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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 10 juillet 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-07-10, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 161 MONTREAL, MERCREDI 10 JUILLET 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS $5 00 UNION POSTALE.g QO Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.250 UNION POSTALE ••»••• j • 3 00 Rédaction et administration i 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES i ADMINISTRATION: Main 74ê1 RÉDACTION: - Main 7460 Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE PAIN DE 1919 Notre prochaine récolte de blé Ottawa annonçait il y a déjà quelques semaines qu’il restait au pays une trentaine de millions de minots de blé à même la récolte de 1917.Le reste est consommé ou, pour la plus grande partie, a passé en Europe; et les récentes réglementations de la commission des vivres au sujet du pain de farine mêlee ont surtout pour objet de laisser exporter à nos alliés quelques millions de minots de blé de plus.En temps normal, nous n’entamons la récolte de blé canadien que six mois après la moisson.Cette année, c’est tout juste si nous ferons la soudure.Et, dès septembre ou octobre prochains, nous vivrons, — et l’Europe avec nous, — à même la récolte de 1918.Une telle disparution de nos réserves serait grave, même à une époque de paix; mais il nous resterait la ressource d’importer d’ailleurs.Aujourd’hui, nous ne l’avons pas.Il nous faut nous contenter chez nous, vivre à même nos provisions et trouver chez nous seuls de quoi manger, et même fournir un surplus considérable pour l’exportation chez nos alliés.* * * A ce compte, nous aurions besoin de tabler sur une grosse récolte de blé canadien, ces mois-ci.Celle de 1915 a été prodigieuse, elle dépassa les 393 millions de minots; celle de 1916 a été de plus de 262 millions, soit plus que la moyenne des quatre dernières' années de paix, qui fut de près de 205 millions; celle de 1917 a touché presque les 234 millions.Que sera celle de 1918, celle dont nous avons le plus besoin, puisque la durée ^de la guerre a épuisé toutes nos réserves?Les pronostics à ce sujet ne sont guère optimistes.Le 5 de ce mois-ci, il est vrai, M.F.P.Brady, administrateur des voies ferrées de l’Etat dans l’Ouest, déclarait dans une dépêche d’Ottawa à la Gazette que “l’Ouest devrait, avec une production moyenne, donner cette année 400 millions de boisseaux de blé” ; mais, outre que M.Brady n’est pas un spécialiste en cette matière, son estimation de la prochaine récolte ne cadre pas du tout avec ce qu’en disent des gens de l’Ouest, agriculteurs eux-mêmes, ou qui connaissent à fond, pour l’avoir étudiée depuis longtemps, la capacité de rendement des terres de cette région, dans les conditions présentes.Dans le numéro de la Gazette où M.Brady faisait une telle prédiction, M.Motherwell, ministre de l’Agriculture pour la Saskatchewan, disait, au cours d’une dépêche de Régina: “LMême en tenant compte de la plus grande superficie de terres emblavées, il n’ a rien qui autorise à croire que la récolte de blé de cette année dans l’Ouest égalera celle de l’an dernier”.Il ajoutait: “C’est notre deuxième année consécutive de sécheresse; les années précédentes, nous pouvions compter sur l’humidité gardée par la terre, des pluies de la saison passée; cette année, il n’ a pas de réserve d’humidité.Il est inutile de s’abuser ; la plus grande proportion de notre récolte de 1918 est dans une situation précaire, aujourd’hui.” M.Motherwell, qui est sur les lieux, sait à quoi s’en tenir.11 suffit du reste de consulter chaque jour la rubrique du temps qu’il fait, dans nos différents quotidiens, pour savoir que, s’il pleut outre mesure chez nous, il n’y a dans l’Ouest que de très rares chutes de pluies; le temps y est sec et yenteux depuis longtemps, ce qui est des plus dommageables au blé.AU CINÉMA MUNICIPAL M.Décary, président de la commission administrative, a déclaré, rapporte un journal du soir, que si la ville soumissionne pour l’exécu-tio^ des travaux municipaux avec les entrepreneurs de l’extérieur, elle sera tenue, au cas où le contrat lui serait adjugé, de s’en tenir étroitement aux termes de sa soumission.Cette déclaration n’est pas suffisamment explicite, car ce qu’il importe de savoir, ce qui intéresse tous les contribuables, c’est la façon dont seront faites ces soumissions municipales.Y fera-t-on figurer la somme représentée par le traitement de ses ingénieurs et autres salariés, tout comme les soumissionnaires particuliers sont, dans leur propre intérêt, tenus de le faire ?Tiendra-t-on de plus, comme l’ancien commissaire Ville-neuve le voulait, les employés de la ville responsables de leur chiffre, afin d’être sûr qu’ils ne seront pas dépassés ?Le Star, qui est l’ordinaire inspirateur de la commission administrative, a fréquemment dénoncé — et, dans cette occurrence, il avait raison — la plaie des travaux exécutés par la ville, laquelle ne s’en tenait jamais ou presque jamais aux chiffres de sa soumission, frappait, à deux ou trois reprises différentes, pour obtenir de nouveaux crédits, à la porte de la trésorerie, de sorte qu’une fois le contrat exécuté, le chiffre de la soumission était sensiblement majoré.On exige des concurrents de l’extérieur des garanties ; c’est bien le moins qu’on applique le même traitement, pour faire cesser les abus que nous notons plus haut, aux fonctionnaires de la ville.Leur compétence sera ainsi mise à l’épreuve.Qu’ils prévoient toutes les dépenses, qu’ils tiennent compte de l’expérience du passé et nous sommes sùr^que, dans bien des cas, la soumission de la ville ne sera pas la plus basse.Mais qu’importe aux contribuables que ce soit la municipalité ou des particuliers qui exécutent les travaux, pourvu qu’ils soient faits au meilleur compte possible ?Plus d’une fois, il a fallu recommencer des parties de travaux exécutés sous la surveillance des ingénieurs de la ville.Il ne faudrait pas que ces abus se répétassent.L’OFFRE DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL Le Globe de Toronto publiait lundi ses pronostics annuels au sujet de la récolte du blé dans le pays; ils sont d’habitude exacts et faits par un expert, après une visite sérieuse des provinces à blé et une enquête auprès des principaux producteurs.M.Norman Lambert, l’expert en question, est franchement pessimiste.Il télégraphie au Globe que “la récolte de blé totale du Canada pour 1918 sera bien inférieure à 200 millions de minots”.Ce sera, dit-il, "un autre 1914”, — où elle fut approximativement de 161 millions de minots —; des agriculteurs qu’il a rencontrés à Winnipeg, à une réunion du Conseil National de l’Agriculture, lui ont même déclaré que “la situation est pire qu’en 1914, parce qu’il y a autant de dommages à la récolte et qu’ils s’étendent sur une plus vaste superficie que pendant la mauvaise saison d’il y a quatre ans”.La Saskatchewan, cette année-là, avait donné, au lieu d’une moyenne de 17 minots et demi à l’acre, 13 ou 14 minots au plus; cette année, disent deux des informateurs de M.Lambert, “la moyenne n’y sera pas plus que de 10 ou 11 minots à l’acre”.Or on sait que la Saskatchewan est le grenier à blé du Canada.“Il y a deux mois, ajoute IM.Lambert, comme il y avait 15 millions et demi d’acres de terre emblavée dans l’Ouest, soit 14 pour cent de plus qu’en 1917, on s’attendait à une récolte de 300 millions de minots de blé pour l’automne.Il est maintenant tout à fait sûr que la récolte totale sera de beaucoup inférieure à 200 millions de minots”.Cela n’est pas du tout rassurant, au temps où nous vivons, à l’heure où les Alliés comptent surtout sur le Canada et les Etats-Unis pour les ravitailler en blé pendant la lutte acharnée qui se prolonge.S’il est vrai que, selon les pronostics, la récolte doive être meilleure cette année chez nos voisins que l’an dernier, il ne faut pas oublier que, proportionnellement, leur surplus exportable est en règle générale de beaucoup inférieur au nôtre L * * * Ce qui n’améliore pas la situation assez inquiétante, c’est que, si les récoltes de céréales, en France, ont meilleure apparence cette année que Tan dernier, par suite d’une culture plus intensive et de la libération, pour les envoyer sur la terre, de milliers de soldats agriculteurs mobilisés depuis des mois, les récoltes anglaises ne sont pas aussi prometteuses; une dépêche aux journaux américains (voir notamment le New-York Post du 1 juillet) dit que, selon les derniers rapports, “la Grande-Bretagne, qui espérait pouvoir presque se suffire, cette année, par suite de l’extension qu’elle n donnée à la culture des céréales, est maintenant ‘en face d’une invasion de chenilles qui menace sérieusement d’endommager les récoltes.Ces chenilles, qui ont choisi cette année entre toutes pour se multiplier de façon effroyable, avancent sur toute l’Angleterre à raison d’un mille par jour et détruisent tout, où elles passent; elles y ont déjà paru deux fois au dix-huitième siècle et plus souvent au dix-neuvième, pour ravager les campagnes, et elles ravagent surtout, cette fols-ci, les provinces du nord.” Ainsi, pour peu que les prévisions que nous venons de citer soient exactes, — et la saison est assez avancée pour laisser voir ce qu’elle devra donner dans six ou huit semaines, — nous devrons plus que jamais ménager le blé et le pain, d’ici la fin des hostilités.Tout indique que nous aurons une autre campagne d’hiver et il semble admis que la guerre ne pourra se terminer au plus tôt avant 1919.Ce que lord Milner prédisait aux premières semaines des hostilités, ce que nous disions vers le même temps et depuis, — une famine universelle, si la guerre se prolongeait un tant soit peu, — a déjà commencé de se réaliser.Que sera-ce donc, même chez nous, si nous n’avons qu’une récolte de blé inférieure à celles de 1915, de 1916 et de 1917?Car, quand bien même elle serait quatre fois suffisante à notre consommation domestique, — à peu près de 50 millions de minots, ne nous en prendra-t-on pas une partie de plus en plus grande pour l'exporter outre-mer?Et que nous restera-t-il en définitive?R ne convient pas d’être pessimiste.Mais il faut cependant savoir regarder la vérité en face et tenir compte de la réalité.• Si la guerre dure encore un an, quel pain aurons-nous en 1919?Georfles PELLETIER.J Une dépêche de Washington aux journaux de ce matin (voir la Gazette, page 13,) dit que la récolte de blé américain, que les prévisions officielles évaluaient à 931 millions de minots en juin, n'est plus évaluée qu'à 891 millions, par suite du temps défavorable qu'il a fait ces semaines-ci.Le gouvernement provincial et ia commission administrative ont de fréquentes relations ; nul ne songera à s’en plaindre quand la ville y trouve son avantage, comme dans le cas de l’entente intervenue entre la commission et le cabinet, aux termes de laquelle la province versera dix mille dollars annuellement à la ville, laquelle se chargera seule des poursuite contre les automobilistes contrevenant aux règlements de la circulation.Le cabinet, en veine de générosité, serait bien inspiré de pousser un peu plus loin et d’accorder à la ville partie des plantureux revenus des licences des automobiles desquels elle ne touche pas un sou, bien que les voitures automotrices usent plus que toutes les autres ensemble sa chaussée.LA CODIFICATION DES REGLEMENTS MUNICIPAUX Elle s’impose, personne ne songera à le contester qui a eu à faire des fouilles dans le voyage de foin des règlements actuels.M.Crépeau, à qui le public doit souvent recourir, est fort au courant des divers amendements.Il a fait, croyons-nous, une annotation fidèle les anciens règlements.Peut-être serait-il plus simple, en lui adjoignant l'un des avocats de la ville, de le charger de ce travail qu’il pourrait faire rapidement.La dépensé de quelques centaines de dollars que cette refonte représentera et qui serait sûrement couverte rapidement par la vente du nouveau code, nous paraît entièrement justifiable.LA CONSTRUCTION Mais de grâce, que l’on ne profite pas de cette refonte pour procéder à la légère au relâchement des règlements qui régissent la construction.Ceux-ci tiennent compte, en une certaine mesure, des nécessités de l’hygiène et de la protection contre les dangers d’incendie.Qu’on n’aille pas prétexter que, étant donné la crise du logement qui ne durera pas, il serait opportun d’enlaidir Montréal, déjà si peu beau, d’un certain nombre de bicoques monstrueuses.Il est bien assez regrettable qu’on nc tienne pas plus de compte de l’esthétique dans la règlementation de la construction que si elle n’existait pas, que 1 on ne protège pas les constructeurs contre leur mauvais goût en interdisant ces crénaux de fer-blanc, ces tours du guet en cuivre creux, toutes ces fanfreluches de scène d’opérette qui jurent sur nos paisibles demeures bourgeoises.Une longue expérience nous enseigne qu'il n’y a qu’un moyen de protéger la ville contre des constructions dangereuses au point de vue hygiénique ou protection contre les incendies ; c’est de les interdire complètement.Une fois qu’on a permis leur construction, elles sont à demeure, et les campagnes les plus opiniâtres ne réussissent pas à les faire supprimer.La guerre ne durera pas éternellement, et qu’on n’en profite pas pour permettre aux spéculateurs de couvrir la ville de ces maisons de planches recouvertes de tôle, du plus horrible effet, qu’on appelle d’ordinaire, temporaires, mais qui une fois construites, demeurent.LA COMMISSION METROPOLITAINE DES PARCS Et voilà des questions qui seraient du ressort de la commission métropolitaine des parcs de la formation de laquelle,on attendait tant de bien.Mais qu’est-elle devenue ?Quelqu’un a-t-il son adresse et sait-il où elle se cacije.Quant à nous, nous sommes ignorants de ce qu’elle a fait depuis sa formation, en 1911, si nous avons bonne mémoire.Il serait temps qu’elle renaquit de ses cendres ; jamais un plus grand besoin d’un pareil corps ne s’est fait sentir.D’autant plus que les scrupules du début contre l’octroi de pouvoirs importants à un corps irresponsable doivent être complètement disparus depuis la mise en tuteile définitive et totale de la prodigue Concordia.LE PRIX DE L’EAU L’eau et l’air avaient coutume de rien coûter naguère.C’était le temps heureux.Aujourd’hui, Tair même n’est plus gratuit.Il est entendu, en etfet, que l’atmosphère du bas de la ville, en certaines saisons, est délétère, et pour aller dans dans la Zone respirable, il faut au moins un billet de tramway : mais Teau coûte encore plus cher.On vient d’augmenter la taxe de deux pour centTce qui la porte à six.Les contribuables peuvent se tenir pour dit que ce n’est pas là le dernier échelon de l’ascension, quand ils sauront par la Gazette de ce matin que la capacité du filtre municipal devra être doublée, si Ton veut que toute Teau potable de Montréal y passe.Que Ton se console donc de Taug-mentation de taxe actuelle en songeant à celle qui doit venir.La pensée du malheur inéluctable de demain fera peut-être oublier celui dont on souffre aujourd’hui.Louis DUPIRE.BILLET DI] SOIF.AUTODAFÉ La mort le guettait et il le savait bien.Durant les longues heures d insomnie, les jours de fièvre et de souffrance, il se mit à écrire l’histoire de sa vie, sa pauvre vie lamentable et désolée, sa vie de polichi-neile errant.Pour tromper la soli-tude des jours sans fin, tandis qu'il sentait se rapprocher, peu à peu, le depart supreme, il se raconta à lui-merne ses joies et ses peines, ses déceptions et ses espoirs, toutes ces choses qui remplissent la vie et apparaissent si lointaines et si milles quand la mort projette l’ombre de son spectre.Son coeur s’est arrêté; la mort douce et bienfaisante comme une ame de femme a clos ses yeux pour toujours ; tandis qu’il repose immobile et pâle sous la lueur des cierges bénis, son confident des dernières heures, chez lui, dans i ombre du jour qui descend, pose dans le foyer le manuscrit que le défunt lui a confié.Il a le respect des morts et de leurs secrets: il va brûler le roman dont le héros n est plus.Ce fut un feu étrange: d’abord, tout autour des pages, des flammes de couleur rouge et bleue, comme ces soies changeantes que la mode consacre de temps en temps: des petites spirales de fumée montaient et des pensées, des illusions, des regrets s’en allaient dans les volutes bleues; et puis, les feuillets ardents se gonflaient comme un coeur entrouvert et meurtri, des gouttes de flamme tombaient comme des larmes.Une grande lumière dorée, brillante saisit tout le manuscrit et le bruit de la rafale dans la cheminée raconta les derniers secrets.Brusquement, parce que l’histoire était finie, le feu cessa.Dans l’â-tre, maintenant froid et silencieux, il y avait ça et là, des petits amas de cendre.C’est peu de chose, me vie d’homme! MONIQUE.BLOC - NOTES Le cas de l'Alberta On annonce que la Cour suprême du Canada aura bientôt à se prononcer sur la décision de la Cour d’appel de l'Alberta.D'autre part, un officier était sommé de comparaître, ce matin même, devant le juge en chef de TAlberta, et de produire douze conscrits en faveur desquels des brefs d’habeas corpus ont été émis.Ces conscrits sont partis de la province vendredi.On s’attend à ce que leur avoeat.s’ils ne sont pas amenés devant le tribunal, demande (pie des mesures de rigueur soient prises contre l’officier.L’affaire se développe et soulève, dit-on, dans la province un grand intérêt.Invraisemblable Une dépêche de Prince-Albert, Saskatchewan, annonce que, d’après un rapport de la police provinciale, Mgr Budka, Tévèque catholique ruthène du Canada, et le P.Posky, son compagnon, suppo-sons-noue.auraient été arrêtés sous l’accusation de sédition et admis à caution.L’accusation est parfaitement invraisemblable.Les journaux de de l’Ouest nous apporteront là-dessus de plus amples détails.Double Impôt La Gazette nous dit que les Américains qui habitent le Canada trou- vent particulièrement rude d’avoir à payer double impôt sur leur revenu— l’impôt de leur pays d’origine et celui du pays qu’ils habitent.Depuis vingt-huit ans, les catholiques de Winnipeg, qui habitent leur propre pays, eux, sont tout de même obligés de payer double impôt scolaire pour faire donner à leurs enfants un enseignement conforme à leurs croyances.Et beaucoup de gens plaindront les Américains, victimes d’une situation anormale, qui n’auront pas une pensée de sympathie pour leurs compatriotes de Winnipeg, ainsi persécutés dans leur propre pays.Cuique suum La Gazette annonce ce matin, qu’à son arrivée dans son village natal.Saint Joseph de Bcauce, le Docteur Béland sera l’objet d'une grande manifestation de sympathie.Le correspondant de la Gazette n’aura qu'à jeter un coup d’oeil dans le Guicfc parlementaire pour constater que, si le Docteur Béland habite la Beauce depuis de longues années, il est né et g été élevé à Louisevillc.dans la région des Trois-Rivières.Toute sa famille habite encore ce pays.Deux points de vue Les Sons of the Empire ont, parait-il, décidé de demander la naturalisation immédiate de tous les étrangers, afin de les faire tomber sous l'empire de la loi de conscription.C’est un point de vue.En Angleterre, Pemberton Billings et les gens qui font profession (Tun patriotisme ardent, demandent au contraire, pue tous les étrangers, naturalisés ou non, soient internés.Les réclamations^ de certains d’entre eux sont même formulées de telle façon, dit un journal anglais, qu’elles atteindraient jusqu’à lord Milner, Tun des membres du cabinet de guerre, né en Allemagne, comme chacun sait.Les gens ordinaires jugeront probablement que la naturalisation,— c’est-à-dire, l’incorporation à la nation d’étrangers, la permission donnée à ces étrangers de jouir (les mêmes privilèges que les natifs,devrait être entourée de grandes précautions et que c’est un projet insensé que de l’imposer de force à des gens qui peuvent vous détester et dont cela ne changera point le coeur.Nous ne croyons pas qu’oni ait jamais songé à quoi que ce soit de ce genre,- en aucun pays civilisé.Petit-fils de Veuillot Les journaux français annoncent que Tun des petits-fils de Louis Veuillot, la lieutenant aviateur Pierron, est mort récemment en service commandé.'Le lieutenant Pierron était le fils du général Pierron, un écrivain militaire très distingué,ancien membre du Conseil supérieur de la guerre, décédé il y a quelques années, et d’Agnès Veuillot.Au Portugal La lettre du Souverain Pontife aux évêques portugais, la visite ou nonce de Lisbonne au nouveau président de Ja république portugaise, le cordial accueil qui lui a été fail, annoncent l'aurore d’une ère nouvelle pour ce petit pays.Pendant des années, à Ig suite de l'assassinat du roi Carlos, ce pays a été soumis à une tyrannie dont nous n ayons eu qu’une vague idée en Amérique.Les choses en sont venues à un tel point qu'un professeur connu, ancien ministre dans l’un des cabinets républicains, désespérant de tout autre moyen, s’est associé à un certain nombre d’amis pour faire un coup d’état.L'affaire, montée avec grand soin, a complètement réussi.Le chef du mouvement, M.Sidonio Paës, a pris charge des affaires du pays et a été, quelques semaines plus tard, élu president de la république.Il semble bien que, parmi les contre-révolutionnaires, il y ait eu des hommes de tous les groupes; mais, comme le coup de force visait une Camarilla férocement anticléricale, et que ses auteurs comptaient parmi eux un grand nombre d hommes d’ordre, l’un des premiers mouvements des triomphateurs a été d’annuler quelques-unes clés mesures les plus tyranniques imposc.es par les vaincus.L’autre aspect Pendant qu’un certain nombre de gens s’en vont réclamant aux Etats-Unis, la proscription des éco les primaires de toute langue autre que l’anglais — et donc du français et de Ptalien.par exemple, aussi bien que de l'allemand— d’autres, pris par l’évidence, s’efforcent de répandre dans lout le public la eonaiaisance du français.On nous, communique une réclame de trois pleines colonnes du Boston Sunday Advertiser, intitulée Parlez-vous français?où le journal annonce qu’il donnera dans ses ci-ionnes un cours suivi de français Ne manquez pas cette occasion, rc-pète-t-il à ses lecteurs.Commencez dimanche prochain à apprendre le français.Les motifs Et le Sunday Advertiser ne se contente pas de cet aopel.Il expose les raisons qui le* lui ont ins-P^é.’ !,[,! j Nous vous apprendrons, dit-il, le français — “ta langue d’un allié dans la lutte universelle pour ht démocratie; — "la langue de peuples qui se rapprochent de nous par Vunilé de desseins’’; — “la langue, que TOUT AMERICAIN [les capi-les sont de VAdvertiser] — soldats, matelots, marins, civils, pires, mè-, EÙ VACANCES LA VALLÉE DE LA MÉTAPEDIA Puisque je suis décidé d’aller respirer les brises salines de la Gas-pésie, allons donc à Lévis monter à bord du rapide “ Océan limité ”, qui y passe vers minuit et s’en va en suivant le fleuve jusqu’à Ri-mouski, où il lui tourne le dos pour s’enfoncer vers les Provinces Maritimes.On descend à Métapédia pour changer de chemin de îer et prendre la direction du pays de Gaspé proprement dit.Mais avant cela, par quelles belles parties du “ bas de Québec ” n’a-t-on pas passé ! Les comtés de Lévis, Montma* gny, L’Islet, Kamouraska, Témis-couata défilent tour à tour dans la nuit, avec un arrêt à la Rivière-du-Loup, où Ton change de locomotive pour jusqu’à Mont-Joli.En plein jour, c’est un trajet admirable, à travers de riches paroisses et des paysages agricoles relevés par le fleuve, que Ton sent tout proche même lorsqu’on le perd de vue pendant quelques moments.Puis vient le comté de Rimouski, suivi de la vallée de la Miétapédia, dans laquelle le “ Limité ” pénétré, vers six heures du matin environ, ce qui permet d'en déguster les beautés pendant plus de deux heures que prend la traversée de la Vallée proprement dite.On n’y voit plus le fleuve, mais c’est ici le domaine de la forêt, qui n'est nulle part plus exhubérante ni plus épaisse, et recouvre de son feuillage sombre des côteaux et des vallons d’une interminable variété, à mesure que le train pénètre plus avant le long de la rivière qui arrose toute la région.Pays de montagnes richement boisées, la vallée métapédienne ne pouvait pas ne pas se développer rapidement dès qu’un chemin de fer y passerait.Ce fut la Confédération qui s’en chargea, en rendant nécessaire la construction du lien d’acier devant rattacher le groupe maritime à ce qu’on appelait alors les deux Canadas, celui du Bas et celui du Haut.La route de voitures qu’y entretenait péniblement un postillon du nom de Fraser, 'là j’ai bonne mémoire, et dans laquelle on se rompait les os aux mauvaises saisons, fit donc place à la voie ferrée sur laquelle les locomotives firent bientôt entendre leur souffle puissant.Et les industriels.grands et petits, s’enfoncèrent dans les riches forêts de cèdre et d’épinette.Il n’y a pas de plus belles cé-drières dans tout le pays ; et le bardeau qu’on en fabrique fait prime sur les marchés de la Nouvelle-Angleterre, ce qui a fait surgir de grandes scieries aux principaux endroits, et de petites, dans les rangs, là où le colon se voyait maître de chantiers prometteurs.En règle générale, les grands ont mieux réussi que les petits, mais de toute façon la coupe du bois a servi au défrichement, lequel a fait place à l’ensemencement, et à l’heure actuelle la Vallée, comme on l’appelle familièrement, est en train de passer au rang des plus belles régions agricoles de la province de Québec.* * * On s’en rend compte, du reste, rien qu’à y passer, à l’allure rapide du chemin de fer, qui offre tout de même l’avantage de permettre un coup d’oeil d’ensemble.On ne voit pas Saint-Damase.situé à quelques milles en arrière de la station, et du village de Saint-Moïse, mais Saint-Damase est une lionne paroisse agricole, placée sur le chemin de la nier, direction de Ma-tane, et depuis Sayabec, qui n’existait, il y a quinze ans, que par une grande scierie exploitée par une société américaine, depuis et y compris Sayabec, on constate un progrès incroyable survenu depuis une dizaine d’années, au point de vue agricole : c’est d’abord Saint-Léandre, fondée par un patriote local du nom de Levasseur, puis Val-Brillant.avantageusement situé au bord du lac Saint-Pierre, renflement considérable de la rivière Métapédia, qui atteint à cet endroit une largeur de quatre ou cinq milles, sur une longueur de dix-huit ; la Compagnie Fenderson y exploite une scierie de bois marchand et de l’inévitable bardeau ; il y a une succursale de la Banque Provinciale, des magasins considérables, une église dont Té-légance fait l’ornement de tout le district.Bref, l’apparence de ce village est tout d’entrain et de propreté, pour ne pas dire de coquet- res, filles, garçons — devraient connaître.’’ Cela devrait finir par faire coin prendre à quelques-uns qu’il sérail utile de laisser enseigner dans le?écoles une langue aussi nécessaire.Toujours muet Le Globe continue de garder un silence profond sur toute cette question de projet de règlement de la question bilingue qui paraissait si vivement l’intéresser jadis.Après avoir bruyamment réclamé le projet qui avait paru agréable à M.Whitney, il semble que la production même des pièces ait eu pour effet de lui couper la parole.Ce mutisme soudain et persistant ne nous étonne pas outre mesure.mais il est bon de le soul i gner.Il aide à dessiner le caractère du Globe.^ 0.H.terie.Puis Ton arrive bientôt à Am* qui, que ses ambitieux citoyens appellent quelquefois “ la reine de la Vallée ”, et qui n’est pas sans y avoir des titres sérieux.Amqui est en passe, en effet, de devenir non seulement une petite ville industrielle, mais c’est encore elle qui détient la palme de l’importance et de la rapidité du développement agricole.Les cultivateurs locaux y apportent chaque jour, m'assure-t-on, plus de vingt mille livres de ‘ lait à la froinagerie-beurrerie.£.' Doucher, rue RoUvîlle, LAcONTAlNE, Jeanne, 4 mois, enfant d fontaine, soldat, rue Drmontigny LLDUC, Adolphe, o mois, enfant d’Ai menuisier, rue Chambly, 540.Ol IMl.P, Charles, tl mois, enfant de ,T< n/v?!1!1?*; con^’ de tram., rue Carrière Ol LLLLTTK, Napoléon, 5 mois, enfant /'jfir Ouellette, marchand, rue Marq 7387670139571386341105077500^001133223 2553 VOL.IX.— No 161 MONTREAL, MERCREDI 10 JUILLET 1918 3 CALENDRIER DEMAIN.JEUDI.11 JUILLET 191ft S.LEONCE, MARTYR Lever du soleil, 4 heures 23.Coucher du soleil, 7 heures 46.• Lever de la lune, 7 heures 42.Coucher de la lune, 9 heures 21.Premier quartier de la lune, le 16, à l h.31 m.du matin.* ©8SmiS8S *SI8I!ltS'»» LE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU ET UN PEU PLUS CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.72 Même date l'an dernier.72 Minimum aujourd’hui.56 Même date l’an dernier.62 BAROMETRE 8 heures a.m.29.77 ; 11 heures a.m.t 29.74 ; 1 heure p.m., 29.76.DES COMITES SPÉCIAUX LES NOTAIRES EN CONGRES EN ONT FORME CE MATIN AFIN DE FAIRE L’ETUDE DES RAPPORTS ET DES TRAVAUX PRESENTES —EXCURSION A LACHINE —CE SOIR.Les notaires en congrès ont tenu ce matin une séance spéciale de comités, dont les membres ont délibéré sur les rapports du président général et du secrétaire et su*’ les cinq travaux présentés au cours des séances d’hier.Les comités feront connaître leurs décisions à la séance de ce soir.Voici les divers comités et les membres qui les composent: Comité de Législation.— Président, M.N.Pérodeau, de Montréal ; secretaire, Aurèle Leclerc, de Québec; Georges Saint-Pierre, de Chicoutimi; L.J.A.Dupuis, de Sainte-Anne-de-la-Pocatière; A.E.Prud’homme, de Montréal.Comité des Droits et Prérogatives.—Président, M.C.-F.Delâge, de Québec; secrétaire, J.A.Sicotte, La-prairie; W.B.S.Reddy, Montréal; P.A.Séguin, l’Assomption; L.A.Brunelle, Saint-Liboirc.Comité de la Dignité Professionel-ie.— Président, M.Louis Lavergne, Arthabaska; secrétaire, Aimé Langlois, Varennes; Charles Grenier, Québec; J.S.Tétrault Sherbrooke; J.E.Godreau, Henryville.Comité de Régie Interne des Bureaux.— Président, E.X.Mathieu, Terrebonne; secrétaire, Oscar Hamel.Québec; I).M.Rowat, Montréal; C.Ü.R.Tartre, Sutton; J.O.A.Lemire, Trois-Rivières.Comité des Questions de Droit.— Président, L.Bélanger, Montréal; secrétaire, G.Guillet, Iberville; F.A.Labelle, Hull; L.de G.Belzile, Ri-mouski; P.A.Angers, Beauceville.Comité des Finances.— Président, F.X.A.Boisseau, Saint-Hyacinthe; secrétaire, J.S.W, Dupras, Lon-gueuil; P.E.Bélanger, Québec; W.A.Moisan, Drummondville; J.A.Bégin, Sherbrooke.Comité de la presse.— Président, Joseph Sirois, Québec; secrétaire, Arthur Courtois, Montraél; L.J.Jo-doin, Waterloo; J.E.Parent, Saint-Jréôme; Georges W.Pion, Montma- gny.Comit,'.de Distribution des Travaux.— Président, J.H.Olivier, Montréal; secrétaire, Victor Morin, Montréal; L.C.Jacques, Québec; W.C.Martin, Saint-Louis de Gonzague; J.A.Jasmin, Magog.Comité de Récèption.— Président, Gustave Beaudoin.Montréal; secrétaire, L.N.Ricard, Montréal; R.W.(iibb, Montréal; J.A.Nadeau, Montreal; P.A.Lamoureux, Montréal; J.E.Lemire, Montréal; Paul Paquette, Montréal.Aujourd’hui, les notaires de Montréal offrent à leurs confrères de la province une excursion à Lachine, avec descente tics rapides; le départ s’effectuera à quatre heures, à la gare Bonaventure, après le séance du congrès.s Ce soir, à 8 heures 30.séance générale du congrès, au cours de laquelle il y aura présentation des rapports des comités, suivie d’une discussion générale.L’UNION MENACE DE S’EFFRITER UN ARTICLE DU " TORONTO WORLD" SOUS LE TITRE: LE FIASCO D'UN GOUVERNEMENT.— SI NOUS AVIONS UN WILSON.Toronto, 10.— Sous le titre “le fiasco d’un gouvernement”, le Toronto World publié par M.MacLean, député fédéral, envisage sérieusement en page de rédaction, l'état des affaires à Ottawa, en abordant la question du News Chronicle de Toronto.“Si nous avions un Wilson à la tête du gouvernement, qje n’aurions-nous pas accompli?dit le World.Le News Chronicle voit avec alarme l’approche de grèves d’employés de chemins de fer et l’inhabileté apparente du gouvernement à faire face à la situation, mais en toute justice pour les ministres encore au Canada, il faut se rappeler que les principaux membres du cabinet sont outre-mer.Sir Robert Rorden, le général Mew-burn, sir Edward Kemp, M.Italian tync, MM.Rowell, Arthur Meighen et J.A.Calder sont tous en Angleterre et la plupart y sont depuis euelquc temps.Nous avons élu un parlement pour gagner la guerre, en décembre dernier.Il s’est assemblé en mars et a été prorogé en mai.11 est peu probable qu’il soit convoqué avant, une date de l’an 1911t.Au cours de cette brève session, le parlement a voté les crédits de guerre ordinaires et a fait de la bonne besogne, mais quelqu’un dira-t-il que la session dans 1 ensemble n’a pas été un vif désappointement?Est-ce que le parlement fera gagner la guerre en se réunissant deux mois sur douze?Le parlement anglais siège pratiquement toute l'année.Le Congrès américain a siég-presque continuellement, depuis le début de la guerre.Le président Wilson ne sort jamais du pays et quitte à peine la Capitale dans un congé de fin de semaine.Nous ne disons pas cela pour critiquer notre propre premier ministre qui peut être appelé pour de hautes raisons d’F/tat à une conférence dans la mère-patrie, mais généralement parlant, il faut admettre que le gou vernement d'Ottawa se mène pas .mal tout seul, durnnt une bonne par Re de l’année.” DES DUELS D’ARTILLERIE Le canon gronde sur le front au nord de Montdi-dier et au sud de l’Aisne — Coups de mains des Poilus en Champagne — Vive canonnade à l’est d’Amiens.Paris, 10.—Le communique officiel d’aujourd'hui signale des duels d’artillerie sur le front, au nord de Montdidier, et au sud de l’Aisne, dans le voisinage de la ferme de Chavigny, où les troupes françaises ont récemment effectué des incursions sur les routes allemandes.Voici le texte du communiqué : Notre artillerie et celle de l’ennemi ont déployé de l'activité, au nord de Montdidier et au sud de l’Aisne, dans la région de la ferme de Chavigny.En Champagne, les troupes françaises ont opéré plusieurs coups de main au cours desquels elles ont fait des prisonniers.Rieq à signaler sur le restant du front.Aviation.Le 8, nos forces aériennes ont abattu 7 machines allemandes et incendié et détruit 2 ballons captifs.A L’EST D’AMIENS Londres, 10.— De bonne heure, ce matin, l’artillerie et les mitrailleuses allemandes ont manifesté une activité considérable, dans la région à l’est d’Amiens, du voisinage de Villers-Bretonneux à l’Ancre, dit le bulletin officiel d’aujourd’hui.Les Allemands ont lancé une attaque locale dans les environs de Villers-Bretonneux, mais ils ont été repoussés.Sur le front des Flandres, les Anglais ont effectué une opération dans la région de Merris, au nord-est du bois de Nieppe, fai- sant une brève avance et quelques prisonniers.Voici le texte du rapport : Un regain d’activité de la part de l’artillerie ennemie, de bonne heure hier soir, à l’est de Villers-Bretonneux, a été suivi d’attaques locales qui ont été repoussées.De bonne heure, ce matin, l’artillerie et les mitrailleuses ennemies ont manifesté une activité considérable, du voisinage de Villers-Bretonneux à l’Ancre.Hier après-midi, nous avons repoussé un détachement d’incursion ennemi, au sud de Bucquoy.Durant le nuit, nous avons avancé d’une courte distance par une heureuse opération locale, dans les environs de Merris, et avons capturé plusieurs prisonniers et une mitrailleuse.CALME INUSITE Avec l’armée américaine sur la Marne, 10.—Les fronts à l’ouest et à l’est de Château-Thierry, où les Américains occupent des positions, ont été marqués par un calme inusité, mais l’on croit que de violents combats peuvent se déclencher à out moment.Hier soir, le tir de l’artillerie ennemie était fort au-dessous de la normale.Les artilleurs américains ont effectué un bombardement intermittent, en particulier dans la région de la côte 204, à l’ouest de Château-Thierry.UN REFUS DE L’AUTRICHE Rome, 10.— L‘’Autriche a refusé d’accepter le général allemand Otto von Below, comme commandant en chef sur le front italien, parce que l’Allemagne a refusé d’envoyer 12 divisions allemandes avec lui, suivant le journal Epora qui se base sur des rapports suisses pour faire cette assertion.L’Autriche, ajoute le journal, a provisoirement renoncé à l’idée de se venger de sa récente défaite aux mains de l’Italie.Des dépêches de Rome, par voie de Paris, le 7 juillet, portaient que l’Allemagne avait l’intention d'en voyer 3 corps d'armée au secours de l’Autriche, sous les ordres du généra] von Below qui serait coin mandant en chef sur le front ita lien.Plusieurs jours plus tôt, des rapports de Zurich ont annoncé la nomination du générai von Below au poste de commandant eu chef, mais la nouvelle d’un changement effectué ou à l’étude n’a pas reçu de confirmation officielle.POUR LES OUVRIERS ET LES OUVRIÈRES (De^ notre correspondant) Québec, 10.— M.W.J.Lynch, gérant du Quebec Railway est revenu, ce matin, de Montréal où il était allé rencontrer les directeurs de ,1a compagnie relativement au urivilège pour les femmes et les jeunes ouvrières de se servir des billets d’ouvriers, vendus 7 pour 25 sous, M.Lynch annonce que la compagnie a décidé de se rendre a la demande de la ville et de laisser les femmes et les ouvrières de se servir de ces billets, niais que c’est son intention de ne permettre l’usage de ces billets que pour les ouvriers et les ouvrières.S’il y a des abus, dit-il, la compagnie ém^* tra des cartes d’identification qu’il faudra produire en payant son passage pour avoir droit de se servir des billets d’ouvrier.EXPOSITION DE PHOTOS DE_L GUERRE ELLE A LIEU ACTUELLEMENT AUX MAGASINS GOODWIN.— LES PROFITS IRONT AU “ CANADIAN MEMORIAL FUND.” LES BOCHES AURAIENT BESOIN-.^DE SAVONS Amsterdam, 29 juin.(Correspondance de la Presse Associée).— On attribue au manque de savon une maladie qui s'est récemment déclarée en Allemagne.Jusqu’ici, les hygiénistes teutons ont été incapables de trouver un remède à cette maladie qu’on appelle “Tricofita” et qui affecte la peau et les cheveux.Ce mal est causé par ic manque de savon et la condition antihygiénique qui en est la conséquence.LES ACCUSÉS SE DISENT INNOCENTS Les détectives Brabant et Lemire ont arrêté deux jeunes hommes, Armand Bergeron et Arthur Char-trand, accusés d'avoir travaillé de concert pour vendre de porte en porte des chaussures volées.Armand Bergeron était à l’emploi de J.B.A.Corbeil, manufacturiers de chaussures.Son patron depuis, quelques jours s’apercevait que des paires de souliers disparaissaient.Il mit au courant de ses soupçons les agents qui arêtèrent, sortant de l’atelier, Armand Bergeron.Il cachait sous son gilet une paire de chaussures.Arthur Chartrand, 17 ans, colportait les objets volés.Pris en fla-grand délit, ils sc disent innocents.UN MAUVAIS SYMPTOME Londres, 10.— Suivant le correspondant du “Times” au quartier général anglais, deux ordres du général von der Marwitz qui sont tombés aux mains des Anglais révèlent un relâchement de discipline dans la 2me armée allemande.Dans ees ordres d’armée, le général formule la plainte suivante: “La discipline qui est la clef de voflte de l’armée, est sérieusement ébranlée.Les cas de refus d'obéissance s’accroissent dans une proportion alarmante.” Aux magsins Goodwin, s’est ouverte, ce matin, l’exposition de photographies officielles canadiennes de la guerre.Toutes ces photographies ont été prises sur les champs de bataille et ont été agrandies à la demande du gouvernement canadien.On y voit entre autres, une grande photographie de la bataille de Vimy ; ce tableau couvre tout un pan de mur et mesure 6 m.10 par 3 m.35.Cette photo, dit le catalogue qu’on nous remet, fut prise dans la .Vo man’s land, tan-dils que les Canadiens marchaient à l’attaque de Thélus.On y voit les Boches sortant de la tranchée, l’air tout effaré et levant les bras en Pair ; un peu partout sur le terrain, des cadavres de soldats sont étendus, cependant que dans le lointain ont voit encore la fumée du combat qui dure.Plusieurs types de soldats allemands intéresseront aussi les visiteurs ; il y en a de tous les âges.Une autre photo nous fait voir un grand crucifix resté debout dans les ruines ; dans le bouleversement de tout, on peut voir que jadis il y eut un village à cet endroit.La “ grand-route de la Victoire ” est une autre photographie qui illustre bien l’un des plus rudes problèmes de la guerre, le transport des ravitaillements.La salle d’exposition est divisée en deux et tous les pans du mur sont recouverts de ces tableaux qui, nous montrent les Canadiens à toutes les phases de la guerre : l’arrivée à la tranchée, sous la mitraille, les blessés, le service sanitaire, et une foule d’autres photos qui intéresseront tout le monde.La salle d’exposition est au deuxième étage et le prix d'entrée est de dix sous.Les profits qui seront réalisés seront consacrés au Canadian Memorial Fund.Les programmes qu’on nous remet sont rédigés en anglais et en français.L’exposition durera un mois et est ouverte de 8 h.30 a.m.à 5 h.30 p.m.L’INTERVENTION EST IMPOSSIBLE Washington, 10.— Le gouvernement considère que la situation change si rapidement et si constamment en Russie qu'il est impossible d’en venir à une décision sur l’aide militaire que les Etats-Unis peuvent prêter.Cela a été dit de façon autorisée, aujourd'hui.Tous les plans formulés jusqu'à présent qui impliquent une intervention à main armée, impliquent aussi, pense le gouvernement américain, une affaiblissement du front occidental.C’est la decision prise par le gouvernement de ne rien souffrir qui diminue la force militaire en France et en Belgique.Le projet d’aide économique se développe favorablement, dit-on.LA CHASSE AUX VIEUX GARÇONS ELLE COMMENCERA DEMAIN, DATE OFFICIELLE DE LEUR EN REGI S T RE MENT C O M M L CONTRIBUABLES.— OU L’ON APPREND QUE M.MANN SAIT "DU FRANÇAIS’’.— CONTRE LE TRAMWAY.— NOTES DIVERSES.L’histoire des religions, nous dit que Mahomet a réussi à répandre llslam en criant: “Crois ou meurs!” Nos administrateurs, eux, pour amener de l’eau au moulin de Concordia, crie à leur tour aux célibataires: “SlÜ.OÛ ou la prison.” Elle doit commencer, dans quelques jours, en effet, à faire la chasse à ces nouveaux contribuables: le secrétaire de la ville nous déclarait, au cours de la matinée, que la ville publiera demain, l’avis officiel ordonnant à tous les vieux garçons, même ceux qui ont des charges de famille, d’aller s’enregistrer, “le ou avant le premier août prochain,” “au bureau du trésorier de la cité (service des patentes!) à l’hotel de ville, ou à un des postes de police, dans la cité.” Et malheur à qui se fera tirer l’preiUe, célibataires ou toutes personnes pouvant aider à leur enregistrement: la loi est aussi sévère qu’un ordre à l’armée allemande ou un arrêté ministériel.Lisez plutôt: “Quiconque contreviendra à quelqu’une des dispositions de la présente résolution sera passible d’une amende, avec ou sans frais, et à dé faut du paiement immédiat de ladite amende, avec ou sans frais, selon le cas, d’un emprisonnement; le montant de ladite amende et le ter me dudit emprisonnement seront fixés par la Cour du Recorder de la Cité de Montréal, à sa discrétion: mais ladite amende n’excèdera pas quarante dollars et l’emprisonnement ne sera pas pour une période de plus de deux mois de calendrier, ledit emprisonnement, cependant, devant cesser, en tout temps, avant l’expiration du terme fixé par ladite Cour du Recorder, sur paiement de ladite amende ou de ladite amende et des frais, selon le cas.’’ Célibataires de 25 ans et plus, en garde! PAS “LE”, MAIS “DU” Un commissaire “de la ville”—il y en a tant, dirait M.Victor Lcves-que—donnant une interview, il y a quelques heures, à un courriériste municipal au sujet de la nomination de M.William Arthur Mann au poste de directeur adjoint de la Sûreté, aurait tenu a peu près ce langage : “La question de langue a fait l’objet rie notre attention, et nous avons obtenu la preuve que, sans parler couramment le français, M.Mann en savait suffisamment, toutefois, pour être compris de ses hommes.Et cela nous suffisait pour ratifier le choix de M.Tremblay, étant donné (jue selon ce dernier, M.Mann possédait toutes les autres qualifications requises, pour remplir dignement son nouveau poste.” Comme M.Mann sait “du” français seulement, plusieurs échevins, a la prochaine séance du conseil, demanderont à “la commission s’il suffit de savoir “du” français ou s'il faut posséder “le” français pour être à la tête d’un service de l’importance de la Surèté publique.” A LA PEINE % Pour que le peuple soit à la joie, nos échevins veulent être à la peine: demain après-midi, à 3 heures, le comité qui a été chargé d’aller surveiller les intérêts des citoyens devant la commission des Services d’utilités publiques, se réunira dans la salle des caucus du conseil, à l’hôtel de ville.Ce comité échevinal du tramway se compose de MM.O’Connell, Turcot, Brodeur, Desroches, Jacobs, Bédard, Dyon, Vandelac, Sansre-gret et Lamarre.Le lieutenant-colonel Hibbard, président de la commission des services d’utilité publique, a déclaré de façon officielle, ce matin, qu’il avait reçu les sept protestations qui ont été faites jusqu’ici contre les nouveaux tarifs du tramway.Ces sept protestations sont celles de Montréal, Westmount, Outremont, Verdun, Montréal Ouest, Pointe aux Trembles, et de la Compagnie des Tramways: elle n’est pas satisfaite elle non plus, paraît- Le plan de la nouvelle distribution des circuits, qui a été dressé, hier, au cours d’une réunion des représentants de la compagnie, de la ville et de la commission du Tramway, est j actuellement entre les mains dès dignitaires de la compagnie et de nos administrateurs honoraires.H est j peu probable que le peuple en prenne connaissance avant lundi prochain.A L’AUDITORIUM Demain soir, à 8 heures, à l’Auditorium, rue Ontario, près Bleury, M.E.-W.Villeneuve, ancien commissaire, fera une conférence sur notre nouveau régime municipal.—Une carte de ta ville, dressée par M.Mercier, ingénieur en chef de la ville, indique que les quartiers de la ville dont les rues se font le plus souvent éventrer par nos compagnies d’utilit,! publique, sont ceux de Sainte-Marie, Papineau, Saint-Denis, Saint-Laurent et Saint-Henri.—Le directeur de la Sûreté annonce que le nouveau chef du bureau des détectives sera nommé dans quelques heures.—Les enfants de 13 ans et fiu-des-sous ne paieront pas, demain, pour aller jouer dans ITle où aura Heu la ATTENTAT À LA DYNAMITE Une maison de la rue Elm, dans l’est, est ébranlée, hier soir, vers 11 heures 30, par une violente explosion — Heureusement personne n’est blessé —La police institue une enquête.Toute la partie est de la ville a été réveillée par une violente détonation, vers onze heures et demie, hier soir.L’explosion d’un bâton de dynamite, placé sous une fenêtre du logis portant le numéro civique 425, rue Elm, a ébranlé la maison de trois étages.Heureusement personne n’a été blessé.Les vitres ont éclaté et le crépi des murs s’est écroulé.C’est le domicile de la famille Saygoi qui a subi le plus fort du choc.Mme Saygoi était dans la maison, seule.Son mari était à son travail, à cette heure-là.Qui a placé la dynamite ?M.Saygoi a relaté à la police, ce matin, que depuis quelques jours un étranger, apparemment un Polonais, rôdait autour de la maison.Un pensionnaire de la maison, qui est sorti indemne de l’explosion, a aussi remarqué le mystérieux individu.Ils ne le connaissaient point, dit-on.On croit qu’il a exercé la vengeance d’un tiers sur la famille Saygoi.La Sûreté espère d’ici peu faire des arrestations.IRREGULARITE DE PROCÉDURE Me HOULE INVOQUE CE MOTIF POUR DEMANDER UN BREF D’“HABEAS CORPUS” EN FAVEUR D’UN DE SES CLIENTS.Plusieurs irrégularités dans la procédure que doivent suivre les tribunaux criminels ont été mises à jour depuis quelques mois: des brefs d’“habeas corpus” ont été émis et maintenus à la demande de pas moins de cinq ou six détenus qui se plaignaient, les uns, de ce qu’on avait ajouté dans la condamnation des mots que la sentence prononcée devant eux ne contenait pas, d’autres, de ce que la sentence était “ultra vires”.La découverte continue: ce matin, Me Léopold Houle demandait un bref d’“habeas corpus” au nom de Morris Miller, condamné à 3 ans de prison par le juge Choquet au mois de mars dernier, après avoir été trou’ vé coupable de recel.Miller se plaint qu’après qu’il eut choisi un procès expéditif, on a ajouté une nouvelle accusation à l’acte sans qui’l eût de nouveau, pour l’accusation nouvelle, le droit d’opter pour un procès expéditif ou pour un procès par jury.Le 17 février 1918, Miller était arrêté et accusé de vols, pour la somme de 810,000, commis chez Mark Fisher, Gault Bros, et Greenshield Ltd.Traduit devant le juge Bazin, le 28 février, le prisonnier optait pour un procès expéditif et en mars suivant, son procès se déroulait devant le juge Choquet.Dans l’inter-valie, le fonctionnaire poursuivant ajouta à l’acte d’accusation le mot “recel” mettant ainsi une nouvelle addition, faite du consentement du iuge, ne fut pas soumise à l’accusé.Le procès se déroula et Miller fut trouvé coupable de recel seulement, et condamné.Me Houle soutient qu’on a, par cette addition, privé l’accusé de l’exercice de son droit d’option, et [u’un tel acte est une irrégularité [iii entache la sentence de nullité absolue.Il appuie sa prétention sur un amendement à la section 839 du code criminel, amendement voté en 1909, et ordonnant qu'après l’option d’un accusé, dans les cas oii elle lui est permise, tout chef nouveau ajouté à l’acte d’accusation devra l’être avec le consentement de l’accusé, en plus de celui du juge.En d’autres termes, c’est donner à l’accusé le droit de choisir de nouveau la forme de son procès dès qu’un changement est fait à l’acte d’accusation postérieurement à l’option qu’il a faite.Le prisonnier sera amené devant la cour vendredi prochain, jour où la cause sera entendue au mérite.LES VAINQUEURS DU GRAND NETTOYAGE Le comité du grand nettoyage de la Ligue du progrès civique de Montréal vient de distribuer les prix suivants aux gagnants de son concours: 1er prix, $25.00 : Georges H.Des rochers, 268 Centre.2e prix, $10.00 : Marguerite Mer-mer, 28 Conway, Pointe St-Charlcs ; l ine Griffiths, 241 des Erables ; Thir-za Wilson, 780 Gilford.Neuf prix de $5 chacun : S.Dan-buy, 1225 de St-Vslier ; Béatrice Brunet, 25 rue Robert ; Herbert Moore, 1265 Berri ; W.Bonhomme, 434 La-gauchetière E.; Samuel Schprintzen, 567 boul.St-Laurent ; Ruth Ulley, 172 Congrégation ; Arthur Labrèche, 3044 Christophe Colomb ; J.Press, 1388 Clark ; Mabel Biggin, 3180 rue O’Shaughnessy.LIVRE PERDU Il y a quelques semaines, une personne a oublié au bureau de -a rédaction du Devoir, un volume faisant partie d’une collection.On peut le réclamer en s’adresant au secrétaire de la rédaction.-:-m , , .Des crédits de $12,000.000,000 {Service de la Presse Associée) ' Washington, 10.— Le président Wilson a signé aujourd’hui le bill des crédits de $12,000.000,000 pour l’armée, afin de défrayer le coût des dépenses du programme militaire du prochain exercice finan cier.pique-nique annuel de l’Association des terrains de jeux.—Sept automobilistes sont traduits en corresctionnelle pour excès de vitesse et trente-sept autres pour n’avoir point allumé les phares de leur teuf-teuf à la brunantc.• SÉANCE SPÉCIALE DU CABINET AU SUJET DE LA MENACE DE GREVE DES TELEGRAPHISTES DE LA "GREAT NORTHWESTERN TELEGRAPH COMPANY.’’ HORS DE SA JURIDICTION LE REGISTRAIRE DIT QU’IL N’A PAS LE POUVOIR D’ACCORDER DE CONGES AUX COXSCRITS DE LA CAMPAGNE QUI EN FONT LA DEMANDE.Ottawa, 10.— Le cabinet a tenu une séance spéciale à 11 heures ce matin, pour discuter la menace de grève des télégraphistes de la compagnie G.N.W.Le gouvernement se trouve dans une situation curieuse, à ce sujet.En devenant acquéreur des actions du Nord-Ga-nadien, le gouvernement est devenu aussi propriétaire de la G.N.W., une compagnie subsidiaire.Mais les deux compagnies ont conservé chacune leur bureau de direction.Les actionnaires dit-on, auront toutefois Je droit de dire leur mot, a-tfant que la grève soit déclarée.Toronto, 10.— A moins que le gouvernement fédéral n’intervienne aujourd’hui et n’obtienne la réintégration des deux employés mis à pied par la Great Northwestern Telegraph Company.M.C.E.Hill, a-gissant au nom de M.Konenkamp, président de l’Union Internationale des télégraphistes, déclarera sur-le-champ une grève générale des employés de cette compagnie, d'un bout du Canada à l’autre.Voilà la situation à l’issue de la conférence tenue hier par les représentants des télégraphistes et .e sénateur Robertson venu d'Ottawa pour régler le diférend.Le sénateur est retourné à Ottawa, hier soir, a-ves MM.Lash et Hanna, directeurs du Nord Canadien qui a la haute main sur la compagnie G.N.W.La situation se complique encore davantage du fait que le gouvernement prend en mains l’administration du .Nord-Canadien et probablement aussi celle de la compagnie du télégraphe.- -o- A QUÉBEC AUSSI (De notre correspondant) Québec, 10.—Plusieurs brefs d habeas corpus vont être pris par des avocats de Québec pour contester ta légalité de l'arrêté ministériel supprimant /’habeas .corpus.Quelques brefs ont été pris ce matin et vont être suivis de plusieurs autres.Les requérants sont des conscrits de 20, 21.22 ans.-e- ÉQUIPAGE RECUEILLI Montevideo, Uruguay, 10.— Un remorqueur du gouvernement a débarqué aujourd’hui une partie fie 1 equipage de la goélette américaine a trois mats “Adelia T.Carle-lon qui s’est échouée, samedi, dans les environs de La Padoma.Le Le capitaine du remorqueur dit que pas un homme d’équipage n’a perdu la vie, mais plusieurs sont mala des et sont restés dans l’ile de Mores.Tous les jours le registraire reçoit des centaines de lettres de jeunes gens agriculteurs qui demandent des congés de quelques jours pour terminer les travaux de la ferme avant de revêtir l’uniforme.Ces jeunes gens, dit le registraire, ont parfaitement le droit de demander des congés mais ils devraient se conformer à la loi et faire leur demande personnellement au commandant du district militaire.Dès que les conscrits reçoivent l'ordre de s’enregistrer à la caserne, le registraire n’a plus rien à y voir et ils tombent sous l’autorité militaire.Ces jeunes gens qui veulent ainsi avoir des congés doivent venir à jour fixe à la caserne où ils font leur demande qui est transmise au commandant militaire.Une foule de jeunes gens ne se sont pas rendus à la caserne parce que le registraire ne leur avait pas répondu.Ils sont maintenant considérés comme insoumis et risquent de sc voir refuser leur demande de congé lorsqu’ils se présenteront aux Casernes.Afin d’éviter tous ces inconvénients, ils doivent venir eux-mêmes à la caserne.M.Godin nous déclare aussi que l’appel de tous les jeunes gens de 20, de 21 et de 22 ans qui habitent la ville est maintenant fini.Il ne reste plus que les jeunes gens de la campagne.On a commencé par prendre ceux dont l’exemption avait été refusée par les tribunaux avant de prendre ceux qui n’ont pas eu l’avantage de se présenter devant les tribunaux d’exemption.11 n’est pas encore question d’appeler sous les armes les jeunes gens de 19 ans.On attend de ce temps-ci les décisions qui viendront du iri-bunal d’appel central à Ottawa où des centaines de causes sont encore pendantes.Les autorités militaires nous déclarent que les jeunes Canadiens français qui sont obligés de se rendre maintenant aux casernes de la rue Guy, avec le régiment anglais, ne semblent pas trop chagrinés de cette nouvelle décision.Cependant il n’y a pas encore d’officiers ca-nadiensTrançais pour les recevoir, ni de médecins de leur langue pour les examiner.La plupart, disent les autorités militaires, parlent les deux langues et il n’y a pas de difficultés à avoir.En tous cas, on espère toujours que le ministère 31 soldats; la compagnie de ITni-versito Lava] compte 9 officiers et soldats.Aux casernes de la rue Peel, il y a actuellement 5 officiers et 8o soldats; à la rue Guy, il v i 6 officiers et 280 soldats, aux ca-sernes de la rue Jeanne-Mance (C.O.1.C.), 3 officiers et 70 soldats, tous ces militaires partiront prochainement pour Val Cartier LE PREMIER DES “AS” AMÉRICAINS Paris, 10.— Le lieutenant David Putnam, de Brookline, Massachusetts, est devenu formellement le premier des “as” américains, en remplacement du lieutenant Frank Bayiies, disparu depuis le 17 juin.La 10e victoire remportée par Pui-nam, le 30 juin, a été vérifiée officiellement.Dans le mois de juin, Putnam a abattu 7 avions allemands.OISIF MUÉ EN SOLDAT Frank Burn a été traduit par le détective Walsh devant le recorder Geoffrion, pour oisiveté officielle.Comme le prévenu manifestait le désir de s’enrôler, la police fédérale s’est chargée de l’occuper durant la guerre.- ¦——¦ » ¦ —.L’ARRÊT OBLIGATOIRE Jos.Deroehers.pour infraction à la loi de la circulation qui ordonne aux véhicules de stationner derrière le tram en arrêt, déposera chez le caissier $5 plus les frais.¦— -?- 175 MORTS, 75 BLESSÉS Nashville, Tenn., 10.— De bonne heure, ce matin, le nombre total des morts identifiés et non identifiés, victimes de la collision d’hier sur le chemin de fer Nashville, Chattanoo-gc et Saint-Louis, dans les environs, s’élève à 125.Le nombre des blessés est de 75, et quelques-uns sont grièvement atteints, __ DESERTIONS DANS L’ARMÉE BULGARE Londres, 10.— Les désertions dans l’armée bulgare, sur le front macédonien, augmentent considéra-blemenit.Voilà l’information que le correspondant du Times à SaJoni-que a reçue du quartier général français en Macédoine.Tous les déserteurs affirment que la situation est devenue intolérable en Bulgarie et que les espoirs de victoire ultime se sont évanouis.L’insubordinn-üon s’est accentuée dans l’armée bulgare et plusieurs unités ont récemment refusé d’obéir aux ordres de se porter à l’attaque.Le péril sous-marin dans la Méditerranée décline, ajoute le correspondant, et les produits dont la Grèce a besoin arrivent avec une plus g.rande régularité.LA PREMIÈRE INFORMATION PRÉCISE (Service de la Presse Associée) Washington, 10.— La première information précise sur un corps armé de prisonniers allemands et hongrois, en Sibérie, est contenue dans un rapport reçu aujourd’hui par la secrétairerie d’Etat, du consul amé-rivain à Vladivostok.l.e message signale la capture par les Tchéco-Slo-vaques de 600 prisonniers et de la ville de Nikolsk.à environ 80 milles au nord-ouest de Vladivostok.Les Tehéco-Slovaques ont perdu 40 soldats tués et 200 blessés.Ils ont combattu un fort détachement de gardes rouges et des prisonniers allemands et hongrois armés.Les vaincus ont battu en retraite vers Haborzsk, sur l’Amour, dans huit trains blindé.s Ils ont pris tout le matériel roulant à Nikolsk, endommageant un peu la voi* 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 JUILLET 1»18 VOL.IX.— No 161 ] TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D'EMPLOI :—Jusqu’* .20 mot».)( boub.et }A pou par mot supplémentaire.DEMANDES D'ELEVES:—Juaqu’à 20 mot*, l boub, et H par mot punplémentaire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES?— ‘usqu'à 20 mote, 10 bous, 1 bou par mot aupplémeo-«aire.CHAMBRES A LOUER :—10 eous Jnaqu’à 20 mot».H bou par mot supplémentaire.TROUVE?—jusqu’à 20 mota.10 bou», H «oo par mot «upplémentaiie.PERDU :—ju*9u’à 20 mots, 10 (.oua, 1 sou par mot supplémentaire MAISONS, MAGASINS.ETC., A LOUER?— .‘usqu'à 20 note.10 bous, 1 bou par mot supplémentaire.A VENDRE?—Jusqu 120mota, lOaoua, 1 sottpar mot supplémentaire.PERSONNEL :—25 mota ou moins, 25 bous, 1 *°* far mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES?—îot 95 et 97, Montréal: Valeurs BOURSE DES MINES Cours fournis par ta maison Bryant, IHinn and Co., rue Saint-Francois-Xavier.'Ko 80, Montréal.Adanac Offre.De- mande.S',4 Apex Baüey 4 Reaver 23 «j Cliamb.Fer.11)4 Conlagas .275 205 Crown Res.10 24 Davidson 33 Dome F.xt.10 Dome I,nke.11 15 Dome Mines.800 Gifford 1% au Hargraves.5 Kerr Lake.590 Kirk Like.2.8 ••(0 IeH Rose 39 Mein tv re 131 McKinley Dnr.38 40 Mining Corp.of Can., .300 330 New my 20 Mpiaslng ROO Ophir 7% m Pete IjPie.9 Pore Crown.12V, 13V4 Pore Tisdale.Hi i% Pore Vipond.13 ARTHUR BRUNEAU.a llitCh.or.AUi, Ch.pr Ain.Am.Cari»o.Am.Loco.Am 6mclL A» aeon.M Atch.son Atlau.Gulf Bald.Loco.Üalt.&Ohio Beth.Steel.Brookl Ra.Can.Pacif.Ce* t.Leath ( hino Copp Coio.!*.4i fenusylra, .• Pittsb.Coai .Prêts.St.C.j .Reading .Republulr.! .• Rubb U.S.i 12%(Sinclair Oil| 68% South.Pac.31% Bout.Rail.; .| St.Paul VT^jTenn.Copp., 33 Texas Oil j .Union Pac.15% Un ltd f li6%!U.S.Ste.or.-;U-S.Steelp.)7%!utahCoppe 124% Virg.Che.55% i V.ontinghou .iWillytOcl 27% .103% 30% 36 "m 84% 30 100% »7% 91% MH| 2«: !5f% U3 42}i\ aiù 2S% 4 «4 LE MARCHE DESVIVRES LES POMMES DE TERRE AMERICAINES NOUVELLES BAISSENT — LA SITUATION DU SUCRE — ON PREVOIT, POUR L’AN PROCHAIN, UNE PLUS-VALUE DE .50 LES 100 LIVRES DU PRODUIT CUBAIN.poi nouvelles entrent au pays avec abondance et les prix baisses dans une proportion variant de 50 à 75 sous le baril.Par ailleurs, la “St, Lawrence Sugar Refining Co.” annonce une avance de prix de toutes ses sortes de sucre raffiné de 30 sous les 100 livres, fixant ainsi son granulé surfin à $9.10 les 100 livres, en sacs.L’“At lantic Sugar Refining Co”, s’élève aussi ses prix de 10 sous les 100 livres, ce qui fait 30 sous d’augmentation dans l’espace de quelques jours, et vend maintenant son granulé surfin à $9.10 les 100 livres, en sacs.La “Canada Sugar Refining Co.” n’a pas encore changé ses prix, et vend encore son sucre à $8.65 les 100 livres, pendant que la “Dominion Sugar Co” offre toujours sa marchandise à $8.85.Les avis télégraphiques reçus de New-York portent en substance ce qui suit : “Les gens au courant de la situation déclarent que les producteurs de sucre de Cuba demandent de $5.25 à $5.50 des 100 livres franco à bord (f.o.b.) Cuba, pour la récolte prochaine, qu’on commencera à manipuler en décembre.Ils sont fortement appuyés dans leur demande par le président Menocal.On dit également que les producteurs cubains demandent là un prix qui leur permettra d’en venir à un compromis avec l’Admiinstrafion des vivres des Etats-Unis; le prix d'entente serait d’environ $5.10.Rien d’officiel ne sera connu maintenant, à ce sujet.Les producteurs de la république cubaine ont reçu $4.60 de la récolte qui s’écoule présentement ce qui ferait, au niveau de $5.10, un plus-value de 50 sous les 100 livres.Le sucre granulé fin continue de se vendre à $7.50 les 100 livres, à New-York”.Nous cotons:— FARINE-ETALON— Franco à bord (f.o.b.) Montréal .$10.95 Livrable chez l’acheteur .$11.05 En lots fractionnés et aux épiciers .$11.15 OEUFS— Les arrivages d’oeufs se chiffrent par 4,399 caisses, contre 1,452 pour le même jour de la semaine passée et 1,155 pour la journée correspondante de l’an dernier.Oeufs récemment pondus, de premier choix.48s Oeufs No 1.45s Oeufs No 2.40s BEURRE— Les arrivages de beurre ressortent 1,029 colis, par comparaison avec.2,233 pour le même jour de la semaine dernière, et avec 175 pour la journée correspondante de l’an passé.De beurrerie,(haut choix).43% à 44s De heur rerie, (bon choix).4314 à 43s% De laiterie, (haut choix).38 1-2 à 39s De laiterie, (bon choix).37 à 37 s %• FROMAGE— Les arrivages de fromage s’établissent à 31.227 boites, comparativement à 25,908 pour la même journée de la semaine passée et à 33,879 pour le jour correspnodant de l’an dernier.La rom mission impériale d’achats nnye les prix suivants: Fromage No 1.23s Fromage No 2.22sVa Fromage No 3.22s * * * Saint-Paschal, 10, — A la Halle auq laitages, hier, on a vendu 145 colis de beurre à 43 sous et % la livre, et 780 boîtes de fromage, à 22 sous et 3-32 la livre.POMMES DE TERRE— Le ton du marche de l’ancienne récolte des pommes de terre canadiennes demeure ferme, par suite de la rareté de ce produit et de la deman- Obligations de la CITÉ DE MONTREAL à 6%-5 ans Remboursables le 1er mai 1923.Titres de $100, $500 et $1,000 payables au porteur ou nominatifs.Prix : 100 plus les intérêts courus.Nous livrons Ips obligations suns charge, à la banque de l'achctcur à quelque endroit (jut* ce soit, en Canada ou à l’étranger.Commandez par téléphone ou par télégraphe à nos frais, BEAUSOLEIL, LIMITÉE 263.BUB ST-JACQUES, MONTREAL.Téléphone Main 1415.Obligations de la Cité de Montréal Prix: 99.03 Pour rapporter 64 % ECHEANCE : 1er décembre 1922 DENOMINATIONS : $500 et $1,000 INTERET PAYABLE SEMI-ANNUELLEMENT S’adresser à Xa Corporation des Obligations Mcnicieujes UNBVte RENE DUPONT, Gér.nt, Bâtisse Banque d’Hochelaga, 132 rue St-Pierr«a Québec.Demandez notre liste de “Placements de Juillet”.HOTEL BAKER GASPE.QUE.Hôtel de famille renommé, excellente cuisine, bains privés, eau chaude et eau froide.Air pur et vivifiant, magnifique paysage, promenades en voiture, équitation, bains de mer.Pèche au saumon et à la truite.Pour livrets descriptifs, tarifs, horaires de chemin de fer, réservations de chambres, s’adresser à M.JOHN BAKER, Hôtel Baker, Gaspé, P.Q.ou T rois Splendides Croisières 8 JUILLET, 31 JUILLET ET 28 AOUT par le luxueux bateau “Rochester”, aux chutes Niagara et au Saguenay, avec privilège de se rendre à New-York via les lacs Champlain et George et la rivière Hudson.Croisière d’une semaine sur quatre lacs, 2200 milles, $60.00 Croisière d’une semaine sur cinq lacs, 3600 milles, $100.00 par les beaux bateaux des Grands Lacs Les Agences de Voyages Jules Hone, 9 Boulevard Saint-Laurent Angle Saint-Jacques, MONTREAL, P.Q.de toujours grande.Les Montagnes Vertes se négocient, par l’intermédiaire des marchands à commission (“jobbers”), à $2.85 et les pommes de terre rouges font $2.75 le sac.de 90 livres, chez l’acheteur (“ex-store”) D’un autre côté, le compartiment des pommes de terre américaines nouvelles donne des signes de faiblesses, et les prix baissent de 50 à 75 sous le baril, grâce à l’abondance des arrivages de ces jours derniers.Les facteurs (“jobbers”) vendent les Red Stars No 1, a raison de $8,25 le baril, et les No 2, à $7, chez l’acheteur (“cx-store”.) VIANDES FUMEES— Le jambon de 8 à 10 livres cote 38 sous la livre ; de 12 à 15 livres, 34 à 35 sous la livre ; plus lourd, 32 à 33 sous la livre, tandis que le lard fumé à déjeuner (“breakfast bacon”) cote 40 à 42s; le lard fumé Windsor de choix, de 44 à 45 sous; et le lard fumé Windsor désossé.46 sous la livre.NOTA.—Les prix cotés cl-de.v sus, pour ce qui est surtout de la .arme et des produits laitiers, sont ¦eux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à Montréal, à moins que quelque chose n’indiqu# il contrslre.LA LIVRE STERLING Cours du change sterling, à New-York et à Montréal, aujourd'hui : Liv.stcrl.Liv.sterl à N.Y.à Montréai api c à demande .475.30 486.10 Par câble sous- marin .476.45 487.25 (’ours du change new-yorkais sur la place montréalaise, 214 à 2 9-32 de prime.Taux d’escompte, à Londres, 344 pour cent.Taux d’escompte de la Banque d'Angleterre, 5 pour cent.Cours Cours d’ouv.à midi MAIS— Juillet .153 Vi à 153 % 154% Août .155% à 154 % 156 AVOINE Juillet .47% à 74 % 74% Août .70% à 71 71% Membra, Roarta da Montréal ERUNEAU & DUPUIS COURTIEHS Borrtn de Mantrdal, #7 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIER «¦ccarulM i QUEBEC «t SOBEL PU dlrm «tm , POET * FLA GU.N«w-T«h NOUVELLE EMISSION $6,100,000 OBLIGATIONS CINQ ANS g% DE LA A 6% CITE DE MONTREAL Date d’émission : 1er mai 1918.Date d’échéance : 1er mai 1923.En coupures de $100, — $500, — et $1,000.Titres au porteur ou nominatifs (enregistrés) Intérêt payable semi-annuellement le 1er mai et le 1er novembre.CAPITAL et INTERET payables, en or, à Montréal ou à New-York.Comme membres du Syndicat qui a fait l’acquisition de la totalité de l’émission susdécrite, nous vendons ces obligations au PAIR (100) ET INTERET ACCRU DEMANDEZ NOTRE CIRCULAIRE TELEPHONEZ VOS COMMANDES A NOS FRAIS N.B.—CONSULTEZ VOTRE NOTAIRE SUR LA VALEUR DE CE PLACEMENT VERSAILLES, , BOULAIS.QUEBEC 98, RUE ST-JEAN Tél.4455.MONTREAL 90, RUE ST-JACQUES Tél.Main 8745 - 8746.OTTAWA 51, RUE SPARK Tél.Queen 6881.LIMITEE Province de Québec, District de Montréal, Cour Supérieure, No 651, Dame Onésime Létourneux, de la Cité dUutremont, district de 'Montréal, veuve de Zotique Limoges, en son vivant, marchand du même lieu, demanderesse vs J.Nelson Guindon, ci-devant des cité et district de Montréal et maintenant de place inconnue, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans huit jours.Montréal, 9 juillet 1918.L.E.Gagnon, DéputéaPro-lonotaire.Monty et Duranleau, procureurs de la demanderesse.PROVINCE ÜE QUEBEC, District de Mont réal, Cour de Circuit, NTo 7332.— Thos.P.Oakes et al.vs A.I^iciiapclle.Le 19èmc jour de juillet 1018, à deux heures de l*a-près-midi, au domicile du dit défendeur, au No 529 rue Champlain, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les hiens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, 1 cheval et deux voitures, 1 simple et 1 double.Conditions : argent comptant.L.Gravel, H.C.S.Montréal, 9 juillet 1918.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 4243.— A.Urbain, demandeur, vs H.Lachance, défendeur.Le 19ème jour de juillet 1918, à onze heures de l'avant-mldi, au domicile du dit défendeur, au No 1445 rue des Erables, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.Gravel, H.C.S.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-Montréal, 9 juillet 1918._____________ réal.Cour de Circuit, No 723.— F.Cohen vs Albert Charette.Le 19ème jour de juillet 1918, à deux heures de l'après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1347 rue I^esage, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et off-fets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.Gravel, H.C S.Montréal, 9 Juillet 1918.NOUVELLE EMISSION CINQ ANS 6% $6,100,000.OBLIGATIONS A 6% DE LA CITE DE MONTREAL Date d’émission: 1er mai 1918.Date d’échéance: 1er mai 1923.En coupures de $100,—$500,—et $1000.Titres au porteur ou nominatifs (enregistrés) Intérêt payable semi-annuellement le 1er mai et le 1 er novembre.CAPITAL et INTERET payables, en or, à Montréal ou à New-York.PRIX: LE PAIR (100) ET INTERET ACCRU Le produit de la présente émission servira à rembourser un montant égal de Bons de la Cité qui portaient intérêt au taux de 5% et qui avaient été émis en anticipation d’un emprunt à long terme autorisé par réglement, pour des fins de travaux publics, qui pourvoit à l’amortissement de cct emprunt.La vente de ces obligations est autorisée par le Ministre des Finances, Ottawa, et la légalité de cette émission a été constatée par MM.Fleet, Falconer, Phelan St Bovrey, avocats.On peut souscrire à l’emprunt et obtenir de plus ample* renseignements aux bureaux de: — - RENE-T.LECLERC Courtier en valeur! de placement 160, rue St-Jacques, Montréal Télépkoaes: Main 1260 et 1261 MAISON FONDEES KN lOOl VERSAILLES, VIDRIGAIRE, BOULAIS Montréal f*.-mn St-Jacques f Québec 198, rue St-Jeau LIEE ET A TOUTES LES SUCCURSALES DE LA BANQUE D’HQCHELÀGA AGISSANT POUR LE COMPTE DES MEMBRES DU SYNDICAT DE SOUSCRIPTION.NOUVELLE EMISSION CINQ ANS $6,100,000.6% OBLIGATIONS DE LA CITE DE MONTREAL REMBOURSABLES DANS CINQ ANS—Le 1er mai 1923 En Coupures de $100, $500 et $1,000 Titres au Porteur ou Nominatifs (enregistrés) Intérêt à 6% payable semi-annueltement les lers mai et novembre.i | Ces obligations sont payables an PORTEUR, mais Tl TR F ^ * peuvent être enregistrées, sans aucun frais, au nom! * * * « (ju DETENTEUR.Elles ne peuvent alors être venJ dues ou transportées sans le consentement (le ce dey nier,—ce qui comporte en même temps une PROTECTION EFFICACE; contre toute perte par le feu ou autrement.Ce privilège d’enregistrement est un AVANTAGE qu’offre R ARE-J MENT une OBLIGATION MUNICIPALE.GARANTIE : LES GRAINS A CHICAGO .Cours fournis par la maison J/c-! Dougall & Cowans: Ces obligations constituent nn LIEN PIÎIVI4 LEGIE sur TOUTE la PROPRIETE IMMO-j BILIERE IMPOSABLE de la CITE UE MONT4 “* REAL et ont PRIORITE ABSOLUE sur tou-) tes les HY POTHEQUES.Elles représentent, indiscutablement, le MEILLEUR PLACEMENl) MUNICIPAL AU CANADA.Demandez notre circulaire.RENE-T.LECLERC Courtier en Valeurs de Placement.160 rue Saint-Jacques, Montréal.Téléphone: Main 1260 et 1261.(Mal.on fondée en 1Mt).OBLIGATIONS CITE DE MONTREAL INTERET 6% ECHEANCE : 1er MAI 1923.COUPURES : $100 $500-$1000 Téléphonez ou télégraphiez vos commandes à nos frais.CRÉDIT CANADIEN INCORPORÉ 99, RUE ST-JACQUES Casier postal : 1180.Montréal.Téléphone : Main 2946.CHS-ED.ARPIN, Directeur-Gérant.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-r«*al, Cour de Circuit, No 10470.— P.Bout-1 tenberg et al.vs Alf.Chartrand.Le 19ème , jour de juillet 1918, à deux heures de l'après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 302 rue Nlcolrt.en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de, justice les1 biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions ; argent comptant.L.Gravel, H.C.S.Montréal, 9 juillet 1918.-.¦ .{ PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont- ' rèal.Cour Supérieure, No 3371.— Julien Therrlen vs H.St-Pierre.Le 19ème jour de juillet 1918, à deux heures de l'après-midi au domicile du dit défendeur, au N'o 2 rue Reading, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et eff-fets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, boghei, j chien de grande valeur et lot de bois.Con- I ditions : argent comptant.L.Gravel, H.C.S.I Montréal.9 juillet 1918.Electeurs de la DIVISION ST-LAURENT Je suis fortement opposé h la Confédération (sans laquelle le militarisme et l'impérialisme n’existeraient pas au Canada).Je fais donc un pressant appel à toutes les personnes qui peuvent offrir leurs services pour faire la propairande de mes idées parmi les électeurs de ma division, car je crois savoir que M.Bernard Rose, président des "Fils de l’Einmpire*', ou M.I.Lande, vont me faire de l’opposition.Le résultat de la première élection tenue dans Québec depuis décembre 1917 sera considéré par tout le Canada comme le critérium de l'opinion publique.Je me propose de recourir à tout moyen honnête de publicité pour provoquer une élection immédiate.A la tribune comme dans les journaux je me servirai des mots les plus précis et les plus nets des langrues française, anglaise et hébraïque.WILLIAM E.COLLIER.1785 rue St-Laurent, Montréal.DEUX SEMAINES DE PRISON POUR LAR0SE Joseph Larose, qui a été blessé lors de sa tentative de vol au collège Loyola, a comparu devant le juge Cusson pour répondre à l’accusation d'avoir menacé du revolver le Père AicLallan, S.J.Le magistrat l’a rondamné pour cette offense à quinze jours de prison.SI VOS AFFAIRES VOUS ENNUIENT, Nos avis sont à votre entière disposition.THE SUN TRUST COMPANY LLMITED, * 99, rue St-Jacques Montréal.Câsicr postal 1180.Tél.Main 1*»#.13 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 JUILLET 1918 VOL.IX.— No 161, DUPUIS FRERES.Umlti*.| I DUPUIS FRERES, Ltn
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