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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 29 novembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-11-29, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 281 MONTREAL, VENDREDI 29 NOVEMBRE 191?DEUX SOUS LE NUMERO J* Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE .8 00 Édition hebdomadaire CANADA.82 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL.TÉLÉPHONES t ADMINISTRATION: RÉDACTION: - Main 7461 Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! - t 4- *i— LES ELECTIONS ANGLAISES La révolution sociale—Le problème irlandais Si l'on en peut croire les quelques rares dépêches qui nous arrivent d’Angleterre, la victoire électorale du cabinet de coalition serait chose assurée.Lloyd George dispose en fait de tout le mécanisme et de la puissance du parti unioniste, en même temps que de certains éléments libéraux et travaillistes.Son attitude sur le Home Rule, si elle l’éloigne davantage encore de certains de ses vieux amis, lui vaut, avec l’appui des unionistes d’Angleterre et d’Ecosse, celui des antinilome Rulers de l’Ulster.11 ne trouve en face de lui que les fragments désorganisés du vieux parti libéral et l’embryon d’organisation du parti travailliste.(Les Irlandais, nationalistes et sinn feiners, constituent un élément à part dont il sera question plus loin).Il semble évident que sa campagne est menée avec un art où l’on reconnaît la main des professionnels de l’élection.11 a eu du reste le grand avantage de choisir son heure, d’enrégimenter sous ses drapeaux la victoire militaire en même temps qu’il s’efforçait de désarmer les travaillistes en insistant sur le thème de la paix juste et durable.Une série d’opérations de presse avait préalablement rnis à la disposition de son groupe presque tout ce qui compte dans le journalisme anglais.Bref, sa victoire aux élections du 14 décembre ne semble guère faire de doute.Mais une élection ne dispose point des énormes problèmes économiques et sociaux qui se posent devant l’Angleterre d’après-guerre.(Le parti travailliste peut n’avoir pas le temps de faire une lutte électorale sérieuse, mais son programme subsiste avec l’état de choses: abus réels, griefs fondés ou non, aspirations vers plus de justice ou simples appétits qui font le succès de sa propagande.Et celle-ci no fera que s’accentuer après l’élection.On a vu, par une petite dépêche, que les travaillistes réclament la nationalisation, c’est-à-dire, l’appropriation par l’Etat des terres (et l’on sait ce que cela représente dans un pays de grande pro-prlété connue l’Angleterre), la nationalisation aussi des mines de la marine marchande, etc.lis veulent en fait modifier de fond en comble l’ordre sur lequel l’Angleterre vit depuis des siècles.Pour opérer ces transformations, pour réaliser certains projets supplémentaires, pour assurer aux soldats par exemple les indemnités qu’ils leur promettent, il faudra beaucoup d’argent.Cet argent, à qui le demander?A ceux qui en ont trop, répondent tranquillement les travaillistes.Quel que soit le résultat de l’élection du 14 décembre, il ne supprimera point cette propagande.Elle subsistera — avec quels résultats ?Il faudrait connaître à fond l’Angleterre pour le prédire avec quelque certitude, mais on se rappellera qu’un homme comme le cardinal Bourne a récemment averti le public anglais que de graves événements se préparent.On ne peut non plus prendre pour acquis que les théories bolché-vistes qui paraissent en train de faire le tour de l’Europe s'arrêteront aux bords de la Manche.Les idées et les passions circulent encore plus librement que les aéroplanes et les sous-marihs les plus perfectionnés.Lutte économique et sociale, c’est l’une des perspectives qu’aperçoivent derrière les élections ceux qui regardent un peu plus loin que la bataille des bulletins.Et c’est une perspective sur la gravité de laquelle les Anglais intelligents ne s’illusionnent pas.Laélectorale ne dissimule point davantage l’acuité: du séculaire problème que pose encore et toujours la question d’Irlande.Au point ~de vue électoral, ni l’un ni l’autre des grands partis ne fait entrer dans ses calculs Je résultat de la lutte en Irlande.A part les unionistes de l’Ulster, les députés irlandais, quels qu’ils soient, resteront en marge des autres partis.Si les nationalistes l’emportent, ils chercheront d’abojrd à tirer dç la situation le meilleur parti pour les intérêts de l’Irlande.11 est clair toutefois que les circonstances les rapprocheront beaucoup plus des libéraux et des travaillistes — encore qu’ils n’adoptent point le programme social de ceux-ci — que de la coalition.Si la •victoire, àu contraire, favorise les sinn feiners, les vainqueurs n’occu peront point les sièges conquis.Car, le parti qui, d’après les dépêches de source adverse, parait devoir enlever la très grande majorité des mandats parlementaires de l’Irlande offre celle particularité peu banale de se battre, non point pour occuper, mais pour vider les banquettes parlementaires.Pour les sinn feiners, les élections paraissent devoir être un simple moyen d’exprimer, aw&c le mécanisme même fourni par les autorités britanniques, la volonté d’indépendance du peuple irlandais.Comme leurs adversaires nationalistes, ils entendent en appeler à la conférence de la paix, mais alors que les nationalistes s’en tiennent à une large mesure d’autonomie, les sinn feiners demandent l’indépendance absolue.Us avaient projeté, parait-il, d’organiser en Irlande une sorte de plébiscite, afin de pouvoir produire à la conférence des docum ents qui leur permettraient de dire: L’Irlande, désire réellement son indépendance.L’élection leur offre le moyen de tenter, par un mécanisme déjà établi, de faire cette preuve.Autant qu’on en peut juger par les bribes d’information qui nous viennent de l’autre côté, leur plan est de faire élire le plus possible de députés sur le programme de l’indépendance, de réunir ces députés à Dublin, de les constituer en parlement distinct et de faire formuler par eux l'appel de l’Irlande à la conférence de la paix.Il y a quelque temps, certains nationalistes affirmaient que le Sinn fein était en baisse.On n’en peut naturellement rien savoir de ce côté-ci, mais les dépêches semblent s’accorder au contraire à prédire aux sinn feiners un grand succès électoral.D’après un télégramme de ce matin, les nationalistes eux-mêmes avoueraient leur défaite probable et il n’y aurait de différence, entre eux et leurs adversaires, que sur le chiffre de la majorité sinn fein.On va jusqu’à dire que Dillon (qui, d’après une autre dépêche, aurait pour adversaire de Valera, le chef du sinn fein) serait lui-même voué à la défaite, dans sa vieille circonscription de Mayo-est.Des nationalistes dissidents comme 'Willian O’Brien et Tim Healy, dont le nom est lié depuis trente et quarante ans à l’histoire de l’Irlande, sc retireraient de la lutte.Des partisans de Dillon, de moindre notoriété, chercheraient un refuge dans les circonscriptions ouvrières d’Angleterre où le suffrage des Irlandais compte le plus.L’un des facteurs de la victoire des sinn feiners, si elle se produit, sera probablement le fait (tue la très grande majorité de ses candidats, à commencer par leur chef, sont actuellement détenus dans les prisons d’Angleterre.Cette détention, sans procès, sans inculpation même, que les nationalistes les plus opposés aux sinn feiners dénoncent avec énergie, crée aux candidats prisonniers une auréole qui se mue facilement en g (lande influence électorale.De quelque côté qu’on les envisage et si importantes qu’elles soient en elles-mêmes, les élections du 14 décembre n’apparaissent donc qqe comme le prélude et l’annonce de luttes nouvelles.Orner HERQUX.Bolchevisme On vient de distribuer à Toronto, pnrait-il.vingt mille exemplaires d’une circulaire rédigée en anglais, où l’on fait appel aux soldats pour qu’ils se lèvent, saisissent ce qui leur appartient de droit et “marchent dans le sang jusqu’aux genoux, s’il le faut.” Cela sent son bolchevisme à plein nez.Le Qué- bec peut se féliciter de ce que le gros de sa population ait trop de bon sens pour prêter la moindre attention a pareille propagande si on veut l’entreprendre cher.nous.Sir Charles Fitzpatrick disait il y a peu de temps à Montréal que notre province forme un rempart contre la doctrine révolutionnaire.C’esl la vérité même, et qu’on ne saurait trop souligner.BILLET DU SOIR POUR LES ÉCUREUILS Après avoir vainement cherché un sujet de billet, je ne vois rien de mieux que de transcrire cette jolie lettre qu’un Frère franciscain m’adresse de son couvent, "Monsieur, “Vous allez croire que l’intention "de cette lettre est de vous exposer "ma détresse ; non, c’en est tout "au plus le motif secondaire."Je viens surtout vous parler de "bêtes,.pas de grosses, de pe-“tiies."Vous l’avez fréquemment insi-"nué : vous aimez les petites bêtes."Donc, je serai bien reçu."Mes protégées sont intelligentes, “gentilles, mais pauvres.Et vous "vendez des livres en masse, chan-"ceux! Naturellement, j’ai pensé à "vous tout de suite."Vous, monsieur, qui entendez, si "parfaitement le langage des hiron-"delles ; vous qui avez compassion "des moineaux ; vous qui pleurez "une simple chatte depuis plus de."soixante mois; (soixante-treize et “demi, exactement) vous qui_______ "etc., etc."Le soir approche, il neige au "dehors, mais davantage dans mon “coeur.Mais trêve de sentiments."Monsieur,' aimeriez-vous dans "votre retraite, le matin, étant en-"corc au lit, ou le jour assis à votre "table de travail, aimeriez-vous voir "sauter et gambader deux ou trois “beaux écureuils gris?Le plus heu-"reux ménage, monsieur! N’éprou-“veriez - vous pas une indicible "jouissance à les contempler de si "près, libres, monsieur, libres! ils "seraient en visite d’amis.Les "voir sautiller sur vos genoux, — "c’est mon bonheur de tous les "jours et c’est ce que je tenais à “vous dire surtout — grimper sur "votre épaule, sur votre tète; four-"rer le nez dans votre gilet, fureter "dans chacune de vos poches; et, "enfin, ne trouvant rien à grigno-"ter, s'asseoir devant vous et Vous "dire d’un regard penché : " J’ai "faim! Tu n’as donc rien?J’ai une "petite famille dans le creux du "gros chêne, et mes chers petits “sont aussi safres que beaux et intelligents, et ça gruge, allez ! Ils "aiment par-dessus tout le sucre et "les amandes : tu n’en as pas?”___ "C’est curieux, monsieur, sans "proférer un mot, ils vous disent "ça franc! "Ce sont donc — j’aurais préféré "ne pas dire le mot — deux men-"diants.Ils ont d’ailleurs la robe "gris-cendre des anciens Rêcollets."Ils sont à mettre la dernière patte "à leurs provisions hivernales, et "ce qui manque le plus, ce sont les ‘‘desserts.“J’ai pensé les envoyer eux-mê-"mes tendre la.main chez vous, “mais vous seriez tenté de les gar-"der et nous me renverriez, moi."Les garder chez vous?Vous n’a-"vez pas de bosquets, et leo bos-“quets sont essentiels à leur bon-"heur et même à leur existence.Ces "mignons, vous devez le savoir, ne "se servent que très peu de nos "routes, moins encore que les oi-"seaux, prétendent-ils.Ils vont d’ar-"bre en arbre; les branches grosses “et les petites sont leurs trottoirs "magnifiques et sûrs.“Mais je m'oublie.Je voulais sim-"plement vous dire, monsieur, que "je désire une livre de pistaches "pour les petits, et votre troisième "livre de Billets pour moi, "Est-ce que c’est trop pour vos "moyens?"Père Plexe”.Je me charge volontiers de faire parvenir aux écureuils du monastère le troisième livre; quant à.la première, comme je ne tiens pas celte marchandise, j’espère qu'un lecteur, ami des jolis animaux, leur offrira ce dessert.Pourvu qu’ils ne grignotent pas mon papier en même temps que les amandes ! Les pauvres, ils ew mourraient ! Albert LOZEAU.NOTES MUNICIPALES SITUATION DELICATE Il se prépare actuellement de graves événements à l’hôtel de ville.iM.Décary, président de la commission administrative, a demandé de la lumière.Des citoyens, qui ont le souci de l’intérêt général et possèdent assez de civisme pour se mettre eux-mêmes au blanc, voire même pour s’attirer des ennuis positifs, se sont offerts à lui en fournir et d’un tel éclat qu’un aveugle, fùt-il de la pire espèce — de l’espèce volontaire — serait contraint d’y voir clair.La commission administrative se rend compte, parait-il, qu’dllc a chargé sa barque, depuis son entrée en fonctions, de tant de passagers qui provoquent le courroux publié, que ceux-ci sont, pour une bonne partie cause de la tempête qui l’assaille et 3u’il va falloir répéter l’opération e Jouas.Quoi qu’il en soit, nous avons toutes les raisons du monde de croire qu’il faut envisager, à brève échéance, la réorganisation complète du système de la police de Montréal.Il ne suffit pas de démolir, il faut aussi reconstruire.—Qui mettre à leur place?demandait-on, naguère, quand on signalait certains fonctionnaires qui ne paraissaient pas avoir les qualifications morales nécessaires pour remplir le poste?Les critiques répondaient qu’il faut parer au plus pressé.Sous prétexte qu’on n’a pas tout de suite un bon sujet pour le remplacer, on voudrait laisser un instant la garde de sa famille et de sa maison à un chenapan.Il faut d’abord se débarrasser des malhonnêtes gens, reconnus comme tels, on avisera ensuite à les remplacer.Mais cela n’empêche pas la question de se poser impérieusement.On a répondu que le meilleur système semblait être celui d’une commission extra-municipale.Il ne serait pas mauvais d’en tenter l’expérience.On pourrait choisir un certain nombre sinon la majorité de ses membres parmi les hommes qui ont eu à s’occuper d’oeuvres sociales.A ce comité incomberaient la direction et la surveillance de la police, qu’il suffirait ensuite de mettre entre les mains d’hommes compétents; même s’ils se trouvaient ne pas être d’une scrupuleuse honnêteté, la commission, qui les contrôlerait, serait au moins une sauvegarde pour le public.C’est une idée que la commission, laquelle prétend avec raison avoir bien des fers au feu, à ce moment où elle doit préparer le budget, devrait creuser tout de même.Les questions d’ordre pratique ne doivent jamais primer celles de l’ordre moral.LA CIE DU TELEPHONE BELL Elle réclame une augmentation de taux.On la croit en certains milieux injustifiée.Qu’elle le soit ou qu’elle ne le soit pas, un principe d’équité devrait guider la commission qui est de ne faire payer pour les citoyens de chaque ville que ce que coûte l’exploitation dans le réseau qui les dessert, plus un rendement raisonnable sur la valeur réelle du capital matériel.Nous aurons occasion d’en reparler.L’EPIDEMIE PERPETUELLE La grippe espagnole aura fait 12,001) victimes en quelques semaines dans la province de Québec d’après un renseignement de source autorisée.Le chiffre fait frémir.La grippe a duré environ un mois; si elle avait duré douze mois, le chiffre des victimes aurait donc été de *144,000.Les décès par rapport au nombre de cas rapportés ont été très élevés à 'Montréal.De plus, les enquêtes conduites à domicile ont révélé un état sanitaire lamentable et qui était jusqu’ici à peu près ignoré.Le dossier a été constitué et remis entre les mains des autorités municipales qtli devront, sans tique qui s’ouvre; et ces critiques affaiblissent le bras de notre premier ministre, frappant à pleine force dans la porte du château de Versailles pour y pénétrer à la place de son collègue australien.Car l’Australie nous donne, parait-il, une leçon d’union et les assemblées populaires y sont unanimes à demander l’admission de l’un des leurs comme représentant d’un Dominion autonome.Et va-t-en voir! C’est ici que comraen-à se réaliser les prédictions des “traîtres” envers l’Empire, et que l’on n’est pas près de “sortir du bois” comme on dit en Chambre au commencement d’un long débat.Tout de même, qui eût pu se douter que les observations d’un ou de deux journaux restés libres de toute influence northcliffiste auraient plus de poids aujourd’hui que tous les gros tirages des autres réunis, léchant toujours fidèlement la botte unioniste?* * * Mais nous parlions de M.McCurdy, dont le nom a paru deux fois ces jours-ci à l’affiche publique, d’abord parce qu’il a souscrit un million à l’emprunt récent, ensuite parce que tout de suite après il a quitté le cabinet, dont il faisait à demi partie, en claquant les portes et en lui reprochant de s’être laissé prendre totalement au dépourvu par la fin de la guerre.En un mot, Téreintement est conditionné et l’on entend dire dans les cercles politiques que c’est le coup le plus rude qu’ait encore reçu la barque unioniste.Le sénateur Lougheed y a fait, ce matin, un semblant de parade, en donnant à la presse une brève déclaration dans laquelle il se dit fort surpris du mécontentement qu’exprime aujourd’hui M.McCurdy, et dont lui, M.Lougheed, faisant pourtant partie du cabinet, n’avait encore jamais entendu parler.Cela, c’est la version officielle.La vérité.mais nous sommes encore en temps de guerre, et nous “ jouissons ” de toutes les libertés les plus britanniques.Parlons donc d’autre chose.doute, Lv a dra toutes sortes de bonnes^ résolutions et il sortira certainement de l’épidémie l’idée d’une campagne fructueuse pour l’amélioration des logements.Mais il nous semble ici important fs r;;es de I epidemic rc.wwwfynl 1 abolition complètiTd’ÏÏnè ville delà grandeur de Saint-Hyacinthe, comparaison déjà employée par M.Montpetit, la mortalité infantile cause chaque année le même dommage, nous prive d’une part importante du capital humain sur lequel nous devons compter; nous ne devons pas oubHer non plus que dans la seule ville de Montréal, la mortalité infantile nous prend chaque année 5,000 enfants, soit près de la moitié du chiffre total de la province.Ces quelques comparaisons devraient servir de stimulant au zèle de ceux qui sont chargés de lutter contre la mortalité infantile et à faire entrevoir à tous ceux qui peuvent exercer une influence quelconque la gravité du danger et la nécessité de le dénoncer sans répit.Louis DUPIRE.L’autre chose du jour, c’est l’épi tre que publie cette semaine, dans son journal de Moose-Jaw, l’ancien premier ministre de la Saskatchewan, M.Walter Scott, homme réputé intelligent et qui s’était rallié à Tunionisme, jusqu’au 11 novembre dernier, dit-il.A cette date, sir Robert Borden s’est embarqué pour l’Europe, et du même coup, M.Scott a perdu la foi.Il accusa le premier ministre et {çus ses collègues avec lui, de Chronique d’Ottawa ÇA NE VAJAS BIEN L’ABSENCE DE M.BORDEN ET L’ARTICLE DE M.SCOTT.(ERNEST BILODEAU) Ottawa, 28 novembre.Notre respecté gouvernement ne navigue évidemment pas.sur des eaux tranquilles, et chaque journée amène en vue un nouveau récif jeté par exprès sur sa route.Il y eu a même deux à l’actualité aujourd’hui, que la carte marine de la politique désigne sous les vocables Walter Scott et F.B; McCurdy, et l’on en devine d’autres dont la pointe aiguë commence à émerger des flots.S’ cela continue on va commencer à éprouver des inquiétudes sur la solidité de la coque ou la fidélité du gouvernail, et le capitaine iiegrcttcra forcément d’avoir quitté le bord à ce moment dangereux.Les dépêches d’aujourd’hui ne disent-elles pas en toutes lettres que sir Robert Borden se trouve paralysé là-bas parce que deux ou trois journaux d4ci n'approuvent pas son voyage actuel ?C’est imprimé en toutes lettres dans le Journal de ce soir; les ministres canadiens, y dit-on, font tout en leur pouvoir pour que l’un d’eux soit admis officiellement à la table des négociations de paix, mais In partie est dure à gagner (on le savait) et il faudrait que le pays fût tout uni derrière scs représentants pour appuyer cette réclamation.Or, ajoute In dépêche, il y a au Canada «les journaux non unionistes qui critiquent sir Robert Borden de n’etre pas resté, pour diriger les affaires de son pays, pendant la période cri- POUR LES SOEURS DE L’IMMACULÉE CONCEPTION Conférence de M.Bourassa au Monument National, le 5 décembre Le jeudi, 5 décembre prochain, M.Henri Bourassa donnera une conférence publique au profit de l’oeuvre des Soeurs de Tlnnnacuiée-Concep-tion, d’Outremont.Mgr l’archevêque de Montréal a bien voulu accepter le patronage de cette séance, qui est organisée par un comité de daines.Le prix des sièges réservés est d’une piastre, le prix d’entrée de 50 sous.Les billets sont en vente chez Granger Frères, Place d’Armes (Tel.Main 8200); chez Ed.Archambault, rue Sainte-Catherine-est, près Saint-Denis (Tel.Est 1842); chez M.J.A.Payette, 1882-ouest, rue Notre-Dame (Tel.Westmount 1008); à la pharmacie Désilets, 213 Bourbonnière, Maisonneuve (Tél.Lasalle 1446) : chez J.H.Robert, pharmacien, 1185 Saint-Denis (Tél.Saint-Louis 2999); au “Devoir”, 43 rue Saint-Vincent (Tél.Main 7460).On prie les porteurs de cartes et de billets de vouloir bien, pour évi ter des ennuis et des retards, le soil de la conférence, acheter d’avance dans les dépôts, des billets pour le sou du pauvre.BLOC-NOTES Supprimé Nos lecteurs ne devront pas nous en vouloir de leur avoir fait chercher inutilement dans notre journal, hier, la version française d’un retentissant article ‘du Sun de Baltimore sur les sentiments des Anglais et des Français envers les Américains actuellement en Europe.A la demande de l’autorité fédérale, nous avons dû supprimer cette information; mais il était trop tard pour en prévenir nos lecteurs.Les journaux de ce matin donnent toutes sortes de commentaires sur l’article du Sun dont le directeur, revenu d’Europe, a noté les causes de malentendus qui pourraient exister entre les differents alliés et les Etats-Unis, mais qui pourront disparaître, espère-t-il, à la conférence de Versailles.On comprendra que nous ayons acquiescé aux désirs de l’autorité, auxquels ne se sont pas rendus un grand nombre d’autres journaux dont plusieurs posent à tout propos et hors de propos loyalisme le plus intransigeant.cuites de l’après-guerre, et de quitter le pays au moment où celui-ci a le plus besoin d’une main ferme et expérimentée pour le diriger vers ses destinées et le sauver du naufrage.Tel est le thème princi-pj*M jie™*- Moose-WWJ j dans laqüêllet sentir passer quelques-unes des phrases • volu-biles de notre ex-ami le grand Knowles, perdu pour le.parlement fédéral, mais accroché au bon moment à un portefeuille dans sa province, ou pour être plus exact, dans la province de M.Galdcr.I>e document Scott ne s’arrête pas là, cependant, et il est piquant de remarquer que son auteur s'excuse lui-même en toutes lettres de la longueur qu’il lui a donnée ; il remonte jusqu’aux premières négociations de l’été de 1917; et raconte partie des conversations tenues entre M.Scott et sir Robert Borden, à la résidence de celui-ci, à Ottawa.M.Borden ne voulait pas regarder plus loin dans l’avenir que le moment de la défaite de l’Allemagne, et quand le premier ministre saskaton lui demandait ce qu’il comptait faire ensuite pour éviter tel et tel danger national, on lui répondait à péu près : “ Après cela le déluge ; il sera toujours temps de s’inquiéter.” M.Scott s’indigne longuement de cet état d'esprit, ef le reproche à tout le cabinet, coupable de la même impéritie.Les journaux locaux ont eu l’occasion de reproduire le morceau tout au long, mais on pense bien qu'ils ne s’y sont pas risqués ; on n’en trouve que des extraits concentrés, qui font perdre toute la saveur que l’auteur, journaliste exercé avant de devenir grand homme, a su mettre dans son récit et ses déclarations fulminante*.Et maintenant, si l’on rattache à ce coup de canon, les bombes lancées dans d’autres parties du pays, à London par sir Wilfrid, à Halifax par M.Fielding, à Winnipeg par M.Rogers, à Toronto par M.Currie, à Niagara par les socia-Ustes-radicaux désormais appelés Bolchéviki, et qu’on y ajoute que le docteur Edwards en personne a passé la journée dans la capitale, on voit que vraiment, les choses ne vont pas bien pour l'amalgame disparate que nous appelons actuellement le gouvernement du Canada, en attendant que les morceaux en volent aux quatre coins de la colline parlementaire.Car M.Borden absent, avec deux «Je ses meilleurs finassiers, qui peut recoller à mesure les pièces principales «le la machine tiraillée en sens contraire par les forces les plus diverses?Sir Thomas White est censé avoir la main à la barre, mais il n’a pas le bras fait pour louvoyer.Celui qui comprend la navigation et la politique comme un voyage où l'on tourne sans cesse dans la même baie en cas qu’il y ait de la houle à l’extérieur, M.Howcll s’il faut être précis, est tellement l'antipode de son chef intérimaire {Suite à la deuxième page) au Il y avait, paraît-il, sept cents personnes au dîner offert hier soir à Toronto, à M.Rogers, ancien ministre des Travaux publics au Ca- .ttOdW&P M «ve?1?a11' ¦« :•» Mettaient tous des.conservateurs de vieille souche”.D’autres correspondants insinuent qu’il a fallu distribuer des billets gratuits, pour réussir à avoir salle pleine.Quoi qu’il en soit, la manoeuvre de M.Rogers est apparente.Il aspire à ressusciter le parti conservateur.M.Currie, l’as-pirant-ministre qu’on sait, assistait au diner.Il a.naturellement, qualifié de gens manquant de patriotisme ceux qui veulent faire du groupe unioniste un parti permanent.Pour ce qui est de M.Rogers, il a fait quelque ironie au sujet des ministres unionistes, quand il a dit; “Il y a une école, représentée par cette armée de messieurs, versés dans la loi, qui, il y a un an, ont donné leurs services au gouvernement du pays moyennant certaines conditions qu’ils ont proclamées tant et si souvent et si clairement et d'après quoi le contrat ne devait durer que pour la période de''la guerre.On doit donc comprendre que, la paix en vue, le temps n’est pas éloigné où cette armée de messieurs instruits retourneront à la pratique rémunérative de leur profession”.C’est assez bien souligner le vrai caractère de la formation du cabinet unioniste, groupe composé d’éléments hétéroclites, fondus ensemble par une communauté d’intérêts passagère, et qui commence déjà de se disjoindre.Au vrai, la résurrection prochaine du parti conservateur et l’alignement nouveau des anciens groupes politiques est possible.Il serait téméraire de croire cependant que l’arrivée de tM.Rogers sur la scène, en première vedette, hfitera le dénouement.M.Rogers peut être un manoeuvrier politique de force, — il y en a qui en doutent et dont le nombre s’accroît.Mais il ne sera et ne pourra jamais être chef «le parti.Il n’a ni éloquence, ni prestige, ni de telles qualités personnelles qu’il puisse aspirer à la succession de M.Borden, pas plus qu’à celle de M.White.Si le groupe conservateur doit renaître, il aura d’a-hord à se trouver un chef qui ait plus de panache et une autre répu tation que M.Rogers.Le czar Nicolas de Russie vit-il ou ne vit-il pas?Des dépêche.1 et des récits de tout genre nous ont appris son exécution, vers la mi-juillet dans une ville quelconque de Sibérie.Voici qu’un correspondant américain télégraphie de cette même ville qu'apres une longue emtuêtc, il ne trouve aucune preuve définie de l’exécution réelle de Nicolas.II n'y a, dit-il, que des indices et des déclarations quelconques pour en établir la vérité.Par contre, plusieurs citoyens de la ville où Nico- las aurait été fusillé, disent qu’il n’en a rien été et il se trouve même quelqu’un pour affirmer avoir, de ses yeux, vu l’ancien czar et toute sa famille dans un endroit accessible au public, trois jours après la date de l’exécution présumée.Où est la vérité?Se crée-t-il autour de la mort de Nicolas toute une série de légendes semblables à celles qui ont existé au sujet de.(Louis XVII ?Et, le monde rentré dans la tranquillité, verrons-nous surgir de partout des Nicolas, des grandes-duchesses de sang impérial russe, des ex-impératrices dont on ne saura si ce sont des personnages authentiques ou d’habiles exploiteurs de Incrédulité publique?S’ils y restent Il n’y aurait pas à s’étonner qu’il reste, en France, des millions de soldats de toutes les races que la guerre y a jetés, quelques colonies de non-Frauçais qui y feront souche.On a signalé ia présence dahs un coin de France de gens au type lapon, les Bigoudias, dont on ignore les origines véritables, mais qu’on croit descendre d’esclaves laissés là, il y a des siècles, par les Normands qui envahirent et dévastèrent, avant Tan mille, le littoral français.On connaît l’existence, sur d’autre coins de terre française, de familles du plus pur type sarrasin.descendantes, disent les ethnologues, de Sarrasins qut, après l’invasion du su«I dé* la France par leurs troupes, il y a environ dix siècles et plus, restèrent en terre française.Plus près de nous, on compte mps- nest l’ami : des Canadiens et plus .{wrtjcqljcrcment des Cana-tliéns-françàis sur lesquels il doit publier prochainement un volume.L’énergie française, quelques-unes de ses sources, tel est le sujet traité par M.Bracq, en quelques phrases rapides.Oette énergie qui caractérise le peuple de France provient de plusieurs sources dont la première est l’ethnographie très ancienne de la France qui est la plus variée du monde.C’est un peuple varié avec des diversités ethniques remarquables et c’est ce qui fait que la France a des hommes si différents qui ne se trouvent pas dans d’autres pays.La France est aussi un des pays les mieux situés du monde et c'est encore une de ces sources d’énergie.Resserrée entre quatre grandes mers qui lui envoient leur brise rafraîchissante, divisée en deux parties par le 4,r>e de latitude, à égale distance de l’équateur et du pôle nord, la France n’a pas un climat qui peut avoir une influence fatale sur l’énergie nationale.Ce pays est aussi formé de terres hautes et nous savons que les hommes qui vivent sur les hauteurs sont plus énergiques et plus forts, et c’est cette énergie qui a fait l’étonnement du monde.L’amour du travail n’est pas non plus un des moindres facteurs de cette force d’énergie qui caractérise le Français.Jeté dans un pays inculte, le Français en a transfor-nié le sol et en à tiré des richesses incomporahles.Scs produits de toutes sortes sont répandus dans toutes les parties du monde.A son travail, le Français a uni l’orgain-sation et les développements modernes, ce qui fait de son pays l’un des mieux organisés.Il faut aussi parler de l’intérieur du sol, d’où la nation française a tiré des richesses incomparables, des quantités de minéraux.Les habitants du pays ont capté toutes les chutes d’eau naturelles qu’ils ont transformées en énergie électri- que.Cette électricité canalisée a servi et sert encore dans toutes les industries.M.Bracq va s’attarder plus longuement sur la source d’énergie qui vient de la culture des beaux-arts.Partout de par le monde on vient en contact avec cette culture artistique française.Dans les moindres choses, le Français s’occupe du côté artistique.Partout on voit cette idée bien en relief : que ce soit dans la littérature, l’histoi.re française, l’éloquence, le théâtre, la poésie lyrique, partout c’est la même culture artistique qui a fait l’étonnement du monde.Et la morale française, dont on a dit tant de mal, ne serait-elle pas une autre source d’énergie nationale ?M.Bracq l’assure et n’en veut que l’exemple de ces petits soldats qui souffrent et qui meurent pour la patrie ; ces dévouements sans nombre qui sont nés de la guerre.Partout on aperçoit cette morale, dans les plus humbles milieux comme dans les classes plus élevées, il y en a chez les catholiques, il y en a aussi chez des libres-penseurs.Et le conférencier cite des exemples à l’appui et ajoute qu’il ne faut pas juger de la morale d’un peuple par les mauvais livres qui ont pu être écrits dans sa langue.L’influence religieuse a aussi beaucoup fait en France.Les catholiques de France ont fait de grandes choses, ils ont passé par une grande crise dont ils se sont relevés en comptant sur Dieu et sur eux-mêmes.M.Bracq ne peut s’empêcher ici d’admirer les oeuvres qu’ils ont accomplies.Les protestants, des libres-penseurs mêmes ont fait aussi de leur mieux dans leur genre et dans leur milieu, et on ne peut nier que l’influence religieuse soit une des plus grandes sources d’énergies qui caractérisent la nation française.Le conférencier se dit heureux de constater ce libéralisme religieux qui a pénétré partout au cours de cette guerre.Tout cet ensemble de sources d’énergies fait la force française qui s’est affirmée une fois de plus pendant cette guerre.Souhaitons que cette grande force française reste toujours au service du droit, de la justice et de la liberté dont nous ne saurons que bénéficier dans ce coin du pays resté français malgré tout.Maurice VERREAULT.ETATS DE SERVICE D’UNE OEUVRE PHILANTHROPIQUE Le président de la Société Catholique de Protection et de Renseignements dit hier le travail accompli par cette organisation au cours de ses deux années d’existence — La soirée est agrémentée d’un joli programme musical — On demande de nouveaux membres.A L’OPERA LA BOHÈME La Bohème a fait salle comble, hier soir, au His Majesty.Une bonne partie de l’auditoire était composée d’Italiens.Ceux-ci n’ont pas manqué d’applaudir bruyamment, sans se soucier d’interrompre un aria ou de couvrir absolument les finales de l’orchestre.D’une façon générale, l’interprétation a ,e,té, .bonne,,.L’orchestre avait été renforcé pour la circonstance et M.Merola, qui tenait la baguette, en a tiré tout le parti possible.Mlle Estelle Wenworth, dans le rôle de Mimi, a été fort applaudie.Son jeu scénique mérite d’etre noté, La colonie,.italienne de l’auditoire iV' interrompue à quelques reprises, pour applaudir.Le programme annonçait Mlle Queena Mario dans le rôle de Mu-setta.On l’a remplacée par Mlle Sophie Charlebois.Elle arrive,dit-on, de très loin.Elle est inimagi-nablement blonde et nous ne serions pas surpris qu’elle fût cann-dienne-française.Elle se démène tellement en scène, que nous n’avons fait que la regarder sans nous préoccuper de l’écouter.Les “Quat* z’ arts”, MM.Guisep-ne Agostini (Rodolfo), Joseph Royer (Marcel), Pietro Debiasi (Colline), et Rodolfo Fornari (Schannard) ont bien chanté et bien joué.Sans vouloir être chauvin, nous dirons que M.Royer a eu un très joli succès.Les choeurs ' n’ont paru qu’au | deuxième acte; ils ont chanté bruyamment, comme il convenait aux habitués du café Momus, et manoeuvré de façon fort pittoresque.M.Natale Cervi, bien connu du public qui frequente l’opéra, a tenu deux petits bouts de rôle.11 s’en est bien tiré.Ce soir: Paillasse et Cavalleria Rnsticana.UNE INVASION DES BOLCHEVIKI Helsingfors, Finlande, 29.— Le commandant de l’armée bolchevik dans la Russie septentrionale a ex-! horté ses hommes à envahir les ri-jehes provinces de la Baltique, pour ' obtenir des provisions.On rapporte que les troupes allemandes ont partiellement abandonné le front de la Narva et exigent leur rapatriement.Le nouveau cabinet de l’Esthonic a de fortes tendances socialistes.Il est appuyé par le conseil du travail qui est dominé par les bolchéviki.La situation est très grave, dit-on, et une aide s’impose à brève échéance, Vente de la Victoire Durant un prtit nomhrr dr Jours, nous ferons une rente spéciale, au cours de laquelle nous accorderons un Escompte de 50% sur In liste dés prix courants en rigueur.Pendant celte vente vous pouvee choisir n’importe quel lot invendu sur le bord du Inc on i> Notre-Dame de fîrftre compris dans notre liste.Pendant la guerre, nous avons accordé des escomptes spéciaux.Avec l'arrivée de In paix ét la demande Inévitable qui s’ensuivra, ces eacomptes dlspnrnissent ; et nous ne serions pas du tout étonnés de voir avancer rapidement les prix, tant est grande In demande, f/avls des personnes expertes vous üvertit de chercher des “homes" maintenant pour éviter In hausse.I.es hommes qui ont fait une étude du marché — «les homines qui connaissent véritablement leur affaire — vous disent que, SI VOUS IIF.MF.TTKZ A PLUS TARD, vous sere* forcé de payer des prix beaucoup plus élevés.Vous êtes imprudents si vous ne faites pas votre choix maintenant.Des homes d'un prix modéré sont en grande demande, — pour être précis Ils sont en bien plus grande demande que Jamais auparavant.Nous sommes l'un des établissements peu nombreux qui répondent et satisfont A In demande, et, ce faisant, nous donnons l’accessibilité des taux et des prix peu élevés, des conditions extraordinairement Tnclles, pour des sites pour bornes spacieux, d’un titre parfait de propriété, aménagés, et avec des privilèges sur le lae pour rhaque résident.En outre, nous avançons, S ceux que de bonne fol eherchent A se faire un foyer, de l’argent remboursable A la manière dont on paye un loyer.Si cela vous Intéresse, envoyé* promptement ce coupon.mi A O /’NII T'OI T C T c,“ ,3® r,‘* St-JâCQUf».seal a»ant.81- MAIxULi I IyUsM Êry.’sî.0"’0" pour ^0,t Nam.•»« .Adressa • , • ¦ , SI H are "Devoir” La deuxième assemblée générale de la Société Catholique de Protection et de Renseignement a eu lieu hier soir.Le programme musical qui agrémentait cette soirée fut fort goûté.Mlle Eléonore Payez a joué avec virtuosité du Bach, du Beethoven, du Chopin, du Listz.M.J.Saucier a chante, en rappel, à la fin de la soirée "La Marseillaise”.M.J.Ilurtubise, président de la société, a fait le discours de bienvenue.Je n’ai pas l'honneur d’être le président d’une association littéraire, mais d’une société de bienfaisance.Par les temps qui courent, l’une vaut bien l’autre.Ainsi, mes quelques paroles n'ont-elles aucune prétention à l’effet oratoire ; elles ne tendent qu’à vous souhaiter la plus cordiale bienvenue à la deuxième assemblée générale de notre Société C.de T.et de R., et à vous remercier d’avoir répondu en si grand nombre à notre invitation.Veuillez croire que votre présence est un précieux encouragement et reconfort, aux directeurs «le notre oeuvre.Après deux années d’expérience nous la croyons utile et nécessaire.Vous pourrez en juger, vous-même à la lecfure du rapport qui vous sera bientôt présenté.Nous avons cru devoir donner plus d’éclat à notre réunion de fin d’année, afin de faire connaitre davantage le but que nous poursuivons, d’attirer de précieuses adhésions à notre société et de développer ainsi chez les catholiques de notre cité, l’esprit de dévouement civique, et d’organisation charitable.Pendant les quatre années de, dures épreuves que nous venons de vivre, il n’est pas une souffrance d’outre-mer, qui n’ait trouvé chez nous de puissants secours, pas un cri de douleur qui n’ait éveillé sur nos rives des échos consolateurs.F.’or et l’argent ont coulé de nos deux mains, et sans cesse, et pas un d'entre vous qui soit plus pauvre, plus malheureux, que dis-je, pas un qui soit plus heureux et ne se sente grandi a ses propres yeux.11 ne faudrait pas qu’un si bel élan de charité s’affaiblit et disparût avec les derniers bruits des batailles.Non, longtemps encore, nous ressentirons les tristes conséquences de sang précieux qu’on a si cruellement répan-du — longtemps aussi, nous aurons à remplacer dans tous leurs devoirs auprès de leurs orphelins, les pères et les mères que la hideuse grippe a enlevés.I.es .problèmes d’assistance de l’après-guerre, sont aussi angoissants, et difficiles que ceux qu’on avait à résoudre pendant que la lutte mondiale se poursuivait.Messieurs, ce n’est pas le temps de fermer ni nos coeurs, ni nos bourses; ce n’est pas le temps non plus de conformer votre action Charitable et sociale à l’aumône directe qu’on dépose dans la main du mendiant, — non, c’est l’heure des secour méthodiquement organisés et distribués.La société de Saint-Vincent de Paul est là, pour donner le pain et le chaud à ceux qui ont faim et froid.Nos institutions religieuses, sont là pour recevoir, malades, vieillards et orphelins; mais l’une et les autres, ne suffisent pas à la besogne, et il est d’autres souffrances qu’elles ne peuvent pas atteindre, et qui ne doivent pas rester sans assistance, La société C.T.R., née de la Saint-Vincent de Paul, composée de laïques, voudraient y pourvoir de son mieux, mais elle ne peut pas remplir ce devoir sans vous, — vous ne voudrez lias remplir vos obligations sans elle.Elle a 200 membres actifs, il lui en faut 2,000.Il serait pénible qu’elle ne les trouvât pas — quand le bien qu’elle peut faire est si considérable, et que la contribution qu’elle demande pour vous en rendre participants est si modique.Elle compte sur vous, quand tant de malheureux comptent sur elle.Messieurs, nous avons voulu ce soir, vous toucher et vous plaire,c’est pourquoi nous avons retenus les gracieux service de deux artistes canadiens.L’une, Mlle Payez, jeune artiste pianiste canadienne-trançaise, de New-York, aussi distinguée que bonne musicienne, s’est rendue gratuitement à notre invitation d’apparaître ce soir devant ceux de chez-elle, à Montréal, pour le bien d’une oeuvre de charité.Elle a «Iroit à notre reconnaissance pour cet acte généreux, et aussi pour la haute reputation qu’elle est en train de créer à son nom canadien, dans la grande métropole américaine.L’autre, M.Saucier, n’est plus de ceux «tu’il faut présenter au public.Sa voix ne l’a jamais trahi, notre admiration ne lui manquera pas non plus.Aux Messieurs de Saint-Sulpice, notre respectueuse reconnaissance pour leur bienveillante hospitalité dans la grande salle de leur biblio-thèque.Merci aux demoiselles de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste qui nous ont si si puissamment aidés à organiser cette réunion de ce soir, aux membres de notre bureau consulntif, aux membres à vie, aux membres actifs de notre société.Monseigneur, nous déposons à vos pieds l’expression de notre filiale gratitude, et de notre entier dévouement à votre personne et à vos oeuvres diocésaines.M.l’abbé .1.-0.Maurice, secrétaire, a lu un rapport très élaboré et très soigné du travail de la Société Cntoliquc de Protection et de renseignement.La lecture de ce mémoire est une révélation.Il est un stimulant de générosités et de sym-patles.Le Devoir en fait une analyse ailleurs.M.l’abbé Maurice a aussi lu une narration des actes de dévouement durant l’épidémie.Voici la dernière partie de ce travail: •qjtiand le mal fut devenu plus terrible, incontrôlable, et que les pouvoirs jetèrent un grand cri d’alarme et d’impuissance alors qu’on eut réquisitionné tous les secours à solde, enrôlé tous les coeurs généreux capables d’un dévouement qu’aucun salaire ne saurait récompenser, (jue la mort semblait guetter quiconque s’exposait au danger, que les parents, les enfants, les frères et les soeurs, selon le sang, n’osaient souvent plus se visiter ni s’entr’aider, les communautés religieuses, pour continuer l’oeuvre commencée dès 'le début du fléau, lancèrent contre lui les dernières de leurs généreuses réserves; frères et soeurs de l’hospice, de l’hôpital ou de l’école, frères et soeurs en J.-C.de tous sans exception, devinrent les gardes-malades et les infirmiers de la ville, pour le seul amour de Dieu et des hommes.Et la grippe fut terrassée et vaincue par la charité."Un soir de novembre 1918, dans une salle somptueuse, où une société d’élite s’etait réunie, un secrétaire indiscret rapporta ce qui suit : 30 congrégations d’hommes et de femmes volèrent au secours des malades; 560 religieuses et religieux se vouèrent, nuit et jour, >à leur service dans les hôpitaux temporaires ou permanents de la ville de Montréal.‘‘Le nombre des journées d’hôpitaux par eux vécues s'élève à 5,291, près de 15 années de la vie d’un seul homme."968 frères ou soeurs, des religieuses surtout, consacrèrent leurs jours et leurs nuits à la visite et au soulagement, à la consolation des malades à domicile.C’est là que les drames les plus angoissants de la misère et de la souffrance délaissées se sont constamment déroulés, alors que tous les membres de la famille se voyaient mourir sans pouvoir s’aider.C’est là que souvent un époux ou une épouse se vit, pendant de longues heures d’une agonie morale et physique, retenu, cloué au lit où gisait déjà le cadavre glacé de son conjoint.Le détail «les misères découvertes feraient frisonner d’horreur les hommes les plus fermes.“24,352.visite!» furent faites de jour aux malades, par les membres des communautés religieuses."3,692 gardes de nuit.“585 personnes furent ensevelies de leurs mains pieuses.“Aucun des foyers visités ne fut laissé sans fey, la nourriture, les remèdes, les .vjilements, les articles du ’lit,"qu'il ¦ftonvenait de donner aux malades.Ues maisons les plus pauvres, comme.les plus négligées et les plus dégoûtantes de malpropreté prirent vite, sous la main de la bonne soeur qui passe — un air inaccoutumé d’ordre, d’aisance et de gaieté.“Maïs ce què la corriettc partout apporta, et que nul autre ne pouvait faire entendre avec autant de douceur et de succès, ce qui fit plus, ce furent les doux accents de prières, les paroles de foi, de résignation, les lueurs d’éternité, qui fortifient, consolant, ramènent à la santé, ou dorent les plus grandes souffrances, ou l’agonie la plus cruelle des douces espérances de la patrie commune et des prochains au revoir.“La lutte fut rude, aussi 305 des soldats de la charité congréganiste furent atteints du fléau à Montréal, pendant le combat.15 y succombèrent.“Quand l’auditoire eut connu ces glorieux faits d’armes chrétiens, il se leva d’admiration, de respect et de vénération, et la pensée unanime fut : Nos frères et nos soeurs ont bien mérité de la cité, puisse le Dieu rémunérateur leur payer un jour le seul juste salaire qu’ils ont ambitionné.“Si jamais Montréal fixe dans le bronze ou le marbre la mémoire des braves qui ont lutté pour la justice et la liberté elle devra y inscrire aussi y insérer en reliefs, le geste accompli sur les champs de bataille, près des blessés comme au chevet de nos malades, et par celles dont le front fut orné d’une croix rouge, et par celles qui se font une gloire de porter sur leur coeur la croix de Jésus-Christ.Après ce récit allégorique, M.le sénateur Béique, un des membres «lu bureau consultatif de la Société, proposa la résolution suivante : “Que cette assemblée a entendu avec émotion le récit que vient de faire M.l'abbé Maurice du dévouement dont les communautés religieuses ont fait preuve pour les victimes de la terrible épidémie q[ui a frappé Montréal, et qu’elle croit se faire l’écho de sentiments de tous en offrant à ces communautés l’expression d’une vive appréciation de leu/' zèle charitable et de la plus sincère a'dmiration”.L’auditoire, à la demande du président, se leva en signe d'approbation.M.G.K.Gravel, trésorier, a lu le rapport financier.Patron de la Société, Mgr Bruchési est son mell-I leur bienfaiteur, Les recettes totales s’élèvent à au delà de $4,000 provenant d'une collecte dans les églises qui n lieu chaque premier dimanche d’octobre et qui a rapporté 82,310, des contributions des membres à vie et des membres actifs.A la fin de l’année, la balance était rie $1,300 environ.La S.C.P.R.prévoit pour l’an prochain u ! COXSVL G ES ER AL DE IRA S- par mot supplémentaire.PERDU :—jusqu'à 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS.ETC., A LOUER jusqu'à 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot supplé- i mentaire.A VENDRE* —jusqu'à 20 mots, 15 sous, • .ou ! par mot supplémentaire.PERSONNEL :—25 mots ou moins.25 sous, tou par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES r—(rubrique : spéciale) : jusqu’à 20 mots.25 soua; un bc j par mo: supplémentaire.AVIS LÉGAUX 10 sous la ligne îigatc poor j ¦ £ 1ère insertion et 8 sous pour les insertions subaé- ; quentes.REMERCIEMENTS Un sou le mot avec un minimum de 50 sous.Toutes les annonces ci-haut mentionm’es toot ele 6 insertions consécutives pour le prix de 4 payées CE AC CAXADA DEMASDE .4 SES COMPATRIOTES U MUTA ST SOT UE PAYS DE SECONDER L'EFFORT FISASCIER DE LEUR PATRIE.Voici un communiqué que nous j fait parvenir M.Henri Ponsot, co-1 sui général de France au Canada, i ^Montréal, le 28 novembre 1918.A MM.les agents consulaires de la , République et à tous les Français! OPERATEUR sur monotype deuiiindc une résidant au Canada.position.Experience de 5 aimées après avoir - suivi le cours à Philadelphie.S’adresser à -Mt-SMtui S, , ! casier No 28 “Le Devoir”.j Le quatrième emprunt de la De- : fense Nationale, que le triomphe j EMPLOI DEMANDE LA PAIX ' LA VICTOIRE si une Méditation, solo de violoncel- lo, celle derniere piece étant écrite pour orchestre fut exécutée quelques ; années plus tard par l'Orchestre de : l’Opéra au Majesty sous la direction ; de M.Jacchia, CM CTTDADë?Le 16 novembre 1913.au théâtre! fV jl f.U K UlEi Princess, il faisait exécuter son Poème Symphonique intitulé “Les Deux ! Ames” par un choeur de 200 voix et d’un orchestre complet, et qui rem- ! porta un immense succès aux deux i représentations.En outre, il composa, un grand nombre d’oeuvres religieuses dont voici quelques détails : Messe des Anges, harmonisée pour voix mixtes et Grand Orgue; Un Tantum Ergo, Solo et Choeur; Plu- ; sieurs Ave Maria, pour Solo-Duo et ! _____ Trio; Un Panis Angelicus; Un O Sa- ! j lutaris; Un Je vous salue Marie; Un (Service de la Presse associée) | Pange Lingua, pour Orgue en 1 va-Londres, 29.—- Le jour d’action I dations; Un Domine; Une Messe des cette histoire répandue par les Al-.c|e grâces des Américains a été cé- Morts Harmonisée: Un Ave Verum letnands, annonçant que l'Entente j lé b ré en Angleterre.Le peuple an-i Un Regina Caeli; Un Angélus; Can-avait l’intention d’abolir le blocus, g|ais „ observé la solennité et a fêté ; tiques de Noël harmonisés; Un Libe-est absolument fausse.Les Alliés les Américains, à plusieurs endroits, i ra; Un Pie Jesus; Un Cor Jesus; La n’ont pas la moindre idée, couti- a toutes les bases navales, l’Amirau-1 Marche Funèbre de Chopin arrangée i nue le Times, de se débarrasser de | té a donné instruction d'offrir une pour Grand Orgue; et plusieurs au- LE BLOCUS CONTINUERA LE “ TIMES ”, DE LOS DR ES, DIT QUE LES ALLIES S'OST PAS LA MOISDRE IDEE DE SE DEBARRASSER DE LEUR PRIS Cl- PALE ARME.PERSÜSSEL.I X XOMBREUX.CÉLÉBRATION LE JOUR D’ACTION DE GRACES DES AMERICAINS A ETE OBSERVE EN ANGLETERRE — A PARIS UNE CEREMONIE RELIGIEUSE A EU LIEU EN L’EGLISE DE LA MADELEINE.Economie de Guerre 300 Tasses de Thé délicieux et d’arôme incomparable peuvent s’infuser d’une livre de qui seul peut donner ce résultat sans sacrifier la bonté d’une seule tasse.{Service de la Londres, 29.Presse Associée.) Le Times dit que Essayez-en tm Paquet pour prouver nos avancés M87 En Vente Partout A LOUER Logements neufs à louer à Montréal-Est JX2, *13, *14 l'AK MOIS.des armes alliées a permis de dé nommer l’Emprunt de la Libéra- j Mion, vient d’être mis en souscrip-; ! lion en France, et, bien que les ré-i i sultats complets n’en soient pas encore connus, tout laisse entrevoir Les billets de tramway à Muotréal-Est j un succès sans précédent.coûtent 1 sou 2-3.11 y a de l’ouvrage pour tout le monde.S'adresser à l’hôtel de ville de Montréal-Est, 5430 rue Notre-Dame Est.PROPRIETE A VENDRE ALtXANMt DUPUIS ( Ol iUlbii, immeubles, et agent financier (établi 1897).Propriétés administrée» «co- .nomiquement.Pour achat, vente, échangé, j hards 609 millions (le l étrailger.Pour vous permettre d’apprécier | l’importance de l'effort financier! de la France pendant la guerre, et: la solidité de son crédit, il me suffira de vous rappeler que sur 104 milliards de francs fournis par le j crédit à la Trésorerie française, du , 1er août 1914 au 31 août 1918, 78 j milliards 700 millions provenaient de l’épargne française, et 25 mil- consultez gratuitement notre “Information Trésorerie a obtenu en Fran- ImmobUière’’, 43 Place d’Armcs, prés Craig.j ce g, mijjiards par rémission de, - ~ rentes perpétuelles, 27 milliards par DlVisitâ | l’émission de bons et d'obligations j -LISEz i la Défense Nationale, enfin 19: i -abbé j o Hioux! organisateur de tous milliards d’avances de la Banque de les centres cunadieiis-franyais de la Saskat- France et de la Banque d’Algerie.i chewan, se fera mil plaisir de placer avau- Les faux du change SUT l’étranger i tageusement tout colon sérieux, ayant un nr,tn don viloi re frinroisee capital d’au moins 2 à 3 mille piastres.Il Ct la COtC UPS valeurs françaises - - -montrent assez la solidité de ces 1 opérations basées sur une faculté intelligente de travail et d’épargne connaît toute la province pour 1 avoir parcourue en tous sens., Tout le inonde sait que la Saskatchewan rst lu province la plus productive de cerea-its de l’ouest.Venez faire fortune comme vos compatriotes qui y sont actuellement.S’adresser pour renseignements à Hév.J.U.Hioux, pire, ar-cnevêcllé de Hcglna, Sask leur principale arme qui peut surer la signature d’une paix juste et l’exécution de ses conditions, vu surtout l'état de désorganisation qui règne en Allemagne.Après avoir cité des preuves pour réfuter les déclarations du Dr Soif que l'Allemagne meurt de faim, le journal dit que les déclarations allemandes à ce sujet demandent un attentif examen.Quand la vérité aura été établie, les Alliés et les Etats-Unis permettront de temps en temps durant les négociations de la paix que l’Allemagne reçoive les vivres qu’humainement on ne pourra lui refuser, mais le blocus doit demeurer en force jusqu’à ce qu’une paix définitive ait été ratifiée.Ensuite le blocus sera maintenu comme l’inisrument choisi de la ligue des nations pour mettre en vigueur les décisions de la paix.Au sujet des tentatives allemandes pour amener une distinction entre les Alliés ct les Etats-Unis, le Times parle de la futilité de ces efforts.Pour la prochaine visite du président Wilson en Eu-qu'il considère as- j réception aux marins américains.Les officiers et les marins de 5 cuirassés américains, dans le détroit de Forth, ont été les hôtes des marins des navires de guerre anglais.A Londres, dans le programme de la journée, figuraient une partie de ballon entre des équipes de marins et un dîner à “Albert Hall”, où les marins anglais ont reçu les marins américains.Le matin, à un office pour les soldats et les marins, l’évêque Dewold Perry, du Rhode-Island, a prêché et lu la Bible.M.Balfour, ministre des Affaires étrangères, le comte Reading, ambassadeur anglais aux Etats-Unis, le comte Curzon, et des diplomates américain, français, italien, japonais et chinois étaient présents.Un autre office a eu lieu à la cathédrale de Westminster.Les “Pilgrims” ont donné un diner, sous la présidence du duc de Connaught.Hier soir, la “American Society” et le “American Officer’s Club” ont donné chacun un grand dîner.Au nombre des convives d’honneur anglais étaient sir Eric Geddes, premier lord de l’Amirauté lord Milner, ministre de la Guerre, ¦ et le lord-maire de Londres.1res oeuvres sacrées lesquelles sont la plupart inédites.M.Contant a écrit aussi un grand nombre d’autres oeuvres : Chant patriotique “Canada”, poésie de Crémazie, Solo-Choeur ct Orchestre; Tout le Long, chanté pour la 1ère fois par Paul Dufault, à la salle Windsor, en 1916; Salut au Canada, chant patriotique, poésie de l’hon.L.O.David, solo-choeur et orchestre; L’aurore, pour orchestre ; Alice Valse, pièse pour orchestre; “Musique”, “Aimé”, “Quand même”, “Querelle”, ces 4 compositions de chant ont été chantées par Mme Fé-|inachevé “Veronica .piece drama lia Idttvine, la grande cantatrice rus-1 tique mirs a Afé Généreux éclatant, dons et réparons toutes sortes de gramopho- contours a tie geueieuA.ctiaiaiit, n?s, satismetion garantie.S'ad.72 Mont- de la part de la Grande-Bretagne et Royal Est.St-Louis 4923._____ j des Etats-Unis qui ont fourni res- volailles de race et lapins pectivement des crédits dépassant - Profitez de notre grande ^: 12 milliards et 11 milliards de ?t vsriit^àe voiries - pur sang - pou- francs à la Trésorerie française, les, canards, dindes, oies, pintades, pigeons, \u lota] 25 milliards de francs sont ,a£ooS’canards.race Courreur indien, répu- venus de l’Etranger pour alimenter téc plus pondeuse que la poule.Prix d’oc- les ressources de notre Trésorerie, casion, $7.50 le trio.Canards Pékin tout (^e serait d’ailleurs une erreur de lé i croire que tout l’effort financier trio, birs Toulouse, jetu.es pesant 18 livres,! ait Ote demande au, Credit;.;P»> s venant à peser 25 lbs, S20 le couple.Jeunes (je ppance n’a pas Seulement tiré SÆ&t^Æ^lune traite sur l'avenir en donnant horn brun et blanc.Wyandotte blanc et ar- toutes SCS economies ail trésor, Il rucuici l'jni vc —— *— - iw.» K ^— l' ¦ - fait de volailles de races strictement pures.(rjcj]es étaient tombées ail pouvoir Traité complet sur le soin a donner aux JVnnpnii nar suite de l’indigne lapins, approuvé, 25 sous par malle.Iraité oe 1 ennemi, par smu uc i muimic sur l'élevage du dindon, 25 sous.Catalogue violation de la neutralité de la Bel-illustré de 20 gravures des races les plus njnue ]e.s ressources normales du avantageusement connues au pays, 15 snus j,, frarirnio fmj s’élevaient en par malle.Ecrivcz-nous vos besoins, in- DUO gel iranraisqui scitwmm en duant toujours timbres pour réponse assu-| 1914 a 4.1nilllions (le trancs, réc.- La Ferme Avicole Yamaska, St-Hya- on^ été portées à lin peu plus (le 9 cinthe- milliards, par l’adoption de mesu- AVIS est donné que Jean Dutreull de- res fiscales dont le poids a été ré-mandera à la législature de Quéhee, à sa so]unienf arcenté par le contrihlia-tlîrel’ennemi une armée de trois, mil-du cadastre de la paroisse de Saint-Eusta- Quel Français aurait refuse fie rhe et ratifier la vente q’j'ii en a faite à j porter au maximum son effort financier, alors qu’il s’agissait par là de fournir à nos soldats le moyen TAU.LEUR POUR DAMES vaincre?alors qu’il s’agissait chaque famille de venger ses M.Gilbert, pour^ames.^ostume, et [Vohl [r par ]a victoire 1 __* * î , Trv a.* .rv fllll CÛllIAi Kmest-D.I^ee et ni.Le pétitionnaire.J.DUTRELIL.dent Wilson dans la lourde tâche qu’ils ont à accomplir.FORT PERSONNEL Londres 29.—Le gouvernement anglais aura une équipe de 400 personnes à Paris pour la conférence de la paix.C’est l’information reçue par l’assistant secrétaire du ministre des vivres, M.Towle.Ces gens logeront à l’hôtel Maies-jv , tic.Les hôtels parisiens s'attendent Amp à des prix fahulêux.Le ministère a pris les mesures" pour nourrir tous ces fonctionnaires.LA DELEGATION JAPONAISE-Tokio, 29.—On s'attend à l’arrivée prochaine à bord du Congo de la délégation japonaise dont le baron «N'obualq Makiuo, ancien ministre des .affaires ' étrangères et membre du conseil privé, Le marquis Saionji, autrefois premier ministre, retardera son depart à cause de sa santé.Il rejoindra les plénipotentiaires japonais.LES AMERICAINS Washington, 29.—On croit que la délégation américaine sera de trois membres seulement.La rumeur mentionne des noms : Robert Lansing, secrétaire d’Etat ; Henry White, ambassadeur en France ; le colonel House.Il n’y aura peut-être pas de déclaration officielle avant le congrès.D aucuns disent que le président ne va que prendre paît aux délibérations préliminaires, et qu’il n’agira pas comme délégué.Outre les délégués, il y aura nombre d’experts maritimes et autres.On ne connaît pas de Chàlons et de Soissons; le cardi- | nal Amette, archevêque de Paris; le cardinal Luçon, archevêque de] Reims; le cardinal Bourne, archevêque de Westminster, et le colonel Workman, président de la mission catholique auprès des troupes canadiennes.Le cardinal Bourne a exprimé la ! gratitude de la Grande-Bretagne en- ; Etats-Unis, et le cardinal Amette a exprimé à son tour, la re- j conrraissapcejie ]a France.Après le chant du Te Deum, le clergé s’est rendu sur le porche où le cardinal Amette a béni la foule.On estime que 20.000 personnes se sont agenouillées dans la boue, malgré le froid et la pluie, et ont reçu la bénédiction.ARCHAMBAULT 4 MARCOTTE Avocats 80 rue St-JacQues.Tel.Main 2761—4284.ioseph Archambault, C.R., M.P.Emile Marcotte, L.L.B.Bureau du soir, tel.Wwt.488t./.B.Bérard.C R.Théo.Rhéaume.C.R.Salnste Lavery, B.C.L.BERARD, RHEAUME et LAVERY, AVOCATS 43.rue Saiut-GabrieL ___ Tél.Main 8760-8761 mruïnrjM' BEAlJLIEÜ AVOCAT 160 BUE ST-JACgUES MONTREAL Casier pestai 356.— Adresse télégraphiqu» •'Xabac, .Montréal".Tél.Main 1256-1251.Cod.» : lob.r».Wut.Un.C.H.CAHAiNv C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifie» Tran»portation — Ru« St-Jaeqn»» MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT *0.RUE SAINT-JACQUES Résidence : 24C6 avenue "tu l’arc.Dockland 2459.MORT ÜE M.ALEXIS CONTANT M.Alexis Contant, organiste e! compositeur des mieux connus du pays," est décédé hier, après une longue maladie, à l’âge de soixante ans.Tl demeurait au No 884 rue Saint-Denis.Le défunt laisse sa femme, (née Durand, Etudienne), et six enfants j dont deux fils: Edgar, commis-voya- ; geur; Arthur, directeur-gérant de la ; Compagnie Foncière Suburbaine de j Montréal ct administrateurs de plusieurs succursales; et quatre filles: 1 Aline, épouse de George Delfosse,, artiste-peintre; Yvonne, épouse de | Pascal Anicssc; Mlles Fleurette et Cécile; aussi quatre frères : Wilfrid, I Tél.Main 3215.Edifice , Montreal Trust.Il Place ri’Acmes, Montrent.LAMOTHE, GADB01S et NANTEL AVOCATS J.-C.Lamothe, LL.D., C.R., Enuhen Ciadbois, LL.L„ J .-Maréchal Nantel, ANTOINE LAMGTBE avocat, bureaux : chambre 401, 90 St-Jacques.Tél.Main 1661.Residence, Î0 Place St-Louis.Tél.Est la'L G.A.MARSAN, C.R.AVOCTéTéphon.Main !»«• RUE ST-JACQUES COMPTABLES BEAUDOIN LIMITÉE Comptable 60 EST, RUE NOTRE-DAME.Bureau de 20 années d’expérience.Tel.Main 7154.Soir, St- Louis 0187.Achat d» créances et collection générale ~ GAGNON & L’HEUREUX COMPTABLES LICENCIES (CHARTERED ACCOUNTANTS) Il Place d’Armes.Tél.Main 49U.* .A.Gagnon, C.A., J.Arthur L’Heureux, CA.Est J.-C.-A.PICARD COMPTABLE Bureau : 92 rue Notre-Dame Edifice "La Sauvegarde" Tel.Main 1183.Ch.3(i Achat de créances et collection.DOCTEURS Dr Fernand Emery Maladies dn ^neor et des ponrooivv Toberralote.1827 AVENUE DU PARc Ivtinwuai.vu» üraunu» a l’iitauiui u» «»».«.1» lundi mhtim.Dr A.-D.TESSIER Aicdecm chirar*ieo.Spécialité ; maludu de la peau, •nom», «te.1*84A PA FIGEAI), •n *»ce du boulevard Rosemont.Heur«s i u • • » 8 Tel.Bi-Lonu 4Ut.Tél.Bell Est 5417, Heures de bureaux : de raidi à 8 h ra p.m.Cr J.-M.-A, VALOIS, Guérison rapide et garantie de tous les maladies des voies urinaires, aiguës ou chroniques.Attention particulière à chaque maladie.4U, RUE ST-DENIS, MONTREAL.DENTISTES INGENIEURS CIVILS Vincent, Girouard & Vincenl Ingénieurs civils, Arpenteurs, Architecte! 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)pnnemj llIle armêc de trois mil-absolument bas.Satisfaction garan- jjons d'hommes.Sans oublier au- encore de façon certaine la date du ! Wencestas, Albert et Léon; deux départ.Officieusement, on dit qu’il j soeurs : Mme Vve Eugène Lafricain, partira le lendemain de la convo- j née (Alida) et- Mme P.D.Authier, cation du congrès.! née_ (Alberline), de Sherbrooke.—————_ ^ M.Contant disparait après une FUNERAILLES DE IVl.carrière musicale bien remplie; scs J.A.PLAM0ND0N avocat eratiminnt Canari» ct Etats-Unis.Spécial»»»- _________: ; », v,l 1 zm.or» zi orrt m n iÏPS , C 66 soir causes crimineUes, en domrnojtesen 779 tie.LEFEBVRE ET FRERE 203 Hôtel de Ville.Est 4017.BUANDERIE LAVAGES de familles demandés.Humide,.'JUS i séchés, *1.15 ( linge uni repassé.«1.55 la botte.T JM IN ION LAUNDRY, 2M barrières.St-Louis 6302.Toi AVIS PUBLIC Le tttoième jour de décembre, mil neuf dix-huit, à onze heures du mutin, seront vendus, à l’enchère publique, au Bureau du Nota ire soussigné.No 90 niu St-dacques, en la cité «le Montréal, le» droits immobiliers en vertu d’une promesse de vente de l'immeuble suivants savoir : ; cun de nos valeureux alliés au pre-l mier rang desquels je m’en vou-I (Irais de ne pas citer les Canadiens, t qu’il m’a été donné de voir sur les champs de bataille qu’ils ont illustrés.it nie sera permis de dire, I m’adressant à des concitoyens, que les divisions françaises ont toujours i constitué te pivot de toutes les combinaisons stratégiques sur le con-] tinent, filons que les escadres bri-! tan niques, partout et toujours in-1 vincibles, assuraient aux alliés la liberté des mers.Un million sept cent mille Fran l çais sont tombés au champ d’honneur! Aucun pays ne revendiquera le triste mais glorieux privilège d’a-; voir donné tant de martyrs pour la plus juste des causes.Les Français donneront un autre .exemple.L'amour de la patrie, qui a des racines si profondes, suscitera des forces nouvelles, encore insoupçonnées de beaucoup et les oeuvres de paix répareront vite les j destructions tragiques causées par ta guerre.Français du Canada, aujourd’hui Saint-Hyacinthe, 29.— Les funé-railtes de M.J.A.Plamondon, inspecteur général de l'Industrie Laitière, ont eu lieu, mercredi matin en ta cathédrale, au milieu d’un nombreux concours de parents et d’amis.Le nombreux cortège était composé du personnel de l’Ecole de l'Industrie Laitière, des inspecteurs généraux de la province, et d'un grand nombre d'amis du défunt.Conduisaient le deuil, ses fils, MM.Jacques, de Danville, et Edouard Plamondon, du corps d’aviation de Toronto; son gendre, M.Howard McMorren, de Saint-Jérôme; ses neveux, Joseph Plamondon, de Montréal; Edouard Tyo, de Massina, New-York; ses cousins, William Hây et Georges Car.de Huntingdon; William McMorren de Sainte-Thérèse; Jean Tyo, de Massina, New-York ; William Paterson, de Saint-Régis d’Iluntingdon.La levée (tu corps a été faite par M.le chanoine !.A.Senécut, et le service a été chanté par M.l’abbé G.Gaudreuult.ration, règlements successions.Dame EM, Montréal.Main 2860 Mont-Royal Est.St-Lonu 5968.____ TANCREDE PAGNUELO.C.R.Avocat - Cotomissair» Loi criminelle, successions, etc.IM AIT .JACQUES.Tél.Main 38°*.- nEldfncT' 71 St-Denis.Est 2141.oeuvres, aussi nombreuses que va- —-—-"y-— rices, revêtent un cachet particulier.A/ïCTTOlî une originalité qui en ont fait tout V , m" le succès.AVOCAT M.Contant naquit à Montréal le 12 i immeuble Power, SS-oueat, r,ue novembre 1858, de Malvina David et Main 5598.Saint-Loms 316».de Pierre Contant.Il fit ses études i , rn l Gnérin.lul.au collège Sainte-Marie e! fut pro- jr ,, G*r trr s «-» Al  t mio I'll M (D M fesseur de musique au couvent d’Ho-chelaga, au college de Montréal, au collège de l’Assomption et au Mont Saint-Louis; à ce dernier "endroit, il i enseigna durant plus de 23 ans.Il était organiste à l’église de Saint-Jean-Baptiste depuis 38 ans.Sa première composition a été faite à Page rie 17 ans et c’est “La Lyre Enchantée”, pour piano, dont le succès a dépassé toute espérance.En mai 1897, en l’église Saint-Jean-Baptiste, il faisait exécuter sa 2me Messe.t.e 1er février 1903, au Monument National, il faisait chanter sa 3ème Messe dans un concert sacré.l.e 12 novembre 1905, au Monument National, il faisait exécuter “Caïn” le premier oratorio écrit par un Canadien, concert donné sous la de sir Wilfrid et de lady A rire.t(*l#*mpMmi* “mui'd'h St-Germain, Guérin et Raymond, AVOCATS Çdmee,ïro«t & Loan.39 rue 8»ln*-J»e«o«».«Mpfean» n»u Main *1S«.Montréal.Can RMdenfe : 1R6 .Porno-Manet—T4I.Eat 597’.GUY VAMER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, RUE ST-JACQUES.—BUREAU 76.Tél.Main 2032.Téléphona : Main 213.ANATOLE VANIER 97, Arncat RUE ST-JACQUES Bortsu 53 U» “Un lot de terre ou rinpIacrniHit nvnnt .__i], front sur lu rue Marquette, en in cité de Gouvernement (1( la Ripubliqui Montréal, contenant vingt-cinq pierio rie lar- VOUS convie a sOUSCril'C a 1 LTO-geur par quatrc-vingt-troi* pieds de pro- prunt de la Libération.Je sais à fondeur, mesure anglaise et plus ou moins, .„( v()s ranSs sont chlirse- et composé : (a) Du loi numéro soixante-; ù1'.01 y01 .'os ' snnI.' deux de la subdivision officielle du Int nu- mes, |C sais comtilCII sonl^ pat Ils méro quatre cent quatre-vingt-deux (iS2-«2), dans l’entttotisiasrne patriotique ries ries plan et livre de renvoi officiels de lu iou,.s (|'amM 1911, combien ont ré- lot numéro vingt-neuf de la subdivision of- 1 POllriu depuis .1 ! appel (t( s .Il m s, ficlelle'du lot numéro quatre cent quatre- Hlflls pour foduit (|IIC' SOll lintPC vingt-trois (48.1-23).des plan et livre de nombre, serrons les rangs, untx-renvol officiels susdits, avec une maison y (i„rr;:,r., i.iranenl, (.| érlaé».Mn 1(163 rue Mormil'lte.’’ OUS-nnilS (il 1 I K I ( U (( p resilience Laurier.Le 25 octobre 1906, au Monument -^-; National, rieuxièlne audition de souscription, qui vous diront quel j "Ctiïn ’ el filusietirs autres composi-plgcement de premier ordre vous G on s du même auteur, entre autres, est offert, quelles chance considé- une Mardie Héroïque pour grand or-rahles de plus-value vous sont ré- i rhestre, un Angélus et un Tantum servées par l'achat de rente 4 p.c.i F-rgo pour Clioeur el Orchestre; atis- BANQUES D’EPARGNE BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE El DU DISTRICT DF.MONTREAL.Bureau principal, 178 rue St-J«c«|ue», «t Quator- »e tuccuraale» I Montré»)- BUREAU DE RECHERCHES Dr Noël Décarie, gradué du Forsyth, Boston, spécialiste orthodontie (redreaeement des dont,} 321 RUE B LEUR V Près du théâtre Irupéiiai.Dr A.LaROCQUE, L D S.D.D.S.DENTISTE Gradué à Philadelphie 1530 BOULEVARD SV-LAURENT Consultations : il a 12 h.a.ui,, 1 (, p.m., 7 à * h p.m.ïél.St-Louis 336*.fl h.GARDES- MAL A DES SAROES-MAUDES Service de gftrcles-malfules graduée*.Ai> r,rî de jour ou de nuit.ASSOCIATION DES GARDES-MA LAD*-S VILLE-MARIE 634.rn*« Saint-Deniü, Montréal, ^phono Hr il : k.»t 344b.Ul NOTAIRES érigée.No lflfi3 rue Mnfquette.” .Les dits droits immobiliers iipp.iition- répondons gitans ja nu-sure *1e^ nos nent aux quatre enfants mineurs de feu Orner Narion ct Alexinn Beaudry, son épousé.Pour le.» conditions, s’adresser au Notaire soussigné.Montréal, le 28 novembre, 1918.J.A.NADEAU, N.P.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2845 — Cnrraro Pietro, journalier, des cité et district de Montréal, de- .niandeur, vs Reade Construetion | cnis.qîii ne pouvait nînsï vous êlrr i Company Limited, corporation ci- offerte avant cede date, restera ou- moyens à l’appel financier de la : Patrie.Dans une généreuse pensée dont ; i’accepte l’noimnngc pour notre pays, le gouvernement canadien, j par la voix rie l’honorable ministre ; ries Finances, a bien voulu autoriser ta souscription à'cet emprunt au Canada, dès que les opérations de l’Emprunt eannriien de la Victoire seraient closes.La souscription à l'emprunt fran- vile, des cité et district de Montréal, défenderesse.H est ordonné à la ! défenderesse de cornparuitre dans le mois.Montréal, 29 novembre 1918.T.DfvPATIE, deputé-protonotaite.verte jusqu’au 14 dérembrr.Toutes tes banques il charte canadiennes ont bien voulu mettre leurs guichets à la disposition du Trésor français.Vous trouverez là des formules de là 70 francs 80 pour rent francs de capital nominal.Je n’ai pas besoin I d’insister sur ce côté de la question.Vous vous rencontrerez a ces 1 guichets avec les souscripteurs ca-| nadiens que t'attends également I nombreux, à la suite de l'honorable I ministre des Finances, sir Thomas j White, qui a eu la gracieuse pensée ! de souscrire au premier titre offert I au Canada.Le Trésor français a I déclaré son intention d’employer les fonds provenant de cette souscription à ses paiements ici; Nous voulons, en effet, entretenir et développer le courant d’échanges (pie ta guerre a intensifié entre la Fran-: ce el le Dominion, et, ainsi, l'opération à laquelle vous êtes appelés à participer présente le double avantage de répondre aux intérêts communs de In France, d’où vous venez, et du Unnada qiit vous offre sa généreuse hospitalité et où nous retrouvons la même atmosphère de sympathie, de liberté et rie progrès.Henri PONSOT.(Unnnmmiqtié).Tél.M.5383.Lt-Uot.J.J, Barry, Dir.Bureau de Recherches ET DE Renseignements Les rx-solclats ml leurs parents, qui ont I ries réclamation» à faire valoir, feront bien rie consulter cc bureau.Tél.Raint-I.miia 21 El Chs.ARCHAMBAULT NOTAIRE Elude: 769 est, Avenue Mont-Royal Argent à prêter Bélanger et Bélanger Notaires 30, RUE SAINT-JACQUES EDIFICE "TRUST & f OAN” Argent il prêter sur hypothèque'à bonnn $r%'c,c7,ïlo,n'.THOMASDUCHARME Chambra ffl'l KriUleTd.* ns Îh* RT-J^9>Ts'MÎl"; ÿ:*!1:"1’’' 4fl5 Tag'aifctietDr'/ ÊsV^11 ,0ir' E“ ^ Tri».; 7491.roc M-.m-».f d.MM-LoTâTiSsï L1PPÉ CASIMIR HÉBERT ronsul “ad honorera” du Pérou, profoaeur ue langues, de bellea-lettrea, de rhétorique, répétiteur classique expert.Latin, tree, anuiuis.italien, espagnol, etc 1 reparation aux brevata.Cours individuels et collectifs.Rédaction treauction en plusieura lansues._J4 4 ONTARIO EST, pré.Saint-D,ni».Mathématique, Scient,a.Lettres et Len-cn fran5ai3 c‘ «o anzlai».* a BT examen» : brevet» MM SAVOIE, l.C.et LE.acnelier ès-aru et ée-sciencee applique», I rotesseur au collège SteMarie et RU collège Loyola.tnsergnemeju individuel à paiement f».„ _ e I “prej-inidi et le «oir.nr!' Pl!r riaitie» et mes.leur».2Sor»iF?B ot „f,nurni" "«r demande.2S>r E ST-DENIS, fél.Est 6161.Ln face de l’éffliac Si-Jacques.PROFESSEUR tdniom] La Roche, B S, COURS PRIVES.LE JOUR ET LE SOIR.on^au, diction, elememe la-icUncL.4'”"' raath*n>»U9uee.et autre.Creparation T-l, en coure classique et nui breveta.aax eexe».193 Dr E STE-rATnERfNE EST HnrvaM.Fgf 74 tM M • utzi iv,-> DORURE.ARGENTURE, NICKELAGE Corapainl» ROYAL HILV8K PLATE Képaretlore, ptv*te d'ornement» d'cclleaa.arsenterle, eeiitelleri».eernlesece A l'or.A.MROUX.•étant, 207 beiol-Jerquee.Main m*.SEKIitlIIIEliS E.TELL1EK, Sfrrurier-ijiinurier, 2h:l, Dorchester i.sl, an-j gle Siiint-Denis, .Vlmitréal.Itépnrntioii.s de t «rnmoplionei, serrures, clefs, armes k feu, limage de scie, nl'fllage de toule» surfes, ré.[ narntlnns de ressorts, gramophones.“ Jlravisil.hatisfactlou gurantie.La Ole Wisintainsr & Fils Inc.ÜauulTutlurirr «le ciulrcN, moulures ct uii- finira, iinpot'tatfiir !#»#< >*w*< >tfva: ' Qttfte >^W|e O»*®*,!' ' mmmm mm - : - in Feuilleton du DEVOUR M MAGALI Par M.DELLY.58 (Suite) Co billet, pres«iue illisible, fut remis au clu«’.dp Staldiff au moment où il allait quitter Sylton avec sa fiancée et Mlle Amélie.11 eul une exclamation satisfaite ct le tendit à Magali en disant: —Remercions le Seigneur qui a permis que rc malheureux coupable sc ressaisisse enfin.La miséricorde divine est inépuisable, nous la supplierons pour lui, car je lui pardonne ù votre exemple, ma (chère fiancée.Le «lue de Staldiff et sa jeune I femme avaient-fait sur leur yacht leur voyage de noces, ils avaient ! visité, en crtte saison printanière les cAtes de Grèce et d’Asie, et accompli un long pèlerinage en Terre-Sainte ~ le rêve de Magali depuis son enfance .Maintenant, ils abordaient sur la («¦rrc de Provence, où venait les rejoindre Freddy, appelé par un télégramme de son beau-frère, celui-ci voulant à la fois faire une surprise à sa femme et donner fi son clicr Fred la satisfaction «le revoir un peu plus t«'»t ceux qui étaient ses plus chères affections.Lord ct lady Dorwilly, de retour «l’un voyage aux Indes, arrivèrent aussi peu après, et le marquis tl’Ou-lèdc, ravi, leur fit à Ions les honneurs de sa Provence, surtout de sa chère Arles, la cité endormie que réveille le Félihrige.Il leur montra l’énorme ruine des Baux, l’êtcn-«liie désolée et - grandiose de la Urau, il leur fil admirer, en artiste et en poète, les mommicnls nnlhiucs dont s'enorgueillit sa pelile patrie- Un matin où soufflait une brise | légère,, le due ct Magali, laissant I leurs compagnons s'en aller vers Avignon, montèrent seuls aux An-|li(|ues de Saint-Bemy.Longue-! nient, à l’ombre d’un micocoulier, I ils contemplèrent ces joyaux del’art j grec, s’élevant dans ce site digne «le j l’Attique.| L’air pur était parfumé de la sen-] leur balsamique des asphodèles et : du romarin, le soleil, un pou brûlant.mais si radieux, éclairait les j prunelles veloutées de Magali.Et ices deux êtres, avec l’harmonieuse j élégance de leurs formes ct la beuu-j lé superbe de leurs traits, évoluaient la pensée de ces chcfs-d’oeu-I vre «le l’antique statuaire, réalisation «l’un idéal d'incomparable cs-thétique.Mais ces statues-h) vivaient, et les mêmes pensées profondes passaient dans ces yeux bruns et ees yeux noirs «pii savaient si bien se comprendre, y mettant une lumière «pii était le reflet de leur âme.Magali avait posé sa main sur le bras «le son mari.Le soleil faisait étinceler à son poignet la rosée de diamants et les délicates bruyères en rubis qui formaient un bracelet, fermé pur un lys d’or semblable à ceux «lu blason de Provence, Il lui avail offert celte merveille artistl-«tue au début de leurs fiançailles, SAM D le “Devoir” commencera la publication d’un nouveau feuilleton.Cette œuvre de Mathilde Alanic obtiendra aû-rement le plus grand succès.Détails en première page.I en disant : j —Ceci est une légère réparation, pie veux effacer, sur ce pauvre petit | poignet, la manjuc qu’y imprima IMis ma violence.J’ai moi-même ( tracé le dessin de ce bijou, Magali, ! il sera pour vous un double souve-; nir: celui du Gerald d'autrefois, dur j Pt orgueilleux.celui surtout, je l’espère, du fiancé qui n'aspire qu’à vous rendre heureuse et à devenir ! meilleur près de vous.Et ceci n’était pas chez lui une .vaine parole.Magali savait que ce coeur lui appartenait tout entier cl qu’elle pouvait tout demander à collai qui lui avait donné sa confiance absolue el l'entourait d'un tendre respect en l'appelant : “Ma chère Sagesse!’’ réalisant ainsi celte idéale union «h' coeur et d’âme qui I devrait exister entre les époux I chrétiens.Magali ne se laissait pas griser ¦ par sa haute position el les prevenances de Ions les instants dont j elle était entourée, elle ne s’enorgueillissait pas de l’influence qu’elle possédait sur celte volonté que nul n’avait su faire plier et qu’un ro-I gard d’elle, un de ces regards à la j fois fermes et doucement suppliants (dont elle avait le secret, amenait aussihit à une salutaire réflexion, Elle était toujours la simple et pieuse Magali, unissant lu gaieté at.i plus intime sérieux, s'initiant, chaque jour un pou plus, à ses nouvelles responsabilités d’épouse et se donnant de toute son âme à celui auquel elle avait promis fidélité «levant Dieu.—Eh bien! «pie dites-vous de crtte vue.Magali?demanda lord Gé-ralil en prenant doucement la petite main «pii se glissait sous son bras.-Ce site est délicieux, Gérald! Je me crois vraiment en Grèce, ici.Quelle harmonieuse lumière, quelle température exquise! —Oui, c’est la pure lumière de Dieu, trop souvent obscurcie, hélas! par les fautes humaines., .Emplis-sons-en nos yeux, ma reine de mai.aspirons ces parfums fortifiants, grisons-nous un peu de poésie et de bonheur.Et cette lumière, ces parfums, ce bonheur de nos âmes, nous les rapporterons dans notre brumeuse Angleterre, nous les répandrons sur ceux qui souffrent.Et nous en garderons un peu pour nous, Magali, nous en conserverons pour les jours d’inévitable épreuve, alors deux jeunes gens «pii sc taisaient pour l'écouter: Mai, tre te vèirc Yc lis.estcllo, o Magn .Gomme an pâli ! Connaissez-vous assez la lan gue chère à votre ami d'Oulcdt pour me traduire cela, Gérald?demanda Magali en levant vers son mari ses grands yeux veloutés — scs yeux de Sarrasine, comme les avait qualifiés spontanément la rci ne l()i's(|tie la petite-nièce de lord l.owelead lui avait été présentée avant son mariage.Souriant, il sc pencha et effleura de scs lèvres le front «le la jeune femme.Traduction littérale: “Mais, dès «pi elles t’ont vue — ô Magali, vois les étoiles — comme elles oui pâli!" .11 a raison, le poète.Que sont, aux yeux de Dieu, les plus étincelantes étoiles, près d’une àim pure et fervente, fidèle et tendri entre toutes.telle que la vôtre, ô Magali, mon lis de Provence! FIN C» jounm.«« «mpnmê au no « * Montreal, par UIMM MI i,OPl I.Ainr.«o rruponsnhtUW Um 1 v > ratant 6 X.E DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 29 NOVEMBRE 1918 VOL.IX.— No 281 J Sooirh^e * ¦ l»M La Vie bp° ^ ront :i lui.et prendront part en j grand nombre à ces tournois qui j ne sont faits que dans le but de j leur procurer des amusements in-j téressants et des récréations bon-1 nêtes.Nous en reparlerons.FAITS DIVERS ARTHUR BEDARD EST EN TETE DE LA CLASSE “A” UNE COUPE EST PRESENTEE AU CLUB MONT-ROYAL Le concours de boulingrin qu’il y a eu entre les clubs Mont-Hoyal et Atlantic récemment s’est officiellement terminé hier soir par un j magnifique banquet à l'hédel Queens j Le club Electra est actuellement eu tète de la classe “A de 1 Association de Quilles de Montréal, avec sept victoires et deux défaites à son crédit.Le National est en deuxiè me place avec C1A r th u r ^ B é da r dT du” cllu b Electra.!, -M-.E- du Tremblay député a les honneurs de la plus haute Laurier-Outremont aux Communes, uuituc * mi#4 fut pour ainsi dire le héros de !a moyenne mdmd - i - j fête.Il a présenté une magnifique Moir, du club Stars est en deuxm- cou au ^ - * me position avec Aapoieon * * - -° ec si'- parties gagnées Oui réunissait un grand nombre de ies perdues.' ces deux clubs très en vogue Flrctra.; -'I- P- R- du 1 remblay.depute de l.abelle, du National, occupe la troi sième place avec lüô.Voici la position des équipes, la moyenne des joueurs et les plus hauts résultats obtenus par les équipes et par les joueurs: POSITION DES CLL L5S L’ASSEMBLEE DU MONTAGNARD C’est ce soir qu’a lieu l'assemblée annuelle du club de raquetteurs le Montagnard, au .Vo 149 de la rue Derri.A cette occasion, Von présentera les rapports annuels et l’on fera le choix des officiers pour lu prochaine année.Des questions très importantes seront discutées et tous tes membres, anciens et nouveaux devraient se faire un devoir d’être présents ce soir.La réunion est convoquée pour 8 heures.VICTIME DE LA NEURASTHÉNIE UX MALHEUREUX.ATTEIXT DEPUIS PRES D US AX DE CETTE MALADIE, SE DOXXE HIER LA MORT DAXS SA CHAMBRE, RUE BROWX — LE COROXER EX-QU ETER A.(j.Electra.~ National.f» Stars.à M.A.A.A.3 City Tyre Shop .3 Bessner.3 Plus haute partie Bonlianne.National, 258.P.C.778 .667 cours, le Mont-Royal.Parmi les convives, on remarquait un grandi* nombre de citoyens très en vue j d’Outremont où les deux clubs i comptent un grand nombre d’amis.*anvmnrTt.T La coupe présentée est un magni- i I A M|jl T\ tique trophée d’argent.Dans ]tl | ï\LiU/i.présentation de sa coupe, M.P.R.El BEDARD VAINQUEURS du Tremblay prononça un magnifi que discours au cours duquel il fit i ressortir l’importance des sports! -p?â j dans l’avenir de la race canadien-j •3331 ne-française.Tl félicite ceux qui j Lamoureux et Bédard sont sortis .333 Sont entrepris le mouvement qui se i victorieux hier soir de Couvrette et .333 j fast depuis quelques années.| Bolduc pour le trophée Strachan par — P.Le maire d’Outremont.M.Beau-! 4 à 1.bien, fut aussi prié d'adresser la , Lamoureux et Bédard gagnèrent Nicolas Thislin, 25 ans, s'est pen-j du hier soir dans sa chambre, 105, j rue Brow n.C’est son frère qui s’a-] perçut le premier du suicide.On appela immédiatement le médecin niais celui-ci ne put que constater > | la mort.Elle datait de plusieurs | ] heures.j Aux dires de la famille, Nicolas I souffrait depuis près d’un an de neurasthénie et s’enfermait souvent dans sa chambre pendant plusieurs iouïs.Depuis la semaine dernière, il s’était montré plus nerveux que Je coutume, mais l’on n’y avait pas porté d’attention alors.Le coroner iiendra une enquête sous peu.Plus haut total en 3 parties—N.¦ parole.Ai.Beaubien appuya sur- les trois premières joutes, mais perdirent ln quatrième et dans la cinquième ils sortirent vainqueurs par une majorité de trois points, s’assu- Labelle, National, 648.| tout sur la nécessité de la culture Plus haut résultat, partie simple, ! des sports.II déclara que depuis équipe—-Bessner, 982.! due la race canadienne-française Plus ‘ ' .equipe- I P‘ i ' pms u importance sur Je eon-jde deux joueu: MOYENNE UES JOUEURS tin eut américain.! honneurs de la soirée pour le plus P.Moy.i -I- Dugal, gérant de la maison ¦ grand total avec 938 et pour la plus -1 J.1 _______i: _ * i - «xn- • , Mus haut résultat, 3 parties, j cultivait les sports comme elle fait j rant ainsi la victoire et ie titre de ijpe—Stars, 2,889.lOepius quelques années, elle avait | champion de Montréal pour équipes i P.ris Plus d’importance sur le con- j de deux joueurs.Lamoureux eut les A.Bédard.Electra .A.Moir, Stars .N.l.abelle, National .T.Bénard, National .O, Clarabut.Stars .j.Wallace, M.A.A.A.E.E.Perry.M.A.A.A.YV.Bryson.Stars .Ed.Pelletier.National A.Weinfield, Bessner JI.Bessner, Bessner.J.O’Mara, Stars .201.3; Dupuis Preres.et président du club 'haute partie simple avec 225 points.196.3 j Atlantic, fut prié de dire quelques- Voici le résultat détailé : 195,(1! mots, ce qu’il fit avec brio.Bolduc • 188.0 i M.A.L.Caron a aussi été prie ! 177 159 152 170 191— 849 187.7 !adresser la parole aux convive s.Couvrette : 186.6 |(-e sportsman parla du développe-t 123 167 175 214 169— 848 186.1 i ment qui se faisait dans le pays et 184.8 ! encouragea les promoteurs à conti- ! 300 326 327 184.2 ! jVer, *ous les_ mouvements qui se Lamoureux 384 360- 183.2 182.4 179.8 L A SOCIETE DE développent si bien.Parmi les convives, on remar- Bédard quad MM.P.R.du Tremblav.donateur de la coupe.Dr J.E.LeSage.! ! M.P.Arthur Berthiaume, M.Robert, i président du club Montreal, le mai-j re Beaubien, d’Outremont.M.Dugal, 202 170 225 163 178- 168 179 148 155 185- 370 349 375 318 363-—â- 835 -1773 SAUVETAGE j président du club Atlantic ï’éMië- ___ ! ' in Rolland.d’Outremont, M.J B Lapointe, MM.Grotlm.Narcisse Ces recompenses méritées au cours LIGUE CHAMPETRE .- - .! Deux parties seront jouées ce des examens qui ont eu lieu sous les j Dhpim, de la liaison Dupuis Frè- j soir dans les séries de la ligue de auspices de lu Section Canadienne : r?5:.-*1, .•'%,"x,Çaron* président du j quilles Champêtre.Les clubs East-tie la Société de Sauvetage Rovale i ^at**>nal, M.i heo.Trudeau, M.Dal-1 ern B.C.et Champêtre seront aux .' * * °-* v' ' T' T‘- 1 ' ; prises tandis que le Redmond •! Glove disputera la victoire au club ; Saint-Louis.ces.ont été présentées hier soir au club j [n‘r'- avocat, M.J.E.Daoust et au house de la M.A.A.A., rue Peel.La > treTs’ , présentation a été faite par M.Louis j I)anquci fut un complet suc Rubenstein, president.DIPLOMES ELEMENTAIRES Montreal Boy Scouts * C.Bourne, E.Twisel, L.Thomlin-tvon.J.Taylor, E.Williams, E.Bali ie, G.GamnieH, D.Anderson, E.Routh, J.Black, J.Kennedy, H.La-*ves, G.Thomlinson, B.McClelland DANS LA LIGUE m CONFECTIONS KOLCHAK AURAIT ÉTÉ ASSASSINE _____ i Honolulu, 2T.—Un câblogramme ., ; reçu par un quotidien, le Xippu r,.° iî„ .:"^7.SU! aIs obtenus, hier,] Jiji, annonce que l’on a rapporté au #• /«i t' xi i tx ix i • • , .tint* i un d i ttppui le du t.(.hampion E.Masters, R.Drum- dans les senes de la ligue de quil- Japon que l’amiral Kolchak, dic-piond, H.T.Champion.: des Confections : , tateur de la Sibérie, a été assassiné DIPLOMES DE PROGRES Scmi-readv O’Connell S.C.Herscovitch.Itiü 191 133— 184’ E.J.Ryan, J.Clarke, T.O’Brien, Fredetie.173 126 188— 487 Leblanc.Rosen.à Omsk.Aucun détail n’est donné.Totaux.Simon.Stern.Schneider Richer.Miller.Schaffer.Totaux.1.1.McHugh.Montreal S.C.7 Mlle Edna Vernot, Mile Maud E.Race.Y".M.C.A.Centra! W.M.Pheland, W.J.C.Hexvetson, II.H.Hewestsou, C.Caplan, S.Tilds-Jey, F.Y!p!e, A.Mureh.Chevaliers de Colomb .P.C.Gauthier, C.B.Rorke, M.Barbeau, C.Marchildon.M.A.A.A.Mme H.E.Smith, Mme K.G.Rogers, Mlle H.Moore, Mlle H.R.Reynolds, Mlle S.Rosenberg, Mlle G.Williamson.Y.M.H.A.: Ledoux.N.Veinish, I.Fleishman, J.Cohen, I Béland.A.Grief.Young.YT.M.C.A.d’Ottawa I Clapp.W.George, G.Wallace, E.Wait, B.! Cohen.Robertson, J.McCreary, F.Wait, M.¦ Duke, L.Luke, G.Burland, R.Bur- i Totaux and.YY.Snider.A.Allan.H.Sher- ' wood, A.Cann.W.A.Milks, (i.j Rutemberg loung.!•.Bryson.| Hiric.Sainl-.Mauricc B.C.Shawinigan i Coheii.(i.Meerbergen, S.\\ark, S.YV.| Schlcnger (aller.\Y.Dean, J.Morgan, S.A.La force.Grinstein.Siegel.Totaux.worn age.Collège Ylacdonald Mlle P.C.Stanford.Mlle B.E.Field, Mlle R.Davis, .Mlle L.Friedman.Mlle A.Read, Mlle I).Campbell, Mlle R.Taylor, Mile E.M.Lind-lolm, Mlle M.Magee, Mlle E.M.| St-Jacques )Ucirp.l Hoffman MEDAILLONS DE BRONZE ' Jasper O Lonnedl S.C.McFwen r vi Ç/arL’ Clarke' T- O’Brien, i Landry.J.J.McHugh.j Central Y.M.C.A.W.M.Phelan, YV.J.C.Hcwet-son, H.H.Hexvetson.Montreal S.C., Mlle E.Vernot, Mlle M.E.Race.Chevaliers de Colomb P.C.Gauthier.C.B.Rorke, Y[.Barbeau, C.Marchildon.M.A.A.A.Mme H.E.Smith, Mme K.G Rogers, Mlle H.Moore, Mlle II.R.Reynolds, Mlle S.Rosenberg, Mlle J.Niblo.Y.M.H.A.N.Velnish, 1.Fleishman, J.Cohen.A.Grief.St.Maurice B.G., Shawinigan G.Meerbergein, C.S.YVark.YV.Carter, W.Dean, J.Morgan, S.A.Bromage.I santé, ce distingue endroit d’amu- College Macdonald sements a maintenant ouvert ses « .Le , "v.0!; YI.; portes et rnis scs salles à la disposi- Lindholm, Mlle M.Magee.Mlle E.tion de tous ses membres.M.Sharp, Mlle A.Read, Mlle P.C.La fin fie cette terrible épidémie Stanford, Mlle B.E.Field, Mlle R.ainsi que la cessation «les hoslili Totaux.Brennan.Small.Fink.Goldsmith.Jacmain.Totaux.159 156 140— 455 .135 144 172— 451 150 184— 476 .769 707 817— 2353 Sterling .119 131 125— 375 .141 141 .127 i 03 138— 368 .132 166 147— 455 .179 121 18(5— 486 145 134— 279 .( 98 666 730— 2694 Pack .168 187 197— 552 .145 158 160— 163 .115 115 110— 370 .195 157 192— 54 4 .176 149 141— 469 .799 796 803— 2398 Hart ;.luü 129 180— 415 133 .113 113 .141 iôi 133— 425 .161 149 is:»— 495 • «.111 150— 291 121 106— 227 .054 691 744— 2699 Gardner .189 189 134— 512 .140 105 149— 394 .11 102 111— 324 .113 144 169— 42(5 .149 162 125— 536 .702 702 688— 2092 Fit Reform .123 135 113— 371 .132 153 123 408 .142 149 167— 458 .149 17ô 162— 486 .lt« 156 182— 504 PRETRES MIS A MORT EN BELGIQUE Matines.2J.— (Par l’agence Havas).— Le cardinal Mercier a déclaré que quarante-neuf prêtres ont ; été torturés et mis à mort durant \ l’occupation allemande.Le primai i de Belgique a narré dans une entre-; vue des supolices horribles exécutés 1 par les envahisseurs.CONDAMNE POUR VOL DE BEURRE Un nommé Gilbert I.afranre a été condamné à 2 mois aux travaux forcés pour avoir volé une certaine quantité de beurre à un mar-| chaud local.C'est le juge Bazin, de ï la Cour des sessions, qui a prononcé la sentence.CHUTE MORTELLE James Lennen, 299, ue Greene, en peinturant la façade de la bâtisse Berliner, rue Lenoir, est tombé de son échafaudage, hier après-midi, d’une hauteur d'une trentaine de pieds, s’est fracturé le crâne et est mort quelques instants après.Le corps a été transporté à la morgue et l'on v tiendra une enquête bientôt.SA VIE EST EN DANGER .Abraham Esoaskoboinak.42 ans, 11, rue Lemoine, est tombé de sa voiture, venue en collision avec, une automobile, hier après-midi, à l’angle des rues Rachel et St-Urbain, et s'est brisé la jambe et probablement fracturé le crâne.A l’hôpital Royal Victoria, où il est.l’on rapporte que sa condition est sérieuse.MUTILATION HORRIBLE Auguste St-Germain.45 ans, 524, -ue de La Naudière, a glissé sous les roues d’un tramway en marche, hier soir, à l’angle des rues Chambord et Gilford, et s’est fait couper une jambe.Il a été admis à l’hôpital Général où l'on dit son état critique.LE NETTOYAGE SE CONTINUE La police a continué sa série de descentes, hier, et fait 45 arrestations, 27 femmes et 18 hommes.[CONTUSIONS A LA TETE Edmond Barrett, 37 ans, 91, rue Ste-Elisabeth, est tombé de sa voiture.hier après-midi, et souffre de contusions à la tète.Il a été transporté à l’hôpital YVestern où l'on ne juge pas sa condition trop grave.JAMBE LUXEE Edouard Paradis, 25 ans.149, rue Hamilton, employé à la “Canadian Rolling Mills’', a fait une chute pendant son travail, hier après-midi, et s’est luxé une jambe.Il a été envoyé à l'hôpital YVestern.ACQUITTEMENT George Mitchell et Louis Brunet, que l’on avait accusés de vol de patates dans un jardin de guerre, à Tétreaultville, ont été tous deux acquittés honorablement, hier après-midi, par le juge Cusson, devant qui s’était déroule le procès.j INCENDIE DESASTREUX.Un incendie a causé hier soir environ 825,000 de dommages, aux entrepôts de MM.Charland et Bi-saiUon, 1835-est, rue Ontario, y détruisant aussi une grande quantité de foin.La “Renown Machine and Engine Shop”, située juste en arrière, a également été visitée par les flammes.L’un des propriétaires de l'entrepôt, M.Bisaillon, loge au-dessus de son bureau, et c'est en se mettant au lit, qu'il a découvert le feu.11 a eu à peine le temps de se x-ètir légèrement et de se sauver au dehors avec sa famille.Déjà les flammes léchaient les murs du premier plancher.Un visiteur, durant la soirée, avait fait la remarque qu’il y avait beaucoup de fumée dans la maison.Mais M.Bisaillon répondit que cela arrivait très fréquemment quand le vent poussait vers le logement la fumée des locomotives qui passent près de là.Plus tard, cependant, comme la fumée se faisait plus dense, il fit des recherches et il x’it ses entrepôts qui flambaient.Il est impossible de déterminer où le feu a pris.Quand les pompiers arrivèrent, les hangars n’étaient qu'un brasier.Il fallut sonner une deuxième alarme, et toute la brigade de la division Est se rendit sur les lieux.I! xmntait beaucoup et la tâche des pompiers n’é-taii pas facile.Cependant, au bout d’une heure d'un travail ardu, ils parvinrent à se rendre maître des flammes.M.Bisaillon a déclaré qu'il avait discontinué ses assurances hier et qu’il y avait 3,000 balles de foin dans les entrepôts.Les ateliers de la “Renown Machine and Engine Shop” ont surtout été endommagés par l’eau et la fumée.ACCIDENT ETRANGE ET TERRIBLE.Une jeune fille de 21 ans, Mlle Helen YYeiss, ,128 avenue Westminster, Montréal-Ouest, a été frappée par une automobile, hier soir, à l’angle de l'avenue Grey et de la rue Sherbrooke, et la violence du choc l’a projetée sous un tramway.Elle a eu le bras droit si affreusement écrasé qu’il a fallu le lui amputer près de l’épaule.Mlle Weiss est actuellement à Uhopital Western et son état est très grave.Le chauffeur a dit se nommer Harwood et demeurer au No 157 avenue Westminster, Montréal-Nord.CIGARETTES EiïPTIElPilS Mm mïM 111 W-wm -m % 10 POUR 15 ŒMTJMS Büuts un/s nu £N Ltsse Le vrai CHAPEAU pour la SAISON c’est le chapeau VELOURS S£.00 “ $13.08 ïïŒ A r O Fi 255 Si &  !Ws ü P STE-CATHERINE EST i&o Prés St-Denis la ACADEMIE CANADIENNE ROYALE DES ARTS (Canadien Royal Academy of .Arts) Exposition de peinture, de sculpture et de dessins d'architecture, dans le LOCAL DE L’ASSOCIATION DES ARTS, 679 ouest RUE SHERBROOKE du 22 novembre au 21 décembre Admission tous les jours, de 9 h.et demie du matin à G h.du soir.2ôs.Lundi et jeudi soir, de 8 à 10 h., 10s.Entrée libre, lundi et samedi, de 2 à C h.du soir.Jeudi, de 9 h.et demie du matin à 6 h.du soir.QUE COMMANDER POUR DIMANCHE ?L espace don» nous disposons ne nous permet de faire que quelques suggestions parmi les multiples bonnes choses que nous offrons.Voyez IVtalage de nos comptoirs ou appelez Je département des commandes par téléphone assaisonné et prêt à mettre au 4Ks •lôs pour ragoûts, la 1b 22s POULETS FRAIS TUES ______.*u.^ rx -\ iv* i t t- fuies: TiTV/rxire vit r- PIGEONNEAUX, etc.d6 .sen-es, haricots verts, endive, aubergines, coeur de céleri, artichauts français, champignons, ananas, melons “Honev Dew”, grenades mandarines, bananes.Téléphones : Uptown 6940-«94l-694J.SS43-6944-6>M3.{946.{947 2 ST A N FO R DS Livraison sur les bords du lac.le foa*- i/YA-v- » ¦ , • • Ji, Attraction extraordinaire FRED STONE dans ta première vue animé* “THE GOAT” “THE SLEUTH”, comédie SENNETT Grand programme de vaudeville “THE TELEPHONE TANGLE” avec JOE SENNETT University Trio : “Who is he ?” Beal et Silver — Martin et Fubrini.Représentation continue de 1 à 11 h.du .soir.Matinée, Ifl-lôs ; soirée, 15-25s.Samedis, dimanches et fêtes, matinées aux prix des soirées.pour savoir nos autres spécialités et n prix.PATE DE VEAU — “veal loaf” — assaiso._______ „„ „ four (compose de viande exclusivement), la 1b ROTIS ROULES A LA BOSTON, la ]]>./ .7 .7 7' .7 Dexants de TENAISON, la 1b 16s Morceaux pour rageî ROTIS DROITS DE COTES DE BOEU1 Y PD VN r.WVIïTTC C \ y/-T-'C é 123 RL E MANSFIELD mardi et le vendredi.Licence 8-9908., Cette semaine, les sept chanteurs alliés de Mlle Dorée.Le plus grand acte de chant de vaudeville.Le* Nolan, jongleurs habits.Kelen Harrington, comédienne.Les Shaw, artistes audacieux de l'air.Autres grands numéros.Vue supérieure Triangle : “The Lonely Woman”.avec Belle Bennett.Comédie*.Représentation continue de 1 à II h.du soir, les dimanches compris.c&z gomme Six raisons 712 708 747- 2227 L’ANIMATiON REGNE AU CERCLE ST-PIERRE Les nombreux amis du Cercle de ; billard St-Rierre seront heureux ! d’apprendre qu'après s’ètre con-S.i formé pendant plus de quatre se-“ i mai nés aux ordres du bureau de * I.Davies Y'.M.C.A.d’Ottawa tés de l'horrible guerre, qui a duré ] plus de quatre ans ,u provoque W.George, G.YY’allace.E.Walt, : chez tous un enthousiasme qui se H.Robertson, J.McCreary, F.YY’alt, ! manifeste par leur présence en M.Luke, L.Luke, G.Burland, R.grand nombre dans nos salles de-Rurland, YY'.Snider, A.Allan, H.puis l’ouverture." herwood, A.Cann, W.A.Milks, G.(.elle guerre qui nous a pris plu- üroung, F.Brvson.AUTRES DIPLOMES M.A.Y.R.S.C.George YV, Ewer.M.A.A.A.Mine K.G.Rogers, Mme H.E.bmilh.Mlle H.R.Reynolds, Mlle bophie Rosenberg, Mlle H.Moore.Mme K.G.Rogers, Mlle S.Hcsen->crg.Ml K- H.E.Smith, Mlle H.R.Reynolds.Certificats d’instructeur hono-, raires S.H.Gooday, Ottawa.Y.M.C.A.J.F.Simard.Chev.dç Colomb.G.D.Brandon, Central Y.M.C.A I YVal.Case, M.A Y.H.S.C.sieurs de nos meilleurs membre: va maintenant nous les rendre, et l’enthousiasme sera à son comble lorsque nous aurons le plaisir et le bonheur de leur serrer la main.En attendant, il est de notre devoir de faire continuer l’animation qui règne actuellement dans notre Cercle, et le comité Fa bien compris, car il songe actuellement â l’organisation de tournois de bil-' lard, de billard à blouses, de ! dames, de cartes et d’échecs, qui se dérouleront pendant tout l’hi-l j ver.Si le conseil entreprend ce travail c’est qu’il a la ferme con- ! j fiance que tous les membres s’uni-1 C ’est le service qui compte N»a nombreux clients en sont satisfaits.Vous le serez vous aussi.Vos travaux d’impressions de la simple carte d’affaires au catalogue le plua volumineux, Confiez-ies à des experts en art typographique.Nous possédons un atelier complet, pour lu production de plaquctles, brochures, livres, etc.Notre personnel est composé d’experts en rédaction.en iraouction, en composition.Nos prix sont bas.Estimés founjis gratis sur demande.L'Imprimerie Populaire (i«a) Editrice du “Devoir” et du “Nationaliste’* 43, RUE SAINT-VINCENT.fri:## ft## Kr> v*“ » « Four lesquelles e*est uue isGfâfàe.1— Elle renforcit les nerfs 2— Elle étanche la soif 3— Elle stimule Fappétit 4— Elle aide la digestion 5— Elle tient les dents propres 6— Elle est économique Faites en sorte que les soldats et les marins n’en manquent jamais 1 Hermétiquement r cachetee —Se conserve fraîche FAITE AU CANAUA AM \\ P fiiïachez-en apres chaque repas gg* Sa Saveur Burel VOL.IX.— No 281 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 2d NOVEMBRE 1918 7 (commerce et finance] LA MATINEE À LA BOURSE MIDI, NOTRE PLACE NE RE:-FLETAIT PAS ENCORE L’INFLUENCE DE L’ACTIVITE NEW-YORKAISE.—LES AFFAIRES SONT PEU NOMBREUSES ET LES COURS, SANS TENDANCE DEFINIE.Gana-5 parts 1.'accumulation des ordres, pendant le congé d’hier, a déterminé, à l’ouverture des opérations, ce matin, à Wall Street, un mouvement rapide des affaires de Bourse.Les cours, d’abord fléchissants, remontaient à l’approche de midi, sur la place new-yorkaise.Une demi-heure avant la clôture de la séance du matin, l’influence de la cette activité ne s’était pas encore fait sentir sur notre place ; celle-ci restait calme sous le coup de fouet.Les affaires, en effet, ont été plutôt ternes, à la Bourse de Montréal.Les transactions enregistrées ont été peu nombreuses.Les Wayagumack émergent légèrement, passant successivement de 52 Vi à 53, puis à 52% ; les dian Car s’inscrivent à 32 de Canadian Cement changent de mains à raison de 02 ; les Canadian Locomotive se présentent à 60 ; des lots déssassortis de Vsbestos Corporation trouvent preneur à 38 : 10 Canadian Converters ise vendent à 46 ; les Montreal Power demeurent à 81 Vb ; les Brazilian sc ramènent à 51% ; les Brompton Paper restent inchangées, à 59 ; les Dominion Textile -c fixent à 98% ; et les North American Pulp sc négocient à 3.Pour ce qui est des actions de priorité, les Canadian Steamship se vendent à 70%, niveau antérieur, et des lots fractionnés de Canadian Car se traitent à 83.OPERATIONS DE LA MATINEE Cours -fournis par la maison Bru-neau et Dupuis, courtiers, 95-97, rue Saint-François-Xavier, Mont-réal., , , , La totalité des operations de la matinée a porté sur 2,208 parts.Les valeurs dont les noms suivent viennent ex-dividende aujourd'hui : Lake of the Woods de priorité, 1%% dieu, 2% % Mortgage, 2%%.Actions ordinaires 1-2, 25 Pacifique Gana-Montreal Loan and 50 à Brazilian- 5 à 51 1-2, 25 à 51 1-2, 51 1-2, 2 Oà 51 1-2.Can.KteAmship.5 à 4o 3-4, o0 a Ab.Asbestos Corj).20 à 38.Brompton.50 à 59, o a o9, 20 a ob.Dom.Canner s.25 à 30, 10 a 30, 10 :> :i 30.2.4 « o ! Dom.y/* à 01 lr^-A"3» [ \V W a 30, ÇA ET LA Voici ce que constate le Bulletin «es Aijriculteurs, pour la semaine du 23 novembre.La Coopérative des Fromagers n’a pas reçu cette semaine une quantité de beurre suf-iisante pour faire enchère.Mais les conditions du marché laissent croire que les prix auraient été d’environ 50 sous la livre.La période de réquisitionnement étant terminée, la Coopérative de Fromagers aura certainement assez de beurre pour faire enchère au milieu de la semaine.Suivant la même publication, les prix moyens du fromage, blanc et coloré, s’établit comme suit: No 1, 24x3 4 ; No 2.24sl-4 ; No 3, 23s3-4 la livre.Le prix du fromage paraît devoir rester le même pour la fin de la sai* son.Les oeufs strictement frais se vendent à 05 sous, les “petits frais ’, à 00 sous, les oeufs No 1 cotent 52 sous la douzaine.Les producteurs de lait, réunis en convention à Ottawa, ont élu, avant de se séparer, les dignitaires dont les noms suivent: E.P.Stonehouse, de Weston, président; A.McKay, de Winnipeg, vice-président.L’exécutif de l’Est comprend: E.N.Stonehouse, F.Boyes, de Dorchester (Ont.), J.Paré; de Coaticook (P.Q.), J.Bingham, d’Ottawa, J.Walter Jones, de Tile du Prince-Edouard.L’exécutif de l’Ouest comprend: A.Mekay, du Manitoba, P.Palleson, de Calgary, J.W.Berry, de la Colombie anglaise, et O.W.Anderson, de la Saskatchewan.Le secrétaire pro tempore est G.A.Putnam.* Les compensations des banques de neuf des principales villes du Canada oriental, pour la huitaine expirée hier, se totalisent à .$230,-221,177, en augmentation de 877,-233,479 par rapport à la période correspondante de Tan dernier.Les compensations de 11 des principaux centres de TOuest du Dominion se présentent à $334,508,-209, soit une plus-value de $70,231,-025 sur Tannée dernière.La plus-value de Montréal se chiffre par environ 55 millions, soit plus de 70 pour cent, Toronto accuse un gain de 12 millions de dollars, Ottawa, de plus de 135 pour cent, Sherbrooke, de 70 pour cent, et Halifax, de 50 pour cent.Winnipeg s’établit encore en déclin.Comme nous l’indiquions ici même hier pour Montréal uniquement, ces considérables plus-values sont imputables aux larges sommes versées en salaires par les fabriques de fournitures militaires et aussi par le mou veinent des grains, qui est intense à cette époque de Tannée.* ^ Les valeurs “United States SteeJ Corporation” se traitent ex-dividende de 3 'A %, à la Bourse de New.York, à partir d’aujourd’hui.LE MARCHE DES VIVRES TANT QUE LA PARTIE DESORGA | NT SEE DE L’EUROPE REGLA-i MERA A GRANDS CRIS DES \T-1 VRES, IL NOUS SERA BIEN MALAISE D’ESPERER UN FLECHISSEMENT SENSIBLE DES PRIX.CONFERENCE ACCUSATIONS RÉITÉRÉES M.E.W.VILLENEUVE, AVEC PREUVES A L’APPUI, ENTREPREND DE DEMONTRER QUE DES DIGNITAIRES DE LA SURETE ONT PERPETRE DES CRIMES QUI AURAIENT NE-CESSITE LEUR CONDAMNATION AUX TRAVAUX FORCES.ETATS-UNIS MOONEY ESTGRACIÉ LA SENTENCE DE MORT QUI AVAIT ETE PORTEE CONTRE LUT EST COMMUEE EN UN EMPRISONNEMENT A VIE, PAR LE GOUVERNEUR DE LA CALIFORNIE.II n’y a pour ainsi dire pas de changements à indiquer quant aux marchés des produits d’alimentation.La situation générale reste sensiblement la même.Les arrivages sont plus ou moins nombreux suivant les cas.Dans tous les compartiments, les prix demeurent fermes.On ne prévoit pas encore, on n’est pas prêt de prévoir un fléchissement des cours.Les gouvernements de la moitié de l’Europe ou à peu près sonl désorganisés et plusieurs des nations qu’ils gouvernent vivent dans la plus destructive anarchie.Pendant ce temps-là les peuples ne produisent pas, bien au contraire.C’est nous qui devons produire et leur expédier leur pitance, si nous ne voulons pas les voir tous s’éteindre dans les affres de la faim.L’exportation à haute pression, c’est ia haussé des prix sur le marché local.Nous ne voulons pas dire que les prix sont le point de monter encore, mais seulement laisser entendre que le moment n’est pas encore venu d’espérer un recul.Nous cotons : FARINE-TYPE— (f.o.b.) Mont* “Si Ton veut ce financière des sir mesurer la nations, puissan- tinanciere des nations, écrivait re et UK) pour la journée et George-Raish, ohT9T5, TTfaniTcnth'ftlfaW de Tahhed~frêrnïrrê; De beurrerie, pasteu- 7-8, 25 à il Mont L.li.and P.Gons.^ (Civic Invest.^ 15 à 81 3-4, 25 à 81 1-2.2.) a Ht 1-2, 2:> à Kl 1-2.5 à SI 1-2.1 à 81 1-2.IJ à SI 1-, 15 à -• C.Converters.10 à 40.Can.Loco.25 à 60, 20 à 66.«n x Dom.Textile.5 à 98, 50 ft 98 1-, -0 à 08 1-2, MacDonald.25 à 20.Maple Leaf Mill.25 à 123.Steel Co.of Can.1 à 59 59 3-4.Actions de priorité Asbestos Corp.10 ft 60 1-2.Canadian Car.5 ft 83, 5 ft 83.Can.Steamship.75 ft 76 1-2, a a 10 ft 76 1-2.Nat.Breweries.121 ft 50.Steel Co.of Can.1 ft 93 1-2, 2 à 92 1-2.Asbestos Corp.$500 à 75, $2000 ft 75, $7000 ft 75, $2100 ft 75.10 ft 59 3-4.25 à 70 1-2, NOUVELLES DE WALL STREEI L’OUVERTURE A DONNE LIEU A DES DECLINS SENSIBLES.New-York, 29.— “Wall Slreet”.10 h, 30.— Les traitants, à l’ouverture des opérations, ce matin, croyaient encore à la baisse.Les nouvelles parvenues durant le congé'd’hier n’ont guère apporté de soulagement à l’incertitude générale.Les “U.S.Sleel” sont le point de mire du début de la séance.Cette valeur ouvrait à 94% (moins dividende de 3', %), soit une moins-vaine d’une large fraction, et déclinait à 94.Les pétrolifères, le groupe de la propulsion, les distilleries et les valeurs de cuir abandonnent de 1 à 3 points, l’ar contre les Marine témoignent de vigueur, de même (pie les chemins de fer, le Southern Pacific particulièrement.uellement un réseau complexe de route el chemins de fer, veut qu’on lui attribue un coefficient auquel ne saurait prétendre des pays jeunes, dont la population est soumise à de grandes fluctuations et la richesse, d’acquisition récente, pour ne pas être exposée à de subits rétrécissements, qui ont forcément répercussion sur le revenu annuel, et dont les voies de communication, voire même le nombre d’habitations, ne suffit qu’iinparfaitement à l'ensemble des besoins.Un vieux pays, qui ne doit rien à d’autres, ne court qu’un risque à peu près nui, quel que soit le volume de sa dette intérieure.Un pays jeune, bien que n'ayant qu’une faible dette intérieure, peut se trouver fort embarrassé pour s’acquitter de ses obligations, si son revenu est atteint subitement par Tune ou l’autre des causes qui exercent une action sur lui.Dans le cas d’un vieux pays, dont les revenus jouissent d’une grande constance, la dette publique n’est, en fait, qu’une obligation de la collectivité de la nation envers certains de ses membres, les arrérages en font retour à l'Etat, directement ou indirectement sous l’espèce de l’impôt.Un pays jeune, au contraire, est débiteur des pays étrangers, de sorte que les arrérages de sa dette ne font aucunement retour à l’Etat”.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall & Cowans” : Cours d’ouverture Maïs— Janvier.124% A 125 Décembre.124% Avoine- Janvier.71 Décembre.71% Cours à midi 127 % 120% 71 % 72 LA LIVRE STERLING BOURSE DE NEW-YORK Cours York et 1918) : du change sterling, à New-à Montréal (29 novembre Eivre sterling New-York A Montréal A Papier à 00 jours.472.00 479.60 Id., à demande 475.50 482.50 Par câble sous- marin.476.45 483.45 Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise, I 15-32 de prime.Le franc (N.-Y.), 545 5-8.Taux d’escompte, à Londres, 3 3-8%.Taux d’escompte de la Banque d’Angleterre, 5%.Court» fournit pur MH.Kruntau et Durai».courtier!, rue Suint’PrançoIt-XuTlor, Son 95 et 97.Montréal m:n hruneaü.Membra, flonrto H» Mnntréti) EFUNEAU & DUPUIS COURTIBR* 'irenu H* M*nlrtal, «7 ET 99 S.-KRANCOIS XAVTEB •accurdl» : qliCHKl «t UOHBl.VU dit«rf «TM rO0T A l'I.ACO.Niw-Ta fc Valrur» inr» Midi Valeurs °«**r Vtidt Mf* | AlU»Ch»r.Int.Mari, pr 112 10r% Alli.Ch.sr Int.Niokal mv4 30*4 A«i.bA*«.60 M Int.î’atxir.Ain 41 41% liit.lU.Tr Aw.Ctréo.SU .'«¦% Ken.Cop.ù67
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