Le devoir, 26 août 1918, lundi 26 août 1918
VOLUME IX.— No 201 IONTREAL, LUNDI 26 AOUT 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.3 50 UNION POSTALE .3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! L’ENTREVUE DE M.BORDEN M.Borden est arrivé à Ottawa il y a quelques heures, après une absence de dix semaines et de longues sessions en tête-à-tète avec les ministres du Royaume-Uni et des autres itominions.Que nous en rapporte-t-il?On ne sait.Le public est curieux de l’apprendre.Et ce n’est pas l’entrevue de M.Borden aux journaux d’aujourd’hui qui le satisfera.* * * M* Borden parle bien de l’effort gigantesque du Royaume-Uni, de la valeur de l’armée canadienne, des victoires remportées récemment par nos soldats, des oeuvres de guerre canadiennes au front et dans le Royaume-Uni.Rien de cela, toutefois, n’est neuf.Son entrevue renferme là-dessus toute une série de lieux communs qu’il n’était pas nécessaire d’aller en Europe pour raconter au public.Un passage, pourtant, de la déclaration de M.Borden aux journaux est à retenir, non pas tant pour ce qu’il dit que pour ce qu’il laisse prévoir; c’est celui où, après avoir dit que la conférence de guerre impériale a exécuté un vaste programme d’études, il ajoute: “Dans certains cas, nous en sommes venus à des conclusions définies, finales; dans d’autres, des commissions représentant la Grande-Bretagne, les dominions autonomes et l'Inde se sont formées, avec mission de faire enquête et de rédiger des rapports; en troisième lieu, la conférence impériale a adopté des voeux recommandant à la considération de chaque gouvernement des rapports de bureaux ou de comité déjà établis.'Quant aux sujets dont nous avons traités en deuxième et en troisième lieu, les représentants canadiens ont eu pour politique définie de préserver la complète liberté d’action du gouvernement et du parlement du Canada dans la politique et les méthodes à adopter pour travailler d’accord avec les autres parties de l’empire à quelque fin commune que ce soit.Presque toutes les conclusions du cabinet de guerre impérial sont d’une nature secrète et confidentielle et ne peuvent se divulguer.Elles touchent de très près à la conduite de la guerre sur les différents théâtres d’action.Unité d’action, préparation additionnelle, coopération dans l'emploi des ressources, utilisation plus effective de toute la force d’assaut, sur terre, sur mer, dans l’air, ces sujets et d’autres connexes ont fait l’objet d’une étude approfondie et prolongée, avec l’aide et les conseils des experts les plus autorisés.Nous en sommes venus à des conclusions d’une extrême gravité et, avant la fin de cette année-ci, il faudra nécessairement prendre d’autres décisions aussi importantes”.Et voilà., >» # Afr Pour l’heure, donc, il faut nous contenter de cet exposé plutôt vague.Secrets d’Etat, conférences de nature confidentielle, décisions d’une extrême importance, ces termes laissent les Canadiens aussi ignorants qu’auparavant de ce qui s’est passé à Londres.On comprend que tout ce qui touche aux operations militaires de la guerre reste secret.La moindre indi.yrétion sur ce point serait dangereuse.Mais, pour le reste, — action politique, mise en commun des ressources matérielles, mesures pour sauvegarder l’autonomie et la liberté d’action de notre parlement, de notre gouvernement, de notre pays, nature des recommandations à ce sujet, — n’en pourrions-nous savoir quelque chose?M.Borden exprime son avis, il est juge dans sa propre cause, lorsqu’il dit que ses collègues et lui ont eu “pour politique définie de préserver la plus complète liberté d’action du gouvernement et du parlement du Canada” ; mais le public canadien ne sera-t-il pas admis à en juger par lui-meme?Et comment le pourrait-il, s’il n'a même pas les éléments indispensables pour éclairer son jugement?Au surplus, ne devons-nous savoir ce qui s’est fait à Londres que lorsque tout sera irrévocablement décidé?Le pays n’a-t-il pas droit à quelques éclaircissements sur ce qui se prépare ou même sur ce qui s’est fait dans le champ politique?Espérons que d’ici peu M.Borden sera plus explicite, plus précis.Personne, pas même le groupe nationaliste, ne veut que le premier ministre soit indiscret.Mais, entre l’indiscrétion et le mutisme déterminé, il y a un juste milieu.Et le public a droit que M.Borden parle sans réticence inutile, — si nous vivons dans une démocratie.Georges PELLETIER.LA POLITIQUE ALIMENTAIRE DE L’ALLEMAGNE Par ERNEST BILODEAU.III Nous avons jusqu’ici jeté un coup d’oeil sur l’état des choses en Allemagne pendant les deux premières années de la guerre, et sur la confusion qui y régnait à propos de l’alimentation.Cette confusion parut devoir se dissiper un peu à la fin de l’année 1915, lorsque le ministre Delbruck prit diverses mesures destinées, les unes à augmenter directement la production, les autres à changer la façon de vivre du peuple allemand.Pour accroître le rendement agricole, il commença par protéger les chevaux, en autant que possible, puis par encourager la traction par les bêtes à cornes et par les moteurs ; et il ne négjigea pas non plus l’éleetroculture ni la fondation des syndicats agricoles, qui reçurent de fortes dotations du gouvernement.Il restait la question de la main-d’oeuvre ; le ministre sut l’améliorer en se servant des prisonniers de guerre, qu’il fit travailler sur les fermes, soit par groupes surveillés par des gardes armés, soit isolément, sous la responsabilité des fermiers eux-mêmes.On constata que soit mauvaise volonté, soit faute d’une nourriture suffisante, les prisonniers donnaient une moindre somme de travail qu’un garçon de ferme ordinaire, et qu’il en fallait mettre trois pour obtenir le travail qu’un ouvrier eût pu faire.Ce système a longtemps été suivi et dure probablement encore.Le ministre fit travailler jusqu'aux écoliers, et “ en 1916, on vit les enfants des écoles et des collèges réquisitionnés et envoyés dans le voisinage des grandes villes, se livrer aux travaux des champs, sous la direction de leurs maîtres et de leurs surveillants, répartis en escouades et forcés de fournir un certain rendement.” Toujours la manière forte, appliquée meme aux sujets allemands.Il fallait songer aussi aux engrais et aux troupeaux.“ La question des engrais, si Importante en Allemagne, dit M.Frcmy, où le sol a tant besoin d’amendement, notamment en Rrandebourg ot dans les sables *et bruyères de la Prusse orientale, préoccupa vivement les autorités.L’engrais animal baissait quotidiennement, à cause de la diminution du troupeau national.Les en-grais^potassiques et calcaires continuaient à être produits en quantité suffisante par l’Allemagne, mais des difficultés très sérieuses existaient pour les autres engrais chimiques.Les engrais phosphori-ques nécessitaient l’emploi de minerai de fer, et l’on sait que l'empire en importait une grande quantité, puisque, en 1910, il en avait acheté 1,100,000 tonnes en Suède et en Norvège, soit le tiers de sa consommation.Quant aux phosphates, en 1913, il en avait tiré de Belgique, d’Algérie et des Etats-Unis 930,000 tonnes ; ces marchés, la Belgique exceptée, se trouvaient fermés à partir de 1914.On essaya de trouver des palliatifs pour conjurer cette pénurie, mais sans succès.” Quant au troupeau national, il comptait alors 25 millions et demi de porcs et 10 millions et demi de bovidés.En dépit des protestations du ministre de l’Intérieur, Delbruck se_ décida à faire diminuer les premiers de 35 pour cent, et les bêtes à cornes de 10 pour 100.Il avait en cela un double but : garder pour_ l’alimentation humaine une partie des produits consommes par le bétail : pommes de terre.orge, maïs, son, et contrôler l’abatage des animaux en bon état au lieu d’être obligé d’accepter tout ce que ses cultivateurs tuaient de plus, malade et de plus épuisé.C’est aussi à ce moment que furent adoptees les différentes mesures relatives aux céréales ; la farine devait dorénavant contenir 28 pour 100 de son, et la pâte une proportion de fertile de pomme de terre de 20 à 35 pour 100.ce qui donnait au meilleur pain de 39 à 52 pour 100 de farine pure.Le ministre édictait, en même temps, différents changements dans le genre der vie du peuple ; nous n en citerons que quelques-uns : l’établissement des jours sans viande, la défense de servir des pommes de terre épluchées, dans les services public, la conservation des déchets de cuisine pour lesquels beaucoup de grandes villes avaient créé des étuves urbaines afin de les dessécher et de les employer à l’alimentation du bétail.On comptait que cent maisons fournissaient 70 livres de ce nouveau fourrage chaque jour.Les municipalités recueillaient également les eaux de cuisine et les eaux de toilette, et récupéraient les matières grasses en suspension évaluées à 20 grammes par individu.Pour économiser l’amidon, on supprima l'empesage du linge et pour remplacer la paille on alla jusqu’à favoriser l’emploi de la sciure de bois et des vieux papiers, comme litière.” On voit qu’il commençait à y avoir loin, dans cette misère qui ne faisait encore que commencer, des grands enthousiasmes des premiers jours de la guerre et du défilé orgueilleux de sept cent mille hommes organisés comme sur papier à musique, à travers la capitale de la Belgique.En dépit de sa force incontestable, l’armée allemande ne présenterait plus le même spectacle enivrant pour ses chefs, si elle re-, faisait aujourd’hui en sens inverse le même trajet.Et tout semble indiquer que ses chances ne s’améliorent pas beaucoup avec le temps.Mais nous devons oublier le point de vue militaire pour ne nous occuper que de celui de l’alimentation dans l’empire ennemi.Problème tellement compliqué que le ministre Delbruck devait finir par y perdre son.teuton et sa place par-dessus le marché.Il voulut, en tout cas, combiner un peu tous les systèmes, protégeant les syndicats de producteurs en même temps que les syndicats de commerçants, et pratiquant en outre les prix maxima combinés avec la saisie par l’Etat, qu’il déguisait sous le nom plus noble de mobilisation.Il monopolisait aussi certaines branches de commerce sous des associations improvisées qui s’appelaient Kriegsgetreidestel-len, Kartoffelstellen et 7.entrallein-kaufstellen ; quiconque se mettait en contravention avec leurs règlements s’exposait à une amende de 1,000 marks ou à un an de prison.Cependant, il se rencontra beaucoup de difficultés dans la fixation des prix maxima.S’ils sont trop bas, les producteurs se sentent lésés au profit de la collectivité, et s’ils sont trop élevés, c’est une minorité qui s’engraisse aux dépens de la généralité.L’intérêt particulier est toujours en conflit avec le général : un fabricant quelconque produisant un objet pour 40 sous et le vendant 45, ne perdra pas de temps à le monter à 50, si tel est le prix maxima fixé par la loi ; et voilà le public tondu pour autant.En dépit, donc, de la compétence des experts qui avaient mission d’établir ces prix, il y eut des abus, des déceptions et le public ne fit qu’augmenter ses doléances, qui n’étaient que trop justifiées.On le constatera par l’exemple suivant, que donne M.Frémy : A Léna, le prix de l’orge fut fixé à 11 marks 25 le quintal quand on s’empara des quantités que les agriculteurs avaient engrangées.Or, à la fin de l’automne, le directeur du même district autorisa la vente de l’orge au prix de 16 marks.Par conséquent, l’individu qui avait reçu 11.-25 pour son orge devait débourser 16 pour en racheter s’il en avait besoin.On voit d’ici les réclamations.Le cas des pommes de terre ne fut pas plus facile à régler.On en avait fixé le prix à un chiffre que les cultivateurs trouvaient trop bas; par conséquent ils n’en apportèrent une de très petits quantités sur le marché.Les autorités, voyant cela, déclarèrent que les prix fixés resteraient tels jusqu’à la prochaine récolte, de sorte que les agriculteurs n’avaient plus d’intérêt à cacher leurs provisions.Mais'ceux-ci trouvèrent un autre moyen, et se mirent à faire mange.’ les tubercules à leurs animaux, tandis que le public affamé s’agitait avec indignation.Ce fut à un tel point que les autorités durent revenir sur leur décision et accorder des prix plus élevés.Mais le consommateur avait souffert de la maladresse des bureaux, et n’était pas content.Son état d’esprit se fit jour de nouveau au Reichstag, où le sous-secrétaire d’Etat Michaelis admit que même sans tenir compte des blés de Roumanie, on aurait dû arriver à assurer à chaque individu une ration de pain de 6 livres par semaine, sans addition de fécule ni de son.On était à ce moment loin d’une pareille aisance dans les foyers, et ces paroles devaient avoir un grand retentissement dans le pays.Un député.Wendorff.allait plus loin encore: "Les autorités, dit-il, n’ont pas compris à temps qu’il était de leur devoir d’intervenir pour assurer l’alimentation du peuple, et leur incompétence a été absolue”.Les autorités, c’était le ministre Delbruck, dont i’impopula-rité était devenue telle à ce moment que l’empereur, au mois de mai 1916 lui demanda sa démission.La note officielle annonçant le changement débutait ainsi: “Si.à propos du départ de M.Delbruck, on peut regretter quelque choses c’est le retard qu’il a mis à donner sa démission dont la nécessité se faisait sentir depuis des semaines et même des mois.” Cet évènement fut salué avec joie; ce n’était pas seulement un changement de personne, mais de toute la politique économique, et il décidait le gouvernement à faire un pas de plus dans le socialisme d’Etat”.De tous côtés, l’on réclamait une “dictature de l’alimentation” et ce voeu fut réalisé, sous le nom de Ernachrungsamt, ministère virtuel confié à M.de Batocki, juncker prussien spécialisé dans les questions agricoles.Immédiatement, il exposa son système dans une circulaire qui est restée célèbre.Tl divisait les denrées en deux catégories: les denrées de conserve et les denrées périssables; la première catégorie comprenait les céréales, les pommes de terre, le bétail, le beurre.les conserves de légumes et de fruits.Des fonctionnaires spéciaux en prenaient charge, obligeaient les producteurs à livrer leurs produits, moins ce dont ils pouvaient avoir besoin pour eux-mêmes et leurs familles; et finalement ils répartis-saient les approvisionnements ainsi réalisés entre un certain nombre de branches répandues partout, pour les céder aux consommateurs: en un mot, la distribution par succursales.{Suite à la 2ème page) CHOQUIS L'ARRIVEE Ottawa, 25 août.Midi “ roi des étés.” Sous le dôme élevé de lu gare qui voit passer duns l'histoire tant de politiciens, l’on' ne remarque aujourd'hui qu’un groupe de six ou sept hommes venus ici à la rencontre di personnage attendu.A part cela, le public ordinaire des arrivées, immobile ou se déplaçant avec ennui, en surveillant de l’oeil les plateformes où tout d l’heure s’aligneront les deux trains.Va et vient et vagues rumeurs.La préposée ayant ouvert l’une des portes grillées, les officiels filent avec trois ou quatre journalistes ; on note M.Frank Cochrane, grand, blanc, sec, osseux et volontaire, incapable de causer et ne répondant que par saccades brèves, puis M.Blount, le fidèle ancien secrétaire particulier du premier ministre, qui a laissé son four d’Europe, cette fois, à son substitut, M.Yates, et puis trois figures de journalistes familières, sans lesquels on ne conçoit pas que la petite fête pourrait avoir lieu, les représentants du Toronto News, du Mail and Empire et de la Canadian Press.Ils défilent maintenant derrière la grille vers une autre voie d’arrivée où est déjà rendue madame Borden ; deux mois de séparation, on voit qu'elle compte les minutes, en regardant, comme les autres, vers l'entrée de la gare, où poindra tantôt la locomotive.Pendant ce temps, arrive tout seul, l’allure feutrée, l’air indécis, le nez interrogateur et inquiet, le secrétaire d’Etat, l’ancien ministre de l’Agriculture, M.Martin Burrell, celui qui fait un discours par session et trahit à chaque phrase sa naissance aux bords de la Tamise.Il passe pour être compétent en culture de pommiers ; c’est pour cela sans doute qu’on en a fait le chef de notre diplomatie.En attendant, il flaire la grille et avance d’une porte à l’autre comme une souris dans un piège.Un soldat le renseigne et le renvoie à la bonne porte.Arrive ensuite M.Arthur Meig-hen, avec un Sancho Pança imglais ventru et inconnu.Le “ jeune ministre’’, comme on appelle encore M.Meighen.n’a pas beaucoup changé de visage depuis son voyage, son premier, en Angleterre.Mais il a quelque peu modifié son allure et sa démarche.Sous les dômes et les lambris de Buckingham, il a perdu son western gait, sa nonchalance un peu insolente des prairies, et voilà maintenant qu’il se tient le corps raide et tend la jambe comme il faut faire sur les parquets cirés des palais des rois.Son vêtement est de meilleure coupe que jadis, mais il n’a pas encore acquis le goût des couleurs discrètes et bien choisies ; il faudra qu’il y retourne ; cette “ éducation de prince ” n'est pas complète.Mais une ombre apparaît là-bas et bouche bientôt rentrée, le train entre, se range et s’arrête, le flot des voyageurs ordinaires s’emmêle et sort petit à petit, sous les halètements bruyants de la grosse machine.Tout au bout, là-bas, on perçoit un mouvement, des poignées de mains.Puis l’immobile.Le voyageur est remonté pour quelques minutes dans le wagon particulier, où l’on s’asseoit autour de lui pendant qu’il cause surtout avec scs trois collègues ; puis, le public écoulé, la voie libre, on peat se rendre aux autos.A la grille, les collègues saluent et s’éloignent, et voici le premier ministre seul, avec sa femme et son secrétaire, tons trois arrêtés debout au milieu de la grande place couverte.L’homme est vêtu et coiffé de gris, court, robuste, un peu amaigri.la fête, un peu penchée, selon son habitude : il ouvre et prend connaissance d'une lettre que vient de lui tendre le secrétaire, une lettre écrite à la main : sa femme attend, heureuse et déférente ; puis il donne le signal du départ et s’avance vers In porte : il rencontre un ami et lui serre la main, souriant, un peu myope sans son lorgnon : il fait de même pour le secrétaire du ministre de la Justice, qui ^attendait et soulève son chapeau."And how is Doherty ” ?demande le premier ministre, de sa voix un peu sourde, mais cordiale ; son regard s’est éclairé d’amitié et Vun des traits de cet homme, un fond de bonté naturelle, est venu à la surface.Puis le connlr monte en voiture, et celle-ci démarre sans que la foule ait un geste de sympathie, un cri.et il n’y a rien autre que la curiosité de quelques cm-nloyé.s, aux fenêtres voisines, qui laisse deviner que le premier ministre du pays vient de revenir d’un long et important voyage, dont ni l’utilité, ni les résultats heureux ne nous apparaissent bien clairement.Et c’est peut-être pour cela, ce silence et ce désert autour de celui qn s’était absenté de son poste et gui y revient, avec on ne sait quelles nouvelles décisions qui inquiètent d’avance le pays.Robert VAL.AU CONGRES DE FRASERVILLE L’INAUGURATION DE LA LIGUE ANTITUBERCULEUSE DU COMTE DE TEMISCOUATA.La fable dont Lafontaine avait emprunté le sujet à l’antiquité ex-, prime une vérité immuable: l’individu pris isolément est capable de peu de chose, son énergie sc rompt sur le premier obstacle venu.Mais que cet être chétif s’associe avec un grand nombre de ses semblables, il deviendra capable de grandes choses.La collectivité est une force.Fonder dans un comté éloigné des deux centres les plus importants de la province — Montréal et Québec — une association antituberculeuse, cela pourrait paraître une impossibilité et bien téméraire celui qui l’entreprendrait seul.Cette initiative ne pouvait partir que d’un groupement, du groupement spécial d’une certaine classe, d’individus la plus au courant de la stratégie contre cet ennemi dissimulé, la plus renseignée sur le nombre de ses coups et l’étendue de ses ravages.Heureusement pour le comté de Témiscouata, cette association existait.Les médecins régionaux avaient formé une société sous le nom d’Association Médico-Chirur-gioale du comté de Témiscouata, et c’est à la réunion de l’hiver dernier, nous apprenait le docteur Dubé au cours de son allocution lors de l’inauguration de la ligue antituberculeuse, que cette initiative féconde a été arrêtée, à la suggestion de l’inspecteur sanitaire, M.le docteur Savard.«¦ * * La cérémonie d’inauguration de cette ligue avait attiré une foule nombreuse dans la belle salle de rhôtél de ville de Fraserville.'On distinguait aux premiers rangs de l’auditoire tous les dignitaires de l’endroit, sans excepter, cela va de soi, le clergé.En outre du docteur Dubé, plusieurs spécialistes de l’armement antituberculeux firent part à cette assistance compréhensive de leurs expériences acquises à Québec et à Montréal (il convient de nommer Québec en premier lieu, car il faut bien admettre, dût l’orgueil de nos co-citadins en souffrir, que la “vieille” capitale nous montre la voie et avec une jolie avance dans le traitement des pulmonîques).Au président succédèrent, dans l’ordre hiérarchique, le docteur Pettigrew, de Fraserville, et le docteur Parrot, député de Témiscouata, respectivement vice-président et secrétaire de la ligue.Puis vinrent le docteur Arthur Rousseau, Tame de rhôpital Laval de Québec et qui avait quitté pour quelques heures ses nombreuses occupations pour prêcher la bonne doctrine au loi» (il était s'eut! en moins de quatre heures en automobile, record qui faisait l’admiration des congressistes, la plupart, fervents du volant), le docteur Odilon Leclerc, qui s’occupe spécialement de l’hôpital Laval, le docteur Frémont, du dispensaire antituberculeux de Québec, et le docteur Jarry de l’Institut Bruchési de Montréal.Nous aurons occasion de revenir sur tous ces travaux : pour le moment, contentons-nous d’analyser l’allocution du président.La ligue antituberculeuse de Témiscouata a été bien inspirée de mettre à sa tête un spécialiste des maladies pulmonaires qui, depuis l’université a toujours consacré partie de ses loisirs à approfondir la prophylaxie antituberculeuse.Dans cette brève allocution, que nous voudrions donner en entier, on reconnaîtra le don du propagandiste gagnant une médaille d’or dans un concours international au moyen d’un manuel populaire dont le préfacier, le Dr A.Vallée, de Québec, dit: “Voilà bien réalisé le vrai manuel de médecine domestique.En pénétrant dans nos familles, il rendra de réels services sous son petit volume; comme un évangile scientifique, il ira prendre la place de ces gros bouquins si pé-dantesques, si faux et surannés, qui ont la prétention d’enseigner l’art médical à toutes les populations.” « * * Dès le début, le docteur Dubé, sentant qu’il s’adresse à un auditoire mêlé,a le soin de rendre à la maladie son nom localement le plus fréquent.La ligue est fondée pour entreprendre la lutte contre la tuberculose, communément appelée “consomption”, explique-t-il.Il est important que l’auditoire sache parfaitement ce dont on parle et que l’on rapproche autant que faire sc peut le sujet de ses connaissances, qu’on le lui rende le plus familier possible Puis le docteur indique les caractères les plus frappants de la tuberculose: elle fauche à pleine volée, de 20 à 45 ans à l’époque où le capital humain est le plus productif; où le père est le plus nécessaire pour assurer le soutien de la famille et la mère, pour achever l’éducation des enfants.La terrible peste blanche cause des ravages effrayants quand on s’arrête à songer; quoi de plus naturel que de se liguer pour combattre une ravisseuse qui prend à elle seule un mort sur sept dans le comté, qui fait plus de morts que la variole, la scarlatine, la rougeole, la typhoïde et la diphtérie réunies! Et le docteur Dubé ne manque pas de faire voir les possibilités de succès et de travail fructueux pour les siens qui restaient aux tuberculeux quand la mort est venu le cueillir s’il avait su ou si on avait su le soigner: Bastien Lepage, Stevenson, Chopin.Laënnec sont morts à la fleur de l’âge et qu’est-ce que ces artistes, ces poètes, ces savants n’auraient pas pu ajouter à leur oeuvre sans la blême maladie qui les a emportés! Mais il serait cruel d’insister, ajoute le conférencier, car qui dans l’assistance ne compte pas un proche: époux, femme, père, mère, frère ou enfant, que la tuberculose a réclamé?L’humanité est, à la vérité, à demi terrassée par un ennemi mi-.croscopique mais qui se multiplie avec une rapidité telle qu’un pul-monique imprudent en projette, en crachant, dos billions autour de lui, en 24 heures.'Partout, aujourd’hui, on s’organise; et Témiscouata n’a pas voulu rester en dehors du mouvement général, d’autant que comme tous les comtés environnants, il doit déplorer un chiffre très élevé de mortalité par la tuberculose.La lutte, est donc ouverte dans la région basée sur deux principes fondamentaux: la tuberculose est évitable; elle est curable.Le plus pressé est de faire l’éducation des masses.Le docteur Dubé rappelle, en effet, que la législation ne saurait aller plus vite que l’éducation en des termes qui nous paraissent d’une justesse extrême : “Lorsqu’une loi intervient dans nos actes journaliers, lorsqu’elle trouble des habitudes invétérées et qu’elle doit être appliquée dans le foyer domestique, elle n’est acceptée et observée que lorsque l’opinion publique la réclame, lorsque la conviction de tous est faite, lorsque chacun connaît le danger des habitudes vicieuses et est prêt à les réformer personnellement et à exiger de son voisin qu’il agisse de même.” Pour arriver à cette conquête de l’opinion, on adoptera, dans Témiscouata, les moyens éprouvés ailleurs: conférences, exposition antituberculeuse ambulante, brochures répandues à profusion.Enfin, on créera aussi un dispensaire auquel sera attachée, plus tard, une infirmière visiteuse qui ira dans les maisons rectifier les conditions par trop insalubres et enseigner sur place les moyens à prendre pour enrayer la contagion.Au dispensaire, on aura soin de mettre les contagieux au courant des ressources prophylactiques.L’allocution se termine par un appel à toutes les bonnes volontés.Ceux-là, surtout, qui sont persuadés déjà du danger de la tuberculose peuvent faire beaucoup en endoctrinant leurs voisins, leurs parents, et en dirigeant les malades vers le dispensaire.Bref, on peut attendre beaucoup de bien de l’initiative intelligente des médecins du comté de Témiscouata, qui se traduira sous peu par une réduction des décès imputables à la peste blanche.Louis DUPIRE.BLOC-NOTES M.Rowell Il n’a jamais été aussi loquace que depuis la fin de la session •; mais il a toujours évité de répondre au discours de M.Murphy et il s’est toujours dérobé quand il eût été très écouté s’il eût parlé.La semaine dernière encore, il a prononcé quelques discours, et s’est fait faire une grande publicité par les journaux unionistes.A ce sujet, le Sun de Toronto, qui le connaît et n’a guère confiance en lui, donnait ce conseil dans sa dernière livraison : "Il convient de toujours être sur ses gardes, quand M.Rowell parle des faits.” Quoique le président du conseil ne soit pas du Midi, c’est étonnant comme il souffre du mirage, semblable en cela à tant de personnages de Daudet.Nézyme M.Tarte continue de donner beaucoup d’espace aux inepties de sop nouveau rédacteur.Samedi, celui-ci écrivait entre autres choses dans sa lettre hebdomadaire à la Pafnc.où on lui donne plus de place qu’à la rédaction ordinaire du journal — ce qui prouve en quelle estime le directeur de la Patrie tient son nouveau collaborateur : “Belzêmyre est toujours pas capable de se promener toute l’année avec son collet de silsquine et moê en scapulaire et en chaussons gris.C’est pas correct Médèric, lui, il a un collier et pi il ci un capot avec du poil à l’entour.Mais il y a cette petite différence, c’est qu’il est maire et moé que je ne le suis pas”.Et cela se prolonge pendant deux colonnes.Sézyme a appris un peu a ortographe pendant la semaine, mais il n a pas plus d’esprit qu’avant et il bafoue pareillement la langue et le bon sens français.Mais si M.Tarte y tient.On a les passe-temps qui nous conviennent.Déserteurs ?* marquer que, dans le district Trois-Rivières, il existe queh malentendu au sujet des conscr Des jeunes gens de cette région reçu avis de se présenter à la serne à Montréal et à Québec, lieu de recevoir un simple avis assignant a l’une de ces deux vil Leux qui se sont rendus à Montr sont portés à Québec sur îes lis des insoumis ; également, ceux f J0"! ?r,ésentés à Québec pass à Montréal pour être des insoun Hien que dans sa localité, écrit tre correspondant, deux jeu gens déjà rendus en Angleterre s recherchés par le registraire Montreal, comme insoumis à la Un tel malentendu augmente nombre apparent de« déserteurs donc contribue à empêcher qu rende justice à Québec.Il faudi que les registraires s’entendiss' entre eux pour ne pas obliger conscrit du district des Trois-vières à se présenter à la foi: Quebec et à Montréal.Il doit avoir une ligne de démarcation p eise entre ces deux districts m taires et la région des Trois-Ri\ res ne doit pas être à la fois di les deux.Que ne s’en avise-t-ou < fin ?Au Conseil législatif M.Gouin doit choisir prochainement trois ou -quatre nouveaux con- seillers législatifs.Ne pourrait-il tenir compte du fait que le représentant de la classe agricole à cette chambre, M.Dubord, est disparu et qu’il convient de le remplacer par un autre agriculteur, au lieu def nommer à sa place un avocat, un notaire, un médecin ou un marchand ?L’élément agricole n’a paa.\ dans nos législatures non plus que dans notre parlement fédéral le.nombre de représentants auquel il a droit.L’industrie la plus essen-, tielle, de tout temps et surtout de ce temps-ci c’est l’agriculture.Si M.Gouin cherche un agriculteur bien qualifié pour être le porte-parole de sa classe au conseil légis-! latif, il ne devra pas manquer d’enj trouver dans le district de Québec,] où il y en a d’excellents, d’instruits\ et qui font honneur aux leurs.“As clear as Mud” Pour le Journal-Press d’Ottawa,, le dernier arreté ministériel relatif^ aux cent mille conscrits est aussi limpide que de la houe.Nous sommes d’accord avec le Journal-Press.cette fois.Ne trouvera-tron j jamais le tour, dans les milieux officiels, d’exprimer clairement ce que l’on veut, d’en arriver à une phraséologie dépourvue de toutes ces formules vieillottes, obscures et inutiles dont s’alourdit le moindre document public ?Ou cette obscurité, cette lourdeur, cette abondance de termes désuets et imprécis1 sont-elles voulues afin que, le casi’ échéant, les ministres puissent se 1 retrancher derrière une question de mots, dans le maquis d’un verbiage incompréhensible ?Un premier ministre Peu de journaux ont signalé qu’un pays protestant d’Europe ai actuellement comme premier mi-¦ nistre un prélat catholique.C’est pourtant le cas en Hollande.La reine Wilhelmine a récemment appelé à former un cabinet Mgr No-1 len, qui a 59 ans et a* été pendant vingt-deux ans député au parlement de son pays.Négociations de paix Il y a tout un holà dans certaine presse ultra-loyaliste, dès que quel-qu un mentionne simplement le mot de paix.Le Manchester Guardian, un des journaux anglais les plus sé- ! rieux, sympathique à Lloyd George, écrit pourtant A ce propos: “Nous* ne croyons pas que des négociations de paix à J’heure présente et dans les circonstances actuelles aient des résuitats utiles; mais nous t ne comprenons pas pourquoi des i gens représentatifs de ce pays tien- ! nent au sujet de la paix et des pays ennemis qui désirent la paix ûn i langage tel que cela rend des plus faciles à nos pires ennemis, les chefs allemands, l’accomplissement de leur tache la plus ardue, celle de persuader à leurs compatriotes de 1 continuer à les suivre aveuglément, apres quatre longues années de souffrances ’.Sur un incident Les journaux ont parlé 11 y ; quelques jours de l’arrestation d’ur jeune homme du nom de Robidoux a Dewittville, dans Huntingdon, pai des hommes de la police fédérale sous prétexte qu’il était un insou mis.Un M.Jones, de Dewittville écrit a la Gazette de samedi que h rapport de cet incident publié dans la presque totalité des quotidien: du pays est tout à fait injuste.L: famille Robidoux, dit-il, ne s’est au cunement servie, comme on l’a ra conte, d’armes à feu, elle n’a pa: construit de barricades avec de voitures, n’a pas pris de fourche* pour repousser la police militaire La sympathie de presque tous le1 voisins est allée à la famille R obi doux, écrit M.Jones, et pourtani cette famille vit dans un milieu d( langue anglaise.“Les agents qui oni visite cette famille ont paru pim aptes a provoquer la rebellion qu’i n importe quoi”, continue le cor respondant de la Gazette dans si mise au point; “ils ont chassé 1< jeune'Robidoux confine un animal l s,.lu.ont niis les menottes hier qu il fût totalement inoffensif; e quoique ce ne fût qu’un enfant comme tout le monde pouvait s’er convaincre à première vue, on l’i traîné ignominieusement d’un bore et de l’autre, le lendemain”.Le jeu ne homme n’a que 17 ou 18 ans ai plus, conclut M.Jones, témoin oru taire de toute l’affaire.On voi donc qu’il ne faut pas se fier au> histoires que racontent aux jour naux les agents de la police mili taire, portes à exagérer afin de s( donner un beau rôle.L’affaire d( , mslow ou deux de ces agents on brutalement tue un jeune homm( inapte au service militaire e’ n ayant pas encore atteint l’àge ré glementaire, celle de Dewittville ainsi qu’en témoigne M.Jones prousent que 1 autorité a la mair malheureuse dans le choix de ses agents a la campagne, plus souvent qu il ne faut.G.P.SIR HORACE ARCHAMBEAULT Le public regrettera d’apprendre la mort Inopinée de sir Horace Ar-chambeault.A sa famille, ainsi qn*A «e» collègues de l’université Laval où il était le doyen de la faculté de droit, et à la magistrature dont il était un des membres distingués, le Devoir offre ses plus vives sympathies. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 AOUT 1918 VOL.IX.— No 201 CHRONIQUE AGRICOLE Les microbes utiles à l’agriculture (Suite) £ BACTERIES SYMBIOTIQUES, FIXANT L’AZOTE Dans notre dernier entretien, concernant les microbes utiles à l’agriculture, il a été question des bactéries qui, moyenmant la table et le logement, que leur fournissent le trèfle, la luzerne, les lupins et autres végétaux de la famille des légumineuses, dans les nodosités de leurs racines, travaillent pour eux, leur fabriquent des composés azotés, avec l’azote libre tiré de l’air atmosphérique, dans des sols qui peuvent être entièrement ou presque dépourvus du principe le plus indispensable aux récoltes.L'agriculture ne saurait donc assez apprécie]- la faculté, qui est l’apanage des légumineuses, de pouvoir se dispenser d’azote combiné, d’en enrichir le sol au lieu de l’appauvrir, grâce à l’arrangement conclu avec les colonies de “ bacillus radiclcola En effet, de toute façon, la culture du trèfle augmente le stock d’azote combiné, si necessaire à la production des autres récoltes, céréales, plantes, racines, etc., dans le sol d’une exploitation agricole.Car, pour atteindre ce résultat il n’est pas nécessaire d’enfouir directement, par un labour, des récoltes entières de trèfle ou d’autres légumineuses, comme cela se pratique parfois, avec le lupin surtout ; d’abord les bouts de tiges et les racines de la légumineuse, restant après la récolte, enrichissent déjà la terre d’une notable proportion des quelques cent à cent cinquante livres d’azote, puisées dans l’atmosphère, au cours de la saison de végétation, par acre de surface ; ensuite, il ne faut pas perdre de vue que le foin de trèfle, consommé par les animaux, fournit un fumier eaucoup plus riche en azote que le foin où dominent les graminées Or, enfonçons-nous bien cela dans la tète, le facteur restitution de l’azote domine toute la question agricole, en grande culture.Principe le plus essentiel de la végétation en général, l'azote combiné, répétons-ie pour la lOOOme fois en est aussi le plus dispendieux lorsque la nécessité oblige le cultivateur à importer cette matière première, du dehors, sous forme de produit commercial.Dans le sang séché, les déchets de viandes d’abattoir, le nitrate de soude, le sulfate d’ammoniaque et autres produits à base d’azote, celui-ci exige aujourd’hui 35 sous et plus à la livre, et n’a d’ailleurs jamais été coté moins de 18 à 20 sous avant la guerre.Les bactéries des légumineuses le fournissent gratuite-tement.BACTERIES INDEPENDANTES QUI FIXENT L’AZOTE.—AZO-TOBACTER Outre ces exemples, de contrai social entre organismes végétaux, que nous offre la nature, et que les biologistes ont baptisés de “ symbiose ” ou “existence symbiotique”, c’est-à-dire vie en commun ou en association, on a découvert plus tard des bactéries indépendantes, travaillant pour leur propre compte à la synthèse de produits azotés, dans le sol ; comparées aux microbes symbiotiques, elles représentent donc un peu les ouvriers qui travaillent à domicile et ne sont Sjus astreints à la dépendance d’un patron qui leur distribue de la ma-tière première, dans une grande usine.Les savants avaient déjà observé que le sol pouvait encore s’enrichir en azote, en l’absence de légumineuses.Dans l’occurrence, la chose s’observait notamment sur les sols de forêts, contenant beaucoup d’humus, beaucoup de matières végétales en décomposition ; outre l’azote contenu naturellement dans tout débris organique, il y avait encore une augmentation du taux d'azote qui ne s’expliquait pas.Gela attira de nouveau l’attention sur les faits et gestes des multiples espèces microbiennes qui pullulent dans la terre végétale.Ce fut encore le fameux bactériologiste, russe ou polonais, Winogradskv, qui, le premier, isola, vers l'année 1893, nue espèce de bactéries fixatrices d’azote, menant une vie indépendante, dans les recoins obscurs de la couche arable.A la suite de Winogradsky, d’autres savants découvrirent de nouvelles espèces de cos chimistes, aussi utiles que modestes auxiliaires de l’agriculture, et un champ nouveau d’investigations, aussi intéressantes qu'utiles à l’agriculture pratique, s’ouvrait pour les bactériologistes.Nous ne ferons que mentionner l’espèce la mieux connue, désignée sous le nom suggestif A'azèotobac-ter, étudiée par le savant hollandais Beyrinck.vers 1903, et qui, depuis lors, a fait l’objet d’un grand nombre de recherches et d’expériences de la part des savants s’occupant spécialement de l’étude du sol au point de vue bactériologique.CONDITIONS D’ACTIVITE DES FIXATEURS D’AZOTE Pour comprendre la principale condition d’activité des bactéries TOUT LOT qui n>st pa» ?andu dans 1# quartier Notre-Dame de Grâce ou dans le fameux “Lakeshore Diatriet** (Dixie, Dorral, Strathmore, Lake Breeze, Valois ou Lakeside), peut être obtenu à MOITIE PRIX mu cours de la Tente do notre 14e anniToreaire (finissant le 1S août), aux conditions faciles ordinaires.10 pour cent comptent et $5 par mois, par emplacement à bâtir.Rien n'eet réservé.Ce sent des Iota de choix, faciles d’accèa, grands, élevés, bien nivelés.secs et améliorés.2)4 sous par pied carré, en montant.Tous les avantagea de la rilla.Prêta à ceux qui, de benne fol, veulent ae bâtir un chez aei, rembouraablaa comme loyer.Transport gratuit.Des autos sent à l’arrivée des trains sur rendez-vous.Les plana et læ fascicules, chez les seuls agente s Marcil Trust Co, Il SI rue Sft-Jaequee, Montréal.Administrateurs, -Kxécuteura - tm mantaires.Fidéicommissaires.14 sans parte peur nea clients.fixatrices d’azote, il suffit de savoir que ce qui caractérise la synthèse des composés azotés, en général, c’est la grande quantité d’énergie qu’elle requiert sous forme de chaleur.Les azotobactcr, eux, sont donc aussi incapables de fabriquer une miette d’un composé azoté, s’ils ne disposent pas d’un combustible assimilable, dont l’oxydation fournit l’énergie nécessaire à leur travail chimique.Sans cela, ils sont aussi impuissants qu'un fondeur qui n’aurait pas de charbon pour chauffer le creuset contenant ses métaux.Dans les cultures des laboratoires bactériologiques, le combustible, la souéee d'énergie, fournie à de tels microbes, est du sucre.Dans le sol, on pourrait aussi donner du sucre aux azotobacter, afin qu’ils puissent fixer de l’azote en proportion ; mais on comprend que la chose ne payerait pas.Mais dans l’humus, il y a beaucoup de matières hydrocarbonées, analogues au sucre, par leurs propriétés fondamentales, dont les azotobacter peuvent se nourrir pour produire l’énergie nécessaire à leur travail.CONCLUSION L’activité des microbes fixateurs d'azote, tels que les azotobacter, est avant tout subordonnée à la présence d’humus, en de matière végétale en décomposition, dans le sol.Lorsqu’on enrichit le sol en humus, d’une manière quelconque, par l'enfouissement d’engrais verts, par l’apport de tourbe, de feuilles mortes ou autres débris de végétaux ; indépendamment de l’azote que ces matières peuvent contenir, il y aura enrichissement indirect en azote, par le travail des fixateurs d’azote, auxquels on fournit du combustible.Il n’est pas étonnant que les découvertes concernant les microbes fixateurs d’azote aient incité des expérimentateurs à établir de véritables fabriques de composés azotés, où les ouvriers seraient représentés par des colonies d’azotobac-ter cultivées méthodiquement en laboratoire et transportées ensuite dans un milieu favorable à leur développement et très riche en matières hydrocarbonées génératrices d’énergie, tel que de la tourbe ayant subi une préparation spéciale.Ceci nous fournira peut-être matière à une dernière causerie, au sujet des microbes dans le cycle de l’azote, ayant trait à la fameuse tourbe bactérisée ou humogène qui dans les dernières années, a fait assez de bruit dans le monde scientifique agricole.H.U.NAGANT, I.A.I.F.MORT DE Sir HORACE ARCHAMBEAULT LE JUGE EN CHEF DE LA COUR D’APPEL DE LA PROVINCE MEURT SUBITEMENT AUX TROIS-PIS TOLES.AUTRE GRÈVE À l/HORIZON LES TELEGRAPHISTES DU PAC! FIQUE - CANADIEN, MECON -TENTS DES CONCLUSIONS DE LA COMMISSION D’ARBITRAGE, DECIDENT D’ABANDONNER LE TRAVAIL PROCHAINEMENT.LA SITUATION A PREVOIR.SYMPATHIES.Les employés de télégraphe de la compagnie du C.P.R.ont décidé par un vote de 98 pour cent de déclarer la grève pour protester contre la decision de la commission d’arbitrage.Tous les employés de Toronto et de Montréal ont voté pour la grève.Les employés avaient obtenu la permission de leur président de déclarer la grève si la réponse de la commission d’arbitrage n’était pas satisfaisante mais on disait qu’un grand nombre d’employés étaient contre la grève; c’est pourquoi à l’assemblée tenue hier soir le vote a été pris pour avoir une opinion des employés.Le jour de la grève n’est pas encore fixé mais il est entendu qu’elle se fera très prochainement.Un des employés ajoutait que plusieurs télégraphistes sont des Américains qui seront bientôt obligés de retourner dans leur pays et la compagnie, par suite de ces départs, sera dans une mauvaise impasse.Le vote pour la grève n’a été pris que parmi les employés du C.P.R.mais les employés du G.N.W.leur ont donné toute leur sympathie et déclareront probablement la grève comme leurs confrères du Pacifique.QUESTIONS DE SALAIRES.Toronto, 25.— Les télégraphistes du C.P.R.à leur réunion de dimanche après-midi ont décidé de se mettre en grève à moins que le rapport des minorités de la récente commission d’arbitrage ne soit accepté par la compagnie.Au jjiême moment, les opérateurs du G.N.W.décidèrent, eux aussi, de se mettre en grève dix heures après les employés du C.P.R., si ceux-ci le trouvaient nécessaire.Le rapport des minorités demande que le minimum des salaires soit de $90 par mois et le maximum de $130 au lieu de l’augmentation de 25 pour cent que contient le rapport des majorités.M.C.E.Malette, vice-président général des “Commercial Telegraphers Union”, avoua que les perspectives d’un arrangement amical de la question n’étaient pas des plus brillantes.79,310 SOLDATS ENVOYÉS OUTREMER C’EST LE CHIFFRE DES RENFORTS FOURNIS PAR LE CANADA DEPUIS LA CONSCRIPTION, D’APRES .1/, N.W.ROWELL.Sir Horace Archambeault, juge en chef de la Cour d’appel de la province de Québec, est mort subitement hier matin chez son beau-frère, AI.Simeon Lelièvre, aux Trois-Pistoles.Le défunt était âgé de 61 ans et cinq mois, étant né le 6 mars 1857, à l’Assomption.Il était le fils de Louis Archambeault, qui a été ministre des Travaux publics provincial dans le cabinet Chauveau et Ouimet.Sir Horace reçut son éducation au collège de l’Assomption.Il reçut le titre de licencié en droit, en 1878.En 1886 lui était accordé le titre de docteur en droit par l’Université Laval.Il fut créé conseil du roi par le gouvernement fédéral, en 1889 et par la province de Québec en 1899, et bâtonnier général du barreau en 1900.Il refusa, en mars 1906, un siège à la Cour suprême et fut nommé, en 1908, juge de la Cour du Banc du roi de la province.C’est le 11 août 1911 qu’il fut nommé juge en chef.Il agit comme administrateur de la province en l’absence de MM.Langelier et Leblanc, à deux reprises.défunt était le doyen de la faculté de droit de l’Université Laval de Montréal; il y professa le droit commercial et maritime.Il était aussi directeur de l’école Polytechnique.Il remplaça son père, en juin 1888, au conseil législatif, dont il devint président en 1904.En 1890, il fut fait membre du conseil de l’Instruction publique.Sir Horace accepta le portefeuille de procureur-général dans le cabinet Marchand en mai 1897 et comme tel de-•meura dans le cabinet Parent jusqu’en 1905.Il devint, en 1912, chevalier de Tordre de StsMichel et St-George.Le 27 septembre 1883, il épousa Mlle Elisabeth Lelièvre, fille de Roger Lelièvre, de Québec, morte depuis.Sir Horace Archambeault était le frère de fou Monseigneur Alfred Ar-chambeault, évêque du diocèse de Joliette, et de feu M.Henri Archambeault, avocat.Il laisse un neveu, le lieutenant-colonel Henri-L.Ar-chambcault, avocat, une soeur religieuse au couvent du Sacré-Cœur de cette ville, et deux nièces, femmes du docteur J.-E.Panneton et de M.H.-E.Archambeault, pharmacien.Ces deux dernières étaient les filles de feu M.Henri Archambeault.Le défunt était le beau-frère de M.Louis-Philippe Pelletier, juge de la Cour d’appel de la province de Québec, et de M.Si-méon Lelièvre, d’Ottasva.Sir Horace Archambeault avait passé l’été k St-Irénéc et, la semaine dernière, il était au chevet de son collègue, le juge Joseph Lavergne, qui était alors dangereusement malade.Les funérailles auront lieu, mercredi, le 28 courant, à l’église Notre-Dame de Montréal.La dépouille mortelle est arrivée des Trois-Pistoles à Montréal, au No 276 ouest, avenue des Pins, résidence du défunt.Le cortège partira à neuf heures, mercredi matin, pour se rendre A l’église Notre-Dame.Millbrook, 26.— N.AV.Rowell, dans un discours devant ses mandataires, a donné d’intéressantes statistiques relatives aux renforts de l’armée canadienne et des pertes qu’elle a subi au front.Depuis la mise en vigueur de la conscription, a-t-il dit, 19,514 recrues ont pris du service volontairement et 59,496 hommes se sont enrôlés sous l’empire de la loi, ce qui donne un total de 79,010 soldats, dont 66,542 depuis le premier janvier ont été expédiés outre-mer.Suivant le conseil de notre commandant général, nous avons renforcé en hommes el «n matériel notre infanterie et notre cavalerie.En 1917, notre armée a perdu 74,500 hommes.Cette an née, les pertes seront vraisemblablement beaucoup inférieures, car durant les six premiers mois, nous n’avons eu que 1,400 hors de corn bat.Cette diminution est due à deux causes: lo, nos divisions sont devenues si formidables que les Allemands les ont rarement attaquées; 2o, à cause de leur valeur, on les avait retirées de la ligne de feu, les gardant comme réserves pour les cas désespérés.” N.AV.Rowell parla des 4,000 hommes que le Canada enxoie en Sibérie avec éloges.Des soldats anglais leur seront adjoints, tous sous le commandement du brigadier-général Elmslej- et d’un état-major canadien.Il fit allusion à la création d’un service aérien pour la protection des côtes canadiennes contre les menaces des sous-marins.Le commerce extérieur, continua-t-il, s'est accru considérablement.Les exportations pour Tannée fiscale close le 31 mars 1918 ont été de $1,540,027,788, soit une augmentation sur la même période de 1915 de 81,130,000,000.L’enregistrement a démontré qu’il y avait au delà de cinq millions d'hommes et de femmes de plus de seize ans.Le nombre de ceux qui se sont déclarés prêts à travailler sur les fermes, ayant de l’expérience est de 100.000 en i’On tario, 27,000 au Manitoba.Dans les autres provinces, la proportion est à peu près la même.LES AGRICULTEURS SE FORMENT EN UNION Désireux de créer entre eux les meilleures relations possibles, les cultivateurs du Québec jettent samedi à Saint-Hyacinthe les bases d’une puissante association qui travaillera au développement de notre industrie agricole — Election d’officiers.Depuis samedi dernier, le Québec, à l’instar, de l’Ontario et du Nouveau Brunswick, a son union des cultivateurs; cette nouvelle association sera connue sous le nom de l’Union des agriculteurs de la Province de Québec, les dignitaires en seront : M.T.1).Bouchard, maire de Saint-Hyacinthe, président honoraire; M.Anthime Arès, cultivateur de Saint-Michel de Rougemont, président actif; M.V.T.Doherty, président du Farmers’ Club de Buckingham, 1er vice-président; M.Horace) Morin, président de la Société d’agriculture du comté de Saint-Hyacinthe, 2e vice-président; MM.J.-E.Lareau, maire de Richelieu, MM.Lepitre, d’East Angus, Josephat Audette, de Saint-Charles, Charles Duquette, de La Présentation, Louis Chicoyne, préfet du comté de Bagot, Clément Lussier, de Sainte-Rosalie, Adélard Morin, de Saint-Hyacinthe et Émile Arès, de Saint-Césaire, directeurs.L’idée d’une union entre les cultivateurs de la province de Québec avait été lancée le 8 août dernier, lors d’une réunion d’un groupe de cultivateurs des comtés de la rive sud.C’est à cette assemblée que ees promoteurs du mouvement décidèrent de former un comité provisoire qui fut chargé de préparer un projet de constitution; ce comité ayant fait rapport, samedi après-midi, à une nouvelle assemblée qui a eu lieu à l’hôtel de ville, de Saint-Hyacinthe, il a été résolu à Tunani-mité que les membres présents à la séance du 8 août et à celle du 24 se constitueraient en union, afin de promouvoir les intérêts des cultivateurs dans toutes les branches de l’agriculture et qu’ils seraient de plus considérés comme membres fondateurs.PLUS DE PRÉJUGÉS DE CLASSE ET DE RACE La nouvelle association ne vise pas seulement à Tunion des cultivateurs : elle veut également faire disparaître tout ce qui jusqu’ici à empêché les races de langue étrangère à travailler en harmonie au développement non seulement agricole, mais industriel et commercial du Canada.On pourra s’en convaincre du reste par les articles suivants de la constitution de Tunion: Le but, comme nous l’avons dit tout à l'heure, est de promouvoir les intérêts de la classe agricole : 1 — En favorisant l’accord mutuel; 2 — En encourageant l’étude des questions de la ferme et du foyer, afin d’augmenter l’efficacité et le confort du fermier et de sa famille; 3 — En facilitant les relations sociales, l’étude des questions économiques et sociales par des conférences et des discussions, par la diffusion de brochures et écrits, l'établissement de bibliothèques, etc., pour développer l’éducation de ses membres et de leur famille, et pour rendre la rie à la campagne plus au niveau des exigences modernes ; 4 — En surveillant les intérêts des culti vateurs lorsque les gouvernements font de nouvelles lois; en demandant par des délégués ou autrement aux gouvernements l’adoption de lois de nature à promouvoir l’intérêt de l’agriculture; 5—En étudiant et enseignant les principes de la coopération, et en favorisant l’établissement d’organisations coopératives; 6 — En encourageant les membres à fournir des salles pour des réunions dans un but social ou éducationnel; Le temps qu’il à lait ailleurs.CÉLESTE DANS DE MAUVAIS DRAPS Way Lee, 88, rue Clarke, qui tenait une maison de pension, a comparu, ce matin, devant le juge Semple, où il a nié sa culpabilité à l’accusation d’avoir fait le commerce de Topium.11 parait que Ton a trouvé chez lui 27 boîtes vides de la drogue.Son procès aura Heu le 3 septembre.Toronto, 26.— Depuis samedi, à l’exception de quelques averses locales de l’Ontario aux provinces maritimes, la température a été généralement belle au Canada.Lacs et baie Géorgienne, vallées de l’Ottawa et du Saint-Laurent : vents modérés puis frais, tournant au vent du nord-ouest puis du nord, quelques averses ou orages avec foudre, mais presque partout beau et tournant au plus frais ce soir.Mardi: beau et un peu plus frais.Golfe et rive nord : vents modérés tournant du vent frais de l’ouest puis du nord-ouest, beau presque partout, quelques averses locales ce soir et mardi.Provinces maritimes: vents modérés tournant au vent frais du sud puis de Toucst, quelques averses locales ou orages avec foudre, mais presque partout beau et chaud aujourd’hui et mardi.Lac Supérieur : vents modérés I tournant au vent du nord puis du nord-ouest, beau et relativement ! frais aujourd’hui et mardi.Manitoba : beau aujourd’hui, i Mardi : quelques averses locales, ! mais généralement beau.Saskatchewan et Alberta: quel-! que» averses locales mais généralc-: ment beau aujourd’hui et mardi.RELEVE DU THERMOMETRE COCAÏNOMANE ___CONDAMNÉ Harry Legrand, ayant avoué, en cour du recorder, avoir été trouvé en possession de cocaïne, s'est vu condamner à un an de prison, par le magistrat Semple.Victoria Max.70 Min.50 Calgary 84 50 Winnipeg 72 46 White Hiver .82 40 Sault Stc-Maric , .84 60 Toronto 84 62 Kingston 80 68 Ottawa 64 58 Montréal 78 62 Québec 76 60 St-Jesn, N.-B Halifax 72 52.76 60 7 — En s'efforçant de supprimer les préjugés de classe et de race pour favoriser Tunion de: différentes races au Canada.Pour uniformiser autant que possible les unions agricoles canadiennes, la constitution de Tunion, de la province de Québec a été basée sur celles d’Ontario et du Nouveau-Brunswick; on n’y a fait que de légers amendements.L’union comprend une association centrale et des succursales; celles-ci peuvent s’établir dans chaque municipalité.Les membres des succursales font partie de l’association centrale; aussi y sont-elles représentées aux assemblées générales par des délégués M.René Morin, secrétaire de la Société d’agriculture du comté de Saint-Hyacinthe et ancien maire de cette ville, a été nommé secrétaire-trésorier de TUnion par le bureau des directeurs.C’est dire que le bureau principal de la nouvelle association sera à Saint-Hyacinthe A GRANDS PAS VERS LE SUCCÈS A présent que la nouvelle association est formée, elle organisera une vaste campagne à travers la province : ce sera une campagne, de recrutement.S'il faut en juger par les adhésions obtenues jusqu’ici et par les paroles d’encouragement qui ont été envoyées aux membres fondateurs, cette campagne obtiendra les plus beaux résultats.Le courant de bonne entente entre les deux grandes races habitant le pays s’est puissamment manifesté à' l’assemblée de samedi après-midi et il a été entendu que les cultivateurs anglais de la province se joindront à Tunion de tout cœur.Il a été aussi décidé que les imprimés et les procès-verbaux de Tunion seront rédigés dans les deux langues.D’un autre côté, M.T.D.Bouchard, président d'honneur et organisateur de Tunion, a donné lecture d’une lettre d’un des membres du Canadian Council of Agriculture dans laquelle cette puissante organisation promet d’aider à la formation de Tunion et informe les organisateurs qu’elle est à faire traduire ses imprimés eu français pour distribution aux cultivateurs de langue française.M.V.T.Doherty, délégué du Club coopératif de Buckingham, a aussi annoncé que les United Farmers d’Ontario étaient à fonder un journal officiel qui contiendrait un département français.M.Bouchard s’est mis à l’œuvre dès hier.Il a tenu sa première assemblée d’organisation au village de La Présentation et l’idée de la nouvelle union est tellement bien vue des cultivateurs qu’il a réussi à établir la première succursale en recrutant en moins d’une demi-heure quatre fois plus de membres que le nombre requis par la constitution.Quarante agriculteurs se sont inscrits et ils ont immédiatement tenu une assemblée pour élire leur bureau de direction.L’élection a donné le résultat suivant : Président : M.Arthur Richard, maire de la municipalité; vice-président, M.Wilfrid Chabot; secrétaire-trésorier, M.Charles Duquette; directeurs : MM.Uldéric Larivière, Joseph Audette, Josephat Chenette, Pierre Phaneuf, Joseph Giasson et Albani Nichol.Dimanche prochain M.Bouchard tiendra une assemblée après la messe à Saint-Charles et dans Taprès-midi ou le soir à Sainte-Madeleine.M.Bouchard a déjà un grand nombre de demandes d’organisation de succursales et il tiendra des assemblées un peu partout dans la province.LA POLITIQUE ALIMENTAIRE DE L’ALLEMAGNE (Suite de la première page) L’autre série comprenait les denrées périssables: légumes frais,pommes île terres nouvelles, fruits, volailles, laitages; ces produits étaient mis à la disposition de la municipalité.de la commune, qui devait en répartir l’usage dans Tintérêt général, sous la surveillance d’un comité central.C’était renverser complètement les habitudes prises sous Dcl-bruck, en imposant aux communes une initiative dont elles avaient perdu l'h&bitude et à un moment ou le commerce était désorganisé par le règne précédent, les petits négociants, ruinés ou découragés, étant devenus pou^t A» plupart fonctionnaires dans Quelqu’un des nouveaux services.Une fois de plus, la psychologie prussienne était en défaut, l’‘‘Ernaehrungsamt” se montrait inférieur à sa tâche, et en dépit de tous ses efforts, la population de Berlin vit diminuer d’un tiers environ sa ration déjà congrue.A quoi fallait-il attribuer ce deuxième échec de lu politique alimentaire, se demande le lieutenant Fré-my.Avant tout, répond-il, à la tendance allemande à tout réduire en chiffres et à tout vouloir soumettre à des règlements.Avec une minutie spéciale à leur race, les économistes, en se fondant sur les statistiques médicales, avaient décrété, à quelques centaines de calories près, quels étaient les besoins du peuple.ils n’avaient pas compte avec les aléas des récoltes, avec les difficultés de transport, avec la température.Puis, des règlements ne savent jamais tout prévoir; ils supposaient d’une part une administration active et soigneuse et une collaboration étroite de tous les Etats de la Confédération gennanique.Or cette collaboration n’a jamais été complète, et depuis 1916 déjà les tendances séparatistes des Etats allemands se manifestèrent de plus en plus sur le terrain économique”.L’auteur expose ensuite comment se manifestaient ces tendances: les régions agricoles, comme le Wurtemberg et la Bavière, refusaient carrément dç se soumettre aux demandes d’approvisionnements que leur faisaient les contrées au sol aride comme la Prusse, ou surpeuplées comme la plaine industrielle rhénane.Voilà pour l’égoïsme des Etats; mais l’égoïsme des individus n’était pas moins marqué.Pour le combattre, le ministre recourut au système des cartes, qu’il étendit au plus grand nombre d’aliments possible: viande, sucre, beurre, lait, café.etc.Puis il s’adressa au producteur et fit appel à sa bonne volonté pour qu’il cultivât mieux et des denrées plus essentielles, qu’il apportât toute sa production disponible, en restreignant sa propre consommation.C’était l’appel au patriotisme et à l’esprit de sacrifice.Le résultat fut nul et décourageant, et le ministre dut se résoudre à employer la contrainte.Nous verrons demain quelles conclusions Tauteur tire de l’exposé si documenté; du double échec que subit l’Allemagne en voulant compter sur les bonnes dispositions, sur le patriotisme de ses sujets.11 semble que dans Teinpire central, les civils n'aient pas "tenu” avec la mènie énergie que les soldats; et ce serait là pour les Alliés un motif de plus de comper sur la victoire finale.Ernest BILODEAU.ENTREVUE DE M.BALLANTYNE DE PASSAGE A MONTREAL, SAMEDI, LE MINISTRE DIT CE QU’IL A FAIT AU COURS DE SON VOYAGE EN ANGLETERRE._____ Le ministre de la marine et des pêcheries, G.C.Ballantyne, a déclaré, samedi, à son arirvée à Montréal, que la tournée des ministres canadiens à Londres n’avuit pas été une excursion d’agrément, Il a eu plusieurs entrevues avec l’Amirauté, toutes à l’effet de faire progresser les affaires canadiennes, comme par exemple de la participation du Canada à la défense navale- de l'Empire.Cette initiative, a dit le ministre, ne compromettra pas l’autonomie canadienne.H a été, comme ses collègues, impressionné par la flotte anglaise et américaine qui sauvegarde Ja liberté de l’At-tique.“ Je suis d’avis, affirme C.C.Ballantyne, qu’il n’est qu’un ou deux sous-marins évoluant sur la côte de l’Atlantique.J’ai discuté ce point avec.l’Amirauté.On prendra les moyens d’éliminer cette menace.” Le ministre de la marine avoua qu’en dépit de la guerre, la main-d’oeuvre pour les chantiers maritimes < anglais coûtait moins cher qu’ici, mais que néanmoins la construction des vaisseaux se poursuivra à cause de la forte demande.Nous devrons, à l’exemple de T Australie, fabriquer nous-mêmes nos plaques de blindage.A la conférence impériale, nous n’avons pas uniquement eu à décider de mesures d’urgence immédiate, mais aussi de l’orientation de toute notre politique navale.Les difficultés alimentaires, a-t-il ajouté, ne doivent pas faire oublier la nécessité des hommes pour l’armée.Les travaux de la ferme, en France et en Angleterre, sont faits par les femmes et les écoliers.Le ministre parla de ses visites au front, aux hôpitaux canadiens, et insista sur le travail sérieux et continu des délégués canadiens.Il fit de Robert Borden un portrait d’homme indispensable aux délibérations du cabinet de, guerre.Il a su, quoique impérialiste, conserver l’autonomie et les droits du Canada, dit -C.C.Ballantyne.TUÉ PAR UNE AUTOMOBILE Québec, 26.— Un cordonnier du nom d’Emmanuel Guilbault, demeurant au No 130 rue Saint-Mathias, a été tué.par une automobile, samedi , après-midi, rue Saint-Valier, près du marché Saint-Pierre.Le malheureux a été frappé comme il traversait la rue et se fractura le crane dans sa chute.Fl était âgé de 43 ans, marié et père de dix enfants Où acheter .-.P.Décès L’AUTO - STROP est le rasoir par excellence Faites-en l’essai pendant 30 jours, à nos frais.Si, après ce Japs de temps, vous n’en êtes pas satisfait, vous pourrez nous le retourner sans aucun déboursé.«T.-II.Robert 1185 RUE ST-DENIS Angle Mont-Royal Cinéma PASSE-TEMPS Cinéma LUNDI, MARDI, MERCREDI Predoetion Artcraft.Mary PIckford dan» son rérent anrc»s HOW COULD YOU, JEAN Comédie Luke.Ciné-journal.JEUDI, VENDREDI — PROGRAMME DOUBLE Earl William et.Grare Darmond dans "L’AMI DE LA MAISON’* Jack Picford et Louise Huff dans “SANDY” ARCHAMBAULT.— A Trois-Pi stoles, le dimanche, 25 août 1918, à l’âge de 61 ans, t est décédé sir Horace Archambault, juge en chef de la Cour d’appel.Le service j funèbre, aura lieu mercredi, le 28 cou- I rant Le convoi funèbre partira de la ré- 1 sidcnce mortuaire, “Appartements Avenue | des Pins”, 27ft avenue des Pins, à 9 heu-rer, pour se rendre à l’église Notre-Dame, et de là au cimetière de la CAte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d*y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL BOIÏVÎX, Marguerite, 26 ans, fille de Jérémie Boi vin, rue des Erables, 516.BRIEN, Camille, 73 ans, rentier, chemin Ste-Catherine.276.CHARTIER An gélifia Coderre, 45 ans, épouse dllormfsdas Chartier, rue Papineau, 2,11.CHAUFOUX, Joseph Lorenzo, 16 ans, garçon d’Adélard Cnallfoux, contremaître, me St-Timothée, 116.COnMriL, Marguerite, 3 ans, enfant d’Avila CorbHl, manufacturier, rue Fabre.444.DURAND, Arthur, 50 ans, constable, ruo Aylwin, 46ft.DUROCHKR, Martine Vallée, 9 ans, veuve de Joseph Durocher, chaudonnier, rue Workman, 297.DUPONT, Adrienne, 17 ans, fille d’Omer Dupont, marchand, rue Chateaubriand, 2446.HONE, Geneviève Chargoutre, 78 ans, veuve de Jules Hone, professeur, avenue des Pins ouest, 34.JOLV1N, Joseph, commis, 41 ans, rue Cham- bnrd.58 LAftOSE» Louis, 15 ans, garçon d’Octavc Ln-rose, rue Panel, 314.LA FRAMBOISE, Eustache, 97 ans.rue St-Mathieu, 25.MARECHAL, Fernande, 17 mois, enfant d’Adélard Maréchal, rue Deniers, 226.MAILLET, Ribianne Laniel, 76 ans, veuve de Georges Maillet, rue St-André, 411.PROVOST, Arthur, 7 anji enfant d’Henri Provost, mécanicien, rue Fofdf nm 2?59.PAOT'ÏN.Fri'm» 19 'Mb *• Y rille t aquin, inspecteur, rue St-Denis, 1264.ST-LAURENT, Roger.1 «n, enfant d’Arthur St-Laurent, opérateur, rue St-Hubert, 2454.V A LI Q CETTE, Anita, 3 mois, enfant de Donat Valiquette, machiniste, rue Marquis, 2*T1 VALLEE.Dorllla Boileau, 24 ans, épouse de Wilfrid Vallée, commis, rue Poupart, 328.^ pprôrtatt & Verrières d'art < Pour églises et résidences La seule maison irlando-fran- < çaise catholique au Canada , Verrières des écoles de Munich ' française et anglaise { Aussi tous verres blancs et de couleur Des conditions spéciales sont faites au clergé et aux communautés religieuses Bureau et atelier de fabrication, angle des rues Sainte-Agathe et Perrault.Tel.Bell Est 3948.Montréal ‘••TWtpOT» ijl ÿaul (J^u sMc#**** ipipipip ipipip 23484823534848534853530248235390535348235348234853485323534848 VOL.IX.— INO ZU1 MONTREAL, LUNDI 26 AOUT 1918 / 3 CALENDRIER DEMAIN, MARDI.27 AOUT 1918 S.JOSEPH CALAZANZ.CONFESSEUR Lever du aoleil, 5 heures 16.Coucher du soleil.6 heures 44.Lever de la lune, 9 heures 33.Coucher do la lune» le soir.0 h.12.Dernier quartier de la lune, le 28.à 2 h.33 m.du soir.* ©SStffISRB’HRUaiS l» DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurst nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU ET UN PEU PLUS FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM .79 Même date l'an dernier .75 Aujourd'hui minimum .69 Même date l’an dernier .60 BAROMETRE 8 heures a.m., 29,67 ; 11 heuren a.m.29.64 -, 1 heure p.m., 29.62.LE PROCES EST COMMENCÉ LA COUR MARTIALE CHARGEE D’ENQUETER SUR LES ACCUSATIONS DE DETOURNEMENTS DE FONDS PORTEES CONTRE LE COLONEL DALY-GINGRAS S’EST MISE A L’OEUVRE CE MATIN.La Cour martiale instituée pour juger le lieutenant-colonel Daly-Gingras, inculpé de fraudes alors qu’il était commandant du 2ième dépôt militaire et du 2ième régiment Québec, a commencé à siéger ce matin aux quartiers généraux de la milice, rue Bishop.Elle se compose d’officiers qui, pour la plupart, ne sont pas du district de Montréal.Le brigadier-général Cruikshank est président, les autres membres sont: le lieutenant-colonel Ostell, du 65ième régiment; le lieutenant-colonel H.D.Smith, du district de London; le lieutenant-colonel iPiuze, du district de Québec; le lieutenant-colonel Beaubien, de Québec.Le lieutenant-colonel Hibbard agit comme assistant juge général., Le capitaine Victor Béique est l’avocat de la poursuite tandis que Mes Peter Bercovitch et Henri Archambault défendent l’inculpé, le colonel Gingras.G) Le ou vers le 17 avril 1918, le colonel Gingras a obtenu de la cantine la somme de $160.2â pour l’achat d’instruments de fanfare, somme qu’il a employée à son usage personnel.U) Le ou vers le 17 avril 1918, le colonel Gingras a passé un contrat avec la compagnie R, S.Williams et Fils pour l’achat d’instruments, il a alors reçu une somme de $160.25, alors qu’il était commandant du régiment et avait charge des argents.Le colonel Gingras a employé la somme de S32.05 à son usage personnel ; cette somme provenait d’un escompte de 20 pour cent que lui avait consenti la Cie Williams.E) Le ou vers le 9 mars 1918, le colonel Gingras obtenait la somme de $450 pour l’achat de copies de formules régimentaires (standing orders) et il la consacrait à son usage personnel, et ce avec l’intention de frauder.La séance de ce matin a été employée particulièrement à la mise en accusation de l'inculpé et à la production des documents qui serviront au cours du procès.Un seul témoin a été entendu, c’est le capitaine I.S.Watherspoon, vérificateur des cantines militaires.Le colonel Gingras a nié sa culpabilité aux sept inculpations qui ont été portées contre lui.Voici la nomenclature de ces accusations : A) Le ou vers le 15 mars dernier, le colonel Gingras, alors officier commandant du 2ème dépôt et du 2ème régiment à Québec, et président du bonds de la cantine militaire à ce même régiment, ayant de ce fait toute la responsabilité des argents, ayant obtenu du fonds de la cantine militaire la somme de $941.50 pour l’achat d’instruments de fanfare, somme qu’il devait employé à cette fin, a appliqué cet argent pour son propre compte et ce dans l’intention de frauder.B) Le ou vers le 15 mars 1918, à Montréal, le colonel Gingras a passé un contrat avec la compagnie R.S.Williams et Fils pour l'achat d’instruments de fanfare et a reçu une somme de $941.50.Le colonel Gingras, alors qu’il était officier commandant et président des cantinues nriitaires, a gardé pour son usage personnel la somme de $186.80, provenant d’un escompte de 20 pour cent sur le prix des instruments.Et le ou vers le 9 avril 1918, le colonel Gingras recevait la somme de $450 pour l’achat de 1,000 copies de formules régimentaires.Il a alors passé un contrat avec la Cie Model Printing et il a obtenu ces dites formules pour la somme de $350, gardant ainsi la somme de $100 pour son usage personnel.G) Manquement au bon ordre et à la discipline militaire.Le ou vers la 20 février dernier, le colonel Gingras a fait changer un chèque de $500 à la cantine, alors qu’il n’avait pas suffisamment de fonds à la Banque Impériale où il avait son compte de banque.A chacune des inculpations, l’inculpé a enregistré un plaidoyer de non culpabilité ; puis le premier témoin est appelé ; c’est le capitaines Watherspoon, vérificateur des cantines ; il produit, à la dem-de de M.Beïque, tous les documents de la cantine et donne quelques explications.Me Bercovitch, de la part de l’inculpé, contre-interroge le témoin, qui dit avoir pris connaissance des livres, vers la fin de mai et dans le mois de juillet, il a cru que tout était correct à cette époque sur les explications que lui aurait fournies le colonel Gingras lui-même.La cour s’ajourne ensuite à deux heures cet après-midi.-»- SEPT BATEAUX DE PÊCHE COULÉS (Service de la Presse associée) Ymuiden, Hollande, 26 — Sept bateaux de pêche ont été coulés par le même sous-marin.Trois d’entre eux appartenaient à la marine hollandaise.On a déposé ici, les équipages des vaisseaux dtéruhs.Les pêcheurs faisaient la pèche à quelques milles en dehors de ce qui était connu comme ‘le chenal libre”.RAID AÉRIEN SUR CONSTANTINOPLE (Service de la Presse associée) Amsterdam, 2ti.— Deux escadres aériennes des Alliés ont attaque Constantinople, mercredi soir, dit un communiqué officiel turc, reçu ici, aujourd’hui.PARTIE DE PUGILAT QUI TOURNE MAL DEUX ATHLETES” IMPROVISES DOIVENT COMPARAITRE EN COUR POUR S’ETRE TROP FORTEMENT CARESSE L’EPIDERME — LA BOUTEILLE JOUE SON ROLE.Quelquesfois, malgré la sévérité qui est de bon ton en cour il se passe des incidents si cocasses, que tous, juge, greffier, témoins et audience.excepté l’accusé, doivent se dépouiller de leur gravité professionnelle et de convenance pour un des faits qui y sont racontés et des gestes qui y sont commis.Voici deux cas ou la comédie joue un grand rôle.L’autre jour, John McKernon et Thomas Reilly, deux condisciples de classe qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps,se rencontrèrent inopinément et résolurent de fêter cet événement avec la dive bouteille, ce qui les aiderait, disaient-ils, à évoquer quelques souvenirs récalcitrants.Par malheur, Bacchus leur joua un mauvais tour.Dans le cours de la journée, ils se rendirent dans une ruelle tranquille et éloignée où ils se croyaient à l’abri de tous les regards, afin de voir, par une partie de pugilat en règle, lequel des deux avait raison, sur un certain point, qui était venu se placer dans leur discussion amicale.d’auparavant.Mais si à l’abri qu’ils se crussent, la police les avait vus, et ce matin, ils parurent, à la barre des accusés, ayant pour décoration, l’un un oeil au beurre noir, l’autre des marques extérieures et voyantes de la “touchante” amitié de son compagnoit de classe.Leur cause a été renvoyée au 24 septembre.BIEN EXCUSABLE.L’autre cas est celui d’un nommé Adjutor Paradis, qui flânait dans une des ailes de l’hôtel de ville.Les constables qui l’ont appréhendé lui ordonnèrent de circuler.Comme il ne se conformait pas à leur désir assez vivement, ils le traînèrent, c'est bien le mot, à la Cour du recorder.Quand il comparut devant le recorder Semple, qui présidait, il se basa pour sa défense sur le fait qu’il était cul-de-jatte.De visu, le magistrat jugea que le prévenu ne pouvait vraisemblablement pas “circuler” très vite et, par conséquent, renvoya la plainte.- MORT DE Mme OMER BARRIÈRE Nous apprenons la mort de Mme Fabiola Barrière, née Piché, épouse de M.Orner Barrière, gérant du “Montreal Shoe Store”.Mme Barrière n’était âgée que de 29 mois et 8 mois.La défunte laisse son mari, son père et sa mère, M.et Mme Hormi-das Piché, de Verdun.La dépouille mortelle est exposée au No 85, Chemin LaSalle, Verdun.—-r*- LA FÊTE RELIGIEUSE DU TRAVAIL Dimanche prochain, 1er septembre, auront lieu coimne d’habitude, à l’église Notre-Dame, les exercices pieux de la fête chrétienne du travail.Dans l’après-midi, à 3 heures, il y aura la cérémonie pour les femmes, présidée par Mgr l’archevêque.Le sermon sera donné par un père lîudiste et sera suivi de la bénédiction du Très Saint Sacrement.A la fête du soir, à 7 heures 1-2, qui sera également sous la présidence de Mgr l'archevêque, le prédicateur sera M.Tabbé Arthur Deschênes, de la paroisse du SainLEnfant-Jésus.Lundi après-midi, Mgr l’archevêque invite tous les ouvriers catholiques de Montréal — les hommes— à se rendre pour 3 heures 1-2, à la chapelle de la Réparation au Sacré Coeur, Poin te-a ux-T rem bl es.Sa Grandeur présidera la cérémonie et prononcera elle-même l'allocution de circonstance.Les dévoués chapelains de l’oeuvre s’efforceront d’assurer toute la commodité possible aux voyageurs et de faire mettre un nombre suffisant de voituress à leur disposition.Le départ des pèlerins aura lieu de la rue LaSalle, vers 2 heures ou 2 heures 1-2.SECONDE RETRAITE ECCLÉSIASTIQUE La seconde retraite ecclésiastique est commencée depuis hier soir au Grand Séminaire.Comme la pré d?dente, elle est présidée par Mgr l'archevêque.Cent soixante-dix pré très en suivent les exercices.Le prédicateur est le R.P.Rouleau, dominicain.M.CLEMENCEAU EST OPTIMISTE Paris, 26.— Les belles victoires des dernières semaines ont définitivement décidé du sort de la guerre ”, dit M.Clemenceau, le premier ministre de France, dans un message où il remercie les conseils départementaux qui ont voté des félicitations au gouvernement sur la direction que prend la guerre.LES ANGLAIS PROGRESSENT ENGORE Les Tommies attaquent, ce matin, dans le secteur de la Scarpe et font une avance de deux milles sur un front de quatre milles — Ils s’emparent de Mouchy-le-Preux, Guemappe, Waucourt et Mery — L’artillerie est active au front français.ALEXIS ROMANOFF A ÉTÉ EXÉCUTÉ (Service de la Presse associée) Londres, 26, — Suivant le “Daily Mail”, un prince russe récemment arrivé à Londres, confirmes les vagues rumeurs relatives au meurtre d’Alexis, le fils du dernier empereur.Après l’exécution du père, les bolché-viki sont allés au fils, et lui ont dit : “Nous avons tué ton père: une mort de chien pour un chien.” Alexis a éclaté en sanglots, et un de la bande Ta tué raide d’un coup de fusil.Alexis avait eu 14 ans, le 30 juillet.UN COMMUNIQUE DE L’AMIRAUTÉ BELGE Washington, 26.— La légation belge a publié le communique hebdomadaire suivant de l’armée belge: La semaine dernière, nous avons repoussé par le tir de l’infanterie et de l’artillerie, 5 attaques allemandes contre nos avant-postes, dans les régions de Nieuport, Dixmude, Merc-ken et Langemarck.Nous avons eu du succès, d’autre payt, dans une at laque par surprise dans le voisinage de Kippe, capturant 20 soldats allemands et un officier.Dans l'ensemble, on signale la même activité de l’artillerie, d’intensité moyenne.Dans le cours de la semaine, un de nos aviateurs a détruit un ballon ennemi.M.TASCHEREAU DÉMISSIONNE Québec, 26.— On confirme la nouvelle que M.Alleyn Taschereau, sous-registraire du service militaire à Québec, abandonne ce poste où il a pour successeur M.Jules Larue, notaire.On ne sait au juste le motif de la démission de M.Taschereau.M.Taschereau était sous-regis-traire depuis mars dernier,ayant succédé à M.Ant.Gobeil, au lendemain des troubles de Qué- ¦ bec.-m- LES JAPONAIS EN SIBÉRIE (Service de la Presse associée) Londres, 26.— Les troupes japonaises achèvent de se masser sur le front d’Ussuri, scion des dépêches de Vladivostok.A Engeneuka, des marins, appuyés par des autos blindés, ont attaqué les soldats boiché-viki.malgré une forte canonnade, et les ont mis en déroute.La grève à Vladivostok s’est terminée en fiasco.Les grévistes ont reçu leur salaire et ont été remplacés par des Chinois.A l’arsenal, une sérieuse rixe s’est produite entre les grévistes et les autres ouvriers, mais les patrouilles alliées sont intervenues.La dépêche dit que la ferveur bolchévik s’éteint parmi divers éléments ouvriers.On rapporte que les Américains ont loué la ville de Vladivostok, 3,- 500,000 roubles, prenant les tramways comme garantie.- -m-¦—i ÉLOGE DE FEU SIR HORACE ARCHAMBEAULT A l’ouverture de la Cour de prati que, le juge Tellier a fait l'éloge de sir Horace Archambeault, décédé ce matin.C’est un deuil profond, a-1-il dit, pour la magistrature et le barreau.La disparition du juge en chef dans tout l’éclat de sa carrière suscite d’universels regrets, il fut un magistrat savant, intègre, rlistin gué.fl a brillé ai; barreau, dans la chaire de droit, dans la politique et sur le banc.Cette mort inopinée laisse un vide difficile à combler.Me Mignault et Me Duff, au nom du barreau, ont dit les regrets de l’Association pour cette mort, qui est un deuil pour toute la province.M.J.-A.Archambault, greffier de la Cour de pratique, est le neveu du défunt.M.W.Te.KNÔWLES A OTTAWA Ottawa, 26.— M.W.E.Knowles, ancien député fédéral de Moose Jasv, et actuellement ministre provincial de la Saskatchewan, est de passage aujourd’hui à Ottawa.M.Knowles n’a pas donné d’entrevue officielle, mais on assure qu’il n’est pas optimiste en ce qui concerne la popularité actuelle du cabinet d'union dans les provinces de l’ouest.Les campagnes surtout voteraient aujourd’hui, selon lui, autrement qu’elles ne Font fait en décembre dernier.Le ministre doit retour ner ces jours^ci dans sa province.parüToferTra un SABRE À FOCH Paris, 26.— Le conseil municipal de Paris a décidé A l'unanimité de présenter un sabre d’honneur au maréchal Foch, en reconnaissance des services qu’il a rendus en qualité de commandant en chef des troupes de l’Entente.CE cïïïnôüTsë DIT INNOCENT Tom Yon, 670, Mont-Royal, qui a été arrêté sur l’accusation d’avoir vendu de l'opium, a nié sa culpabilité en Cour du recorder.La cause a été remise au 3 septembre.Londres, 26.— Les troupes anglaises se sont portées à t’attaque, ce matin, dans le secteur de la Scarpe, à Test d’Arras, et accomplissent une bonne progression, >«dll€nî«>ns«ruite^au cenlM du grand parc national du canada Privilège» d’arrêt en route.¦Illets et Information»:— 141-145 rue St-JacaQoe".‘«FM»!" «125, gare» Wlndwr.W«at mount.Place Viger et Mile-End.F.C.LYDON, agent local.Trafic-Voyageur», 141-145 rue St-Jac-yue», Montréal.> v .i v ill a il v .Métropole.013010000—5 Canada.0002220ÛX—6 SOMMAIRE: — Coups de deux buts: Singher, Sabby, Trempe.Buts volés: Deschamps.2; Boston, Cutter, Rose; Coup sacrifié: Lafrance.Ely sacrifié: Léveillé.Retirés au bâton, par Crevier, 5.Buts balles, Deschamps, 3; Crevier, 3; Laissés sur les buts: Métropole.9; Canada, 4.Arbitres: Price et H.Cutter.Durée: 1 heure 50.POSITION DES CLUBS Métropole .! Lachine .Le Canada.Royal-Canadien .2 „ PROCHAINES PARTIES, 1er SEPTEMBRE.— 1ère partie, à 1.45: Royal-Canadien vs Métropole; 2e partie à 3.45, Le Canada vs Lachine.G.P.P.C.2 .714 .5 2 .714 .2 5 .286 .2 5 .286 AUTRE VICTOIRE POUR LE ST-ARSENE Plus de 1,200 personnes ont vu, hier, le club St-Arsène faire mordre la poussière au Laurier, par le score de 10 à 4, dans une partie très excitante.Le héros de l’après-midi fut l’arrêt sensationnel d’une main après une longue course du voltigeur Lafond “ à la Webster ”, alors que deux hommes étaient sur les buts.Le double jeu, le seul de Taprès-midi, Simard à Kenny, a été très bien fait.LAURIER AB.R.IB.PO.A.E.Thouin, c.5 0 0 6 2 0 Daoust, If.4 1 1 0 0 0 Jeannottc, 1b.4 0 1 9 0 0 St-Denis, 3h.4 0 0 2 2 0 Richard, ss.3 0 1 1 0 1 Bousquet, 2b.4 0 1 0 0 1 Laovie, cf.-Lafond, rf.3 2 2 2 0 0 .4 1 1 1 0 0 Langlois, p.4 0 2 2 2 0 Totaux.35 4 9 23x 6 2 Totaux.33 6 11 27 8 2 STARS Belec, 3b.Bates, s.s.Brown, c.f.Mullen, c.Caveney, 2b.• Rire, l.f.O’Sullivan, p.Langlois, 1b.Hefferman, r.f.Phillips, r.f.Ab.R.H.Po.A.Simard.2b.! W ells, 1b., McCarthy, cf.Kenny, ss.Major, e.Fortin, If.Caater, 3b.Poitras, rf.De Laduran-taye, rf.Gingras, p.Totaux.ST-ARSENE AB.R.IB.PO.A.41 10 13 27 11 3 x DeLadurantaye mort pour monter au 3e strike.Par reprises :— Totaux.36 5 11 24 18 4‘Laurier.000000211— 4 9 2 Résultat par reprises: St-Arsène.20100016x—10 13 3 Stars.103001 000—5! SOMMAIRE Crescent .00022200x—6 i Coups mérités, Laurier I, St-Ar-j Sommaire: — Deux-buts, Ricè, j sène 3 ; coups sacrifiés, Richard, | Curtis, Evans; buts ur balles, O’Sul- McCarthy, Gingras ; coups bons livan 2, Evans 4; retirés au bâton pour 2 buts, Kenny 2, Gingras, La-par O’Sullivan 3, Evans 9; doubles! voie, W’els ; 1er but sûr baies, de! jeux, Mullen à Belec.Major à Flynn, ! Langolis 2, de Gingras 4 ; retirés | Kenney à Major à Curtis; buts vo-1 au bâton par Langolis 6, par Gin-lés, Mullen 2, Bates.Major, Jacobs; ! gras 7 ; laissés sur les buts, Lau-! laissés sur les buts.Stars 8, Cres- j rier 9, St-Arsène 9 : buts volés, i cent 5; arbitres McEwen et Desro-1 Daoust 2, Lafond 2, Jeannottc, Ri-j chers.POSITION DES CLUBS Totaux.36 5 6 24 9 6| Crescent .Stars .Indiens.Athlétique ! chard, Simard 2.Wells, McCarthy I 2, Major 2.Carter, Poitras ; double-1 P.e.I jeu, Simard à Kenny ; balles mal! .769 j lancées, Kenny, Langlois, Major ; .636 i balle passée, Thouin ; frappé par le I :54G anlceur.Jeannottc ; durée de la j .364 j partie, 1 h.40.Arbitre, Panneton.I CONCOURS DE NATATION AU CLUB DE NATATION DE MONTREAL.— BEAU SUCCES.Les 43èmes courses annuelles du Club de natation de Montréal ont eu lieu samedi dernier, au local du club, à l’extrémité est de File Sainte-Hélène, devant une assistance qui aurait été plus nombreuse, n’eût été une température nettement défavorable.Nous donnons ci-après le résultat sans commentaire.Concours de plongeon (pour cadets) : 1er, G.Delahaye, 73 points; 2e, C.Koran, 72 points; 3e, B.Green blatt, 63 points.Course de 100 verges (pour aînés:: 1er, G.Vernot; 2e, C.Foran; 3e, E.Duclos.Course de 100 verges (cadets) : 1er, B.Greenblatt; 2e, R.Ferguson.Course de 220 verges (aines) : 1er G.Vernot MÜ.C.; 2e, H.G.Fisk, M.A.A.A.; 3e, L.Parsons, M.A.A.A.Course de 220 verges (cadets) : 1er, C.Foran; 2e, L Sendel; 3e, J.Dushes.Course de 220 verges, à la brasse (aînés) : 1er L.Parsons, M.A.A.A.; 2e B.McNatnee, M.S.C.; 3e N.Vei-nish, Y.M.H.A.Mât de Cocagne (position horizontale) : 1er C.Foran ; 2e G.Delahaye.Course de 440 verges (aînés) : 1er G.Vernot, C.N.M.; 2e, H.G.Fisk, M.A.A.A.; 3e L.Parsons, M.A.A.A.Concours de plongeon (aînés) : 1er H.G.Fish, M.A.A.A.; 2e V.Knowles, L.B-C.; 3e M.Veary, C.N.M.L’arbitre était M.W.H.Gather-1 cole, et le marqueur, A.W.Ross, i L’ensemble du concours a été un i véritable succès.Nous avons à j faire la même constatation que pour j les années précédentes, e’est que i les Canadiens français sont trop | peu représentés dans ecs sortes de : concours.-•-— VERDICTS D’HOMICIDE Des verdicts d’homiride ont été rendus à la Cour du coroner, same i di matin, contre Willie Stanton et j John James Cutter.Le premier aura à répondre de! la mort, arrivée aux régates, des deux jeunes Vaillaneourt et de Thé-1 rèse Ouimet, et l’autre, Cutler, sera j tenu responsable de la mort de sop beau-père, Richard Houston.1 AU NATIONAL LE 2 SEPTEMBRE La fête sportive organisée pour lundi prochain, le 2 septembre, au terrain du National, à MaLsonneuve, par l’Union des Employés de Tramways promet de remporter un succès complet et les organisateurs de cette fête ne négligent rien pour rendre ce field-day intéressant.PROGRAMME 1— Course de 100 verges ouverte à tous les employés.2— Saut en longueur avec élan.3— Lancement du poids de 16 livres.4— Course de 220 verges en uniforme complet.5— Course de 100 verges pour hommes gras (de 200 livres et plus).6— Concours de souque à la corde, (deux dans trois).1—Concours de la chaudière de sable (25 livres pesant).8— Course de 880 verges, ouverte aux employés.9— Concours de la chaudière d’eau.10— Mat de Cocagne, ouvert à tout le monde.11— Course de 1 mille, ouverte aux employés.Joute de crosse.^UIIIIIlilllllllllllllllllllllH PACIFIQUE CANADIEN Excursions de Moissonneurs $12 WINNIPEG ™ Plus Vic par mille au delà EXCURSION LE 27 AOUT 1918 De toutes les stations dans la province de Québec, aussi des stations dans la province d’Ontario—Brockville, Smith’s Falls, Pembroke et à l’Est.PRIX DU RETOUR : — Vie par mille, jusqu’à Winnipeg, plus $18, jusqu’au point de départ.Pas de changements de Chars entre l’Est et l'Ouest sur le C.P.R.Pour renseignements, s’adresser à l'agent du Pacifique Canadien le plus rapproché, ou aux BUREAUX DES BILLETS ; — 141-145 rue St-Jacques, tél.Main 8125, gares Windsor, Westmount, Place Viger et Mile-End.F.C.LYDON, agent local, Trafic-Voyageurs, 141-145 rue St-Jacques, Montréal.GRAND TRUNK SYSTEM^ EXCURSIONS DES Aides-Moissonneurs $12 jusqu’à Winnipeg pins V2c du mille au delà LE 27 AOUT Départ de toutes les gares du Canada à l’est de Brockville et de Scotia Junction, inclusivement.Pour plus amples renseignements s’adresser aux agents des billets, chemin de fer du Grand-Tronc.BERLIN MONTRE LES DENTS (Service de la Presse Associée.) Londres, 26.—La réponse de l’Allemagne à la déclaration de l’Espagne, relative à la guerre sous-marine, dit que le procédé de la part de l’Espagne, indiqué dans les instructions données à l’ambassadeur espagnol, à Berlin, pourrait résulter en la rupture des relations entre les deux pays.Voilà ce que mande une dépêche de Copenhague à (’Exchange Telegraph Company.La note déclare, toutefois, que l’Allemagne est disposée à prendre en considération la limitation des opérations sous-marines, en dehors de la zone dangereuse.On dit que l’Allemagne a informé l’Espagne qu’elle ne' peut donner de garanties à ce sujet, et ne peut traiter l'Espagne de façon exceptionnelle.L’Allemagne, dit la note, ne peut renoncer à la guerre sous-marine et espère que l’Espagne, qui a exprimé le désir de maintenir sa neutralité, restera réellement neutre.VAINES NEGOCIATIONS (Service de la Presse Associée.) Paris, 26.— Les négociations entre Berlin et Modrid, touchant la décision de l'Espagne de remplacer les navires espagnols .coulés avec les vaisseaux allemands internés, ont échoué, suivant le Petit Parisien.Le chancelier impérial, von I Hertling, ne désire pas fournir de | garanties, au sujet de la guerre sous-marine, dit-on, et le ministère : Maura maintient sa position.On j dit qu'à une assemblée des minis-i très, à Saint-Sébastien, hier soir,: des décisions supplémentaires ont '¦ été prises.— .- « RENVERSE PAR UNE AUTO PAR UNE AUTO Allen Stevenson, 10 ans.2360 ! boulevard St-LaureoL s’est fait frap per par une automobile qui lui a passe sur le corps, à l’angle de l’a venue du Parc et de la rue Bernard, hier soir.Il a été transporté à l’hôpital Royal Victoria dans d’automobile qui l'avait frappé.LOEWS WM.FARNUM dans “TRUE BLUE” “Hcr Blighted Loyc”—Comédie CANFIELD ET COHEN D»ns an.comédie désopilante Autre» numéro» excellent» D’un continu, 1 à 11 h.Mat., 10-15» ; le soir, 15-25» ; gam., dim.et jours do fête, prix du aoir.Venez faire examiner vo* dents par les DENTISTES FRANCO - AMERICAINS Prix excessivement bas.Extraction des dents sans douleurs an moyen de notre fameuse invention la KIL» CAINE.30 salons absolument privés, d’une propreté parfaite, suivant à la lettre les théories de i’INSTITUT ROCKFELLER et da HNSTITUT PASTEUR.Tout ouvrage garanti.Matériaux de première classe.Dentistes diplômés seulement.DENTISTES FRANCO - AMERICAINS.164 ST-DENIS.Un peu plu» ÿas que Ste-Catherine.Chambre des notaires SECRETARIAT DU DISTRICT DE MONTREAL PARC DOMINION Oavtrt tout lee jours de 1 à 12 p.xn.Plusieurs nouvelles attractions Ne manquez pas d’aller dans la COURSE VICTOIRE C'eat merveilleux COMMANDEZ VOS VINS Df BORDEAUX CHEZ MOQUIN FRERES y Les prix sont encore abordables St-Estèphe, le gai.2.00 Médoc, le gai.2.25 St-Julien, le gai.2.50 Commandes remplies sans délai.MOQUIN FRÈRES, 120 RUE SAINT-DENIS Angle Dorchester Tél.Est 1682 - 4755.Montréal, 5 août 1918.Avis public est par le présent donné par moi, soussigné, Edouard Biron, l’un des secrétaires de la chambre des notaires, que, par ordonnance de ladite chambre, en date du treizième jour du mois de juillet dernier (1918), M.Joseph-Stanislas Lamarche, notaire, résidant à Montréal, dans le district de Montréal, a été suspendu pour avoir refusé de laisser faire l’inspection de son greffe et de scs répertoire et index, et ce, après que des avis réguliers lui eussent été signifiés ; cette suspension devant rester en force et vigueur iusqu’à ce que ledit Joseph-Stanislas Lamarche se soit conformé à la loi, et ait payé les frais encourus pour sa suspension, ainsi que tous frais subséquents, soit pour pu?lication de la présente ordonnance, soit pour inspection de son greffe, soit pour le: relever des effets de la présente ordonnance.Cette susnension prendra effet à compter du dix-sentième joui»! du mois d’août courant (1918).En foi de quoi, j’ai signé le pré-, sent, à Montréal, ce cinquième fouPi du mois d'août mil neuf cent dix-huit.Le secrétaire, EDOUARD BIRON.LE DOCTEUR NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE 1708 NOTRE-DAME OUEST Coin Bourget.— Till.West.1952.Dentisterie de première qualité Spécialité : Pent», Couronne» et Dentier».à pria très modéras.48532330482348305353233048530230535323485348530153532353532348 232348485353532353482348534853485353235353534853232323532323 915348235353232353232348534823532353535353532353482348234848 VOL.IX.— No 201 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 AOUT 1918 7 COMMERCE ET FINANCE LE MARCHE DESVIVRES LA RECOLTE DU MIEL S'ANNONCE MEILLEURE QUE L'AN DER-NIER, DANS LA PROVINCE DE QUEBEC, MAIS LES PRIX SONT PLUS ELEVES QU'IL Y A UN AN.— DIVERS.sous la livre.D’autre part, le miel de sarrasin fait 18 sous franco de port (f.o.b.) point rural d’expédition.POMMES DE TERRE— Le marché des pommes de teiTe La semaine qui vient de se terminer a donné lieu à peu de changements, sur le marché de l’alitnen-tation, st l’on excepte, pourtant, une augmentation de 10 sous le sac de p opine s de terre, qui ont soudainement témoigné de rareté.Par ailleurs, tout indique que la récolte de miel va être bonne, dans la province de Québec, qu’elle sera même supérieure, à celle de l'an dernier, tandis que l’Ontario promet une récolte moyenne.Cette riante perspective n’empêche pas que les prix atteignent un niveau inconnu à la même époque l’an passé, en dépit du fait que les arrivages se font tous les jours plus nombreux.Dans les autres compartiments, tout est stationnaire.Nous cotons: FARINE-TYPE— Franco à bord (f.o.b.) Montréal .S 10.95 Livrable au moulin.$11.05 En lots fractionnés et aux épiciers .$11.60 Farine de seigle, en lots fractionnés et livrés en sacs .$1.1.00 Farine d’orge.$12.50 Farine de maïs blanche .$12.00 Farine-type de maïs.$11.60 Farine de riz, les cent livres $ 8.75 OEUFS— Les arrivages d’oeufs, dans notre ville, se chiffrent par 1,159 caisses, comparativement à 2,283 pour le même jour de la semaine dernière et à 1,307 pour la journée correspondante de l’année dernière.Les arrivages de la semaine écoulée samedi ressortent à 7,833 caisses, par comparaison avec 7,689 pour la huitaine précédente et avec 7,297 pour la semaine correspondante de l’année dernière.L’ensemble des .arrivages de la période comprise entre le premier mai et ce jour se totalise à 180,063 caisses, contrastant avec 199,160 pour le même laps de temps de l'an passé.rén minent pondus, de premier choix.51 à 52s Oeufs No 1.47 à 48s Oeufs No 2.45 à 46s BEURRE— Xes arrivages de beurre, pour la semaine close samedi, se présentent à 13,264 colis, ce qui indique une diminution de 2,140 colis par rapport à la huitaine antérieure et un déficit de 1,730 sur la semaine correspondante de l’année dernière, cependant que la totalité des arrivages de la période qui va du 1er mai à ce jour fait ressortir une augmentation de 50,983 colis par rapport à la même période de l’an dernier.De beurreric,(haut choix).43H à 43sSi De beurrerie,(bon choix).43 à 43s1,4 De laiterie, (haut choix).38 à 38s% De laiterie, (bon choix).30 à 37s FROMAGE— Les arrivages de fromage, pour 'la huitaine écoulée le 24 août 1918, s’établissent à 58,885 boites, ce qui représente un fléchissement de 21,-082 boîtes par rapport à la semaine avant et un déclin de 28,3(03 boites par comparaison avec la même semaine de l’année dernière, tandis que la totalité des arrivages de la période comprise entre le 1er mai et ce jour présente une rnoins-value de 10,537 boites sur le laps de temps correspondant de l’an dernier.La commissJOn impériale d’achats r i.ve les prix suivants: Fromage No 1.23s Fromage No 2.22sVa Fromage No 3.22s ENCHERES RURALES Saint-Hyacinthe, 26.— On a inscrit 150 colis de beurre au registre.Les ventes ont rapporté 42 sous et 1-4 aux propriétaires.Aussi, 400 boiles de fromage ont changé de mains à raison de 22 sous et 1-8 la livre.London, Ont., 26.— On a offert 445 boîtes de fromage du mois d’août, samedi.Les ventes ont donné 205 boites à 22 sous la livre.Le marché a ajourné jusqu’au 21 septembre.SUCRE— New-York, 26.— Sucre brut, ferme ; traité par.moulin centrifuge, $6.055.Sucre granulé, fin, $7.50.MIEL— Le commerce du miel a donné lieu à pas mal d’affaires, au cours de la semaine passée, par suite du fait que les arrivages provenant de la campagne augmentent régulièrement.Tout indique que la récolte de la province de Québec dépassera, cette année, celle de l’an passé, tandis que l’Ontario fournira une récolte moyenne, dit-on.Les prix sont sensiblement au-dessus de ceux de l'an dernier, le miel blanc, en rayons, s’échange à raison de 23 et 24 sous, cependant que le miel blanc, extrait, se vend de 20 à 21 ne présente pas de changement notable, depuis la hausse récente de 10 sous le sac.D’assez nombreuses affaires se traitent, par l’intermédiaire des marchands à commission, à raison de $1.75 et $1.85 le sac de 80 livres, chez l'acheteur (ex-store).VIANDES FUMEES— Le ton du marché est ferme, et en sympathie avec la récente avance des prix du porc.Les jambons de 8 à 10 livres cotent de 37 à 38 sous la livre; ceux de 12 à 15 livres font de 35 à 36 sous, et ceux plus lourds s’établissent à 34 et à 35 sous, cependant que le lard fumé à déjeuner (breciKfast bacon) se vend à 42 sous; le lard fumé Windsor, de choix, varie de 45 à 46 sous; et le lard fumé Windsor désossé se traite à 48 et à 50 sous la livre.NOTA.L— Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à Montréal, à moins que quelque chose n’indiefue le contraire.LES BANQUES CANADIENNES LE COMPTE RENDU DE JUILLET ETABLIT DES COMPARAISONS INTERESSANTES.LA MATINÉE À LABOURSE LES ACIERIES SONT OU NERVEUSES OU LOURDES.— LES AUTRES VALEURS INDU S-TRIELLES, AINSI QUE LES ACTIONS D'ELECTRICITE ET DE FORCE MOTRICE, PROGRES -SENT.— LA SEANCE.Cité de Montréal Obligations à 5 ans Remboursables le 1er mai 1923 Titres de $100, $500, $1,000 Payables au porteur, ou nominatifs Enregistrés sans frais Commandes sollicitées BEAUSOLEIL LIMITÉE 263 aue-STJACQUES phone main 1415 MONTREAL Ottawa, 26.— Le compte rendu des banques privilégiées (chartered) canadiennes, pour le mois de juillet, fait ressortir les modifications que voici, par rapport au mois précédent: Heart Juillet 1918.sur juin.Circulation.*187,885,833— *6,955,877 Dépôts à demande 549,968,651— 258,427 ld., d’épargne.992,015,137 + 26,080,581 ld., au dehors.216,003,804 + 5,884,865 Avances.905,677,233 + ~ - ld., au dehors Prêts A terme.ld., au dehors.Espèces métal.Billets du Dom.Rés.centrale d’or Passif total.Actir total.99,702,919— 74,382,762— 167,112,836— 76.578,266 + 186,520,172 + 88,870,000 -t-2,127,819,534 + 26,352;t84 .2,379,512,651 + 29,676,354 Ecart 8,451,221 3,330,370 2,588,158 2,921,640 1,013,889 2,705,434 3,4(10,000 rapport au mois corresponr dant de l’an dernier, les variations s'établissent comme suit: Ecart Juillet 1918 sur 1917.Circulation.*187,085,833+*32,993,563 Dépôts k demande 549,068,651 + 98,219,295 ld., d’épargne.992,015,137 + 02,572,797 ld., au dehors.216,003,804+ 32,157,080 Avances.905,677,233 + 76.110.533 ld., au dehors.99,702,919 + 9,449.037 Prêts il terme.74,382,762+ 3,005,974 ld., au dehors.167,112,836 + 15,257,160 Espèces métal., .76,578,206 + 4,335,423 Billets du Dom.186,520.172 - Rés.centrale d’or.88,870,000 -r 38,049,400 Passif total., .2,127,819,534 +300,540,365 Actif total.2,379,512,651 +306,826,167 La nervosité qui caractérise les affaires de Bourse, aujourd'hui, paraissent être le signe précurseur d’une réaction des cours, tant à New-York qu’à Montréal.On note, en effet, une hésitation assez prononcée de la part de certaines émissions quant à l’orientation à prendre, vont-elles décliner ou vont-elles au contraire se ressaisir et s’élever de nouveau à des hauteurs encore inconnues ?Elles font tantôt l'un tantôt l’autre, c’est-à-dire qu’elles oscillent dans les deux sens, sans paraître bien sûr de la position où elles vont se fixer definitivement.C’est du moins le cas de la vedette du marché, le Steel of Canada.Cette valeur se présente à 74, atteint 74 1-4, redescend à 73 3-4, remonte à 74 et flotte entre ces deux derniers cours durant tout le reste de la matinée.C'est l'exemple le plus typique de la nervosité générale, qui se manifeste même à Wall Street.Les Iron, elles, sont nettement fléchissantes.Ces titres, assez abondamment traitées, baissent de 65 à 04, contre 64 5-8 précédemment.Les Scotia ne bougent pas, à 68 ; les Smelters continuent de se vendre à 25 ; les Peter Lyall, à l’encontre du courant général, monte à 83.soit un autre point de hausse; les Dom.Birdge demeurent à 123 ; les Can.Cement s’établissent à 64 ; les Montreal Power s’ajoutent une fraction, à 81 1-2 ; les Shawinigan avancent à 114 ; les Laarentide Power, _v_aleurs hors cote, terminent à 57, après avoir touché 57 1-4 ; les Brazilian reviennent finalement à leur niveau d’ouverture, soit 40, après avoir atteint 40 1-2 ; les Asbestos Corporation s’inscrivent à 19 3-4 ; les Brompton Papier se maintiennent à 59 3-4 ; les Afac-donald avancent à 19 1-4 ; les B.C.Fishing se présentent à 52; les Dom.Textile forit un bond en avant, à 95 ; les Can.Converters marquent 46 3-4 ; les Maple Leaf se hissent à 1-0 ; les Spanish River se traînent, a 13 ; les Canadian Car font 37 1-2; et les Laarentide avancent, mais d’un pas mal assuré, clôturant à des cours voisins de 181 1-4, après avoir touché 181 1-2.actions de priorité Ames-4 «nn changent de mains à raison ï F TTF1MPV1 ‘le purifier votre sang, de nettoyer et JuA-i AaJIWAA ûJ tje maintenir nets votre estomac et vos intestins, si vous voulez éviter : Constipation, Dyspepsie, Clous, Boutons et autres affections si florissantes à cette snts*n de l’année.Employez pour cela L’EAU PURGATIVE _ “RIGA” male et régulière.FN vente PARTOUT Tallies peur euchre gratis sur demande.Mentionnez Quantité.SOCIETE DES EAUX PURGATIVES RIGA Mont.L.H.and P.Consolidated (Civic Investment).25 h 81, 75 à 81, 1 à 81, - h 81, 25 à 81 1-4.C.Converters.5 è 47 1-2.Can.Loco.23 11 65, 25 il 6o, 35 à 65, 154 à 05, 10 à 64 7-8.10 à 64 1-2.Dom.Steel Corp.5 a 63 1»2, 50 à 64, Zp k 64, 25 à 63 3-4, 15 à 63 3-4 10 à 63 3-4, 55 à 64, 50 à 64, 25 k 64.10 a 64, 7o à 64, 50 à 64, 25 à 64 1-2, 25 à 64 1-2 , 75 à 64 1-2, 25 à 64 1-2, 200 à 64 3-8, 50 à 64 1-2, 25 à 61 1-2, 100 à 64 1-2, 25 à 64 5-8.^ o _ ^ Eaurentide.25 il 180, 10 à ISO 1-8, 10 à 180 1-8, 10 à 189 3-4, 25 à 180 1-2, 190 a 18stec’l Co.of Cun.25 à 72 1-2, 25 à 72 1-2, 25 à 72 1-2, 2 à 72 1 2.50 ù 72 3-4, 20 à 72 3-1 12 à 73, 10 5 72 3-4, 5 à 72 3-4, 5 à 72 3-4, 25 à 73, 10 k 73, 25 à 73, 25 à 73.100 à 73, 50 à 73, 35 à 73, 30 h 73 63 à 73, 10 à 73 1-4, 10 il 73, 10 à 73, 25 5 73 1-8, 10 à 73 1-8.10(1 à 73 1-4, 50 à 73 1-4, 25 à 73 3-8.73 7-8, 25 à 74.Actions de priorité Canadian Car.25 ft 91.Canodwa Cement.1 ft 92, 2 à 92.Can.Steamship.10 ft 77 1-4.Mont.Cottons.6 ft 99 1-2.Tooke Bros.5 ft 72 1-4.Bons , Can.Cottons.*5000 ft 80.Banque Commerce.2 ft 185.Emprunts de guerre Dominion 1925.*500 ft 90 1-8.Dominion 1931.*5000 ft 95.Dominion 1937.5 x *100 ft 93 3-4, *1000 ft 94 1-4.___________ LES GRAINS* A CHICAGO Cours fournis par la maison "McDougall and Cowans”: Cours .Cm.’rl5 d'ouverture à midi Maïs— .158 à 157 3-4 de file, les U.S.Steel ont été les seules à enregistrer une large oscillation de début, par une légère avance, mais cette valeur a bien tôt rétrogradé d’un point et quart.Cependant elle réalisait une autre avance, avant la fin de la première demi-heure, à l’occasion d’un échange de 5,000 parts.Midi.— L’irrégularité a succédé aux avances de la première heure d’opérations, les baissiers et les réalisations de bénéfices exerçant de concert leur influence néfaste.Les U.S.Steel, les Union Pacific et les Pacifique Cadien reculèrent de 1 à 2 points, après avoir touché leur point culminant de l’année en cours.Le mouvement des opérations s’est sensiblement ralenti à la suite de ces déclins, bien que les sucres aient été très recherchés, à des gains variant de 1 à 1 point et demi.Les bons de la Liberté étaient actifs et en avance sur la clôture de la semaine dernière, mais en notable infériorité par rapport à leur plus haut cours.Obligations 6^Cinq Ans de la Cité de*Montréal ^ Le gage de le Métropole du Canada.L’obligation d'une des plus grandes villes de l'Amérique du Nord, — le centre financier, industriel et commercial du Dominion.La dette conjointe d’une population de 700,000 âmes.L’hypothèque qui, de droit, prime les hypothèques particulières et grève avant elles une valeur immobilière de 613 millions.Ces obligations sont accessibles à tous.— Elles peuvent s’acheter en coupures de $100, $600 et $1,000.Les titres sont au porteur ou nominatifs, — c’est-à-dire enrégistrés an nom du prêteur.L’intérêt, à 6%, est payable semi-annuellement, le 1er mai et le 1er novembre, et le capital est remboursable P is cinq ans, — le 1er mai 1923.Le prix est le pair (100) et les intérêts courus.1 On peut mwiniln à l'emprunt et obtenir de plan amples renseignements aux bureaux de RENE-T.LECLERC VERSAILLES, Banquier et Courtier 160, rue St-Jacques, Montréal Ttiipkmm: Main 1H* at 12C1 MAtfiOM FONDEE EN 1©01 VIDRIGAIRE, BOULAIS I Québec 19*.ru* St-Jua LIEE Montréal 90» St-Jacqne# ET A TOUTES LES SUCCURSALES DE LA BANQUE D’HOCHELAGA AGISSANT POUR LE COMPTE DES MEMBRES DU SYNDICAT DE SOUSCRIPTION.Septembre Avoine— Août .Septembre .71 1-4 .71 1-4 à 71 1-8 159 71 1-4 71 1-4 DECLARATIONS DE DIVIDENDES ARTHUR HRITNRAD.Membra.Baaraa de Montréal ERUNEAU & DUPUIS COURTIERS Barrai de HenUdel, •7 ET 99 S.-FRANCOIS-3CAVIER Saccarealaa i QUEBEC et SOUL PU direct avae .POST * PLASQ.NevTnrfi ' Montreal Cottons, Ltd.— Dividendes trimestriels réguliers de 1%, sur les actions ordinaires, et de l%%, sur les parts de préférence, l’un et l’autre échéant le 14 septembre aux porteurs enregistres le 31 août.Mackay Companies.— Dividendes trimestriels réguliers de 1 Vi %, sur les actions ordinaires, et de 1%, sur les actions de priorité, l’un et l’autre distribuables le 1er octobre aux détenteurs de titres enregistrés le 7 septembre.Canadian General Electric Co.— Dividende trimestriel régulier de 2%, pour les trois mois prenant fin le 30 septembre, distribuable le 1er octobre aux porteurs enregistrés le 14 septembre.Banque Dominion du Cànada -— Dividende trimestriel régulier de 3%, exigible le 1er octobre par les actionnaires inscrits le 2(1 septembre.* * * Banque de la Nouvelle-Ecosse — Dividende trimestriel régulier de 3l/z%, échéant le 1er octobre aux propriétaires de titres enregistrés le lo septembre.Le livre des transferts sera fermé du 1(5 au 30 septembre inclusivement.63 -76.568! de 69 ’; 5 parts de Can.Cement de préférence se traitent à 92, et 5 actions privilégiées Canadian Car s'établissent à 81.Les transactions de la séance de ce matin ont porté sur 5,664 parts en tout.’ OPERATIONS DE LA MATINEE.Cours fournis par la maison Bru-neau et Dupuis, courtiers, 95-97, rue baint-François-Xavicr, Montréal.Actions^ ordinaires Bell Telephone.1 à 130.Asbestos Corp.2ô à 19 3-4, B C.Fishing.20 ù 52, 10 à 52, 25 à 52 .à.4'*1 lLorP- 630 à 65, 350 à 05, 50 à 116 à 64 1-2 ’ ^ “ C4 ;M’ 85 à 04 ^ 2?6 40, 25 à 40, 25 à 40, 25 à .50 NOS VOIES FERREES RECETTES HEBDOMADAIRES Les recettes d’exploitation de nos trois principaux chemins de fer, pour la troisième semaine du mois d’août, se totalisent à $5,196,527, en augmentation de $704,079, ou 11.2%, sur la période correspondante de l’année dernière.Nous résumons dans le tableau comparatif ci-dcssous les recettes de nos voies ferrées, compagnie par compagnie : 1918 .$2,942,000 .1.341,827 .912,700 C.P.R.G.T.R.C.N.R.Aug.P.C.$242,000 8.9 297,879 28.5 164,200 22.0 $5.196,527 $704,079 11.2 LA LIVRE STERLING Cour du change sterling, à New-York et à Montreal : 26 août 1918: Livre sterling A New-York A Montréal Papier à 60 jours.472.75 482.40 ld., à demande 475.50 484.95 Par câble sous- marin .476.55 486.00 Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise, 1 31-32 de prime.Le franc (N.-Y.), 561.Taux d’escompte, à Londres, 3 3-8%.Taux d’escompte de la Banque d’Angleterre, 5%.BOURSE DE NEW-YORK Cosra fournil par MM.Brttnoa* et Do-?cis, caurtlers, ras Saint-P: ançuia-Xaeiar.Uo« 95 et 97.Montréal 4A40® * 1!»' « “J".10 à 40,’25 à 40 i-2,5 ^ 40 1-2, 2a à 40 1-4, 5 à 40, 2 à 40 25 i 40 1-4 , 50 à 40, 25 à 40, 10 ft 40.’ Mont.L.H and P.Consolidated (Civic Investment).50 à 81 1-2, 100 à 81 1-2, 10 à oi l-éJ, 10 a 81.Brompton.25 à 59 3-4, 25 à 59 3-4 50 i o9 1-2, o a 59 3-4, 5 à 59 3-4.Canadian Car.25 à 37 1-2 64t10Ofta64Cement' 150 à 64’ 100 à 64' 46 à Shawinigan.25 à 114, 10 à 114, 10 à 114 C.Converters.25 à 46 3-4, 25 ù 46.Can.Loco.1 0ft 65.0.U.OI?r- Textile.15 a 94 1-2, 50 ft 95, 50 ft 95, ftJ 10 “ ^ 5 à 93.30 à 9o, 2d ft 95, 2d a 95, 25 ft 95.Laurentlde.10 ft 181, 225 ft 181, 25 ft 181 1-4.isiVz1 ‘- ¦i25‘181 4-4’ 150 à 181 4-4.30 ft i»l 1-4, loo à 181.Lyail Cons.Co.25 ft 83, 5 ft 84.Maple Leal Mill.25 ft 119 1-4, 25 ft 120 Con.Smelting.10 ft 25, 100 ft 25, 2 x 10 ft do, o a 25, 2 à 25, 10 à 25, 30 à 25, 2 à 25 Dom.Brodge.50 à 123, 100 à 113.MacDonaM.50 à 18 1-2, 50 à 18 1-2 10 à 18 1-2, 10 à 18 1-2, 50 à 18 1-2, 25 à 19 25 A V1?’ 19’ 10 à I9’ 5 à 19 1-*’ 1« à 19 1-4, 2o a 10 1-4, 5 ft 19, 5 à 19, 20 ft 19.Hiordon Paper.5 à 117 3-4.Scotia.40 à 68, 50 ft 68, 5o'à 68, 25 à 68.Spaish Hiver.25 à 13.Steel (.o.of Lan.50 à 74, 75 ft 74 1-4 25 à 74, 25 ft 74 1-8, 25 à 74.25 * “l ÏJ * s Valeurs 0,T«- Midi V«Ieur« 0,wr Mill «are tan : «UiaCb.cr.33»A m Int.Mari.pr lotv.lOLji 29H AUI.eh.»r Int.Nickel 30 A.m.Ik.3ug.Int.Paper.Am.Csu 3 36* ! Temisk •• ,.30 j Thomp-Krist ., P/A Trcthewcy.23 2:» Vac Oil and Gas 11 I West Dome Con — • • 9 9Vi UN RECRUTEUR ____MAL REÇU Dublin, 26.— Le colonel Arthur Lynch, député nationaliste do West Clare, et le capitaine James O'Grady, député travailliste de Leeds, ont tenu, samedi soir, une assemblée de recrutement à Dublin.Ils ont sou-ventes fois été interrompus cependant par des Sinn Feiners ; ces derniers composaient la majorité des auditeurs.A l’issue de l’assemblée, les manifestants lancèrent plusieurs vivats en l’honneur des chefs sinn feiners et chantèrent des chansons.The Sun Trust Company, Limited EXECUTIONS ET ADMINISTRATIONS.Successions.Fiducies.Fidéicontmis.Liquidations et Faillites.Perceptions de loyers.Locations d’immeubles.BUREAU DE DIRECTION : Baron Jos.d’Halewyn H.Schetagne J.C.Gagné Chs.Ed.Arpin Président Vice-Président Secrétaire-Trésorier Directeur-Gérant Honorable J.L.Perron, C.R.Gaspard DeSerre» Dr J.P.Laporte 99 RUE SAINT-JACQUES Casier Postal 1341.Montréal.JusGnirn Pelletier Trefflé Bastien J.C.Hébert Tel.Main 2926.POUR S'ETRE BATTU Maggie Murphy, 485, Cadieux, ayant avoué, en cour du recorder, s’être battue avec une autre femme, dans la ruelle Gagnon, a été condamnée à $5 d’amende, les frais ou un mois de prison.Tom Yon, 670, Mont-Royal, qui a été arrêté sous l’accusation d’avoir vendu de l'opium, a nié sa culpabilité, an cour du recorder.La cause a été remise au 3 sep tembre.PROVINCE DE QUEBEC.District de Mont-réal, Cour de Circuit, No 0947.— Louis Cassilli, demandeur, vs Emilio Lorenzo, défendeur.Le cinquième jour de septembre 1918, à dix heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 15 avenue Impériale, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.J.E.Coûta, H.C.S.Montréal, 24 août 1918.LA S T H A T II C O X A COMPAGNIE D’ASSURANCE - INCENDIE (Edifice Versailles) 90 RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL Capital autorisé.$500,000.00 Capital souscrit.300,000.00 Capital payé (excède).100,000.00 Dépôt au gouvernement .64,000.00 Actif total.373,643.98.A.A.MONDOU, N.P.J.MARCHAND, Président et gérant-général.Secrétaire-trésorier.Bell Tel.Main 2181-2182 UNE PLUS GRANDE POPULARITE est méritée pnr le maquereau et le hareng.Iis sent au premier rang des produits de la mer.Nous en «vous de irais pêchés à bas prix.Pour mardi : J XAQUEREAU FRAIS PECHE, la-lb.1.I5x'| I HARENG FRAIS PECHE, la Ib.7s I A nos comptoirs ou par téléphone,rais pêches : AIGLEFIN — SOLES DE NEW-YORK — TRUITE SAUMONNEE — DORE — TRUITE DE RUISSEAU — BLANCHAILLES — SAUMON DE GASPE CUISSES DE GRENOUILLES — CLOVISSES — PETONCLES — HOMARDS, etc.Légumes pour garnir.Téléphone» : Uptown 6940-C941-6942-6943-6944-6945-6946-6947.Le magasin où l’on “V" /h |V| 128 est bien servi O I (TA i M S Vsè I» O RUE MANSFIELD Livraison ear les bords du lac, mardi, jeudi et samedi.Licence 8-9908.Pourquoi suis-je dans la gêne?MATIN Actions ordinaires Brazilian.5 ft 39 1-2, 5 ft 39 1-2, 5 ft 39 1-2, 3 à 39 1-2, 2 ft 39 1-2, a ft 39 1-2, 25 ft 39 l-ï! 2a ft 39 1-2, 50 ft 39 3-4, 100 ft 39 3-4, 50 ft 39 3-4, 50 ft 39 3-4, 10 ft 40, 25 ft 40.Can.Steamship.50 ft 52 1-2, 25 ft 52 1-2.5 ft 42, 75 ft 43.Asbestos Corp.10 ft 19 3-4.B.C.Fishing.5 ft 50, 10 ft 61 1-4.5 ft 51, 50 ft 51 7-8, 50 ft 51 3-4.25 ft 51 3-4.Brompton.25 ft 59 3-4, 25 ft 59 3-4, 5 ft 59 3-4.Canada Cement.1 ft 63 3-4, 50 ft 63 3-4.25 ft 63 3-4, 10 ft 63 7-8.Dom.Bridge.20 ft 123, 5 ft 123.Con.Smelting.10 ft 25, 40 ft 25, 15 ft 25, 10 ft 25, 5 x 10 ft 25, 10 ft 25, 7 x 10 ft 25, 5 x 20 ft 25, 4 x 10 ft 25.6 x 10 ft 25, 3 x 5 ft 25, 12 x 10 ft 25, 5 ft 25.Lyail Cons.Co.5 ft 82.5 ft 82.MacDonald.10 ft 18 1-2, 5 à 18 1-2, 5 ft 18 1-2, 25 ft 18 1-2, 50 ft' 18 1-2, 5 ft 18 1-2, 50 ft 18 1-2.Maple I^af Mill.10 ft 118, 20 ft US 1-4, 25 ft 118 1-4.Ogilvie.1 ft 185.Scotia.100 ft 08 5 ft 68.25 ft 68.St.Lawrence Flour Miils.1 ft 90, 1 ft 90, 25 ft 90, 20 ft 90, 25 ft 90, 25 ft 90.20 ft 90.254 ft 90, 5 ft 90, 15 ft 90, 5 ft 90.Yayagamark.10 ft 52 1-2, 100 ft 52 3-8, 25 ft 52 1-2, 15 ft 52 1-2, 25 ft 52 1-2, 10 ft 52 1-2, 25 ft 52 1-2, 15 ft 52 1-2, 45 ft 52 1-2, VJ 45 ft 52 1-2.NOUVELLES DE WALL STREET 3KT~ - LA COTE A BONNE MINE, A L’OUVERTURE, MAIS LES BAISSIERS, AIDES DU CONCOURS DE LA CUEILLETTE DES BENEFICES, FONT BAISSER LES COURS.' __ New-York, 26.— Wall Street, 10 h.30.— La semaine s’est ouverte, à la Bourse de New-York, par des in dications que l'activité, de samedi dernier serait continuée, de même que la force des cours de la séance antérieure, bien que les ^ains des valeurs de premier plan n’aient pas igipassé la fraction.Parmi les chefs VOUS le savez ! Vous dépensez plus que vous ne gagnez ou bien vous avez agi; ainsi par le passé, et maintenant vous payez les violons.Mais ne vous découragez pas — môme si vous êtes tombé si bas, que vous ne pouvez enfoncer davantage.Vous pouvez, au moins, regarder en haut 1 Vous n’ètes pas obligé de rester à plat, hormis que vous le vouliez.Vous pouvez essayer! D’autres se sont tenu la tète hors de l’eau et ne sont plus dans l'embarras aujourd’hui! Ce que d’autres ont fait, vous pouvez le faire aussi! Peu importe la cause de votre indigence 1 C’EST SURMONTABLE! M.S.B.Bountree a écrit un livre sur “La Pauvreté”.Achetez-le.Lisez-le.C’est un livre magnifique.Il divise les causes immédiates de la pauvreté en deux catégories, la “primaire” et la “secondaire”.11 donne comme causes immédiates de la pauvreté primaire, l’abandon, la séparation, la mort du soutien de famille, la maladie ou le vieil âge de celui qui gagne la vie, le manque ou l’irrégularité du travail, la famille nombreuse et “le travail régulier à petit salaire”.C’est un livre d’ovant-guerre, aussi la dernière cause n’existe pas aujourd’hui au Canada.Comme causes immédiates de la pauvreté secondaire il donne: la boisson, la luxure, les paris, le jeu.la paresse, la conduite de maison ignorante ou négligente et “les autres dépenses extravagantes”.II est bon de prendre note que les causes importantes dans la plupart des cas de pauvreté “secondaire” sont souvent le résultat des conditions malheureuses dans lesquelles beaucoup de gens vivent.Logés pour la plupart sur des rues plus ou moins malpropres, souvent surpeuplées et malsaines.obligés très fréquemment de gagner leur pain par un travail dur et monotone, et incapables de se procurer des récréations intellectuelles, en partie à cause d’une instruction limitée, et en partie à cause d'un surcroît de travail et de fatigue physique et mentale, pourquoi s’étonner qu’il y en a tant qui deviennent les proies faciles du débitant de liqueurs alcooliques du joueur à l’argent, du lâche exploiteur ou de la prostitution?L’idéal de la mère est limité, ses enfants s’en ressentent, et le foyer devient étroit et sans attraits, généralement à cause de calculs amers et du malheur.Et les causes de la pauvreté primaire, sont également dues à des erreurs de jugement et d’action.La guérison repose non pas dans la charité publique ou dans la famine 1 Mais elle est dans LA POSSESSION D’UN CHEZ SOI, dans la culture des jardins de légumes et de fleurs, dans l’élevage des volailles, dans l’élevage des abeilles, dans le soleil levant, dans le ravissant crépuscule dans des voisinages sains, dans la paix de la campagne voisine, un district à bâtir accessible et moderne,comme les Jardins Marcil au Rapide Transit, situés à Dixie, Dorval, S trathmorc.Valois et Lako-side, à 15 à 30 minutes du centre, de Montréal.Tout homme devrait bien employer son temps et économiser une partie de ce qu’il gagne.Le moyen est simple, facile, honnête et digne.Em-ployez-le et cessez de vous tenir dans les bas-fonds.Flconomisez! Devenez propriétaire! Si la chose vous est impossible maintenant, ne vous découragez pas.Rien ne vous empêche de faire un premier pas Contraignez-vous à épargner.Obtenez votre emplacement maintenant, durant notre vente 34e anniversaire, alors que les prix ne sont que de 2 sous par pied carré et plus et quo les termes sont si avantageux que tout le inonde peut on profiter.Plus tard, vous pourrez vous jirévaloir de l’arrangement qui vous rendra propriétaire si vous ne pouvez le faire de suite.Une .demeure en propre abritera un bonheur idéal car sous son toit seul règne la vraie vie de famille.Cela vaut bien toute une vie d’économie si au soir de votre vie, vous pouvez vous asseoir à votre propre foyer après avoir pourvu à vos besoins et à ceux des vôtres.La première démarche, nous le répétons EST D’ACHETER VOTRE TERRAIN, ET MAINTENANT.DES AUTOS SONT A L’ARRIVEE DE TOUS LES TRAINS Il y a des Trains Toutes Tes neurrs, ae sorte que vous pou ver fixer vous-même votre heure.Assigner un render-vous par téléphone, et le transport vous sera fourni gratuitement pour le retour.Trajet des gares Windsor et Bonaventure.Montréal : de 13 à 30 minutes.Toutes les propriétés Marcil sont contiguës aux stations.I^es dames nous obligeraient en s’arrangeant de manière à visiter les terrains le matin, si possible.Marcil Trust Company 136, rue St-Jacques, Montréa Veuillez m’envoyer par la poste vos fascicules descriptifs.NOM.ADRESSE.‘Pcvoir’ TELEPHONES 1 Jour, Main 3791.Soirs et dim.: Ktvlüjaxci IIML Victoria H56.WcMmount 228t.Strathmore (Echange do La* chine) 61, sonnes 3 fois.2 2 8 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 26 AOUT 1918 VOL.IX.— No 201 LES ANGLAIS SONT AUX PORTES DE BAPAUME Des patrouilles de l’armée britannique ont déjà fait leur entrée dans cette ville—Les Tommies sont parvenus aux abords de Bullecourt et ont capturé Hautbois.Londres, 26, via l’agence Reuter.— Des patrouilles font leur entrée dans la ville de Bapaume.On rapporte que les soldats de postes avancés anglais ont atteint les abords de Bullecourt et pris Hautbois.LA TROUEE S'ACCENTUE.New-York, 25.— La “Presse Associée” a publié hier soir le communiqué suivant : “Bien que les Allemands aient amené de nombreuses réserves sur les deux ailes du front de bataille, les troupes anglaises et françaises continuent leur avance victorieuse.“Plusieurs autres villages ont été capturés par les troupes du feld-maréchal Haif au nord, tandis que les Français ont surmonté ayec succès tous les obstacles qui s’opposaient à leur marche en avant et ont atteint le territoire situé au nord de Soissons, ce qui ajoute davantage au péril des Allemands dans le secteur de Noyon et à leur ligne allant de Soissons à Reims.Sur tout le front d’Arras à la Somme, les Allemands sont repoussés graduellement vers la vieille ligne Hindenburg par les troupes anglaises.Sur la Somme, l’ennemi est harassé à l’est de Bray, tandis que plus au nord de fortes contre-attaques ont été repoussées et la ville de Mametz, le bois de iMametz, Mar-tinpuich.Le Sars et Le Barque ont été capturés.C’est autour de Bapaume que les Allemands tentent les plus grands efforts pour enrayer la vague qui déferle sur eux, mais les Anglais continuent à faire tous les jours des progrès dans l’enveloppement de la ville qui, vraisemblablement, sera bientôt évacuée.La prise de Le Sars et de Le Barque semble un signe avant-coureur de cette dernière éventualité.Le Barque est seulement à deux milles et demi au sud-ouest de Bapaume.Partout, si ce n’est seulement au sud de Bapaume, les Anglais ont traversé le chemin de Bapaume à Albert, et au nord de cette ville, ils poursuivent de près les troupes Allemandes dans la direction de la ligne Hindenburg.Des rapports non officiels ont placé les Anglais dans les alentours de Bullecourt qui est situé juste à l’ouest de la vieille ligne.Depuis mercredi dernier, les Anglais ont pris plus de 17,000 prisonniers et un grand nombre de ca- nons et quantité de munitions.Quelques-uns des prisonniers capturés ont été identifiés comme venant des unités austro-hongroises.Les Allemands lancent de fortes contre-attaques contre les Français entre l’Oise et l’Ailette, dans une tentative pour contenir l’armée du général Mangin qui menace tout le front allemand dans cette région, j] Là aussi, les troupes allemandes ont été renforcées par celles de la monarchie bicéphale.Au nord de Soissons, dans la région de Bagneux, les Français ont encore progressé vers l’est et sont maintenant sur le chemin de fer de Soissops à Laon.Un nombre considérable de prisonniers sont tombés entre les mains des Français.Jusqu’à présent, il n’y a aucun mouvement de la part des Allemands sur la Vesle, de nature à indiquer une retraite vers l’Aisne, dans un avenir rapproché.Les Américains et les Français, dans cette région, continuent de bombarder violemment l’arrière-garde de l’ennemi.Plus à l’est, dans la région des Vosges, les Américains sont occupés activement à bombarder les objectifs allemands situés derrière leurs lignes.Trente-huit bombes ont été jetées par les aviateurs sur Conflans samedi, et dix ont porté.Des combats aériens d’une considérable importance ont été livrés.Un aviateur américain aurait abattu deux Fokker allemands et deux autres Américains en auraient abattu chacun un.L’ENNEMI PERD 40,000 HOMMES.Avec l’armée anglaise, en France, 26.— Dans la présente ruée des Anglais, 42 divisions allemandes ont subi des pertes considérables.En prisonniers seulement, l’ennemi a perdu 40,000 hommes, y compris plusieur*- ¦ -.itaines d’officiers.ha r d’un officier et de duatr us d’une batterie au- b'1(’hi -.firme la présence de 1 arlill.austro-hongroise sur le front occidental.Sur quelques sections du front de bataille, les Tommies ont atteint des positions situées à un millier de verges de la ligne Hindenburg qui semble fortement défendue.Tout en traversant le chemin d’\l-bert-Bapaume, les Anglais ont pro-gresse au sud sur une distance considerable, la cavalerie opérant en face de l’infanterie.SIR ROBERT BORDEN ARRIVE À OTTAWA Son premier soin est de s’enregistrer conformément à la loi de l’Enregistrement national — Dans une entrevue il déclare que les représentants canadiens à la conférence impériale de guerre ont adopté la politique de sauvegarder la complète liberté d’action du Canada, dans les méthodes qui seront prises pour coopérer avec le reste de l’Empire.UN HEROS DU 22e Un lieutenant du célébré bataillon canadien-fran-çais, mort depuis, est recommandé à l’honneur de la Croix Victoria, pour ses hauts faits au front.(Service de la Presse Associée.) Avec les forces canadiennes, 26.—Un lieutenant d’un célèbre bataillon canadien-français, mort depuis, est recommandé dans les termes suivants à l’honneur de la croix Victoria : “ Pour la plus éclatante bravoure et une fidélité presque surhumaine à son devoir durant les opérations du 8 et du 9 août.Il commandait une compagnie qu’il a dirigée pendant ces deux jours avec une habileté et une initiative absolument sans peur et extraordinaires.Vers I heure, dans l’après-midi du 9 août, juste après le commencement de l’attaque de la journée, l’aile gauche de sa compagnie a été arrêtée par une mitrailleuse ennemie.II s’est précipité en avant et a capturé la mitrailleuse, tuant îui-mème 2“ servants.En ce faisant, il a été blessé à la cuisse, mais a refusé d’etre évacué.Un peu après 3 heures, le même jour, sa compagnie a été arrêtée par un violent feu de mitrailleuse, partant d’un nid de mitrailleuses, dans un groupe de maisons.Il a reconnu lui-même le terrain et a organisé 2 pelotons et s’est rué di- rectement sur le nid de mitrailleuses.Là, 150 Allemands et 15 mitrailleuses ont été pris.Le lieutenant a tué 5 Allemands de sa main.Blesse une seconde fois, à l’épaule et pansé immédiatement, il a refusé de nouveau d’être évacué.Vers 6 heures, le soir du même jour, il a aperçu une pièce de campagne qui tirait à découvert sur ses hommes d’un bois voisin.Il a immédiatement organisé ét conduit un détachement d’assaut vers le canon.Après avoir avancé d’environ 600 verges, il a été grièvement blessé à l’abdomen.Malgré cette 3e blessure, il a continué à marcher encore 300 verges, puis est tombé évanoui, d’épuisement, et à cause du sang perdu.Le merveilleux exemple qu’il a donné durant cette journée a enflammé ses hommes d’un enthousiasme et d’une furie qui ont contribué dans une grande mesure aux nobles exploits du bataillon.Plusieurs autres recommandations sont faites au sujet du même bataillon, les héros de Courcelette.Le bataillon canadien-français qui s’est battu à Courcelette est le le.Ottawa, 26.— Sir Robert Borden est arrivé à Ottawa, un peu après-midi, samedi.Une demi-heure plus tard, le premier ministre présidait une assemblée du conseil du cabi net.A son arrivée, M.Borden s’est rendu à l’Hôtei des Postes où il s’est enregistré, conformément à la loi de l’enregistrement national.Au cours d une interview relative au travail de la conférence impériale de guerre, sir Hubert Borden a déclaré que les représentants canadiens ont adopté la politique de sauvegarder la complète liberté d’action du gouvernement et du parlement du Canada, dans la politique et les méthodes qui seront adoptées au sujet de la coopération avec les autres parties de l’Empire.“Durant mon séjour en Angleterre, a déclaré le premier ministre, mes collègues et moi, nous nous sommes occupés activement et exclusivement des affaires publiques.L’oeuvre accomplie par la conférence impériale dt guerre, dont un sommaire a été publié, a porté sur des sujets très divers.Dans certains cas, des décisions précises et finales ont été prises ; dans d’autres cas, des comités représentant la Grande-Bretagne et les Dominions autonomes ont été établis avec le pouvoir de faire une enquête et un rapport; dans un autre ordre de choses, enfin, des résolutions ont été adoptées, recommandant à la considération de chaque gouvernement des rapports de départements ou de comités déjà établis.Sur les questions comprises dans les deux derniers ordres de choses, les représentants canadiens ont suivi la politique définie de sauvegarder la complète liberté d’action du gou vernement et du parlement du Canada dans la politique et les méthodes à adopter pour coopérer avec les autres parties de l’Empire, dans tout but commun.Presque toutes les décisions prises par le cabinet de guerre impérial sont de nature confidentielle ou secrète, et conséquemment ne peuvent être divulguées.Elles se rapportent très étroitement à la conduite de la guerre sur les divers fronts.L’unité d’action, le para-chèvement_ de la préparation, la coopération dans l’utilisation des ressources, la plus effective mise en oeuvre de la force de combat, sur terre, sur mer ou dans les aifs; ces questions et plusieurs autres qui leur sont connexes ont été l’objet de l’étude la plus soigneuse et la plus longue, du commencement à la fin, avec l’aide et les conseils des plus grands experts.Des décisions de la plus grande imporiance ont été prises, et avant a fin de la présente année, d’autres décisions importantes devront nécessairement l’être.Plusieurs de ces questions ont été particulièrement prises en considération par un comité du cabinet de guerre impérial, FAITS DIVERS FUNÈBRE FIN DESEMAINE PLUSIEURS ACC1DEXTS MORTELS SE SONT PRODUITS SAMEDI.— LA JOURNEE D’HIER A AUSSI SON BILAN TRAGIQUE.— LES MUTILES DU TRAVAIL.— LES VICTIMES DE L’ONDE.Le bilan des morts qui se sont produites, à la fin de la semaine dernière et hier, se chiffre à six.Arthur Durand, 55 ans, 480, Ayl-win, s'est fait tuer, et son compagnon, Georges Galipeau, 50 ans, 1787, De la Roche, a été blessé gras'ement, dans un accident arrivé, samedi, sur le pont Victoria, près de St-Lambert.C’étaient tous deux des constables spéciaux du Grand-Tronc, et pendant qu’ils accomplissaient leur devoir, ils furent frappé par un train et Durand fut précipité dans le fleuve, pendant que son compagnon s’accrochait à un des piliers où il fut secouru non longtemps après et transporté à l’hôpital Général.HEURT MORTEL.Mike Hurdy, 42 ans, 47, St-Ur-bain, se’st fait frapper par un camion, dans la rue St-Urbain, samedi après-midi, et est mort peu après à l’hôpital Général, de ses blessures.Une enquête sera tenue aujourd’hui, chez le coroner.' FIN HORRIBLE.S’étant fait prendre dans un engrenage, samedi, aux usines de la Canadian Steel Foundries, village Turcot, Elie Deschamps, 37 ans, 110, rue Lacoste, est mort à l’hôpital Western des blessures reçues.S’EST-ELLE EMPOISONNEE ?droit d’où la jeune fille était disparue.Quand la description de la jeune fille fut donnée, l’on s’aperçut qu’elle correspondait avec celle qu’avait fournie à la Sûreté M.Git-tins.Celui-ci fut mandé immédiatement à la morgue où il identifia ia noyée.LE BLESSE NE PEUT SURVIVRE.Achille Pelletier, 40 ans, 75, rue Davidson, qui est tombé d’une croisée au 3ème étage des usines de ia Canada Cement, à la Longue-Pointe, la semaine dernière, est mort, hier, à l’hôpital Notre-Dame, des suites de ses blessures.POLICIERS DEMISSIONNAIRES.Trois agents de police ont donné leur démission au chef Tremblay, samedi.L’on croit que la cause dr leur départ est qu’ils ne sont pas satisfaits des nouveaux règlements Durant l’année qui vient de s’écouler, quarante-huit constables oui démissionné ou ont été congédiés.C’EST FATAL Etant tombé d’un balcon situé au 3ème étage, Henri Presseau, -ans, 1078 Notre-Dame ouest, s’es! probablement fracturé le crâne cl infligé des blessures à la poitrine.Admis à Thôpital Western.CHUTE DANS UN ESCALIER Mlle Corinne Poirier, 34 ans, 824 St-Albert, étant tombée dans l’escalier chez elle, s’est brisé le coude et infligé quelques contusions qui on* nnr« occîtô cnn r> n xrn î n î’îvAnîfriî Western.| L’ONDE REND SA PROIE Le corps d’une femme, que l’on croit être Bertha Provost, 60 ans, a été transporté à la morgue, samedi.Le cadavre fut trouvé à sa demeure, rue Ste-Marguerite, Boucherville.Tout porte à croire qu’elle s’est suicidée, car près d’elle j on a ramassé une bouteille de vert j Le corps de John Anderson, qui de Paris.j s’est noyé à Ste-Rose, mercredi ._________ dernier, a été trouvé hier à cet en LA SYNCOPE FOUDROYANTE.droit par M.Miller.Thomas Rankin, 42 ans, 368, Ire DANGEREUSE MEPRISE Avenue, Y erdun, est mort d’une j syncope, dans sa chaise, hier.! Nathan Miller, 39 ans, 32, St-rr „ Cuthbert, ayant pris du poison par IL SUCCOMBE A SA BLESSURE.! mégarde, a été transporté à l’hôpital La mort de Geo.n-.-i-—.JGénéral, samedi matin, ans, 12, rue Rielle, Boudreau, 46 qui S’est fait frapper par une pièce de fer, aux usines de la Canada Steel Foundries.Turcot, a été annoncée, hier, à l’hôpital Western, où la victime avait été transportée.CADAVRE RETROUVE.L’on a trouvé, à Boucherville, samedi, le corps d’une jeune fille, qui a été identifié plus tard comme étant celui de Maude Gittins, 24 ans.425, rue Chambly, par le père de la victime.Elle était disparue depuis mardi dernier.Le chef de police Dénard, de Boucherville, trouva un chapeau bleu, un imperméable et une sacoche dans laquelle était un petit livre, dans une vieille remise à l’en- AUTRE INCENDIE INEXPLICABLE Un incendie qui a causé pour plus de $20.000 de pertes, a éclaté, same di matin, à St-Laurent, dans l’cla blissement de M.Odilas Crevier.marchand de foin, de grain, etc., rue Principale.M._ Crevier subit des dommages considérables du fait de cet inren-die, car ses pertes ne sont couvertes que pour une moitié seulement par les assurances.Ce
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