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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 7 août 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-08-07, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 185 MONTREAL, MERCREDI 7 AOUT 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .SS 00 UNION POSTALE.800 Édition hebdomadaire canada.82 oo ETATS-UNIS.250 UNION POSTALS .300 LE DEVOIR Rédaction et administration 5 43.RUE SAINT-VINCEWT f MONTRÉAL TÉLÉPHONES t ADMINISTRATION: Main7*f RÉDACTION» • Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS I L’AFFAIRE MALVY Foch et Malvy! Quel tragique rapprochement font ce matin les dépêches! Au héros de la Marne et de l’Yser, suprême directeur des armées de l’Entente, la F rance offre les plus hauts honneurs dont elle puisse disposer; elle l’égale à scs héros légendaires, le classe dans la troupe sublime de ses plus grands soldats.A l’homme qui fut le ministre presque inamovible de l’Intérieur, qui pendant quatre années tout près fut chargé de sa défense contre l’ennemi du dedans, qui se devait de secourir de toute son énergie l’effort des soldats, elle interdit par la voix de sa Haute Cour le sol même de la patrie, le chasse de ses assemblées, l’expédie comme un vagabond hors ses frontières.Ce n’est peut-être pas le hasard seul qui a fait coïncider les deux gestes et l’on a peut-être voulu noyer sous la gloire de Foch l’infamie de l’autre.La France traditionnelle, en tout cas, c’est la France de Foch, la France de ses soldats, la France des vieillards, des femmes et des enfants qui, derrière le front, appuient héroïquement les soldats.Les autres, tous ceux dont les crimes ou les défaillances ont été révélés au cours du ^procès, ne sont que l’écume que tout peuple traîne après lui, qui peut un moment souiller son visage, mais n’affecte pas son âme.Ce n’est point sur une brève dépêche et sur les quelques bribes^ de compte rendu que commence à nous apporter le courrier qu’il peut être possible d’apprécier les péripéties d’un procès qui a dure quinze jours et dont les préliminaires avaient réclamé des mois.iMais Le fait brutal, c’est la condamnation — la condamnation qui frappe un homme de la situation et du passé de Malvy.Les derniers verdicts de la Haute Cour (le Sénat siégeant comme tribunal de justice) n’avaient point à la vérité créé une très vive impression.Boulanger et Déroulède flétris par la Haute Cour n’en avaient guère été atteints dans la considération publique.Mais il s’agissait de politique intérieure et la Haute Cour frappait des adversaires qui avaient paru mettre en danger le pouvoir de la majorité.Cette fois, il s’agit de guerre et l’homme que le tribunal frappe est un homme de la majorité, il a été le collaborateur de confiance de trois premiers ministres.Toutes les circonstances qui pouvaient, dans l’affaire Boulanger ou dans le cas Déroulède, diminuer le poids du verdict se combinent aujourd’hui pour l’aggraver.11 n’y a point jusqu'à la qualité du plus violent des accusateurs, le royaliste Léon Daudet, qui n’ajoute à ce poids.Personne n’osera prétendre que les républicains du Sénat ont voulu faire le jeu de celui-ci.La présence même de Daudet dans l’affaire a dû mettre en méfiance, et prédisposer en faveur de l’accusé, la majorité du Sénat.On sait en gros les origines de l’affaire.Elle se rattache à toute une campagne dont le plus bruyant meneur fut Daudet et qui trouva ses points culminants dans le fameux discours de Clemenceau au Sénat, en juillet dernier, et dans la lettre de Daudet au président de la République, à l’automne.C’est cette lettre, qui n’était point destinée à la publicité et qui fut jetée dans le public par le premier ministre IPainlevé, au cours d’une retentissante séance de la Chambre, qui parait avoir déclenché tout le mécanisme judiciaire.Daudet, comme Clemenceau, reprochait à Malvy l’ensemble de sa gestion ministérielle, l’accusant d’avoir par là sacrifié les intérêts français.Il ajoutait à cela les accusations précises dites du Chemin des Dames (communication à l’ennemi du pian d’attaque) et des mutineries militaires (complicité dans l’organisation de ces très graves désordres).Ces accusations spécifiques ne paraissent avoir été retenues ni par l’ac-cusa.tion officielle, ni par le tribunal.Dans le résumé du rapport où M.Pérès exposait le travail de la commission d’enquête sénatoriale, il est dit à ce propos : “Selon lui [M.Pérès], des témoins entendus, des renseignements recueillis, des innestigations auxquelles il a été procédé, résulte la démonstration que, sur les deux chefs principaux, la preuve absolue n’a pas été apportée à l’appui des faits que M.Léon Daudet a allégués dans sa lettre au président de la République, tant en ce qui concerne les “renseignements fournis à l’ennemi sur nos projets militaires et diplomatiques’’ que sur “l’attaque du Chemin des Dames’’, sur la communication des ftapiers ayant trait aux operations militaires en Orient (affaire Paix-Séailles).L’enquête à laquelle la commission d’instruction a procédé ne fournit, déclare le rapporteur, aucune précision suffisante.” Le passage relatif aux mutineries est rédigé dans le même sens.Les adversaires de Daudet feront sans doute état de ce que le tribunal n’a point admis l’ensemble de ses accusations, mais ce qu’il en a retenu est déjà terrible.phes qui terminent son court article : Je voudrais qu'au lieu de chercher des inspirations américaines ou françaises, quand ils ont un cottage à construire, nos architectes regardent autour d’eux et voient un peu ce que nos ancêtres ont fait.Les conditions ne sont pas absolument les mêmes, il est vrai mais on peut faire évoluer l’art architectural canadien sans lui faire perdre de son caractère.Je crois qu’il serait utile pour les étudiants en architecture de faire un relevé de tous les plus beaux exemples de nos anciennes architectures ?Ce serait une source d’inspiration pour tous les architectes qui semblent par trop ignorer l’existence d’un art national.* * * Et combien on serait reconnaissant à ces architectes s’ils pouvaient à force de travail inspirer le retour aux saines traditions et ôter de notre horizon ces horribles constructions qui sont une véritable souffrance pour l’oeil, ces châteaux forts en tôle qui hérissent des maisons bourgeoises et dressent leurs créneaux grotesquement farouches en face d’un parc où ne jouent que les enfants et les moineaux — à qui, heureusement, ils ne font pas peur.Mais il y a plus.Quand unè minorité engage la lutte contre une majorité riche, puissante, deux fois plus nombreuse, , renforcée, de plus par une nation voisine de plus de cent millions d’habitants qui parlent la même langue, a les mêmes coutumes et la même mentalité, cette minorité doit faire flèche de tout bois, ne négliger aucune arme de résistance.L’art comme la littérature figu rent parmi les plus puissantes de ces armes.Quand Mistral entreprit la renaissance provençale, il ne se contenta pas de faire revivre seulement le doux parler provençal mais il s’attacha à ressusciter l’art provençal, à reconstituer le ea dre où s’était mue l’âme ancestrale, Ne négligeons aucun moyen de défense, bannissons du langage, de la mode, de nos moeurs et même de nos arts l’américanisme et l’angli cisme.Etre soi-mème en tout, c’est le meilleur moyen de survivre.L.D.Mais détournons vite nos regards de toute cette sanie luons, du fond de nos coeurs respectueux, la gloire de Foch.et sa- Omer HEROUX.L’architecture canadienne Dans le numéro de juillet de la revue d'art le Migog, M.Fernand Préfontaine consacre à l’architecture canadienne une article de tète qui s’inspire, nous semble-t-il, du plus sain traditionalisme.Nos lecteurs le liraient avec intérêt.L’auteur ne veut pas discuter l’existence ou la non existence d’un art littéraire ou musical canadien; ces questions n’étant pas de sa compétence, mais il peut affirmer, par contre, "qu’il y a une architecture i canadienne 1” “Les maisons bâties par nos pères, sans souci de l’imitation de l’antique et sans prétention à la richesse, continue-t-il, donnent une impression d’art.Dans tous nos vieux villages canadiens, on trouve des exemples de cet art.C’est un art simple et robuste qui méritait de vivre.Le mauvais goût et In fausse science l'ont étouffé et, peut-être, tué.Mais j’espère que la tradition architecturale canadienne renaîtra, en dépit des spéculateurs et des ar-chitectes abonnés à des revues d’nr cbitecturc françaises et américni nés".M.PréfonlaLnc note révolution que la construction a dû subir a été conditionnée par in nature mime du sot et du climat,—rCe qui lui donnait bien une empreinte canadienue,—si die continuait à imiter de loin la construction des provinces dont les premiers pionniers canadiens étaient originaires.Construire une bonne maison solide et confortable, ça n'est pas évi BILLET DU SOIR.CÉLIBATAIRE MALGRE LU ¦Quand donc ai-je refusé de me marier ?protestait noblement un de mes vieux amis ; mais je ne demande qu’à l’être! Aussi cette taxe sur les célibataires forcés me jette-t-elle en des fureurs anarchiques —Souffre, ô coeur gros de haine affamé de justice! (Chénier).—Moque-toi si tu veux, mais écoute mon histoire, et tu me diras ensuite si je mérite le châtiment imposé à ma bourse de vieux gar décoration abondante M.Préfontaine déplore plus loin, comme le déplorait récemment dans la même revue M.Montpetit, comme d’autres encore t’ont déploré dans des articles qui quelques fois, à cause de la perversion inconsciente du goût de la génération actuelle, ont fait scandale, qu’on ait abandonne la tradition canadienne, que dans les quartiers riches on se soit mis à construire “des hôtels parisiens, des "cottages” américaines et anglais”.C'est encore là le moindre mal puisque ces constructions peuvent être discrètes et élégantes que “dans les quartiers moins fortunés, on a renouvelé de fond en comble l’architecture, qu’on ait fait des constructions monstrueuses qui ne s’apparentent à aucune architecture connue, ni Ancienne ni moderne” Suit cette brève description que nous voulons citer textuellement : “On a construit en dépit de tout bon sens, et on dirait parfois, en voyant certaines rues qu’un vent de folie a soufflé sur les constructeurs de Montréal.Et encore, s’il n’y avail que Montréal 1., Je me souviens avec peine de la brave dame qui me disait un jour: —“Vous savez à Québec, on commence à sc moderniser.On construit de belles maisons maintenant, avec do beaux escaliers comme à Montréal”.Pauvre Québec!” M.Préfonlalne ne demande pas nue l’on reproduise servilement l’architecture des vieilles maisons, e.e qui ne vaudrait guère mieux que les poncifs, du genre européens ou américain, tuais que l'architecte s’en inspire et qu’il In transpose suivant les nécessités de la construction qu’il doit faire.Que l’on abandonne, même dans le genre plus élevé, le simili-gothique le simili- plus profond désespoir.Pour me distraire, je mis un peu d’ordre dans mes poésies, et j’en publiai un choix intitulé “L’Amant solitaire”.Ce petit livre eut un vif succès auprès des vieilles filles et de quelques jeunes, et me consola de mes infortunes amoureuses.Je reçus des lettres de femmes, d’une, entre autres, qui désirait me voir pour causer littérature et me soumettre quel-ques-un de ses vers.Je la vis.Us n’étaient pas fameux, ses vers, mais, elle, était rudement jolie! J’allai chez elle, et, naturellement, je l’aimai.Je lui fis part de mes intentions.Elle parla à son père, qui me déclara nettement que les poètes ne lui semblaient pas être des gens sérieux, capables de se conduire omme tout le monde dans la vie.Rien ne put le fléchir, ni mes protestations, ni les larmes de mon amie.“Je défends le bonheur de ma fille!” s’écria-t-il.Je dus me retirer.* * * Maudite littérature ! Je brûlai tous mes livres, à l’exception des oeuvres de Fabre, et me livrai à l’entomologie.Je parcourus les champs, à la recherche des petites bêtes.Un jour, assise parmi les marguerites, j'aperçus une jeune femme qui me regardait avec sympathie.Elle demanda à voir mes insectes, et nous causâmes.C’était une veuve riche et consolée, qui, devinant ma tristesse, s'offrit gentiment à la soulager.Elle me parut intelligente, et bonne.Je.la retrouvai souvent et m’y attachai.Elle ne faisait pas de vers, celle-là, mais elle lisait des romans où il était question d’un amour éternel, d’une fidélité à foute épreuve.Elle tenait par la constance jusqu’à la mort.J’étais son homme et, en désespoir de cause, je ne demandais pas mieux que de réaliser son idéal.Elle ne dit pas non.Cette fois, j’avançais à bon train vers le mariage tant souhaité.Mais ne.voilà-t-il pas que L’Amant solitaire lui tombe sous la main! L’effet fut déplorable! ma constance ne lui sembla plus solide ni ma fidélité assurée! Elle trouvait que je passais trop vite de la blonde à la brune, et de la brune aux autres! J’eus beau lui expliquer, en menteur éhonté, que c’était pour la rime, que lotis les vers s’adressaient à elle par anticipation, qu’ignorant les couleurs de ma bien-aimée future, je les avais toutes employées pour avoir la chance qu’au moins une lui convînt, elle ne voulait pas me croire.Je la perdis comme les autres.Pour la cinquième fois, mon rêve s’écroulait, et je n’eus plus le courage de le rebâtir! * * * Eh bien! la main sur ce coeur qui a tant souffert, je proteste contre l’injustice d’une pareille toi! y’ai-je pas fait preuve de bonne volonté?Dussé-je pourrir sur la paille classique d’un humide cachot, dévoré par mes propres vers, je ne paierai pas! conclut mon ami.—Espère, lui répondis-je : une sixième aura sans doute pitié de toi.Albert LOZEAU.déminent remplir loutcs les condi-1 romain et le simili nMmporte quoi.lions qui font une oeuvre d’art, mais, dit M.Préfontslne, "quand aux qualités pratiques s’ajoute le sens des proportions, nous avons une oeuvre d’art.Et les anciens constructeurs canadiens avalent le sens des proportions qu’on retrouve rarement chez nos architectes actuels.Ils avaient aussi une qualité bien rare aujourd'hui, la sobriété dans la décoration.Us cherchaient plus à obtenir une effet de beauté par des proportions agréables quo Vf»' une Si on n’a pas le moyen matériel de faire une véritable construction gothique qu’on ne fasse lias un trompe l’oeil en plâtre ou en bois; “c’est ridicule, laid et peut-être malhon-nète.Combien nos vieilles églises de campagne sont belles dans leur simplicité, quand on a vu toutes les prétentieuses architectures «pii ont été construites depuis quelques menées t” Ce que.M.Préfontaine voudrait, il le résume dans les deux parngra- me l’abnégation! —Parle, martyr, je t’écoute! # * * —Elle était blonde comme les blés ; elle avait les yeux du plus clair, azur; elle avait seize ans.—0 Roméo, l'âge de Juliette ! (Musset).—Et moi dix-huit.Je l'adorai, elle m’aimait aussi.Jours heureux Messager dans une imprimerie, je gagnais alors quatre piastres par semaine, et je me croyais riche.J’allais la voir assidûment.Tout marchait à merveille.Le père, devinant mes intentions trop voyantes je suppose, me prit un jour A part et me conseilla d'attendre que mon salaire fût augmenté avant de son ger au mariage.J’attendis.En al tendant, les rivaux augmentèrent plus vite que mon salaire, et ma dulcinée sc maria.C’était son nom et son droit ; nous n'avions échangé aucune promesse.J’en ressentis une peine affreuse.Rien ne me const) Iqit.Je mr promenais dans la mon tagne seul avec mon chagrin, en rimant de vagues élégies.Sans l’avoir jamais su.Maria fut le premier démon qui m’inspira des vers.(Boileau).* * e Ce chagrin dura jusqu’à l'hiver suivant.Un soir, à la patinoire, je fis la connaissance d’une brune superbe aux grands yeux sombres.Je me renflaminai.Je la chantai en alexandrins ardents et l’accompagnai parfont dans 1rs soirées, 1rs hais, les thés, au théâtre.Je paraissais lui plaire.4 ce régime d’amusements nocturnes et continuels, je me fatiguai et me mis à maigrir.J’en vins à refuser parfois de la suivre; elle finit par trouver mes raisons mauvaises, m’accusa de fréquenter en cachette d’autres jeunes filles, fut jalouse, acariâtre, insupportable.Je le lui fis remarquer ; elle me congédia.• » « J'eus encore de la peine, mais moins que la première fais.Quelques mois après relie rupture, je rencontrai, à la campagne, la plus jolie châtaine, aux yeux gris comme ces ciels légèrement embrumés des malins d'automne.Sous fûmes vite bons amis.Je lui dédiai des vers qu’elle trouva charmants, sa mère aussi.Sous nagions en plein bonheur, jusqu’à ce que la mère s’avisa de s'imaginer que je sentais la boisson! Je changeai de parfum.Peine perdue.L'odeur persistait, et la mère réussit à faire partager son,,, sentiment d ma bien-aimée, qui m’éconduisit avec dégoût.• * » C’en était trop; je tombai dans te LE “CHEZ-KOUS” DE MONTREAL Nous avons fait cette découverte hier, il existe un “Chez-nous" au coeur même de la métropole, et nos soldats s’y réunissent chaque soir pour retrouver autant que possible la vie de famille dont ils viennent d’être sevrés.Mais procédons par ordre.C’est par une salle du Monument National que nous avons commence notre petite enquête.Sous les auspices de la Fédération Saint-Jean-Baptiste, un groupe de dames s’est préoccupé depuis plusieurs semaines du sort et de l'amusement des conscrits de Vnlcartier ; elles ont envoyé là-bas des jeux, de la lecture, des objets de piété en grandes quantités ; tout cela a été centralisé dans les grandes tentes du “Chez-nous” du camp militaire, et nous avons été témoin du succès constant de cette belle initiative : pas de soldats sans son fanion du Sacré Coeur au revers de l’uniforme, pas de casquette kaki qui ne contint le petit drapeau pieux collé au fond ; et chapelets et scapulaires étaient aussi en grande, demande, au point qu’on ne pouvait même causer avec le gérant du “Chez-nous" sans être dérangés à tout instant par un piou-plou poli mais pressé «pii demandait l’un de ces objets.Les dames de la Fédération sont un peu surprises, si nous sommes bien informé, par lu fermeture du camp de Valcartier.Elles étaient accoutumées d'y envoyeV la majeure partie des offrandes qu'on leur fait de imites parts, et il est trop tôt encore pour évaluer le nombre des soldats qui séjourneront désormais aux casernes de lu métropole.Pour quelques jours, elles vont donc donner aux événements le temps de préciser Unir cours.Et l’on a bien voulu nous conseiller d’nlter tout d'nbord faire visite au “Chez-nous" de Montréal, ,'124-est, rue Sainte-Catherine, qui ouvre ses portes chaque jour, à cinq heures (te l'après-midi, et le samedi k une heure, jusqu'à onze heures du soir.Nous nous > sommes présenté hier, vers sept heures du soir.Bien n'est si facile que de pénétrer sans attirer l’attention dans res logis de la bienveillance et de l’hospitalité.de toute particulière de M.l’abbé Henri Gauthier, curé de cette paroisse, ainsi que de ses vicaires, dont l'un est M.le capitaine Hamel, revenu de Valcartier dernièrement.Le “¦Chez-nous” occupe deux étages ; au premier, nous avons trouvé d’abord une grande salle pourvue d’une scène et d’un piano, dont les accords retentissaient à ce moment jusque dans la rue et avaient attiré de là notre attention.11 se trouve toujours un musicien, dans tout groupe de militaires.Et pour les autres, c’est un phonographe qui se charge d’égayer l’ambiance, si tant est qu’il en soit besoin.Ici aussi se trouve la pièce précieuse réservée à la correspondance et à la lecture.Une demi-douzaine de lurons y écrivaient en si lence et nous nous sommes gardé de les déranger, passant immédia tement au bureau du directeur, où nous sommes reçu à coeur ouvert par M.Roméo Cusson, secrétaire du Conseil Saint-Jacques, de la Société Saint-Vincent de Paul, et qui a accepté de diriger ici les opérations.M.Cusson veut bien nous faire faire le tour du propriétaire, ce qui est toujours plus commode que de circuler seul dans des régions inconnues.Tout d’abord, la salle de lecture, adjacente à celle des jeux et des réceptions.Eh bien! 11 nous parait tout de suite qu’il y a quelque chose à faire de la part du public pour les conscrits du Chez-nous montréalais.Sans doute, des bonnes volontés se sont déjà manifestées, et j’y trouve, par exemple, une assez épaisse collection de YUlustration, de Paris ; mais à part cela, bien peu de chose qui puisse réellement intéresser et distraire ; par contre, quelques numéros de magazines américains d’une valeur morale inégale.QueL ques romans de Raoul de Navery, chères lectures de l’adolescence, peut-être un peu massives pour de pauvres garçons qui n’ont qu’une couple d’heures de liberté chaque soir.Tl faudrait ici des revues illustrées en plus grand nombre, et de la bonne catégorie, et surtout, qu’elles parlent français I Des livres canadiens aussi, puis des romans de Pierre l’Ermite et autres de cette collection, et ainsi de suite ; le Chez-nous de Montréal demande de la lecture, des jeux de société (jeux de cartes, d’échecs, de dames, etc.), il demande même un objet de sport dont il possède les agrès, mais non pas la chose elle-même : un punching bag, pour entretenir les muscles des boxeurs entre les parties.Car il se fait aussi de la boxe et de la lutte : on nous a montré une grande pièce au plancher recouvert d’un matelas spécial, où l’on peut se rouler et lutter sans inconvénient, selon les rites libres ou gréco-romains qui con mirent tant de vogue il y a quel ques années.Et une salle de douches atlcnd les athlètes après ces efforts.Le Chez-nous possède l’indispcn sable petit magasin, où l’on se pro cure au plus bas prix cigarettes, hpnbons et liqueurs douces ; puis la salle de billard — nous allions l’oublier — contient trois tables de “ pool ” et une de billard propre ment dit.Elles ont une telle vogue qu’il faut établir un roulement et prier les joueurs d’ètre raisonnables et de donner leur place à d’autres après chaque partie.En résumé, organisation complète et dont les soldats sont enchantés.Tl faut se rappeler qu’il y a dans les 400 soldats canadiens-français, de ce temps-ci, à Montréal.C’est le résidu des trois mille environs que nous avons vus à Val-Cartier il y a un mois à peine; que sont devenus ceux-là?En tout cas, ceux qui restent et qu’on a ainsi brusquement transplantés en ville n’étaient pas, pour la plupart, des citadins accoutumés; ce sont de jeunes cultivateurs des comtés de Sherbrooke, de Saint-Hyacinthe, de Joliette, de Saint-Jean, et de quelques autres régions.Us font partie des catégories A.et B.et nombre d’entre eux sont affectés au service de la police fédérale, ce qui ne veut pas dire qu’ils se réjouissent de cette besogne; mais la consigne est la consigne.Ils oublient les ennuis ou les fatigues de la journée au sein du “Chez-nous" où ils arrivent à certains soirs au nombre d’une centaine au moins.Cela rend quelque peu compliqué parfois le problème de les amuser, mais il parait qu’on y a toujours réussi jusqu’à présent.Et ce sera encore mieux à l’avenir à ce qu’on nous prédit; des concerts seront organisés, ainsi que des concours de sports variés, choses toujours goûtées du soldat.Et de plus, on a eu l’idée vraiment très belle de profiler du voisinage immédiat de la si belle et si pieuse chapelle Notre-Dame de Lourdes, l’un des plus précieux joyaux de la métropole a conn sûr, pour y inviter parfois les soldats, le soir, pour «ne bénédiction du Très Saint Sacrement, où ils feront eux-mêmes les frais du chant et de la musique, Une allocution brève et appropriée complétera le programme: pouvait-on trouver une plus jolie idée ?Inutile de dire ici que l’on reconnaît là le zèle et le tact de M.le curé Gauthier, aidé de l’expérience militaire du capitaine Hamel, ancien aumônier à Val-Cartier, ainsi que les hommes aiment à appeler familièrement celui-ci, qui est aussi vicaire à Saint-Jacques.Le “Chez-nous" de Montréal dépend de l’oeuvre de 1’ "Aide aux conscrits", dont les bureau* sont situés, comme on sait déjà, dans l’immeuble Versailles, !>0 rue Saint-Jacques.'’chambre 002.Ht l’Aide aux conscrits est une filiale de la ment; et nous savons déjà que les dames ont accompli des miracles.A ce propos, on nous permettra de raconter ici un souvenir de notre passage à Val-Cartier, qui nous a été remis en mémoire hier, alors qu’une dame exprimait la crainte que l’on ait envoyé des chapelets en quantité peut-être un peu trop grande, ce qui est toujours possible lorsqu’on agit à distance.11 nous est revenu l’anecdote suivante, que nous racontait là-bas le dévoué gérant du “Chez-nous” de Val-Cartier, M.Lock well ; “Un soir, après le couvre-feu, dit-il, c’est-à-dire après que le clairon eût fait retentir pour tous l’ordre de se coucher, l’un des aumôniers vint me trouver et me dit: “Suivez-moi, je vais vous faire prendre connaissance de quelque chose de beau”.Et il m’emmena dans une promenade attentive à travers les tentes ; il passait neuf heures du soir, et le crépuscule faisait place à la nuit commençante.“Et nous n’avons point passé devant une seule tente, conclut notre ami, où l’on n’entendit pas le murmure caractéristique d’une jeune voix prononçant des Ave à voix haute, et de cinq ou six autres ré pondant ensemble: les petits Canadiens disaient le chapelet en famille!” On n’a pas besoin de nous dire qu’ils sont braves au combat, et .qu’il n’en est pas de meilleurs: ils ont double raison pour cela, la raison française et la raison catholi- aue.Mais nous pouvons participer a Aide aux conscrits”, en envoyant à l’adresse ci-haut les jeux de salon ou les revues intéressantes dont on pourrait disposer.Les autorités militaires comptent sur une aug mentation notable du nombre des soldats actuellement casernes à Montréal: il faudrait que le “Chez-Nous” vit augmenter ses ressources a mesure des besoins.Ernest BILODEAU.BLOC - NOTES Nous n’en sommes pas “ On ne monte pas si vite et si haut sans susciter des jalousies, disait de lord Beaverbrook, après le lunch offert par celui-ci aux journalistes canadiens, notre confrère Mayrand, de la Presse, mais le mérite de cet homme, humble “ colonel ”, qui, par son travail éclair à, a brûlé les étapes, est tout à fait transcendant et provoque l’admiration des esprits impartiaux.” Il faut croire qu’un certain nombre de députés anglais et les rédacteurs du Daily News n’ont guère de titre à se classer parmi les esprits impartiaux ; car l’admiration de Beaverbrook parait être leur dernière passion.Le Daily News va même jusqu’à dire : “ Qui, au Canada ou en Angleterre, serait prêt à accepter Beaverbrook comme guide politique ?" Qui, nous l’ignorons, mais nous ne serions sûrement pas de la classe.Les vétérans Il y a chance que l’on parle longtemps encore du dernier congrès des vétérans à Toronto.Le colonel Crcelman, qui en arrive, jette sur la réunion un jour intéressant.Les délégués de l’extérieur, dt-il„ ont été surpris (voir la Gazette de ce matin) des liens intimes qui sein blaient exister entre le groupe des sections de Toronto et du voisinage et le gouvernenent provincial.Les délégués de l'extérieur trouvaient aussi qu’il existait de trop intimes relations entre les orajigisles de Toronto et du voisinage et les sections locales de l’Association des Vétérans de la grande guerre.D’un autre paragraphe, des déclarations de M.Creelman, il parait résulter que les gens du dehors étaient assez inquiets aussi du don de §50,(100 fait sans conditions à la section provinciale de l’Association par le gouvernement d’Ontario.On croyait voir là une manoeuvre politique.Il était à prévoir que les politiciens et les membres des loges essaieraient de s’emparer de l’Association des Vétérans.Il est très heureux qu'un grand nombre de eeux-ci aient aussi rapidement dé couvert la manoeuvre et paraissent disposés à la combattre.l’avons déjà fait observer, le général Foch, dès avant la guerre, passait pour l’un des maîtres de la stratégie.Ses livres étaient étudiés dans toutes les écoles militaires d’Europe.Les maréchaux Joffre et Foch sont les seuls qui aient été _ nommés sous la troisième République, non point que le grade eut été supprimé, comme pourraient le laisser ; croire certaines dépêches, mais parce qu’il était tacitement admis de tous, que la seule victoire ordlnalrAa, 10 l>nur cant romptant At 19 par mnla, par AmplAccmr nt à bêlir.Kl au n>a* réaaraé.(> aont Haa Iota cia rhnli, fa-cllaa d’acri*.granda, tlavéa, blan ni-aaIâb, aara at améllorâa.21, anua par plrd carré, en montait», Toua Ica avantagea de ia villa.Fréta à caua qui, da banne fol, vaulant aa bâtir un chaa aal, ramboucaablca comma layer.Tranaport gravait, lira autoa aont à l’arrivée daa traîna aur randar-voua.Let plana at laa faacirulea, chat la* aaula agente t Marcil Trust Co.décidément chaud, avec quelques averses locales ou orages avec fou- ; dre, aujourd’hui et jeudi.Bas St-Laurcnt, Golfe et Rive nord : vents modérés, beau au-1 jourd’hui, puis quelques averses lo-| I cales.Provinces maritimes ; vents mo-1 j tlércs variables, beau et chaud nu-1 - jourd’hui ; quelques averses loca- \ j les ou orages avec foudre jeudi.Lac Supérieur : vents modérés I de l’ouest, puis du nord, quelques averses locales, mais généralement ! ! beau et un peu plus frais.Jeudi : | 1 beau."Manitoba : beau ; jeudi, plus chaud.Saskatchewan et Alberto : quel J ques averses locales, mais générale ment beau et chaud, aujourd'hui ci jeudi.RELEVE DU THERMOMETRE Admintatratanra FlHHrnm Max.Min 1 Victoria.50 j Kamloops 84 50 Calgary 80 ¦ oxjjért» en propriété», édifice ¦rédlt l ouder.:r, Snlnt-Jacuiiqi Prêt» Ur» îréauc*».lyl>01 ,è '’’o'’ Samedi, 31 août: 3—2.30.trot 'local”, $200; 4—2-17, amble, $400.Lundi 2 septembre: 5—2.18 ani-bie $400; 6 2.30, trot, $400 , -'‘«rd1 3 septembre: 7—2.24 trot Stake” (fermé), $1,000; 8—2.14, amble, $400.Mercredi, 4 septembre: 9—2.22, amble ‘ stake” (fermé), $1,000; 10-2 nulle* ‘2 dans 3”, $400; 11—2.17 trot, $400.Jeudi 5 septembre: 12—2.22 trot $400; 13 - “Free-for-AH”, anffi ® 400.Vendredi 6 septembre: 14—2.25 ambre, $400; 15—“Free-for Al!”, trot, $400; 16—5 milles.$400.-*- DEMONSTRATION DE SAUVETAGE Il y aura, samedi prochain, au Club de Natation de Montréal, à l’ile Sainte-Hélène, une belle démonstration de natation, de sauvetage et de ressuscitation.Les gardiens des bains publics, le Gardien du bain de File et plusieurs autres excellents nageurs donneront ces démonstrations.Le public est cordialement Invité.CANADIEN-DEL.BAT J.-P.CHOQUETTE O.L AH AIE, LE X OWE AU LAX-CEl'R DU CAXADIEX-DELORI-MIER RETIRE 16 JOUEURS AU BATOX SUR LES RUDES FRAPPEURS DU J.-P.CHOQUETTE.Dimanche dernier, le 4 courant, le J.-P.Choquette, qui avait déjà battu le Canadien par le résultat de 9 à 3, au commencement de la sai- ____________________________ son, s’est vu défait à son tour par | gagné plus de $2,000 pendant cette le résultat de 8 à 0.| rencontre: ‘ILa partie fut intéressante, et le LES GAGNANTS DE EMPIRE CITY La réunion d’été à la piste de Empire City a été inaugurée à Yonkers le 13 juillet dernier et s’est clôturée le 31 juillet alors que quatre-vingt-dix-sept épreuves furent disputées et que $118,250 furent distribuées en bourses aux divers gagnants.Voici la liste des écuries qui ont lanceur Lahaie, aidé de ses co-équi-piers, a fait sensation.En 7 reprises, sur vingt et une apparitions au bâtondes joueurs du J.-P.Choquette, les balles du lanceur Lahaie ne furent frappées que trois fois, deux joueurs du JAP.Choquette ayant pris leur but sur des balles.Il faut aussi mentionner le coup frappé par Lahaie, en arrière du voltigeur du centre, faisant ainsi compter trois points pour le Cana-dien-Delorimier.En effet, avec déjà deux hommes morts, c’est alors que Lahaie frappa son coup, faisant ainis entrer trois hommes au home et prenant lui-même son deuxième but.Il faut aussi mentionner le jeu merveilleux du nouvel arrêt court O.Richard, qui n’a pas laissé passer une seule balle, et qui a joué une très belle partie.Il faut dire que tous les joueurs ont joué avec ensemble, et tous ont contribué à donner la victoire au Canadien-Delorimier par leur jeu rapide.Dimanche prochain le Canadien-Delorimier ira rencontrer le Red Sox de Terrebonne.Dimanche le 18 le Canadien fera son deuxième pique-nique de l’année à St-Vincent de Paul, à l’occasion des fêtes champêtres qui auront lieu le 18 à cet endroit, et le 25 il rencontrera de nouveau le J.-P.Choquette pour un enjeu, sur le “Diamond” No 1, au terrain de jeu du Parc Lafontaine.Tous les clubs qui aimeraient à jouer le vendredi soir de chaque semaine sont priés de communiquer avec M.G.Leeompte, le jour à Main 8726 entre 9 hres et 5 hres p.m.et le soir entre 6 hres et 8 hres à St-Louis 5964.Par lettre à G.Le-compte, a/s 180, rue St-Jacques, Chambre 207.Montréal.LES COURSES DU GRAND CIRCUIT Cleveland, Ohio, 7.— Résultat des épreuves d’hier : Classe 2.11, amble, bourse 81,000 Budlight, Murphy .111 Dan Hedgewood, (Swain) 2 2 2 Cliff Moquette, Hunell .363 Miss Cuba, Snow .536 Lucy T., William Path, Admiral, Hal H.The Weed ont aussi couru.Temps 2.04 3-4; 2.06 1-4; 2.06 1-4.The Press, classe 2.17, trot, valeur $3,000 The Royal Knight Walker 12 1 Tacit S., Fleming .512 Allan Watt, Murphy .233 Czar Peter, Slaughter .344 John Spencer, Frisoc Worthy ont aussi couru.Temps: 2.05 1-4; 2.051 -2; 2.05 1-4.Classe 2.13, trot, bourse, $1,000 Alma Forbes, Ackerman .114 Ante Guy, Murphy .321 Sis Bingen, McMahon .252 Isworthy McKiney, Lee .4 6 3 Bingen Pointerj The Lincoln, Ruby Watts, Brownie Watts, Nellie Alcantara, Minnie, Arthur ont aussi couru.Temps: 2.06 3-4; 2.07 1-4; 2.08 1-4.Classe 2.14, amble, bourse, $1,000 Maggie Wreath, Mallow' 1111 Nelly Ross, Vance .4612 John A.Hall, McMahon 8 3 2 r Quick, Shively .5 2 4 r Temps : 2.07 1-4; 2.06 1-4; 2.07 1-2, 2.11 1-4.VICTOIRE DE L’ANNONCIATION .L’Annonciation, 7.— Dimanche dernier, le club du Cercle Parois sial Saint-Jean-Berchmans, de Montreal, a été défait par l’équipe locale par un résultat de 14 à 6.Forget lança une grande partie pour son club et tint à sa merci les frappeurs du club visiteur, tandis que les balles de Rivard furent frappées dans toutes les directions.St Jean-Berch.201002001— 6 Annonciation.14300204x—14 Batteries : Rivard et Bousquet ; Forget et Jeannotte.Le club Annonciation lance un défi aux clubs suivants pour une partie devant être jouée le 18 courant: Saint-Arsène, Tétreaulti-ille, Nord Indépendant, Cardinal, Saint-Jerome, etc.Informations, Geo.Peel et, L’Annonciation, comté Labelle.-—-—4^—•— 'RAID A UNE SÉANCE DE B
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