Le devoir, 29 août 1918, jeudi 29 août 1918
^Abonnements par la poste : y * * ! Édition quotidienne i CANADA ET ETATS-UNIS.Sô 00 I UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE ., .3 00 LE DEVOIR DEUX SOUS LE NUMERO ^ "" - - - , — ^ - ¦'¦¦¦" ' ¦ * .Rédaction et administration;] 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LE FRANÇAIS D’ABORD I L’Angleterre ne s’occupe pas que de la guerre.On y pense aussi à l'enseignement.Les Anglais se sont rendus compte, en hommes pratiques, que leur ignorance assez répandue des langues étrangères a été dans le passé un obstacle au développement de leur commerce à l’étranger.Aussi, ces mois-ci, our base là connaissance de ce qu’a fait VAllomagne pendant la période dite de 1’ “avant-guerre” au point de vue de la pénétration commerciale, et un désir naturel de la combattre sur co ter-raln-là aussi avec ses propres armes.C’est de celle pensée qu’est né en Angleterre YOverseas Trade De partment dont la création a été Ion guement expliquée au Parlement anglais, le 20 février 1918, par son parrain, sir Arthur Stcel-Maitland.Un article paru dans le dernier numéro do la Fortnightly Review, de Londres, nous donne à ce aujet d’intéressantes considérations, dont nous essaierons de tirer la substan ce principale, puisque rien de ce qui touche à John Bull ne doit nous être indifférent D’abord, se demande railleur de oet article, M.J.M.Kennedy, pourquoi avions-nous besoin d’un département du commerce d’outremer?Il répond à sa question A peu tirés dans les termes suivants: Le besoin d’un organisme de ce genre se faisait sentir depuis longtemps aux yeux des économistes qui suivaient, d’un oeil impartial les efforts remarquables cl victorieux de nos principaux concur rents Hans le commerce d’exportn les Etats-Unis, l’AUeimgne se procurer des renseignements sur les besoins du commerce extérieur, et de s’en servir ensuite d’une façon scientifique.Le service consulaire anglais n’est pas pire .qu’un autre, mais il n’était guère meilleur non plus, avant la guerre, et nos marchands avaient bien raison de s’en plaindre.Toutefois, les consuls envoyaient des rapports et fournissaient des renseignements, mais il n’existait à Londres aucune organisation pour les classer el les utiliser pratiquement.De plus, on se heurtait au vieux préjugé anglais qui empêche les maisons de commerce tie se communiquer l’une à l’autre les informations qu’elles se sont procurées séparément; et c’est pourquoi il nous était impossible de tenir tête à nos rivaux dans l’analyse scientifique des marchés étrangers.Ce q’est pas tout d’en-vover des experts au loin faire des collections de renseignements commerciaux; il faut encore que ceux-ci reçoivent “at home” l’attention minutieuse et méthodique qui peut seule leur faire donner leur rende ment maximum d’utilité.C’est un fait reconnu que les commerçants allemands et américains sont plus disposés par tempérament à éenan-gèr leurs vues et leur information entre eux que ne le sont les hommes d’affaires anglais; el les cartels allemands comme les trusts américains aidaient à la diffusion rapide des renseignements recueillis par les agents de ces deux pays.En Angleterre, rien de semblable n’était possible avant la création de l'Ouer-seas Trade Department.Sa fonction principale sera de recueillir et de classifier les renseignements et de les distribuer par les voies officielles pour l’utilité de nos commerçants.Il constitue une annexe du Foreign Office et du Board of Trade, dont il dépend directement et conjointement.On est à modifier le service consulaire en vue de faciliter le travail du département nouveau; ainsi les commissaires du commerce Cen môme temps officiers consulaires pour tout l’Empire) seront au nombre de seize au lieu de quatre, le service des attachés commerciaux sera augmenté et l’on améliorera sensiblement le service consulaire.Les consuls britanniques seront appelés à l'avenir à surveiller les marchés, tandis que les attachés commerciaux tiendront le gouvernement au courant de la situation économique générale et du développement des divers pays et seront sur leurs gardes en vue de tentatives de pénétration commerciale de nos rivaux; et les renseignements ainsi obtenus seront mis à la disposition des commerçants britanniques.• » « On se pose tout naturellement une question, en lisant ces lignes : si un pareil système est bon pour l’Angleterre, ne le serait-il pas aussi pour le Canada?Notre propre ministère du Commerce a-t-ilentre-pris rien de-semblable?N’avons-nous pas aussi nos rivaux, dans les pays étrangers, et les lourdes charges de notre dette de guerre ne nous mettent-elles pas dans l’obligation de recourir aussi à un développement intense de nos ressources et de notre exportation?Or, étant donné les systèmes scientifiques avancés que mettront en oeuvre l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Angleterre, la France, etc., il saute aux yeux que nous lutterons avec désavantage si nous entrons dans la lice sans armure et sans autres ar-n\es que notre courage et nos bonnes dispositions.Le temps des luttes platoniques est passé, il faut des armes bien trempées, et comme on dit à Londres, des armes “scientifiques” : Comment nous préparons-nous de notre côté, et quelle initiative ressemblant à YOverseas Trade Department avons-nous prise au Canada?La réponse est dans le dernier rapport du sous-ministre du Commerce à Ottawa, que nous avons déjà eu l’occasion de citer au commencement de l’été.A la question: “Que faites-vous pour préparer la lutte économique de l’après-guerre?” le gouvernement canadien répond par une autre question qu’il adresse aux hommes d’affaires canadiens: “Que faites-vous vous-mêmes pour vous organiser?Avez-vous étudié jusqu'aux moindres détails de votre production et de vos capacités d’agrandissement?Possédez-vous des données exactes sur le coût de votre matière première, et prévoyez-vous quels effets aura la fin de la guerre sur les -prix et sur la mam-d’oeuvre?Le çouverne-mcivt ne peut pas tout faire, 11 ne peut que vous indiquer des marchés étrangers favorables.” Fin d’autres termes, c’est faire dévier la responsabilité sur d’autres épaules, celles des manufacturiers canadiens.Le gouvernement ne peut pas, déclare-t-il lui-même, se mettre à leur place et prendre des initiatives qui leur incombent.Et que servirait de fournir des informations sur les marchés de l’Argentine, par exemple, si personne n’en veut?Nous croyons savoir que c’est l’obstacle auquel s’est souvent heurté notre ministère du Commerce.Aux offres avantageuses qu’on a eu l’occasion de leur faire, beaucoup d’industriels ont répondu: "Merci, c’est trop loin, et nous ne désirons pas nous étendre à de pareille* distances." Sorte d’apathie qui pouvait s’expliquer avant la guerre, mais qui ne pourra plus être tolérée à 1 avenir, maintenant que nous avons accumulé une dette publique qui nous écrasera à moins que nous ne puissions en payer la rente en marchandises, c’est-à-dire par l’exportation intensive de nos produits manufacturés.Mais pour cela, il nous faut des producteur* industriels avisé», entreprenants et organisés.On a vu dernièrement par un long manifeste qu’ils ont mis dans la Douche de sir John Willison que les mamrf.ic-turiers canadiens ont formé une sorte d’association filiale, à hase fflr pas tout à fait ce que leur demande le gouvernement, et encore moins les Grain-growers.Le ministère du Commerce voudrait — nous avons de bonnes raisons de le croire — que chaque variété industrielle et commerciale fût pourvue d’un organe central: par exemple, une association des fabricants de vêtements, une autre des empaqueteurs de fruits et légumes, une autre des aciéries, en un mot que pour chaque industrie il existât un bureau, une tète à laquelle on pût s’adresser pour faire tenir à tous les membres les renseignements recueillis par le ministère dans les pays étrangers.Actuellement, si une commande arrivait de Russie, disons, pour des pelles, le ministère du Commerce serait obligé de chercher les adresses de tous les fabricants d’articles en bois ou en mêlai, et de leur écrire à chacun une lettre pour les mettre au courant.Tandis que s’ils étaient organisés en association, on n’aurait qu’une seule lettre à envoyer à leur secrétariat, avec de meilleures chances d’obtenir un résultat, dont bénéficierait l’ensemble du pays.On aurait pu croire que les manufacturiers canadiens étaient tout ce qu’il y a de plus or ganisé: il parait qu’on s’est trompé, et qu’ils ne le sont pas encore suffisamment, ou en tout cas, qu’ils ne sont pas assez subdivisés.Le danger de cette suggestion, il nous semble, c’est que la fin ultime de tant d’organisations peut très bien devenir un “trust” absolu, et alors le pauvre consommateur local sera bien â plaindre.On cite le cas d’un autre pays où l’on s’est tellement bien organisé ainsi que l’association industrielle réussit à conquérir de grands marchés extérieurs, tout en étant obligée pour cela de vendre là-bas à un prix insuffisant pour couvrir les dépenses.Et l’on fut obligé (?) d’augmenter le prix de vente à la clientèlle locale, de sorte que le même objet coûtait plus cher an pays de production que sur les marchés lointains d’outre-mer.C’est du reste le cas, croyons-nous, des machines agricoles canadiennes.D’où il ressort qu’il est imprudent de pousser les producteurs industriels à s’organiser jusqu'à l’exagération.Et notre question reste sans réponse finale et satisfaisante: “Que fait le gouvernement canadien pour aider au développement de notre exportation, en rivalité avec les grands pays producteurs?” Nous continuerons demain à étudier les raisons qui ont milité en Angleterre en faveur de la création de YOverseas Trade Department.te de 1917 s’était soldée pour elle par un surplus de $989,788, le trimestre de 1918 s’est dos par un surplus de SI ,057,757.La compagnie est donc en progression.Il serait, en ce cas, prématuré de demander au gouvernement d’abaisser la valeur calorique du gaz, au moins pour Montreal, ou de vouloir imposer aux consommateurs un relèvement de prix du gaz.La Montreal Power l’a compris et aussi n’en a-t-elle encore rien fait.Tant que ses bilans seront aussi beaux que celui du dernier trimestre,_ les choses devront rester dans l’état où.elles sont.Ernest BILODEAU BLOC - NOTES Le téléphone Deux ou trois villes ont déjà in-noncé publiquement leur intention de s’opposer à la hausse du prix d’abon noment au téléphone que projette la compagnie Bell.Montréal n’a pas encore fait part au public de son désir de protéger ses citoyens, déjà trop exploités par ailleurs.Que feront nos administrateurs?Le Globe de Toronto écrit fort sensément à ce sujet: “Il faudra mettre la compagnie Bell en demeure de prouver qu’elle ne peut continuer les affaires avec ses taux ordinaires, avant de consentir au relèvement de ceux-ci;Cela concerne tout autant l’administration fédérale que les miinicipalttés.Cette compagnie ne pourrait exercer son industrie, si elle n’avait la permission, sans que cela lui coûte un sou, de passe-r sur les chemins et dans les rues du pays.Le peuple a le droit indiscutable, vu l’usage gratuit que la compagnie Bell fait du domaine public, de l’empêcher d’exiger pour ses services un prix d’abonnement exagéré”.Méconnu Le vêtement-type Des pays ont déjà adopté un type de chaussures uniformes pour tous leurs habitants, afin de ménager le cuir pour les armées.En Angleter-.re, il semble qu’on soit en train d’aller plus loin.New-York télégraphiait l’autre soir que le gouvernement britannique vient de faire fabriquer des quantités considérables d’étoffes de laine pour les vêtements d’homme, qui devront se contenter de ce choix fait par l’Etat et pourront obtenir, au prix uniforme de $15, un complet tout fait.D’autres étoffes, pour ceux qui se font babiller sur mesure, sortent aussi des fabriques sous la surveillance de l’Etat, qui en limite la quantité et les différentes espèces tissées.C’est ce qui s’appellera le standard clothing.Le prix en est fixé par l’Etat lui-même.Une cause de la guerre La plupart des journaux anglo-canadiens ont fait peu de bruit autour de la lettre de T.P.O’Connor où ce député d’origine irlandaise note que sir Edward Carson a, par suite de ses préparatifs pour la révolte de l’Ulster, en 1914, contribué en une darge mesure à la détermination du Kaiser de précipiter la guerre européenne.Lui et ses amis de TUister ont déclaré qu’ils préféreraient le règne du Kaiser au Home Rule, ils opt reçu d’Ailetna-gne 50,000 fusils qu’ils gardent encore, dit T.P.O’Connor.“En travers de toutes les avenues qui conduisent à la paix [avec Finlande], une figure formidable s’est dressée, celle de sir Edward Carson, qui y a toujours mis obstacle.Quand sir Edward Grey a tenté, de persuader à l’Allemagne de ne pas ouvrir les digues qui ont inondé le monde de sang, l’ombre de Carson a montré au Kaiser une Angleterre impuissante et divisée, et cela a influé sur le jugement du Kaiser.Aussi longtemps que Carson dirigera toute la politique anglaise en Irlande, i) sera aussi sensé de s'attendre à ce que l’Irlande revienne à son ancien enthousiasme pour la bataille de l’Angleterre en faveur de la liberté du monde qu’il le sérail de s'attendre à ce que les Tehéco-Slo-vaques se battent pour l’Autriche, où les Alsaciens, pour l’Allemagne, tant que les esprits dominants de ces deux pays seront Hindenburg et von Tirpitz”, conclut T.P.O’Connor.On comprend que les journaux anglo-canadiens d’ici qui comptent parmi leurs lecteurs un grand nombre d’orangistes et d’ulsteristes pour lesquels Carson est un roi — King Carson — aient vite étouffé les échos de ce jugement passé sur leur idole.L’indiscrétion de M.Rowell lion — les .lunis-unis.l Aiieimgno t sorte a asnociauoi» mime, a nasn or Int do vue de I pollttqrre protectionniste.Ce n’est au pot Ce n’est pas la première fois que quelqu’un constate la méconnaissance des droits du français au régiment de la rue Peel.Les sentinelles y parlent anglais, les affiches sont en anglais et l’on n’entend à peu près partout que de l’anglais, parmi les officiers et les subalternes, à tel point qu’on se demande si ce sont des Canadiena-fmnçais.Le lieutenant-colonel Smith, au cours du procès en cour martiale d’un de ses collègues, il y a quelques heures, faisait admettre à un officier de ce régiment qu’il est exclusivement » canadien - français, qu’il s’y parle peu l’anglais parmi les conscrits et pourtant que 1rs instructions du régimerrt sont rédigées en anglais.“De quelle utilité cela peut-il être à des hommes qui ne savent pas l’anglais, quand de pareilles instructions, si on les donnait en français, ne me seraient d’aucune utilité, à moi qui ne puis lire le français?” demanda-t-il.On a prétexté qu’un surcroît d’ouvrage empêchait qu’on les traduisit.L’excuse est mauvaise, surtout dans la bouche d'un Canadien français.Ce sont de pareilles affirmations qui fournissent aux autorités de langue anglaise, quand elles sont mal disposées à notre en droit, un prétexte à nier les droits do notre langue.Puisque nous avons un régiment rmiadirn-frnn çais, que tout s’y fasse en français.Autrement, à quoi bon?Une preuve I.es compagnies d'utilité publique parlent assez souvent du coût de plus en plus élevé des matériaux dont elles se servent.Cela ne les empêche pourtant pas de faire d’aussi beaux profils qu’aitparn-v»nt, et même davantage.Ainsi, lu Montreal Power publiait U y a quel-que temps le résultat de scs opéra tiom pour un trimestre de 1918 Mors que la période correspondan- Eile lui joue de mauvais tours.Il ne fait pas un discours sans se mettre en mauvaise posture ou trahir quelque secret.Ainsi, samedi dernier, il disait à Milbrook que nous tenons pleins les cadres de nos divisions d’outpe-mer, tandis que nt l’Angleterre ni la F’rance ne le font, — ce qui indique bien que nous sommes plus royalistes que le roi; mais il allait plus loin, disant : 'Nous avons augmenté la force do nos troupes combattantes, en France, de vingt mille hommes”.Ainsi donc, quand M.Rowell et d'autres avec lui nous disaient qu’il fallait la conscription pour tenir nos cadres pleins, ils nous faisaient de fausses représentations?Ils agissaient ainsi dans le but de grossir de vingt mille hommes nos corps expéditionnaires de 120,000 hommes?Les paroles de M.Rowell, samedi, expliquent en partie de quelle supercherie tant de gens ont été victimes, en votant pour le ministère.La valeur du gaz Un congrès de la Canadien Gas Association, formée des fabricants de gaz d’éclairage et de chauffage, au Canada, a adopté il y a peu de temps une résolution ou elle demande au gouvernement du pays d’abaisser le niveau de la valeur thermique du gaz.Actuellement, le gaz d’éclairage et de chauffage doit renfermer 520 unités thermiques ; les fabricants voudraient que (l’Etat n’exigeât plus que 400 ou 470 unités thermiques.Le gaz se vendrait le même prix, tout en ayant moins deriorce et de valeur calorique*.Ce changement diminuerait la consommation des huiles et des produits employés à la fabrication du gaz et dégrèverait ainsi Je budget des compagnies qui le vendent.Mal* où en serait Je consommateur, lui?11 paierait aussi cher d’un produit moins bon, et ce serait tout.Cela, toutefois, « son Importance à ses yeux; le gaz que nous avons maintenant n’est déjà pas si bon.G.P.NOS JOURNALISTES SONT DE RETOUR On annonce le retour en Amérique des Journalistes canadiens qui, répondant à l'invitation de lordBea-verbronk, ont visité l'Angleterre ei le front.Tous se disent enthouslai-les de ce qu’il» ont vu.- 2 LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 29 AOUT 1918 VOL.DL — No 204 FETES A SAINT- TOUS PRIS BARTHÉLÉMY i À PARTIE Fc •Î.A SOLENKITE DD SAINT PATRON DE LA PAROISSE ET LA BENEDICTION D’UN NOUVEL ETABLISSEMENT INDUSTRIEL DANS LE VILLAGE DONNENT LIEU A DE GRANDES REJOUISSANCES._________ St-fBarthélémy, 29.— Notre paroisse célébrait dimanche dernier, 25 août, la fête de son saint patron.La grand’messe à cette occasion a été chantée par M.l’abbé Massé, assisté de MM.les abbés Elphège Fi-liatreault et L'rgel Caumartin corn me diacre et sous-diacre.Au choeur, on remarquait MM.les ab bés Gariépy, de Sainte-Béatrix, E.Désy, J.Bérard, E.Vincent, O.Villeneuve, A.Brûlé et M.A.Caumartin, des Pères Blancs, tous enfants de la paroisse.M.le curé P.H.Bonin a prononcé l’allocution de circonstance, retraçant la vie, l’oeuvre d’évangélisation et le martyre du grand apôtres et en dégageant les leçons appropriées.Dans l’après-midi, le notaire Fr.Rouleau a invité les paroissiens à assister à la bénédiction et à l’i nauguration de la manufacture de conserves établie dans la localité.Ils y ont répondu en grand nombre.L’édifice, à cette occasion, était pavoisé, et portait à son sommet le drapeau du Sacré Coeur.Des gens sont venus de Maskinongé, de St-Justin, de St-Viateur et de St-Cuthbert, paroisses intéressées elles aussi au succès de la nouvelle oeuvre.Sur l’estrade, on remarquait les abbés Bonin, curé; Massé et Guil-bault, M.Allard, juge de la Cour su-jérieure à Montréal, M.le Dr Cou-ombe, de St-Justin.l’avocat Bérard et le député J.Lafontaine, de St Barthélémy et le notaire Barrette, principal initiateur et organisateur de la compagnie.Après la bénédiction solennelle donnée par M.le curé, l’on prononça quelques petits discours.M.Bo nin souhaita grand succès à l’entreprise sur laquelle il venait de faire descendre les grâces du ciel.M.Allard porta ensuite la parole.Il félicita tous ceux qui avaient eu J’heureuse initiative de construire cette manufacture,, d’avoir fait tout d’abord descendre les bénédictions de Dieu sur cet établissement considérable.Il demanda aux cultivateurs de rester toujours unis et de ne pas se laisser influencer par la jalousie, si commune chez les Canadiens-français.Il termina son allocution en faisant remarquer l’importance capitale pour le Québec de développer actuellement son industrie pour donner des débouchés â ses produits agricoles.M.l’avocat Bérard et M.le député Lafontaine se dirent ensuite contents de voir couler sur leur paroisse cette source de prospérité et promirent de faire tout en leur pouvoir pour la faire se développer.M.le Dr Couloinbe donna ensuite quelques conseils sur la culture; il fit toucher du doigt les bienfaits qui en découlent; Les parents peuvent facilement occuper leurs enfants qui deviennent par là même plus vertueux, plus travaillants; les produits portés à la manufacture apportent l’aise et au cultivateur et an manufacturier.M.Barrette clôt la série des dis cours en remerciant les visiteurs et annonce officiellement l’ouverture de la manufacture pour le 2 septem bre.La marque de commerce sera ; ces simples mots:: “La Victoire”; sur l’étiquette, une jeune Française vient offrir à ses convives, un plat des “conserves de St-Barthélemy”.La fête s’est terminée par la visite de l’établissement.LES DEPUTES PROVINCIAUX, LE MAIRE, LES ECHEVINS ET LA COMMISSION ADMINISTRATIVE SERVENT DE CIBLE AUX ORATEURS DE L'ASSEMBLEE D’HIER A NOTRE-DAME-DESVICTOIRES.UNE CRISE S’ENSUIVRAIT Paris.29.— (Agence Havas).—Un sous-marin allemand a coulé le vapeur espagnol “Crusa".Voilà ce que F on rapporte, ici.Les journaux considèrent que cet événeme ni va amener une crise dans les relations entre l’Espagne et VAllemagne.pour PRmrrFR m.lavigueur veut rUUK rKUItliLK UN AUTRE D£lA, LES MUTILES Les orateurs d’une assemblée contre le tramway tenue hier soir à Notre-Dame-des-Victoires ont vigoureusement attaqué non seulement la nouvelle franchise des tramways, mais aussi les législateurs de Québec, le maire Martin, nos édiles et la commission administrative.Ce que le peuple veut, selon l’ex-échevin Lévesque, c’est la continuation de l’ancienne franchise qui n’expire qu’en 1922 plutôt qu’une nouvelle et un retour a l’ancien mode d’administration par le corps échevinale plutôt que par le gouvernement.L’assemblee qui eut lieu dans la salle du Couvent angle Boyce et Louis Veuillot n’était point très nombreuse.MM.Louis Montmarquette, J.M.Savignac, Victor Lévesque, E.Larivière et Antoine Kelly ont porté la parole.L’ex-échevin Larivière a dénoncé la franchise qui repose sur une fausse base.Elle est injuste.La corporation des tramways est un trust.Mais vous en êtes les maîtres si vous voulez vous réveiller et demander à vos députés l’observation de vos droits violés.Vous avez été témoins, en ces dernières années, a dit M.Victor Lévesque, des pèlerinages de la compagnie à Québec pour y obtenir de fructueuses faveurs, mais laissez venir la session de 1918, et vous verrez la levée en masse des travailleurs montréalais qui n’irônt pas quémander des privilèges, mais le respect de leurs droits.L’orateur ne comprend pas que l’on ait proposé la solution du problème du Tramway à une commission plutôt qu’aux représentants du peuple.Et voyez-vous notre maire luttant a nos côtés?continue-t-il.La franchise du tramway et la commission administrative sont des montres.Québec n’avait pas le droit de dépouiller le peuple du droit de se gouverner.Que cette commission soit abrogée.M.Montmarquette déclara que le gouvernement provincial, c’est M.i Gouin et que c’est à lui partant qu’il faut adresser ses protestations.Nous n’avons nulle confiance en la commission des utilités publiques.M.Savignac se plaint de ce que la franchise ne donne rien au peuple et tout à la compagnie.Nous n’avons qu’à payer.Je ne crois pas que le jugement de la commission vous donne raison.Le maire a abandonné ses électeurs.Au lieu d’imiter le maire d’Ottawa, au lieu de demander justice pour les ouvriers et de protester contre les taux exorbitants, il voue sa confiance en sir Lomer.Et pourtant, c’est le même homme qui durant les élections vociférait contre le premier ministre.Les registres maritimes à not re disposition n’indiquent pas qu’il y ail un navire espagnol du nom de ‘'Crusu”.PAS DE PAIX LA GRÈVE À LA SANS VICTOIRE COMPAGNIE DAVIES LE PRESIDENT DE LA MISSION SOCIALISTE AMERICAINE EN EUROPE DIT QUE LES OUVRIERS VEULENT L’ECRASEMENT DU MILITARISME PRUSSIEN.Paris, 29.L’idée de la paix avec une victoire a "absolument écrasé” tous les efforts pour amener une conférence socialiste à Berne, a dit M.Simons, président de la mission socialiste américaine, à un représentant de la Presse associée, à son arrivée d’Italie à -Paris.“Les classes ouvrières, a-t-il ajouté, semblent convaincues qu’une victoire militaire est la seule victoire possible, qu’une conférence avec, les socialistes allemands ne servira de rien et que la paix par négociations est une impossibilité.Le résultat de la présente offensive a immensément raffermi le moral des ouvriers, leur donnant la détermination de continuer la guerre jusqu’à une victoire décisive.Même les groupes radicaux ont modifié leur attitude au sujet de la paix par négociations et s’unissent pour demander l’écrasement du parti militariste allemand”.Les membres de la mission quit teront la France pour l'Angleterre, jeudi.Ils y prononceront plusieurs discours publics.John Spargo reste à Borne pour entreprendre un important travail parmi les socialistes italiens.LES VILLES DU RHIN VEULENT SE PROTÉGER Amsterdam, 29.— Les principales villes du Rhin ont formé un comité permanent pour parer au danger croissant des incursions aériennes des Alliés, dit la Gazette de Cologne.Les villes de Cologne, Francfort, Mayence, Stuttgart et de Vlan-heim ont des représentants dans le comité, et le commandant de la défense aérienne en fait également partie.Le comité a été formé à une assemblée tenue à Francfort, lundi, à laquelle toutes les municipalités intéressées et les fonctionnaires chargés de la défense aérienne ont discuté la situation au complet.11 a réclamé une prompte législation conférant le droit d’une compensation complète pour les dégâts dus aux attaques aériennes.AU CONSEIL MUNICIPAL DE ST-HYACINTHE SDHyacinthe, 28.— A la réunion du conseil municipal, hier soir, sous la présidence du maire, M.D.J.Bouchard, il a été décidé d’accorder le contrat de la peinlnrc, pour le poste de police, à M.Alphonse Séguin, entrepreneur peintre, qui était le plus bas soumissionnaire, son offre s’élevant en tout à $38(1.Il a été aussi décidé que la somme de $215, plus $40 pour un compteur, soit le taux proposé au village de la Providence pour lui fournir l’eau pendant une année entière.Un avis de six mois devra être donné par une des parties quand elles voudront annuler le contrat.La Saint-Hyacinthe Soft Sole Shoe a envoyé une lettre au conseil, l’informant qu’elle avait décidé de construire sa manufacture au coin ouest des rues Lafranvboise et Delorme.M.L'ABBE CHARTIER À ST-HYACINTHE (Dr notre correspondante Saint-Hyacinthe.29.M.l’abbé Emile Chartier, secrétaire de l’Université Laval de Montréal, était de passage en notre ville ces jours derniers en visite à l’évèché et au séminaire.M.le chanoine Laflamme est de retour d’tm voyage de deux mois aux Etats-Unis.TOUT LOT qui n’t»t ras rendu dana le quartier Nutre-Duinr dr («ràre ou dana le fameux ‘'I.akrahore Diatrict” (Dixie, Dorral.Strathmore, Laic* Breeze, Valois ou Lekealde), peut être obtenu à MOITIE PRIX un fours de U rente de notre .14e •nntrersalro (finissant le 12 août), • ux condition* faciles ordinaires, 10 pour cent comptant et 95 par mois, par emplacement à hatlr.Rien n'est réserré.Ce sont des lots de choix, faciles d'accès, grands, élerés, bien ni-relcs, secs et améliorés.2Vt sous par pied carré, en montant.Tous les aran-tages de la rllle.Prêts à ceux qui, de bonne foi, reulent ae bâtir un rhes aol, remboursables comme loysr.Transport gratuit- Des autos sont à l'arrlrée des trains sur vendes-roua.Les plans et les faarlcules, chez les seuls agents t Marcil Trust Co.Ut fil» St-JtrquM, Monlftil.Admlntatr,tears, Etérnt.arf - testa.Mantalrea.ridUeammUealroa.J4 an* un* port* panr ne.ellatta.LE llle CENTENAIRE DE LOUIS HÉBERT Québec, 29.— Les fêtes du dévoilement du monument Louis Hébert s’annoncent sous d’heureux auspices et tout promet qu’elles remporteront un succès complet.Le monument Hébert est maintenant complété.Il a une belle apparence et il est assurément l’un des plus beau de notre ville.La fête religieuse commencera le mardi, 3 septembre, par une messe solennelle à la Basilique.Son Eminence le cardinal Bégin assistera au trône ainsi qu’un grand nombre des dignitaires e-Qclésiastiques et des personnages les plus influents du pays.M.l’abbé Elie Auclair prononcera le sermon de circonstance.La messe sera chantée par M.l’abbé Couillard Després, le président du comité du monument Hébert, et le promoteur de cette oeuvre.Dans l’après-midi, à deux heures, se fera le dévoilement sur la pla ce de l’Hôtel de ville.Plusieurs orateurs entre autres sir Lomer Gouin, le maire de Québec, M.J.-E.Caron, ministre de l’Agriculture, et d’autres adresseront la parole pour rendre hommage a Louis Hénert.La partie musicale sera interprétée nar la chorale de M.Dessane avec le concours de M, F.Gagnon, or ganiste de la basilique.Les soldats de Limoilou feront entendre les meilleurs morceaux de leur répertoire.Dans la soirée, il y aura un grand concert au terrain de l’Expo sition donné pur la fanfare de !a Garde Républicaine.Tout annonce une fête splendide qui fera épo que dans les annales de la ville de Québec.Comme les chemins de fer accordent des prix spéciaux pour ces fêtes qui coïncident avec l’Expositio-n, on attend une foule considérable.(Communiqué).—- UNE CRISE DU VÊTEMENT Toronto, 29.— I^s tailleurs du Canada n’éprouveront pas une minée difficulté cette année pour satisfaire leurs cljents, attendu que les étoffes de laine se feront toujours plus rares du fait que les filatures anglaises n’en fabriquent pas.C’est du moins l’opinion de gens au fait de eette industrie.On sera peut-être obligé d’employer de cette étoffe grise qui est nianufarturée suivant l’étalon et qui en Angleterre .sert maintenant à la confection des vêtements d’hommes.Pour le moment le peuple canadien devra se contenlcr de ce qu’il y a en magasin et encore est-il qu’il devra payer des prix exorbitants.DES INSOUMIS AU MANITOBA (Service de la Presse Associée) Winnipeg, 29.— Les réfractaires à la loi militaire du district de Whitmonth ont opposé une résistance armée à la police militaire.Comme résultat de cette attitude des conscrits, un détachement de soldats sous les ordres du major G.M.Harris, prévôt général adjoint, et du major Stoneham est parti pour ce district, samedi, dans le but d’appréhender ces déserteurs.A cette fin, des régiments de cava lerie et d’infanterie sont également partis de Winnipeg.On a déclaré que toute la région sera fouillée.NOCES D’OR SACERDOTALES St-Hyseinthe, 29.— M.l’abbé | Edouard Blanchard, curé de Malone, N.Y., et M.le chanoine J.-B.i Miction, de l’hospice St-Charles, célébreront vendredi prochain leurs noces d’or sacerdotales en disant la messe dans la chapelle du séminaire, au même autel où ils ont célébré le Saint Mystère pour la première fois.M.l’abbé Dufresne, dont la cure est a Windsor Mills, célébrera, le lundi de la fête du Travail, son cinquantenaire de prêtrise.I FIANÇAILLES M.et Mme L.-T.Prud’homme an noncent les fiançailles de leur fille, Blanche, avec Vf.Adrien Bergeron, pharmacien, fils du Dr et Mme J.-E.Bergeron.LE MINISTRE ÉTANT ABSENT.«Je notre corresi»oaa»nt) Québec, 29.— Le sénateur Robertson a adressé aux employés du département de la marine un message leur disant que le ministre et le ministre intérimaire de la milice étant absent jusqu'au commencement de la semaine prochaine rien ne pourra être fait pour régler le différend existant à Québec avant leur retour.LA GRÈVEEST RETARDÉE Les six cents télégraphistes du Pacifique Canadien, qui avaient déri dé de déclarer la grève dans le but d’obtenir une augmentation de salaire, ont convenu de retarder cet te grève et de soumettre la question au gouvernement fédéral.Cette décision a été prise à une conférence tenue à 2 heures 15, entre le comité général de l'Union des Télégraphistes et John McMil lan.surintendant des télégraphistes du Pacifique Canadien.M, McMillan et les représentants des télégraphistes sont partis, hier soir, pour Ottawa.CHEZ LE RECORDER Philémon Dumas et son fils Her-ménégildc.ayant avoué leur culpabilité à l'accusation de vagabondage portée contre eux ont été condamnés par le recorder Semple â $20 chacun, les frais ou un mois de prison.—William Bradley.Fred.Dunn, Richard Sheilp et John Robert qui ont tous été arrêtés en même temps que 1rs précédents, sur la même accusation, subiront leur procès le fi septembre devant le recorder Gcof-friun.LES OUVRIERS DES UNIONS NATIONALE ET INTERNATIONALE, AUX CHANTIERS MARITIMES DE LEVIS, SONT EN DESACCORD.Québec, 29.—La grève dans les chantiers maritimes Davies, à Lévis, menace de prendre de plus grandes proportions.Un gréviste, membre de l’internationale, a été arrêté, sous l’inculpation d’avoir assailli un ouvrier qui n’était pas en grève, afin de le forcer à abandonner le travail.D’autres arrestations vont suivre.Emile Lamontagne est l’individu arrêté, et le plaignant est Jules Parent, un membre de l’union nationale, qui, avec un grand nombre de ses co-associés, a continué à travailler dans les chantiers, malgré l’ordre de l’internationale.La plupart des ouvriers sont membres de l’union nationale des ouvriers de la rive sud.M.Davies reconnaît cette union et paie les salaires demandés ; mais la compagnie veut employer des membres de l’union internationale sans cependant vouloir passer par toutes leurs exigences.L’internationale demande une échelle de prix fixes pour tous.Les ouvriers faisant partie de l'union nationale sont appuyés dans leurs revendications par les journaux catholiques.L’union nationale a son chapelain et il appuie les ouvriers qui sont restés au travail.UNE MERVEILLE DE LA CHIRURGIE Paris, 8 août (Par coiirrier).— La dernière séance a été éminemment intéressante.M faut reconnaître que depuis que le professeur Debove a été investi des hautes fonctions de secrétaire perpétuel, les communications faites devant l’Académie sont à la fois plus courtes et plus nourries.M.René Le Fort (de Lille) a présenté un blessé de Verdun chez lequel il a enlevé, le 8 juin dernier, un éclat de grenade inclus depuis neuf mois dans la cavité du ventricule gauche.Q’est là une opération magnifique, d’autant qu’elle a été suivie d’une guérison complète.La chirurgie du coeur, créée par les chirurgiens français, n'a jamais remporté un succès semblable à celui dont peut justement s’enorgueillir le jeune maître lillois.G’est du ventricule gauche que part, on le sait, l’énorme artère aorte, et cette seule constatation mon tre combien il faut d’habileté et de sang-froid pour songer à une pareille intervention sanglante!.Sans entrer dans des détails anatomiques qui ne pourraient être parfaitement saisis qu’à l’aide de figures, nous dirons que l’hémcrra-gie, si à craindre dans de telles conditions, fut limitée à deux ou trois jets de sang.L’auteur de ces lignes a examiné le jeune et sympathique soldat opéré.Il n’éprouve plus aucune souffrance et il parle de son sauveur avec une touchante reconnaissance.M.Etienne Lamy (de Nancy) a ausculté le coeur d’une série d'aviateurs et a constaté, ce qui np peut surprendre, étant donné le formidable travail auquel est soumis cet organe, uen hypertrophie notable.11 panait qu’elle est sans danger.Le temps qu’il Lit ailleurs.Toronto.29.- Une Wgère pression ntrno.sphçnquc fcn ^lisee ce matin au nord de la vallee ue l'Ottawa a provoque des averses dans tout l’Ontario et 1 ouest du Québec.La temperature a été rela tivement fraîche dans l’ouest avec de légères averses en certaines re- gl(Lacs et baie Géorgienne : vents frais du nord-ouest, beau et relati-vement frais.Vendredi; vents modérés.beau, peu de changement dans la température.Ottawa et haut Saint-Laurent .vent frais de l’ouest puis du nord-ouest, s'éclaircissant et se rafraîchissant.Vendredi : beau.Bas St-Laurent: vents frais au sud puis du sud-ouest, averses occasionnelles.Vendredi: vents de l’ouest, beau.Golfe et rivç nord: vents frais, puis forts vents du sud-ouest, averses ce soir et vendredi.Provinces maritimes : vents modérés du sud-ouest, beau, averses locales dans la région ouest, ce soir.Vendredi : vents frais, puis forts vents du sud-ouest, averses locales.mais généralement beau, peu de changements dans la tompera-lure.Lac Supérieur : vents modérés de l’ouest, Iveau et relativement frais aujourd'hui et vendredi.Manitoba : quelques averses locales mais généralement beau.Vendredi : beau et relativement frais.Saskatchewan et Alberta : beau aujourd'hui el vendredi.RELEVE DU THERMOMETRE.Max.Min.Victoria .70 52 Kamloops .52 Calgary fis 40 Kd mon ton .fio Ifi Prince Albert .fifi 44 Winnipeg .fis IS White River .fis 42 Sault Sle-Maric.71 5 fi Toronto .72 67 Kingston .7fi 62 OHawa (il) Montréal .80 58 Québec .74 .*i4 St-Jean, N.-B.00 4 fi Halifax 42 LE GOUVERNEMENT PREND DES MESURES AFIN D’EMPECHER LES FABRICANTS DE MEMBRES ARTIFICIELS D’EXPL OIT ER IÆS SOLDATS QU ONT ÜC SUBIR L’AMPUTATION DE QUELQUE MEMBRE.LA MOBILISATION EN POLOGNE Amsterdam, 29 — Une dépêche reçue de Vienne par le “Weser Zel-tung” raconte que la mobilisation générale s’opère dans la Pologne, les districts de Tche et du Sud.On craint le commencement des hostilités avec la connivence des pays de l’enlente.Ottawa, 29.—Dans le but de protéger les soldats de retour du front qui ont des membres amputés et qui pourraient se faire exploiter par les manufacturiers de membres artificiels, le gouvernement vient de publier un arrêté ministériel qui établit des règles bien définies pour ceux qui sont obligés de se procurer ces membres artificiels, (let arrêté est clairement expliqué par sir James Lougheed, ministre du rétablissement civil des soldats.“ Depuis quelque temps, des manufacturiers de membres artificiels et d’appareils pour les infirmes font tout leur possible pour avoir la clientèle des soldats de retour du front ; iis ne craignent pas pour ce faire de dire que les membres artificiels fournis par le gouvernement sont de qualité inférieure.Tout soldat de retour du front, qui est obligé d’avoir un membre artificiel ou un appareil quelconque est en droit de se faire fournir ce membre artificiel par le gouvernement, et il a de plus le droit de faire réparer ce membre aux frais du gouvernement toute sa vie durant.Lorsque cette loi a été passée, le gouvernement a vu à se procurer le meilleur matériel possible et la meilleure main-d’oeuvre.Des experts ont été envoyés en Europe pour étudier cette question.“ Profitant de l’état d’esprit dans lequel se trouve un soldat qui a perdu un membre, des manufacturiers et des vendeurs de membres artificiels, n’ayant en vue que leur commerce, ont tenté de convaincre ces soldats de retour du front (Tue les membres ou appareils artificiels que fournit le gouvernement sont de bien moindre valeur que ceux qu’ils peuvent eux-mêmes leur fournir.Il est vrai que quelques manufacturiers ont des brevets que les autres n’ont point, mais il ne faut pas oublier que le gouvernement peut se procurer tout brevet qui pourra être considéré avantageux et qu'il est donc impossible pour une manufacture privée d’avoir des membres artificiels plus perfectionnés que ceux du gouvernement.“Le gouvernement a érigé une manufacture à Toronto et les meilleurs experts y travaillent 5 la fabrication de ces membres artificiels.Dans différents autres centres, il y a des manufactures pour y faire les réparations, etc.En plus, il y a un groupe de soldats, qui eux-mêmes ont déjà souffert d’amputations, voyagent un peu partout pour soigner les soldats qui ont des membres artificiels' et voir à leur confort.L’arrêté ministériel en question dit que tous les membres artificiels fournis par le comité du rétablissement civil du soldat, sont marqués "fournis par le gouvernement du Canada”.Une pénalité de $50 à $200 ou quatre mois d’emprisonnement seront imposés à quiconque contrefera cette marque.En plus le gouvernement a le droit de saisir et de confisquer tous les membres artificiels qui seront ainsi marqués.Une amende de $100 sera imposée à celui qui défigure ou enlève volontairement une de ces marque.s du gouvernement.Il est aussi pourvu à ee que le soldat qui reçoit un membre artificiel ne puisse le changer ou l’abandonner sans un permis à- cet effet du ministre du rétablissement civil des soldats.(De ootre correspondant) Québec, 29.— Le maire Lavigueur a adressé, hier soir, à sir R.!.Borden, un message suggérant au gouvernement de prolonger le délai accordé aux insoumis pour se conformer à la loi.Le maire dit : “Un grand nombre de ceux qui dans tout le pays avaient négligé de se rapporter conformément à la loi du service militaire, ont profité de l’amnistie qui leur a été accordée par le gouvernement.Je ne__________ doute pas que leur exemple serait ; tique, a déclaré que la somme al suivi par ceux qui n’ont pas encore I louée aux familles sera sous peu aug obéi a la loj si on leur en donnait mentée.M.Delage revient d’O l’opportunité.Puis-je suggérer qu’un nouveau délai soit accordé?” UNE PLUS FORTE ALLOCATION Québec, 29.— Dans une entrevue à la Canadian Press, M.C.F.Delage, président local du fonds patrio- où il a assisté aux fonds patriotique.ttawa, assemblées du Où acheter demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au ministère de l’Agriculture.) CASfc LES HABITS VRAIMENT BONS ne peuvent être des habita à bon marché.Aux prix où sont rendues les étoffes, à moins d'aroir de» habits en tissus de qualité médiocre, on ne peut s’habiller à bas prix.Par contre, quand on achète des ?elements Case on a la certitude d’a-roir un complet qui aura du cachet, du style — il contera peut-être un peu plus que les vêtements ordinaires, mais sa durée compensera amplement le petit déboursé additionnel.Prix $25 à $€0.Et chez Case on parle français.507 rue Sainte-Catherine ouest Votre santé d’abord RAPPELEZ-VOUS QUE LE SANG C'EST LA VIE .’Hlsto-Fer Garnier EST LE REGENERATEUR DU SANG PAR EXCELLENCE •>.C'est le spécifùme recommandé dans les cas d'anémie, neurasthénie, tuberculose et toutes les affec- PRIX $1.25 En vente partout et aux PHARMACIES MODELES DE GOYER agents spéciaux 180, STE-CATHEKINE EST Montréal» et 217, STE-CATHERINE, Maisonnenva.AVIS LA CONTREBANDE DE L’ALCOOL Toronto, 29.— La police a mis la main sur quatre personnes qui faisaient clandestinement le commerce des liqueurs, près de la gare Don.Les arrêtés sont Rosso, Cousins, Paul EJico, Alice Goady, Adeline Coburn.Ils avaient dans des valises à main, tel dés voyageurs, environ huit gallons d’alcool, plusieurs bouteilles de crème de menthe.Les contrebandiers étaient armés.Adeline Coburn serait de Montréal et les autres de Toronto.Ils , comparaîtront, accusés de vente illicite de boissons et de port d’armes, le 4 septembre.les, Vidricuire, Boulais, Uée, Re- Malgré l’incendie désastreux qui a ravagé notre boulangerie nous sommes en position de continuer à servir nos clients comme auparavant.BROSSEAU, LIMITEE BOULANGERS.49 RUE BOYER NAISSANCE BENOIT.- A Montréal, I.Zt» anOt, au No 1120 Bordeaux, l’épouse de M.Bémi Benoit, née Eva Morneati, un lits, baptisé Louis Jacques Cyrille.Parrain e» marraine, M.Aviia Benoit et Mme Morn.au, oncle et «rand’mère de l’enfant.Décès RÀBY.A Bordeaux, le 27 courant, est décédée à l’ûge de 76 nus.Madame Gull-Irlmine Déllnge, épouse de feu Alphonse Haby, avocat, en son vivant traducteur nu Hansard.lies funérailles auront lieu vendredi, le 30 courant, k l’église parois-slnle de Bordeaux, après l’arrivée du train de K heures de Montréal.Ix* convoi funèbre partira de !n demeure dr son gendre, M.I A Pbrtiêr, (i2M rue Persil lier.l*a rents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.A*®0’’ YÊ L’AUTO - STROP aiguise ses propres lames et partant, c’est le rasoir le plus économique et le plus pratique, à la fols.Essai gratuit pendant 30 jours, à nos frais.•J.-II.Robert 1185 RUE ST-DENIS Angle Mont-Royal Cinéma PASSE-TEMPS Cinéma jeudi.v;ndredi Grand programma double Ear! 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Aylwtn, Iflô.PARIS, olorè*, 7 ans, enfant d'Alfred Parla, ferblantier, rue Josuphat, 14.« t É' La seule maison irlando-fran-çaise catholique au Canada Verrières des écoles de Munich trançaiRc et anglaise Aussi tous verres blancs et de couleur Des conditions spéciales sont taites nu clergé et aux communautés religieuses Bureau et atelier de fabrics-tion, angle des rues Nninte-Agathe et Perrault.Montréal .jj, r fl 1 r^r, i IpipIpIp'Spty'k iptipip rklpty #***?**nt légèrement repliés à la suite a-ques répétées de l’ennemi.Le nombre des prisonniers faits depuis le 21 août est de plus de 26,000.Dans la même période, plus de 100 caoons ont été pris.Dans les récents engagements, au nord et au sud de la Somme, les chars d’assaut ont joué un rôle actif chaque fois que l’occasion s’en est présentée et ont rendu des services très précieux par une brave coopération avec l’infanterie et les autres armes.PETIT NOMBRE DE PRISONNIERS.Paris, 29.— (Havas).— Le nombre des prisonniers capturés pur les Franeais dans leur avance à l’ouest de la ligne Chaulnes-Noyon est relativement minime, parce que les poilus ont élé obligés de mnr-ehcr prudemment.Les Allemands ont laissé des mines à divers endroits et ont éparpillé des machines infernales el des pièges de toute sorte.Le matériel de gderre pris est considérable, toutefois.En 48 heures, l’avance des Alliés a libéré plus de ûO villages.BONNE AVANCE, HIER Avec l’armée française en France, 29.— Pendant la journée d’hier, les troupes françaises ont vigoureusement pressé l’ennemi.Elles ont atteint la rive gauche de la Somme, de tizancourt à l’est de Nesle, distance d’environ cinq milles.Elles ont fait plusieurs centaines de prisonniers.A partir de l’es de Nesle, le front de bataille suit le cours du canal du Nord à Catigny, et de là, au sud, ujsqu’à Noyon.Catigny est entouré de trois côtés, mais les maisons transformées en blockhaus et remplies de mitrailleuses arrêtent les Français, pour le moment.L’ennemi se cramponne aussi aux hauteurs.De très violents combats ont eu lieu à plusieurs points.LES TROUPES YANKEES (Service de la Presse Associée) Avec l’armée américaine sur la Vesle, 29.— Les soldats américains et allemands ont été aux prises dans de violents combats, hier, dans les régions de Basoches et de Fismette.Selon les derniers rapports, la lutte se continue à ees deux endroits.Hier soir, à la suite d’actions locales, les Américains ont fait quelques gains ù Basoches, tandis que les Allemands ont repris Fismette, sur la rive septentrionale de la Vesle, en face de Fismes.Une grande opiniâtreté a marqué les combats.Voici plusieurs jours, lorsque les Américains ont avancé dans la région de Basoches, les Allemands se sont retirés dans la position fortifiée connue sous le nom de Haute Maison, juste au sud du chemin Soissons-Reims.L’ennemi a laissé de petits détachements dans les caves, à Basoches, pour harasser les Américains.Mardi,'les Américains ont approché de Basoches, à l’ouest, et ont continué leur avance pendant la nuit.Hier, ils ont progressé vers le village, à l’est et au sud.Un détachement s’est emparé de la lisière orientale du village, hier matin.Depuis les Américains ont continué leur marche en avant.Les Américains occupent Fismet-te depuis le 8 août, malgré les diverses tentatives que l’ennemi a faites pour les en déloger" au moyen d’attaques ou de bombardement.Ils ont construit des ponts temporaires sur la rivière la nuit.ILE TERRAIN REPRIS AUX BOCHES Paris, 29.— Les Alliés ont maintenant gagné plus des deux-tiers du terrain perdu depuis le dçhut de la grande offensive en mars.11 leur fut enlevé par un effort surhumain, ils l’ont repris grâce à l’habileté de leurs chefs et la vaillance de leurs troupes.Les moindres opérations du maréchal Foch en chaque secteur sojit sérieusement élaborées quant à l’effet général.Ainsi, l’avance anglaise vers Pèronne le 26 août a eu pour résultat immédiat de mettre en péril l’armée de von Hutier.En sus il fut contraint d’abandonner Roye et Nesle en se retirant, les Français a ses trousses, derrière la Somme.Les opérations des ailes sont intéressantes.Le général Mangin frappe à droite dans la région de Juvigny et de Chavigny.Endroit difficile à conquérir parce que de niveau avec Laffaux et le Chemin-des-Dames.A gauche, les Tommies ont traversé les puissantes défenses qui encerclaient Arras et menacent la place forte construite, il y a plusieurs années, pour protéger Douai et Cambrai.Ces villes sont d’importants centres de chemin de fer pour _ le ravitaillement ennemi et l’on s'attend à une lutte désespérée pour les capturer.LES ANGLAIS PRENNENT GINCHY Avec les forces anglaises en France, 29.(Midi).— On rappor te que les soldats du feld-maréchal Haig ont capturé ce matin Ginchy, à une couple de milles au nord-ouest de Combles.Les Tommies ont aussi capturé Relloy, Ashevillers, Herbecourt el Feuillères.Tous cos villages sont à moins de 5 milles de Pèronne.Lançant de nouvelles attaques locales et poursuivant l'avantage rem porté hier, les Anglais ont avancé sur une grande partie de leur front de bataille.-m-.L’IMPORTANCE QU’ON PRÊTERA G0MPERS (Service de la Presse associée) Londres.29.— L’arrivée en Angleterre de Samuel Gompers, président de la Fédération américaine du Travail est un événement considérable, (lit le “Morning Post”.11 est certain, dit le journal, que lui et ses collègues vont assister à la conférence des unions ouvrières, à Derby, la semaine prochaine, à laquelle la question des buts de guerre sera soulevée.Jusqu’ici, tous les efforts qui ont été faits pour tracer une politique définie des mouvements ouvriers des Alliés ont échoué parce que les ouvriers américains n’y étaient pas partie.Aucun mouvement socialiste international excluant les ouvriers syndiqués américains ou leur étant hostile n’a espoir de réussir, et M.Gompers sera peut-êtr# rinstru-ilient du non moindre service que les Etats-Unis auront rendu à ïa cause des Alliés, li arrive à un très bon moment.AVEC LA BANQUE DE MONTREAL — NOUVELLES SUGGESTIONS DE LA COMPAGNIE DES ABATTOIRS — NOTES DIVERSES.On a dit que gouverner c’est prévoir.Comme la situation financière de la ville peut sensiblement s’améliorer d’ici à un an, et loi permettre partant de se passer de ses bailleurs de fonds ordinaires, nos commissaires viennent de décider d’avertir en conséquence la Banque de Montréal qu’ils se réserve le droit, pour Tan prochain, de résilier le contrat intervenu entre elle et la ville.“Nous ne mettons pas nos pourvoyeurs de capitaux au rancart, nous disait M.Décary au cours de la matinée: c’est tout simplement une mesure de prudence que nous prenons.Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve; dans un an, nous pourrons peut-être essayer nos ailes sans le secours de personnes, peut-être serons-nous bien contents d’autre part d'avoir encore l’aide de la banqûe”.NOUVEAU FOYER D’INFECTION?Nous avons appris, ce matin, qu’il reste encore vingt-deux cadavres de chevaux sous les décombres de la boulangerie Brosseau, rue Boyer, et la compagnie des abattoirs reçoit pourtant $7,500 par année pour faire l’enlèvement des animaux morts a Montréal.‘ Si l’on ne procède pas avec plus de diligence, nous disait notre interlocuteur, les citoyens de la rue Boyer subiront bientôt le triste sort de ceux de de Lorimier.Cette négligence est criminelle; elle semble être de plus un vrai défi à la population de Montréal”.La compagnie cependant essaie, paraît-il, d’en venir à une entente avec la ville.Encore hier, comme nous J’affirme le président de la commission administrative, elle a soumis à nos administrateurs un nouveau projet de règlement.—Que va-t-il en résulter?demandons-nous à M.Décary.—Nous allons étudier soigneusement ces nouvelles suggestions, répondit-il: nous voulons en connaître toute la portée.Entre temps, la commission fera surtout état du rapport de l’expert new-yorkais qui vient de terminer son inspection des usines d’équar-n.SSjgej des Quartiers Sainte-Anne et de de Lorimier.Ce rapport est pratiquement terminé; M.R.P.Bennett n’a plus qu’une seule pièce a y ajouter.Il est tout probable qui! sera rendu public au cours de la journée de demain.La ville sera-t-elle obligée de payer une indemnité à la compagnie pour la forcer à transporter ses fondoirs en dehors de la ville ?Il serait prématuré de répondre à celte question.M.Décary' nous assure que la ville fait actuellement tout son possible pour régler cette question sans qu’il lui en coûte un sou.SUR LE GRIL C'est ce soir, au marché de Maisonneuve, que l’ancien commissaire Villeneuve fera passer à nouveau un mauvais quart d’heure à nos hauts fonctionnaires municipaux.—L’ingénieur en chef de la ville et le surintendant de l’aqueduc font une inspection de construction du pont Lasalle._—On nous informe que les policiers Labrye et Colangelo font maintenant partie du personnel du bureau des détectives.-J*- LES VÉTÉRANS, RECLAMENT Haillon, 29.— L’exécutif de l’As sociation des vétérans discute l’in suffisance de l’allocation aux soldats et à leur famille.Les membres sont d’opinion que le coût de la vie augmente plus vite que les salaires.A la prochaine convention générale.la question sera de nouveau remise à l'ordre du jour.On insistera auprès du gouvernement en vue d'oblenir une augmentation.UN CANDIDAT AGRICULTEUR lies Manitoulin, 29.— Ben.Bowman, du canton de Campbell, a été choisi par les fermiers unis de l’Ontario pour faire la lutte à B.H.Turner, candidat conservateur à la prochaine élection provinciale, nécessitée par lu mort de R.R.Ga-mey.A l’assemblée on a vertement cri liqué la politique de l’agriculture du gouvernement.Le jour du scrutin est fixé au 24 octobre.-*- KORNILOFF EST ENCORE VIVANT (Service de la Presse AssnelAe) Paris, 29.— Suivant le Temps, M, V.Bourlzrf, révolutionnaire russe, dit avoir reçu des rapports de Russie disant que le général Korniioff, dont on a souvent annoncé la mort, est vivant.OS DISCUTE EN COUR DE PRATIQUE LA QUESTION DE SAVOIR SI CE TRIBUNAL A LE POUVOIR D’ENTENDRE LA CAUSE DE MILLER ET DE MYERS.Les plaidoiries autour de la libération de Miller et de Myers, en faveur desquels le juge Tellier a permis lundi l’émission d’un bref d’ha-beas corpus, ont commencé ce matin, en Cour de pratique.M.G.S.Malepart, préfet du pénitencier; conformément au bref, avait amène les deux détenus.L’avocat des requérants, Me Houle, allègue les mêmes prétentions que lors de la présentation de sa requête.Représentait M.J.A.Corriveau, greffier de la Cour des Sessions.Me Delage affirme que l’acte des pénitenciers autorise le greffier ou tout autre fonctionnaire à signer légalement le mandat d’emprisonnement.D’après l’article 1125 de la procédure civile, un bref refusé pur une cour ne peut être demandé devant une autre cour, à moins qu’ils n’y ait un fait nouveau.En l’occurrence, on n’en voit aucun, le prétendu tel est mal fondé.La Cour supérieure n'a point juridiction ; elle jugerait un point jugé par la Cour du ba-nc du roi.Autre motif, le droit à l’habeas corpus n’existe qu’en autant qu’un autre recours est impossible.Le requérant, dans le cas présent, pouvait recourir à un appel ou à un “reserve case”.Avec la permission du tribunal, M.J.A.Corriveau explique la régu larité du changement de l’acte d’accusation de vol en celle de recel.L’intimé peut avoir à répondre à chaque chef d’accusation révélée à l’enquête.Le demandeur ès-qualité prouve que la cour a pleine juridiction en la matière.Le juge Maréchal n’a-t-ii point récemment libéré un individu condamné par le juge Bazin ?Pour ce qui en est du droit au bref, il prétend se baser uniquement sur le droit commun.Le code criminel ne saurait abolir la loi commune.Les juges Monet et Martineau s’accordent sur l’irrégularité du document entre les mains du préfet.Le juge Choquet eût dû obtenir le consentement personnel des aecus-és à un procès ex péditif (art.527, code criminel).Le juge Tellier a finalement accepté d’étudier les prétentions des parties.Il rendra probablement jugement la semaine prochaine.La cour donnera ordre au défendeur d'amener alors en cour les requérants.PREMIER RAPPORT DE L’ENREGISTREMENT Ottawa.29.—Un dénombrement total dépassant de beaucoup 5,000,000 de personnes, y compris plusieurs centaines de milliers connaissant l'agriculture mais ayant actuellement une autre occupation.Voilà ce que contient de plus saillant le rapport intérimaire de la commission du recensement du 22 juin dernier.Le dénombrement, dit le rapport, prouve indiscutablement qu’il existe une abondante main-d’oeuvre connaissant l’agriculture, au Canada, et disposée A travailler sur des fermes, qui est occupée à présent à d’autres travaux.-g — LE COL.MACHIN PARLERA-T-IL ?(De notre correspondant) Québec, 29.— M.Fernand Choquette.avocat dans les causes d’ha-beas corpus dans lesquelles est invoquée l’objection des cent mille hommes, a présenté ce matin au juge Drouin une motion demandant de forcer le colonel Machin à donner à la Cour les renseignements requis sur les résultats de l’enrôlement.M.Choquette a soumis au tribunal un document publié par le gouvernement fédéral lui-même et qui renferme plus de renseignements que Je colonel Machin n’en a coulu donner à la Cour hier.Le juge Drouin a pris la demande en délibéré.Toutes les causes d’/ta-beas corpus ont été remises en attendant sa décision.Me Choquette a aussi demandé l’arrestation du colonel Rogers qui a été maintes fois assigné à propos des brefs d'/wôças corpus et ne s’est jamais présenté.DEUX CONVOIS EN COLLISION (Service de la F’resse Assoclde) Saint-Jean, N.-B., 29.— Une collision s’est produite sur la voie du C.G., à Sussex, de bonne heure, ce matin.A cause de la brume, un convoi spécial a télescopé un convoi de marchandises arreté.La locomotive du train spécial a été renversée et 4 wagons ont été réduits en aiguillettes.A part un nommé Mennister.de Moncton, qui a été pris par la cheville sous la locomotive culbutée, personne n'a été blessé.Le fameux “as” français a abattu cinquante machines ennemies depuis le premier janvier — Il a remporté 32 victoires avec le même appareil.(Servie* de la Presse Associée) Avec l'armée française en France, 18 août.— (Correspondance).— Le lieutenant René Fonck.le principal des “as” français, a abattu depuis le premier janvier 50 des 60 machines allemandes et plus qu’il a détruites.Des 50 avions vaincus cette année, 32 ont été abattus avec le même appareil un “Spad” à 2 mitrailleuses.Cela est un exploit sans précédent pour une machine.Du 16 au 22 juillet, il a abattu 11 machines, dont la destruction de 9 a été officiellement constatée.Le 16 juillet, alors qu’il était dans la région de la Somme, il a reçu instruction de se rendre en Champagne.Il a quitté Paris, ce même jour, à 10 heures.Il y a pris un repas et est revenu à la Somme, y parvenant un peu avant 5 heures.A 5 heures, il avait remporté la vic-(oire sur 2 avions boches.Il est parti le même soir pour sa nouvelle destination.Le lendemain, en Champagne, il a abattu 1 machine allemande et 2 le jour suivant.Le 19 juillet, il a descendu 3 appareils ; 2, le 21 juillet, et 1 le 22.Voici ce qu’il dit de ses tactiques aériennes: “Ma tactique?Je n’en ai pas.J'attaque, surveillant la manoeuvre de l’adversaire.Dans les derniers combats auxquels j’ai pris part, j'ai réussi à imposer ma manoeuvre à mes adversaires.Dans mon engagement du 16 juillet, j’ai attaqué 2 machines allemandes protégées par une patrouille de 6.J’ai fixé les yeux sur mes 2 victimes, mais je n’ai jamais perdu de vue la patrouille.Quand la patrouille a foncé sur moi, j’ai pu m’échapper en manoeuvrant.Jusqu’à la fin, je suis resté maître de la manoeuvre.Vous_ me demandez à quelle distance je tire?Généralement à 150 mètres, suivant ma position relative, puis-je dire, je crois.Si j’attaque de front, je commence à faire feu à 150 mètres, cela étant la distance la plus convenable à la rapidité de ma mitrailleuse.Si j’attaque à revers ou de flanc, je m’approche encore quelque peu.” :ONFLIT ÉVITÉ (Service de la Presse associée) , v * » vodc cinoui i et?y a8h!nSton' 29; — Le Nicaragua et le Honduras ont conjuré les hoS.tihtes qui menaçaient d éclater entre eux, à propos d’un vieux diffé rend de frontière, en consentant a la demande des Etats-Unis à reti rer toutes leurs troupes de leurs frontières et à soumettre le différen aux Etats-Unis, par le moyen de leurs ministres à Washington DES FOULES À SHERBROOKE LA REINE DES CANTONS DE L’EST VOIT UNE AFFLUENCE DE VISITEURS A SON EXPOSITION INDUSTRIELLE ET AGRICOLE.CONDAMNE A $20D’AMENDE Joseph Perreault ayant avoué sa iilpabilité à l’accusation il,ip'»!-| lé trouvé ivre dans la rue a été ondamné à une amenue m.o-d, u.,» rais ou 2 mois de prison chez le ecorder.Sherbrooke, 29.— Plus de trente mille personnes prenaient part,hier, à notre grande manifestation agricole et sportive.On estime que la foule sera aujourd’hui encore plus nombreuse, car les étrangers arrivent en notre ville par centaines sur tous les trains.Les hôtels sont tout remplis et le soir, vers six heures, c’est à peine si nos “citadins” peuvent aller à leurs affaires tant les trottoirs sont remplis de monde.La journée d’hier fut très intéressante.Le programme dés amusements était des mieux choisis et les courses furent très intéressantes.MM.J.E.Caron et Walter Mitchell étaient, hier midi, les hôtes d’honneur des membres de l’Association agricole des Cantons de l’Est.Un lunch fut donné auquel prirent part une centaine de convives.Plusieurs discours furent pronon cés dont les deux principaux furent ceux de MM.Caron et Mitchell.M.Caron constate avec plaisir que la population de Sherbrooke et des Cantons de l’Est a fait largement sa part dans le mouvement de surproduction agricole et donne aux fermiers de notre province d’excellents conseils sur la manière d’augmenter le rendement de leurs terres et de multiplier le nombre de leurs troupeaux.Au sujet de cette dernière industrie, le ministre fait remarquer que l’élevage du mouton n’est pas pratiqué sur une aussi grande échelle qu’il le devrait.Une autre recommandation intéressante dé M.Caron est celle qui a trait aux manufacturiers d’instruments aratoires.Ceux-ci ne devraient pas se contenter d’exhiber leurs produits, mais faire aussi des démonstrations sur la manière de s’en servir.Parlant de la récolte de l’Ouest, M.Caron dit que ce n’est un secret pour personne qu’elle ne donnera pas cette année tout ce qu’on en attendait.Les cultivateurs du Québec doivent donc se préparer en conséquence.Il ne faudiyi pas compter sur l’Ouest pour le grain de semence.Le ministre de l’Agriculture a terminé son discours en faisant un vibrant appel en faveur de l’instruction et particulièrement de l’instruction agricole.“Ce qui nous manque, dit-il, ce sont des hommes instruits.Chaque cultivateurs devrait envoyer l’un de ses fils dans l’une ou l’autre de nos éroles d’agriculture.Notre principale industrie ne tard irait pas ainsi à bénéficier d’une telle innovation”.Le Trésorier provincial prit ensuite la parole.“L’agriculture, dit-il, est la première industrie d’un pays et nous devons travailler sans cesse à développer la nôtre”.“Nous1 devons tous coopérer à cette grande oeuvre de l’unité nationale.Le jour où sera bien ancrée dans nos esprits cette idée qu’il y a place en Canada pour toutes les rares et toutes les croyances, ce jour-là sera le commencement d’une ère de bienfaisance pour notre pays.Le territoire s’étendant de l'Atlantique au Pacifique est assez vaste pour contenir une population composée d’éléments différents, mais animés tous, j’en suis certain, du même désir de faire du Canada une nation grande, prospère el heureuse”.Robert Fowler.101, Stc-Rose, accusé de voies de faits sur sa femme, a avoué sa culpabilité devant le juge Semple cl recevra sa sentence le 5 du mois urnehain.QU’A-T-ON FAIT DES DIPLOMATES?UNE DEPECHE APPREND QUE LES AMBASSADEURS DE L’ENTENTE ONT ETE LIBERES, UNE AUTRE DIT QU’ILS N’ONT JAMAIS ETE ARRETES.Amsterdam, 29.— Tandis qu’une dépêche de Moscou à la Gazette de la Westphalie rhénane dit que les représentants diplomatiques de l’Entente y ont été libérés, les dernières nouvelles de la capitale bolchevik, en date du 26 août, nient que les diplomates américains el anglais aient jamais été arrêtés.Le message à la Gazette de la Westphalie rhénane mande, toutefois, que les membres des missions militaires des Alliés sont encore sous arrêt.Il dit que M.Dewitt Poole, consul général intérimaire des Etats-Unis à Moscou, est en liberté et attend pour partir un sauf-conduit du gouvernement allemand et la conclusion d’un arrangement entre les gouvernements de l’Entente el la Russie, touchant le retour réciproque des agents diplomatiques et consulaires.Un radiotélégramme russe mande que le ministre de la guerre, M.Trotzky, dément un prétendu rapport américain prétendant que les soviets ont l’intention d’armer les prisonniers de guerre allemands el austro-hongrois, pour combattre les Tchéeo-Slovaques.Trotzky ajoute que dans l’armée des soviets ne figurent que les anciens prisonniers de guerre naturalisés sujets russes.Le comité central exécutif des soviets a décrété, suivant le journal Pravda, l’abolition de toute propriété privée et foncière dans le?villes de plus de 10,000 habitants Les hypothèques /le plus de 10,000 roubles sont annulées.Le décret ne s’applique pas à la propriété industrielle.-g — L'ALLEMAND DISPARAITRA (Service de la Presse Associée) Londres, 29.— Le gouvernement du Sud-africain est sur le point de passer une loi défendant l’usage de la langue allemande dans les en droits publics.A une grande assemblée tenue hier à Pietermaritzburg on a protesté contre le coût élevé de la vie et contre la nomination du con trôleur des vivres.COMBATS ENTRE AGENTS ET INSOUMIS (Servie* de la Presse Associée) North Bay, Ontario, 29.— Depuis quelque temps, quelques insoumis se sont cachés dans les environs de Warren et ont volé des denrées alimentaires aux fermiers de la région.Hier, la police fédérale et des fermiers se sont mis en chas se.Ils ont rencontré de la résis tance à main armée et dans un rombal avec la police, un homme du nom de Wainscott, a été blessé.Ce blessé a été amené à l’hôpital de North Bay, ce matin, et la police poursuit encore tes autres insoumis.GRAVE ACCUSATION Adélard Trudel, accusé d’avoir obtenu $700 de M.Alfred Doutre sous de fausses représentations subira son examen volontaire jeudi prochain.11 aurait offert à M.Alfred Doutre, le père, de faire exempter le garçon de celui-ci, Jos.Doutre.Or il appert qu’à cette èpo1 que-là le jeune couscrit était déjà rendu eu Angleterre.LES RECRUES AFFLUENT DE' NOMBREUX JEUNES GENS VIENNENT ENCORE SE PRESENTER AUX CASERNES OU LES AUTORITES MILITAIRES LES ACCUEILLENT AVEC BIENVEILLANCE — IL N’EST PAS ENCORE DE RIGUEUR.Bien que l’amnistie du gouvernement soit finie déjà depuis plusieurs jours, les insoumis à la loi militaire arrivent encore en grand nombre aux casernes.Le colonel Piché nous disait ce matin que les recrues qui se présentent aux casernes ces jours-ci sont de 50% plus nombreuses que celles que le regis-traire appelle chaque jour.Ainsi, depuis environ deux jours, le regis-traire appelle un certain nombre de jeunes gens mais il y' en a toujours autant qpi sont des insoumis et qui se présentent aussi aux casernes.Comme les autorités militaires préfèrent avoir des soldats que des prisonniers, elles se montrent clémentes pour ces jeunes gens qui arrivent plusieurs jours en retard.Le fait est que les autorités militaires d’Ottawa ont donné l’ordre d’être cléments pendant quelques jours encore et cette mesure est bien vue par les militaires du district, car depuis ce temps, un grand nombre de jeunes gens, qu’on aurait pas pu avoir autrement, sont venus d’eux-mêmes se livrer aux militaires.L’affluence était si considérable depuis quelques jours qu’un grand nombre de jeunes gens ont dû rester en habits de péiin plusieurs jours; aujourd’hui, cependant, tous ont le costume militaire et ont déjà commencé à faire les exercices.Comme on prévoit que les casernes seront passablement encombrées pendant les mois de l’hiver, alors que le camp de Val-Cartier sera fermé, les autorités militaires ont décidé d’en ouvrir d’autres qui seront situées à Dorval.Ces nouvelles casernes pourront abriter de 2,500 à 3,000 soldats qui tous seront du district de Montreal.La police militaire ne reste pas inactive ces jours-ci, par groupes de 50, de 100 ou davantage encore, on rencontre ses agents à l'angle des rues, visant les papiers des jeunes gens et en arrêtant un bon nombre qui sont immédiatement dirigées vers les casernes.Chaque cas est considéré séparément et lorsqu’un jeune homme a de bonnes raisons pour établir son retard, il est traité en conséquence.LA COMPAGNIE SIBERIENNE I^e capitaine Bernier travaille toujours à l’organisation de cette compagnie.Le nombre des soldats recrutés est actuellement de 50.Le commandant de la comjiagnie a reçu d’Ottawa ces jours derniers des ordres qui lui donnent droit de faire du recrutement même parmi les conscrits des régiments qui sont actuellemnt en formation.Il est entendu cependant que seuls les conscrits qui le voudront seront enrôles dans •cette compagnie.Si les examens militaires m’étaient pas aussi sévères qu’ils le sont et doivent l’être, les rangs de la compagnie seraient absolument remplis.On est aussi obligé de refuser toutes les recrues qui se présentent et ne savent pas parler la langue française.—-—-m- LA DESERTION DE NOS CAMPAGNES M.NOULEN CACHEN, INGENIEUR D’OTTAWA, SIGNALE CE DANGER, AU CONGRES MUNICIPAL DE L'ONTARIO, TENU A TORONTO.Toronto, 29.—Ce matin, au congrès municipal de l’Ontario, M.Noulen Cachen, ingénieur consul- \ tant d’Ottaw-a, a donné, dans un discours, l’avertissement que l’Ontario et le Québec perdent leur population rurale et que ces provinces doivent prendre des mesures draconiennes.M.Cachen a dit : “ L’Ontario perd de sa population rurale depuis des années.Le Québec a perdu environ un million de ses habitants qui ont gagné les Etats de la Nouvelle-Angleterre.Pourquoi ?Parce que la vie était apparemment plus profitable ou plus attrayante, ailleurs.Ct: fut une perte économique sérieuse pour le Canada.“ Nous devons entrer en concur- ’ rence au sujet de la population comme pour tout autre commerce des échanges.Nous devons présenter des alternatives attrayantes à la perspective de foyers libres dans la solitude, si nous ne voulons pas perdre beaucoup de ce que nous pourrions avoir et désirons retenir ce que nous avons.” —-»- 30 MINEURS TUÉS PAR UNE EXPLOSION Tacoma, Washington, 29.— Des 30 hommes qui se trouvaient dans la mine de la Pacific Coast Coal Company, à Burnett, petite Tille mi- i nière, à une trentaine de milles au sud-est de Tacomiii, lorsqu’une explosion s’y est produite, à une heure avancée, hier, en n'a retiré que 4 survivants, et l’un de ecux-ci est mort subséquemment.On pense que 1rs 26 autre» ont été tués instantanément.t '! « 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 29 AOUT 1918 VOL.IX.— No 2 04 TARIF DES PETITES AFFICHES r EMANEES D’EMPL?!»—Inouï *J meta.3* *005, et J4 sou par root suppléa» eotaira.DEMANDES L'ELEVES :—jusqu'à 20 cnota.t sous, et Vi sou par root euppléroeotaiiv.TOUTES LES AUTRES DEMANDES*— «squ à 20 mou, 10 sous, 1 sou par root suppiémo»-*ii—.CHAMBRES A LOUER >—10 eons Jmcpl** 20 L^ot».H sou par mot eupplêmentalro.TROUVE:—jusqu’à 20 mota, 10 aoua, M son far mot «upplémentabe.PERDU:—juagu'â 20 mot», 10 sous.I sou par &ot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS.ETC.A LOUER*— ÎUKru'à 20 rocte, 10 sous.1 sou par root supplé» Tiftaire.A VENDRE ?—Jusqu i tO mota.I*-’ aooa.1 sou par a et surpln Valant 2.25, rédnit à .> .1.99 5 pièces de sealettc noire, pour ëtoles et col lerettes, ces articles sont ce qu’il y a de plus nouveau pour l’automne.n ae Valant 10.00, rédnit à .„ w .1.39 Valant 15.00, réduit à | | ggj SPECIAL 15 pièces de flanelle rayée pour blouses, dernière nouveauté, garanti lavable.| AA Valant 2.00, pour .09 R I J1 ,191 191 19! 191 39! Ni IV Ne MS ! I H VOL.IX.— No 204 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 29 AOUT 1918 COMMERCE ET FINANCE IRECETTES MENSUELLES — Le revenu brut du pacifi- l QUE CANADIEN, POUR JUIL- fl LET, FAIT BONNE CONTENAN-I CE, MAIS LE NET ACCUSE UN I FLECHISSEMENT — SEPT MOIS il D’EXPLOITATION.; Bien que les recettes brutes du Pacifique Canadien, pour le mois de ^juillet, ne sont dépassés, pour les nois correspondants, que par celui e 1917, alors que s’inscrivait le dus brillant des mois de juillet de a compagnie, les recettes nettes s'é-yiablissent même au-dessous de la imême période de 1915, l’année ré-Apulée mauvaise entre toutes pour les voies ferrées.On le verra dans le ta-§bleau comparatif suivant, où nous mettons en regard les recettes brutes et nettes pour le mois de juillet de chaque année depuis 1910 : Juillet.Brut Net J1918.$12.374,164 §2,170,011 1917 .13,377,860 3,700,007 .12,247,440 4.017,091 J15 .7,895,375 2.300,403 1914 .10,481,972 3,778,440 1913 .11,993,062 4,116,793 1912 .12,052,399 4.448,177 S1911 .9,661,818 3,703,028 1910 .8,869.214 3,484,620 Pour plus de détails, le mois de juillet de cette année présente les comparaisons suivantes, par rapport là juillet 1917 : 1918.1917 Dim.Brut : §12,374,164 §13,377,860 $1,003,695 ÎF'rais : 10,204,153 9,617,855 *586,299 LE MARCHE DESVIVRES ON COMMENCE A PARLER D’EXPORTATION EN EUROPE, D’OEUFS CANADIENS, POUR CETTE ANNEE — NOTRE PRODUCTION DE FROMAGE — LE PRIX DU BETAIL SUR PIED.Nos exporteurs d’oeufs s’agitent, paraît-il.Les commissaires des produits laitiers, en effet, viennent de demander des prix pour des oeufs canadiens livrables en octobre et novembre prochain, pour exportation en Europe; on a coté, dit-on, de 50 à 51 sous la douzaine, suivant qualité.Dans une revue du commerce du fromage, M.J.A.Ruddick, le commissaire canadien des produits laitiers et des entrepôts frigorifiques, fait observer que la production se développe sensiblement dans notre pays, et ils constate que nos exportations de fromage, en 1917, ont excédé de 37 millions de livres nos sorties correspondantes de 1914.Le marché des animaux vivants présentait hier une physionomie plutôt pâle, ne comportant que des bêtes à cornes de qualité fort secondaire.Aussi, les prix étaient faibles.Le compartiment du menu bétail a été sensiblement plus brillant, et, là, les prix se sont maintenus.LA MATINÉE À LAJBOURSE ELLE DONNE LIEU AU TH ANS FERT DE 5,932 PARTS, EN TOUT.— L’ENSEMBLE DES COURS TEMOIGNE D'UNE VI-VUEUR REMARQUABLE.— LES CANADA CEMENT ET LES DOM.BRIDGE.Cité de Montréal Obligations à 5 ans Rembonrrobies le 1er mai 1923 Titres de §100, $500, $1,000 Payables an porteur, ou nominatifs Enregistrés sans frais Commandes sollicitées BEAUSOLEIL LIMITÉE 263 rue.ST JACQUES j phone main 1415' MONTREAL Net 2,170,011 3,760,007 1,589,905 'Plus-value.Nous inscrivons ci-dessous les résultats de sept mois d’exploitation du réseau du Pacifique Canadien, pour 1918, et pour chaque période de la même annee depuis 1910 :• 1 Période de Brut Net 7 mois.11918 .§84,386,451 §16,876.996 11917 .84,734,637 24,575,455 ; 1916 .75,259,162 23,618,825 1915 .50,822,459 16,701,453 1914 .65,010,632 18,892,937 1913 .77,862,570 .23,231,516 1912 .72,805,574 23,276,171 1911 .58,041,972 17,786,149 1910 .53,933,190 17,254,700 Le tableau plus compréhensif, ci-après compare les 7 mois écoulés de 1918 et la période correspondante de l’année dernière, les frais d’exploitation indiqués : 1918 1917 Dim.Brut : §84,380,451 §84,734,637 $ 248,185 ?Fnÿs : 67,509,454 59,977,181 *7,532,273 Net $16,870,996 §24,575,455 $7,880,459 'Plus-value.iBLIGATIONS MUNICIPALES ftW SYNDICAT DE FINANCIERS , CANADIENS - FRANÇAIS DE MONTREAL FAIT L'ACQUISITION DE LA PLUS GRANDE PARTIE DE LA DERNIERE EMISSION DE LA METROPOLE.L’activité des maisons financières canadiennes-françaises s’inten «dfie de remarquable façon.C'est un fait à noter.Par exemple, un (syndicat, formé des firmes Versailles, Vidricaire et Boulais, Liée, Be-né-T.Leclerc, Beausoleil, Limitée et Crédit Canadien Inc.vient, par ¦’intermédiaire de la Banque d’Ho-«¦helaga, de faire l’acquisition de $2,300,000 d’obligations 6 pour cent de la Cité de Montréal, remboursa-itoles dans 5 ans à partir du 1er sep Membre prochain, qu'il se fait fort «de placer dans le public.En outre, le même groupe de fi Enanciers a un droit de préemption (option) sur un autre million de dollars des mêmes valeurs.La pro-f'vince de Québec aura donc pu absorber sa bonne part des dernières ^Lussions de la métropole cana-^^enne.Nous cotons: FARINE-TYPE— Franco à bord (f.o.b.) Montréal .$10.95 Livrable au moulin.§11.05 En lots fractionnés et aux épi ciers.$11.60 Farine de seigle, en lots fractionnés et livrés en sacs .$13.00 Farine d’orge.§12.25 Farine de maïs blanche .§12.00 Farine-type de maïs §10.70 à §10.80 Farine de riz, les cent livres §12.75 à .$13.00 OEUFS— Les arrivages d’oeufs, dans notre ville, se chiffrent par 701 caisses, comparativement à 736 pour le même jour de la semaine dernière el à 1,052 pour la journée correspondante de l’année dernière.Is réeemmenit pondus, de premier choix.Oeufs No 1.47 à 48s Oeufs No 2 .45 à 46s BEURRE— 4314 à 43s % .43 à 43s 14 Les arrivages de beurre se chiffrent par n0 colis, compartive-ment à 242 pour le même jour de la semaine dernière et à 176 pour la journée correspondante de l’an passé.De beurrerie.fhaut choix).De beurrerie,(boa .choix).De laiterie, (haut choix).38 è 38s!4 De laiterie, (bon choix).36 à 37s FROMAGE— Les arrivages de fromage ressortent à 10,742 boites, par comparaison avec 7,522 pour le même jour de la semaine dernière et avec 7,069 pour la même date de l’an dernier.La commission impériale d’achats >îive les prix suivants: Fromage No 1.23s Fromage No 2.22s 14 Fromage No 3.22s SUCRE— New-York, 29.— Sucre bfüt.Terme ; traité par moulin centrifuge, §6.055.Sucre granulé, fin, §7.50.A Wall Street, les actions General Motors poursuivent leur marche rapide à reculons.A Ja Bourse de Montréal, les affaires continuent d’être exceptionellement actives, et les cours enregistrent tous les jours des plus-values qui vont se développant.La matinée d’aujourd’hui a été fertile en surprises heureuses, ia vigueur des cours ne le cédant en rien à cele des séances précédentes.Les Can.Cement émergent par le nombre de leurs ventes et l’importance de leur avance, s’élevant gra dueilement de 67 1-4 à 69 1-2, et flottant ensuite de 69 1-2 à 68 1-2 ; i cependant que les Dom.Bridge, [presque aussi animées que les valeurs susnommées, montent de 123 1-2 en ouverture à 127, en moins de deux heures, et reviennent à 126 3-4, vers midi.Les Steel of Canada fléchissent, passant successivement de 73 1-2 à 72 7-8, puis à 73; des lots désassortis d’Iron trouvent preneur à 64 1-2; les Canadian Forgings débutent à 205 1-2 et atteignent à 206 1 4 avant la clôture; les Smelters continuent de se vendre à 25; les Canadian Car s’inscrivent à 38, contre 38 1-4 précédemment; les Dom.Canners cotent également 38: des lots fractionnés s’échangent à des cours voisins de 14 ; les Can.Steamship baissent à 44; les Montreal Power avancent à 83; les> actions hors cote North American Pulp s’établissen'.à 3 1-4: les Lau-rentide Paper sont stationnaires, à 183 1-2; des fragments dé lots de Dom, Glass se présentent à 36; les Brompton Paper descendent à 59: les Toronto Railway s’inscrivent à 60; les Macdonald montent à 20 12: les Penmans font un bond en avant, à 83; les Shawinigan s’ajoutent encore une fraction, à 116 1-2; les Wa-basso Cotton changent de mains a raison de 51 1-2: les Wayagamack abandonnent un point, à 51 1-2: les Ames-Holden sont calmes à 25; et des lots morcelés de Riordon Paper 51 à 52s | trouvent acquéreur à 118.Pour ce qui est des actions de priorité, les Canadian Car s’établis sent à 90; les Can.Steamship des rendent à 77 3-4 en ouverture à 7-1-4; vers midi: 10 parts de Spanish River cotent 51 3 4 ; et 5 action-; Iron marquent 96 1-2.L’ensemble des opérations de V' séance du matin a porté sur «>,93/ parts.OPERATIONS DE LA MATINEE.Steel Go.of C«n.2 à 97, 1 à 97.Obligations Cedars Rapids.$500 à 84.Banques CcMnmerco.3 à 185, 2 à 185.Union.5 à 155 1-2.ÇA ET LA Les recettes brutes de la Porto Rico Railway Company, pour juillet, se chiffrent par §87,256, en augmentation de $2,464, soit 3.16 pour cent.Les recettes nettes s’élèvent à §41,235, en plus-value de §1,306, ou 3.45 pour cent.Pour la période des sept mois écoulés avec juillet, le revenu brut de la compagnie se totalise à §594,003 et le net, à §271,365, en accroissement de §36,463, soit 15.52 pour cent.Une dépêche de New-York, mande que la Banque Royale du Canada a retiré, hier, de la sous-trésorerie de cette ville-là, la somme de $168,-000 en or en vue d’une expédition à son siège social à 'Montréal.* x- * L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Montreal Tramways Company, qui devait avoir lieu aujourd’hui, a été remise au 27 septembre prochain, par suite du fait que le rapport financier de la compagnie n’est pas encore disponible.LA BANQUE*- D’ANGLETERRE Londres, 29.— Le bilan hebdomadaire comparatif de la Banque d’Angleterre présente les variations tpii suivent : Réserve totale, aug.£ 16,000 Circulation, aug.864,000 Encaisse métallique, aug.880,146 Portefeuille et avances, aug.• 302,000 Compte courant du Trésor, aug.1,221,000 Compte courant des particuliers, aug.113,000 Billets en réserve, aug.4.000 Fonds d’Etat, aug.1,032,000 Le rapport de la réserve de la banque à scs engagements vis-à-vis du public s’établit à 17.16 pour cent, comparativement à 17.90 pour cent la semaine dernière.Le taux officiel d’escompte demeure à 5 pour cent.- SI VOS AFFAIRES VOUS ENNUIENT, Nos avis sont à votre entière disposition.THE SUN TRUST COMPANY LIMITED, 99, rne St-Jaeques Montréal.Ctslcr postal 1180.Tél.Main 2924.Obligations 69"-Cinq Ans - " de la Cité gde ^Montréal, Le gage de la Métrepote dn Canoda.r5* L’obUfnÛoa «Pane deo pin grandes vOes de 1 do Nord, — le œstre financier, kndiurtrM et commercial «a Domini dn.La dette ceajctale d’une population de 700,000 âmea.’hypothème q«rf, de drelt, prime les 1 » et grave avant elles me valeur iauao L' entières [ 90.Cours fournis par la maison Bru-neau et Dupuis, courtiers, 95-97, rue Saint-François-Xavier, Montréal.Actions ordinaires _____ , -nn Can.Steamship.20 à 45, 100 à 44 3-4, 100 h 44 1-2, 25 à 44, 10 A 44 1-2.Ames Holden.125 è 25, 100 A 25.Brompton.25 à 59 1-2, 50 à o9, -a à 59, 20 à 59.Dom.Cannars.10 à 37 1-4, 50 à 38, 10 à 37 3-4, 10 à 38, 50 à 40, 10 à 40 Mont.I.H.and P.Consolidated fCivic Investment).15 à 82 1-2 , 275 à 82 1-2.19 5 82 1-2.1 5 82 1-2, 20 5 82 1-2 , 22a à 82 1-2, 25 à 82 5-8, 75 à 82 3-4, 50 à 82 3-4, 50 a 8.1, Shawinixan.140 il 116 1-4, 80 à 116 1-2, 15 à 110 1-2, 10 î> 110 1-2, 25 à 11G 1-4.Toronto Rv.60 à 60.3 à 60, 2 à 66, 50 i> 60.1 à 60, 10 à 60.I à 60, 4 à 60, Canadian Car.50 à 38.„ Canada Cement.10 à 67 1-4, 100 à 67 1-2, 125 h 68, 2 à 67, 50 à 68.25 0 68 1-4, 35 a 68 1-2, 15 è 69, 25 5 68 3-4.10 à 69.25 à 68 3-4.470 à 69 .50 0 69 1-2, 235 5 69 1-2, 50 à 68 3-4, 10 à 69, 25 à 68 1-2, 185 à 68 1-2, 100 5 68 3-4.Can.Cottons.10 à 69, 25 à 69 1-4.Dom.Bridge.10 6 123.50 à 123 1-2 25 123 8-4, 80 5 123 3-4, 25 a 124 1-4, 10 à 125, 20 5 124 1-4, 115 à 125, 50 à 125 1-2.110 à 126, 26 à 127.25 5 126 3-4, 100 à 127, 10 a 126 3-4, 15 à 126 3-4.Dom Steel Corn.20 à 64 1-2.MacDonald.76 a 20 1-2, 15 6 20 3-4, 15 à 20 1-4, 15 6 20.Ijuirentide.50 à 183 1-2.Can.For gins.100 à 205 1-2.5 h 205 1-2, 75 à 206.110 à 206 1-4, 75 à 206 1-4.Con.Smelling.25 à 25, 10 à 25, 1 6 25, 7 5 25.Penmans.25 à 83, 5 à 83, 25 6 83.Riordon Paper.30 6 118.Snnnîsh River.15 à 14, 20 à 14, 10 è 13 3-4r 15 A 14.I Steel Co.of Can.50 à 73 1-2, 25 à 73 3-8, i 55 A 78 1-4.25 à 73 1-8, 165 A 73, 50 A 72 7-8, 1135 - 73.2o A t-8.i Wayagamack.100 A 51 1-2.35 A 51 1-2.* ¦ e i ja Actions de priorité Le marche des pommes de terre Canadian Car.175 à 90.ne présente pas de changement no- canada Cement, i A 92, 5 à 92.table, depuis la hausse récente, de S1^““s?i?*oc0162" 3"4’2,1 a " 10 SOUS le sac.D assez nombreuses j Spanish Hiver.10 à 51 3-4.affaires se traitent, par l’intermé- Bon» diaire des marchands à commis-, Rv^âoooTs!! .le Steel Co.of Can.$200 A 93.prix du miel demeure ferme.Sur notre place, la demande de ce.produit correspond bien aux approvisionnements, et, par l'intermédiaire des marchands à commission, le miel blanc en rayon se vend de 25 à 26 sous, tandis que le miel blanc, extrait, en bidons de 30 livres, cote 23 sous et que le miel de sarrasin fait de 20 à 21 sous.POMMES DE TERRE— LA LIVRE STERLING Cours du change sterling, à New-Yor ket à Montréal (29 août 1918) : Livre sterling à N.-York à Mont.Papier à 60 pours 472.75 382.30 Id., à demande .475.50 485.05 Par câble s.-marin 476.55 486.10 Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise, 2% de prime.Le franc.(N.Y.), 551.Ç 3 aux d’escompte, à Londres, 3-3-8%.Taux d’escompte de la Banque d Angleterre, 5%.DECLARATIONS DE DIVIDENDES Price Bros.— Dividende trimestriel régulier de 2 pour cent, distribuable le 1er octobre.BOURSE DE NEW-VORK Cours fournis par MM.Bruncau «t 1>k-fols, courtiers, rue Salnt-FrançoU-Xavior, Ko* 95 «t 97.Montréal.Vglean Midi sion, à raison de §1.75 et §1.85 le sac de 80 livres, chez l’acheteur (ex-store).VIANDES FUMEES— Le ton du marché est ferme, et en sympathie avec la récente avance des prix du porc.Les Jambons de 8 à 10 livres cotent de 37 à 38 sous la livre; ceux de 12 à 15 livres font de 35 à 36 sous, et ceux plus lourds s’établissent à 34 et à 35 sous, cependant que le lard fumé à déjeuner (breakfast bacon) se vend à 42 sous; le lard fumé Windsor, de choix, varie de 45 à 46 sous; et le lard fumé Windsor désossé se traite à 48 et à 50 sous la livre.BETAIL VIVANT— Aux abattoirs de l’Est (Pacifique Canadien), les arrivages ressortent à 300 tètes de bêtes à cornes, à 800 moutons et agneaux, à 550 porcs et à 100 veaux.Les prix s’établissent comme suit: Bouvillons, de $8 à §10.50; taureaux de boucherie, médiums, de $7.50 à $9; vaches de boucherie, de §6 à $9 les 100 livres ; taureaux de conserves, de $6.50 à $7; vaches de conserves; de $5.00 à $5.50; vaches à lait, de $100 à $125 chacune; agneaux de l’Ontario, de §16.50 à $1 / les 100 livres; agneaux du Québec, de $15.50 à $16; moutons, de $11 à §12.50; porcs.$20 les 100 livres.NOTA.— Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont gênéralemest ceux du commerce de gros à Montréal, à moins que quelque chose n’indique le contraire.- Banqua Merchants.5 à 167, 25 à 167.Emprunts de guerre Dominion 1925.$100 à 96, $100 96.Dominion 1931.$1000 h 95 1-2, $1000 à 95 1-2.Dominion 1937.8 x $1000 à 94, 5 x $100 h 93 7-8.Hurt cole Dom.Glass.10 à 36, 3 è 36.North Am.Pulp and Paper.25 à 3 1-4.OPERATIONS DE L’APRES-MIDI D’HIER tUUCb.or.Alli.Ch.ar Am.Am.Car*o.Am.U>c«.A «h Snvrit.Auaeun.M Atch.son Atlan.GuU Bald.Loco.Balt.aOhio Beth.Steel, Brookl R a.Can.Pacif.Ceat.Leatb t, hino Copp Goto.F.AI.C«r» Pr«d.Ciuci Stcc i Cuba C.S.1 Del.&Hud.j iat.Secur j E rie p r.No i bnepr.N«2, Cri» Ordia 83^ 38^ A1H 6'H 7»H 8* J 86 1053,;1 iüj *4*41 91^ 48«*: Ci) 108'v 2>y4 uv, 86W Int.Mari, pi Inu Nickel Int.Paper.Jat.Ra.Tr Ken.Cop.Lack.Steel 6H LehighVal.Max.Mot*.Mex.Petro.N-Y.N,H.N orth.Pac.i Ohio Gaa Peaatylvo.! 48K Pitteb.Coal ; 166 j P re*s.St.C, bu ;Readi»g W'hiRepubli.ir.Rubb Ü.S.43KISinclair OU; ht» South, Pac, à/U 30% ÜG^j, Sont.Rail 21% -i.1st.Paul 50 5WV Tenn.Copp .• • • .Texas OU j 154 .Union Pac.j 124k l&fcjUa ted F 101 44>i 90C 1^1 Gén.Moto HlVfcj iU.S.Stc.or.i lift Ur .N or .or.S2)r4\ 82?^ U-S.Steel p.; 110 Hide «JtLea 20kii GtahCoppe Imi.Alroh.Virg.Che.It sjt», Con 54 i entinghoui priv .j.WillyaOel ! PSUoj .1*5 123C 116 110 bi>% 4.i ! 44 -.1 BOURSE DES MINES Action, ordinaire» Can.Steamship.25 A 44 8-4.Mont.L.H.and P.Consolidated (Civic Investment).10 A 82 1-2, 120 A 82 1-2, 10 A i 82 1-2.5 A 82 1-2.Quebec Ry.75 A 18 1-2.Shawinigan.25 A 116, 10 A 116 1-4, 100 A 1 ^Canada Ornent.50 A 87 1-4.Cours fournis pai ra maison Bryam, Con.Converters 10 A 47.I*™» *»«< ,c°;- rue Saint-Francois-Aavier, Can.Cotions.10 A 70, 50 A 69 3-4.^ Ilu- Montréal.Can.tien.FJor.50 à 102 1-2.D«- Can.Loco.10 A 66.Con.Smelting.5 A 25.Dom.Steel Corp.10 A 64 1-2, 60 A 64 1-2, 25 A 64 1-2.Dom- Textile.25 A 98.T«ke of Woods.6 A 118, 10 A 149, 50 A 149, 60 A 149 1-2, 75 A 150, 5 A 150.,, MacDonald.50 A 20 1-4, 10 A 20 1-2.25 à Cnmagus 20 1-4, 5 A 20.Ogilvie.5 A 185.50 A 190.Ontario Steel.10 A 29 3-4.Penmans.25 A 81 3-4, 5 A 81 3-4, 1 A 81 3-4, 1 A 81 3-4, 1 è 81 3-4.Scotia.19 A 68 1-2, 10 i 69.Spanish River.10 à 13 1-4.Steel Co.of Cap.5 à 74, ,5 A 74, 5 à 74, 50 A 74, 1 è 74, 10 è 73 7-8.25 à 71.15 à 73 3-4.Wayagamack.1 h ,r>2 1-2,1 à 32 1-2.Actions de priorité $30,OOO.oo 5 ANS obligations de 6% Très Saint - Sacrement (Municipalité Scolaire de la Cité de Lachine) (Population 17,500) Datées du 1er mai 1918, échéant le 1er mai 1923.Intérêt payable les 1er mal et novembre.Enregistrement des titres à votre nom à nos frais.EN COUPURES DE $100 ET $500.PAS D’INTÉRÊT ACCRU A PAYER Nous gardons le coupon d'intérêt et VOUS PAYONS D’AVANCE DEUX MOIS D’INTERET (sept, et octobre).VOUS BENEFICIEZ AINSI DE L’INTERET SUR VOTRE PLACEMENT IMMEDIATEMENT.Mot*' Téléphonez ou télégraphiez vos commandes à nos frais.Cr édit - C anada, Limitée.Tél.Main 4735-6.145 rue St-Jacques.EDIFICE “DOMINION EXPRESS’’ L,A "STRATHCOXA COMPAGNIE D’ASSURANCE - INCENDIE (Edifice Versailles) 90 RUE SAINT-JACQUES.Capital autorisé .94 Capital souscrit Capital payé (excède) Dépôt au gouvernement Actif total.A.A.MONDOU, N.P.Président et gérant-général.MONTREAL .$500,900.00 300.000.00 100.000.00 64,000.00 373,643.98 J.MARCHAND.Secrétaire-trésorier.Bell Tél.Main 2181-2182 chefs de file.Par ailleurs des fié- NOUVELLES DE chissements antérieurs ont été ag- gUTHUR üHOrKAn.Membre, Bearae de Montréal B RUNE AU & DUPUIS COURTIKJtft Bar», d, MantrAal, •7 ET 9» S.-FRANCOIS-XAVIER •accaraal» i qUEBRi «t SOBEL VU dira» stw ron 4k FLAGS, N«v-Yc* Offre, mande.j Adanac 8 i Aprx 364 .Dailey .3 4 >Bfaver .25 Vj 2614 Boston (’.reek 20 (.hamh.Fer .11 13 (.nnùiftas Crown Res Dome Mines Hargraves 4Vi .Hollmgcr 615 Kirk l^ike .32 35 35 McIntyre.145 147 McKinley nî)r .43 45 Mining Corp.of Can., .250 280 NMvray.12 K»'2 î Nipissing .875 Ophir 7 Pete l ake .964 Porc Crown .10 12 Porc Tisdale .i 1 ’v» Porc Vipond .11 H Pres.E.Dome .2 2% Schumacher .18 20 Silver Leaf IV.Teck Hughes .1514 Temisk 30 Thomp-Krist .4^ 5 Trethewey 27H Vac.Oil and Gas.• 11 W«t Dame Con., .9* WALL STREET TEMOIGNENT ALORS DE EER-METE.— PAR LA SU TE.DES REACTIONS DEGONFLENT LES COURS.— LA SEANCE.New-York, 29.— Wall Street 10 h 30 — L’ouverture s’est effectuée, aujourd’hui, avec des cours fermes, mais un terne mouvement des valeurs, sous la conduite des actions de transport et des pétrolifères, les Atlantic Gulf gagnant un point et ouart et les Texas Company, un demi-point.Les U.S.Steel se sont ajouté une légère fraction, de meme que les Independent Steel, mais ies cuprifères témoignaient d’une légère irrégularité d’allure, ainsi que ies chemins de fer, ies actions de propultion (motors) et les spécialités.Les bons de la Liberté subissaient une réaction modérée dans son ampleur.Midi.— Les valeurs n'ont que peu oscillé, durant la première heure d’opérations, mais elles ont eu à faire face à une réaction générale par la suite.Ce déclin a coïncidé avec l'annonce venue de Washington que la coûté du prochain emprunt de la Liberté se chiffrerait par 6 milliards de dollars, chiffre qui dépasse les prévisioas de Wall Street.Les U.S.Steel ont abandonné un point, de même que d’autres graves.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison “Mc- Dougall & Cowans” : d’ouv.à midi Cours Cours MAIS— Octobre .158Vs 157% Septembre .155% 155 Va AVOINE— Octobre .72% 72% Septembre .70% 70% 12 HOMMES TUÉS DANS UNE MINE Tacoma, 29.— On rapporte que 12 hommes ont été tués et que plusieurs autres ont été blesses dans une explosion de mine qui est arrivée, hier soir, à Burnett, une trentaine de milles au sud-est d’ici.C’est le plus grand désastre minier dans le district depuis celui de Ra-vensdale il y a trois ans.AMBASSADEUX AUX ÉTATS-UNIS Washington, 29.— Le Dr SInvko Grouitch, actuellement ministre plénipotentiaire de Serbie en Suisse vient d’être nommé ministre âux Etats-Unis, en remplacement de M.Lioubomir MUchailovitch.qui a dé missiooé récemment à cause du mauvais Hat de sa santé.ENCOURAGEZ NOS ARTISTES CANADIENS-FRANCAIS 4 NOUVEAUX DISQUES COLUMBIA (8 Sélections) Par le Quatuor Oct.Pelletier No 3979 90c No 3980 90c No 3981 90c No 3982 90c O Canada (Quatuor) Le curé de notre village (Quatuor) La Berceuse aux étoiles (Quatuor) Marche à la paix (Quatuor) Noël d’Irlande (R.Gauthier) Sous les Ponts de Paris (J.H.Thibodeau) C’est encore la France (A.Lapierre) Le drapeau de Carillon (J.M.Magnan) Chacun de ces disques doubles devraient être dans votre collection DEMANDEZ NOS CATALOGUES Nous avons rassortiment complet de Grafonolas et Disques COLUMBIA LANGEVIN, L’ARCHEVEQUE & PINARD 7 Notre-Dame Entre St-Laurent et Place d’Armes MONTREAL ) 10 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 29 AOUT 19M ES EN GRAND PERIL .a situation de l'ennemi est critique entre Arras et Soissons — Malgré une résistance désespérée, ses lignes fléchissent partout — Français, Anglais et Américains luttent ensemble — Les Boches sont pris au piège — Capture de Chaul-.nés.LES MILITAIRES New-York, 29.— La Presse Assolée a publié, hier soir, le commu-.iqué suivant : Les Allemands qui font face aux .oupes alliées, entre Arras et Sois- ons, se trouvent dans le plus grand péril.Dans chaque secteur du front d« jntaille, la ligne ennemie continue le fléchir devant les attaques alliées, en dépit des contre-attaques désespérées des Allemands.Près d’Arras, l’ancienne ligne Hindenburg est prise de flanc ; depuis la Scarpe jusqu’à la Somme, a ligpe ennemie recule graduelle- aent, tandis qu’au sud de la Som-ne jusqu’à Soissons, le front ennemi a été littéralement enfoncé.Les Allemands semblent être tombés dans deux pièges distincts, et il semble presqu’impossible qu’ils puissent s’en tirer sans de lourdes pertes, tant en prisonniers qu’en canons et matériel de guerre.Plusieurs autres villages ont été capturés pàr les troupes françaises, anglaises et américaines.Les Américains sont entrés dans la mêlée avec les Français, au nord-ouest de Soissons.Les anciens saillants allemands dans les lignes alliées n’existent plus.Au contraire, les Alliés eux-mêmes ont opéré de grandes avances sur le territoire ennemi.Le triangle a un peu plus de trois tombé l’ennemi est le triangle qui est formé par la courbe subite de la Somme, et qui a pour sommet Pé-ronne et pour bases, nord et sud, Curlu et Fresnes.Le triangle a un peu plus de rtios milles de longueur sur six milles de largeur, et dans ce triangle les Allemands combattent adossés à la Somme, tant au nord qu’au sud.L’ennemi oppose une résistance acharnée, afin de donner le temps à ses troupes de battre en retraite en sûreté, au delà de la rivière.Les Anglais s’acharnent sur leur proie, avec les Français qui sont un peu au sud de la rivière, et les aident dans un mouvement d’encerclement menaçant.Les troupes françaises ont aussi t:ndu un piège à l’ennemi.Ghaul-nes est tombé entre leurs mains.Ils ont mis l’ennemi en fuite sur un front d’environ dix-neuf milles et pénétré dans ses lignes sur une profondeur d’environ sept milles.Du nord de Chaulnes à Nesle, ils ont avancé jusqu’aux hauteurs situées sur la rive gauche de la Somme ; au sud, ils ont atteint le canal du Nord à différents endroits, entre Nesles et la banlieue de Noyon, et la région entière située entre Nesle et Soissons forme maintenant un saillant considérable que les Français s’efforcent d’envelopper.Les Américains combattent avec les Français au nord-est de Sois sous dans l’opération ayant pour objectif l’élimination du secteur de Noyon, et la prise de flanc des positions de l’Aisne et du vieux Che min-des-Dames.Les rapports officiels déclarent que les Américains et les Français combattent violemment autour de Juvigny et de Cha-vigny où ils ont pris quelque terrain.Les Américains ont résisté heureusement à plusieurs violentes attaques ennemies dans cette région.Les Américains et les Allemands sont aux prises autour de Bazoches et de Fismette sur la Vesle.Les Allemands ont tenté de traverser la Vesle au sud de Bazoches maLs furent contenus par les Américains.De même une attaque ennemie contre Fismette fut repoussée.Le communiqué officiel de Berlin affirme cpie les Américains ont subi de flourdes pertes et ont perdu plus de 250 prisonniers dans la bataille sur la Vesle.LES CANADIENS ATTEIGNENT LA LIGNE HINDENBURG Combien l’ennemi a besoin de réserves ressort du fait que le 148e régiment, de la 41e division, a fait son apparition sur la ligne de front, durant la défense de Cappy, sur la rive méridionale de la Somme, bien que 2,250 hommes de cette division aient été faits prisonniers à Warfu-sée, du 8 au 10 août, et bien que la division eût été retirée comme impropre au combat.LA CAVALERIE FRANÇAISE A NESLE Avec l’armée française, 29.— Hier matin, la cavalerie française pst entrée à Nesle.L’infanterie française a occupé Cressy, à 2 milles el demi au sud-ouest de Nesle.La troisième armée française a occupé Dives, hier, et avançant a l’est a atteint la lisière de Noyon.La retraite de l’ennemi a été préci pitée à quelques points de la li gne, et au sud est de Roye, l’inter Vention des canons de tout calibre a ralenti la poursuite des Français.En se repliant, les Allemands ont laissé derrière eux une grande quantité de munitions, en particulier à Roye.Les Français approchent du oa nal à Bethancourt, Cressy, Ognolles et Ecuviliy.L’armée du général Humbert, reprenant son avance, hier, a atteint Vnuchelles, à 2 milles de Noyon, dont la chute est immi nenle.Suivant les rapports reçus du front de bataille de l’Aisne, hier après-midi, les troupes françaises, en coopération avec les Américains, ont poursuivi leur progression au nord-ouest de Soissons, dans la direction de Chavigny.L’avance des troupes françaises vers la Somme a jeté le désordre parmi les troupes allemandes.Les armées des généraux Deheney et Humbert accélèrent la retraite de l’adversaire dans la direction de l’est et du nord-est, sur tout ie front entre Chaulnes et Noyon.La retraite des Allemands, depuis la chute de Chaulnes.a été bien plus'rapide qu’auparavanf.Vigoureusement poursuivi par les troupes françaises et harassé par ses propres obus asphyxiants qu’il agiais- sés en arrière et qui sont maintenant lancés contre lui, l’ennemi fait diligence pour franchir la rivière Ingon, dans la région de Nesle et du canal du Nord.Après }a prise de Chaulnes, les poilus ont capturé Omiocourt, au nord, et Sept-fours, et subséquemment Cressy, Balfttre, Champien et Roiglise, entre Nesle et Noyon et ont occupé une vingtai ne d’autres villages.Le champ de bataille abandonne par les Allemands offre une image de dévastation et de désolation qui n’a pas été dépassée durant cette guerre.Roye et les autres villages d’alentour ont été démolis aussi complètement que Montdidier et Moreuil.Même les cimetières ont sauté, les pierres tombales ont été brisées et les tombes ouvertes.Les noms des villages de la région ne sont plus que des souvenirs et des appellations géographiques.Ces villages n’existent plus.Leur emplacement est à peine reconnaissable, car l’intense bombardement n’a pas seulement éliminé les rues et déplacé les lignes de démarcation, mais a aussi rendu la topographie méconnaissable, à plusieurs endroits.Les Allemands ont rempli de gaz les ruines évacuées.Voilà pourquoi Roye est encore inaccessible.L’ennemi n’a pu utiliser tous les obus à gaz qu’il avait amenés au front, et les Français en ont capturé de gros dépôts.Les Français en possession de Noyon, les Allemands n’auront que leurs positions au pord-est, sur les hauteurs le long de l'Oise, et au nord-ouest, le long du canal du Nord, pour protéger leur retraite à la forêt de Saint-Gobain et à la ligne Hindenbourg.On ne considère pas comme possible que la retraite allemande sraxrête sur l’Oise.Le passage du canal et de la Somme par les troupes françaises ferait peser la plus sérieuse menace sur les troupes et le matériel de l’ennemi encore au sud de la rivière.Cette perspective explique 3a grande quantité de matériel que l’ennemi a sacrifié dans la région entre Roye et le canal, pour accélérer son mouvement rétrograde.L’AILETTE FRANCHIE Paris, 29.— On a annoncé ici hier après-midi que les troupes du général Mangin ont commencé à traverser la rivière Ailette.Les troupes françaises ont réoccupé Renaud, situé à deux milles au sud-ouest de Noyon, selon le “Temps”.Ce journal prétend que les Français s’approchent de Noyon, ville qui est probablement en leur possession.La retraite des Allemands, organisée par le général von Boehn durant la quinzaine écoulée, se fera probablement en deux stades, croit-on, ici.La première halte se produira vraisemblablement derrière la Somme et le canal Crozot et la seconde se fera là où se trouvait la ligne ie 21 mars, d’où l’ennemi lança Sa grande offensive.UNE AVANCE DE SIX MILLES Londres, 29 — Les troupes françaises ont pris Pont-l’Evêque, sur la rive nord de l’Oise à environ un mille de Noyon, ainsi que Chavigny, situé à trois milles au nord de Soissons, d’après des rapports (jui sont parvenus ici hier après-midi.On dit que les Français sont dans la banlieue de Juvigny.La ligne française dans la région de la Somme part de Marchelepot et passe par les localités suivantes : Licourt, Potte, Mesnil-le-Petit,l’ouest de Nesle, Solente, l’ouest d’Avri-court.Dives, Divette, l’ouest de Bois-de-la-Réserve, Dive-la-France et Passel.Les Français ont fait une avance de six milles et mis les Allemands ep mauvaise posture autour de Noyon.Aux dernières nouvelles, la ligne constituée le long du front s’étendant de la région d’Arras jusqu’en deçà de la Somme comprenait les places suivantes: Arleux, Gavrelles, Roeux, Bois du Sart, Roi-ry-Notre-Dame, Remy, Haucourt, Croisiiles, Beugnatre, l’ouest de Ba-paume, Thilloy, Fiers, l’ouest de Delyiile, le bois de Trônes, l’est de Maricourt, l’ouest de Dompierre.Fay, Soyecourt, AbJancourt et Marchelepot.LES TROUPES CANADIENNES.Avec l’armée canadienne en France, 29.— (Par J.F.B.Levasay, correspondant de la Canadian Press).I-es armées canadiennes sont à livrer bataille sur un front étendu au nord et au sud de la Scarpe, c’est-à-dire de G a vr elle à Croisiiles, mais coopèrent avec une division anglaise.Cette division s'est signalée sur la Scarpe et c’est grâce à elle si Ga-vreile a été capturée hier.Hier après-midi, les régiments canadiens ont défendu la ligne au sud de la Scarpe juste à l’ouest de Pelves et au sud-est sont passés par les forêts de Jigsaw et Sart, dans la direction de Cerisv et Fon-taine-lez-Croisilles.Ici la ligne d’attaque se compose de régiments écossais qui s’avancent aux environs de Croisiiles, Le bois de Jig-sasv est très difficile à atteindre car le terrain est accidenté et il est défendu par plusieurs canons et beaucoup de fils barbelés.Hier soir, l'un de nos bataillons a été temporairement forcé de reculer, mais par chance, l'ennemi en attaquant n subi de terribles pertes.Un bombardement contre le bois a été projeté et on avait choisi pour l’exécuter le moment où les Allemands étaient censés livrer une contre-attaque.A 7 heures précises nos aviateurs devaient survoler la forêt tandis que nos artilleurs la canonneraient violemment.Les Allemands ont massé des troupes considérables dans cette région en préparation de leur attaque.A cette fin, la 35e division allemande fut amenée en hâte.Nous dirigeâmes sur cette division un feu roulant dès qu’elle déboucha du bois.Peu de temps avant oet engage- LE TRIBUNAL SE PRONONCE LE COLONEL DALY-GINGRAS EST TROUVE COUPABLE, EN COUR MARTIALE, DES ACCUSATIONS PORTEES CONTRE LUI.— LES ETATS DE SERVICE DE L’OFFICIER.—SENTENCE PLUS TARD Le lieutenant-colonel Glngras, commandant du 2ème régiment Québec, a été trouvé coupable par la Cour martiale des inculpations portées contre lui.Ce verdict a été rendu hier après-midi, après que la Coui* eût délibéré pendant quelques heures.La sentence qui sera prononcée contre l’inculpé n’est pas encore connue, mais sera soumise à l’approbation des autorités militaires.En attendant, le colonel Gin-gras est sous garde.Après que les plaidoiries furent terminées, hier midi, les juges se réunirent pour considérer la preuve faite devant eux et ce n’est que vers quatre heures que la Cour fut de nouveau ouverte, et que le colonel Glngras reçut son verdict.“Avez-vous quelque preuve à établir touchant les qualités et les Etats de service de rinculpé ?demanda le général Cruiksshank, pré sident de la Cour.Le capitaine Béïque produisit immédiatement un document préparé par le capitaine Roscoe, qui fut appelé pour donner sa déposition.H déclare que le colonel Gingras est âgé de 42 ans et fait partie de la milice depuis 31 ans.Il a fait partie des forces expéditionnaires canadiennes depuis le mois de septembre 1914 et a été promu du grade de capitaine à celui de major et finalement au grade de lieutenant-colonel.Le colonel Gingras est décoré de la médaille du D.S.O.(Distinguished Service Order), et est aussi porteur de la décoration Colonial Auxiliary Officer à cause de ses longs états de service.Le capitaine ajoute qn’il n’y avait rien contre l’inculpé à venir jusqu’à ces derniers jours.Il identifia ensuite l’inculpé et le président de la Cour déclara la preuve close.“Avez-vous quelque chose à dire, colonel Gingras?”.Celui-ci, visi-lement ému, répondit dans la négative et le président déclara alors que la Cour allait de nouveau se réunir pour décider de la sentence qui sera prononcée.LE MEXIQUE FAIT DES EXCUSES Washington, 29.— L’arrivée du général Alias Galles, gouverneur militaire de Sonora, à Nogales, dans le but de présenter ses profonds regrets au gouvernement américain pour l’escarmouche arrivée, mardi dernier, entre les troupes mexicaines et américaines, dans une ville de la frontière, va, croit-on, terminer définitivement cette affaire.L’acte du président Carranza, qui a envoyé par convoi spécial le général Galles sur les lieux de l’escarmouche, veut dire tout simplement que le gouvernement mexicain reste seul à blâmer.Le département d’Etat ne fera rien avant que les autorités militaires n’aient un rapport complet de toute l’affaire.Nogales, 29.—Le combat a repris, vers 10 heures, hier soir.Une quinzaine de de coups de feu ont été tirés de la frontière mexicaine.Une alarme générale a été sonnée du côté de l’Arizona et la mobilisation de toutes les troupes et de tous les civils s’est faite Immédiatement.Les troupes américaines ont^ été renforcées aujourd’Vuii par l’arrivée de nouvelles unités.4, (DUPUIS FRERES, Limitai DUPUIS FRERES.ment chaque bataillon de la 214e division ennemie à l’exception d un seul, tenta une attaque contre nous, mais sans succès.Cependant, plus tard dans la soirée, leurs troupes défilèrent comme des bragues, de Jigsaw et de Bois de Sart, mais comme toujours, ces efforts furent arrêtés par notre infanterie invincible, appuyée sur chaque flanc par le feu incessant de nos mitrailleuses.Hier matin, nous avons pris d’assaut le bois Sart et poussé de l’avant jusqu’à Boiry-Notre-Dame.Plus au sud, nos troupes ont enlevé Cerisy à l’ennemi, rendant possible une avance le long de la route de Cambrai et préparant la prise de Vis-en-Artois.Entre temps, les Ecossais firent avec succès l’assaut de Fontaines-lez-Croiselles, située encore plus au sud.Il est probable que l'ennemi s’attaquera violemment à notre centre le long de la route Cambrai-Amiens.Uous avons des raisons de croire qu'iî a reçu l'ordre de conserver coûte que cou- ! te, la ligne Haucourt.Boiry-Notre-1 Dame, Queant.La majeure partie de notre ligne se trouve dans "zone de mort” de 1917, terrain très difficile, labouré par les obus, sillonné de tranchées et parsemé de fils de fer rouillés.On ne peut trop louer le travail accompli par notre artillerie, aidé des batteries lourdes anglaises.LE SORT DE LA LIGNE HINDENBURG.Washington, 29.— Quelques militaires, ici, sont d’opinion que les événements d’ici à quelques heures vont déterminer le sort de la ligne Hindenburg tant vantée.Plus les Alliés recourront longtemps aux tactiques de la semaine dernière, plus il sera difficile à l’ennemi de les arrêter.Voilà pourquoi on est d'opinion, ici, que la résistance de l'ennemi va se raidir d’ici à quelques heures, et que des combats j gros de possibilités vont s’engager, l mE JOURNEE f 950 coupons de soie, balance de nos meilleures soies vendues 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€^Mptils^g»èi*es CK NA ACà ASUISJ O CI gwgyjri p- 447-449 rue Ste-Catherine Est, coin» St-André et St-Chri«»o«».J.N.Dnpuis.Président Eag.Dap.,., Vt^Préstdant.A.J.D^i o^ S.^ SPECIAUX POUR CE SOIR et vendredi Farine préparée Brodie XXX, paq.6 Ibs.Bég.58 AO pour.»“w Fèves blanches, rég.pJ .18.2 ibs pour.¦6* Avec commande d’épicerie.Clovisse» fraîches de Murray Bay, 2 Mes.35 Lait Klim, Me .15, .48, 3.45 Chocolat Baker pour la cuisine, morceau.15, .23 Cacao Fry ou Baker, la botte.J3 Sauce A la viande H.P.ou Brand, bout.25 THES ET CAFES Thé vert Japon, la livre .55, .00, .63, .76.80 Thé noir A déieuner Ih 53 8 Ibs.1.53 Thé noir Victoria, ih.-58 3 ibs.1.70 Thé noir spécial, lb «3 3 Ibs.1.85 Thé noir Orange Pekoe, la i ¦ DUPUIS FRflBES.Unité» DUPUIS FRERES.Limité»I lb.Cnfé spécial, lb.a -W Café Santos, lb.» •» •• Café Moka M Java, lb .» Oignons Bcrmudrs, 31bs -25 Patntos nouvrllas, 12 Ibs .35 PRODUITS DK CLARK Soupe aux légumes, célffl» pois, boeuf, qufpir de boeuf ou Julienne, 2 .-25 Bcuf salé cuit, bte., ».Veau, Jambon et lanifue» ** boite.J25 Diner bouilli.Me.^ Teangue de boeuf.Me .40, -75 Fluide de boeuf, biuteil- !e.60, 100 Aa aoBf»et- âMPyqgWWL" wjjiimu* ' J .yTæniwiui ¦ mji iuimRPiAi-lr»-''""ii) ¦ i in.8974 ^
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