Le devoir, 17 septembre 1918, mardi 17 septembre 1918
VOLUME IX.— No 219 MONTREAL, MARDI 17 SEPTEMBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UMS .00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UMS ./.2 50 UNION POSTALE .3 00 DEVOIR Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! PROTESTEZ! Nous recevons de plusieurs coins de la province des renseignements et des plaintes identiques au sujet de l’inspection des poids et mesures.Des clients canadiens-français ayant dû faire inspecter leurs balances par des employés fédéraux, selon que la loi les y oblige, n’ont pu recevoir que des certificats d’inspection libellés en anglais.Le fait paraît d’autant plus provocant qu’il se passe assez souvent dans des régions complètement françaises et que les fonctionnaires sont eux-mêmes de langue française.Nous remercions nos correspondants d'avoir eu la pensée de nous mettre au courant de la question, mais ceci n’est évidemment pas suffisant.Il faut protester — auprès des fonctionnaires locaux d’abord, puis, auprès du ministère des Douanes, duquel relève aujourd’hui l’inspection des poids et mesures.Car c’est au ministère même que, négligence oq volonté consciente de restreindre l’exercice de nos droits, se trouve la source du mal.II faut protester, et protester en bloc, pour que les intéressés sentent que la protestation exprime bien le sentiment général de la population de langue française.Autrement, on aura tôt fait de conclure que ceci n’intéresse qu’un petit nombre de gens et les abstentionnistes auront été de fait les complices des prescripteurs.Et pourquoi, afin de donner à la protestation un poids nouveau, les chambres de commerce ne formuleraient-elles pas, elles aussi, leur protestation?Devant une série de manifestations émanant de nombreux particuliers et de corps publics importants, l’administration songerait probablement à s’amender.Si elle ne le fait pas, il reste la tribune parlementaire.Que l'on constitue des dossiers et qu’à la prochaine session on porte directement les faits à la connaissance du ministre.C’est un procédé qui a déjà obtenu, et rapidement, des résultats.En tout cas, il importe de ne pas lâcher prise et de ne point sanc tionner par notre silence, par une sorte d’acquiescement tacite, un nouvel empiètement.¦* * * Se trouvera-t-il encore quelqu’un pour murmurer: A quoi bon Quelle importance cela a-t-il?Et n'avons-nous pas autre chose à faire par le temps qui epurt?A celui-là nous répondrons: Croyez-vous que si, par un invraisemblable hasard, un ministre canadien-français s’avisait de vouloir imposer à nos concitoyens de langue anglaise un pareil régime, ils le subiraient sans protester?Assurément non, et vous seriez le premier à trouver qu’ils auraient raison.Et alors?L’acceptation de notre part n’impliquerait-elle pas l’aveu implicite, ou que nous croyons avoir moins de droits qu’eux dans notre pays ou que notre volonté de nous faire respecter est inférieure à la leur?Il n’y a pas à sortir de là: si nous ne réagissons pas, nous avouons que nous ne croyons pas au principe de i’égalité des langues proclamé par la constitution fédérale, ou que nous n’avons pas.l’énergie d’én exiger le respect.Et cela suffirait à marquer l’importance d’un “détail” dont la portée peut sembler minime aux gens superficiels.Mais il y a autre chose: ce détail n’est pas unique, il n’est pas isolé; il fait partie d’un ensemble.¦Si, aujourd’hui, dans notre province même, l’administration fédérale peut se permettre de faire distribuer à des clients français, par des fonctionnaires de langue française souvent, des certificats d’inspection exclusivement anglais, n’est-ce point parce que nous avons toléré déjà trop d’empiètements du même genre?Et, si celui-ci passe sans provo-quer d’efficaces protestations, n’est-ii pas évident qu’il sera le principe d’empiètements nouveaux?Les fonctionnaires et les politiciens qui trouvent embarrassant l’emploi des deux langues, ceux qui veulent ouvertement ou sournoisement se débarrasser du français, ne seront-ils pas encouragés à penser: Pourquoi nous gêner?ou: Pourquoi nous imposer un surcroît de travail?Ces gens-là ne se sentent même pas.Et c’est ainsi, par une multitude de petits détails accumulés, que .(’opèrent trop souvent les proscriptions.Cette conquête par les détails est, à maints égards, plus dangereuse que la loi persécutrice.Celle-ci a toujours chance de provoquer des réactions; celle-là risque d’endormir.Nous savons bien, enfin, que nous avons autre chose à faire par le temps qui court que de protester à propos du français.Mais, est-ce notre faute à nous, si l’on choisit précisément cette heure pour nous ennuyer de nouveau?Et, surtout, est-ce une raison pour ne point repousser l’agression, pour céder encore du terrain?Assurément non! Protestons alors, et protestons jusqu’à ce qu’on nous ait rendu jus îicel Orner HEROUX.pera de la police des moeurs et dont la formation vient d’être rendue publique pour la première fois, croyons-nous.Il aura de la besogne à faire.LE NOUVEAU LEADER M.Brodeur, en assumant la présidence du comité de législation, deviendra leader du conseil.Depuis le début du nouveau régime, les délibérations du conseil étaient conduites par un échevin de langue anglaise, qui, suivant l’usage, proposait l’adoption des affaires courantes dans sa langue maternelle, la seule qu’il connût d’ailleurs.Personne ne sera fâché que les délibérations du conseil de la première ville française d’Amérique soient de nouveau conduites en français, ou du moins en l’une et l’autre langues.Le comité de législation élabore déjà des projets de réforme, ce qui laisse entendre que dès la première session la nouvelle administration municipale subira un assaut.Il est peu probable qu’elle y succombe, car l’élément anglais parait se désintéresser complètement de la réforme, à l’heure actuelle, et c’est lui, on le sait, qui a le plus de poids sur le cabinet dont la politique municipale est d’ailleurs ouvertement dirigée par un ministre anglais qui cumule ces fonctions avec celle de trésorier de la province.Malgré l’abstention de l’élément anglais, nu fond de toutes les modifications de régime municipal obtenues jusqu’ici, il est certain que l’agitation ne sera pas sans produire un effet sur la législa turc.Lors de la prochaine session la commission administrative aura un an d’existence à peine.Or, bien peu d’administrations passées au ront accumulé autant d’impairs en si peu de temps, si elle ne change promptement ses directives.Louis DUPIRE BILLET DU SOIR “TRAVAIL DE SYMPATHIE” NOTES MUNICIPALES UN COMITE DES MOEURS BONNES Nous venons de mettre la main sur la Vie Nouvelle, numéro de septembre.Nous souhaitons que le directeur de la Sûreté ait la même bonne fortune que nous, car il y apprendra que le comité qu il rêve de former existe déjà — plus puissant et plus indépendant qu’il ne le voudrait pefit-être.“Instruit par ces exemples, y lisons-nous sous la signature de M.Henri Beauvais, le comité directeur de.la Ligue des retraitants de Montréal s’est décidé, il y a quelques mois, d fonder une Ligue des bonnes moeurs.Son omanisation est simple.Un comité de pères de famille, composé de quatre'à huit membres, est établi dans chaque paroisse.Il a pour mission de surveiller le milieu où il vit, de se rendre compte de sa moralité et de la manière dont on y exerce la pqlice des moeurà.Lorsque l’intervention est nécessaire, il la fait, soit auprès des autorités du quartier s'il en attend quelque bon résulta/, soit auprès d : comité central de la Ligue qui examine le cas et, suivant les circonstances, le confie pour enquête à la Société de protection et de renseignements, ou porte plainte directement à la commission administrative de la ville.’’ • t Voilà, nous semble-t-il, l'organisation d’appui toute trouvée auprès de laquelle le directeur de la Sûreté pourrait chercher des directions ei des approbations.Nous attendions que In nouvelle fût rendue publique par l’organe ordinaire des retraitants pour en parler, mais il importe maintenant qu'elle soit connue de la police surtout qui aura raison, si elle est négligente de ses devoirs, de craindre son intervention et son action.De plt,S, il n’est pas mauvais que la connaissance se répande de cette Société catholique de protection cl de renseignements que nous avons signalée déjà, il est assez délicat de s’adresser sAi-mênic à la police pour les affaires de moeurs, sans compter que celle-ci se laisse tirer l’oreille quand clic ne demande pas carrément qu’on la paie pour faire son devoir comme cela est arrivé a un honnête citoyen qui voulait "faire faire une cause” contre la tenancière d’une maison louche.La Société de protection et de.renseignements se charge de faire des enquêtes et n’hésite pas à sabouler la police, quand le besoin s’en fait sentir.Les personnes qui ont de sérieuses raisons de croire à l’existence dans leur voisinage d’une maison de débauche peuvent donc porter plainte à la S.P.R.Les membres de la Ligue des bonnes moeurs ne craindront pas, s’ils ont tenu jusqu’ici à garder l’incognito, d’entreprendre une lutte à ciel ouvert contre le vice, dussent-ils pour cela s’afficher: “La Ligue, dit l’article déjà cité, se contente actuellement de faire oeuvre de.surveillance.Elle veut faciliter aux autorités numt-cipales leur besogne.Si celles-ct refusent cet appui, elle devra alors assumer une fâche plus difficile, mais devant laquelle — on peut en être assuré — ses membres ne reculeront pas.Persuade de la nécessité de l’oeuvre, chacun d’eux s’est cuirassé, dès le début, contre les difficultés, contre les railleries, contre les injures." On peut attendre beaucoup de cette organisation qui s’est constituée sans ce tapage dont le bien ne sait que faire.Que faut-il, en somme, pour réussir?De la persévérance et du courage.Quels que soient les motifs qui inspirent M.Ville-neuve dans sa lutte contre l’apathie des citoyens et contre les abus de la commission administrative, en particulier dans le domaine de la police, il fait preuve, au plus haul point, de ces deux qualités.Ses critiques, qui prétendent qu’il agit ainsi par Je dépit de n’avoir point de part au gâteau du gouvernement municipal (comme s’il n’avait pas le souvenir toujours cuisant, pour le stimuler, d’une blessure qui a mis sa vie en danger), feraient bien d'imiter certaines de ses qualités.Si une douzaine de citoyens faisaient montre de la même ténacité et du même mépris du respect humain, il y a longtemps que les écuries d'Augias nnun ici pales seraient nettoyées.Félicitons-nous de la création de ce comité de citoyens qui s'occu- Chronique d’Ottawa PAS D'IMMIGRANTS?p .de l’Union des Policiers, à Montréal.Cher camarade.Je viens vous féliciter au nom de notre association du magnifique succès de votre heureuse initiative et je crois, sans blesser votre modestie, pouvoir vous décerner 7e nom de camarade en vous rappelant combien souvent nous avons côte à côte, marché sur la route de cette vie bordée d’épines et de bâtons de policemen: vous teniez les menottes et nous les portions.Mais c’est un détail: maintenant que vous êtes formés en syndicat nous pourrons mieux nous entendre et surtout éviter les frictions si nuisibles aux relations entre bons ouvriers et dont les sales bourgeois bénéficiaient à notre détriment commun.Chacun dans sa sphère pourra maintenant suivre son idéal et, grâce aux règlements que vous ne manquerez pas d’établir, nous ne verrons plus ce spectacle d’agents de police marcher sur nos brisées — nos carreaux brisés, pourrais-je dire — et déshonorer notre métier en se faisant pincer comme de val gaires novices.La fondation de votre union est venue à son heure.Certains de vos confrères de la police en s’employant, avec la maladresse que l’on sait, à vouloir nous imiter, étaient tout simplement en train de gâcher et leur avenir — celui de tous le& policiers par conséquent — et le nôtre.Car vous vous rendez bien compte que du moment où des agents se mettaient cambrioleurs, notre utilité dans la société disparaissait et par un déplorable retour (les choses, la police elle-même se donnait un coup de mort.Les bourgeois, quelques fois malins, se seraient en effet vile aperçus que c’esl un gaspillage de se payer des prolecteurs qui n’auraient plus rien ft protéger.Sans doute ils souffrent l’existence d’administrateurs qui ne nous valent pas, ni vos membres ni les nôtres: mais, comme vous le savez, ce sont toujours les petits qui reçoivent les coups.Preuve, les vives rencontres qui se produisent quand dix gros policiers tombent inopinément sur un petit malfaiteur surpris, par exemple, en tratn de glisser dans nos rues.La formation de voire union régie.par une constitution vient rétablir l’ordre.Nos relations y gagneront et pour saluer cet heureux événement nous avons décidé, à l’unanimité, afin d’appuyer vos revendications, de déclarer, si on vous refuse une augmentation de salaire, le travail de sympathie.Ordinairement, dans le monde ouvrier, on s’entr’aidc par des grèves de.sympathie; notre situation particulière vous fait comprendre que chez nous il faudra faire le contraire.Concordia vous refuse-t-elle un salaire plus élevé ou des faveurs nouvelles, vile vous décrétez le chômage général de la police et aussitôt nous nous mettons an travail avec une fébrile énergie.En vingt heures.nous vous rassurons, nous dévaliserons les contribuables aussi bien que pourraient le faire des politiciens en une année.Mais pour cela if faudra d’ici ce grand jour, nous manifester votre sympathie; ne craignez pas nu’on s'en aperçoive : pour nous laisser en i>aix vous n’avez qu’à suivre fidèlement les instructions de Tremblay en continuant à vous acharner contre les seuls automobilistes.Veuillez croire à mes sentiments distingués, D.T ROUSSEUR.chevalier d’indirslrie, secrétaire de la Fraternité des Cambrioleurs, local 23.p.p.c„ u Max SOREL Ottawa, 17.On parle beaucoup du salut économique du Canada, de par la presse du pays ; et c’est un fait curieux que chaque succès militaire des Alliés nous vaut une nouvelle vague” de préoccupation patriotique un peu tardive, de la part des journaux de langue anglaise des diverses provinces.Les fonctionnaires donnent aussi dans ce mouvement et nous venons de voir que le ministère du Commerce a accep té au moins tacitement la paternité d’un organisme mi-scientifique mi-économique dont on attend de grandes choses.Ainsi sont satisfaits ceux qui affirment que le pays sera sauvé par la science appliquée aux industries Mais il en est d’autres qui tiennent pour une autre formule et pour d’autres remèdes à une situation que tous s’accordent maintenant proclamer grave en dé^it des chants de coq de sir Thomas White.II y a par exemple les tenants de l’agriculture, dont M.Crerar a exprimé la pensée l’autre jour à l’exposition d’Ottawa ; et il faut compter aussi ceux qui espèrent en une immigration débordante pour ramener nos finances à un état supportable pour l’Etat et l’individu Ceux-là ont vu leur théorie présentée au public sous une forme nouvelle et inattendue samedi dernier, par le correspondant à Londres dé la Gazette de Montréal, M.Black-lock.Sans mettre de gants au figuré plus qu'il n’aime ordinairement en mettre en public, Tom Black-lock, ci-devant de Saskatoon, puis de la galerie des courriéristes à Ottawa, semble chargé de découvrir en Angleterre ce que les agen ces stipendiées dédaignent ou affectent de nous cacher.Et il lui arrive de temps en temps de mettre le pied dans un guêpier imprévu dont il s’échappe généralement après avoir poussé un cri d’étonnement dont l’écho se rend jusqu’à nous.C’est ainsi que nous sommes portés à expliquer son dernier article, dans lequel il nous avertit franchement qu’après la guerre, si le Canada veut obtenir des immigrants britanniques, il lui faudra lutter de toutes ses forces contre.la Grande-Bretagne elle-même et les autres Dominions de notre glorieux Empire.C’est écrit en toutes lettres et ce fut imprimé dans la Gazette: la population anglaise sera prise de l’envie de s’expatrier à la suite de l’ébranlement moral de la grande guerre, mais le gouvernement mettra toutes les entraves possibles à cet exode, même s’il se dirige vers les colonies et les Dominions les plus chers, vers les “nations-soeurs” s’étant montrées le plus prodigues de leur sang et de leur or sur les champs de bataille européens.Déjà l’Australie et ia Zélande nouvelle se préparent à la lutte pour l’immigrant, et ces pays ont sur nous l’avantage d’être déjà organisés.de posséder sur place des représentants zélés et logés dans d’efficaces bureaux ; et la paix ne sera pas vieille d’une journée qu’ils auront commencé d’approcher non seulement les Anglais eux-mêmes, mais encore les fils de toutes les colonies et ceux de l’Oncle Sam.Et pourtant, écrit M.Blacklock, le soldat américain, voilà le colon idéal pour les plaines canadiennes et les ready-made farms! On en aura au moins pour une année à rapatrier tout ce monde, et quel meilleur temps pour la propagande que cette époque de détente morale, de repos physique et de transition vers une autre phase de la vie de cha cun! Il conviendrait donc que nous prenions nos mesures sans plus tarder, c’est-à-dire qu’il V eut a Londres un hôtel donné aux officiers d’immigration du Canada, ainsi que le font les autres ' docteurs et plus le malade apparaît équipé".Mais le pessimisme de l’écrivain de ia Gazette, fût-il injustifié, et lussions-nous destinés à voir de nouveau le grand courant d’immigration d’il y a cinq ou six ans se diriger vers nos bords, que le problème ne serait pas entièrement résolu pour cela, toujours d’après la même autorité, et d’autres qui ont aussi parié publiquement.Car on daigne maintenant admettre qu’il y a immigration et immigration, et qu’il peut être de bonne politique de suivre et de protéger Je nouvel arrivé, au lieu de le laisser exposé dès l’arrivée à de nombreux dangers.dont certaine catégorie d’“a-gents d’immeubles ” n’étaient pas le moindre, pendant les années passées.L’Etat devra se faire paternel et prévoyant, et surveiller î’assimb lotion des ingrédients nouveaux qui s’ajouteront à son organisme.On verra ce miracle et notre génération s’en frottera les yeux, tout comme si elle n’en avait pas été avertie à voix haute depuis quinze ans et plus.On trouve cette noie reprise et répétée dans l’autre langue, dans une revue anglo-canadienne de fondation récente, critiquant un discours prononcé l’autre jour, à l’Association du Barreau.“ Sir James Aikins, y lit-on, divise le Canada en deux camps, l’anglais et le français, et proclame que ces deux-là seulement forment le Canada, et que les autres éléments devront choisir et s’y assimiler sans rémission.L’immigrant arrivant sur nos rives doit renoncer à la terre natale, oublier sa langue et celle de ses ancêtres et maudire les dieux de ses pères.Quelle que soit son origine, il faut qu’il devienne une imitation d’Anglais ou de Français.Voilà la panacée de M.Aikins pour guérir un Canada polyglotte et agité.L’erreur fondamentale de ce raisonnement est qu’il sup pose que le Canada est Anglais ou bien Français ; il n’est ni l’un ni l’autre, il est canadien.” A moins qu’il ne soit tout sim plement “ l’un et l’autre ”, ce qui ne ferait que renforcer l’affirmation finale.Ernest BILODEAU.POURQUOI?à ses instructions explicites et ce qui s’est passé est inexcusable, illegal et indique un manque de jugement de la part de ceux qui ont conduit les raids, dont il prend pourtant, et courageusement, la responsabilité, car, c’est de son bureau que relève la poursuite des insoumis.Les sénateurs qui ont critiqué à Washington la façon dont s’est faite ces raids et les journaux qui, comme le New-York Post, les ont dénoncés, tiennent donc^ leur propre justification de celui-là même qui avait commandé la recherche des insoumis à New-York.Il s’y est commis des erreurs qui, dit le procureur général, ne devront pas se répéter.La “Gazette” Les journaux de Montréal, comme ceux du reste du pays et des Etats-Unis, haussent leurs prix.Il y a quelques semaines, le Slar avertissait sa clientèle qu’à cause de la cherté du papier il était contraint jusqu’à nouvel ordre de se vendre deux sous le samedi ; on patle couramment de la vente à deux sous, prochainement, des quotidiens de l’après-midi qui, dans notre ville, se paient encore un sou parce qu’ils ne peuvent pas s'entendre sur les conditions d’une hausse.La Gazette de ce matin prévient le public qu’à compter du lundi 23 septembre, elle se vendra trois sous le numéro au lieu de deux, comme depuis vingt ans.Il ëst indubitable .-, - ¦ que.depuis ce temps, les frais de versees, qim le ministère Li a j ])ub]ication ont haussé eonsidéra-en son pouvoir poui fambte.i)iernen, et mème depuis août 1914.parti ouvrier de M.Henderson?des nationalistes irlandais?Quels éléments nouveaux monteront à la surface?Le corps électoral différera de fout ce que l’on a vu jusqu’ici.Y aura i il différence correspondante dans la composition de la Chambre?Le Royaume-Uni n’aura sûrement pas eu depuis longtemps d’aussi passionnantes, ni peut-être d'aussi importantes élections.— O.H.BLOC - NOTES L’affaire de Saint-Jean li est heureux pour le ministère de la Justice qu’il ait retrouvé à Ottawa une bonne partie des enveloppes au dos desquelles des officiers et des soldats ayant voté pour M.Rainville ont fait des déclarations fausses, d’après M.Archambault.Il est egalement heureux pour le ministère que M.O’Connor ait déclaré qu'il refusait de les produire, non sur le conseil du ministre ou du ministère de la Justice, mais de sa propre initiative.Les accusations portées par M.Archambault sont d’une extrême gravité; le gouvernement l'a reconnu, puisqu’il a jugé bon d’accorder l’enquête que le député de Chambly-Verchères a demandée; il faut espérer, maintenant qu’une partie des pièces essentielles à l’enquête viennent d’y être tout la coin nan des signés par M.Archambault.Autrement, on saura ce que .vaut sa détermination de donner une enquête.Manœuvre électorale ?son pouvon pou.blement, et même depuis août 1914.s’oUicîers et deVsoldatsLas- 11 >' aura ,,ne nouvelle hausse du s otticieis et des soldais as papier un ^ ces (Iuatre matins et il ne sera pas étonnant, si la guerre se prolonge un tant soit peu, que la majorité des journaux, au Canada et aux Etats-Unis, se vendent l’an prochain au nouveau prix de la Gazette, trois sous le numéro.Sous ce titre, nous rapportions récemment l’entrevue d’un journaliste avec un chef de famille franco-américain où ce.dernier donnait les raisons qui l'empêchaient de s’établir dans la province de Québec.Dans rémunération des avantages offerts aux colons par les diverses provinces, l’interviewé disait que le gouvernement d’Ontario demande $180 pour 160 acres et prête $20 par acre au colon.L’abbé J.B.L.Bourassa, missionnaire colonisateur, nous fait observer que ce n’est pas $180 que le gouvernement d’Ontario exige, mais $80, pu:squ’il vend la terre à raison de cinquante sous par acre et que de plus il prête $20 par acre au colon.Les conditions réelles sont donc encore plus avantagem&s que le colon franco-ontarien les avait faites au reporter, et confirment sa thèse.Pourquoi faut-il que l’on lai-.-e notre population prendre la route de ia ville ou mème de l’exil faute d’une politique de colonisation suffisamment large et éclairie, et que la province de Québec qui a le plus de colons à établir soit celle qui leur inflige le traitement le plus tracassier et le plus mesquin?L.D.ÉLECTIONS?La question des élections générales est de nouveau à l’ordre du jour en Angleterre.Le discours de M.Lloyd George à Manchester, avec sa savante mise en scène, a paru à plusieurs une ouverture de campagne.On sait que ce discours devait être suivi d’une série de réunions Domi-j publiques qu’une malencontreuse nions.Le que le .correspondant ne grippe est soudainement venue in dit pas, c est que ce sera créer là ierrompre une deuxieme colonie de fonction j La durée normale du parlement naires canadiens ou payés par britannique ne devrait pas depas- nous, à côté de la colonie supposée militaire, des employés de bureaux actuels ; mais l’inconvénient peut être considéré comme secomiairc si les résultats justifient la dépense: et quel plus brillant résultat peut prévoir un bon Britisher que l’inondation du Canada, pour ainsi dire, par un flot d’unités britanniques de ia plus belle eau?Ce serait bien, cette fois, l’irrigation par excellence.et une nouvelle manoeuvre de l’Yser opposée à la revanche des berceaux d’un certain grouae ethnique.Aussi, pourquoi faut il qu’il y ait des nuage à un si bel horizon, et que ce soit la mère-patrie elle-même qui s’obstine dans sa politique séculaire de s’occuper d’abord de ses propres intérêts et de les défendre, au besoin, au détriment de ceux de scs propres colonies?Du moins est-ce le correspondant de la Gazette qui nous l'affirme sans ambages, et nous ne voudrions point mettre sa parole en doute.On ne pouf donc qu’espérer en l’erreur de ceux qui disent que nous ne pouvons être sauvés que par l’immigralion.et anglo-saxonne ; car iis nous apprennent eux-mêmes qu'elle nous fera, défaut, endiguée, déviée, arrêtée nar les chefs mêmes auprès de qui iioüs combattons pour la liberté et les droits des plus faibles.Car s’ils ont raison, il ne nous rcsle que les deux autres planches de salut dont il est question: l’agriculture, et d’autres nous disent que rp n’est pas vrai et que l’industrie emploie beaucoup plus de mains; l'industrie, et il pre mît qu’elle est encore dans l’enfance et que la Science maternelle de vra faire des miracles pour la mettre en état d’accomplir sa tâche.Vraiment, plus on écoute tous ccs ser cinq ans.Or la chambre actuelle a été élue en décembre 1910, elle atteint presque ses huit années et cela seul suffirait à placer au premier plan de l'actualité la question des élections générales.Mais !a guerre, qui a entraîné la prolongation ries pouvoirs du parlement, a aussi produit dans l'inferieur même de la Chambre, des bouleversements qui font désirer à plusieurs une eonsultaiion électorale.Les anciennes divisions de parti ont été brouillées à ce point que le gouvernement a aujourd’hui pour chef un homme qui était hier le principal lieutenant de l’ancien premier ministre Asquith, que l’on désigne comme ie chef naturel de l’opposition.Et l’on a pu parfois «e demander s’il existe réellement “une majorité" dans la Chambre.Entendez par là un groupe d'hommes (tui s’accordent sur un certain ¦nombre de points précis et qui puissent sûrement maintenir au pouvoir un cabinet de leur choix.Les amis de M.Lloyd George croient, ou prétendent croire, qu’une élection générale lui assurerait cette majorité.L’une des raisons qui ont fait retarder l’élection est, parait il, la confection des nouvelles listes électorales.On sait que celles-ci comporteront quelques millions d’clectrices qdi ne comptaient point jusqu’ici.Avec un pareil corps électoral toutes les surprises sont possibles, et l’élection offrira sûrement un très vif intérêt.Il y aura, du côté ministériel comme dans Fopposi-lion, des hommes de tous les groupes.On se battra duns tous les milieux.Qu’adviendra-t-il dans celle bagarre du vieux parti libéral du On s’est demandé à quoi rimait le voyage en Europe d’une vingtaine de journalistes canadiens, suivis d’une quinzaine de rédacteurs australiens et néo-zélandais qui viennent de céder leur place à des journalistes américains.(Propagande britannique, a-t-on dit.'Cela se peut, pour une part.Mais Beayerbrook, qui a organisé le voyage, jurerait-il que nulle préoccupation électorale n’était au fond de sa pensée, quand il a fait les invitations qu’on sait?La coïncidence est étrange, car jamais M.Lloyd George, Northcliffe et Beaverbrook n’ont eu une aussi bonne presse aux colonies que de ce temps-ai, Insie à la veille des élections generaK-s.On peut “penser •ce qu’on veut de Beaverbrook, au risque de se faire qualifier de roquets aboyant à ses talons; mais il ne viendra à l’esprit de personne que ce politicien est étranger à la cuisine électorale du premier ministre d’Angleterre.Tout arrive C’est le cas de le dire, tout arrive, pendant cette guerre-ci ; une dépêche du Japon ne nous apprend-elle pas ce matin qu’un détachement de cavalerie du Japon opérant en Sibérie vient de saisir d’un coup toute la flotte des Bolchevik» à Khabarovsk ?De la cavalerie qui saisit une flotte, cela ne s’était pas vu depuis le temps où, en Hollande, dans un port aux eaux congelées par le froid, des cavaliers cernèrent toute une escadre, il y a quelques centaines d’années de cela, et remportèrent une espèce de victoire navale, si l’on peut dire.Presse libre?Le Statesman est d’avis que ia liberté de presse au Canada est de plus en plus menacée.“La déclaration extraordinaire de M.Rowell disant qu’il a l’intention de se servir davantage des journaux pour disséminer l’information gouvernementale démontre jusqu’à quel point la presse du Canada est en train de dépendre directement du gouvernement”, écrit ce périodique dans sa dernière livraison.“Il est facile de saisir à quels abus cela peut mener.De fait, un regard rétrospectif sur ce qui s’est passé depuis quelques mois convainc n’importe qui de l’influence sinistre du gouvernement sur la presse unioniste du pays.En temps de guerre, ia coopération entre le gouvernement et les journaux peut être une excellente chose pour le pays; mais l’orgie de corruption qui a‘marqué ja naissance du gouvernement unie-nisie rend le public très sensible aux dangers d’une presse sous la direction du gouvernement.Après quelques semaines passées aux pieds de Lloyd George, le président du conseil privé [M.Rowell] estime que l’idée de celui-ci de gouverner le pays sans le parlement peut s exécuter sans crainte de critiques de la part des journaux.La commercialisation du christianisme dont a parlé M.Murphy a eu pour conséquence immédiate celle de la presse, avec des résultats éga-ement nuisibles à la vérité et à in liberté .Raids illégaux On se rappelle les raids tapageurs qui durèrent trois jours, à New-York, ccs semaines-ci, raids où plus d’une cinquantaine de mille hommes de tous les âges se virent arrêtés et bousculés par des soldats, des marins et des agents volontaires de Washington.Ils ont donné une proportion de déserteurs ou d’insoumis ou de sujets ennemis inférieure à un pour cent.Le président Wilson a ordonne la suspension de ce mode de procéder et le procureur général des Etats-Unis, dans son rapport à M.Wilson, vient d'admettre que l’emploi de soldats et de marins, ainsi que d’agents volontaires, au cours de ccs raids est "contraire à la loi" et que ce fut “un excès de zèle”.Tout s’est fait, jUt-il, contraireqpjntJt '1 Le docteur Reid Un télégramme d’Ottawa annonce officiellement que 'M.Reid, un des ministres du cabinet iBorden, nie avoir posé sa candidature au poste d’administrateur du Nord-Canadien et des chemins de fer de l’Etat, et déclare que, quand même on lui offrirait le poste, il le refuserait.C’est tant mieux pour le docteur Reid et pour l’Etat.M.Reid a le mérite de reconnaître implicitement qu’il n’est pas homme à occuper un tel poste et, par ailleurs, ceux qui le connaissent savent qu’il ne fait pas erreur au sujet de ses capacités.Cela peut être un bon politicien, un ministre passable, et qui a conscience de n’être pas omniscient et sait qu’un administrateur de chemins de fer nationaux ne s’improvise pas, quand même il aurait déjà quelques connaissances superficielles des voies ferrées.M.Borden aura un choix (lifficile à faire ; il eût peut-être été porté à désigner M.Reid, son ami personne], et (fui fut ministre des chemins de fer dans son cabinet d’avant l’union.La déclaration de M.Reid écarte ce choix et c’est mieux ainsi.M.Borden n'aura pas de tentation de ce côté.Le gaélique Il y a en Ecosse 200,000 hommes qui parlent le gaélique, il y en a 600.000 en Irlande et 2 millions au pays de Galles.Cela fait tout près de trois millions dans le Royaume-Uni.Le premier ministre présent du Royaume-Uni est un Gallois, qui n'a parlé que le gaélique jusque vers sa vingtième année.Un professeur bien connu dans le monde de ia .linguistique, M.Gwynn Jones, dit que les gens qui parlent le gaélique ont tenu leur langue au courant, en ont amélioré le vocabulaire, ont des journaux remarquablement rédigés et que “des critiques anglais déclarent que la meilleure poésie gaélique contemporaine est supérieure à tout ce qui s’écrit présentement en anglais.” Voilà qui ne manquera pas dinteret pour ceux qui estiment qu’il n’y a pas dans 1 Empire britannique qu’une langue qui doive compter.Mésaventure H v,i,ent, d’en arriver une mauvaise a M.Creel, le directeur de la commission de l’information publique, à Washington.Il v a peu d““ mois, il écrivait la préface d’une oeuvre: Two Thousand Questions and Answers about the IV’crr, dont le texte avait d’abord paru dans la Review of Reviews de New-York.Or un M.Claude Van Tyne, directeur d une ligue patriotique américaine, lut Je volume, fit un rapport défavorable sur ce qu’il renfermait et écrivit que "ou M.Creel, sans se renseigner et malhonnêtement, a écrit une préface favorable pour un livre qu’il n’a pas lu avec soin, ou il a une tournure d’esprit tellement portée au pro germanisme intellec fuel qu’il a lu l’oeuvre sans se rendre compte qu’elle était pénétrée du poison prussien”.Le volume a dû être retiré des librairies par suite des protestations faites contre son allure pro-allemande, ont dit ses critiques, bien que le trésorier de la Review of Reviews écrive que lu National Security League, afin de faire condamner l'oeuvre, en a tronqué les citations, et a omis d'en •donner les parties essentielles.Tout ce monde est en polémique; et M.Creel, charge de surveiller les publications des Etats-Unis, afin que rien n'y paraisse qui puisse être favorable à l’Allemagne, a fort à faire de se défendre lui même de pro-germanisme.Les couseur» ont Itjurs petits omjprras. O LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 17 SEPTEMBRE 1918 VOL, IX — No 213 PLUS QU’ILS NE DEMANDAIENT VA VG MES T A TIOX ACCORDEE AUX DEBARDEURS EXCEDE DE 2 SOUS LE TAUX QU’ILS RE-CLAMAIEXT, ET L’EFFET ES SERA RETROACTIF.Les débardeurs, réunis à leurs quartiers généraux, 369, rue Champ-de-Mars, ont décidé par 49 voix de majorité d’accepter le supplément No 7 de l’échelle des salaires McAdoo, qui augmente leurs salaires à 42 sous de l’heure et à 47 sous durant la nuit, avec salaire double le dimanche.Ils reçoivent deux sous de plus qu'ils ne demandaient.Les 800 débardeurs n’en sont pas mécontents.L’union avait donné 24 heures aux compagnies de chemin de fer pour répondre à ses demandes.Quelques unionistes votèrent contre l’acceptation du supplément No 7, alléguant que leur union n’était point reconnue officiellement.Le président D.Robert répondit qu’elle le serait sous peu.64 débardeurs s’inscrivirent au registre de l’union.L’augmentation a un effet rétroactif.Les nouveaux taux leur seront payés depuis le 1er septembre.LA SITUATION EN ALLEMAGNE Ottawa.17.— La situation polili que en Allemagne a été décrite dans c câblogramme suivant transmis au directeur de l’Information pu-ralique.ici, par le ministère de l’Information britannique: “Les victoires des Alliés sont en train de produire un effet national sur la situation politique interne de l’Allemagne et de l'Autriche.Il est rumeur que le Dr Wolf, l’ancien secrétaire des Colonies, pourrait rem placer Hertling comme chancelier et que le Reichstag serait convoqué.Ces rumeurs n’ont aucune importance diplomatique, niais elles révèlent, toutefois, un sentiment de malaise et de mécontentement en Allemagne.Les exhortations qui sont attribuées à Hindenburg indiquent jusqu’à quel point l’inquiétude s’est emparé des autorités allemandes en présence de ces changements de l’“esprit allemand”.—-a- • M.MacLENNAN EST CHOIS! Ottawa, 16.— M.le juge Maclen-nan, de la cour supérieure de Montréal, a été, dit-on, choisi comme président permanent du “Labor Appeal Board”.Ce corps a été formé il y a plusieurs mois par le gouvernement alors qu’il énonça sur quels principes doivent reposer les relations entre patrons et employés.Ce nouveau bureau entendra les appels qui lui seront soumis en vertu de la loi des disputes industrielles.Cette loi prévoit bien des moyens de conciliation, mais ne peut aller en appel.En invitant les ouvriers à l’entente, le gouvernement leur donne un tribunal d'appel II consiste en deux membres nommés par l’exécutif de l’association des manufacturiers canadiens, M.S.R.Parsons, de Toronto, et M.J.H.Duggain, de Montréal, et deux autres membres nommés par l’exécutif du congrès des métiers et du travail.M.J.Bruce de Toronto et M.G.Francq de Montréal.Le tribunal a entendu un appel, celui des employés de la compagnie, “Ottawa Electric Co.”.M.H.J.Daly, de Toronto, avait été fait président temporaire.Le juge Mac-lennan en sera président permanent.UN AVION ENNEMI ABATTU Paris, 17, (agence Havas).— Une aéroplane de bombardement allemand a été abattu pendant l’attaque sur Paris, hier soir, par notre artillerie spéciale de défense.La machine démantibulée est tombée dans un des faubourgs du nord de la ville.L’on a trouvé le corps d’un officier et de deux hommes dans les ruines encore fumantes.DES REPRESAILLES Berlin, 17, (via Londres).—Vingt-quatre tonnes de bombes ont éfé jetées sur Paris, hier soir, comme représailles pour les bombardements des villes allemandes, est la déclaration officielle faite par le ministère de la guerre allemand aujourd’hui.FONCTIONNAIRE TUE Paris, 17, (agence Havas).— Antoine Houbat, sous-chef de la questure du sénat, a été tué pendant le bombardement aérien de Paris hier soir.LLOYD GEORGE OFFRE SA MÉDIATION (Service de J# Presse Associée) Londres, 17.—Le premier ministre Lloyd George a fait appel aux grévistes des manufactures de coton, leur demandant de retourner à leur travail, et de laisser le tribunal spécial qui sera nommé immédiatement décider le mérite de leurs griefs.Le premier ministre base son appel sur le fait que la grève va beaucoup affecter la production du matériel de guerre.Les tisserands des moulins du Yorkshire et Lancashire ont abandonné leur travail, samedi, à la suite de l’abolition du système Rota L’association des tisserands de coton compte vingt mille membres, mais la grève en affectera plus de trois cent mille.-«- L’ESPAGNE ET LA SITUATION MONDIALE (Service d* la Presse Associée) Madrid,.17.—Une séance du cabinet a eu lieu, hier, dans le but de discuter la situation internationale.Le ministre des affaires étrangères Dato, est venu de Saint-Sébastien spécialement pour assister à la conférence.II est plus que probable qu'une jnutre séance, présidée par le riit, £iura lieu auJourd’IiNip f UN TRAVAIL MINUTIEUX L'EXÂMEX DES BULLET ISS.4 L’EXQUETE SUR L’ELECTIOX DE CHAMBLY - VERCHERES, PREXD UX TEMPS COXSIDE-RARLE AU JUGE MACLEXSAX, CHARGE DE PRESIDER AUX PROCEDURES.ON APPROUVE M, WILSON (Service de la Canadian Press.) Ottawa, 17.—La reprise de l’enquête du juge Maclennan, de Montréal, dans l’affaire des votes militaires du comté de Chambly-Ver-chères, a donné lieu à un examen attentif de plusieurs centaines de bulletins de vote.Le principal incident de la séance fut la production en cour de deux boites de bulletins de votes militaires rejetés, découvertes depuis l’ajournement par M.Chadwick, greffier de la chancellerie.L’uns de ces boites contenait les bulletins rejetés de Chambly-Ver-chères.Il fallut une heure à la cour pour examiner ces bulletins, et le résultat est que 517 des bulletins examinés furent signés par des membres du dépôt d’entrainement des ingénieurs, à St-Jean.Les votants ont déclaré sur leur bulletin à la question de la résidence : “Je ne puis répondre ”, ou : “ Je ne puis le dire ”.Six enveloppes contiennent des réponses négatives quant à la question de la résidence, elles ne portent aucune signature.Les officiers-rapporteurs qui mirent ces enveloppes avec les autres sont le lieutenant H.G.Young, le major Milne, le lieutcp- it Wright, le lieutenant Emery, 1 eutenant H.MacBeth, le lieutenaj M.McCullough, le lieu- tenant R night et le lieutenant Holland.Après l'examen des bulletins, l’on continua l’interrogatoire de M.Chadwick.Mc Geoffrion, représentant M.J.Archambault, lui deman-1 da de déposer les enveloppes trou- i vées au dossier.Me Surveyer s’y opposa, décla-1 rant que l’enveloppe fait partie du bulletin de vote et (pie la production de ces bulletins dans un dossier est contraire à la loi des élections générales.Mais le juge Maclennan déclara que vu que l’on n’avait besoin que des enveloppes dans le dossier il ne voyait pas pourquoi elles ne seraient pas attachées à ce dossier.M.Chadwick déclara qu’il avait retrouvé deux des boîtes contenant les bulletins rejetés, le matin même.Il promit de faire de plus amples recherches.Il rectifia une partie de son témoignage de St-Jean, en déclarant que l'officier-rapporteur en chef, M.O’Connor, après consul* talion avec le ministère de la Justice, et non le ministre de la Justice.avait déclaré que.les enveloppes ne pouvaient pas être rendues.M.\V.F.O’Connor dit à la cour (Servie* de la Presse Associée) New-York, 17.— Hier soir, le comité exécutif de la ligue de la paix, sous la présidence de M.William Taft, a adopté à une assem blée spéciale, une résolution approuvant la décision qu’a prise le président Wilson de rejeter la pro position de paix de l’Autriche.“La ligue de la paix, dit la résolution, se réjouit du refus du président d’accepter l’invitation des gouvernements allemand et autrichien d’assister à une conférence secrète, au sujet de la paix.La ligue a donné son approbation à une paix par victoire comme la seule paix qui puisse réaliser l’objectif de la guerre qui est la destruction du militarisme allemand et la création d’une ligue de nations libres pour établir une paix permanente.Prendre part à une conférence avec une Allemagne non conquise, c’est confesser notre échec à atteindre notre but.” En ouvrant l’assemblée, M.Taft a dit: “Nulle conférence ne peut combler la nécessité d’une victoire.Conséquemment, le projet de conférence est tout à fait opposé à notre politique.C’est un système d’armement que nous combattons et rien moins que la destruction de ce système ne nous satisfera.“La note autrichienne est simplement le début d’une autre offensive de paix qui ne doit être honoré que d’un refus cassant de participer à une discussion secrète qui n’engage à rien.” DEPUTE MORT AU FRONT Paris, 17.(Agence Havas.) — Le député Abel Ferry, qui a été blessé dans la première tranchée par un éclat d’obus, est mort hier soir dans l’ambulance qui le transportait à l’hôpital.Le député Ferry a été atteint par le même obus qui a causé la mort du député Gaston Dumesnil, lieutenant d’infanterie, et d’un capitaine.Il y a quelques jours, les députés Ferry et Dumesnil avaient été décorés de la Croix de la légion d’honneur par M.Clemenceau.M.Ferrev est le quatorzième député, tué au front.Socialiste radical et député des Vosges, M.Ferry était un enthousiasme partisan de la guerre.Dans !p cabinet Viviani/ il fut sous-secrétaire des affaires étrangères.CHEFS SOCIALISTES EN TÊTÊ À TÊTE TROELSTRA ET EBERT OXT USE EXTREVUE OU LE DERXIER DEFIS IT L’ATTITUDE DE SOS PARTI.que les bulletins’iejeté^ étaient au nombre de 8.38.dont on avait réussi à en localiser 517.11 ajouta qu’il a donné son opinion concernant les bulletins à laquelle il adhère toujours, sans consulter ni le ministère de la Justice ni le ministre de la Justice.Tl était juste, dit-il, d’accomplir sa propre besogne seul.L’enquête se continuera à Saint-Jean.M.ET Mme POINCARÉ VISITENT ST-MIHIEL Paris, 17 (Agence Havas).— M.et Mme Poincaré, accompagnés de M.Albert E.Lebrun, ministre du blocus et des régions envahies, ont ; visité St-Mihiel et les autres villages libérés dans le secteur de la Lorraine, samedi.Arrivés à Sempigny, où nul convoi n’a atteint depuis 1915, les visiteurs se sont rendus à St-Mihiel en auto.Des scènes touchantes se sont déroulées dans les villages pavoisés de tricolores, en signe de réjouissance.Le président de la république a fait un bref discours, disant au peuple qu’il regrettait de n’avoir pu entrer en même temps que les armées victorieuses.Comercy, Apremont et St-Agnant ont été visités.Les populations les ont reçus à coeur joie.Mme Poin- ! caré leur a distribué du secours.A Pont-à-Nousson, le président | vit à l’oeuvre contre ses propriétai-1 res un canon allemand capturé.Il ^ visita Thiaucourt puis retourna à i Comercy.Il y était durant le bom- ! bardement de la ville par les aviateurs allemands.M.Poinraré est revenu à Paris ce matin.Amsterdam, 17.— M.P.J.Troels-tra, chef socialiste hollandais à qui l’entrée en Angleterre fut refusée à cause de ses sympathies allemandes, annonce qu’il a eu une entrevue avec M.Frédéric Ebert, président du parti social-démocrate au Reichstag, qui aurait ainsi répondu à ses diverses questions: “Si les délibérations de la chambre haute prussienne ne conduisent point, comme je le pressens, à Tégalité du suffrage, et si le gouvernement ne dissout pas la Diète, nous prendrons forcément l’attitude d’une opposition tranchée.Quant au traité de BresULitovsk, je vous renvoie aux déclarations de M.Schiedmann.II n’y est sûrement pas question d’une adhésion sans condition à notre mémoire de Stockholm.J’ai déclaré que nous sommes disposés à une conférence internationale à maintenir la neutralité de notre mémoire du comité hollando - Scandinave de Stockholm.C’est-à-dire que nous faisons nôtre ce mémoire, excepté en ce qui regarde la Belgique et 1’Alsace-Lorraine.Notre opinion, quant à la question belge, diffère du mémoiré sur la clause des compensations.Néanmoins la discussion verbale pourrait permettre un compromis.Nous sommes irrévocables quant à 1’Alsace-Lorraine.Sur ce, nous nous expliquerons le jour des débats venu.M.Troelstrat a déclaré que les opinions de M.Etoert forment une large base pour les négociations d’une paix socialiste.-——-*- DÉRAILLEMENT PRÈS DE SUDBURY Toronto, 17.— Des voyageurs de Parry Sound, arrivant à bord d’un train du Nord-Canadien, hier soir, ont parlé d’un déraillement du train du NordJCanadien de Winnipeg, survenu un peu à Test de Sudbury vers les huit heures trente hier matin.Le conducteur Morris fut le seul blessé et ses blessures sont légères.ÉRUPTÏÔN Tolcanique AU JAPON Tokio, 17.— (Presse associée).— Une explosion terrifiante s’est produite pendant l’éruption d’un volcan sur Tile Urup, du groupe des Kouriles.Cela causa une agitation extrême des eaux et 29 hommes qui étaient à réparer un vaisseau submergé furent engloutis dans les flots.raïdërs’abattus Paris, 17.— Deux des avions allemands qui ont pris part au raid effectua dans la région de Paris, dimanche soir, ont été abattus par les canons antiaériens.Ils sont tombes dans la forêt de Compïègne.! MAITRE CHANTEUR „ SOUS ARRÊT Lansing.Michigan, 17.— Après une enquête qui à porté sur un laps de temps de plus de 15 mois, les autorités fédérales ont fait arrêter hier J.B.Thorn, concierge aux bureaux d’une journal d’ici.Thorn qui est âgé de 50 ans, est accusé d'avoir ten.té de faire chanter la famille J.P.Morgan pour la somme de $20,000.Suivant les agents 3ui ont opéré l’arrestation, c’est un es plus singuliers cas de chantage qu’ils aient vus.Mme Jane Nichols, fille de M Morgan, a reçu voici 18 mois la première d’une série de lettres.L’auteur se disait le chef d’une bande assez en contact avec la famille Morgan pour avoir inoculé à tous ses membres un germe qui devait causer la mort dans Tespace de trois ans.La lettre allait jusqu’à affirmer que la mort de M.Morgan, père, décédé i,l y a plusieurs années, provenait -de cela.Le maître-chanteur voulait vendre à M.Nichols Tantidote contre le prétendu germe.fait ailleurs, Toronto, 17.—La température été belle dans l’Ouest et il y a e des averses dans la plus grande pa: tie de Test.¦ lober».W.»t.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifie* Transportation ¦*— Ru« St-Jacqnnn MAURICE DUGAS, LL.L.Un grand nombre d’Américains qui demeurent à Montréal se sont présentés ces jours derniers chez le consul de leur pays, à l’immeuble de la Banque des Cantons de l’Est, angle McGill et Saint-Jacques, dans le but de s’y conformer à la loi de leur dès mm'ïrnàïx serait‘ signée pays.Pas moins de .300 sujets amè-üeu des Tue Ja paix serait signee sg sont enregistrés dans ja AVOCAT *0.RUE SAINT-JACQUES Résidence : 2466 avenue du l'arc.land 2459.Rock- COLLECTIONS Téléphone Main 3311.RENÉ DECELLES Administration générale Exécutions, jugements, collection générale Règlements immédiats de dettes S’il vous est arrivé un accident soit à votre travail, soit en auto, si vous êtes victime d’un incendie, vous pouvez avoir droit à une indemnité, consultez-moi.Ch.58, 59, 60 et 61 54 EST, RUE NOTRE-DxYME Montréal Thaddée Michaud,G.G,s.97 ST-JACQUES Collection : ville et campagne, oomptes et jugements, taux modérés.Main 8595 : le aoir, Rockland 2927.tous COMPTABLES entre la Russie et l’Allemagne.Ces sous-marins devaient être mis en activité sur le Pacifique.Document No 25.— Tout ce document donne les noms des espions allemands qui sont chargés de surveiller les ambassades fraaçaise, anglaise, américaine, roumaine, italienne.Document No 26.— Il contient les instructions de retarder le départ de l’ambassade italienne dans le but d’y faire des recherches.La lettre porte les initiales de L.3'.(Léon Trotsky).Document No 27.— Celui-ci rap- ncains se sont enregistré seule journée d’hier et ceci dure déjà depuis quelques jours.La loi américaine est devenue obligatoire depuis le 2 mai.Tous les sujets américains qui sont d’âge militaire, soit de 18 à 45 ans, sont obligés de se soumettre à Ja loi, sinon ils seront considérés comme déserteurs et, s’ils sont apprenendés, enrôlés dans l’armée canadienne.Le consul Morrison a charge de cet enregistrement.Il déclare que les bureaux ont été littéralement assaillis d’Américains d’âge militaire et qu’il lui a fallu demander l’assis- Tél.Main 3215.Edifice Montreal Trust.11 Place d’Armes, Montreal.LAMOTHE, GADB01S et NANTEL AVOCATS _ J.-C.Lamothe, LL.IX, C.R., Emihen Gadbois, LL.L., J.-Marécbal Nantel, B.C.L.______________________ G.A.MARSAN, C.R.BEAUDOIN LIMITÉE Comptable 60 EST, RUE NOTRE-DAME.Bureau de 20 années d’expérience.Tél.Main 7154.Soir, St-Louis 6433.Achat de créances et collection général/*.~ GAGNON & L’HEUREUX COMPTAWLES LICENCIES (CHARTERED ACCOUNTANTS) 11 Place d’Armes.Tél.Main 491A P.A.Gagnon, C.A., J.Arthur L’Heureux, C.A.J.-C.-A.PICARD COMPTABLE Bureau : 92 rue Notre-Dame Est Edifice “La Sauvegarde” | Tel.Main 1183.Ch.3G Achat de créances et collection.DOCTEURS n Chambre S».AVOCTéTéshon.Main 1997.RUE ST-JACQUES porte que les papiers qu’on recher- ianee.fle quelques soldats et marins chait à l’ambassade italienne n’on pas été retrouvés.Document No 28.—Il y est question du nombre de navires, croiseurs ou autres qui peuvent être employés sur le Pacifique.FUNERAILLES DU américains pour venir à bout de répondre à tous.“Tout homme d’âge militaire, dit M, Morrison, est obligé de se conformer à cette loi.Les explications ont été données au long et nous n’avons plus rien à ajouter.Il est à remarquer que l’ignorance de la loi n’est pas une excuse.r.» 'i-n r trv n » “Apr^s l’expiration du délai tel Dr M.A.TRUDEAU R116 prescrit par la convention du _______ service militaire américano-cana- (De notre correspondant) ! dienne, la loi entrera nutomatique- Henryville, 17.— Les funérailles : ment en vigueur.Nous n’avons qu’u-du docteur Marc A.Trudeau, de ne chose à faire c’est d’enregistrer Lowell, ont été célébrées ces jours- tous les sujets américains avant que ci, au milieu d’un nombreux con- ! Ie delai soit expiré.Après cela, je cours de parents et d’amis.comprends que ceux qui auront ne- C’est au milieu des siens, chez | «Dge de se conformer a la loi tomberont sous le coup de la loi militaire canadienne.Le délai expiré, nous n’avons plus à nous occuper de ces sujets américains; ce sera aux registraires du Canada d’y voir.“C’est actuellement une période de grâce qui est accordée aux Amé- Migneron, J.- Homer, AVOCAT pratiquant Canada et Etats-Unis.Spécialité: causes criminelles, en domningcs, en s ration, règlements sueenesinns.66 Not -Dame Est.Montréal.Slain 2860 : »cir.Mont-Royal Est.St-Louis 5968._ TANCREDË PÂGMUËLO, C.R.Avocat - Com miasalr* Loi criminelle, successionH, etc 10 ST-JACQUES.T mi?' 38 ^ Résidence : 71 St-Denis.Est 2141.__ “VICTORPÀGER AVOCAT gjnmeuble Power, 83-ouest, rue Craig, Main 5598.Saint-Louis 2168.IP.St-Germain, LL.L.C.R.L.Guérin, LL.L, B.Panet-Raymond, LL.L.Adresse tdlégrupMque “Beaudln St-Germaiu, Guérin et Raymond, AVOCATS ISdlflce Trust & Loan.30 rus Saint-Jacques.Téléphone Bell Main 5154.Montreal.Can.Résidence : 180 Jeanne-Mance—Tél.Est 5973.GUY VANTER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, RUE ST-JACQUES.—BUREAU 76.Tél.Main 2632.son frère, M.le curé de St-Thomas d’Aquin, près de St-Hyacinthe, que le docteur Trudeau est venu mourir, après avoir reçu tous les secours de la religion.Un premier service fut chanté à Saint-Thomas par i’abbé Antonin Trudeau, frère du défunt, assisté de ricains qui habitent en dehors de M.l’abbé H.Lafontaine et de l’abbé ,ellr pays.Us peuvent maintenant ! Richard Lecomte, neveu du défunt, s’enrôler dans l’armée de leur pays, ^ comme diacre et sous-diacre.mais dans quelques jours il sera trop ! Mgr J.L, Guertin a fait la levée iare 4* LaVie iP° ^ LUTTONS CONTRE LES FORCES DE DESTRUCTION Le moyen le plus pratique est Texercice musculaire — Notr& devoir quotidien est de cultiver nos muscles — Le gymnase du National sera un endroit propice pour faire des exercices de culture physique.Ne croyez-vous pas que la vie n’est pas autre chose qu’un match 1 de longue haleine contre la mort 1 Ne croyez-vous pas que nous devons utiliser le meilleur de nous-mêmes à lutter contre les forces de destruction qui sont en nous, dès notre naissance ?Prenez dans une usine, une machine quekonqCe ; c’est à qui, depuis le patron jusqu’à l’ouvrier qui s’en occupe, s’ingéniera à prolonger sa durée, veillera à ce que ses organes ne souffrent pas, 1 à ce que ses palliers ne chauffent pas, l’alimentera d’huile pour adoucir ses frottements, prendra garde à ce que l’usure qui résulte de son fonctionnement soit la plus lente possible.Il apparaît donc tout indiqué que nous passions le plus clair de notre vie à bien soigner notre moteur, à lui fourrer des lubrifiants dont le meilleur, vous l’avez deviné, est encore l'exercice musculaire parce que, depuis que le monde est monde, c’est encore le seul moyen pratique pour assurer les éliminations, nécessaires, pour brûler les toxines et pour tonifier tous nos tissus.Nous venons d’entrer dans cette voie, grâce à la création du gymnase de l’A.A.d’A.Nationale.Et nous arriverons, parce qu’il faut toujours arriver aux solutions de bon sens, nous arriverons à l’Education physique généralisée.Nous n’arriverons à une conception supérieure de ce que l'homme doit être dans la société moderne que le jour où nous concevrons que notre devoir quotidien est de cultiver nos muscles, fût-ce pendant seulement quelques minutes.* » * S’il est vrai que la morale est un ensemble de vertus inculquées par la tradition, les moeurs, les leçons et les exemples,il apparaît que, pour faire prendre des habitudes vertueuses, la culture physique est devenue un précieux adjuvant.Les anciens disaient : Siens sana in corpore sano.Mais il a fallu des siècles, jusqu'à l’épanouissement actuel des siceles, jusqu’à la culture physique, pour que l’on s’aperçoive réellement combien la santé physique et la santé morale sont, non seulement une nécessité de juxtaposition, mais combien elles sont fonctions l’une de l’autre.La culture< physique bien utilisée et dirigée es*t par certains côtés un instrument d’unité morale.La pratique assidue d’un ensemble d’exercices corporels bien concertés facilite la prise de bonnes habitudes morales, dispose à la pratique continue d’un ensemble de vertus mentales et sociales.Le rythme des exercices corporels pénétre l'âme de la beauté du rythme des exercices spirituels et des' actes vertueux.Si l’on transpose du domaine des sports, voire de la simple gymnastique, — dans la vie morale, — la surveillance minutieuse de soi, l’addition patiente d’efforts répétés .et limités dont se compose le total des résultats acquis et des succès, — ces leçons de vie imprégneront toute la conduite en général.Les bonnes habitudes physiques se prolongent en mérites moraux.Le sens de la continuité, même physique, mène à la coordination des désirs et prépare l’intelligence et la volonté aux tâches tes plus longues et les plus hautes.Le geste physique modèle l’âme.N’a-t-on pas dit que l’usage du savon conduit à la dignité, au respect de soi-même et en impose à autrui ?Les soins que l’on donne au corps sont à la fois des égards que l’on se rend et auxquels on s accoutume, et le seul moyen de savourer la joie d’être une créature vivânt par tous ses pores et baignant dans le vaste univers.L harmonie aisée dans les soins de propreté, puis dans le maintien, amene la même sobre harmonie dans les paroles et dans les actions.Des soins corporels bien réglés prédisposent à une conscience dûment réglée.Cette sobre harmonie dans les paroles et dans les actions, on la rencontrera chez les membres du National.Tous les éducateurs, les pères et les mères, les jeunes personnes des deux sexes, enfin, tous ceux qui s’intéressent à la grandeur de notre race et à son avenir, doivent être des amis dévoués de t’A.A.d’A.Nationale et de son oeuvre.Qu’ils en deviennent les membres.5 1-2 furlongs.— 1er, Gingar, 109, Connolly, 83.30, $3.10, $2.60 ; 2e, Iwiniwin, 105, Barrett, $11,30, $5.-70 ; 3e, War Cap, 109, Mink, $3.40.Temps, 1.09 3-5.Pastoureau, Salute, Orenzo, Likely, Golden Floss.Madras ont aussi couru.AQUEDUCT 1ère course, tous les âges, handicap, $2,092.98 ajoutés, li 1-2 fur-longs.—1.Hollister (L), 117, Lof-tus, 5 à 1, 2 à 1, au pair ; 2.Crank, 111, Williams, 6 à 1, 5 à 2, 6 à 5 ; 3.Ima Frank, 107, Taplin, 10 à 1, 4 à 1, 2 à 1.Temps, 1.19 1-5.Sun-flash 11, Borrow, Jock Scott, Bulse, Assume, Enfilade, Hunes, Tea Caddy, Pasamena, Bill McCloy et Fairy Wand ont aussi couru.2eme course, steeplechase, à réclamer, 4 ans et plus $000 ajoutés, 2 milles : 1.Syosset, 147, Powers, 3 à 4 ; 2.Traditioncr, 141, Paumer, 12 à 1, 3 à 1 ; 3.Kintore, 136, J.Rowan, 13 à 10, 1 à 3.Temps, 4.17 1-5.Bachelor a aussi couru.Sème course, The Bellerose Selling Stakes de $2,000, 2 ans, 5 fur-longs.1.Mad Hatter, 1U7, Buxton, 8àl, 3àl,7à5; 2.Balustrade, 107, Schutinger, 8 à 1, 2 à 1, 7 à 5 ; 3.Toto, 109, Lyke, 3 à 2, 1 à 2, l à 4.Temps, 1.00 3-5.Uncle’s Lassie, Gath, Sketchy, Thistledon, Fly Away ont aussi couru.4ème course, handcap Bayview, $2,000 ajoutés, 3 ans et plus, 1 1-16 mille.— 1.Coni Tassel (L), 109, Ensor, 4 à 1, 8 à 5, 7 à 10 ; 2.xGeorge Smith, 123, Walls, 7 à 5, 2 à 5, 1 à 3 ; 3.Naturalist (L), 120, Knapp, 4 a 1, 8 à 5, 7 à 10.Temps, 1.44 1-5.Super Eyelid et War Machine ont aussi couru.xPartant aujouté.Sème course, 3 ans et plus, à réclamer, 113, Buxton.2 à 1, 4 à 5, 2 à 5 ; 2.Berner, $2,092.97, 1 mille.— 1.Hand O’Dayveler, (L), 100, Me-Atee, 20 à 1, 8 à 1, 4 à 1 ; 3.Piedra (L), 100, 1’.Rowan, 30 à 1, 12 à 1, 6 à 1.'temps, 1.30 2-5.Peter Piper Matinee Idol.Goldtassel, Franklin.Sasin, St.Isidore, Wiseman, Smart Money et Henry G ont aussi couru.Génie course, 2 ans, et non gagnants de quatre courses autres que réclamées, $2,092.97, 6 fur- longs.— 1.Eternal, 126.Schuttin-ger, 1 à 2 ; 2.War Marvel (L), 112, Taplin, 7 à L 2 à 1.3 à 5 ; 3.Questionnaire, 118, Walls, 6 à 1, 8 à 5, 1 à 2.Temps, 1.13 1-5.Underfire, Davduo, Mitchell May et Tableau dTîonneur ont aussi couru.DANS LA LIGUE DES CONFECTIONS P.M.FLORENCE EST ELU PRESIDENT DE CETTE LIGUE DE QUILLES A L’ASSEMBLEE .4A'-NUELLE QUI .4 EU LIEU HIER SOIR.UNE FÊTE SPORTIVE AU PARC DEL0R1M1ER Les ouvriers préparent un programme exceptionnel pour la matinée de sport de dimanche prochain à Thippodrome de la partie Est — Le prix d’admission esta la portée de toutes les bourses.L’assemblée annuelle de la Ligue de Quilles des Confections a eu lieu hier soir alors que les officiers ont été choisis pour le prochain terme.Al.iP.M.Florence a été élu président de cette importante association.Six clubs étaient représentés à la réunion d’hier mais comme la ligue désire comprendre huit clubs il y a deux vacances à remplir et les applications seront reçues à l’assemblée qui aura lieu jeudi soir au No 472 de la rue Guy puis on dressera en même temps l’échelle des parties.Les officiers élus hier soir furent les suivants: Président honoraire—E.E.Workman.Vice-présidents honoraires — B.Gardner, H.A.Nelson.Président—P.M.Florence.Vice-president—W.B.Gummow.2ème vice-président—V.Jasmin.Secrétaire-trésorier — D.D.Jasper.Secrétaire-archiviste — Frank A.Lee.Les amateurs de sport de la métropole auront l’occasion d’assister à une fête sportive très intéressante, dimanche prochain, alors que le club ouvrier fédéré Papineau-Stc-Marie a préparé un programme spécial pour cette matinée de sport qui aura lieu au parc Delorhnier, le 22 de ce mois.Le club Papineau-Sainte-Marie est assuré du concours de tous les autres clubs de la fédération des clubs ouvriers de Montréal et ceci suffit pour assurer le succès de cette fête.Le programme comprendra des | courses de chevaux, des courses1 d automobiles, des courses de motocyclettes, une joute de baseball entre deux forts clubs de cette ville une exhibition de tours de force par At tour Dandurand et par Mme Lloiitier.et une foule d'autres; attractions de tout premier ordre.Les organisateurs désirent que tous les ouvriers et les amateurs du sport soient présents à cette fête sportive, et aussi le prix d’admis-1 sion a etc fixé à 25 sous afin d’être I a la portée de toutes les bourses ! POUR L'AMENER A COMPOSITION LA VILLE DE SHERBROOKE POURSUIT LA COMPAGNIE SHERBROOKE RAILWAY QUI NE REMPLIT PAS SON CONTRAT.LE SPORT DES ROIS Voici les résultats des épreuves disputées à Hâvre-de-Grâce?Lexington et Aqueduct, hier aprs-emidi : HAVRE-DE-GRACE / 1ère course.— 2 ans, $700, 6 fur-long.— Bagheera, 112, Farrington 5.40, 3.60, 2.90; 2e, Belario, lit, San-de, 10.20, 4.00; 3c, Tatler 102, Moles-xvorth 3.40.Temps 1.13 1-5.Triomphant, Utilis, Uncle John, Clean Gone, Hasty Lady, Positive, Frank Shannon, Roméo, Miss Herrman ont aussi couru.2e course.— 2 ans, à réclamer, i$700 5 1-2 furlongs.— Tommy Waac, (108, Johnson, $4, S3 et $2.70.2e, Marie Connell, 106, 813.30 et 5.90; 3e, ! Poult ney 109, Sterling 3.40.Temps 1.07 2-5.Old Bill Bender, Mormon Elder, Siinningdale, Weoka, Little Cote, Sid C.Keener et Toddier ont aussi coiuru.3e course.— 3 ans et plus, à récla-kner, $700.6 furlongs.— 1er, Onico, J107, Rodriquez 13.40, 5.80, 3.60; 2e, tSybill, 112, Sands, 4.90, 3.40; 3e, Kor-jfhage 110, Sneidemann 3.40.Temps [1.13 2-5.Clark M.Polly, J.Tit for [Tat, True as Steel, Kenkee Notions, Zinnia Zouave, Lady Eileen, Grey P'Eagle, Naomi, Walton ont aussi cou-u.4e course.— The Parkway, $800, IS ans et plus, 1 mille et 70 verges.— •ler, George Starr, 113, Kummer, 6.70, S.60; 2e, Mary Maud 110, Farrington, 3.30, 3e, John I.Day, 115, Collins.(Temps 1.44 2-5.Cornexchangc a aus-pi couru.5e course.— 3 ans et plus, à ré-fclamer, $700, 1 mille et 70 verges.— lcL Raw*0»! 108, Sterling 24.80, '^.90, 3.90; 2e, Trial By Jury, 108, Kummer, 4 00, 2.80; 3e, Julia L.105, Collins, 2.00., 0e course._ 3 ans et , à I tianier, $700, 1 aille et 1-16, s, à ré- -1& ^ie Henry, 113, Sande, 7.40, 5.30, ^Si^’Wodan, 113, Sterling, 31.20, q,n°V3e’ The Belgian, 113, Mergler, 3.30.Temps, 1.49, Mannchen, Eg-mont, Front Royal, Fairly, Euterpe, iw?13ran Warstories, 113, fi-30, 3.80, 2.90 ; 2e, Lance, 112, Howard, 4.10, 4.00 ; 3e, Lady Lajarnetta, 112, M.Garner, 5.30.lemps, 1.04.Nan, Sweeping Glance, Lucky Pearl, Moore, Brunette It Paris Maid, Marsella, Lady Landen et Leapfrog ont aussi couru.3c course, à réclamer, $800, 3 ans et plus, 6 furlongs.— 1er, Kama, 117, Connelly, 5.40, 3.60, 2.811 • 2, De Carmen, 107, M.Garner, 12.40’, 6.10 ; 3e, Brownie McDaweU, loi! F.Smith.3.00.Temps, 1.1(5 1-5, Kernan, Paul Connelly, Clairvoyant, Green Grass, Circulate, James F.Cummings, Water Ford, Diamond, Lady Luxury ont aussi couru.4e course, $800, 3 ans, 6 furlongs.— 1er, Korbly, 108, Howard, 4.20, 2.20 ; 2e, Bontromp, 108, Lunsford, 2.20 ; 3e, Amaloie, 100, Donohue.Temps, 1.14 4-5.Honolulu a aussi couru.5e course, à réclamer, $800, 3 ans et plus, 1 mille et 1-16.— 1er, Aztec, 103, Pacle, 37.80.29.50, 9.90; 2e, Ague, 106.Davies, 75.10, 32.10 ; 3e, Sea Urchin, 106, Gruber, 9.70.Temps, 1.50 1-5.Ruvoce, Courier, W.P.Dabney.Bussell Square, Shadow Lawn, Plcasurevilile, Paula V et Semper Stalwart ont aussi couru.6e course, hours*- $800.2 ans, (De notre correspondant) Sherbrooke, 17.— La cité de Sherbrooke, par l’entremise de ses avocats, Mes LeBlanc et Boisvert, vient d’intenter une poursuite de $34,635 à la Sherbrooke Railway pour l’obliger à remplir les conditions de sa franchise.Ce litige occupe l’attention de la population sherbrookoise depuis nombre d’années.Les autorités de la compagnie du tramway, au cas où la cité serait consentante à faire le pavage des rues de la ville, devaient établir une voie double tout le long du parcours, ce qu’elle a toujours refusé de faire.Elle refusa également, devenant ainsi en conflit avec le contrat et le règlement 280, d’étendre sa voie dans certaines rues de la ville, de poser partout des rails en forme de T et de faire, en outre, plusieurs autres réparations fort importantes.Commissions sur commissions ont été nommées par le Board of Trade pour enquêter dans cette affaire; mais on n’en vint jamais à aucune solution.Il y a deux | mois, le conseil en nommait une j nouvelle, composée des échevins Fortier, Skinner et Tétrault, et cette commission vient de soumettre son rapport recommandant que des démarches soient prises pour forcer la compagnie à se conformer aux conditions de son contrat et demandant, en outre, qu’une action en pénalité soit prise pour obtenir un certain montant comme dédommagement en même temps que pour faire annuler le droit de la compagnie d’être exempte des différentes taxes qu’une compagnie paie ordi-: nairement.La cause sera bientôt ! entendue en Cour supérieure.LES TRIFLUVÏÉNS HORS DE COMBAT! [lUKTTB FcmifllNES JL0 POUR 1.5 CENTINS (ABouts unis ou en ^iege “ELLES FL A TTENT LE PALAIS >9 AU VVm\\VV\\\N\X\NNNNVV COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBUR.BAIN POUR LA17-18 LACH1NE.— Du .bureau de Faite.Sus, I vice de : — J0 min.de 5.¦10 a.m.A 8.00 a.m.! JO min.de 8.00 a.m.k 4.00 p.m.| JÜ min.de 4.(10 p.m.A 7.10 p.m.50 min, de 7.10 p.m.A 12.00 minuit, DU I.ACHINH.— Service ac : — SD min.de ü.ÜO a.m.A 5.50 a.m.J0 min.de 5.50 a.m.A 0.00 a.m.SD min.de 0.00 a.m.à 4.00 p.m.J0 min.de 4.00 p.m.à 8.00 p.m.S0 min.de 8.00 p.m.A 12.10 a.m.Dernier extra à 12.50 a.m.SAUT - AU - IlICCOLLET DT S AIN Ta VINCENT DE PAUL.— De Saint-Denii Saint-Vincent.— Service de : — l.-> min.de 5.15 a.m.A 8.00 a.m.SO min.de 8.D0 a.m.A 4.00 p.m.J.') min.de 4.00 p.m.A 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m.A 8.00 p.m.50 min.de 8 00 p.m.A 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement, 12.0(1 a.m.„ , .Tramway pour Saint-Vincent.12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT DE PAUL A SAINT, PENIS.— Service de : — 15 min.de 5.45 a.m.à 8.30 a.m.SU min.de 8.30 a.m.A 4.30 p.m.15 min.de 4.30 p.m.A 7.30 p.m.20 inin.de 7.30 p.m.A 8.30 p.m.80 min.de 8.30 p.m.A 12.00 minuit.Tramway de Henderson A Saint-Dents, lî.Jf a.m.Tramway de Saint-Vincent A Saint-Denis.1.10 a.m.^ CAHTiERVILLE.— De Snowdon Jet —* Service de : — 20 min.de 5.20 a.m.A 8.40 p.m.40 min.de 8.10 p.m.A 12.00 minuit.DF.CARTIEHVILLE.— Service de : — 20 min.de 5.40 a.m.A 9.00 p.m.40 min.de 0.00 p.m.A 12.20 a.m.MONTAGNE.— De l’ave, du Parc et Monte Boval.— Service de : — 20'min.de.5.40 a.m.A 12.20 a.m.DE L’AVE.VICTORIA.— Service de i -, 20 min.de 5.50 a.m.A 12.30 a.m.DE L’AVE.VICTORIA A SNOWDON J -, 10 min.de 5.50 a.m.A 8.30 p.m.BOUT DE LTLE.— De Lasalle et Notre-Dame.— Service de : — 60 min.de 5.00 a.m.A 12.00 minuit.TETREAULTVILLE.— De Lasalle et Noire-Dante, service de : — 15 min.fie 5.00 a.m.A 9.00 a.m.50 min.de 9.00 a.m.A 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.A 7.30 p.m.30 min.de 7.00 p.m.A 12.00 minuit.POINTE-AUX-TREMBLES, via Notre-Da-Die.— De Notre-Dame et 1ère avenue, Maisonneuve, service de : — 15 min.de 5.15 a.m.A 8.50 p.m.20 min.de 8.50 p.m.A 12.30 a.m.Dernier tramway additionnel pour le Bonis* vard Bernard.A 1.30 a.m.4— C’est QU’IL ne demande PAS en vain De l’autre côté des mers, nous arrive une ardente prière, adressée aux âmes loyales canadiennes.Sur les champs de bataille où le sang coule, nombre de nos braves compatriotes, blessés et la mort dans l’âme, appellent, supplient, prient pour que ceux pour lesquels ils combattent viennent à leur aide et leur donnent un peu de confort et d’encouragement.Noblement, ils ont porté leur fardeau, mais la cruauté d’un ennemi implacable les a mis hors de combat et, dans leur indicible détresse, ne comptant plus que sur votre ai de, ils vous crient d’adoucir leur agonie, VOUS qui le pouvez.NE DONNEREZ-VOUS DONC PAS AUSSI GENEREUSEMENT VOTRE ARGENT QU’ILS ONT DONNE LEUR SANG ?L’ŒUVRE des HUTTES de l’ARMEE CATHOLIQUE ne fait aucune distinction de race ni de religion, et elle prend un égal soin de tous les soldats.Le montant que le peuple du Canada est appelé à souscrire, au cours de la semaine, du 15 au 23 septembre, est absolument nécessaire pour pourvoir au confort, à l’amusement et au soulagement de nos enfants qui en ont tant besoin.-, NE LEUR DONNEREZ-VOUS PAS CE QUE VOUS VOUDRIEZ AVOIR SI VOUS ETIEZ LA-BAS?Appel par tout le Dominion en faveur des Tentes de l'Armée -, .-•¦¦."T—N • /?f.,1- .TT'-.¦ - 11 roi IdaJirf; _?y .a.L.E) - .'.J L - VjJ du 15 au 2,3 septembre | PATRONS: Son Excellence le duc de Devonshire, K.G., G.C.M.G., (De notre corrnspov«lant) Les Trois-Rivières, 17.— Voici les noms de quelques soldats morts, blessés ou disparus qui habitaient le district avant leur enrôlement: A.Charrette, des Trois-Rivières, infanterie, blessé; O.Arel, des Trois-Rivières, carabinier à cheval, blessé; caporal L.Lasaire, Champlain, blessé; L.Melançon, St-Boni-face de Shawinigan, blessé; V.Lupin, Princeville, blessé; J.Boisvert, Ste-Geneviève de Batiscan, blessé ; Loreijüo Ganiphy, des Trois-Kivic-j'âa.luâ.Son Eminence le cardinal Bégin L’honorabie sir Pierre E.Leblanc, lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Sa Grandeur Monseigneur Bruchési, archevêque de Montréal.Le baron Shaughnessy, K.C.V.O.L’honorable sir Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec.Sir Charles Fitzpatrick.Président du comité des finances, district de Montréal, uant-colonel Clarence F.Smith Le major-général E.W.Wilson, C.M.G.Sir Georges Garneau.Sir Hormisdas Laporte, G.P.Sir Frederick Williams-Taylor.Sir Mortimer Davis.L’honorable C.J.Doherty.L’honorable C.C.Ballantyne.L’honorable L.A.Taschereau.L’honorable Walter Mitchell.le iieute- Trésorkr honorai G.C.V.O., P.C, L’honorable George G.Foster, C.R.L’honorable Smeaton White.Son Honneur le maire Martin, de Montr Son Honneur le maire Lavigueur, de Q D.C.Mucarow, Ecr.C.F.Sise, Ecr.Beaudry Leman, Ecr.James Carruthers, Ecr.re, Tancrède Bienvenu, gérant général de 1« Provinciale du Canada QUARTIERS-GENERAUX, CHAMBRE 20, HOTEL WINDSOR, MONTREAL.6 7 VOL.IX — No 219 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 17 SEPTEMBRE 1918 T j COMMERCE ET FINANCE) LE MARCHE DESVIVRES ACQUISITION DE LA RECOLTE CUBAINE DE SUCRE BRUT.— LES ARRIVAGES DE BETAIL VIVANT.POUR LA PERIODE JANVIER-AOUT.— LES OEUFS MONTENT.— DIVERS.- Une dépêche de New-York mande que le Bureau de Péréquation du Sucre (Sugar Equalization Board) vient de boucler un contrat avec le cabinet cubain pour l’achat de la récolte cubaine de sucre brut à un prix moyen de $5.5(1 les 100 livres franco à bord (f.o.b.) ports cubains.Cette opération est faite au nom des gouvernements américain, anglais, français et italien.La récolte sera disponible à partir du mois de décembre, et sa répartition parmi les alliés sera effectuée par l’Administration des vivres ries Etats-Unis.Cette entente, poursuit la dépêche que nous citons, comme la chose est arrivée l’an passé, met fin à toute péculation sur le sucre et assure à tous une part équitable.Les arrivages de viande sur pied, à Montréal, du 1er janvier au 31 août 1018, ressortent à 117,096 têtes des bêtes à cornes, à 37,057 mou tons et agneaux, à 83,716 porcs et à 92,657 veaux.A Toronto, les arrivages de bétail vivant, durant la même période, se chiffrent par 184,-964 tètes de bêtes à cornes, 41,841 moutons et agneaux, 298,336 porcs et 48,831 veaux.Notons, en passant, sur notre plu ce, une hausse des oeufs.Nous cotons: FARINE-TYPE— Franco à bora (f.o.b.) Montréal.$11.35 Livrable au moulin.$11.45 Ln lots fractionnés et aux épiciers .$11.55 Farine d’orge.$11.50 Farine de maïs blanche .812.00 Farine-type de maïs 810.50 à $10.60 Farine de riz, les cent livres $12.25 OEUFS— Les arrivages d’oeufs, dans notre ville, se chiffrent par 1,370 caisses, comparativement à 947 pour le même jour de la semaine dernière et à 1,288 pour la journée corres-pendante de l’année derrnière.Oeufs récemment pondus, de premier choix .58 à 60s Oeufs de choix.53 à 54s Oeufs No 1.49s Oeufs No 2.45 à 46s BEURRE— Les arrivages de beurre, se présentent à 720 colis, par comparaison avec 261 pour le même jour de la semaine dernière, et 422 pour la huitaine correspondante de l’an passé.De beurrerire, pasteurisé .45s% De beurrerie, de premier choix.45s % De beurrerie, de bon choix 45s FROMAGE— Les arrivages de fromage s’établissent à 12,890 boites, contrastant avec 8,039 pour la même journée de la semaine dernière et avec ï,468 pour le jour correspondant de l'année dernière.La commission impériale d’achats i ave ies prix suivants: Fromage No 1.23s Fromage No 2.22sVi Fromage No 3.22s A l’enchère de la Société coopérative agricole des Fromagers de Québec, tenue hier au Board of Trade, on a offert 1,118 colis de beurre de beurrerie, dont 298 colis de pasteurisé ont changé de mains à raison de 45 sous et 5-8 la livre; 645 colis de premier choix, à 45 3-8; et 175 colis de bon choix, à 44 sous et 3-4 la livre.SUCRE— New-York, 17.— Sucre brurt, ferme: traité par moulin centrifuge, $7 28, Sucre raffiné, ferme : en briquettes.$10.50; écrasé, $10.25 ; mould “A”, $9.50; en morceaux.$9.75; en poudre “XXXX”, $9.20 ; en poudre, $9.15 ; granulé fin et diamond “A”, $9 ; pour la confiserie “A”, $8.90; No 1, $8.85.MIEL— Le prix du miel demeure ferme.Sur notre place, la demande de ce produit correspond bien aux approvisionnements, et, par l’intermédiaire des marchands à commission, le miel blanc en rayon se vend de 25 à 26 sous, tandis pie le miel blanc, extrait, en bidons d" 30 livres, cote 23 sous et que li- niel de sarrasin fait de 20 à 21 sous.POMMES DE TERRE— Le marché des pommes de terre témoigne de fermeté, par suite de l’insuffisance des arrivages venant des provinces maritimes et de l’intensité de la demande pour exporta-• lion aux Etats-Unis.Des lots en-wagonnés de pommes de terre cobblers ont, récemment, côté de 81.70 5 $1.75 le sac de 90 livres, sur rail, ici, mais, hier, la Halle au pommes de terre, du Nouveau Brunswick, a demandé $1.90 et, sur notre place, ries ventes se sont opérées à raison rie $2 le sac de 80 livres et tout indique que, si les approvisionnements ne se développent pas, les prix monteront encore.VIANDES FUMEES— Le ton du marché est ferme, à cause des arrivages peu considérables et de la forte demande de ces produits.Les jambons de 8 à 10 livres cotent de 37 à 38 sous la livre; ceux de 12 à 15 livres font de 35 à 36 sous, et ceux plus lourds s’établissent à 34 et à 35 sous, cependant que le lard fumé à déjeuner (Breakfast bacon) se vend 41 et 42 sous; le lard fumé Windsor, de choix, varie de 45 à 46 sous; et le lard fumé Windsor désossé se traite à 48 et à 50 sous la livre.BETAIL VIVANT— Aux abattoirs de l’Est (Pacifique Canadien), les arrivages de la huitaine expirée le 14 septembre se chiffrent par 1,600 tètes de bêtes à cornes, 2,000 moutons et agneaux, 1,400 porcs et 650 veaux, cependant que les offres de la journée se présentent 2,300 têtes de bêtes à cor nes, 2,000 moutons et agneaux, 1,000 porcs et 800 veaux.Les prix s’établissent comme suit : bouvillons, de choix, lourds, de $13.50 à $14; de boucherie, de choix de $12.75 à $13.25; bons, de $12.25 à 812.50; taureaux de boucherie, de choix, lourds, de $11 à $11.50; bons, de $9.25 à $9.75; vaches de boucherie, de choix, de $10 à $10.50; bonnes, de $9.75 à $10 ; agneaux de l’Ontario, de $16.50 à $17; agneaux du Québec, de $15 à $16; moutons de l’Ontario, de $12.50 à 813; mou tons du Québec, de $11.50 à 812 ; veaux de choix, nourris au lait, de 814.50 à $15.50; porcs, de choix, de $20 à $20.25; truies, de $17 à $17.25.NOTA.— Les prix cotés ci-des-sus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à .Montréal, à moins que quelque chose n’indique le contraire.LA COTE NEW- YORKAISE La maison Bryant, Dunn & Co., nous communique la note suivante, en date du 16 septembre 1918: Le marché fut ferme en ouverture et durant la journée les valeurs semblèrent pratiquement ignorer les propositions de paix de l’Autriche-Hongrie.Tout indique cependant que “Wall Street” attend avec une certaine curiosité plutôt qu’avec anxiété, la réponse du président Wilson qui vraisemblablement se résume à un “non” toul simple.L’action privilégiée “International Marine” ne fut pas très active, mais elle atteignit toutefois le cours de 101.On persiste à prédire un niveau plus élevé pour cette valeur.Ce qu’on dit de l’action privilégiée pourrait fort bien être appliqué aux obligations 6% de la même corporation.“U.S.Steel” fut morne et les fluctuations insignifiantes.De gros paquets d’aetions sont absorbés sur chaque recul et au cours actuel cette aciérie nous apparait intéressante.La situation monétaire demeure la même et continue à restreindre l’activité spéculative.Les nouvelles de la guerre nous son extrêmement favorables, et nous croyons que “Marine privilégié”, “U.S.Steel”, “Baldwin”, les cuivres et les voies ferrées devraient être achetés en vue de placement.-»- DECLARATIONS DE DIVIDENDES Penman's Limited.— Dividende trimestriel régulier de 1%%, sur les actions de priorité, payable le 1er novembre aux détenteurs enregistrés le 21 octobre, et dividende trimestriel régulier de 1%%, sur les actions ordinaires, échéant le 15 novembre aux porteurs inscrits le 5.- —9.-— BOURSE DE NEW-YORK Cour* fournit par MM.Brunean et Da-f ait.courtier!, rue Saint-Françoii-XarUr, Vo* 95 et 97.Montréal.Valeurs 0«tot hiro Midi Valeurs O«o«c* fur* Midi .allisCb.or.Int.Man.pr 100 101 A ni.Ch.»r Int.Nickel.W/h Am.A-.Sug.Infc.Paper.Xm 43 Imt.Ra.Tr A».Cargo.Ken Cop.Aas.Loco.S4H 54-K Laok.Stool Am Smelt.rfii.LchighVal.A a aeon.M Atcb‘Scn ÔÙ >4 66% Max.Mote.Mex.Petro.N.Y, N.H.101K Ï0Ï Atian Gulf 1UÔ 100 30 Bald.Loco.C8 «7j4i North.Pac *7 87 ^ kalt.AOhio 61% Ohio Gas 37«i 37 Both.Steel.80 V» sO/iilf'cniisylTa.43V, 43V, Brook 1 Ha.584.Bî iPittsb.Coal Can.Pacif.16: 157% Press.St.C.Celt.Loath 66 6d Keadiug »t SO’a U-S.Steelp lil in Hide & Lea lull r.'U UtahCoppc 84K 6334 inii.Airoh HJ:, Virg.Che.64 V» 5- Insp.Copp nj vi «eûngboj 43 43 Inter, nnv.Int.M.ord *27" 27 Willy® Jol .9 ;9 BOURSE DES MINES 1“ LA NOTE AMERICAINE résumé chaque soir la journée financière.Pour la recevoir gratis il suffit de s’adresser à M.J.A.SAUVE • au bureau de Montréal de la Maiton BRYANT, DUNN & Co., Rue Saint-Françoii-Xarier, Not 84-88.TELEPHONE MAIN 4»«0.Cour* rournis pat ta maison Dunn and Co., rue Saint-François Ko tld.Montréal.Offre.Adamic.(“» Apex.;ï Hailey.Beaver.30 Vi Boston Creep.Chanib.Fer.11\ Coni a gas.2H0 Crown Res.1‘) Davfdson.33 Dome Ext.,.14Vs Dome Mines.900 Clifford.2% Hoi Unger.49ô Kirk Lake.La Rose.51 I^ke Shore.71 McIntyre.147 McKinley Dar.41 Mining Corp.of Can .220 Ncwray.12 Nipissing,.•• .•• •• 890 Ophir.> Pete Lake.8% Pore Crown.15V4 Pore VipomJ.13 Pres.H.Dome.2,;i Silver Leaf.Schumacher.19 Teck Hughes.22 Terni sk.30% Tcmlsk.30% Thomp-Krist.i% Trethewcy.25 Vac.Oil and Cas.West Dome Con.9\± Bryant, -Xavier, De- mande.16^ 918 LA MATINEE À LABOURSE ELLE DONNE LIEU A DES COURS IRREGULIERS ET A DES AFFAIRES LANGUISSANTES—LES MiAIPILE LEAF S’AJOUTENT UN AUTRE POINT, A 126.Les affaires sont extrêmement calmes à la Bourse, ce matin.Le mouvement des valeurs n’est guère plus animé à Wall Street que sur notre place, et les cours sont partout d’une tenace irrégularité.Les événements de politique internationale, bien tpie ne laissant pas encore prévoir de changement appréciable dans la situation mondiale, fournit tout de même de multiples sujets de conversation où la confiance de la clientèle en la victoire des alliés de l’Entente se manifeste avec éclat.Les /ron demeurent stationnaires, à 62; les Steel of Canada varient peu, à 71 5-8 les Can.Cement se présentent à 67, cours antérieur; 15 parts de Smelters trouvent preneur à 25; les Montreal Power ne bougent pas, à 86 1-4; des lots désassortis de Riordon Paper s’échangent à 117 1-4; 10 actions Pacifique Canadien se traitent, sur notre place, à raison de 157; les Brazilian s’établissent à 43 7-8; les Bromplon Paper demeurent inchangés, à 60; des fractions de lots de Shawinigan s’établissent à 116 1-4; le( Bell Telephone font une apparition au tableau, à 130; les Canada.Steamship se vendent à 44 3-4, contre 45 précédemment; les Maple Leaf, la pâle vedette de la matinée,!—- nous disons pâle parce que ki nèmbW des transferts dont cette'Jv’akuir fait l’objet est bien modiq\ - s’aioute encore un point, à;l^àv Pour ce qui a trait! aux actions de priorité, 20 parts d'e Scotia Steel sc fixent a 102; des lot^ffagmervtéS de1 Howard-Smith coton” ,76; les Cnn.Steamship trouvent àCHuéreur à 76 (ex-dividende 1 3-4%)V'T(/les A.s-bestos Corporation se' présentent à 58.Les bons Quebec Rail Wan passent successivement, en cours de matinée, de 58 à 59 1-2, puis à 58 1-2.La séance a donné lieu au transfert de 2,095 parts, en tout.OPERATIONS DE LA MATINEE Cours fournis par la maison Bru-neau et Dupuis, courtiers, 95-97, rue Saint-François-Xavier, Montréal.Actionn ordinaires Brazilian.10 à 44, 100 à 43 7-8.Bell Telephone.25 à 130.Brompton.25 à G0.Canada Cernent.5 à 67, 25 à 67, 20 à 67.5 à G7.Maple Leaf Mill.25 à 125, 25 à 12fi, 25 à 12G, 2;.a 12C, 25 à 12H.25 à 126, 25 à 126, 5 à 126, 10 à 126, 35 à 126.Lan, Pacific Ry.16 6 157 “special terms'” Can.Stemaihlp.50 à 11 3-2, 25 à 44 3-4.2;> à 44 3-4.Mont.L.H.and P.Cons.(Civic Invest.).1 à 86 1-4, 3 à 86 1-4, 24 à 86 1-4.Ottawa L.jH.and P.4 à 84.shawinigati.10 à 116 1-4 Con.Smelting.15 à 25.Steel Corp.5 à 62 1-4, 50 à 62, 25 à 62, 25 ù.62.Howard Smith Paper Mills.3 à 65.Ontario Steel.25 A 31 1-2, 25 à 31 1-2, 25 « 31 1-2.25 à 31 3-4, 25 ô 32 , 25 à 32.Riordon Paper.15 A 117 1-4.Steel Co.of Can.25 à 71 5-S, 25 à 71 5-8, 25 à 71 5-8, 5 à 71 3-4, 5 à 71 3-4.Wayagamack.10 A 50.Actions de priorité Asbestos Corp.25 à 58.Can.Steamship.25 5 76.Dom.Iron.10 à 97 1-2.Howard Smith hPaper Mills.5 à 76.Riordon Paper.1060 à 93 3-4 5 6 94 1-2 25 à 94 3-4.Scotia.20 à 102.Bons Canada Cernent.*100 à 96 1-4.Hake of Woods.64000 à 100.Cuebec Ry.?200 à 59, *2000 à 58, 3100 à 59 1-2, S100 à 58 1-2.Emprunts do guerre Dominion 1925.«300 à 96 1-4.Dominion 1931.6400 à 95 3-4.Dominion 1937.*100 A 93 7-8, *400 ft 93 7-8.*100 à 93 7-8, *500 ft 94 ’ Banque Commerce.2 à 185, 3 à 185.OPERATIONS DE L'APRES-MIDI D'HIER Actions ordinaires Brazilian.10 à 43 3-4, 25 à 41.Mont.L.H.and P.Cons.(Civic Inv.l.25 à 86 1-2, 15 à 86 1-f.25 ft 86 1-4.Shawinigan.5 à 116 1-2.Rrompton.50 A 60.Canada Cernent.50 à 67.Dom.Steel Corp.25 à 62, 25 ft 62, 5 à 62.I.aurentide.56 à 175 1-2 MacDonald.10 à 18 5-8, 25 à 18 5-8, 25 à 18 1-2.Maple Leaf Mill.25 ft 125 1-2, 25 ft 121 1-2, 25 ft 124 1-2, 10 ft 124 1-2, 10 ft 124 1-2.25 ft 124 1-2, 5 ft 124 3-4, 50 ft 124 3-4, 50 ft 125.Scotia.50 ft 66.St.Lawrence Flour Mills.25 à 86, 5 86.NOUVELLES DE WALL STREET LES COURS SONT LOURDS, DANS L’ENSEMBLE.MAIS IL Y A QUELQUES EXCEPTIONS A LA REGLE.La I Maison de Taylor ^T HOTEL MARTINIQUE Broadway, 32e et 33e rues, New-York Entrée directe an “Subway" de Broadway et au "Tube" de l’Hudton._^11 À un bloc de la tare Pennsylvanie.Egalement à portée det lieux d’umuaementt, des grands magasins et du district des affaires.Tarif : $2.00 et plus par jour.SPECIALITE 155 chambres agréables, avec salle de bain privée, $3.00 PAR JOUR 600 chambresl 400 bains I Les restaurants de PHotel Martinique sont bien connus pour la bonne chère qu'on y trouve et leurs prix raisonnables.JLESaUVRIERS PROPOSITION CATÉGORIQUE UN GROUPE DE MACHINISTES DE MONTREAL RECLAME PAR MOTION, AU CONGRES DES OUVRIERS, A QUEBEC, LE RAPPEL IMMEDIAT DE LA CONSCRIPTION, MAIS SANS SUCCES.HOTEL A NEW-YORK New-York, 17.— L'ouverture des opérations s’est effeeluée dans le calme.Des changements sans signification, — pour la plupart des déclins fractionnels, ont été enregistrés dès le début par les valeurs d’équipement de premier plan.Avant la fin de la première demi-heure, la cote est devenue nettement lourde, la pression exercée contre les “U.S.Steel”, les faisant tomber à 107%, au moyen des ventes de larges masses de titres.La pression des baissiers affecta également d’autres valeurs, notamment les “Bethlehem Steel”, les “U.S.Alcohol”, les "Baldwin Locomotive” et les "American Sumatra Tobacco”, qui tour à tour essuyèrent des pertes variant de 1 à 2 points, t es “General Motors” firent une chute de 5 points, affaissement que l’on attribue à une continuelle liquidation, et les “Texas Company” abandonnèrent environ la moitié de leur gain important d’hier.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison Mè-Dougall & Cowans : Cours Cours d’ouv.à midi MAIS— Septembre .155% 156% Octobre .153 à 153% 153% AVOINE— Septembre .71% 72% Octobre .72% à 72% 73% Québec, 17.— Les délégués des divers conseils des Metiers et du travail ont eu leur première seance de délibération hier à la sallei Colomb Les débats furent animes et suscitèrent des expressions d’opinions diverses.Le premier s enga- sur une motion demundunt le rappel immédiat de la loi de cons-cription, proposée par l’union locale, No 3, des machinistes de Montréal.* Le secrétaire Draper fit remarquer que comme cette motion ne lui avait pas été soumise dix jours avant l’ouverture du Congrès, il faudrait un premier vote pour décider si on doit l’étudier.Il rappela aux délégués que lors du Congrès d’Ottawa, la parole d’un homme de loi.avait déclaré illégale la discussion de la loi du service militaire.Le secrétaire mit la motion au vote.M.Michael Buhay, de Montréal, opina que, dans les circonstances présentes, on peut discuter la question mise à l’ordre du jour.Finalement, par un vote de 304 contre 116 il fut décidé de ne pas envoyer cette motion devant le comité des résolutions.M.T.C.Cassidy, de Montréal, a demandé la permission de faire entendre les délégués russes.Sur ce, M.T.A.Stevenson, secrétaire du Conseil des Métiers et du travail de Toronto, déclara qu'il ne savait point, qui les délégués pouvaient représenter.Les ouvriers, dit M.Buhay, sont réunis pour discuter leurs griefs ; je recommande que les délégués soient entendus.Une longue discussion Vensurvit.D’au cuns, qui étaient en faveur de l’ad mission des Russes, alléguèrent qu’ils avaient été maltraites par leurs conseils, et qu’un precedent avait été créé le matin même, ciuancl on permit à MM.Gouin et Taschereau de parler, les ouvriers pouvaient bien en faire autant.Le.se-crétaire Draper résuma les objections contre cette motion.Il affirma que si le Congrès ouvrait ses portes à tous les étrangers, il ne serait jamais possible de terminer le travail en vue.Il conseilla aux Russes de devenir unionistes s'ils ne veulent pas être persécutés.Un délégué, Joseph Dean, s’est plaint de ce que les mouleurs russes prennent la place des Canadiens.Parmi les félicitations envoyées au Congrès, il y avait un message du sénateur Robertson recommandant de féliciter notre armée.M.J.Kavanagh, de Vancouver, demanda, perplexe, ce que signifiait notre armée.Un peu froissé, le secrétaire rétorqua qu’il voulait dire l'armée canadienne.M.Kavanagh dit que la motion devrait être débattue ou envoyée au comité des résolutions.Il s’opposa à ce que le congrès se laissât influencer par un message de M.Robertson, et ajouta : “Cette altitude de se bien tenir avec le gouvernement est très bonne pour les chefs du travail organisé mais n’est pas aussi salutaire pour le prolétariat lui-même.En fin de compte, la motion fut adoptée aux applaudissements des délégués.Le vote fut unanime.La question du jour de l'élection pour les officiers amena deux motions, une de M.Stevenson recommandant de choisir jeudi à 19 heures a.m., et l’autre de M.Bruce, de Toronto, optant pour vendredi à 3 heures p.m.Trois amendements furent proposés à la motion de M.Stevenson et plusieurs orateurs parlèrent.La motion de M.Bruce a été adoptée.LA ÜVR EASTER LING Cours du change sterling, à New-York et à Montréal, 17 septembre 1918: Livre sterling N.Y.à Mont.472.75 482.30 475.45 485.00 476.50 486.05 Papier à 60 jours .Id„ à demande .Par câble s.-marin .Le franc (N.Y.) 543.Taux d’escompte, à Londre, 3 3-8 pour cent.Taux d’escompte de la Banque d’Angleterre, 5 pour cent.AFTHtm nRTTNBAt).Membre.Ruant ift MortrètJ ERUNEAU & DUPUIS COURTIER* ftareaa dt Montréal, S7 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVTER Saccariain i UUKBGl al tiOKEL Fil direct aaaa PORT * FLAGti, Naw-Ta k PROVINCE DE Ql'EBEC, District de Montreal, Cour do Circuit, No 5738.— The Ogilvie Flour Mills Co.Ltd., demand., vs Solar Yeast Co.Ltd., défend.Le 26ftme jour de septembre 1918, ft dix heures de l’avant-midi, ft la place d’affaires de la dite défenderesse, au No 101 avenue Pie IX, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en meubles de bureau, fixtures, farine.etc.Conditions : argent comptant.C.H.J.Marson, H.C.S.Montréal, 16 septembre 1918- { U*> hôtel très tranquille.î Prix raisonnable,.Hôtel Seymour 44-M OUEST.45ème RUE NEW-YORK Entre la cinquième avenue et Je Broadway.A trois minutes de la grande gare centrale.Blés fies magasins et des théâtres.Grandes chambres bien éclairées, magnifiquement meublées.- Chambre avec baignol-I en montant.' Salon, chambre à cou-‘ cher et baignoire, .$3.00 en montant, j Excellent restaurant à la carte.W.T.Montgomery, Gérant.CHOSES MUNICIPALES SALAIRE ÉGAL POUR TOUS ON EXPRIME L’OPINION EN CERTAINS MILIEUX QUE LE CLASSEMENT DES DETECTIVES MUNICIPAUX EST MAL FAIT — NOUVEAU RAPPORT DE L’INGENIEUR SUR LES TRAVAUX DE VOIRIE.Travail égal mérite salaire égal et pourtant ce n’est pas ce qui existe chez les détectives; aussi eommen-ce-t-ou à vouloir faire combler « cite lacune dans ce service subsidiaire de la Sûreté: on croit l'heure des plus propices puisque la commis sion est à préparer le nouveau budget.Actuellement, le bureau des détectives comprend cinq c! es; cependant, sauf de rares exe.Rions, on voit toujours un membre d'une classe supérieure travailler de concert avec un de ses collègues d’une classe inférieure.Les détectives, comme nous le faisait observer un haut fonctionnaire de la ville, ne regardent pas d’un mauvais oeil la classification des membres de ce service: ils admettent qu’elle est un légitime stimulant pour eux.Mais ce que les détectives n’aiment pas, c’est le trop grand nombre de classes que contient leur service: ils expriment l’opinion que trois classes suffisent pour atteindre le but visé: la classe des débutants et deux autres classes supérieures.Ils amènent à l’appui de cette opinion le fait que nous venons de signaler: celui du travail identique que font les membres des cinq classes actuelles.Le bureau des détectives, avec les nominations récentes qui ont été faites, se compose aujourd’hui de 54 membres, y compris le chef, l’inspecteur et le secrétaire.LES TRAVAUX DE VOIRIE M.Paul-Emile Mercier vient de rçndre public un nouveau rapport sur les travaux de voirie exécutés au cours de la première semaine de septembre.Ce rapport indique que la rue Sainte-Catherine a été complètement réparée, de la rue Papineau à la rue Frontenac -et de la rue Guy à la rue Fort; le pourcentage des travaux exécutés dans cette rue depuis le commencement de l’été est de 100 pour cent.On remarque que la rue Bleury a aussi été réparée, de la rue Sainte-Catherine à la rue Craig; la rue Saint-Jacques, de la rue Guy à la rue Ful-ford; la rue Craig, de la rue Amherst à la rue Saint-Laurent.La ville a également, durant cette même semaine, exécuté plusieurs travaux neufs et refait des pavages dans plusieurs rues, notamment dans la rue Notre-Dame Est.Obligations 6-Cinq Ans de la Cité de Montréal Le gage de la Métropole du Canada.L’obligation d’une des plus grandes villes de l’Amérique du Nord, — le centre financier, industriel et commercial du Dominion.La dette conjointe d’une population de 700,000 âmes.L’hypothèque qui, de droit, prime les hypothèques particulières et grève avant elles une valeur immobilière de 613 millions.Ces obligations sont accessibles à tous.— Elles peuvent e’acheter en coupures do $100, $500 et $1,000.Les titres sont au porteur ou nominatifs.— c’est-à-dire enregistrés au nom du prêteur.L’intérêt, à 6%, est payable semi-annuellement, le 1er mai et le 1er novembre, et le capital est remboursable dans cinq ans, — le 1er mai 1923.Le prix est le pair (100) et les intérêts courus.On peut souscrire à l’emprunt et obtenir de plus amples renseignements aux bureaux de RENE-T.LECLERC Banquier et Courtier 160, rue ST-JACQUES .MONTREAL Téléphones: Main 1260 et 1261 (maison FONDEE EN l©Ol) CREDIT CANADIEN, INC.99, rua ST-JACQUES.• MONTREAL TELEPHONE: MAIN 2926 VERSAILLES, VIDRICAIRE, BOULAIS, Ltéi MONTREAL QUEBEC 99, rue St-Jacqucs 198, rue SUJean BEAUSGLÜÏL, LIMITEE 263, rue ST-JACQUES, - MONTREAL TELEPHONE » MAIN 1415 ET A TOUTES LES SUCCURSALES DE LA BANQUE D’HOCHELAGA AGISSANT POUR LE COMPTE DES MEMBRES DU SYNDICAT DE SOUSCRIPTION LA “STRATHCONA” COMPAGNIE D’ASSURANCE - INCENDIE (Edifice Versailles) 90 RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL Capital autorisé.$500,000.00 Capital souscrit.300,000.00 Capital payé (excède).100.000.00 Dépôt au gouvernement.64,000.00 Actif total.373,643.98 A.A.MONDOU, N.P.J.MARCHAND, Président et gérant-général.Secrétaire-trésorier.Bell Tel.Main 2181-2182 ïasxæn GUERIT -S RHUMES BRONCHITIS COQUELUCHE CRI PPE Or £d Horîh & (teifee Québec Qn, Venez faire examiner vos dents par les DENTISTES FRANCO - AMERICAINS Prix excessivement bas.Extraction des dents sans douleurs nu moyen de notre fameuse invention la KIL-CAINE.30 salons absolument privés, d’une propreté parfaite, suivant ft la lettre les théories de 1TNSTITUT ROCKFELLER et de 1YNSTITUT PASTEUR.Tout ouvrage garanti.Matériaux de première classe.Dentistes diplômés seulement.DENTISTES FRANCO - AMERICAINS, 164 ST-DENIS.Un peu plus bas que Ste-Catherine.SI VOS AFFAIRES VOUS ENNUIENT, Nos avis sont à votre entière disposition.THE SUN TRUST COMPANY LIMITED, 99, rue St-Jacques Montréal'.Casier postal 1180.Tel.Main 2926.>h ^5 & A.SfeV» M Billie Burke dans “IN PURSUIT OF POLLY” Les frères Wilson Dans une comédie hilarante "Don't Lie to Mama" Les quatre Guillini.Lee filles de Méryl Prince—Parise.Sans interruption de 1 h.à 11 h.,; 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Il n’y n pas de quoi s’en étonner : cette localité que l’on pourrait appeler l’amie de coeur de Montréal, laisse par sa splendeur toutes les autres dans l’ombre, et son avenir est assuré ; nul ne le conteste et nul n’en peut douter.Les habitants du bord du lac ne sont jamais las de la vie.Les possibilités de récréation comprennent pratiquement tous les genres de divertissements d’un bout de l’année à l’autre.Les opportunités que l’on y a d’épargner de l’argent sont plus nombreuses, plus pratiques, plus faciles à saisir, qu’en n’importe quel autre endroit du pays, et ce point de vue devrait retenir d’une façon toute particulière l’attention de ceux qui dans les villes ont tant à lutter pour vivre.Le sol est généralement riche en humus.Les sites pour maisons sont grands, élevés, secs, nivelés et améliorés dans les Banlieues-jardins de Marc.il desservies par un service de transit rapide, au Boulevard Marcil (station de Dixie), à In Baie de Dorval, ou encore aux Jardins de Strathmore et de Lakeside.Droits sur la rive du lac pour tout acheteur.Titres de propriété garantis parfaits.Ne perdez pas un instant à faire des investigations, car si vous agissez promptement maintenant, non seulement vous recevrez pour la valeur de votre argent, mais cela vous compensera royalement par la suite en dollars d’abord et aussi en satisfaction.Les maisons sont construites scion le goût du client, sur une base de 10 pour cent, remboursable h la façon d'un loyer ; et si vous voulez pouvoir vous y établir au printemps, remuez-vous tout de suite.Notre automobile vient à I arrivée de n’împorte quel train sur rendez-vous préalable.Billets gratuits donnés à ceux qui veulent aller visiter les lieux, par Mardi Trust Co.136, rue St-Jacqucs Montréal Administrateurs.Fxccuteurs, Fidéicommissaires.Veuillez m’envoyer par la poste vos fascicules descriptifs.LE DOCTEUR NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE 1708 NOTRE-DAME OUEST Coin Bourget.— Tél.West.1952.Dentisterie de première qualité Spécialité : Ponts, Couronnes et Dentiers, à prix très modérés.Nom.Adresse.Le "Devoir”.w>nL ^ a tx r ’a .'1 _ ' • Kn tous >,ys.LTNVENACrn r ui 6 MARIO?! SG* ru* H; "S le QUÏDE DU1 ri envoyé KT»tlfc MARION S.Mortré.L L'EAU RIGA dUERIT CONSTIPATION HABITUELLE Nous continuons à recevoir les souscriptions à L’EMPRUNT DE LA CITÉ DE MONTRÉAL INTERET Q% - OBLIGATIONS IE JJQQ $500 ET $ 1OOO PRIX : — AU PAIR (100) ET INTERETS ACCRUS.N B.— Les commahdcs seront exécutées sans frais et pourront nous être envoyées par le téléphone ou le télégraphe à notre charge.Pour informations et prospectus s’adresser à L.G.BEAUBIEN & CIE., banquiers (Membres de la Bourse de Montréa/) 50 rue Notre-Dame O.MONTREAL.Succursale à Québec : — No 70 rue St-Pierre.Téléphone : Main 7593.2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 17 SEPTEMBRE 1918 VOL.IX.— No 219 LES ETATS-UNIS REFUSERONT L’0FFRElOFFE5Ei Une demi-heure après avoir reçu par l'entremise du ministre suédois aux Etats-Unis, la note de l’Autriche au sujet de la paix, M.Lansing dé clare que son gouvernement n’acceptera aucune offre de conférence affectant les questions sur lesquelles il a clairement défini son attitude et ses intentions.Washington, 17.— M.Ekengren, ministre suédois aux Etats-Unis, a émis hier soir à M.Lansing, secrétaire d’Etat, la proposition de l’Autriche au sujet des négociations de paix.Lecture faite du document.M.Lansing a déclaré que les Etats-Unis n’accepteront aucune offre de conférence affectant des questions sur lesquelles ils ont clairement defini leur attitude et leurs intentions.Tl a fait savoir qu il parlait au nom du président.Les Etats-Unis ont ainsi rejeté sans condition l’offre de l’Autriche au sujet de la paix.En ce faisant, ils ont parlé au nom de tous leurs cobelligérants.Presque immédiatement apres avoir reçu du ministre suédois la note du gouvernement autrichien, M.Lansing a fait, hier soir, la déclaration suivante : “Je suis autorisé par le président à dire que voici quelle sera la réponse de ce gouvernement à la note du gouvernement austro-hongrois proposant une conférence non officielle de tous les belligérants : "Le gouvernement des Etats-Unis pense qu’il ne peut donner oü’une seule réponse à la proposition du gouvernement impérial austro-hongrois.A maintes reprises et avec la plus entière sincérité il a énoncé les conditions auxquelles les Etats-Unis prendront la paix en considération : ils ne peuvent accueillir et n’accueilleront pas une proposition de conférence -sur une question à propos de laquelle ils ont si clairement défini leur altitude et leurs intentions”.M.Lansing a fait cette déclaration moins d’une demi-heure après la transmission de la note.Il l’aurait faite immédiatement après la remise de la note, si l’on n’avait pas jugé nécessaire, pour éviter une grande méprise, d’établir avec soin une comparaison entre le texte officiel et la version envoyée d’Amsterdam.dimanche soir, par le télégraphe.Ainsi le refus a été souligné s’il avait besoin de l'être.La célérité avec laquelle la réponse a été donnée indique que le gouvernement n’avait pas l’ombre d’un doute sur ce qu’elle devait être.Dès que la réponse de M.Lansing sera rédigée, elle sera remise au ministre suédois pour qu’il la transmette à l’Autriche.De bonne heure dans l’après-midi, la légation suédoise a averti la secrétairerie d’Etat qu’elle avait reçu la note, qu’elle la transmettrait dès qu’elle aurait été déchiffrée et traduite du français.Cela a pris plusieurs heures.Il était 6 hrs 20 quand M.Ekengren est apparu.Il n’es) resté que 2 minutes avec le secrétaire d’Etat.Il y a quelque raison de croire que M.Lansing a agi avec cette promptitude dans une question de si grande importance, non seulement pour indiquer l’attitude du gouvernement américain, mais peut-être aussi pour prévenir, dans la mesure du possible, une discussion de la proposition autrichienne par la presse.Ce qui pourrait mettre l’ennemi sous la fausse impression qu’il existe aux Etats-Unis un élément considérable prêt à prendre en ronsidénation une paix par négociations, telle que les échanges de vues proposés par l’Autriche pourraient amener.Dans les cercles officiels, on hasarde quelques conjectures sur ce que sera la prochaine démarche dans l’offensive de paix teutonne.En généra], on croit que les chefs allemands et autrichiens citeront la réponse américaine à preuve du fait qu’ils ont fait tout leur possible pour amener la paix, et ils chercheront ainsi à raffermir le moral de leur peuple, pour une autre campagne d’hiver.Une autre opinion c’est qu’à cause de la situation intolérable de l’Autriche-ongrie, il est plus que possible de briser la Quadruple Alliance; qu’après avoir formulé une proposition de paix promptement rejetée, l’Autriche a préparé la voie à la prochaine démarche : une reddition sans condition aux termes posés par le président Wilson.L’OiPINION DE M.ARTHUR J.BAL-FOUR Londres, 17.— M.Balfour, le secrétaire des Affaires étrangères d’Angleterre, faisant part de ce qu’il pensait personnellement de la proposition de paix de l’Autriche, à un diner donné à plusieurs journalistes coloniaux et américains, a déclaré: “Il semble tout à fait impossible qu’il puisse résulter quelque chose (le cette proposition.” “Je ne puis pas franchement, devant les propositions qui nous sont faites maintenant et (elles que j’ai pu les étudier, a dit M.Balfour, découvrir le plus léger espoir que le but que nous désirons tous — le but d’une paix véritable — puisse être réellement atteint.” Le secrétaire des Affaires étrangères a ajouté qu’il ne croyait pas qu’une conférence proposée par l’Autriche pourrait atteindre le but désiré.M.Balfour continua: ‘Tenant juste après le discours récent de Friedrich von 'Payer, le vice-chancelier allemand, cette cynique proposition du gouvernement autrichien n’exprime pas un désir sincère d’obtenir la paix.C’est une tentative pour diviser les Alliés.” “M.Balfour a déclaré aussi que nul ne prendrait sur lui-même de rejeter avec un coeur léger toute proposition qui diminuerait la longueur de la guerre.Il déclara en même temps que jamais une coalition n’avait été plus forte que celte des Alliés et que l’ennemi ne réussirait pas à la briser.“Quand les Allemands tentent de revêtir les habits du président Wilson ou qu’ils jouent le rôle qu’ils croient devoir être du goût de M.Wilson, ils sont de bien piètres acteurs”, affirma-t-il.M.Balfour fit remarquer cependant que ce qu’il disait devait être pris comme une opinion personnelle d’un membre du gouvernement et qu’elle pouvait être sujette à l’impression du moment.Des propositions telles que celle de l’Autriche, dit M.Balfour, auraient sans doute une grande valeur dans certaines circonstances.Il affirma par exemple qu’elles serviraient à dissiper les obscurités autour des questions d’orgueil, etc., mais il déclara que les questions agitées maintenant entre les belligérants sont nettement définies.“Je ne parle pas de propositions d’il y a deux ou un an, mais de celles de la semaine dernière”, dit M.Balfour.Le vice-chancelier allemand, parlant au nom du gouvernement allemand a déclaré sans ambages quelles étaient les intentions de l’Allemagne à propos de la Belgique, de l’Alsace-Lorraines, des colonies allemandes et des traités de Brest-Litovsk et de Bucarest.” Le secrétair- r’os Affaires étrangères a dit qu’il est de l’avis de la note quand cein-cj dit que toute l’humanité soupire après la fin de la guerre et que l’avenir de la civilisation est en jeu.Les termes de la paix et de la guerre sont si formidables et les calamités imposées par la continuation des hostilités si grandes, dit-il, qu’il ne traitera jamais avec légèreté une proposition de paix.Mais aussi rien ne peut plus clairement établir la situation que les paroles de von Bayer qui disait la semaine dernière que l’Allemagne avait l’intention de ne payer aucune indemnité pour la Belgique.Il fit remarquer que l’Allemagne ne croyait pas au principe des indemnités et pendant le même temps elle enlevait à la Russie des valeurs se montant a des centaines de millions.“Ceci, continua l’orateur, est pour compenser les dommages que la Russie est supposée avoir infligés à l’Allemagne.Mais ces dommages peuvent-ils être comparés à la ruine et à la dévastation que T Allemagne sème dans la Russie maintenant?” “Quant aux colonies, a dit M.Bal-four, c’est une question sur laquelle il n’y a pas de compromis.Nous sommes d’un côté et l’Allemagne de l’autre.” Si les paroles de von Payer sont explicites au sujet de la Belgique, il refuse explicitement ce que nous regardons comme manifestement BœaBSHææaiaaiBîSEBaîBpfflaiaæMjs; M m INVITATIONS AUX MARIAGES Aussi cartes et faire-part En vue des mariages de septembre, nous faisons un étalage spécial d’échantillons en qui se reflètent la variété et la qualité de notre assortiment.Les nombreux styles que nous offrons au choix, la qualité de notre gravure et notre promptitude à exécuter les commandes ont acquis à notre rayon de papeterie une réputation confirmée par tous les clients qui ont profité des avantages de cette section de notre établissement.Mapfà&wt&b 353 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal.juste, à savoir la restauration el l’indemnisation de la Belgique qui a été si monstrueusement traitée.Von Payer a dit que les frontières de l’Allemagne doivent rester intactes, ce qui signifie sans doute que l’Allemagne va garder l’Alsace-Lorrainc.Comment des conversations vont-elles régler ce point ?Il n’y a pas de malentendu à ce sujet.Von Payer a dit que les traités de Bucarest et de Brest-Litovsk ne doivent pas être révisés.Pas de malentendu sur ce point, non plus.Il n’y a pas de conversations qui vont éliminer des divergences de cette nature.M.Balfour ne peut concevoir comment l’Autriche a pu envoyer une pareille note, peu de temps après que l’Allemagne, par l’intermédiaire de son vice-chancelier, eut défini si clairement sa politique sur des questions primordiales dans l’esprit de tous les belligérants.L’orateur a dit qu’il considère que c’est une des déclarations Jes plus claires faites par un diplomate allemand et qu’elle rend impossible un accord par négociations.Tant que les empires centraux ne seront pas d’esprit ouvert et ne seront pas disposés à discuter ce que nous croyons être le droit et la justice, et dans l’intérêt de la civilisation, a dit M.Balfour, de simples conversations pour donner des résultats pratiques sont inutiles.LA PRESSE ALLEMANDE Amsterdam, 17.— Le Tageblatt, de Berlin, exprime dans son éditorial l’opinion que l’initiative indépendante de l’Autriche-Hongrie encouragera probablement l’Entente à redoubler ses efforts militaires.L’offre austro-hongroise étant le premier article du programme énoncé par le vice-chancelier von Payer, ce n’esl donc ni plus ni moins qu’une offre allemande.Avec tout le respect dû à la noblesse des motifs du gouvernement austro-hongrois, le Tageblatt ajoute que ce n’était pas le moment psychologique de présenter la note en tant qu’il s’agit de l’Entente.Le journal exprime son désappointement de voir qu’il n’est pas fait mention dans la note de la question brûlante de l’Alsace-Lorraine.Les journaux viennois, discutant la proposition de paix de l’Autri-che-Hongrie, affirment catégori-ment que la double monarchie a fait cette démarche à la connaissance de ses alliées, mais qu’elle seule a pris cette initiative.Le Fremdenblatt dit qu’il est évident que, dans une question aussi mportante, l’Autriche-Hongrie ne parle qu’après avoir consulté ses amies aux côtés desquelles elle se bat depuis des années.LA BRESSE PARISIENNE Paris, 17.—En général, les journaux disent qu’il ne faut pas accorder d’attention aux propositions de l’Autriche-Hongrie et prétendent que Vienne ne fait que tâter le terrain pour l’Allemagne.Ils voient dans la nouvelle offensive de paix une preuve de la faiblesse de l’ennemi qui s’efforce de rétablir l’uni-tc dans la Quadruple Alliance, tout en semant des divisions chez les Alliés.Toutes les feuilles s’accordent à reconnaître que ce serait une sérieuse bévue pour les pays de l’Entente de tomber dans le piège.L’ARMEE SERBE REORGANISEE ATTAQUE LES BULGARES, ET AVEC L’AIDE DE DETACHEMENTS FRANÇAIS, ELLE S’EMPARE DE TROIS PLACES FORTES.— AU CHEMIN DES DAMES.FAITS DIVERS LES MORTS HORRIBLES ALEXANDRE PERRON, DE SAINT-JEAN, EST TUE INSTANTANEMENT PAR UN TRAIN DU PACIFIQUE CANADIEN QUI LE MUTILE AFFREUSEMENT — LE VERDICT DU CORONER.i;i I Ij» ill* i If i;» ii^l i! jl lj;i 1)111,(| I; Alexandre Perron, contremaître à l’emploi d’une compagnie de Saint-Jean, a été frappé, dimanche soir, dans cette ville, par le train d’Halifax comme il traversait la voie ferrée du Pacifique Canadien en poussant son bicycle.La mort fut instantanée; le malheureux ayant eu l’épine dorsale, les deux jambes et les deux bras brisés.Un verdict de mort accidentelle a été rendu lors de l’enquête tenue par M.J.-P.-O.Langlois sur cet accident.MORTS DE CAUSES NATURELLES.L’assistant-coroner Prince a rendu deux verdicts de mort naturelle dans les cas de Patrick Flanagan, soldat, 28 ans, qui expira soudainement à l’hôtel Saint-Georges rue Saint-Antoine, dimanche et de Georges Carrière, homme âgé que l’on avait trouvé mort dans une maison de la rue Clarke.Le père de Flanagan, le militaire, vint à la morgue au dernier moment et identifia son fils quoiqu’il ne l’eût pas vu depuis deux ans, dit-il.Il a juré que son fils souffrait de tuberculose.Le jury s’est contenté des preuves ; qu’on lui a données dans les deux i cas et a rendu ses verdicts en consé-j quence.i FRAPPES PAR DES VEHICULES Léonard Villain, 2741 Drolet, s’est fait frapper par une voiture, pen-jdant qu’il remplissait un baril d’hui-Ic dans les cours de Peter Lyall & '• Co., entrepreneurs rue Western, hier ! après-midi.Sa jambe droite se prit dans les barreaux de la roue et fut si horriblement fracturé que les médecins jde l’hôpital Western où on le trans-I porta ont jugé l’amputation néces-! saire.Un enfant de 5 ans, Harry Wand, ! 414 rue Greene, a été frappé par une j automobile angle des rues Sainte-j Catherine et Saint-Mark.Le chauffeur de la machine transporta sa victime à Thôpitai Western immédiatement.Le jeune W’ar.d souffre de blessures internes et sa condition est critique.(Service de la Presse Associée.) l’aris, 17.— La bataille se poursuit avec la même intensité sur toutes les lignes de combat, et tout particulièrement sur un nouveau front en Macédoine.L’armce serbe, réorganisée et mise sur pied, s’est lancée de l’avant contre les Bulgares, et, avec l’aide des détachements français, elle a pris d’assaut trois places fortes, solidement établies par les Bulgares depuis plusieurs années.Ces positions sont le$.hauteurs de Sokal, Dolboro Polie et leak Vetre-nik, situées à l’est de Monastir, à peu près à mi-chemin, entre les rivières Cerna et Vardar, et com-mandent toute une élévation sur la Cerna, qui fait une large courbe au sud-est de Monastir.En annonçant ces succès, au cours d’une réception en l’honneur de la délégation grecque, M.A.J.Balfour, ministre des affaires étrangères d’Angleterre, a prédit un tort mouvement d’offensive dans les Balkans.“ C’est le commencement de triomphes auxquels les armées anglaise et grecque auront une part glorieuse.” L’armée grecque compte actuellement 200,000 hommes sous les armes et peut en mobiliser un autre cent mille ; mais elle se heurte à des difficultés de transport.Voilà pourquoi le gouvernement encourage fprtemcnt la construction de chantiers maritimes, afin de se procurer des raies en nombre suffisant pour faire manoeuvrer l’armée.Le progrès des Français et des Anglais se continue en France.Entre l’Oise et l’Aisne, les troupes françaises accentuent leur marche sans prendre haleine ; au nord de l’Aisne, elles ont pris, la ville de Vailly, et près du Chemin des Dames, elles sont montées à Passant du Mont Des Singes, une importante position située sur une colline.Au-delà de la Scarpe, les Anglais se dirigent vers de nouveaux objectifs, et le long du canal Ypres-Comines, au sud-est d’Y’.pres, ils ont avancé sur un front de deux milles.A l’ouest de Cambrai et aux environs de Saint-Quentin, l’activité s'est éteinte après la capture de Maissémy par les Anglais.Les patrouilles américaines et allemandes ont fait la plus grande partie du travail sur le front de Lorraine, mais on annonce la possibilité d’ung grande attaque par l’un ou l’autre des adversaires dans les Vosges.Sur ce territoire montagneux, le feu de l’artillerie est devenu très intense et’ les aéroplanes ennemis ont été plus actifs qu’à l’ordinaire.Tous les rapports mentipnnent l’excellent travail des aviateurs sur tous les fronts.Les Allemands, qui récemment semblaient manquer de forces aériennes, viennent maintenant d’envoyer des renforts aux escadrilles aériennes ; il en est résulté des combats aériens assez nombreux.Pour donner un aperçu de la lutte aérienne, les aviateurs anglais, dimanche dernier, ont abattu 37 machines allemandes, tandis qu’eux-mèmes rapportent seize aviateurs manquant à l’appel.Tandis que les Tchéco-Slova-ques ont conduit avec succès leurs opérations contre les Bolcheviki, on a pris des mesures pour former une division polonaise, sous le , commandement d’officiers polonais pour aller combattre en Sibérie.Cette division constituera une | unité intégrale de l’armée améri-; caine.On estime que cent mille | hommes entraînés peuvent être im-i médiatement enrôlés, dans les ré-! gions de Harbin, Nikolsk et Vladi-i vostok.CHEMIN DE FER DU PACIFIQUE CANADIEN MONTREAL - SAINT - GABRIEL Le train No 376 partant de Montréal (G.V.), le samedi, à 1 h.25 du soir, à destination, de Terrebonne, L’Epiphanie, Joliettè et St-Gabriel, fera son dernier voyage le 21 sep tembre.(réc.) ACCIDENT A UN MILITAIRE.Un militaire du nom de J.Kehoe, venant de Frankfort, Ont., s’est fait frapper par une automobile comme il sortait en courant de la “Old Brewery Mission” rue Craig.Les deux occupants de l’auto étaient MM.Arthur Brisebois, 2 Jo-licoeur, et Hector Charette, 80 Ste-Marie.D'après M.Charette, le soldat sortit si vivement de la bâtisse plus haut nommée qu’ils l’avaient frappé avant de l’avoir vu et M.Charette déclara qu’il avait stoppé l’auto dans une dizaine de pieds.“Nous allions environ 8 milles à l’heure”, affirma M.Brisebois.On eut à lever le char pour libérer le militaire de sa position critique, Kehoe fut transporté à la mission en attendant l’arrivée de l'ambulance de l’hôpital Général.Il a la clavicule brisée et souffre ! de plusieurs contusions à la tète et jsur quelques parties du corps.Il vi-|vait aux casernes de la rue Peel.Détails-curieux, M.Charette ve-; nait justement de vendre l’auto à | M.Brisebois.MALICE OU FOLIE ?Ethel McGuire, accusée d’avoir jeté du pétrole sur la porte d’une maison voisine et d’y avoir mis le feu dimanche matin, a comparu devant le juge Lanctôt hier matin.Elle subira un examen médical, car on croit qu'elle ne jouit pas de toutes ses facultés mentales.L’enquête se continuera le 24 septembre.Articles pourles besoins d’automne GRAND SPECIAL Pantoufles pour dames, meilleure finalité de feutre, en rose, bleu, mauve, rouge, brun ou noir ; fausse semelle et semelle extérieure en cuir, sans taloji ; garnies avec ruban de même couleur et pomuou.Pointures 3 à 7.Spé- 1.49 Au premier.cial toute la journée.Paletots pour hommes Bonne valeur Flanellette blanche, fabrication canadienne, fini souple, valeur spéciale pour sous-vêtements d’hiver.La verge.Au rez-de-chaussée.Paletots imperméables pour hommes, genre Motor, fermé au» cou.En paramata beige .6.95 En t \v c e (1 .(olive).15.00 En paramata gris foncé8.95 I£n t w e c d rayé brun.15.00 En t w c e d carreauté gris .20.00 Paletots demi-saison pour jeunes gens ; graadeurs 31, 32, 33, 34, 35 ; nouveaux modèles, avec ceinture, genre fermé ; en tweed mélangé.10.00 En tweed gris foncé.15.00 En tweed brun foncé.17.00 f/i VETEMENTS D’HIVER POUR HOMMES i Chapeaux de velours, pe-X Triche, corduroy et tweed, en ' f'souleurs et noir, toutes poin-1 i.'«jures pour garçons.Valeur F /Çpsqu’à 2.75 pour.69 5 ~ .Snjii-vètements mérinos et bijaws, marque Penman, de fleur naturelle.Peintures 24 et 26 «79 Pointures 28, 30 et 32.B&Zf Jerseys en tricot de laine, aussi cachemire, de toutes nuances, choix considérable, pointures 24 à 34.Nos prix 1.25à 3.75 •v~~ I Pyjamas en flanellette de couleur, à rayures noires, bleues ou roses, finis avec brandebourg de soie, pointures 6 à 18 ans.Rég.2.00, 2.50 et 2.75.Une « -TJ» heure seulement.A.# O Casquettes en twéed de couleur, pour garçons, pointures 6 1-4 à 7 7-8.4^^ Casquettes en tweed de \ couleur, meilleure qualité ; bande à l’intérieur, grandeurs et couleurs .89 assorties.•• Casquettes en serge marine ou noire, avec ou saaa bande, doublure de satiné ; pointures assor- 1.29 Au rez-de-chaussée.DE MIDI A 2 HEURES Chemises de nuit, en coton blanS, aussi en flanellette de couleur à rayures, pour garçons de 9 à 10 «g ans.Régulier 1.50.Spécial.«& «aMmy EPICERIE Licence du Contrôleur de* Vivres du Canada.No s r;78.SPECIAUX POUR MERCREDI Soupe aux tomates, rég .15 ; 5 boites pour.51 Confitures, marque Banner, chaudière 4 ibs.72 Vinaigre blane, grosso bouteille.13 Prunes de Lombardie, dans le sirop, boite.14 Nettçyeur Maple Leaf, 3 boites.21 Poudre à laver Lustrine, B paquets.22 Au sous-sol.Chaussures pour jeunes gens BAS! 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