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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 6 juillet 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-07-06, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 158 MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET }918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 ' UNION POSTALE .3 00 DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES! ADMINISTRATION: Mam 746! RÉDACTION» - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! , DANS LE CERCLE VICIEUX Cinquante mille ouvriers demandent de ce temps-ci un rèlevement important de leurs salaires au bureau de guerre des chemins de fer pour le Canada (Canadian Hallway War Board).Les tractations entre les représentants des deux partis se poursuivent.On ne peut dire au juste quel en sera l’aboutissant; mais ce que les ouvriers savent, ce que les chemins de fer n’ignorent pas, ce que le public s’imagine bien, c’est que si les ouvriers n’obtiennent pas dans une certaine mesure ce qu’ils veulent, tout notre régime ferroviaire pourrait subir demain des embarras considérables et le public de même.Aussi bien peut-on croire que les syndicats ouvriers en cause réussiront à assurer à leurs membres une hausse de salaires notable.Ces ouvriers syndiqués fondent leur demande sur trois motifs principaux: le rellèvement récent des salaires payés aux employés des chemins de fer américains; la grande demande de la main-d’oeuvre, provoquée par la disette relative de bras; enfin, la cfyerté de plus en plus manifeste de la vie.Ecartons le premier de ces motifs, non pas parce que les chemins de fer canadiens qn contestent le bien fondé, mais parce que ce point est surtout d'ordre technique; notons brièvement que la pénurie de la main-d’oeuvre, dams quelque domaine que ce soit, dans tous les pays du monde, est un fait, notoire et admis-de tous, aujourd’hui.' Reste le troisième motif, celui de la cherté de plus en plus grande de la vie.* Sur ce point, il ne reste pas de doute.Des documents officiels, des relevés empruntés aux bureaux de l’Etat précisent la vérité.'Peu de semaines avant le début de cette guerre-ci, le nombre-indice des prix de gros, au Canada, était de 136.3.A une date correspondante, après quatre ans de guerre, ce nombre a plus que doublé, il était de 275.8 (la Gazette du Travail, Ottawa, juin 1918, page 487; les chiffres sont ceux ( de mai 1914 et de mai 1918).-Par ailleurs, alors qu’une famille d’ou-j à (1.es terrains que des ‘syndicats vriers canadiens de cinq personnes dépensait hebdomadairement, en mai 1914, la somme moyenne de f7.42 pour ses aliments, elle en paie aujourd’hui $12.66; et tandis que le budget hebdomadaire total pour les aliments, le chauffage et le loyer de cette famille de cinq ouvriers était de $14.19 en 1914, il est maintenant de 820.67.La hausse est donc de $337 par apnée, sans comprendre néanmoins celle qu’il y a eue dans le prix des t'êtements, des chaussures, des médicaments et le reste (la Gazette du Travail, juin 1918, page 489; ces statistiques comparées sont celles de mai 1914 et de mai 1918).On a tôt fait de comprendre, en face de cet accroissement constant de dépenses, que, quelle que soit l’économie dont fassent preuve les chefs de familles ouvrières, leur budget domestique de 1914 et même de 1916 ne suffit plus ou est à la veille de ne plus suffire; qu’on se rappelle au surplus les nouveaux impôts de tout genre, — impôts indirects, impôts directs, taxes fédérales, provinciales et municipales, — dont les différents pouvoirs ont frappé le consommateur, du haut en bas de l’échellq' sociale, par suite du désarroi mis dans les finances normales du pays par l’état de guerre où nous vivons, et la démonstration est patente, du bien fondé du dernier motif qu’invoquent les ouvriers syndiqués en instance auprès des chemins de fer canadiens pour en obtenir des gages plus élevés.* •* * - Il semble bien qu’en face de l’état de choses présent, les compagnies ferroviaires et l’Etat, propriétaire des voies nationalisées, auront raison de faire des concessions aux artisans qui les réclament paisiblement.Mais que s’ensuivra-t-il?' C’est ici que nous pouvons toucher du doigt une des conséquences de notre politique économique présente.L’opinion généralement admise, c’est que toute concession aux ouvriers syndiqués déterminera par contrecoup un nouveau relèvement des taux de transport pour les marchandises et les voyageurs, sur toutes les voies canadiennes.C’est ce qui est arrivé aux Etats-Unis, à la suite! des dernières augmentations de salaires aux employés américains; la hausse des taux'a été de 25 pour cent, il y a quelques mois.Or, cette} hausse inévitable, tous y contribueront en définitive: cultivateurs, arti-i sans, petits et grands employés, industriels, commerçants, patrons, j Pourquoi a-t-on exécuté ces tra-I vaux?Parce que cette banlieue, I qui aurait dû rester à sa destination naturelle, être quadrillée de potagers productifs qui eussent rendu plus tolérable la .crise de guerre pour la population de Montréal, était traversée d’une ligne de tramway./ Certains spéculateurs, qui n’étaient pas toujours étrangers à la compagnie, poussaient, -dans cette région, quelques ouvriers avec promesse de s’employer à leur obtenir des travaux municipaux.C’est ainsi que la ville a dû sans cesse agrandir scs vêtements, si l’on peut- dire, comme l’adolescent qui so développe trop vite.Sans doute, nous ne nions pas qu’il y ait dans ce développement un aspect social et économique à ; envisager.Toute question présente ! au moins deux faces.Telle ban-| lieue, pur exemple, non encore an- j nexée et qui, par conséquent, n’a rien coûté à la ville de Montréal, s’est développée très heureusement, a perpiis à un certain nombre de travailleurs de se rapprocher de leur travail, tout en habitant des logements plus sains, moins tassés les uns sur les autres que ceux du centre.11 faut tenir compte de cet avantage, mais il n’en reste pas moins vrai qu’en étendant des lignes de tramway dans toutes les- directions, au hasard, sans plan défini, dans le seul but, semble-t-il, de “s’emparer du sol”, de donner une plus-value amis de la compagnie exploitaient, on a aidé à cette surcroissance de Montréal qui a conditionné la situation financière où elle se trouve aujourd’hui.La mortalité, constatent les démographes, est d’ordinaire en raison directe de la densité de population; nous n’y contredisons pas.11 y.a toutefois une différence entre la densité extrême et le -peuplement à une ou deux familles par cent arpents, entraînent pour la ville les mêmes dépenses de police, de service des incendies, de service de l’incinération, de balayage, d’éclairage, d’égouts, etc., que si la popu-lation avait une densité moyenne se tenant dans les limites permises TA fl U 1/VIC Mais heureusement le métier de prophète ne chôme pas.Il est toujours repris par quelqu’un.Bécem-ment nous avons eu les prédictions d’un'revenant de la politique.Ce brave homme nous menaçait du rationnement avant cinq semaines.Il y en a plus de trois qu’il parlait à propos de l’enregistrement.On publie les premiers ‘résultats aujourd’hui.Il faudra bien trois mois, dit-on officiellement, avant de publier le reste.Et si tous sont aussi incomplets que le paraissent ceux donnés jusqu’ici, il se pourrait bien (si on s’e'n sert pour distribuer tes cartes de rationnement) que la moitié.de la population du Canada mourut de faim.Ce prophète, heureusement, nous a tout l’air d'avoir parlé à travers son chapeau, comme nous disent nos maîtres les Américains qui s’y connaissent en fait de bluff.Les journaux qui forcent leurs lecteurs à voir sa binette tous les deux jours ne nous l’ont jamais montré que décoiffé: mais il doit porter habituellement le bonnet d’âne.LE SCEPTIQUE.QUESTIONS DE LANGUE GE QUE LES PHILOLOGUES FRAN ÇAISPENSENTDESANGLICISMES par les lois sanitaires.Par ailleurs, avec une naïveté dont il serait difficile de trouver l’explication, les propriétaires du centre -de la ville — peut-être un bon nombre d’entre eux avaient-ils aussi des intérêts à la périphérie— Une autre idée SP Sont nhorcfixT* /l’îrwr^Aé*.BLOC - NOTES La fête utile Pour peu que cela continue, il sera bientôt de mode de faire de la 'Saint-Jean-Baptiste une fête non seulement belle, mais utile, de lui donner pour objet la fondation ou l’agrandissement 'd’une oeuvre nationale.'Cette année même, nous avons vu les Canadiens de la Saskatchewan consacrer leur Saint-Jean-Bap-tiste à la levée d’un fonds pour aider leurs écoles, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en profiter pour apporter à l’.4(de aux conscrits un secours efficace ,et ce dou-ble exemple a été suivi, sous des formes diverses, en plus d’une ville.L’une des initiatives les plus intéressantes est bien celle des Trois-Rivières, où la Ligue de la Pairie canadienne a organisé une quête publique au profit d’une pouponnière nouvellement fondée — ce qui est vraiment prendre la question par la base.se sont laissés charger d’impôts, sans mot dire, sans même paraître se rendre compte que les sommes qu’ils versaient de la sorte étaient dépensées, toutes entières où presque, dans des “villes .sans maisons”, récemment annexées.L’hygiène elle-même y trouvait-elle son compte?Quoi que l’on fasse, et à moins que l’on se livre à des expropriations en masse, dans les quartiers surpeuplés — ce qui est inadmissible tant que les finances de la ville seront dans l’état où elles se trouvent — il restera toujours une population très dense dans le bas de la ville.Quel est le moyen le plus simple d’assurer la Personne n’y pourra échapper, puisque le Canada est un pays où ce qui ! salubrité de cette région?Le pava-se consomme à un endroit déterminé vient de dix, vingt, cent endroits! ge et le perfectionnement de tous différents, tous éloignés les uns des autres souvent de centaines et de milliers de milles.Le blé.coûtera plus cher et donc le pain; de même, les viandes, les comestibles, le combustible, tout ce dont Phomme a besoin pour vivre et s’abriter Si tout coûte plus cher, les traitements d’aujourd’hui, déjà insuffisants dans bien des milieux, ne suffiront plus.Et la hausse des salaires d’un groupe aura en définitive déterminé une majoration des taux de transport, qui, elle, aura pour conséquence une nouvelle avance des prix de tout, d’où résulteront, en fin de compte, de nouvelles demandes générales de salaires plus élevés.Tout se tient dans notre régime actuel et la moindre hausse a des répercussions multiples.Nous vivons indéfiniment dans le même cercle vicieux, où, pour échapper à la cherté de la vie, un groupe demande une amélioration de traitement qui amène à la longue une nouvelle hausse générale.* * * Les économistes débattent depuis longtemps ce problème ardu.La vraie solution en reste introuvable.Mais si le cercle vicieux où les circonstances nous enferment ne se rompt pas, du moins existe-t-il des moyens-'d’améliorer le sort de chacun.Ainsi, un meilleur usage du régime coopératif de production et d’achat, un plus grand effort, par le Québec, sur scs fermes et dans ses champs, un meilleur rendement par la terre des aliments que nous consommons enrayeraient la hausse constante du coût de la vie.Nous produirions plus près chez nous, et donc nous achèterions meilleur marché; car nous payerions moins de frais de transport, de manutention, d entreposage, d’intermédiaires, plus élevés à mesure que l’article que nous voulons vient de plus loin et passe par plus de mains.Aussi le développement agricole de chacune des provinces canadiennes importe-t-il aujourd’hui plus que jamais à leurs habitants ; il importe même plus que celui de nos industries.Et si nous oublions cette vérité, meurt de langueur.Il avait les services municipaux.Il faudrait que non seulement les rues, mais, les ruelles fussent recouvertes d'un enduit quelconque, de façon à ce que, toutes les nuits ou tous les matins, on procédât à leur lavage — ce lavage à grande eau dont .VI.Mercier ne veut pas reconnaître la praticabilité.Ainsi ferait-on disparaître cette anomalie singulière et stüpide de rues lavées et entretenues avec soin — quand la ville a des fonds — tandis que s’accumulent derrière les maisons des détritus de toutes sortes, que stagnent des mares véritables, couches-chau-des d’insectes et de microbes.Cette haute efficacité du service municipal ne sera plus possible d’ici l’avènement de l’âge 'd^r, parce que la ville, victime de son excès de croissance, est dans une impasse: il lui faut, soit négliger la périphérie en faveur du centre, soit négliger le centre en faveur de la périphérie.Car elle n’aura jamais les fonds nécessaires pour donner aux deux la considération voulue, à moins d'augmenter hors de toute proportion la taxe foncière.* * Le tramway croit avoir droit à la sympathie publique et voilà pourtant l’oeuvre qu’il a le plus puissamment aidée à créer.Il a développé Montréal, dit-il; mais Mont- le cercle vicieux où nous vivons nous comprimera davantage.L époque que nous traversons, notre politique économique imprévoyante dont les conséquences nous imposent chaque année des fardeaux nouveaux, tout cela ne nous cnsciffne-t-il pas que nous ne pouvons impunément continuer de négliger la terre, de la déserter, de l’appauvrir de ses gens et qu’il est plus que temps que nos gouvernants y pensent?besoin de fonds et la mauvaise réputation de la ville rendait les emprunts difficiles: nul plus que ses protégés, et nul plus que son organe officiel, le Star, n’ont contribué ¦a salir Montréal.Louis DUPIRE.Georges PELLETIER.SOMMES-NOUS DES INGRATS?LE TRAMWAY PRETEND AVOIR AIDE AU DEVELOPPEMENT DE MONTREAL, MAIS CELLE-CI SE MEURT D’UN EXCES DE CROISSANCE.nés du tramway qui ont tari la bonne renommée de Montréal.Les Le crédit de Montréal est, paraît-il, très bas sur le marché monétaire américain.Le tramway s’est autorisé de ce fait pour solliciter et obtenir une concession qui le mît ~ dans une situation hors pair auprès des prêteurs.Les citoyens paient ainsi pour la mauvaise reputation de leur ville.En ont-ils été les principaux artisans?Nullement.Ce sont les orga- organes du tramway, avec le Star en tête qui n’a pas perdu une occasion de villipender une ville en majorité canadienne-française, de lui opposer la vertu et le civisme de Toronto; et, les instruments du tramway, rentrés à l’hôtel de ville, grâce if.sa déplorable immixtion dans lesTiffaires municipales.Est-il juste, aujourd’hui, que les citoyens soient seuls A payer?* * î?Le tramway prétend qu’il a puissamment aidé au développement de la ville do Montréal.N’a-t-il pas, du même coup, aidé à augmenter ses charges?Lar, de quoi est faite la dette de la ville de Montréal?De travaux construits, 4 des prix fantastiques, dans des quartiers à population clairsemée; d’égouts qui desservent des champs, de pavages qui vont à travers prairies, de trottoirs qui longent la brousse.BILLET DU SOIR.L ES PROPHÈTES lin avons-nous eu, assez de prophètes depuis le commencement de la guerre?Il y a eu celui qui chantait si bien, qui prédisait des coups d’état, des soulèvements, le triomphe de la volonté nopulaire, celni, vous savez, qui a charmé Mlle Concordia, et qui la boude depuis quelque temps, qui ne parait plus dans nos rues, ne sc montre plus dans nos assemblées.C'est tout au plus s’il a fait v une courte apparition à la foire montréalaise, qui n’était, en définitive, qu’une succursale de la Banque de Montréal.Aujourd'hui Concordia chante comme la fille d’Hérodiadc : Ah, quand reviendra-t-il?quand pourrai-je l’entendre?iProphète bien-aimé, puis-je vivre sans toi?” Et pourtant le prophète bicn-ni-mé ne parait pas plus que soeur i Anne du conte de Perrault.Dés Trois-Rivièrc?encore, et du même groupe, je (’rois bien, nous vient une autre idée.Nous la recueillons dans l’Eveil, petit journail mensuel plein de substance.L’Eveil suggère donc qu’avec méthode et persévérance, on organise une campagne pour recueillir un fonds dont le revenu serait consacré à défrayer le séjour dans les écoles d’Europe de quelques jeunes clercs qui; pourraient ensuite donner .leurs services au séminaire diocésain.Aux Trois-Rivières comme dans nos autres collèges, il y a déjà un certain nombre de professeurs qui ont étudié en Europe, mais , il s’agirait de faciliter à un plus grand nombre le voyage d’outremer.Il est inutile d’insister sur l’avantage qu’en retirerait toute la région, dont cette maison d’enseignement reçoit les meilleurs élèves.Pour atteindre son but, Y-Eveil propose d’abord d’éolairer l’opinion par une-campagne de presse, de Ttrovoquer l’intervention de certains corps publics, puis de couronner le tout par une souscription générale à l’occasion de la prochaine Saint-Jean-Baptiste.Il y a peut-être là le germe d’une initiative aussi féconde qu’intéressante et qui pourra trouver ailleurs des imitateurs.Ue n’est du reste que l’adaptation à un milieu et à des besoins particuliers de la Caisse écolière de nos frères d’Acadie et de la Journée, des.Ecoles de ceux de la Saskatchewan.Les deux côtés On pourra lire, dans le journal d’aujourd’hui, le récit d’une conférence prononcée au Havre, par un Ijrêtre belge, en présence du cardinal Dubois, archevêque de Rouen, et d’un ministre belge, M.Helleput-te.L’on y trouvera cette phrase topique : “La campagne de presse menée en Allemagne contre le Pape ne cesse pas d'être très mauvaise et pleine de danger: on l'accuse de sympathies marquées pour les Alliés.’’ Ainsi, tandis que, dans les pays de l’Entente, et chez nous en particulier, il se trouve des gens pour jeter l’outrage au Pape et l’accuser de sympathies pro-allemandes, là-bas on le taxe de sympathies pfo-alliées.N’est-ce point la meilleure preuve, comme le faisait récemment observer un pasteur anglican, que le Pape a été rigoureusement impartial?La fête du souvenir Le Droit rappelle fort opportunément, à l’occasion du 4 juillet, alors qu’Anglais et Américains se réconcilient avec effusion et commémorent ensemble l’anniversaire de la déclaration ^’indépendance, la part considérable prise par la France à cette guerre de l’Indépendance et rapproche de ce souvenir la campagne ardente, actuellement menée aux Etats-Unis contre toutçs.les langues non-anglaises et qui atteindrait le français comme les autres.Le contraste est d’un effet frappant.Si l'on veut poursuivre cette campagne, on devra avoir la précaution d’abord, ainsi que nous le suggérions il y a plusieurs semaines déjà, de renverser les statues de La-Fayette et d’interdire aux orateurs du 4 juillet de prononcer son nom, tout comme celui de Rochambeau.Cette élémentaire décence serait de mise.L’hospitalité facile que, depuis près d’un siècle, le peuple de Fran ce, et, à sa suite, les journaux et les dictionnaires français, donnent aux mots venus d’Angleterre, ont attiré à diverses époques de fortes protestations de la part des philologues français.On n’a pas ménagé le ridicule aux snobs et aux sportsman.Déjà, en 1855.Viennet se plaignait spirituellement de la mode d’pnglt-cisme qui faisait fureur à l’époque; On n’entend, disait il: .Que des mots à déchirer le fer, I-e railway, le tunnel, le ballast, le tender.Express, trucks et wagons, une bouche française Semble broyer du fer et mâcher de la braise.Faut-il pour cimenter un merveilleux accord, Changer l’arène en turf et le plaisir en sport ?Demander à des clubs l’aimable causerie Flétrir du nom de grooms nos valets d’écurie ?Traiter nos cavaliers de gentlemen riders ?Et de Racine enfin parodiant les vers, Montrer, au lieu de Phèdre, une lionne anglaise Qui dans un handicap ou dan» un steeplechase Suit de l’oeil un wagon de sportsmen escorté Et fuyant sur le turf par un truck emporté ?Il y a soixante ans que Viennet écrivait ces vers.Presque tous les ternies anglais qu’il cite sont restés dans le langage de France, excepté turf, sorte de sport chevalin et club, qui perdent de la popularité.Au lieu de club et clubiste, on dit plutôt aujourd’hui cercle et cercleux; cer-clurd, au sens préjoratif.Gentleman rider seul est disparu.D’où l’on voit que les mots-de la langue anglaise ont le caractère du peuple qui la parle: “What we have, we hold.” A cette époque, le mot “lion” si gnifiait un jeune homme riche, élégant et affectant une certaine ori ginalité.Au féminin, il désignait une femme semblable.En 1858, Emile Augier et E.Fournier publièrent une comédie en prose: “Les lionnes pauvres”.On voit par là ie sens du vers : “Montrer au lieu de Phèdre, une “lionne anglaise’’.Il n’y a peut-être pas de mots français qui ait eu autant de synonymes que le “lion” de 1850, devenu le pédant ou gofnmeux d’aujourd'hui, et chacun de ces synonymes a eu son époque de popularité.On a dit: merveilleux, mirliflore, dameset, damoiseau, dandy (du français dandiner), gandin, muguet, petit-maître, incroyable, muscadin, jeune beau, godelureau, bellâtre, précieux, petit-icrevé, gommeux, sans doute, sera bientôt détrôné par un autre synonyme plus a la mode.“•Lion”, dans le sens de “gommeux” s’est dit d’abord par allusion aux lions de la Tour de Londres, que tous les voyageurs de j’é jmque pliaient visiter.Ce mot dés> gnait une personne distinguée, à quelque titre que ce fût.que les gens du monde,’à Londres et à Paris, invitaient à leurs soirées pour se faire honneur de leur présence.M.Hippolyte Cocheris, littérateur et paléographe, a fait paraître: “Entretiens, sur la langue française” (1872-1874); “la Langue française, origine et histoire” (1882); “Origine et formation de la langue française.Notions d’étymologie” (188U.S’amusant à faire entrer dans un aperçu rapide des progrès de l’anglais en France, depuis la Restauration, un certain nombre de termes dont le défilé ne manque pas de piquant, il s’exprime ainsi: "11 était de mode alors que les dandys, les fashionables, revêtus du carrick.de la redingote, du plaid, du spencer, allassent sur le turf en tilbury, en break ou en dogcart avec un groom derrière leur voiture et un boule-dogue en avant, juger de la force des jockeys dans le steeplechase.Lorsque les plaisirs du sport étaient terminés, ils prenaient part à un lunch où ils réparaient par un beefsteak ou un roastbeef avec une tranche de pudding et un bol de punch, les forces qu'ils au raient pu perdre.Si un festival, ou un raout, ou une mess d’officiers ne les retenaient pas, ils se décidaient, pour chasser le spleen, à faire un whist dans quelques salons, ou â boire quelques verres de rhum ou de gin dans un établissement confortable où des clowns se livraient à la boxe pour égayer leur humour.A une certaine époque de l’année, ils allaient habiter quelque cottage et augmenter la valeur de leurs terres en faisant drainer.Quelquefois, ils partaient en touriste, prenaient la meilleure cabine du premier paquebot venu, s’ils n’avaient ni 'yacht, ni cutter à leur disposition, et faisaient connaissance avec le monde interlope de toutes les capitales eu ropéennes.” M.Cocheris remarque avec raison qu’avant la Révolution tous les termes qu’il a indiqués plus haut n’ex istaient pas dans le langage fran çais et que ce qui est cité ici n’aurait été compris par personne.Les mots redingote, boule-dogue, confortable, boxe, drainer, touriste, interlope, paquebot, cabine, sont si bien entrés dans la langue et ont pris une telle allure française qu’on se doute à peine de leur provenance anglaise.Ils ont leurs papiers de naturalisation.De riding coat, bull dog, box, packet boat, on a fait redingote, bouledogue, boxe et paquebot.Touriste vient de tour, mais touriste a été anglais avant de devenir français.Heureusement pour 'beefsteak et roastbeef, ils ont perdu leurs lettres inutiles le long de la route et sont devenus bifteck et rosbif, ce qui les abrège et leur donne une physonomie plus française.Il en est de même de pudding qui est devenu poudingue et il est à souhaiter que punch devienne pnnehe.Vers 1890, M.Justin Améro, homme spirituel, bon littérateur, opposé de toutes ses forces à la "compénétration” des deux langues anglaise et française, faisait paraître deux ouvrages.Le premier écrit en anglais, avait pour titre: French Gid-berish, et, pour but, de reprocher aux Anglais l’emploi absurde et surabondant de mots français dans leur langage.Le second, 'IL’Anglo manie dans le français”, fait le même reproche aux Français relativ -ment à l'usage qu’ils font de l’anglais dans leur parler.On peut y lire: “Il arrive à bien des Français, qui farcissent d'anglais leur dis- leur correspondent.Tels sont meeting (réunion publique), waterproof (un imperméable), interview (entretien, consultation), interviewer (questionner, entretenir, consulter), fashion (monde élégant), garden party (partie de jardin), yachting (yakage, comme canotage), yachtman (yakier, comme canotier), watman (chauffeur, mécanicien), wçter-closet (cabinets, vespasienne), railway (chemin de fer).” * * * Les termes anglais qui parsèment nos phrases sont de mauvais goût à cause de l’aspect disgracieux que ce langage présente à l’oeil et de la prononciation étrangère de ces mots, ce qui nuit à l'harmonie de noire parler.Aussi, est-ce au nom du bon goût que Remy de Gourmont, dans son “Esthétique de la langue française”, condamne une telle pratique: "Des vocabulaires entiers sont gâtés par l’anglais.Tous les jeux, tous les sports, sont devenus d’une inélégance verbale qui doit les faire entièrement mépriser de quiconque aime la langue française.Coaching, yachting, quel parler! Des journalistes français ont fondé il y a quelques années un cercle qu’ils baptisèrerj Artistic-Cycle-Club: ont-lis honte de leur langue ou redoutent-ils de ne pas la connaître assez pour lui demander de nommer un fait nouveau?(Alphonse Daudet a avoué qu’en créant struggleforUfeur, il n’avait pas eu un vrai sentiment de la langue française).Cette niaiserie est d’ailleurs internationale, et le français joue chez les autres peuples, y compris l’Angleterre, le rôle de langue sacrée que nous avons dévolu à l’anglais.Il y a à Londres un jargon mondain et diplomatique; thé dan-sirnte, tandeau sociable, style blasée, morning-soirée : solide s’exprime par solidaire, bon morceau par bonne-bouche et de pied en cap par cap à pie.Notre anglais vaut ce français-là et il est souvent pire.Son inutililé est évidente.Sleeptng-car, garden party, steamer, railway, rail-road, steeple-chase, dead-heat, warrant, reporter, interview, bond holder, rocking chair, sportsman et son féminin sportswoman, snowboot, smoking, music-hall, select, leader, authoresse: aucun, de ces mots, dont la liste est inépuisable.n'ont même l’excuse d’avoir pri| la langue française au dépourvu; aucun qui ne pût trouver dans noire vocabulaire son exacte contre-partie.” * * # Encore une autre opinion, celle de M.Anhmin Vannier dans "La clarté française” (Paris, 1919.chez Nathan) : “Pourquoi employer des termes anglais quand on joue au tennis (du français tenez)*?Pourquoi shirting, ticket, stopper, meeting.Pourquoi high-life, quand nous avons grand monde: five o’clock tea, quand il est si simple de dire thé de cinq heures ou goûter?Cetfe coutume a plusieurs inconvénients.Elle nuit à la physiono-nue du français.Elle v introduit cours oral ou écrit, de parler à peu ! des mots difficiles à comprendre près comme nous allons essayer de ; pour la masse du public et qui sou- Encore M.Ewing M.J.Armitage Ewing apparaît encore dans les journaux.IM.Ewing s’intéresse, avec un certain nombre d’autres, à la réfection des manuels d'histoire canadiens et américains afin de les rapprocher de la stricte vérité historique et de supprimer ce qui, dans les uns et les autres, peut inutilement susciter les animosités nationales.M.J.Armitage Ewing, nos lecteurs ne l’ont peut-être pas oublié, est cet avocat qui, devant la St.James Literary Society, soutint que, dans certaine ville de l’Ontario, de jeunes enfants canadiensdrançais grandissent dans l’ignorance absolue de l’anglais.Il s’agissait, naturellement, d’excuser l’attitude des partisans du règlement XVII.Le Droit et nous-même avons plus d’une fois sommé M.J.Arnii-tage Ewing de nommer cette ville et de faire sa preuve.Il est resté coi.Invitation nouvelle Nous renouvelons l’invitation.M.Ewing parle de vérité historique : il a une excellente occasion de manifester l’intérêt qu’il porte à celle-ci.Peut-jitre M.Ewing a-l-il l’oreille dure; peut-être ne lit-il pas les journaux français.Nous répéterons assez souvent l’invitation pour qu/eile finisse par lui parvenir.Nous le prévenons qu’ül aura bien peu d’occasions de paraître en public sans que ce petit incident lui soit rappelé.Il faut que la lumière se fasse là-dessus.0.H.le faire, dans le morceau suivant, où nous avons réuni quelques-unes des expressions qui reviennent le plus fréquemment sur nos lèvres.Le matin, dans les jolis faubourgs üe Londres, le négociant, apres avoir déjeuné et revêtu sa redingote, sort de sa maison qui donne sur un square de n’importe quelle forme, se rend à la gare, monte en wagon, et, arrivé dans la cité, tient conseil avec ses associés réunis en meeting.Vers midi, ils vont faire un repas confortable dans up restaurant voisin, après quoi, ils se remettent aux affaires, les uns restant dans les bureaux, les autres se rendant aux docks.Au beau milieu du dock, s'il fait chaud, quelqu’un d’eux s’étend pour faire la sieste, tandis qu’un autre, fou d’amusement, s’esquive pour assister à une course sur le turf nautique.Il a été d’autant plus attiré qu’il connaît le championship.En attendant sa venue, il absorbe des tranches de gingerbeer et des topettes de gingerbread." A son tour, le grammairien Ra-gon, dans sa “Grammaire française, cours supérieur” (1901) proteste en ees termes: "Certains mots anglais, récem ment mis en circulation, ne valent pas Ta peine d’être adoptés: mieux vaut se servir des mots français qui vent ont un sens très spécial dans leur pays d’origine.Malheureusement cette difficulté est un attrait de plus pour maintes personnes.qui ne sont pas fâchées de se donner par là ùn air supérieur.” Il y a de nos gens qui se justifient d’employer des termes anglais dans leur discours en disant que les Français en font autant, et que, de même qu’il ne faut pas être plus catholique que le Pape, il ne faut pas être plus français que les Français.Les opinions citées plus haut, et auxquelles on pourrait en ajouter bon nombre d’autres, indiquent que ce genre de snobisme n’a pas l’approbation des hommes éclairés de la France et des défenseurs do la pureté du verbe français.Etienne BLANCHARD, p.s.s.Eglise Saint-Jacques, Montréal.A LUNDI Nous renvoyons à lundi la suite des chroniques de vacances de notre camarade Bilodeau.^INDISPENSABLE Le dernier coupon parait aujourd’hui Le DEVOIR termine aujourd’hui la publication des coupons donnant droit au carnet INDISPENSABLE.Son initiative a été fort appréciée, plusieurs milliers de petits .carnets servant à la conservation des certificats d’enregis-trement ayant été distribués au cours des dernières semaines.Le coupon d’aujourd’hui est double, c’est-à-d,ire qu’il donne droit au porteur à deux carnets moyennant le versement de 5 sous en plus pour chaque carnet.Pour le recevoir par la poste il faudra ajouter un timbre d’un sou pour chaque carnet.L’INDISPENSABLE est distribué aux bureaux dp DEVOIR, 43, rue Saint-Vincent, de 9 heures du matin à 5 heures de l’après-midi.Les lecteurs de la campagne sont priés d’adresser leur demande comme suit : L’INDISPENSABLE, le “Devoir”, Montréal.Qu’on ne l’oublie pas, c’est le dernier coupon.II paraît en page 2. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET 1918 VOL.IX.— No 158 - LETTRES AU “DEVOIR” Nous n« publions a»e des lettres •lunées, ou des communicstions ac-«ompagmées d’une lettre signée, ses* adresse autheuiliju*.Les correspondante anonymes a’é' pargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et b nous une perte de temps, s’ils voulaient biea en prendre note définitivement.POUR NOTRE-DAME UNE PLAINTE Montréal, le 4 juillet 1918.Messieurs, J’aimerais à attirer votre attention sur le fait qu’il nous est impossible de nous procurer des instructions en français, concernant tes nouvelles taxes sur les allumettes, cartes à jouer, instruments de jnusique, automobiles, thés, etc.Le personnel du Revenu de l'Intérieur à Montréal, là où se perçoivent les droits sur ces objets, étant surchargé d’ouvrage, je comprends \qu’il leur est impossible de faire la (traduction de tous les documents \qui leur arrivent d'Ottawa.Mais le \personnel à Ottawa doit cire assez nombreux pour pouvoir faire au moins une traduction de la loi que ’le gouvernement impose.Je crois qu'encore dans ce cas-ci, nous sommes traités avec injustice.Il vous serait peut-être possi-\ble par une campagne dans votre \journal, d’obtenir pour Ions, ce qui m’est que diïoit et justice.Vous n’avez qu’à vous adresser > KH) .100 liability Ass.CoJLHd KH) .KX) .100 .100 100 100 KH) J 00 Dr R.-C.Laurier Madame L.-O.Grothé.Dr J.-U.Lalonde.Carosserie Trudeau Ltée.Bruneau, Currie & Co Ltd Alfred Lambert The Employer’s Alfred St-Cyr.E.-J.Langlois.E.-J.Langlois.Dr Geo.Lonergan .J.-Alphonse Vaülancourt J.-A.Vaillancourt.Paul Roy.Henri-F.Fabien .100 Dr L.Verner.100 Dr Léopold Masson.100 Dr J.-C.Bourgoin .100 Dr Jos.Gauvreau.100 Dr Gaston de Bellefeuille.100 Dr L.-C.Tétreault.100 Dr E.Turgeon.100 Dr L.-a.Hébert.KH) Dr D.Chouinard.100 Dr Joseph-A.Rouleau .100 CHANT SACRE.QUELQUES IMPRESSIONS I Le jour de la solennité de sain.* Jean-Baptiste, on a chanté, à l’église placée sous ce vocable, une messe ide M.Alfred Lamioureux.C’est, croyons-nous, la deuxième exécu tion de celte oeuvre, la première ayant eu Heu à Noël.Il en a cependant été assez peu parlé dans le iteiups.Ce que nous aimerions à signaler aujourd’hui à l’attention des intéressés, c’est que cette messe complète, ne comporte pas une seule répétition de mots.Le fait vaut la peine d’etre noté.Ce qu’en certains quartiers on a pémnptoire-iment jugé être une impossibilité, M.'Lamoureux l’a réalisé.Et nous ne Ivoyons pas que la valeur mélodique de son oeuvre ait été amoindrie par l’adaptation fidèle de la notation aux paroles liturgiques.La phrase musicale se déploie avec charme et aisance sans toutefois nous éloigner du sens du texte sacré auquel elle sert de revêtement."Je n’ai pas visé à l’effet, dit modestement l’auteur, mais n'ai voulu qu’apporter mon humble contribution à l’accroissement du répertoire de musique re ligieuse.” M.Lamoureux a agi ainsi dans le meilleur esprit possible et nous l’en «levons féliciter.Nous rie prétendons pas que le précédent qu’il a créé doive servir de règle rigide à tous les compositeurs de musique religieuse à venir, chez nous.Il est avec la liturgie, plus encore qu’avec le ciel, des accommodements.Mais nous voudrions dire à ceux qui se raient tentés de taxer une oeuvre de ;ce genre de “religiosité” excessive qu’il n’y a jamais d’excès à crain-idre de ce côté, tandis qu’il s’en commet d'intolérables sous le rap port contraire.Et c’est aux musi ciens d’église qui persistent, malgré toutes les exhortations, à nous servir de la musique iur.onvenanle ique nous voudrions citer M.La-jmoureux en exemple.En enten-idanl son oeuvre, peut-être comprendront-ils mieux, par le contraslc, combien sont déplacées dans le lieu saint les messes à répétitions innombrables, à interversions stupéfian-;tes, voire même à retranchements ou à substitution de paroles.II Parlant à la suite de M.1.N.Charbonneau, lors de la dernière conférence de celui-ci à la Schola .Cantorum, Mgr l’archevêque apprenait à l’auditoire «rue plusieurs coin laminautés de femmes à Montréal ont adopté le chant grégorien.Nous avons eu pour notre part la bonne fortune d’en entendre l'exécution par les -religieuses du Bon Pasteur, et nous nous demandons s'il est pos sible d’atteindre une plus grande perfection.Les voix ne font qu’une, les moindres détails théoriques sonl scrupuleusement observés, et quelle ,suave douceur dans l’ensemble de l’interprétation! On sent que ces saintes femmes y apportent tonie l’ardeur de leur foi.Aux blasés de la vie, aux désespérés, à ceux mêmes que le doute a mordus au coeur,nous disons: Entrez done quelque dimanche après-midi dans la petile chapelle de la rue Sherbrooke, ne fîlt-ce que le moment d’écouter l’an tienne du temps ou XcSub tuum præsidium.A entendre ces voix angéliques, votre coeur se fondra, vous courberez le front et, uuand vous quitterez cet asile de paix et de re rueillement.vous vous sentirez meilleurs, car vous aurez appris à nrier.Philippe Edouard BIRON.Louis Fontaine .Thomas Dussault,.Louis Bouvier.Joseph-Amédée, Turcotte.Dr Paul Denis .Dr A.-H.Denis.Dr L.Dupont.l.-C.-E.Hubert .100 .100 .100 .100 .100 .100 .100 .100 Dr .1.-0.Mousseau.100 Dr A.-B.Lebel.100 Dr Z.Lefebvre.100 Jos.Bonhomme Ltée.100 Joseph Élir .100 The General Animals Ins.Co of Can.100 L.Martineau &Cie.100 Henri Jonas & Cie.100 Charbonneau & DeGuise.100 McEwen, Cameron, Wait Ltd.100 J.-A.Go ver.100 J.-H.Nault.100 A.-J.Laurence.100 Victor Archambault.100 J.-H.Brodeur.100 Casgrain t français et en anslais.—Pré-Parution aux examens : brevet» ART DENTAIRE.DROIT.MEDECINE.PHARMACIE.Cours de KERMENO Directeur : RENE SAVOIE.LC.et I.E.Bachelier ès-art» et è«-»clences appliquées 238, rue Saint-Déni».Tél, Est 6162.En face de l’egliee Saint-J.cque» HERVE NADEAU Licencié ès-sciences de i Université de Paris CHIMISTE-ANALYSTE Cours privés 932 RUE SAINT-DENIS GAGNON & L’HEUREUX COMPTABLES LICENCIES (CHARTERED ACCOUNTANTS) 11 Place d’Armes.Tel.Main 4912.P.A.Gagnon, C.A., J.Arthur L’Heureux, C.A.GARDES-MALADES GARDES-lMtASES Service de gardes-malades graduées.Appel de jour ou de nuit.ASSOCIATION DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE 634, rue Saint-Denis, Montréal.Téléphone Bell : Est 3446.L’ASSOCIATION JEANNE-MANCE Le public et les médecins s’assureront les services de gardes-malades et d’infirmières diplômées, d’uno compétence reconnue, en s’adressant par téléphone à cette association à l’Hôtel-Dieu.Est 4500.L’association fait aussi les visites à domicile, à prix modéré.PROFESSEUR Edmond La Roclie, B, S, COURS PRIVES, LE JOUR ET LE SOIR.“nKl“i8' diction, élément» la-science».* ‘ m*th Et celle du colimaçon.Aknault Pensées choisies A distance, nous transformons les passions.Elles ne donnent pas le bonheur que nous imaginons.H.Bordeaux * * * La plainte rabaisse toujours un peu et la plainte ennuie.H.Bordeaux.# * * Heüreux ceux qui ont fixé très haut leur rêve de vie, l’ont atteint et ne sont pas redescendus.H.Bordeaux * ÿ * Quand la confiance est perdue, tout devient mésentente.* * * .Si un ange tenait la main sur notre cœur, il lirait dans ses pulsations corporelles toute notre âme.P.Gratry.* * * Notre douleur ne doit pas être stérile.Elle aussi enfante l’avenir.H.Bordeaux.* * * L’idée de Dieu n’a ni commencement ni fin: quand on la chasse par l’orient elle revient par l’occident, ou plutôt elle ne cesse d’habiter à la fois tous les points du temps et de l’espace aussi puissante par la négation que par l’affirmation, vivant de ses ennemis comme de ses adorateurs.La GORD AIRE Conseils pratiques Utilisons les pelures de raves.— (Cette recette a déjà été donnée la semaine dernière, mais une erreur typographique avait substitué au mot raves le mot roses.Pour le bon sens du conseil, nous le redonnons en entier.) Puisque nous devons faire profit de tout : les faire sécher pendant quinze jours après les avoir lavées.Les faire tremper dans l’eau une demi-journée; les égoutter et les faire cuire durant une demi-heure à l’eau dans une marmite fermant bien.Retirer les pelures qui sont devenues très tendres, et les accommoder avec du jus de -viande, ou les servir autour d’un reste de viande en salade.Vernis d’or pour métaux :— Voici un excellent vernis d’or pour les métaux.Il est formé d’une solution claire de gomme laque dans l'alcool, à laquelle on ajoute un pour cent d’acide borique et autant d’acide picrique.Taches d’huile sur le cuir : — Pour les faire disparaître, on recommande de les tamponner légèrement avec une solution de sel ammoniac; on laisse agir un instant, puis l’on rince à l’eau pure.Il vaut mieux s’y prendre à plusieurs reprises, car le sel employé trop brutalement pourrait enlever la couleur môme du cuir.Conservation des fleurs.—Les fleurs se conservent beaucoup plus longtemps, lorsqu’on fait dans leurs tiges une entaille longitudinale d’environ cinq centimètres à partir de la base.Si les fleurs arrivent fanées par un long voyage, tremper le bout des tiges dans l’eau bouillante, couper la partie ébouillantée et mettre les fleurs dans un vase rempli d’eau froide après avoir sectionné les tiges comme on l’a précédemment conseillé.Lavage des fraises : — Il arrive souvent que les fraises sont couvertes de sable, et on ne peut les laver sans leur faire perdre une grande partie de leur saveur., Voici un excellent moyen d’éviter cet inconvénient; on met sur une mousseline mouillée les fraises ensablées, on les fait rouler à plusieurs reprises; le sable et la terre restent attachés à la mousseline et les fraises ne perdent rien do leur qualité.4a bonne cuisine m PAIN A L’ORGE ET AU RIZ Prenez une tasse de lait, quatre cuillerées à table de graisse, quatr cuillerées à table de sirop, deux œufs, six cuillerées à thé de poudre à pâte, une cuillerée à thé de sel, une tasse de farine de riz, deux tasses d’orge perlé, des noix ou du raisin si désiré.Ajoutez le lait à la graisse fondue, au sirop et aux œufs bien battus.Mélangez les ingrédients secs ensemble et combinez avec le liquide.Faites cuire comme un pain dans un four modérément chaud pendant une heure ou jusqu’à ce qu’il soit bien cuit PAIN AUX POMMES DE TERRE Prenez une tasse et quart de pommes de terre écrasées, une cuillerée et demie de sel, une cuillerée à table de sucre, une cuillerée à table de gras, deux tasses et quart de farine, un carré de levain dissout dans le quart d’une tasse d'eau tiède.Faites bouillir, coulez, écrasez les pommes de terre.Ajoutez le sel, le sucre et la graisse pendant que c’est encore chaud: laissez tiédir ajoutez le levain et une tasse et quart de farine.Laissez lever du double, puis ajoutez le reste de la farine.Roulez, formez en pain et laissez encore lever du double avant de faire cuire.Vous pouvez ajouter plus de farine si vous trouvez que c’est nécessaire quand vous roulez le mélange.GATEAU AU CHOCOLAT Prenez le tiers d’une tasse de beurre (beurre composé, si vous le désirez) une tasse de sucre, deux œufs, les trois quarts d’une tasse de lait, deux carrés de chocolat, trois cuillerées à thé de poudre à pâte, quelques gouttes de vanille, une tasse de farine de blé complète (de guerre) une demi tasse de fécules de pommes de terre.Mettez en crème le beurre et le sucre; ajoutez les jaunes d’œufs battus, et battez les jusqu’à ce qu’ils soient bien légers.Faites fondre le chocolat dans le lait au bain-marie et ajoutez au premier mélange alternant avec la farine sassée avec la poudre à pâte.Enveloppez dans les blancs d’œufs battus en mousse, ajoutez l’essence et versez dans des vaisseaux bien graissés.Faites bien cuire.APPRETAGE POUR SALADE >— Deux œufs bien battus, une cuillerée à table de moutarde, deux cuillerées à thé de sel, une tasse de lait ou crème, une demi-tasse de vinaigre chaud, deux cuillerées à table de sucre et de beurre fondu.Un peu de poivre de cayenne.-m • — FÉDÉRATION NATIONALE ST-JEAN-BAPTISTE HOPITAL SAINTE-JUSTINE Il fait beau, il fait chaud.Nos enfants, tous ceux du moins qui peuvent se lever sont installés dans la grande vérandah à demi-vitrée ou l’air et le soleil entrent comme chez eux.Quelques-uns sont debout et circulent, celui-ci avec le bras en écharpe celui-là avec des béquilles.D’autres sont réunis autour d’une petite table et s’amusent avec des jeux ou des livres d’histoires; les tout petits sont assis par terre où ils ont aussi leurs hochets et leurs ballons.Et dans les coins, enfin, étendus sur les petits lits roulants dont ils ne peuvent encore se lever, les plus faibles parmi les malades transportable laissent caresser leurs membres en.loloris par la brise d’été et le chaud soleil qui va vivifier leur convalescence.Peut-être quelques-uns de’ ces enfants rêvent-ils vaguement a la maison sans air où à la cour étroite qui les réserve bientôt?Mais pour le moment, ils se sentent bien loin dt tout cela, et de la vie même qu’ils avaient connue jusqu’alors.La seule présence de la jeune garde-malade en blanc qui les les surveille, ramène vile leur pensée au bon moment present.Et les petits se laissent pénétrer tout doucement par la joie, le soleil et la santé.Dispensaire, tous les jours de la semaine, de 9 heures 30 à 11 heures.Médf ci ie, tous les jours.Chiuirgie, mardi et vendredi.Maladies de la peau, lundi et jeudi.ù eux, nez, gorge, lundi, mercredi, vendredi.L’ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MANUFACTURE Sections Hochelaga et de Maisonneuve On est venu en grand nombre mercredi dernier à l’exposition des travaux faits aux cours du soir, qui avait lieu à la salle de l’école Baril.Les travaux de couture étaient nombreux et variés, les chapeaux étaient faits avec, beaucoup de goût; les mets étaient aussi bien apprêtés; les devoirs de français et d’anglais appliqués.Les récompenses furent distribuées sous la présidence de M.l’abbé Pepin, aviseur spirituel de la section d’Hochelaga.On eut ensuite le plaisir d’entendre le programme suivant: Chant : “Si vous l’aviez compris,’’ par Mlle Gervais, avec accompagnement de violon par M.Larivicre.Chant: “Rires et pleurs”, par Mlle Laurendo.Chant: “Fais moi rêver”, par Mlle Leduc avec accompagnement de violon.Récitation! “France rappelle-toi par Mlle Florence DeMuy Chant: “Aimer c’est forger sa peine”, pup Mme Bates.Duo: Mlles Eeduc.Les membres do la commission scolaire catholique de Montréal, division est, tenait une assemblée le même soir.Ils acceptèrent de venir, prendre connaissance des ouvrages faits par les élèves des cours post-scolaires.Mgr G.Lepailleur, président, fit part aux messieurs de la commission des tableaux suivants: ECOLE BARIL — SECTION HOCHELAGA Art culinaire : 15 cours, 37 inscriptions, 284 assistance totale, 7.G7 assistance moyenne; couture ; 15 cours, 10 inscriptions, 133 assistance totale, 8,31 assistance meyenne; modes : 15 cours, 26 inscriptions, 221 assistance totale, 8.5 assistance moyenne; français : 20 Inscriptions, 17 assistance, 153 assistance totale; 9.assistance moyenne; anglais : 20 cours, 49 inscriptions, 390 assistance totale, 7.95 assistance moyenne.Totaux : 85 cours, 145 inscriptions, 1181 assistance totale, 8.14 assistance moyenne.ECOLE JEANNE D'ARC — SECTION MAISONNEUVE Art culinaire : 15 cours, 45 inscriptions, 214 assistance totale, 8.31 assistance moyenne; couture; 15 cours, 34 inscriptions, 218 assistance totale, 6.41 assistance moyenne; anglais: 20 cours, 55 insoriptions, 295 assistance totale, 5.36 assistance moyenne.Totaux : 50,cours, 134 inscriptions, 727 assistance totale, 5.42 assistance moyenne.Puis il félicita les élèves et démontra la nécessité des cours postscolaires et demanda qu’on les encourage de plus en plus dans l’avenir, parce que les familles en béné-fieront autant que les personnes qui y sont admises.Monseigneur promit son concours pour le succès de l’oeuvre dans l’avenir.Assemblée de conseil : Les conseillères de l’A.P.E.M., des différentes sections sont priées d’assister en aussi grand nombre que possible à l’assemblée de lundi le 8 juillet au secrétariat de la Fédération à 8 heures p.m., pour des questions importantes.Syndicat économique des ménagères: Les personnes qui habitent Hochelaga peuvent verser leur contribution de S1.00, chez Mlle A.Duplessis, 316 rue Aylwin; Mlle Cécile Fleury, 53 rue Davidson; Mile E, Zappa.294 rue Nicolet.LE CANADA MUSICAL Le Canada Musical publie aujourd’hui l’un des plus beaux numéros parus jusqu’à présent, avec huit portraits de musiciens.Il con tient d’abord une étude très appropriée sur le centenaire du grand compositeur que fut Charles Gounod; ensuite, une revue très détaillée de la dernière saison artistique; le résultat du concours pour le Prix d’Europe; la musique en Fran ce; un aperçu de ce que nous entendrons l’hiver prochain en fait d'opéras par nos meilleurs talents; les villégiatures de nos musiciens.Comme portraits: Mlle Blanche Gonthier, Mme Schumann-iHeink, Gounod, Debussy, MM.Henri Casa-dessuS, John Philip Sousa, Henri Prieur et Jean Raster.-s———— $200,000,000.00 sont dépensés pour articles divers en caoutchouc au Canada.Peut-on dire pourquoi pas un sou de ce montant fabuleux n’est fabriqué par nos compatriotes ?En souscrivant dans la Cie de Pneus Roger, Limitée, ce pourquoi sera résolu.Chambre 2, Edifice la “Presse”.Main 7999.Pour les district de Québec et Rimouski, s’adresser à M.P.Vallières, No 65 rue St-Pierre, Québec.(réel.) 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C’est malt C’est ingrat!.Je connais, à Rennes, une jeune fille très malheureuse.Grande famille déchue, pauvreté complète, santé ruinéei Eh bien, eMe est aussi gaie qu’un oiseau.—Une sans coeur! —Un coeur d’or! Mais, elle a jeté ce coeur en Dieu, et elle marche les yeux “en haut”____Sur ce, bonsoir.Je tombe de sommeil.Ah! vous savez: J’ai demandé à Conan pour Maric-tAnge ie Ploucr.—Qu’a-t-il répondu?interrogea Eined avec une vivacité qui l’étonna elle-même.—J1 a répondu, dit Yvonne s’en- fuyant toute rieuse: “Marie-Ange le Plouër est noire comme un corbeau.Or, j’aime les blondes”.Et Eined ne sut jamais pourquoi des îlarmes lui montèrent aux yeux, quand, cinq minutes plus tard, elle emprisonna scs boucles brunes dans sa résille de nuit.XX Il y aura bientôt deux mois que Mme d’Yvré fiabite Kerliviou, mais il n’est pas question de départ, car elle consent à y passer l’automne ; et, comme !M.et Mme du Coat ont rejoint leur fillfe, comme le Père Alain, retenu par des prédications multiplies, vient enfin d’arriver, il règne au château une animation qui, pour n’ètre pas bruyante, n’en est pas moins réelle.Eined prend part à l'entraip -fié- ! néral, s’étourdissant à plaisir, pour ne pas songer que l’hiver va de nouveau river sa chaîne, pour oublier les déchirements prochains de la séparation, pour ne pas voir surtout le fond de son coeur.En deux mois, elle a repris des ! couleurs et des forces à cette brise de mer qui a sauvé son enfance.En deux mois aussi, sous l’enveloppa ru' te affection des habitants de Kerliviou, elle a perdu sa réserve fière, pour redevenir la causeuse, Pai-ipante Eined d'autrefois.Transformation physique, transformation morale qui se sont opérées d’une façon en quelque sorte insensible, et étonnent profondément la jeune fille, maintenant qu’elles sont des faits accompllis.Quand elle jette un regard sur les jours écoulés depuis son arrivée au château, elle .ne trouve pourtant rien de saillant dans sa vie.La visite de l’usine et du pavillon habité par Conan: usine splendide, pavillon de rêve — un nid dans des fleurs, — est le premier souvenir qui lui revient avec une netteté merveilleuse.Elle entend les explications très claires du jeune ingénieur; elle le voit au milieu de ses ouvriers; elle le voit surtout “chez lui”.Un “chez lui” fort simple, mais arrangé avec un goût parfait.'Un "chez iui” où les livres yçjiré- sentent la science, où de nombreux dessins et de charmantes peintures révèlent l’artiste.Puis, quelques excursions à Vannes, à Sucinio, à Port-Navalo, à Locmariaquer s’échelonnent, durant ces deux mois, avec des visites de parents et d’amis, des diners plus ou moins cérémonieux.Et c’est tout! Les jours ont coulé tous sembla blés, comme les perles d’un collier, remplis par le travail, la causerie et la lecture, par des promenades dans les bois et les prés de Kerliviou, quand il faisait beau, par un ^eu de musique, quand la pluie rendait toute sortie impossible.Et celte vie tranquille, loin de paraître ennuyeuse à Eined, a produit l’effet d’un calmant sur son pauvre coeur malade.Veu à peu, la gaieté communicative d'Yvonne lui a rendu sa gaieté; peu à peu, les paroles sympathiques de Mme de Pibrac lui ont enlevé son irritation maladive contre les gens et lies choses, ainsi que son excès d’amertume au souvenir du passé; peu à peu, maintenant, le Père Alain relève son âme abattue, et la guide dans le chemin de la piété avec sa douceur et son discernement habituels.> Jamais il ne sermonne.Mais un mot, lancé par lui dans la conversation, remue, en Eined, des fibres secrète*; un livre ouvert com- me au hasard l’invite à la résignation et au courage: prédication voilée qui se complète par l’exemple de la vie toute de prière, d’immolation et de pénitence du religieux.La jeune fille se trouve très faible en présence de ce fort; très or-' gneilleuse en présence de cet humble; très égoïste en présence de ce dévoué; très lâche, surtout, en présence de ce vaillant, qui parle du sacrifice presque le sourire aux lèvres.Et, lentement, très lentement, un mystérieux travail s’accomplissant en elle, elle arrive à comprendre la beauté merveilleuse et vraie des pensées du Père Alain, transcrites par Mme de Pibrac.De cette compréhension à la prière, il n’y a qu’un pas.Eined recommence à prier.- Quand on prie, on pardonne.Eined pardonne à Yvonne Kerdélec.On ne pardonne pas sans luttes, sans souffrances, par conséquent.Or, comme une personne devient d’autant plus chère qu’on a davantage "souffert” pour elle, Eined, qui ne peut “aimer” Yvonne, sent que Conan lui devient cher “comme autrefois”, déclare-t-elle au Père Alain.Est-ce vraiment "comme autrefois”?.Elle le cnit longtemps, la pauvre petite.Fière d’entendre l'éloge du jeune homme, elle prit d’abord plaisir à parler de lui, soit avec les habitants de Kerliviou, soit arec les Frères de l’Orphelinat, soit avec les ouvriers de d’usine.Puis, au lieu de le fuir, comme elle l’avait fait souvent, elle rechercha sa présence, lui demanda quelques services, et le pria, de temps à autre, de l'accompagner quand elle allait à Saint-Gildas, l’appelant “frère Conan”, comme par le passé, et faisant revivre avec lui tous les chers souvenirs.Conan ne se dérobait pas à ses avances.Il lui rendait les services demandés, la suivait au bourg, répondait à son “frère Conan” par “soeur Eined”, et causait, sans se lasser, de ce qu’il appelait “le vieux temps”.Mais si, en parlant de Roger, de M.et de Mme MarteUy, le jeune homme s’animait et s’émotionnait encore, il se montrait vis-à-vis d’Eined d’une réserve qui, parfois, irritait cette dernière.—Vous êtes fâché contre moi, Conan! s’écria-t-elle un jour.A mon tour de vous dire: “Vous n’êtes plusnous”, comme vous me l’avez jeté 3 LE PAPE, LA BELGIQUE ET LA GUERRE Intéressante conférence faite au Havre par un prêtre belge On lira avec intérêt ce résumé publié dans la Croix de Paris du 18 juin, d’une conférence faite au Havre par un prêtre belge : Le lundi 10 juin, une conférence a été donnée au Havre, par M.l'abbé Octave Misonne, docteur ès sciences sociales et politic! ues de l’Université de Louvain et directeur des oeuvres sociales diocésaines de Tournai, à Mon s.S.Ém.le cardinal Dubois, archevêque de Rouen, présidait, entouré du haut clergé de Rouen et du Havre.M, llelle-putte, ministre belge, était sur l’estrade.Dès le début, Son Eminence dit sa joie de présider cette séance d’amitié franco-belge, aux applaudissements de tous.Le conférencier a passé trois ans en Belgique occupée, sous le joug de l’ennemi.(Contraint par les circonstances à quitter son pays, il a réussi à franchir la frontière Nord, à travers les fils électrisés.En passant successivement en Hollande, en Angleterre et en France, il a recueilli partout les impressions de scs compatriotes et des nationaux de, l’Entente sur l’attitude du Saint-Père vis-à-vis des belligérants et en particulier vis-à-vis des Belges.Il se rendit ensuite à Rome où il fit un séjour d’une demi-année au cours de laquelle il voulut se documenter, de façon positive, sur cette question sans cesse agitée dans le grand public et dans la presse quotidienne.Ayant eu la faveur de puiser aux sources mêmes et de consulter tous les documents officiels relatifs à la Belgique; s’étant appuyé, d’autre part, sur la science des meilleurs historiens et des canonistes les plus érudits, il se croit informé et il estime qu’il est de son devoir de rectifier les erreurs qui ont cours presque partout et d’exposer simplement la vérité.¥)ans quelque temps, il publiera (édition Bloud et Gay) une œuvre de vulgarisation sur ce sujet : sa conférence n’en est qu’un résume succinct.S’il a désiré parler tout d’abord au Havre, c’est qu’il retrouvait là sa patrie exilée, et que, .ensuite, il voulait témoigner à S.Ém.le cardinal Dubois, l’évêque des Belges de France, tout le respect et toute la reconnaissance que lui ont voués ses compatriotes pour la grande charité dont Son Éminence ne cesse de leur donner des preuves.Te grand honneur que le cardinal de Rouen leur fait en présidant la conférence, l’éclat que sa pourpre donne à la réunion, leur créent des devoirs nouveaux de gratitude et d’attachement dont ils ne perdront pas la mémoire.L’orateur, comptant sur la bienveillance particulière du vénéré prélat.s’excuse d’avance de ne pouvoir exprimer, comme il le voudrait, toute la vénération et la reconnaissance qu’il a, personnellement, pour Sa Sainteté le Pape, dont il sait l’amour pour la Belgique, amour traduit en œuvres de charité, de justice et de salut.Rapidement, le conférencier rappelle le crime de l’invasion allemande en Belgique, suivi de toute la longue série des atrocités commises par les armées de la kultur.Il montre aussi, comment, d’un mot, suivant une méthode a prioris-te bien orgueilleuse et bien teutonne, nos ennemis niaient tous leurs forfaits et comment ils les imputaient honteusement aux civils belges ou aux soldats alliés.On connaît assez toutes les origines du conflit sanglant qui divise les nations.Que devait faire le Pape ?Il faut, avant tout, bien préciser ce qu’on est en droit d'attendre de la Papauté et fixer les devoirs de tout Pape dans des circonstances pareilles à celles que nous traversons.Puis il faudra dire quelles sont les difficultés que S.S.Benoît XV rencontra dès 1914 et qu’il rencontre encore chaque jour, soit au sein des nations de l’Entente, soit au sein des empires centraux : attitude des gouvernements, opinion publique, sentiments des catholiques et des non catholiques, positions prises par la presse, etc.Et malgré toutes ces difficultés, quels ont été les actes du Saint-Père, ses protestations solennelles, ses interventions incessantes, particulièrement en faveur de la Belgique; tel est l’argument de la conférence faite par M.l’abbé Misonne.L’orateur, ainsi qu’il le déclare dès son exorde, entend qu’on exige de lui un exposé positif, des preuves et des conclusions basées sur des faits contrôlés.Il veut laisser aux Allemands “intellectuels” et autres le monopole exclusif des affirmations ou des négations tranchantes mais absolument gratuites.Que devait donc faire le Pape?D’aucuns cherchant des précédents dans l’histoire affirment qu’il y eut autrefois (au moyen âge ?) des Papes qui, dans dès conflits analogues à celui d’aujourdraui, s'imposèrent comme arbitres entre les peuples et les rois, en procla^-mant le droit et en lançant les foudres de l’Église contre les eoupa^ blés.Affirmation gratuites, méthode allemande ! L’orateur expose qu’ayant eu recours à la science éclairée des meilleurs historiens français, belges et italiens, il n'a pu trouver en aucun temps aucun Pape qui ait ainsi agi.Si d’autres, plus heureux que lui, croient pouvoir citer des cas où les Papes intervinrent en des conflits politico-économiques sans connexion avec les intérêts religieux dont ils ont la garde, on examinera les précédents invoqués avec impartialité.Mais jusqu'ici, aucun cas semblable n'a été produit, ni au moyen âge, ni avant, ni depuis.Il n’en tire pourtant pas argument tendre aucune des protestations que certaine presse semblait anxieuse-I ment demander a,u Pape.Or, la-[dite presse ne critiquait pas le silen-'ce de ceux-là, tandis que, même 1 après que le Saint-Père avait parlé jet parlé solennellement et pubhque-I ment, elle feignait de ne l’avoir pas entendu et elle le suppliait encore, pour son honneur (!) d’élever la voix ! L’orateur expose toute une série - [ de faits sur lesquels il serait trop .long d’insister ici.La Croix on a en faveur de S.S.Benoît AV, puis-1 (bailleurs signalé quelques-uns en que, précisément, celui-ci s’est pro- ieur temps.noncô — l’orateur le montrera plus loin, — mais il met ses auditeurs en Il cite, en particulier, les criti-si souvent répétées contre le .- ,7 , , ques si souvent rt* garde contre les conclusions ten-, ' t b 6 KUr sa prétendue dancieuses tirées de cette fausse • histoire pur ceux qui veulent critiquer le Pape actuel de parti pris.Si les précédents n’existent pas ou sont inconnus, la chose s'explique ; c’est que les Papes, en vertu de leur mission propre, ne sont pas des juges qui doivent obligatoirement inaction et son prétendu silence en faveur de la Belgique.Or, pendant les premiers mois de la guerre, il était difficile à tous, sinon impossible, de connaître l'exacte vérité.(L’orateur en donne des preuves.) Quand l'ambassadeur ENTREZ DANS NOTRE “CLUB PATRE” $1.00 COMPTANT PERMET AUX MEMBRES D’OBTENIR LA LIVRAISON DE NOTRE PATHEPHONE NO.45 Le “Club Pathé” Valiquette procure un moyen facile de posséder un phonographe.Des centaines sont déjà membres et jouiront cet été de la musique d’un Pa-théphone.Notre Pathéphone No 45, illustré ci-dessous, est un grand favori pour la maison de campagne, la vacance d’été, le camp, etc.Devenez membre de notre “Club Pathé” maintenant et nous vous en enverrons un, moyennant $1.00 comptant et ensuite $1.00 par semaine.C’est un des cinq privilèges de notre “Club Pathé”.Demandez à notre département de musique de vous expliquer les quatre autres.sc prononcer entre les particuliers ! belge auprès du Saint-Siège affir- .« /« • .w» 14 11 *v fui» Ir» /1 ?i I m r\lnu ou les nations dès qu’un conflit les divise.On rencontre encore souvent l'affirmation contraire, dans la presse et ailleurs.Affirmation fausse, erronée, qui ne repose sur aucun fon-demenl.Qu’on ne façonne pas de toutes pièces un Pape tel qu’il ne peut exister.Mais si l’on veut savoir ce qu’est le Pape, ce qu’il, doit être, qu’on le demande à l’Eglise elle-même, mais non aux publicistes.ou aux orateurs qui n’ont avec la théologie que des rapports lointains.Or, le Pape est le gardien infaillible de la vérité révélée et des lois de la morale chrétienne.Il a plein pouvoir disciplinaire dans son Eglise.Mais Dieu ne lui impose pas de juger les particuliers ou les États.Sans doute, le Pape peut intervenir comme juge s’il estime prudent de le faire, pour ramener ou pour assurer la paix dans le monde; mais il ne doit pas intervenir par mission propre.Il doit condamner les erreurs qui compromettent le dogme ou la morale, il est vrai, mais cette condamnation ne sera portée par lui qu’au temps jugé opportun.Il pourra condamner aussi les erreurs qui compromettent la paix et l’ordre dans les États politiques, car “le Pape ne peut pas oublier son devoir de continuer l’oeuvre de Jésus-Christ, prince de la Paix”, et l’Église ne doit j>as être séparée de l’Etat ni l’État de l’Eglise.‘ Fort à propos, l’orateur fait remarquer ici combien certains journalistes sont ignorants des choses de l’Église: ils vont, par exemple, jusqu’à sommer le Pape d’avoir à se prononcer entre les principes païens de la kultur (force, etc.) et les principes chrétiens, de justice et de droit, défendus par les nations alliées.Ils ne savent même pas que les anathèmes de l'Église ont été portés, en termes exprès et précis, contre les premiers, il y a plus d'un demi-siècle déjà, dans le célèbre Syllabus de Pie IX contre lequel ils se sont tant élevés autrefois, et qu’ils sont, sans doute, encore prêts à attaquer aujourd’hui sans même le connaître.Ils ont d’ailleurs très longtemps ignoré aussi, ou tout au moins laissé ignorer à leurs lecteurs, malgré l’union sacrée des partis, que le Saint-Père avait condamné en termes solennels, nets et directs, dès le 22 janvier 1915, la violation de la neutralité belge, puis qu’il avait (le 4 décembre 1916) protesté solennellement encore, en Consistoire, contre les infâmes déportations des civils, contre le bombardement par avions des villes ouvertes, contre tous les attentats monstrueux qui se commettent sur terre et sur mer, mait un fait, le démenti le plus formel était immédiatement apporté par les agents officiels allemands.Bien plus, ils accusaient les Belges d’avoir eux-mêmes violé leur neutralité, d’avoir fait cause commune avec la France et l’Angleterre, d’avoir organisé la guerre de francs-tireurs, etc., etc., Quant aux atrocités qu’ils commettaient en Belgique envahie, le ministère belge les connaissait sai e pouvoir en faire la preuve suffisante, et le nonce du Pape à Bruxelles avait suivi le ministère dans sa retraite, à Anvers d’abord, puis au Havre.Il n’est donc pas étonnant qu’à Rome, on n’ait pas su démêler tout de suite la vérité du mensonge.Cependant, un auditeur de la nonciature.prélat du Vatican, avait reçu mission, de la part du nonce, de gérer les affaires ecclésiastiques à Bruxelles, du 18 août au 18 décembre 1914.Or, pendant ce temps, ^ alors même qu’il ne peut pas correspondre avec Rome, il proteste officiellement et sans cesse, au nom du | Saint-Père, contre les crimes et les j attentats qu’il parvient à connaître: J incendie de l’Université de Louvain, ' mauvais traitements aux évêques, i fusillade des prêtres et des civils;] accusations portées par l’empereur contre les prêtres belges et les civils qui auraient achevé les blessés, attaqué les médecins et les infirmiers, etc.C’est au nom du Saint-Père que ces protestations sont faites, dès le mois d’août 1914.Bientôt après, le Saint-Père lui-même intervient personnellement dans une longue série d’actes et de protestations publiques qui prennent un grand caractère de solennité et dont le retentissement aurait été profond, dès 1914, si la presse italienne et française n’avait pas gardé sur eux un silence presque aussi absolu que la presse allemande elle-même.Le conférencier énumère ici toute une longue série de dates et de faits probants, dont le public ignore presque tout, et qui produit sur l’auditoire une impression profonde.La Croix espère avoir l’occasion et la bonne fortune de reprendre bientôt, dans le détail, la liste de ces interventions pontificales en faveur de la Belgique, afin d'édifier ses lecteurs sur la sollicitude du Saint-Père envers nos héroïques alliés.Sans doute, les recours incessants du Saint-Père en faveur des dôpo, LE PATHEPHONE NO.95 EST UNE CABINET Les membres du “Club Pathé” qui désirent un Pathéphone plus grand, trouveront la machine No 95 justement propice.Construite en chêne ou en acajou.Grande armoire dans la partie du bas pouvant contenir 125 disques, .loue toutes les marques de records.Exactement tel qu’illustré.Versez $2.50 comptant et nous vous livrerons l’instrument.* $1.00 comptant amène ce Pathéphone chez vou* Voici l'Instrument populaire.No 45.Joue toutes les marques de disques comme les 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passe l’été au lac des Quatorze Ues dans les Lau-rentides.Le docteur Pellerin ne prendra que des vacances de fin de semaine.SOIREE INTIME.Trois-Rivières,.5.— A l’occasion de son mariage M.le docteur Bour- _____ ^ _____ _____ ___ geois a été l’objet d’une cordiale ma- des condamnés, des prisonniers, des ] infestation de la part de ses amis du enfants, etc., ses protestations Lflviolctte.Lne bourse bien ^ .garnie lui fut presentee.M.1 abbe H.Vallée, aumônier, Léon Lajoie, Maurice Gélinas, Houle et Alarie, ont prononcé des discours.Le docteur Bourgeois a épousé Mlle Lafond, fille de M.Charles Lafond, architecte.etc contre les réquisitions, contre les vols, contre les crimes, ne sont que rarement entendues par l’orgueilleuse Allemagne.Mais qui oserait en faire grief au Saint-Père ?Vraiment, l’orateur avait le droit de etc.Et si, contre chacun des autres I conclure, en citant le mot du grand crimes, le Saint-Père a cru prudent cardinal Mercier que le Tape aime de protester en principe (ce qui semble exaspérer certains publicistes), c’est que les Allemands n’avaient pas malheureusement été toujours seuls à les commettre: les armées russes (et parfois les autres) n’étaient pas composées uniquement de héros et de saints.M.l’abbé Misonne montre ensuite dans une seconde partie, combien le désir du Saint-Père était de ramener dans le monde une paix basée sur la justice.Or, pour épargner aux peuples belligérants l’effusion de tant, de sang, et pour assurer la paix au monde bouleversé, le Pape devait-il agir avec éclat, lancer contre les empires centraux les foudres de l’Eglise, et se prononcer solennellement en faveur des alliés?L’orateur traite ici, avec détails très instructifs et très suggestifs, la question des relations du Saint-Siège avec les nations de l’Entente et avec les empires centraux.De notre côté, pas de relations diplomatiques, ou des relations que l'article 15 du pacte de Londres (22 avril 1915) détruisait pratiquement: le Pape ne devait pas être écouté; c’était l’engagement.La presse était aussi, mjer généralement hostile à l’action du | Vatican.De l’autre côté, en Autriche, presque autant qu’en AUema- j gne, on attendait le prétexte d'une j condamnation pontificale, pour prê- tant : “Oui, le Saint-Père Benoît XV a fait pour les Belges tout ce qu’il pouvait faire, et je crains que nous pêchions par gourmandise spirituelle, si nous voulions lui demander davantage.” Une allocution de S.Ém.le cardinal, une autre de M.Hellepute, toutes deux très applaudies, ainsi que la conférence, terminèrent cette importante réunion.LIGUE DES LOCATAIRES LEFEBVRE-MARTIN.Mardi le 25 juin était célébré, en l’église Sainte-Elisabeth du Portugal de Montréal, le mariage de M.J.Arthur Lefebvre, courtier d’assurances et organiste de Sainte-Elisabeth, avec Mlle Marie Initia Martin.MM.Germain Lefebvre et Alph.Martin servaient de témoins aux mariés.M.l’abbé B.-A.Desnoyers a célébré la messe de mariage, pendant laquelle un beau programme musical fut exécuté.Après un voyage au Saguenay, les [nouveaux époux sont maintenant de retour et recevront dimanche le 7 ! courant à leur demeure, No 2094 i rue Saint-Jacques.HABANA \ La perfection en fait de cigares \ Le cigare qui assure au fumeur le maximum de satisfaction.Il ne coûte que JQ CENTS O.Grothé, fabricants, Montréal.il QVV£>© C\A)& &fc\A.CT\©n3 SV.Mf* Les locataires aussi bien que [ tout autre citoyen sont invités d’assister aux assemblées qui auront lieu dans les quartiers suivants, aux fins de propagande pour la Ligue et de protestations cdntre la mise à exécution du présent contrat des Tramways imposé aux citoyens par la Législature.Hochelaga, dimanche, le 7 courant à 2 heures p.m.dans la salle de l’école St-.Ioseph, 265 rue Descry.Mercier,, lundi, le 8 courant, à 8 heures p.m.dans la salle de l’école St-Edouard, 302 rue Lnsa'lle.Delorimier, mercredi, le 10 courant à 8 hrs.p.m.dans la salle de ! l'école Ste-Famüle, 1427 rue Delori- EN VACANCES Monsieur Maurice Tassé, de Hen-ryyille, est allé passer quelques semaines dé vacances à la Baie des Chaleurs.EN PROMENADE (De notre correspondant) Trois-Rivières.6.Plusieurs de nos familles trifluviennes ont pris possession de leurs vitras à la Poin te du Lac les Bains.Parmi Parmi eux, M.le docteur Normand, MM.les docteurs E.P.Panneton et Auguste Panneton, Normand.LabelU, Mme Léon Baleur, Higgins, Arfal!, de Carutfel, Héroux, Clifford, Col lins, etc., etc.! AU THÉÂTRE LOEW CINÉMA PASSE-TEMPS parer une guerre religieuse au profit | Sont au programme actuellement; de la kultur.Certains allaient mê-i "La, maison de verre”, adaptation me jusqu’à craindre (ou espérer) j cinématographique fie 1 ouvrage , un schisme parmi certains catho-! Mnrnm avec mise en scène | liques, que la discipline de l’Église| f ^'rni e Lhautard cl (.lara Kim-; «g?K* S» Æ1 r” dressés de Podrini, le excentrique Dobso», etc.“Selfish Yates”, avec Wm.S.Hart comme premier rôle, est Pat traction principale la semaine prochaine.M.Hart est assisté par une forte troupe qui comprend entre autres Jane Hovak.Un autre pièce, “The woman and the graft”, et les bulletins du Loew compléteront le [programme cinématographicffie.que la comédie “Au clair de la jO’Neil et.Walmsley dans “Comicali-Or P*™ „ ™ • , i lune”, où figure Fatty Arbuckle.Jl« o.f !lfV constituent .e numéro Dr, le Pape a pour mission de Lundi mardi et mercredi \|.,rv bulletins du Loew compléteront le veiller au bien spirituel des âmes.Pjckfo’rd paraîtra dans “M'Liss” tq!vi,le 0,1 figurent également les sin I uis, qu on ne 1 oublie pas, nul une comédie complétera le pro-1 ^es nomme au monde, disait Louis gramme.(réc).Veuille t, n’a sujet de se croire plus j ^ .__ instruit des besoins, des vœux, ] -*- j des sentiments, des erreurs du [ Nous faisons appel à nos com- NOUVELLES DE temps , tandis que nos sources d’in- Datriotes et nous attirons leur formation et celles des journaux sont !£ "?:!! + 1 leUr souvent bien pauvres ou bien trou- sur les avantages exblés.Reprochera-t-on au Pape d’a- cePt,onnels qu’offre I industrie (De notre correspondant) voir usé de prudence dans le but du pneu et du caoutchouc, qui, Frascrville, 5.— Le docteur Farde ramener la paix ?On oublie que sans conteste, est la plus payan- r°l n’est pas encore remplacé com-la prudence est une vertu cardi-! te des industries mondiales.me échevin au conseil.nale, qu’on l’exige avec raison de Souscrivez au capital-actions -'"det, en villégiature a la ?ni,» r.oi,v i„ ; .„._ au Viipliai anions Pointe-du-Lac, preside la cour de nrnrlon .p ^ q ?la Clé de Pneus Roger, LiiTii- l'Echiquier.Il entend la cause de prudence chrétienne suppose tou- h,* 9 «P-,».\l n.l>é ,lo ruie-Verte qui a été rec, scs deux danseur (réc.) FRASERVILLE lours la nratifiuo de la*charité et 1p tée, chambre 2, Edifice la “Pres- M.Dubé de Elsle-Verte respect de î justice , «e”.Districts de Québec et Ri- P«r ^Intercolonial avi D’ailleurs, aucun homme d’État, niouski, M.P.Vallières, 65 rue pirmin Saimdoin, fils en pays neutres, n’avait fait en-1 St-Pierre, Québec.(réel.) i Baptiste Saimdoin, de de Jean-St-Modeste CULTIVATEURS - JARDINIERS-MARAICHERS JARDINIERS DE GUERRE Plus de cent d’entre vous, de la province de Québec, ont fait l’acquisition d’un appareil “UTILITY”.Etes-vous du nombre ?Etes-vous disposés à sacrifier vos légumes à vil prix comme vous l’avez fait l’année dernière et les années passées, ou voulez-vous devenir fabricant de.conserves à l’aide de “UTILITY” et tripler vos recettes ?C’est le temps d’agir.Dans une semaine on commencera la mise en conserves des lécaimcs VENEZ NOUS VOIR _ ECRIVEZ-NOUS ASSOCIATION CANADIENNE DES CONSERVES DOMESTIQUES, LTEE.97 RUE SAINT-JACQUES, CHAMBRE 49 Agents demandés partout.Parc KINQ EDWARD & BOUCHERVILLE DIMANCHE LE 7 JUILLET Les bateaux “Impérial” et "Boucherville” partent du bas fie l'avenue Pic IX Maisonneuve, à 9.00 et 11.00 a.tn., 1.00, 2.00, 3.00, 4.00, 5.00 et 6.00 p.m.Le dernier bateau (jiiitte le Parc pour revenir à Montréal à 7.00 p.m.Passade, aller et retour : adultes, 50c ; enfants, 25c.Admission gratuite au Parc.Les bateaux oui portent de Maisonneuve A 2.00, 4.00 et 6.00 p.m., n'arrêtent pas à Boucherville.Le dernier bateau pour Boucherville, SEULEMENT, part à 7.00 p.m.s’est noyé au lac Squatteck en faisant le flottage du bois pour les Fraser de Cabano.DÉCORÉS PAR LE ROI D’ITALIE (Service de la Presse Associée.) Quartiers-généraux italiens, 5.— Le roi Victor Emmanuel, au cours d’une revue, a remis, hier, la décoration de la Croix de guerre italienne à cinq aviateurs américains, attachés au service de l’armée italienne.I^s nouveaux décorés sont les lieutenants Archibald Frost, John Park.Raymond Baldwin, Kenneth Collins et John Gatchoux.Ils gagnèrent la croix en conduisant des randonnées incessantes et en jetant des bombes sur les troupes autrichiennes lors de leur dernière offensive.L’EXPOSITION DE SHERBR00KE (De notre correspondant) Sherbrooke, 6.— Décoré d’arbres de toutes sortes grâce à la générosité du gouvernement provincial, le terrain de l’exposition offre aujourd’hui ie plus joli coup d’oeil et certains hauts personnages de Montréal et d’Ottawa nous disent que le parc de Sherbrooke est un des plus beaux du pays.L’organisation dg l’exposition pour cette année bat son plein, LM.S.Ë.Francis, le secrétaire de la commission, nous informe qu’il s’attend è un nouveau succès après tant d’autres.La liste des prix qui vient d’être publiée est encore plus longue que celle de l’année dernière.Le nfix d’admission sera de trente-cinq sous au lieu de vingt-cinq qu’il était les années passérs.WILLIAM S.HART » dans TATES L’EGOISTE” VAUDEVILLE THEATRE Toute la semaine prochaine.Gros programme de vaudeville O’NEIL ET WALMSELEY dan» Les choses comiques de la vie.Autres numéros.AUJOURD’HUI ET DEMAIN Norma Talmadge dans “DE LUXE ANNIE” LE MENESTREL Avec Harry Brook.Rvp.continuelle.1 à 11 heures p.m.Matinée, 10-15c : soirée, 15-25c.OUVERT TOUT L'ETE II Deuz concerts par jour — SOUSA 2.11.! r AKV A 7965 OL.IX.— JNo 158 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET 1918 'é Notre Page Littéraire UN SONGE Un songe où, çà et là, des nuages couraient.C’était, sous mes yeux clos, l’apparition brève De vapeurs qui s'enfuient.Une arche, au fond du rêve, S’ouvrit.J’étais debout.Des enfants m’entouraient.Une croix tout à coup rayonna dans le vide, Puis, lentement, sur elle, au sommet d’un rocher, Nous vîmes, en un ciel très pur, se détacher Le Christ, avec son corps douloureux et livide.Il était là, meurtri, le regard fixe et doux.Des tnots se devinaient d sa bouche muette.Et comme vers la terre il inclinait sa tête, Les enfants devant lui se mirent à genoux.Il montrait, fleur céleste à la rouge corolle, Son coeur.Et des appels nous arrivaient de loin : Donnez-moi votre amour, mon Coeur en a besoin.Il nous disait cela, sans geste ni parole.Bientôt, une prière au vol silencieux S’éleva jusqu’au coeur de la Vision sainte.Et le Christ un moment fut touché, mais la crainte Attrista la lumière auguste de ses yeux.Bien que voilés, ces yeux reflétaient des ruines, Beaux miroirs éternels, joyaux d’un front pâli Où des siècles de haine, où des siècles d’oubli Ont toujours enfoncé la couronne d’épines.Alors, de ces petits, de ce pauvre passant Le Seigneur attendait, en sa bonté profonde, L’amour, le grand amour exilé de ce monde, Monde ingrat pour lequel il répandit son sang l O tendresse infinie l Avant de disparaître, Il sembla murmurer: vous tous, pensez à moi.Ces mots, je les redis avec un tel émoi Que je pleure en songeant à vous, mon divin Maître.Ah ! je voudrais, suivi d’enfants religieux, Chercher, puis retrouver la voie où nous passâmes El vous faire l’aumône et vous donner des âmes, O mendiant nocturne, humble et prodigieux.Il régnera, ce Mendiant ! Dieu du mystère.Il n’attend, au-dessus des ombres du pêché, Peut-être, doux enfants, que votre amour caché Pour déchirer le Ciel et dominer la terre ! Paul Harel.(Le Correspondant) LE SCANDALE DE LA MEDIOCRITE .par le P.A.Bissonnette La Médiocrité est un scandale ; c’est le scandale des gens cultivés.(Certains esprits sursautent, je crois, devant une telle affirmation.le ne suis pas surpris.Il est si pénible de voir un mot énergique accolé à un état d’âme que l’on peut soupçonner sien.Le qualificatif n’est pas exagéré.Le Médiocre scandalise, non par l’action infâme étalée en plein jour : c’est le crime du rustaud ; non par le mal propagé sous les dehors (le la vertu ou les livrées de la vérité : c’est l’oeuvre du coeur haineux ; non par l’extériorisation d’une âme fétide : c’est l’agissement du dépravé.Le simple connaît une autre source de scandale : c’est la conduite d’un homme cultivé qui ne fait pas le bien, tout le bien qu’il doit faire, qui ne remplit pas intégralement son devoir d’état.Chacun est tenu, d’après l’Evangile, de faire fructifier les talents que Dieu lui a confiés.Scandaleux est donc l’homme qui ne mesure pas sa conduite à la règle de son influence.Rester au-dessous de soi, c’est amoindrir le bien et l’entraver : c’est scandaliser.Or la Médiocrité est constituée par l’intermédiaire entre le devoir rempli et le devoir méprisé.N’échappe pas au scandale quiconque stationne habituellement dans ce domaine du juste milieu.Beaucoup de personnes sentent imperceptiblement qu'elles perdent en futilités, une partie de leurs énergies vitales.Loin d’elles la pensée de Médiocrité ! Elles médiocres ?Elles scandaleuses ?Allons donc ! Hâtons-nous de poindre le Médiocre en traits saillants : ce sera pour nous une garantie contre de funestes méprises.Le Médiocre est tout au plus un homme (homo) ; ce n’est pas un fort (vir).Il a de l’homme lout ce qui est nécessaire à la sauvegarde de l’cspçce ; il lui manque cette personnalité qui éloigne de ce juste milieu où végète la Médiocrité.Scellé entre deux positions définies, il voit passer à sa droite le courage des forts tandis qu’il suit de l’oeil, à sa gauche, les “ inerties ambulantes ” : les nuis.Il chemine mollement, accablé, indécis entre le vaillant qui vainc et le lâche qui se fourvoie.Le grand malheur de cet homme, c’est qu’il s’ignore.11 serait renversé de s’entendre classer parmi les scandaleux il y est.Emploie-t-il toutes scs puissances à la conquête de son idéal ?Non.Le faible le voit louvoyer entre l’action et l'inaction et il se scandalise de sa déconcertante neutralité.Sans «voir la prétention des orgueilleux grisés par le succès, ni le caime des sots, le Médiocre a l'intuition de remplir un vide dans la société, d’être comme tout le monde.Tout le monde est comme moi, dit-il avec bonhomie.Ni meilleur, ni pire que ceux de mon état, répète-t-il.11 oublie, le malheureux ! que c'est précisément ce “ ni meilleur ni pire ” qui l’incruste dans la Médiocrité.la; Médiocre ne vit pas ; le Médiocre n’est pas le maître de sa vie.Vivre, c’est orienter son âme vers une fin et c’est persévérer dans l’active réalisation de cette fin.Cette fin, le Médiocre Ta-t-il en vue ?Autrefois il s’était senti devenir un homme par le choix d’un idéal ; aujourd’hui cet.idéal est voilé.Sa vie, il l’avait mise au service de Dieu et de sa Patrie généreusement.Il l’a reprise peu à peu.Des projets il en a tant et tplus ; aucun ne voit le jour.11 conçoit beaucoup et exécute peu ou mal.Il élabore sans efforts de magnifiques plans pour le triomphe du bien ; imprécis et mal défendus, ils tombent d’inanition.S’ils vivent quelques heures, c’est uniquement pour mourir.Une difficulté surgit-elle, le Médiocre s'en détourne : il ne la heurte pas.Une autre apparaît, il la grandit et, effrayé, s’abat de découragement.Il sape son idéal et mine le fondement de sa vie, et celle-ci ne repose plus sur une idée pleine et féconde.Le Médiocre suit les routes faciles qui conduisent partout.Où donc alors est sa persévérance dans la réalisation de sa vocation ?Est-ce quand une lumière intense, venue de Dieu, éclaire son âme et le sollicite vivement à marcher ?Non.Il peut s’élancer virilement vers sa fin ; trois jours épuisent sa volonté et arrêtent son élan._ Graduellement il décroît ; il s’arrête.Il attend une autre lumière li laquelle il n’a pas droit.En vain il cherche dans les replis de son coeur les grandes passions de sa jeunesse 1 Elles se sont écoulées par toutes les issues de ses faiblesses passée.11 a perdu la force de vouloir ; il s’use en velléités.Ces velléités cependant, le retiennent encore sur le bord des abîmes où croupissent les inutiles.Elles sont l’illusion d’une vie quelconque.Loué de rien, aucun blâme sérieux ne lui est jeté.C’est un brave homme ! dit-on.11 souscrit aux oeuvres créées ou dirigées par de plus courageux ; il n’améliore rjen.Tour à tour emporté par le flot des opinions du jour ou indifférent à toute nouveauté, il retombe sans cesse dans le juste milieu.Sans enthousiasme, il est le partisan de la vie ni trop facile, ni trop onéreuse.Variant ses jugements, il est d’accord avec son esprit pour détester les mous et blâmer les emportés ; ses préférences sont acquises aux mo- dérés.Il cède peu à ses impressions : elles l’entraînent à une extrême qu’il a en horreur.Ainsi le Médiocre n’a pas d’initiative trempée, ni de personnalité â part, ni d’aspect distinctif.Il a une vie ni bonne ni mauvaise, désorientée, fluctuante, une vie de tout le monde.Triste gloire que celle de tout le monde ! Triste vie que celle de tout le monde ! Est-ce seulement une vie ?11 faut répondre résolument : non.Qui n'a pas de traits caractéristiques ne vit pas.L’homme n’est homme que s’il a une vie éclairée par un but et réalisée par une volonté ferme.Ne pas vivre, c’est aussi ne pas agir.Le Médiocre n’agit pas.Toute action efficace et vraie exige des sacrifices.Le médiocre fuit le sacrifice, c’est un commencement d’héroïsme et celui-ci enlève l’homme vers les hauteurs.loin de “tout le monde”, du “juste milieu.” Le médiocre admire les actions belles et vigoureuses; il ne cherche à les faire siennes.Raisons de santé, de fatigue, d’impuissance enveloppent et momifient sa volonté.D’autant qu'il est assuré d’éviter les mésaventures d’une vie active, telles les critiques de la presse, les moqueries du monde,, les flèches envenimées de l’opinion.Ne devrait-il pas encore risquer sa fortune, quitter les douceurs d’une vie paisible; ces mille liens qui le rivent au bien-être, il faudrait les rompre?Oh non! c’est trop exiger de moi, soupire-t-il avec mélancolie.Il invente des excuses et crée des prétextes; à quoi servent les généreux oublis de soi?les vies les plus apostoliques sont les p’us persécutées; il suffit de se donner au prochain pour récolter l'ingratitude et les injures; c’est un pain trop noir; je me ferai des ennemis! Le médiocre ne s’expose pas.Il s’emmitouf-fle dans sa conscience de “brave homme” et se contente de regarder, à droite avec envie, à gauche avec pitié, et il reste au milieu.Pourtant “la vie dangereuse, c’est la vraie vie, c’est la grande vie, c’est la vie de sacrifice, c’est la vie de l’exemple, celle qui féconde.” (L.Pasteur).Le ipédiocre ne comprend pas ce côté sublime de Pâme humaine qui se donne sans “marchander.” Il est et reste un vide animé, un immense zéro entre deux lignes parce qu’il laisse passer le bonheur d’être un foyer d’activité alimenté par le sacrifice de soi.Le médiocre pense-t-il au moins?Je ne sais.Penser, c’est se replier sur soi-même et par un va-et-vient constant de l’intelligence, c’est acquérir des idées philosophiques ou morales profondes.De telles idées ne peuvent germer dans le cerveau du médiocre.Sans doute la terre est bonne, mais elle est en “friche.” Il dit: à quoi bon peiner sur d’arides questions?Des siècles ont passé sans les résoudre.Il les relègue dans les chambres noires de son cerveau et les conserve comme dans un réfrigérant, improductives et stériles.Il ne les méprise pas; il tomberait dans la catégorie des imbéciles.Il les retient sans les approfondir: l’éternel milieu.Comme il est cultivé, le médiocre s’habille d’une couche d’information littéraire, voire philosophique, en acceptant d’emblée les idées toutes pensées, les demi-vérités toutes trouvées, la science toute raison-née.Quelle manivelle lui monte cette eau non filtrée ?La Mode.Il adopte les écrits que la mode consacre et que “tout le monde” déguste aveuglément: la littérature moderne.Ni vraie, ni fausse; ni saine, ni immorale, une certaine littérature d’outre-mer est faite pour lui.Sans discuter les principes hardis, sans prôner les thèses avancées, il accepte tout et l’enfouit dans un désordre inconcevable; il est un homme cultivé! Voulez-vous éprouver la puissance des ailes de quelqu’un, étudiez la source de sa vie intellectuelle.S’il eonnait tout ce que “tout le monde” connait, s’il fréquente tout ce que “tout le monde” fréquente, pasez outre: cet homme est en équilibre entre le vrai et le faux.C’est un médiocre.Si au contraire, il atteint des milieux que la vulgaire ne soupçonne pas, s’il vit d’idées qu’il dissèque et scrute, qu’il complète et polit, s’il méprise les mots et les phrases pour retenir la substance, arrêtez-vous : cet homme pense.Ce n’est pas un médiocre.Qu’importe au penseur Topinion de tel ou tel romancier en vogue?Ce dernier a-t-il jamais fait avancer la science d’un pouce?A-t-il jamais rendu attrayant Le bien par ses ima ginatiyes inventions?Le penseur se nourrit de la succulente amtfndc; le médiocre trouve ses délices à se chatouiller les sens par T écorce.Heureuse littérature! Elle alimente la sensibilité et dispense d’avoir des idées.1 appuie encore.Le Médiocre intelligent — ce n’est pas un para doxe—se rencontre souvent.Des succès faciles l’ont gâté, il frappe les esprits superficiels; il a des admirateurs! Influent, il l’est sur les “moitié-d’hommes.” Qu’il est à plaindre, le médiocre, avec ce simulacre de gloire! Au lieu de forcer son intelligence à gravir de quelques coudées la montagne de la vérité, il s’arrête où la plaine n’est plus, où le roc surgit.Plus haut, ses admirateurs le perdraient de vue.et, adieu l’encens! Plus bas, il serait un quelconque dans la cohorte des nuis.Au milieu, il reçoit 1 admiration béate de ceux qui ne savent pas penser et il leur prodigue des oeuvres qu’il reconnaît au-dessous de lui.Le milieu! C’est son élément.Loin des penseurs et des grossiers, il se drape dans sa suffisance et fait un peu de bruit.C’est un grand homme! Incline-toi, passant, sans savoir qui tu salues! Le médiocre ne pense donc pas Aime-t-il ?Son coeur bat et sent, niais il n’aime pas profondément, il ne goûte pas la beauté d’un amour généreux.11 tressaille devant la misère ; il ne s'ouvre pas.11 jette une aumône ; il est avare d’une pa- A MONTRÉAL-EST LA VILLE SE CONSACRE AU SACRE-COEUR role de compassion.Son foyer le réjouit ; il n’invente pas ces mille riens qui sont les guirlandes de joie de la famille.Sa Patrie lui découvre ses plaies ; il les regarde avec pitié ; il ne les panse pas.Son devoir l’émeut ; il mesure ses élans et calcule ses pas.Il est fier de sa religion et de son Dieu ; il critique son curé, blâme son évêque et lit les ouvrages acatholiques.Consulté, il a le vrai conseil ; ii se tait.Son frère demande un appui ; il donne un conseil.Il est musclé pour diriger ; il se cache dans sa maison.Il pourrait être une lumière ; il est un miroir réflecteur.Il compte des amis dévoués ; il les exploite.Son dévouement est froid, sa générosité fade, son apostolat languissant.Plein d’amour pour soi, il est lâche pour autrui.Mettez ses lâchetés dans le plateau d’une balance et ses désirs dans Tautre, l’aiguille s’arrêtera, en oscillant, à zéro.Amour sensible, amitiés égoïstes, désir du bien-être, ambition de la popularité, voilà la nourriture du médiocre.Allez donc, dans ce chaos, faire germer les affections sublimes qui sollicitent le coeur humain capable d’infini ! Les futiles amours ne sont-elles pas mortelles aux grandes passions ?L’homme de puissante envergure méprise ces demi-biens et cherche â mêler un peu de Dieu dans ses affections.Le Médiocre perd le plus pur de son être dans des intrigues sans se convaincre qu’elles sont honteuses pour une grande âme.Conséquence : le coeur du médiocre s’atrophie et s’étiole en n’aimant pas.Demain il sera enseveli dans le linceul de Vanrea rnediocri-tas, si toutefois il ne tombe pas à gauche, où ne vont jamais les âmes élevées et où s’agitent les autres.Le Médiocre, s’il ne vit pas, n’agit pas, ne pense pas et n’aime pas, a la présomption d’être quelqu’un, c’est-à-dire un être supérieur.Il se faufile dans le sillage des forts ; il s’applaudit des succès que ceux-ci dédaignent.Obséquieux, le médiocre plaît.Flatté de .ses relations sociales, il en abuse sans se rendre compte qu’il devient importun.Il fait sien le mérite des grands.“ Nous avons monté le coche ”, disait la mouche de Lafontaine.Aux esprits étroits, il mendie quelques louanges, s’il ne les extorque pas ! Tl se pare de ces louanges comme le geai des plumes du paon.Il sc croit à l’aise précisément où il est ridicule.Le médiocre, c’est Timage du parvenu qui se plie aux exigences d’une société où il n’est pas né.Le parvenu imite et copie gauchement les caprices d’un savoir-vivre tyrannique.Sa vulgarité perce terriblement sous le masque d’une éducation empruntée.Les élégants pouffent de rire, les bien-élevés déguisent un sourire ironique et le parvenu est un clown.L’âne qui tente de caresser son maître peut-il jamais avoir l’agilité du loulou ?De même le médiocre, qu’il s’efforce tant qu’il voudra de se couler dans le moule d’un homme supérieur, ne présente à ses adulateurs que la patie lourde et boueuse de l’âne.Il retient les formules cadencées et les mots spirituels du modèle qu'il veut reproduire ; hélas ! il leur imprime sa sotte vanité.Le médiocre ne continue pas moins à se cramponner aux vaillants ; il ne peut se déraciner : il reste dans un milieu effroyablement milieu.En résumé.Médiocre l'homme qui perd sa vie en ne l'orientant pas sans trêve vers le Bien.Il traîne son existence misérablement, sans profit.Médiocre l’homme dont l’action est figée par la peur du sacrifice.Médiocre l’homme qui n’a pas une doctrine personnelle, une intelligence investigatrice.Médiocre l’homme présomptueux qui ne nourrit pas dans son coeur et dans son esprit les grandes idées, les grands principes, les grandes amours qui fondent les grandes âmes.Médiocrité ! Scandale que tout £ela.Je préfère le franc coquin au médiocre.L’un et l’autre font des victimes nombreuses; le premier a le triste courage de ne pas se leurrer sur son lamentable état; l’autre court vers sa ruine avec ignorance.Ne soyons ni l’un ni l’autre, mais un fervent, un viril, un homme.A.BISSONNETTE, O.P.(Revue Dominicaine.) Le conseil de la ville de Montréal-Est a décidé, en sa réunion du mercredi 19 juin, de consacrer au Sacré-Coeur cette municipalité.Cette consécration solennelle aura lieu demain, dimanche, en la fête du Précieux-Sang.Le maire de la ville, J/.Joseph Versailles, entouré j de tous les membres du conseil municipal, lira dans l’église de Mont-rèalAEst, la formule de consécration.Il {/ aura communion générale et grand’messe à l’heure habituelle, soit huit heures et demie.Un sermon de circonstance sera prononcé par un prédicateur de l'extérieur, et la messe sera célébrée par M.l’abbé Houssin, curé de la Pointeaux-Trembles.Il y aura chant par le choeur de la paroisse.Voici le texte même de la résolution adoptée par le conseil municipal: Proposé par M.l’échcvin Joseph David, secondé par M.l’échevin J.T.Morin, que : Considérant que Noire-Seigneur JésusjChrist a qui “toutes les nations ont été données en héritage” est le Maître suprême des peuples comme des individus, Considérant que, en outre, tous lui ayant été donnée dans le ciel et sur la terre”, son empire doit être souverain et absolu, Co nsidérant que, en outre, tous les hommes sont devenus pour lui “un peuple conquis”, puisqu'il “s’est livré lui-même pour la rédemption de tous” et “nous a arrachés de la puissance des' ténèbres”, Considérant que, si nous n’avons rien à lui offrir qui nous appartienne, il nous permet cependant dans sa bienveillance, de lui consacrer ce qui lui appartient comme si nous en étions les possesseurs, et de reconnaître ainsi et d’accepter son empire ouvertement et avec joie, Considérant que dans son Sacré-Coeur réside l'image et le symbole de sa charité infinie, et que nous avons placé en lui toutes nos espérances, Considérant que, dans ses révélations à la Bienheureuse Marguerite-Marie, Notre-Seigneur a promis aux personnes dévotes à son Sacré-Coeur qu’il leur donnerait toutes les grâces' nécessaires dans leur état, répandrait d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises, bénirait les maisons où Timage de son Coeur sera exposée et honorée, Considérant que Léon XIII, par sa Lettre encyclique “Annum Sacrum” du 25 mai 1899, invite instamment toutes les' paroisses et toutes les cités à se consacrer solennellement au Sacré-Coeur de Jésus.Considérant qu’il importe, plus que jamais, d’affirmer les droits de Dieu sur les sociétés qui chancellent, parce que l’on a voulu mettre Dieu de côté dans l’administration des affaire»; humaines.Les membres du conseil municipal de la ville de Montréal-Est, comprenant les graves obligations que cette charge leur impose, et 1 soucieux du devoir qui leur incom- ! ! be de parler et d’agir au nom du ! peuple qui leur a confié Tadminis-! tration de ses affaires, et dont la : piété envers le SacréCoeur s’est l manifestée depuis longtemps,croient que l’heure est arrivée, pour cette ville, de faire un acte solennel et : officiel de foi,d’allégeance et d’hommage.En conséquence, il est proposé et résolu que Tordre du jour suivant soit inscrit dans le livre des | délibérations: lo Ce conseil met ses délibéra- ' fions, ses entreprises, 'ses résolu-1 fions, tous ses .rnvaux sous la protection du Sacré-Coeur de Jésus.2o.La municipalité civile de Montréal-Est sera, dimanche le 7 juillet 1918, en la chapelle de Montréal-Est, officiellement consacrée au Sacré^Coeur et Son Honneur le Maire, en sa qualité de chef de ce conseil, est délégué pour prononcer cette consécration publique.3o.Ce conseil posera en place d’honneur, dans la salle de ses délibérations, une statue du Sacré-Coeur.4o.Une copie de cet ordre du jour sera, pour perpétuelle mémoire, conservée dans les archives de cette corporation ainsi que copie ! de 1 acte de consécration qui sera ; prononcé, et une autre copie sera ! conservée pour être déposée plus ; tard dans le piédestal u'un monument que les paroissiens de cette : municipalité pourraient décider ! d enger sur le terrain de l’église.! 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aux militaires) | AVIS.— Ce mHKasin fermera h 6 heures 30 p.m., les mardi, mercredi, Jeudi et vendredi, durant juillet et août.POUR PRESERVER VOS FORGES CORPORELLES Ayez souvent recours AUX PILULES ROUSES POUR LES FEMMES PALES ET FAIBLES Ne fut-cc que dans leur propre intérêt, il est souverainement important que toutes les femmes et toutes les jeunes filles n’hésitent pas à faire usage des Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles, remède dont l’efficacité est reconnue dans tout le Canada, ainsi qu’aux Etats-Unis.Le maintien des globules rouges du sang est indispensable, si l’on veut conserver ses forces et se préserver de l’anémie.Et cela est incontestable, car les globules sont aussi nécessaires au sang que l’air pur est nécessaire aux poumons.De plus, les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles, un remède contre tous les maux que l’anémie entraîne à sa LA VIE NOUVELLE LIVRAISON DE JUILLET Quelques lignes de la rédaction rappellent d'abord la doctrine de l’Eglise sur ia ronfessionnalité dans les oeuvres.Dans un vigoureux article Mgr L.A.Paquet prouve que l’Esprit de parti constitue une de nos plaies sociales les plus profondes et indique les moyens de nous en guérir.Le R.P.Lecompte donne la première partie d’une attachante biographie de saint Ignace de Loyola.bel exemple d'union harmonieuse de la nature et de la grâce.L’abbé Ivanhoë Caron continue ses études sur l'Agriculture qu’il nous montre comme une source de bonheur et de prospérité.M.l’avocat P.B.Mignault nous livre ses impressions de retraite.La Chronique des retraites fermées accuse une forte progression dans le nombre des retraitants pour le mois de juin, et les Glanes apologétiques et sociales nous apportent des renseignements intéressants sur plusieurs sujets d’actualité comme la mobilisation du clergé et les syndicats catholiques.La Vie nouvelle paraît au commencement de chaque mois.L'abonnement est de $1.00 par année.Tous les abonnements partent de Janvier.On s'abonne à la villa Saint Martin.Abord-à-Plouffe, et à Tlm-nrimerie du Messager, 1309, rue Bordeaux, Montréal.Bibliographie LE CORRESPONDANT Sommaire de la livraison du 10 juin 1918: 1.La Société des Nations, Olof rioijer; IL Sinoucttcs de guerre.— M.Austen Chamberlain, Miles; HL Du 22 Prairial au 9 Thermidor.— Lu chapitre de l’Histoire de la Révolution, Pierre de la Gorce, de TA-cndemie française; IV.L’architecte, Pau] Claudel; V.La Reconstruction de la r ran ce.— L'avenir du port de Marseille, Etienne Falck; VL Le Centenaire de Gounod, René Bran cour; VIL Quatre mois de bolchevisme, — (Russie, Finlande).— Notes de voyage.— Janvier-mai 1918.— IL Henry Laporte; VIII.L’Humour anglo-saxon., ~ „.v „ Les jeux d’esprit de nos allies d’outre mer, A.L.Jeu-î1,6’ l,X'„p°ésie< — L’n songe, Paul Harel; A.Revue des sciences, Francis Marre; XL Chronique politique, Intérim; XII.Bulletin bibliographi-que.Prix de l’abonnement; Paris.Province et Colonies, un an, 40 fr.V mois 21 fr.Etranger, un an, 45 fr., 6 mois, 23 fr.50.Les abonnements partent du 1er de chaque mois.On s’abonne à Paris, aux bureaux du “Correspondant”, rue St-Guillaume, 31 dans tous les bureaux de poste et chez tous les libraires des Départements.sont suite.Tout le monde est sujet à la maladie, mais l’anémie menace surtout les femmes et les jeunes filles.Scs manifestations sont multiples et ses conséquences sont redoutables et souvent funestes.Les Pilules Rouges sont un préservatif aussi bien qu’un moyen de guérison.Elles coûtent peu de chose et leur valeur est incalculable.Elles renferment des ingrédients qui s’assimilent facilement.Chacune de nos pilules, dosée avec soin, donne un regain de , vigueur et d’énergie.CONSULTATIONS GRATUITES au No 274 rue Saînt-Denis, tous les jours, excepté les dimanches et jours de fête, de 9 heures du matin à 8 I heures du soir.Les femmes malades, qui ne peuvent venir voir notre médecin, sont invitées à lui écrire.Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c, une boîte, 82.50 six boîtes.Elles sont toujours vendues en boîtes, jamais au cent.Si vous ne pouvez vous les procurer dans votre localité, écrivez-nous, nous vous les enverrons sur réception du prix.Toutes les femmes ont besoin de la santé.En employant les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles elles la conserveront ou la recouvreront Toutes les lettres doivent être adressées ; COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, limitée, 274 rue Saint-Denis, Montréal.N.B.— Malgré la guerre, le prix des Pilules Rouges n’a pas augmenté.Se méfier des marchands qui demandent pour les Pilules Rouges un prix plus élevé que celui indiqué ci-haut.Tout en faisant un placement sûr et extraordinairement avantageux.dans la Compagnie de Pneus Roger.Limitée, vous contribuerez à une entreprise philanthropique, patriotique et économique pour notre province.Edifice la “Presse”.Main 7999.Pour les districts de Québec et de Rimouski, s’adresser à M.P.Vallières, No 65 rue St-Pierre, Québec.(réel.) LES ARTISANS AU PARC SOMMER Les dames qui font partie de la So-'ciété des Artisans sont maintenant | organisées en comités, et vont se dévouer pour assurer le succès du festival de l’association qui aura lieu au parc Sohmer, la semaine du 22 Juillet.C’est ce qu’elles ont affirme au cours de l’assemblée générale qu'elles ont eue, au bureau chef de la Société, où elles se trouvaient réunies nombreuses, jeudi.La plupart s’étaient déjà occupées de la vente des billets, et elles vont continuer enco-ie plus activement, mais elles ont d’abord voulu s'organiser par comi-iés, se grouper, au point de vue des réctmtions et charges qui sont par-I Ucufièrement de leur domaine.Le i comité général se compose de Mmes Bériault, O.Gagnon, Duquette, Benoit, Fiset, Senécal, Arpin et Mlle Saint-Hilaire.Il est entendu que les Jeunes filles qui s’occuperont de la vente des fleurs pourront gagner quinze superbes prix de très grande valeur.L’organisation du festival marche admirablement, et l’on compte qu’il y a déjà au moins 45,000 billets vendus.AVIATEUR PROMU Le lieutenant Douglas L.Maci lay, fils du président de la "S Life” a été fait membre du soush mité de l”'Air Craft Design and j sociated Aeronautic Problen Douglas L.Macaulay est un grad de 1 université McGill qui a eu brillants états de service conn iientenant d'aviation en France. 8 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET 1918 j VOL.IX.No 153 i1 LaVte>P° ^ C’est aux parents de voir à la formation physique et intellectuelle de leurs enfants C’est maintenant Mgr E.!L.Loî>-bedy qui rappelle aux parents l’obligation d’assurer la formation physique, intellectuelle et morale de l’enfant.iParents canadiens-fran-çais, lisez bien ceci: “Du moment, en effet, que les parents ont l’obligation d’assurer la formation physique, intellectuelle et morale de l’enfant, ils sont autorisés è requérir, à mettre en oeuvre tous les moyens sans lesquels cette triple formation ne serait pas réalisée.(Pour cela une direction est nécessaire; qu’ils dirigent! Ils le peuvent.Afin que la direction ne risque pas de devenir inefficace, le commandement est indispensable; qu’ils commandent; ils le peuvent.Pour que lia direction ne soit pas vaincue par des efforts contraires, le besoin d’une protection défensi- ve se fail sentir; qu’ils protègent! Ils le peuvent.C’est tout et cela suffit.Le père et la mère sont, en fait, presque toujours incapables de vaquer directement et jusqu’à la fin aux soins multiples et continus que réclame cette grande oeuvre de l’instruction et de l’éducation.C’est le loisir qu’ils n’ont pas, ou bien la science qui leur manque, ou les ressources matérielles qui font défaut.Il est donc dans la nature des choses que la famille appelle à son aide un enseignement destiné à compléter le sien/ Cet enseignement de formation morale, intellectuelle et phsique destiné A compléter celui de la famille sera donné au gymnase de la rue Cherrier.Canadiens français, n’oubliez pas que c’est le Y.M.G.A, de notre race.CRESCENT vs STARS Cette jute sera le clou du programme de la Ligue de la Cité dimanche au Shamrock — Partie entre le Richmond et les Indiens.Billy McEwen et Patenaude seront les arbitres des deux parties de la Ligue de baseball de la Cité, dimanche après-midi, au terrain des Shamrocks.Il est certain que la séance de demain au Mile-End sera l’une des plus importantes et des plus intéressantes de la saison.Le programme comme on s’en rappelle est, en effet, le suivant; I h.30, Richmond vs Indiens.3 h.30, Stars vs Crescent.Le Richmond après un très brillant début a joué de malchance et a perdu plusieurs parties de suite, mais comme le public a pu le constater, la direction a fait de nombreux et persistants efforts pour l’améliorer.De nouveaux joueurs ont été engagés a plusieurs reprises et les amateurs de sport ont eu la preuve que le gérant fait l’impossible pour améliorer son équi pe.Ces efforts ne s’arrêteront que lorsque le Richmond aura une fois de plus, une équipe victorieuse.II est certain que Larry Lamo- the aura une forte équipe diman che à opposer aux Indiens.Ces derniers sont certaines de faire un grand effort pour triompher.Le clou de la journée sera la par tie entre les invincibles Stars et le Crescent.Les Stars semblent imbattables cette saison.' Ils ont gagné quatre parties de ligue, et dimanche dernier, ils .sont parvenus, après une mémorable lutte de onze manches à vaincre la formidable équipe du Royal Canadien Saint-Henri, dirigée par Sam Hillman et Charles Ducharme.C’est dire que les Stars possèdent un club d’étoiles, un club capable de faire la lut te.aux plus fortes équipes de la province.Il est certain cependant que le Crescent qui vient de gagner trois parties de ligue de suite, avec toute l’ardeur possible pour triompher du club du gérant O’Sul-luttera avec la dernière énergie et livan.Les amateurs de sport qui se rendront au Shamrock verront du beau baseball.Cigarettes Sweet Caporal ‘Ta forme lapins pure sous laquelle le tabac peut être fume ” S/ le paquet GRANDES COURSES EN AUTOMOBILES A DELORIMIER NOUS VERRONS LES ROIS DE L’AUTO COMPETITIONNER ENTRE EUX LE 13 ET LE 14 JUILLET.La semaine prochaine, les machines des fameux coureurs en automobile, qui doivent courir au parc Delorimier, les 13 et 14 juillet, arriveront à Montréal et seront mises en excellente condition si elles ne le sont pas, pour les deux grandes journées de sport que nous aurons à l’hippodrome de la partie est de Montréal.Ces courses seront tenues sous les auspices de l’Association des Vétérans de la Guerre, et dans un but patriotique.La figure dominante de ces événements sera certainement Gaston Chevrolet, le célèbre coureur français, dont les exploits sont bien connus de nos lecteurs.Chevrolet est le plus fort autoiste au monde, à l’heure actuelle, et ses prouesses tienent du prodige.A ses côtés,, nous verrons Louis Disbrow, Ted Jennings, D’Allen, Wonderlick et plusieurs autres coureurs de célébrité.Bref, Montréal n’aura pas d’événement plus marquant que celui qui réunira sur la même piste tant de coureurs fameux de l’auto.Une solution de chlorure de calcium sera répandue sur la piste afin d’abattre la poussière, nuisible aux coureurs comme au public, (le sorte que la piste sera dans le meilleur état possible.Une autre clôture sera posée dans les tournants afin de protéger davantage le public contre tout accident.il>es Vétérans de la Guerre seront là en grand nombre, fanfare en tête, et leur présence contribuera à donner à ces après-midis de sport un cachet, tout à fait spécial.NATIONAL II ET LE SAINT-PIERRE A MAISONNEUVE La ligue de crosse Jacques-Car tier montrera une fois de plus, dimanche, tout ce qu’elle fait pour le sport national, lorsque le National II et le Saint-Pierre aux Liens se rencontreront au terrain de Maisonneuve.C’est grâce aux superbes exhibitions ae la Ligue du prési dent Rosario Doutre, que le jeu de crosse se maintient vivant.Depuis le commencement de la saison, les trois clubs de la Ligue Jacques-Cartier, le National II, le Saint-Pier re aux Liens et le Rosemont, ont joué des parties qui auraient fait honneur à des grands professionnels et qui ont fortement intéressé le public.Chaque club compte nombre d’étoiles dans ses rangs, et les cinq parties disputées à date ont toujours été marquées par de brillants exploits, du beau jeu et un enthousiasme du meilleur aloi.Li course au championnat est extrêmement intéressante.La partie de dimanche à Maisonneuve entre le National II et le Saint-Pierre aux Liens promet des émotions Le capitaine Philias Leduc du Saint-Pierre aux Liens se promet bien de retourner chez, lui vainqueur, tandis que le National II espère bien remporter les honneurs de la journée.M.A.St-Germain avec le National Les adhésions continuent d’arriver nombreuses aux quartiers généraux de l’Association Athlétique d’Amateurs Nationale, ce qui démontre que nos compatriotes ont à coeur le succès de notre bel le et grande association cana-dienne-française.La dernière acquisition du National est celle de M.Arthur Saint-fîer-main.copropriétaire des théâtres Electra, Rex et Cristal Palace.M.Saint-Uermain est un fervent de la culture physique et c’est avec plaisir qu’ib-s’est inscrit comme membre à vie du National, car il considère que l’oeuvre mérite, à plus d’un titre, l’encouragement de tous ceux qui veulent la formation physique, intellectuelle et morale de notre jeunesse.LACHINE SERA EN FÊTE DIMANCHE Toute la population de Lachine se prépare à recevoir le Métropole, dimanche, alors que les champions indépendants se rencontreront avec le club de l’endroit dans une seconde partie, qui promet d’être encore plus intéressante que celle du 9 juin dernier, alors que le Lachine triompha par 5 à 2, en comptant trois points dans la dizième reprise.Le gérant Bélanger est optimiste.Il espère que le Métropole va remettre le change au Lachine, de-! main, en triomphant de son adver-j saire.Le Métropole, un moment ha-i rassé par le surmenage des derniers jours, a paru faiblir, mais, il s’est relevé vile, et les amateurs constateront qu’il est dp taille à rivaliser avec tout autre club de la province.quand il s’alignera contre le Lachine, dimanche.Dimanche nrochain sera un jour de fête sportive sans précédent à Lachine.Il y aura courses à pied pour de riches cadeaux.La police de Lachine y prendra une large part.Le terrain sera ouvert au public à t heure, et la partie de baseball commencera à 3 heures précises.LA LIGUE DES JOURNAUX DÉBUTERA AU^ NATIONAL ELLE JOUERA SES DEUX PREMIERES PARTIES A MAISONNEUVE.SAMEDI, A 2 ET Ai HEURES.La Ligue des Journaux de Montréal fera son inauguration de saison.au terrain du National, cet après-midi, alors que deux bonnes parties y seront disputées entre les équipes suivantes : 2.00, Gazette vs Herald.4.00, Star vs La Patrie.Les deux parties serpnt jouées sur le même terrain, celui du National, de sorte qu’il ne sera pas nécessaire aux amateurs d’éparpiller leurs forces et d’aller, les uns dans Westmount, comme on le projetait pour la partie entre la Gazette et le Herald, les autres, à Maisonneuve.C’est sur le magnifique terrain du National, mis gratuitement à la disposition des équipes que la Ligue des Journaux inaugurera sa saison, cet après-midi, à 2 heures La rencontre entre le Star et la Patrie, à 4 heures, promet d’être un régal pour les amateurs.LA CASQUETTE À SAINT-HENRi Les clubs de la Ligue de la Cité seront fort occupés dimanche.Quatre d’entre eux, le Richmond, les Indiens, les Stars ei le Crescent joueront au Shamrock, rAthlétique ira à Shawinigan et la Casquette ira rencontrer le Royal Canadien Si-Henri à l’angle des rues Rose de Lima et Workman.Cette dernière partie sera la deuxième de la série entre les clubs de la ligue de la Cité et le Royal Canadien Saint-Henri.La Casquette cient de rem j porter une belle Victoire sur le Richmond et elle se propose bien | de ne pas déchoir.Le lanceur, Bob Silverman a promis de se surpasser et le gérant Charlie Delage a demandé à ses joueurs de faire leur gros possible pour triompher de l’équipe de MM.Sam Hillman et Charles Ducharme.L’on peut s’attendre à ce que la Casquette joue une grande partie et qu’elle montre à la population de Saint-Henri ce dont elle est capable.Il est certain d’un autre côté, que le Royal Canadien qui a fait dimanche dernier, une partie de onze manches avec les fameux Stars fournira un effort suprême.Il y aura des émotions demain à Saint-Henri.LES COURSES DE TERREBONNE Le mauvais temps de lundi dernier a empêché les courses qui devaient avoir lieu à Terrebonne sur la nouvelle piste, de M.Harry K.Moody.(Mais ce n’est que partie remise puisque ces courses auront lieu mercredi le 10 courant.On se souviendra qu’il y a un enjeu de 3100.00 entre “Jenny W”, à M.A.Sévigny, de Terrebonne et “Harry K”, à M.Harry K.Moody, de Terrebonne, le propriétaire de Thippodrome.Il y a une classe spéciale pour un enjeu de $100.00 et une bourse de $125.00 pour les chevaux, de la classe 2.20.Sera également disputé un enjeu de $50.00 entre Blacksmith Boy, à M.F.Major, de St-Blzéar, et Lady Shaw, à iM.Ovila -Chartran'd, de St-Vincent de paul.Nous espérons que les amateurs se rendront en foule à Terrebonne, mercredi, le 10 juillet 1918.Voici le programme: Rencontre pour un enjeu de 3100.00, entre “Jenny W” à A.Sévigny, et “Harry K.” à H.K.Moody.Classe spéciale, bourse $100.00.iRencontre pour un enjeu de SôO.OO, entre “Blacksmith Boy” à M.François Major, de St-Elzéar, et “Lady Shaw”, à M.Ovila Char-trand, de St-Vincent-de-Paul.•Classe de 2.20, bourse de $125.00.Les courses sont un mille, sous harnais, à répéter, 3 dans 5; 5 entrées 4 trotteurs; 5 secondes sont allouées aux trotteurs.Bourses divisées en 5ü, 25, 15 et 10 p.e.Les honoraires d’entrées pour Qes classes sont de 5 p.c.et 5 p.c.additionnel aux gagnants et seront payés avant midi à H.K.Moody, secrétaire.Après cette heure, le droit d’accepter ou de refuser toute entrée est réservé.Toute contestation sera décidée par les juges et leur décision sera finale.Aucune responsabilité pour accidents.Le droit de changer Tordre du programme est réservé.(Plusieurs trains aller et retour dans toutes les directions.Pour toutes informations s’adresser à A.Sévigny, Hôtel, Terrebonne.Les courses commenceront à 2 heures précises.En cas de mauvais temps les courses seront remises è plus tard.Admission 30s.Enfants, 15s, taxe provinciale comprise.HOTEL A NEW-YORK IUn hôtel trèi tranquille.Prix raiaonnabUa.Hôtel Seymour «4-M OUEST, 45ème RUE NEW-YORK Entre la cinquième avenue et le Broadway.A Irois minutes de la grande gare centrale.Près des magasins et des théâtres.Grandes chambres bien éclairées, magnifiquement meublées.Chambre avec baignoire, *2.00 en montant.Salon, chambre à coucher et baignoire, *3.00 en montant.ijn Excellent restaurant à £3 la carte.- W.T.Montgomery, Gérant.JUANI OUSIRË DA.NS mum N OU! 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New-York .000010000—1 fi 1 | Washington .000100001—2 9 1 Batteries: Mogridge •-t Walters: ! Shi w et Picinicb., A Philadelphie: (10 innings).Boston .0110000101—4 7 1 ; Philadelphie.1000000020—3 7 2 Batteries: Ruth et Agnew; Geary ! et McAvov.PARTIE D’EXHIBITION A Toronto:— Cincinnati.010000001—2 8 0| Toronto .000001000—1 1 3 Batteries: Eller et Allen; Hersche et Fisher.REGATE ANNUELLE DU LAC DES SEIZE ILES Les deuxièmes regates annuelles du Lac des SeizeTIes auront lieu samedi, le 20 courant.Suivies d’une illumination générale des cottages.La direction promet des événements de première importance.LE BASEBALL DU BIEN-ÊTRE DE LA JEUNESSE A ST-VINCENT DE PAUL Le public sait que l’Association du Bien-Etre de la Jeunesse a inau-; garé dimanche dernier une ligue j de baseball au Collège de St-Vin-cent de Paul entre les clubs de l’en-! droit, ceux des environs et vqucl-ques-uns de Montréal: Dimanche le 7 courant ce sera au tour du Canadien Delorimier à aller se mesurer avec le St-Vincent.•Ces deux forts clubs montreront leur capacité.Nul doute que le public sera nombreux à St-Vincent et aux environs.La partie commencera à 3 heures.LE “DEVOIR” À LA CAMPAGNE Les départs pour la campagne sont commencés.Ceux de nos lecteurs et de nos amis gui veulent assurer à leurs familles le service d’un journal quotidien pour l’été peuvent leur faire adresser régulièrement, par la poste, l’édition quotidienne du Devoir, du 1er juin au 1er septembre, ou de n’importe quelle date, pour 3 mois, moyennant le paiement d’avance de la somme d’nne piastre.Envoyez-nous votre nom, votre adresse à la campagne, votre chèque, et vous commencerez à recevoir le Devoir dès le lendemain.REGATES A ST-VINCENT DE PAUL Un comité sérieux et très actif s'occupe a organiser de belles régates à St-Vincent de Paul pour dimanche le 21 courant.Rien ne sera épargne pour que cette fête remporte tout le succès possible.Ils ne seront pas nombreux les endroits de villégiature qui auront ries régates cette année, on peut donc s’attendre que celles de St-Vincent auront un succès sans précédent.Les bénéfices de cette fête si bénéfices il y a, seront pour le I Bien-Etre de la Jeunesse de la localité.Pour toutes informations s’adresser à M.Piché, villa Rhéa, St-A’incent, où à M.Bernier 183 St-André.Tél Est 4443.FUNÉRAILLES DU NOTAIRE BOILEAU Les funérailles de M.Godefroy Boileau, notaire, ont eu lieu, ce matin, à Saint-Louis de F'rance.Le cortège est parti de la demeure du défunt, 324, Parc Lafontaine, A 8 h.45.deuil était conduit par ses fils, AIM- Tabbé G.E.H.Boileau, vl- La guerre n’épuise pas que le soldat luttant si héroïquement dans le» tranchées.Nous en souffrons tous, et parmi les hommes restés au pays* ils sont légion ceux-là qui, comme conséquence de la vie chère ettléS prisj valions qui en résultent, sont obligés de travailler plus que leurs forces* de se surmener, de s’épuiser même, afin de gagner davantage pour snbve* nir aux besoins les plus urgents des êtres confiés à leurs soins.Aussi le$| cas d’épuisement sont-ils plus que jamais nombreux chez les hommes.Cet épuisement de tout le système se manifeste de plusieurs maniè*tj res, mais une de ses conséquences les plus immédiates, c’est le mal dfls reins.Sans doute que de tels cas étaient fort fréquents, avant la guerre,, mais, avec les privations, les surcroîts de travail et les inquiétudes qu’ellet a fatalement provoqués, ils sont devenus plus fréquents que jamais.S’est-on même réellement demandé ce que c’était que le mal de reins,, d’où provenaient ces atroces et lancinantes douleurs, et quel était le meilleur moyen de soulagement et de guérison ?Il faut bien se persuader que la question est des plus sérieuses et qudl la congestion ou l’engorgement des reins peut conduire aux plus graves; maladies, si Ton n’y voit pas à temps.Lorsque le rein fonctionne mal,, c’est que le sang est mal filtré et reste chargé de poisons.Le sujet de-i vient alors intoxiqué par Tacide urique; il éprouve un ou plusieurs des symptômes suivants: douleurs insupportables dans les reins, le dos, less côtés, les battement du coeur deviennent irréguliers, la vue s’obscurcit,: les membres gonflent et le malade ressent souvent des crampes "aux"i am-bes.Il en résulte un grand état d’épuisement, d’abattement et de lassitug de, ainsi qu’une perte de sommeil, d’appétit, d’énergie, etc.Le malade n® peut plus ou presque pas travailler, et il se décourage.Alors, que faire pour remédier à un si lamentable état de choses?! Tant de remèdes ont été tentés sans le moindre résultat.Pourtant, lot réponse est aussi simple que conclusive: remonter à la cause du mal,: Puisque le sang est mal filtré et chargé de poisons, il importe de toutùl nécessité de chercher le véritable remède pouvant rétablir le bon foncg Bonnement des reins, chassant en même temps Tacide urique et les au)j'J/-iTq>i J -i'i The Rock City g) Tobacco Co.LA Liaited QUEBEC TaJjMÙfc ¦ Fumet?rP.€.C.P.R.$70,213,000 $638,000 .9 G.T.iR.32,518,624 2,017,060 6.6 C.N.R.20,592,800 980,300 5.0 Placez vos économies sur les obligations de la Cité de Montréal Elles vous rapporteront 6% Capital remboursable dans cinq ans.Faites-nous parvenir vos commandes immédiatement à nos frais.LES PLACEMENTS MUNICIPAUX Limitée Edifice Duluth 50 RUE NOTRE-DAME O.Montréal.Tél.Main 7683.Totaux $123,324,424 $3,635,360 3,1 LE PREVENU SE DÉFEND HARDIMENT (Service de la Canadian Press) Londres, 6.— A la reprise de la - ‘ “ Did cause du capitaine Harold Thomas, Epargne et spéculation Tel est le titre d’un livret que tous ceux qui font des économies et désirent les faires valoir ont Intérêt à lire.Pour en recevoir un exemplaire gratis il suffit de s'adresser à M.J.A.SAUVE •u bureau de Montréal de la Maison BRYANT, DUNN & Co., Roe Salnt-FrantoU-Xariar, N«« 84-88 TELEPHONE MAIN 48*0 NOUVELLE EMISSION $6,100,000 OBLIGATIONS CINQ ANS 0% DE LA A 6% CITE DE MONTREAL Date d’émission : 1er mai 1918.Date d’échéance : 1er mai 1923.En coupures de $100,— $500, — et $1,000.Titres au porteur ou nominatifs (enregistrés) Intérêt payable semi-annuellement le 1er mai et le 1er novembre.CAPITAL et INTERET payables, en or, à Montréal ou à New-York.Comme membres du Syndicat qui a fait l’acquisition de la totalité de l’émission susdécrite, nous vendons ces obligations au PAIR (100) ET INTERET ACCRU La vente de ces obligations est autorisée par le Ministre des Finances, Ottawa, et la légalité de cette émission a été constatée par MM.Fleet, Falconer, Phelan et Bovey, avocats.N.B.—CONSULTEZ VOTRE NOTAIRE SUR LA VALEUR DE CE PLACEMENT VERSAILLES, VIDRICAIRE, BOULAIS, QUEBEC 198, RUE ST-JEAN Tél.4455.MONTREAL 90, RUE ST-JACQUES Tél.Main 8745 - 8746.OTTAWA 51, RUE SPARK Tél.Queen 6881.LIMITEE xxJcXx, du Canadian Army Service Corps, qui subit actuellement son procès, sous l’inculpation de s’être servi pour lui-même de marchandises qui appartenaient à l’armée, l’inculpe a dit qu’il pourrait avoir une quanti té de témoins pour prouver ies ir régularités qui se sont produites dans le Canadian Army Service Corps.Il se défend d’avoir voulu voler qui que ce soit et dit avoir fait travailler les soldats que parce qu’il voyait faire la même chose chez les officiers supérieurs.‘Je pourrais prouver que plusieurs autres officiers ont fait la même chose sinon pire, mais je ne veux pas aller trop loin et je ne suis que le bouc émissaire de tous.” -4- VIVE DÉNONCIATION AU REICHSTAG (Service 4e la Preaae AanoclSe) Amsterdam, 6.— Au cours d’un débat au Reichstag allemand, le Dr Cohen, socialiste indépendant, a vivement attaqué la paix allemande avec la Roumanie et le militarisme prussien, écrit le Rhenische West-faelische Zeilung, à Essen.“Nous rejetons le traité roumain, a-t-il dit.Comme celui de l’Ukraine il n’amènera point une paix réelle.Les Juifs roumains n’ont pas encore recouvré leurs droits.Ce traité n’est autre qu’une fraude pour s’emparer de petrole et de chemin de fer.“Le traité n’est qu’un vol déguisé, peut-être non déguisé.” Le président interrompit alors le député Cohen pour le rappeler à la modération dans ses remarques.Après une vive passe d’armes, le Dr Cohen répondit: “A moins que le militarisme ne soit renversé, nous ne pouvons obtenir de paix durable!” ÆtrlxJxJÆt' UN DERAILLEMENT (Service de ia Presse Associée.) Youngstown, O.6.— Le train transportant le cirque Barnum & Bailey a sauté de la voie, de bonne heure, ce matin, à Girard, à quatre milles à l’ouest d’ici.D’après les dernières nouvelles, 4 personnes ont trouvé la mort et pluseiurs autres ont été blessées.NOUVELLE EMISSION CINQ ANS 6% $6,100,000.OBLIGATIONS A 6* i DE LA cm DE MONTREAL .m———— Date d’émission: 1er mai 1918.Date d’échéance: 1er mai 1923.En coupures de $100,—$500,—et $1000.litres au porteur ou nominatifs (enregistrés) Intérêt payable semi-annuellement le 1er mai et le 1er novembre.CAPITAL et INTERET payables, en or, à Montréal ou à New-York.PRIX: LE PAIR (100) ET INTERET ACCRU Le produit de la présente émission servira A rembourser nn montant égal de Bons de la Cité qui portaient intérêt au taux de 5% et qui avaient été émis en anticipation d’un emprunt à long terme autorisé par règlement, pour des Ans de travaux publics, qui pourvoit à l’amortissement de cct emprunt.La vente de ces obligations est autorisée par le Ministre des Finances, Ottawa, et la légalité de cette émission a été constatée par MM.Fleet, Falconer, Phelan & Bowey, avocats.On peut souscrire à l’emprunt et obtenir de plus amples renseignements aux bureaux de: RENE-T.LECLERC Csutier «a valrari de placement 160, rne St-Jacques, Montréal Télépbwen Main 1260 el 1261 MAISON FONOKK EN t©01 VERSAILLES, VIDRICAIRE, BOULAIS, LIEE Montréal $*- »*0 St-Jacqae* Québec 195, ne St-Jua ET A TOUTES LES SUCCERSALES DE LA BANQUE D'HOGHELAGÀ AGISSANT POUR LE COMPTE DES MEMBRES DU SYNDICAT DE SOUSCIUPTÎON.NOUVELLE EMISSION $6.100,000.OBLIGATIONS CINQ ANS 6% DE LA CITE DE MONTREAL REMBOURSABLES DANS CINQ ANS—Le 1er mai 1923 En Coupures de $100, $500 et $1,000 Titres au Porteur ou Nominatifs (enregistrés) Intérêt à 6% payable semi-annuellement les lers mai et novembre.-i« |^1 Ces obligations sont payables au PORTEUR, mais TITR Pt* peuvent être enregistrées, sans aucun frais, au nonj a a a ava-n-/ • dH DETENTEUR.Elles ne peuvent alors être vendues ou transportées sans le consentement de ce der- nier,—ce qui comporte en même temps une PROTECTION EFFICACE contre toute perte par le feu ou autrement.Ce privilège d’enregistrement est un AVANTAGE qu'offre RARE' MENT une OBLIGATION MUNICIPALE.GARANTIE : Ces obligations constituent un LIEN PRIVILEGIE sur TOUTE la PROPRIETE LMMO BILIERE IMPOSABLE de la CITE DE MONT .“ REAL et ont PRIORITE ABSOLUE sur tou-| te» les HYPOTHEQUES.Elles représentent, indiscutablement, le MEILLEUR PLACEMEN!] MUNICIPAL AU CANADA.Demandez notre circulaire.RENE-T.LECLERC Courtier en Valeurs do Placement.160 rue Saint-Jacques, Montréal.Téléphone: Main 1260 et 1261.(Maison fondée en 1I0IL Des instihitions religieuses nous sollicitons les commandes d’impressions.Pour la production de Brochures, livres, annuaires, prospectus, palmarès, etc, il n’y a pas d’autre ATELIER qui puisse donner un meilleur service et à meilleur compte.Notre personnel est composé d’experts en art typographique.Notre matériel est de tout premier ordre.Avant de faire exécuter vos travaux d’impressions, consultez-nons.L’Imprimerie Populaire (limitée) Editrice du “Devoir" et du “Nationaliste’* v i 43, RUE SAINT-VINCENT.TERESTCHENKO VA RETROUVER KERENSKY Londres, 6.—M.I.Terestchenko, ministre des affaires étrangères dans le cabinet Kerensky, Vient d’arriver dans le Began, en Norvège, mande une dépêche de VExchange Telegraph à Copenhague.L’ancien ministre s’est enfui de Russie par la côte mourmane et •’attend à rejoindre M.Kerensky, qui est actuellement à Paris.ARTHUR ïî RUNE AD.Mr m h ri, B.nra.4* Montréal BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Borran d» Montréal, 97 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIER fiacconalea t QUEBEC at EOREh V KH dlroct btm KMT A FLAGG.Naw-TaC* ¦" VOL.IX.— No 158 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 JUILLET 1918 11 LA SAINT - JEAN - BAPTISTE AU MANITOBA Une adresse à Mgr Béliveau — Energique réponse de l’archevêque de Saint-Boniface Les Canadiens-français de St-Ro-niface ont voulu, cette année comme les années précédentes, célébrer la fête nationale.A cette occasion, la Société St-Jean-Baptiste a présenté à Mgr l'archevêque de St-Boniface une intéressante adresse à laquelle Sa Grandeur a fait une énergique réponse.On nous saura gré de donner ici le texte de ces deux pièces.ADRESSE DU PRESIDENT DE LA SOC IETE SA INT-JEAN-EARTISTE A Sa Grandeur Monseigneur Arthur Béliveau, archevêque de Saint-Bon if ace, Monseigneur, Quand les Canadiens français passèrent sous la domination de l'Angleterre, ils formaient déjà un peuple avec ses coutiimes, ses traditions, sa langue surtout, cette flamme de vie qui s'échappe de l’âme nationale.Nous avions une patrie que nous transmettions avec nos persones à nos nouveaux souverains.Nous avions une pairie.Or, une patrie, si humble qu'elle soit, inspire l’amour à ses enfants et exige le respect des étrangers imbus de,s notions de droit, d’honneur et de liberté.L’amour des enfants pour leur patrie est naturel à tout coeur bien né; mais le désir d’exiger le respect des étrangers pour sa nation est un instinct de noblesse qu’une race fière ne peut abdiquer sans for-faire à'la conscience et à l’honneur.Noblesse oblige, oui, noblesse oblige le vainqueur comme ie vaincu, et c’est un litre de gloire pour les ileux de ne rien faire d’indigne, ni par tyrannie dans la victoire, ni par bassesse dans la défaite, et de rester égaux et fiers par les mêmes sentiments chevaleresques malgré l'inégalité amenée par le sort des armes.Grâce à notre clergé si admirable par ses lumières et son dévouement, nous avons appris notre devoir dans les circonstances difficiles de notre histoire.Et, ici, il me fait plaisir.Monseigneur, d’adresser à votre Grandeur ces paroles qu’un concitoyen distingue adressait à un évêque: “Partout où il y a lutte, partout “f|ii il y a eu progrès, partout où a “surgi une pensée qui marquait vé-“ritabilement un pas vers l’avenir, “nous voyons le nom d’un évêque “illustre ou d’un apôtre prêchant “avec sagesse ou parlant avec sim-‘‘plicilé, illuminant les esprits ou “gagnant les coeurs et montrant, “dans tous les ras, pour notre li-“berté, pour nos institutions et “même pour notre prospérité ma-“jérielle, cette sollicitude, ce soin “jaloux qui ne sont pas incompati-"bles conséquemment avec l’admi-“nistration des choses spirituelles.“Et cependant, cette voix de nop “prêtres, à la fois, pacifique et pratique, nous apprit à reconnaître “nos vainqueurs mais fièrement et "sans rien abdiquer de notre dignité et de nos croyances nous ins-“pira ce sentiment inviolable de “fidéHiité qui dit que, nous parta-“geant nous-mêmes, nous avons “donné loyalement et sans arrière-“pensée notre bras à l’Angleterre et “réservé nos coeurs à la France’’.Ces devoirs d’un patriotisme complexe mais sincère et intelligent, nous saurons les remplir, .sous votre direction, Monseigneur, cl nous saurons garder la fidélité à notre sang français sans forfaire à notre loyauté britannique.L’un sera garant de l’autre.Car, si nous pouvions renier notre race, on pourrait craindre davantage que nous trahissions notre souverain.La religion qui est l’atmosphère de nos fêtes patriotiques élève et purifie nos sentiments, nous console dans nos chagrins, nos deuils et nos malheurs en nous montrant-la patrie céleste dont celle d’ici-bas n’est que le vestibule.Monseigneur, c’est surtout en voyant à notre tète des chefs comme votre Grandeur, en qui nous reconnaissons l’éclat de la prudence et de la piété, que nous marchons avec confiance vers notre destinée.Nos évêques, nos prêtres changent de nom, tnais le même esprit apostolique, la même lumière surnaturelle qui éclairait les illustres fondateurs de ce diocèse se reconnaît sans altération dans leurs successeurs et semble même augmenter parfois pour les mettre à la hauteur ¦Mes crises difficiles que nous traversons.Aussi nous embrassons ¦dans une même vénération, nous chérissons d’un égal amour ces glorieux évêques, ces saints prêtres d'autrefois, ces pères de notre patrie, et ceux qui nous guident actuellement dans celte tourmente effroyable qui bouleverse le monde.Un siècle s’est passé; les siècles passeront, mais nous et nos enfants nous resterons fidèles aux évêques que le Saint-Esprit a préposés au gouvernement de l’Eglise, toujours fi'dèles au Souverain Pontife le Vicaire de Jésus-Christ.Pour affermir ces sentiments cessaire de laisser s’amoindrir le sentiment national en nous, pour être l’évêque et le père de tous.Connue vous le dites très bien, monsieur le Président, ie soin des choses spirituelles est parfaitement compatible avec le souci de la liberté des siens, de la défense de leurs institutions, et môme n’exclue pas la sollicitude pour leur prospérité matérielle.Les grands évêques qui nous ont précédé sur ce siège de Saint-Boni-faee ont su associer ces chosès et rester des hommes de Dieu; leur humble successeur n’a qu’à s’efforcer de suivre leurs traces, et c’est son désir.Fasse Dieu que la réalisation de ces désirs ne soit pas trop indigne des grandes oeuvres faites par ces morts glorieux.La patrie pour nous- Canadiens-français comporte la communauté de la langue, des croyances, et des traditions nationales.L'un de nos poètes a dit: “Jadis la France sur nos bords, “Jeta sa semence immortelle, “Et nous secondant ses efforts “Avons fait la France nouvelle.Pour nous, Canadiens-français, la patrie, r’est la France Nouvelle.Qu’elle soit sur les bords du majestueux St-Laurent, sur les bords de l’Outaouais sur les bords de la Rivière-Rouge ou dans les grandes prairies de l’Ouest, c’est toujours la France Nouvelle, puisque partout, c'est la communauté de foi, de langue, de souvenirs et de traditions.C’est l'amour de cette patrie, et de tout ce qui peut la perpétuer, que je vous engage de cultiver soigneusement dans vos coeurs, dans vos foyers, dans vos parois: es dans cette province et dans toutes les parties du Canada, ou vous .ter.C’est dire que nous n’accepterons jamais l’idée de parquer la patrie canadienne dans une des provinces de ce vaste pays, lui refusant toute expansion en dehors de ce territoire, déjà débordé par les nôtres.Est-ce à dire que La Cie de Pneus Roger, iimitée Souscrivez cette semaine des actions dans cette compagnie.Seule compagnie de CAOUTCHOUC contrôlée par des Canadiens.$25.00 l’action.Bureau CHAMBRE 2, EDIFICE LA “PRESSE*’ MONTREAL.Agents dans tout le Canada.DETACHEZ ET ADRESSEZ CE COUPON Cie de Pneus Roger, Limitée, Edifice “La Presse”, Montréal.Veuillez m’adresser votre brochurette descriptive sur l’industrie du caoutchouc en général et du pneu Roger en particulier.Nom.Adresse ,D Nous continuons à recevoir les ^souscriptions à L’EMPRUNT DE LA CITÉ DE MONTRÉAL INTERET 6% _ OBLIGATIONS '1E$100-$500 ET$1000 PRIX : — AU PAIR (100) ET INTERETS ACCRUS.N.B.— Les commandes seront exécutées sans frais et pourront nous être envoyées par le téléphone ou le télégraphe à notre charge.Pour informations et prospectus s’adresser à L.G.BEAUBIEN & CIE., BANQUIERS 50 (Membres de la Bourse de Montréal) rue Notre-Dame O.MONTREAL.Succursale à Québec : — No 70 rue St-Pierre.Téléphone : Main 7593.LES TOURISTES EN GASPÉSIE Bassin de Gaspé, P.Q., 5.— L’Hôtel Baker a reçu un grand nombre de visiteurs étrangers des principales villes du Canada et des Etats-Unis.Voici ies noms des derniers arrivés: M.et Mme Lafkins, Gloucester, Mass.; M.J.Hinley, New-York Cité ; C.J.Hafley, New-York; FL Wise, Québec; L.J.Lévesque, Québec; W.J.Hargrave, Toronto; Wm.Van Si-elan, New-York; I.E.Bradford, Main; M.et Mme Lapointe, Trois-Rivières; A.D.McDonald; St-Jean, N.B.; C.McDonald, Ottawa, Ont.; J.P- Mahoney, St-Jean, N.B.,; Rév.L Newton Kerr, Hatley, Qué.,; Dr D.Pion, Péninsule; J.Gordon, New-Carlisle; W.Chisholm, New-Carlis- nous marehan- ie: W.T.Richards, Gloucester, Mass dons notre loyauté à l’Angleterre?iA.Dagostine,New-York:J.L.Rober-1.histoire de notre passé est là pour ge, Lévis, Qué; Randel R.Young donner le démenti à cette calom- New Foundland; Mlle A.YounL nie; les événements actuels sont la New Foundland; Ben LeBlanc, New^ sublime continuation notre fi- Carlisle; C.D.Cloutier, Québec; J.délité passée.Certains devoirs non- B.Walker, Fredericton, N.B.; L.A.veaux et très onéreux, périlleux ; •’^lnnn?n' Boston, Mass.; C.Morgan, même peut-être pour notre vie na- ^ontr®ah Capt.C, E.Ancy, Boston, tionale au Canada, ont été vivement Mas!>.; Mlle M.Barrett, Harrington; discutés par ies nôtres; c'était leur G1?111, McQuarrie, Boston, Mass.; droit incontestable car quoi au'on Warren, Cape Cove; N.H, Dclisle, Québec; il.W.Raymond.Paspebiac; A.Paquet, Montréal; C E.Budeson, New-York; C.C.Wea-therby, Englewood, N.J.; I.A E Cott, Englewood, N.J.; C.L.Lester', Englewood, N, J.; E.M.Nicholas, Columbus, Ohio; G.Raymond, Eve-A?tf’ T', • Sheppard, Boston, Mass.; F.R.Jolie, Québec; L.Joncas, Quebec; M.et Mme T.Wagner et fuie, Montréal; H .Beverly, Glouces-l»r’ ^IaAS-: P-.F.Dunham, Waban, très qui avaient gardé lé silence ! Montréal•"john^ealor^Xew^Trîi^ ?*UnMdjL: Si1 ie?PA±e ?«rlî.r! K1- Îî; J-A;.1/ ^V-Murry,_Mbncton, N,B.; Nous nous abstenons de qualifier ici les moyens nùs en oeuvre pour donner force légale à des devoirs nouveaux, mais quand ces devoirs sont apparus aux nôtres, revêtus de la majesté île la loi, avec l'énergie d hommes fiers et intelligents, qui voient à temps la responsabilité et qui la discutent quand c’est leur droit.Us ont marché à l’accomplissement du devoir, alors que cfau-.- , ¦% f5 ANS lent les hauts cris alors que les noires marchent résolument au devoir.On a crié au changement de l’opinion dans Québec et partout où se trouvait la patrie Canadienne-fran-çaise.De changement, pas; mais de la loyauté en actes; c’est ce que nous avons toujours donné à l’Angleterre, et c est tout ce qu’elle peut nous demander.Gela ne veut pourtant pas dire que nous donnons tête-baissée dans les rêVes creux des impérialistes à outrance.Nous gardons pour la patrie Cgnàflienne-française l’a-imnir tendi ê et chaud que nous devons a notre foi, à notre langue, au •cuMe de nos souvenirs et à la préservation de notre entité nationale.''°jrr iai l’Angletere nous garantissait nos libertés civiles et le ¦libre exercice de notre religion, elle nous garantissait ce que nous réclamons aujourd’hui dans te Cana-
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