Le devoir, 16 septembre 1918, lundi 16 septembre 1918
VOLUME IX.— No 218 MONTREAL, LUNDI 16 SEPTEMBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMEROS Abonnements par la poste : Édition quotidienne 1 CANADA ET ETATS-UNIS $5 00 UNION POSTALE.800 Édition hebdomadaire CANADA.K .83 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE ., ., , ., , .3 00 DEVOIR Rédaction et administration; 43.RUE SAINT-VINCENT / MONTRÉAL.TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! t UNE GRAVE ERREUR On sait qu’à la suite de ses premières séances d’organisation, l’Union des Ayriculteurs de la province de Québec, qui a pris naissance dans la région de Saint-Hyacinthe, a choisi pour président d’honneur et organisateur, c’est-à-dire pour drapeau et pour cheville ouvrière, M.Da-•mien Bouchard, directeur du Clairon et député provincial de Saint-Hyacinthe.La nouvelle a un peu surpris ceux qui avaient eu l’occasion de causer avec quelques-uns des initiateurs du mouvement.—'Nous voulons d’abord nous organiser en dehors des politiciens, nous disait l’un d’eux, qui dirige une grande exploitation agricole et suit de fort près les affaires publiques.A l’heure actuelle, les politiciens, tenus par leurs attaches de parti, subissent en outre la pression de deux corps fortement organisés: l’Association des Manufacturiers et le Congrès des Métiers et du Travail.A cette pression, nous voulons opposer celle des cultivateurs organisés.Notre association se placera exclusivement sur le terrain professionnel.Par là nous pourrons, à l’occasion, donner la main aux cultivateurs organisés de l’Ontario et des autres provinces, comme nous l’avons fait l’autre jour à Ottawa.(Nous étions encore assez près de la réunion d’Ottawa, où s’étaient rencontrés des cultivateurs de toutes les provinces).Nous savons qu’il sera difficile de nous protéger contre l'intervention des politiciens, mais il le faut.Ainsi, on voulait convoquer à notre réunion d’organisation les représentants des douze comtés (d’abord visés).Cela nous aurait fait vingt-quatre députés.Vous voyez où pareille intervention nous menait.Nous avons réussi à bloquer cette manoeuvre, mais le' danger restera.Pour moi, je voudrais que cette association fût, en même temps qu’une union de protection et de défense mutuelle pour les agriculteurs, un moyen de surveillance à l’endroit des politiciens.Cela serait tout profit pour eux et pour le public qu’ils fussent surveillés par une force indépendante.C’était là, en gros, la pensée de l’un des promoteurs du mouvement, et il n’était probablement pas le seul à penser ainsi.Comment alors a-t-on pu en arriver à mettre à la tête de l’oeuvre un politicien-et l’un des politiciens les moins sympathiques de la province — qui n’a jamais passé pour avoir un intérêt dans le domaine agricole?Comment des cultivateurs sérieux, intelligents, comme nous en connaissons parmi les chefs du mouvement, se sont-ils laissé imposer pour porte-drapeau et pour factotum, pour ainsi dire, M.Damien Bouchard?Il faudrait, pour le dire, être au courant de toute l’histoire intime du mouvement, mais cela n’atténuerait en rien la portée de l’erreur commise.Celle-ci commence à donner ses fruits.Elle a créé d’abord une atmosphère générale de défiance à l’endroit du mouvement.Beaucoup, qui verraient d’un oeil très sympathique l'organisation des cultivateurs, ne se soucient point d’entrer dans une association qui parait être la chose de M.Darpien Bouchard.La méfiance est d’autant plus grande qu’on prête à l’association le désir de fonder des bibliothèques, de répandre de la littérature, d’organiser des conférences.On ne se soucie point d’avoir pour directeur de la conscience agricole le député de Saint-Hyacinthe.Plusieurs journaux ont traduit cette méfiance et l’association en subira certainement, et profondément, le contre-coup.Sans doute, il y a là d’autres personnes que M.Damien Bouchard; il y a, dans le comité, des hommes de valeur, de véritables cultivateurs; mais cela ne change rien au fait brutal: ces hommes ont voulu ou sübi M.Damien Bouchard et celui-ci, devant le publie, reste à la fois le président d’honneur et l’organisateur de la société, situation extraordinaire et qu’ir ëc-i peut-être le seul à occuper dans l’une quelconque de nos sociétés.Comment veut-on que la nouvelle association ne semble pas, par ce double choix, avoir voulu symboliser dans M.Bouchard son propre idéal ?Et le fait sera d’autant plus remarqué que M.Bouchard est seul politicien qui jusqu’ici paraisse faire partie de l’association.La faute est lourde et, si elle n’est point promptement réparée, elle a toute chance d’être fatale.?mer HEROUX.cat en chef de la ville de New-York est payé au même prix que celui de Montréal, lequel se fait en plus des honoraires quand il a gain de cause dans les procès où il occupe pour la ville devant les tribunaux civils.Le directeur de la police est payé à New-York le même prix qu’à Montréal.Il y a évidemment là une anomalie; et le moment est bien choisi lors de la confection du budget pour que nos commissaires se demandent s’il n’est pas le temps d’émonder là dedans.Ces salaires ont été établis, en effet, par le plus dissipateur de tous nos régimes, celui de l’ascension au pouvoir de M.Martin qui, sans cause, sans demande même, dans la plupart des cas, des chefs de département vous les augmentait sans hésiter de mille dollars et plus, comme si le coffre de Concordia eût été comme le tonneau des Danaïdes, sans fond.ATTENTION ! Que l’ancien commissaire qui jouissait assez de la faveur du ministère provincial pour induire celui-ci à nommer une commission du tramway et une commission administrative, (il prétend que cette dernière n’a pas été constituée selon qu’il le voulait ) ait raison ou non, nous n’en savons rien.Mais ii est certain qu’il va de l’intérêt même des commissaires d’essayer de le faire taire soit en ordonnant à leurs subordonnés, qui sont attaqués par lui de le poursuivre soit en se rendant à ses demandes.Il a terminé son assemblée de l’autre soir en conseillant aux contribuables de ne pas payer un sou d’impôt foncier à la ville tant que l’on n’aurait pas fait droit à certains de ses desiderata.S’il allait être écouté, dans quelle situation se trouveraient les commissaires?Les propriétaires ne perdent pas grand’ehose en se conformant à ce conseil qui à cause de cela a de grandes chances d’etre écoutées, puisque comme l’ancien commissaire avait le soin de le leur rappeler leurs propriétés ne peuvent pas être mises en vente avant trois ans.il est évident qu’il faut que le bureau des commissaires trouve quelque chose pour rattraper la confiance populaire qui lui échappe depuis le premier jour de sa nomination, sans quoi il devra s’en aller.Louis DUPIRE.tions faites à Winnipeg, et se totalise à 8876.Le fait est d’autant plus remarquable que les catholiques de Winnipeg sont contraints, depuis près de trente ans, de s’imposer une double taxe pour maintenir des écoles conformes aux exigences de leur conscience.Mais ce que nous tenons à signaler surtout, c’est le caractère parti-culièrèment pratique que prend, au Manitoba comme dans la ,Saskatchewan et l’Ontario, la défense nationale.On se rend compte que les manifestations écrites ou verbales n’ont toujours qu’une importance limitée, qu’il faut les supplémenter par une action qui exige des dépenses, que ces dépenses devant être subies par des corps trop faibles parfois, il faut constituer une caisse qui assure aux petits le secours des plus riches, qui mette à la disposition des chefs des ressources qui puissent être sans retard appliquées aux endroits nécessaires.Cette caisse, elle n’est pas encore très abondamment pourvue, sans doute, mais eWe existe et c’est déjà beaucoup.Elle existe, et nos compatriotes apprennent chaque jour son utilité profonde et son urgente nécessité.C’est le gage de son progrès futur.Nous avons donné d’intéressants détails sur ce qui s’est fait récemment en Saskatchewan.Au Manitoba, il va de soi que l’oeuvre a toutes les sympathies de Mgr l’Archevêque de Saint-Boniface.Il a profité d’une occasion récente pour en témoigner publiquement.¦Et c’est ainsi que, sans vain tapage, mais avec efficacité et méthode, s’organise là-bas la défense nationale.— 0.H.NOTES MUNICIPALES M.Tremblay vient d'avoir une bonne idée.Il songeait déjà à revêtir chacun des agents d’un imperméable; celte fois c’est tout le corps de police qu’il veut couvrir au moven d’un comité-Macintosh, qui prendrait toute la responsabilité des actes de la police.L’important, cependant, en toute chose, c’est de bien débuter, et ne serait-il pas à propos défaire fairela première enquête par un juge de la (lour supérieure qui examinerait le dossier de chacun des officiers supérieurs que M.Tremblay a nommés.Nous doutons, en effet, que le ilirecteur de la Sûreté, tant et si longtemps que son état major se composera de gens dont la réputation est violemment attaquée et qui négligent de se défendre, il ait la chance de recruter un comité de ci toyens dont la composition offre quelque satisfaction au public.Une chose là-dedans ne nous paraît pas claire: qui doit nommer ce comité de citoyens?Si c'est le chef lui-même qui se choisit ses censeurs, il n'os^ pas douteux qu’il met Ira parmi leur nombre M.Villeneuve, assurément le plus violent criti que de son administration jusqu’ici.C’est à lui qu'il importe surtout de donner satisfaction et de faire taire tout le premier.Car il est évident que s’il continue scs dénonciations, sans qu’on trouve moyen de lui répondre, tous les comités 'du monde n’arriveront pas à ramener In confiance dans la direction de la police.LE BUDGET BILLET DU SOIR LES RECHERCHES SCIENTIFIQUES Quelques-unes des suggestions de M.Villeneuve pourraient peut-être retenir l'attention des commissaires au moment où ils se préparent à lia confection du prochain budget, lequel, ont dit certains journaux, se soldera comme les précédents par un déficit, sensiblement réduit, mais par un déficit tout de même.On a beaucoup vanté jusqu’ici, dans les feuilles qui sont à leur dévotion, le dévouement à la chose publique des nouveaux commissaires.On a cité tel et tel pour qui leur novelle charge signifierait une réduction sensible de revenu.(MM.Marri] et Vervillc ne sont évidemment pas de ce nombre puisque à leur principal moyen de subsistance de politiciens professionnels, — leur indemnité de députés qu’ils ont conservée — ils ont ajouté les dix mille dollairs de traitement que la ville leur paie.) Or, M.Villeneuve a rappelé un fait que bien peu de gens ignorent et constatent à Montréal, ô savoir que jamais la ville n'a été aussi bien administrée que lorsque les échevins et les conseillers ne touchaient pas un seul sou de traitement.Pourquoi 1rs commissaires, soucieux de témoigner leur désintéressement et le dévouement à la chose publique, ne sacrifient-ils pas leur traitement à la ville ?On économiserait, de ce chef, cinquante-deux mille dollars par année.De plus, cela leur permettrait de réclamer de Québec et d’obtenir assurément, car on sait qu'ils ont des intelligences dans le cabinet provincial, l'abolition du traite ment du maire, qui est un véritable scandale — et celui des échevins.On paie dix mille dollars par année à M.Martin, qui n'a absolument rien à faire que de présider les séances du conseil.On sait l’histoire do ce traitement maintenu alors que les_ devoirs de la charge étaient supprimés.Dans le premier projet de législation, le traitement du maire disparaissait.M.le maire, qui est candidat perpétuel au poste et avait déjà fait savoir son intention de se présenter, et avait inaugurésacampagne au moment de la session, s’en fut trouver M.Gouin qui rétablit, à la séance suivante, le traitement à dix mille dollars, comme il l’était avec quelque justification quand le maire ex erçait, ex-officio, les fonctions de président du bureau des commissaires.On comptait de la sorte apaiser la colère de M.Martin, car c’est ainsi que l’on dispose légèrement des deniers publics pour servir des fins tout ce qu’il y a de plus per sonnelles, que l’on condamne Uon cordia à payer dix mille dollars par année à un roi fainéant, parce que l’on supposait que ce roi fainéant avait grande chance d'etre bâillon né avec ce rouleau de billets de ban 1 M.Martin, une fois le chiffre du traitement rétabli à dix mille dol Inrs dans la charte, n'ayant plus i craindre les coups de la législature, qui était protégée, se lança dans une attaque à fond de train contre elle.De sorte que leur faiblesse envers Je candidat à la mairie ne servit de rien à nos députés.T.a législature serait donc évidemment bien disposée à supprimer le traitement du maire, payé à ne rien faire, luxe qu'une ville dans l’état financier de Montréal ne peut pas se payer, si les commissaires pour donner plus de poids à cette demande commençaient par se sacrifier eux-mêmes sur l'autel de la patrie, comme on le disait aux temps héroïques où ces choses-là ne s’écrivaient pas seulement, mais se faisaient.LES FEUILLES La première feuille jaunie Dans le vert frais a pris son vol ; Son existence étant finie, Elle se couche sur le sol.Une autre la suivra, puis toutes, Le long de la nuit et du jour, Joncheront les champs et les routes De leurs petits corps, tour à tour.Leurs formes sont de toutes sortes, Et des plus exquises coule.urs : Est-ce parce qu’elles sont mortes Qu’elles ressemblent à des fleurs ?On peut, pour en orner sa chambre, En faire un bouquet délicat Où le brun clair se mêle à l'ambre.L’ambre au somptueux incarnat.Elles égaironl de nuances La terne clarté des jours gris, En prolongeant les influences Des bois au charmant coloris.• » * J’en ai suivi sur la rivière Qui s’en allaient bien doucement ; L’eau qui reflétait la lumière Semblait un autre firmament.Et celles-là pouvaient se croire Encore en plein ciel de juillet.Car le clair azur dans sa gloire Tout alentour d’elles brillait.Mais d’autres gisent, aussi belles, Dans l'obscurité du fossé, Xc voyant pas au-dessus d’elles Leurs soeurs plus heureuses passer.La brise un instant les promène, — Grands papillons, petits oiseaux,— Les emporte an loin, les ramène, Franchissant chemins ci ruisseaux.Après la descente fatale, Leur tissu léger et soyeux Retourne à la terre natale, Et s’u résorbe, poussiéreux.* * * Le vent balancera la branche Sans éveiller un seul frisson : La feuille aura pris sa renvanchc En mourant avec sa chanson.Hélas ! chanson trop èphcnxèrc, Murmures à peine distincts, Discrets comme un coeur en prière Qui bénit l’azur des matins, — Im douce chanson est partie ; Nous n’entendrons plus de ces mots Où l'intelligence avertie Sentait s'exprimer les rameaux.Feuille rouge, et toi, feuille brune.Qui fûtes vertes ce printemps Et resplendissiez sous la lune Comme des joyaux éclatants, Déjà Van prochain vous invite : Vous renaitrez vertes encor, Puisqn’ici-bas tout ressuscite Par la vertu du soleil d’or ! Albert LOZEAU.LES AUTRES TRAITEMENTS.Une .comparaison entre les salai res qui sont payés par Montréal et New-York n'est pas sans intérêt, tl est évident que personne ne prétendra que le coût de la vie soit plus élevé Ici qu’à New-York et qu'un poste dans une ville qui a une population égale à celle de tout le Canada, nn presque, ne donne pas autant de travail et de responsabilité que dans une ville qui n'a pas sept cent mille Ames el cepen dant, prétend M.Villeneuve, l'avo “POUR LA DÉFENSE NATIONALE" Chaque semaine, les journaux français du Manitoba publient, sous le titre Pour la Défense natln-nnle, une note où VAssociation d'E-dueniion des Canadiens fiançais du Manitoba accuse réception des souscriptions de la semaine.La dernière liste est particulièrement forte.Elle donne le résultat de souscrip- Ottawa, 15.—• L'Institut de recherches scientifiques dont la création a été annoncée dernièrement mérite encore quelques considérations, bien que nous en ayons déjà parlé assez longuement.L’importance de l’œuvre à accomplir ressort surtout de ce que nous avons dit à propos du charbon, par exemple, et de plus le rapport contient d’autres exposés devant lesquels le scepticisme n’est plus possible, celui par exemple, de la dette d’un milliard et demi que nous aurons accumulée, et dont les charges annuelles ne s’acquitteront pas toutes seules.“Le fardeau ne sera tolérable, dit M.Macallum, qu’à la condition d’une forte augmentation du commerce international; toutefois la concurrence qu'y rencontreront les divers pays exportateurs sera plus aiguë, la plus cruelle (pitiless) que le monde ait jamais connue.Par conséquent, ajoute-t-il, l’ère nouvelle qui s’ouvre pour le Canada comportera des problèmes industriels d’une telle ampleur qu’il faudra remanier toutes nos méthodes industrielles, ainsi que l’attitude de nos gouvernements, fédéral et provinciaux, d’un côté, et de nos chefs d’industrie, de l'autre, quant à la nécessité de la recherche scientifique dans le développement industriel.” Le rapport établit ensuite que l’Angleterre n’était pas mieux préparée que nous sous ce rapport, en 191-1, mais qu’elle a fait de grands progrès depuis, de même que l’Australie et les autres Dominions.Nous aurons donc à lutter contre la mère-patrie et nos colonies-sœurs au même titre, que les autres pays concurrents.Nous l’avions toujours cru, mais il est intéressant d’en goûter l’admission une fois de plus.“Cette apathie à l’endroit de la science appliquée, continue .plus loin le rapport, provient de ce que l'opinion publique n’était pas renseignée et ne savait pas que la science, ptire et appliquée, est d’une im portance aussi grande que la sécurité de l’Etat.” Voilà qui est prendre son sujet au sérieux, et l’on conçoit que le Conseil se préoccupe de l'opinion publique, et de la modifier par tous les bons moyens.Mais pomment se propose-t-il d’agir, une fois qu’il aura obtenu la confiance publique et les subsides qui en découleront ?D’abord on nous explique que le Canada n’est pas tout à fait dépourvu d’industries à base scientifique.Quelques-unes possèdent des laboratoires, mais de ressources trop limitées.D’autres se sont affiliées à des associations américaines do recherche, en retirent de grands bénéfices, mais il ne faudrait pas que ce.système s’étendit sur une trop grande échelle, car nous y perdrions notre personnalité canadienne."Il y a des raisons, dit le rapport en termes assez ambigus, il y a des raisons qui s’opposent à ce que cette coopération (avec les Etats-Unis) ne soit pas érigée en système.Quelques-unes de ccs raisons sont d'un ordre psychologique "inscrutable in the ultimate, il you wilt'’, mais capable d’influencer notre ligne de conduite sur cette question.On ne saurait demander à notre population d’approuver un plan, même attrayant pour elle, en vertu duquel se produirait un effacement de la fierté et de l’indépendance qui sont à la base de la nationalité.(An effacement of the pride and.indépendance that nationality essentially predicates)’’.Donc, H faut que les industries canadiennes se suffisent ft elles-mêmes.et WUdessus tout le monde est.d'accord.Comment elles y parviendront, on nous l’explique en détail; elles devront s’associer ehtre elles au point de vue de la recherche scientifique, et chacune de ces as dpciationi formera une "guild", rappelant les corporations du Moyen âge, contre lesquelles on a tant déblatéré, -et auxquelles on revient forcément de plus en plus.Ces guildes, car le mot est français, croyons-nous, centraliseront leur personnel scientifique et leurs travaux à Ottawa, sous le toit de Y Institut de recherches que l’on va établir.Pour illustrer notre pensée par un exemple, supposons une guilde ou corporation des fabricants de pulpe chimique.Ils ont un problème qui les inquiète et leur coûte une perte d’argent constante, celui de l'alcool de bois que l’on nfêle à l’eau coulant dans les machines écoreeuses dernier modèle, et qui s’en va ensuite avec les écorces, à la mer ou dans les rivières, selon le cas.Perte de cet alcool coûteux, perte de l’écorce, empoisonnement de ces eaux et des poissons qu’elles contiennent.Voilà un problème compliqué.Dans chaque usine, on s’en préoccupe, mais personne que l’on sache, n’a encore trouvé de solution pratique.Supposons maintenant la création d’une guilde des pulperies; elles réunissent leurs chimistes et leurs physiciens au moyen des fonds communs, plus puissants nécessairement que ceux de chacune d’elles, consacrés à cette fin, à Y Institut central d’Ottawa, et le problème est posé à ceux-ci.Ils sont réunis, et de plus ils sont en contact avec d’autres hommes de science.N’-ont-ils pas plus de chances de trouver la solution désirée que chacun d’eux isolément dans son petit bureau de la forêt ou de la mer?C’est l’illustration du proverbe familier que “l’union fait la force”.On conçoit que les frais d’organisation d’un Institut de cette nature ne peuvent manquer d’être assez élevés, et c’est pourquoi il faudra que l’Etat accorde des subsides dont le chiffre est à débattre.Ce ne sera pas un don à proprement parler, car une seule découverte faite dans ces conditions favorables peut rembourser cent fois la somme avancée.On cite le cas d’un trust américain du pain qui soumit à l’Institut Mellon, de Philadelphie, semblable en plus grand à celui que nous voulons créer dans la capitale canadienne, un problème technique dont les données précises nous échappent.En tout cas, le problème fut résolu, et le coût d’opération d’un département du trust en fut diminué d’une somme supérieure au coût de l’Institut Mellon lui-même.Il n’y a plus qu’à espérer que le nouvel Institut ne va pas nous gratifier d'un trust du pain à notre tour, si toutefois nous ne l’avons déjà sans le savoir.dans le coup du ciment treize millions qu’il a sans doute placés dans la British Cellulose dont il défend les coulissiers et les lanceurs qui touchent 6,000 pour cent de bénéfices en dix-huit mois.S’il y a des roquets quelque part, ce ne sont pas les gens qui rappellent le passé et la conduite équivoques de Bea-verbrook, mais bien ceux qui lèchent les plats de ce sire, et acceptent, échine courbée, les coups de bottes qu’il donne aux Canadiens français.Après avoir rencontré de pareilles gens, Beaverbrook doit avoir une jolie idée de notre racel Heureusement pour nous que les parasites, les sycophantes et les gens à l’âme de valets y sont l’exception.Les autres pays, comme nous le disions plus haut, nous ont précédés dans cette voie.Washington possède un Bureau of Standards de fondation récente et du coût initial d’un million, avec un total de salaires s’élevant à un autre million chaque année.A Londres, le National Physical Laboratory dépense $600,000 par année depuis 1914, et à Charlottenburg, faubourg de Berlin, fonctionne le Physikalische-Technische-Rcisch-Anstalt, qui est le laboratoire national de l’Allemagne.Ce n’est donc pas l’exemple qui manque, et comme conclusion à cette énumération succincte, le rapport déclare en lettres italiques que: “En considération de ces faits, qui démontrent l’unanimité universelle à organiser des bureaux de recherche scientifique pour le développement industriel de chaque pays, et à, cause du besoin spê-le Canada d’un bureau M.Sifton A peine M.Clifford Sifton est-il revenu d’outre-mer que des feuil-jes le mentionnent déjà comme administrateur possible des chemins de fer de l’Etat.M.Sifton, qui est un des maîtres du ministère unio-« uiste et en fut le principal artisan, peut parfaitement devenir n’importe quoi, sous le régime actuel.De là à dire qu’il serait un administrateur parfait et sans reproche, il y a très loin.Mais comme, de ce temps-ci, tout arrive, M.Sifton sera notre prochain administrateur de voies ferrées nationales, s’il le veut.N'est-il pas tout puissant?Nézyme La Patrie continue.Nézyme est né viable, nous annonce-t-elle.Il y a des enfants nés viables et qui vivent, niais sont imbéciles tout le long de leur existence.Nézyme est de eette espèce.Toutefois puisque M.Tarte l’a pris sous sa protection, qu’il le presse sur son coeur en fait sa venette, son Rintintin, il faut croire qu’il trouve beaucoup d’esprit à Nézyme.Que M.’ Tarte prenne garde, toutefois.L’imbécili té de son filleul pourrait peut-être en gagner d’autres, à qui le nom de Nézyme siérait assez bien; Nézyme semble en passe de devenir l’enfant chéri de la boutique où il a pris naissance.Pour que l’enfant si dépourvu d’esprit, né viable, mais imbécile, soit si bien traité, si cher à son parrain, il faut qu’il lui touche de très près.Un nom La Gazette, au Globe qui veut un nom pour le réseau ferroviaire du Canada acquis par l’Etat, ‘ suggère celui-ci : Canada’s National Folly.Cela indique assez que la Gazette n’approuve pas du tout la politique ferroviaire de ses maîtres, pas plus qu’elle ne voit d’un bon oeil la construction du chemin de fer de la baie d’Hudson.L’Autriche démembrée Juste au moment où l’Autriche lance les propositions de paix qu’on sait, le professeur Thomas Masa-ryk, président de l’union nationale jchèco-slovaque aux Etats-Unis, et jadis exilé d’Autriche, propose le démembrement de cct empire.La tâche sera ardue, à supposer qu’elle rencontre l’assentiment de tous les alliés.Il y a des groupes influents d’Austrophiles en Angleterre et en France, il y en a même aux Etats-Unis; et M.Brailsford, un publiciste anglais bien connu, exposait -dans une lettre remarquable récemment parue dans la New Republic l'impraticabilité du partage de l’Autri-che-Hongrie.Un fait est à peu près certain : ce partage assurerait à l’Allemagne des zones d’influence étendues, dans ce qui peut s’appeler l'Autriche allemande.Et, à moins de démembrer aussi l’Allemagne,— ce qui serait une tâche gigantesque, — on ne voit pas bien comment, disent les Austrophiles de Paris et de Londres, peut se faire le partage de l’Autriche.En paroles, il est déjà fait D’accomplissement, il sera cours supérieures, chez nous, ont perdu quatre mois à entendre des causes et élaborer des jugements que des secrétaires et des jeunes avocats sans science véridique remarquable ont renversés en quelques traits de plume.Pourquoi a-t-on paralysé le travail des tribunaux civils pendant quatre mois, si l’on se proposait d’en arriver au résultat qu’on sait et dont le nom* bre des causes portées par l’autorité devant M.Duff et ses aides fai* foi ?Notre commerce Il est à la baisse.Nos exportations ont diminué de plus de 20J millions depuis le premier janvier, tandis que nos importations accusent un fléchissement de 103 millions.Il fallait nous y attendre.Les difficultés grandissantes des transports.vu la diminution du tonnage mondial disponible sur l’Atlantique, l’épuisement progressif des reserves de blé, de viandes, de matières premières, au Canada, tout cela contribue dans une large mesure l’abaissement des statistiques commerciales.Nous ne devrons pas nous étonner si, d’ici plusieurs mois et même quelques années, cette baisse se poursuit.Elle pose dès aujourd’hui un des problèmes éco-nomirques de Taprès-guerre, et non l’un des moindres.Il reste à voir comment nos gouvernants, nos industries et le pays s’en tireront.Les vols Le Canadian Railway Guide écrit, dans une note de son édition de septembre, que les compagnies de chemins de fer se voient dérober en moyenne 40 pour cent de l’argent payé par les voyageurs dans les wagons-lits.Cela peut sembler exagéré, mais le Canadian Railway Guide s’appuie sur le témoignage d’un fonctionnaire qui est en mesure de savoir ce qu’il dit.Cela signifie donc, s’il dit la vérité, que le public voyageur paie deux fois sur cinq, pour le privilège de coucher dans ces wagons, de l’argent qui ne .se rend pas à la caisse et donc qu’il y a des gens malhonnêtes chez les préposés aux wagons-lits.Il ne faut pas trop s’en étonner.11 y en a partout.Mais il faut le regretter.On suit pourtant que les chemins de fer surveillent tous leurs employés et avec sévérité.Les voleurs sont toutefois ingénieux.Les voyageurs auraient du reste mauvaise grâce à jeter la pierre aux autres ; un hôtelier important de Montréal ne disait-il pas récemment; qu’un quart de la coutellerie et de la lingerie des hôtels et des chemins de fer disparaît chaque année, enlevé par des collectionneurs malhonnêtes ou des voyageurs ayant la main trop leste et la conscience trop large?La malhonnêteté est de tous les rangs, malheureusement.G.P._____ pour .vouloir.Et nous ne savons pas en core le fond de leur pensée là-dessus.cial qu'a de ce genre, le Conseil de Recherches approuve l’idée de la création d’un I extrêmement laborieux, à supposer Institut central de recherche dont que les Alliés s’entendent pour le la fonction s'étendra non-seulement à la science pure, mais encore à la science appliquée aux industries du Canada.” On peut déjà pressentir que la prochaine décade verra des changements presque inimaginables dans la vie économique canadienne, et il semble évident que l’innovation dont nous sommes informés par ce rapport sera appelée à diriger nos efforts dans la bonne voie et à faire cesser la stagnation dont nous avons souffert, et dont on se rend mieux compte en comparant notre ligne de conduite passée avec celle des autres pays qui nous montrent le chemin.Ernest Bilodeau.BLOC - NOTES Les roquets Dans un éloge dithyrambique do Beaverbrook qu’imprimait samedi la Patrie, le rédacteur de cette feuille écrivait: "Lord Beaverbrook a fait un travail colossal et il jouit aujourd’hui d’un prestige que ni ses détracteurs de la-bas ni les roquets d’outre-mer qui le mordent au talon ne pourront amoindrir." La cause est donc entendue; puisque le bonhomme qui a déjeuné chez Bcaver-brook, qui s’est saucé dans sa baignoire, a bu son vin cl fraternisé avec ses laquais, dit que Beaverbrook est un grand homme, il faut l'en croire.La reconnaissance du ventre fait oublier au rédacteur de la Patrie que Beaverbrook, dans son journal YExpress et dans son livre Canada in Flanders, a laissé ou fait insulter notre parler et calomnier notre race et donc qu’il est un triste personnage, à part d'être l'agioteur que Ton sait et qui a fait Economie?Pour empêcher que la ville brûle pour $5,900 de charbon dans son hôtel municipal, chaque hiver, la commission du combustible, à Ottawa, oblige nos administrateurs municipaux à modifier tout de suite le système de chauffage central, à l’hôtel de ville ; jusque-là, cela parait assez raisonnable.Où cela le semble moins, c’est quand on apprend de la bouche même de l'ingénieur de In cité que ces changements coûteront au bas mot $19,805, dès ccs semaines-ci.Donc, déboursé immédiat et certain d'une vingtaine de mille piastres pour une économie possible de combustible de moins de $6,000 par an.Ce ne sera pas avant quatre ans que la ville pourra rentrer dans scs fonds.Cela peut être de l'économie, mais nous le saurons en réalité dans quatre ans seulement.Pour l'heure, et dans l’état actuel des finances municipales, cette décision paraît assez singulière.Espérons qu’elle aura d’autres conséquences que celle de faire grelotter nos employés municipaux, pendant Thi-ver qui s’en vient.Trente-cinq mille C’est le nombre des appels que M.Duff et ses aides ont expédiés jusqu’ici, dans l'administration de la loi du du service militaire.11 en reste encore dix mille à venir, à part ceux des jeunes gens qu’on est en train de réexaminer pour les classes autrement, s’il y a moyen, de façon à les astreindre au service immédiat.En définitive, ce* nom- A LA MÉMOIRE DE NOS MORTS UNE FOULE CONSIDÉRABLE ASSISTE HIER A LA CÉRÉMONIE RELIGIEUSE- CÉLÉBRÉE POUR LES DÉFUNTS AU CIMETIÈRE CATHOLIQUE Près de cinq mille personnes au bas mot ont pris part, hier après-midi, à la cérémonie annuelle de la commémoration des morts, au cimetière de la Côte-des-Neiges.Tous, pénétrés du souvenir des chers disparus, ont murmuré des prières ferventes à l’adresse de ceux qui goûtent maintenant le sommeil du juste, en s’associant de cœur au rite solennel de la cérémonie.Mgr Lepailleur officiait, au chant du Libéra me Domine.Et MM.les abbés Rolland et Flood, chacun dans leur langue respective, ont prononcé des allocutions touchantes, qui tirèrent les larmes de bien des yeux.M.Rolland attaché à Notre-Dame fit ressortir la grande leçon de la mort, en tant que le souvenir de notre fin dernière peut nous entretenir dans la voie de la justice et nous aider à éviter le péché.Le prédicateur recommanda de ne pas oublier que nous mourrons aussi et que tous nous aurons alors besoin de prières; c’est un devoir de charité de ne pas oublier nos morts.Puis il rappela le souvenir des soldats tombés sur le çhamp de bataille, qui ont fait dans un baptême de sang le sacrifice de lour vio “Jamais nous n’évoquerons leur mémoire sans un sentiment de vénération pour eux.La séparation est plus lourdement ressentie, puisqu’ils reposent en terre étrangère, loin de ceux qui pourraient venir s’incllr/er sur leur tombe.” M.l’abbé Flood, de la paroisse Saint-Antoine, a fait un éloquent tableau de la mort et des enseignements qu'elle comporte.La cérémonie s’est terminée par le chant du Libéra, repris en chœur par toute l'assistance.LA CÔTE MOURMANE SERA ÉVACUÉE Amsterdam, 61.—Une dépêche de Helsingfors, parue dans les journaux berilinois, déclare que le gouvernement allemand a assuré à la Finlande que ses troupes n’entreraient pas à Est Kaieila.Cette mesure est pour éviter de nouvelles , , .tension* entre la Suède, la Fin*i bmix cas d appels presque tou* hRn4e et Berlin.SI les allié» lett-inscrits par 1 autorité pour ce qui rent leurs troupes de KaleRa, l'AVq concerne le Québec, démontrent 1 Umagne fora de même dans uaq.comme quoi les magistrat» des période non eoècltiéo.( A^A-m AstLà* vy AAV) A3&\j+% k k+à**.*.*^ lJ-1 XU bJALA*.m.AJ—AÀJA^J^» A*/Ad V/A-.^ — aJ | LETTRES AU DEVOIR” u\ LES HAUTS FAITS DU 22e RAID AERIEN SUR PARISA’APPUI DE L’ÉPISCOPAT M.WILSON A FOURNI bénédiction LA FORMULE! i rï UN CRUC1FI] Noos il» publions çae des lettre* signées.o« des commanirations ac-compagrnéea d'une lettre airnée, a»e« adresse suthev^igue.Les correspondents! anonyme* s’épargneraient du papier, de l'encra, un timbre-poste et k nous une pert* de temps, s’ils Toulalent bien en prendre note définitlTemeai.UNE BELLE MANIFESTATION A EU LIEU, DIMANCHE, A QUEBEC, A L’OCCASION DU DEUXIEME ANNIVERSAIRE DE LA BA-1 TAILLE DE COURCELETTE.— ! NOMBREUX DISCOURS.Paris, 16.— Plusieurs escadrilles aériennes de l’ennemi ont survolé la région de Paris, ce matin.Elles ont été violemment bombardées par les canons antiaériens, mais ont réussi à jeter quelques bombes.Il y a quelques victimes et des dé- • gâts matériels ont été causés.L’alerte a été donnée à 1 heure 23 et le | signal de la disparition de tout danger, à 3 heures.______ Hier après-midi, avait lieu, à R, î LES JOURNAUX AMERICAINS RE- semont, au couvent de la Résurr , ______ il,.c RH.PP.P ranci Seal ne Myr L'ARCHEVEQUE DE MONTREAL, DANS UNE LETTRE .1 SON CLERGE, ORDONNE UNE MENT DE MITE".Franciscains, là qui] .av.ua —ipr — - -__ - — T- , T (JllM I LA FORCE SANS El- fouie d’environ trois mille person.I nés assistait à cete cérémonie.La R P.Jean-Joseph Degutre, provin.i w'nu'iiiti-' nF ptlï Uon «es rr.rranciscam PONDENT A L OFFRE ^.^ bénédiction du grand crucifix ALTRICHIENNE PAR LARGE 1 p jrcsse devant le couvent.r\PHO f rx * â¥T QLETE ES F.WELR DE L 0£1 - journauv jnaRn à la note de paix diction et le sermon de circt DEBS IRA AU PENITENCIER "ABRIS POUR LES ¦ «trqu’i^ lutter jus ; «fut >«• «• P- New York, 16.— La réponse des t.ja| de l’Ordre, procéda à la béné, çirconstan* Ange, SOLDATS." Cleveland, 16.— Le juge Westenhaver a condamné samedi A PROPOS DE (De noire correspondant.) Québec, 16.— 1,'ne manifestation ! à alquelle assistaient plusieurs mil-_ i liera de personnes a eu lieu, hier COLONISATION après-midi, au parc de l’Exposi- _____ tion, pour commémorer le deuxiè- M.0.Héroux, nie anniversaire de la prise de Rédacteur au Devoir, Courcelette par le désormais fa- Montréal.i Mieux 22iènie régiment canadien Eugène Debs, accusé d'avoir violé l’Acte de l'espionnage, à 10 ans de i détention au pénitencier de Moun de ville, Virginie Occidents La ______occidentale, sur i chacun des trois chefs d’accusation.Mais la peine sera purgée con-; eurremment.Le juge a rejeté une motion demandant un nouveau procès, mais une exception en faveur du prisonnier a été accordée Debs a été admis à caution, moyennant §10,000, et a reçu la permis-1 sion de quitter le district fédéral pour aller chez lui.Je relisais ces jours-ci les brochu- ' français.Lile constituait le princi-i res du Père Martineau et du P.Du- ; PaI article d’un programme de fè- ! gré, sur la colonisation dans la pro- ! tes commencées, hier, pour se con- _ ?- -f - -.IinilOP îll! ’ hn l o r-i 1 ' r, t-« 11 »» j \ n vince de Québec, et je me deman- tinuer aujourd’hui en l’honneur de dais ce gui en est résulté.1 part un 'ce haut fait d’armes, qui restera nraiet de conarès.aiourné depuis, comme l’un des plus admirables projet de congrès, ajourné depuis, comme l’un des plus et pour de bonnes raisons, sans : episodes de la guerre.doute, je ne nie rappelle pas qu’il ait été fait quoi que ce soit de sé- rieux.Pourquoi donc cette apathie à l’endroit d’une oeuvre dont on admet pourtant l’importance exceptionnelle du point de vue l’avenir de notre nationalité au Canada?J’oubliais la belle initiative du cercle ou de l’association de Notrc-Dame-du-Chemin, signalée récemment par un correspondant du Devoir.C’est quelque chose évidemment, c’est même beaucoup, étant donnée l’indifférence de nos gens en toute chose qui ne retentit pas dans le monde de la publicité ; et ceux qui sont à la tête, de ce mouvement méritent certes notre concours autant que notre admiration.On sollicite souvent notre générosité pour des choses qui pressent beaucoup moins.Mais on avouera que l’initiative des amis de Notre-Dame-du-Chemin n’est pas proportionnée aux besoins de réformes, des concours et des efforts qui s’imposent si l’on veut que la colonisation réponde aux exigences de la situation actuelle.Des orateurs distingués dont la participation à cette fête n’a pas peu contribué à en rehausser l’éclat ont adressé la parole, et, dans des discours éloquents, ont chanté les i gloires des héros du 22ième.Les fêtes sont commencées, le matin, par une messe solennelle, à la basilique, à laquelle assistaient tous les vétérans du 22ième.Les couleurs du régiment avaient été amenées spécialement de Montréal et placées dans le choeur de la basilique où elles sont demeurées jusqu’à l’heure de l’assemblée, hier après-midi.LE MAIRE LAVIGUEUR L’assemblée était présidée par le maire Lavigueur.En acceptant de présider la réunion, le maire de Québec a prononcé un discours dans lequel il a fait ressortir la part que Québec a contribuée au 22ième.Il a souligné le fait que depuis sa formation cette unité fameuse a touiours été commandée par un officier québécois et a rappelé la mémoire des officiers de ca u- i ex o < i cuti t t/x t t etc tic , ii • » • i » Pour l’amour de Dieu, que l’on v,Ve^ec |e jp Notre-Dame des Sept DoS du diocese: urobablement le même sort."Fer- |eurs jont c’était la fête et dans ce* Archeveche de (Montreal, , sonne jR-ji si < e n'est un Allemand j j (ies stigmates de Saint-Fran* „ .11 sfp,tem^rc 1918' ou un vassal de l’Allemagne, ne1 .Mes biens chers collaborateurs,^ DOurrait s’imaginer qu’au moment Vous avez suivi, avec le meme les chefs responsables du milita- risme prussien sont aussi hypocrj ntards que par le passé, il St-Jean, N.-B., 16.— Le capitaine de navire E.Dagwell a été suspendu pour la durée de la guerre.C’est le résultat de l’enquête tenue ici, au sujet de la perte de la goélette Dornfontein, qui avait été détruite après avoir essuyé le feu des mitrailleuses d’un sous-marin allemand, dans la baie de Fundy, le 2 août.Le principal point de l’enquête est que le capitaine a remis ses instructions au commandant du sotis-marin ennemi sans avoir obéi aux ordres d’essayer de les détruire.D’après la conduite du capitaine en cette occasion, la cour a trouvé qu’il avait attaché une importance secondaire aux documents qui lui expliquaient ses devoirs et ses responsabilités, et qu’il était coupable de négligence, mais sans aucune intention criminelle.Malgré que l’équipage ait été mixte et que deux d’entre eux parlaient l’allemand, la cour n’a pu prouver que le désastre avait été causé soit par des signaux ou renseignements fournis à l’ennemi.LE PREMIER RAPPORT EST CONFIRMÉ Amsterdam.16.— Le correspondant à Kiev du Tages Zeitung, de Berlin, mande à son journal que l’ex-impératrice de Russie et ses quarte filles, selon l'organe des Tehéco-Slovaques, ont été assassinées, près de lékaterinbourg, contrairement aux voeux du gouvernement soviet.LE VATICAN ESPERE ENCORE MORT DU MAJOR GORDON WEIR Rome, 16.—Le Vatican doute de la vérité de cette nouvelle, attendu qu’il n’en a pas été informé.Après l’exécution de l’empereur Nicolas, le Vatican fit appel à l’Allemagne et à l’Autriche pour épargner son épouse et ses filles.Des rapports récents d’Espagne déclaraient que l’ex-impératrice et ses filles étaient attendues en Espagne.Elles devaient arriver sur un vaisseau espagnol arborant le drapeau papal.LE CARDINAL FARLEY EN DANGER DE MORT New-York, 16.Le cardinal Farley, qui a été frappé d’une pneumonie, il y a un mois, est très en danger depuis quelques heures, d’après le bulletin publié par ses médecins, hier soir.Monseigneur Carroll, son secrétaire privé, a declare qu’il peut recouvrer la santé, mais que son état est trçs sérieux.Le cardinal Farley est actuelle-! ent à sa résidence d’été d’Oriental Point.En somme, je crois qn’il faut fai- ,i„ ,_ j; .r- rc pour la colonisation ce qui a clé •r dévouement.Ceux qui sont fait nnnr la lemnérrinr* tombes, dit-il, ont la meilleure de fait pour la tempérance.i •, ., , .Croyesè cher M.Héroux, à mes ] pr,orcs.et 'f '),us , sincere de • t » n lino cmi\rpnir*c r»F nrvuc Ion»* .I i-> septembre 1918.(nos souvenirs, et nous leur dresserons des statues afin que nos enfants suivent leurs exemples.LE GENERAL LANDRY MARIAGE BÉLAND-MATHIEU Le général Landry, commandant du district militaire de Québec, fut l’orateur suivant et a fait voir la | valeur militaire des braves du Vf i» rirw-i»,,,- h v i i • .! 22ième qu’il a eu sous son coin- M.le docteur H.-».Béland, depute mandement dans la brigade qu’il Les amis du major Gordon Weir, de Montréal, viennent d’apprendre sa mort.Le major Weir qui était an front, obtint récemment un congé et s’embarqua sur le “Missanabie”, en route pour le Canada.Ce navire a été torpillé la semaine dernière et depuis l’on était sans nouvelles de cet officier.Le major Weir était natif d’Edimbourg.DÉMISSION DU CABINET AU JAPON intérêt que vos pasteurs, le mouve ment de générosité en faveur de nos soldats.A l’appel des conférences de Saint-Vincent-de-iPaul, les dons ont afflué de toutes parts.Dans les moindres villages, on a organisé des tombolas, des soirées de charité, des collectes à domicile.Ces efforts combinés Ont permis de créer autour de nos conscrits une atmosphère de chaude sympathie.Le “Chez-nous du soldat” s’est élevé dans les principaux postes d’entraînement.Simple marquise ou tente spacieuse dans les camps, abri plus vaste dans les villes, il a été le centre de distraction pour les heures de repos, d’inaction ou de désoeuvrement.Les aumôniers s’accord mt à proclamer le bien qu’a pro luit, parmi les jeunes gens enrôlés, la création de cet organisme militaire.Mais nos conscrits ne demeurent pas parmi nous.Le sort des armes les appelle dans les camps d’outremer.A l’exemple des autres nations, il nous faut les y suivre et leur assurer les bienfaisants effets du “Chez-nous”.Les Américains, les Anglais, les Français ont établi çà et là pour les leurs des lieux de réunion, des salles d’amusements honnêtes, des cercles d’études, des chapelles.Nos soldats sont encore trop dépourvus de ses moyens d’action, si puissants pour leur conservation morale et religieuse.Une oeuvre s’est fondée pour parer à cette lacune.Elle a nom: le “Comité des abris pour les soldats” (Army Huts).Les aumôniers de nos différentes unités en ont pris la direction de l’autre côté de l’eau.Ici, ce sont les Chevaliers de Colomb qui se sont chargés de leur assurer des ressources pour amener à bien leur entreprise, Du là au 22 de ce mois, des groupes de ce corps parcourront le pays pour recueillir des souscriptions.Toutes les sommes seront consacrées uniquement à l’oeuvre; rien n’en sera dépensé en frais d’administration ou autrement.Les agents canadiens du Comité, ont sollicité les évêques d’aider leur mouvement.Tout l’épiscopat s’est accordé à le voir d’un bon oeil et à lui promettre ses plus chaudes sympathies.Vos fidèles ne manqueront pas, mes bien chers collaborateurs, de s’unir à leurs chefs spirituels pour faire de l’entreprise un succès.Ils tes et va _ soit possible d’entrer en négociations de paix.” Puis il ajoute plus loin: On peut en toute sûreté abandonner la décision à ta force — même à la force sans limite — dont l’Allemagne elle-même se réclame tout d’abord”.Le “Sun” observe de son côté que la note de l’Autriche ne changera rien à la décision des Etats-Unis de continuer la guerre à l’allure vertigineuse qu’elle a prise depuis quelque temps.La “Tribune” laisse entendre que c’est la peur qui motivé l’attitude actuelle de l’Autriche, elle dit maintenant: “Venez, prenons place autour d’itne table dans une ville neutre et discutons la paix.” La “Tribune” ajoute que “l’Allemagne a perdu la guerre” et que l’arme la plus dangereuse à l’heure actuelle est l’offensive de paix de l’Autriche; mais que l'on doit y répondre par les paroles prononcées par le président Wilson à Baltimore : “Force, force to the utmost”.çois, dont la fête se célèbre aujour* d’hui.C’est une ancienne tradition dans l’ordre de Saint-François de dres* ser un crucifix devant le monastè* re.Get usage se remarque surtout en Espagne.Le crucifix des RR.PP.Francis* rains de Rosemont a été donné paé un citoyen de nationalité irlandaisd et érigé par les soins de sa fille^ madame Bernard.RESOLUTION DE CONDOLEANCES Le conseil unicipal de St-Rémi, comté de Napierville, a adopté une résolution de con délances à l’occasion de la mort de M.Camille La marre, ex-maire de la municipalité et père du conseiller actuel, M.A.F.Lamarre.Copie de la résolution a été transmise à la famille et aux journaux.LES SURVIVANTS DU “GALWAY CASTLE” Plymouth, 16.— L’atterrissement des survivants du Galway Castle a donné lieu à des scènes déchirantes.Les passagers étaient surtout des femmes et des enfants.On dit que des familles entières sont perdues.Parmi les survivants étaient des enfants pouvant à peine marcher qui pleuraient en vain pour leurs parents.Des mères cherchaient vainement leurs bébés, des épouses leur mari.Noinbre de con- Le temps qu’il {ait ailleurs.Toronto, 16.— Des averses sa sont produites dans 1 Ontario et la Québec pendant que dans 1 ouest la température a été belle et fraîche.Lacs et haie Géorgienne : vents modérés du nord, nuageux et frais, averses locales ce soir et une parti» de la journée de mardi.Vallées de l’Ottawa et du haut St-Laurent : vents modérés de l’ouest, nuageux et frais ce soir et une partie de la journée de mardi.Bas Saint-Laurent : vents modérés de l’est, nuageux et frais ce soir et mardi.Golfe et rive nord; vents frais du sud et du sud-ouest, averses.Provinces maritimes : vents modérés, nuageux et frais avec pluiesi locales aujourd'hui et mardi.Lac Supérieur : vents modérés de l'ouest au nord-ouest, beau et frais aujourd’hui et mardi.Manitoba et Saskatchewan : beam et frais aujourd’hui et mardi.Alberta ; beau, peu de changement dans la température.RELEVE DU THERMOMETRE._____________________naissances demandaient des nou- voudront tous, j’en suis sûr, y aller velles de leurs amis, pendant que I Québec ' * " .j>on (Jistrihuait des '' chauds et secs.(Service de la Presse Associée.) Tokio, 14.—Les journaux conservateurs prédisent la démission prochaine du cabinet japonais dirigé par le premier ministre, M.Terau-chi.Le’ mariage aiira lieu en l’église j ‘‘f °5.t1 pas,é< ils ‘’"J l«' dun courage et d’une cnerg.e Pas de cartes.|’?î011’0 épreuve.Ils ont écrit des ^(Communiqué) NOMINATIONS PROVINCIALES épisodes héroïques (pii n'onl pas été surpassés par aucun bataillon.Et il est convaincu qu'après la guerre, le roi permettra au régiment d’inscrire sur son drapeau le nom de Courcelette qu’il a illustré on s'illustrant lui-même.L’ABBE CAMILLE ROY A sa dernière réunion, le cabinet provincial a fait les nominations suivantes: MM.Moïse Paquette, Ovide Gou-1 M.l'abbé Camille Roy prit cn- geon, fils, Jos.Uondu, Odilon Pa- Sl,itc la parole.Dans une admirable quette et l’abbé N.Lasalle, commis- allocution d'une haute valeur litté-saires d’écoles pour la municipalité Paire, le distingué littérateur a ex-de Notre Dame de Pont-main, dam posé la grandeur du rôle que les le comté .K.t 38».Leblond nefirumath 2S9 Est, rue ONTARIO Jiaekcfaer de I’UniwilU de Franc* et d* n «iv.r-i.A .«• Franc* et d* d'A"d*mu- •• •.«.’ .“étobu'è Montreal* “* «4u.vaut deyin" a»oca» r dentin* rapidement « Pharmacien médecin 7 HOTELS HOTELSTR0CH QUEBEC ^epHo-m M GA 1JMONV r.ur.ol i’L'W AMERKAW L_J n I V/ gir* O rx CW a- e.Notaires rxrvi wU'i ’¦ŒïMJïiïïZ, :,i VICTORIA HOTEL Qurbcr.H.Fontaine, Prop.THOMAS pUCHÀRME th.^v,.'rjî’, sæï: uVnT.rjïL" , , 16* ST-JACQUES* Tél m!i, ,n,r’ '•*' ««.fcia.i nil.ri* Ranee.'térAaîèl.t ôui.-Hiï.|,| * * - ¦ * g g g tJ|>e I lau américain.Prix $2.50 U $3.50.»rix special pour le» voyageurs d# Commerce, $2.50 par jour.REGLEMENTS DE COMPTES LIPPÉ .tiOTAIWl S*ll»t-J*rqii#*, fi» Miilfi Mîl MUNTftKAL ** tnnir.% "uvrlcrs et loumallcri.des no tarn 'T1',' "rr',nt imjécs moyennant vrt.'tr -T * rBrl1'''' Dlacrétlon absolue, vous trunalgrrr* «ver mol nauLitiral M.t *- mieux.(18A I mirier oursî.JOS.I».A.TUUENNE , „ Notaire tzi » L^p.AUCHBTIERB EST Têt.Eat 7913.Munir .Montréal.I’arrauTtlUlr* d“ de Mc(Ur 26.75 3 verges x 3.35.75 3 verges x 3%.39.75 3 verges x 4.42.50 Carrés de velours Wilton sans * coutures * r Importés d’Angleterre.Achetés il y a 18 mois.Comparez ces^ valeurs avec ce que vous pouvez avoir ailleurs.l Format 2 verges Va x 3 ./ 28.75 3 verges x 3%.38.75 3 verges x 4 .42.75 3 verges ^ x 4 .52.75 3 verges Vs x 4Y».56.75 Carrés de tapisserie Balmoral sans coutures Ils sont de toute première qualité.Les dessins et les couleurs sont les plus jolis qui soient faits.La qualité de la texture et des teintures est aussi ce qu'il y a de mieux.Format 3 verges x3 .24.75 3 verges x 3Vs.27.50 3 verges x 4 .29.75 3 verges x 4 .38.75 Au deuxième.Souscrivez à Toeuvre des Huttes Catholiques de Tarmée, organisée par les Chevaliers de Colomb du Canada.Magasins formes à 5.30 p.m.Magasins ouverts à 8.30 a.m.L.I M ITED TELEPHONE UPTOWN 7000 Feuilleton de la page du FOYER +++++* y La Villa par - des — M.Colombes Maryan r 48 (Suite) —Je n’a vais jamais pensé qu’il pût exister entre nous un autre lien que celui d'une bonne amitié de cousins, continua-4-clle avec le même calme.Mais si, comme je Vous le disais, votre demande m’a Saisie par surprise, Je ferais votre malheur et le mien en l’accueillant.Il devint pourpre.—Françoise, eomment pouvez-vous parier ainsi?.—Comment avez-vous pu, Interrompit-elle, venir à moi avec un coeur rempli d’une autre?Et comment auriez-vous le courage de briser des espérances qui, pour être muettes, u’en sont pas moins vives?Pensez-vous que je n’aie pas deviné que vous aimez Cristina Haspcri?Et me croyez-vous femme à prendre le bonheur d’autrui?il était horriblement pâle.—J'aurais été un bon mari, commença-t-il d'une voix presque inintelligible.Mais il se tut devant le regard de reproche que lui Jeta sa cousine.Il y eut un moment de silence pénible, puis il reprit, très ému: —Pardonnez-moi, Françoise.Je ne veux pas nier que j’aime Cristina, el je ne sais même pas quand cet amour a commencé.Mais J'ai pour vous une affection réelle, e! vous auriez eu seule mes pensées et ma vie.—Ne parlons plus de cela, Taddeo.—'Mais alors, Françoise, vous admettrez que je remplisse les intentions de lady Elisabeth?—Je ne connais d’autres intentions que celles qu’a exprimées son testament.—Vous voulez me déshonorer?¦ Nous devez, dit-elle, renoncer à l’idée de me faire accepter quoi «lue ce soit.SI cela vous coûte, acceptez cette mortification comme une punition.Car vous avez eu «les torts, Taddeo, des torts envers moi, et des torts envers celle qui vous avait donné son coeur et qui avait foi en la fidélité du vôtre.Elle eul pitié des sentiments complexes et douloureux qui se livraient un combat en lui.Elle lui tendit In main.—Oublions tout ceci, mon cousin, dit-elle affcctueuscmeni, Donna Cristina ignorera toujours le scrupule qui vous a un instant égaré.Et pour achever de calmer votre conseience, je vais vous demander quelque chose de votre héritage., —Oh! Françoise, vous savez re que je désire! Donnez-moi cette petile tête de saint François.d’Elisabeth Sirani, que lady Clifford emportait partout avec elle.Votre mère ne trouve- ra pas mauvais que vous m’offriez un souvenir de cette courte'et heureuse période.(Profondément ému, il s’inclina si bas qu’il était presque agenouillé, et il appuya ses lèvres sur la main de la jeune fille.Ainsi se termina le roman de Françoise.XXXIII Et sur les ruines de son coeur, secrètement dissimulées par l’effort de sa fierté, elle édifie sa vie nouvelle.Son tuteur est trop heureux de se débarrasser d’elle pour ne pas approuver ses plans.Sa taule Blanche n’a plus besoin «le ses services.Elle a passé presque inaperçue dans la vie du comte Albrandi.Quant à Taddeo, ignorant du combat qu’elle a livré, et «les regrets qu’elle a étouffés courageusement, il est Inut à la Joie de la sécurité reconquise, cl à l’ivresse d’un amour heureux.Ils sont tous repartis pour Florence.Cristina s’est montrée charmante pour Françoise; après tout, c’était la rivale qu’elle haïssait en elle.Quant à Giulia, elle a noué avec la jeune fille un de res liens que ni le temps, ni la distance, nt ta dissemblance des vocations ne peuvent affaiblir.Françoise a les confidences de ce coeur qui, ayaut ef- fleuré en quelque sorte le martyre, a été ravi aux choses humaines, et aspire au sacrifice de sa liberté reconquise.Et c’est Giulia qui l’étève au-dessus de l’immense, amer découragement qui la submerge.En attendant l’époque très prochaine du mariage de Taddeo, auquel elle devra assister, quoi qu’il lui en coûte, pour garder son secret, elle s’occupe avec miss Atkinson d’une modeste installation.Taddeo a offert «les meubles à son ancienne gouvernante; elle ne peut protester contre cette manière détournée de contribuer à son bien-être.et prend un mélancolique plaisir A organiser son intérieur.C’est étrange, à dix-neuf ans, de fonder un foyer solitaire, sans joies, sans rayonnement, sans espérances.Cependant, elle aura l'indépendance et la paix, et elle peut du moins Jouir de l’exlnse de ta pauvre Ri.sa.Qui voit réalisés, et au delà, les modestes rêves qui ht) semblaient impossibles.Elles avaient choisi leur logis dans ce quartier du Pin-cio, où Françoise avait des souvenirs, — tout près de la Trinité-du-Mont, presque A l'angle de la via Gregoriana; elles avaient un balcon et une vue superbe, la même qu'on découvrait de l'appartement de lady Clifford.Elles n’avaient pas encore eu le temps de prendre des habitudes, lorsqu'elles partirent pour Florence.En France, les bruns bourgeons avaient à peine commencé A éclater sous l’effort de la sève; mais dans ce pays, le printemps devançait la date officielle du calendrier.Déjà une fraîche et tendre verdure contrastait avec le feuillage sombre et raide des cyprès.Des fleurs étol-laicnt les haies, les violettes bleuissaient l’herbe, les rosiers se couvraient de boutons.Taddeo avait-il laissé entendre à sa mère que c’était au désintéressement de Françoise qu'il devait le riche héritage de lady Clifford ?Toujours est-il que Blanche la reçut avec une effusion aussi vive, sinon aussi sincère, que lors de son premier séjour A Florence.Taddeo, cette fois, était A la gare.Son attitude gardait des traces d'embarras, perceptibles seulement pour Françoise, mais donnant A eclte-ci conscience d'un certain avantage.Atiss Atkinson était ravie de revenir, indépendante et en invitée, dans cette maison où elle avait subi silencieusement un si long esclavage.Françoise retrouva immédiatement ses privilèges de nièce fré* aiincc.8a chambre était ornée de fleurs, et Augustine, la femme de chambre de Blanche, dont l’humeur suivait invariablement les fluctuations de celle de sa maîtresse, l’attendait pour l’aider A sa toilette.Il y avait le soir un diner assez nombreux; la comtesse s'informa avec sollicitude «le ses préférences quant aux voisins qu’on pourrait lui donner, et demanda son avis au sujet des (leurs.Miss Atkinson n’aurait pas voulu figurer A ce dîner, même si on te lui eût demandé.Elle prit plaisir a voir Françoise si jolie dans sa robe de tulle noir pailleté, avec des iris bleu sombre A son corsage, et ses cheveux légers et soyeux disposés «le la manière simple et un peu classique «pii lui seyait particulièrement bien.Pour la première fois elle était, sur ce sujet, d'accord avec Augustine, si ce n’est que celle-ci prétendait tirer un orgueil patriotique du charme de sa compatriote.(A .inivre) mr.nn-ui.AiHK «s rrinnnsubUIM Umlt I.N rhrvfi«»r.strant “* ¦ ¦*—* s ta 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 SEPTEMBRE 1918 \ OL.K.— No 218 ¦)* îoorti^6 i La Vie- * PARTIE NULLE DE DIX MANCHES AU MILE-END Les Stars et le Crescent sortent du terrain avec un résultat de 3 à 3 — Clément établit un nouveau record de 25 manches 1-3 sans un point pour l’adversaire.Le Crescent n’a pu réussir hier à remporter le championnat de la .i-gue de baseball de la Cité.Le mieux uu’ils ont pu faire a été de faire partie nulle de 3 à 3 de dix manches avec les Stars.Les Indiens ont battu 1 Athlétique par 3 à 1, et Henri Clément a établi un nouveau record pour le nombre de manches sans un point pour l’adversaire.L’ancien record établi par Evans au milieu de la saison était de 23 manches 1;3.Clément a porté cc record à 23 manches 1-3.C’est là un exploit qui ne sera probablement pas égalé de sitôt.Ajoutons que Clément n’a accordé hier que deux hits comme i) avait fait dans ses deux joutes précédentes.Il a en outre retiré onze frappeurs au bâton.Webster et B.Rochon ont été les seuls à placer ses balles en lieu sûr.Les Stars sont venus bien près de vaincre le Crescent.Ils ont en effet compté trois points à la première manche.Cet avantage aurait suffi à leur donner la victoire sans les malencontreuses erreurs de l’arrêt-court Bate-s.Si ce dernier n'eut pas manqué hier comme il l'a fait, les Stars auraient répété l’exploit accompli il y a une semaine par les Indiens.Ils auraient défait les futurs champions.A la dixième manche, le receveur Mullin, des Stars, fut expulsé du jeu par l’iun-pire Billy McEwen.La joute fut’arrêtée dans eette manche par l’iim-pire Desrochers afin de permettre aux Indiens et à l’Athlétique de prendre le champ.I! y eut de beaux coups dans cette joute.Oscar Major sauva la partie pour le Crescent à la neuvième manche en saisissant au vol un superbe coup frappé par O’Sullivan, qui, autrement aurait permis à un coureur d'entrer au home avec le point décisif.Dans la dixième reprise, Smith du Crescent, fit le plus beau “catch” de la journée, saisissant au vol, d'une seule main, en courant, une balle frappée par Hef-fernan dans la gauche du champ.Le plus beau coup de la journée au bâton a été le trois buts de Watson.des Indiens, â la quatrième manche de la deuxième partie.Disons ici pour l'in formations des partisans de la ligue de la Cité cpie les parties milles ou non jouées à cause de la pluie ne seront pas reprises.La saison sc terminera le 29 septembre, et le club qui aura le meilleur pourcentage sera champion.CRESCENTS Ab.R.H.Po.A.E.’ Flynn, r.f.Smith, i.f.Major, s.s.ï) Curtis, lb.Ô Jacob, J., 3b.3 Morin, C.4 Jacobs.c., Hrtu.2b.3 Evans, 4 fl 3 1 0 ô 0 0 1 4 0 12 0 0 0 5 0 0 0 0 2 1 0 0 0 0 1 Kenny, 2b.xWhelan .Bélec, 3b.Bates, s.s.Rice, l.f.0 0 0 0 0 0 .1 0 0 0 0 0 .37 3 8 30 13 3 STARS Ab R.H.Po A.E.1 2 1 3 0 .4 1 0 1 2 3 .5 0 1 2 0 0 .4 1 1 5 2 0 .0 0 0 i 0 1 b.1 0 0 2 2 1 .4 0 0 2 1 0 .3 0 0 1 0 0 .4 0 0 1 5 0 .4 « 0 14 0 0 .34 3 4 30 15 5 pour Hétu à la 9e.reprises 0020010000— -3 .300000000—3 — Coups de trois Totaux.buts, J.Jacobs.Buts sur balles, Totaux.30 3 6 27 7 1 ATHLETIQUE Ab.R.H.Po.A.E.Jetté, l.f.1 1 0 2 0 0 Price.2b.4 0 0 4 2 1 Rochon, D., 1b.4 0 0 7 0 0 Webster, r.f., 4 0 1 2 0 0 Cardinal, c, .4 0 0 8 1 0 Dunn, c.f.3 0 0 2 0 0 Rochon, R., s.s.3 0 112 4 Hébert.3b.3 0 0 1 1 0 Shaw.p.,.3 0 0 0 3 0 xJohnson.1 0 0 0 0 0 Totaux.30 1 2 27 9 5 xA frappé pour Dunn à la 9e.Résultat par manches: Indiens.000200010—3 Athlétique.000000010—1 SOMMAIRE.— Coup de trois buts, Watson.Buts sur balles, Clément 3, Shaw 3.Retirés au bâton, par Clément 11, Shaw 5.Buts volés, Pollock 2, Jetté 2.Hamilton, Fish, Anderson, 1).Rochon.Balle mal lancée.Shaw.Laissés sur les buts, Indiens 8, Tthlétique 5.Arbitres, McEwen et Desrochers.POSITION DES CLUBS (I.P.P.c.Crescents .11 4 .733 Indiens.9 ô .643 Stars.8 5 .615 Athlétique.4 10 .286 LACHINE ET METROPOLE SONT BATTUS LB ROY A L-CA .VA DIES BAT LES LEADERS PAR 10 A 2, T AS DI S OLE LE METROPOLE PERD USE CH ASC E L'SIQUE.— BATTU PAR LE CAS ADA PAR 5 .4 1.Malgré les importants remaniements, effectués par le Métropole, pour l’importante partie d’hier avec le Canada, le club du gérant Eugène Bélanger a essuyé un quatrième revers successif et perdu des chances uniques de finir _ sur un pied d’égalité avec le Lachine.En effet, le Lachine a été défait à son tour, hier, au cours de la première partie du double-header, aux mains du Royal-Canadien, par le résultat de 10 à 2, et les nombreux partisans du Métropole, encouragés par la défaite du Lachine, risquèrent de grosses sommes sur leurs favoris, dans la deuxième joute.Mais, le Métropole fut tenu à la merci de Camille Crevier, son ancien lanceur, et il fut battu par le résultat final de 5 à 1.L’assistance était de près de trois mille, malgré une température froide et incertaine.C’esTiin autre indice de la popularité de la Ligue Indépendante.Les arbitres ont donné un bon rendement, hier.La fanfare du 65e a été à la hauteur de sa position comme toujours.Résultats détaillés: ROYAL-CANADIEN.Ab R H Po A E Jodoin, 3b.4 2 1 4 3 1 Bristow, cf.4 2 1 10 0 Griff, 1b.5 2 2 14 1 1 Rotchild, 2b.5 0 1 3 1 1 Damphousse, c.4 2 1 2 2 0 Larivée, rf.4 1 1 1 2 0 Flvans 3, O’Sullivan 3.Retirés au Millier, ss.4 0 1 1 0 0 bâton, Evans 6, O’Sullivan 4.Dou- J.Paquette, p.4 1 0 0 7 0 ble jeu, Bélec à Heffernan.“Ely” sacrifié, Pitmari.Sacrifices, J.Ja- Totaux .38 10 9 26x17 3 robs.Pitman.Buts volés, Flynn, LACHINE.Curtis, Bélec, Bates, Pitman.Lais- Ah R H ¦Po A E ses sur les buts, Crescents 8, Stars Crevier, ss.5 0 1 0 0 3 6.Leduc, 2b., cf.4 1 1 1 0 0 INDIENS O.Vallières, rf.2 0 0 0 0 0 Ab.R.H./Po.A.E.Millar, lb.3 1 3 11 0 O Hamilton, s.s.5 0 0 1 0 0 Harnev, 3b.3 0 0 0 3 1 Fish, lb.5 0 0 7 1 0 Desjardins, p., 2b 1 0 2 1 2 1 A.Watson, 2b, .5 1 10 2 0 Win go.c 3 0 i 11 3 0 Anderson, c.•11 1 12 2 0 Bougie, cf., If.2 0 0 2 0 0 Gauthier, l.f.4 12 10 0 E.Vallières, If.0 0 0 2 0 0 Pollock, 3b.2 0 0 1 0 0 Olivier, p.3 0 2 0 3 0 Heffernan, r.f.3 II 1 1 0 1 xxPilon 1 0 5 0 0 0 Gilbert, c.f.4 0 0 3 0 0 Clément, p.4 0 112 0 Totaux .30 5 10 27 11 7 NATIONAL 11 VICTORIEUX L’EQUIPE D’ARM ASD LASTEI-GSE .4 TRIOMPHE DU ROSE-MOST PAR 10 .4 6 SAMEDI AU TERRAIS DE MAISONNEUVE.Une intéressante partie de crosse avait lieu samedi après-midi sur le terrain du National à Maisonneuve.Deux équipes de jeunes: le National II et une autre équipe composée des meilleurs joueurs de Rosemont.Quelques spectateurs seulement ont assisté à cette joule qui fut intéressante malgré le peu d’enthousiasme qu’il y avait dans les estrades à moitié vides.A certains moments on se serait cru à quelque grande partie de la ligue des professionnels tellement il y eut de beaux coups d’adresse.Dans la dernière période le National a pris complètement l’avantage et a dépassé de plusieurs points les gens de Rosemont parce que ceux-ci n'avaient plus leur gardien de but.La joute s’est finalement terminée par un résultat de 10 à 6 en faveur des joueurs du National IL ALIGNEMENT National II All-Stars Berthiaume Ruts Desormicr 0 Amyot Point T.Dufresne L Senécal Couvert Roy L’Heureux Défense Guilbauft Kleau Défense Giroux Guertin Défense Amyot Chabot ¦Centre Bergeron Lanteigne Attaque Griffin Béland Attaque Frenctte A Pitre Attaque Dussault L.Houliannc Extérieur P.Dufresne P Gauthier Intérieur Johnson Arbitre : D.Malonc et Jos.(iuil-bault.SOMMAIRE Première période 1 National II, Bonlianne .3.00 2.National II, Ménard.2.30 3.National II, Boulianne.4.00 4.Ail-Stars, Dufresne.2.00 5.Ail-Stars, Frenctte.1.30 Deuxième période 6.Nation^ H, Gauthier.5.00 7.Ail-Stars, A.Dufresne.1.00 8.All-Stars, Dussault.4.00 Troisième période.9—All Stars, Fréncttc .0,30 Quatrième période.10—National II, P.Gauthier.2.00 —•National If, Boulianne .4.00 tlonal II, Ménard .3.00 onaML Belrosc.2.00 ^ttonal 11.Ménard .0.30 *!»rs, Dussault .0.30 on al II, Belrose .1.00 UNE JOURNEE DE COURSES A BLUE BONNETS I UNE FOULE NOMBREUSE S’EST i RENDUE SAMEDI A LA FETE DU SPORT DES ROIS .4 LA PISTE DU MONTREAL JOCKEY CLUB.— DEUX EPREUVES INTERESSANTES.x—Desjardins mort pour avoir refusé de courir.xx—Frappa pour O.Vallières dans la 8e.Résultat par manches: Royal-Canadien.301310200—10 Lachine.011000000— 0 Sommaire.—Coups de deux buts, Bristow Millar.Coups sacrifiés, Bristow, Larivée, Harney O.Vallières.Fly sacrifié, Damphousse.Buts volés, Larivée.Olivier.Double jeu, Jodoin seul.Retirés au bâton, par J.Paquette 3, par Desjardins 4, par Olivier 7.Buts sur balles, de J.Paquette 5, de Desjardins 1, d’Olivier 1.Balle mal lancée, Olivier.6 coups réussis sur Desjardins en 3 manches 1-3.Arbitres, Sam Price et H Cutter.CANADA.Ab R H Po A E Cutter.2b.5 1 4 1 10 Lamothe, If.\ 3 0 0 2 0 1 Bruneau, cf., 1b.5 0 0 16 0 1 Rose, ss.5 0 1 0 5 0 Beaudin.3b., .4 2 2 2 2 0 Fortin, c.5 0 1 4 1 0 Royer, rf.4 1 2 O 0 0 Lafrance, 1b.0 0 0 0 0 2 Généreux, cf.4 0 1 0 8 0 Crevier, p.4 1 3 2 0 0 xDufresne .1 0 0 0 0 0 Totaux .40 5 14 27 17 4 METROPOLE.Ab R H Po A E Mays, 3b.1 l o 0 0 0 Bélec, 3b.3 0 0 1 1 0 Savaria.cf., .3 0 0 2 0 0 Sabby, If.i (» o 2 1 0 Doyle, rf.3 0 0 1 0 0 Trempe, ss.,.4 0 0 1 2 1 Leveillée, 1b.4 0 0 16 0 0 Duplessis, c.3 0 1 9 1 l Singher, 2b.3 0 2 1 1 1 Deschamps, p.2 0 1 0 2 0 U.Paquette, p.1 0 0 0 4 0 Une foule nombreuse a pris d’as-! saut, samedi après-midi, la piste de Blue-Bonnets, pour assister à la I contestation du Kind’s Plate et de la Pépinière Provinciale ainsi qu’au I concours hippique au profit de la j Croix-Rouge.Les épreuves inscri-\ tes au programme ont élé l’objet d’une vive émulation, et le public | a réellement assisté à de magnifiques exhibitions.Jnvato, le favori, a remporté les | honneurs dans le King's Plate, tandis qu’Adomai s’est classé bon second avec All Amiss troisième.Dans la Pépinière Provinciale, Maladroit est arrivé en tète des partants.l.c cheval de Donat Raymond a gagné par six longueurs qu’il a prises dès le départ.Il a été bien piloté par le jockey Edith Tafflin.La matinée était placée sous le haut patronage de Leurs Excellences le duc et la duchesse de Devonshire, qui firent une entrée triomphale sur la piste, un peu après ie commencement de la première course.Voici le résultat des épreuves: Pépinière Provinciale, 5 fur-longs.t.Maladroit, IL), Taplin.2.I.aurentian.115, Heardsàü.3.Mayante, 115.Smythe.4.Allumette.115, Cùllen.DEUXIEME COURSE.King Plate, 1 mille 1-4.1.Javato, 126, Pemberton.2.Adomni, 121, Smythe.3.All Amiss, 121, Garlépy, 4.The Lost Bird, 121, Hopkins.5.St-Hilairc, 112, Taplin.6.Adorock, 112, Bcardsall, 7.Dix Rogers.124, Forrest.8.Rirdiand, 121.Cullen.fl.Tho.The Rhymer, 121, Kellv.10.Bird Trap, 112, Wakeoff.Totaux .28 1 4 27 12 3 x—Frappa pour Royer dans la 9e.Résultat par manches: Canada.111000020—5 Métropole.100000000—1 Sommaire.—Coups de deux buts, Rose.Généreux, Beaudin.Coups sacrifiés, Lamothe 2, Savaria, Sabby, Singher, Doyle.Buts voles, Cutter, Mays, Deschamps.Sabby 2.Buts sur balles, de Crevier 2, de Deschamps 0, de U.Paquette 0.Retirés au bâ-ton, par Crevier 4, par Deschamps ,).Frappés par la balle, Beaudin par Dcschamps, Sabby par Crevier.Bal-w nîa lancée, Dcschamps.Arbitres, McGoogan et Dupras.POSITION DES CLUBS., G.P.P.C.7 3 .700 Métropole .5 5 .500 Canada .4 6 .400 Royal-Canadien.4 6 .400 Prochaines parties: l'on J'an**dfi vs Royal-Canadien.,1.30 Lachine vs Métropole.DONNEZ! NE ferez-vous pas quelque chose pour que tous nos soldats puissent trouver place à l’intérieur ?VOUS — TOUT le MONDE — pouvez donner quelque chose.Que vos dollars soient des armes aux mains de nos vaillants soldats.Donnez-leur un appui loyal, afin qu’ils trouvent le confort, les soins et les consolations que vous voudriez avoir, si vous étiez à leur place.IL N’EST NULLEMENT QUESTION DE RACE OU DE RELIGION, AU FRONT, OU TOUS LES SOLDATS SONT TRAITES DE LA MEME MANIERE.Vite, il faut $500,000, pour faire face aux besoins de nos fils occupés à terrasser le barbare et sanguinaire ennemi de la civilisation.On demande sans cesse de nouvelles huttes et de plus grands approvisionnements, la demande est supérieure de beaucoup à nos ressources financières.Ne ferez-vous donc pas votre part, pour nous permettre de continuer cette mission d’anges gardiens ?SOYEZ en ARRIERE de nos SOLDATS quand le CANON TONNE.DONNEZ AUTANT QUE VOUS POUVEZ Appel par tout le Dominion en faveur des Ten-, tes de l’Armée I |ÉËËSiiP> du 15 au 23 septembre PATRONS : Son Excellence le duc de Devonshire, K.G., G.C.M.G., G.C.V.O., P.C.Son Eminence le cardinal Bégin L’honorable sir Pierre E.Leblanc, lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Sa Grandeur Monseigneur Bruchési, archevêque de Montréal.Le baron Shaughnessy, K.C.V.O.L’honorable sir Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec.Sir Charles Fitzpatrick.Le major-général E.W.Wilson, C.M.G.Sir Georges Garneau.Sir Hormisdas Laporte, C.P.Sir Frederick Williams-Taylor.Sir Mortimer Davis.L’honorable C.J.Doherty.L’honorable C.C.Ballantvne.L’honorable L.A.Taschereau.L’honorable Walter Mitchell.Président du comité des finances, district de Montréal, nant-colonel Clarence F.Smith le lieute- Trésorier honoraire, L’honorable George G.Foster, C.R.L’honorable Smeaton White.Son Honneur le maire Martin, de Montréal.Son Honneur le maire Lavigueur, de Québi D.C.Macarow, Ecr.C.F, Sise, Ecr.Beaudry Leman, Ecr.James Carruthers, Ecr.Tancrède Bienvenu, gérant général de la Bai Provinciale du Canada QUARTIERS-GENERAUX, CHAMBRE 20, HOTEL WINDSOR, MONTREAL.UNE PRATIQUE AUX QUILLES Les clubs Electra et Citv Tyre Shop auront une grande pratique ce soir aux salles Electra, à 8 heures.Comme les capitaines de ces deux clubs désirent faire excellente figure dans la Classe “A" de la M.D.A.ils ne négligent rien pour mettre leurs joueurs en bonne condition en vue de l’ouvcr-ture des séries.Tous les équi* P‘Çrs dé ces deux clubs sont pries d être présents.MOINS D’AUTOS DANS LES RUES L’APPEL EN FAVEUR DE L’ECONOMIE DE LA GAZOLINE SEMBLE AVOIR ETE ENTENDU DES CHAUFFEURS, HIER.GRÈVE DE FILEURS EN ANGLETERRE (Service de h Pre.ue Asaocléc.) Londres.14.—Fx-s fileurs des fi-latum du Yorkshire et du Lancashire se sont mis en grève, à midi, conformément à la decision prise voici une semaine.AU FRONT ITALIEN (Service de h Presse Associée,) Rome, 14.— Les Ihdlcn.x ont repoussé par leur lir les patrouilles austro-hongroises qui ont tenté d'approcher des lignes italiennes, à Monte Corno, dans la région de Grappa, sur le front des montn- 5nés, mande le rapport offiriel 'aujourd'hui.M.Georges McNamee, secrétaire de l’Automobile Club du Canada, s’est déclaré satisfait de l’empressement des propriétaires d’automobiles â ¦ se conformer aux nouveaux règlements du contrôleur du combustible au sujet de l’économie de la gazoline, le dimanche.Environ un millier d’automobiles sur un nombre approximatif de 13,000 à Montréal, sont sorties des garages au cours de la journée d'Iiicr; c'est une réduction sensible de plus de 80 pour cent .sur les voyages d’agrément.On a remarqué un bon nombre d’excursionnistes do la campagne, qui pouvaient ignorer les prescriptions, comme aussi des jeunes gens en quête de plaisirs, se servant d’automobiles revêtues de l’insigne de la Croix Bouge, insigne réserve aux voiturts des médecins.La plupart des grands garages de Montréal ont fermé leur portes, durant In journée d’hier, c'est-à-dire qu’à peine trois ou quatre machines ont quitté la place et encore pour des raisons d’urgence.Il riait difli-ciie, de trouver de h, gazoline à vendre dans le grand nombre de dépôts consacrés à celle fin, car les propriétaires ou les gardiens s’y refusèrent obstinément.Les citoyens ont remarqué une diminution considérable de machines sur les artères principales, comme la rue ^herlironke.l’Ave, du Pure, la rue Sainte-Catherine, et les piétons purent s’en donner à plaisir sans courir le risque de se faire écrabouillcr ou d’etre abîmés de poussière.l e secrétaire de l’Automobile Club croit que la journée d’hier à Montréal a marqué une grande économie de la gazoline, et que les dimanches qui suivront, la gradation sera encore plus forte.e POUR LES HUTTES DE L’ARMEE 'La campagne des Chevaliers de Colomb pour l’Oeuvre des Huttes •de Tannée est maintenant lancée et elle sc poursuivra activement.Char allégorique, cinémas, placards, tout rappellera aux citoyens le devoir de la générosité.Déjà aux quartiers-généraux du district, chambre 20, hôtel Windsor, on anonne-e des résultats.Ainsi la ville de Québec a souscrit §5,000; la ville de Lachine a voté un don de $500 cl la ville La-salle un don de §100.Beauharnois, Victoriaville, Val-leyfield, Trois-Rivières, Saint-Jérôme, Farnham, Hull, Sherbrooke, Granby, (La Tuque, Saint-Hyacinthe, Sore], GrancDMère el autres localités où se trouvent des conseils de Chevaliers de Colomb, des organisations de différents genres sont formées et ont commencé dès hier leur travail.M.J.-N.Cabana, président du comité exécutif provincial et le lieutenant-colonel Clarence Smith, président de l’organisation du district de Montréal, sont très confiants dans les résultats de la campagne.“Il n'y a pas de raison pour que nos compalriotes ranadiens-fran-çals ne souscrivent généreusement à ce mouvement”, déclare M.Cabana, “puisque notre but à nous, Chevaliers de Colomb de cette province, est d'assurer l’existence des oeuvres qui ont été instituées pour le bien spirituel, temporel et matériel de nos soldats au front.” Voici la liste des chefs d’équines chargés par le conseil Lafontaine île visiter nos grandes institutions canadiennes-françaises: Equipe No i—Capitaine: général A.-lî.Labclle.Equipe No 2—Capitaine: Alfred Sl-Cyr.Equipe No 3—Capitaine: ,T.E.C.Daotist.Equipe No 4—¦Capitaine: Edouard Collier (villa Sl-d.aurcnt).Equipe No â—Cnoilainc: J.-N.Cabana.VAUDEVILLE THEATRE „ Billie Burke dam “IN PURSUIT OF POLLY” Les frères Wilson Dana une comédie hilarante "Don’t Lie to Mama" Lea quatra Guillini.Lea fiilea de Meryl Prince—Pariae Sana interruption de 1 h.a 11 h • après-midi, 10.15a; aoir 15, 25a; aama-di.dimanche et fètea, ira pria du soir sont en vigueur.PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal, Cour de Circuit, No Sl.l.l, _ O V A Emond, demandeur, dr Montréal, vs J.' A Délogé.Le 24ènie jour de septembre 1918.h dp l après-midi, au domicile du dit defendeur, au No 8(1 rue Fairmont Eat enJa cité dr Montréal, eeront vendus pur autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, au No 80 rue Fab mount Est tant en effets de ménage, etc.Conditions • argent comptant.Gustave Beauchamp, H.Montréal, 1t septembre 1918.PHOVINCir nE Qt!EB,»r District de Mont: réal, Cour de Circuit, N'o 043t.— Surkes Bros., demandeurs, vs G.üucsnnt allas r; Quesnel, défendeur.Le 2.Vu,e jour de ,rD: tembre 1918, A 11 heures de ruvimt-tnldf, nu domicile du dit d^Tcndeur, nu No 202 rue Cherrler, en In cité de Montréil, seront vendus pur autorité de Justice 1rs bien« «.» effets du dit défendeur saisis en rette enu-se, consistant en meuble» de ménage.Con-H c"V ,,r* compU,,t' A- Nornmndln, Montréal, 10 septembre 1918.PnoyiNCE 11F, QFKmx;, ÔTstrièt de Mdât-réal, Cour de Circuit.No 11892 Alfred Mercure, entrepreneur, de Montréal, de-mandeur, Vs .1.liomany.de Montréal, dé-fendeur Le 25émc Jour de septembre mix, 9 dix heures de Favimt-mldl.9 la ntnee il affaires du dit défendeur, nu No 4t0 rue Ste-Odherlne Est.en |„ ctté de Montréa' seront vendu* |mr autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en relie cause, rnnslstnnt en vitrines, bonbons chaises, tables, etc.Conditions ; rgeni comptant.!.J.X.liaretle, H.C.S.Montreal, Ifi Rcptriuhrr 10IH, hmiipc No B—Capitaine : Aimé (leoffnon.JàT.li*” Cspilninc: K» II.Equipe No 8-—Capllainc : Irénée Vautrin, arrlntrvtr jrc.tvttt: s® ,:r.Lfn'rf ,,,tarnlner vo» dents par PKNTI8TES FRANCO - AMERICAN Prix excessivement bas.*V.r."on J1** ''eut» san» douleurs CA IN K “* ,10,rc falntl'»« Invention la riN«riTtiTN*tei,rcKKEU'En ^ Ulpléliné, seulement.DENTIHTK8 FRANCO - AMERICAIN 1«4 HT-DBNIH.Un peu plus ha» que Ste-C»thtrlni est Imprimé au No ¦ * Montréal, par ITMP Bm POPULAUtn (h responsabilité lit J.N.Chevrier, aérant aénéraL - I ICOMMERCE ET FINANCE] LA MATINÉE A LABOURSE LE MOUVEMENT DES VALEURS LOCALES EST NETTEMENT LANGUISSANT — LES COURS FONT PREUVE D’UNE IRREGU-ÜULARITE BIEN CARACTERISEE — LA SEANCE.Les propositions de paix ne paraissent pas avoir très fortement ému les milieux financiers new-yorkais et un courtier de la métropole américaine télégraphiait ce matin à ses correspondants que l’opinion générale est qu’il est peu probable que l’entente tombe dans ce qu’il appelle le piège que viennent de lui tendre les Etats belligérants du centre de l’Europe.- Les cours, dans l’ensemble ont une bonne tenue, bien que l’action “Sumatra” fasse exception.Cette valeur a .dégringolé de plusieurs points durant la matinée.Le nombre des affaires energistrées est restreint': Il en va à peu près de même chez nous, avec cette différence que la cote est ici plus irrégulière qu’à Wall Street.Les actions “Iron” s’établissent en plus-value, à 62; les “Scotia Steel” ouvrent à 60%, mais reviennent à 66, vers midi; les “Steel of Canada” demeurent stationnaires à 71%; les "Canadian Forgings” redescendent d’un point, à 207; les "Laurentide” cotent 175 comme devant; des lots fractionnés de “Penmans” se négocient à 81%; les “Montreal Power” recouvrent une partie du terrain perdu, à 8014; les “Asbestos Corporation” font un autre pas en avant, à 26% ; les "Brazilian” s'ajoutent un point, à 44%; les “Ontario Steel” se présentent à 30, soit une dépression de un point et trois quarts; 5 parts de "Wabasso Cotton” trouvent preneur à 52; 10 actions “Riordon Paper” changent de mains à raison de 117%; des lots désassortis de “Wa-yagamack” se traitent à 50; les Dominion Textile” se maintiennent à 90 (ex-dividende); des lots morcelés de "Maple Leaf” s’échangent à 120% ; et 10 parts de “Can.Steamship” se fixent à 45.Pour ce qui est des actions de priorité, les “Can.Steamship” se vendent à 76% (ex-dividende 1 % % ) ; les “Steel of Canada” s’inscrivent à 97%; les “Canadian Car” se présentent à 85; et 5 parts de “Penmans” trouvent acquéreur à 84%.La-totalité des transferts de la séance porte sur 1,873 parts.Les valeurs ci-après viennent exdividende aujourd’hui: "Twin City" de priorité, 1%%: ‘Illinois Traction’ de priorité, 1%%; “Canada Steamship Lines” de préférence, 1%% ; “Duluth-Superior”, 1%.OPERATIONS DE LA SEANCE DE SAMEDI Action* ordinaire* Brazilian.23 à 43 1-4, 15 à 43 1-4, 25 à 43 1-2.Krompton.15 à 59 1-2, 75 à 59 1-2.Howard Smith Paper Mills.38 à 65.Can.Steamship.15 à II, 5 à 44, 10 à 41 1-4.Canada Cernent.3 à 60, 25 à 60 1-4, 50 à 66 1-4, 25 à 60 3-4.Laurentide.25 à 175, 25 à 175, 10 h 171 1-2.Mont.L.H.and P.Cons.(Civic Inv.).30 à 85 1-2, 5 à 86, 5 a 80.10 à 86 1-4.C.Converters.5 à 48.Maple Leai Mill.50 à 120.Can.Forgings.25 à 208.St.Lawrence Flour Mills 5 0 89 Shawinigan.25 à 115 3-4, 5 à 115 3-4.10 A 115 3-4, 5 à 116, 5 è 116, 15 à 116, 15 à 110, 45 à 116, 5 à 116, 15 à 116, 5 à 116 1-4.Con.Smelting.30 à 25.cm.Steel Corp.25 à 61 1-2, 5 à 61 3-4.Don).Textile.25 à 96, 5 à 96, 50 à 96.Steel Co.of Can.50 à 71 1-4, 25 à 71 1-4, 15 à 71 1-1, 10 à 71 1-4, 50 à 71 1-4, 50 à 71 1-4, 10 à 71 1-4.5 à 71 1-4, 25 à 71 1-2, 10 à 71 1-2, 25 à 71 5-8, 25 à 71 3-4, 15 à 71 3-4, 10 à 71 7-8, 25 à 71 3-4.Action* de priorité Asbestos Corp, 23 à 58, 25 à 58.Canada Cement.10 à 94 1-1.Can.Car.25 à 83 1-4, 25 à 83 1-2, 10 à 83 1-2, 25 il 81, 75 à 81.Can.Steamship.15 à 77 3-4, 5 à 77 7-8.Dom.Textile.2 à 102, 2 à 102, 1 à 102.•Scotia.5 à 102 1-4.Obligation* Asbetos Corp.SlOOO à 70.Dom.Textile.8300 à 96.Banque 1 nion.10 à 155, 3 h 155.Emprunta de guerre Dominion 1925.8200 à 96 1-8,.Dominion 1937.810000 0 94 1-4, *1000 à 94 1-4, $20000 à 94 1-4, *1000 à 94 1-4.-«- LA LIVRE STERLING Cours du change sterling, à New-York et à Montréal : Livre sterling à N.Y.à Mont.Papier à 60 jours .‘I7;.7f> 482.00 Id., à demande .473.45 484.75 Par câble s.-marin .476.50 485.80 Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise, 1 15-16 de prime.Le franc (N.Y’.) 548.Taux d’escompte à Londres, 3 3-8 pour cent.Taux d’escompte de la Banque d’Angleterre, 5 pour cent.——, j- LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par ia maison McDougall A Cowans: Cours Cours d’ouv.à midi MAIS — •Septembre ., .154% 153% Octobre .52% 151% AVOINE— Septembre .71% i 71% 71% Octobre .72% 72% -«- DECLARATIONS DE DIVIDENDES Minneapolis and SI, Paul By.— Dividende trimestriel régulier de 3 t 2 n.c.sur les actions ordinaires, et dividende de 3 I 2 p.e.sur les ae lions de priorité, l’un et l’autre dis tribtinbles le 15 octobre aux détenteurs inscrits le 20 septembre.ARTtlltR tlRUNKAfl.Membre, Renree de Montré»! BRUNEAU & DUPUIS COURTIER* Dereen de Ment réel, •7 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIEB y • eeeenelee i QURBEC et *ORICL ni dlreet eree *0*T éb FLAUtt, Naw-Ta h ÇA ET LA ! Le compte rendu hebdomadaire des banques new-yorkaises publié samedi dans la métropole américaine fait ressortir une réduction de §33,761,000 au chapitre de l’excédent de réserve, ce qui porte à $24,-854,220 le total de l’excédent, c’est-à-dire au plus bas niveau de l’année en cours, à l’exception du chiffre établi le 2mars dernier, alors que l’excédent touchait à $12,510,850.Les prêts accusent, pour la huitaine écoulée, une dépression de $31,790,-000, cependant que le net des dépôts à demande présente une diminution «le $43,824,000.Les dépôts à préavis ressortent en plus-value de 5 millions, et le compte courant du Trésor américain, qui n’est appuyé sur aucune réserve, s’établit en déficit de près de 51 millions.* » * Une dépêche de Londres mande que sir Edward Hopkinson flolden, président de la London City and Midland Bank, Limited, a plaidé la cause des fusions de banques, à la réunion des actionnaires de l’institution qu’il préside convoquée dans le but de ratifier la réunion de cet établissement de crédit avec la Lon don Joint Stock Bank.Sir Edward, dit la dépêche, déclare que des institutions financières plus vastes sort devenues nécessaires.Il compare les dépôts des banques anglaises et ceux des banques allemandes; il fait une revue de l’histoire de la banque et fait ressortir que les faillites, dans ce domaine, ont été en raison de la multiplirité et de la modicité des agglomérations de capitaux engagés dans les opérations de banque, et conclut à la nécessité de réunir dans moins de mains les capitaux épars.La dépêche ajoute que.dans le public, les arguments de sir Edward ont eu en somme raison des critiques énoncées au sujet des fusions de banques.4i * * Les dividendes qui suivent sont payables aujourd’hui : Kerr Lake Mines, 25 sous; Patent Manufacturing, 4 p.c.et 2 p.c.de superdividende pour le semestre expiré le 31 juillet.• * • On annonce que le gouvernement américain vient de passer un con-Irai de $10,000,000 à la Canada Cement Co., pour la fabrication d’o-bus, qui va nécessiter des travaux de construction et de réfection pour une somme approchant un million de dollars.* w * En face de la reprise de l’offensive de paix des puissances de l’Europe centrale, le ton de l’ouverture de la Bourse des valeurs n’a été que ferme, aujourd’hui, rapportent les dépêches reçues de Wall trect.L'effet du geste du gouvernement autrichien a été purement négatif.Les Sumatra Tobacco ont fait une chute de 5 points et defni.Mais, bientôt, les ordres en vue de couverture ont refréné le mouvement de déclin de la deuxième moitié de la premiè ré heure, le marché témoignant de plus de vitalité.Après onze heures, il est devenu visible que les ban ques rappelaient les avances pour remédier à la situation défavorable du marché monétaire, et ta liquidation a recommencé, ¦ tant chez les baissiers que chez les haussiers: -9- BOURSE DE NEW-YORK Coara fourni* par MM.Urvncaa et D«-raia, courtiers, rue Saint-Prancula'Xarlar.>oa 95 et 97.Montréal.Vultur, Midi turo J Valeur* tar* Midi «llilCb.sr.29% lut.Marî.pr 100 101 A ili.Ch.*r Int.Nickel «% Aw.A.Sur.Int.Paper., Ain, Cüia 4 a 44 Am.Carfo.8(>4 81 Ken.Cop.A a.Loc».61% 61% Laok.Steel 81 SI Am Smrlt.7.' 7.;% LehighVal.A*aeon.M 67V, ne Max.Mot*.Atch.*on Mex.Petre.100% ioi% Atlan.Guif ioo% 100% N.Y N,H.40% 40 Bald.Loco.S8% North.Fac.87% Balt.&Ohio M -ÏX Ohio Gtia Beth.Steel.81% 30 PennsylTa.ii7/.43% Brook! K a.Pittsb.Coal Can.Pacif.Prêts.St.C.Ceat.Leath I Readiag o7 88 V hino Copp •ii 40 Repubh.Ir.89% .-.kubb U.S.60% 60% Cor* Prod.G'.41V Sinclair Oil .iOU SÛV Cruci Stee 64/, 6Ç, south.Pac.86% 86% Uuba C.S j;v, ‘JM-s'Sout.Rail.Del.* Huet.107 107 St.Paul 49V 48% ist.Soeur 52 52 Tenu.Copp Eriepr.Noi 60 30 Texas Oïl U«'4 157 hriepr.No2 Union Pac.123% 123% bit» Grdta '•>% b-V» Un cd l» .Cïèn.Moto 117 113 U.S, Bte.or, Î09K :oih Cir.Nor.or.au% uOJii U.S.Steelp.Hide &, J.on UtahCoppe Âik 83% Ind.Alroh iii% 113 Virg.Che.51 51 Insp.Copp * «‘«tinghou 43% 43% Inter, nnv.Int.M.ord 26% \filly» )el .9 ;»% BOURSE DES MINES Cour* Tournis pat ia maison Bryant, Dunn and Co., rue Saint-François-Xavier, No 86.Montréal.De- Offre.mande.Adnnnc 3H 7*4 Ünilcy •• •• •• •• 3% 4% Rcaver .» .301, aiL, Boston « rorp.99 ».*• • • 20 Lliamb.Fer., , 10% 12 Crown lies., ID Dome Kxt.14 Vi in Home Mines.duo 075 Gifford 2% :t Hargraves.3% 4'i Hollinger.180 600 Kirp l.nUr.it?U» Rose .« ., .50 52 I.iiki' Shore.7:; 71 McIntyre.117 148 Newray , , 12',.14 Mining Corp.of (on.220 27.r> Niplsstng.HOO 900 Ophlr 5 6 Pete l.nke.4 4 4 .4 4 .m.! !>% Pore Crown.• ?- t W t f 11 Pore VipmuL.12% 14 Pres.E.Home 4 ., t 2% 3% Schiimncher .19 21 Silver Leaf.1 Trek Hughe*.• • • • • .20 Temlsk .80 ni Thomp-Krlst.4 4 4 .4 4 4% Trctliewcy.2:.27 Vue.Oil and lias.11 West Dome Con.904 10% LLOYD GEORGE” VA UN PEU MIEUX Londres,, 16.Suivant un bulletin , publié de bonne heure dans la soirée d’hier par les médecins, lu fièvre de M.Lloyd George a légèrement augmenté et esl accompagnée d'une sensation d’épuisement.On a annoncé en même temps que le trafic a élé détourné du voisinage de l’hôtel où il se lient.Vers minuit, cependant, on a annoncé que le premier ministre a Joui d'un sommeil réparateur, que sa température a baissé et que son état s’est fort amélioré.LE MARCHE DES VIVRES IL IS Di QUE USE SUPERIORITE MARQUEE DES ARRIVAGES DE BEURRE SUR SOTRE PLACE, DE MAI A SEPTEMBRE, MAIS US DEFICIT DASS LES ARRIVAGES DU FROMAGE ET DES OEUFS.Il y a peu de choses à dire sur te marché dés denrées d’alimentation, sinon que la fabrication du beurre a reçu des circonstances, c’ast-à-dire des hauts prix qui ont été payés pour ce produit l’an dernier, un vif coup de fouet qui se traduit par une supériorité marquée dans le nombre des arrivages sur notre place.En effet, durant le laps de temps qui va du 1er mai au 14 septembre 1918, les arrivages de beurre se présentent à 301,066, comparativement à 244,519 durant la période correspondante de l’année dernière.Par contre, les arrivages de fromage décroissent, passant de 1,302,919 l’an passé à 1,268,663 cette année, ponr la période indiquée plus haut.Il en va de même pour tes oeufs.Ceux-ci nous sont arrivés dans la proportion de 199,072 caisses, durant la période de mai à septembre de cette année, contre 218,-035 durant le même temps l’an dernier, ce qui n’est pas de nature à faire fléchir les prix.Nous cotons: FARINE-TYPE— eran-eo à boni (f.o.b.) Mont- r .réal.$11.35 Livrable au moulin.$11.45 Un lots fractionnés et aux épi- „ ciers.$11.55 carme de seigle, en lots fractionnés et livrés en sacs .$13.00 Farine d’orge.St 1.50 Farine de maïs blanche .$12.00 Farine-type de maïs $10.50 à 810.60 Farine de riz, les cent livres $12.25 OEUFS— Les arrivages d’oeufs, dans notre ville, se chiffrent par 2,089 caisses, comparativement à 1,044 pour te même jour de la semaine dernière et à 1,006 pour la journée correspondante de l’année dernière.Les arrivages de la semaine écoulée se chiffrent par 5,004 caisses, contrastant avec 6,226 il y a un an, et 1 ensemble des arrivages de la période comprise entre te 1er mai et IL septembre 1918 s’établit à 199,0/2 caisses, contre 218,085 durant le même laps de temps de l’an passé.Oeufs récemment pondus, de premier choix .Oeufs de choix .Oeufs No 1.Oeufs No 2.56s 52 à 53s 47 à 48s 45 à 46s BEURRE— Les arrivages de beurre se présentent à 4,162 colis, par comparaison avec 5,966 pour te même jour de la semaine dernière et 1,661 pour la huitaine correspondante de 1 an passe.De beurrerie,(haut V1U1-V).44 vï a 44s c»oix).44 à 44s %, choix).43% à 43s % De laiterie, (haut n chonO.• .38 à 38s % De laiterie, (bon choix).36 à 37s FROMAGE— Les arrivages de fromage s'établissent à 10,185 boites, contrastant avec 11,945 pour la même journée de la semaine dernière et avec 11,695 pour le jour correspondant de l’année dernière.La commission impériale d’achat!» naye tes prix suivant»: Fromage No 1.23s Fromage No 2.22s % Fromage No 3.22s ENCHERES RURALES Saint-Hyacinthe, 16.— On a enregistré 200 colis de beurre, qui ont trouvé preneur à 43 sous et demi la livre, et 600 boites de fromage.qui ont été absorbées à raison de 22 sous et 5-8 la livre.Picton, .Ont., 16.— A la réunion de samedi, 520 boîtes de fromage ont été inscrites au registre, l.e tout a été vendu à 22 sous et 7-16 ta livre.Belleville, Ont., 14.— A l'enchère de samedi après-midi, 430 boîtes de fromage blanc ont été offertes à la clientèle.Deux cent soixante-dix ont changé de mains à raison de 22 sous el demi la boîte.On a refusé de céder le reste à ce même prix.SUCRE— New-York, 16.— Sucre brut, fer-'’jej hailé par moulin centrifuge, $7.028.Sucre fin granulé, $9.00.MIEL— l.e prix du miel demeure ferme.Sur notre place, la demande de ce produit correspond bien aux approvisionnements, et, par l’intermédiaire des marchands à commission.le miel blanc en rayon se vend de 25 à 26 sous, tandis .ue le miel blanc, extrait, en bidons d" 30 livres, cote 23 sous et que % nid de sarrasin fait de 29 à 21 sous.POMMES DE TERRE— Le marché des pommes de terre continue d’être assez actif.Il se traite pas mal d’affaires par l'intermédiaire des marchands ,i commission (jobbers), et, comme les approvisionnements n’excèdent pas 1rs besoins actuels, le ton est ferme et les prix demeurent inchangés, soit à $1.7,) le sac de 80 livres, riiez rncheteur (ex-store).A remarquer, eependant, que plusieurs ventes ont été opérées à des prix variant de $1.55 et $1.60.VIANDES FUMEES— Le ton du marché est ferme, à I cause des arrivages peu considérables et de la forte demande ' de res produits.Les jambons de 8 à 10 livres rotent de 37 à 38 sous la livre; ceux de 12 A 15 livres font de 35 A 36 sous, et ceux plus lourds Obligations 6c-Cinq Ans de la Cité de Montréal Le gage de la Métropole du Canada.L'obligation d’une des plus grandes villes de l’Amérique du Nord, — le centre financier, industriel et commercial do Dominion.La dette conjointe d’une population de 700,000 Ame».L’hypothèque qui, de droit, prime les hypothèques particulières et grève avant elles une valeur immobilière de 613 millions.Ces obligations sont accessibles à tous.— Elles peuvent s’acheter en coupures de $100, $500 et $1,000.Les titres sont au porteur ou nominatifs, — c’est-à-dire enregistrés au nom du prêteur.L’intérêt, à 6%, est payable semi-annueltement, te 1er mai et le 1er novembre, et le capital est remboursable dans cinq ans, — le 1er mai 1923.Le prix est te pair (100) et les intérêts courus.On peat re à l'emprunt et obtenir de plus amples renseignements au* bureaux de RENE-T.LECLERC Banquier et Courtier 160.rue ST-JACQUES - MONTREAL Téléphones: Main 12GO et 1261 (maison rONOEE EN 19Ql) CREDIT CANADIEN, INC.8».ru.ST-JACQUES.- MONTREAL TELSPHONe*.MAIN 2020 VERSAILLES, VIDRICAIRE, BOULAIS, ut< MONTREAL QUEBEC 99, rue St-Jacques 198, rue St-Jesn BEAUSOLEIL, LIMITEE 263, rue ST-JACQUES.- MONTREAL TELEPHONC t MAIN 1418 ET A TOUTES LES SUCCURSALES DE LA BANQUE D’HOCHELAGA AGISSANT POUR LE COMPTE DES MEMBRES DU SYNDICAT DE SOUSCRIPTION Un mélange parfait de ville et de campagne.Jardins du haut de Lakeside Co splendide faubourg-jardin du bout ouest de l’ile près du Lac est en ligne directe avec la grande expansion de Montréal vers l’Ouest.Ici est combiné tout ce qui continue l'essence du placement : la demande, la location, 1 accessibilité, les améliorations, le bas prix et des conditions faciles.PRIX DES LOTS : $124 et plus ; 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le lard fumé Windsor, de choix, varie de 45 à 46 sous; et le lard fumé Windsor désossé se traite à 48 et à 50 sous la livre.NOTA.— Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à Montréal, à moins (tue quelque ehosc n’indique le contraire.Stockholm, 14.— Suivant un message de Moscou reçu, ici, les soldats bolchevik! ont capture Simbirsk, sur le Volga, à 105 milles au sud-ouest de.Ka-zan, et leur cavalerie poursuit 1rs troupes contre-révolution-noires.— « LES REMISES PAR POSTE Sous demandons à nos amis et à ceux qui font affaire, avec nous de.nous faire tenir leurs remises de fonds par mandats poste ou bons postaux.Si Von veut envoyer un chenue, nous demandons qu'on le fasse accepter payable au pair à Montréal et dûment timbré.Autrement, l'administration de vra déduire les frais de change de la remise et les débiter à ceux qui nous auront envoyé de pareils chèques.LE DOCTEUR NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE 1708 NOTRE-DAME OUEST Coin Bourget, — Tel.Went.1952.D*nH*t*ri» ci» prtmltr» qu4llU Bpeeiallté i Pont», Couronne» *t D*n-tl»ra, i prix (rè» modéré».L’œuvre des Huttes Catholiques de l’Armée Une Souscription $500*000 prélevée par les CHEVALIERS DE COLOMB DU CANADA pour les besoins spirituels, moraux et matériels de nos soldats canadiens, au Canada, en France cl en Angleterre.La quote - part de Montréal : $100,000 Aidez-nous à la Doubler ! Avec votre aide, les Chevaliers de Colomb de la Province de Québec, assureront sur une plus large échelle, en faveur des nos soldats Canadiens-français, l’oeuvre du “Chez-Nous du Soldat” et autres associations catholiques du même genre.Patron honoraire pour le Dominion : Son Excellence le Duc de Devonshire Présidents d’honneur pour la Province : Son Eminence le Cardinal Bégin Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur LA CAMPAGNE EST COMMENCEE 15-23 SEPTEMBRE Président du comité des finances, Montréal : Le lieutenant-colonel Clarence Smith Trésorier honoraire : M.Tancrède Bienvenu, Gérant-général de lu Banque Provinciale.Quartiers-généraux pour la Cité : Ch.20, Hôtel Windsor, Up.1231.Quartiers-généraux pour la Province : Conseil Lafontaine, tel.Est 3431.352, Sherbrooke Est.Pour DIEU ! POUR LA PATRIE ! LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 16 SEPTEMBRE 1918 VOL.IX.— No 21& L’AUTRICHE - H0N6RIE PROPOSE LA .Le gouvernement autrichien invite tous les belligérants à se rencontrer en pays neutre pour discuter d’une façon confidentielle et sans s’engager à rien, les conditions qui pourraient amener la paix — Le Saint Siège a été informé du projet par une note spéciale et les gouvernements neutres ont été mis au courant de l’offre dé paix., _____ Amsterdam, 16.— Selon un rapport reçu ici, hier, le gouvernement iutrichien a invité les .belligérants l se rencontrer pour discuter les :ondilious qui pourraient amener la paix.Cette rencontre se ferait en un pays neutre.Le Saint-Siège ainsi que toutes les nations neutres seront mis au courant.La proposition demande que tous les pays belligérants envoient *un représentant à "une discussion confidentielle et qui n'engagera à rien, pour émettre les principes qui aideraient à conclure la paix, dans un pays neutre et à une date rapprochée sur laquelle on devra s’entendre." La proposition dit que la conference serait formée d’une délégation de chaque pays qui serait chargée de Iransmettre et de recevoir tous les projets des gouvernements intéressés, de donner et de recevoir toutes 1rs explications sur les divers points qui doivent être claire-menl définis.Le gouvernement annonce qu'une note renfermant ses suggestions a été adressée aux différentes puissances belligérantes et que le Saint-Siège a été informé du projet par une note spéciaie.Les gouverne-nuyits neutres ont aussi été mis au courant de l’offre de paix.Voici le texte de la communication: Cn examen objectif et consciencieux de la situation de tous les États belligérants fait voir, sans aucun doute, que tous les peuples, de quelque côté qu’ils se buttent, soupirent après la fin rapide de cette lutte sanglante.Malgré ce désir na voie qu’il considère comme praticable, et de le,ur proposer collectivement d’examiner dans un libre échange de vues si les conditions préalablement nécessaires existent qui semblent promettre l’inauguration rapide de négociations de paix.Dans ce but, le gouvernement austro-hongrois a invité les gouvernements de tous les Etats belligérants à une conférence confidentielle pour un échange de vues dans un endroit neutre et il leur a envoyé dess avis spéciaux en ce sens., " Cette démarche a été portée a la connaissance du Saint-Siège par une note spéciale et un appel en ce sens a été fait au Pape dans l’intérêt de la paix.De plus, les Etats neutres ont été avertis de ce qui allait être fait.“ L’accord constant et étroit entre les quatre puissances alliées est une garantie que les alliés de l’Autriche-Hongrie, auxquels des propositions semblables ont été envoyées, partagent les idées exprimées dans la note.” Le télégramme officiel annonce que la note a été rédigée en français et se lit comme suit : “ L’offre du paix que les puissances de la Quadruple Alliance ont faite à leurs adversaires, le 12 décembre 1916, et les idées conciliantes et fondamentales qu’elles n’ont jamais abandonnées, signifient, bien qu’elles aient été rejetées, une phase importante dans l’histoire de cette guerre.A l’encontre des deux premières années et demie de guerre, la question de la utile sanglante.Maigre ce uesu nu —¦ er :' ' /.va hut iIp turel et compréhensible de la paix, ! paix a des ce mom , il n'a pas été jusqu’ici possible de l’Europe, le sujet de discussion créer des conditions préliminaires par tout le monde et elle s affi i destinées à faire réussir les efforts pour amener la paix et faire disparaître l’état de chose qui sépare les belligérants.“lies moyens plus efficaces doi vent en conséquençe être considérés, par lesquels on offrira aux^ teles dirigeantes de tous les pays l’opportunité de considérer les possibilités qu’il y a actuellement d'en venir à une entente.“Les premières démarches que l’Autriche-Hongrie, d’accord avec ses alliés, prit le 12 décembre 191G pour la-conclusion de la paix, n’u-boutit pas au but espéré.“Les raisons de ce résultat sont assurément fondées sur les circonstances.Afin de maintenir dans leurs peuples l’esprit de la guerre qui déclinait beaucoup, les gouvernements alliés avaient par les moyens les plus sévères supprimé toute discussion d’idées de paix.Et ainsi, il arriva qu’une entente au sujet de la paix n’était pas convenablement préparée.La transition naturelle île la plus grande agitation guerrière à un esprit de conciliation manquait.“On aurait tort cependant de noire que la démarche en faveur de la paix que nous primes alors fut L’ALLEMAGNE OFFRE LA PAIX A LA BELGIQUE Londres, 16.— L’Allemagne a fait une offre de paix précise à la Belgique, suivant des informations reçues ici.Les conditions de paix proposées sont les suivantes : La Belgique restera neutre jusqu’à la fin de la guerre.Désormais, toute l’indépendance économique et politique de la Belgique sera rétablie.Les traités de commerce d’avant-guerre entre l’Allemagne et la Belgique seront remis en vigueur pour un temps indéfini.La Belgique emploiera ses bons offices pour obtenir la restitution des colonies allemandes.La question flamande sera considérée et la minorité flamande qui a aidé aux envahisseurs allemands ne sera pas punie.La proposition ne parle nullement de réparation ni d’indemnité, ne contient aucun aveu que l’Allemagne ait causé du tort à la Belgique.II semble compris que le gouvernement britannique a reçu la note officielle de paix de l’Autriche-Hongrie et aussi la proposition que toutes les puissances retirent leurs troupes de la Mourmanie.de plus en plus., • “ Presque tous les Etats betllige-rants à maintes reprises ont expri-mé leur opinion sur la question de la paix, ses buts et ses conditions.La ligne de développement de cette discussion n’a pas suivi une marche uniforme et régulière.Le point de vue essentiel a change sous 1 influence de la position politique et militaire et jusqu’ici elle n'a pas apporté les résultats qu’on en aurait nu obtenir.“Il est vrai qu’independamment de toutes cés oscillations, on peut déclarer que la distance entre les conceptions entre les deux cotes, a quelque peu diminue somme toute, que, malgré l’indiccutable maintien de divergences marquées .et inconciliables jusqu’ici, un revirement partiel sur les buis de guerre les plus exagérés et une certaine entente sur ies principes relatifs et fondamentaux de la paix du monde se manifestent.Dans les deux camps on peut sans doute observer dans de nombreuses classes de la population un plus grand désir de la paix et d’un accord.De plus, une comparaison de 1 ac-centation des propositions de paix .- ms primes alors im des puissances (je la Quadruple Al- entierement sans résultat.Ses fruits ieurs adversaires ainsi consistèrent en quelque chose qui ne doit pas être négligé — que la question de la paix ne fut j-tlus depuis retranchée de l’ordre du jour.Les discussions qui s’étaient engagées devant le tribunal de l’opinion publique ont démontré les grandes différences qui séparent encore aujourd’hui les puissances cn guerre dans leur conception des conditions de la paix.“Néanmoins, une atmosphere a fié créée qui n’exclut plus désormais la discussion du problème de la paix.“Sans optimisme, il peut tout au moins être déduit des déclarations des hommes d’Etat responsables que le désir d’en venir à une entente et île ne pas décider de la guerre seulement par la force des armes commence graduellement à pénétrer dans les Etats alliés, sauf quelques exceptions de la part des aveugles Mance pa.— , que les' affirmations qui ont ete faites récemment chez ces derniers par des hommes d’Etat responsables de même que par d’autres qui ne sont pas sans influence au point de vue politique, confirment cette impression.“Tandis que par exemple, la réponse des Alliés au président Wilson demandait le démembrement de l’Autriche-Hongrie, l’amoindrissement et la transformation intérieure de l’Empire allemand, la destructions de la Turquie européenne, ces demandes dont la réalisation était basée sur la supposition que nos adversaires remporteraient la victoire furertt plus tard modifiées dans plusieurs déclarations qui fu-rc it faites dans des quartiers officiels de l’Entente ou partiellement abandonnées.“Ainsi dans une déclaration faite agitateurs de la guerre dont on ne a la.Chambre des Communes an doit pas faire peu de cas.j glaises, il y a un an, le secrétaire “Le gouvernement austro-hongrois d’Etat, pour les Affaires étrangères, comprend qu’après les profondes ! M.Balfour, a reconnu expressé-convulsions produites dans la vie | ment que PAutriche-Hongric devait des peuples par les désastreux ef- j elle-même régler ses problèmes in-fets de la guerre du monde il ne térieurs et que pas un des pays sera pas possible de rétablir d’un j extérieurs n’avait le droit d'impo- application aux buts concrets de guerre de chaque pays et aux questions de paix.Pour un observateur non préjugé, il ne peut faire de doute que dans tous les Etats belligérants sans exception, le désir d’une paix par entente s’est énormément accru, que la conviction se répand de plus en plus que la conti nuation du conflit sanglant doit transformer l’Europe en ruines et la jeter dans un état d’épuisement qui affecteront son développement pendant des décades, sans qu’il n’y ait aucune garantie qu’elle amène une décision par les armes que les deux coalitions ont vainement cherché à obtenir, dans quatre années remplies d’énormes sacrifices, de souffrances et d’efforts.De quelle manière, cependant, peut-on préparer la voie à une entente et à une entente finalement réalisable, peut-on espérer sérieusement atteindre ce but, en poursuivant la discussion du problème de la paix, de la façon employée jusqu’à présent?“Nous n’avons pas le courage de répondre à cette dernière question dans l’affirmative.La discussion d’une tribune publique à l’autre comme elle s’est engagée entre les hommes d’Etat des divers pays ne fut réellement qu’une série de monologues.Elle manquait par-dessus tout de précision.Discours et contre-discours ne répondaient pas l’un à l’autre.Les orateurs se parlaient les uns par dessus la tête des autres.“D’un autre côté, la jiublicité et la base de ces discussions leur enlevait la possibilité de faire de fructueux progrès.Dans toutes les dé clarations publiques de cette natu re une forme d’eloquence est employée qui compte avec l’effet à pro duire à de grandes distances et sur les masses.Consciemment ou inconsciemment, cependant on augmente ainsi la distance de la -conception opposée, on produit des malentendus qui prennent racine et qui ne sont pas enlevés et rendent plus difficile un franc échange des idées.Toute déclaration d’homme d’Etat en vue, immédiatement après qu’elle a été faite et avant que les autorités du pays ennemi aient pu y répondre, fait le sujet de discussions passionnées et»,exagérées de la part des éléments irresponsables de la nation.“Mais la crainte de voir les intérêts -de leurs armes mis en danger par un sentiment défavorable qui dominerait dans le pays et la peur de trahir prématurément leurs buts ultimes, tout ceci pousse les hommes d’Etat responsables à prendre un ton plus élevé et adhérer opiniâtrement aux points de vue extrémistes.“Si, dès à présent.Ton essaye de voir s'il existe une basse propice à me entente destinée à délivrer l’Europe de la catastrophe mondiale dans laquelle nous sommes, alors seul coup l’ordre dans un monde qui chancelle.Le chemin qui conduit à la restauration des relations pacifiques entre les peuples est barré par la haine et l’amertume.11 est dur et ennuyeux, mais il est de notre devoir de tracer ce chemin — le chemin des négociations — et s’il reste encore des tètes dirigeantes qui désirent encore vaincre l’adversaire par des moyens militaires et Imposer le désir de la victoire, il ne peut jilus faire de doute que ce but, même en supposant qu’il soit réalisable nécéssilerait une lutte plus longue et plus sanglante."Mais même une paix victorieuse obtenue plus tard ne pourra plus rendre bonnes les conséquences d’une telle politique — conséquences qui seront fatales à tous les peuples de l’Europe.La seule paix qui puisse justement concilier les vues encore différentes des adversaires serait une paix désirée par tous les peuples.Avec ce sens des responsabilités et dans cel effort sincère de travailler aux intérêts de la paix, lo gouvernement austro-hongrois formule une nouvelle proposition dans le but n’amener une discussion directe entre les puissances ennemies.“Le désir sincère de la paix qu'ont de nombreuses classes de la population des Etats qui souffrent de la guerre, le rapprochement indiscutable dans les questions controversées, et cet esprit qui semble plus conciMunt,paraissent donner au gouvernement austro-hongrois une certaine garantie qu’une nouvelle démarche en faveur de la paix tenant compte de l’expérience du passé dons ce domaine, peut offrir a ce moment de» possibilité» do succès.Le gouvernciment nustro-hongrol» b tu"?r^Sn t’ ^ 8,Rna,*r * tou* Ie* cr une constitution h l'Allemagne.W premier ministre, M.Lloyd George, déclarait au commencement de cette année qu’il n’entrait pas dans les buts de guerre des Alliés de démembrer l'Autriche-Hongrie, d’enlever à l'empire ottoman ses provinces turques ou de faire des réformes intérieures en Allemagne.L’on peut aussi considérer comme significatif le fail que M.Balfour répudiait catégoriquement en 1917 l’idée que la politique anglaise ait jamais eu pour but de créer un état indépendant avec les territoires situés sur la rive gauche du Rhin.“C’est pour cela que les puissances centrales ne laissent pas l’ombre d’un doute sur le fait qu'elles sont obligées de faire la guerre pour défendre l’intégrité et la sécurité de leurs territoires.“Bien plus marqué que dans le domaine de buis de guerre concrets a été le rapprochement des conceptions de chacun concernant les grandes lignes sur la base desquelles il faudra conclure la paix et régler l'avenir de l’Europe et du monde entier.C'est en ce sons que parlait le président Wilson, dans scs discours du 12 février et du 4 juillet de cette année ; il y n formulé des principes (jui n'ont rencontré aucune contradiction de la part de ses alliés et il est probable qu’à l’application de ces principes les puissances de In Quadruple Alliance ne soulèveront aucune objection pourvu que leur application soit générale et conciliable avec les intérêts vitaux des Etats intéressés.Il faut so rappeler, il est vrai, qu’un accord sur de» principes généraux est Insuffisant, mais reste en plus la question de »e mettre d’ac- belligèranu, amis et ennemis, vyne I cord sur leur Interprétation et jénr entente, il est possible de mettre fin à ce terrible conflit.“Le gouvernement royal et impérial aimerait par conséquent à proposer aux gouvernement de tous les Etats belligérants d'envoyer des délégués à une conférence confidentielle où se fera une discussion qui n’engagera personne, sur les bases ou les principes fondamentaux de paix, en un endroit quelconque d’un pays neutre et à une prochaine date qu’on déterminerait d’un commun accord — les délégués seraient chargés de faire connaître les uns aux autres la conception de leur gouver-icment touchant ces principes et de recevoir communications analogues s’il y a lieu.Ils demanderaient et donneraient les explications franches et sincères sur tout les points qui ont besoin d’être précisés et définis.“Le gouvernement royal et impérial a l’honneur de demander au gouvernement de.par la bienveillante médiation de Votre Excellence de porte ce communiqué à la connaissance du gouvernement de (Les noms du gouvernement intermédiaire et de celui à qui est adressée la note, nï sont pas indiqués).DESTRUCTION SYSTÉMATIQUE Paris, 2 septembre.— (Par courier).— De nombreux documents trouvés sur des prisonniers révèlent que les chefs allemands avaient donné, avant la retraite actuelle, des ordres précis pour opérer des des-ructiqns et organiser des pièces destinés à entraver la progression des alliés et leur faire subir des pertes.Voici les stratagèmes les plus typiques qui avaient été recommandés aux soldats du kaiser: lo Enterrer des grenades à main et les relier à un fil téléphonique bien apparent, de façon qu'elles éclatent dès que Ton prend le fil; 2o Recouvrir des grenades par des caillebotis.Si l’on marche sur eux, ils font éclater les grenades qu’ils dissimulent; 3o Attacher dans une barricade des fils de fer à des grenades; 4o Placer bien en évidence des insignes de casquettes ou autres attachés à un til communiquant à une grenade.Voici maintenant pour les routes: lo Creuser une cavité sous «ne route dont la superstructure seule subsiste, y mettre un obus de gros calibre porteur d’une fusée de contact, disposée de telle sorte qu’au moindre passage sur la route elle détermine l’explosion; 2o Dissimuler de la même manière une fougasse sous la route.Elle supporte le poids d’hommes, mais joue au passage d’un véhicule.En se retirant, tes armées de Lu-dendorff devaient également nous dans quelque cas que ce soit.Ton j tendre dans les villes et les villages pourra choisir une avilre méthode toute une série d'embûches, et no-qui rendra possible une délibéra-1 tainment: lion directe et verbale entre les représentants des gouvernements et entre eux seulement.Les idées opposées de chaque Etat belligérant feront le sujet de la discussion.Elles seront éclaircies mutuellement de même que les principes généraux qui serviront de base à la paix et aux relations futures des Etats les uns entre les autres.Si Ton considère ce qui doit être fait d’abord, l’on pourra chercher un accord avec une certaine perspective de succès."Aussitôt qu’on pourrait venir à une entente sur les principes fondamentaux, une tentative devrait être faite nu cours des discussions pour les appliquer aux questions de paix particulières et par là amener leur solution.“Nous osons espérer qu’il n’y aura aucune objection de la part d’aucun belligérant à un tel échange de vues.I.ct•opérations militaires ne seraient pas interrompues.Les discussions ne se continueraient qno tant que Iqp^pnrtics considéreraient qu’elles offrent une perspecive de succès.Aucun désavantage ne résulterait pour aucun des Etats représentés.Loin de leur nuire un tel échange de vues ne pourrait qu’être utile à la paix.“Ce qui n’a pas réussi la première fois peut être répété et déjà il a peut-être contribué pour le moins à l’éclaircissement des vues.Des montagnes de vieux malentendus pourraient être enlevées et beaucoup de nouvelles choses pourraient être aperçues.Des fleuves de charité, humaine pourraient être mis cn liberté dans la chalnir desquels toul l'essentiel demeurerait d’un autre côté et beaucoup de sujets de division auxquels on attache trop d’importance, disparaîtraient.“D'après noire conviction tous les belligérants collectivement doivent à 'humanité d’examiner si maintenant après tant d’années d'une lutte coûteuse qui n'est pas encore décidée et dont tout .le cours invite à une lo Disposer à l’entrée d’une porte une longue branche flexible.Le visiteur la déplace machinalement pour entrer; mais une ficelle, attachée à la branche, correspond à une charge amorcée, placée à l’intérieur, qui, quelques minutes plus lard éclaté; 2o Laisser un livre sur une table.Un fil dissimulé le long du pied de la table relie à une charge qui explose quand on prend le livre; 3o l’iacer des détonateurs dans les las de charbon abandonnés; 4o Cacher une charge d’explosifs dans le tuyau d’une cuisinière; une mèche la relie sau combustible qui est préparé.On allume le feu et tout saute; ôo Boucher le passage avec un sac de terre.On le déplace; un fil le relie à une charge qui explose: 6o Planter un clou cn saillie dans un rondin d’escalier.Il correspond à la capsule d’une cartouche posée sur‘une charge.Si on marche sur le cion, lout saute: 7o Placer en évidence des fleurs artificielles, des bouquets de verdure ou des morceaux d'obus, qui sont attachés par un fil à une charge: 9n Barrer par un fil très fin.peu visible, l’entrée d’une porte.Si on le rompt, un eontre-poids, qu’il sou lient, tombe dans une boite de détonateurs reliés A une charge d’explosifs; 10e Faire courir des fils de télé phone ordinaires dans le fond d’n ne rave.Us communiquent A uni charge d'explosifs qui, si Ton tou elle aux fils, délruil la cave; 1 lo Passer un manche de pelle en tre deux rondins.On tire lu pelle, et le fil (in! la relie à une charge-bien dissimulée fait exploser le tout.Les troupes impériales avaient aussi reçu des instructions pour préparer des explosions tardives dans les hôtels de ville, les églises et autres monuments.Ces explosions devaient être provoquées par des machines infernales, un mouvement, d’horlojrerift./ '.‘S ''IN GRANDE VENTE DE CARPETTES Carpettes en Ax-minster, choix de dessins orientaux.Dimensions : 4.6 x 7.6 .14.50 6.9 x 9 .27.50 9x9.35.50 9 x 10.6 .39.50 9 x 12 .44.50 Carpettes en Wilton, choix de dessins.Dimensions : 2% x 3 3 x 3*A 3 x 4 3% x 4 3V4 x 4% 4 x 4 X 4Ÿ2 m '$! 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