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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 24 juin 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-06-24, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 147 MONTREAL, LUNDI 24 JUIN 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .« UNION POSTALE .$5 00 8 00 Édition hebdomadaire CANADA .• • • • j* h x )• » 3» * ^ Ç2 00 ETATS-UNIS .• • • ?p .« * ;• f* * k 2 50 UNION POSTALE • > • • • ü ^ • • ?3 00 Rédaction et administration 43.RUE SA1NT-VINCEHT MONTRÉAL TÉLÉPHONES x ADMINISTRATION: Main 746t RÉDACTION; - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS I POUR NOS CONSCRITS La collecte de la Saint-Jean-Baptiste—Les besoins nombreux — Les congrès — Souvenirs du pays.Nous espérons qu’en dépit de la pluie, la collecte faite hier par la Saint-Jean-Baptiste, au bénéfice de l’Aide aux conscrits, aura obtenu un beau succès.Si l’on veut en effet que celle-ci puisse réaliser une bonne partie de ses desiderata, accomplir une forte partie des besognes que tout le monde juge nécessaires, il faudra qu’elle puisse disposer de ressources relativement considérables.Les appels récemment faits par la Y.M.C.A.ont dù édifier le public là-dessus.11 s’agit, ne l’oublions pas, de bâtir une oeuvre qui devra s’occuper de milliers et de milliers de jeunes gens, ici et en Europe; et même si les services rendus à chacun apparaissent relativement peu considérables, le nombre des bénéficiaires exigera forcément d’importants déboursés, sans compter les services donnés par pur dévouement.Au fur et à mesure que se développera l’oeuvre, on appellera l’attention du public — on l’a déjà fait d’ailleurs — sur les besoins des plus urgents; mais ne serait-il pas à propos que divers groupes se chargeas sent, d’accord avec la direction centrale, de pourvoir à certains besoins particuliers?C’est une idée qui n’est pas de nous et que nous soumettons d’autant plus librement à tous les intéressés.Nous avons, 'à travers la province, des associations de toute sorte, qui réunissent hommes, femmes, jeunes gens et jeunes filles.Il y a là des personnes habituées à travailler ensemble, qui disposent de rèssour ces ou de moyens d’action particuliers.Pourquoi ne se mettraient-elles pas en relations avec l’Aide aux conscrits pour lui dire: Que pourrions-nous faire?ou; Voici les services (/ne, dans notre coin, nous pourrions vous rendre.Pour être juste, il faut ajouter que plusieurs l’ont déjà fait, mais ce n’est pas assez.Il faut que les oeuvres de secours qui travaillent d’ailleurs en parfait accord, d’Ottawa à Montréal et à Québec, puissent syndiquer toutes les bonnes volontés et que ceux qui partent se, sentent entourés de la sympathie de toute la race.(Les renseignements qui Aous viennent d’un peu partout démontrent qu’il y a place pour toutes les initiatives — depuis celles qui assureront aux aumôniers les autels portatifs et aux soldats les objets de piété, jusqu’à celles qui fourniront à ceux-ci le moyen de se récréer honnêtement dans les moments de relâche.* * 11 est un autre point sur lequel il faut appeler l’attention des conscrits et de ceux' qui s’intéressent à eux.Nous en avons parlé plus d’une fois déjà, mais nous croyons qu’il y faut revenir.Le gouvernement, après le rappel en bloc des exemptions accordées aux jeunes gens de 20, 21 et 22 ans, a déclaré que, dans certains cas spéciaux, il pourrait néanmoins être accordé des congés temporaires, renouvelables.Puisqu’il prévoit ces congés, c’est répondre à scs intentions que de porter à sa connaissance les cas que visent les dispositions nouvelles.Pour faciliter la besogne des intéressés, les autorités font même publier dans les journaux des avis ^ui indiquent les cas où un congé peut être accordé et la procédure à suivre.L’une de ces annonces a paru dans le Devoir de vendredi.On a pu rÿ'Mrt ceci, sous la Signature et la responsabilité des autorités fédérales: » CO.XGE D’ABSENCE POUR CAUSE DE TORT EXTREME.On désire que les Règlements concernant les congés d’absence dans les cas de tort soient connus de tous et parfaitement compris.Ce congé sera accordé dans deux cas:—(a) lorsqu’un tort extrême provient du fait que l’homme concerné est, soit le seul fils capable de gagner la vie, d’un père tué ou rendu infirme au service ou présentement en service outre-mer; ou le seul restant de deux ou plusieurs frères capables de gagner la vie (l’autre frère ou les autres frères ayant élc tués ou rendus infirmes au service ou étant présentement au service outre-mer, ou en entrainement pour outre-mer, ou sous traitement après son ou leur retour d’qutre-mcr) ; les frères mariés avant le 4 août 1914, vivant dans des établissements séparés et ayant un enfant ou des enfants, ne doivent pas être comptés, en déterminant le fait que l’homme concerné est le seul support d’une mère veuve, d’un père invalide ou d’autres dépendants sans ressources.Il faut remarquer que dans tous ces cas le principal facteur n’est pas le tort, la perte ou la souffrance envers l'individu concerné mais envers d’autres, c’est-à-dire, les membres de sa famille ou ceux qui dépendent de lui.On voit que cela peut couvrir un certain nombre de cas extrêmement intéressants; mais il faut naturellement que les circonstances de chaque cas soient portées à la connaissance des autorités compétentes.Voilà pourquoi nous faisons écho aux avis officiels, voilà pourquoi il faut que ceux qui s’intéressent aux conscrits les mettent au courant, s’ils ne le sont pas.Les autorités ont d’ailleurs pris soin de spécifier, dans le même avis, quelle procédure il faut suivre en ces cas.Nous citons textuellement, encore une fois: ^ PROCEDURE POUR OBTENIR UN CONGE D’ABSENCE.On a adopté un moyen simple pour traiter ces cas.Des formules de demandes ont été fournies à chaque Dépôt de bataillon cl à un officier de chaque bataillon a été assigné le devoir d’y accorder une attention immédiate.L’homme concerné devrait en se rapportant à son unité déclarer s’il désire demander un congé d’absence pour une ou plusieurs des raisons mentionnées et sa formule de demande sera alors remplie et expédiée immédiatement aux Quartiers-généraux de la Milice à Ottawa.Dans l’intervalle, si le cas parait méritoire, il sera accordé à l’homme un congé provisoire de (renie jotfrs, afin qn’il puisse retourner chez lui et continuer de remplir son emploi civil pendant que son cas se règle définitivement.Il faut noter en outre que, sans prendre aucun engagement particulier, les autorités laissent entendre qu’il pourra être accordé des congés pour la moisson.C’est un point qu’il ne faudra pas non plus perdre de vue dans le cas des soldats qui connaissent les choses de la terre.— Si le gouvernement accorde des congés de ce genre, ce sera sûrement pour faciliter la surproduction agricole qu’il proclame nécessaire et il voudra qu’on en bénéficie.Voici le texte de son avis à ce sujet: CONGE POUR LA MOISSON.Il a été reçu des demandes quant à la possibilité d’accorder pour le temps de la moisson un congé aux troupes qui peuvent se trouver dans le pays à celle époque.Il ne peut être donné aucune assurance définitive sur ce point, attendu qu’il faut profiter des navires à mesure qu’ils deviennent disponibles.D’un autre côté, un congé pour le temps de la moisson sera accordé si c’csl possible d’une façon quelconque.Une dernière note, inspirée par la touchante pensée d’un jeune prêtre de la région des Trois-Rivières, M.l’abbé Emile 'Lessard.Celui-ci écrivait l’autre jour au Bien Public, notre confrère des Trois-IRivières, pour le prier de servir en son nom un abonnement au camp de Val Car-licr, afin que les conscrits Irifluviens pussent ainsi recevoir des nouvelles de leurs proches.L’exemple ne mériterait-il pas d’etre suivi?Les conscrits pour-Vont toujours se procurer les journaux quotidiens, vendus sur le terrain jiour la plupart, mais les feuilles régionales ne leur parviendront que si elles leur sont directement envoyée s ou si l’on sert à la direction du Chez-nous du soldat des exemplaires qui seront mLs 4 la disposition des conscrits.ür les feuilles régionales offrent pour la plupart-d’entee-eux un intérêt que n’auront jamais les quotidiens des grandes villes.Elles font la chronique des paroisses, racontent les naissances, les mariages, les décès, les petits accidents.Tout cela peut paraître puéril au lecteur étranger, mais pour l’homme du pays qui connaît les êtres et les choses, cette chronique s’anime.A distance surtout, elle prend l'allure d’une conversation de famille.Nous en appelons au témoignage de tous ceux qui vivent loin de leur petite patrie.Tâchons, autant que possible, de garder nos jeunes gens en contact avec leur petit chez eux, tâchons, sous toutes les formes, de leur assurer une saine et réconfortante lecture.Ce sera à la fois leur faire plaisir et leur rendre un vrai service.• Orner HEROUX.LE TRAMWAY À CINQ SOUS LES RESPONSABILITES.FAUX ARGUMENT DES TES ABOLIES.— LE CHAR- Tiré de sa longue léthargie pâlies secousses récentes de sa vie municipale, le corps électoral de Montréal vient de se réveiller poui constater que, pendant son coupable sommeil, la Judith québécoise lui a infligé le supplice d’Holo-pherne: il n’a plus de tête, ou, plutôt, il est bicéphale.Mais ce nouveau chef monstrueux n’est que le produit d’un greffage artificiel; cet te double tête n’a aucun rapport de sympathie avec le tronc.Ses actes iui sont dictés moins pour le bien du corps qu’elle est censée administrer, que (pour la sauvegarde des intérêts des créanciers de la ville, communément appelés les “porteurs de debentures”, d’une part, et d’autre part, pour la sauvegarde des intérêts du trust puissent, qui a fait à Montréal la piluie et rare ment le beau temps, depuis quelques années, qu’on a accusé d’avoir le plus aidé à la chloroformaliou de la conscience publique, en pous-vsant aux honneurs municipaux des candidats indignes dont le succès a transformé tous les honnêtes gens en à-quoi-bonnistes apathiques et découragés.Nous avons fréquemment parlé ici du rôle de la commission administrative: c’est celui de il’ancien-ne commission des tramways qui nous préoccupe aujourd'hui.Montréal s’est réveillée, l’autre matin, pour apprendre soudain qu’on voulait la faire marcher, et que de fait la seule représai lle>qu’iï lui fut possible d’exercer pour p i nir la Compagnie des Tramways, qui détient le monopole absolu des moyens les plus économiques de transport dans les rues et est de sonnais hors de son atteinte, c’est de prendre, comme on dit à Paris, le train No 11.“Cent fois mieux le contrat Hebert!” sîexeTamaib devant nous, un contribuable indigné.Il avait rai son.Au moment dit contrat Hébert, la Compagnie n’aurait jamais rêvé pouvoir un.jour porter ses exigences au point qu’elle a atteint plus tard.Alors, iil restait une opposition à Québec, qui n’avait pas été désagrégée par la réaction sur elle de la déplorable politique de son parti à Ottawa.Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un chef, acharné tra vaiileur, gardien vigilant des intérêts de la province en général, mais qui, seul, ne pourrait suffir à la tâche que douze avalent peine à remplir autrefois.Isolé, sans appui, eût-il eu le temps d’étudier le contrat du tramway, débattu et adopté en fin de séance en moins d’une heure au.comité des bills privés, qu’i'l n’aurait pas trouvé l’appui nécessaire pour le combattre.Alors qu’au temps du contrat Hébert—il existait une forte organisation constituée dans le but d'assurer à Montréal ira privilège d’exploitation du service des voitures urbaines res.-pectueux des droits et des intérêts die la population: elite s’est effondrée à la suite des avatars de la Compagnie des autobus dont certains membres avaient capté sa confiance.Alors, il restait au conseil une velléité d'e vigueur et d'indépendance: depuis 'les scandales des expropriations qui eurent leur issue en Cour supérieure, on craignit que certains mandataires du peuple ne vissent surtout dans l’opposition calculée au contrat qu’une occasion de- se taiMer, dans l’assiel-le au beurre un monceau savoureux.Au moment où la Compagnie des tramways songea à tourner les yeux vers Québec, il semblait que tout concourut a lui porter chance : l’opposition se réduisait à un seul homme, la Fair Franchise League était décontenancée, les citoyens, eu général, continuaient de se désintéresser des affaires municipales, la chicane régnait au sein du bureau des commissaires, et certains des administrateurs récla maient ouvertement l’abandon des droits de la ville à la législature provinciate.La commission désirée fut créée, et T Nat des esprits était tel que s’il arriva que certains journaux ne ié licitassent pas le gouvernement et la Chambre de cette initiative, nous ne pensons pas qu’un seul d’entre eux éleva la voix pour protester.L’écoeurementi était généra1! des scènes tragi-comiques du théâtre mu nicipal, scènes excitées par tes plus basses convoitises.Il failtait en fi nir: telle était l’optnioni générale, même celte des honnêtes gens qui désespéraient franchement de la masse de Téléc to rat, se rappelant la conduite du conseil on 1910, lors de la première tentative d’accapare ment de Iw Compagnie et, du peu d’appui reçu par les quelques députés courageux qui s’étaient mis en travers des ambitions du trust.La nomination de la commission s'était faite rapidement.Les noms mis de l’avant ne déplaisaient pas.Au bout d’un an, elle devait faire rapport.Le rapport tawda ; finale-mont on le produisit comme la ses- sion achevait.Il fut lu et commenté en quatrième vitesse, puis adopté à la même allure, sans que personne prit le temps de le discuter au long.On s’en tint à ses stipulations.La commission d’administration, dont il recommandait la nomination, fut constituée récemment.C’est elle qui vient de décréter la hausse du tarif, qui est reçue partout avec de fortes explosions de colère, puisqu’elle signifie pour les ouvriers, à certaines heures de la journée, une majoration de cen pour cent sur l’ancien prix, et pour le public voyageur, une hausse sensible.Tout le monde pâtit, sauf la compagnie.Pour nous, nous ne songeons nullement à blâmer les commissaires actuels du tramway, qui ne font que décréter l’application d’un contrat dont on leur a remis l’administration.Les seuls coupables, ce sont : l’ancienne commission cpû a lié la ville de la sorte ; c’est la législature, qui a sanctionné cette mise en coupe de la population de Montréal, et Télectorat qui par son incorrigible apathie, a conditionné l’état rte choses que nous décrivons plus haut.“ Tu l’as voulu, paye Baptiste montréalais, et ne fais pas ton men culpa sur la poitrine des autres.” Sans doute, dans cette répartition des responsabilités, on pourrait trouver étrange que nous oubliions la Compagnie des Tramways.Aussi ne l’oublions pas cd déclarons-nous formellement qu’elle n’est nullement à censurer.Elle a su mettre à profit les circonstances.Son bureau de direction a travaillé dans l’intérêt de ses administrés.Tel était le devoir de ses membres pour surveiller tes intérêts de leur madataires.Toutes leurs ambitions, toutes leurs intrigues, toutes leurs démarches fussent restées stériles, si l’électorat leu.’ avait qp-posê, tant à QüeBïc qu'à Montreal, des consciences honnêtes, inexpugnables.mais Télectorat ne Ta pas voulu.Il a déserté ses véritables défenseurs pour se jeter dans les bras de politiqueurs qui consciemment ou inconsciemment faisaient le jeu de ceux qui désiraient [’intervention québécoise.Il y a déjà quatre ans qu’un vieux routier nous confiait cette prédiction que nous nous empressions d’ailleurs d’enregistrer dans le Devoir, au moment où Ton s’agitait le plus a ITIôte] de Ville pour faire semblant de déterminer tes conditions de la nouvelle franchise:.“La question ne sera jamais réglée ailleurs qu'a Québec.” * # * Les amis de la Compagnie, pour justifier ses prétentions, ont toujours mis d’avant les franchises qu’elle possède en dehors du territoire de Montréal proprement dit et qu’elle abandonne à la ville en vertu du contrat actuel.Or, il est évident que ces diverses franchises n’ont de valeur qu’en fonction du contrat d’exploitation du centre de la ville.L’immense majorité du trafic se fait entre des points conte- parcourt qu’un mille le même prix qu’à celui qui en parcourt douze.Les autres quartiers, tes quartiers nouveaux, n’ont de la valeur qu’en fonction du vieux Montréal, et c’est celui-ci, bien qu’il ne s’y fasse à peu près pas de travaux, qui doit payer les plus lourds impôts; et c’est celui-ci, bien que sa population ne parcourt qu'une courte distance, dans des voitures encombrées où il est à peu près impossible aux heures de presse, de trouver un siège, qui doit combler le déficit représenté par l’annexion des quartiers nouveaux, dans lesquels l'exploitation d’un service de tramways à cinq ou six sous, ne serait pas payante.L’ancienne commission, celle qui a donné le contrat, se serait composée de spéculateurs en terrains qu’on expliquerait que cet argument du développement des nouveaux quartiers lui ait paru péremptoire, mais elle se composait surtout d’ingénieurs, et d’avocats, et ce sont, nous n’en doutons pas, les considérations d’ordre sociologique qui les ont gagnés.L’INDISPENSABLE UN COUPON DOUBLE EST PUBLIE AUJOURD’HUI EN PAGE 3 H y aurait beaucoup à dire sur ?c contrat, qui apparaît au moment de son application dans toute sa rigueur, si, jusqu’ici, peu de gens avaient eu le courage de le lire, rebutés par 1e hérissement de sa phraséologie spéciale., Nous en reparlerons.Louis OUPIRE.BILLET DU SOIR.LE CARNET.VENGEUR Le pauvre Laplume vient d’être victime d’un bien triste accident.On a lu ce matin le fait-divers relatant la découverte près de la gare Malaventure d’un inconnu atteint d’une étrange folie: des renseignements de source sérieuse nous révèlent que ce malheureux est nul autre que Laplume.Nous l’avions perdu de vue depuis le jour où il crut enfin trouver sa voie dans /’Unionisme; nous le.savions très abattu et très battu surtout depuis sa défaite, dans Easi-mount - Rochester, mais jamais nous n’aurions cru que sa trahison dut avoir des conséquences aussi terribles.En récompense de ses services et pour lui faire oublier son échec de décembre dernier, ses puissants amis lui avaient promis un haut poste de confiance.La promesse a été réalisée samedi soir, Laplume est entré en fonction dimanche matin et dimanche midi il était frappé d’une crise qui mettent ses jours en danger.Jamais on ne vit ascension et dégringolade plus prompte! Laplume était chargé de s’enqué.rir si les voyageurs venus aux guichets des compagnies de chemin de fer étaient tous dûment munis du certificat d’enregistrement.Il s’amena dès les premières heures hier matin, revêlu d’un uniforme flambant neuf, apparemment con tent de son sort.“Il n’avait pas examiné dix cer lificats, rapporte un témoin oculaire, que tout à coup sa démarche devint nerveuse.Au fur et à mesure que les gens défilaient en lui mettant sous tes yeux l’obligatoire certificat, sa nervosité augmentait.Au bout d’une demi-heure, il de vint agité au point d’en trépigner sur place.Les voyageurs passaient, I.e lecteur trouvera aujourd’hui dans le Devoir, un coupon lui donnant droit à deux carnets d’idendi-té moyennnant le versement de ô sous pour chaque carnet.Pour recevoir les carnets par la poste, il faudra en plus des 5 sous pour chaque carnet, ajouter un timbre de UN sou pour chaque carnet.I.‘INDISPENSABLE, disons-le encore une fois, est un carnet en carton-toile, d’un petit format qui permettant de le placer commodément dans la poche du veston ou du gilet.Il sert, l’un des côtés, de CARTE D’IDENTITE, tandis que sur l’autre on pourra coller le certificat que tout le monde devra porter sur soi à partir du 22 juin.La formule donnée aux inscrits étant imprimée sur une simple feuille de papier, le carnet permettra qu’on la conserve propre et en bon étal.En publiant des coupons, le “Devoir” n'a nullement l’intention de VENDRE DU PAPIER.Nous voulons que tous possèdent le petit carnet, mais point n’est besoin pour cela d’acheter pour un même foyer plus d’un numéro d’une même édition du “Devoir”.Il suffit d’être quelque peu patient et si on a besoin de six coupons pour satisfaire les exigences de sa nombreue famille, de collectionner un coupon tous les jours; à la fin de la semaine nous aurons ainsi atteint le nombre désiré.C’est pour que 1e papa et la maman, aient leurs petits carnets sans retard que nous publions dès ) aujourd’hui un COUPON DOUBLE, j Nous en publierons d’autres aussi j avantageux plus tard.En collectionnant les coupons ; tout 1e monde y gagnera: Il n’y aura pas de papier gaspillé; Les nouveaux lecteurs attirés par l’offre actuelle y gagneront à prendre la bonne habitude de lire le “Devoir” tous les jours; Notre tirage augmentera et nos moyens d'être utiles au public trouveront ainsi un champ d’action j plus vaste; Et enfin nos lecteurs habituels auront une magnifique occasion de faire de la bonne propagande.Donc, c’est entendu: lecteurs nouveaux ou lecteurs anciens, collectionnez vos coupons, attendez ! quelques jours puis ensuite vous i serez servi à souhait.L’INDISPENSABLE est distribué aux bureaux du “Devoir”, 43 rue j St-Vincent.de 9 heures du matin à à heures de l’après-midi sauf, au- j jourd’hui, fête de la Saint-Jcan-Bap- j liste, alors que nous fermons à mi- ' di.'Les lecteurs de la campagne : sont priés d’adresser leur demande j comme suit: L’INDISPENSABLE, le “Devoir,” Montréal.Voyez le coupon double en page ; 3.Si vous avez besoin de plusieurs carnets, collectionnez les coupons.de plus, le mouvement quotidien de toute la circulation se fait de la périphérie vers 1e centre ou vice versa, car le centre de Montréal contient les magasins de gros et tes principaux magasins de détail, tes grands marchés, l’hôtel de ville, le Palais de Justice, les bureaux d’affaire, enfin, le coeur de la vie municipale.Toute ligne de tramway dont les voitures seraient proscrites de cette région restera improductive et vouée à la faillite.11 ne faut donc pas perdre de vue que Montréal proprement dit dans cet échange de contrats, donne un boeuf pour avoir un oeuf.On a mis de l’avant—et ça été de tous les arguments celui qui captait le plus les gens avides du progrès social de la ville,—la prétention et Tuniformi-sation du tarif aurait pour effet de permettre à la population de s’éloigner du centre.11 est à craindre que, étant données les conditions onéreuses imposées par la Compagnie à la masse des voyageurs, et l’économie relativement négligeable que présente pour les gens qui habitaient jusqu’ici en dehors du réseau du vieux 'Montréal le nouveau tarif que Ton assistera plutôt à un tassement considérable de la population dans le bas de la ville et autour des principales usines, qui ne pourrait être que très pré-iudiciabte à la santé publique, dans les conditions actuelles du logement.D’ailleurs pareille émigration, à supposer qu’elle se produisit, aurait le plus triste retentis,sementdans le coffre-fort de la ville de Montréal.Il est évident, en effet, que si la population se pressait vers la périphérie et désertait 1e centre, la propriété du coeur de la ville, la plus productive d’impôts, en subirait une moi ns-value sensible qui nécessiterait une nouvelle aggravation de la taxe foncière.Cet.argument de l’uniformisation du tarif a été mis de Tavant pour capter la bienveillance îles ouvriers, mais plus on y réfléchit et plus il parait injuste.On exige d’ordinaire de l’acheteur qu’il paie pour ce qu’il prend de marchandises et il ne parait ni logique ni équi-tgble de faire payer à celui qui ne nus dans le centre de Montréal, et, ini jetant, pour ainsi dire, en pleine figure, leur fatidique bout de papier, et Laplume, muet et comme terrifié, les yeux hagards, exécutant une danse de Saint-Guy des plus inquiétantes.Je m’approchai pour lui demander s’il était souffrant: il chercha à tirer un son de sa gorge, mais ses lèvres restèrent closes.Comme si une vision eût troublé son esprit, d’un geste fébrile, il montra tes clients du chemin de.fer qui, impertubablès continuaient leur procession, en exhibant toujours le fameux certificat.Bientôt des sueurs moites couvrirent la face de Laplume et comme si ses forces fussent épuisées, ses membres devinrent rigides pendant que ses yeux perdus dans un spectacle invisible pour moi, s’exorbi-latent à force de fixer un même point.A onze heures et demie, la crise prit une nouvelle tournure: Laplu-me s’écroula de tout son long et sa langue se délia.“Ah malheur! s’écria-t-il.le nom est partout.voyez, le Devoir qui passe par milliers.ils sont légions.et le.Na-tiomailiste qui le suit.mais ils ne.sont donc pas tous morts?.encore te Devoir.arrachez ce nom de ma vue.tiens, voilà encore le Nationaliste.mais je n’en puis plus,.arrachez ces mots qui me brûlent.it y en a donc toujours.voyez, ils sont des milliers.le Devoir.le Nationaliste., le Nationaliste, le Devoir.” Puis il partit comme un bolide pour aller choir comme, une loque à l’endroit où on l’a trouvé.Les médecins, après avoir entendu ce récit, ont déclaré que Laplume avait été frappé d’obscssion-cérébrc-nationalo-meningitale.' Une enquête faite sur place a permis d’établir la cause de la maladie: tous les voyageurs, ainsi qu'ont dù le faire des milliers et des milliers de nos lecteurs, s'étaient pourvus, pour conserver leur certificat d'enregistrement, de notre petit carnet INDISPENSABLE et ils le mirent sons les yeux de La-plume, l’unioniste, lui faisant voir chaque fois, imprimé sur la cou-verture, le nom du Devoir cl celui du Nationaliste.- Max SOREL BLOC - NOTES De retour Notre ministre des finances est de retour des Etats-Unis.Il déclarait, samedi, entre autres choses, que nous devons pratiquer l’économie sous toutes ses formes, si nous voulons faire face avantageusement à la situation, d'ici la fin de la guerre.Le conseil est excellent et vaut en tout temps.Il y a cependant au pays des milliers de gens qui, malgré-toute leur .bonne volon té, ne pourront économiser quoi que ce soit Ainsi, ceux dont le salaire suffit tout juste pour payer les frais d’entretien de leurs familles, dans les conditions les plus modestes possibles.Il ne manque pas de gens, dans les administrations publiques.dans des compagnies industrielles, dans le commerce, dont te traitement est resté tel ou à peu près qu’il étaft en 1914.S’il y en a dont îe sort s’est amélioré depuis, il en existe par contre des milliers, dans les villes, qui sont réduits aujourd’hui à la plus stricte dépense, par suite de la cherté de plus en plus grande de la vie.Qu’il*y ait par ailleurs des milliers de gens dont la fortune ou le traitement se soit arrondi depuis le début des hostilités, cela ne fait pas doute.C’est à ceux-là que s’adresse le conseil de M .White.Pour les autres, ce que le ministre a de mieux à faire, c’est de recommander à leurs patrons d’être plus généreux à leur endroit, — s’ils le peuvent et si le cours de leurs affaires est tel qu’ils y fassent autant d’argent qu’avant les hostilités.Les choses se replaceront peut-être un jour mais cela prendra plusieurs décades.Et, d’ici là, il convient que ceux qui gagnent de gros traitements ou ont des revenus considérables pratiquent l’épargne.Le gouvernement a l'air décidé de tes y aider ; il en profitera tout le premier.“Le fiasco irlandais’’ C’est ainsi que le New-York Post qualifie la retraite de M.Lloyd George sur la question de la conscription en Irlande.“ Le ministère Lloyd George est descendu dans la vallée de l'humiliation la plus profonde, par suite de sa politique à l’endroit de l’Irlande ”, écrit le Post." Lord Curzon vient d’annoncer que ni le Home Rule, ni la conscription ne marcheront maintenant.C’est une fière culbute, au lendemain des déclarations ampoulées du premier ministre expliquant sa politique à l’endroit de l’Irlande, il y a peu de temps.Alors, tout était décidé.Une main ferme accomplirait tout.Lloyd George faisait même de sa politique à l’égard de Tlrlande un article de vie et de mort pour son ministère.Il saisirait les Communes d’un bill de Home Rule et ferait de son mieux pour le faire adopter : si le parlement le rejetait, il démissionnerait.Maintenant, le premier ministre audacieux et puissant abandonne ce bill avant de l’avoir soumis aux députés, avant même de l’avoir rédigé.Le Coeur de Lion gallois s'enfuit.En des temps ordinaires cela signifierait qu'il n’oserait plus se remontrer aux Communes, sauf pour annoncer la chute do son gouvernement.Mais, pendant la grande guerre, il se peut qu’on lui permette de rester au pouvoir plus longtemps.Sa réputation, toutefois, ne se relèvera jamais du terrible coup qu’elle vient de recevoir.” yn incident Le dénombrement national a donné lieu à toutes sortes d’incidents, les uns, significatifs, les autres, amusants.A Toronto, samedi, un Chinois se présentait devant un bureau où une femme agissait comme sous-registraire.Elle entreprit, comme elle n’avojt pas d’interprète à sa portée, d’expliquer au Chinois • ce qu’il devait faire.Elle fit force signes, dit quelques mots d’anglais et.pendant deux ou trois minutes, tint un discours abracadabrant pendant lequel le Chinois resta impassible.Dès qu’elle eût fini, il se mit à sourire et lui dit dans l’anglais le plus pur : “ Je vous suis bien reconnaissant de la peine que-i vous vous donnez pour moi, ma- .dame.Mais comme j’ai étudié l’anglais dans une université américaine où j’ai pris tous mes diplômes, je vous assure que je vous aurais mieux comprise si vous m’eussiez paçlé un anglais plus intelligible.” Il s’enregistra, partit, —"et la sous-registraire perdit quelques minutes à réfléchir sur le zèle mal récompensé.Plus de porc M.Hoover, le dictateur américain des vivres, vient de demander aux Américains de manger moins de boeuf et plus de porc, d’ici au 15 septembre prochain, afin d’aider dans l’intervalle au ravitaillement des magasins de boeuf pour l’armée américaine et ses alliées.Ici, nous n’a- ; vons pas de telle recommandation.On continue de nous demander de ne pas manger de boeuf ni de porc, ou le moins possible.Il est aussi mieux de ne manger ni veau ni agneau, disent les communiqués de la commission des vivres.Cela dégarnit déjà les menus; et on sait par ailleurs que la volaille est à peu près-hors de prix.Les gens vont forcément devenir végétariens, sans que cela leur coûte beaucoup meilleur marché pour manger.Car y a-t-il a quelque chose qui se vende à prix raisonnable, de ce temps-ci?On nous invite bien à substituer le poisson à la viande, dans notre alimen-, talion.Cela peut se faire, dans les grandes villes où il en arrive des convois que l’on vend à prix encore assez élevé.Mais dans les villages et tes campagnes?Sans procès Un journal américain rappelle que le monde anglo-saxon vient de célébrer le sept-centième anniversaire de la “Grande Charte” qui dit entre autres choses: “A personne nous ne vendrons, à personne nous ne refuserons le droit ni la justice,nous ne retarderons de les rendre à personne”.Le même document vénérable porte également: “Aucun homme libre ne sera emprisonné ou tenu en prison.à moins que ce ne soit après jugement légal rendu par ses pairs et d’après la loi du pays”.M.Shortt chargé de veiller aux affaires d’Irlande par le gouvernement anglais actuel, est avocat, dit le même journal, il se prétend même homme d’Etat.La conduite qu’il tient à Tendroit des “Sinn Feiners” internés depuis des semaines sans procès, — “il n’est pas opportun de Tes juger maintenant”, disait l’autre jour M.Shortt, — est extraordinaire, à tout le moins, si Ton se rappelle la Grande Charte.Mais M.Shortt y pense-t-il même?Les signatures Les lettres portent assez souvent des signatures illisibles.Un journal propose que, dorénavant, les signataires apposent à leur correspondance une étampe portant leur nom lisiblement tracé, apres quoi ils signeront à la plume aussi mal qu’ils le voudront.L’idée ne manque pas de sens.11 serait peut-être encore mieux que le nom du signataire fût en tète de la lettre; le lecteur saurait immédiatement qui Ta écrite.Les typographes, toutefois réclameront davantage dans les ateliers de journaux, puisque, selon eux, presque tous les rédacteurs ont des manuscrits à peu près illisibles, de la première à la dernière ligne, signature, y comprise, / 'yrT'"' (4** P» \ LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 24 JUIN 1918 VOL.IX.— No 147 LA CELEBRATION DE LA FETE Une grand’messe est célébrée ce matin à dix heures, au pied du Mont-Royal — Les Diables Bleus, arrivés de Québec et reçus à Fhôtel de ville, y assistent — La fête à Québec, aux Trois-Rivières, à Saint-Hyacinthe.Les Canadiens-français célèbrent aujourd’hui, avec un enthousiasme que la gravité de l’heure rend encore plus vivant, leur glorieux patron national, saint Jean-Baptiste.Partout où vibre une âme française en ce pays, montent des hymnes de gloire et de triomphe au puissant protecteur de notre race ; dans nos villes et dans nos villages, nos compatriotes sont en liesse et tous les coeurs s’unissent en un chant d’allégresse, malgré, les événements douloureux actuels.A Montréal, la célébration s’inspire un peu de la réaction subie par les préparatifs de guerre et revêt un caractère des plus sobres et des plus pratiques à la fois.Les organisateurs de la fête, puissamment aidés par notre A-aillante Société Saint-Jean-Baptiste et nos autres associations nationales, ont songé à nos jeunes conscrits canadiens, afin de leur donner, dans leur infortune, des douceurs qui sentent la patrie canadienne, le chez-nous, qu’ils vont bientôt quit-‘ter.Une collecte générale, parfaite-'ment organisée à domicile, a recueilli, hier soir, des sommes considérables dans tous nos foyers ; le produit de cette Guignolèe du Conscrit sera versée à l’oeuvre nouvelle de Y Aide aux Conscrits Canadiens, fondée avec tant de sollicitude par la Société Saint-Vincent de Paul.Les gens ont généreusement souscrit, en plaçant leur obole dans les 'cassettes des quêteurs et quêteuses.C’était déjà bien commencer la fête.Aujourd’hui, nos compatriotes sont conviés à des cérémonies extérieures.religieuses et patriotiques d’un plus grand éclat ; ils se feront un devoir d’honneur d’y assister en grande foule.LA MESSE Ce matin, à dix heures, Mgr l’archevêque de Montréal célèbre la messe sur le Mont Royal, à l’endroit où eut lieu le grand triomphe du Congrès Eucharistique de Montréal.M.l’abbé Adélard Arbour prononce le sermon de circonstance.PROGRAMME DE CE SOIR Ce soir, le grand ralliement national aura lieu au Parc Lafontaine où MM.Victor Morin, Guy Va nier et autres porteront la parole.Tous nos compatriotes, friands de discours, s’y rendront avec joie pour bien terminer la solennité de la fête.Dans différentes paroisses, les ^sections Saint-Jean-Baptiste organisent des assemblées patriotiques, avec discours et musique.A ST-VINCENT DE PAUL La paroisse de St-Vinccnf de Paul de Montréal, a célébré, hier, dignement la St-Jean-Baptiste.Toutes les sociétés de bienfaisance et de secours mutuels, l’association des Bouchers et les congrégations ont contribué au succès de la fête.La grand’niesse solennelle a été chantée par M.l’abbé Louis Bois-sonnault, curé de la paroisse, assisté des abbés ‘Murphy et Caron, comme diacre et sous-diacre.Le sermon de circonstance a été donné par M.Tabbé Dupuis, visiteur des écoles.En termes éloquents il a fait revivre l’image de la patrie qui représente pour nous ce que ,nous avons de plus cher, notre langue, nos traditions et nos droits.LES DIABLES BLEUS CELEBRENT AVEC NOUS Les '‘Diables Bleus” sont depuis quelques heures les invités de la ville de Montréal, ils sont arrivés ce matin à bord du Saguena;/, après être partis de Québec, hier après midi, et avoir fait escale à Batis-can, aux Trois-Rivières et à Sore!.Nos autorités munieipaies les ont reçus officiellemenit en face de Thô tel de ville, au ini’lieM d'une immense foule.Le.maire, dans son adres prêtres assistaient au choeur.Une grande foule se pressait à cette messe.La chorale de la paroisse chanta une des composition de F.Riga.A l’offertoire, Al.Paul Ouimet rendit avec beaucoup de succès le “O Sahitaris”.Le R.'P.X.K.Laflamme, curé de la paroisse, fit le serment de circonstance.H y a séance artistique et musicale a la salle Ste-Anne, ce soir.Demain, à la salle du couvent de la rue Rideau, “Fête des Bas” pour nos gars au front, organisée par la F'.C.F.A ST-HYACINTHE (De notre correspondant) _ Saint-Ryacintihe, 23.— Le Cercle Catholique des Voyageurs de Commerce de Montréal, sous la présidence de AL J.-A.Trépanier, est venu ce matin, en.notre ville, célébrer la St-Jean-Baptiste, le patron de cette association.M.Wilfrid Girouard, gérant de ta Cie E.T.Shoe, président du cercle local, escorté de plusieurs membres, s’est rendu à a gare pour souhaiter la bien vernie aux invités._ Tous sont allés à Ja cathédrale où une grajnd’messe a été célébrée par M.l’abbé Fournier, assisté comme diacre et sous-diacre des abbés Meunier et Gervais, ces trois derniers du Séminaire.Le sermon de circonstance a été donné par l’aumônier du cercle, le R.P.Archambault, jésuite, de Mont réal.La chorale de la cathédrale, sous la direction de M.Léon Rin-guet, a fourni le chant religieux à Cette occasion.Après la* grand’niesse, les mem fares du cercle se sont rendus nu Patronage, où iis ont été reçus par ie R.P.Tremblay, supérieur de cette institution.Un banquet avait été préparé dans la grande salle, auquel assistaient plusieurs membres du Clergé, entre autres, Mgr Guertin.V.G., le ¦chanoine L.-A.Sénécal, le R.P.Parras, O.P., le R.P.Archambault, S.J., les RR.PP.Arcand, ex-aumônier, et Lebed, jésuites, de Montréal: l’abbé Hector Morin, pro-fesseur de philosophie au Sèminai re.Parmi les laïques, l’échevin T.A.St-Germain, de cette ville, le no taire Armand' Boisseau, M.Octave Auoiair, de la- Mutuelle, le professeur J.-E.Faquin, de L’Ecole Normale, M.Eugène Chartier, rédacteur de la “Tribune”, et une foule d’autres.AL Girouard fit un exposé bien attrayant des progrès du cercle de St-Hyatcinthe depuis sa fondation, il y a 4 ans.Il exprima des remerciements aux membres du cercle de Montréal d’être venus en dépit de la mauvaise température, et de s'être joints en aussi grand nombre an cercle de St-Hyacinthe ,se, a rendu un très bel ho-mmag aux chassnns' alpins, à celle France héroïque “qui depuis près de quatre ans déjà, burine sur les tables d’airain.de l’Histoire le souvenir de la valeur de ses enfants.” , Après leur réception officielle à rhôte! -de viFte, en* corps, les “Diables Bleus” sont passés par la caserne pour se rendre finalement au pied du Mont-Royal où a présente ment lieu la* 'messe pontificale célébrée par Sa Grandeur Mgr Bruchési, archevêque de Montréal.Vers 1 heure, la ville donnera un goûter à scs distingués invités au Belvédère; on s’y rendra immédiatement après la messe par le funiculi aire.La première soirée mie les chasseurs alpins passeront dams la grande métropole du Canada a été réservée à la» colonie française et aux amis de la France, qui rencontre ront les “Diables Bleus” à l’hôtel Windsor, au cours d'un grand banquet, suivi d’un concert et d’une sauterie.A OTTAWA Ottawa, 24.— Les Canadiens français de la capitale ont célébré, hier, la fête nationale par une messe solennelle 'à l’-église du Sacré Coeur.Des centaines de membres de la Saint-Jean-Eaptiste de toutes les sections de la ville qui s’étaient réunis au Monument national, rue Dalhousie, se rendirent ensuite à la cérémonie religieuse.Plusieurs ASSURANCE Non* nom oecupona de too* let genres d’aaaurance», aux taux lea plus bas posaibles, et noua garantisaona un aervlco effectif et prompt.SI tou* ares quoi que ce oolt à faire assurer, nous aerona enchantés de voua •oumettre lea taux.Téléphonez-noua.Marcil Trust Co.X36 rue St-Jarquee, Montréal.Admlnistratoura, Exécuteur! - testamentaires, Fidéicommissaires.34 ans sans causer de perte à un client.pour fêtèr leur patrons.Des discours c.nt été prononcés par les membres du clergé sus-men-tion-nés, l’èchevin* T.-A.St Germain et le notaire Armand Boisseau.T.e président Trépanier, qui a terminé ta série des -discours, -a exprimé le désir que la fête de son patron soit célébrée chaque année, afin de resserrer davantage les traits d’amitié qui existent au sein de cette association.LE SERMON A la grand’messe, l’allocution, magnifique pièce d’éloquence sacrée a été prononcé comme nous le disions par le R.P.Papin Archambault.Le prédicateur démontre l’analogie qui existe entre Jean-Baptiste et le peuple canadiens-français.L’un et l’autre peuvent être caractérisés d’un mot: témoin de Jésus-Christ, témoin préparé de longue main, témoin fidèle, témoin constant.Jean-Baptiste est conçu miraculeusement.Il naît sanctifié.Il passe son adolescence au désert, dans la prière et la pénitence.Les événements qui précèdent et accompagnent la naissance du peuple cana-dien-français ne sont pas moins empreints des merveilles de la grâce.C’est une pensée chrétienne^ une pensée d’évangélisation qui guide les découvreurs du Canada et leurs protecteurs.Ils veulent établir par delà les mers le règne du Christ.Tous les efforts tentés par des marchands cupides pour fonder une colonie stable avortent.Ceux de Champlain réussissent, car ils se rattachent au grand dessein de Cartier, iis s’inspirent de la foi.Notre peuple nait sanstifié dans ces origines.Et la Providence étend aussitôt sur lui les bienfaits d’une protection spéciale.Elle veille sur son berceau, elle l’entoure d’âmes apostoliques.Elle en écarte les éléments malsains.Jean-Baptiste fut un témoin fidèle.Il révéla un monde Jésus-Christ, il fit connaître ses divins attributs.II le présente sous tous ses aspects.Et au témoignage de sa parole vint se joindre celui de sa vie elle-même.On peut dire la même chose de notre peuple, considéré dans son ensemble, il est nettement catholique; il reflète, dans sa vie, la doctrine et les vertus de Jésus-Christ.Nous en trouvons une triple preuve dans les caractères de sa foi, de son expansion, des lettres qu’on lui livre.Foi universelle, pure, intense.L’a-bandonner, c’est pratiquement renier sa race.Expansion catholique.Partout où le groupe québécois a essaimé, dans rOntario, dans l’Ouest, aux Etats-Unis, il a fondé des centres chrétiens, flots de vie spirituelle émergeant des flots d’un matérialisme sans bornes.Ses membres, Jeunes gens et jeunes filles, se rencontrent maintenant sous tous les eieux, propageant l’Evangile.Luttes dirigées contre son caractère religieux.Ce qu’on attaque en nous, ce qu’on veut détruire, c’est ta foi catholique.Jean Baptiste fut enfin un témoin constant.TI commença â prêcher Jésus-Ghrist dès le sein de sa mère.Il continua jusqu’à sa mort, jusqu’au martyre.Voyez-le dressé devant Hérode, lui jetant le non licet vengeur.Lo peuple canadlen-françals persévérer a-t-il dans son catboîiclfftjio ?Son passé nous permet de l’espérer.Rappelons-nous sa fidélité tenace et méritoire au lendemain de la conquête.De dangers cependant menacent sa foi.Le plus redoutable est en nous.C’est cette tendance — qui se développe che.z plusieurs de nos compatriotes — à soustraire toute une partie de leur vie à la direction de l’Eglise et même aux règles de la foi.En tout ce qui ne touche qu’indirectement à la religion, dans l’exercice de leur profession, dans leurs relations sociales, dans leur vie publique, ils réclament une liberté qui ne souffre d’autre contrôle que celui de leurs intérêts ou de leurs goûts.D’où ces groupements professionnels neutres, d’où ces revendications sociales et éducationnelles ignorantes de ia doctrine catholique, d’où cette volonté de cloîtrer le prêtre dans sa sacristie.Tendance funeste.condamnée par l’Eglise, subversive du vrai catholicisme.Nous la combattrons en nous unissant plus que jamais à l’Eglise, en suivant filialement les directions du Souverain Pontife, de nos évêques, de nos prêtres.C’est la seule voie sûre au point de vue religieux.N’est-elle pas aussi la meilleure au point de vue national ?Le clergé eanadien-français tient profondément à sa race.Il en aime, il en pratique, il en garde les tra ditions.Et ouvrant notre histoire, le prédicateur montre à chaque époque le prêtre veillant sur notre naiio-nalité, en préservant les traits essentiels, défendant notre fol, notre langue, nos écoles, nos moeurs.Les voix qui poussent à rompre ou à desserrer cette union _ avec le clergé sont des voix traîtresse h notre race.Ne les écoutez pas.Suivez plutôt celles qui montent des tombes de nos grands morts, des bâtisseurs de notre nationalité.A QUEBEC Québec, 24.— La .célébration de la têt® nationale a été marquée à Québec par une messe solennelle, célébrée, ce malin, à 10 heures, en l’église de St-Sauveur, sous les auspices de la Société St-Jean-iBapliste de St-Sauveur.La messe a été chantée par le R.P.Beaupré, et le R.P.Côté, O.M.I., a -prononce Je sermon.Une foule immense en tète -de iaquelile figuraient les principaux citoyens de ia ville y assis-tait.Aucune manifestation extérieure autre que des amusements et un grand concert qui auront -lieu cet aprèsimidi et ce soir, n-’a marqué la célébration de la fête.Les Chasseurs alpins, surnommes les “Diables Bleus”, sont partis, hier après-m-kü, à 2 heures, par ie steamer “Saguenay” pour Montréal, après un séjour do quatre jours à Québec.Samedi, ils ont -été les hôtes de sir Lome-r Gouin et de M.A.Tur-geon.Malheureusement, ia pluie a nécessité la suppression de plusieurs articles du programme de la journée.Le comman-dlamt, ie it Morel osb allé à la -résidence du maire La-vigueur, au lac Beauport, où un thé a été donné en son honneur.L'enregistrement s’est accompli à Québec, samedi', sans incident.D’après les informations du regis-Iraire, M.R.La-nglais, 20,000 -personnes, dont 11,000 femmes et 9,000 hommes, ont été enregistrés, sans compter les employés d’un grand nombre de grandis établissements industriels dont le comptage des cartes n’a pu être encore fait.Dans ia campagne, il y a eu, nous dit-on, bien des abstentions.Néanmoins, on dit que les résultats sont encore meilleurs qu’on n’espérait.Congrès à Winnipeg Winnipeg, 23.— Le Congrès général d-e l’Association d’Education des Canadiens français du Manitoba aura lieu les 24 et 25 juin courant.Des délégués sont attendus de toutes les paroisses et le congrès est assuré d’un beau succès.JEAN RASTER GAGNE LE PRIX D’EUROPE LE JEUNE VIOLONCELLISTE MONTREALAIS, ELEVE DE M.J.-B.DUBOIS, REMPORTE LA PALME, SAMEDI SOIR, CONTRE TROIS CONCURRENTS.1911.Ceux qui l’ont tour à tour mérité sont: Mile Coulombe (1911), M.Léo-Pot Morin (1912), Orner Letourneau (1913), Hector Dansereau (1914), Wilfrid Pelletier, (1915),Ml!e Graziella Humaine, (1916), Germaine Alalepart (1917), et AI.Jean Raster (1918.) 50e ANNIVERSAIRE Les membres de l’Académie de Musique de Québec ont fêté le cinquantième anniversaire de la fondation de leur institution, samedi soir, au club Saint-Denis.Les élections ont eu lieu ensuite à l’Ecole Polytechnique.Elles ont donné le résultat suivant : Comité de Québec: president, M.J.A.Gilbert; secrétaire-trésorier, AI.Hermann Courchesne; trésorier, M.J.A.Paquet.Les membres du comité sont MM.J.A.Bernier, Jos.Vézina, J.A.Gauvin, L.J.Dessane, Henri Gagnon et Edmond Trudel.Comity de Alontréal: vice-président, AI.Fred.Pelletier; secrétaire, M.Ed.Lebel.Les membres du comité sont MM.R.Octave Pelletier, A.Letondal, J.Saucier, Arthur Laurendeau, J.E.Nuckle, A.Lamou-reux et Albert Chamberland.Ceux qui ont obtenu leur diplôme aux examens de l’Académie de Musique, qui ont eu lieu, le 17 et le 18 juin sont : PIANO Lauréat.— Mlles Lucile Dompier-re, (avec distinction), Aurore Anderson, Juliette Bussières, Anne-Marie Carrier, Marie-Thérèse Coulombe, Yvonne Drolet, Lucienne Larose, Ga-brielle Langlois, Corinne Martineau, Corinne Moffet, Bertha Parent et M.P.R.Clavet.Supérieur.— Mlles Lucile Dom-pierre (avec distiction), Alarthe Barbeau et Lucienne Fleury et Juliette Crispo (avec distinction), Laura Bédard, Alice Bourque, Marie Du-gal( Alarie Dion, Juliette Dufresne, Alarguerite Dugal, Régina Dubeau, Jeannette Gagnon, Lucile Laperriè-re, Anita Ouellette, Giselle Richard.Secondaire.— Allies Amanda Ali-chaud, (avec distinction), Jeanne Gamache.^ Elémentaire.— Ailles Clarisse Cantin et Alexandrine La combe, (avec distinction), Alma Masson.VIOLON Lauréat.— AIM.A.Paradis et Robert Talbot.Supérieur.— Al.1.E.Simard.Secondaire.— Mlle Stella Dumas, (avec distinction), Mlles Germaine Bertrand, Càroline Gendron et Aime A.Santerre.Elémentaire.— Mlle Gertrude Pel-land.Où acheter demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au ministère de l’Agriculture.) 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il comporte l’échange des certificats provisoires contre les titres définitifs et l’encaissement des coupons pendant une période «jui va -ourir durant 5, 10 et même 20 années.La déclaration de M.Bradshaw Jiorte à $39 la somme versée, en moyenne, a chacun des 11,000 solliciteurs qui ont fait souscrire l’emprunt par le public, durant un mois et plus.M.White fait également observer que le lecement cï’un emprunt fcoûte naturellement plus cher ici qu’aux Etats-Unis, à cause de l’éten-u de notre territoire relativement èu peuplé.» * * one dépêche de New-York mande jue la “Twin City Rapid Transit company”, qui a récemment suspen-u ses distributions de dividende, a jbtenu la permission des autorités compétentes de renouveler un emprunt de 5 millions de dollars, remboursables le 15 janvier prochain.LES BANQUES NEW-Y0RKAÏSES ELLES PRESENTENT UNE MOINS-VALVE DE LEUR EXCEDANT DE .RESERVE DE 22 MILLIONS.New-York, 24.— L’état de situation de la chambre des compensations des banques et compagnies fiduciaires, pour la semaine écoulée, fait ressortir un excédent de réserve de $47,145,130 sur la limite légale, soit une diminution de :î22,451,00 par rapport à la semaine dernière.Prêts, escompte, etc., dim.$136,867,000 encaisse,en voûtes particulières, dim.783,000 Réserve, en Banque fédérale, dim.41,086,000 Dépôts à demande (net), dim.Dépôts à terme (net), dim.Circulation, dira.Réserve globale.Excédent de séserve, dim.Voici maintenant la situation’des.banques dont le rapport ne figure pas ci-dessus : Prêts et escomptes, dim.$14,603,500 Espèces, dim.879,900 Billets fédéraux, aug.3,226,300 Total des dépôts, aug.32,817,700 Encaisse, banques.Encaisses compagnies fi duciaires.149.091.000 1,685,000 181,000 534.686.000 22,451,000 15,277,000 68,660,0000 BEURRE ET FROMAGE Saint-Hyacinthe, 24 — On a enregistré 300 colis de beurre, qui ont été Vendu à raison de 43 sous et %, same di.Aussi, 750 boîtes de fromage à 22 Sous et %.-C- LA BOURSE £ - A l’heure où nous allons sous presse, aujourd’hui, nos lecteurs comprendront facilement que nous ne pouvons publier les compte rendus HUR B RUNE AU.Membre, Beane do Montreal ERUNEAU & DUPUIS COURTIERS borna de Mentriol, #7 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIER Saccaraslet t QUEBEC et SOKEL RU direct fcTec PORT « FLAGG.Nnr-T«* DECLARATIONS DE DIVIDENDES Banque Standard.— Dividende trimestriel régulier de 3 1-4 p.100, distribuable le 1er août aux porteurs enregistrés le 22 juillet.-«a- BOURSE DE MONTRÉAL OPERATIONS DE LA SEANCE DE SAMEDI Actions ordinaires Brazilian.30 à 34 1-2, 75 à 33 3-4.Mont.L.H.and P.Consolidated (Civic Investment).3 à 7.Ames Holden.25 à 22, 25 à 22.Canada Cement.5 à 60 3-4, 5 à 00 3-4, 5 à C0 3-4, 10 à 60 7-8, 5 à 60 7-8.C.Converters.15 à 45.Can.Cottons.5 A 61 1-2.boni.Steel Corp.25 à 61 1-2, 20 à 61 1-2.Laurentide.100 à 160.Penman.15 à 75, 5 à 75.Riordon Paper.5 à 118 1-2, 30 à 118.Spanish River.10 à 13, 60 à 13, 10 à 13.St.Lawrence Flour Mills.25 à 76, 5 à 76, 10 à 76, 25 à 76 1-2, 25 h 76.Steel Co.of Can.10 à 66, 25 à 66 3-4, 50 à 66 1-4, 10 à 66 1-2.Emprunts de guerre Dominion 1937.82300 à 93 3-4, 8 x $100 à 93 3-4.Actions de priorité Canadian Car.5 à 73 1-2.SANATORIUM du docteur ROMEO LEDUC A MARIEVILLE Traitement par l’électricité et le.Bayons X î cancer, rhumatisme, neurasthénie, calculs biliaires, maladie, nerveuses et maladies chroniques en général.Pour renseignement» s’adresser à Ma-rievillo, au docteur Roméo Leduc, ou A Montréal, au docteur Joseph Arpin, 79(1 avenue Papineau.“PIERRE BRAULT, Limitée".Avis es! donné nu public que, en vertu de la loi des compagnies do Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la province de Québec, des lettres patentes, en date du cinquième Jour de juin liU», constituant en corporation MM.PIEWIE BRAULT, manufacturier, d’Outremont ; PIERRE BRAULT, fils, comptable ; OSIAS BRAULT, carrossier, Montréal ; RAOUL BRAULT, forgeron, d’Outremont, et WILLIAM BRAULT, peintre, de Montréal, dans les buts suivants : Exercer sous toutes ses formes le commerce d’exportation et d’importation en gros et en détail de voitures, véhicules de toutes sortes et de matériaux destinés à la fabrication des voitures et véhicules ; Fabriquer des voitures et véhicules de tous genres, et accessoires se rapportant à ce commerce et cette fabrication ; Acquérir, posséder et mettre en opération des usines, manufactures, machineries destinées à tels commerce et fabrication.Acquérir par achat ou autrement et posséder et détenir des propriétés immobilières nécessaires ou utiles a l’exploitation du commerce et de In fabrication cl-drssus, sous le nom de “PIERRE BRAULT, Limitée”, avec un fonds social de SOIXANTE-QUINZE MILLS PIASTRES (iji7S.00o.fW), divisé en sept cent cinquante (750) actions de cent piastres ftlflO.OO) chacune.Ln principale place d’affaires de la corporation sera ô Montréal.Daté du bureau du secrétaire de la province, ce cinquième Jour de juin 1918.I,e sous-secrétalre de la province, C.J.SIMARD.ST-JACQUES, FI LION, HOULE ET LAMOTHE, procureurs pour la compagnie.NOUVELLE EMISSION CINQ ANS $6,100,000.OBLIGATIONS A 6 DE LA CITE DE MONTREAL Date d’émission : 1er mai 1918.Date d’échéance : 1er mai 1923.En coupures de $100,—$500,—et $1000.— Titres au porteur ou nominatifs (enregist 5s) Intérêt payable semi-annuellement le 1er mai et le 1er novembre.CAPITAL et INTERET payables, en or, à Montréal ou à New-York.PRIX?LE PAIR (100) ET INTERET ACCRU Le produit de te présente émission servira à rembourser un montant égal de Bons de la Cité qui portaient intérêt au taux de 5% et qui avaient été émis en anticipation d’un emprunt à long terme autorisé par règlement, pour des fins de travaux publics, qui pourvoit à l’amortissement de cet emprunt.La vente de ces obligations est autorisée par le Ministre des Finances, Ottawa, et la légalité de cette émission a été constatée par MM.Fleet, Falconer, Phelan & Bowey, avocats.Montréal est la métropole du Canada et sa population dépasse 700,000 habitants.C’est la plus grande et la plus riche ville du Dominion et le centre commercial et financier du pays.L’estimation de la propriété taxable de la Cité de Montréal est d’environ $650,000,000.LES TITRES DEFINITIFS SERONT LIVRES LE OU VERS LE 28 JUIN 1918 On peut souscrire à l’emprunt et obtenir de plus amples renseignements aux bureaux de:— RENE-T.LECLERC Courtier en valeurs de placement 160, rue St-Jacques, Montréal Telephones : Msn 1260 et 1261 (Maisos fondée en XM1) VERSAILLES, VIDRICAIRE, BOULAIS ltee Montréal Québec 90 rue St-Jacques 198 rue St-Jean ET A TOUTES LES SUCCURSALES DE LA BANQUE D’HOCHELAGA AGISSANT POUR LE COMPTE DES MEMBRES DU SYNDICAT DE SOUSCRIPTION.Placez vos économies sur les obligations de la Cité de Montréal Elles vous rapporteront 6% Capital remboursable dans cinq ans.Faites-nous parvenir vos commandes immédiatement à nos frais.LES PLACEMENTS MUNICIPAUX Limitée Edifice Duluth 50 RUE NOTRE-DAME O.Montréal.Tél.Main 7683.PARC DOMINION Maintenant ouvert avec plusieurs attractions nouvelles.A PARTIR DE SAMEDI PROCHAIN SOU8A et sa fanfare.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 592 —Point St.Charles Hay Company, corporation légalement constituée, ayant sa principale place d’affaires dans la cité et le district de Montréal, demanderesse, vs Lcprestre, Miller & Co., corporation légalement constituée suivant les lois de l’Etat (te New-York, l’un des Etats-Unis d’Amérique, et ayant sa principale place d’affaires dans la cité de New-York, Etat de New-York susdit, défenderesse.Il est ordonné à la défenderesse de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, député-protonotaire.Montréal, 21 juin 1918.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 5200—Dame Alice Marie Antoinette Beauchemin, des cité et district de Montréal, épouse séparée de biens de Adolphe Médéric St-Arnaud, autrefois du même endroit, et maintenant de lieux inconnus, demanderesse, vs.Adolphe Médéric St-Arnaud, de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, député-proto-naire.Montréal, 20 juin 1918.' • -è.,/ .J fi A' .'VWf.4)-ISPfî* •f’g.o >1*’ t “PLACEMENTS DE JUIN” Nous offrons, sujet à vente préalable, les debentures suivantes: A S
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