Le devoir, 22 novembre 1918, vendredi 22 novembre 1918
VOLUME IX.— No 275 MONTREAL, VENDREDI 22 NOVEMBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS $5 00 UNION POSTALE.« 800 Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.3 50 UNION POSTALE .- 3 00 Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES» ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION; - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LA NAISSANCE D’UNE RACE Les conférences de M.F abbé Groulx Cu soir, à huit heures et quart, dans la grande salle de l’Université Lavai, M.l'abbé Groulx commencera son cours public d’histoire du Canada.Ce cours, depuis sa fondation, est l'un de ceux qui réunissent les auditoires les plus nombreux, les plus attentifs.L’orateur bénéficie du réveil, auquel il a si fortement contribué, qui porte vers les choses du pays la curiosité du public.Il a ce grand avantage aussi de rendre la science aimable, d’exprimer dans une langue harmonieuse et souple le résultat de ses recherches.Puis, il ne s’en tient pas au simple récit des (aiis : il essaie d’en dégager la philosophie.Sa parole ouvre de larges horizons, de vastes perspectives.Puis encore, l’auditoire sent bien que le professeur n’aborde point ce cours comme une leçon d’algèbre ou de trigonométrie.C’est de la vie qu’il manie, de la vie qui fut celle de nos pères et qui peut être créatrice d’un généreux avenir.Lui-même, dans un ré-cent article de l'Action française, s’est assez clairement expliqué sur le sentiment qui l’anime.Il a proclamé que “l’histoire nationale n’est point une matière de.caractère spéculatif comme les langues mortes”, qu”‘elle n est pas uniquement un moyen ou un élément de culture générale”, Il a dit : C’est une.science pratique qui prétend à la conduite de la vie, hile a pour fin d’orienter toute une catégorie d'actes humains, quelques-uns des plus élevés après ceux de la religion ; elle est le catéchisme des croyances et de la morale patriotiques.” Et ailleurs : “L'histoire ne conserve point le passé ù l’état de matière inerte, stérilisée.Elle conserve et transmet de la vie ; elle, peut être un multiplicateur de forces.Ijar elle les vertus et les forces des vivants s’augmentent à chaque génération des forces et des vertus des morts.Sans l’histoire nous ne garderions dans le mystère de nos nerfs et de.nos âmes que de vaques tendances, que des vestiges presque informes de la vie et des héroïsmes anciens.Là s arrêterait la transmission parcimonieuse du sang et ainsi s anéantiraient peu à peu tant d’efforts séculaires pour amener jusqu'à nous Vàme enrichie des aïeux.Mais voici que vient l’histoire, doctrine et maîtresse de vie, pusse et tradition recueillis et condensés.Tout le butin glorieux qu’elle a glané le long des routes du passé, elle l’offre à nos intelligences et elle nous fait entrer en possession de notre patrimoine spirituel.1 la transmission du sang va maintenant s’ajouter la transmission de l’esprit.Par le ministère de l’histoire, ce qui n’était que vestige presque efface, tendances ou instincts, devient conscience, idéal et colonie.Oui, nous sentons à n’en jias douter un levain mystérieux) secouer notre héroïsme en puissance ; dans nos âmes de fils toute la vertu héréditaire se réveille cl afflue, et les volontés des ancêtres s’imposent à nos consciences d’héritiers comme des impératifs catégoriques.De l ensemble des actes des ancêtres, de leurs résolutions et de leurs attitudes dans le labeur quotidien et aux heures plus graves, se dégage une.pensée particulière, une intention large et perpétuelle, qui est lu tradition.L’histoire s’empare de cette pensée, elle la dissémine au fond de l'âme de tons et elle crée la lumière et la force qui ordonnent les activités innombrables d’un peuple et le poussent à l'accomplissement de ses destinées." C'est précisément parce que, bien avant la publication de ce texte, I auditoire de M.1 abbe Groulx — le vaste auditoire de ses livres comme "chu oc scs c inférences — sentait à travers sa parole vibrer cette haute pensée, qu’il a voué au professeur qui porte dans ses études, avec le souci ties méthodes critiques, un patriotisme ardent et lucide, une si profonde sympathie.t * * * M.l'abbé Groulx avait d’abord raconté Nos luttes constitutionnelles.L’année suivante, il essaya de jeter un peu plus de clarté sur les causes et les circonstances de l’insurrection de 37-38.I! a fait, l’an passé, le récit des origines de la Confédération.11 remonte, cette année, aux sources mêmes de notre histoire.Il y a peut-être dans sa décision un peu du sentiment qui fit jadis bondir le jeune Garneau.On se rappelle l’incident classique : le ton méprisant de P Anglo-Canadien disant au petit étudiant ouébccoHois : Mais nos ancêtres, au’est-ne.qu’ils ont fait ?et la fière décision d’où sortit noire première grande histoire : Je vous l'apprendrai ! M.l’abbé Groulx a dû plus d'une fois souffrir de l’ignorance de trop des nôtres et frémir sous l'injure qu’adressaient à nos aïeux, avec la plus grande candeur du monde parfois, certains écrivains étrangers.Il a voulu disposer une fois pour toutes de certaines légendes, appuyer sur des faits et des textes précis leur réfutation.Le travail devait tenter à la fois le patriote et l’homme de science.M a été fait.A nous d’en profiter ! A nous d’aller, en une heure agréable, avec le seul effort d’un peu d’attention, recueillir des notions claires et précises sur notre histoire de famille.A nous de ramasser les armes que nous tend l’historien et (fui permettront au plus humble de faire les mises au point nécessaires.A nous surtout de recueillir une grande leçon de fierté.Que les braves gens de la foule se rappellent aussi que ces leçons ne sont point réservées ù une classe particulière.Pour ce cours d’histoire comme pour ses autres cours publics, les portes de l’Université sont grandes ouvertes a tous : ouvriers et professionnels, hommes, femmes et jeunes gens.Tous en peuvent profiter, tous le doivent.Orner HEROUX.UN ESPOIR TÔT ÉVANOUI AUTOUR DE LA FERMETURE DE L’ECOLE DES ARTS DECORATIFS.__________ Les arts décoratifs, cela fait partie du patrimoine des Canadiens français.fis peuvent y prétendre comme à la culture française, comme à l’amour de l’idéal par la vertu de leur filiation latine.Cependant, ils n’ont point réclamé jusqu’ici ce.ttc part d'héritage.Il y a longtemps déjà un précurseur comme M.Napoléon Bourassa avait lancé l’idée, mais elle était tombée sur le sol aride de l’indifférence.Plus récemment, ce projet recevait un coin-mencement de réalisation.L'Ecole Polytechnique ouvrait une section îles arls décoratifs qu’elle confiait à un professeur étranger incontes-lablemcnt dévoué, qui ne manquait pas de métier.Des critiques, non pas publiquement mais privément, ce qui prouve qu'ils ne sont pas inspirés par la malveillance et l’animosité, lui reprochenl do n’avoir pas tenu assez compte des réalités ci des possibilités canadiennes, ou, en d’autres termes, de n’avoir pas été lissez exactement au courant du marché local et, secondement, de ne s’être point assez préoccupé de créer la demande en présentant, ou en faisant présenter par ses élèves, des travaux qui avaient chance de prendre.En outre, tapissier-décorateur de profession, il aurait eu le tort que l’on reproche assez fréquemment aux spécialistes et qui osl de ne rien voir en dehors de leur spécialité.Les hostilités venues, il dut partir regretté des nom- breuses relations qu’il s’était créées a Montréal.La guerre avait enlevé son professeur à l’Ecole ; elle lui enleva aussi quelques-uns de ses élèves ; i elle détourna, au surplus, l'attention | generale de tous les arts pour l'oe- ! cuper de préoccupations nouvelles.: Il e.ït rare que des oeuvres à peine assises puissent traverser des heu-res de fièvre et de crises nationales, et, a plus forte raison, universelles.11 leur faut comme aux plantes naissantes la sérénité des temps câlines.Son directeur-fondateur rappelé en L rance, l’Ecole trouva cependant un autre professeur, mais d’e-loves.elle en recruta de moins en moins.De ce fait déplorable, il serait injuste d’accuser l’incapacité un professeur, puisqu’on l’a réclame a I Ecole d’enseignement supérieur.U existe, en effet, une section des arts décoratifs pour les jeunes filles, nous nous gardons bien de 1 oublier, mais elle sera toujours insuffisante à la demande totale puisque certaines branches de cet art ne sont qu’exceptionnelle-ment exploitées par des femmes.Un jour, on annonça que l’Ecole, au service di' laquelle le dévoué secrétaire de l'université Laval avait mis pourtant les ressources de son talent de propagandiste, reinisait ses chevalets, ses pochoirs cl scs lutrins faute d’élèves.C'était grand dommage, et ceux qui voyaient dans ce nouveau débouché non seulement une occasion de conquérir l’im des aspects de celle supériorité intellectuelle vers laquelle nous devons tendre, mais encore une saignée opportune pratiquée dans les autres artères des carrières libérales congestionnées, un moyen de solutionner partiellement là crise de l’après-guerre, un nouvel argument à la campagne salutaire de r'nchctez chez nous", déplorèrent impuissants, cet écroulement rapide et qui paraissait définitif.Il ne l’était pas cependant.Ces jours derniers, on pouvait lire dans les journaux un avis portant que l’école des arts décoratifs s’ouvrirait le 19 novembre à Polytechnique.Elle s’est ouverte et fermée le même jour! Le nombre des élèves à se présenter a été d’un.Cependant, le professeur qui s’était chargé du cours — il a évidemment le feu sacré des apôtres — était disposé à le continuer.La corporation de l’Ecole — son attitude paraît de prime abord assez plausible — en a jugé autrement.L’Ecole est donc fermée, et l’espoir parait pour longtemps évanoui de la voir s’ouvrir.Nous ne pouvons que regretter le fait, mais il nous semble qu’il ne faudrait pas s’en tenir là.L’année scolaire est déjà for! entamée; à la désorganisation conséquente de la guerre est venu s’ajouter le retard de la quarantaine.La renaissance de l’école s’inaugurait donc mal.Elle avait été, sauf erreur, insuffisamment annoncée ; le public ignorait l’existence de l’Ecole; le petit nombre de nos lecteurs savait: seulement par un précédent article qu’elle était fermée.Dieu nous garde de toucher des problèmes que nous n’avons d’autre titre à traiter que notre bonne volonté d’aider à leur solution dans la petite mesure de notre possible! La corjioration de Polytechnique sait mieux que quiconque les risques qu’elle peut et doit prendre.Mais il ne nous parait pas déplacé de lui suggérer une nouvelle tentative, lors de la réouverture de l’année universitaire, après une campagne intensive de publicité, faite, si besoin en est.par des spécialistes, auxquels, on en peut être sûr, les journaux qui ont à coeur le succès de celte conquête de la supériorité intellectuelle, ouvriraient largement leurs colonnes.Il nous semble que l’aventure mérite d’être tentée.* * » L’école des arts décoratifs devrait, semble-t-il, être attachée à l’Ecole Polytechnique.Nous pouvons nous tromper, mais nous serions en ce cas do compagnie avec un architecte qui nous déclarait fout récemment: “Transportés à l’Ecole technique, comme il en a déjà été question, les arts décoratifs dégénéreraient en métier et ne ré-pondraient plus au besoin réel qui a inspiré la fondation de ce cours.Les élèves qui se dirigent vers l’Ecole technique n’ont pas, d’ordinaire, la formation intellectuelle exigible d’un candidat à i;Ecole des arts décoratifs.En.outre, la sélection s’opère tout naturellement à l’Ecole Polytechnique parmi les élèves, insuffisamment doués pour les sciences, mais qui ont du goût poulies choses d’art.Ces fourvoyés ont là tout près, (quand elle est ouverte) la voie qui leur convient et les guides pour les y mettre avec le plus de chance d’être écoutés.Quant à l’avenir qui attend les artistes-décorateurs au sortir d’un enseignement sérieux, pratique, adapté au besoin du public, ils sont trop nombreux pour que je puisse vous les énumérer de mémoire.Les architectes les désirent, qu’ils débarrasseraient de l’exécution de certains motifs de modelage qui ne sont pas de leur ressort, comme de l’exécution de décorations murales ; le dessin industriel de catalogues et de couvertures, l’enluminure des publications de luxe, les sollicitent ; l’agencement des étalages des grands magasins, les reclame”.Notre interlocuteur disait-il vrai?Il donnait, en lout cas, des précisions que nous ne pouvons rapporter ici.Si l’Ecole, pour des raisons qui sont ignorées des profanes ne peut être ouverte à 'Polytechnique, il vaudrait mieux encore, à notre avis, qu’elle fut transportée à l’Ecole technique que de n’en pas avoir du tout.Mais on ne devrait, après avoir pour la seconde fois fermé ses por-tes, n’y mettre les scellés qu’auprès s’être bien convaincu qu’il est impossible de les rouvrir.Louis DUPIRE.PILLET DU SOIR LA RÉPONSE La seance ne doit s’ouvrir que dans deux heures; et déjà ils arrivent par groupes nombreux, réclamant avec instance Couverture des portes pour se procurer "des bonnes places”.Ce ne son! pas des po-liticailleiirs de haut ou de bas étages lancés qui à l’escalade d’un fauteuil de ministre, qui à l’assaut d’un rond-de-cuir.Non, leur figure franche le proclame pour eux, ce sont de simplcThonnctrs gens.Avec les minutes qui s'écoulent le flot grandit.Iles femmes, des hommes, des prêtres ù la robe noire, d'autres à la robe blanche, des jeunes, des moins jeunes et des vieux, montent sans cesse en rangs serrés pour s'emparer d’un siège bien placé afin, entend-on murmurer, “de ne rien perdre du régal’*.C’est une Véritable armée en branle ; armée pacifique et sereine, paisible et fière, comme on les voudrait lotîtes voir.Un pen d’impnlicncr se manifeste.Les retardataires se pressent en hâte pour obtenir le magique petit carton qui leur donnera accès éi la fêle : derniers venus, ils veulent être 1rs premiers.Ce sont des professionnels et des commis, des professeurs rl des commerçants, des financiers et des ouvriers, des pa trous et des employés, tout un peuple animé d’une, même pensée, allant vers un même but.Des centaines, des centaines et des centaines encore défilent ; In salle est comble rl toujours la fonte arrive.Enfin l’heure impatiemment désirée nient et du silence de l’ntftntc monte tout à coup une formidable explosion d’enthousiasme.Mais que se passe-t-il donc?Pourquoi cette foule?Pourquoi cet em-presseifient?Pour qui ces applaudissements frénétiques ?Pourquoi cette joie?Pourquoi ces gens honorables, honorés, si sérieux et si calmes il y a un instant, se livrent-ils à une aussi éclatante manifestation?Ch! pour peu de chose : tout simplement pour saluer “un traître.Max SOREL.Chronique d’Ottawa LA CONFERENCE INTERPROVINCIALE Ottawa, 21 novembre.La conférence interprovinciale a continué scs travaux aujourd’hui, et les a avancés sur deux points principaux, c’est-à-dire que l’on a remis au cabinet fédérbl un mémoire du point de vue commun des provinces de l’est, Ontario, Québec, Nouvelle-Ecosse, Nouveau-Brunswick, lie du Prince-Edouard et de la Colombie,qm sont d’accord à demander une augmentation de subsides en compensation de l’octroi en terres et ressources naturelles que se trouvent recevoir les provinces des Prairies.C’est en somme un arrangement de famille, auquel le pouvoir central pourra difficilement s’exempter de souscrire, et comme on l’avait prévu, tout le inonde sera content, même s’il n’a pas été besoin, de recourir, comme on l’eût sans doute fait, il y a une couple de mois, à l’argument “win-the-war” pour mettre les parties contractantes en accord au moins apparent.La seconde partie de la séance a été employée h entendre MM.Calder et Meighen exposer chacun leur partie du plan de colonisation et d’aide financière qu’ils réservent aux soldats voulant devenir agriculteurs.On assure que M.Calder a fait tout un discours, de sorte qu’on peut dire qu’il a fait ses débuts du Parlement dans la salle du Sénat, n’ayant à peu près pas ouvert la bouche encore aux Communes.Il a expliqué aujourd’hui par quel système il espère intéresser le soldat à l’agriculture : les provinces lui prêteront des fonds qu’elles auront en partie reçus du fédéral, et avec lesquels il fera l’acquisition de terres choisies surtout parmi celles aujourd’hui abandonnées de leurs propriétaires.On sait que ces terres “orphelines” sont en grand nombre dans toute l’étendue des prairies et ne manqnenl pas du reste de nuire aux autres, par la distance qu’elles mettent entre chaque homestead habité.A ce propos, il se pose une autre question dont il ne paraît pas avoir été question devant les premiers ministres: cel'e de la construction de maisons pour le fermiers normalement établis sur leurs terres.Autrement dit, l’Ouest va-t-il assister au spectacle de jolies résidences s’élevant au profit des nouveaux arrivés, tandis que les fermiers établis de longue date, mais ne s’étant pas enrichis au point de se loger confortablement, devront continuer de souffrir et ne recevoir aucune aide pour améliorer leur sort?La prairie présenterait alors un aspect alterné de masures et de coquettes villas qui symboliseraient mal l’égalité démocratique dont les gens de l’Ouest se targuent encore plus volontiers que nous de l’Orient.El c’est une préoccupation que nous n’inventons pas, car un député de la Saskatchewan, M.Cowan, l’a soulevée ces jours derniers dans une assemblée tenue dans la région de Regina, croyons-nous.11 y voit non seulement le confort de la famille du cultivateur courageux de ces vastes prairies étendues, mais encore un moyen pour l’Etat d’aider à la colonisation et au développement de l’agriculture tout en donnant du travail.L’Etat consentant un prêt au fermier pour fins dt construction, se trouve en même temps employer ceux qui en manqueront dans le voisinage des constructions ainsi mises en marche, et le problème du chômage sera soulagé d’autant; la maison une fois élevée, ce sera tant mieux pour ceux qui l’habiteront, tandis que les revenus de la ferme suffiront facilement à acquitter les charges d’intérêt et d’amortissement.Il ne devrait pas y avoir que l’Ouest à bénéficier d’une pareille législation, et par ailleurs il serait peu logique de voir nos industries s’évertuer à obtenir des commandes de reconstruction de logis en Europe tandis que nos propres ruraux souffrent du même mal, sans recevoir de soulagement.Actuellement.le cultivateur de la province de Québec désireux de construire une maison pour abriter sa famille ne trouve à emprunter qu’à des taux relativement élevés, vu l’absence de crédit agricole organisé; l’occasion ne serait-elle pas bonne de combler cette grosse lacune ?* # * M.Meighen a parlé à son tour au point de vue du fonctionnement des crédits accordés aux nouveaux fermiers.On leur fera tout d’abord un premier prêt allant jusqu’à quinze cents piastres pour les eoimnence-ments de l’exploitation et ta création du logis des gens et des bêtes; en passant, le projet Cowan mentionne aussi les granges, car on sait que dans la presque totalité des provinces de l’Ouest, bêtes à cornés, chevaux et moutons hivernent au grand nii*.se contentant forcément de se mettre à l’abri des grosses meules de foin ou de paille entassées à l'automne par le fermier.Cet état de choses ne peut durer, scion M.Cowan, mais M.Meighen ne semble pas s’en être inquiété.Il porte le total des prêts individuels à $2,500 en tout, et l’on compte que le nouveau Cincin-natus en aura assez alors pour grandir et prospérer.C'est le bonheur que lui souhaite en tout cas le gouvernement.il est à remarquer qu’il de terres présentement détenues par des particuliers qui ne les habitent ni ne les cultivent.Or, se pose ici une question qui rappelle celle de l’achat du C.N.R., à la dernière session.Il nous semble que M.Cahill, de Pontiae, par exemple, va être porté à se demander: “Le pays va fournir des fonds pour acheter des terres appartenant a des particuliers; or, qui sont ces particuliers?” Officiellement, il ne peut y avoir d’autre réponse que celle de l’ignorance; le nombre est légion des citoyens de l’est du Canada possédant des terrains ou des fermes dans l’Ouest ; chacun d’eux court sa chance de trouver un acheteur au hasard des visiteurs.Mais cela c’est le hasard, et les propriétaires avisés ont l’habitude reconnue de ne rien laisser au hasard, s’ils peuvent faire autrement.Le pays est-il assuré de quelque façon que tout se passera comme dans un honnête tirage au sort, et avec les plus complètes précautions en faveur de l’acheteur, ou la centralisation des acquisitions au bénéfice de tel groupe de propriétaires absents mais bien “organisés” pour recueillir la manne tombant ainsi des hauteurs officielles?C’est peut-être s’inquiéter à tort, mais pour qui sait à quelles exploitations petites et grandes les terres de l’Ouest ont servi dans le passé, au détriment des immigrants et de l’immigration, et au grand avantage de détenteurs connus ou cachés de vastes étendues de la libre terre canadienne, il est difficile de ne pas se demander quel est cette fois le groupe qui prépare discrètement ses appeaux et quelle moisson de nouveaux riches va sortir de cette phase de la misère du pays.Il serait intéressant de publier les noms des acheteurs et des vendeurs de ces propriétés, et nul doute qu’un bon compilateur de statistiques n’y trouverait des répétitions des mêmes noms qui lui en apprendraient long, ainsi qu’au public, sur ce qui se cache souvent derrière de banales entrées dans le livre des homesteads.Nous n’avons rien négligé pour protéger le soldat dans les tranchées d’Europe, et il serait malheureux que ce fût pour le laisser exposé à cent mésaventures sur le sol apparemment sans danger de la prairie.M.Meighen a annoncé la création à peu près assurée d’un bureau d’assistance sociale ayant pour mission Je bien-être des nouvelles colonies, ce qui comprend l’instruction des aubains dans les langues et les lois du pays, si l’on en croit la rumeur.Nous n’espérpus pas, cependant, lions prises à la Caisse Populaire et eu égard aux conditions dans lesquelles les prêts sont consentis, le risque des prêts sur billets est à peu près nul.' Je pourrais citer ici l’exemple d’un grand nombre de caisses qui ont fait des centaines de prêts sur billets sans aucune perte : la Caisse Populaire de Lévis, par exemple, a fait à elle seule plus de neuf mille prêts sur billets, sans caution, et sans un sou de perte.Mais je préfère indiquer les motifs et donner les raisons qui prouvent et démontrent que les prêts sur billets consentis à la Caisse Populaire offrent toutes les garanties désirables.L’emprunteur doit d’abord adresser sa demande de prêt au gérant qui la transmet à la commission de crédit, et indiquer dans sa demande l’objet de son prêt.La commission de crédit après avoir examiné la demande de prêt, décide avant toute autre chose si cette demande est ou non dans l’intérêt bien entendu de l’emprunteur.Dans le cas où le jugement est favorable, les membres de la commission de crédit, avant de consentir le prêt, doivent s’assurer, au besoin par une enquête discrète, des garanties de moralité et de solvabilité de l’emprunteur; ils peuvent même exiger de celui-ci une ou plusieurs cautions; plus que cela le prêt ne peut être accordé sans le consentement unanime des membres présents de la commission de crédit.4.Le comité de surveillance surveille chacune des décisions de la commission de crédit, et, en cas de violation des prescriptions statutaires, il a le droit de suspendre de leurs fonctions les commissaires de crédit et de les citer devant l’assemblée générale des sociétaires qu’il peut et doit convoquer à cette ftu.Donc, les risques d’une perte possible occasionnée par les prêts sont réduits au minimum.Ajoutons que si, par suite d’une malchance, une perte se produisait, les sociétaires n’en subiraient aucun dommage, car les fonds de réserve et de prévoyance dont l’objet est de protéger les, parts sociales pourraient amplement couvrir cette perte.Iæs garanties de la Caisse Populaire, on le voit, sont de premier ordre.Leur valeur est d’autant plus appréciable qu’elles découlent du mécanisme même de la Caisse que les dênx* îaivgues’officielles di Populaire.U-s statuts de celle-ci pays seront mises à la portée desjy11*' éw realges dè lelte façon que groupes russes, autrichiens, aile mnnds, etc., qui* parsèment l’ouest.Nous ne croyons même pas qu’il en ait été question à la conférence interprovinciale.bien que, meilleure occasion de s’expliquer à fond ne se retrouvera sans doute pas de sitôt.Nos hommes politiques considèrent apparemment que le sol el les produits qu’il recèle ou qu’il peut produire importent puis que la survivance de la langue des fondateurs du pays; pourtant, s’ils se fussent entendus à ce propos comme sur les autres, l’histoire eût inscrit le titre d’hommes d’Etat à la suite de chacun de leurs noms; c’est une occasion manquée.On peut le regretter sans en être trop surpris.leur simple application réunit toutes les conditions que commande la prudence d’une œuvre pleinement sociale.Lord Grey, l’ancien gouverneur général du Canada, qui avait au moins le mérite d’être un bon financier et un économiste distingué, lord Grey, après une étude approfondie des statuts de la Caisse Populaire, disait : “ C’est une œuvre de sagesse consommée.” Abbé Edmour Hébert.Ernest SILODEAU.LACAISSEPOPULAIRE SES GARANTIES Quelles sont les garanties de la Caisse Populaire?La Caisse Populaire offre toutes les garanties désirables, elle offre même à, certains égards plus de garanties que toute autre institution financière.En voici les principales raisons : 1.La Caisse Populaire ne peut faire aucune spéculation de bourse ou opération aléatoire quelconque, elle ne peut même donner aucune ouverture de crédit commercial ou industriel, à moins que cette ouverture de crédit ne soit garantie par une hypothèque et qu’elle ne dépasse pas les trois-cinquièmes de la valeur municipale de cette hypothèque.La Caisse Populaire so trouve ainsi à l’abri dos pertes occasionnées par les fluctuations du commerce et de l’industrie.C’est là une précieuse garantie : les sociétés financières qui donnent le crédit commercial ou industriel en savent quelque chose.2.Le gérant de la Caisse Populaire ne peut rien de son propre chef; il est sous la surveillance immédiate du conseil d’administration pour tout ce qui regarde les dépenses, et sous la surveillance directe de la commission do crédit pour tout ce qui touche aux prêts, il est donc mis dans l’impossibilité, s’il est honnête, de commettre un acte d’imprudence.Ajoutons qu’il doit céder une police d’assurance comme garantie de la fidèle exécution de ses devoirs.3.Ives prêts consentis à la Caisse rentrent dans l’une ou l’autre dos trois catégories suivantes : prêts aux corporations civiles ou religieuses, prêts sur hypothèques et prêts sur billets.Los prêts de la première catégorie offrant une garantie de première valeur, il n’est point besoin d’y insister.Les prêts sur hypothèques ne présentent également aucun danger parce que ces prêts ne dépassent jamais les trois-cinquiômos de la valeur municipale en temps normal.Il reste les prêts sur billets.Ceux-ci évidemment exposent à plus de risques, BLOC - NOTES s’agit surtout dans cct arrangement et cependant, grâce aux préeau La vérité Plusieurs journaux de Toronto et d’ailleurs ont publié ces jours-ci des dépêches d’Ottawa indiquant que le Québec a donné, sous le régime de la loi du service militaire obligatoire, un quart des conscrits mis sous les armes.“Les statistiques complètes mettent le Québec en meilleure posture qu’on ne pensait tout d’abord”, dit une feuille ministérielle.Et voilà! Pendant des mois et des mois, le Globe, le Mail, le News et.plus loin de nous, la Mani-tàba Free Press, ont écrit à tout projjos et hors de propos que le Québec se dérobait à la loi militai re.Tout cela, c’était du mensonge.Les statistiques devaient être alors à peu près ce qu’elles sont aujourd’hui, ou on les avait tripatouillées dans le temps pour monter l’opinion contre Je Québec.En tout cas, la vérité se fait, le Québec est en meilleure posture et nos calomniateurs auront l’air piteux.Pense-t-on qu’ils feront des excuses aux gens du Québec, “these Frenchies”, comme on les appelle avec dédain dans les milieux où l’on ment si bien à notre endroit?Ils n'en feront rien.Et il faut s’attendre à tout cela.Ces gazettes, néanmoins, continueront de nous parler avec onction du “Rritish Fair Play” qu’elles ne pratiquent jamais, dès qu’il s'agit du Québec.Vos papiers Les jeunes gens d'âge militaire feraient bien de ne pas mettre tout de suite au rancart leurs papiers d’exemption ou les documents qui démontrent comme quoi ils sont en règle avec l’autorité militaire.A supposer même que la police fédérale et les piquets de soldats nous laissent tranquilles, dans les rues, ou en disparaissent même, il reste qu’on parle couramment de sévir d'une façon quelconque contre les déserteurs et les insoumis.Or on sait que, jusqu’ici, avec les boule versements qu’il y a eu dans nos lois, l’individu accusé d’avoir désobéi à l’Etat doit faire la preuve de son innocence.Comment y arrive-ru-t-il facilement, dans le cas qui nous occupe, s’il n’a tout de suite sous la main des documents d’un caractère officiel irréfutable?Gardons nos papiers, porlons-les même sur nous, la prudence la plus élémentaire le conseille.Tant que le ministère n’aura pas rrffieielk'ment proclamé l’état de paix nous ne sommes jamais certains d’échapper aux ennuis que nous nvoiu connus depuis quelques mois.Foresttiers catholiques Le Droit d’hier porte à la con-' naissance du public une déclaration significative des Forestiers Catholiques, par rapport à la langue française.A un médecin canadien-français examinateur pour le compé te de cette association, et qui lui écrivait pour avoir des formules d’examen en français, — Tordre! compte une vingtaine de mille sociétaires de notre langue, — le su-! rintendant médical des Forestiers,! un docteur Smyth, a répondu ces jours-ci: “IVe do not accept blanks made out in French and so supply, will be the English blanks”.Le Droit ajoute : "Si un Canadien-français veut entrer dans cette société, il doit consentir à voir sa langue méconnue.Des compagnies! d’assurances neutres comme la Metropolitan, la New-York Life, la1 Sun Life, la Prudential et le restej traitent leurs ’ clients canadiens-j français avec plus d’égards”.Et c’est exact.Même les Amis Choisis, —les Chosen Friends,— ordre neutre ontarien qui travaille à pénétrer chez les Canadiens-français et dont un des principaux chefs est Je notoirement fanatique docteur Edwards, député de Frontenac.(Ontario) — n’affiche pas autant le dédain du français que le Catholic Order of Foresters.Aussi des Canadiens-français en vedette, membres de cet ordre, saisis de la question,,-sont-ils à réclamer leurs droits et feront-ils valoir leur cause auprès du conseil suprême des Forestiers Catholiques.Cet ordre s’imagine-t-il se faire une belle réclame chez les Canadiens-français en traitant ainsi leur langue?Le plus étonnant) de tout, c’est que, tout probablement le docteur Smyth sera renversé de voir tant de bruit autour de sa lettre et ne se doutera même pas du tout de l’inconvenance qu’il a commise.A la conférence de la^iaix Un câble de Londres à la Gazette de ce matin se termine ainsi: “On suggère que le premier ministre du Canada, M.Borden, soit un des délégués anglais C'British”) à la conférence de paix.Mais cela pourrait froisser les autres dominions qui ne seraient pas représentés; de sorte qu'il se pourrait qu’on demandât à tous les dominions de s’unir pour choisir un seul représentant' pour tous ; il est encore possible que tous forment un comité qui se tiendrait en contact, pour consultation, avec les représentants anglais”.En deux mots, il n’est pas du toüt certain que M.Bord en assiste à la grande conférence de Versailles.Ou, s’il y va, il représentera, avec d’autres, le Royaume-Uni, — non .pas le Canada, — ou bien les colonies attendront dans le couloir qu'on les consulte en aparté, ou enfin, si elles réussissent à faire admettre quelqu’un à la véritable conférence, il sera Je délégué de tous les Dominions, non pas celui d’un seul.Ce qui ajoute à l’intérêt de tout cela, c’est que M.Borden ne reviendra pas au pays avant mars 1919.D’ici là, ce sera à M.White de faire ses preuves, comme premier ministre.Rien que cent millions M nous faudra verser au moins rent millions de plus par année au fisc fédéral, en impôts de tout genre, pour combler le déficit créé par notre dette publique démesurément enflée, depuis 1914, et suffire au paiement des charges fixes que nous imposeront désormais les pensions militaires, les dépenses de la démobilisation et le reste, télégraphie aujourd’hui Ottawa.Cent millions, cela fera de $9 à $10 de plus par tète, pour chaque contribuable canadien.Le père ch- famille qui a six ou sept enfants paiera donc l’an prochain de 855 à $7(1 de plus en taxes fédérales qu’il n’a payé jusqu’ici.Cela n’aidera pas précisément à dégrever son budget domestique.Résultats Un magistrat montréalais de langue anglaise traitait les cultivateurs québécois de paresseux, le printemps dernier, alors qu’il présidait un tri-bunal d’appels militaires.Nos cultivateurs lui ont répondu comme il fallait qu’ils le fissent.Us ont augmenté d’un tiers la superficie de terres à blé de la province, de cen t pour cent la superficie de terres semées en fèves, ils ont accru de cent pour cent la superficie de leurs potagers et ajouté de 30 à 40 pour cent à celle de leurs terres semées en céréales.La propor'ion d’accroissement de leurs troupeaux de vaches laitières a été de 2.8 pour cent, celle des troupeaux de porcs, de 40 pour cent, et tout le reste est à l'avenant.Avant de traiter nos gens de paresseux, ce magistrat montréalais eût bien fait d’aller passer quelques semaines avec eux à la campagne.Il eût peut-être trouvé cela plus dur que de juger les conscrits ; et il eût appris un tas de choses qu'il ignorait, — et qu’il doit ignorer encore, puisque la suffisance est mauvais préceptrice.G.P.LA CROIX ROUGE CANADIENNE La campagne de souscriptions à la Croix Bouge canadienne se termine ce soir.Cela n'empêchera cependant pas l'oeuvre de continuer de recevoir la contribution de ceux (pii peuvent avoir omis de la verser aujourd’hui.1 Nous encourageons les retarda-! talres à adresser leur obole à M.Tancrèdc Bienvenu, gérant-général de la Banque Provinciale, chargé dei percevoir les souscriptions ' de langue française, pour ‘ de Montréal. LETTRES AU “DEVOIR" Noua il* publions .r^B Eg JOS.P.A.TURENNE Notaire 483 LAGAUCHETIERE EST Tél.Est 7813.Montréal —-.v„,„v, „ Dépositaire du greffe de Aledard Prix spécial pour les voyageurs d* Perrault.| commerce, ,$3.00 par jour.! mkcîukmentn de comptes Leblond de Brumafb Vor J» , ! à 61, 70 1-2, i à 80, 5 à Stopl Co.of Can.1 il «1, à à fil.Action» de priorité ( an.Steamship.10 à 76 1-2.Can.Loco.5 à 87.Dorn.Iron.2à à 01, 25 n 91, 10 à 94.Howard Smith l'apcr Mills.5 à 80, 10 à 80.Ogilvlr.1 à 107, 1 à 107.Penmans.10 à 85 1-1, 10 à 85 î-4.Provincial Paper.50 à 82, 15 i\ 82.Woods Mfg.O».Ltd (Smart-Woods Ltd).90 à (Sfi, 10 à S, 50 à 80, 50 à 8fi.Bons Cednrs Rapids.$5000 à 87 1-1 Can.Cottons.>1000 0 89, $2000 il 80.Emprunts de guerre Dominion 1997.$5000 à 05 1-2 enregistré, *20(1 fi 9 i 1-1, L'100 à 95 1-4, 5 x 8100 à 95 1-4, *100 à 95 1-1, $100 a 95 1-4.BatlQUc* Commerce.1 à 185 1-2, Merchants.2 à 167.Nova Scotia, 2 à 218, 5 à 248.Royal.10 à 208.Hors cote Laurentide Power.10 à 60.LA LIVRE*STERLING (cars fourni* i ait, courtier*.Ko».95 »¦( 97.Montréal MM.nrone.a *t tm S.mt-Fr.nçul.-S.-.i.r, Quand voua ackotaz du Thé Litton, voua rachetez de la firme crut le cultive.•i NOUVELLE EMISSION CINQ ANS\ 6% Poeaesaew d’une des plut belle* et dea plut gratndea plantations de Ceylon, air Thomas Lipton cultive, mélange et empaquette son thé.Chaque paquet porte une garantie personnelle de qualité et de pesanteur signée par sir Thomas Lipton lui-même.300 ¦i pas une autre firme ne garantit auasi délicieux que celui que vous livre de Lipton.tasses de tvez dans S’il faut en croire les avis télégraphiques reçus de New-York, le gouvernement américain a acheté, la semaine dernière, 1,415,500 barils de farine, à des prix variant de $9.75 à $10.75 le baril, à Baltimore.Ces achats, additionnés à ceux de lu huitaine précédente, portent à environ 3 millions de barils les achats de ce produit effectués par le gouvernement des Etats-Unis, fait qui modifie sensiblement la récente situation du marché de la farine.Les offres des moulins sont notablement réduites, disent les dépêches toujours, à tel point que quelques-unes des meuneries se sont complètement mises à l’écart du marché, jusqu’au jour où les.commandes du gouvernement seront exécutées.Sur notre place, il y a peu de changements à indiquer.Le train-train des affaires n’est troublé par aucun événement mémorable et les prix demeurent d’uno grande fermeté.Nous colons : FARINE-TYPE— .¦ neo à boru (f.o.b.) .cm.- réal.’.$11.25 Livrable au moulin.$11.35 En lots fractionnés et aux épi ci ers.$11.45 Farine d’avoine.$11.70 Farine d’orge.$10.00 Farine de mais blanche.$9.80 Farine d’orge.$10.00 Farine de maïs mélangé .$ 9.20 Farine de seigle, les cent livres.$11.56 à RI2.00 Farine Graham.$11.3(1 à $11.50 OEUFS— Les arrivages d’oeufs ressortent à 1.535 caisses, comparativement à 500 pour le même jour de la semaine dernière et 273 pour la ide correspondante de l’an pas- rs strictement frais, de premier choix .65 à 70s Oeufs de choix.50 à 54s Oeufs entreposés, de choix 53s ; Oeufs No 1.50s j BEURRE— [.es arrivages de beurre se prèsen- ] tent à 865 colis, contre 4,068 poulie même jour de la semaine dernière et 1,249 pour la journée corres-re et 162 pour la journée correspondante de Tannée dernière.)è bi'UrrêrrP, pasted- ‘ ' " risé.50jâ ' " De beurrerie, de premier choix .491ous la livre.NOTA.— Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à Montréal, à moins que quelque chose n’indique le contraire.a a à 45s a LES COMPENSATIONS ELLES S’ETAB LISSENT, DANS 18 DES PRlNClPAt'X CENTRES CANADIENS, EN PLUS-VALUE DE 58 MILLIONS ET DEMI.Les compensations des banques de 18 des principaux centres canadiens, pour la huitaine expirée hier, se totalisent $326,026,113, en augmentation de $58,476,589 sur la période correspondante de l’année dernière.Les compensations des villes de l’Est du pays se chiffrent par 226 millions de dollars, présentant une progression de 61 millions, tandis que les villes de l’Ouest voient les compensations de leurs banques monter à 99 ’millions el faisant de la , .i sorte ressortir uite moi ns-value de 3 nee correspondante de la semaine I mqjjons passée et avec 8,650 pour le même (]’est Halifax qui présente la plus importante plus-value proportionnelle, soit 96 p.c.Viennent ensuite Ot- 42s payés,.465(4 46s 45s LA COTE NEW- YORKAISE La maison “Bryant, Dunn & Co.” nous communique la note (tue voici, en date du 21 novembre 1918 : La tenue du marché aujourd’hui, fut assez singulière: d’une part, il y eut irrégularité de certaines valeurs avec toutefois nuance de fermeté ; tandis (pie par ailleurs plusieurs catégories subirent de nouveaux reculs.Les opérations de couverture du “U.S.Steel” en portèrent le cours à 102 1-8.Il semble que l’avance devrait se continuer encore quelques jours.“Bethlehem Steel B” bénéficia également d’une avance de quelques points, résultante de la hâte des baissiers à se couvrir: ceux-ci, à la perspective de la date prochaine du dividende sont loin d’etre tout à leur aise.Dans le groupe des matériels, “Railway Steel Springs”, ainsi que “Baldwin” furent fermés et il était rumeur à "Wall Street” que des événements favorables à ces deux compagnies devaient bientôt se produire.il esl possible que les directeurs du “Ry.Steel Springs” à leur assemblée du 25 novembre augmenteront le dividende sur l’action ordinaire.Les recettes de la compagnie pour l’année 1918 ressortent à $32 de Faction : elles sont donc équivalentes à celles de l’exercice 1917.Quant” aux Spécialités.“Ait).Can.Ain.Linseed, Distillers” et “Kelly Springfield” jouirent de quelque activité.Vers la fin de la séance une nouvelle réaction secoua Faction privilégiée “Marine” par suite du rapport venant de Washington à l’effet (pie le gouvernement s’opposait à la vente des navires.De nombreux ordres d’arrêt furent alors exécutés.Pour le moment, l’horizon de la Bourse est un peu obscurci.» La “ Strathcona Compagnie d’Assurance-Incendie (Edifice Versailles) 90 rue St-Jacques, Montréal Cette compagnie essentiellement canadienne-française a été organisée en 1908, avec une charte provinciale, et opère dans la province de Québec seulement.Capital autorisé.$500,000 Capital souscrit.300,000 Capital payé.100,000 DEPOT COMPLET AU GOUVERNEMENT Cette compagnie n’est pas contrôlée par la “Canadian Fire Underwriters’ Association” quant à ses taux.A.-A.Mondou, N.P., Président et Gérant général.Tel.Bell Main 2181-2182.Marchand, Sec-Trés.GUÉRISSEZ La GRIPPE ESPAGNOLE Employez pour cela le remède logique “TAROL” au Goudron (antiseptique puissant des muqueuses respiratoires) à l’HUILE DE FOIE DE MORUE (adoucissant et reconstituant du poumon et de tout le système) et autres spécifiques des RHUMES, TOUX, BRONCHITES et AFFECTIONS PULMONAIRES.En Vente Partout.DR.ED MORIN & CIE., LimiH>e, QUEBEC, Can.ioiir d’il y a un an.La commission impériale d’achat du fromage paye les prix suivants: t-romage Fromage Fromage 2os 24s Vi 24s Cours du York el ;i 1918) : change sterling, à New-Montréal (22 novembre F,ivre slcrling à N.Y.à Mont.172.75 481.00 475.75 484,00 176.50 184.75 iif'w-vorknis sur 23-32 de Papier n 60 jours 1 (1,, à demande.¦ • Par câble sous-mari n .Cours du cnnnge la place mon!réalaist prime.Le franc (N.-Y.), 545 7-8.Taux d'escompte, à Londres, 3 3-8 pour cent.Taux d'escompte de la Banque d’Angleterre, 5 pour cent.ARTHUR HKITNEAt).Membre, Bouni» «!• Montréal ERUNEAU & DUPUIS COURTIEH» Uarrau il» Mantréul, 87 ET 1784 Cansoncttu (Juntuor Klonzaley 74570 rol,«> modi.
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