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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 13 août 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-08-13, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 190 MONTREAL, MARDI 13 AOUT 1918 DEUX SÛÜ$1E 1MUMËRO' Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.82 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration:] 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES t ADMINISTRATION: Mwn74Sf RÉDACTION* - Main 7460' Directeur ; HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS I SCANDALE DE GUERRE?L’affaire de la “British Cellulose” Doux dépêches, Tune au Star d’hier soir (page 14), l’autre à la Gazette de ce matin (page 8), jettent cpiekiue jour sur une affaire dont on s’occupe de ce temps-ci en Angleterre et qui pourrait bien aboutir à un scandale retentissant.C’est celle de la British Cellulose Company, compagnie fermée, dont parmi les principaux actionnaires il y a le fils du ministre des colonies, M.Long, des gens de la maison d’armements Vickers, des fonctionnaires supérieurs anglais, notre ancien ministre de la iMilice, sir Sam Hughes, son l'iis, le général Carnet Hughes, un ancien militaire canadien, le coltmel Grant Morden, et d’autres personnes qui se disent de nationalité suisse et se sont jadis fait représenter à Londres, selon le Chronicle, par des Allemands naturalisés.# * * La British Cellulose Company fabrique de l’acétate de cellulose pour enduire les ailes des aéroplanes.C’est, au dire des techniciens, uu produit d’une grande importance pour la réussite de la campagne aérienne anglaise.D’abord lancée en 1916 par Grant Morden, “membre de Tétat-major du général Sam.Hughes alors que ce personnage, de réputation peu enviable, était ministre de la Milice au Canada”, écrit le Chronicle de.Londres, cette compagnie a fait depuis des affairas d’or; à tel point que, récemment, les actionnaires de la première heure reçurent pour chaque part de capital-actions d’une valeur initiale de 12 sous une part de capital-actions évaluée à 872 (£14.1üs).“Si des boulangers eussent fait de telles affaires”, écrit le Times, “il n’y aurait pas de longue discussion; tout cela se réglerait à la lanterne du prochain coin, — it would have been sufficient to end the matter on the lamp post.” Toute l’affaire semble d’un caractère assez louche.L’échange du capital-actions de 12 sous pour du capital-actions de §72 la part n’est qu’un des détails de l’affaire, si c’est le plus étonnant.On s’explique assez mal, dit le Chronicle, l’intérêt qu’ont maintenant dans la British Cellulose Company le capitaine Eric Long, fils du secrétaire d’Etat pour les colonies, l’honorable Walter Long, et porteur de 400 actions chacune d’une valeur initiale de 12 sous, échangées contre autant d’actions, chacune d’une valeur présente de 290 shillings, le général Garnet Hughes, “fils du redoutable Sam Hughes” et administrateur général conjoint de la compagnie, dont l’associé à la direction des affaires de la maison est un docteur Soller qui se donne pour Suisse et dont le nom révèle assez que ce pourrait bien être un Suisse allemand; d’autant qu’il y a déjà dans l’affaire des gens qui s’appellent Dreyfus, Isaacs, Kitzne-ger et Respinger, ce-qui n’est pas précisément des noms anglais ni français.Sir Sam Hughes lui-même détient 1000 parts du capital-actions originaire de 12 sous, valant chacune, aujourd’hui, §72, d’après le Chronicle.; c’est-à-dire que sa mise de fonds intiale de §120.vaut sur le marché présent la jolie somme de §72,000.Cela pourrait à la rigueur expliquer en partie l’intérêt manifeste que portent à la poursuite de la guerre ce bouillant militaire et ses a^is.A part les méthodes financières de la compagnie, ce qui intéresse le public anglais, dit la dépêche d’hier au Star, c’est le traitement de faveur extraordinaire qu’a reçu des différents ministères anglais la British Cellulose Company, depuis sa fondation.Cela n’est peut-être pas étranger au fait que deux fonctionnaires supérieurs 'de la commission gouvernementale de l'économie du pétrole, M.Small et le colonel Mulli-ner, détiennent à titre personnel 1,200 parts du capital-actions originaire de 12 sous changé en valeurs de §72 Tunité.* * * Une commission parlementaire enquêtera sur toute l’affaire de la British Cellulose ; nous saurons peut-être avant longtemps s’il y a dans le Dope Case, ainsi qu’on l’appelle déjà en Grande-Bretagne, un scandale du genre de celui de l’affaire Marconi, étouffé quelques mois avant Ta guerre.Entretemps, le cinquième rapport du comité des dépenses nationales dont la Gazette reproduit ce matin de larges extraits d’après le London Post souligne de façon intéressante les énormes dépenses faites, hors de la surveillance de TEtat, par la British Cellulose ; la majoration du capital-actions qui a passé en quelques mois de $600,000 à §10,500,000; l’échange de chaque part de 12 sous pour 14 actions et demie de §5 chacune; l’interdiction à toute autre compagnie anglaise d’importer de Tacétate de cellulose en Grande-Bretagne, ce qui assure le monopole des contrats de guerre à la British Cellulose et met le ministère à la merci de celle-ci; et l’infériorité de ses produits à ceux des Usines du Rhône, à Lyon, en France.Il y a là des indices assez clairs de ce qui s’est passé dans la coulisse.Mais, à la faveur de la guerre, des menées louches supprimeront-elles les révélations sur la British Cellulose, tout comme, il n’y a pas si longtemps, le silence s’est fait soudain autour de l’affaire Marconi, où de hauts personnages politiques anglais s’étaient brûlés les doigts?Georues PELLETIER.CHRONIQUE MUNICIPALE DES RESERVES.— UNE LETTRE DU Dr STYLES.— DANGERS CACHES.—ENCORE LES ABATTOIRS.Le secrétaire des Affiliated Baby Welfare Centres, le docteur Styles, est animé d’un zèle excellent dans la lutte contre la mortalité infantile.Malheureusement, il lui arrive de confondre le directeur du bureau d’hygiène, à qui on ne niera pourtant pas de très louables et cle très heureuses initiatives pour le sauvetage des nourrissons, avec la mortalité infantile elle-même et de porter des bottes à celui-là avec la même vigueur qu’il en porte à celle-ci.Nous avons déjà eu occasion de regretter que les Baby Centres et leur secrétaire en tète, ou plutôt, leur ancien secrétaire — le docteur Styles a donné sa démission qui ne prendra effet cependant que cet automne — mêlassent des personnalités dans la répartition des subsides municipaux, ce qui équivalait, en dépit de leurs protestations dont nous ne contestons pas lasincérité.à soulever les préjugés, à diviser les forces luttant contre Tennemi commun et à augmenter les chances de succès de celui-ci au grand dam des petites vies qui ont tant besoin, surtout dans la période de Tannée qui leur est le plus funeste, de tous les efforts, de tous les instants et de foute la sollicitude de ceux chargés, volontairement ou par fonction, de les protéger.* * * Avec ces réserves, nous sommes très à Taise pour admirer le zèle désintéressé dont a fait preuve le docteur Styles et qui, sans doute, fcn vaudra les regrets sincères du groupe à qui il a prêté jusqu’ici son concours.Il a fait et fera encore, espérons-le, beaucoup pour la propagation de l’hygiène, mettant à contribution non seulement sa science de médecin mais son talent d’écrivain, car il écrit — en anglais — avec correction et élégance et ne perd pas une occasion de traiter une question d’hygiène dans une courte lettre ou un article, toujours au point, énumérant sous une forme caustique ou spirituelle, qui sent son Irlandais à une lieue à la ronde, des arguments qui frappent par leur plausibilité.C’est un propagandiste né.Nous as^ms signalé naguère sa lettre parue dans America sur les familles nombreuses où il montrait, le vide, la tristesse et la ruine précoce, non pas seulement du foyer sans enfant, qui tout en étant une mode très répandue, n’est pas la plus générale, mais du foyer de peu d’enfants.Tout récemment, dans une communication d’un autre genre, inspirée uniquement par le souci de la prophylaxie et insérée dans la Gazette il pestait contre le mode plutôt sommaire de rinçage des verres et autres ustensiles employés par les marchands de boissons glacées.Ils nous semble que.dans ce cas du moins, les avis qu'il adresse aux autorités du bureau d'hygiène, tant provincial que municipal, sont justes.Pourquoi faire de la prophylaxie coûteuse quand celle, qui ne demande aucune dépense, mais seulement un peu de réglementation et de surveillance est négligée?Les hygiénistes nous racontent que la plupart des maladies sont communiquées par des germes qui pullulent à la faveur de la malpropreté; or, est-il vraiment rien de plus sale que la plupart de ces “fontaines" ?Peut-il exister un foyer de contamination plus terrible ?Sans doute, point n’est besoin d'alarmer inutilement ccbx qui se livrent à l’amusement inoffensif de sucer une boisson frigorifiée de couleurs diverses avec une paille.Elle vaut cent fois mieux que la boisson alcoolique, au point de vue de la santé, mais d’un autre côté* faute des précautions nécessaires dans la manipulation des ustensiles où elle est servie, elle peut être la source d’une foule de maladies et surtout de ces maladies vénériennes qui font la honte et la ruine des familles, même quand elles atteignent une victime innocente.La réglementation la plus prévoyante, même celle qui interdit comme le veut Tavant-projet du conseil supérieur d’hygiène, de travailler dans des endroits où Ton prépare, cuit, mélange, boulange, expose, embouteille, emballe, manipule, fabrique et offre en vente ou vend des denrées alimentaires ou des boissons, aux personnes at-teintes de lésions vénériennes com-muniquables n’empêchera pas que dos malades viennent se faire servir au comptoir.La paille — la “ paille ” en papier, qui a remplacé Tautre, qui coûtait trop cher — ou le chalumeau, pour lui donner son nom le plus savant, est déjà une protection, un progrès, mais cet instrument ne protège pas totalement contre la malpropreté.Il ne dispense pas toujours de Tusage de la cuillère, et d’autres préparations glacées ne se boivent pas, mais se mangent.Il est donc évident qu’on ne saurait exagérer les mesures sanitaires contre certains endroits d’autant plus dangereux que le brillant des miroirs, le luisant de Tonyx des prétendues fontaines, la blancheur des tabliers des garçons et l’immaculé des bonnets des filles donnent l’illusion de la plus trompeuse propreté.Derrière ces meubles luxueux, on trouve, très souvent, croupissante et sale dans un bassin, une eau qui n’a rien du jaillissement que le nom de fontaine semble évoquer.C’est, comme le dit le docteur Styles, dans cette eau stagnante que Ton passe très sommairement le verre ayant servi à un client avant de le reporter, débordant d’une écume savoureuse, devant un autre client qui ne se doute pas du foyer d’infection auquel il va faire grandes lampées.*• * * Sans doute, toutes les maisons ne sont pas tenues de la sorte, pas plus que nous n’ayions raison de croire que la surveillance des autorités d’hygiène a été nulle jusqu’ici.Mais il suffit de savoir, pour les besoins de la démonstration, qu’il en existe encore quelques unes, et des plus achalandées, où les verres restent encore soumis à ce rinçage sommaire, pour qu'il vaille la peine d’attirer l’attention des autorités du bureau d'hygiène.Le docteur Styles observe opportunément que ces boissons se vendent assez cher pour que Ton puisse exiger des marchands qu’ils fassent usage de gobelets parafi-nés et individuels.D’autant plus que depuis peu de temps, en vertu d’une ordonnance du contrôleur des vivres, aurait-il pu ajouter, ces prétendues crèmes n’en contiennent qu’une proportion infime.Voilà, nous semble-t-il, une forme de réglementation qui s’accorde avec la logique et facile à mettre à exécution.Que l’on ordonne aux marchands rie faire usage de gobelets individuels, à la place des verres que la crasse rend opaques et qui sont hâtivement trempés dans un baquet d’eau sale et soumis à un essuyage rapide avec un torchon, tout ce qu’il y a de moins individuel.LES ABATTOIRS Encore un mot sur cette question qui, hélas ! reste toujours à Tordre du jour, et à toute heure de la journée et de la nuit.Les noctambules qui, par hasard, se trouvaient, lundi matin, vers les les deux heures, près du parc Lafontaine, ont dû constater que les émanations septiques des fondoirs se manifestaient avec une telle intensité qu’elles atteignaient les limites extrêmes de eet endroit, situé à un bon mille des abattoirs et défendu par de nombreuses rangées de maisons.Si la compagnie est enfin acculée dans la lutte que la ville lui livre depuis si longtemps, elle faisait comme la bête puante et se vengeait de son agresseur en l’empestant de toutes ses forces.M.Décary laisse répéter aujourd’hui par les journaux que Tulti-matum signifié à la compagnie expire jeudi, et que si elle ne s’est pas rendue à l’injonction de la ville d’ici cette date, la commission administrative prendra pour la faire décamper des mesures énergiques exceptionnelles.Nous confessons, d’ailleurs, en toute franchise, que notre étonnement serait grand si la compagnie n’obtenait quelque nouveau sursis, car.en somme, il y a des années qu’il est entendu qu’elle doit déguerpir ; mais de sursis en sursis, de compromis en compromis, de moyens dilatoires, en moyens dilatoires.elle a réussi à empester depuis lors une nouvelle génération, et il n’est pas sûr qu’elle ne compte pas faire de même d'une troisième.Nous avons hôte d'être rendu à jeudi pour voir Concordia prendre ses foudres.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR.Dès que nos deux sont rajeunis, Volent des centaines de lieues.Dans le beau soleil du matin Qui dissipe déjà les brumes, Elles fouillent du bec leurs plumes Luisantes comme du satin.La conversation s’engaye; Continuel gazouillement Qui roule musicalement: C’est un chant bien plus qu'un [langage.Qu’ont-elles donc à se conter?X’ayant pas de journaux pour elles, Elles ignorent les nouvelles Et ne peuvent les commenter.Ce sont leurs petites affaires Qui les occupent, comme nous.—“Combien d'enfants?— Cinq.— Penh! — Et vous?—Quatre soeurs, madame, et trois frères! —Sept, alors?Et c’est, à vous voir, Une.première.tentative?—Oui, madame.— Si jeune! Vive Votre tendre époux à l’oeil noir! —Tenez, regardez par la porte: Sont-ils adorables?sont-ils Mignons, charmants, fins et gentils?N’ont-ils pas la taille assez forte?¦—Mais c’est qu’ils ressemblent aux miens! —Ont-ils ce joli gosier rose?—Exactement la même chose! —On trouve toujours beaux les siens! —Voyez-vous mon mari qui plane?Je tremble de la peur qu’il eut Quand, l’autre jour, il lui fallut Croiser ce sale aéroplane!.” Mais voici des cris d’affamés: On réclame dans la famille! La mouche heureusement fourmille Et s'attrape les yeux fermés! Elles montent dans l’air limpide, Et gobent, gobent à plein bec, Puis s’en reviennent vite avec De quoi corphler l’horreur du vide! Elles remonteront toujours, Elles redescendront de même.—Ah, mon Dieu! faut-il qu’on les aime Les fruits bénis de nos amours! Albrrt L0ZEAU.POUR L’APRES-GUERRE TRAVAIL D’UNE COMMISSION DU SENAT PROPOS D’HIRONDELLES Près de leurs petites maisons, Tout en surveillant la couvée Qui sera bientôt élevée.Les oiseaux se disent : jasons! Ce sont des hirondelles bleues, Qui, pour retrouver leurs vieux [nids.A une séance du Conseil privé du Canada tenue le 26 juin 1915, moins d'une année par conséquent après le commencement de la guerre, le premier ministre déposait un rapport sur la nécessite d’organiser les forces économiques du pays en vue du rajustement des choses à la fin de ce cataclysme, laquelle ne semblait pas alors devoir être encore aussi éloignée.Ce rapport du premier ministre se terminait par des conclusions qui furent adoptées par le Conseil privé, ce qui fournit une base officielle à la constitution d’une commission spéciale qui devait naître près d’une année plus lard, au Sénat, sur une proposition de 'M.iBéique, qui demandait, en jargon parlementaire: “Que soit institué un comité, composé de neuf membres de cette honorable Chambre, seul ou conjointement avec un Comité semblable de la Chambre des Communes, pour s’enquérir des mesures prises, ou qui devraient être prises pour promouvoir en ce pays les intérêts de l’agriculture, de l’industrie et du commerce, aussi bien durant la guerre qu’après la guerre; ce comité devant se composer des honorables messieurs Bolduc, Loughèed, Dandurand, Edwards, Bostock, 'Ross, Taylor et du proposeur (M.Béique) et devant faire rapport de temps à autre à cette Chambre.” Cette motion fut votée le 6 février 1917, et selon qu’il y était engagé, le comité a présenté des rapports partiels dont le troisième vient d’être publié à l’Imprimerie de TEtat.On y trouve ouelques données intéressantes que nous nous proposons de faire ressortir ici, sans prétendre ne rien oublier ou négliger d’essentiel et dans le seul but de répandre la connaissance des faits et idées qui y sont rassemblés.* * * Quels motifs alléguait le premier ministre pour établir la nécessité de créer la nouvelle commission, et quelles directions entendait-il donner aux travaux des commissaires?Le mémoire du Conseil privé nous éclaire là-dessus.Commençant par souligner Tim-portanee d’augmenter la production agricole, sir Robert Borden déclarait ensuite: “Il importe (a) d’améliorer les méthodes de production en vue d’obtenir un plus grand profit pour le producteur; (b) d’aider à atteindre ce but au moyen d'un enseignement efficace et de démonstrations appropriées; (c) d’augmenter l’étendue de terres en culture; (d) d’attirer une classe d'immigrants qui contribueront à former une population agricole nombreuse et stable; (e) d’activer et encourager la coopération parmi les produ- tcurs; (f) de voir à Tétahlissemcnt d’entrepôts frigorifiques et d’abattoirs.Ceci pour ce qui est de la production.Mais les notes du premier ministre ne s’arrêtent pas là: ce n’est pas tout d’obtenir le produit, il faut le vendre, et c’est la question des marchés que pose le rapport, dans les termes suivants: “La grande étendue de territoire compris dans le Dominion donne lieu cà des problèmes-tout spéciaux concernant: (a) la distribution des produits sur nos marchés domestiques et le commerce qui s’établit ainsi entre les diverses provinces et leurs villes respectives; (b) le transport des produits à nos ports nationaux d’où ils doivent être expédiés à leur destination à l’étranger; (c) leur transport au marché auquel ils sont destinés à l’étranger.Les deux premiers alinéas soulèvent la question des chemins de fer, et le dernier celle des transports maritimes.On verra plus loin comment le premier ministre répond à ces points d’interrogation.Avant cela, cependant, il touche au problème' des intermédiaires.Nous continuons de citer le texte français du Troisième Rapport, que nous avons sous les yeux : “Le premier ministre déclare que, dans la mesure où les conditions le permettent, il est d’intérêt public qu’avant d’être exporté le produit soit fabriqué au Canada sous la forme qu’il revêt pour être vendu au consommateur ou être employé.C’est ainsi que seront encouragées et se développeront les industries qui dépendent de Tagri-culture et qui peuvent réussir dans le Dominion.” Ainsi et de par le tarif, pourrait-on ajouter en passant; car les manufacturiers sont bien d’opinion qu’il ne suffit pas de compléter la fabrication d’un produit national, et qu’il faut encore combattre la concurrence des pays voisins.Mais nous entrons là sur un autre terrain.Nous disions que le premier ministre s’est préoccupé du problème des intermédiaires; voici dans quels termes: “Il convient d’étudier attentivement les questions importantes qui se rattachent à l’écoulement des produits alimentaires, d’examiner aussi à quel temps et par quelles méthodes cet écoulement peut le mieux s’opérer.Il ne faut pas oublier, non plus, ce que peut faire l’union des producteurs entre eux.et l’importance de réduire le grand écart qui existe actuellement entre le prix (pie reçoit le producteur et celui que paie le consommateur.” Cette dernière ligne pose nettement le cas, et celui-ci ne manque pas de gravité, comme on s’en rend compte facilement.Une personne d’expérience nous racontait dernièrement avoir rencontré dans Tune de nos campagnes un agent de “machines agricoles” d’une compagnie quelconque, lequel lui avouait faire d’excellentes affaires.“Ainsi, disait cet homme, je n’ai encore vendu qu’une seule machine aujourd’hui, et cela me donne vingt piastres de commission.—Vraiment, demanda le visiteur, et je suppose que vous êtes le premier intermédiaire, entre la Compagnie et l’acheteur?7—Oh non, répondit l’agent, je ne suis que le troisième: deux autres avant moi prennent leur commission, supérieure à la mienne.Le voilà, le “grand écart”, comme dit le document officiel, entre ce cpie paie le consommateur et ce que reçoit le producteur.Des instruments aratoires, pour excellents et indispensables qu’ils soient dans la plupart des cas, n’en reviennent pas moins beaucoup trop cher aux fermiers; et il est reconnu que c’est là l’une des causes les plus fréquentes d’insuccès dans la culture, de dé-couragement^, et comme conséquence fatale, d’émigration aux Etats-Unis ou à la ville.Sous prétexte de longs délais pour le paiement, on majore le prix de vente dans des conditions qui feraient bondir Topinion si elles étaient connues.Et il est à noter que les compagnies se tiennent entre elles, et refusent de baisser leurs prix mêmes pour les associations coopératives leur offrant de fortes commandes entièrement payées au comptant.C’est la classe agricole, base même de Ta vie économique du pays, mise en coupe réglée, par les gens dont M.Cockshutt est en Chambre le défenseur si autorisé.On conçoit que les Grain-growers et le docteur ¦Clark ne partagent pas toutes ces opinions intéressées.Revenons aux considérants du premier ministre: “La Commission projetée devrait, dès maintenant prévoir le retour au 'Canada, une fois la guerre terminée.des soldats canadiens qui I défendent vaillamment notre Em-! pire au delà des mers, et se préoccuper de l’immigration probable au Canada, quand la paix aura été ré-I tablie, d’autres soldats anglais et | d’hommes faisant actuellement partie des armées alliées.” Voilà pour rétablissement des | soldats et l’immigration; vient en-! suite le gros problème des chemins ! de fer: “‘L’achèvement prochain de deux nouveaux chemins de fer transcontinentaux ne constitue pas le moindre élément du problème de notre transport.Leur construction, selon qu’il a été dit au Gouvernement, a devancé de beaucoup le temps où le Dominion pourra fournir le trafic voulu pour les lignes principales; d’autre part, des parties importantes de la région récemment colonisée manquent des communications que leur eussent procuré des lignes d’embranchement, telles qu’en comporterait un système de voies ferrées établi après une étude plus approfondie.'Les conditions qui existent à l’heure présente réclament l’attention de la Commission.” Il, nous paraît que c’était trop demander à une commission déjà chargée d’enquêter sur la production agricole, les moyens de la transporter tant au pays qu’à l’étranger, et la préparation de J’après-çuerre.C’est ce qu’on semble avoir compris de part et d’autre.car la commission a négligé la nationalisation des chemins de fer, heureusement, pour s’en tenir à son enquête agricole surtout.Nous verrons comment elle s’en est acquittée.Ernest BILODEAU» BLOC-NOTES L’aventure de Kerensky L’ancien ministre russe a eu son heure de célébrité, pas plus tard qu’il y a quelques semaines, où il embrassait, en pleine manifestation ouvrière, un chef travailliste anglais tout embarrassé de cette accolade.Il fut un temps où tout le monde, chez les Alliés, jurait par Kerensky, — où il recevait des messages de félicitations de Lloyd George lui-même.Autre temps, autres dispositions : ne voilà-t-il pas que le gouvernement anglais refuse des passeports à Kerensky désireux de visiter l’Amérique et d’y faire une abondante récolte de piastres, — indice assez certain de ses origines ethniques.Voici maintenant qu’on l’accuse d’être d’extraction allemande, de ne pas être un ennemi des Allemands, d’avoir favorisé Lenine et Trotzky, et d’n voir été lié avec un espion teuton de haute envergure, bien qu’il connût ce qu’était celui-ci.Ceux qui, hier, ont adoré Kerensky, le maudissent aujourd’hui.Il fallait s’y attendre.On nous en a fait gober de toutes sortes, depuis quelques années, et il se trouve que, de temps à autre, on nous a donné comme de grands hommes de piètres et piteux personnages.Ceux qui se sont fait traiter de pro-Allemamls parce qu’ils accueillaient Kerensky et ses déclarations avec une méfiance avisée tiennent aujourd’hui leur vengeance.Eux aussi ?Un académicien français s’est avisé un jour, dans VEcho de Paris, — les Annales reproduisirent scrupuleusement son article, quelques mois plus tard, — de trouver des Peaux-Rouges et des descendants cle Mohicans parmi les troupes canadiennes.Le Morning Post de Londres, pour ne pas être en reste avec son confrère de “Paris, vient à son tour de découvrir d’autres Peaux-Rouges parmi les armées américaines.Un des collaborateurs cle ce journal anglais a noté tout récemment que Te type indien prédomine chez les soldats américains en Europe et que presque tous portent les caractéristiques de Taborigène.Un autre chroniqueur anglais estime que l’apparence indienne des troupiers américains a pour cause leurs ancêtres ifidiens.“Dans les Etats du centre de la république américaine”, écrit le même auteur que cite en le raillant le New-York Post, les mariages avec des survivants dés dernières peuplades indiennes ne sont pas rares”.Ainsi, après nous, les soldats américains passeront pour avoir parmi leurs ancêtres des Iroquois, des Sioux, des Mohicans, des Onontagués, des Cris, des Montagnais et le reste.Ces chroniqueurs d’Europe sont parfois des ethnologues renseignés jusqu’à la fantaisie.Mais peut-être, après tout, se rappellent-ils que de vieilles familles américaines se font gloire de compter parmi leurs ancêtres imaginaires Pocahonta et d’autres Indiennes du XVile siècle et croient-ils réellement plaire aux Américains en voyant de l’Indien dans les traits des soldats de Pershing.L’erreur est excusable.Rognons sautés Le Law Journal de New-York, édition du 23 juillet dernier, relate plusieurs arrêts de tribunaux relatifs à un singulier dîner que fit en août 1916 un New-Yorkais, M.Dudley Barrington, au grand hôtel As-tor.Ce soir-là, d’après le Law Journal, M.Barrington commanda du rognon sauté à l’un des garçons de table de la grande hôtellerie.On le lui apporta et il en prit une fois; quand il retourna au plat, il y trouva la moitié d'un* souris, — parfaitement, une souris camouflée, selon l’affreux néologisme à la mode, qui s’impose cette fois-ci.— et, en regardant de plus près, il vit Tautre moitié dans son assiette.On devine Te reste.Le gourmet en fit une maladie, passa huit jours au lit, intenta des procédures judiciaires à l’hôtel, obtint §1,000 de dommages exemplaires devant un premier tribunal, vit par la suite un deuxième tribunal annuler le verdict, après quoi, enfin, un troisième tribunal confirma le premier arrêt, disant que “lorsqu’un client, dans une hôtellerie, demande du rognon sauté, il a droit de s'attendre à ce qu’on ne lui serve pas de la souris sautée”.Ainsi en a décidé, paraît-il, le magistrat Dowling, au grand sou- lagement des habitués des hôtels américains.Le chat a souvent figu-1 ré au menu de certaines auberges sous Je nom de lapin sauté,, civet de lièvre et sous d’autres étiquettes aussi alléchantes et aussi mensongères.Il était logique qu’après le chat, la souris eût son tour.Mais il appert que le client peut avoir aussi le sien, surtout après le choei désagréable qu’il éprouve des fois, comme Ta expérimenté M.Barrington.Les hôteliers américains pourront maudire le magistrat Dowling.Mais, comme l'écrit un plaisant' new-yorkais, “Pas de souris dans nos casseroles", c’est une devise qui ralliera tous les Américains’*,.j et beaucoup de Canadiens aussi, ài qui Ton en fait manger de belles, chez nous, dans des restaurants où pourtant on leur apporte une jolie l note à la fin du moindre repas.Origines embarrassantes Se rappelle-t-on tout le tapage' fait dans la presse, au parlement et devant les tribunaux anglais, par le député Billings, champion du: “ patriotisme intégral ”, à ce que I disaient ses amis, et qui fit un Joli! chahut autour d’un prétendu scan-1 dale allemand compromettant du ; coup 47,000 Anglais, à commencer par la famille Asquith ?Billings, il* y a quelque temps, demandait la défranchisation de tout Anglais d’origine allemande la plus reculée j fût-elle.Or, le Daily Chronicle, de1 Londres, vient de mettre Billingsi dans des draps embarrassants,; Cette feuille publie, en effet, desi documents authentiques, démon-* trant que la femme même de Bü-lings est d’ascendanca teutonne son père s’appelait Theodore Schweitzer, fils de Richard Schweitzer, maître de poste àL Dantzig, Prusse, et sa mère naquit en Allemagne, du mariage de Frau Schmidt, sujette allemande, bien qu’exerçant le métier d’hôtelière à Cardiff, dans le pays de'Galles.Il apparaîtrait même que le père dei madame Billings, né Prussien, res-j ta Prussien toute sa vie, n’ayant ja-j mais été naturalisé.Le député BU-' lings, la prochaine fois qu’il pa-i raîtra en public pour y faire du.loyalisme à outrance, aura quelques î explications à donner là-dessus.Le coupable D’après le Journal-Press d’Ottawa, le Star, de Toronto, aurait insidieusement encouragé les soldats de retour du front à se livrer à toutes sortes d’excès, eu leur disant que le gouvernement les traite, mal.Par ailleurs, les soldais qui firent le désordre qu’on sait ont* censuré le Globe et le Mail, coupa- j blés de leur avoir rappelé que Je! public ne tolérerait pas l’anarchie,f d’où qu’elle vînt.Le Journal-Press est d’avis que les manifestants de ces semaines^ci ont eu tort sur toute la ligne.C’est aussi Tim-pression de presque tout le monde ; mais il y a cette différence que Je ! Journal, ayant excusé jadis les manifestants du Russell House, est aujourd'hui en singulière posture pour blâmer l’esprit dont ont témoigné récemment des soldats de Toronto.Il a encouragé le vent comment peut-il protester contre la tempête ?Nos effectifs D’après le Soleil, “ nous avons, de l’aveu même du ministre des informations publiques.240,000 hommes en Grande-Bretagne et 60,-000 recrues à l’entraînement au Canada, par conséquent de quoi fournir les renforts démontrés par l’expérience nécessaire, les 65,000 hommes annuels pour maintenir pendant trois années les effectifs de notre armée de 120,000 hommes au front ”.la; ministère ne peut donc maintenant, continue le Soleil, arguer des nécessités militaires pour dépasser la levée de 100,000 hommes autorisée par la loi de conscription.“ Si le cabinet était tenté de renouveler cette manoeuvre, nous croyons que cette fois il trouverait devant lui un parlement fort peu disposé à avaler cette couleuvre.” Le journal de Québec est un peu trop crédule.Nos députés peuvent faire n’importe quoi, nous lé savons.Au surplus, un simple arrêté ministériel peut, d’après les magistrats de la Cour suprême, décréter cette nouvelle levée.Il ne convient donc pas d’être trop certain que le cabinet s’en tiendra aux effectifs actuels, ni qu’il convoquera le parlement, préalablement à toute nouvelle levée d’hommes.Tout arrive, nous le savons, surtout de ce temps-ci.G.P.Le soldat et les journaux Il ne faut pas oublier que le volontaire, le conscrit, le soldat, le marin et l’aviateur canadien-français, désirent tous lire des journaux du pays.Pour permettre à ceux qui ont des parents ou des amis dans les camps canadiens ou anglais ou dans la marine de leur envoyer un journal de chez nous, le DEVOIR accorde un abonnement à taux réduit — 25 sous par mois.L’adresse peut en être changée aussi souvent qu’on le veut ; et, le cas échéant, l’administration du DEVOIR enverra son journal à des soldats dont les oeuvres de guerre canadiennes-françaises lui fourniront les noms et les adresses.UwssasœsssffiBss $ r, 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 13 AOUT 1918 VOL.IX, No llJi) LES BOCHES INNOVENT f/.V SOUS-MARIN ALLEMAND ATTAQUE UN POSTE DE GARDES-COTES ET UN PHARE EN RE PANDANT SUR LES EAUX UNE HUILE QUI DEGAGE DU GAZ ASPHYXIANT.NOS CONTRATS DE GUERRE LE GOUVERNEMENT DONNE LES CHIFFRES OFFICIELS DES yCOMMANDES ACCORDEES AU CANADA PAR LE BUREAU IMPERIAL DES MUNITIONS.— 450 USINES DE GUERRE CHEZ NOUS._________ Ottawa.13.— Un communiqué officiel publié par le gouvernement établit les différentes operations du Bureau impérial des Munitions au Canada.La valeur totale des contrats d’obus, de la matière premiere et de tous les autres matériaux s’élevait au 31 mai dernier à a somme de f?l,200,000,000.A la même date, le bureau avait déjà payé pas moins de $1,000,000,000.Le nombre total des obus faits au Canada jusqu’à la fin de mai est de 59,390,000, ce qui représente une ___ ____________________ _ somme totale de $604,300,000.Gcs | front ouest, et garde son efficacité obus sont de tous les calibres.Le ! pendant 40 minutes, ministère des Munitions anglais a | Aucun des hommes qui furent at dépensé au Canada 15 pour cent de teints par le gaz n’est mort, la somme totale qui a été votée en1 •- ‘ ’ 1917, ce qui représente une dépensé énorme lorsqu’on sait la quantité d’obus que fait la Grande-Bretagne et les commandes qu'elle a données aux Etats-Unis.Un communiqué du Cabinet, de guerre impérial pour 1917 dit d’ailleurs : “La contribution du Canada au cours de la dernière année (Service do la Presse Associée) Washington, 13.— Un sous-mn-rin allemand s’est servi de gaz dans une attaque qu’il fit, samedi soir, contre le poste des garde-côtes et le phare de î’ile Smith, situés au large de la Caroline du Nord, et 0 hommes ont été asphyxiés.Tel est le communiqué fait hier soir par le ministère de la marine.Ce gaz se dégageait d’une huile répandue par le sous-marin sur la surface de l’eau, à trois endroits près de l’ile, chacun d’environ un acre.Il a beaucoup de similitude avec le gaz dont les Allemands se servent sur le Voici le texte du communiqué : “Le ministère de la marine a reçu une dépêche du commandant Charleston, S.C., du sixième district noval.La dépêche annonce qu’une attaque au moyen de gaz a été faite sur la côte de la Caroline du Nord, vers 5 heures, samedi après-midi; avec le résullat qu’elle a empêché de travailler pendant quelque temps tout le personnel du LE LORD-MAIRE DE DUBLIN À M.WILSON Le message dont l’avait chargé la conférence irlandaise, est transmis au président des Etats-Unis par l’entremise de l’ambassade américaine—Ce que dit le document.a été frappante.Quinze pour cent _ .des appropriations totales du mi- poste des garde-côtés et du phare, nistère des Munitions ont été dé- ; , “Près de quarante minutes après pensées dans ce pays au cours des J attaque, trois grandes taches d hut derniers six mois.Le Canada a ma- ^ ayant chacune une étendue de nufacturé toutes sortes d’obus.Le p us d un acre furent observées.Canada a fabriqué pas moins de 55 I Passaient au nord de I île pour cent des shrapnells qui ont ! Cette huile dont provenait immédiatement été envoyés en | P^Mement le gaz, devait avoir France ; 4 pour cent des obus de ! e.lc répandue par un sous-marin 4.5; 27 pour cent des obus de 6 pouces et une grande proportion de tous les autres calibres.En plus de ces envois d’obus, le Canada a envoyé outre-mer des composés de munitions, des propulseurs, de l'aluminium.du trinitrotoluol, du nickel, des matériaux d’aéroplanes, des machineries agricoles, des pièces de bois, des matériaux de chemins de fer, y compris 450 milles de rails pris sur les chemins de fer du Canada et envoyés directement en France’’.».Il y a actuellement 450 usines nui fabriquent des munitions au dans 'le voisinage de l’entrée du ca nal avec l’espérance qu’etle y entrerait avec la marée, mais heureusement la marée ne va plus loin que l’île.“Un rapport fut fait au colonel Chase, du corps d’artillerie de la côte, fort Caswell, N.C., par le ca pitaine Wi'Hard de Smith Island, après qu’il eut remarqué les effets produits par Je gaz.Six hommes furent asphyxiés.Il n’y a pas de-mort.Ce gaz ressemble A celui qui est employé sur le front occidental et il se maintient dans l’air pendant 40 minutes.Sa couleur de même que son efel sur les arbres et les ar- Canada.Sur ce nombre 150 s’oc- bustes n’ont pas été encore déter cupent plus particulièrement de ’ minés travailler l'acier pour obus et d’as sembler les parties qui leur sont fournies par le Bureau des Munitions.Trois cents autres usines font les parties d’obus qui sont envoyées aux usines de machineries qui font l’assemblabe complet.Le Bureau impérial des Munitions se sert chaque mois de 50,000 Cela donnera lieu à une enquête et un rapport sera fait.“Le fait fut rapporté par le colonel Chase au commandant du district naval.L’île Smith se trouve à l’embouchure de la rivière Cape Fear, près de l’entrée du canal qui mène à Washington, N.C.Le sous-marin allemand a été at à 80.000 tonnes d’acier et de 1,500,- taqué au large de> la Virginie par 000 à 2,000,000 de morceaux forgés.II a de plus procuré au Canada, de la part du gouvernement américain, des contrats par suite desquels les manufacturiers canadiens fabriqueront approximativement 11,000,000 d’obus et 13,000,000 de morceaux forgés.un destroyer américain qui se ser vit de 17 bombes puissantes qui frappent à plusieurs pieds sous l’eau.On n’a pas revi»le sous-marin et on a remarqué des taches d’huile sur la surface de Beau.Le rapport envoyé hier au ministère de la marine n’indique pas la dte de l’attaque.Hier le ministère a aussi reçu la nouvelle que quatre survivants de la goélette américaine “Katie Palmer” sont arrivés hier à New-Bed-! ford.La goélette a été coulée samedi soir au large du Nantucket et l’équipage monta à bord du sous-marin, qui est long de 300 pieds, possède un canon et transporte 60 homnies.Le capitaine aurait déclaré qu’il était équipé pour 6 mois.Deux autres vaisseaux ont aussi été coulés dans lés mêmes eaux: un vapeur anglais, le “Penistone”, 4,139 tonneaux, et un vapeur suédois, le “Sydland”, 3,031 tonneaux.Le premier a été coulé dimanche et le dernier, jeudi le 8 août.On n’a pas de nouvelles de leurs équipages.PAS DE RESULTAT MORTEL Wilmington, N.13.— Les nou- FUNÉRAILLES DE Mlle N.RAYMOND (Service de la Presse Associée) Saint-Hyacinthe, 13.— Les funérailles de ‘Mlle Nancy Raymond, fille de feu Rémi Raymond, ex-député, ont eu lieu lundi matin à 10 heures, en l’église -de Notre-Dame du Rosaire, au milieu d’un nom breux concours de parents et amis.Le deuil était conduit par ses neveux, M.Henri Raymond, gérani d’assurance de cette ville, M.Rémi Raymond, employé de douane à St Jean, (P.Q., M.Sabin Raymond, mécanicien dentaire, IM.Charles Rav-mond, employé à l’accise, M.Félix Raymond, M.J.N.Oubrule, manufacturier, le Dr Paul Cartier, exdéputé, employé à la douane, ces velles d’hier, reçues de Pile Smith derniers-île cette ville, M.Jacques- au sujet de l’attaque par le gaz, con-iî11:?!1110 .rJfer’ -^r.mand et Jacques firme les premiers rapports: aucune personne n’a souffert sérieusement.Des foules, ajoute-t-on, ont été em- Cartier, de St-Antoine de Richelieu.Un libera a été chanté en la cha- __________ _____________ pelle du monastère des révérendes | poisonnées par le gaz.Soeurs du Précieux Sang, par AL l’abbé Cadieux, chapelain?et le ser- COURTOISIE SURPRENANTE vice fut chanté à Notre-Dame par 1 M.l’abbé L.N.Raymond, profes C OltT» 0*11 Ç A t én n-• M sv .I ~ £ J._ Boston, Mass., 13.—- Deux sous-marins ont fait une incursion samedi sur le banc George, où nbmbre de goélettes vont faire la pêche.Trois ont été coulées: ce sont les goélettes “Mary Sennett”, “Oldtime” et “Cruiser”.Cette nouvelle a été apportée par l’ékuipage de la “May Sennett".On craint que les équipages des deux autres ne soient perdues.Hier aussi, est arrivé en cette ville l’équipage du vapeur danois “Sydland”, coulé le 8 août.Le commandant a été, paraît-il, très courtois.Il _ , _ __ __________ a permis au capitaine du “Sydland” Cour de police ici, aujourd’hui, pour de conserver tous les instruments répondre à l’accusation d’avoir eu i qui lui appartenaient et a permis cinq maris.Elle a admis s’être ma ; aux membres de l’équipage d’ap-riée en 1941.A cette époque elle ï porter avec eux tous les effets qui prit pour époux Charles Osborne, à, îcur appartenaient en propre.Le ca-Chatham.Osborne étant marié avec ! pitaine allemand exprima même au une autre, elle Je laissa en 1912 pour capitaine du “Sydland” son regret marier Henry Burleigh, à London.d’être obligé de couler le navire.Ln an plus lard, elle épousa Ernest i , .____________ Paddon.Ce dernier ayant disparu.! ^ GLERRt AUX GOELETTES elle le remplaça par Charles Bra-1 D’un port de seur au Séminaire, assisté comme diacre et sous-diacre de MM.les abbés .1.E.Ravmond, curé à Ascot Corner, et Basile Benoît, assistant chapelain à l’Hôtel-JMeu de cette ville.L’ABUS EN TOUT EST UN MAL (Service de la Presse Associée) Toronto, 13.— Une nommée Margaret Laquillo a été traduite en ham, de Jackson, l’Atlantique, 13 — 1917.Elle uuruera trnishJn«nd» !Les nouvelles annoncent que le elusion au pénitencier de Kingston.C,eS f?^,ettes coulées sur le ___________ ______ * banc George dépassé ce que i on croyait.Il y avait environ 25 goélettes qui faisaient la pêche à l’arrivée du sous-marin et au moins 18 ont été coulées, sinon plus, aux dires d’un matelot de la goélette “Kate Palmer”, qui a aussi été coulée.TOUT LOT qui n*est pas vendu dans le quartier Notre-Dame de Grâce ou dans le fameux "‘Lakeshoro District’* (Dixie, Dor val, Strathmore, Lake Breeze, Valois on Lakeside), peut être obtenu à MOITIE PRIX an ronr, de la Tente de notre 34e anniversaire (finiesant le 12 août), aux conditions faciles ordinaires, 10 pour cent comptant ot SS par mois, par emplacement à bâtir.Rien n’est réservé.Ce sont fies loto de choix, faciles d’accès, rrands.élevés, bien ni.velés, secs et améliorés.2)4 sous par pied carré, en montant.Tous les aven-tafres de la ville.Prêta à ceux qui, de bonne fel, veulent se bâtir un chex eei.remboursables comme loyer.Traaaport gratuit.Des autos sont à l’arrivée des trains anr rendez-vone.Les plana et les fascicules, chez les aeula agente s Vlarcil Trust Co.IM rue St-Jacquae.Montréal.Administrateurs, Exécuteurs - testamentaires.Fidéicommissaires.14 ans sens perte poar nos clients.NAVIRE HOLLANDAIS TORPILLÉ D’un port de l’Atlantique, 13.— (Bulletin.)—Le vaisseau hollandais Sommerstad, l’un de ceux dont le gouvernement américain s’est emparé, a été coulé par un sous-ma-j rin allemand, hier, au large de l’ile de Feu.Les 31 membres de l’équipage ont été amenés ici aujourd’hui .par un vaisseau-patrouille.Le Sommerstad.qui jaugeait 2,-500 tonneaux, portait une cargaison qu’il avait prise à un port Scandinave.L’équipage monta immédiatement dans les chaloupes et fut recueilli presque tout de suite.On ne sait si le navire a été coulé sans avertissement .- M.L.O’Neil, lord-maire, dans um: lettre à l’ambassadeur américain en Grande-Bretagne, rappelle que la conférence irlandaise de Dublin l’avait chargé de porter un message au président Wilson, niais que le gouveruement anglais a refusé de délivrer des passeports au porteur, si le message n’était pas auparavant soumis à lord French, lord-lieutenant et gouverneur général d’Irlande.Ne voulant, pas se soumettre à cette formalité qui n’est pas exigée par la loi, le comité irlandais a recouru à un autre moyen.Les lettres personnelles adressées au président Wilson étant transmissibles par le courrier de l’ambassade américaine, le message a été envoyé 'à l’ambassadeur américain, à Londres.La lettre dit que le message ne devait pas être publié avant le 4 juillet, date à laquelle on espérait qu’il sérail parvenu à Washington.LE MESSAGE A M.WILSON.Le document dit en substance: 11 y a un siècle et demi, lorsque les colonies américaines ont osé affirmer le vieux principe qu’un sujet ne doit pas être taxé sans le consentement de ses représentants, l’Angleterre a cherché à les écraser.Aujourd’hui, l’Irlande menace d’écraser le peuple irlandais s’il ne veut pas accepter non un impôt en argent, mais l'impôt du sang, malgré les protestations de ses représentants.Durant la révolution américaine, les champions de vos libertés ont fait appel au parlement irlandais contre l’agrcs-sion anglaise et ont demandé qu’on jugeât avec sympathie leur conduite.L'histoire dit quel a été le verdict.Aujourd’hui, c’est à notre tour de faire appel au peuple américain.Nous ne voulons pas de préambule plus convenable à cet appel que les mots mêmes dont vos ancêtres se sont servis pour s’adresser à nous: “Nous sommes désireux d’avoir pour nous la bonne opinion des hommes vertueux et humains.Nous sommes particulièrement désireux de vous exposer la véritable nature de nos motifs et de nos objectifs, afin que vous puissiez juger avec plus d’exactitude de notre conduite, et déterminer les mérites du différend avec impartialité et précision.” •Si l’Angleterre avait conscrit les Irlandais dans la guerre contre les colonies américaines, est-il certain que votre république jouirait de sa noble constitution?Depuis le parlement irlandais a été détruit par j des méthodes flétries par le plus | grand des hommes d’Etat anglais.L’Irlande qui n’a qu’un représentant sur six à la Chambre basse anglaise et un sur cent à la Chambre haute, est sommée par l’Angleterre de se soumetre à un décret inouï contre ses libertés.Dans la quatrième année d’une guerre commencée ostensiblement pour la défense des petites nationalités, un parlement dont le mandat est expiré depuis longtemps, a adopté une loi cons-crivant les Irlandais contre leur volonté.UN PRINCIPE DE SOUVERAINETE La loi de conscription soulève des questions qui dépassent de beaucoup le cadre de la politique intérieure, bille soulève le principe de souveraineté entre une nation qui n’a jamais renoncé à sou indépendance et une nation adjacente qui a toujours cherché à l’étrangler.Si l’Irlande se soumet à ce principe, elle doit se soumettre à un pouvoir usurpé, reconnaître la frauduleuse suppression de son parlement en 1800 et renoncer à toute prétention d’être une nationalité distincte.La question fondamentale du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est posée sous une forme aiguë.La question décidera si toute notre vie économique, sociale et politique doit être à la disposition absolue d’une autre race dont le seul titre à nous dicter des lois repose sur la force et la fraude.La nation irlandaise est plus ancienne que l’Angleterre et la plus ancienne de la chrétienté.Le titre de roi d’Irlande a été conféré pour la première fois au monarque anglais par un statut du parlement tenu en Irlande en 1542, alors que quatre seulement de nos comtés étaient sous la domination anglaise.Le ne sont pas les Anglais qui ont promulgué le titre et le parlement irlandais ne tient pas d’eux son origine.Toute aide militaire octroyée (iar ce parlement aux rois anglais était purement volontaire.Même quand le code pénal refusait la representation à la majorité du peuple irlandais, le service militaire ne leur a jamais été imposé.Rendant des générations, l’Angleterre a réclamé un contrôle sur les fonctions législatives et judiciaires, mais a renoncé tout à fait à ces i prétention en 1783 et a proclamé so-¦ lennellcment la souveraineté de la I législature irlandaise.Quand l’U-nion a été réalisée par l’achat du ; parlement irlandais, l’Acte d’union ; ne stipulait aucune obligation mi j iitaircj bien que la Grande-Bretagne j l’ait rédigé à son gré.Avant la des i (ruction du parlement irlandais, an j cune armée ou marine permanente n’était levée, et aucune contribution > n’était faite que sous forme de don, ! à la marine ou à l’armée anglaise, i H n’existait pas de loi au sujet de I la levée de conscrits et une telle i proposition était jugée inronstitu , tiounelle.Or, le 8e articie du traité j stipule: “ Foutes 'les lois en vigueur à l’époque de l’Union subsisteront maintenant par une loi établie, sujette seulement aux modifications et aux règlements que le parlement du Royaume-Uni croira exigés de temps en temps par les circonstances.Quand il n’y.avait pas en Irlande de loi du service militaire laquelle modification ou quel règlement “au sujet d’une telle foi peuvent entraîner une obligation légale ?Estce qu’une mesure contre la conscription, affectant les droit légaux et tervention.I/Irlande, n’ayant pas cette force, n’avait pas pareille garantie; et l’expérience nous a appris que l’on n’obtient pas justice (encore moins de la gratitude) d’un gouvernement hostile.Ce que l’Irlande donnera, il faut que ce soit une Irlande qui le donne.Le message fait ensuite allusion aux efforts que les autorités anglaises ont fait pour exciter les préjugés contre l’Irlande: le prétendu projet d’établir des bases sous-marines sur les côtes de ce pays, le débarquement d’un soldat sur le littoral de d’Irlande, dont il est question dans les récentes proclamations.L’histoire ne contient qu’un exemple d’un projet de profaner les cotes irlandaises, en les transformant en bases d’attaque contre le commerce international.Ce complot, relatif à des pirates turcs ou d’Alger, a été tramé par une vice-roi anglais, lord Falkland.Les calomnies de l’heure présente rappelle celles qui ont servi à couvrir des déportations dans des jours de panique moins ignobles.Olivier Plunkett, qui a été pendu pour haute trahison, a été dernièrement proclamé par le Saint-Siège un martyr digne de la vénération universelie.De même, les pères de la révolution américaine ont souffert du venin des gouvernements.S’ils avaient pu être traînés é Londres, quel sort auraient-ils subi?Et même la mort n’aurait pas mis leur réputation à l’abri du déshonneur.Trente ans se sont à peine écoulés depuis que les chefs irlandais ont dû répondre à de vagues accusations.Le complot est allé à vau-l’eau, à la confusion des persécuteurs, mais il est aussi facile d’échafauder de nouvelles accusations et de les appuyer de l’autorité de l’Etat.A chaque génération, la nation irlandaise est appelée à répondre à une nouvelle accusation, et à la présente réponse est donnée au tribunal du inonde.Nous avons une grande assurance que vous, M.le président, dont les exhortations ont inspiré aux petites nations le courage de défendre jusqu’au bout leurs libertés contre les oppresseurs, ne serez pas au nombre de ceux qui condamnent l’Irlande pour la détermination irrévocable de suivre fermement la route tracée, par une unité sans exemple d’opinion nationale et de droit national.Le message est daté du 11 juin.Outre le nom de Lawrence O’Neill, lord-maire de Dublin, président du comité, on relève au bas du document les signatures suivantes de représentants irlandais : Joseph Devlin, John Dillon, Michael Egan, Thomas Johnson, William O’Brien (tra vailliste), T.M.Healy,' William O’Brien, et Thomas Kelley et John MacNeill, au nom de de Valera et Griffith, déportés le 18 mai 1918, dans des prisons différentes, sans procès ou accusation, et privés de toute communication avec l’extérieur.LES ALLÉES ET VENUES DE SIR ROBERT (Service de la Presse Associée Canadienne) Londres, 13.— Sir Robert Borden a visité l’Amirauté, hier, et s’est ensuite entretenu avec sir Edward Kemp à propos des facilités de j.u i, , i transport des troupes canadiennes, ¦ië ^u e’ ^ A.^als" I Dimanche matin le premier minis- inn ia?°rit l^ier impunément ; tre a assisté à une parade d’église à 'm?,/?/,1!?1' 1,mportcr ln,Pl,ne-1 laquelle prenaient part huit mille t„_ arm®?^e.re810ns suspec- : officiers et soldats.M.Borden a re- )r,fc”IIîfilaCer** iV10!er *0lÿes i uüs quelques décorations aux sol-P/’1'1 jdlemdre leurs desseins, | jats ej s’est ensuite rendu au camp rin ,.t ma* M™ïee av.ecf1111,11110' américain où le général Mewburn ’ ?./i ilr un e!' étendre ses ailes et combler les vi des.Cela est cependant une opé ration qui ne peut être effectuée qu’à un certain point.EVACUATION FORCEE Londres, 13.— Les troupes allemandes évacuent des tranchées au coude de l’Oise, juste à Touest de Bailly, selon des rapports reçus de bonne heure, ici, cet après-midi.La pression des Français dans la vallée de l'Oise a imposé ce mouvement.Bailly est un village situé sur la rive orientale de l’Ouest, à environ un mille et trois quarts à l’est de Hi-becourl.H est situé près de l’extrémité orientale de la forêt d’Ours-eamp.région boisée qui a une grande valeur stratégique sur cette partie du champ de bataille.Les Français opèrent dans le voisinage de Roye, â l’ouest et au sud de cette importante position allemande, presqu’au centre du champ de bataille de Picardie, et occupent i maintenant des hauteurs dans cette région.Hier soir, les Français ont capturé la région boisée autour Des Loges, au sud de Roye.mais une con treattaque allemande les en a délogés.L’ARTILLERIE ALLIEE DOMINE Paris, 13.— L’artillerie anglo française domine maintenant tout à fait les chemins qui convergent vers Noyon, dans le voisinage de l’extrémité méridionale de la ligne, en particulier celui qui conduit à Ham, au nord.Ainsi les difficultés qu’éprouve l’ennemi à se replier subissent un accroissement marqué.VILLAGES CAPTURES Londres, 13.— Les Français ont capturé le village de L’Eeonvillon et ont gagné encore du terrain, au nord de la ferme de Saint-Calude.(L’Econvillon est à environ trois milles et demi au sud-est de Lassigny et virtuellement sur la crête des hauteurs qui dominent l’Oise.) ATTAQUE AU FRONT DE CHACUNES Paris, 13.— Les troupes alliées en Picardie ont lancé une violente attaque, aujourd’hui, sur tout le front de Ohaulnes, au sud, dans un effort déterminé pour briser la resistance de l’ennemi.VIOLENTS COMBATS SUR LA VE S LE Londres, 13.— On signale de violents combats à Fisniette, sur la rive septentrionale de la Vesle, où les troupes franco-américaines tieu nent la ligne.L’ennemi a attaque les Alliés à ce point cl les a forcC'-à se retirer sur la rive méridionale Les Alliés ont lancé immédiatemen! une contre-attaque.Aux dernières nouvelles, ils ont rétabli leurs an cienncs positions sur la rive septentrionale.BULLETIN DE PARIS.Paris, 13.— Bulletin officiel | d’aujourd’hui: Aucun événement important n’a i été signalé sur le front de bataille, dans le cours de la nuit.Plusieurs coups de main de l’ennemi dans les Vosges et en Haute-Alsace ont été sans résultat.LES ANGLAIS GAGNENT DU TERRAIN, Londres, 13.— Les troupes anglaises ont gagné encore du terrain au nord de Roye et sur la rive septentrionale de la Somme, dit le bulletin officiel d’aujourd’hui.Les Allemands ont dirigé une attaque locale dans le voisinage de Fouques-court, sur la ligne entre Roye et Chaulnes.Elle a été repoussée.Les Anglais ont aussi repoussé une attaque dans le secteur de Merris, dans les Flandres.Voici le texte du communiqué: Sur le front de bataille, nos troupes ont encore amélioré leurs positions, au nord du chemin de Roye et sur la rive septentrionale de la Somme et ont fait d’autres prisonniers.Nous avons repoussé une attaque locale de l’ennemi dans les environs de Fouquescourt.Nous avons capturé quelques prisonniers, hier soir, dans des rencontres de patrouilles au sud de la Scarpe (front d’Arras) et dans le voisinage de Vieux Berquin (dans les Flandres).Après un vif combat, nous avons repoussé une attaque de l’ennemi contre nos positions, dans le secteur de Merris.LES ALLIES RESPIRENT.Paris, 13.— Après 4 jours de progression constante dans leur offensive, les Alliés ont été obligés de se donner du répit pour respirer, devant la résistance raffermie de l’ad-.versaire.Que les Alliés, renforcés : par les troupes qui ont afflué et af-j Huent au front, reprennent ou non leur ruée, il n’en reste pas moins qu'ils l’ont complètement emporté sur lui, au point de vue manoeuvre, et qu’ils ont remporté une victoire dont il ne sera pas facile de leur enlever les fruits.Par suite de la poussée continuelle du général Humbert sur la ligne des hauteurs de Rollot et de Bou-iogne-la-Grasse, la position du général von Hutier a quelque peu empiré depuis hier.La chute de Lassigny est imminente, suivant les indices, et il se peut que ce soit déjà un fait accompli.L’ennemi opère à présent sa dé- ; fense non par les arrières-gardes i ordinaires, par des groupes mobiles de mitrailleurs.En même temps, les Allemands bombardent l’arrière ligne française avec des pièces de campagne.Les prisonniers faits hier, de tout jeunes hommes pour la plupart, ont déclaré que von Hutier n’attend pas des renforts et que les troupes en ligne sont là pour couvrir le repliement.Les conjectures vont leur train sur le prochain mouvement du maréchal Foch.Poursuivra-t-il son avantage entre la Somme et l’Oise, ou dirigera-t-il une attaque, ailleurs, pour accroître la confusion de l’ennemi ?L’opinion générale, toutefois, c’est qu’il ne laissera pas la guerre retourner à son ancien état d'actions intermittentes.RAIDS DES AVIATEURS BOCHES.Avec l’armée américaine en France, 13.— Dans la nuit de samedi à dimanche, des aviateurs allemands ont jeté des bombes sur les positions américaines, en Woe-vrc, sans causer de dégâts.L'ennemi a lancé des ballons contenant des imprimés de propagande destinés aux troupes américaines et françaises.VA UNE TENTATIVE DES ALLE-' MANDS Avec l’armée américaine sur la Vesle, 13.— Les Allemands ont réagi contre la ligne franco-américaine, entre Soissons et Reims, hier, sans amener de changement dans la situation.L’ennemi n’a pas manifeste non plus l’intention de tenter immédiatement de reprendre une partie du terrain perdu au nord de la Marne.De chaque côté, les canons se taisent rarement.A plusieurs endroits, en particulier dans le voisinage de Fisinette, au nord de Fismes, où les lignes opposées sont proches, les Allemands ont maintes fois sondé les positions américaines, avec leurs mitrailleuses.Il se peut très bien que le kronprinz décide de diriger une contre-attaque sur une grande échelle dans ce secteur, mais il faudrait pour cela des divisions dont l’ennemi a probablement fort besoin, ailleurs.Les Allemands se battent pour gagner, du temps, mais les observateurs continuent à rapporter qu’une retraite entre encore dans les plans de l’ennemi.Les Français et les Américains n’ont cependant pas cessé d’exercer une poussée.LA CONSCRIPTION À CUBA La Havane, 13.— Le président Monoca a signé, hier soir, la lot de conscription.Cette loi entre en vigueur sans délai.Tout Cubain mâle, entre 21 ans et 28 ans inclusivement, est sujet au service militaire.MORT TRAGIQUE DE DEUX SOLDATS VN ARMENIEN-FRANÇAIS ET UN SERBE, EN CANTONNEMENT A LEVIS, PERISSENT DANS DES CIRCONSTANCES NON ENCORE ECLAIRCIES.GREVE A OTTAWA Ottawa,13.— Il n’y a pas un tramway qui marche aujourd’hui à Ottawa: c’est le résultat de la décision des employés, do bonne heure ce* matin, de faire la grève.Ceux qui comptaient sur les tramways pour se rendre à l’ouvrage sont arrivés tard ce matin._ A ce contretemps, est venu s’ajouter la mauvaise température; il pleuvait à verse.Ceux qui résident le long de la ligne Britannia furent incapable de se rendre en ville.Grévistes et patrons sont décidés de tenir.FEÜ Mgr DOUVILLE Mgr Joseph Antoine-Irénée Dou-ville, protonotaire apostolique, chanoine honoraire de la cathédrale de Montréal, ancien supérieur du séminaire de Nicolet, est mort aujourd'hui.Le vénérable prélat était né à Saintc-Anne-de-la-Pérade, comté de Champlain, le 21 décembre 1838.de Pierre Douville, cultivateur, et de Marie-Anne Charest.Il fit scs études à Nicolet, où il fut ordonné prêtre par Mgr Cook, le 21 septembre 1862.Au séminaire de cette même ville, il fut tour à tour professeur (1862-1882), préfet des études (1882), et supérieur (1895-1904).Il est l’auteur de ('Histoire du Collège-Séminaire de Nicolet (1903).Il avait été élevé à la préla-ture en 1903.Les funérailles auront lieu, vendredi matin, à Nicolet.Le Devoir offre à la famille du défunt ses plus cordiales sympathies.(De notre correspondant) Québec, 13.— Une affaire tragique, dans laquelle deux soldats ont perdu la vie, s’est déroulée, hier soir, vers 6 heures, au camp de Lé-vis, où se trouve actuellement un détachement de Serbes.Un soldai arménien-français, nommé Henri Vidal, enrôlé dans le détachement serbe, et un Serbe, du nom de Du-brodja, ont été tués au cours d’une altercation dont on ne connaîtra exactement tous les détails qu’à l’enquête qui sera instituée sur la mort des deux victimes.D’après ce que l’on rapporte, Vidal, qui a déjà été au front et qui s’est enrôlé depuis dans le détachement serbe, retournait au camp après une visite en ville, lorsqu’il rencontra Dubrodja, qui était de faction et qui lui demanda son “ laiwer passer ”.Soit que Vidal n’en eût pas, soit qu’il refusât de le montrer, il s’ensuivit une discussion entre les deux hommes et Dubrodja fit feu sur Vidal, qui fut tué instantanément.Il appert qu’à ce moment survint un autre soldat qu’on dit être le frère de Vidal et qui, pour venger ce dernier, tira quatre coups de revolver sur la sentinelle Dubrodja, qui fut tuée raide, les quatre balles lui traversant le corps.Ce soldat a été arrêté.D’après une autre version que l’on donne de l’affaire.Vidal aurait fait feu d’abord sur la sentinelle Dubrodja et sur une autre senti-relle qu’il aurait manquée et qui l’aurait tirée de quatre coups de revolver.L’affaire s’est déroulée dans l’avenue du Collège de Lauzon.Le major Hamilton, qui commande le détachement a institué une enquête militaire, hier soir, qui se continue auojurd’hui, à huri clos.Une enquête sera faite aujourd’hui par le coroner Jolicoeur sur la mort des deux victimes.LES ALLEMANDS A PETROGRAD Londres, 13.— Les Allemands ont l’intention d’occuper Petrograd, mande une dépêche d’Helsingfors au “Politiken” de Copenhague, suivant le correspondant de l’“Exchange Telegraph”, dans la capitale danoise.Des troupes à cette fin sont déjà dirigées vers l’objectif, ajoute le correspondant.70,000 ALLEMANDS PRISONNIERS (Service de la Presse Associée) Paris, 13.— Depuis le début de la contre-offensive du 18 juillet, les Alliés ont fait plus de 70,000 prisonniers et capturé plus de 1,000 canons, dit aujourd’hui l’“Echo de Paris”.En outre, le journal estime que les Alliés ont pris plus de 10,000 mitrailleuses.RIEN DE VRAI LÀ DEDANS LE MAJOR-GÉNÉRAL LESSARD NIE LA NOUVELLE DE SA NOMINATION COMME COMMANDANT DU CORPS EXPÉDITIONNAIRE CANADIEN EN SIBÉRIE.— CEUX QUE L'AVENTURE ATTIRE.GREVE GÉNÉRALE .À MONTEVIDEO Montevideo, Uruguay, 13.— Tout est paralysé ici à cause d’une grève générale à la_ suite de la grève des employés de tramways.Cette grève, qui se développe depuis plusieurs jours, a donné lieu à des désordres entre les ouvriers, les soldats et la police.Toutes les maisons de commerce sont fermées, sauf quelques cafés qui sont demeurés ouverts.Les journaux ne paraissent plus.Jusqu’à date, ?personnes ont été tuées.Parfois, pour maintenir la foule, la police à cheval dût charger sabre au poing.Il y a aussi des dommages matériels.M.CR0THERS SOULÈVE UN TOLLE GÉNÉRAL Calagry, 13.— Au temple des métiers et du travail de Calgary, hier soir, la déclaration de M.T.VV.Crothers que les employés des postes n’étaient pas justifiés de désorganiser les affaires du pays pour un prétexte aussi frivole et que leur action nuisait aux intérêts des alliés, a été le signal du tapage.Hommes et femmes récriminèrent contre cette déclaration et le discours du ministre fut maintes fois interrompu de questions, de cris et de railleries.A plusieurs reprises, le président du demander le rétablissement de l’ordre.A la fin de l’assemblée, on adopta à l’unanimité la résolution suivante : Cette assemblée des unions ouvrières tenue à Calgary, le 12 août, condamne fortement M.Crothers, ministre du travail, pour le flagrant abus qu’il fait de sa position do ministre : les déclarations qu’il fait à travers le pays ont l’air de vouloir préjudicier à la cause des employés des postes et de distraire l’opinion publique avant même que la commission du service civil ait commencé l’enquête que tous ont agréée.GRAVE ACCIDENT D’AUTO (De notre correspondant) Québec.13.— Une automobile portant cinq personnes est tombée en bas d’un remblai, hier soir, à Neuville, Portneuf.Les cinq occupants de la voiture ont été sérieu-semenl blessés et transportés à THôtel-Dieu de celte ville.Ce sont M.Napoléon Bergeron, boucher, Mme Bergeron, Mlle Blanche Bol-duc, de Ste-Anne-de-Beaupré, et les deux jeunes enfants de M.Bergeron.Qudique leur état soit grave, on espère les réchapper tous.LENINÏPREND SES MESURES Amsterdam, 13.— Le premier ministre rusap.Lenine, a émis un manifeste préconisant l’annihilation impitoyable des contre-révolutionnaires, dit le Rhenische West-falische Zeilung d’Essen.Les paysans qui gardent plus de grain que cela n’est necessaire à leurs besoins personnels, seront cités devant les tribunaux révolutionnaires, comme ennemis du peuple.La peine capitale sera infligée à ceux qui pratiqueront un commerce illicite.UN SPECTACLE DE RUINES Avec l’armée française, 13.— Un terrible spectacle de ruines s’étend le long des terres à pâturages, derrière Boulogne-la-Grasse et Rollot au sud-est de Montdidier L’ennemi y continue sa résistance désespérée.Des monceaux de cadavres d’Allemands gisent de tous côtés.La terre est retournée dans les champs qui sont couverts de.débris.L’enthousisame des soldats français les a fait avancer jusqu’à la voie ferrée entre Compiègne et Roye.Leur position la plus avancée est au sud de la forêt de Loges, où l’ennemi a vainement dirigé des contre-attaques.Le moral des Français est superbe.En première ligne, depuis plusieurs jours, ils ont éprouvé beaucoup de fatigues dans leur avance de 10 kilomètres, sur un terrain balayé par le tir des mitrailleuses.La tactique de l’ennemi consiste à retarder les Français tant qu’il n’aura ]>s retiré le gros de ses forces.Mais les Allemands abandonnent une grande quantité de matériel et de munitions en se repliant.LE SERVICE AERIEN SE FAIT VALOIR DEPUIS DEUX JOURS IL A VIRTUELLEMENT REMPLACE LES CANONS LOURDS QUE LES ALLIES N’ONT PU TRANSPORTER ASSEZ VITE.L’AGE NE I/APAS GUÉRI Joseph Deschatelets, pour un vol de chaussures de $100 chez un bottier de la rue St-Laurent, a été condamné à un an de prison.Deschatelets avait un dossier documenté.Sa première condamnation date de 1876.Il a passé 17 ans au pénitencier, et 54 mois à la prison commune.Il avait débuté par deux ans d’école de reforme.'C’est un récidiviste.Le 22 juillet dernier, il purgeait une sentence de quinze jours pour ivresse.'Cette fois-ci, il a demandé au juge Leet d’être clément, car il se fait vieux.AUX ASSISES Ernest Bolduc, tenu criminellement responsable de la mort de Mlle Caverhill à la suite d’un accident dans un ascenseur des magasins Morgan, a opté pour un procès aux prochaines assises.CONDAMNE POUR FAUX Hector Beaudet, trouvé coupable de faux, passera trois mois à Bordeaux.LES PARTIS SE CHAMAILLENT Washington, 13.— La seconde bataille de la Marne a déclenché de violentes discussions, en Allemagne, | entre les libéraux et les pangerma-; nistes sur la question de la respon-j sabilité relative à l’entrée en guerre des Etats-Unis.Les libéraux accusent les pangermanistes d’avoir pré-i conisc la guerre sous-marine à outrance.Ces derniers protestent et affirment que pour quelque cause que ce soit, l'intervention des Etats-Unis était sûre.UNE NOUVELLEMÉTHODE Québec, 13.— La commission chargée par le gouvernement d'enquêter sur les différends ouvriers survenus dans les chantiers de construction maritime, a adopté une nouvelle méthode, ce matin, à la re-; prise de l’enquête.Les commissaires siégeant à huis-clos, les avocats mêmes des parties en cause sc sont vus refuser l’entrée de la cour, seuls les représentants des patrons et des unions sont admis devant le tribunal.La commission a recommencé ce matin toutes les procédures dans l’affaire des chantiers de Lauzon.Avec l’armée française, 13.—Depuis deux jours, le service aérien, les avions de bombardement en particulier, ont joué un rôle des plus importants.Les machines -de bombardement ont virtuellement remplacé les canons lourds que les Alliés n’ont pu transporter assez vite pour aller de pair avec l’infanterie.Le travail de ces machines est si bien organisé qu’elles attaquent immédiatement des groupes de fantassins et des convois de ravitaillement lorsqu’elles reçoivent des signaux des avions éclaireurs.Leur rôle ressemble beaucoup à la coopération de l’artillerie lourde avec le service aérien.Des escadrilles de bombardement sont prêtes à tout moment à s’élever dans les airs, dès qu'on rapporte la présence de troupes ou de convois dans les villages ou aux terminus.Ce système a été employe à Lassigny, l’autre jour.Un observateur a annoncé que le village était encombré de troupes et de camions.Aussitôt 121 appareils ont volé sur les lieux et ont lancé 21 tonnes de bombes.Cette attaque a causé un gros incendie, détruit des camions et bloqué les rues du village, arrêtant les mouvements de l’ennemi pendant des heures.-—a-——- ATTAQUE SUR UN FRONLDE 25 MILLES New-York, 13.— Ce matin, les Aidés ont commencé une attaque générale contre la ligne allemande, allant de Chaulnes, au sud, à l’Oise, un front d’environ 25 milles.Des dépêches reçues à Londres, un peu après midi, signalent des gains importants à divers points, en particulier dans le secteur d’importance vitale de Lassigny, près de l’Oise.-«-— LES ALLIÉS PRENNENT LASSIGNY Londres, 13.— (4 h.37).— Les Français ont mis le grappin sur tout le massif de Lassigny, à l’extrémité méridionale du front de bataille de Picardie, suivant des nouvelles reçues cet après-midi.Ce succès leur permet de dominer Lassigny et la vallée de la Divette, ainsi que toute la région au nord.-m- LA CRISE DES CHARS URBAINS À DÉTROIT LE CONSEIL MUNICIPAL DE CETTE VILLE PREND UNE INJONCTION CONTRE LE TRAMWAY.Détroit, 13.— A une minute après minuit, la ville, par l’intermédiaire de son conseil municipal, a obtenu en Cour de circuit, une injonction contre la compagnie de tramways de Détroit.Cette injonction est destinée à empêcher la compagnie d’éluder la nouvelle ordonnance qui* prenait effet à minuit et établit un tarif de 5 sous, pour les lignes de la ville.La ville a prévenu l'action de la compagnie qui se proposait de faire^ émettre une injonction pour empêcher l’ordonnance d’être appliquée.A la suite de la tentative que la compagnie a faite de toucher un passage de 6 sous, samedi, des centaines de voyageurs ont refusé de payer cette somme et des émeutes ont eu lieu, et plusieurs tram-, ways ont été endommagés.De i bonne heure, hier soir, la compagnie i a_ donné instruction aux employés d’accepter 5 sous plutôt que de, marcher à vide, mais a maintenu j i toujours son droit d'établir un tarif j i plus élevé.¦ ¦».! !.»¦ (Do notre correspondant) Qüébfcc, 13.—Un enfant de deux i ans et demi, du nom de Martin : Boucher, fils de M, Gaudias Bou-j cher, de St-Appolinaire, s’est noyé, dimanche après-midi, en tombant dans un puits près de la demeure de ses parents._ ^ Une dépêche d'Ottawa laissait entendre ce matin que le major-général Lessard serait nommé commandant des forces expéditionnaires canadiennes qui iront en Sibérie.On sait en effet que le Canada fournira de 4,000 à 5,000 hommes da troupes à cette expédition qui va au secours des Russes.Dans une entrevue qu’il a eue aujourd’hui même à Halifax avec un journaliste, le major-général Lessard dit n’avoir pas encore entendu parler de sa nomination.“Il n’y a rien de vrai dans cela,” a-t-il répondu au journaliste qui lui annonçait la nouvelle.Ici ô Montréal, on a commencé l'organisation de cette compagnie eanadienne-française qui doit se rendre en Sibérie.Le colonel La-flôche, D.S.O., est chargé de la tâche d’ici A ce qne les officiers soient nommés.On mentionne déjà les noms de quelques-uns de ceux qui pourraient faire partie de cette compagnie, et comme question de fait le colonel Laflèohe soumettra au ministère de la milice pour approbation les noms des officiers suivants : le capitaine A, Bernier du 60iôme bataillon, le lieutenant E.Nantel, du 22ièmo canadien-français, le lieutenant De-Waele, un officier belge, et le lieu- ¦ tenant Marier, qui fait actuelle-1 ment partie du corps des mitrailleuses.' Tous ont déjà fait du service et y sont encore aptes.Le colonel Fiché nous déclare cepen-! dant qu’il n’a pas encore soumis1 un seul uom aux quartiers généraux ! de la milice, à Ottawa, qui seuls outil le droit de décider quels seront lesd officiers do cette nouvelle compa-4 gnie.Déjà, dans le cours de la journée: d’hier, le colonel Laflèehe a eu à,, répondre à un grand nombre de jeunes gens, soldats de retour du front ou autres, qui manifestent l’intention de faire partie de cette f expédition en Sibérie.Les officiers, croient que les rangs seront vitol remplis lorsque l’organisation aura) commencé pour de bon.C’est cette après-midi que commence aux casernes de la rue Peel cette enquête du colonel Schneider qui aura à étudier la façon dont on a procédé pour faire subir cer- ( tains examens militaires.Les eé-j ances de l’enquête seront tenues à* huis clos.Lorsque le rapport sera rédigé, il sera transmis au colonel Fiché qui ensuite le fera parvenir, aux quartiers-généraux de la milice 1 à Ottawa.Cette enquête n’a pas l’importance qu'on semble lui donner dans certains quartiers, nous déclarait ce matin un officier des quartiers-généraux.C’est une question qui n’intéresse que quel- ! ques personnes et plus particulière- j ment les militaires.CHANGEMENT DE j TACTIQUE Londres, 13.— Il se fait un chan- j gement notable dans la tactique mi- | litaire, dit le critique du “Times”.Je crois que durant les récentes victoires alliées du mois dernier, la j stratégie allemande était dans une période de transition de la manière de Ludendorff à celle que nous ne , pouvons pour le moment que conjecturer.Les ruées heureuses des Alliés sur le front italien, continue le critique, sont un exemple de Fessai des nouvelles tactiques.Les Allemands ren- ! forcissent-ils le front Italien en vue d'une prochaine offensive ou reculent-ils délibérément?Quelle en.est l’explication?Ces questions et beau:j coup d'autres restent sans réponse.> Indubitablement de grands changements s’opèrent dans la politique j militaire allemande dont nous n’a-j vous pas la clef.L’EST DEVIENT MENAÇANT Londres, 13.—L'Allemagne, dans Tamertume de l’heure du désastre, sur le front occidental, est de plus menacée à l’est non seulement par les troupes grossissantes des Alliés, mais aussi par la résistance inorganisée à son implantation, dit le i Daily Telegraph, en commentant • l’imbroglio russe.Il n’est pas’un coin de la Russie où les garnisons de troupes allemandes n’aient pas toutes les peines du monde à s’imposer.- Cette tâche exigera de nou-.veaux renforts, en plus de ce qu’il i faut opposer aux Alliés.Le Telegraph continue: "En péril i dans l’ouest, le prussianisme n’est ; guère plus en sûreté dans Test.Par- ; tout ou il surgit on le combat.Le j départ de l’ambassadeur allemand | à Pskov, dit le Daily Chronicle, esjt i une admission de son impopulav! rité.Le Daily News déclare que Tim-, possibilité pour les Bolshevik! de se , rallier aux forces allemandes prou-.ve leur triste position.La chute de Lenine et de Trotzky sera le com-j mencemcnt de la solution du pro-, blême russe.Elle prouvera que la, Russie veut s’émanciper de l’exploitation allemande pour vivre de acs propres forces.- -* LE DE VOIlt, MONTREAL, MARDI 13 AOUT 1 JlS VOL.IX.— ^ TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D’RMPI^I*—lu»qu‘i 20 trot», U Bonn, et l/y »ou par mot Mippl^mentAirH.DEMANDÉS D'ELEVES:—Junqu’à 20 moti, • Ltoufl, et H mu par root punplénientaire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES»— Juequ'A 20 mote, 10 eoua, 1 «ou par mot «upplémo»* taire.CHAMBRES A LOUER?—10 mua Jusqu'à 20 mots, H mu par mot «upplfmentairs.OU?.vr .TROUVE:—jusqu’à 20 mots, 1U aoun, sou par mot «uppINnentaiie.PERDU:—juH^u'ft 20 mots, 10 sous, 1 «ou par OiOi supplémentaire.MAISONS, MAGASINS.ETC., A LOUER?— Jusqu’à 2C mete, 10 sous, 1 sou par mot eupplà* Baeotsire.A VENDRE:—Jusqu » 20 mots, J Osons, 1 sou par met supp^mentaire.PERSONNEL:—25 mots ou moins, 2Asous, 1 *¦ far mot mipplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES?—(rubriqus «pécûliej jusqu'à 20 mots, 20 sous; un sou par mot uipplémen taire AVIS LEGAUX ?—10 sous la liene aasta pour U 1ère instrtftc ei R aous pour les insertions «ubeé* vuentee REMERCIEMENTS:—Un sou Jo mot avec un tninimuiu rie 25 soua.Toutoe les annonces H-haut men'Jonnéew sont 4 e (i insertions conséeutivee nour lenrix de 4 payées.LA GUERRE DES GAINS UN PEU PARTOUT LES AMERICAINS ET LES ANGLAIS PRENNENT PIED A BRAY-SUR-SOMME, LES AN-GLA IS S’EM P A R E N T D E PROYART ET LES FRANÇAIS DE GURY.— LOURDES PERTES ALLEMANDES.LES CANADIENS FÉLICITATIONS DU GÉN.F0CH SITUATIONS VACANTES ASSOCIE DEMANDE ASSOCIE demandé avec capital de $5,000; _, ___ ____CT_ __ n,ooo de salaire par a»n.ie.m | continuent à progresser, ^“V ll#a Bve,we Delor,“,ier- ! Lundi a été témoin de gains de New-York, 13.—Bien Fdemande une jeuiie fille pour aider nés au sud, et de Roye, au nord.;BU ménage, bon chez soi.S’adresser à J.I’., j)e ]eur côté, les Français, dans .casier 12.________ ________________le territoire situé immédiatement au nord de l’Oise, ont capturé Gu- CELUI-CI APPLAUDIT AUX SUCCES DE NOS TROUPES — UNE AVANCE DE 13 MILLES DANS LA PRESENTE OFFENSIVE — 9,000 ALLEMANDS FAITS PRISONNIERS ET 150 CANONS ENLEVES A L’ENNEMI.(Service de la Presse Associée Canadienne) Londres, 13.— En remerçiant le premier ministre Borden de son message de félicitations, le généralissime Foch dit avoir applaudi aux splendides succès des troupes canadiennes au cours de la présente offensive.Le général Currie dan?sa réponse à sir Edward Kemps dit: “Nos hommes sont irrésistibles et leur cohésion est splendide”.LE PROBLEME DU TRAM.A DÉTROIT LA QUESTION DES NOUVEAUX TARIFS DE TRANSPORTS EST SOUMISE A LA COUR DE DISTRICT.— LA COMPAGNIE BAISSE PAVILLON.Iiêêtmm Détroit, 13.— Depuis 9 heures ce matin, la Cour de district, présidée par le juge Tuttle, cherche à tirer Ta question des nouveaux du Détroit UNE PROGRESSION DE 13 MILLES (Service de la Presse Associée) Londres, 13.— Sir Edward Kcmp au clair tarifs de transport United Railway.La compagnie a dû quand même baisser pavillon dans l’intervalle : hier après-midi elle a rappelé l’ordre qu’elle avait donné à ses em ployés d’arrêteT leur voiture quand les voyageurs ne voudraient pas payer 6 sous pour leur passage.La compagnie prévoyait sans doute ce qui allait advenir; car elle n’avait ;tas plus tôt pris cette mesure que e commissaire de police la faisait avertir que, si ses voitures ne circulaient pas comme à l’ordinaire, les membres de son personnel ver raient à rétablir l’ordre.De leur côté, plusieurs officiers de l’année la prévenaient que, à moins d’un changement, le département de la guerre enverrait des troupes pour prendre la place de ses employés, afin de transporter les ouvriers aux usines de munitions Depuis que la compagnie a décidé de laisser les choses dans le sta/u vient de publier le communiqué of- quo, on croit qu’il n’y aura plus de ficiel suivant: “Les rapports publiés troubles dans la ville.Depuis quel- avant-hier soir sur les opérations des troupes canadiennes dans la présente offensive donnent d’autres détails et confirment l’étendue des succès remportés par nos troupes.Le nombre des prisonniers qui ont été faits est de 9,000; 150 canons ont été capturés.Le maximum de l’avance est de 13 milles sur l’ancien champ de ha- ON DEMANDE A ACHETER ques heures en effet tout est relati vement calme : l’attention de la population de Détroit est attirée par les procédures qui se poursuivent devant Je juge Tuttle.HOTEL A NEW-YORK Venez faire examiner vos dents par les DENTISTES FRANCO .AMERICAINS Prix excessivement bas.ExtracUon des dents sans douleurs au moyen de notre fumeuse Invention la KIL-CAINE.30 salons absolument privés, ____ prêté parfaite, suivant A la lettre les ries de l’INSTITUT ROCKFELLER et l'INSTITUT PASTEUR.d’une pro-tnéo- de Tout ouvrage garanti.Matériaux de première classe.Dentistes diplômés seulement DENTISTES FRANCO - AMERICAINS.164 ST-DENIS.Un pen plus bas que Ste-Catherlne.MAISONS D’EDUCATION Collège de FAssomption La rentrée des élèves, mardi, le 17 septembre Collège Notre-Dame COTE DES NEIGES, Montréal.Pour les enfants de 7 a 12 ans.REOUVERTURE LE MERCREDI, SEPTEMBRE.COLLÈGE ST-ANSELME RAWDON, QUE.Cours commercial complet en anglais, avec français.Toutes les améliorations modernes.Religieuses tu charge du service temporel de la mataon.Claeses ouvrant 1# 4 septembre.Pour informations et proapectue s’adresser à Frère E.ARSENEAULT, C.S.V.Directeur.PENSIONNAT DES FRERES DU SAGRE-GOEUR (Académie Roussin) Pointe-aux-Trentbles, près Montréal.Cette institution donne un cours commercial complet, bilingue.La rentrée le 3 septembre.COLLEGE ST-LAURENT Sous la direction de la Congrégation de Sainte-Croix.Cours classique et commer-gîi ciel en français et en anglais.Avantages spéciaux pour l'étude pratique de la langue anglaise vu les nombreux élèves américains qui viennent faire leurs études dans cette institution.Entrée le 1U septembre.Collège de Victortaville Dirigé par laa Frère» du Bacré-Coeur I,a cour» d’étudea comprend deux dlvl-alon» entièrement aéparéea : le coure régulier qui a pour baae le françal», et 1a coure anglais Dite diplôme» aont décernée dans l’un et l’autre coura.1 RENTREE.LE MERCREDI, 4 SEPTEMBRE.ECOLE TECHNIQUE de Montréal 70 SHERBROOKE OUEST Préparations aux sciences industrielles.Enseignement théorique et pratique.Réouverture le 3 septembre 1918 Prospectus sur demande.Collège Saint-Louis TERREBONNE Bous la direction des Clercs de St-Viateur Cours commercial français et anglais.Améliorations modernes.Prospectus illustré envoyé sur demande.Rentrée, le 11 septembre.N.J.FICHE, C.S.V., dlr.CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES ARCHITECTE ON DEMANDE A ACHETER un fusil de ouest de LaSSIgny, et, à plusieurs chasse de seconde main, deux coups, No 12.: autres points QU Slid, vers la region Ecrire en mentionnant prix et autres dé-j Jg l'Oise, Ont avancé leur ligne plus tails, è casier No 0, le ‘.‘Devoir”, Montreal | ,,s de ,on W .1 1 .A ,.r .t (-.4 r.f F* Xi O ô ‘ Dactylographe d'occasion.Aussi étagère à journaux.Ecrire casier 7 le “Devoir”.Au cours de la bataille d'hier, _ _________________________j des centaines de prisonniers aile- uc-vcinx: tvfti?mands ont été faits, et l'ennemi a rü.NSiUiN UEiLr.j aussi perdu beaucoup de morts et ST-EUSTACHE, pension d’été dans famil- ! (Je blessés.le française, tout près de l’eau, k cinq mi- ^ ronnort.nrm nffiriplc Hiccnt mites des chars, bain, électricité.Prix mo-! ilCS rapports non OIIKieiS uiseni déré.Mme J.b.Lagacé, st-Eustache, co.que le nombre des Allemands cap- Deux-Montagnes.A VENDRE FERMES A VENRE SASKATCHEWAN Nous avons des terres à vendre dans toutes les parties de la Saskatchewan, incluant nombre des meilleurs centres canadiens-français, près des églises et écoles catholiques et des stations.Terrain exclusivement à blé ou à culture mixte, en tine ou en culture, et améliorées et équipés si désiré.Prix modérés et termes faciles.T’aible pro- portion comptant, balance à ternies^ fixes en proportion de ’ turés durant la présente offensive s’élève à près de 40,000.Les Allemands, en fin de compte, lont encore envoyé des renforts à 1 l’est du chemin qui passe par I Chaulnes, Roye et Noyon.La traversée de ce chemin par les Alliés menacerait sérieusement les troupes allemandes, qui se trouvent dans la poche formée par la Somme, au nord et à l’est, et par l’Oise, au sud.Les Alliés ne cherchent pas seulement à poursuivre leurs avantages en lançant des attaques de front.Ils ont installé derrière eux des canons de longue et de moyen-; ne portée, et avec ceux-ci, ils arro- e la récolte annuelle.Adressez-vous (en français) à FLOOD-HUGHEY LAND COMPANY, Ltd., 1749 Scartch, Kegi-na, Sask._________________ un OXYDONOR du Dr Sanciîe, ayant ser-; senj copieusement les secteurs dé- n un an, guérit toutes les maladies, durera, » *_________ la vie.Ayant coûté ÿi2.ou.Sera vendu pour ; tendus par les Allemands, meme îfi.oo.Adresser Adolphe Allen, St-Zachurie, i ceux qui se trouvent près de Be- Cué- ________: thencourt, village situé sur la Som- — - - : me, à sept milles et demi à l’est de DIVERS Chaidnes.Durant ce temps, les -— -—— | aviateurs alliés continuent de bom- EDUCATION barder les positions allemandes.Ils L’Ecole Franco-Américaine de langues et; planent h des basses altitudes et se ie musique, cours particuliers, autrefois au No 27, avenue du Parc, sera rouverte à la servent de mitrailleuses pour atta-a, ceue mu., lPu«scs par il pre- ________________________________j mier rlif>c.L’armee du général Hu- HlTAKnFRTP ! tier, dont la gauche s’appuie sur le ___________________________i massif de Thiesocurt et sur l’Oise, lavages de familles demandés.Humi- Nooyn, est suffisamment bien des, 90s ; séchés, $1.15 ; linge uni repassé, placée pour livrer *1.55 la boite.DOMINION LAUNDRY, 29* fpn.if -J Carrières.St-Imuls 6302.TCnsiT, SI I on écarte la -.suacwu.utv -d une nouvelle progression des An- Smith étaient contre ini REGLEMENTS DE COMPTES «1ms, le long du chemin Amiens- ! 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"H SO min.de 9.00 a.m.à 3.30 p.m.I uiiuj.a ne j conseil, soit les echevins Allard, 15 min.de 3.30 p.m.à 7.30 p.m.ASSURANCES Successeurs de Joseph Courtois Bureau établi en 1898 243 VISITATION.Montréal.Tél.Est »M.BANQUES D’EPARGNE C BAN^0f7pfEPARGNfe DE LA CITE El DU DISTRICT DE MONTREAL.Bureau principal, 176 rue St-Jacques, «t quatorze succursales à Montréal.COLLECTIONS menace .Mayburv, Noseworthy.Fiola et min- fte P n'.* ,20° minuit.'J-'- .• ’ 1 ‘I - TREMBLES, via Notre-Da- jours, des poiNvr;-AUX-.,„^,.„^., ‘__ • : "— ., me.— De Notre-Dame et 1ère avenue, Mai- Hps remerciements furent votés a sonneuve, service de : — .M.Doherty pour avoir défendu les 25 mln' tl NTION En tous say».Demandez le GUIDE DH L'ÎNVEnÇÏÜÙR qui term envoyé gratis.MARION & MARION Université.MontréaL *44 rua I VOL.IX.— No 190 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 13 AOUT 1918 5 FAITS • MONTREAL CELA ÉVEILLE LES SOUPÇONS DEUX NOUVEAUX INCENDIES DANS DES ENTREPOTS A FOIN, A GRAIN ET A CHARBON PORTENT LES AUTORITES A SE DEMANDER SI DES INCENDIAIRES SONT A L'OEUVRE.Deux incendies dans des entre pots de foin et grains, de bois et de ¦charbon, ont occupé nos pompiers.I.e premier causait environ $2,000 de dommage à M.A.Vandelac, 803 rue Laurier.Sous les ordres du chef Dagenais, les pompiers ont vite maîtrisé les flammes.Le second fut plus considérable, à l’entrepôt de M.André blie, 12.j() est, rue Marie-Anne.Dès son arrivée, le chef Dagenais sonna une deuxième alarme gui amena sur les lieux le chef de la brigade Chevalier, les chefs adjoints St-Pierre et Mann et le chef de district Hooper.L’incendie de l’entrepôt qui contenait une forte quantité de foin, de charbon, grain et bois, menaçait la maison portant les numéros 1200-10 et 12, occupée par les familles A.Elie, Brabant et IL Elie.Les pompiers réussirent toute-fois à préserver ces logements.L’entrepôt de M.Elie est une perte totale d'environ 4 à 5,000 dollars; un cheval et une vache ont été brûlés, ainsi que des voitures.Les médecins Ch.Lafleur et Lamou-reux, de la brigade des incendies, les ambulances des hôpitaux étaient sur les lieux du sinistre mais il n’y eut aucun accident à déplorer.La pression de l’eau était excellente.Le service de police était sous les ordres de l’inspecteur Robert et du lieutenant Turner, du poste No 10.La coïncidence de tels incendies dans des entrepôts semblables laisse les autorités perplexes.Sont- elles les oeuvres d’incendiaires ?Une enquête devra repondre à la question qui se pose.ACCUSE DE FAUX Alex.Ellison, de la compagnie “Paper and Hardware Products", a comparu hier après-unidi, devant le juge Choquet, accusé d’avoir forgé au détriment du Pacifique- Canadien des billets de connaissement.Le procédé de l’accusé était celui-ci.Ellison expédiait des chars de morceaux de ter de Montréal aux Etats-Unis.Puis il aurait envoyé à une autre usine des Etats-Unis un billet de connaissement, l’informant de l’expédition du métal.Il au rait touché un profit sur.* ce second envoi, tandis que les réclamations s’amoncelaient au débit du Pacifique Canadien.Les nombreux témoins entendus établissent que l’accusé Ellison aurait joué le même tour à plusieurs compagnies qui maintenant l’accusent de fraude.Me Mercovitch, C.R., est l’avocat du Pacifique, et Me W.Jacobs, C.R., occupe pour la défense.LA SYNCOPE FOUDROYANTE Le fourgon a transporté à la morgue le cadavre de Philippe Gosselin, 57 ans, 615 rue Bréboeuf, qui est mort subitement au No 2199 rue Clarke.On croit qu’il a succombe à une syncope.MORT ACCIDENTELLE Le coroner a signé un verdict de mort accidentelle dans le cas de E.-Wafer Lachance, 38 ans, 441 rue Jeanne-Mance, qui s’est noyé au lac L’Achigan dimanche après-midi.C’est pendant qu’il essayait de sauver un ami que l’accident est survenu.VICTIME DU TRAVAIL Alfred Gibord, 57 ans, 615 Champlain, était à peinturer, de bout sur l’allège d’une fenêtre à la maison de rapport Western, quand perdant l’équilibre il fit une chute qui lui fractura le crâne.Il est mort peu après son arrivée a Thô-pital Victoria.HOUSE tRimmnittal Derniers 10 jours de notre Vente d’Août Une liquidation notable comportant pratiquement tout ce dont une femme a besoin en fait de costumes et de toilettes d’ici à l’automne, à rabais de 50% 66%% et75%> ROBES POUR L’ETE Régulier fl5 il ?35 POUR $5 à $11.75 COSTUMES DE DRAP Régulier S30 à *125 A MOITIE PRIX ROBES POUR L’ETE Régulier *10 à *47.50 POUR $5 A $23.75 COSTUMES DE SOIE Sans manches.Régulier $35 à $95 POUR $11.75 A $31.50 COSTUMES DE SOIE Surplus d’nssortiment A MOITIE PRIX BLOUSES EN COTON Aussi middles A MOITIE PRIX CHAPEAUX D’ETE Pour liquider à $3.75 ROBES DE SOIE Régulier *35 à *150 POUR $17.50 A $75 MANTEAUX MODELES Régulier *70 à *175 POUR $17.50 A $43.50 ESCARPINS EN CANEVAS Régulier *4 à *5 POUR $2.75 Fairweathers, Limitée rue Ste-Catherine près Peel Winnipeg Toronto MONTRÉAL LE TRAVAIL L’OUVRIER ET LA GUERRE M.G.L.BERRY, PRESIDENT DE L’UNION INTERNATIONALE DES PRESSIERS NARRE SES IMPRESSIONS DE VOYAGE EN EUROPE ET DONNE DES CONSEILS AUX TRAVAILLEURS MONTREALAIS.M.George L.Berry, président de l’Union Internationale des Pressiers, a donné, hier soir, à l’Auditorium, une conférence aux ouvriers sur "Le travail organisé et la guerre”.M.Berry a fait part à son auditoire de ses impressions sur son séjour en France et en Angleterre, où il faisait partie de la mission américaine du Travail.L’orateur a loué le sentiment patriotique des ouvriers français et anglais et proposé leurs exemples aux ouvriers de Montréal.Après un sombre tableau de la guerre dont il fit reposer toute la responsabilité sur l’Allemagne, il parla de l’esprit qui anime l’ouvrier chez les nations alliées.Afin de discuter le grand problème qui nous occupe dit-il, en commençant, il importe de bien considérer la grandeur de la tâche qui nous incombe et qui incombe à l’univers entier, celle de défendre le droit des nations à décider de leur sort, le droit de vivres libres.Tout ce qui nous est le plus cher est actuellement en jeu, dans ce conflit dans lequel le militarisme a jeté les grandes nations.Quant aux buts des Alliés dans cette guerre, ils ne sont, d’après moi, continue l’orateur, que la lutte pour la conservation du droit.Cette guerre est la guerre des peuples voulant conserver les droits des autres.M.Berry repasse brièvement les circonstances du début de la guerre et les malheurs et les hontes dont l’Allemagne s’est faite la semeuse.Il voit la cause du conflit dans le mépris hautain de l’Allemagne pour le reste de l’univers.Il avoue qu’aux Etats-Unis comme au Canada l’or allemand a essayé de mouler l’opinion publique.C’est le jour du devoir et du sacrifice, s’exclame l’orateur.Les ouvriers ont fait durant cette guerre une oeuvre magnifique, suivant l’exemple des travailleurs européens,de ceux de l’héroïque Belgique, de la France J’ai eu le plaisir de traverser ce pays, de rencontrer les chefs du parti ouvrier, de constater les sacrifices de ce courageux peuple français qui ayant perdu 1,-700,000 hommes, et les plus belles provinces, n’en reste pas moins fort sous l’épreuve.Tous nous sommes pacifistes, continue-t-U, mais par contre nous sommes convaincus que la paix ne peut exister à moins que la philosophie inoculée au peuple allemand ne disparaisse.Il vous appartient de faire tout en votre pouvoir dans le but d’obtenir le plus d’influence possible dans le gouvernement de votre pays.Votre gouvernement devrait donner aux ouvriers le droit de contribuer le plus possible à la conduite des affaires publiques.Nous devons poursuivre la même politique qu’en France et en Angleterre.Ceux qui disent que les ouvriers anglais n’ont pas fait leur devoir se trompent.La production industrielle de l’Angleterre est actuellement plus considérable qu’il y a un an.•M.Berry déclare qu’il est urgent de s’occuper du problème de l’après-guerre et promet qu’alors les pressiers toucheront les mêmes salaires qu’à présent (La déclaration a été applaudie.Il faudra s’occuper des vétérans et ne pas jeter sur le pavé la femme qui fait aujourd’hui noblement son devoir.Si vous avez hésité, ouvrières, à soutenir cette guerre, reprenez-vous.La victoire apparaît.Nous sommes tous soldats.Soyons loyaux à cette cause afin que là vie vaille la peine d’être vécue et que les causes de la guerre soient abolies.L’orateur invita les auditeurs •à lui poser des questions.M.Buhay, candidat socialiste aux dernières élections, lui demanda si la liberté de la parole et de la presse est abolie durant la guerre.M.Berry.—4.a mienne n’est point abolie.Une voix.—On m’a enlevé ma liberté.M.Berry.—'Pourquoi?M.Buhay.—Parce que nous étions en désaccord avec le gouvernement.M.Berry.—A quel sujet?De la continuation de la guerre à tout prix?Une voix.—-Oui, oui.M.Berry.—Le gouvernement a bien agi.Quiconque prêche pour empêcher la pierre contre le militarisme doit être contraint de se taire.CE QUE DIT UNE AGENCEENNEMIE (Service de la Presse Associée) Amsterdam, 13.— Une agence allemande de nouvelles semi-officielles décrit, dans une dépêche à Berlin, le plan d’attaque anglo-français, entre l'Ancre et l’Avre.Elle dit que c’était l’intention des Alliés de briser le système de défense allemand sur le front qui n’était que faiblement fortifié.Elle dit qu’il a été impossible encore de construire des défenses permanentes.et que le transport du matériel avait été trop difficile pour permettre de faire des travaux le long de la ligne.La dépêche ajoute: "Protégées par un bombardement bref mais très intense, les armées de l’Entente ont tenté de briser les lignes de l’infanterie et de l’artillerie allemandes avec leurs chars (l assaut.La cavalerie aidée par les chars d’assaut, devait s’élancer sur les lignes allemandes et atteindre dès le premier jour de l’offensive le chemin qui va de Péronne à Roye.“L’échec de ce plan est dû d’abord à l’héroïque résistance des garnisons de tranchées qui, en plusieurs endroits, défendirent leurs positions jusqu’à ce qu’elles fussent entourées de tous les côtés.Durant l’ouragan de mitraille, toutes les communications télégraphiques et téléphoniques furent brisées.Les fusées étaient absolument invisibles au milieu de l’épais brouillard, et pendant que les artilleurs préparaient un feu de barrage, ils se trouvèrent pris tout à coup de chaque coté par les chars d’assaut i ont les mitrailleuses exerçaient des ravages très grands.Prompts comme l’éclair, ils pointèrent les canons à courte portée contre les chars d assaut, tandis que les autres continuaient toujours leur tir de barrage pour empêcher les réserves anglaises d’avancer.Dans les autres bataillons, les derniers officiers survivants dirigèrent une mitrailleuse pendant des heures, et réussirent même à se faire un chemin jusqu’aux lignes allemandes.“Les Anglais et les Français commencèrent le second jour de l’offensive en envoyant leurs chars à l’assaut, mais, affaiblis par leurs pertes du jour précédent, ils ne déployèrent pas la même vigueur.Accablés par le feu des batteries allemandes, leur attaque échoua.Plusieurs chars d’assaut furent atteints et prirent en flamme ; ils reculèrent.L’infanterie ne montra pas aussi beaucoup d’initiative et l’attaque fut terminée."Ce ne fut que dans Taprès-midi que les Anglais aidés par des troupes fraîches purent renouveler Tat-taque.Sur tout le front depuis Mor-lancourt jusqu'à l’Avre, des vagues humaines s’avancèrent précédées une fois de plus par des fortes divisions de chars d’assaut.Des aviateurs planaient au-dessus essayant d endommager les rangs ennemis au moyen de leurs mitrailleuses.“Une habile contre-attaque' de l’infanterie allemande eut lieu ensuite.C’est ainsi que la bataille s engagea.Finalement les Anglais, malgré leur grande nombre de troupes, ne purent avancer jusqu’aux rives de la Somme et le long de la grande voie romaine.“Plus au sud, les Français et les Anglais assaillirent la ligne qui va de Rozières à Arvilliers.Us obtinrent quelques succès et prirent pied dans un terrain qui ne pouvait pas être défendu.Nous avons abandonné volontairement à l’ennemi les rives de la Somme que les furieuses attaques analaises n’avaient pu lui permettre d’obtenir.” Les journaux allemands commen- tent beaucoup les résultats de l'offensive alliée; le "Weser Zeitung” dit que cet échec des troupes allemandes ne peut être expliqué en disant qu'il y a eu une surprise de la part des Alliés.On s'attendait à cette attaque et il faut donner une autre explication.C’était la journée des défaitistes à Cologne, dit un journal de cette ville en ajoutant que le peuple était très anxieux.UN ARTISTE DANS DE MAUVAIS DRAPS Boston, 13.— Robert Percy 'Baker, sculpteur et peintre anglais, a comparu en Cour hier sous l’inculpation d’avoir violé l’Acte d'espionnage.Deux femmes, Mme F.B.Boyer, dont le mari est un des chefs de la Croix-Rouge à Paris, et Mme Elizabeth Grinnell, ont juré que Baker leur avait dit être convaincu que l’Allemagne n’était pas dans le tort.Il a ajouté, pretend-t-on, que bien qu’il admire la France il la trouve une nation brutale.Mme Grinnell accuse aussi Baker d’avoir dit que c'était honteux d’enrôler des hommes comme lui.Il a ajouté qu’il demanderait une veuve avec des enfants pour S’exempter de la conscription.Le procès ne se continuera que le 5 septembre, et en attendant Raker est en liberté provisoire après avoir fourni un cautionnement de $1,000.Mme SKEFFÏNGTON EST LIBÉRÉE Londres.13.— Madame Sheehy Skeffington, qui, depuis sa déportation d’Irlande a été gardée "dans la prison d’Holloway, vient d'être relâchée.Les autorités l’ont prévenue qu’elle ne devra pas retourner en Irlande sans leur permission.Mme Skeffington trompa la vigilance de la police anglaise et gagna l’Irlande le 3 août.Le 8 du même mois elle fut appréhendée à Dublin, Mme Skeffington est la veuve de F.Sheehy Skeffington, autrefois rédacteur à 1’“Irish Citizen”, qui fut tiré et tué par un officier anglais durant l’insurrection des Seinn-Feiners en 1916.VETEMENTS Vêtements de distinction Une certaine grâce dans le style imprime aux vêtements C.& C.un cachet de supériorité sur la moyenne des habits faits sur mesures, bien que le prix en soit toujours raisonnable.CUMMINGS & CUMMINGS rues St-Paul et St-Sulpice Eu arrière de l’église Notre-Dame.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 7512.— Talier Prang Art Company, de Springfield, Mass., EtatsUnis d’Amérique du Nord, demanderesse, vs William John Chapman et Horace Chapman, faisant affaires à Montréal sous le nom de W.J.Chapman and Co., défendeurs.Le 22ème jour d’août 1918, à 11 heures de l’avant-midi, au domicile du défendeur William John Chapman, au No 67 Stay-nor, dans la cité de Westmount, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause-consistant en meubles de ménage, piano, etc Conditions ï argent comptant.J.U.Nor mandin, H.C.S.Montréal, 12 août 1918.La Bonne Humeur règne en maîtresse dans toutes les maisons où Ton fait usage DU SAVON IMPERIAL de BAR S AL O U Aussi la Vraie Ménagère n’en accepte aucun autre.Cadeaux utiles en échange des enveloppes.USINES : 172 DELORIMIER, m MONTREAL.f GRANDS Deux articles qui devraient ¦ se trouver dans chaque maison .::•> V r- ¦ Un fer électrique • ' .i Nos fers électriques donnent tellement satisfaction et sont d’un prix si raisonnable que personne ne devrait s’en passer.LES FERS ELECTRIQUES “GOODWIN’S SPECIAL” sont garantis.LES FERS ELECTRIQUES “GOODWIN’S SPECIAL” sont entièrement nickelés.LES FERS ELECTRIQUES “GOODWIN’S SPECIAL” ont tous une bonne longueur de corde et une fiche de rac- j cord permettant de raccorder à n’importe quelle prise de courant.Prix: 3.45 Un grille-pain Pouvez-vous vous passer du plaisir de griller votre pain vous-même d’une façon pratique et économique ?Nos grille-pain sont d’une construction extra solide leur assurant un usage continu, les trouvant toujours prêts à vous donner pleine et entière satisfaction.Comme chaque grille-pain dure des années et des années, vous vous trouverez à Î>ayer seulement une fraction de sou 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Florence.Les rues étaient animées.Une foule d’Anglais et d’Allemands promenaient dans les musées et les églises leurs invraisemblables costumes de voyage, et les magasins étalaient leurs plus irrésistibles séductions, tandis que des marchands ambulants venaient de toutes parts ouvrir sous les yeux des passants leurs coffrets contenant de “véritables mosaïques de Florence” : croix, broches, boutons de mao- ! chettes; “trois pièces pour une j lira”.Il y avait du monde sous les arcades des cloîtres, quoique l'heure fût un peu avancée; mais on pouvait s’isoler et parcourir à son gré les corridors et les cellules, chacun s’absorbant dans sa contemplation, sans s’occuper de son voisin.Miss tkinson était, dans la disposition j d’esprit où se trouvait Françoise, la plus agréable des compagnes.Peu causeuse par nature, le tact dont elle était douée lui révélait le besoin de silence qu’éprouvait la jeune fille; elle la suivait docilement, prenant ou feignant de prendre un plaisir inépuisable aux fresques qui arrêtaient Françoise.Celle-ci trouvait reposant, bienfaisant de voir ces madones et ces saints si peu terrestres, -dont le corps fluet ne semble que le voile nécessaire, le lien léger de l’âme transparente.Elle s’attarda dans la cellule où, sur le mur blanc et pauvre, est retracé le gracieux mystère de la Présentation.J1 est idéal, le geste de la jeune Vierge, — une enfant, et cependant une mère, qui a laissé son divin trésor aux maips de l’heureux Siméon, mais dont les mains fuselées (les mains sont un poème chez les Vierges du Beato), se tendent instinctivement .pour le protéger ou le reprendre.H y a une profondeur mystérieuse dans le regard du cher petit Jésus, une expression de majesté merveilleusement fondue avec sa grâce d’enfant: il est bien “l’Ancien des Jours”, sous sa forme frêle.Et le même sourire extasié met une douceur infinie, une jeunesse renouvelée sur les traits émaciés de saint Joseph, slur la figure vieillie de Si-inéon, tandis quWnne la prophetes-se, recueillie, adore le Messie tant attendu et que saint Pierre Martyr, prosterné, laisse voir la mortelle blessure qui lui ouvrit les portes de l’éternel Royaume.La paix de ce lieu, si odieusement spolié et profané qu’il soit, calma le coeur de Françoise.Des souffrances purement terrestres et personnelles lui inspiraient quelque confusion dans cette demeure où tant d’âmes choisies dédaignèrent le monde et ses arnères douceurs.Après avoir erré dans les cellules et dans les corridors, elle alla s’agenouiller devant le tombeau de saint Antonio, et son âme pacifiée retrouva l’ancienne habitude contractée au couvent, de se remettre entre les mains de Dieu.—Et demain, dit miss Atkinson en sortant de l’église, nous irons prendre a enp of tea avec my old Matohin.Françoise voulait bien faire tout ce qui l’arrachait à elle-même et à sa secrète souffrance.XIV Le déjeuner fut une diversion.Le comte redoubla de politesse, et Stéphane se montra plus intéressant que jamais.Françoise fut invitée à les suivre dans la biblothèque, qu’elle ne connaissait pas.C’était une immense chambre, située, comme la galerie, au-dessus du portique de la cour d’honneur, et tapissée de centaines de livres, dont un certain nombre étaient de grand prix.La table de travail du comte était placée près d’une fenêfre, et couverte de livres, de brochures, de feuillets détachés.Une autre table servait à Stéphane, et il y avait en outre deux ou trois hauts pupitres, pour écrire debout.Sur les bibliothèques, qui étaient en bois richement sculpté, et de moyenne hauteur, il y avait quelques marbres d’après l’antique: des bustes, le Laocoon et VApollont Musagcte, du \atican, puis des majoliques, dont les tons vifs éclairaient la pièce un peu sombre et sévère.Françoise dut entendre le comte exposer, dans son français laborieux, d’ailleurs émaillé de mots italiens, le plan très savant et très compliqué de son ouvrage sur les antiquités de Florence, et, ce qui l’intéressa davantage, elle fut admise à feuilleter les dessins, dus à Stéphane, qui devaient accompagner le texte.Quelques-uns étaient tout à fait techniques, et d'un genre ingrat: des plans reconstruits, des délimitations de monuments à peu près disparus, des tronçons de colonnes, des débris de chapiteaux.D’autres reproduisaient des statues célèbres, des ruines pittoresques.Tous portaient le double cachet d’une science impeccable et d’un sens artistique merveilleux.Son oncle, ravi de l’intérêt qu’elle prenait (à l’oeuvre, l’invita à entrer aussi souvent qu’elle le voudrait dans la bibliothèque, et même à y prendre les livres que Stéphane lui choisirait volontiers, et avec un tact dont il répondait d’avance.L’après-midi se traîna lentement, mais la soirée fut horriblement triste.Après avoir goûté le charme de relations choisies, et, surtout après avoir connu une intimité charmante avec un homme jeune, spirituel et séduisant, la société de Rosa Atkinson était une pauvre compensation.A mesure que venait la nuit.Francise sentait revenir, plus amer, son désespoir de la veille.Avant de rentrer dans sa chambre, elle ouvrit la porte du salon où, l’avant-vellle encore, une vive et joyeuse lumière éclairait une so- ciété d’élite.Dans l’obscurité ressortaient comme des fantqpies les hauts fanteuils enveloppés, les statues voilées de gaze, tandis que les tapis étaient roulés dans Ifs angles.Une indicible tsistesse planait sur cette transformation.Il lui sembla que c’était une image, qne tniste caricature du bouleversement qui s’était opéré dans sa vie.J
de

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