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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 29 avril 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-04-29, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 100 MONTREAL, LUNDI 29 AVRIL 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration î 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: RÉDACTION: - Main 7461 Muiu 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! SOUS LA TEMPETE La Société Historique de Montréal célèbre ce soir son soixantième anniversaire.Salle Saint-Sulpice elle évoquera par la parole et par l’image le souvenir de ses fondateurs et celui du vieux Montréal.Cela parait très loin des préoccupations qui dominent l’esprit public, qui font battre tous les coeurs.Et pourtant il faut louer la Société de poursuivre son oeuvre, de vouloir lui donner une extension nouvelle.Son abstention n’aiderait en rien à la solution des problèmes militaires; elle diminuerait simplement le capital de science et de patriotisme éclairé qui sera nécessaire dans les débats de demain.Car, si le fait ne dépend pas de nous, nous n’avons tout de même pas le droit d’en ignorer l’existence: l’histoire sera longtemps encore chez nous une arme de combat.Au nom d’une histoire faussée, ou plus simplement de l’ignorance, on a voulu abaisser ou flétrir notre passé, quand on ne prétendait pas sur cette fausse conception de l’histoire fonder des obligations nouvelles.L’oeuvre de Carneau est née d’un sentiment de révolte contre l’injustice de certaines appréciations, d'une volonté de réaction et aujourd’hui comme alors nous avons le devoir d’opposer à l’ignorance ou à l’erreur la vérité des faits.Au train où vont les choses nous serons vraisemblablement obligés d’ailleurs de porter notre défense dans plus d’un pays, et jusque dans des milieux où nous aurions eu le droit, ce semble, de compter sur plus de sympathie.C’est un motif de plus de nous mettre à la besogne ou d’aider ceux qui s'attachent à ce travail de salut.C’est probablement la pensée des luttes actuelles et le sentiment de celles qui s’annoncent qui ont insufflé à la Société Historique une énergie nouvelle et la volonté d’apporter à l’oeuvre de Jacques Viger et du vénérable abbé Verreau un regain d’activité, il faut s’en réjouir.# # # La Société Historique, qui a presque doublé depuis deux ans le nombre de ses membres, se propose, non seulement de continuer l’oeuvre de recherches et d’évocation historique de ses aînés, mais de poursuivre une action extérieure plus marquée.On sait la part qu’elle a prise à la célébration du 275e anniversaire de la fondation de Montréal, à la pose de plaques qui rappellent nos vieux souvenirs.Elle n’entend pas sûrement en rester là.Nous avons trop de fois, ici même, insisté sur l’importance du culte du passé, sur la nécessité où nous sommes de rappeler aux fils du sol la gloire de leurs pères et d’apprendre aux nouveaux-venus qu’ils ont eu des devanciers en ce pays où ils recueillent l’héritage de sept ou huit générations, pour ne pas saluer avec joie ceux qui se font les gardiens de cette gloire ancienne.Il convient qu’une société s’attache plus particulièrement à cette tâche, et la Société Historique a pour cela tous les titres qu’il faut, mais le sursaut de fierté nationale qui se manifeste un Peu partout lui permettra de compter sur d’amples concours.Qu’elle n’hésite pas à les utiliser.Et pourquoi, puisqu’il faut tendre à l’action, la Société Historique ne profiterait-elle pas de sa réunion de ce soir pour réclamer, pour organiser peut-être, la commémoration annuelle et régulière de la fondation de Montréal?Cette commémoration lui fournirait la plus belle occasion de répandre le goût des choses anciennes, d’éveiller la curiosité des esprits chercheurs.Elle se glorifie à juste titre du rôle qu’elle a joué dans les fêtes de l’an dernier: ce serait leur donner la meilleure des conclusions que d’en assurer la permanence.On entend bien qu’il ne s’agit pas de lancer une manifestation qui ne cadrerait ni avec la gravité de l’heure, ni avec l’état des finances municipales.L’an dernier même, on a fait les choses d’une façon assez modeste, et l’on pourrait être plus simple encore cette année.Mais il devrait tout de même y avoir moyen de rappeler le passé, de provoquer quelques séances dans bs écoles, quelques pèlerinages aux lieux historiques et de poser le principe de la fête annuelle.Rus lard, en des heures moins tragiques, on pourra faire plus grand, plus luxueux.Pour aujourd’hui, il suffirait de commencer.Orner HEROUX.“NOUS MANGEONS TROP” A PROPOS DE RATIONNEMENT.— L'OPINION DU Dr Al RELE NADEAU.Des dépêches d’Ottawa, insérées -dans les feuilles ultra-loyales telle la Gaeztte de Montreal, nous donnaient à entendre récemment qu’un -gouvernement paternel s’apprêtait à rationner les populations, il ne s’ensuit pas que nous en soyions réduit dans quelques jours à présenter notre bon de pain et notre carte de sucre chez le boulanger et chez l’épicier, ni à immoler tous les chiens de la ville comme cela se doit faire en Angleterre où ils sont pourtant une institution nationale, déclarait un journal anglais.Le gouvernement, en certaines choses, suit à la lettre le conseil de la prudence: hâtez-vous lentement, et il se pourrait que le rationnement se produisît quand il ne restera plus que l’air et l’eau à partager.Le rationnement établi avec équité n’est pas, en somme, chose si mauvaise.Quand il existe de fail sans être légalement imposé, il donne lieu à de pires abus.N’est-cr-pas ce qui se pratique au Gamut et pour les choses les plus essentielles encore ?Qu'il se produise une nouvelle hausse du lait aussi accentuée que tes précédentes (et elle est à peu près certaine comme nous l’avons déjà dit) et des cen taines et des centaines de famille seront obligées de rationner en de ça peut-être de la marge de pru dence les enfants de moins de deux ans pour qui le- lait doit être le principale sinon la seule nourritu re.Ce n’est pas d’hier, mais presque du début de la guerre, que pour le consommateur canadien la grive se vend au prix de l’ortolan.M.lié roux notait l’autre jour, à la suit de la Charitu Organization cette v tuation absolument anormale de familles dont 'os membres adultes travaillent et qui cependant doivent heurter à la porte des sociétés d secours parce (tue, comme dit l’expression populaire, on meurt d faim aujourd’hui avec de l'argen' plein ses poches.Le rationnement équitaMmi établi, ne tend pas à la haus-o- d-prix mais à leur équilibre.Ainsi ! déclarait lord Rhondda, dans un-entrevue publiée par le Star de se modi: l’ancien contrôleur des vi vres disait, en effet, que le conlrôt-s’était traduit en Angleterre par une baisse de huit ou dix pour cent er faveur des consommateurs.Et i' ajoutait: "Speaking gcncrnllg.until quit, rrrrntlii the people of this ennn trp were much heller off than fheg were before (he war, as re aards fond distribution and fond prices.They were far better off also as regards health, for nowhere and at no time has there been such a shortage as could have any effect otherwise than good upon public health.In this, conditions in Great Britain have been in strong contrast to those in Germany.” La phrase qui termine cette citation est fort nécessaire; on ne comprendrait pas, en effet, comment il se peut faire que le rationnement qui résulte dans une amélioration de la santé publique en Angleterre aurait produit et depuis longtemps la débilitation générale de la population allemande.Dans le Royaume-Uni, le pain n’est pas rationné, et il est meme meilleur marché qu'au Canada ; en Allemagne, ça été un des premiers articles de consommation soumis au contrôle.Serait-ce là le secret?Dans mi article donné à VEctai-reur de Beauceville, le docteur Au-rèle Nadeau, frère du docteur Emile Nadeau, plus connu de nos lecteurs, fournit une fiche de consolation, aux Canadiens en puissance do rationnement.Cela est intitulé: “Nous mangeons Irop”, et vers le début nous relevons une phrase qui contredit l’optimisme ou le pessimisme, comme on voudra, de lord Rhondda au sujet de l'Allemagne.Nous avons cité run, citons simplement l’autre, leur laissant ensuite 'e soin bien improbable de se dé battre entre eux: “Les Allemands, au dire des prisonniers (et le docteur est particuliérement bien placé pour recevoir de certains de ceux-ci dés renseignements inteilligents), observent tous tes jours depuis 10H que les hôpitaux civils seraient à nioitié vides sans les blessés de guerre.On y voit infiniment moins de dyspeutiques, de cancéreux, d'artério-scléreiix, d’hydropiques, d diabétiques, de rhumatisants, d’apoplectiques, etc.Les salles réservées à la maladie interne ont, parait-it, changé d’aspect tout ri fait.Les multiples maladies de nutrition chez ceux qui étaient avariés en 1911 ont subi un temps d’arrêt, tandis qm les individus, non alors compromis, ne ne sont pas acheminés vers l’hôpital en colonnes serrées comme aux heures où l’on pouvait se gorger.” il ressort de l’article du docteur Nadeau que nous mangeons trop, que de là dépendent lu plupart de nos maladies.Etant donnée la menace de ra-tionnement, eet article arrive donc comme marée en carême.Cilons-cn la partie qui conseille aux fils des Normands un régime Spartiate.Elle pourra être utile à.l'estomac et à la bourse de nos lecteurs même avant le rationnement, (pii, encore une fois, existe de fail à raison de la surenchère des prix : Le malheur, c’est qu'en dehors des esprits avertis de la profession médicale, bien peu de gens ont la moindre idée de ce qu’il faut peu de nourriture pour vivre, bien vivre et fournir du travail.On abuse de tous les aliments en bloc et en détail.Mais en ces dernières années, on dort la conscience tranquille du moment qu’on ne mange pas deux à trois gros repas de viande par jour.Or, la physiologie nous apprend qu’un gramme (15 grains) d’albumine suffit pour réparer l’usure du travail d’un kilogramme (2 Ibs) de poids du corps.A ce compte, l’albumine entrant pour un cinquième dans la viande, un homme de 75 kilos (160 Ibs) aurait besoin de 5 fois 75: 375 grammes de viande, soit 3-4 de livre.Et ceci en supposant que cet homme ne s’approvisionnerait d’albumine qu’au moyen de la viande, tandis qu’elle nous est amplement fournie par les oeufs, le lait, le fromage, le pain naturel, les légumes secs {pois, haricots, lentilles, fèves), le poisson et les fruits oléagineux {noix, amandes).Et qu’on remarque que 3-4 de Hure représente la ration d’albumine d’un homme qui travaille.Que dire de la simple ration d’entretien d'un sédentaire qui n’a pas besoin de subvenir beaucoup au frais de la réparation musculaire, et qui s’engouffre, en plus de la viande ,tous les autrjs aliments générateurs d’al-buminév Quant aux deux antres grandes classes d’éléments nutritifs: les farineux et les graisses, rappelons que la ration quotidienne de travail d’un adulte est de 500 grammes (1 livre) pour les farineux et de 47 grammes (guère plus d'une once Vz) pour les graisses.Que faut-il penser alors de nos excès de pain, de breakfast foods, de fines fleurs, des sauces savantes, des fritures, du beurre, du sucre et de la crème qu’on met partout, de la charcuterie et de la pâtisserie, deux "institutions vilaines" que l’Allemagne a biffées du jour où elle a entrevu la nécessité du rationnement.En méditant sur ces données, nous sommes confrontés avec une grande réalité qui passe à quarante coudées au-dessus de la tête du plus grand nombre : c’est que “l’homme ne meurt pas mais qu’il se tue” ! La seule fiche de consolation qui nous reste, c’est qu’il est indéniable que nous sommes durs à tuer ! C’est heureux que noire, fragilité ne soit pas en raison directe de notre étourderie.Mais, pour quelques-uns qui bénéficient d’une longue impunité, que de misères, de maladies, d’infirmités accablent les autres, en attendant la vieillesse accidentée et la fin prématurée ! Heureux, encore une fois, les pauvres qui sont forcés d’etre sages, puisqu’ils sont si clairsemés les riches qui veulent vivre conformément à la raison.Pour le riche, le salut temporel semble aussi difficile que le salut éternel si on s’en rapporte à la parabole du chameau de l’Evangile.dron.je ne vois pas quel rapport .—C’est justement parce que je l’ai vu moi, le rapport, que j’ai réussi à me faire ma bosse.Je vais t’expliquer ça en deux mots.Tu sais, aux Etats-Unis, il y a des tas de pro-Alleniands; pour les convertir aux doctrines de la civilisation on a trouvé un excellent moyen, très doux mais très efficace : on les roule dans le goudron, on les couvre de plumes puis on les promène jusqu’à l conversion complète.—J’aurais jamais trouvé ça! ¦—Il y a un hic, c’est que goudron \ et plumes vont vite s’épuiser.Mais j’ai trouvé autre chose: mon sens patriotique m’a suggéré une idée l splendide et pourvu que les érables coulent et les ruches travaillent.—Les ruches?les érables?je donne ma langue aux chats! —Je le sais; j’ai compris moi, et c’est pour ça.—Que tu as réussi à faire ta bosse.—Parfaitement.Voici, j’ai fait comprendre aux Américains qu’il jallait varier leurs moyens de persuasion.A la place du goudron c’est le sirop d’i able et le miel qui vu servir à enduire les sujets à convertir.—Mais si tu n’as pas de plume.—Je n’en aurai plus besoin.An lieu de promener les néophytes ion les exhibera en place publique et les guêpes, les brulols et autres amateurs de sucre se chargeront de faire comprendre aux germanophiles les saines notions d’humanité.Nous avons cité l’avis d'un hygiéniste, qui entreprenait longtemps avant les règlements imposant le haut blutage de la farine à 72, la lutte contre le pain blanc.Il est peu probable que l’on se lance à la suite de cette lecture dans une diète irraisonnée, mais rappelons, par mesure de prudence, que le régime alimentaire doit varier suivant les tempéraments et qu’il pourrait être imprudent de s’auto-rationner à l’extrême sans avoir pris au préalable sur son cas particulier, les conseils de la Faculté.Notons que lord Rhondda lui-même qui avait prétendu qu’il pouvait conserver sa santé tout en se soumettant à un rigoureux autorationnement a dû s’aliter depuis quelques semaines.Heureusement pour son système et pour la santé publique, il se soumettait à un régime plus austère que celui qui est présentement de règle en Grande-Bretagne! Louis DUPIRE.BILLET DU SOfR.AU S R VICE DE LA ‘CIVILISATION” J’ai revu Laplume plus affairé que jamais.Depuis le fiasco du cirque qu’il avait voulu organisé avec les trumeaux Blondin-Rainville-Sé-vigny, je le croyais tombé dans une purée noire; mais non, il m’apparut plus prospère que jamais, vêtu comme un prince, le chef couvert de soie, les mains gantées de suède, le pur havane aux lèvres et le ventre doré comme un magnat de la rue Saint-François-Xavier.Tant de vernis me fit croire qu’il avait été fait baronnet ou au moins siré en dépit de l’altitude très démocratique de nos gouvernants à l’égard des décorations.J'en étais à mes réflexions lorsque Laplume, que j’avais vu venir de loin, m’aborda sans façon.—Ab! mais que tu es beau, fis-je tout ébahi, tu as encore fait un héritage.—Non, je gagne maintenant des las d’argent ù lu sueur de mon front: je suis dans le commerce.—Profiteur de guerre alors! Tu spécules sur les vivres?.—Profiteur de guerre oui et non, mais je ne vends pas de mangeai Ile.J’ai monopolisé toute la plume du pays.—Laplume cl la plume, c’est une facétie.Tu fais des lits pour l’armée?—En plume?Mais In es fou.Non c’est pour les Etuis Unis.J'ai aussi mis la main sur tout le goudron.—Tu te lances dans les pavages?Tes entreprises me paraissent un peu irop variées?Tu ne comprends pas?—Rien, la Plume.et le aou- Laplume vraiment est un génie.Max SOREL.BLOC-NOTES Les agriculteurs Les provinces anglaises s’alarment de ce tempsnci de .la question de la main-d’œuvre agrico.e.Des dépêches du NouveauiBrunswick, ainsi que de l’Ontario, parlent d’as semblées d’agriculteurs se hâtant de souligner au gouvernement la nécessité de garder au Canada les jeunes gens aptes aux travaux de la terre.Toronto télégraphie aujourd’hui qu’une délégation de 2,500 agriculteurs ontariens se prépare à aller à Ottawa pour demander l’exemption des agriculteurs de 20 à 23 ans, appelés de ce temps-ci sous les armes.Détail à noter, la dernière délégation agricole à Ottawa a été celle de propriétaires anglais de fermes et d’experts agricoles anglo-canadiens de la région de Montréal.Partout, dans ies milieux ruraux anglo-canadiens, la campagne de surproduction apparaît impossible à conduire à bonne fin, si les bras manquent aux champs.Le bon sens même le dit, y affirme-t-on.“From our readers’’ Cette rubrique de la Gazette emplit une pleine page de ce journal, ce matin.Nulle part, toutefois, on n’y voit la moindre ligne de M.William Birks pour protester contre le compte rendu de son désormais fameux discours au Canadian Club, il y a une quinzaine.M.William Birks a préféré adresser son démenti au Canada, qui n'avait signalé pour sa part que le compte rendu de la Gazette, sans le faire sien.IJ semblerait qu'au cours de ses quinze jours de réflexion, M.William Birks eût pu trouver une minute pour adresser une demande de rectification à la Gazette.Puisqu’il ne Ta pas fait, puisque la Gazette n’en dit mot, le discours de M.Birks reste, et tel que la Gazette l’a publié.Toutes les tangentes que M.Birks cherche pour échapper aux reproches justifiés qu’on lui a faits au sujet de son discours le mènent à l'absurde.Parions que M.Birks ne fera plus de sitôt de discours en publie.Le prix du beurre Il a été ridiculement élevé, tout l’hiver.Ceux qui s’opposaient à la vente et à la fabrication de la margarine au pays, sous prétexte que cela nuirait à l’industrie laitière en ont été pour leurs prédictions, non fondées.Le consommateur n’a jamais payé le beurre aussi cher que depuis la levée de d'interdiction contre la margarine, au Canada.11 s’e&t vendu, depuis novembre dernier, de 55 à (JU sous la livre et de nombreuses familles ont dû se priver complètement et'en manger.Depuis quelques jours, vu la réouver turc des fabriques de beurre, le marché enregistre une baisse assez sensible des cours.Cela ne sera pas mal vu des ménagères.D’autre part, il semble que la surexpor talion à destination d’Europe empêchera le prix du beurre de re tourner aux prix de Tété dernier.Nous en paierons peut-être do 45 à 50 sous une partie de Tété.Ce sera déjà trop, — mais ce sera moins mal que ces mois derniers.La bulle Harmsworth-Northcliffe Un des journaux les plus sérieux de Londres, le Daily News, publie, sous la signature d’un des publicistes les plus en vue du monde anglais, \.(î.Gardiner, un véritable réquisitoire contre le premier minisire du Royaume-Uni.Le journaliste an lais y parle de la légèreté de Llovd George, et écrit: “C’est cette légèreté, cette confiance en de petits moyens, en mouvements impulsifs, en conseillers plausibles, cette méfiance de la réflexion solide.ce dédain des grands courants qui sont le mobile des gens responsables de la situation alarmante en Irlande.” Plus loin M.Gardiner parle de “l’explosion de la bulle Ilarmsworlh , faisant allusion au départ de lord Hothermere, frère de lord Nortbcliffe, et de la démission y probable de celui-ci”, après quoi il ] remarque que, depuis trois ans, le premier ministre anglais a mis toute sa confiance en Northeliffe et que rien de tout cela ne peut se défendre.Les apparences indiquent que ceux qui prévoient la chûte du ministère Lloyd George d’ici trois mois, par suite de différents événements, voient assez juste, pour Theure.Il reste à savoir si le premier ministre anglais habile à évoluer, et qui a souvent déjoué les mauvais coups du sort, ne trouvera pas encore cette fois-ci moyen de survivre, avec son ministère, à la crise imminente.Quand ça les touche Les nouvelles taxes fédérales s’en viennent.La Gazette en parle, ce matin, en termes un peu inquiets.Elle se déclare cependant favorable à une surtaxe générale de 7 et demi à 10 pour cent, alors qu’elle n’est jusqu’ici que de 5 à 7 et demi.Et elle y va de eet avertissement aux gens qui voudraient remanier le tarif, — à la baisse, s’entend r “Il n’est pas temps, surtout, de jouer avec le tarif, de tenter de le reviser sans avoir fait au préalable une enquête à fond sur les conséquences que cela pourrait avoir sur le commerce et d’industrie.Ni le gouvernement ni le parlement n’ont de mandat qui les autorise à renverser la politique douanière du pays depuis quarante ans.” En d’autres termes, il ne faut pas parler du libre-échange, puisque le pays a été protectionniste depuis quarante ans.Admettons cela.Mais, comment la Gazette excusera-t-elle alors le parlement élu en 1911, et moribond en 1917, d’avoir changé du tout au tout la politique extérieure du pays, en matières militaires?Avait-il un mandat, ce parlement?En avait-il un qui valût le quart de la moitié de ce que peut valoir le mandat du cabinet et du parlement présents en matières douanières?Mais, dans ce cas-ci, comme toute modification du tarif nuirait aux grands intérêts financiers dont la Gazette est l’organe voit-on comment elle prend vite la mouche et se hâte d’avertir les députés de se borner à continuer l’oeuvre du parlement précédent, sans toucher à l’arche protectionniste?G.P.CHRONIQUE D’OTTA WA M.BORDEN REVIENT IES ÉTATS-UNIS 11 aurait obtenu un gros emprunt américain, dit la rumeur — Les nouveaux impôts — Un impair de Sam Gompers — Les cultivateurs ontariens s’agitent.CONCERT SACRE Le récital d’orgue donné hier par IM.Ernest Langlois, au Saint-Enfant-Jésus, et le salut solennel qui a suivi ont obtenu le plus beau succès.Cette touchante fête de piété et d’art était sous la présidence de Sa Grandeur Mgr l’archevêque et sous les auspices de la Schola Cantoruin.L’église était remplie.Du programme d’orgue, nous ne pouvons dire qu’une chose: c’est que le choix des pièces va de pair avec, la virtuosité de l’exécutant.A la suite d’oeuvres de Bach, de Haberbier, de Guilmant, de Dethier, de Gigout, qui défient la critique, M.Langlois a eu l’heureuse idée de nous faire goûter la saveur du terroir en nous donnant des compositions de MM.R.-Oct.Pelletier, G.E.Tanguay, A.Contant, B.F.Poirier et de lui-même.Si ce compte rendu n’était si hâtif, nous aurions aimé à donner notre appréciation de chacune de ces pièces et peut-être même à nous permettre des réserves quant à Tune, Tune seule d’entre elles, dont la texture enchevêtrée nous a semblé détonner quelque peu sur l’ensemble si digne d’éloges.Le programme du salut était fait exclusivement d’oeuvres canadiennes de belle tenue, parmi lesquelles nous avons entendu avec particulièrement de plaisir — nous le disons sans la moindre velléité de flatterie —- le Regina coeli de M.le Dr Fréd.Pelletier, que nous aimons pour le sens religieux si bien compris qu’il exprime.Le choeur était sous la direction de M.le Dr Us Versehelden.Nous voudrions que cet excellent maître de chapelle pût communiquer à nombre de ses collègues qui en ont un besoin criant le secret d’obtenir un si bel ensemble, une si parfaite observance des nuances et une si profonde compréhension du sens liturgique dans le plain-chant.P.-E.BIRON.L’AUTRE ASPECT "Afin de prévenir l'accaparement et réduire davantage la consommation du blé an pays, de telle sorte que le Canada puisse en envoyer plus aux pays alliés, où la disette de céréales est de plus en plus (grave, le bureau des vivres du Canada (Canada Food Board) annonce au- jour d’hui de nouvelles restrictions relatives à Tachai, et à l’emploi du blé et de la farine.” Ainsi débute une dépêche d’Ottawa à la Gazette de ce matin.Dès les premiers jours de la guerre, nous avons signalé avec insistance les se-vices énormes que le Canada pourrait rendre aux Alliés, au point de vue alimentaire, nous avons réclamé l’établissement de tout un programme de .surproduction qui aurait pu doubler ces services, et l’objet définitif que vise la réglementation nouvelle nous paraît excellent.Mais quelles dispositions additionnelles prendra-t-on pour qu’elle protège eu même temps notre pays contre la famine, pour qu’elle assure aux gens d'ici des vivres en quantités suffisantes et à des prix accessibles ?C’est un.autre aspect de la question, sur lequel il nous parait urgent d’appeler l’attention des gou-1 ventants.—0.H.Ottawa, 29.— La rumeur politique est assez tranquille, en ce commencement de semaine.Le premier ministre est revenu des Etats-Unis où il a rencontré le ministre-fantôme de nos finances, ainsi que lord Reading, représentant les finances britanniques.On peut donc s’attendre à quelque déclaration importante dans un avenir prochain, et le fait est que M.Borden a dit aux a- ences de nouvelles américaines qu’il annoncera au Parlement canadien le résultat de ses négociations.Ce sera donc probablement pour ces jours-ci, et il ne reste plus qu’à se demander d’abord quelle est la nature des arrangements financiers dont on nous parlera, puis lequel de deux hommes nous en mettra au courant.Sera-ce le premier ministre ou le ministre intérimaire des finances?M.Borden gardera-t-il pour lui le prestige d’avoir réussi à négocier un emprunt important, ou sera-ce M.MacLean qui renseignera là-dessus le pays suspendu à ses lèvres?C’est ce que nous verrons au cours de la semaine; et quant à la nature des arrangements intervenus, on suppose qu’ils prendront la forme d’un emprunt de quatre ou cinq cents raillions ou plus simplement d’un crédit partiel pris à même la “marge” de la Grande-Bretagne et mis à notre disposition, afin de ramener le change entre les deux pays d’Amérique à un niveau moins ruineux pour nous.Si c’est le premier ministre, qui renseigne le parlement sur cette question, il le fera sans doute aujourd’hui ou demain, tandis que si c’est M.MacLean, il le fera sans doute au cours de son discours sur le budget, qu’il devait prononcer demain, mardi, mais qui pourrait être remis jusqu’à jeudi.Depuis trois ou quatre ans.le discours du budget n’a jamais amené de bien agréables surprises au peuple canadien et les Choses ne peuvent que continuer, dans les circonstances actuelles.Aussi s’attend-on à une dose nouvelle des charges directes auxquelles sont habitués depuis longtemps les pays d’Europe, mais dont nous nous croyions, en pays d’Amérique, à l’abri, à tout jamais.Le timbre de guerre sur les chèques, par exemple, n’était qu’un pas dans une voie ou les Européens sont plus avancés que nous.Mais nous sommes en marche et peut-être finirons-nous par les rejoindre.On parle en toul cas d'un impôt d’un pour cent sur toutes les transactions commerciales grandes ou petites.Cela n’effraye personne en ce qui concerne les vraies transactions, celle que l’on transige par voie de notaire ou de banquier, et dans lesquelles une petite amende ne chan.e pas grand chose au profit que Ton croit ou que Ton espère réaliser.Mais en sera-t-il de même du monsieur faisant dans un magasin l’emplette d’une chemise ou d’une paire de souliers?Et la ménagère au marché, que dira-t-elle, quand on lui réclamera l’impôt sur sa brassée de légumes ou sa livre de viande, si viande il y a?On n’en mourra pas, pour quelques sous de plus, mais c’est Tennui d’etre toujours en face de l’intervention de TEtat.Il faudra bien s’y faire, et nous ne serons pas plus mal lotis que nos frères d’Europe, habitués depuis longtemps à toutes sortes de contrariétés.L’une des particularités de la vie des affaires, en France, par exetnple, c’est que dans ies magasins, il faut payer un timbre de deux sous pour le reçu qu'on vous donne.Or, les touristes canadiens ou américains, mal habitués à ces chinoiseries, étaient souvent tentés d’éluder la loi en refusant le reçu; mais le cas était prévu et le commerçant, obligé de vous remettre à tout le moins sa facture acquittée; et qu’est une facture acquittée, sinon un reçu véritable?Donc, timbre sur la facture.De même pour les banques et au 1res institutions financières, qui n’ont pas Je droit d’accuser réception d’une somme sans apposer un timbre à leur lettre, excepté cepcn dant si la dite lettre* contient un re çu dûment timbré.Ce sont là tonies petites choses auxquelles nom.aurons à nous accoutumer, si la ru ineur est fondée.De oins eu V la grande guerre s’affirme comme une universelle calami,i.une épreuve dont les répercussions s’étendent peu à peu à toute l’humanité et se feront sentir pendant une longue suite d’années.Plus que jamais convient-il do regarder vers le ciel et de prier humblement, surtout pour ceux qui souffrent ht bas et pour les#autres si nombreux qui vont encore partir.La capitale est remplie, ces jours-ci, de parents attristés vernin£ conférer avec les autorités de l’enrôlement de leurs jeunes fils, n’ayant pas plus de di-neuf ans en certains cas, et dont le clair regard s’ost affermi et comme virilisé depuis qu’ils ont eu.à pren dre, selon une forte expression, leur vie entre leurs mains pour lui donner une direction définitive ai.bout de laquelle peut se trouver prématurément l’éternité.* * * M.Samuel Gompers n’a pas ilimi té son éloquence théâtrale à la réception qu'on lui a faite au parle ment, et à laquelle, soil dit en passant^ il n’a pas reçu, comme M.Vi-viani et M.Balfour, les honneurs du Hansard; il a pris la parole en [ deux ou trois autres occasions, td a même donné aux associations ouvrières qu’il a rencontrées samedi soir quelques conseils que celles-ci ont peu goûtés.Nous voulons faire allusion à l’attitude hostile prise par le chef américain à tout projet de parti parlementaire ouvrier.Cette idée est, croyons-nous, en voie d’exécution, et en s’y déclarant opposé, M.Gompers a étonné, puis mécontenté la majorité de ses auditeurs, à tel point qu’après son départ de la salle, M.J.G.Watters, chef ouvrier canadien connu, a déclaré sans ambages différer complètement d’avis avec le visi-teur sur l’opportunité de former un parti ouvrier proprement dit j cela semble révéler une volonté arrêtée chez une partie assez grante des dirigeants du travail d’en venir à cette mesure.On ne le sa vait pas encore publiquement, mais il serait intéressant d’en connaître nlus long.¦* * -K Les cultivateurs de langue anglaise du pays sont en train de se réunir, si Ton en croit des bruits qui courent, car on parle d’une invasion prochaine de fermiers au nombre impressionnant de plusieurs milliers, venant exposer leur cause, quelle qu’elle soit, aux ministres fédéraux.Le nombre est probablement exagéré, et le fait est qu'à moins de venir à pied, on ne voit pas comment tous ces délégués pourraient se faire transporter vers la Capitale dont beaucoup d’entre eux sont éloignés de centaines de milles.Nous sommes plutôt porté à croire qu’il faut en rabattre du gros chiffre que mentionne la rumeur, et s’attendre simplement à une nouvelle conférence politico-agricole amenant quelques centaines d'agriculteurs au Château Laurier.A moins que tout ne se passe en vent, et qu’on se contente de grandes assemblées comme celle qui a eu lieu à la fin de la semaine dernière dans l’Ontario, dans le comté de Lamb-ton, représenté en Chambre par M.Fred Pardee et M.J.-F.Armstrong.La rareté des employés de ferme est telle en ees comtés que les fermiers sont à moitié découragés, et qu’ils ont tenu ces jours-ci une cmnde assemblée régionale à laquelle des milliers d’entre eux ont assisté.On ne sait pas quelle décision ils ont prise, mais leurs députés ont dû en entendre parler, et leur position est difficile, entre le gouvernement qui leur répond de faire travailler les femmes, et les cultivateurs, à qui ce moyen ne dit pas grand’chose, au moins tant qu’ils n’en auront pas essayé.Mais, comme a dit M.Rowell, nous n’avons fourni encore que 5 pour cent de notre population mâle à la guerre tandis que la Grande-Bretagne s'inscrit à 12 pour rent ; ce sont des chiffres que les fermiers de Lambton ont peut-être négligé de se rappeler en établissant le bilan de leurs besoins pour les semailles et la moisson.Le discours du budget En dernière heure, il est annoncé que c'est mardi (demain) que M.MacLean prononcera le discours du budget, et qu'il y incorporera le compte rendu des arrangements pris par le premier ministre et M.White aux Etats-Unis.A ce propos, on annonce déjà qu’une somme de 40 millions de dollars, prise à même le crédit britannique, est à la disposition des autorités canadiennes pour servir à l’achat et à l’expédition en Angleterre (lu surplus de notre production de fromage.On se rappelle que les prix du fromage ont été fixés, il y a quelques jours, à 23 sous la livre pour le produit de première qualité, avec diminu-lion respective d'un demi-sou pour les deux qualités inférieures.A mardi donc l’annonce des mesures prises par le gouvernement pour faire face à la situation finan- ière durant les prochains douze mois, Ernest EILjÛEAU.LE FRANÇAIS U CJN ECTICUT Le gouverneur du Connecticut, M.Marius H.Holcomb vient d’interdire l'enseignement dans les écoles de TEtat, à partir de juillet, de toute autre langue que l’anglais.On suppose qu’il a voulu par là frapper l'enseignement de l’allemand, mais il y a grande chance que les écoles les plus atteintes seront les écoles franco-canadiennes, '-el'es où Ton enseigne, avec l’anglais, la langue de la France.Le ton des journaux ind'que que les Franco-Américains ne laisseront point passer la chose sans une vigoureuse opposilion.Celle-ci portera d’abord, semble-t-il, sur la légalité même de d’acte du gouverneur.POUR LES DAMES Le R.(P.Loiseau terminera demain.à trois heures, le cours d'apologétique qu'il donne àTEcole .et Crcelman, ce matin, au caucus échevlnal, oi.i clairement fait connaître i atti ''de qu’ils prendraient de leur côte : celle de voter également pour 1 a-doption du rapport.Et de trois.On sait du reste que l’échevin Dubeau — assermenté ces jours derniers par M.René Bauset.a sa résidence — est encore retenu chez lui par la maladie et que le siège de Notre-Dame de Grâce est toujours vacant.Et de cinq.Cinq de vingt et un.il reste exactement seize : mais il ne faut pas oublier qu'il y a des voles de douteux dans les camps anglais et français.Quant aux absences, il n’y en aura probablement pas; car nos édiles savent parfaitement que les proprietaires de leur quartier seront “un peu là” cet après-midi pour tout enregistrer ce qui ne fera pas leurs affaires.Plusieurs sont même venus à leur caucus, ce matin, avec le secrétaire-trésorier de la Ligue, M.B.Mathys, pour voir l’impression, sans doute, que créeraient chez eux les explications que ce dernier devait leur donner au sujet de leur opposition au rapport de la commission, en ce qui concerne tout naturellement la taxe foncière.Ces explications sont contenues dans le rapport assez détaillé que nous avons fait de l’assemblée de la Ligue, tenue hier après-midi au Monument National.MOURANT AU VICTORIA.On nous apprend que M.Duncan McDonald, ancien commissaire de la ville, est mourant à l'hôpital Victoria.—L’Association des bouchers annonce qu’elle discutera, ce soir, au Monument National, la question relative à la construction d’abattoirs municipaux.—L’échevin Bédard demande à la commission de parachever immédiatement un égout fermé par la polite rivière Saint-Pierre, et d’informer la commission des tramways MUe “la ville a modifié la nature du pavage de la rue Saint-Antoine, entre les rues Atwater et de Courcel-les, pour permettre à la Cie de, tramways de poser une voie double.GERMANO-AMERICAIN SOUS ARRÊT New-York.29.— William Fàlin-bourn, président de la Louisiana Railway and Navigation Company, Allemand naturalisé, qui passe pour multimillionnaire, a été arrêté,hier soir, a Shrewsbury, Louisiane, a la suite d’une déclaration sous serment l’accusant de violation de l’acte contre l’espionnage.L'arrestation a eu lieu après une assemblée du comité exécutif de la National Society league, section loui-sianaise.Ce comité a adopté des résolutions disant que les déclarations faites par Edinbourn.à une assemblée d’Allemands d’origine, vendredi, constituent “ une trahison séditieuse envers les Etats-Unis et leurs alliés ”.- DES NÉGOCIATIONS DE L’ALLEMAGNE Moscou, 29.— L’Allemagne entretien! actuellement des négocia lions séparées avec les gouvernements du Caucase et de lu Crimée.Elle a requis le ministre de la Suède à Tiflis de lui dire ce que représentait le gouvernement antisoviet dans Je Caucase et quel était son drapeau; elle a demandé au gouvernement de la Grimée de lui décrire son pavillon maritime et la façon dont elle s'en sert, afin d'éviter la destruction de ses navires.-9- MORT D’UN POLICIER On annonce la mort du lieutenant de police Saint Michel, du, poste No 34, à Maisonneuve.Le lieutenant est décédé hier.Moscou, 20.— (Par courrier de la Presse Associée).— Un congrès de prisonnires de guerre, représentant toutes les nationalités des Empires du Centre, s’est réuni au cours des derniers jours.11 y a parmi eux une centaine de membres des sociétés internationales, qui veulent préparer une révolution sociale dans l’ouest de l’Europe et établir une république soviet.Le gouvernement allemand n’a pas encore reçu de réponse à ses demandes, adressées par message au ministre Tchicharin des affaires étrangères de Russie, au sujet de la situation des prisonniers de guerre.D’après la note allemande les prisonniers de guerre en Sibérie au- raient formé des comilés révolutionnaires et se seraient débarrassés de leurs officiers; ceux de Omsh auraient même résolu de s’emparer de la gare du chemin de fer Transsibérien afin d’empêcher le retour des prisonniers en Allemagne; le congrès des prisonniers de guerre de Moscou aurait aussi adopté des mesures dice genre.L’Allemagne exige le désarmement des prisonniers de Omsk, la séparation des prisonniers allemands et autrichiens, des mesures efficaces pour assurer le retour des prisonniers de la Sibérie, et une action du gouvernement russe pour empêcher la tenue du congrès de Moscou; elle demande aussi l’arrestation des membres du comité des prisonniers.WEKERLE FORME UN CABINET Amsterdam, 29.— M.Alexandre Wekerle a accepté l’invitation que lui avait adressée l’empereur Charles de former un autre cabinet, en remplacement de celui qui a récemment démissionné et dont il était le chef, mande une dépêche de Budapest, au Lokal Anzeiger.Il a conféré pendant 2 heures, samedi, avec le comte Tisza, ancien premier ministre.M.Weker se proie de former un cabinet de coali-1 tion, en lui donnant pour base un compromis sur la question du bill de la réforme électorale.Une scission dans le ministère à propos de cette question a amené la démission du gouvernement, le 17 avril.Les demandas des partis de Karolyi et des socialistes ont fait échouer les tentatives faites pour constituer un autre gouvernement.DANS LE VOISINAGE , DU PONT DE QUEBEC Québec, 29.— Les plans relatifs à la construction de chantiers, d’usines, de voies d’évitement, etc., sur un terrain de deux milles carrés dans le voisinage du pont de Québec, sur la rive méridionale, sont en voie d’exécution, en tant qu’il s’agit de la petite paroisse de Charny, dans le comté de Lévis, à une couple de milles du côté sud du pont de Québec.Des promesses de vente ont été faites pour la plus grande partie du terrain nécessaire.Cette entreprise entraînerait la coopération de 11 chemins de fer américains et canadiens et Charny deviendrait le trait d’union entre i’Est et l’Ouest.Ces travaux s’élèveraient à plus de $7,000,000.-«- MANIFESTATIONS ANTI ALLEMANDES Amsterdam, 29.— De sérieuses manifestations antiallemandes ont eu lieu à Leibach, à lu suite d’une crise ministérielle.Cuivant les journaux viennois, une foule composée de Slovènes a presque détruit complètement le club allemand et a brisé les carreaux de tous les magasins et de tous les cafés allemands.Les troupes ont été appelées, mais les manifestants ont continué à défiler dans les rues, portant des drapeaux nationaux, chantant des chansons anti allemandes et poussant des vivats en faveur de l’Entente.- AUTOMOBILISTES TRADUITS EN COUR En Cour de police, ce matin, 24 j personnes étaient accusées d’avoir i conduit leurs automobiles à une al-1 lure un peu vive ou d’avoir omis de i se procurer un permis.De ces nom-! bres 5 ont vu leurs causes renvoyées faute de preuve contre elles.Ce” sont : MM.A.Gauthier, J.-W.Wilson, Emile Gagnon, Adolphe Beaulieu et The Bremner Auto Service Co.— Deux autres ont été condamnés à l'amende : MM.Alfred Racine et Edouard Lanthier.—Les 7 autres personnes devront recomparaître le 6 mai.CHINOIS CONDAMNÉS Onze Chinois comparaissaient ce matin en Cour du recorder sous l’accusation d’avoir eu de l’opium en leur possession.Ils se sont tous déclarés coupables et ont été condamnés à $5.00 et aux frans ou 1 mois.-C- ADORATION NOCTURNE Les membres de l'Adoration Nocturne sont, priés de se rendre, mercredi soir, à 8 heures, à l’asile de la Providence, paroisse Saint-Jacques, pour la célébration des Quara nte-He lires.-»- 664 104 BOCHES MANQUENT A L’APPEL Amsterdam, 29.— D’après le “Yor-waerts”, le général von Risberg a déclaré, vendredi dernier, devant le comité principal du Reichstag que, le 31 mars dernier, le nombre des soldats allemands manquant à l'appel s'élevait à 664,104, soit : 236,676 mi sont prisonniers en France,119,-1100, en Angleterre, 157,000 en Russie et en Roumanie, et le reste sur les listes de hors de combat (morts)., TROIS JOURS SANS VIANDE A PARIS Paris, 2',.— Une note officielle annonce rétablissement de trois jours sans viande par semaine.Elle explique que la diminution graduelle des réserves de viande dans les entrepôts frigorifiques, la nécessité li’plimenter une partie de l’armée américaine et parfois de subvenir aux besoins des autres forè*^ des Alliés forcent le gouvernement à entamer de plus en plus le cheptel français.Des intermédiaires sans scrupules profitent clés circonstances pour faire monter les prix.Il en résulte cpie les tieveurs ne donnent pas leurs meilleurs animaux aux préposés au ré-quisitionn‘ment.Cette pratique produit un double effet.Elle rend plus difficile le ravitaillement de l’armée et elle rend la viande hors de prix pour les civils .Ces spéculateurs, dont quelques-uns réalisent un profil de 900 francs sur un taureau, seront poursuivis vigoureusement, dit le communiqué.En sus, le gouvernement cherchera à encourager les éleveurs en augmentant les prix de réquisitionnement et en augmentant la primes tir les animaux engraissés pour le marché.DÉMISSION PROBABLE EN HAUT LIEU Londres, 29.— H est de plus en plus question de la démission prochaine de lord Rothermere, depuis quelques mois à la tète du service de l’aviation: ce membre du cabinet serait forcé de prendre cette décision à cause de l’état de sa santé.(Lui succéderait à ce poste, soit sir W.Weir, soil sir Hugh Trenchard.-*—- Mgr IRELAND PREND QUELQUE MIEUX Saint-Paul, Minn., 29.— L'élat de santé de S.G.Mgr Ireland, s’est quelque peu amélioré au cours des dernières vingt-quatre heures, disent ses médecins.EN CONFÉRENCE AVEC M.CLEMENCEAU Paris, 2».—M.Silvio Crespi, directeur du service des vivres de ITtalie, est à Paris depuis trois jours, conférant avec le premier ministre, M.Clemenceau, et avec Victor Roret, ministre français des provisions, dit aujourd'hui une note officielle.D’importantes questions se rapportant au ravitaillement de l’Italie ont été prises en considération.M.Crespi retournera à Home, ce r.oir.pour présider à l'ouverture du congrès scientifique interallié des provisions.UN SUICIDE RUE DORCHESTER Un nommé G.Langwell, 1078.Dorchester Est, s’est suicidé, hier, en se tirant une balle dans la mâchoire.Le défunt était malade depuis quelque temps.1! était âgé de 61 ans.-e-r— LA DÉMISSION DE LORD RHONDDA Londres, 2, — Les rapports publiés hier matin au sujet de la démission du baron Rhondda, comme directeur du service des vivres, pour cause de santé, ont été corroborés, hier soir.On dit toutefois que da démission n'a pas été acceptée.ATROCITES BOLSHEV1KL Harbin, 21.— La semaine dernière, la situation politique s'est compliquée en Sibérie du fait que des factions russes rivales ont demandé A se faire reconnaître, chacune à l’exclusion des autres.Le départ du général Horvath, commandant militaire, ici, pour Pékin, a alarmé les représentants du gouvernement sibérien et les groupes socialistes, qui 'craignent qu’il ne demande aux Alliés d’appuyer la dictature.Au moins deux factions ont demandé aux représentants alliés d'informer leurs gouvernements que l'établissement de la dictature soulèverait une grande indignation en Sibérie.Vu l’apparente répugnance des Alliés à intervenir contre les bolshe-viki, plusieurs factions pensent que le seul espoir d’obtenir l’appui des Alliés consiste à se coaliser et à former une seule organisation politique tendant à rétablir l’ordre en Sibérie sous une forme républicaine de gouvernement, à faire rentrer la Russie dans la guerre ou du moins a détruire l’influence allemande en Sibérie.D’anciens membres de la Douma russe sonl allés à Tokio pour solliciter le secours des Alliés, et un autre délégué est parti pour Pékin, afin de faire échec aux menées de la faction Horvath en faveur de la dicta-ture, et en même temps pour promettre l’appui du gouvernement sibérien au général Horvath, pourvu que le maintien du gouvernement populaire soit garanti.Les atrocités des bolsheviki à Bla-goviestchensk ont soulevé l'indignation, cl le comité de ia défense en Extrême-Orient, organisation de l’Assemblée constituante, a suggéré au corps consulaire la nomination de consuls qui étudieraient les dépositions des réfugiés à ce sujet.On prétend que les atrocités dépassent celles qui ont été commises en Belgique.Les consuls ont demandé des instructions à leurs gouvernements.LES GARDES ROUGES FLECHISSENT Londres, 29.— Hier midi, les chefs de la garde rouge finlandaise ont demandé un armistice à la garde blan- | ehe ou troupes du gouvernement, se- j Ion un communiqué officiel publié â ! Vasa et transmis par le correspon- j dani de l'“Exchange Telegraph Com- ' pany”, à Copenhague.La garde blan- ' che a rejeté l’offre de rebelles.Les Allemandes et la garde blan- j che, ajoute le message, encerclent i Viborg de trois côtés.Les derniers ! rapports de Finlande indiquent que.le filet se resserre rapidement autour des gardes rouges et que la rébellion finlandaises prendra probable- ' ment fin dans quelques jours.Dans le sud-ouest de la Finlande, les gardes rouges ont été entourées entre Terestchus et Helsingfors, et dans la Finlande orientale ils ont été encer-clés et leurs communications ont été coupées avec la Russie.On s’attend à la chute prochaine de Viborg.-*- ON DÉNONCE LE TRAITÉ DE BREST L1T0VSK Londres, 29.— S’il faut en croire, une dépêche, le dernier en date des gouvernements russes à Petrograd a dénoncé le traité de Brest-Litovsk avec l’Allemagne, au dire de F“Af-tonbladet”, de Copenhague.Il demande un nouveau traité mettant l’Esthonie sous la souveraineté rus- j se.J Un message de Stockholm à ta Presse Associée signalait hier Ta rumeur que le grand duc Alexis aurait été proclamé empereur de Russie, à la suite d’une contre-révolution, et ijoutait que le nouveau gouveme-nent refusera de reconnaître le dernier traité avec l’Allemagne.L’Estho-nie s'étend le long de la côte méridionale du golfe de Finlande, du golfe de Riga à la région de Petrograd.On a déjà dit que Je kaiser deviendrait duc d’Esthonie et que cette province serait étroitement alliée à l’Allema- , gne.-*- — • j DEUX CONVOIS SE TAMPONNENT Charleston, \V.Va, 29.— Deux wagons d’un train de voyageurs du chemin de fer Kanowska et Michigan, transportant des ouvriers aux usines de munitions de TEtat à Ni-tro, ont été tamponnes aujourd'hui ! par un autre train arrivant de l’arrière.Les directeurs de la compagnie disent que l’accident, d’après les premiers rapports reçus, n’a causé aucune perte de vie, ni de blessures graves aux victimes.-»-1 EN FAVEUR DU SUFFRAGE EGAL i Amsterdam, 29, — Suivant une dé- j pêche de Berlin, le congrès prussien | du parti libéral national a adopté .une résolution en faveur du sut'fva-, gc égal en Prusse, dans les limites prescrites par le bill de réforme du gouvernement.Unvote a été de 419 voix à 117. LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 29 AVRIL 1918 VOL.IX.— No 100 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D’EMPLOI ï—Jusqu'à 20 mol®, 1C cour, rt H «ou par mot supplémentaire.DEMANDES D'ELEVESr—juaqu à 20 mot®, ( tous, et W sou par mot supplémentair®.TOUTES LES AUTRES DEMANDESr— huqu'à 20 mots, 10 bous, 1 sou par sact aipplémen* ’•ire CH AM PRES A LOUER ï—10 boos Jusqu’à 20 mots.H cou par mot supplémentaire.TROUVE :—Jusqu’à 20 mots, 10 sous, H *©.encrier Est, k'0 bâint-Denis, Montreal.Réparations r .pluies, serrures, clefs, armes n feu, lin de scie, affilage do toutes sortes, reparut de ressorts, gramophones.Prompt Ira {Satisfaction garantie.KURTUBlSt et HURTUBiSE INGr.MhUKS - ARPLNTEUR8 Immeuble Banque National*, 99 ht Jacqn.s._______Téléphone : Main 7618.DORURE.ARGLNfURE, NICKELAGE Compagnie ROYAL SILVER PLATE Réparations, placage d’ornements d'églises, argenterie, coutellerie, vernissage à l’or.A.GIROUX, gérant.207 Saint-Jacques.Mala 1387.VOITURES POUR TRANSPORT Blanchard Express Transport de 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supérieure, province Québec, district de Montréal.1334.La cité de Verdun, ee-rpt lion légalement cimattlnèe, ay sa principale pince d’affaires d In cité de Verdun, district de M< rêal, demanderesse, v.A.Dev kere, de la cité de Verdun, dist de Montréal, défendeur.Il est donné au défendeur de com raîlre dans le mois.Montréal, avril 1918.Les procureurs dt demanderesse, Fauteux et Fault VOL.IX.— No 100 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 29 AVRIL 1918 5 LES MILITAIRES UNE PARADE CONSIDÉRABLE A L’OCCASION DE L’ANNIVER-v SAIRE DE LA VICTOIRE D'Y-PRES, 5,000 SOLDATS DEFILENT PAR LES RUES, HIER.— OFFICES RELIGIEUX.— ALLOCUTION DE M.LE CHANOINE SYLVESTRE.RUSSIE CHOSES MUNICIPALES Par une température idéale et devant une foule de plusieurs milliers de personnes, 5 ÜUÜ militaires ont paradé dans les rues de la ville hier après-midi et ont assisté à des cérémonies religieuses en l'honneur du troisième anniversaire de la victoire d’Ypres.Toutes les troupes en garnison à Montréal ont pris part à cette parade qui fut une des plus remarquables faites ici depuis le commencement de la guerre.Cependant que les soldats protestants se réunissaient à une cérémonie religieuse faite en plein air sur les terrains du M.A.A.A., à Westmount, les soldats catholiques assistaient à une bénédiction du Saint-Sacrement qui eut lieu dans l’église de Saint-Léon de Westmount.Le chanoine major Sylvestre prononça le sermont de circonstance à l’église de Saint-Léon et le colonel Amond adressa la parole aux soldats protestants sur les terrains du M.A.A.A.Avant de partir pour la parade, les militaires entonnèrent le premier couplet du “O Canada” et au son des clairons qui sonnaient, firent le dernier salut d'honneur aux soldats tombés sur les champs de bataille d’Ypres.Puis s’organisa la parade qui défila par les rues Sainte-Catherine, Green et Sherbrooke jusque devant la Galerie des Arts où le major-général Wilson, entouré de son état-major, reçut le salut militaire après quoi les rangs furent rompus.Venait en tête de la parade un détachement de la police à cheval suivi d’une fanfare militaire, puis une vingtaine de “Sacs au Dos”.Ce détachement d’habits bleus, drapeau français en tête, fut longuement applaudi par la foule tout le long du parcours.Suivaient ensuite tous les régiments casernes à Montréal, puis un détachement des “Vétérans de la guerre” sous les ordres du iieute-nant-eolonel Creelman.Aux derniers rangs de la parade venait une trentaine d’automobiles dans lesquelles avaient pris place des militaires de retour du front et trop blessés pour pouvoir marcher dans les rangs.De longues acclamations ont salué leur passage, puis la parade a pris fin devant la Galerie des Arts.Aux terrains du M.A.A.A., comme à l’église de Saint-Léon une grande, foule de personnes assistait aux cérémonies religieuses.Une affluence de spectateurs était aussi échelonnée lout le long du parcours et envahissait les trottoirs, les balcons et les galeries pour voir défiler les militaires.Les deux prédicateurs ont raconté les péripéties de la victoire d’Ypres, ont prononcé des paroles d’éloges à l’adresse de ceux qui sont tombés là-bas et demandé des prières pour le repos de leurs âmes.LE SERGENT-MAJOR R,,Si f.Si ACQUITTE Après avoir siégé toute la journée de samedi, la Cour martiale, composée du lieutenant-colonel Burns, du major Grothé, ci du capitaine MoNaughton.a rendu un verdict de non culpabilité dans la cause du sergent-major Rose qui a été honorablement acquitté.Plusieurs témoins, et l’inculpé lui-même, ont raconté les faits de cette chicane qui eut lieu entre le sergent-major Rose et le soldat Welsh.Il appert (pie Rose rencontra Welsh dans la rue, Welsh était en état d’ébriété, il le laissa conduire à la maison de convalescence rue McTavish où Rose se rendit lui-même et ordonna l’arrestation de Welsh.Welsh descendit alors l’escalier et commença à se chicaner avec Rose.Deux jours plus tard Rose était accusé d’avoir créé du désordre et frappé un soldat de retour du front.Plusieurs témoins ont déposé et les anciens chefs du sergent-major Rose sdnt venus jurer que l’inculpé fut toujours un soldat modèle lors-' qu’il était au front et au Canada.La Cour a délibéré pendant cinq minutes et a rendu le verdict cité plus haut.Me Bernard Rose défendait son frère.LE RETOUR DU CZARISME ON APPREND DE COPENHAGUE QU’UNE CONTRE-REVOLUTION VIENT D’ECLATER A PETRO-GRAD, ET QUE LE GRAND-DUC ALEXIS NI K O LAIE VI TC H A ETE PROCLAME ENPEREUR.Londres, 29.— Des dépêches de Copenhague à l’agence Exchange Telegraph annoncent qu'une contre-révolution vient d’éclater à Pe-trograd.Elles disent que, bien j qu’aucune communication télégraphique n’ait été reçue de Petrograd depuis plusieurs jours, des rumeurs courent la Finlande que la capitale russe est livrée à de graves émeutes ; en outre, on affirme que le grand-duc Alexis Nikolaie; vitch, fils de l’ex-empereur a été proclamé empereur, avec le grand-duc Michael Alexandrovitch, comme régent, pour prendre la direction des affaires.L’Aftonbladet, de Stockholm, publie des rapports définitifs venus de Abo, Finlande, disant que le grand-duc Alexis Ni-kolaievitch, fils de l’ex-tsar de Russie, a été proclamé tsar, et le grand-duc Michel Alexandrovitch.régent.Les correspondants des journaux suédois en Finlande annoncent continuellement des rumeurs per-sistantîs au sujet de changements des plus importants qui se seraient I passés en Russie.Le nouveau gou-1 vernenient, dit-on, refuserait de reconnaître le traité de paix des Bolsheviki avec l’Allemagne.On attache une certaine importance à ces rumeurs, parce qu’une dépêche de Vasa, en Finlande, annonce que le transport des prisonniers civils russes devait être suspendu, “ à cause de certains désordres en Russie ”.Depuis plus de trois semaines, il n’y a pas eu de communications télégraphiques entre la Russie, la Finlande et la Suède.WASHINGTON NE SAIT RIEN Washington, 29.— Dans les milieux officiels, on n’a reçu aucune confirmation qui puisse jeter un peu de lumière sur la nouvelle révolution qui agite présentement Petrograd, dans le but d’amener la restauration de la monarchie avec le jeune duc Alexis Nikolaievitch comme empereur.Ni l’ambassade russe, ni le ministère des affaires étrangères ne sont en relation avec Petrograd, et si les rumeurs recèlent la vérité, la nouvelle parviendra de bien autres sources avant d’être confirmé par des dépêches officielles.Une révolution royaliste fomentée par l’Allemagne ne causerait de surprise à personne ici, car l’on s’attendait à une tentative quelconque pour donner un certain cachet (le légalité à l’envahissement de l’Allemagne dans la Russie désorganisée, surtout depuis que le gou-evrnement bolshevik s’est réfugié à Moscou.Petrograd a toujours été un centre d’influence allemande, et maintenant elle est complètement dominée par les agents du gouvernement de Berlin.On dit que d’anciens prisonniers de guerre allemands régnent en maîtres depuis quelque temps sur la ville.ON SE DISPUTE I chevin Vandelac, produisit sa minute j de sensation et.d’indignation; cel-; le-ci devait se changer immédiate-] ment en une promesse formelle: celle | d’aller trouver chacun des membres du conseil et de leur rappeler que JkJO Uf'LIC’ITTWG c’est l’électorat, eux, qui les a en-nUu tlilL V IWlJ v°yês à l’hôtel de ville.I “Nous avons dormi suffisamment longtemps sur Tile de Montréal, s’est écrié M.Lévesque.L’heure a sonné pour nous de nous li-I guer contre l’autocratie et de la forcer à courber la tète, .le n’ai pas j besoin de vous mettre les points J sur les i, vous me comprenez : ce 1 rapport est une question de vie — | pour nous — ou de mort — pour quelqu’un que vous connaissez tous.” Une salve d’applaudissements ré- C OM MISS A 1RES ET PROPRIETAIRES CHERCHENT A S’ATTIRER LES BONNES GRACES DES MEMBRES DU CONSEIL POUR ADOPTER OU REJETER LE RAPPORT CONCERNANT LA TAXE FONCIERE.Pauvres échevins ! Depuis quelques heures, ils sont tiraillés en deux sens tout a fait inverses.D’un côté, des personnages mystérieux les supplient de voter en faveur du rapport de la commission recommandant de nouvelles augmentations de taxes.De l’autre, les propriétaires leur font comprendre que s’ils chargent leurs épaules d’un fardeau additionnel, leurs jours, comme ceux de j Balthazar, sont bel et bien comp- -{‘e’le7éconoriies'"rfarr7“et‘les ,, .__., .nouvelles taxes à établir ; Ces renseignements, dont nous .De ,vrer dc plus ’ r faisons part au publie, nous ont, indn; but ,, ser:!it ‘peut-être etc fournis, hier apres-mdi,au cours :()pnorUin de former un 1 comitc d une grande assemblée ‘ '1 composé d’échevins, de commis- f^:^ÎLLiPr0*irietaireS’ dU ‘loau 1 saines et de propriétaires, chargé de faire un rapport dans les deux pondit à ces paroi s et l’assemblée se termina par l’adoption de la résolution suivante (que nous reconstituons d’après nos notes) : “ De demander au conseil municipal d’amender le rapport de la commission en ne votant que la somme (le $1,200,000, prélevée sur les taxes autorisées par la législature, sauf la taxe foncière, parce que le montant est suffisant pour gérer les affaires de la cité, en attendant qu’on ait fait une étude d>-Ir-, situation administrative de la mois qui lion.” suivraient sa nomina- National.Dans son exposé de la situation financière actuelle de la ville — publilé, samedi dernier, dans les journaux — la commission administrative termine l’une de ses re- j ranr-ro w 41; a f rc marques par cette question : Lfco rUKLllo WAV ALLS —Y a-t-il une autre solution qui j celle que la commission propose ?—Oui ! a répondu, hier, la Ligue des propriétaires -— qui s’était réu-.nie tout spécialement pour étudier |, DES ALLIES ON NE DOIT PAS ROMPRE LES RANGS UN CAPITAINE DE REGIMENT PREND UNE ACTION CONTRE UN CIVIL QUI A TRAVERSE UN DEFILE DE SOLDATS.Les personnes qui traversent les rangs des soldats en parade encourent un amende de $5.00 et les frais, sur conviction sommaire.La peine est décrétée par les statuts fédéraux de 1906, chap.41, touchant la loi du service militaire.C’est la réponse que recevait, ce matin, au greffe de la Cour de police, un capitaine du 1er régiment de Québec, s’enquéiant s’il pouvait poursuivre au criminel un civil du nom de Ferdinand Brise-bois, arrêté, hier, lors d’une parade de ce régiment, rue Sherbrooke, l.o texte de la loi étant formel, le capitaine a immédiatement saisi la cour de cette affaire.» AVEU ET DENEGATION Un nommé Tony Williams a été arrêté, hier, rue St-Antoine, pour avoir tiré des coups de revolver sur une dame John W’illiain, demeurant au No 222, de la même me.Il a confessé sa culpabilité, ce matin, quant à l’accusation de port d’armes illégal, mais non quant à celle de tentative de meurtre.L’enquête est fixée au 30 avril.Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, District Ouest.Paris 29.— Le conseil naval inter-.,.llié qui s’est réuni, vendredi, au mi- la situation qui lui est laite par nos ^ nistère de la Marine, a terminé ses administrateurs honoraires Celte assemblée a été tenue sous la présidence dc M.Victor Morin.Remarqués parmi ceux qui y assistaient, M.B.Mathys, V.Lévesque, les échevins Vandelac et Resro-ches, J- V.Desaulniers, G.Maillet, .1.W.Proulx, H.Foucreau, J.P.Dixon, P.Desforges, P.Filion, A.I.abrecque, M Paquette, E.Rouillé, 1».Aubut, T.H.Ouellette, 1.Lau-zon et plusieurs dames.SO.; CREDIT SERA RUINE Le discours de résistance devait être celui de M.B.Mathys, l’un des membres de la Ligue, étavant ses arguments délibérations, .samedi après-midi.Il a pris d’importantes décisions pour ce qui est d’obtenir une plus étroite collaboration entre les forces navales des Alliés et d’accroître leur action en commun.M.Gear e Ley gués, ministre de la Marine dans le cabinet français, a proposé la résolution suivante et elle a été adoptée: “Le conseil naval interallié exprime son admiration pour le sang-froid le courage hardi et splendide dont la marine anglaise a fait preuve dans scs attaques contre Ostende et Zee-';ru ee, et pour la rapidité avec la- quellle elle a atteint ses objectifs, en Ce dernier, { dépit des immenses difficultés de .sur le rap-j l’entreprise et de la résistance déses- port' dès experts new-yorkais ainsi ipérée de l’ennemi”, que sur les études spéciales qu’il a J faites de la situation financière i de la ville, a déclaré à ses audi-i leurs que la commission adminis-‘ ‘ ' boucler L’APPEL DES CONSCRITS DE VIN GT ANS Le registraire Godin a déclaré, samedi, qu’une proclamation spéciale sera lancée pour appeler sous les armes ceux qui ont atteint l’âge de 20 ans depuis la fin de l’enregistrement général, soit depuis le 13 novembre, à peu près.Le registraire s’attend à ce que la proclamation soit lancée d’ici à quelques jours.Il semble, dit-on, que, bien que le nombre de ces conscrits s’élève à plusieurs milliers par tout le Dominion, ils sont plutôt en petit nombre dans le district militaire de Montréal.Le général Wilson a dit que nombre de jeunes gens, qui ont atteint l’âge de 20 ans, depuis le mois de novembre dernier, sont venus lui demander ce qu’ils devaient faire pour se cqnformer à la loi.A chacun d’eux, le général Wilson a conseillé de s’enregistrer sans délai.La nouvelle proclamation dissipera maintenant en entier leur hésitation.trative pourrait fort bien sont budget sans grever de nouveau la propriété foncière, qui “ n’en peut plus ”, “Nous ne sommes nullement hostiles aux commissaires, dit M.Mathys: mais il nous semble que l’opinion qu’ils se sont formée sur la situation financière de la Aille est complètement erronée.Ils ne paraissent pas comprendre l’importance de J acte qu’ils viennent de poser (augmenta-lion de la taxe foncière) : le credit ! d’une ville repose sur la propriété et Ton est en train de la ruiner.Elle ne peut plus porter davantage: est-ce qu’il serait logique de lui faire porter un fardeau de 2.10 pour cent quand ses ¦ revenus bruts ne sont que de 1.90?Est-ce que l’on veut al-i longer indéfiniment les listes du she-! rif?Car c’est inévitablement le cataclysme qui se produira, si le conseil ratifie demain (cet après-midi) le rapport de $4,000,000 qui leur es! présenté.“Il semble pourtant, ajouta M.Mathys, qu’il y a d’autres moyens de rétablir l’équilibre financier de 1: ville qu’en ruinant sa principale source de revenus.Ainsi, par exemple.et l’orateur dc repasser en revue les principales suggestions^ du Bureau de recherches de New-York qui, si elles étaient mis en pratique économiseraient une somme de 81,-000.000 seulement au chapitre des salaires; et de faire remarquer que L taxe sur les célibataires, en se basant sur les derniers recensements ne rapporterait pas seulement 850,000, comme le prétend la commission, mais au moins $1,200,000, etc., etc.M.Mathys a également fait remarquer que chaque ser\rice devrait pouvoir se suffire à lui-même, comme la commission a semblé l’admettre au cours de ses observations sur la taxe relative à l’enlèvement de la neige.PETITES SENSATIONS Plusieurs autres orateurs adressèrent la parole au cours de l’assemblée.C’est à ce moment-là qu’on apprit que des échevins avaient été approchés.La nouvelle annoncée par M.V.Léx'esque, et confirmée par l’é- Soumissions demandées pour le charbon Des soumissions sous enveloppes cachetées seront reçues au bureau de cette Commission, No 298, avenue Colbrooke, N.-D.de Grâce, jusqu’à mercredi 1er mai, à 6 heures p.m., pour la fourniture et la livraison de 3,264 tonnes de charbon, à savoir: 2.969 tonnes de “Fgg”, 85 tonnes de “Stove”, 10 tonnes de “Chestnut” et 200 tonnes de charbon mou, aux différentes écoles du district ouest.La Commission sc réserve le droit de refuser la plus basse et chacune des soumissions.Par ordre, Andié-G.ROBITAILLE, Directeur général.AVIS D’INHUMATION LE CIMETIERE DE L’EST PROVINCE DE QUEBEC, District de Montreal.Cour Suprricure, No 1139.- lie i.porous, demantloresse, vs G.Robitaille, défendeur, et AV.White, tiers-saisi.Le Sème I jour de mai 1918, à onze heures de l’avant- j .i.’di, au domicile du dit tifs-saisi, au No j 813 avenue Gertrude, en la cité de Verdun, seront vendus par autor.té .1 .iens et effets du dit tiers-saisi saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc Conditions : argent comptant.G.j iatfo'-taine.H.C S.Montréal, 29 avril 1918.lo.—L’inhumation des corps déposés au charnier se fera jeudi, le 2 mai, à 2 heures p.m.Si le temps était mauvais, la cérémonie serait remise au premier beau jour à la même heure.2o.—L’exhumation finale des restes du A’ieux cimetière de la Longue-Pointe et leur translation au cimetière de l'est auront lieu au cours du mois de mai.i •wwi PROTEGEES EN TOUS P4Y3 PROVINCE DE QUEBEC, District dc Mont-real.Cour Supérieure, No 279(5.— M.Bo-if*n, esqual., vs ( lias.Heath.Le 9ème jour de mai 1918, à 10 heures dc l’a vaut-midi, lux domicile et place d’affaires du dit défendeur, au No 50 rue St Henri, en arrière, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant on un piano, meubles de ménage, chevaux.attelages, voitures, etc.Conditions : argent comptant.C.A.Lafontaine, H.C.S.Montréal, 29 avril 1918.PICE.ON.PIGEON 4 DAVIS > T»l Main P*w»r 7~: : ! W- .¦ g iCucE lificiwit Des Cohs/ f f SÛRE, tri : CACt.îffMS OOULWS l fi .EvITntsPrtffTû'/TS5
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