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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 16 novembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-11-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 270 MONTREAL.SAMEDI 16 NOVEMBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL.TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: RÉDACTION: Main 7461 Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! DU PUBLIC L expropriation du Canada-Mesures de Défense En tout pays, il est d’un immense avantage, à tous égards, de placer la majeure partie, et mieux encore la totalité des titres de la dette nationale entre les mains des nationaux.Les contribuables .reçoivent d’une main, sous forme de coupons de rentes ou d’intérêts, ce qu’ils paient de l'autre en impôts d’Etat.Le roulement de fonds publics s’opérant dans le pays, les institutions de crédit : banques, caisses d’épargne, etc., en bénéficient directement, l’industrie et le commerce, indirectement.L’équi-Jibrc économique est beaucoup plus stable, l’indépendance économique et même politique plus assurée.Tool ce qu'un pays garde de son numéraire pour le faire fructifier chez soi, au profit de ses nationaux, vaut dix fois le capital importé de l’étranger.A une époque où, pour la honte et le malheur de l’humanité, les intérêts matériels jouent un rôle prépondérant dans les relations internationales.rimiépendanoe économique d’un peuple est 1s plus sûre garan-iie de son indépendance nationale.Une nation endettée à l’étranger est virtuellement à la merci de ses créanciers.Son commerce d’exportation se fait forcément dans la direction de ses paiements d’intérêts.Il en résul-le.par réaction, un commerce de retour qui resserre ses liens.Ses relations cl ses échanges avec les autres nations deviennent moins faciles ; parfois, par le‘jeu des traités et des tarifs différentiels, ils cessent presque complètement.Puis, les placements particuliers fout suite aux placements d'Etat.Les financiers de la nation prêteuse deviennent les bailleurs de fonds des industries de l’emprunteuse; ils finissent patries absor-ber et les exploiter au bénéfice de leur pays.Si, par comble, la nation débitrice a commis l’erreur impardonnable d’abandonner ses voies de transport, par terre et par eau, à l’entière possession du capital privé, ces organes essentiels de la \ie économique ne tardent pas à passer à leur tour entre les mains de l’éiranger; et alors, la eonquète^est complète.Or, cette expropriation d’un peuple, dans tous ses organes de vie matérielle, est infiniment plus, sûre et plus durable que la conquête militaire.Qu'il prenne fantaisie à la nation créancière de s’annexer définitivement là nation débitrice, elle n’est pas même forcée de mettre le revolver au poing; elle n’a qu’à faire exécuter l’opération par ses complices du pays exproprié; car c'est le propre de la conquête économique d’assurer au conquérant, avec les sources du crédit public et privé et les organes matériels du pays, la multitude des adorateurs du veau d’or et leurs esclaves de la politique et de la presse.Les complices de l’étranger, ces trafiquants de la patrie, on les trouve presque tous dans les plus hautes sphères de la nation : financiers, industriels.hommes d’Etat, publicistes, et, généralement, parmi les professionnels du patriotisme le plus sonore el le plus intransigeant., * * * Telle esl aujourd'hui l'exacte et désastreuse situation du Canada à l’égard des Etats-Unis.Avant la guerre, l’influence du capital anglais contrebalançait, dans une certaine mesure, celle du capital américain.Dans les sphères officielles, ou les grosses boutiques comme la Banque Montréal, le Pacifique Canadien, le Grand-Tronc, elle lenait le haut du lave; et c’est ce qui explique le rapide déplacement du nationalisme tra-citionnei au profil de l'impérialisme anglais.Depuis, tout est changé; et l'on ne tardera p s à s’en apercevoir.Dans son message du U, le prési-dent Wilson disait que l’objet des Etats-Unis dans la guerre "est atteint à un de,ré dont les Américains ne se rendent pas encore compte”.Son i.ncie! rival, M.ïaft, pourrait ajouter que l’objectif américain du traité de réciprocité d" 1911 ta maki- of Canada an adjunct of lhe United States est aujourd’hui atteint à un égal degré, et que fort peu de Canadiens ou (d’Américains s’en aperçoivent, ou osent l'avouer.Afin de faire face à leurs obligations et d’élargir leur marge de crédit aux Etats-Unis, les banquiers de Londres ont transporté à leurs préteurs de New-York la quasi-totalité de leurs créances canadiennes.Les Américains sont aujourd’hui nos uniques créanciers étrangers, ou peu s’en faut.Le gouvernement fédéral, les provinces, les grandes villes canadiennes, les compagnies de chemins de fer — y compris, selon toute apparence, le Pacifique-Canadien — sont à la merci de la banque américaine , ( des facilités de crédit que le gouvernement de Washington nous permet d’avoir sur le marché de New-York.Au risque de faire hausser les épaules à beaucoup de gens pratiques, qui ne songent qu’au paquet d’écus à palper tout de suite, je formule sans vergogne l'espoir que le secrétaire du Trésor et les banquiers américains vont continuer à nous tenir la dragée haute.C’est encore le meilleur et le plus sûr moyen d’empêcher les Canadiens de vendre leur patrie.Qu’on ne s’y trompe pas, les Canadiens ne se sauveront de la conquête américaine qu'en devenant leurs propres créanciers, .le ne prétends pas que cette conquête par l’or soit la seule cause de l’annexion, ni l’indépendance économique, l’unique et infaillible préventif.11 suffit que ce danger particulier soit grave et le remède efficace pour que tous les Canadiens soucieux de ne pas se laisser "xproprier en essaient promptement, avec ampleur el persistance.Même •d l’issue fatale ne peut pas être évitée, elle sera retardée et les conditions matériel les qui nous seront faites à l’échéance vaudront dans la mesure ù nous aurons fortifié notre armature économique.Cette seule considération devrait suffire, à mon avis, pour nous faire entrer résolument dans la voie de la souscription générale et populaire des emprunts nationaux.La France pratique depuis longtemps cette politique.C’est l'un des secrets de sa force extraordinaire d’endurance, de sa capacité d'efforts qui déconcerte les autres nations.C’est aussi l’un des facteurs principaux du patriotisme intense de son peuple.A quoi bon sc payer de mots et de phrases?Comme tous les sentiments humains, le patriotisme est chose complexe: il est fait d’idéal et d'égoïsme, avec toutes les nuances qui séparent ees ’pôles opposés de Taine humaine.Dans un pays où la très grande majorité des habitants possèdent chacun une parcelle du sol national, détiennent chacun une partie de l'avoir mobilier, avancent volontairement à l’Etat l'argent dont il a besoin pour manoeuvrer la chose publique, le patriotisme est beaucoup plus endurant, plus solide, plus pratique, au sens vrai du mot.que dans les pays où la masse des citoyens paient l’impôt, le petit nombre se gorgent de millions, et le trésor public reste à la merci de l'étranger.La coopération de tous les citoyens au maintien du crédit national a le même effet, dans l’ensemble de la nation, que les caisses Desjardins Ians les petites communautés paroissiales: elle développe le sens social du peuple et fortifie son armature économique.Puisse venir le jour, où les habitants de chaque municipalité canadienne, de chaque province, soutiendront le crédit de leur ville et de leur province, cl tous les Canadiens le crédit du Canada I Ici sc place lout naturellement l’objection signalée l’autre jour.Pousser les épargnâtes ù prêter à l’Etat fédéral, n’est-ce pas tarir la source •les emprunts provinciaux, municipaux, paroissiaux, cie.et amoindrir le réserves de crédit de l’industrie et du commerce?Evidemment, il y a un certain danger de ce côté-là.Si Ton veut rétablir l’économie géné-fale du pays, dans toutes les sphères d’activité politique, industrielle el commerciale, il ne faut pas désemparer un rouage pour fortifier un autre.C’est là matière d’équilibre et d'observation.On doit payer ses dettes avant de prêter à autrui eu de faire l’aumône.Les contribuables d’une ville, d'une province, doivent d'abord -pourvoir aux nécessités do !a communauté dont ils font Immédiatement partie avant de prêter à 'Etat sous la forme In plus étendue: d’autant plus que TEtjd trouvera ^plus facilement crédit que la petite rommunauté.Il ne faut pas non dns, comme les rentiers de France, ne faire confiance qu’à l’Etat et «isser dans la pénurie les entreprises locales et individuelles.Mais ici, comme dans la plupart des pays, il faut compter sur la diversité des besoins, des habitudes et des préférences.Il y a, il y aura toujours au Canada des gens qui préféreront aux valeurs de l’Etat les profits plus rémunérateurs et les risques plus grands des placements île commerce.Un trop grand nombre, malheureusement, continueront à risquer leurs capitaux et même leurs épargnes dans les spéculations hasardeuses.Chose certaine, il n’y a guère à redouter que, d’ici longtemps, la masse des Canadiens jettent trop d’argent dans le trésor public.Il y a encore trop à faire pour les débarrasser de la pestilentielle influence des politiciens, qui les ont habitués à voir dans le trésor d’Etat ^inépuisable vache à lait que tout le monde a le droit de traire et personne le devoir de nourrir, ne fût-ce que par le plus élémentaire souci de l'empêcher de tarir.En tout cas, pour l’instant, il y a tout avantage, à mon humble avis, à diriger les capitaux et les épargnes vers les points les plus désemparés de notre armature économique.Mais, bien entendu, ce devoir en comporte un autre, non moins important: c’est d’habituer l’opinion publique à surveiller de plus près les administrateurs auxquels le peuple confie I ses deniers et à les rappeler à Tordre, rudement s’il le faut, lorsqu'ils j pillent et dilapident le trésor.En pays démocratique, cette besogne de surveillance n’est guère facile.II y en a tant ! Henri BOURASSA.BILLET DU SOIR FILS D’EMPIRE Sa noix tonnante que j’avais reconnue au milieu des clameurs de lu foute, me le fit chercher et assez facilement trouver.On aime toujours à revoir une vieille connaissance et la circonstance — c'était le soir de la fausse rumeur — sc prêtait bien aux épanchements amicaux.Il lançait un étourdissant Rule Britannia quand je l’abordai.—Ah! mais tu as un gosier, mon vieux Lapliime! —Noblesse oblige, fit-il la bouche pleine d’un retentissant “rules the waves.”, je suis maintenant membre des Sons.—Comme J os?—Tout juste.—Plus loyal que le.roi, alors?—Quel roi?—Dame, celui de l’Empire.le nôtre.—Pardon, pardon, mon ami, parle pour toi.—Bien voyons, ne viens-tu pas de inc dire que tu es un Son of the Empire?—Jamais de la vie! -Pauvre vieux, la victoire, ta victoire plutôt, t’a tourné la tête : mais, tiens, là, tu porte l’insigne des Sons.—Mon Dieu que tu es myope.ou peut-être ne sais-tu pas lire?—Je lis bien : Sons of the Empire .—Mets tes lunettes : il n’y a pus le Sons of the—il appuya sur ce : not — Empire, mais bien des \ Sons of Empire, fils d’Empire pas : fils de l’Empire.—Je ne vois pas la différence.—Je vais t’expliquer ça en deux mots.Moi et tous les Sons on esl des types dans le genre de l'ancien députe du Saguenay : on se tient toujours du côté du manche.On est des hommes d’affaires.Si on était des Sons of the.on serait lié à l’Empire britannique, mais comme on est des Fils d’Empirc tout court, on est, quoi qu’il advienne, toujours de l’empire.—De cette façon, si le monde tombe aux mains des Japonais.—Ou des Malgaches.on est toujours du bon bord.Qu’importe, en somme, fit-il d’un ton lyrique, te flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.—Je saisis: qu'importe l’empire.pourvu qu'on ait la livrée.C’est ainsi que je compris enfin les raisons de l’entrée dans les Sons de l'estimable Jos.Connaissant.Max SOREL.NOTRE CONSEIL D’ADMINISTRATION La reconstruction économique est à Tordre du jour, cl si Ton en doutait, 16 monde des affaires se chargerait de nous le rappeler.11 s’est tenu, il y a quelques heures, à Montréal, deux réunions importantes, celle de l’Association des manufacturiers et celle des banquiers canadiens.De cette dernière, on ne saura probablement rien pour le moment, mais les manufacturiers ne font pas de mystère des sujets qui les ont occupés,, et dont le principal est le grand problème de T après-guerre, période dans laquelle nous sommes maintenant entrés.Les délégués, au nombre de soixante environ, ont adopté diver-; ses résolutions sous lesquelles on I sent se manifester les soucis de l’heure : protestations de bienveil-j lance envers les travailleurs, auxquels on s’efforcera pur tous les moyens de trouver du travail en remplacement de celui des munitions, construction de navires, pro lection tarifaire contre l’entrée de certaines marchandises pouvant j être fabriquées au Canada, ce qui | ouvre la porte à quelque controver | sc avec les fermiers de l’Ouest, puis recommandation au gouvernement de voter un million à l’institut de recherches scientifiques récemment créé, afin qu’il ne néglige rien pour trouver de nouveaux débouchés à la production industrielle canadienne.On voit que le programme est large, d qu’on ne lésine pas.avec les fonds publics.Il semble bien, cependant, que cette dernière recommandation soit assez justifiée, le bureau de recherches dont U est question correspondant à des organismes cie même genre dans les autres pays, et auxquels les gouvernements accordent en ces temps-ci des subsides généreux.Nous croyons même que les provinces seront appelées à participer aux dépenses comme aux avantages qu’on en attend, et tout fait prévoir que nous aurons là un auxiliaire important de la reconstruction nécessaire.11 n’ost peut-peut-ôtre pas inutile de (lire en passant qu’il serait inconcevnble que notre race ne fût pas représentée dans le personnel de ce bureau ; nous avons entendu mentionner certains noms français synonymes de compétences appropriées, qui y seraient appelés en temps et lieu, et Ton ne peut donc qu’attendre que l’organisation du Bureau soit plus complète pour en juger définitivement la composition.On se demande à qui vont avoir à faire les manufacturiers et leur porte-parole M.Willison pour réclamer la mise a exécution de leurs suggestions, le premier ministre et le ministre du Commerce étant ab seuls pour une période de temps qui peut s’étendre, rlit-on, jusqu’à six mois.Encore qu’il soit probable qu’on ait pris leur avis là-dessus préalablement, la décision finale a dû sans doute être laissée à sir Thomas White, qui a déjà com mêncé d’agir comme premier mi-ni.stre intérimaire ; cela n’est püs sans intérêt si ’’on se rappelle qu’il n’a pas pris part à la dernière session, et que d’aucuns ont affirmé dans le temps qu’il boudait le reste du cabinet, ou du moins certains éléments nouveaux qu’on y avait introduits en son absence.11 sera curieux de voir comment le chef provisoire s'acquittera de la tâche de diriger la Chambre : il ne faut pas oublier que d’ici là il a du travail sur les bras et trouvera pleinement l’occasion de se familiariser avec ses nouvelles fonctions ; nous savons du reste qu’il a déjà commencé.Et au fait, qui nous assure que cet intérim ne se prolongera pas jusqu’à se rapprocher plutôt du permanent ?On a souvent reproché à M.White de manquer de souplesse et de magnétisme, et de ne pouvoir par conséquent aspirer aux tout premiers postes ; mais le inonde a changé depuis l’époque où il suffisait d’évoquer un nom prestigieux pour jenl£vq£ les foules, pt les temps nouveaux réclament instamment des hommes et des concepts nouveaux du devoir public.On ne peut s'empêcher d’éprouver l’impression que d’ici quelques années du moins, les politiciens seront obligés de se transformer en constructeurs, en administrateurs avisés et fidèles, s’ils veulent compter pour quelque chose dans ce qui va se passer.Autrement dit, les gouvernements du prochain avenir seront moins des rassemblements d’hommes éloquents et retors que des conseils d’administration res-semblant beaucoup à ceux des grandes compagnies financières et industrielles.La politique doit céder le pas à l’économie politique.Le premier ministre ne doit plus être qu’un économiste supérieur aux autres, par ses connaissances et la fermeté de son caractère.Et de ce point de vue, le choix de sir Thomas White apparaît comme très judicieux ; il peut facilement amener de sa part un passage plus prolongé qu’on ne croyait d’abord, à la direction dos affaires du pays.Il est déjà secondé sur ces questions par le sous-comité de la reconstruction et du développement économique, dont le président est M.A.E.Maclean, l’ancien critique financier de l’opposition, qui a assez monté dans l’estime de la Chambre, à la dernière session.Pour les questions de détails, même importants, le premier ministre intérimaire renverra toujours ses visiteurs ou ses correspondants a son fidèle sous-comité, et se réservera la décision finale, comme il convient dans toute affaire bien administrée.C’est sans doute celte filière que devront suivre le rapport et les conclusions de la délibération des manufacturiers canadiens tenue jeudi.Ce n’est qu’un premier pas vers la solution des vastes problèmes qui nous confrontent ; atten-donc-nous d’er entendre encore et très souvevnt parler.Pourvu qu’on ne fasse pas qu’en parler ! Ernest BILODEAU TABLEAUX DE L’HISTOIRE DUCANADAO Dans le Devoir ou 11 août HM7 nous avions Thonneur de présenter au public le troisième fascicule de l’ouvrage commencé en 1916 par le Père Lejeune, des Oblats: Tableaux synoptiques de l’histoire du Canada.A’oiei que nous arrive, après le quatrième fascicule, l’appendice qui raconte les faits el gestes des Acadiens nos frères, avec un supplément sur Thistoirc de Terre-Neuve, de la Nouvelle-Angleterre et de la Nouvelle-Belgique.Il manque encore à l’ouvrage un abrégé contenant cartes, plans et devis.Tel quel, il forme cependant un ensemble que toutes sortes de raisons nous invitent à signaler.U y a quelques jours, nous recevions la visite d’un ami, dont la haute compétence en choses de pédagogie nous engage à trahir le (1) En vente chez Tailleur (Junio-rat du Sacré-Coeur, Ottawa) et dans les librairies de Montréal, entre nu-trojL chez Granger, nom, Tabbé Oscar Maurice, Tun des actifs visiteurs de nos écoles primaires.11 exprimait devant nous une idée très juste, qu’il a insinuée depuis dans un document imprimé.“Nous serons bien près, disait-il, de posséder le manuel idéal de notre histoire, le jour où quelqu’un se sera avisé d’en raconter les événements parallèlement à ceux de This-loire d’Europe.Un seul livre, conte-nant toute la matière en abrégé des cinq ou six manuels que nos enfants ont aujourd’hui entre les mains, nous rendrait grand service.L’auteur serait bien obligé de s’en tenir aux faits principaux, de ne pas S’égarer dans les détails.Le rapprochement perpétuel des incidents survenus à la même date, sur la scène canadienne et sur les divers tiiéâtres du monde, permettrait de les classer plus facilement dans l’esprit.On verrait même alors l’influence des uns sur les autres, les effets sortir dos causes.Du même coup, nos enfants apprendraient ce qu’il leur convient de savoir en fait d’histoire universelle et d’histoire canattienne”.Cette idée, selon nous, résout en partie le problème créé par la surcharge des programmes et par la multiplicité des manuels.Elles nous paraît bien avoir inspiré l’intelligent Père Lejeune.Qu’est-ce au fond que ses Tableaux de [’histoire du Canada?Ils sont une concordance continue entre la vie politique, mi-litaièe, économique, sociale et religieuse, de la vieille Europe, et la vie religieuse, sociale, économique, militaire et politique, du Canada tout entier.Notre vie canadienne est comme le hoquet des nations européennes haletant de jalousie les unes contre les autres.Chacun de leurs mouvements a sa répercussion sur notre destinée.Nous étions comme un enjeu que chacun cherchait à s’approprier de loin ou de près.Cela, on le savait; mais ici, dans les fascicules du Père Lejeune, on le voit, parce qu’on en touche la preuve soit d’après les correspondances diplomatiques ou particulières, soit d’après les actes mêmes des personnages.L’ouvrage en question est donc autant la philosophie de notre histoire, synthétisée en tableaux, que notre histoire elle-même.Il est en même temps la philosophie de l’histoire du monde européen éclairant la nôtre et souvent éclairée par la nôtre.La synthèse ici a celle valeur spéciale qu’elle a été établie seulement après une enquête minutieuse sur les faits historiques et dans les documents officiels.L’avantage du Père Lejeune, c’est d’habiter tout près du musée de nos archives; son goût, c’est d’y passer des journées entières à ies compulser, sinon à les découvrir ; son tempérament, c’est de les comparer, de les peser, de les critiquer avant de s’en servir; son art.c’est de les placer là où il leur sied d’être pour rendre raison d’une situation existante ou (Tun événement à venir.Le Père Lejeune a ainsi évité la plupart des méprises auxquelles la plupart de ses devanciers.pour s’être copiés mutuellement, ont presque toujours cédé.Il a surtout jeté une lumière nouvelle sur des incidents dont on n’avait pas vu encore le point de départ ou dont on n’apercevait plus l'aboutissant.A la solidité qu’assure à l’oeuvre de TOblat cette conscience scrupuleuse en fait de vérité historique il faut ajouter la chaleur que lui communique Tardent amour avec lequel il l’a écrite.Français d’origine, issu de la province la plus française, la Bretagne, il avait à traiter de la France et d’un des plus grands parmi ses gestes, la colonisation du Canada.Canadien d’adoption, il avait à raconter la merveilleuse persistance dans la vie nationale de ces deux familles jumelles, le Canada et j l'Acadie.Sujet anglais, épris de respect pour le libéralisme de la constitution britannique, il avait à en décrire le laborieux établissement sur notre sol.Oblat enfin, membre de re corps qui a fait de notre vaste Occident son champ d'action, il avait à suivre les traces des religieux.ces missionnaires de la foi.des découvreurs et explorateurs, ces missionnaires de la civilisation chrétienne, des parlementaires et politiques, ces missionnaires de la vérité sociale et nationale.Tous ces caractères facilitaient au Père Lejeune une tâche aimée.Il avait à sa disposition, pour l’accomplir, un Instrument de premier ordre.Tous ceux qui le connaissent savent la clarté de son esprit, l’abondance et la justesse de sa parole, sa maîtrise de la langue, l’originalité de ses aperçus, Tnllure sympathique de sa conversation, Toutes ces qualités de détail se retrouvent dans les Tableaux d’histoire.Aussi espérons-nous voir bientôt le ionr où, dans nos écoles primaires, le maître, muni des cinq fascicules parus, expliquera aux enfants l'abrégé encore à venir.Quant aux élèves de nos collèges, ils ont là un : manuel tout trouvé pour asseoir j Tétude développée qu’ils feront plus tard de nos annales.Les professionnels enfin, les hommes de pensée et d’action, devraient avoir sur leur table de travail eet arsenal imprimé.Aux heures d'abattement, un coup d’oeil sur le livre leur rappellera les difficultés avec lesquelles furent aux prises les artisans de notre fortune nationale, les moyens qu’ils employèrent pour les surmonter et faire de nous le peuple heureux d’aujourd'hui.Us voudront reproduire dans leur vie d'homme velte histoire d’un pays triomphant après tant de peines.Ce sera la récompense du Père Lejeune d'avoir stimulé les blessés et suscité quelques patriotes de plus.Abbé Emile CHARTIER.LA CAISSE POPULAIRE SON BUT ET SES AVANTAGES I “La prévoyance, a dit un économiste distingué, est la providence du pauvre.Elle l'invite à mettre de côté pendant les bons jours, les jours de santé et de plein travail, une petite réserve en vue des mau-j vais jours.” L’épargne est un des ! ressorts les plus puissants, une des garanties les plus précieuses de toute société bien organisée.C’est par l’épargne qu’on se protège contre les revers de fortune, les résultats du chômage, la maladie et l’indigence.Grâce à l'épargne tout homme peu fortuné peut s’assurer une modeste aisance et vivre honorablement.De là la nécessité pour :eux qui s’intéressent au bien social de travailler à la diffusion des caisses populaires dont le but est de provoquer et de développer le goût et la pratique constante de l’épargne.Toutefois, si la Caisse populaire est avant tout un réservoir d'épargne, elle est également un réservoir de crédit.Car l’argent recueilli à la caisse populaire n’est pas immobilisé, il n’est pas enfoui dans un coffre de sûreté; il est au contraire mobilisé à l'avantage et au profit I de ses membres.La caisse populaire en un môt, reçoit l’épargne de i ses membres et utilise cette épargne à leur bénéfice, soit par des avances faciles à rembourser, soit par des placements sûrs et productifs.Les moyens que possède la caisse | populaire pour venir eu aide à ses membres ou pour faire fructifier leur épargne ne manquent pas.; j L’argent reste toujours le nerf des | œuvres et le levier des grandes1 | entreprises.Dès qu’une caisse j populaire possède les fonds suffisants, elle n'a que l’embarras du choix dans l'emploi des moyens capables d'utiliser ces fonds et de les rendre productifs.Sans chercher à énumérer tous ses moyens, indiquons-en quelques uns dont la simple considération nous permettra d’entrevoir le bien considérable que peut réaliser une caisse populaire bien organisée.Une des grandes causes de la ruine de nos f amilles est assurément le crédit de consommation.Telle est la force entraînante du crédit que celui qui achète un article à crédit ne trouve jamais qu’il est payé trop cher.On dirait qu'il perd insensiblement la notion de la valeur de l’argent.Ne voit-on pas souvent les familles les moins fortunées acheter à crédit les primeurs de saisons, les plus belles aigrettes de chapeaux, les fourrures de la meilleure qualité?Et qui dira le nombre de ceux qui se sont ruinés, ; qui se sont vus dépouillés de leur i modeste patrimoine pour s’être endettés à droite et à gauche chez tous ceux qui voulaient leur avnn-j cer.Faute de prévoyance et in-I souciants du lendemain, ils n’ont pas su proportionner leurs dépenses à leurs revenus.Attirés par l'appât du crédit, ils se sont laissés entraîner à des dépenses inutiles, souvent même extravagantes et, privés de leur modeste patrimoine, ils se voient maintenant condamnés à végéter.Et le marchand qui vend à crédit, croyez-vous qu’il vit avec Tair du temps?Pensez-vous qu'il va consentir aux pertes que lui fait subir le crédit sans songer à se compenser ?Allons donc ! Ne vous y trompez pas : la plupart du temps ce sont les bons clients qui paient pour les mauvais clients et pour la marchandise de mauvaise qualité que le marchand a soin d’écouler chez ceux qui paient.à crédit.Le crédit est non seulement une cause de ruine pour nos familles mais encore une des causes du coût élevé de la vie.Il met pour ainsi dire le marchand dans l’obligation d’augmenter le prix de sa marchandise afin de se garer contre les pertes inévitables du mauvais crédit.C’est pour cela que la caisse populaire, par le goût do l’économie qu’elle éveille et par la pratique de l'épargne qu'elle provoque rend un service réel à la société.En travaillant à faire disparaître le crédit de consommation, elle contribue à di-Iminuer le roùl élevé de la vie, à j proportionner les dépenses aux reve-j nus, à montrer la valeur de l’argent, ! la force des sous accumulés.J’ai j connu un brave ouvrier qui n'avait ] jamais mis un sou en banque, et j qui, grâce au goût de l’épargne pui-i sée à la Caisse do Saint-Stanislas, avait au bout de trois ans à son : compte personnel plus do deux cents piastres et an compte per-! sonnel do chacun de ses quatre enfants une somme variant entre quarante et soixante piastres.Sait-: on que les dépôts faits à la caisse ! scolaire du Saint-Enfant Jésus fon-! déo pur Mgr IjO Pnilleur, il y a onze ans à peine, dépassent la somme de quarante-cinq mille piastres, et cjiie sur cette somme huit mille à peine ont été retirés par les parents des j enfants ?Abbé Edmour Médisht BLOC - NOTES C’est le temps Puisque la guerre est close, il est temps que nos gouvernants s’entremette nt à Washington et fassent suspendre les travaux du Long-Sault entrepris par une industrie particulière des Etats-Unis, à son seul bénéfice, sous prétexte que les nécessités de la guerre l’exigeaient.La cause disparue, tout doit rentrer au plus tôt dans l’état de choses antérieur à Tarrêt de la commission des eaux internationales.Si les eaux du Long Sault doivent servir à des fins industrielles, que ce soit au bénéfice du public, non des particuliers.Un indice Une dépêche de Sherbrooke signale que près de deux cents Oib vriers congédiés de fabriques de munitions, à cet endroit, ont manifeste leur mécontentement de ne plus avoir de travail.Ils ont brisé les carreaux des usines où ils ont travaillé jusqu’à ces jours ci et ils réclament de l’emploi au plus tôt.Il fallait s’y attendre.De pareilles manifestations peuvent se produire journellement, dans maintes villes du Canada.Le rétablissement des ouvriers dans leurs occupations d’avant-guerre et le retour au civil des soldats n'iront pas sans de pareils incidents.Dieu veuille que nous n’ayons pas ici de crises ouvrières considérables et prolongées ! Qu’est-ce que 'le ministère fera pour trouver de l'emploi aux anciens ouvriers en munitions et aux anciens soldats?11 ne Ta pas encore tout à fait défini.Il est urgent qu’un programme s’élabore au plus tôt.La prochaine récolte M.Thompson, membre du bureau de ravitaillement canadien, estime, après M.Hoover, que le manque d’aliments a obligé les ennemis à déposer les armes.Tous les Alliés, dit-il, devront pour leur part, rester à la ration jusqu’au printemps.Si Ton vent éviter la famine Tan prochain, il faudra que toutes les nations travaillent comme jamais aux champ*.Cela donne quelque idée de l’importance extrême d’organiser dès maintenant la campagne de production agricole aux Etats-Unis et au Canada, pour obtenir Tan prochain, une baisse appréciable dans le coût de la vie, en Amérique.Ceux qui parlent français Ottawa télégraphie que M.Borden et ses collègues, partis pour la conference du cabinet impérial de barqueront d’ici quelques heures dans un port anglais.Si on étudie la liste des compagnons de M.Borden, on voit qu’il n’y a pas avec lui un seul Canadien-français.M.Borden sait un peu notre langue, M.Foster en a quelques clartés et très Peu d autres, à part M.Draper, le comprennent même.Seuls M.Doherty et ses deux secrétaires,—ce sont tous des Irlandais, — parlent bien le français.11 G.P.LES CONFÉRENCES DE “L’ACTION FRANÇAISE” POÜR LES SOEURS DE L’IMMACULÉE CONCEPTION Le 5 décembre, nu Monument National, M.Henri Bourassa donnera une conférence au bénéfice des Soeurs de l'immaculée Conception.! M.BOURASSA AU MONUMENT NA T IONAL La série des conférences de TAc-| tion française était à peine annoncée que les demandes de cartes et ! (!e billetts se multipliaient.La liste j des conférenciers et celle des sujets suscitent un égal intérêt, — On sait (tue le P.Louis Lalande dira ce qui constitue la supériorité d’une race M.Edouard Monlpetit traitera, sous le titre La caravane passe, de Tun des sujets qui intéressent le plus vivement Jes Canadiens-français ; M.Antonio Perrault parlera de la défense des lois françaises, M.Léon Lorrain, de la valeur économique du français, M.Armand Lavergne, de la loi qui porte son nom.M.Henri Bourassa inaugurera la série, mercredi prochain, en traitant ce sujet de suprême importance : Langue et religion.Toutes ces conférences, sauf indication contraire, seront données, au Monument National, le troisième I mercredi de chacun des mois de novembre, décembre, janvier, février, mars et avril, à huit heures et demie.Le prix d’entrée uniforme est' de 50 sous.Des cartes donnant droit d'assister aux six conférences sont vendues au prix de $2.Les porteurs de cartes de série auront droit à des sièges réservés, MAIS NON NUMEROTES, dans Torches-! tre, le balcon et les cinq première» ! rangées du parterre.On prie les porteurs de cartes et de billets de vouloir bien, pour éviter des ennuis et des retards, lu ; soir de lu conférence, acheter d'avance, dans les dépôts, des billets pour le sou du pauvre.Le prix esl de 3 sous.Le bureau du Revenu provincial avertit les organisateurs que l’impôt pour les cartes de série sera de 10 sous, mais celui-ci une fois payé, ils seront libérés de toute obligation pour les séances suivantes.Les billets sont en vente aux bureaux de la Ligue des Droits du français, immeuble de la Sauvegarde (Tel.Main 912) ; chez Granger Frères, Place d’Armet (TéL Main 8200) ; chez Bd.Archambault, rue Sainte-C.atherine-cst, près SainlnDe-nis (Tél.Est 1842) ; chei M.J.A.Payette, 1882, Notre-Dame-ouest (Tél.Westraount 1008) ; à la pharmacie Dcsilets.213, Bourbonnlère, Maisonneuve (Tél.La s salle 1446) ; au Devoir, 43, rue St-Vincent (Tél.Mai| 74C0L s* mmîîtiMHmiiîJ?LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 NOVEMBRE 1918 VOL.IX.— No 270 LETTRES AU “DEVOIR” ! Non* lui publions au® , 14, 15, 24 et 25 août.Le ministre français des Affaires étrangères a reçu communication d’une lettre contenant les | mêmes explications précises e' i 1 meuble.Tablettes, Miroirs, Béargentage, Coupe-Vent pour automobiles, Dèmes et Verres dans te plomb réparés.Prospectus et cotations sur demande.Téléphone Saint-Louis 6(01.SERRURIERS ' Ë.TELLIER, ^ Serrurier-armurier, 283, Dorchester list, angle Saint-Denis, Montréal.Réparations da i arninophones, serrures, clefs, arme» h feu, innsnanv cernssiéremonl irréliifimix limage de scie, uffilage de toutes sortes, re- IOU*naux grOSSIl ! (MllCnt iirtlIgK UX, fa rations de ressorts, gramop' ~ rayo!].Satisfaction garantie.Pans les organes religieux et dans la presse de droite, dans la Croix spécialement et dans les Nouvelles religieuses, dans la Libre Parole, l'Action Française, le Figaro et le Gaulois, le sens véritable de la création par le Pape d’une non-ciature en Chine a été présenté au public catholique avec insistance et avec clarté.Mais, sans parler des PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure, Np 4811.— Dame Victor Tarte, alias Lèlertre, de Montréal, épouse de Félix Choquette, journalier, ci-devant de SainKîrégoire-le-Grand, district d'Iberville et maintenant absent de la province de Québec, en lieux inconnus, dûment autorisée à ester en justice, demanderesse, contre ledit Félix Choquette, journalier, ci-devant résidant de St-Grégoirede-Grand, district d’Iberville, et maintenant absent de la province de Québec, en lieux Inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans, un mois de la publication de la Jire sente ordonnance, T.Dépatie, _dé-puté-protonotaire.Les procureurs de là demanderesse, Bessette et Dugas, Montréal, le 17 novembre 1918.ber té religieuse promise par les! traités Nul n’ignore, que Je gouvernement de Pékin aurait eu le droit d’agir ainsi et que plusieurs Etats : européens ne cherchaient qu’à rengager dans cette voie.Comment et pourquoi le protectorat religieux de la France en j Chine, qui aurait pu subir de la sorte une; diminution considérable, | est-il demeuré à peu près intact V | Comment et pourquoi a- KUE st-denis, Migneron* J.- nomervi-— chaque maladie.MONTREAL.langue,.W ONTARIO EST, prè, S.int-Doni, AVOCAT pratiquant Canada et Etats-Uni».Spécialité: causes criminelles, en t*om.rna£cs*-rn1sf'Jï-ration, règlements successions.«6 Dame Est, Montréal.Main 2860 Mont-Royal Est.St-Louis 5968.___ TANCRËDE PÀGNÛELO, C.R.Avocat - Co«ami«»air, Loi criminelle, auceeaaion*.etc.M RT-JACQUES, T*1- M*,n s*9*- Vélîdfnè?ryî St-Denis.Est 2141.VICTOR PAGER AVOCAT «oirasuble Power, 83-ouest, rue LdùIP Main 5598.Saint-Louis 2168.P.Rt-Oermaln, LL.L.C.R., L.Oaérlo.I.L.L, B.Paoet-Raymond.LI-L.Adresse télégraphique ‘•BenniUn" St-Germain, Guérin et Raymond, AVOCATS Edifie.JTraat Sc Loaa, 20 rue 8aln»;Jaeqn«u Téléphèno Bail Main *154.Montréal.Can- Résidence ! 1*0 Jeanne-Mance—Tél.E«t 5973.GUY VANTER, B.A.LL.L.AVOCAT 97.RUE ST-JACqUES.—BUREAU 76.Tél.Main 2632.Téléphone : Main 212.ANATOLE VANIER .nés p.~ ¦ .„ „v, (’gitillies, dû «bnnaohnér la fiasse pour breiulre du repos ; l’étudf, malgré loutè l’attention dé lleatc et Intclligenlf des lionnes soeurs qui avalent snin de mon éducation, me fatiguait.Ceux qui s’intéressaient A mol craignirent avec raison pour ma vie.Feu le rloeteur Gauthier, professeur a l’Université l,nvnl.nml de la famille, me recommanda le Itiphospluilc da Chaux des Frères Mitiges DCUt donner ! f1*’'’®- ,Te O’hésitai pas h écouter le conseil lieu à des situations (lèHoates.Mai» J™r.en jour.Sans doute, la présence sinml-1 tanée à Pékin d'un ministre plénipotentiaire de France et d’un nonce apostolique ayant parfois à s'occu* per des mêmes litiges peut donner Br L-P.BOUTIN PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 6101.,— Dame Alpfionslnc Lavoie, épouse de Théodore Hyacinthe Ouellette, demanderesse, vs The Verdun Coal and Feed Co., défenderesse.Le 25e jour de novembre 1918, h dix heures de l’avant-mldt, nu lieu d'rmniagnsltinge, no j No 122 rue Stc-Cotherine ouest, en la cité | de Montréal, seront vendus per autorité de.Justiee les biens et effets de In défen- si,,_j n._:_.deresse saisis en cette cause, consistant en ARIDE Mont-KOyftl Pt PltpillCaU.une caisse enregislrmse National.C.ondl- ! , , _____ lions i argent comptant.J.E.Coutu, IL; Tel.ibt-L0Ui6 6211.L.S• .Montréal, 15 novembre 1918.- DENTISTE i ma santé s’améliora.Au bout de deux ans, Je n’étals plus reconnatssnble, j’étais gra»! se et bleu portante.Depuis.Il y n -de, eeln a toi axant t ésmidra | nnevinglnlne d’années je fais lisiige du .( UlIVXini I CS O U (1 fl pan Biphosphate de temps en temps et Je nie effort de bon voulqlj' 1 porte iiinn." Mme C.MeDUFF.Ln solution de Biphosphnto de Chaux Médicinal de» Frères Maristes est en vente dans Uitites lès ! pharmacies.Prix $1.00.quand il s’nait de servir des inté rèts concopaanta, ce sont lé diffi oultés qui sc un sincère nuituel.Les récentes dèeTarations romnines décrivent avec une parfaite droiture ce que doit être cette collaboration cordiale dont les deux puissances ont à retirer chacune, un profit certain.D’ailleurs, la di-, plomatîc ïcrait-eJle encore la dlplo- L ®,*,r,,,u,î,r',*'***r,,"*t‘;h»»*i, .L.nfl.rfiLfoo ,1» * , bonneau, pharmarlen» ou #ro», 20 rue SI- IMitiml, uypuidiz crjti- amiqaer.S'adrester malle, digne Ht» son nom, digne de i>aul E»1, Montréal.«2 1 oji èvaïd'WliuifruL Avocat HUE ST-JACQUES Bureau .83 BANQUES D’EPARGNE £a banüük d’eFargne de la cirHTri DU DISTRICT DE MONTREAL.Bureau principal, 17* rue St-Jacquc», «t quatur-te ¦uccunal»» * Montrésl- BOISET CHARBON Charbon Scranton Coke, DENTISTES TéîT&p.2579.Dr Noël Deçà rie, gradué du Forsyth, Boston, spédaliito orthodontie (redressement des dents) 224 RUE BLEURV • ____ f>r** da théâtie ImpéiUI.Dr A.LaROCQUE, L D S.D.D.S.DENTISTE Gradue > PhiladelphU 1829 UOULEVAHIi ST-LAUKENT p.^“htirp.^412 1 * « ».^- - rél, Bt-Lonl» 230.____GARDES-MALADES GARDES-MALADES Service d* gardes-malades graduées.Atv pal de Jour ou de nuit.1 ASSOCIATION DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE 636.rue Saint-Denis.Montréal.Téléphone Bell : Est 2445.NOTAIRES B?au cl net.Donne* votre commande Jm-Diudlutcnirot à lu tuuison avuidageusemenl Cpnnoa et qui donne satisfaction absolue.l»a Cie de Cliiu bon M DonJn, 000 rue St-Denis.St-Louis 8802.COURTIERS EN IMMEUBLES A.ÏEtTE A UE.eourtrer» ciî ImmauÈle» (étalijl 1885), experts en propr’léléa, édlflee Orédlt l'oncier, 26 Saiiit-Jni que».Fréta 1ère et ïèma hypotheque».CuReeflflii «chats de» « taniiti COLLÈGE M0LER ;i.POUR BARBIERS Vea|,ex"vdWé‘4pu:liie *in axcellenl barbier Tél.Saint-Louis 2148.Chs.ARCHAMBAULT notaire Etude: 769 est.Avenue Mont-Royal ______Argent à prêter Bélanger et Bélanger Notaires 30, RUE SAINT-JACQUES EDIFICE “TRUST le LOAN" élrgent à prêter sur hypothèque h bonne» •onditlons, et nennt (la créance» Réglement - succe»slon.Tél.Main Mathématique.Scl.nc., Lettre, et Lan.en *rançaia et en anjflfig.art dentaire, dro^medfcine11 » CMC ^ «VIL «c E' RENE SAVOIE, l.C.et LE.FrofesseuV^aii^caiYl^fe ^fêhîarie ^ct*^* Enseignement f, Co.ri'„iHPr^ midi et 'e «"i™ r-n face de i’eglise St-Jacques.HERVE NADEAU Licencié ès-scîences d.m»««vers,té de P»ri» CHIMISTE-ANALYSTE Cours privés -SAINT-DENIS PROFESSEUR Idinond La Rocha, B.S.'bits PRIVES.LE JOUR ET LE SOIR- COURS ________ »«nsîi;r.“cr‘r.^dr'‘‘r’ '*¦ •rleaêes.* ' m,thdoublent de force, font des trilles ou grondent.Will y en a d’aigus, d’autres graves.C’est un vacarme.Il se passe certainement quelque chose.On fait autour de moi des suppositions.C’est sans doute de nouveau pour l’emprunt de la victoire.Les bruits se prolongent, se multiplient.Le téléphone s'en mêle.J’y vais.Une amie me parle.Elle m’apprend qu'on fête l’armistice signé.Le renseignement vient de bonne source, m assure-t-elle.Tant mieux.Seulement, je lui recommande de ne pas s'émouvoir.L'armistice, la paix, je vous dis que je n'y crois pas.La maisonnée entière m'interroge.Je transmets la nouvelle comme un canard, d'un petit ton indifférent et sceptique.Cependant les sifflets ne cessent point de crier; et une espèce de fièvre monte en chacun de nous.Le téléphone, de nouveau appelle : Même racontar ! On n’ose pas se réjouir, mais l'incrédulité est ébranlée.Alors une voisine enthousiasmée arrive et c’est un beau moment d’excitation trépidante.Moi je tricote.La guerre serait finie?Non, ce n’est pas vrai.Les frères qui sont là-bas reviendraient ?Et la menace ne serait plus suspendue sur la tête des plus jeunes qui attendent leur tour d’être sacrifiés?Non, non, ce n'est pas possible.Je suis accoutumée au cauchemar.disparaît, j’ai peur.Une autre calamité plus atroce pourrait le remplacer.Les hommes ne sont pas très bons.Les gens ne prient pas.Nous ne devons pas encore avoir mérité la paix.Mon cœur se serre.Je serais trop heureuse de croire à la joie revenue,Je ne peux pas.Tout à coup, je regarde dehors.En dix minutes, des maisons se sont pavoisées.Malgré la pluie et le jour glacial, on s’empresse aux décorations.Ma maisonnée s’exclame : "Mais c’est donc vrai ! Çà ne peut pas ne pas être vrai !” Je tricote.C'est une contenance.Je sens en moi un grand tumulte.Et sans rien dire, silencieuse, j'attends je ne sais quelle confirmation extraordinaire, sérieuse, officielle.Notre voisine nous quitte.Elle court à l’église.Tout à l’heure j’irai à mon tour.Non pas remercier pour la paix venue, mais demander que chacun réfléchisse, si le bienfait nous est accordé.Le mal avait amené le châtiment.Sera-t-il plus évité?J’ai peur.Je crains les grands bonheurs.Je n’aime pas les espérer.Je n’y crois jamais si on me les annonce.Je ne veux les reconnaître que lorsqu’ils m'arrivent évidents, presque.palpables.Je ne veux pas fêter d’avance.Ce n’est pas moi qui pavoiserais sur la foi des sifflets.Des voitures passent, enrubannées de couleurs : des drapeaux flottent au vent : des enfants se promènent dans la rue avec de petits étendards.L'enthousiasme est délirant.C’est donc vrai?Tout ce monde y croit, mes parents y croient?je succombe, je vais y croire! Un esprit malin me murmure: "Si c’était une fausse joie.” C'en était une.Aujourd’hui, on est inquiet et déçu.Mais c’est étrange : maintenant qu'on enlève les drapeaux, qu’on se reprend à accepter le cauchemar reapparu, moi je suis pleine de confiance et j’attends la paix.Elle viendra si ce n’est pas demain, ce sera après-demain.Michelle Le Normand Vendredi, 8 novembre.LaGRIPPEESPEGNOLE NECROLOGIE FAIT RAGE EN CANADA On rapporte des milliers de cas qui ont entraîné de nombreuses morts.QUELS SONT CEUX QUI SONT LE PLUS SUSCEPTIBLES DE L’ATTRAPER ?Pensées choisies Quelle jouissance c’est de penser, de se sentir penser, de savoir qu’on est soi-même.J’ai le culte de l’individualité.Ma sympathie m'entraîne plutôt vers les gens qui se trompent en cherchant eux-mêmes leur voie que vers ceux qui ont raison suivant aveuglement les avis de tout le monde.Chercher, c’est déjà quelque chose.11 n’est pas toujours donné de trouver facilement, voilà le point.Et tout ce (]ui aide notre nature à se manifester.tout ce qui lui révèle une puissance, une faculté, fût-ce même une blessure, qui révélât la faculté de souffrir doit être accueilli avec respect.Lucie Félix Faure Goyau * * * Les êtres sains et vigoureux naissent de races attachées au sol et non de déracinés.Henry Bordeaux * * * Rien ne conduit plus avaut dans connaissance que l’affection intel- igente.Henry Bordeaux * * Les passions humaines sont éter-|nelles.Leur qualité seule change.Henry Bordeaux £,a bonne cuisine BEIGNETS AU BLÉ D’INDE 1 tasse de lait écrémé, 1 tasse de farine de blé d’Inde, 1 cuillerée à soupe de suif fondu, 2 cuillerées à thé de sel, 2 œufs, 2 tasses d’eau.Jetez l’eau bouillante sur la farine de blé d’Inde et laissez bouillir pendant 5 minutes.Faites attiédir et ajoutez les œufs bien battus et les autres ingrédients.Mêlez parfaitement et cuisez à four chaud dans une casserole bien graissée durant 25 minutes.On peut servir directement de ce plat dans les assiettes.Il y en a pour six portions.GATEAUX A LA FARINE D’AVOINE 2-3 d’une tasse d’avoine roulée, 1 tasse de lait écrémé bouilli, 3 cuillerées à soupe de sucre ou succédanés, lé cuillerée à thé de sel, 2 cuillerées à soupe de graisse fondue ou de succédanés, 1 tasse % do farine réglementaire, 1 cuillerée ' Feuilleton du | DEVOIR g, MAGALI Par M.DELLY.m i 47 (Suite) Le Père Notiey appuya son men-sur sa main et considéra pen-pivement la physionomie un peu contrariée de son interlocuteur.Mon cher enfant, en thèse gé-iieralo, je n’wdmcls pas les mésal-¦'•nccs aussi éclatantes que le sc-l(|il une union entre vous, l’un des Principaux d’Argleterre, et Magali baultey, cette enfant recueillie et l'itvéc par charité, et dont l’origine maternelle nous demeure inconnue.Il ne s’agil pas Ici, nfylord, de flat-'cr i Mouton de Perse de choix Renommé pour nos styles à la mode, et 1rs valeurs remarquables,notre assortiment cette année surpasse tout ce que nous avons montré auparavant.Expédition immédiate , d’articles du stock, que vous commandiez un manteau ou plusieurs douzaines.Demandez le catalogue 1919.Cummings & Cummings, Rue» St-Paul et St-Sulpice En arrière de l'édiie Notre-Dame, GRANDS .MAGASINS G00DW1N Nous pensons simplement rendre justice à nos employés en annonçant le fait qu’ils ont gagné le DRAPEAU D’HONNEUR en atteignant le montant fixé par le COMITE DE L’EMPRUNT DE LA VICTOIRE.Le fait saillant est que nous avons atteint notre montant, nous l’avons dépassé.et les souscriptions continuent.SOUS-VÊTEMENTS POUR GARÇONNETS Camisoles et caleçons en mérinos pour garçonnets, moyenne épaisseur.Grandeurs 21) i» 3Z.75 Camisoles et caleçons en laine écossaise pour garçonnets, épais.Grandeurs— 22 et 21.51» 2fi et 2».09 30 et 32.79 Camisoles et caleçons en laine d’a-Sneau écossaise, très souples.Grandeurs— 29 et 22.1.15 26 et 28.1.30 30 et 32.1.45 Camisoles et caleçons Tiger, h côtes élastiques, en coton épais.Grandeurs— 22 et 24.90 20 et 2S .1,00 50 et 32.1.15 Camisoles et caleçons Watson à côtes élastiques.Grandeurs— 20 .1.00 22 et 24.1.10 26 et 28.1.15 30 et 32.1.25 Combinaisons Penman’s Preferred, fourche fermée.Grondeurs— 24.1.90 26 et 28.2.00 30 et 32.2.25 Combinaisons Penman en laine d'a-Kneau écossaise, fourche fermée.Grandeurs— 21 et 28.2.65 30 et 32.2.85 Combinaisons ft côtes élastiques ; grandeurs— 26 et 28.2.75 30 et 32.2.95 Au res-de-chaussée.iill ; il i te ¦ r-.:- .• MSH *2 }/ V [ctU-V CARRÉS AXMINSTER SANS COUTURE IMPORTÉS Fabriqués on Angleterre et en Ecosse avec de la laine de la meilleure qualité, teintures solides, splendides dessins et coloris orientaux.Grandeur 3x3% E/\ verges.63.00 Grandeur 3 verges.x 4 (A I NOUVEAUTE POUR PLAN-CHER NEPONSET Remplace le prélart.Se pose à plat sans broquettes.Facile à tenir propre.La verge car- QE rée.>031 Au deuxième.Limited Téléphone Uptown 7000 ¦K309HHHMH1 uniquement à Celui nui ne manque jamais! Le lendemain, Mlle Amélie, son frère et Magali, toujours endormie, prenaient le train à la petite gare de Cunningham, laissant Freddy, d’ailleurs en bonne voie de guérison, à l’affectueuse sollicitude de lord Gérald qui l’avait fait transporter dans son appartement afin d’être à même de se trouver plus souvent près de lui.Trois jours plus tard, comme le duc allait monter à cheval pour la dernière chasse à courre de la saison, la femme de chambre de sa mère vint lui présenter une dépêche ouverte dont il se saisit avec vivacité.Le pli qui ne quittait plus son front depuis quelques jours, s’effaça subitement.,.Sc tournant vet's les chasseurs et les amazones qui l'entouraient il dit d’une voix où passait une vibration d'allégresse : —Je crois que tous, ici, s’intéressent à la victime de ce misérable Boswell?Or, ma mère vient de recevoir un télégramme lui annonçant que miss Daullcy est enfin éveillée.Un cri de joie d’Isabelle lui répondit.De toutes parts s’élevaient des exclamations satisfaites et des réflexions surprises sur le résultat si singulièrement obtenu.—Je vais prévenir Freddy.Je vous rejoindrai tout à l’heure, dit lord Gérald en s’éloignant rapidement.—En vérité, il nous faudra bientôt être tous à la disposition de ce Freddy! murmura lady Ophelia en tourmentant nerveusement le manche de sa cravache.Un domestique n’aurnit-il pas aussi bien fait la commission?—Le coeur si délicat de Gérald a jugé plus simple d’aller lui-même rassurer son ami et jouir en même temps de son bonheur, répliqua tranquillement lord Dorwilly.—Son ami!.ce garçon! dit la jeune fille d’un ton méprisant.C’est un caprice de Gérald, il passera comme les autres, et nous n’entendrons plus parler de ce Freddy dont il est féru aujourd'hui.—C’est égal, il est fort heureux que miss Dnultcy se soit décidée à s'éveiller, fit observer miss Hetty d'un ton moqueur.Le duc et lady Isabel elle-même, si gaie et insouciante d’ordinaire, avaient des mines de plus en plus assombries.Je suis de l’avis de lady Hawker: ils exagèrent tous deux les attentions envers ces jeunes gens.comme l’autre jour, par exemple, où le duc nous a quittés à l’heure du lunch, parce que son cher Fred ne retrouvant pas l'appétit, 11 voulait essayer si le plaisir de le voir partager son repas ne réussirait pas à le faire manger un peu.Et il suffit qu’il lise un désir dans les yeux de son favori pour qu’aussitôt tout soit mis en branle afin da-lc satisfaire.Il semble vraiment oublier que ce petit Freddy et sa soeur ne sont que des inférieurs! Une expression railleuse parut sur la physionomie spirituelle el fine du jeune officier.—C'est que, miss Loodler, mon ami Gérald et lady Isabel, très arriérés sous ce rapport, ne considèrent pas seulemnt les gens selon l'ancienneté de leur origine, bien moins encore, — oh ! beaucoup moins! d’après le chiffre de leur fortune, mais que les vertus, la grâce et l’intelligence, jointes au malheur, leur semblent dignes d’égards qu’ils ne prodiguent pas indistinctement, ainsi que vous avez pu le remarquer.Les lèvres de l’Américaine sc pincèrent un peu.son regard irrité sc posa sur le lieutenant.Celui-ci, sans paraître s’en apercevoir, se dirigea vers lady Isabel afin de l’aider à se mettre en selle.—A la bonne heure, mylord, vous l’avez gentiment “collée”! dit en français la jeune fille qui sc permettait quelques mots d'argot lorsque l’oreille sévère de son frère ne se trouvait pas là.Des inférieurs, voyez-vous çà!.Qu’est-elle donc, elle?Je parierais bien que le grand- père de Magali ne ramassait pas des boites de conserves vides dans les rues d’Aries.—Bella, vous manquez de charité! dit Juliane de Volberg d’un ton de reproche.Vous ne laissez jamais passer une occasion de dire quelque chose contre cette jeune personne.—Ma petite Liane, à qui la faute?Je n’aurai jamais l’idée de rappeler la très modeste origine de miss Loodler sans ses prétentions ou-si trées et les attaques qu’elle dirige souvent contre ma chère Magali.)! Et je vous avoue que je mets celle-: ci à cent coudées au-dessus d’elle, malgré toute la kyrielle de millions, et les innombrables toilettes, chefs-d’oeuvre de Faquin, dont elle cher-* chc à nous éblouir.non, je veux dife à éblouir Gérald.- Et lord Hupcrt, ajouta lord Dowtill qui venait d’aider la jeune comtesse de Volberg à se mettre en selle.Car il me semble, mon cher, «lue devant l’indifférence absolu», de Gérald, elle cherche à se rabat-, tre sur vous, en considération do votre futur marquisat.(A suivre) O journal mi imprrmt au no «a na talnt-Vlnceut, a Montreal, par l’IMPMMR.*1K COPUt.AIRK (à rcai>on»nt>tlité limité»).1.S Chevrier, aérant «.loML HÛMCtÜtlf î i I f î * IU U î î?» ff t ï * \\JLdm i*V.— i\{J IS MUS/CA MIGNON7 Mort de M.Alphonse Dansereau — La saison d’opéra-comique — Ce que font nos amateurs — Leurs projets — Trois professeurs se groupent — La place de l’art français dans le monde — Entendrons-nous les musiciens de M.Messager ?— Pas de Sainte-Cécile — Nouvelles chansons de Chez Nous.l.cs répétitions île Mignon, un j moment interrompues, recominen-1 cent avec plus d’ardeur (jue jamais.La grippe a fait quelques vic-j times qui forcent l’association d’Art Lyrique à faire quelques changements dans la distribution.L’exécution en est fixée à la mi-décembre.M.Alphonse Dansereau, le jeune violoniste dont les débuts qui remontent à quelques années avaient donné de si belles espérances, vient de succomber à la maladie qui le minait depuis longtemps.On eut l’espoir, il y a environ un an, qu'il avait réussi sinon à vaincre son mal du moins à reculer pour longtemps la fatale échéance.Comme c’est trop souvent le cas, le mal avait si solidement pris racine dans son organisme que les soins les plus empressés ne purent rien faire.On se rappelle qu’il y a une dizaine d’années, les deux frères, Alphonse et Hector Dansereau, Tua violoniste, l’autre pianiste, étonnèrent les amateurs et les habitués des concerts par leur précocité musicale.Frêles tous les deux, ils laissaient cependant espérer que les années auraient raison d’un état qui semblait provenir plutôt d'une croissance hâtive que d’une prédisposition maladive.Pour l’un d’eux, hélas ! cela était faux.Hector, classé premier au concours de l’Académie de Musique pour le Prix d’Europe, se prépara à partir ; Alphonse, lui, prenait le chemin de Sainte-Agathe.A une époque où son mal semblait définitivement vaincu, il avait épousé Mlle Ida Morin, dont la belle voix de mezzo-soprano était et est encore si admirée, quoiqu'on n'ait que trop rarement l’occasion de l’entendre.Mme Morin-Dansereau s’est dépensée sans compter pour son mari jusqu'à ce que la douloureuse et suprême séparation vint si cruellement la frapper.Au nom de tous ceux qui lisent celte chronique, je lui offre l’expression de ma très respectueuse sympathie.Les obsèques de M.Dansereau ont eu lieu, hier matin, à l’Hôpital des Incurables.# # * me récital chacun sa meilleure élève.M.Camille Couture présente Mlle Ruth Pryce, M.Arthur Letondal fait entendre Mlle Madeleine Comtois cl M.Joseph Saucier, Mlle Bérengère Forest.Le concert donné par invitations a lieu à la salle St-Sulpice, mardi.De toutes les oeuvres lyriques qui se disputeront la faveur publique, cet hiver, il n’en est pas de plus digne d’être admirée que Mignon, dont le succès dép.asse tou- j jours les prévisions les plus optimistes.{Communiqué.) LA SAISON D’OPERA SAN CARLO La saison s’annonce brillante pour les troupes d’amateurs qui, avec une ardeur sans égale, ont entrepris de nous donner des représentations d’oeuvres lyriques.A l’heure actuelle, le programme connu est le suivant : la semaine prochaine : deux représentations de Carmen, par les élèves de Mlle Marier, avec le concours d’amateurs favorablement connus.La distribution coniprend Mlles C.Brault, Sarah fischer, V.Brault et Labranche, MM.Victor Desautels, U.Faquin, A.Lapierre, Thibodeau, A.Gauthier et Lavoie ; M.Albert Roberval dirigera.En décembre, l’Association d’Art Lyrique donnera Mignon, avec Mlle Brault.Mme Verdick ou Mlle Fischer, MM.Trépanier, Faquin, Lapierre, Rochon et Gauthier ; M.Arthur Laurendeau au pupitre.Dans le courant du même mois, le Caïd d’Ambroise Thomas sera joué sous la direction de M.Roberval, qui montrera, plus tard dans la saison, Joli Gilles de Ferdinand Poise, et Mireille en entier.L’Association d’Art Lyrique donnera après de Jour de l’An Jean de Nivelle de Delibes, et Carmosine d’Henry Février et probablement des reprises de la Basoche et de Mignon.D’autres oeuvres, qu’il serait prématuré d’annoncer, pourraient bien être aussi montées pour l’une ou l'autre troupe avant que l’été prochain vienne fermer les portes des théâtres.Il ne faut pas non plus oublier la Compagnie Canadienne d’Opéra qui veut donner trois représentations de Carmen, en décembre.Voilà certes, pour des amateurs qui ne peuvent consacrer que leurs loisirs au travail, un programme ambitieux, mais l’ardeur qu’ils y mettent pourrait vaincre des difficultés.encore plus grandes que celles auxquelles ils s’attaquent.Les répétitions, interrompues par la quarantaine à laquelle toute la ville a été soumise pour le bien pu blic, ont repris avec une fiévreuse activité, car il a fallu mettre les bouchées doubles.Le succès semble assuré.L’ambition de l’Association d’Art Lyrique, d’un côté, et de M.Roberval, de l’autre, est de doter Montréal d’une saison annuelle d’opéra-comique dont les participants seront, autant que faire se peut, tous de notre ville.Le travail qui se fait en ce moment créera du répertoire pour les saisons futures.Comme le matériel vocal ne manque pas chez nous, la chose sera facile.Il y a quelques années, on aurait crié que c’était impossible.L'an dernier, la preuve a été faite avec la Basoche et deux actes de Mireille nue c’était au contraire très possible.Le programme qu’on s’est imposé cette année ne peut plus surprendre personne.Il sera, soyons-en sûrs, exécuté en entier et dans des conditions d’excellence qui empêcheront qu’on regrette que les grandes troupes américaines nous négligent.C'est d'ailleurs par de pareils efforts qu’ont commencé tous les grands mouvements artistiques.Ou’iei nous imitions h trois siècles de distance ce qui s’est fait à Florence, rien de cela ne doit nous étonner.Abandonnés à nous-mêmes, dans un milieu étranger à notre mentalité, hostile souvent à nos aspirations, nous avons dû hitler pour l'existence matérielle.Nous nous éveillons maintenant à la vio artistique.Rien ne s’accomplit en un jour, mais nous pouvons déjà entrevoir le temps où.à ce point de vue, nous nous suffirons à nous-mêmes.a a « Pour la première fois, croyons-nous, dans l’histoire du concert, à Montréal, nous verrons.la semaine prochaine, trois professeurs se grouper pour faire entendre m/i mè- La paix est bien près de se conclure et les arts reprendront immédiatement dans la vie des nations la place à laquelle ils ont droit.Dans ce renouveau, la France tiendra, nul doute n’est permis, le premier rang.On a vu en effet ce spectacle merveilleux entre tous d’un pays supportant, le_j)reniier et pendant longtemps presque seul, l’effort d’un envahisseur préparé par un demi-siècle de travail, une guerre terrible entre toutes celles qui ensanglantent l’hi.stoire et cependant ne perdant pas un seul instant la volonté que son rayon intellectuel continue à illuminer l’univers.Là-bas, l’effort de tout le peuple n'a pas été exclusivement tendu vers la guerre.Tandis que tout homme capable de porter un fusil était aux tranchées, ceux qui étaient forcés de rester au foyer ne se sont pas enkylosés dans de stériles déclamations patriotardes ou dans un travail englobant au profit de la guerre, les incompétences comme les compétences.L’art a continué à être servi par un nombre diminué, il est vrai, mais non moins dévot.Il vint même un moment ou le gouvernement reconnut que la bonne façon de servir son pays pouvait être ailleurs qu’au front et les artistes devinrent les missionnaires de l’intellectualité française.Nous n’avons, ici, rien à enseigner aux étrangers.Notre art est encore à naître.Mais en eût-il été autrement qu'il est permis de se demander si l’exemple de la France aurait valu pour nous.Aurait-on par exemple d’un gars de vingt ans | bon pour l’armée, fait un envoyé de l’art ?On peut avoir ses doutes là-dessus.Ce que la France a semé pendant la guerre, elle va maintenant le récolter.Par une heureuse coïncidence, les Etats-Unis se sont débarrassés de l’emprise germanique, mais ils ne pouvaient marcher tout seuls dans les chemins de l’art.Il y avait là un Nouveau Monde à conquérir et c’est l'Art français gardé bien vivant pendant les quatre années de cauchemar qui est venu s’en emparer.Voyons en effet ce qui se fait dans le monde de la musique.Partout, des chefs d’orchestre français, des instrumentistes français, des oeuvres françaises, des virtuoses français ont remplacé les chefs d’orchestre, les instrumentistes, les oeuvres et les virtuoses allemands, La place conquise sera gardée, car une fois connu, cet art possède un rayonnement tel qu'il ne saurait être déplacé.* ¦* * A propos de musiciens français, nous n’avons encore vu nulle part que l’orchestre du Conservatoire dût nous faire une visite.Nos imprésarios auraient-ils par hasard peur que l’entreprise fût au-dessus de leurs forces nu que le public ne répondît pas à leur appel?Il y en a pourtant qui n’ont pas reculé dans le passé devant des entreprises tout aussi hardies et même plus audacieuses.Serait-ce par hasard que privés de l’Arena, cette grange aux dix mille places, ils ne savent où faire jouer M.Messager et ses artistes ?Que ne prennent-ils le théâtre Saint-Denis ou même le Parc Sohmer; on y pourrait loger tout autant d’auditeurs que dans la patinoire de Westmount.* * * Tl est probable que la Sainte-Cécile passera cette année à peu près inaperçue.Le temps a manqué pour préparer quoi que ce soit et il est maintenant trop tard pour regagner le terrain perdu en octobre.La troupe de grand opéra San Carlo était à Pittsburg, la semaine dernière, où elle a remporté un succès encore plus considérable que l’an dernier.Après un séjour à Buffalo et à Rochester, elle vient à Montréal pour une saison de deux semaines, au théâtre His Majesty's, du 25 novembre au 7 décembre.L’opéra si populaire Lucie de Lam-mermoor sera à l’affiche le premier soir et la distribution de cette oeuvre nous procurera le plaisir d’entendre pour la première fois à Montréal plusieurs des nouveaux artistes de la compagnie San Carlo, dont, entre autres, Mme Mario, soprano léger qui a fait sensation à New-York et Pittsburg, et le tenor Roméo Boscacci.Tout Montréal attend avec grand intérêt cette saison d’opéra remise à cause de l’épidémie du mois d’octobre.Mais on sera bien compensé pour ce retard, puisque c’est deux semaines maintenant qu’on nous promet au lieu d’une seule.Et ceci permettra à la troupe San Carlo de donner ici tout son répertoire et même d’inclure, pour se rendre à la demande générale de notre public, les oeuvres si aimées de Puccini : La Bohème et Madame Butterfly.La troupe sera ici au grand complet, avec tous ses excellents artistes, grand orchestre (lequel sera même augmenté jusqu’à quarante musiciens pour les oeuvres de Puccini), choeurs nombreux, décors luxueux.Le repertoire des deux semaines vient d’être définitivement arrêté et il est comme suit : Semaine du 2S novembre : Lundi, “Lucie de Lannnermoor” ; mardi, “Faust” : mercredi, matinée, “Les Contes d'Hoffman” : mercredi soir, “Carmen” (Mme Ferrabini) ; jeudi, “La Bohème” ; vendredi, “Cavalleria Rusticana” et “Pagliaeci” ; samedi, matinée, “Roméo et Juliette ” ; samedi soir, “H Trovatore”.Semaine du 2 décembre : Lundi, “La Tra-viata” ; mardi “Madame Butterfly”; mercredi, matinée .“Faust” ; mercredi soir, “La Gioconda” ; jeudi, “Carmen” ; vendredi, “Les joyaux de la Madone” ; samedi, matinée.“La Bohême” ; samedi soir, “Aida”.On apprendra aussi avec plaisir que cette saison d’opéra procurera l’occasion à l’un de nos meilleurs artistes locaux de se faire entendre sur une scène professionnelle.Les directeurs de la compagnie San Carlo vont en effet présenter M.Ulysse Faquin, basse, dans le rôle de Frère Laurent, dans “Roméo et Juliette”.Prendre note ques les billets seront en vente, mardi matin, au théâtre, et chez Archambault.(Communiqué.) LE CONCERT DE GOGORZA Le baryton de Gogorza qui viendra donner un récital à Montréal dimanche après-midi, le 24 novembre, au théâtre de Sa Majesté, est reconnu aujourd’hui comme grand chanteur dans le monde artistique.11 possède à la perfection l’art sublime du chant; jamais il ne nous a été donné d’entendre un plus bel artiste dans la sphère de M.de Go- LINDSAY'S r1"1 1 ¦ ¦¦ im —- V., .S>: ¦; V • ’ '* "f ' t >1 a- Y.En concert au théâtre His Majesty, dimanche après-midi, le 24 nov.de Gogorza Emilio de Gogorza, le célèbre baryton, dont la voix merveilleuse n’a pas son égale sur la scène des concerts, se sert toujours, pour son accompagnement, du piano à la sonorité exquise, c’est-à- dire du 'StEINW Grâce au charme de sa sonorité et à son splendide dessin, le Steinway a pénétré dans les demeures des principaux citoyens et des grands critiques musicaux du Canada.Sans rival depuis plus d’un siècle, il a conservé sa place dans tous les grands salons de musique du monde entier.Un seul prix—Au comptant ou à crédit.En vente chez C.W.LINDSAY, Limited La première maison de pianos du Canada.Magasin principal et bureau-chef — 512 Sainte-Catherine ouest, près Peel.Succursale de l’Est — 394 Sainte-Catherine est, coin Saint-Hubert.Montréal.Ottawa.Quebec, Kingston, Brockrill*, Belleville et Trois-Rivières.VAUDEVILLE THEATRE Toute la semaine prochaine CLARA KIMBALL YOUNG dans “THE CLAW” “FATTY” ARBUCKLE dans “THE COOK” ANDERSON ET GOINES LEONORE SIMONSON dernièrement soliste de la fanfafe Sousa.HOMER ET DU BARD ALBERT ET ROGERS LES FRERES ALEXANDER ET EVELYN Aujourd'hui et demain WILLIAM FARNUM dans ‘RIDERS OF THE PURPLE SAGE’ Et vaudeville joué par des étoiles Représentation rontinue de 1 h.à 11 h ^ du soir : après-midi, l0-15s ; soir.15-25s ; sam., dim.et fêtes, les prix du soir^l sont en vigueur.THEATRE “SA MAJESTE” Deux semaines commençant lundi, 25 novembre.GRAND OPERA par la troupe “SAN CARLO”.Lucie, Faust, Contes d’Hoffman, Carmen l«n Bohème, Cavalleria Rusticana et Pn-gliaccl, Roméo et Juliette, Il Trovatore, 1 i Traviata.Madame Butterfly, La Gioconda Aida, Joyaux de la Madone, etc.THEATRE SA MAJESTE (demain dimanche) Nous vous conseillerions de venir immédiatement acheter les RECORDS de LAZARO NOUS LES AVONS TOUS.Série complète de records et Grafonolas Columbia, de $30.00 ' $350.00 Commandes par la poste Non» rempliaaons les commandes par la poste.Ecri-Teï pour avoir le catalogue illustré Columbia.Il est gratuit.Série complète de pianos.CANADIAN GRAPHOPHONE & PIANO CO.A.A.GAGN1ER.GERANT.204, rue Sainte- Catherine Est.Tel.Est 3539.ORNSTEIN LE CELEBRE PIANISTE Billets en vente cher Archamault.10 p c, des bénéfices donnés aux musiciens mutilés de F'rance.Dir.; Louis H.Bourdon.THEATRE SA MAJESTE.21 NOVEMBRE.EMILIO DE GOGORZA LE CELEBRE BARYTON Billets en vente jeudi.21 novembre, chei Archambault.10 p.c.des bénéfices donné' aux musiciens mutilés de F’rance.Dir.Louis H.Bourdon.A gorza., , , De Gogorza est élève de 1 ecole française, ce qui est tout dire ; il fit ses études avec le professeur Emile Bourgeois.Il passa un très grand nombre d’années dans la Ville-Lumière, et il fut l’ami intime des grandes célébrités artistiques de Paris, tel que Debussy, Ravel, j Charpentier et une foule d’autres.[ b va sans dire que cela contribua j beaucoup à perfectionner son art, car il sut profiter des conseils de ces maîtres du inonde artistique.M.de Gogorza revint en Amérique, et commença qne tournée de concerts où il remporta triomphe sur triom-1 plie, et aujourd’hui, de Gogorza est certainement le plus populaire de tous les barytons connus.M.Bourdon donnera dix pour cent de ses bénéfices aux musiciens mutilés français.* (Communiqué).(Suite à la onzième page) ROYAL CANADIAN ACADEMY OF ARTS Le cours Krutiiit de dessin d’après le modèle vivant commencera lundi soir, le 18 novembre, à 7 heures 45, dans 1rs salles de dessins de l’Art Association, f>79 rue Sherbrooke ouest, entrée latérale.Les jeunes gens désirant suivre res cours devront soumettre à l’approbation du comité quatre dessins d’après l’antique ou d’après nature, et les laisser à I Art Association.Adresse : R.C.A.Lite Class, et donner leur nom et leur adres- CAPSULES CRESOBENE à base de créosote, d’eucalyptol et autres balsamiques ANTISEPTIQUES, GERMICIDES et DESINFECTANTS tes VOIES RESPIRATOIRES La Créosote et TEucalyptol sont des produits qui s’éliminent par les poumons, et ont été employés de tout temps par la profession médicale dan*: 1m .-as de GRIPPE (influenza).RHUME DE CERVEAU, ENROUEMENT, RHUME, TOUX, LARYNGITE, EXTINCTION DE VOIX MATO DE GORGE, CONGESTION DES POUMONS ; indiqués coram.PREVENTIFS d«s épidémies qui s’introduisent par les .oies respiratoires Le Collège des Médecins ainsi que les bureaux de santé disent : Mes remerciements au bon chanteur Albert Larrieu pour l’envoi d’un exemplaire de la jolie édition qu’il a fait faire de ses Nouvelles Chansons de Chez Nous.D’une exécution matérielle originale et préfacée d’une lettre du R.P.Louis Lalande, S.J., la plaquette nous donne des poèmes et de la musique (elle qu’on peut en attendre de celui qui s’est fait l’apôtre, en Amérique.de la bonne chanson de France._ C’est une oeuvre qu'on devrait avoir dans toutes les maisons, où, à défaut d'autre chose, on en est ré duit à la musicailleric américaine, Fréd.PELLETIER.“Qu’il faut veiller aux complications pulmonaires.Que la Grippe se contracte par le nez et la bouche, en produisant l’inflammation des bronches mu conduisent aux poumons.u* “Que la Grippe se communique par tout contact direct ou indirect.Que les personnes qui ont déjà souffert de la Grippe sont exposées à la contracter de nouveau.Que 1 on use de gargarismes et de vaporisations.” H «-w* “Qu’il n’y a pas de moyen particulier pour se prémunir contre la Grippe, si ce n’est l’antisepsie des voies respiratoires ” PREVENTION PAR ANTISEPSIE COMPLETE PA BOUCHE AU THÉÂTRE LOEW Le programme de vaudeville de la semaine prochaine comprend la cantatrice la-onore Simonson, Al Anderson et Jny Goines, dans la comédie “ The Ghost of a Coon ”, Albert et Rogers, autres comédiens dans “ Just a little Nonsense ”, Homer et Du Band, dans “ A Jitney Classic ”, encore un numéro comique, les frères Alexander et Evelyn, habiles lanceurs de balles.Comme pièces cinématographiques, l'écran reproduira “ The Claw ”, avec Clara Kimball Young, et la comédie “ The Cook ” avec “ Fatty ” Arbuckle, ainsi que les bulletins habituels.INTï Aujourd’hui et demain : William Farmitn dans " Ridera of the Purple Sage ” ainsi que vaudeville.(réc.) Au moyen d une epingle, piquez deux capsules Crésobène, pressez-en le contenu dans votre mouchoir, et respirez souvent durant la journée, spec.a ement en voyageant dans les tramways, les wagons de chemins de fer.dans les magasins, les ma- ï rDr«n«#feenf,n’ ?art0Ut °U 11 yLa f°^C' L< soir’ en vous touchant, videz, par le même moyen, deux CAPSU-LLλ CRLSOBENL dans un linge ou mouchoir bien propre, que vous mettrez sur votre oreiller.Ces odeurs balsamique» sont germicides et rendent la respiration facile.Ce traitement équivaut à la vaporisation.q ^ l Faites bouillir de l’eau : remplissez-en une bouteille d’une chopine.ajoutez-y huit CAPSULES CRESOBENE.Bouches la bouteille, laissez dissoudre et refroidir.Agitez la bouteille, commencez par avaler une petite gorgée de cette solution ensuite gargarisez-vous trois ou quatre fols par jour.Pour mieux désinfecter la bouche, servez-vous de la brosse à dents! De cette solution balsamique et agréable au goût, on rincera la bouche des enfants trop jeunes pour se gargariser.Prenez les CAPSULES CRESOBENE à la dose de six, huit, dix et même douze par jour, suivant Page.Deux à la fois pour les adultes et une pour les enfants, à des intervalles réguliers, à moins d’indications spéciales de laBpart du médecin Elles peuven t etre prises avec du vin, du lait, de la soupe ou quelque autre liquide qui plairait au malade.Cette ingestion soteet^e rEucaljfptol03"1^* q ' ^ °Ue CAPSULES’ ^orise beaucoup l’absorption de la cS foursZlM0pied3rSbi?nCs°^amS ^ refroidissemems' Portez des vêtements chauds, et voyez à ce que vous ayez tou-vJ»r-m0i^re indiCat!?n d,C fi7/ede/?»on’ rcstez à la maison’ fa'tes venir le médecin et suivez bien ses conseils Votre médecin vous dira les effets bienfaisants d’un tel traitement par les CAPSULES CRESOBENE.D'ailleurs en ressentirez immédiatement du.^oulagement et une sensation de sécurité.q««.8VCC * C**ULES CRESOBENE* « qui leur permettra de traiter dès te début „„ rtnmw produits! CAPSLLES CRESOBENE sont de fabrication dllHcde, nécessitant des machines spéciales et une grande attention dans le choix et la >Ur.rfé des on «n^ny^futaîSlIS dîTenu^pSbîfSfîlf EllMncson' larnaK vendues à la danizabie GARNITURES DE MAISON RIDEAUX Æ1,»- Régulier 5.00, réduit à.Q iUO Régulier 7.00, réduit à .-’jîj' Régulier 8.00, réduit à.j» jj*j» - wi^O SPECIAL 100 douzaines d’échantillons de rideauv en r ïï;r- “ p“u“‘ er s&uvatie* 6843901^67^5037550672343 9999999 VOL.IX.—Wo Lhj uhVOliU itîiiAL, SAMEDI 1b >üVÉiViiiliE IbiS COMMERCE ET FINANCE | QUESTION DE SALAIRE Il y a quelques mois, à la suite .l’un article dont on'aura peut-être gardé le souvenir, un lecteur nous écrivait: “.ces jeunes gens instruits que vous voulez orienter vers vs affaires, vers les carrières vrai-ent “rémunératrices”, est-on préparé à les recevoir?veut-on les payer ce qu’ils méritent?“Autour de moi on me dit que non.On me rapporte que des homines ayant réussi dans le commerce ou dans la finance et qui traitaient de folie l’afflux incessant des jeunes gens vers les professions libérales, n'ont pas su dire ce qu’ils feraient de ces jeunes gens instruits, ni promettre qu’ils les traiteraient différemment de ceux qui ne possèdent ([ii’un diplôme tout court.On veut des jeunes gens instruits, intelligents, aux vastes horizons intellectuels, or serait-il vrai, après les longues études qu’il leur a fallu faire pour acquérir de telles connaissances.et à l’âge où ils sont alors — 23 à 25 ans — que ces jeunes gens eussent à commencer dans un bureau comme y ont commencé des garçons entrés après un simple cours commercial, à quatorze, quinse ans.?” k Ces quelques lignes expriment de Fl)ien cruelles vérités.Encore une fois, nous émettons l'opinion que les licenciés de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales ont avantage à commencer au bas de l’échelle: grâce à la théorie acquise pendant la fréquentation des cours et des laboratoires, ils avanceront rapidement et l’expérience des menues choses leur serviront toute la vie.Mais là où nous sommes d’accord avec notre correspondant, c’est quand il déplore que des jeunes hommes munis de connaissances supérieures soient assimilés à des employés ne possédant qu'une instruction élémentaire.Certes, en quittant l’université pour aller offrir ses services, l’étudiant ne doit exiger qu’un traitement raisonnable.Il doit tenir compte du fait qu’il n’est pas encore familiarisé avec le maniement des affaires.De son côté, l’employeur ne doit pas oublier que l’adolescent qui est devant lui a des notions, une formation qui, le plus souvent, lui manqueront toute sa vie.Si l’importance de son établissement le commande, le patron fera bien de s’assurer les Services de ce jeune homme, il a des vues générales qui font défaut à la plupart des employés de commerce.A mesure qu’il montera dans la hiérarchie des emplois, sans rien révolutionner des procédés éprouvés, on le verra apporter à son travail des méthodes jusqu’ici inconnues dans la maison; plus de clarté apparaîtra darts le raccourci îles relevés et des états; les comparaisons seront plus faciles; les faiblesses du mécanisme en action frapperont davantage l’oeil exercé, t les remèdes à appliquer apparaîtront tqut à côté.Le résultat net ressortira avec plus d’évidence.* * w La nicihéde, voilà ce qui a manqué au commerce canadien-fran-cais, comme à toute notre vie na-lionale.C’est par l’étude et l’assimilation raisonnée des procédés de l'étranger que nous améliorerons.11 n’y a pas une époque de notre histoire où l’on ait plus parlé du développement de notre commerce extérieur.Tous les jours, dans tous les journaux, dans tous les milieux, on s’exprime avec emphase sur l’empressement avec lequel1 nous devons faire la conquête des marchés.C’est très bien, si tant d’articles et de discours produisent des actes.Le moment est venu pour nos hommes d’affaires de songer im’ils n’arriveront pas à tout faire eux-mêmes.Il leur faudra s’adjoindre des auxiliaires éclairés, qui au ront su regarder par-dessus la frontière.La vente ne s’opère pas sans des achats préalables, et le vendeur doit connaître les conditions du marché qu’il veut inonder de ses produits.De quelle utilité pourra être alors un employé qui aura passé par une université commerciale; quel profit pourra en retirer sa maison 1 Comme il sera content.ce patron, de s’être, pendant Plusieurs années, imposé des sacrifices pour conserver le serviteur qu’on menaçait de lui enlever.C’est une vérité conforme aux principes économiques : “En aucun pays, on ne voit les producteurs livrer aux consommateurs des objets * (l’une valeur supérieure au prix U^payé.Dans tous les pays, les pro-^¦duils à bon marché sont de valeur fri partant de qualité inférieure aux I produits chers.” Tt en va de môme du louage des I services: celui qui court le bon I marché n’a que des employés de qualité inférieure.Lu compétence doit se payer.Tout le monde ne l'a pas encore compris, ici.Les premiers licenciés de l’Ecole des Hantes Etudes qui ont voulu prendre de l’emploi onl entendu ces exclamations : “Pas de gros salaires, je vous prie, pas de gros salaires!” Pas de gros salaires, si l’on veut, mais des salaires à tout le moins convenables.A la vérité, si l’on veut voir le haut enseignement commercial se développer chez nous, il faut l’appat d’une rétribution future Miffisantc.C’est une loi à laquelle :|ous ne pouvons nous soustraire.Même au prix de sacrifices, les négociants ranadiens-français se doivent de bien accueillir le jeune homme, frais émoulu, et de lui assurer des émoluments proportionnés à sa compétence.Ils en retireront bientôt des compensations appréciables.Autrement, celui-ci entrera demain dans une firme nnglo-canadienne, et y fera l’affaire d’un concurrent.Du reste, ce ne sera pas nouveau.Combien en rencontre-t-on des jeunes gens qui préfèrent travailler SEMAINE PRENANT FIN LE 16 NOVEMBRE 1918.Les prix de gros ci-dessous sont fournis par les maisons: “Ogilvie r our Mills Co.”, et “St.Lawrence r lour Mills Co.”, pour les farines ; ••'A.VaiUaneourt, pour les oeufs, laitages, etc.; “Hart et Tuckwell”, pour le-s fruits et légumes; Quintal et Lynch, Ltée., pour les grains et fourrages; et D.Hatton et Cie, pour le poisson.Prix de gros: FARINE-TYPE Franco à bord (f.o.b.) Montréal .$11.40 Au wagon, livrable au mou- _ lin .11.50 En lots fractionnés et aux épiciers.11.60 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Avoine roulée, sac de 90 Ibs $5.15 10.80 Farine d’avoine Avoine roulée, baril .Issues de blé: Son Man., au wagon, tonne.livré à Montréal.$38.25 Gru Man., au wagon, tonne.$43.25 Moulée pure, au char .64.00 Moulée mélangée, au wagon.$62.00 Les engrais sont rares.OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs de choix.54s Oeufs No 1.50s Frais.60s BEURRE Beurre de crémerie, frais .Beurre de choix, en bloc d’une livre ., .Beurre dé beurrerie (seconde qualité) .< .Maragrine.FROMAGE Fromage doux, la livre , .Fromage fort, la livre .Fromage d’Oka.SAINDOUX Bonne demande.Saindoux pur, en tinette.Saindoux pur, en seau .Saindoux pur, bloc de 1 1b.$9.50 $7.50 $8.50 47k 35s 28s 30s 40s La 1b.32s 3-4 $6.00 34 s POIS ET FEVES Le mi not Pois à soupe, le minot .$4.50 Haricots sec (fèves blanches ou jaunes), le minot .$7.50 FRUITS DE LA CALIFORNIE Pamplemousse (grape fruit).$5.25 à $6.25 Canneberge.12.50 Oranges de Floride .87.50 Oranges du Mexique.$5.50 à $6.00 Poires, la boite .$5.25 Bananes, le régime .$4.50 à $5.25 Citrons.11.50 Cantaloups, la douz.$2.75 Raisin, la caisse.$4.50 à $8.00 POMMES ' McIntosh rouges, No 1, le baril .McIntosh rouges No 2, le baril.Fameuses, No 1, le baril.Fameuses No .2, le baril .; .$6.75 à $7.00 Fameuses, No 3, le baril.$5,50 Baldwins No 1, le baril.$6.00 Baldwins No 2, le baril.$5.25 McIntosh rouges, la boîte.$3.75 Jonathans, la boîte.$3.50 LEGUMES Céleri, la caisse .$5.00 Oignons, le sac .$2.00 DATES ET NOIX Dattes, la livre.25s Dattes, Dromdaires.30s Noix nouvelles, la livre .22 à 80s CEREALES PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL Marché ferme Avoines de l’Ouest, par 34 Ibs: No 2, Canada-Ouest .$l.pft No 1 d’alimentation (feed) extra.98s No 1, d’alimentation (feed).96s No 2, d’alimentation (feed).92s No 2, blanche.93s% Maïs No 3, jaune., .$1.70 Orge de l’Ouest, par 48 Ibs: No 3,'Ontario.$4,29 Maïs du Manitoba, No 4 .$1.20 Maïs du Manitoba, -No 4.-.$1.35 à $1.50 D’alimentation, (feed) $1.15 à $1.25 Blé a volailles, par 1Q0 '.bs (rare, sur place) $3.75 à $4.00 FOURRAGES SUR WAGONS A MONTREAL Récolte de 1917 Augmentation résultant de la réquisition des fourrages par le gouvernement fédéral: Mil No 1 par 2.000 Ibs .$25.00 Mil No 2 .24.00 Mil 'No 3.23.00 Mil et trèfle.18.00 MARCHE CENTRAL AU POISSON Aiglefin, choix, la 1b.9.s Morue marchande, la 1b.8s Flétan, la 1b.2ls Brochet frais, la 1b.12s Poisson blanc, la 1b.18s Truite saumonnée, la 1b.18s Homards vivants, la 1b., 60s Filets, hoddock fumé .20s Barbotte fraîche, la 1b.15s Petite morue, le baril .$5.00 Doré frais, la 1b.20s Plies, la 1b.8s Blue Fish.20s Rutter Fish.22s ÇA ET LA Les autorités fédérales annoncent que le ministère canadien du commerce a pris à bail trente stalles de la prochaine foire de Lyon, qui (jurera deux semaines à partir du 1er mars 1919, jour d’ouverture, et que la plupart de ces stalles sont mises à la disposition de l’Association des manufacturiers canadiens.Cette association en fera la distribution parmi les industriels du pays.On pourra exhiber dans ces stalles des échantillons, des catalogues et photographies d'articles exportables en France ou ailleurs.Suivant une coutume établie, les stalles ne seront pas louées à quiconque ne pourra pas se faire représenter par une personne compétente qui pourra donner des renseignements complets sur les objets exposés.Le ministère fédéral du commerce payera le loyer des stalles, de même que 'le transport des articles d’exposition, du port d’embarquement jusqu’à Lyon.Les industriels canadiens qui pourraient se faire représenter à la foire de Lyon sont invités à demander immédiatement leur place à l’Association des manufacturiers canadiens.Avis aux amateurs.¦*¦*¦*¦ A la réunion annuelle de l'Association canadienne des Banquiers, M.Edson L.Pease, vice-président et directeur-gérant de la Banque Royale du Canada, a été réélu président, Les vice-présidents ont été réélus comme suit : sir Frederick Willianis-Tayüor, LL.D., C.A.Bo-gert, H.A.Richardson et sir John Aird.* * # Picton, Ont., 1C.A l’enchère d’hier, on a enregistre 765 boîtes de fromage coloré.Les ventes ont donné 700 boîtes à 25 sous*et 1-8 la livre.Le reste est demeuré invendu.# W •* Iroquois/ Ont., 1(1.— A la réunion des fromagers, hier, on a inscrit an registre 385 boîtes de fromage blanc.Le tout a trouvé preneur à 24 sous et demi la livre.LE PRIX DU LAIT (De notre correspondant) Québec, 16.—- Le comité des prix équitables, nommé par le conseil pour faire enquête sur la hausse du prix du lait, a commencé son travail, hier soir.On a entendu les laitiers qui ont soumis au comité un mémoire d’après lequel aux prix actuels du marché et avec le prix du lait à 14 sous la pinte, un laitier ayant un troupeau de 20 vaches subirait une perte de $12.68 par jour.M, Némèse Garneau, membre du comité, a exprimé l’opinion que ce rapport, tout en étant fait de bonne foi, n’était pas exact, et le comité a demandé aux laitiers de le reconsidérer.Le comité siégera de nouveau la semaine prochaine.DECLARATIONS DF DIVIDENDES Maple Leaf Milling Co.Superdividende de 10 pour cent, sur les actions ordinaires, distribuable, en bons de la Victoire, le 10 décembre aux porteurs enregistrés le 25 novembre.'pour des Anglais”! Le malheur, c’est que nous ne pouvons pas toujours les en blâmer.Viendrons-nous à établir un jour un certain équilibre, dans ce domaine?Veiicrslns TREMBLAY.AnTHTIB «RI P K Art.Mtmhr», Rovraft 4» Montrfft) , BRUNEAU & DUPUIS CnURTUSHtt Rur*‘i»o «!• MfittrA*!, 97 ET 99 8,-! RANCOIS XAVIER SaceorMln : qUKIiei •(.KOkiliX VII 4lr«« mTM »0*A' * l LAGU.Naw.TtrV BOURSE DE MONTRÉAL OPERATIONS DE 1/APRES-MIDI D'HIER Action» ordinaire» Brnülltnn.25 À 55 1-1, 10 A 55, 25 A 55 1-8, 25 « 55 1-8.25 A 55 1-4.25 A 55 1-4, 10 A 55 1-2, 25 à 56 1-2, 10 a 55 1-2, 5 A 55 1-2.Asbestos O.orp.4 A 38, 35 A 33.Maple Deaf Milt, 25 A 140.Canada Ornent, 25 A 01, 5 A 01, 10 A 01, 25 A 01, 5 A 61.Spanish River.50 A 15 1-2, 10 A 15 3-4, 10 A 15 3-4, 5 A 15 3-4.Can.Steamship.10 A 44 5-8.Can.den.Elect.10 A 104 1-2, 5 A 104 1-2.Steel Co.of Can.20 A 5D 1-2, 5 A 50 1-2.Monl.!.U.and P.Coin.(Civic Invent).10 A 82 3-1.Can.Loco.25 AA 65 1-2.Wabasso Cot’n.2 A 55, 10 A 56, 1 A 55.Dorn.Steel Corn.10 A 00 1-2, 15 A 00 1-2, 75 A 00 1-2, 10 A 1)0 1-2, J5 A 00 3-4.Emprunt» de auerr» „ .„ ' Dominion 1031.»500 AM 1-2,1100 AMI-a Dominion «137.81000 A 05 3-4.*1000 A 05 3-4, 8300 A 06.Action» de priorité Can.Steamship.20 A 76 1-4, 5 A 70 1-8.Cedars Hapids.8500 A 87 1-4, *500 A 87 1-4.Dotn.Cotton.8500 A OR.n«ngu< Commerce, ft A 185- Banque d’Hochelaga Avis est par les présentes donné qu’un dividende deux et un quart (214) pour cent, (soit au taux de 9% par année) a été déclaré par les Administrateurs de la Banque d’Ho-ehelaga, sur le capital versé de la banque, pour le trimestre finissant le 30 novembre 1918.Ce dividende, portant le No 111, sera payable au bureau principal ou aux succursales de la banque le ou vers le premier décembre 1918, aux actionnaires, inscrits dans les livres à 3 heures de l’après-midi le 15 novembre 1918.Par Ordre du Conseil d’Adminis-traüon, BEAUDRY LEMAN.Gérant général.Cour supérieure pour la province de Québec, district de Montréal, No 4976.Napoléon Leduc, cultivateur de la paroisse de St-Laurcnt.district de Montréal, demandeur, contre Eddie Rousseau, de Montréal, défendeur.11 est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.T.Dépatie, dépulé-protono-lairc.Les procureurs du demandeur.Cousineau et Laçasse.Montréal.15 novembre 1918.t.Ùf/M ; .ii DE TOUS LES PROBLEMES, LE PLUS IMPORTANT EST CELUI DE L’ALIMENTATION Vous aiderez à solutionner ce problème, et, partant, à diminuer le coût de la vie, en devenant l’un des Souscripteurs du capital-actions de la sasîsjp'ss LA CIE AVICOLE DE 195 EST, RUE SAINTE-CATHERINE, CHAMBRE 9.Cie Avicole de ‘ ‘ ", Limitée — actuellement en formation — Capital autorisé, $20,000.00.L’action : $50 But : ELEVAGE DE LA VOLAILLE.Cette entreprise sera dirigée d’après les principes et avec les conseils de l’Institut Agricole de la Trappe d’Oka — la plus forte autorité en la matière au Canada, ce serR un de réussite pour nos souscripteurs.» Pour prospectus et renseignements supplémentaires, écrire ou ——• s’adresser personnellement au bureau-chef BOUCHER VILLE Limitée, Tél.E.2575.Argent à Prêter Sa Aeauraure-lîtr Prête sur 1ère Hypothèque et sur Assurance-Vie S’adresser au gérant VICTOR ARCHAMBAULT - Edifice de La Sauvegarde 92 RUE NOTRE DAME EST - MONTREAL LA PREVOYANCE COMPAGNIE D’ASSURANCES Vie, Accidents et Maladies, Automobiles, Bris de Glaces, Garantie, Attelages, Vol, Ascenseurs, Responsabilité patronale.BUREAU-CHEF : 189, RUE ST-JACQUES, MONTREAL.Téléphone Main 1626.Applications pour agence demandées.NOUS RECEVONS LES SOUSCRIPTIONS L’EMPRUNT fi VICTOIRE LA GRIPPE ESPAGNOLE Mesures à prendre pour la prévenir et pour enrayer ses ravages La Grippe Espagnole est une maladie contagieuse causée par un germe qui se rencontre surtout dans la salive et les sécrétions du nez, de la gorge et des bronches.Les conseils ci-dessous, s’ils sont suivis scrupuleusement, serviront à réduire à leur minimum les risques que vous courez de l’attraper.lo—Ne vous alarmez pas outre mesure, mais soyez prudents ; cherchez d’autres sujets de conversation que la Grippe et observez le mieux possible les règles élémentaires de l’hygiène.2o—Evitez les foules, fuyez les réunions, les rassemblements, qui favorisent la contamination.3o—Respirez l’air à pleins poumons, respirez par le nez et non par la bouche.Cherchez le soleil — il tue les germes —et rendez-vous à vos affaires à pied si possible.4o—Tenez ouverte la fenêtre de votre chambre à coucher la nuit et celle de votre bureau le jour, si possible.5o—Choisissez une.nourriture soutenante et de digestion facile et mastiquez-la convenablement.60—Lavez-voüs toujours les mains avant les repas.7o—Employez des gargarismes salins matin et soir.(L’Eau Purgative Riga, riche en sels, est toute indiquée pour ces gargarismes), et faites aussi des vaporisations dans le nez et la gorge avec du petroleum liquide qui contient du Camphre, du Menthol et de rEucaiyptol.80—Tenez le tube digestif et les intestins nets et sains en prenant chaque matin un verre d’EAU PURGATIVE RIGA, qui assure, sans coliques, ni nausées, ni irritations, la liberté de l’intestin et, avec elle, ta santé.L’illustre Dr Metchnikoff a démontré que les maladies contagieuses attaquaient de préférence les constipés.Ce qu’il recommande en cas d’épidémies, c’est de libérer l’intestin, de le vider fréquemment en employant, un purgatif salin comme l’EAU PURGATIVE RIGA.Suivez son conseil — vous vous en trouverez bien.ET A CELUI DE LA VILLE DE MONTREAL L.G.BEAUBIEN & CIE Banquiers 50 NOTRE-DAME OUEST Montréal.SOCIETE DES EAUX PURGATIVES RIGA, MONTREAL.I.K DOCTEUR NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE 1708 NOTRE-DAME OUEST Coin Bourget,- — 7VI> West, 1BB2.l)»nti»t*rl« d» prtmlir» qu«Htf Bpfeialtté ! 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Quel thème magnifique offert aux méditations des constructeurs de l'avenir! A chaque moment de notre siècle, tragiquement éprouvé, des prophètes ont surgi pour annoncer la résurrection de l’âge d’or.On ne pense jamais tant au bonheur que lorsqu’on sent la morsure de la souffrance.Rien n’évoque davantage l'image des palais que le spectacle des ruines.On ne rêve plus volontiers à organiser les hommes qu’aux jours où l’humanité, prise de vertige, piétine le résultat de son patient effort vers l’ordre.La guerre enfin, la guerre interminable et généralisée, fait penser à la paix stable et universelle.Et tout cela ’signifie que l’espoir, incrusté dans {les soubassements de l’âme humaine, s’avive et s’exacerbe au contact {même des événements les plus propres à l’ébranler.Voilà le çontre-ffort commun auquel la “Société des (Nations” appuie, de partout,son édifice prestigieux.L’expérience ter-rible des quatre ans écoulés a produit son effet d’irrésistible réaction.Il n’est pas concevable—a-t-on réfléchi—qu’un pareil malheur ne puisse être, épargné au monde.Et il n’est pas aujourd’hui un seul être humain, pas un seul gouvernement qui ne doivent être prêts à tous les sacrifices pour assurer la paix de 'l’univers.Quant au moyen de souder l’accord des bonnes volontés, il est aussi simple qu’inévitable.Au-dessus des Etats particuliers, et avec le consentement de tous, établissons une autorité internationale, munie de pleins pouvoirs pour di-rimer pacifiquement les conflits futurs.La “Société des Nations”, avec ses organes distincts, avec l’appoint d’une force supérieure à celle de chaque peuple pris a part, réalisera la paix par sa seule existence.Quel pays, en effet, serait assez fou pour affronter la juste vindicte de l'univers dressé tout entier contre lui?Jamais, n'ayons crainte de le répéter, l’espoir humain, écrasé sous je poids des plus tristes désillusions, n’avait rebondi d’un tel élan vers les hauteurs de l’idéal.Quelle que soit la valeur et l’issue des projets conçus par les spécialistes du droit, il reste que la guerre aura marqué, dans l’histoire de la civilisation, le progrès d’une idée belle, d’une idée féconde en conséquences heureuses.Toutefois, soyons prudents.L’aspiration commune que l’on vient d’analyser revêt, selon les cas, des modalités différentes.Ainsi l’argile malléable se plie aux caprices de l'artisan.Parlons net.Le désir de promouvoir la paix du monde ne nous parait pas être seul, — il ne le paraît pas non plus au collaborateur perspicace des Etudes,—à ex- pliquer l'adhésion empressée de certaines fractions politiques ou sociales à l'idée de “Société des Nations”.Ainsi, par exemple, pourquoi l’Allemagne accepte-t-elle d’emblée, le projet de ce “consortium” inter national?Serait-ce le signe ou l’aveu tardif d'une contrition très parfaite?Singulier revirement, peu conforme aux moeurs trop connues du Kaiser et de scs complices.Non.Le grossier raisonnement de nos en nemis saute aux yeux.Ou l'Allemagne sera victorieuse, ou elle sera vaincue.Victorieuse, elle transforme la “Société des Nations” en piédestal de l’hégémonie prussienne.Vaincue, elle se ménage une porte de 'rentrée dans le concert des puissances.Elle écarte la perspective désagréable du boycottage érono rnique ou -politique qui consommerait sa ruine.“Les Allemands, écrivait il y a quelques jours Louis Forest, dans le Malin, ont cherché notre point faible.Ils croient l’avoir trouvé.Ils ne crient plus “Kame-ral! Kamcrad!” Ils font: “Société des Nations! Sociétaire! Sociétaire!” C'est une boutade.La boutade contient un grain de vérité.Ne soyons pas dupes du piège que l'on nous tend, à Berlin et à Vienne.Et pourquoi les socialistes, eux aussi, chantènt-ils en termes lyriques, les bienfaits de la “Société des niions”?Est-ce porter un jugement téméraire que de relier l'explosion de ce juvénile enthousiasme à certaines préoccupations, fort angoissées, du parti?{.’Internationale, .Blessée mortellement par la guerre, et enterrée, sans phrases, au cimetière de Stockholm, sent passer sur son cadavre un souffle de résurrec- loin ses ambitions: le jour où il serait maître des gouvernements officiels, grâce à la “Société des Na-tions”le monde se réveillerait so cialiste ; le crépus-cuie du Grand Soir aurait lui sur tous les travailleurs Ce l’Univers.Et pourquoi, enfin, la Franc-maçonnerie, “dans les catacombes mystérieuses du GrandAJrient de la rue Cadet", élabore-t-elle, à son tour, son formidable plan de “parlement international?” Pourquoi, avec l’habileté machiavélique qu’on lui connaît, accapare-t-elle à son profit les instincts démocratiques qui, pour elle, s’identifient avec l’esprit laïque et antireligieux ?De la démocratie, croyons le fermement, elle n’a cure.Son but est ailleurs.Son mot d’ordre n’a pas varié depuis Voltaire: “Ecrasons l’infâme!” Si, d’ores et déjà, elle pouvait mettre la main sur la future “Société des Nations”, quel magnifique instrument de propagande occulte, hu-manitariste et sournoisement hostile à l’Eglise, elle aurait acquis! Et n’est-il pas étrange que ce soient précisément les groupes les plus intéressés au triomphe de l'Internationale, sous toutes ses formes, qui renvoient l’écho le plus sonore aux appels du président Wilson ?Au fonds le phénomène est normal.Ce n’est pas la première fois qu’une idée noble et généreuse, mais malheureusement un peu vague en ses contours, est exploitée et diminuée par des auditeurs qui l’écoutent et la reçoivent avec un esprit ancré, sûr des positions inaccessibles.Et l’on comprend combien délicate et difficile est la tâche de l’écrivain catholique, soucieux de projeter sur ce chaos de demandes et de réponses, contradictoires, un peu de lumière évangélique.L’une des plus dures épreuves de l’homme convaincu de sa foi n’est-elle pas de mesurer la distance qui sépare ses propres convictions des incertitudes où vivent ceux qui ne les partagent pas?Savoir la solution toute proche et toute nette et se dire que l’humanité haletante la côtoiera longtemps et peut-être toujours : il y a là un vrai supplice.En ce cas, la règle constante de l’a pologiste est celle-là même que l’expérience des siècles a consacrée: le mieux est souvent l’ennemi du bien.Ne pas froisser les âmes éprises d’un idéal même vague, écarter d’un geste ferme les équivoques où elles s’enlisent, dissiper les nuées où elles se perdent, les acheminer doucement vers le but où luit la clarté définitive et sereine, éviter cependant les contacts trop brusques avec une doctrine dont les exigences absolues inspireraient la défiance : se contenter des résultats possibles en attendant mieux ; tout ce labeur de prudence et de tact est une condition indispensable à remplir par quiconque veut être entendu d’un mondé devenu trop étranger à la pensée profonde du catholicisme.Nous avons lu, avec l’attention qu’impose la gravité du sujet, l’ouvrage du P.de la Brière.li ne nous semble pas que l’on ait écrit des pages plus judicieuses et plus pratiques sur le problème actuel de la “Société des Nations”.Avec l’una-nimité des théologiens, l’auteur professe qu’“une organisation juridique internationale, comportant des lois et des sanctions pour tous les peuples, se réalisant avec le concours et sous l’influence morale de l’Eglise romaine.serait le couronnement suprême de la doctrine catholique sur les devoirs mutuels des nations et sur l’unité fondamentale du genre humain”.Voilà le but.Nous en sommes loin! Est-ce une raison pour jeter le manche après la cognée?Nullement.L’humanité lassée des héca tombes, aspire au repos.Spontanément elle a prononcé les mots magiques de “paix universelle par la Société des Nations”.Nous savons bien cc qu’elle cherche.Aidons à l'enfantement de ses sublimes espérances.Le conseil d’un catholique n’esl-il pas.après tout, aussi recevable que celui d’un socialiste ou d'un franc-maçon, surtout si ce conseil repose sur les données exactes du droit positif et des faits de l’histoire ?Or c'est précisément en juriste et en historien que le P.de la Brière aborde et traite la question.Nous ramènerons le contenu de son ouvrage à quatre conclusions.Elles sont très claires et les voici: lo Aucune des organisations préconisées par les théoriciens actuels de la “Société des Mations” ne saurait supprimer radicalement le fléau de la guerre.Peut-être devrions-nous généraliser davantage encore, puisque l’auteur — qui n’est pas.Dieu merci 1 un membre de "la Cité d’Utopie”, — reste persuadé (pie les institutions les plus parfai- nanimité des pensées et des coeurs au sein des assemblées parlementaires : ce triple remède est donc insuffisant.Notons-le bien: on peut attendre les meilleurs résultats de l’application loyale du principe des nationalités, sympathiser avec la saine démocratie, ne point désespérer de l’avenir des Parlements : l’argument n’en garde pas moins toute sa valeur.Même avec l’aide de ces nouveaux philtres, on n’endormira pas la “passion profonde qui, sous tous les régimes, rend possible l’extraordinaire exaltation et l’abnégation héroïque des jours de guerre”.Très bien.2o L’organisation internationale qui garantirait la paix du monde, dans la mesure où celte paix est réalisable, sera d'autant plus solide qu’elle s’appuiera sur des institutions déjà existantes.Un autre défaut des récents architectes de la “ Société des Nations ” est l’ignorance des siècles écoulés.Ces idéologues oublient que les institutions durables “sont l’oeuvre lente laborieuse, étonnante du travail à peine conscient des générations humaines, conduites mystérieusement par la Providence de Dieu”.Us se flattent de recommencer l’histoire, comme si nos ancêtres avaient été étrangers aux problèmes qui nous tourmentent.Erreur grossière.Le passé nous apporte le flot, lourd d’expériences vécues, de la tracfi-tion humaine.Il a le droit d’être entendu et utilisé.La future “Société des Nations” sera viable, si elle satisfait à la grande loi de continuité historique, si elle fonctionne dans un cadre juridique dont les linéaments auront déjà été tracés.Il reste à choisir, parmi ces essais antérieurs, celui qui s’adapterait le mieux aux besoins actuels.Aussi le P.de la Brière consacre-t-il la plus grande partie de son ouvrage à l'étude consciencieuse des efforts diplomatiques par où s'ébauche la “Cité de la Paix”: la chrétienté du Moyen Age; le projet de République chrétienne, faussement attribué à Henri IV par Sully ; la politique d’équilibre inaugurée par les traités de Westphalie : le directoire européen, issu du Congrès de Vienne ; le concert européen, en vigueur depuis 1830 ; le tribunal de la Haye, fondé en 1899.Cette enquête, servie par une impeccable érudition, est menée avec une remarquable sûreté de jugement.Elle aboutit à la conclusion suivante: 3o Dans l’état moral et social du Etats chargés de les imposer.L’obstacle est sérieux.Le P.de la Brière ne se flatte pas de le supprimer, ou plutôt il indique un moyen de le tourner.Et ce serait de “créer un état d'esprit, une ambiance, une atmosphère” qui conféreraient, "aux règles tutélaires du droit des gens, un prestige moral aussi élevé que possible dans le jugement et dans lu conscience d’un nombre considérable d’entre les gouvernants et les gouvernés de toutes les nations’".Or ce prestige, nul au monde ne saurait le donner au droit international, mieux que la Papauté : “Quel souverain, quel chef d’Etat î sera en mesure d'exercer, par sa recommandation, son adhésion pu-1 blique, une recommandation plus efficace que le Pontife de Rome?Il compte.plusieurs millions de sujets spirituels dans chacun des Etats j ou des groupes d’Etats de l’Europe I et du monde, Il n’est inféodé à aucun système d'alliances, à aucune combinaison politique, diplomatique ou économique ; et pourtant, il n’est étranger nulle part.En tout ; pays, les catholiques le reconnais-1 sent pour leur (Pasteur, leur Doc-1 teur et leur Père, tandis que les j non-catholiques d'intelligence droite saluent dans sa personne une puissance morale dont l’autorité est digne d’égards, de respect, voire de vénération”.Il faut donc que le Pape ne soit plus exclus des délibérations de la Conférence de la Haye.Il ne s’agit pas de reconstituer la chrétienté du Moyen-Age.Il s’agit, dans l’intérêt supérieur de l’humanité, d’agréger à la “Société des Nations", une force prodigieuse qui décuplera l’autorité morale du droit universel.J’ai dit, autrefois, que la qualité dominante du P.de la Brière était la lucidité.Je ne crois pas outrer la louange en souhaitant, aujourd'hui, que son nouveau volume devienne le livre de chevet de tous les hommes politiques qui auront à délibérer sur la “Société des Nations”.Pour LA FEMME qui travaill* comme pour celle qui se récrie / _________ ^ •m.TTr-sim 4 V Le Corset NÉ MO La femme qui le porte n’éprouve aucune fatigue — quel que soit le genre de travail auquel elle se livre ou le genre d’amusement auquel elle participe, Avec le NEMO, plus besoin de se faire faire un corset sur mesure.11 répond à toutes les exigences.C’est le corset des élégantes.21 MODELES DE CHOIX dans les prix de 3.50 à 7.50.Vf A Nos corsetières se feront un plaisir de vous les faire voir.Avec ou sans intention d’achat, le plus cordial accueil vous attend ici.yl 40/- 403 me Jrs.Oim£ff/N£.Est — ANGLE STHUBCNT -MONTREAL.LE.TONIQUE D POUMONS Th.MAIN AGE, O.P.(Revue des Jeunes).IP Un vin riche et généreux combiné avec la creosote de hêtre, les hypophosphites et les lactophos-phates spécialement utiles à ceux qui soufl>ent de maladies chroniques des voles respiratoires.D renforcit tout l’organisme.DR.ED.MORIN A CIE., Limité* Québec, Canada.Wr.ss-y LA MORT DE L’ELITE DES JEUNES Ainsi s’en vont-ils un à un les jeu- ACHETER LA QUALITE C’EST ECONOMISER LES LAMPES WESTINGHOUSE — MAZDA ET LACO «ont de qualité supérieure.PERMETTEZ-NOUS DE VOUS LES MONTRER monde contemporain, la consêera- »«* hé™s ! 9ua"f ie aut?»r lion politique et juridique de l’uni té entre les peuples nous parait devoir prendre pour base.(’organisation internationale gui a été constituée, en 1899 et en 1907, par les deux conférences de la Haye.La politique d’équilibre avec ses succédanés, directoire ou concert européens, n’est pas à dédaigner, en tant que méthode empirique.Mais “si elle n’est pas conditionnée dans ses applications par Je respect absolu des principes d’un ordre plus, élevé” la politique d’équilibre encourt la tare de toutes les morales utilitaires.Elle a le fâcheux inconvénient de favoriser les ambitions des nations fortes au détriment des nations faibles.Fille justifie, au besoin, les iniquités les plus monstrueuses.Exemple: le partage de la Pologne.Or ces prin eipes “d’un ordre plus élevé”, le tribunal de la Haye les a supérieurement formulées: “Les treize conventions énumérées dans l’Acte final de la conférence de 1907 constituent vraiment une codification admirable, bien qu’inachevée, des règles du droit international public à propos de la paix et de la guerre.Tous les théologiens catholiques qui les ont étudiées y ont reconnu, a juste titre, une exacte et heureuse interprétation des principes du droit naturel, en harmonie avec les conditions matérielles et les exigences morales de la civilisation contemporaine”.Dès lors, pourquoi construire, à frais nouveaux, la “Société des Nations”?L’institution concrète est établie, la hase juridique existe.L’une et l’autre sont le fruit de la collaboration de pres-nue tonies les puissances du monde.Elles ont fait la preuve de leur efficacité en dirimant, à la satisfaction des Etats intéressés, de 1899 à 1914, une douzaine d’affaires litigieuses (arbitrage de 1909, entre la France et l'Allemagne, à propos dos déserteurs de Casablanca ; arbitrage de 1912, entre la France et l’Italie, à propos de la saisie du Carthage et du Manouba, etc.).Revenons à la demeure hospitalière et achevons de l’aménager.4o L’organisation internationale de la Haye, pour répondre à son but, doit recevoir deux compléments : l'arbitrage, obligatoire, la collaboration du Pape aux travaux du Tribunal.La conférence de la Haye - on le lui a très amèrement reproché n'a pas mieux réussi que la politique d'équilibre à empêcher la guerre.C’est vrai, et cotte humiliation, elle la partage aussi avec l’internationale socialiste.S’ensuit-il que son oeuvre bienfaisante soil périmée?L’institution a craqué.Elle avait un défaut: Lequel?Dans le domaine international de,moi les familles catholiques, j’a jerçois que toutes sont en deuil de eurs fils, quand je parcoure les in-erminables listes du “Bulletin de la eunessc Catholique” je trouve devinés, par ia mort tous les chefs de ’avenir, quand je lis les nécrologies les “Semaines religieuses”, je vois es sanctuaires déserts.On me citait :es jours-ci un grand séminaire cé-èbre où plus de 50% des jeunes •lercs mobilisés sont morts! Je n'ose dus me rêmémorer les dernières éunions des camarades de mes fils, ’année d’avant la guerre: à peu près tous sont tombés au champ d’honneur.“Religio depopulata”, c’est au sens propre, non au sens figuré, qu’il aut traduire cette phrase, La religion a été dépeuplée par la mort des ufciveurs de ses fils.L’élite, précisément parce qu’elle porte en elle-nême plus de générosité, plus d’ar-leur, plus d’héroïsme, s’est ruée mur ainsi dire vers le sacrifice sanglant.Sur la mort de tous ces jeunes immolés, Lacordaire a écrit celle pensée profonde à une mère qui s’étonnait, comme la France, du sacrifice le son fils préféré : “Quand on perd un fils dont l'avenir est incertain on peut croire pie Dieu a voulu le sauver et que la mort a été pour lui le moyen et le gage de son éternité.“Si au contraire, il est pur et saint, on peut croire qu’il a été une victime pour Je salut des autres et que son sang pèsera dans la balance oil Dieu juge le monde.” Déjà dans l’ordre des événements humains se justifie cette vue prophétique.L’aurore de la victoire se lève sur l’horizon de noire patrie.Il est teinté de rouge, comme la splendeur radieuse des matins.Cette pourpre, c’est le refiel du sang des jeunes qui a mérité cette gloire.Alors que les Allemands nous croyaient en pleine | crise d’effectifs, la tactique, le cou- ! rage, l’endurance, la mobilité, le gé-‘ nie, toutes ces qualités des élites ont.compensé le nombre.L’idée, par la j puissance du sacrifice, a vaincu la brutalité de la force.Comme chante l’hymne de la Résurrection : “Mors et vita duella conflixere mi- j rando: dux vitae morluns regnal vi-1 vus; la mort et la vie en vinrent aux ( prises dans une lutte étonnante; le Prince de la vie est mort, mais il vit et il règne!” Ainsi, dans la mort, la ( France a trouvé la vie; non seule- j ment elle vit, mais elle règne, "ourquoi ce qui se passe en ce i L.C, BARBEAU & CIE marchands en gros 342 rue St-Jacques.Tel.Main 3498—6628.NO TANPARi/403 'Self-Reducing Laberge, Chevalier & Cse 457 OUEST, RUfl SAINT-PAUL, Entre McGill et Sl-Pierre.nïïnïïyiT! Tenez-vous à votre santé ?Chapeaux de deuil À prix modérés Spécialité : Remodelage de fourrures.Salon St-Denis Mme E.Bouthillier, prop.284 RLE ST-DENIS.Tél.Eet 4970.Toute la colonie française et les amis de la France sont invités à assister au service funèbre que la Société des Sac-au-Dos fait chanter mercredi prochain, 20 courant, à 8 heures 30 du matin, dans l’église Bon Secours, en l’honneur des Français du Canada morts pour la Patrie.Sa Grandeur Monseigneur l’Arc h ev ê q u e présidera la cérémonie, à laquelle assistera Monsieur le Consul général de France.A NT I KOfty LÀ Ù R E’NC tes ne déracineront jainnis toutes | comme dans le domaine civil, il n'y es causes de conflit entre les pen- a pas de loi véritable s’il n’existe pies.Toutefois cette première pro-: pas de sanctions pour la défendre, position vise tout droit les promes- J Toute règle qui impose une con-ses fnllaricuscs dont quelques rè-jtrninte onéreuse sera inévitable- veurs conscients voudraient bercer la crédulité populaire.D’après ces "avocats professionnels de la Société des alions”, la paix du monde ï résulterait infailliblement du con- ' cours simultané de trois facteurs : primordiaux : l’application intégrale du principe des nationalités; l’avènement du régime démocratique, le Parlement international à base de suffrage universel.Or, “le principe des nationalités pose encore plus de problèmes qu’il n'en résout”; le régime démocratique, tion, Sagement, il est vrai, M.Ed-1 s'il ne “favorise pas les guerres lon-gard Milhaud, l’un des plus ardents guernent prévues et préparées”, ris-théoririens du problème de la Paix, j que de mettre les liassions nationa-se défend de substituer, à Faction J les à la merci d’oligarchies intéres-officielle d es gouvernements, la ! séo.x à faire la guerre ; le suffrage .C* — * — ¦ ¦ », | .t.v.,.fs ¦ ¦.• ¦ V J Ci 41 i.1 I s ^ JV .*11111 il * poussée des niasses prolétariennes, j universel n’a point trouvé, jusqu’à Mais le socialisme, on le sait, porte I présent, son aptitude à réaliser l’u fis ¦ment violée si l’on ne peut, en temps utile, mettre la force au service du droit”.D’autre part la sa ne tion n’a de portée que si la loi est obligatoire pour tous et.réciproquement, la rigueur de l’obligation sera exactement proportionnée à l’efficacité des sanctions qui la consacrent.Pour avoir néglige cc point capital, le tribunal de la Have fut réduit à l’impuissance, à l’heure tragique du conflit mondial.Reconnaissons néanmoins la difficulté du problème.Assurément les sanctions, indispensables gardiennes de l’obligation, ne font pas défaut.Elles seront d’ordre moral, économique, militaire, mais on peut se demander si elles seront consenties Cuse Raeicaie Des Cors S0Rc.rrF’CACf.SnM3 Deci-Cuti £n I'enteFastout 35 £ Franco »»aw l* Po&tc.AJIausence.Montreal Surveillez vos dents et prenez-en un soin jaloux.Sans de bonnes dents, vous ne pouvez avoir une bonne santé.Venez consulter nos spécialistes experts-consultations sont gratuites.Nos i New York Dental Go., Limited Les dentistes scientifiques 288 STE - CA THERINE OUEST, 2 portes à l’est du Théâtre Princess, Montréal.POUR MAIGRIR SUREMENT — SANS DANGER — SANS REGIME SELS CUQUETS Spécifique de l’obésité, en vente chez tous les pharmaciens.Si vous ne pouvez pas vous les procurer, adressez-vous à CANADIAN SANITAS CO., AGENTS 9.RUE SAINT-NICOLAS.MONTREAL.| igio depopulata”.Mais de nouveaux 4nartyrs jetaient dans cet immense I afflux de forces inconnues le germe (le la foi.Au fond, c’était la splendide efflorescence du christianisme ‘ au moyen âge qui se préparait par 'alliance de races nouvelles avec la | tradition romaine.Dans la rencontre de tous ces peuples venus des con-I rées les plus lointaines naissait la i Chrétienté.De nouveau, quel avenir mysté- Pour la Délivrance et le Salut des Femmes inémiques A momont dans la société terrestre I rieux, lointain peut-être, niais, en n aurait il pas, a plus forte raison, i ous cas, plein de la vie catholique, son plein épanouissement dans la | lieu nous prépare-t-il en permet-societe religieuse', la, plus que par ^nt et en acceptant le sacrifice de (mil ailleurs, le sang des martyrs est ^élite des jeunes catholiques?Ver-une semence.: rons-nous s’ébranler subitement vers Quand les premiers chrétiens | e catholicisme des peuples amis ?voyaient tomber autour d’eux, sous | \ssi.st(* ons-nous à la pénétration a hache, au milieu des bûchers,sous usqu’alors impossible, des immenses la dent des betes fauves, sur le chc-1 -outrées schismatiques?Un souffle valet de tortilles, les apôtres et les Je sacerdoce et d'apostolat passera-1 emoins de la foi naissante, ne de- -il, comme à la Pentecôte, sur la yaient-ils pas penser, eux aussi, que! eunessc la plus brillante et la plus religion allait être dépeuplée, j généreuse de France ?“Religio depopulata?” Ils assistaient I Comme me l’écrivait tout demie-cependant en réalité a l’aube de la i-ement, dans une lettre magnifi-conquêtc du Monde.Los petites croix i ye de résignation, un père qui a «|up.«'«UP d® truelle, les fos-,1 4-rdu son fils au champ d’honneur: .*— Pleurons donc en songeant à toute snyeurs traçaient dans les catacombes sur la brique encore fraîche en fermant les corps des martyrs, an- nonçaient dans la nuit la croix resplendissante de lumière et de gloire du “Lahnrum”.•cite jeunesse d’élite immolée, pleurons.oui! Dieu met nos coeurs au jressoir.Il veut ainsi mêler au sang de nos fils, nos pauvres vieilles lar-I mes résignées, brûlantes, intarissa- ojotir ., ,—, — -„.ition, main, apercevaient, comme une ma- au sacrifice généreux et pur que nos ree montante, submergeant le mon- enfants ont fait de leur vie, et à sa de, I invasion des barbares reiuant ! vertu rédemptrice.en Italie, eji Gauic, en Espagne, en .audemus et superexalteinus Afrique meme, ils croyaient bien Quand 1rs évêques contemporains | Mes.Il nous fait cet honneur (l’aie des démembrements de I Empire ro- ter un peu, par notre résignath non seulement par l'Etat qui les an-! tout détruits, et la civilisation et les ra encourues, mais encore par les progrès du catholicisme meme, “Re- Eum in Hoecula Henry REVER UV.(La Libre Parole).La Compagnie Chimique Franco-Américaine, qui fabrique les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles, a pour premier objet de deliver les femmes anémiques des maux qu’elles endurent et d assurer leur retour à la santé lorsque la maladie les a terrassées.L’anémie est le plus redoutable ennemi de la femme et ses manifestations sont .multiples.Mais il n’y a qu’un moyen de la combattre et d en triompher.Cependant, cc moyen, lorsqu’il est employe a temps, est infaillible.11 faut aiier à la racine du mal et l’extirper.Or, l’anémie est causée par la pauvreté du sang.C’est donc le sang qu’il faut ., -, -o- ~ -«.v .v sang qui.— enrichir et ramener a son état normal en lui restituant les globules -ouges qu il a perdus.i m?2lnnnrlJjU?EJ?LE SA.NG- R,EN NE VAUT LES PI-Li i.Eft KUl (,ES de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.iou^ïJ^r GRATUITES “U No 274 mo Saint-Dente.toua tea i ad"nanch,v merveilleuses BOTTINES DE TRAVAIL pour hommes, cuir tan ou noir très fort, genre lacé ülucher, semel- A A fa le à clous passée à l’huile.Val.de 0.00 Dour HOTTINES POUR HOMMES, veau nob la,7 1mm ou acajou, toutes les I ormes, semelle et talon CAC Neolin ou eulr.Val.de 8.99.Spécial 0.4U BOTTINES POUR JEUNES GENS; éuir noir Tu 77 ou.forme pointue, semelle et talon en Nco- 4S Ar bn.Val.de 5.00 pour.w.wO BOTTINES POUR JEUNES GENS, pointures 21/Ç à 5, en veau noir, tan ou acajou, semelle et talon en Neolin, à tré-pointe Goodyear, forme pointue.Val.7.50.C ÜC Spécial BOTTINES pour garçonnets, célèbre marque Walker, en veau, forme large, style lacé Blucher, semelle épaisse cousue ou h clous, empeigne presque sans couture.Pointures 11 à 13, les demi-pointures comprises.Val.de JJ QK 3.75 pour.BOTTINES POUR GARÇONNETS, veau de Boston, style lacé Blucher ou boutonné, forme large et confortable.Pointures 11 à 13.Val.de ci”- .Spé: 1.95 BOTTINES D’ENFANTS, Veau de Boston, style lacé Blucher ou boutonné, bonne forme ; pointures 8 à 10.Valeur de 2.00.Spécial.BOTTINES D’ENFANTS, venu noir, semelle de cuir solide, forme large.Pointures 8 à 10*4.Valeur de 8.50.Spécial.Au rez-dZ-rhaussée.1.45.2.48 SPECIAL 100 leurs 2.90 à 4.50 pour.PAIRES DE CLAQUES POUR HOM- AA MES.pointure» 9 à 11.Val.1.50.Très spècial «wO 50 PAIRES DE CLAQUES POUR JEUNES GENS, forme large, pointure 4 seulement.Val.de CQ 1.00 pour.99 MEUBLES DE DUPUIS RICHE AMEUBLEMENT DE VIVOIR, comprenant un «rand Chesterfield et deux grands fauteuils tout rembour-rés, siège et dossier à ressorts, coussins mobiles à ressorts Marshall, recouverts en tapisserie de haute qualité.Les trois morceaux.159.75 AMEUBLEMENT DE VIVOIR, trois moi •ceaux, à ressorts et tout rembourrrés, couverts en belle tapisserie.Spécial, les trois morceaux.59 75 SPECIAL POUR CETTE VENTE MAGNII IQl I".CHESTERFIELD, tout rembourré, siège et dossier à ressorts, trois coussins mobiles à ressorts Marshall, recouvert de belle tapisserie.Spécial, le Chesterfield.54.75 Gros fauteuil pour assortir.».” 27.50 Au deuxième.mima*is3&rëre® LE MAGASIN DU REURLE 447-449 Rue Ste-Catherine Est, coins St-André et St-Christephe.J.N.Dupui», Prétidwt_Eup.Dupuis, Vice-Président.A.J.Ongaft.Blr«cleur-C(r»nt.
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