUE L’INCIDENT SERA BIENTOT REGLE.UNE POURSUITE C0N L’“ÉV£NEMENT’’ Kl (De notre correspondant) Québec, 12.— M.Georges Bouchard, professeur d’agronomie à l’école d’agriculture de 8te-An.no de la Pocatière, a intenté une poursuite de $399 à P“Evénement” pour libelle.M.Bouchard se plaint d’une lettre ouverte publiée par ce journal et dirigée contre l’hon.M.Caron.Il allègue que cette lettre renfermait des choses de nature à nui re à .sa réputation et à lui causer oréjudice dans l’exercice de sa profession.AVOCAT DEMANDE — Un jeune avocat trouvera une occasion exceptionnelle pour s’établir en s’adressant au soussigné.Le bureau, la bibliothèque et l'étude de l’avocat Jacques, décédé le mois dernier, sont à la disposition du nouvel arrivé.Un bon bureau à louer, étude et bibliothèque à vendre à très bon marché.Wilfrid Ledoux, Waterloo, P.Q-i AUX BUCHERONS DE BOIS DE CORDE Nous achetons gros orme, debout ou coupé.Adresser boite postale, 5," Papineauvilli Qué.OEUFS ET VOLAILLES DE B\CES PURES La saison d’incubation venue, nous sommes en mesure d’offrir au public des oeufs et des reproducteurs de toutes raccs : canards, oies, dindes, pintades, ï**ms, lapins, pigeons, outardes et canards seüvages.Demandez notre catalogue de vingt gravures des volailles les plus avantageusement cou- | nues au pays, à 15 sous, par malle.Traité i élémentaire sur l’élevage du dindon, à 25 : sous, par malle, indispensable à quiconque ' s’occupe d’aviculture.Quantités de reproducteurs, cochets, jars 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Toussaint, et, si bien logétvS et bien aiifncn- i tées, vous donneront tout l’hiver leur demi-douzaine d’oeufs par jour.C’est un fait d'expérience.Elles ne vous coûteront presque rien à i élever : restes de tables, un peu de grain, quelques moulées suffiront, si vous suivez! la direction donnée dans les circulaires No 8 et No 55 du Département de l’Agriculture, Québec, circulaires que vous pouvez vous procurer gratuitement sur demande.Assurez-vous une poule prête à accepter des poussins, ou encore une petite “Kleveuse Artificielle**, et demandez aujourd'hui même des poussins d’un jour à la Mation Avicole de St-Jérôme, P.Q.Ils vous seront envoyés par l’express, dans une boite en carton, faite spécialement h cet usage.Les petits arriveront de bonne humeur, pleins de vie.croîtront rapidement, si vous en avez soin.PRIX : lo poussin, 20 sous ; 20 pour 93.50 ; 25 pour $5.00.Ecrivez ou téléphonez aujourd'hui et demandez si votre commande peut être remplie.Demain, il sera peut-être déjà trop 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longtemps.La retraite s’est faite en bon ordre, et seulement dans le but de rectifier la ligne.Les Anglais ont vigoureusement résisté aux points les plus importants du front.Wystchaete est encore aux Anglais, ainsi que la crête de Messines, Lestreun, Cloegsteert et Hollebeke, malgré les assauts terribles qu’y ont lancés les Allemands.Une attaque terrible dirigée contre Hollebeke et Wytschaete a été complètement repoussée avec grandes pertes pour les Allemands bien que Berlin réclame la prise de Hol-lebeke.Cette partie du front a été le théâtre de grandes batailles depuis près de quatre ans.Armentières fut le point d’arrêt de la retraite des Anglais, des Belges et des Français, en août et septembre 1914.Un peu au nord, près d’Ypres, les Allemands, en avril 1915, essayèrent pour la première fois, contre les Canadiens, leurs gaz asphyxiants, et en décembre 1915, ils tentèrent de passer à cet endroit pour atteindre Calais.En ces deux occasions, les Canadiens battirent l’ennemi et maintinrent leurs positions.Tout près de là, les Anglais lancèrent leur contre-offensive en février 1916, et soutinrent un rude assaut en avril et mai de la même année.Au sud d’Ypres, l’ennemi a livré des attaques en masses, sans compter les pertes énormes que lui infligea notre artillerie.Jusqu’ici, il n’a rien gagné qui vaille comme stratégie.Les Anglais tiennent leurs lignes d’Arras à la mer du Nord En avant d’Amiens, la bataille a presque cessé.On ne rapporte pas que lés Américains arrivés au front anglais aient encore pris part à la bataille, ependant au secteur de Toul, les Américains se sont batus, et ils ont totalement repoussé une attaque des Allemands, qui n’ont même pas pu atteindre les fils de fer barbelé.L’ennemi avait évidemment l’intention de rejeter les Américains hors de leurs positions, car l'attaque fut précédée par un bombardement de soixante-douze heures.Les pertes allemandes sont très lourdes.Les Allemands ont franchi la Lvs à plusieurs points, entre Armentières et Estaires.Ils prétendent que le nombre de leurs prisonniers parmi lesquels est un général portugais dépasse de beaucoup le chiffre de 10,000.On est généralement disposé à considérer la situation comme maîtrisée dans les Flandres, et bien que la lutte_ se continue avec violence, on envisage l’avenir avec confiance.Un calme relatif règne de Han-gard à Noyon.Les Français ont dirigé une petite attaque au château de Girvesnes, améliorant leur position dans le parc.Dans le secteur de Noyon, ils ont repoussé deux attaques assez vives.A 10 heures, hier matin, l’ennemi a lancé une attaque formidable contre Hollebeke et de très violents combats s’y sont engagés.L’attaque a été complètement repoussée.Dans le voisinage du bois de Ploegsteert et d’Estaires, des copibats continuels ont eu lieu, mais les résultats n’en sont pas encore connus.L’ennemi a amené des réserves et les Anglais ont jeté aussi des'renforts dans la melée.Les aviateurs rapportent que les Allemands massent force troupes au nord-ouest d’Ar-mentières, du côté de Cloegsteert.HINDENBOURG AURAIT ETE BLESSE.Londres, 12.— Une dépêche au “Daily Express”, venant de Genève, dit qu’une missive télégraphique reçue à Zurich, de Strasbourg, déclare que le feld-maréchal von Hin-denbourg est dans un hôpital privé, ou il souffre de blessures causées par l’éclat d'une bombe lancée par l'un des avions alliés, sur le front ouest.* * * I ne autre dépêche plus récente annonce que le quartier-maître général von Ludendorff dirige les opé-rations teutonnes, durant l’absence d Ilmdenbourg.BUANDERIE LAVAGES de familles demandés.Humides, 90s ; séchés, $1.15 ; linge uni repassé, $1.55 la boite.DOMINION LAUNDRY, 298 Carrières.St-Louis 6302.METAUX.CHIFFONS.ETC.REGLEMENTS DE COMPTES MARCHANDS, ouvriers et journaliers, toutes vos dettes seront payées moyennant dès paiements faciles.Discrétion absolue, fous transigerez avec mol seulement.M.iemieux, 37, boulevard St-Joseph-¦uest.i NOS MARCHES SONT LES MEILLEURS poor rfbuU de munitions, cul»re Jaune, tuirre touite, reste» de fusibles et d'*.bus.Téléphonez ou éerWe* Il THE NORTH AMERICAIN IKON & METAL COMPANY B.F.2311, KCHANGB i'IUVK.MAIN 7477 Marchands et courtier» en 1er, acier et CES PRÉVENUS SERONT REIÂCHÉS (Be notre correspondant) Québec, 12.—.On prête aux autorités militaires l’intention d’abandonner les poursuites contre les prisonniers arrêtés à la suite des échauffourées de la semaine dernière, maintemant que le calme paraît rétabli parfaitement à Québec.La plupart de ceux qui ont été arrêtés, sauf trois ou quatre, sont accusés d’avoir tenu des propos séditieux.M.MARC LAPONS AINE M.Marc Lafontaine, décédé à 1616, Jeanne Mance, était membre de la Ligue du Sacré-Coeur, section des jeunes, à l’Enfant-Jésus, Les ligueurs sont priés d’en prer dre note pour les funérailles qui auront lieu demain, à 8 heures, à l’église du Sainl-Enfant-Jésus.Les chefs de groupes avec le directeur iront prier près de la dépouille ce soir.Départ du presbytère à 8 heure».Moscou, 12.— La commotion causée par le débarquement des troupes japonaises à Vladivostok diminue rapidement, et, hier soir, les journaux de Moscou exprimaient, en général, l’opinion que l’incident sera réglé facilement, et que les Anglais et les Japonais se retireront volontiers.Les repré-santants des nations alliées sont allés au bureau des affaires étrangères, hier, et ont conféré avec Léon Trotzky, le ministre bolshevik de la guerre et de la marine, et Nikolai Lenine, le premier ministre.ils ont réitéré l’assurance que le débarquement des troupes à Vladivostok reposait exclusivement sur la responsabilité de l’amiral japonais.Les cercles officiels ont entretenu, pendant plusieurs jours, la crainte que l’invasion de la Sibérie n’accompagnât ie débarquement des troupes.Cette crainte disparait peu à peu.Le bureau officiel de la presse russe a émis, hier soir, le communiqué suivant : “ L’ambassadeur américain à Vologda a reçu une communication du département d’Etat à Washington à Teffet que l’amiral Kata a effectué le débarquement des troupes à Vladivostok exclusivement sur sa propre responsabilité, et qu’après le débarquement, il a notifié les commandants et consuls anglais et américains, disant que cette démarche était faite dans le seul but de protéger la vie et la propriété des sujets japonais.” M.Tchitcherin, ministre bolshevik des affaires étrangères, a protesté auprès de Berlin êontre la transformation de l’université qui se trouve dans la province de Yuriev, en Livonie, en une institution allemande, déclarant qu’une mesure aussi importante ne peut être prise sans une expression de la volonté du peuple.Dans l’opinion du ministre, la question ne sera pas décidée par les autorités politiques temporaires.TROUPES AMERICAINES A VLADIVOSTOK Harbin, 12.—Il y a actuellement | à Vladivostok des troupes améri-! raines, anglaises et japonaises.I Les Américains surveillent les I ports, tandis que les Japonais sont : préposés à la gard„e des dépôts de | chemins de fer et de munitions.UN EFFET APAISANT Washington, 12.—L'arrivée des i troupes américaines à Vladivostok aura, s’attend-on, une effet rassurant en Russie.Par le fait que les Américains se joignent aux Anglais et aux Japonais pour protéger la vie et les vastes dépôts de matériel de guerre appartenant aux Alliés dans le port sibérien, l’entreprise prend un caractère distinctement international, qui, croit-on ici, devra dissiper les craintes des Russes, éveillées par les déclarations à source allemande qui faisaient croire au commencement d’une invasion japonaise.L’intervention des Américains n’a pour but, aux yeux de tous, que de protéger la vie et la propriété là où il n’y a pas d’autorités russes compétentes pour maintenir l’ordre.DECLARATION DE LORD ROBERT CECIL Londres, 12.— Le gouvernement anglais n’a aucune raison de j supposer que le gouvernement américain n’approuve pas le débarquement des troupes anglaises | et japonaises à Vladivostok, a répondu lord Robert Cecil à une question d’un député.RAPPORTS CONTROUVES Pékin, 12.—Un officier du gouvernement a fait une enquête sur les rapports qui disaient que les Allemands enrôlaient des télégraphistes chinois, japonais et coréens, à Harbin et à Chang Chun, pour le chemin de fer chinois oriental.Cet officier a déclaré qu’aucun télégraphiste n’avait récemment laissé son poste en Chine, sauf peut-être en Mongolie, où les bureaux de télégraphie ne sont pas sous le contrôle du gouvernement.BOLSHEVIK!, COSAQUES ET JO-P ON AI S AUX PRISES Harbin, 12.— Un certain nom-| bre de Russes réfugiés à Harbin, et venant de Rlagovieshtchensk, | ont raconté les récents désordres I qui se sont produits dans cette j dernière ville.L’origine des troubles repose sur une tentative des | Bolsheviki de.désarmer les Japonais qui s’étaient préparés en cas d’attaques.Le premier jour, le général Kosbevnikoff, à la tête d’un groupe de Cosaques, prêta aide aux Japonais et repoussa les Rol-shevki, mais ceux-ci, aidés des gardes rouges, curent bientôt le | dessus.Plusieurs bâtisses furent mises à sae et à feu, et les autres confisquées et déclarées propriétés communes.Des paysans armés se mirent de la partie et forcèrent les gardes rouges à se rendre.Il s’ensuivit une deuxième orgie de pillage.Le général Kosbevnikoff perdit 100 morts, y compris huit Japonais et deux Chinois.On rapporte que 2fl0 à 300 non-combattants ont été tués, Los réfugiés se sont | procuré 8.000,000 de roubles à ; même les fonds de la banque im-j pénale.LES NEGOCIATIONS TEXTE QUI EN DIT LONG LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS FAIT CONNAITRE LA TENEUR D’UNE LETTRE DE L’EMPEREUR D’AUTRICHE OU LE MONARQUE FAIT PART DE SON ARDENT DESIR DE PAIX.Cartes d’affaires et canes proîessionslles AVOCATS Vous aime/.les sport»?Vous ,veut Casier postal 35G.— Adresse télégraphique “Naliac, Montréal'*.Tél.Main 1256-1251.Codes : lober* West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Bue St-Jacque» MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 30, RUE SAINT-JACQUES Résidence : 246(3 avenue du l’arc.Rockland 2450.MEDECIN-VETERINAIRE J.-H VILLENEUVE, D M.V.(Hôpital de l'Ecole Vétérinaire Laral) 266, RUE CRAIG EST Tél.Main U»8.NOTAIRES Tél.Main 3215.Edifice Montreal Trust, Place d’Armes, Montréal.LAMOTHE, GA.DB0IS et NANTEL AVOCATS J.-C.Lamothe, LL.I)., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.-Maréchal Nantel, B.C.L.“vTcYor pager AVOCAT Immeuble Power, 83-ouest, rue Craig.Main 4040.Saint-Louis 2168.P.St-Germain, LL.L., C.ïî., L.Guérin, LL.L.» B.Panel-Raymond, LL.L.Adresse télégraphique “Beaudin" St-Germain, Guérin et Kaymond, AVOCATS Edifice Trust & Loan, 30 rue Saint;Jacqnes.Téléphone Bell Main 5134.Montréal, Can, Résidence : 180 Jpanne-Manee.—Tél.Est 5870.GUY VANTER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, RUE ST-JACUUES .— BUREAU 76.Tél.Main 2632 Domicile : Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT BUREAU 53.— 97, RUE SAINT-JACQUES.Tél.Main 213 ASSURANCES L.Et^r.Courtois, 233, Chritftoplie-Qolomb.Tél.Saint-Louis 7983.Jos.Ed.Courtois, 272 Panet.Tél.Est 744.COURTOIS FRERES ASSURANCES Successeurs de Joseph Courtois Bureau établi en 1890 J?63 VLSITATION, Montréal.Tél.EstJ»85.BANQUES D’EPARGNE LÀ BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE El DU DISTRICT DE MONTREAL.Bureau principal, 176 rue St^ïacques, et quatorze succursales à Montréal.COMPTABLES GAGNON & L’HEUREUX COMPTABLES LICENCIES _ (CHARTERED ACCOUNTANTS) 11 Place d’Armes.Tel.Main -ÜIIZ.P- A.Gagnon, C.A.J.Arthur L'Heureux, C.A.COURTIERS EN IMMEUBLES A.JETTE & CIE, courtiers en immeubles (établi 1885), experts en propriétés, édifice Crédit Foncier.35 Saint-Jacques.Prêts 1ère et 2ènie hypothèques.Collection, achats des créances.DOCTEURS Diplôme en hygiène publique.—Heures: 12 à 2 p.i* , 6 à 8 p.m.—Tél.Saint-Louis 3275.Dr JOS.-N.CHAUSSE Médecin-chirurgien.— Maladies de ia peau.708, PARC LAFONTAINE, MONTREAL._____Ansrle de la rue Marauette.Dr Fernand Emery Maladies du coeur et des poumons.Tuberculose.1827 AVENUE DU PARc Consultations gratuites à l’Institut Bruches.» le lundi matin.GARDES-MALADES GARDES-MALADES Service de gardes-malades 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plus tard, les élèves des’colleges pourront aider efficacement au jardinage, à la fenaison et à la récolte des Céréales Cette initiative de nos collèges fournit pour trois mois plus de'?,-000 ouvriers agricoles.Les supérieurs espèrent que les parents des élèves des villes verront à trouver pour leurs enfants de l’emploi aux travaux des champs.LA MORT DU SOLDAT FARRELL Québec 12.— Frappé soudaine-nient d une malndic mystérieuse qui le rendit inconscient, samedi,1 Province de Québec, s district de Montréal, No 4752.Cour supérieure.Mary Hunt, épouse coinimune en Liens de MoLse Hodrigue,.autorisée à ester en justice, demanderesse, vs Moïse Rodrigue, cn+repreneur-peintre, des cité et district 7 x 72 pouces.Valeur de 3.69 -¦ d’épaisseur, 10.011 pour.COINS DE RIDEAUX en marquisette écrue ou ivoire, avec dentelle el entre-deux, 30 x 36 pouces.Valeur spéciale .25 ,29 .39 AB .69 JOLIE Cl:.ri'NNEébms ic nouvelles i.mieurs, dessins r .n.s ou h fleurs, pour rideaux de chambre et salle à manger, /BE 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Siriits son petit chargement particulier, composé de tout ce qu’il faut pour or-«aniser un laboratoire d’études r crobiologiques.Et, au comble de la joie, s’interrompant de temps à autre pour se frotter les mains, il vérifiait soigneusement lui-même l’emballage des cornues, des ballons, des flacons à tubulures, des réchauds en terre réfractaire, des tubes et des, microscopes, et descendait lui-même surveiller l’installation de ces fragiles colis dans les cales du Siriits, où il avait trouvé un réduit présentant toutes les garanties nécessaires, tout près de la cloison de la cambuse.D’après ce qui précède, on peut juger du caractère du docteur Sergeant.Sa note dominante était la ténacité.A cette qualité il joignail un sang-froid parfait, bien que dissimulé souvent sous les apparences d’une exubérance digne d’un Méridional.Au physique, c'était un homme d’assez haute taille, plutôt maigre, ayant gardé, à quarante-six ans, tous ses cheveux à peine grisonnants et deux rangées intactes de dents très blanches.Ses favoris, un peu plus gris que ses cheveux, mais correctement taillés en deux touffes, et son teint légèrement hâlé décelaient l'homme de mer, même sous l’habit bourgeois.En somme, le docteur Sergeant était un brave homme, savant de mérite, e.t, à part les petites jalousies de confrères auxquelles nous avons fait allusion, il ne comptait que des amis.Pendant le chargement, opération pour laquelle, vu l'urgence, un détachement de marins fourni par les autres cuirassés de l’escadre prêtait son concours à l’équipage du Sirius, le docteur se promenait sur le quai avec le commandant de Malher cl interrompait fréquemment sa conversation, dont naturellement l’épidémie de Beyrouth faisait les frais, pour envoyer des estafettes chercher quelques objets nouveaux, dont il écrivait la désignation et la nomenclature sur des pages déchirées de son carnet, au gré des inspirations que 4ui suggérait sa pen sêe constamment tendue vers le même but.De temps à autre les deux offi- ciers franchissaient la passerelle jetée entre le quai et le navire pour examiner les détails de l’arrimage.Puis ils revenaient à terre pour veiller à ce que les différentes catégories de marchandises ne fussent pas confondues, ce qui aurait coin piiqué et prolongé le travail.A 4 heures de l’après-midi, on en avait à peu près fini avec le chargement.Le médecin et Georges de Malher redescendaient à quai pour s’assurer que rien n’avail été omis, lorsqu’ils se trouvèrent face à face avec sir Owen.“Eh bien! dit le naturaliste, votre arrimage est-il terminé?—Il va l’être.—Et quand prenez-vous la mer?—Je me rends immédiatement à bord du Guichen pour saluer l’amiral et prendre ses dernières instructions.Je pense que nous nous mettrons en route demain matin.Comme je ne vous reverrai sans doute pas d’ici là, mon cher oncle, je voudrais vous charger de quelques corn missions et de deux ou trois lettres pour les miens.On ne sait ni qui vit ni qui meurt, n’est-ce pas ?et comme je vais dans un endroit où, paraît-il, on meurt sérieusement, je voudrai*.—Diable! dit sir Owen, je ne demanderais pas mieux que d’accepter celte mission funèbre; mais il y a une petite difficulté.—Et laquelle, mon oncle?—C’est que je pars avec vous, ou du moins en même temps que vous.—Pour quel endroit?—'Pour Beyrouth, donc.J’ai réfléchi, mon cher ami, qu’il était de mon devoir d’Anglais de ne pas laisser des Français affronter seuls le danger.Que diable ! nous avons des compatriotes aussi en Syrie.Alors j’ai fait charger sur mon yacht, tout ce que j’ai pu de préservatifs et de médicaments,.pa* grand’chose, par parenthèse, car vous avez à peu près tout pris.J’ai tout fait préparer pour l'appareillage.A la rigueur, j’aurais pu vous devancer ; mais, comme c’était à vous que je devais l’indication, j’ai jugé convenable de vous accompagner, de sorte que.—De sorte que., —1.’Investigator naviguera de conserve avec le Sirius, si vous n’y voyez pas d’inconvénient.—C’est sérieux?Vous avez réfié chi que vous alliez vous exposer sans nécessité, sans que le devoir vous y oblige?Vous avez songé aux suites, aux quarantaines, à tous les ennuis qui, à défaut de malheur, peuvent et doivent vous assaillir ?Vous avez pensé à vos hommes, que ii vous emmenez ainsi peut-être à la mort?—J’ai pensé a tout.Pour ce qui m’est personnel, je n’ai de compte à rendre qu’à ma conscience.En ce qui concerne mes hommes, je les ai prrévenus du but du voyage, j’ai rompu tous les engagements et annoncé que je donnerais une double paye à ceux qui resteraient et une indemnité à ceux qui me quitteraient.Il en est parti trois sur vingt-deux.Les autres ont agi dans la plénitude de leur libre arbitre.Je suis donc moralement tranquille.—Eh blent mon cher oncle, dit Georges, c’est très bien, vous savez, ce que vous faites là.—Ma foi, mon cher ami, je n’ai pas la moindre peur.Et puis, moi, je ne suis pas marié.Si l’un de nous deux est malade, l’autre ie soignera.—Et nous ne serons pas malades, interrompit le docteur, qui assistait à l’entretien.Et nous verrons une belie épidémie, et nous sauverons beaucoup de monde.Four moi, je comprends parfaitement que monsieur ait envie de voir cela.” Georges s’aperçut alors seulement, a l'air un peu revêche de sir Owen qu’il avait négligé la formalité dé la présentation.R Sc hâta de réparer cet oubli, et l’Anglais échan- gea avec le médecin un vigouret shakehands, la cordiale poignée ( mains d’hommes qui, en deux mini tes, viennent d’apprendre à s’esl mer.“Allons, messieurs, c’est bien, d Georges de Malher, Nous nous r trouverons à Beyrouth, mon oncl et nous ferons tous de notre mieu: vous au nom de l’Angleterre, et m< au nom de la France.—Et moi, dit le médecin, au noi de l’humanité.” Le lendemain matin, au pet jour, le Sirius et VInvestigator frai «•hissaient les passes et, à trois ci cûblures ITm de l’autre, faisaiet route sur le sud-est.Le Sirius, nous l’avons dit, était un navire léger de six cento tonneaux, construit spécialement en vue de la vitesse.Aussi toutes ses formes avaient-elle été calculées pour atteindre ce but.Entièrement construit en acier, il mesurait quarante-decix mètres de l'étrave à l’él.ambot, •»! .veu’temenJ sept mètres au miUtrenbau.Son étrave tombait à la mer suivant une Jigne rigoureusement perpendiculaire, et ses flancs s’effilaient jusqu'à l’avant par une courbe don liant, en plan, un angle aigu connue une pointe de flèche.A SUIVRE
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