Le devoir, 9 septembre 1918, lundi 9 septembre 1918
VOLUME IX.— No 212 MONTREAL, LUNDI 9 SEPTEMBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS $"> 00 UNION POSTALE.8 00 Edition hebdomadaire CANADA.« S3 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LES ECOSSAIS PROTESTENT Les Ecossais, à leur tour, protestent avec énergie contre tout ce qui peut contrarier la vie de leur vieille langue nationale.Nous avons déjà (notamment dans le Devoir du 4 juin) noté cet intéressant réveil, qui fortifie l’écho des campagnes ardentes menées en Irlande-et au Pays de Galles pour le maintien du gaélique.Lloyd George lui-même (YAction française d’août a publié des extraits de son discours dans une occasion toute récente) a chanté en poète les beautés du gaélique et montré les raisons profondes de son attachement à l’idiome qu’il apprit au milieu des paysans de Galles.(Nous avons déjà rappelé ce qu’il disait un jour au directeur du Devoir: Je sens encore sur mes doigts la brûlure des coups de règle que je reçus pour avoir parlé gaélique dans la cour de mon école.Ce iour-là, je me promis que, sïjamais je devenais quelqu'un dans mon pays, les petits enfants gallois ne seraient plus battus pour avoir parlé leur langue).En Irlande, le mouvement a pris une telle vigueur que la connaissance du gaélique est aujourd’hui nécessaire à l’université nationale.Un religieux éminent nous racontait même, à ce propos, qu’un homme comme John Redmond, d’éducation personnelle complètement anglaise, avait, la veille du jour où cette question fut discutée à Westminster, télégraphié au collège des Jésuites de Dublin qu’on mit son fils dans la classe de gaélique pour qu’il pût véridiquement affirmer que celui-ci suivait des leçons de gaélique.Le mouvement suscite naturellement des luttes.Il faut faire revivre presque une langue que la plupart considéraient comme morte ou, à tout le moins, mourante; il faut lui assurer sa place partout, et nulle part de pareils mouvements ne vont sans lutte.Mais la lutte fortifie les caractères et les partisans du gaélique se sentent stimulés, non seulement par leur fierté native et l’amour de leur vieille langue, mais par le mouvement qui, dans l’Europe entière, soulève les nationalités que l’on croyait condamnées à une inexorable mort et qui se rejettent avec une sorte de rage vers leurs origines.On lutte partout, mais chacun sent bien que l’école reste le champ de bataille essentiel.Au Pays de Galles, ainsi que le rappelait M.Bou-rassa, qui est allé étudier la situation sur place, qui a visité les écoles gaéliques et causé avec les directeurs de l’enseignement, de grands succès ont été obtenus.Le directeur du Devoir a d’ailleurs recueilli de la bouche de fonctionnaires d’abord opposés à cette expérience l’ayeu que l’enseignement bilingue avait amélioré la situation scolaire.En Irlande, il est très difficile de savoir ce qui se passe depuis la guerre, mais avant la guerre des progrès réels paraissent avoir été réalisés.Pour le moment, c’est l’école des Highlands d’Ecosse qui est à l’ordre du jour.D’après un fort intéressant article du Casket d’Antigonish, la question se trouve posée avec une particulière netteté par le nouveau projet sur l’instruction publique déposé au parlement britannique.Les gaëli-sants estiment que ce prçjet n’est pas assez favorable à l’enseignement du gaélique.Ils se sont réunis vers la mi-juillet, au restaurant Holborn, de Londres, sous les auspices de la Gaelic Society of London.(Une société gaélique à Londres, cela est déjà d’un intérêt considérable).Là, sous la présidence de M.lan MacPherson, député, les protestataires ont discuté la question.Le président a prononcé up discours en l’honneur du gaélique."Il a dit que, bien qu’il connût plusieurs langues, il n’en connaissait aucune qui lui donnât la même satisfaction que le gaélique, et la raison en est simple : c’est sa langue maternelle et, dans tout le cours d’une vie occupée, il ne l’a jamais trouvée un obstacle; au contraire, il en a souvent retiré le plus grand bénéfice possible.” Il a finalement annoncé — c’est évidemment quelqu’un qui tient de très près au gouvernement — que le projet lui semblait du point de vue gaélique d’une telle injustice, qu' "il se proposait de demander au premier ministre de lui permettre de parler contre une mesure ministérielle qui ne reconnaît point te principe élémentaire qu’un enfant doit être enseigne dans sa propre, langue — the elementary principle of teaching a child in its own language”.Le Dr McLennan, d’Edimbourg, a déclaré que jamais l’enfant n’avait été plus précieux; il a rappelé les services éminents rendus au Royamme-Uni par les Ecossais des Highlands et la pauvreté de leur vie.Leur récompense, a-t-il dit, devrait être très haute et il appartient à tous ceux qui ont le culte de la patrie de voir à ce qu'on leur conserve l’un des plus précieux héritages d’un peuple patriote."Le Dr McLennan a déclaré, nous citons encore le Casket, que le gaélique n’est point mourant et que ce n’est pas un facteur négligeable.Une enquête récente a révélé que, sur la côte ouest d’Ecosse, 73 pour 100 des enfants qui fréquentent l’école parlent le gaélique.Et cependant, dit-il, tandis que l’enseignement dans la langue mate-rnclle est avec raison considéré comme la base de lout entraînement scolaire (while instruction in the mother tongue is rightly regarded as the basis of all educational training) le fait est complètement ignoré en ce qui concerne les milieux où l’on parle gaélique”.Et plus loin; “H (le Dr McLennan] soutient que le principe devrait être accepté que les enfants qui parlent gaélique devraient de droit pouvoir recevoir l’enseignement dans leur propre langue.Il dit qu’il n’estime pas au-dessous de sa valeur une bonne éducation anglaise, mais que l’expérience démontre que l’enseignement du gaélique, loin de nuire à l’acquisition de l’anglais, g aide sensiblement; et il ne doute point que leurs enfants quittant t’écolc comme bilingues avec un entrainement intellectuel 1res développé, entreront dans ta vie avec un inestimable capital." D’autres orateurs encore ont parlé dans le même sens.Nous avons hâte de connaître les suites de la campagne, mais l’énergie des Ecossais nous assure que, quels qu’en soient les résultats immédiats, ils finiront par gagner leur point.S’ils perdent momentanément la partie au parlement, cela ne fera que les stimuler à de nouveaux efforts en dehors du parlement.La propagande gaélique semble une chose déjà fortement lancée.Recueillons cet exemple, et conservons ces témoignages en faveur de l’enseignement de la langue maternelle.Us pourront servir.Orner HEROUX.LE MEDECIN ET L’OFFICIER SAN1TAIRE UN TRAVAIL DH DOCTEUR HECTOR PALARDY.Un médecin de grande expérience ne craignait pas d’affirmer, au congrès de Eraserville, que les maladies contagieuses sont très imparfaitement déclarées à Montréal: un inspecteur régional se plaignait de la mauvaise volonté de certains médecins de son district qui non seulement ne font pas la déclaration, mais profitent de ce que certains de leurs confrères, plus scrupuleux, se soumettent à la loi, pour leur soustraire de la clientèle.Il est, en effet, fort ennuyeux de se voir placarder et isoler et s’il devient connu dans une région que tel médecin ne déclare pas ses malades et que tel autre les déclare, il est évident qu’on aura tendance à s’adresser à celui qui traite la loi par dessous la jambe.Cependant la déclaration des maladies communicables joue un rôle essentiel en hygiène.Le docteur Palardy le rappelait excellemment dans une conférence qui figurera au rapport du congrès et dont nous avons la bonne fortune de posséder Une copie.L’iiygicne ue peut se anainjenij.et encore moins progresser, dit-il, sans le concours de la profession médicale, surtout, sans le concours du médecin adonné à la pratique générale.Le service sanitaire d’un pays a pour but principal le contrôle des épidémies; mais il ne peut travailler à l’obtenir que s’il est tenu au courant de l’éclosion et de la propagation de celle-ci par les différents organes du service sanitaire, que s’il est mis au courant, dans notre pays par exemple, par le conseil supérieur d’hygiène de la province, lequel reçoit ses renseignements du bureau municipal, à qui ils sont transmis par le médecin appelé au chevet du malade.Le mouvement social tend de plus en plus à l’amélioration des conditions de vie des populations, et.par conséquent, à leur bonheur.Pour accroitre le hien-ètre général, les découvertes modernes sur le mode de propagation des maladies et sur la façon de combattre cette propagation ont fait beaucoup.Pasteur a prétendu que toutes les maladies communicables pouvaient être supprimées de la surface du globe.Cette paroles qui peut paraître exagérée ne l'est pas.Il est beaucoup de maladies contagieuses dont souffrent des groupements d’individus uniquement parce gue ceux «mi les composent n’ont ni l’initiative ni l'énergie de se protéger contre elles.De nos jours, les maladies maîtrisables c’est-à-dire celles qui relèvent des services sanitaires, se divi-spiit en deux catégories ; les maladies professionnelles et les maladies communicables.Pour supprimer l’une et l’autre, il est essentiel de connaître dans quelles conditions elles sont écloses, et cela ne peut se faire évidemment que par la déclaration du médecin appelé auprès du malade.* » i» Suit un chapitre sur le rôle respectif du médecin et du travailleur social, et sur la nécessité de lu collaboration de l’un et de l’autre pour arriver à l’amélioration de l’état de santé des -communautés, que nous voulons citer au texte: “En général ,ce sont les médecins qui dirigent les services de santé municipaux, parce que le médecin, par son entraînement et ses connaissances médicales, est mieux placé que tout autre pour reconnaître les maladies contagieuses, leur mode de propagation et les moyens de les supprimer.Il est incontestable que le médecin est plus en état que quiconque d’acquérir les connais sances spéciales qui feront de lui un officier de santé compétent.Ces connaissances spéciales faciliteront son travail et lui permettront d’employer, à coup sûr, les moyens préventifs requis dans chaque cas particulier.Notre province, par ses deux principales universités, offre à ceux qui veulent se spécialiser en hygiène tous les moyens de le faire.La médecine préventive présente déjà à notre profession des carrières honorables.Elle en offrira davantage, avec le temps, qui seront plus rémunératives et dans lesquelles pourront continuer à faire le bien ceux d’entre nous qui pour une raison ou pour une autre désirent abandonner la pratique de la médecine ordinaire.“A l’heure présente, les cours donnés dans les écoles de médecine aux jeunes élèves ne fournissent à l’étudiant que des connaissances superficielles sur la prévention et le contrôle des maladies communicables dans la communauté.C’est pour combler cette lacune que Laval et McGill donnent depuis quelques années, un cours spécial aux médecins diplômés qui désirent fai re une spécialité de l’hygiène.Jusqu’ici, plusieurs des progrès accomplis en hygiène sont surtout redevables à l’action de-ceux qui s’occupent d’oeuvres sociales.Ceux-ci ont autant à faire que les médecins eux-mêmes dans l’organisation et l’amélioration des administrations sanitaires.Depuis cinq ou six ans, nos universités, répondant surtout à ces- agents d’action sociale, ont inaugure des cours de médecine préventive pour l’entraînement d^officiers de santé ou d’inspecteurs régionaux.Ce sont autant de per sonnes étrangères à la médecine que la profession médicale elle-même qui ont obtenu ces résultats Ceci p’est pas dit dans un esprit, de critique, c’est la simple constatation d’un fait et il n’y a pas lieu de s’en étonner.“ D’une certaine façon, le travailleur social est plus intéressé que le médecin à l’établissement d’organisations sanitaires efficaces.Il comprend mieux l’urgence des mesures préventives contre les maladies contagieuses.Le médecin rencontre la maladie en détail.Il visite un cas à la fois ; son intérêt se concentre .sur le patient qu’il traite, plutôt que sur la communauté, et ses énergies tendent à soulager et à guérir son malade du mal qui l’afflige.Attentif à son devoir, il s’occupe peu de la source d’où provient ce mal.Il ne s’inquiète pas de savoir si cette source ne continue pas à causer le même mal chez d’autres.11 ne verra même pas très souvent à ce que son patient n’expose pas les autres à la contagion.Même s’il se rend compte de ce qu'il a à faire, il ne sentira pas toujours sa responsabilité envers la communauté.“ Ce tjue je veux dire, c’est que le praticien a tout son esprit, toute son énergie concentrés sur son patient, qu’il veut guérir.Le rapport qui existe entre?celui-ci et la communauté ne l’intéresse guère.D’un autre côté, ceux qui s’occupent d’action sociale, s’intéressent uniquement au bien-être de la communauté et à l’amélioration de tous les milieux dans lesquels l’homme vit.Les misères qu'ils constatent tous les jours les frappent davantage.Les relations entre la pauvreté et la maladie sont pour eux l’expérience de tous les jours.Les maladies résultant des conditions industrielles désavantageuses tombent continuellement sous leurs yeux.Leur travail quotidien leur fait voir le besoin urgent de la prévention des maladies, et les possibilités de cette prévention leur sont toujours présentes à l’esprit.Le travail social et l’agent sanitaire voient mieux les effets de la maladie sur la communauté.Le médecin s’intéresse à la maladie de l’individu, et bien qu’il ait très souvent une connaissance étendue de l'origine et des effets de la maladie, le champ do^sa vision est rétréci par la nature même de sa profession./ “ L’organisation sanitaire est fondée pour guérir la communauté et la tenir guérie.L’individu ne l’intéresse qu’en autant qu’il affecte la communauté en général.Elle n’a d’autres fonctions que de maîtriser les maladies de la communauté, et c’est ici que le médecin joue un rôle très important."Pour maîtriser la maladie dans la municipalité, l’organisation sanitaire, comme je Fai dit plus haut, doit savoir si cette maladie existe, où et dans quelles conditions elle se présente.Pour être au courant, elle doit connaître tous les cas qui surgissent.Cette connaissance ne s'acquerra que par la connaissance des maladies déclarables de par la loi par les médecins.Le bureau de service ne connaîtra la prédominance d'une maladie cnmmnnicable que si l’on en informe.L’officier de santé n’entre pas dans les demeures.Ou nç l’appelle pas pour trai- ter les maladies comme on le fait pour le médecin.” # * * On voit donc le rôle important que doit jouer le médecin et que, encore une fois, ont dit certains des conférenciers du congrès, il ne remplit pas toujours.La conférence du docteur Palardy, qui est inspecteur pour le district sanitaire de Hull, n’a pas été lue au congrès, à cause de l’abondance des travaux.Elle nous a paru assez intéressante pour que nous n’en remettions pas l’analyse à la publication du rapport officiel.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR.A L’AVENTURE Déjà des feuilles qui jaunissent! C’est l’automne avançant un peu Avec les nuages gui glissent Dans l’immensité du ciel bleu.L’air est tiède, le vent tranquille, Et l’on dirait qu'un grand repos Enveloppe soudain la ville Pour preparer des temps nouveaux.Je n’entends plus mes hirondelles A l’harmonieux gazouillis : Peut-être, ce matin, sont-elles En route pour de chauds pays.Qu’elles y rencontrent bon gîte.Insectes à leurs appétits, Et qu’elles reviennent bien vite Recommencer d’autres petits ! Autour de leurs maisons désertes L’hiver glacial soufflera ; Sur les frêles toitures vertes, Des jours entiers il neigera.Puis, avril ramènera l’heure Accueillante du gai retour, Et la familière demeuré Reconnaîtra leurs chants d’amour ! Mais les fleurs sont belles encore ; Les troupeaux broutent duns les [champs, Et la campagne sc décore De paysages attachants.Partons ! Le lointain nous appelle ! Allons regarder pour l’aimer La bonne terre maternelle : Va, mon coeur, vu t’en embaumer ! Que de longues routes ombreuses.Epousant les courbes de l'eau, Offrent les surprises heureuses D’un même objet toujours noiivcau ! Septembre est propice au voyage : L’air est si doux, si beaux les bois, Si charmeur le petit village Quand il semble un peu d’autrefois ! Dans les chemins grattent les [poules, Ayant pour chef de file un coq Apte à la conduite des foules, Le port fier, et l’ergot en croc ! Et devant la demeure ancienne.On aperçoit de vieilles gens Qui tricotent des bas de laine De leurs doigts encor diligents.Antiques foyers, maisons chères, Les seules où vivent vraiment Les traditions centenaires ! Chacune est comme un monument.La voiture file : on respire L’odeur du fleuve à pleins pou- [mons ; On s'extasie, et Von admire Le profil gracieux des monts.Voici Vombre qui se propage ; Mon plaisir exquis va finir : L’inconvénient du voyage, C’est qu'il faut toujours revenir ! Albrrt L0ZEAU.Chronique d’Ottawa DANS ^ATTENTE Ottawa, 9 septembre.La montagne en travail doit en finir aujourd’hui lundi, et nous saurons probablement avant la fin de la journée si c est M.Cochrane ou bien M.D.B.Hanna.En d autres termes, l'influence Mackenzie et Mann se prolongera-t-clle au sein de la commission nationale, ou viendra-t-elle battre à sa porte comme une vague impuissante ?Bien fin qui le dirait d’avance.En dernière heure, samedi, on commençait à laisser entendre que la décision prise ces jours-ci n aura rien de final, que.la commission aura figure intérimaire, en attendant qu il ait été statué sur le sort du Grand-Tronc, l’année prochaine; par conséquent, il est possible que la présidence aille à l’un des anciens directeurs du Nord-Canadien, M.Hanna.dont on est d’accord à saluer la compétence.Ce serait, encore une fois, le prolongement de l’influence du C.N.R mais, nous dira-t-on.puisque ce n’est que pour une petite année.L'an prochain, nous serons en possession du Grand-Tronc.et vous verrez comme nous arrangerons bien les choses pour expulser complètement les représentants de “Bill and Dan”.Le chiendent, c’est que ces deux derniers passent pour n’abandonner pas facilement ce qu'on leur a permis d'utiliser pour un temps, et que de plus, un expert comme M.Hanna, que les gens au courant semblent considérer comme une manière de Napoléon ferroviaire, si l’on nous permet cette expression, est bien capable d’imposer sa supériorité en permanence, après s’être fait engager pour une année.En résumé, dans ces grandes intrigues, plus on avance et plus on se perd, plus on en parle et moins l’on est sûr de ce qui arrivera.Il faudrait être au courant de trop de ficelles, dont quelques-unes sont des câbles énormes, mais souterrains,et qui échappent à l’examen du vulgaire.Le vulgaire, en ces sortes t’affaires, p'çsl pas supposé com.prendre, mais payer.C’est ce qui fait lu beauté de la démocratie.UN DES NOTRES.Il v a aussi un côté français, à cette grosse partie.On pense bien que le gouvernement n’osera pas créer un si important organisme sans lui donner la représentation française qu'il n'a pu mobiliser au profit du cabinet lui-mcme (tu au moyen d’un tour de passe-passe dont personne n’est particulièrement fier.Il y aura donc un commissaire canadien-français soigneusement choisi et nettement désigne, afin de faire plaisir à toute la race.Au surplus, en gens pratiques qu’ils sont, les ministres ne veulent pas tout à fait d’un commissaire dont la seule compétence serait de parler les deux langues canadiennes ; il faut aussi qu’il puisse prendre sa part du travail et des difficultés, et donner un coup d’épaule à la roue, par ses connaissances générales et ses aptitudes commerciales.Car pour des Anglais, tout se réduit à une question de commerce.C’est même pour cela que leur choix d’un représentant de notre race ne se fixera peutf-ètre pas sur tel des nôtres dont le nom a été cité, et dont la compétence et la haute honorabilité sont reconnues de tout le monde.Il ne suffit pas de connaître à fond la régie interne d’un chemin de fer, c’est encore brasseur d’affaires qu’il faut être.On veut des hommes à l’estomac habitué à des avalanches de gros chiffres et de transactions de haut vol, sans jeu de mots.Le ministre des Finances, par exemple, remplirait à ce point de vue toutes les conditions, parce qu’une “urgence” de cent millions ne lui cause aucune surprise, aucun désarroi même momentané.Il ne s’agit pas tant d'être honnête et compétent que de pouvoir saisir d’un coup d’oeil tous les aspects d'une commande de cinq cents locomotives, ou d’une émission de titres de 200 millions sur la place de Londres ou de New-York, avec les grandes lignes du prospectus bien définies dans la tète avant même «tue le directeur-général se soit mis à le rédiger.Des manières de petits Harriman et Jay Gould.Qui se sent de taille à revêtir cette armure?Et que l’on ne parle pas tous ensemble .Vu de cet angle, le problème se ramène à trouver un financier avisé, d’aptitudes reconnues et d’envergure exceptionnelle.Ce ne devrait pas être si difficile, tout Canadien-français devant être capable d’être banquier de même que tout Irlandais est qualifié pour être maire de n’importe quelle municipalité, du moment qu’il a un cousin ou un ami instruit pour en être le secrétaire.On a dû employer le repos du dimanche à discuter de ce cas en certains salons de la métropole canadienne, et nous ne serions oas surpris d’apprendre que tel grand négociant connu aura fini par accepter, après qu’on lui aura dit que son commerce n’en souffrira pas, et qu on ne lui demandera pas de consacrer tout son ¦ temps à ses nouvelles fonctions.Nous saurons peut-!‘i‘‘e ce soir ce que vaut ce pronos- M.ROWELL PARLE M.Rowell parle au public, par 1 intermediaire des électeurs de sa circonscription de Durham, avec une aisance qui porte à regretter qu il ne lui en reste plus lorsqu’il arrive en Chambre.Avant-hier, samedi, il a dû terminer son programme, qui était de couvrir tous et chacun des “ townships ” du dit comté.L’est donner un exemple de condescendance envers le public, dont certains journaux le félicitent, en souuitant que les autres ministres l’imitent.Il parait que l’électorat anglais se plaint qu’on le laisse dans l’obscurité, et que depuis les élections on ne lui dise plus rien de ce qui se passe et se prépare.Le président du conseil s’est rendu à cette objurgation, depuis son retour de sa base d'informations et de trémolos, Londres,, et il jette à tous les vents des descriptions de batailles et des statistiques de canons pris à l’ennemi.Ce genre lui convient à merveille, et les péroraisons qu il en tire sont à rendre jaloux le maire célèbre de la ville de Hamilton, ce petit tailleur irlandais qui fut élu pour faire rire, et qui ne s’en prive.En tout cas, l’éloquence de M.Rowell est essentiellement sentimentale, e» il peu d’égaux dans les banquets pour exploiter le drapeau, les veuves, les orphelins et la gloire de l’Empire.Les Durhamois en profitent et cela va vraiment faire une belle jambe à leurs fils de cultivateurs ; mais ne réveillons pas les vieilles surprises ni les déceptions couvant sons la cendre.On va tout de même se mettre à parler au peuple.Comme l’augus-tan Pétrone, s’avançant sur son cheval damassé, pour pacifier la foule plébéienne, les ministres, plusieurs d’entre eux, vont prochainement s’épancher dans le sein de l’électorat.Nous ne savons pas lesquels.mais il nous semble que cela n'a aucune importance.Ce ne sont pas leurs paroles que le public re«loute ; ce sont leurs arrêtés, qui ne s’arrêtent jamais.PAPIER A GASPILLER Tl y a double menace, à ce propos.Non seulement il y aura d'autres arrêtés, mais on va nous en faire part à mesure, et mot à mot.Ce sera peut-être plus terrible encore à lire qu’à exécuter.Mais expliquons-nous.Tl est décidé que le gouvernement va lancer une publication officielle hebdomadaire, une sorte de magazine-complément de la Gazette Officielle, contenant le texte des arrêtés ministériels passés durant la sc- ies vertus du gouvernement, en bloc ou en détail.Cette création, destinée à être assez coûteuse, est née du désir populaire, tel qu’exprimé par YOttawa Journal probablement, de voir plus de renseignements être offerts au contribuable par ses maitres et seigneurs.“ Vous nous demandez des discours, nous allons faire mieux, et vous envoyer chaque semaine un bulletin de ce que nous avons fait, et de_ ce que nous nous proposons de faire, avec, tous les détails voulus ; l’abonnement sera gratuit, de même que les frais de port et de camouflage.” Et le bon peuple n’a plus qu’à s’asseoir dans son meilleur fauteuil et à attendre le journal du gouvernement, qui lui sera prochainement expédié, et dans lequel il trouvera tout ce qu’on trouve ordinairement dans ces sortes de “papier” comme on dit en Nouvelle-Angleterre: de quoi chasser toute insomnie.Quand nous disons “le peuple”, cependant, c’est par manière de parler; car il y a bien un million de foyers par tout le Canada, et il ne saurait être question de donner un pareil tirage à la nouvelle publication; ce ne serait pas de jeu avec les autres journaux.On se limitera donc à l’adresser aux classes “dirigeantes”, c’est-à-dire à ceux dont on peut se procurer l’adresse facilement et comme automatiquement: clergé, professeurs, avocats, médecins, banquiers, employés civils, supérie :rs, etc., etc.Voilà quels seront les heureux récipiendaires de l’informai on publique convenablement diluée et “pre-digested” que l’on nous annonce.UN NOM PREDESTINE Nous avons écrit “l’information publique”; c’est de ce bureau, ?n effet, que sera dirigée la nouvelle revue.M.Nicholls en aura la charge, et cessera à cette fin de composer des sermons pour les révérends des provinces anglaises, ce à quoi il s’est occupé avec tant d’onction et de succès en décembre dernier, et à quoi il n’a pas manqué de continuer depuis lors.Le “War Lecture Bureau” ainsi que s’appelle ce viscère national, sera désormais confié à un “clergyman” de Toronto, le révérend Lock, à qui ses ouailles ont généreusement donné congé payé pour le reste de la guerre, aux fins susdites.Il portera le titre de directeur adjoint de l’Information publique.M, Lock.il y a des noms prédestinés.Mais en fin, nous n’en sommes pas à un cadenas de plus ou de moins dans la vie nationale de ces heureux temps.Ce que nous avons hâte de voir, c’est l’édition française du journal hebdomadaire du gouvernement du Canada.Nul doute qu’elle sera rédigée dans le meilleur “Parisian French” que puissent fournir les agences de traduction de Toronto.A moins que l’on ne prie de s’en charger M.J.D.Reid, le ministre des ex-chemins de fer; on s’amuse à chaque session depuis une couple d’années à lui faire dire “Saint-Jean-Deschaillons”; le résultat échappe à l’imprimerie autant qu’à J’acousti-que.Mais laissons venir les événe-menls.Ernest BILODEAU.LES HEBDOMADAIRES Le Droit nous apporte d’intéressants détails sur la récente constitution de l’Association des périodiques canadiens-français catholiques.Comme il était à peu près de règle avec des gens qui vivent de la publicité, les organisateurs ont fait leur travail sans bruit et n’en ont guère parlé._ L’article du Droit, qui résume le récent congrès, nous permet de féliciter de leur entreprise les initiateurs.Nous avons maintes fois dit les services éminents que rend et que peut rendre la presse que l’on pourrait appeler de province.Elle compte déjà quelques-unes des feuilles les mieux rédigées du pays.Elle peut pénétrer dans des milieux que n’atteindront toujours que très difficilement les feuilles des grandes villes.La nouvelle association a pour objet de développer l’action de ces feuilles, de leur permettre d’échanger le bénéfice de leur expérience.Nous lui souhaitons de grand coeur succès et prospérité.— O.H.conclut l’avocat unioniste dont les journaux annonçaient le passage à Oltawa ces jours-ci.En voilà un qui n’a pas la mémoire longue et a tôt oublié la campagne féroce du ministère Borden, de certains de ses ministres, de ses députés les plus en vedette et de toute sa presse, en novembre et décembre 1917 contre notre province et notre race.Parler d’union sacrée après cela est d’une jolie pleutrerie.Une marine canadienne M.Ballantyne déclarait samedi soir devant une réunion de loyalistes montréalais dont le président est d’une race et d’une origine étrangères au Canada, que, sous peu, le Canada aurait une marine de guerre.“Il voit une grande flotte canadienne formant pa«lic de la grande flotte impériale, mais restant flotte canadienne, sous la direction absolue du Canada.Cette flotte agirait en étroite harmonie avec la marine impériale et en temps de guerre elle passerait sous un commandement unique”, dit la Gazette, résumant la vision du ministre de la marine.Ou nous nous trompons, ou le cabinet unioniste serait en train de subtiliser pour son compte le dernier projet de marine de guerre de M.Laurier, celui qu’il opposait.après 1911, au bill Borden que le sénat modifiait en y ajoutant: “Sujet à l’approbation du peuple”, et dont la discussion acharnée, aux Communes, valut la loi de clôture au parlement.-On peut s’attendre à ce que les gazettes libérales crient alors au voleur.BLOC - NOTES “Il est temps” Tel est le titre du premier-Québec de l’Evénement de samedi dernier.Par exception, il porte comme signature des initiales L.M., qui semblent bien être celles d’un avocat ministériel et conscriptionniste de la Beauee, bien en cour à Ottawa dans les cercles unionistes et qui, d'ici peu de temps, paraît-il.entrerait au sénat.L.M.prend prétexte des sacrifices que fait le 22e au front pour inviter les gens de sa province à Yunion sacrée, — en d’autres termes, pour solliciter leur approbation du cabinet Bor den en s'y faisant représenter par quelques ministres canadiens-fran-çais.“Il est temps que nous trouvions parmi ceux qui ont la confiance populaire des hommes capables de nous faire honneur et de prendre pour nous la part de res ponsabilité et de mérite due à l’élément canadien-français.Il est insensé d’essayer à faire Croire que notre dignité nous empêche de nous associer avec les membres du gouvernement actuel qui rallie Pap-pui presque unanime des autres provinces.Il est temps d’avoir dans le cabinet des représentants qui surveilleront les intérêts de la race et empêcheront toute orientation politique contraire à nos destinées.Nouvelles colorées Le Statesman affirme que nos dépêches d’Europe, sont souvent inexactes et de nature à induire le public en erreur.“Une preuve manifeste du caractère douteux des dépêches de presse que nous transmet notre agence télégraphique”, écrit-il, “c’est la publication d’un câblogramme de Londres disant que le gouvernement britannique avait relevé de son commandant le général de brigade Garnet Hughes pour le promouvoir à la direction de grandes fabriques de cellulose.Cette dépêche est absolument mensongère et notre gouvernement ou la censure devraient en rechercher l’auteur.En fait, la British Cellulose Company, au service de laquelle est entrée le général Garnet Hughes, une fois qu’il eut abandonné son poste, fait à l’heure présente le sujet d’une enquête, vu les accusations extrêmement graves portées contre cette compagnie et qui mettent une fois de plus le Canada en posture humiliante.Mais pourquoi la Canadian Press Association ne sévit-elle pas dans ce cas, comme dans d’autres qui sont de de nature à porter atteinte à l’honnêteté de nos journaux?” Leur prétexte Un correspondant du Citizen conte leur fait à ceux qui se scandalisent de la neutralité du pape pendant cette guerre-ci: “L’attitude véritable du Vatican a été exposée, définie et défendue, si tant est qu’elle a besoin de l'être, dans la presse par des catholiques et des non-catholiques même.Tout cela est accessible à tous, tous ceux qui s’y intéressent ont pu le lire.Les gens qui versent aujourd’hui des larmes de crocodile sur la profanation des églises, la persécution et les mauvais traitements infligés aux prêtres et aux religieuses sont les mêmes qui.en d’autres temps, classent les églises, les couvents, les prêtres et les religieuses d'après les connaissances qu’ils en ont puisées dans leurs études de la calomniatrice Maria Monk et du pasteur Chi-niqui.Le fait que le pape n’excommunie pas en bloc tous nos ennemis leur sert Je prétexte pour attaquer en public l’Eglise catholique.Leur manie bien à eux, c’est d’attaquer celle-ci, tout comme “faire des noeuds dans la queue du lion britannique fut jadis celle de toute une classe d orateurs et d'écrivains d un pays voisin.” On ne saurait mieux faire voir l’illogisme et l'hv-pocrisie des ennemis de la papauté a commencer par la Sentinel et les orangistes de chez nous.Bien renseignée !la dcw°,i?re livraison de la Canadian Military Gazette, périodique qui se lit dans les milieux militaires du pays et se donne pour bien informée de tout ce qui a trait à l armee, porte qu’il est possible lIu H y ait dès cet automne une nouvelle loi du service militaire.“ Si le gouvernement juge à propos de dépasser la limite des 100,000, il y a trois façon dont cela peut se faire, écrit la Military Gazette.Ou il peut réunir le parlement et amen-cicr la loi, ou il peut l’amender par simple arrêté ministériel, d’après la loi des mesures de guerre, ou il peut promulguer par simple arrêté ministériel un toute autre loi, à titre de mesure de guerre urgente.Il ne manque pas de partisans de ce dernier mode d’action, à supposer que les circonstances autorisent ce changement.L'arrêt de la cour suprême dans l’affaire Grey affirme le dorit du gouvernement d’amender, par simple arrêté ministériel, une loi votée par le parlement, et interprète très largement le pouvoir du gouvernement de légiférer sur tout ce qui a trait à la guerre.” Et l’article conclut : “ There may be a new Military Service Act this fall ".On peut s’attendre à n’importe quoi, maintenant, même à la promulgation d’une nouvelle loi militaire par simple arrêté ministériel.Ainsi que le rappelle le périodique que nous citons, le jugement de la Cour suprême n’ouvre-t-il pas toutes grandes les portes au ministère Borden ?m.c.-.uu.ci.i .a se- nuque contraire a nos destinées.t * maine et quelque .commentaire sur.Il est temus.U est aranOi temps”»l - G .P. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 0 SEPTEMBRE 1918 VOL.IX.— No 212 LA FIN DE LA RETRAITE?LE COMMUNIQUE DE BERLIN AF-FIRMANT QUE LES ALLEMANDS TIENNENT PARTOUT LAISSE ENTENDRE QUE LUDENDORFF A FAIT HALTE ET ENTEND RESISTER A LA POUSSEE DES ALLIES.APPEL DE Mme PANKHURST Londres, D.— L’assertion “nous tenons partout dans nos nouvelles positions ", contenue dans le communiqué de Berlin, implique, selon l’interprétation qu’on lui donne ici, que le général Ludendorff est d’avis que les Allemands ont maintenant terminé leur retraite, et qu’il a l’intention de tenter de tenir, le long de la ligne actuelle.On mandait hier de Paris que l’artillerie allemande tonnait sur toute la ligne, comme elle ne l'a pas fait depuis plusieurs semaines, et les indications générales sont que les contre-attaques des Ailemands et leur activité confirment les intentions attribuées au général Ludendorff.Ici, cependanl, on n’exprime pas d’autre opinion que celle que les Alliés ont encore l'initiative et forceront encore l’ennemi à poursuivre sa retraite.Bien que l'ennemi soit encore maitre de la hauteur de Messines qui constitue le bastion septentrional de sa ligne, les Français semblent le refouler constamment, en face des positions de Laon et de La Fère et de !a forêt de Saint-Gobain, qui constituent le bastion méridional de la ligne Hindenbourg.LA FAMEUSE SUFFRAGETTE, PARLANT AUX FEMMES DE TORONTO, LES ADJURE, AINSI QUE TOUTES LES C.t.VA-DIENNES.DE RENFORCER LE "FRONT DU PAYS".GENERAL ALLEMAND OPTIMISTE Amsterdam, 9.— Dans une conférence sur la guerre, à Berlin, le gc- Toronto, 9.— “Renforcez le front au pays’’, tel est le message qu’apporte Emmeline Pankhurst, la fameuse suffragette, aux femmes de Toronto et du Canada.Mme Pankhurst est arrivée ici, samedi, par le train de deux heures, venant de Boston.Elle consacrera une semaine à visiter les principales villes de la province, représentant aux femmes canadiennes leurs devoirs envers ceux qui combattent au front et s’efforcera de leur faire saisir l’importance de concentrer tous leurs efforts pour gagner la guerre.“Ceci, dit-elle, doit être le but de toute femme de l’Empire.Rien autre chose ne compte, pour le présent.Nous n’avons aucun doute sur la force de nos soldats et de nos marins.C’est le front du pays qui est faible et les femmes doivent y voir.La guerre a donné aux femmes d’exceptionnelles occasions de travail et elles n’ont pas tiré de l’arrière pour tenir les emplois qu’on leur a offerts.Les femmes d’Angleterre ont dépensé toutes leurs énergies à remplir un rôle qui aura pour résultat de bâter la victoire.“Les soldats ont l’occasion de voir ce que les femmes font là-bas et en sont remplis d’admiration.S’ils peuvent sentir que les femmes au CHRONIQUE AGRICOLE LE TABAC 3=: Dans un article précédent, (1) il a été question des principaux travaux do la culture du tabac.11 reste cependant encore à parler d’une phase très importante pendant laquelle cette plante exige beaucoup de soins.La récolte et les opérations subséquentes, com- prenant le séchage, le dépendage, l’i néral von Frcytag-Loringhoven, chef j pays — en Canada — consacrent adjoint de l’état-major général aile-; toute leur pensée à eux et au succès inand, a soutenu que la situation ac-! de la guerre, cela agira nécessaire-tuelle sur le front occidental est ment sur eux et hâtera le jour de la moins sérieuse qu'à plusieurs pério- victoire.” des de la guerre.Portant la parole à la salle du eo- “Les positions que nous occupions! mité féminin, à l'Exposition, Mme avant la contre-offensive de Penne-1 Pankhurst a déclaré que sa mission mi, élaient le résultat d'une offensi ve avortée, et conséquemment ne se prêtaient pas à une défense dont l’objet est l’économie des forces.’’ Voilà ce que le général a déclaré, suivant une dépêche.“Les positions n’avaient pas été consolidées, comme le veulent les exigences de la guerre des tranchées.” Le général von Freytag-Loringho-ven a allégué que rien de ce qui ressemble à une décision n’est en perspective.Il a dit : “Ce qu’il faut, maintenant, c’est de pousser les choses, de manière que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis reconnaissent notre invincibilité dans une guerre défensive.Nous ne manquons ni d'hommes, ni de matériel de guerre, ni de matière première, pour tenir longtemps.Il faut cependant que nous gardions la même fermeté dans notre détermination lui doit rester vivante à l’armée et au pays.Ajournons à la fin de ta ¦pierre tout ce qui peut nous diviser.” CADAVRE REVENU À FLOT auprès des femmes américaines et canadiennes consiste à leur faire comprendre une responsabilité : celle de convaincre les ouvriers de la nécessité de travailler sans faire de grèves.Mine Pankhurst croit que l’ennemi tente d’amorcer une campagne insidieuse pour soulever de I agitation dans le monde ouvrier, afin d’arrêter la production.Aux femmes de faire comprendre aux ouvriers que les responsabilités au front, au pays, sont aussi importantes que les responsabilités au front de bataille.L’orateur a dit qu’elle retourne en Angleterre pour prendre part à 1 election la pins importante qu’il y ait eu, alors que sur 9,000 ou 10,000 votants, 0,000 seront des femmes.Si Lloyd Qeorge, avec le parti “win-the-war” derrière lui, revient au pouvoir, tout ira bien.Sinon, une paix prématurée laissera un héri-tage de guerre.Mme Pankhurst et ?es vont travailler pour que les 0,000 suffrages féminins soient donnes en bloc aux candidats “win-the-war”, abstraction faite des tis politiques.par- (De notre corre6cx>naantj Les Trois-Rivières, 9.— Le chef j ie police Rerthiaumea reçu un message téléphonique ce matin Paver- ! LA POLICE FERA DES RECHERCHES tissant qii’on avait retrouvé le corps ', ¦ C.?rRs,iIAin Anderson, c ATHLETIQUE Ab B H Po .4 2 1 14 Belec, 3b.Rates, s.s.Brown, 1.f.Mullen, c.O’Sullivan, p.Rice, 2b.f Heffernan.Phillips, c.f.Heffernan.,, Caveney.2b.37 4 10 24 15 3 STARS Ab.R.H.Po.A.E.4 27 10 3 30 6 RésuMat par reprises Athlétique.100000300— 4 Stars.OOlOOOôOx— 6 Sommaire : 2 buts.Cardinal, Jette, Price, Caveney.Buts sur balles de Shaw 2, O’Sullivan 2 Retirés au bâton par Shaw 2.O’Sullivan 7.Double jeu.Rates à !.Heffernan.Sacrifice.Phillips.Ruts volés.Jette, Hébert, Bélec, Mullen.Frappés par le lanceur, par Shaw (Bélec 2).Balle passée.Cardinal.Laisses sur les buts.Athlétique 8, Stars 4.Balk, INDIENS Ab.R.H.Po.A.E.4 2 2 1 3 0 .3 1 1 11 00 .4 0 2 2 0 0 a», 4 0 4 6 00 x Frappa pour Deal à la 9e.Résultat par reprises: R H E Boston .000200000—2 I (i Chicago .000010000—1 7 1 Coups de 2 buts: Mann, Pick.Buts volés: Whiteman, Schaifg, Pick.Sacrifice : Hollocher.Doubles jeux : Hollocher à Merkle : Vaughn à Merkle.Laissés sur les buts : Boston 5, Chicago 5.But sur erreur : Boston 1.Buts sur balles : i.de Mays 1.Vaughn 1.Frappé par le lanceur : Vaughn (Whiteman).Retirés au bâton: Mars 4, Vaughn 7.Balle manquée : Schang.Temus LuJ.Arbitres : Klem, Owens, O Day, Hildebrand.AUX AVICUITEURS L’Ile du Prince-Edouard est en voie de produire plus d’oeufs corn parativement à son étendue que toute autre province du Canada, j Déjà ses oeufs sont au nombre des produits exportés en §Jus grande quantité et file se doit d’accroître encore cette exportation.Pour stimuler cette ambition pa triotique un concours de ponte a j! j été ouvert à la Ferme expérimen-.Halo à Charlottetown, sous la diree-q tion du Service de l'Aviculture du système des fermes expérimentales; il datera du 1er novembre et durera onze mois.Ce concours est ouvert à toutes les poules de l'Amérique, mais il ne pourra être mis à ta disposition des éleveurs concurrents que 20 loges de 8 poules, c’est-à-dire que ffifl pouies seulement pourront être logées.Les demandes de participation acceptées seront tes vingt premières reçues.Il y aura deux classes de poules: la classe No 1 comprendra les petites races; la classe No 2, les gros ses races.On pourra se procurer tous les renseignements en ce qui regarde dispositions, règlements, formules de demande, etc., en s'adressant au régisseur de la Ferme expérimentale.à Charlottetown, où le concours doit avoir lieu, ou à l’aviculteur du Dominion, à la ferme expérimen taie du Centre, à Ottawa.(Communiqué.) Le Lachine a fait un pas de plus vers le championnat, hier, lorsqu’il a battu le Canada par le score de 3 à 2, dans une exhibition pleine d’intérêt et incertaine jusqu’à la fin, tandis que le.Métropole a subi un échec, aux mains des Royal-Ca-nadien par le score de 5 à 2, dans la première partie, échec qui compromet fort ses chances d’arriver en tête de la ligue Nationale Indépendante.Le terrain de St-Henri, qui a été le théâtre des parties d’hier, était rempli à sa pleine capacité, et il y avait, sans exagération aucune, autant de spectateurs debout que dans les estrades.Près de trois mille personnes se sont donc transportées à St-Henri, pour assister au double-header des Indépendants, malgré les contre-attractions locales, entre autres la joute Ottawa-National.C’est une autre preuve tangible de la popularité dont jouissent les équipes de la ligue du président Jollivet.La première partie fut gagnée par le Royal-Canadien, à la troisième manche, lorsque les joueurs du gérant Hillmann croisèrent quatre fois le marbre et brisèrent l’égalité, qui existait depuis la fin de la manche précédente.Après avoir compté un point, dans la première inning, sur deux hits et une erreur, le Royal-Canadien prit les devants à la troisième, sur une passe à Jodoin, le coup simple de Bristow, dans la gauche, l’erreur de Boston et les deux-buts de Larivée et de Read, dans la gauche.Le Métropole compta son premier point dans !a deuxième manche, sur le hit de Doyle, sur la ligne du troisième, son vol du second et l’erreur de Damphousse, qui envoya la balle au rentre.Le coup sacrifié de Le-veillé au centre fit compter Doyle.Le dernier point des Métropoles fut compté dans la huitième, et avec un peu de chance, les hommes de Bélanger auraient probablement égalé le score.Eddie Pigeon, invincible jusque-là, faiblit, et Savaria ouvrit le bal par un coup simple dans la gauche Le deux-buts de j Sabby l’installa sur le troisième.Doyle fut passé et les buts se trouvèrent remplis.Une autre passe de Deschamps força Savaria à croiser de marbre.Comme il n’y avait pas un coureur de retiré, et que les partisans du Royal-Canadien commençaient à redouter un Waterloo pour Pigeon, ils supplièrent le gérant Hillmann de lui substituer Jean Pa-I quette.Ce dernier entra dans la boite et il eut raison des trois frappeurs suivants, qu'il relira dans l'ordre.Dans la neuvième, le Métropole eut deux hommes sur les buts, mais il ne put compter.Malgré sa faiblesse de la huitième manche.Pigeon tint ses adversai-j res à quatre hits.11 reçut un grand i support, Jodoin.Botschild et Dam-I phousse se signalant partieulière-I ment sous ce rapport.Devant l'ab-! sence de Trempe, au commence-I ment de la partie.Deschamp le rcm-I plaça comme arrêt, et Ulric Paquette dut lancer.Plusieurs dédi- sions des arbitres laissèrent fort à désirer, et le public eut plusieurs fois l’occasion de manifester son étonnement.La deuxième partie fut un vrai régal pour les spectateurs.Ce fut une partie de lanceurs entre Desjardins et Camille Crevier.Ce dernier accorda cinq hits, retira deux hommes et alloua deux passes^ tandis que Desjardins accorda sept hits, passa un frappeur, mais retira sept hommes au bâton.Après avoir compté un point dans la première manche, chaque club batailla ferme jusqu’à la cinquième, alors que le Lachine s’adjugea la palme en seo-rant deux points comme suit : Wingo prit le premier sur l’erreur de Ross,le deuxième sur le put-oui de Desjardins au premier.Crevier prit le premier sur le mauvais lancé de Fortin à Lafrance, tandis que Wingo prit le troisième.Le deux-buts de Leduc fit entrer Wingo, et une seconde erreur de Fortin permit à Crevier de compter.Ce fut tout pour le Lachine, mais lé Canada compta son deuxième point à la huitième, sur deux bits, et il vint près de rendre le score égal dans la neuvième, lorsqu’il installa trois coureurs sur les buts.Seule, la maîtrise exceptionnelle de Desjardins sauva la partie pour son club.Eddie Crevier, Grégoire, Rose.La-france et Camille Crevier ont joué brillamment au champ, tandis que Leduc a excellé au bâton.ROYAL-CANADIEN Ab.R.H.Po.A.E.COURS DU SOIR à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales 399, avenue Viger.ESPAGNOL et ITALIEN Ces cours se donnent le soir à raison de 2 heures par semaine pour chaque langue.Ils sont ouverts aux jeunes gens et aux jeunes filles.Inscription $10.Séminaire Su Joseph MONT LAURIER, QUE.Cours classique et commercial.Rentrée des élèves, mercredi, le 18 septembre.________________ Collège de l’Assomption La rentrée des élèves, mardi, le 17 septembre Collège Ste-Marie DE MONTREAL Dirigé par les Pères Jésuites.Cours classique et préparatoire français.Rentrée le 11 septembre, pour les pensionnaires, et le 12 septembre, pour les externes.Albert Chamberland PROFESSEUR DE VIOLON reprendra scs cours réguliers le jeudi, 12 courant, à son studio : 749 rue Sherbrooke ouest.Tel.Uptown 3542.Université Laval A QUEBEC P Ecole Forestière Cours complet de GENIE FORESTIER et« d’ARPENTAGE.Réouverture des cours 24, et examen d’admission les 16, 17, 18.j Pour plus amples renseignements s’adrch-l ser au directeur.Jodoin, 3b.4 Bristow, c.f.5 Griff, 1b .4 Rotchild, 2b.4 Damphousse, c.4 Larivée, l.f.3 Read, r.f.4 Millier, s.s.4 Pigeon, p.3 J.Paquette, p.1 1 10 0 3 Totaux.36 5 9 27 16 2 METROPOLE Ab.R.H.Po.A.E.Singher, 2b.ô 0 0 2 1 0 Savaria.c.f.5 1 2 2 0 0 Sabbv, l.f., 3b.4 0 2 1 1 0 Doyle, r.f.3 1 1 1 00 Deschamps, s.s.Duplessis, c.Lé veillé, 1b.Boston, 3b., l.f.L’.Raquette, p.POUR MARDI SEULEMENT Demain est un jour d occasions A nos comptoirs de poisson.Vous pouvez acheter nos meilleurs et nos plus frais à des prix moindres qu’a tout au-trfjour de la semaine.Gagnez du temps en téléphonant ^ FRAIS PECHES MORUE (sans la tête), la livre.HARENG, la livre.* ” ^ " " .EPERLANS FRAIS PrtC.HES POUR I.E DE.TF.VFR — SOT FS DF VFW YORK - AIGLEFIN - MAQUEREAU - SAUMON DE GASPF ERIAV CH AILLES - TRUITE SAUMONNEE - TRUITE DE RUISSFAUV Z noRFF BOUILLIS.8 DE GRENOl:iLLES ~ PETONCLES — HOMARDS VIVANTS ET Tcleph«n*4 s Uptown «94©-«941-M42-6»43.6M4.ê§45.M46-6S47 -• Fr" “STANFORDS „.Æ„Eu, Livraison sur 1»« bards do lae, mardi, jeudi et aamedi.Licence S-990S.Sam Price et Cutter.Temps: 1 heure 50.LACHINE Ab.R.H.Po.A.E.3 2 0 3 3 0 4 Crevier, 2b.Grégoire, ss.Leduc, l.f.Millar, 1b.Harney, 3b.0 113 0 3 0 2 0 0 0 4 0 1 11 (I 0 0 1 1 3 0 0 9 3 0 4 0 0 8 2 0 2 0 0 2 0 2 0 0 0 0 1 ! E.Vallières, r.f.3 0 0 .'1 j Bougie, c.f.4 0 0 2 ; Wingo, c.4 1 0 7 i Desjardins, p.3 0 0 1 Bélanger, l.f.0 0 (I O 0 01 x Trempe .1 0 0 0 0 0 j Totaux.Totaux.27 2 5 27 11 3| j x Frappe pour Boston à la Sème.Résultat par manches: : Royal-Canadien .104000000— 5 i Métropole .010000010— 2 SOMMAIRE Coups de deux buts, Larivée, j Read, Jodoin.Sabby; coups sacri-1 fiés.Larivée.U.Paquette; “fly” sa-I crifié.Léveillé; buts volés, Jodoin, Doyle.Duplessis 2: doubles jeux, ; Bristow à Damphousse à Jodoin : buts sur balles.U.Paquette 2; Pigeon 11; J.Raquette 1; retirés au ; bâton, par U.Paquette 2; par Pigeon 4; par J.Paquette 1.Arbitres: < Cutter, 2b.Lamothe, l.f.Bruneau, c.f.Ross, s.s.Reaudin.3b.Fortin, c.Rover, r.f.Lafrance, 1b.Crevier, p.xGénéreux ., Totaux.• .32 3 5 27 10 1 CANADA Ab.R.H.-.401 .401 .300 .400 .300 .311 .000 .34 2 7 Po.A.E.1 0 0 3 0 0 1 0 0 5 7 1 2 1 0 2 0 2 0 0 0 13 0 0 0 8 1 0 0 0 27 16 4 Sommaire.—Coups de deux but: I Leduc 2, Rose; coups sacrifiés, Lt duc.Fortin; buts volés, E.Creviei ! Crevier, Cutter; doubles jeux, ( Crevier à Rose à Lafrance 2; but sur balles, Desjardins 1, Crevier 2 retires au bâton, Desjardins 7, Cr< | vier 2; frappé par la balle, C.Crt ! ; mal lancée, C.Creviei Arbitres: Mcfioogan et Sam Prici | Durée, 2 heures.POSITION DES CLUBS xFrappa pour Lafrance à la 9enie.Résultat par manches: Lachine .100020000— 3 Canada 100000010— 2 Lachine .v Métropole ., Canada .Royal-Canadien.G., tounml ttt Imprime 4a no *!E POTOLAIRR 2 3-4.50 à 62 3-1, 75 à 62 1-2, 3 à 62 3-4, 7 à 62 3-4, 50 à 62 3-4.Quebec By.5 à 19 3-4.Shawinigun.15 à 115 3-4.Dom.Textile.3 à 97 1-2.Toronto Ry.10 à 60, 20 à 60.Actions de priorité Asbestos Corp.25 à 56.LA RECOLTE DU BLÉ ELLE PRESENTERA VRAISEMBLABLEMENT UN DEFICIT DE 64,000,000 DE BOISSEAUX, PAR RAPPORT A 1917 — REDUCTION DE L’EXCEDENT EXPORTABLE PREVU.LE MARCHE DESJIVRES LES RAPPORTS REÇUS D’UN PEU PARTOUT INDIQUENT QUE LA RECOLTE DE MIEL EST PLUS ABONDANTE.CETTE ANNEE.— LES PRIX SONT EGALEMENT PLUS ELEVES.— DIVERS.Cité de Montréal Obligations à 5 ans Remboursables le 1er mai 1923 BOURSE DES MINES Cours Tournis pat ni maison Dtmti and Co., rue Saint-François Fg ko.Montréal.Bryant, ¦Xavier, Offre, i 3% 29% Apex.•• «• •• • Bailey.• Beaver.Boston Creek.Chamb.For.» .11 r.cmtagns.¦ 26ft Crown Rrs.17 Davidson.33,/si Dome Ext.».•« *.15 Dome Lake.»• • • •• •• .• 12)4 Dome Mines.•» .999 Hargraves.4 ilollinger.«« *• .» 505 Kerr Lake.625 Kirk Lake.» .» 37 \& Rose.49 McIntyre.118 McKinley Dar.42'j Newffty.14 Nipissing.».•• .890 Dphir.».6 Pete Lake.»»•••»•••• 10 Pore Crown.14 Vi Pore Vipond.14 Prke».E.Dome.8% Schumacher,.*.19 Silver Leaf.».T* feck Hughes.».».19 Temlsk.».3014 rhomp-Krist.5 frethewey.26 V’nc.Oil and Gas.West Dome Con.» •• •• • • 11 Winnipeg, 9.— La “Free Press” vient de rendre publique la quinzième de ces prévisions annuelles de la récole du blé, pour les trois provinces de l’Ouest.Ces chiffres sont le résultat de près de 5 voyages d’observation continuelle, en chemin de fer ou en automobile.Us sont également basés sur les rapports des correspondants, et ils sont généralement considérés comme judicieux.On estime à 149,844,000 boisseaux la récolte probable des trois provinces réunies.Le rendement, provinces par province, s’établit de la façon suivante: Boisseaux Manitoba, 2,616,000 acres emblavées, rendement moyen 18-notal .47,121,000 Saskatchewan, 9,222,000 acres emblavées, rendement moyen 10-total .92,220,000 Alberta .10,500,000 .Calculant le blé à $2.05, on estime la valeur probable de la récolte du Manitoba à $90,604,200, en chiffres ronds, et, à raison de $2, on estime la valeur probable de la moisson
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