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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 9 janvier 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1919-01-09, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 6.MONTREAL, JEUDI 9 JANVIER 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnement^ la poste : W V W Rédaction et administration 9 9 .¦ 9 9 9 .1 9 f m 9 9 9 9 .H KJ ¦ ¦ KJ K I ¦ HH B JF Montreal .HH ^9 ^^^9 ^9 9 ^9 ^9|^^ —— - I I H Ë I H I 1 ^99 ^9 ¦ H B ¦¦ TÉLÉPHONE: Main 7460 B J JB M ^B_^r ^B J» B Kl SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 .9Hh99 999999 wÊÊÊÊÊËr 99R9|99 99i ^991^^ 9996 Éwilfc 99r Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! FRANCE ET CANADA En marge d'une entrevue Lu A ilioiiuliste a reproduit dimanche la fort intéressante entrevue donnée à Ja Croix de Paris par !Mgr l’Auxiliaire de Montréal.A la fin le cette conversation, recueillie par Franc (il n’y a point d’tndiscré-üon, .croyons-nous, à noter que ce pseudonyme recouvre la personnalité d’un prêtre qui joue à la Croix un rôle fort important), 'Mgr Gauthier a abordé une question qui nous tient à coeur depuis longtemps: celle des relations entre catholiques -français des deux côtés de l’océan et particulièrement de la propagande intellectuelle.Mgr Gauthier a indiqué à son interlocuteur que la librairie catholique français aurait au Canada un important débouché et que les catholiques canadiens français trouveraient dans cette plus grande diffusion de la saine littérature française un avantage considérable.L’étonnant, c’est qu’on n’ait encore rien fait de pleinement efficace en ce sens.Nous nous demandons même s’il s’est produit une tentative de propagande sérieuse et méthodique.Or il existe en France, à côté de trop de livres mauvais, une littérature admirable, adoptée à tous les milieux et dont nous n’avons malheureusement pas su tirer tout le profit que nous aurions dû.Certains livres comme l’Histoire partiale, histoire vraie de M.Jean Guiraud, pour ne oiler qu'un exemple, qui devraient se trouver dans toutes les bibliothèques d’hommes cultivés, n’ont dû être vendus ici qu’à quelques douzaines d’exemplaires parce que personne ne s’est particulièrement occupé de leur diffusion.Nous parlons là d’un ouvrage plutôt destiné à l’élite.Que de publications populaires pourraient en même temps nous servir 1 Mais, pour cela, il faudrait qu’une institution existât, conduite sur des principes d’affaires, niais s’inspirant d’une haute pensée morale et inspirant confiance à tous, qui s’occuperait de surveiller les publications de là-bas, de choisir celles qui peuvent nous être utiles, de les faire connaître, de les mettre à la déposition des intéressés.Sommes-nous vraiment incapables de cet effort?Tout un plan d’action a déjà été élaboré: il suffirait, pour le mettre à exécution, de quelques bonnes volontés.# # * Mais — et Franc l’a gracieusement rappelé à son vénérable interlocuteur — les Canadiens français font des livres, eux aussi, et si ces livres étaient connus en France, ce serait tout profit pour nous.Il y a là une simple question d’organisation dont la solution ne devrait offrir aucune difficulté extrême et qui a déjà fait, croyons-nous, l’objet de certains pourparlers.On nous permettra, pour serrer de près un problème qui doit être étudié en vue d’une réalisation prochaine, de noter qu’il y aurait un autre moyen défaire mieux connaître en France notre peuple, ses aspirations et son histoire: ce serait la publication d’articles dans les meilleures revues françaises.Avec la paix, les choses vont rfc-prendre à peu près leur aspect normal.Pour ne parler que des revues qui gravitent autour de la Croix, on pourrait facilement publier dans les Contemporains quelques biographies de nos hommes publics, de nos grands évêques, de nos fondateurs d’ordre religieux, et celles-ci ne dépareraient sûrement pas la collection.De même pour le Mois, auquel les “Occasions rie manqueraient point d’évoquer notre histoire et nos paysages.Tout cela est simple matière d’entente et d'organisation.La- plupart du temps la bonne volonté est entière et si nous choisissons, comme xemples, les deux revues précitées, c’est précisément parce qu’il y a ¦ iix ans déjà l’un de leurs rédacteurs nous disait : Nous ne demandons pas mieux que de parler des choses canadiennes, mais qui fera les ii tieles?,.Il y a là tout un débouché pour les Canadiens français qui ¦ avent écrire et qui ont quelque chose à dire.* * * Mgr Gauthier et son interlocuteur français ont parlé d’autres choses encore, et notamment de relations catholiques interuniversilaires.C’est un don,mine qui est du ressort particulier des directeurs d’universités, niais là encore il semble qu’il y.aurait quelque chose à faire.Les modalités d’action paraissent, en tout cas, très nombreuses.Les contacts peuvent se multiplier, pour le plus grand bénéfice des deux groupes.11 va de soi, naturellement, que toute arrière-pensée politique doit être exclue de pareils projets.Elle ne pourrait que nuire à un succès que tous désirent.Orner HEROUX.NOTES MUNICIPALES PLUS D’ENCRE ET DE SALIVE QUE D’EAU L’agrandissement de l'aqueduc a fait couler jusqu’ici beaucoup d’encre, plus de salive encore et bien peu d’eau.11 faudra que le contribuable misérable verse ithe somme rondelette au scaphandrier qui c chargera d’explorer le corpus delicti.Pourquoi ne pas y aller de vingt-cinq mille dollars de plus et saisir cette occasion unique de dresser un monument au gâchis administratif ?Loin de nous la prétention de condamner les commissaires qui ont demandé les vingt-cinq mille dollars et les échevins qui les leur ont accordés avec autant d’empresse- i ment que s'ils n’étaient pas à eux.j il se peut qu’une nouvelle enquête | soit nécessaire ; il se peut (pic l’on : ait raison de ne pas teltir compte des recherches volontaires faites par certains contribuables qui avaient en plus l’avantage d’être des ingénieurs très compétents, mais nous ne pouvons nous retenir d’exprimer le regret que l'un des nombreux ingénieurs rte la ville, au moment où les travaux publics chôment, ne puisse être chargé du travail, et, ensuite, que Ton ait continué d'oublier qu’il y a, chez nous, plusieurs ingénieurs, que parmi ceux-ci il peut y en avoir de compétents, même s'ils savent le français.Nous continuerons de regretter, en outre, qu'il n’ait pas été possible do séparer le travail entre plusieurs bureaux ou, autrement dit, de former une commission se composant de plusieurs ingénieurs.Puisque la nomination parait faite et que, par ailleurs, le bureau des commissaires ne tient nul compte dé nos suggestions, contentons-nous d'exprimer le voeu (pie le rapport ne tarde pas, afin que Von prenne, le plus tôt possible, les mesures nécessaires pour assurer à la ville de Montréal un ample approvisionnement d’eau potable mi meilleur compte possible.M.Mercier, actuellement ingénieur consultant, S'est montré en effet très pessimiste sur l'avenir de notre reserve pour peu que la consommation aille grandissante, ce qui «e fera suivant toutes les probabilités.LE CONSEIL INUTILE «f t‘onPhpti, ne doit nas s'interpré- ter comme un blâme à nos échevins : leur inutilité'ne dépend pas de leur volonté, elle est voulue par le nouveau système administratif.A chaque séance pour ainsi dire, ils ont l’occasion de se rendre compte des limitations qui leur sont imposées, même s’ils eon'i-nuent obstinément à se heurter contre cette barrière invisible comme les mouches qui veulent sorti.- par une fenêtre fermée.L'un d'entre eux s’es! opposé, mardi, à rengagement d'un ingénieur consultant et d’un ingè lieu:* en '’if.Les commissaires lui font savoir d'après les journaux d’hier, qu’il s'est mêlé de ce qui ne le regardait pas.En somme, à quoi servent les échevins ?On comptait sur eux pour exiger des explications lors de la présentation du dernier budget.Us Vont passé sans étude approfondie.Peut-être finiront-ils par se convaincre eux-mêmes de leur inutilité et par démissionner en bloc.Us n’ont d’autre fonction (tue de servir de fard nu régime de la tutelle, mais comme ce fard ne trompe personne et coûte très cher, nous sommes d’avis que l’on pourrait bien s'en dispenser.Qu’on nous donne un conseil * responsable aux contribuables ou que l'on supprime ce fantôme de corps délibérant cl que Von nous mette, franchement comme nous le sommes en réalité, sous le régime tutélaire.Le camouflage est passé de mode depuis la paix.LTNFLUUNZA Dieu nous garde des pessimistes! Ils ne font jamais rien de bon.Le bureau de santé a raison de veiller contre un retour offensif de l'in-fluenza; il doit — comme il le fait, nous n'en doutons pas — répéter scs instructions aux médecins de rapporter exactement tous les cas afin d'être tenu au courant de la situation.Mais, il aurait tort de verser comme certains alarmistes dans un pessimisme qui engendrerait des ennuis injustifiables aux contribuables.Le docteur Hourhery h donné la meilleure réponse en publiant les statistiques, en prenant franchement le public dans ses ron-fidçnees.Par ailleurs, on sera rassure dans tous les milieux, de savoir qu’il y a place dans certains hôpitaux pour recevoir les cas de grippe.L’internement parait, en effet, le moyen le plus pratique d'assurer la guérison du malade, puisqu’il est environné de tous les soins voulus, et d'emoéeher la contagion LA CIRCULATION L’ordre est enfin rétabli dans le corps de la police et il ne reste plus qu’à souhaiter que la commission s’empresse de nommer des chefs compétents et énergiques, mais surtout qui n’auront pas demandé “qu’on oublie leur passé”.Cette réorganisation est pressante pour bien des ihotifs.Le lecteur se souviendra peut-être que nous avons maintes fois réclamé un agent de circulation pour l’angle des rues Cherrier et Saint-Denis qui se trouve en même temps l’angle du carré Saint-Louis.Nous faisons cette suggestion à la suite de nombreux accidents survenus aux piétons renversés inopinément par des automobilistes dont certains n’étaient pas en contravention avec les règlements municipaux.Or, il s’est produit, il y a quelques semaines, en ce même endroit, un accident assez sérieux.Une personne qui rend de très grands services à une oeuvre importante a été très douloureusement contusionnée et doit encore garder la chambre.Nous espérons que la nouvelle direction de la police aussitôt en place, s’occupera de cette suggestion.Si sa nomination doit tarder, les commissaires pourraient peut-être donner directement les instructions nécessaires.D’autres questions très importantes sollicitent leur attention, mais ils ne doivent pas oublier que la protection de la vie des citoyens passe, dans la bonne administration d’une ville avant même la protection des intérêts matériels de la communauté.MESURE PRUDENTE! • L’indemnité de cherté de vie sera payée aux fonctionnaires municipaux.Les commissaires méritent félicitation pour avoir songé à offrir d’eux-mêmes cette gratification.En cas d’un conflit, toujours possible, avec les employés municipaux, ils s’assureront par ce geste la sympathie et l’approbation du public.Contrairement à ce que le gouvernement fédéral a fait, la ville paiera cette indemnité par versements, ce qui lui donnera l’allure d’une augmentation de salaire, suivant le cours ordinaire.Il sera sans doute difficile, une fois la coutume prise, de revenir à l’ancien traitement, même si le coût de la vie devait baisser; mais d’un autre côté l’administration note avec raison que les fonctionnaires qui auraient quitté le service pendant l’année y auraient trouvé leur avantage s’ils avaient reçu leur boni en bloc au mois de janvier.LES CELIBATAIRES Les voilà Organisés dans la résistance.Il est assez probable que la ville ne retirera jamais guère plus qu’il n’en coûte pour la perception de ce nouvel impôt.Les commissaires se défendent avec raison d’y avoir recouru.Elle était autorisée avant leur entrée en fonctions; mais, par contre, ce sont eux qui se sont chargés de l’application, et c’est surtout de la forme qu’on lui a donnée que le public se plaint avec raison.II est injuste de taxer les célibataires sans leur donner le droit de vote; il est injuste de plus de taxer ceux qui paient déjà les impôts municipaux ordinaires; injuste, au surplus, de faire payer la même taxe au rentier oisif qu’au pauvre bougre qui a peine à joindre les deux bouts; au célibataire soutien de famille et au célibataire libre de toute charge.Or la loi permettait à l’administration de faire les exceptions voulues puisqu’on peut lire ce qui suit dans l’amendement à la charte qui autorisait l’imposition de cette taxe: “La cité est autorisée à imposer une taxe annuelle n’excédant pas dix dollars sur tout célibataire mâle ayant atteint l’âge de 2f> ans, résidant, travaillant ou ayant une place d’affaire dans la cité.La dite cité pourra aussi décréter de quelle façon cette taxe sera imposée et prélevée et à quelle époque elle sera exigible.” Le maximum était fixé à dix dollars; la ville était donc libre d’exiger moins de certains célibataires en tenant compte de leurs obligations.Louis DUPIRE.faire, nous pouvons deviner encore une manoeuvre du profiteur Fla-velle.Possesseur, comme chacun sait, des vastes mines de jambons découvertes jadis par feu Allais, le roi du bacon a sans doute joué des mains et des piers, — des pieds de cochons, sommes-nous tenté de dire, pout se paper aux frais du pays un vaste entrepôt frigorifique.Si au moins nous pouvions tirer du Groenland notre provision de glace gratuitement pour la saison des chaleurs, ça serait une compensation/ Mais vous verrez les trustards y organiseront un monopole; et les pauvres gens resteront comme toujours à la merci de la haute banque pour ne pas dire la haute banquise.A moins que dans tout ceci, maman l’Angleterre ne se ménage un procédé savant pour liquider "le petit compte qu’elle nous doit pour diverses fournitures de guerre, et nous dise : "Tenez, Canadiens, voici le Groenland pour vous payer: mettez la note sur la glace.” Max SOREL.BILLET DU SOIH NOTRE PART Le prophète qui nous a prédit un accueil réfrigérant au Congrès de la paix ne s’est guère trompé : pour sa part dans la guerre le Canada doit en effet recevoir le.Groënland."Pclit pays des arpents de neige, dira le président des plénipotentiaires, grand lecteur de Voltaire, nous vous érigeons au rang des Etats en vous faisant cadeau d’un vaste domaine colonial; vous pouvez désormais prendre part à la conversation internationale : d’hui la glace est rompue”.La présentation se fera à Versailles (runs le salon des Glaces naturellement, entre deux sorbets.Belles paroles en vérité! Mais il ne faudra pas pour cela se.frapper; d'aucuns, palriotards serviles, nous diront de.glisser sans appuyer, sous le prétexte qu'on ne patine pas avec l’amour dù à l’Empire.Pardon, sans nous échauffer, ce qui, sur un semblable sujet pourrait provoquer un chaud-froid, nous avons bien le droit de considérer le Groënland avec une certaine froideur! Après nous être embarqués dans l’aventure sibérienne, on admettra que le dernier geste est bien de nature il nous geler: ainsi lancé, à lu prochaine guerre, pour nous récompenser, c'est le Pôle nord qu’on voudra nous donner : acceptons cette fois, mais faisons au moins savoir à Londres que nous ne tenons lias du tout à ce que les idées de cette sorte fassent boule de neige.Nous ne sommes pas tous des capitaines Bernier! Dans le cadeau qu’on vent nous Chronique d’Ottawa LES SOLDATS SUR LA TERRE Ottawa, 8 janvier.Parmi les trois ou quatre cent mille soldats qui ont commencé de nous revenir, il s'en trouve cent mille, disent les statistiques, qui ont manifesté le iéxir de se livrer à l’agriculture.Louable intention, et que le gouvernement appuie évidemment de toutes scs fofees : mais par quel moyen et quel organisme, se demande-t-on, et comment se prépare-t-il à l’accomplissement de cette tâche importante autant que difficile ?On a tout de suite à l'esprit M.Cahier, qui est ministre de la Colonisation et de ITinnugration ; mais assez curieusement, voici que l’intérieur s’avance à son tour et affirme qu’il lui revient une partie de la besogne et du mérite.Tel est du I moins le sens général d’une note [ qui vient d’émaner des bureaux j soumis à M.Arthur Meighen, et I dans laquelle nous glanons les quelques renseignements qui suivent : “ Dans le travail de reconstruction qui s’impose, y est-il dit, le ministère de l’Intérieur se trouve particulièrement chargé de l’éta-! blissement des soldats de retour sur ! la terre ; cette responsabilité com-J porte : ; lo L’éducation agricole des hommes, dans certains cas ; 2o Le contrôle des droits qu’ils peuvent avoir d’obtenir des terres ; 3o La distribution des dites terres ; 4o L’assistance financière nécessaire ; 5o La .surveillance subséquente pour assurer le succès.” * ¦* * Voilà donc le rôle du ministère de l’Intérieur tel que compris et tracé par sou titulaire et son personnel.On se demande tout d'abord ce qui peut bien rester à faire à celui de M.Cahier, et une fois de plus on se heurte au silence prolongé qui entoure tout ce que celui-ci a fait jusqu’à présent, en dépit des milliers de soldats attendant dans l’Alberta qu’on s’occupe d’eux, à ce que vient de révéler un de leurs officiers.IJ y a certainement moyen pour un autre ministère de trouver quelque chose à faire de ce côté, quand ce ne serait que la propagande et le côté financier ; mais i! faut attendre à la session pour être fixé là-dessus.Four le moment on n’est renseigné que sur les devoirs qui incombent à M.Meighen, qui a pris les devants sur son collègue.s’il faut en croire la note explicative dont nous parlons.* ¦» * Comme on doit toujours s’y attendre, il existe une loi spéciale, votée par le Parlement à la session de lût7, qui prévoit tout re dont le ministère de l’Intérieur aura a s’occuper: c’est le “Soldiers Settlement Act” dont les diverses clauses forment le résumé des cas qui peuvent se présenter et la manière de les décider: identification et contrôle du dossier militaire, afin que seuls les soldats honorablement licencies puissent bénéficier des avantages offerts; prêts d’argent jusqu’à telle proportion de la valeur de la propriété, taux d’intérêt (5 pour 100) et conditions de remboursement ; côté psychologique, c'est-à-dire s’assurer si le soldat demandant l’oelroi d’une terre possède déjà quelques connaissances en agriculture cl s’il a réellement le désir d’y consacrer le reste de sa vie.A cette dernière fin.le bill pourvoit à la création de comités de conti'ôie dans chaque province et au besoin dans chaque région de colonisation; ces comités seront composés de citoyens expérimentés ayant pour mission de juger de la sincérité, de la décision et des chances de succès de l’aspirant fermier, et de faire rapport aux autorités centrales chargées d’agréer ou de repousser les demandes.Ainsi espère-t-on exercer une prudente sélection et n’envoyer sur la terre que des colons aptes à y réussir, tant dans l’intérêt collectif que dans te leur propre.Et lel se présente le squelette du nrojel du cabinet à l’heure actuelle, en tant qu’il concerne le ministère de l’Intérieur.Il convient cependant de noter que des clauses importantes vont y être ajoutées à la prochaine session.L’une des plus importantes est celle ayant trait aux terres appartenant déjà à des particuliers: un post-srriptum fait en effet rettiarcjuer que jusqu'ici on n’a songé à offrir aux soldats que les terres relevant de la Couronne, et n'ayant encore Jamais été "prises’* par un particulier ou une Société: c’esi pour don-0^1* plus de choix a la clientèle qui s’annonce que l’on va modifier cela de façon à permettre à l’Etat, même provincial, de faire l’acquisition de terres appartenant à des particuliers, ce qui ouvre cinq provinces de plus et permettra à bien des vétérans de ne pas s’éloigner de leur village.On conçoit l’importance de cette clause pour un soldat des provinces maritimes, par exemple, ne souhaitant nullement s’expatrier à demi, pour ainsi dire, en prenant son homestead au-delà des Grands Lacs.Le ministère nouveau de l’Immigration et de la Colonisation intervient ici avec la meilleure grâce, ce qui indique d’excellentes relations entre ccs deux organismes voisins et connexes, pour nous apprendre qu’il a fait un appel pressant aux différents gouvernements provinciaux afin qu'ils se mettent en mesure d’acquérir, par achat à l'amiable ou par expropriation, les terres jugées utiles au placement des soldats, et cela à prix raisonnables et sans permettre de spéculations aux dépens de la caisse publique et de la bourse des nouveaux colons, puisque c'est en somme sur eux que retomberait la plus-value fictive ainsi créée.On saura sans doute avant longtemps quelles mesures les législatures provinciales seront appelées à prendre pour atteindre le but indiqué.* -ii- * On ne paraît pas avoir commis l’erreur d’oublier que ce qui fait surtout la ferme, c’est encore le fermier lui-même.En effet, l'on aura beau multiplier les avantages et les années de crédit si le nouveau cultivateur n’a ni la vocation, ni la force physique, il n’y résistera pas longtemps, et retombera dans les villes pour être bientôt à la charge de l’Etat, lui ou ceux dont il prendra la place dans le monde industriel.Ou ne peut donc qu’approuver la création des comités d’étude chargés d’enquêter sur chaque demande au point de vue des qualifications et des chances de succès du candidat et de sa famille, s’il y a lieu.Ccs comités pourront empêcher bien des erreurs et prévenir bien des déconvenues ; par ailleurs, ils amont aussi pour fonction de suivre de près les débuts de tous ceux qui auront passé avec succès les stages préliminaires à l’installation finale sur la terre, et de leur fournir con sells et appui dans les difficultés ; tache délicate mais dont le succès aura sa répercussion dans tout l’ensemble du pays.La note dont nous donnons ce résumé déclare en forme de conclusion que le but du mouvement est de fortifier l’agriculture canadienne ; ce qui nous fait soupçonner ici une ombre de préoccupation politique et le désir d’assurer aux Grain Groivers que ce sont des frères qu'on leur donne et non pas des adversaires et des espions.La précaution n’est peut être pas inutile en ces temps de divisions sociales grandissantes, et de la part d'un gouvernement soupçonné de pencher vers les industriels et ia protection : les fermiers ont au front le pli de la méfiance, et le ministre de l'Intérieur n’était pas homme à ne pus s'en apercevoir.Ernest BILODEAU.LES CONCERTS LES ADIEUX DE M.LÉ0-P0L MORIN Le pianiste Léo-Pol Morin a fail ses adieux à Montréal, hier soir, dans un récital compose de beaucoup de musique moderne et d’un peu de musique tout court.L’auditoire, très nombreux, a fort applaudi M.Morin et très peu les oeuvres, hors un prélude de M.Rodolphe Mathieu qui a élc bissé.Le concert débutait par les Rc-cnerdos de Gabriel Grooley, que M.Morin semble avoir en particulière affection, sans pouvoir cependant ia faire plus partager aux autres.A l’autre bout du programme, la musique pure, celle qui n’a pas de lilrc suggestif, était représentée pâlie Prélude, Trio et Finale de Cesar Franck et du Schumann en rappel.Entre les deux, étaient intercalés les Danseuses de Delphes.Reflets dans l’Eau et la Cathédrale Engloutie de Debussy, El Puerto d'Albeniz, la Maja de Granados, les Jeux d'Eau de la Villa d’Este de Ravel et un groupe d’oeuvres de musiciens canadiens; deux préludes et une Pavane rie M.Georges-Emile Tanguay, Filigrane de M.Claude - Aiïonaï Champagne, trois Préludes de M.Rodolphe Mathieu, et Préludes Circulaires de M.Morin.L'Amérique étant découverte depuis longtemps, on ne me permettra de ne parler que des oeuvres nou velles.Les deux Préludes de M.Tanguay‘et sa Pavane sont écrits dans une note moderne discrète, comme U fallait s’y attendre de la part de ce musicien au goût si pur.Je ne serais pas étonné que ccs pièces, une fois publiées deviennent les favorites de tous ceux qui n’érigent pas le bizarre on chef-d’oeuvre, tout en aimant à sortir des sentiers battus.Filigrane de M.Champagne porte bien son nom.C’esl dé la musique descriptive, qui peut se passer d’idée.Des trois Préludes de M.Mathieu, deux son! connus : Sur un nom et .l’écoute une muse qui me fuit.L’autre intitulé Vague mérite son nom dans tous ses sens.Les Préludes Circulaires de M.Morin étaient un, hier soir; peut-être sont-ils plusieurs et M.tie la l’alicc inclinerait à le croire, puisqu'ils sont au pluriel.Dans tous les rus, on en est encore à chercher en quoi ils sont circulaires et l'autour n’ajouta rien à sa renommée en les écrivant.Comme à son habitude, M.Morin a fort bien joué les trois pièrrs de Debussy ; mais était-ce la faute de LES CONFERENCES DE L’ACTION FRANÇAISE M.Antonio Perrault parlera de nos lois françaises Présidence d’honneur de M.Aimé Geoffrion Allocution de M.Anatole Vanier.L’Action française donnera mercredi prochain, le 15 janvier, sa troisième conférence de la saison.Comme les précédentes, celte conférence aura lieu dans la grande salle du Monument National, Elle portera cette fois sur un sujet qui est pour la première fois, croyons-nous, traité devant le grand public.M.Antonio Perrault, professeur à l'Université Laval, a bien voulu accepter de parler de Nos lois françaises.Il est inutile d’insister sur l’intérêt du sujet ou la coippétence du conférencier.M.Aimé Geoffrion, bâtonnier du barreau (îe Montréal, a bien voulu accepter la présidence d'honneur de cettç réunion et prononcera une allocution.Une allocution d’ouverture seru aussi prononcée par M.Anatole Vanier, membre du comité directeur de l’Action française.L’orchestre, les premières rangées du parquet ei du balcon seront naturellement, suivant les conditions annoncées le mois dernier, réservés aux porteurs de car- tes d’abonnement.Des billets d'entrée valables pour les autres sièges seront mis en vente demain, au prix de 50 sous, aux bureaux de la Ligue des Droits du français, immeuble de la Sauvegarde (tél.Main 912); chez Granger Frères, Place d’Armes (tél.Main 8200) ; chez Ed.Archambault, nie Sainte-Catherine-est, près Saint-Denis (tél.Est 1842) ; chez M.J.A.Payette, 1882, Notre-j Dame-ouest (tél.Westmount 1008); à la pharmacie Desilets, 21 It, Bour-bonnière, Maisonneuve (tél.Lns-salle 1440); au Devoir, 43, rue St-Vincent (tél.Main 7400).Pour, éviter les ennuis, les auditeurs sont priés d’acheter «n même temps que 'leurs billets d’entrée leur billet dit du Son dit pauvre (3 sous).Le bureau du percepteur du Revenu provincial a déclaré aux organisateurs que la somme de 10 sous exigée des porteurs de cartes d’abonnement, le soir de la première réunion, les dispenserait de toute autre contribution pendant la saison.quelqu’un qui, dans une chambre voisine, claquait des mains au beau milieu des morceaux ?toujours est-il qu’il a paru, à partir de ce moment.perdre le contrôle de ses nerfs, et le reste du programme n’a pas été à la hauteur du comuieuce-ment.Malgré ce contretemps fâcheux, M.Morin laissera en partant beaucoup d’admirateurs et des convertis à sa religion.Puisse-t-il trouver à Paris, où il habitera dorénavant, le succès qu’il n’a pas eu ici aussi large qu’il le désirait! Fréd.PELLETIER, BLOC- NOTES Signe des temps Nous notions l’autre semaine la possibilité du dépati des Etats-Unis de milliers d’immigrés, s’en retournant chacun dans son pays d’origine pour aider à leurs compatriotes à remettre sur pied l’agriculture périclitante et les industries à demi ruinées par la guerre, en Europe.La Nation de New-York estime à deux millions à peu près le nombre d’hommes qui partiront ainsi des Etats-Unis pour l’Europe.Ce qui confirme celte opinion, c’est l’arrivée récente, de ce côlé-ci de T Atlantique, d’une mission serbe commandée par le capitaine Milutinovitch, — de passage à Montréal aujourd’hui même, — et dont la tâche principale esl rie décider les milliers de Serbes qu’il y a au Canada el aux Etats-Unis à rentrer au plus tôt dans leur patrie "afin d’aider à sa reconstruction, maintenant qu’une paix permanente semble assurée”.La mission compte réussir à rapatrier un groupe considérable de ses compatriotes.Par ailleurs, Paderewski, l’artiste deverfu homme d’Etat, invite ses frères polonais d'Amérique à traverser l’Atlantique pour aider à leur pairie ressuscitée à se placer aux premiers rangs des nations européennes.Les Polonais, intensément patriotes, devront répondre en grand nombre à cet appel.Déjà plusieurs milliers se son! embarqués, aux Etats-Unis, à destination des ports par où ils pourront se rendre enfin sur leur sol natal.D’autres nations suivront l’exemple de la Serbie et de la Pologne.On peut donc croire que, d'ici cinq ans, il y aura un fort courant de migration d’Amérique vers les pays européens, courant qui rapatriera des centaines de mille immigrés et contrebalancera pour le moins, s'il ne le dépasse pas, le flot des immigrants qui viendra peut-être, — ce n’est pas cerlain, cela dépendra des nouvelles lois des pays minés par la guerre, — se déverser sur les rives d’Amérique.Le Groënland Le Globe estime que la proposition de céder le Groënland au Ga-narin esl "plutôt fraîche”, — le mol s’impose, eu égard au climat du Groenland — el que cette annexion serait plutôt un embarras pour le Canada.Cela paraît être l’avis général de la presse de chez nous.Si le Groënland nous échoit, il faudra que notre pays débourse chaque année quelques centaines de mille piastres pour y organiser un gouvernement quelconque, y payer une police qui maintienne l’ordre, y donner aux habitants blancs et aux peuplades d’Esquimaux qui y vivent des secours à peu près perpétuels.Le Groënland exporte en tout et partout des fourrures el du poisson pour $200,000 par an, d’après les plus récentes statistiques.Rien (pie l’administration de cette région par le Canada nous coûtera davantage, annuellement.Nous nous passerions donc très-bien de ce cadeau coûteux ; celle contrée couverte de neiges et de glares éternelles serait à la vérité un éléphant blanc pour noire budget.Il en a déjà assez à entretenir sans celui-là.Mort ou non ?La vérité ne s’est pas encore faite, sur la morl déjà tant de fois annoncée.puis niée, de l'ancien tsar de Russie, Nicolas.Les dépêches l’ont affirmée, puis démentie ; la dernière en date, originaire d’Arkhnngel.raconte qu’en effet il y a eu exécution, par les Bolchevik!, d'un prétendu tsar qui (Tétait mitre qu’un officier noble.dont le dévouement l’aurait poussé à se faire tuer à la place de Nicolas, évadé par la suite et caché on ne sait en quel pays neutre, où il vivrait pour un temps dans l’obscurité la plus grande.Tout cela parait assez bien imaginé.Mais est-ce vrai ?Nous ne le saurons pas de sitôt.Dans les deux langues Los Sons of Empire ont raison de demander que tous les documents judiciaires signifiés aux justiciables du Québec soient (tans les deux langues.Mais ils ont tort de s’arrêter là.Us devraient aussi demander que toutes les pièces officielles fédérales.— titres, timbres, monnaie et le reste.— soient bilingues.Cela serait beaucoup plus logique.Quant à parler des_ documents judiciaires, ils pourraient réclamer aussi que la Cour suprême, tribunal fédéral, entendit le français comme l’anglais.Encore du gaspillage Nous signalions, hier, la destruction volontaire, par des industriels américains, sur des ordres des gouvernements français et italien, d’une grande quantité d’explosifs fabriqués pour le compte de ceux-ci et qu’ils ont fail jeter à la mer, ne pouvant plus s’en servir, puisque Ja guerre est finie.Il y en avait pour quelques millions de piastres.Ces jours-ci, à Ottawa, un candidat au bureau du contrôle municipal a déclaré avoir obtenu à litre purement gratuit, de la commission des munitions, cent quarante mille boîtes de bois fabriquées^spécialement pour le transport des obus et qui serviront cet hiver de matériel de chauffage, à une partie des habi-; tants d’Ottawa.La ville n’a rien payé pour cela.Mais la commission des munitions, elle, a dû débourser au bas mot cent mille piastres et peut-être le triple, pour Tachai de ces boites de bois.Cette somme a grossi le budget de guerre de l'un quelconque des belligérants, — et elle a été dépensée en pure perte, On eût cru que la commission aurait pu vendre ccs boîtes à des industriels, au lieu de les faire brûler ainsi.Mais non.il y a là un exemple de plus du coulage qui a tant grossi les budgets de guerre de partout, budgets qui se traduiront d'ici vingt ou quarante ans en charges additionneilles de toutes sortes pour les contribuables de chaque pays.Ce n'est pas fini?On nous a souvent dit, depuis 1914, que la guerre à laquelle nous avons pris part, outre-mer, serait la dernière de toutes.D’aucuns, assez naïfs.Tout cru.Voici maintonant que tout le monde déchante.Une feuille aussi loyaliste que la Gazette de Montréal écrivait en effet, samedi dernier, ces lignes désubu-bées ; “ Quoi qu’il arrive à la conférence de Versailles, — el il est déjà manifeste que tout me s’y passera pas dans l'accord le plus complet, — la guerre aura valu aux Etats-Unis, et peut valoir à d’autres nations, semble-t-il dès aujourd’hui, un accroissement permanent des budgets de guerre ; car les armées devront être fortes et rqpbiles, prêtes à agir au plus tôt, si Ton veut assurer do l'appui à une marine considérable pt également très mobile.Ainsi s’efface Je rêve de ceux qui ont cru que lorsque se termina rait la plus grande guerre de l’univers, les fardeaux de guerre des nations disparaîtraient avec.elle.” En d’autres termes, on a berné le monde en lui faisant croire que.celte guerre-ci finie, le militarisme s’évanouirait à tout jamais.Au lieu de cela, il gagne des nations qui n’en souffraient pas, ou presque pas, jusqu’ici.Qui donc a dit qu'il fallait prendre garde à ce que TA1-lertingae, vaincue,me vainquit néanmoins le monde en lui donnant la fièvre des armements et du mill-tr.rismc à outrance ?G.P.FADETTE Les lettres de Endette, quatri série, sont on vente au Devoir dans tontes les bonnes librairie la province, à 50 sous l’uni té sous par la poste.La troisième s tilissi.Les deux premières épuisées, LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 9 JANVIER 1919 VOL.X.— No 6 LETTRES AU “DEVOIR" Nona n* publiona aue de* lettre* fticnéca, ou de* communication» accompagnées d’une lettre slrnée, aaee «adresse autheMM^ne.Les correspondants anonyme» s'é* ipargneraient dn papier, de l’encre, ;on timbre-poste et à nous une perte ,«le tempe, s’ils 'roulaient bie» en prendre note déflnimement.L’EMPIRE SERAIT-IL EN DANGER SL.Monsieur le Directeur, Hier soir, ù une heure plutôt tardive, je me trouvais dans cette partie de notre, ville (pii est située en arrière de iéfllise Sainte-Hélène.Xuulunl me rendre rue Wellington, je cherchais a couper au plus court et, traversant le canal, je pris la direction de la rue Mills, puis de lu rue IJridpe.Chemin faisant, je ne remarquai lien de bien anormal dans ces parages enténébrés, aussi morts lu nuit qu’ils sont vivants le jour.Les ponts, les voies, et le canal étaient libres: on >> pouvait passer tout comme ailleurs: les grands moulins, les élévateurs à grain, les clos à bestiaux, la gare des marchandises n’avaient rien de distinctif dans la noirceur de la nuit, et le silence même n’était rompu gué par le bruit de l'eau tombant en cascade au barrage du canal d'un côté, et de l’autre par les beuglements des animaux parqués en attendant l’abatage.Or voilà qu'une fois, deux fois, une sentinelle arniée se trouve au gué sur mou passage.Pourquoi cette sentinelle, là?Il n’y en avait pas au canut, aux fonderies uni forgeaient naguère des obus, à l’approche de lu gare de fret, .le lève la tète et aussitôt un éclair traverse mon entendement : sur des enseignes s’étalent les mots Win.Daviès.Maltheivs-BlackweU.U’m.Davies.la boutique à Flanelle ! Il n’y a plus de guerre, mais si la garde ne se gelait à garder le bacon de sir Joseph, qui sail, peut-être que l’Empire serait réellement en danger.Sur ces reflexions, je regagnais mes pénales.Votre bien dévoué, TREPASSANT.f Saint Jacques.Prête léra ¦ri»*!n»4 h>l*K)t*lt Valeur, de 2.50, noire prix.1 «SfO Peignoirs en flanellette de couleurs.I AE Valeur de 2.00, noire prix.ItOv Peignoirs en crépon fleuri, couleurs assorties, valant 1.00,,notre prix ;.; .'.'rÇ .Âg' Jupons en flanellette blanche et grise.’ÏE Valeur de 1.25, notre prix.¦10 Hobes de maison en indienne rayée noir el blanc, bien confectionnées, grandeurs 36 à 50.Noire prix .' 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Glassford.’ 173 192 170— 5351 coup de sang, sera a dû se sounrettre à l’épreuve du ; Salter ,, il a dû couteau.Il Ta fail bravement, ayant meme hâte d’en finir avec l’opération.(.elle-ci semble avoir pleine-menl réussi, el on ne redoute nucu-neinent les complications.Hiilnian sera quelque.*; semaines à Thôpital et ses amis pourront le voir en s’adressant au “Ward” A.où il sera , , heureux de les recevoir tous |(,s 1 Nandcrson.124 107 157 Totaux.723 665 783—2171 Holt.| Kenny, jours, de ]() heures du matin heures du soir.-*- à !) FETE ANNUELLE DU MOLIERE passées, le le Molière Comme les années clubs de raquetteurs donnera sa fête annuelle dans le cours du mois de janvier.C'est en effet le 22 courant que les nombreux amis de ce populaire club sc reuniront pour assister à cette fête annuelle organisée par cette vaillante organisation.La salle Mont-Royal a été retenue pour cette fête qui remportera à n’en pas douter un éclatant succès.Nous en reparlerons.j Bell Shipton.Totaux.C.Cairo.8.Cairo .Delicato.Mancini.Martin.Totaux.F.mberg.Amey Le Canadien qui est maintenant en tète de la Ligue de hockey professionnelle.par suite de sa victoire d’avant-hier sur le club Toronto, recevra samedi la visite de ce mè-1 me club.Le Bleu Blanc Rouge risque fort de perdre après-demain l'avance qu’i'l vient de prendre dam la course nu championnat.En effet, Bert Corbeau, le brillant joueu: de defense qui avait accompli de .si beaux exploits à Jorunto, sera at> .sent samedi.Corbeau xiui a eu k 166 148 150 - 404 j pied labouré par un coup de patin 118 104 135 - 357 : de Crawford et qui a peruu beau incapable di 388 jouer samedi.Non seulement Coi —.1 beau ne pourra s’aligner après-de- main avec ses camarades, mais il sera une semaine et peut-être dix i jours sans jouer.j Corbeau est réellement très pinl-| chanceux, car comme on s’en rap->J8 pelle, il a déjà été victime d’un ac-486 cidcnt semblable dans le passé et ii 505 resta près de deux semaines sans pouvoir prendre part à une joute.L’absence de Corbeau affaiblira fort le Canadien.La défense, samedi, se composera de Joe Hall et de Lalonde, Malone.McDonald et Pitre pourront sc remplacer sur la division d’attaque.Comme le club Toronto n’a été battu que par un point mardi soir, on peut être certain qu’il fera un effort désespéré pour prendre sa revanche samedi.Privé de.Corbeau, le Canadien pourra-t-il résister aux attaques de ses adversaires décidé à vaincre?Nous l’espérons, mais la lutte sera dure et ardente, et Lu Ipnde et ses hommes auront besoin de se multiplier pour remporter les honneurs de la soirée.Une victoire pour le Canadien lui donnerait une belle avance dans la course au championnat.COMPASNIE OES TfiiiWjtYS DE ÜDHTREÂL HORAIRE DU SERVICE SUBUR* RAIN POUR lSnï-18 LACHINE.— Pu Durt-uu üe Poste.Service de : — 3Ü min.de G.>4.U ! .!.BOURSE DES MINES Cour* fournis par la maison Bryant, Ounn *nd Co., rue SalntT'rani'Ois-Xuvfcr, No SB, Montréal.AUumic Offre.«% De mande.Ifl Apex .a • t 4% Ualley -.« 8* Heaver .t , 41 11!-, C.hnb.Fer , • .a {) io)i Coalac*** • •• * .300 Crown Hes , , :n 34 Davidson •• • a St',.Home Kxt , .•MH Dome Cake , , IX'* Dome Mines,.# , Will' I2.i» (zifford.•• •• •• %• a a .afA Margrave»., .llollmgcr 2% 244 ., , * «25 (iIIO Kerr Cake.« •• •.B55 Kirk Cake., , , 50 53 J,a Hose .:u laike Shin-e 04 9*Vt 4h:< Melntyi-e , , 182 McKHilny liai « .4 .U 47 Mining Corp.of Can ., , 22,1 2;>fl Newrov , , , 4 tr.17 Mptv.in»., Oplilr , , , 4 82.1 .s;r, , , :n» 4 Fêle l ake a a 4 , 10 W'A Fore Crown ., , 2» ».Pres, K.Punie., 34* •U4 33 Schumacher ., , SïW Silver îA*af ¦ t t Teck Hughes 54 Temisk ., .mq 32 Thump-Krist.T't Trethcwe.v t» 20 Vne.OU ami Uat,.4'à Di West Dome Con,.1« 15 Rotkwnod OH,.•• •»% LE MARCHE DESVIVRES RIEN N’INDIQUE QUE DES CHANGEMENTS NOTABLES DOIVENT SE PRODUIRE BIENTOT.—NOS EXPEDITIONS DE BETAIL AU DEHORS DURANT 8 MOIS.— DIVERS.Les achats des agents américains continuent de dominer notre marché des animaux vivants.Ils touchent surtout les agneaux: on en a expédié un wagon cette semaine.La totalité des expéditions de bestiaux vivants des abattoirs de l’Est aux Etats-Unis, pour la période qui va du 1er mai au 31 décembre 1918, s’établit comme suit: Boston, 159 bêtes à cornes, 9,595 moutons et agneaux, 2,345 veaux; Jersey City, 73 veaux; Philadelphie, 6lb bûtes à cornes, 457 moutons et agneaux ; New-York, 6,477 moutons et agneaux, et 2,316 veaux.Nos consignations à Toronto, durant la même période, se chiffrent par 3,423 bêtes à cornes, 2,642 montons et agneaux, 2,742 tètes de porc et 559 têtes de veau.Dans les autres compartiments du marché des vivres, il y a peu de choses à signaler.Nous cotons ; FARINE-TYPE— Franco à boni (f.o.b.) Most- real.”.$11.25 Livrable au moulin.$11.35 En lots fractionnés et aux épiciers.$11.45 OEUFS— Les arrivages d’oeufs ressortent à 890 caisses, comparativement à 1,102 pour le même jour de la semaine dernière et 140 pour la période correspondante do l’an passé.Oeufs, “de fantaisie”, tout récemment pondus .73 à 75s Oeufs tout récemment pondus .70s Oeufs frais, de choix .55s Oeufs entreposés de choix 54s Oeufs entreposés, No 1 .50s BEURRE— Les arrivages de beurre se présentent à 128 colis, contre 65 pour le même jour de la semaine dernière et 146 pour la journée correspondante de l’année dernière.De beurrerie, de premier choix mier choix.T .52% De beurrerie, de bon choix.51% De laiterie, de premier choix.44 De laiterie, de bon choix.40 à 53s % à 52s % à 45s à 42s MIOMAGC— Les arrivages de fromage s'établissent à 221 boites, par comparaison avec 142 boîtes pour la, journée correspondante de la semaine passée et avec 236 pour le même jour d’il y a un an.La commission impériale d’achat du fromage paye les prix suivants: Fromage No 1.25s Fromage No 2 .24s % Fromage No 3 .24s SUCRE— New-York, 9.— Sucre brut, ferme: sucre traité par moulin centrifuge, $7.28.Sucre granulé fin, $9.MIEL— Par l’intermédiaire des marchands à commission (jobbers), les prix se présentent comme suit : Blanc, en rayon.30 à 32s Blanc, extrait,en bidons de 5 à 10 livres .28à28s% Blanc, extrait,en bidons de 60 livres.26 à 26s% VOLAILLES — Dindes de choix, la livre 42 à 43s Poulets nourris au lait .32 à 33s Poules.24 à 28s Oies, la livre.25 à 26s Canards, la livre .32 à 34s POMMES DE TERRE— Il y a longtemps que le marché des pommes de terre n’a pas donné signe de vie.Non que les affaires soient complètement mortes, dans ce compartiment, mais parce que le cours normal des affaires ne subit aucune modification.Le mouvement des échanges va son petit train, sans rien casser tout à l’entour.Les Montagnes Vertes s’échangent à raison de $1.90 et les Québec blanches à des prix variant de $1.70 à $1.75 le sac de 90 livres, chez l’acheteur {rx-store).Des lots enwagonnés de Montagnes Vertes trouvent preneur à 81.80, et les Québec blanches, à $1.50 le sac de 90 livres, sur rail (ex-track).Far l'intermédiaire ties marchands à commission (jobbers), les navets Québec se vendent a $1.25 le sac de 70 livres, et ies oignons se traitent aisément à des prix s’échelonnant de $1.50 à $1.75 le sac de 70 livres, chez l’acheteur ( ex-store).VIANDES FUMEES— Le tou du marche est renne, !i cause des arrivages peu considérables et de la forte demande de res produits.Les jambons de 8 à 10 livres rotent de 37 sous % la livre; ceux (le 12 à 15 livres font s'établissent à 34 sous, cependant que le lard fumé à dejeu de 35 sous à 36, et ceux plus lourds ner (breakfast bacon) se vend de 42 ù 43 sous; le lard fumé Windsor, de choix, varie de 45 à 46 sous; et te lard fumé Windsor désossé se traite à 4$ et à 50 sous In livre.NOTA.—.Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros t) Montréal, à moins que quelque chose n’indique le rnnlraire.ÇA ET LA La rapport financier de la Banque Union du Canada, pour l’erermce ; écoulé le 80 novembre dernier, fait i ressortir les profits de l’institution à $824,175 pour l’année, comparativement, à $763,464 antérieurement, soit un acquis de 16.5% du capital-actions, contre 15.3% l’année avant Les appropriations annuelles comportent $450,000 au dividende (9% l’an); $200,000 à la réserve; $75,000 à l’amortissement des immeubles de la banque; $10,000 au fonds de retraite du personnel; $19,000 au fonds patriotique, et $50,000 fi l’acquittement de l'impôt sur la circulation fiduciaire.Le portefeuille des avances et escomptes passe de $58,791,493 il y a un an à $74,021,028.Les dépôts confiés à la banque accusent un accroissement de $9,365,736, en cours d’exercice.L’actif total de l’établissement se chiffre par $153.181,452, par comparaison avec $143,411,927 il y a un an.* * * La totalité des succursales de banques privilégiées (chartered) existant au Canada, à la fin de novembre dernier, se chiffre par 3,429.Elles sont réparties de la manière suivante, dans chaque province ; Ontario, 1162; Québec.820; Nouvelle-Écosse, 119; Nouveau-Brunswick, 34; Ile du Prinoe-Édouard, 17; Manitoba, 215; Alberta.282; Saskatchewan, 433: Colombie Britannique, 173; Yukon, 3; Terre-Neuve, 27; ailleurs, 94.* * * Nonobstant les sinistrés de la guerre et de l’épidémie d’influenza, la Canada Life Assurance Company fait encore ressortir une augmentation de l’excédent de son actif et de son revenu.Les assurances nouvelles ou renouvelées, durant l’année écoulée, se totalisent à $25.772,748.Les nouveaux contrats d’assurance de la compagnie se présentent, pour l’année, à $22,891,668, exclusion faite des bonis, soit une plus-value de $2,522,725 par rapport à 1917.Les assurances en vigueur se chiffrent aujourd’hui par $195,980,550.Le revenu total annuel de la compagnie se fixe à $11,048,342, soit un gain de $1,477,-350 sur l’année avant.» * ¦H- Les compensations des banques montréalaises, pour la huitaine écoulée ce matin, se chiffrent par $115,-378,538 (semaine de 5 jours ouvrables pour une partie des banques), comparativement à $99.332,264 la semaine dernière (5 jours ouvrables, pour la totalité), $81,125,906 pour la huitaine correspondante de l’année dernière et $77,295,725 en 1918.¦X’ vf 3Ç1 La “Kerr Lake” a déclaré un dividende de 25 .sous par part, pour le trimestre écoulé.* * * Le compte rendu des opérations de la “Montreal Telegraph Company”, durant l’année financière expirée, et adopté à l’assemblée annuel tenue aujourd’hui, fait ressortir l’actif total de la compagnie à $2,314,421, dont $462,597 en espèces, billets à recevoir, fonds d’Etat et autres valeurs mobilières.Le dividende No 218, a absorbé $40,000 et hi provision constituée en vue de dépenses éventuelles, $121,028.CHAMBRE DE COMMERCE LE SUJET EST MIS DE CÔTÉ LA CHAMBRE DE COMMERCE NE VEUT PAS S'OCCUPER DE LA QUESTION DE LA FERMETURE ^•“•ddeug(i^;: DE BONNE HEURE DES MAGASINS PLUS DE DEUX SOIRS PAR SEMAINE.PLACEMENTS DE JANVIER NOUS OFFRONS, SUJETTES A VENTE PREALABLE, LES DEBENTURES SUIVANTES : ENDROIT ECHEANCE PRIX RAPPOR- TANT ! PnuisaiM* itu Canada., „«»«» -» LA “DOMINION BRIDGE C0.,, LE DERNIER BILAN DE LA COMPAGNIE.La séance de la Chambre de commence, hier après-midi, tenue sous la présidence de AL J.-E.-C.Daoust, président, n’a pour ainsi dire considéré que des affaires de routine.Cependant, on a brièvement décliné l'invitation d’examiner un projet d’extension de la fermeture de bonne heure, pour les magasins de détail.La question est soulevée par M.J.-A.Filiatrault.L’orateur demande 'à la Chambre d’appuyer Je principe du mouvement en train! depuis quelques mois déj'à.11 fait : connaître que, le soir même (hier), les initiateurs du 'mouvement devaient se 'réunir et adopter une résolution.Cette résolution aurait beaucoup plus de force si eilo avait l'approbation de la Chambre de Commence de 'Montréal.On trouve la proposition de.\f.Filiatrault prématurée.Si la Chambre accédait à la demande de l’orateur, elle se trouverait à ne considérer qu’on projet de motion, c’est-à-dire une formule sur laquelle les intéressés ne se sont pas encore entendus.Qu’on apporte donc un texte Officiel qui aura l’adhésion de la majorité au moins des détaillants montréalais et la Chambre pourra étudier l’opportunité de se prononcer, expri me M.Catch i .D’autre part, M.Gravel doute que la question soit du ressort de la Chambre de commerce.Ce problème constitue en quelque sorte une menace pour le commerce, en ce qu’il suppose une 'restriction de la liberté commerciale.Les détaillants devraient seuils régler la question.•M.Filiatrault réplique que les marchands de d étal1) acceptent évidemment tes restrictions que le projet entraîne, puisque c’est eux qui, cette fois-ci, sont à l'a tôle du mouvement, contrairement ù ce qui s’est produit quand, pour la première fois, la fermeture de bonne heure a été proposée.La requête de M.'Filiatrault reste sur la table jusqu’à nouvel ordre.IM.J.-N.Cabana, président de te comimission des affaires municipa-ias, soumet la résolution suivante, qui est adoptée unanimement: ^Considérant qu’là sa séance du mercredi 4 décembre le Conseil rte la Chanubtre de coirî.mrrce a prié la commission des affaires iTiunicipa-les d'étudier les amendements qui seront proposés cette année au mode ' d administration de la Ville i?e I Montréal, et de suggérer les mesures qu'il serait le plus expédient de prendre; “Considérant qu’il ne sera vrai-semWablement possible de connaître tes projets d’amepilements qu’au moment où ils seront soumis à la Legislature; “La commission des affaires municipales a l'honneur de recommander au Conseil de la Chambre de Commerce do soumettre de nouveau a la Légiste Une le mode d’administration municipale préconisé' Tannée dernière par la Chambre de Coin;'mece qui en avait adopté le projet à sa seance du mercredi 2-'' octobre 1917.” Pruvince ¦ PALETOTS D’HIVER pour garçonnets de 10 à 16 ans ; genre Ulster, collet convertible, avec grande ceinture, en tweed diagonal brun.Val.de 13.00 à ‘fl A OC 15.00 pour .1 Tissus lavables Des grandes occasions pour vendredi.Prix spéciaux pour la grande vente de blanc de janvier.SHIRTING BLANC OX-FOBD, brin double, dessins à rayures de couleurs pour chemises d’hommes, couleurs indélébiles-.Val.de 1.00 la verge pour.89 CREPE DE COULEUR ET CREPON DE FANTAISIE, assortiment de patrons choisis, pour robes, etc.Couleurs indélébiles.Val.de .45 la verge, 2% verges @ Q NOTRE MEILLEURE VALEUR GUINGAN A' TABLIERS, une verge de largeur, carreaux de grandeurs assorties, en bleu et blanc, etc.Val.de .30 la verge.Très spécial, 4 verges pour Q!€| Au rez-de-chaussée.Fournitures Gants de SPECIAL DE 9 A 10 H.A.M.CULOTTES bouffantes pour garçonnets de 10, 11 et 12 ans, en tweed mélangé brun.«fl OA Val.2.00 pour X «0^7 Pas de commandes par poste ou téléphone.Au rez-de-chaussée.Claques et pantoufles CLAQUES POUR HOMMES ET JEUNES GENS, lignes et pointures désassorties.Val.jusqu’à 1.50.Tant que le lot durera.89 PANTOUFLES pour garçonnets, tweed foncé, semelle de cuir, pointures de 11 à 2.Val.de 1.25 pour .89 Au rez-de-chaussée.maison STORES pour fenêtres, toile beige, bons ressorts ; 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Gingembre cristallisé de Wng- staffe, la boite.52 Confitures aux fraises ou framboises de IL I).Smith, ia jarre .33 Confitures aux pêches, la jarre 1 livre.,.30 Celée aux pommettes de E.1).Smith, la purre .22, .30 et.37 Cacao Fry, la boite 'j Ib.23 Café condensé Itelnder, la boite.30 Roman Meal, le panurt.27 Corn Flakes Quaker ou Krinkle.2 paquets.27 l'érbes.poires de Californie "Hunt", la boite.27 Tomates empofjuetàrs dans «les boites sanitaires.ilolle très grande, pesant 7 nn-ees de plus «pie lez boites ordiuni- res.in boite.17 La douzaine.1.7,3 Pois de jardin, tendre» cl sucrés, la boite.12 La douzaine.1.3!) beurre d’érable, la Ib.25 beurre de pistache frais fait, la Ib.30 Fraises ou framboises dans Ir sirop épais.In boité.2 5 Avoine roulée blanche.2 livres .35 Orge mondé, 3 11».'.28 Farine de blé d’Inde, 3 livres .2.7 Farine Ogilvie ou bégnl, le sar de 7 livres.50 Le sac «le 24 livres.1.73 Le sac de 1)8 livres.0.70 Fève» dans la sauce "Cream of Empire”, la grosse ' hotte:., .23 lailt en prjudre Kllm.la boite .15.’18 et.'.,3.02 Ijiit condensé Betty, la botte .23 Lait évaporé Carnation, la boite.08 et .18 THES ET CAFES Thé vert Japon, la 1b .50, .li.ï."O et.75 3hc à déjeuner noir.la ib.52 Café moulu ou en fèves, ia livre.no Bacon à déjeuner, lu ib.52 Bacon Windsor, la 1b.6.3 Jambon préparé nu ere, ia li- Oeufs frais, la douzaine.60 Graisse composée, la Ib.33 La chaudière «Te 3 )bs.05 Graisse pure, la Ib.38 U» chaudière «le 3 ibs.,.1,10 Crlsco pour frire, la boîte .35.L05 et.2.02 Oignons jaunes, 6 livres.21 Carottes ou brlieruves rouges, 5 Ibs.(O Navets «le Québec, 4 li«rrs.12 Patates des Montagnes Vertes, le.(Iiiuri.Le sac de 90 Ibs.1‘|ld on Life Buoy.4 barres.3| Lustrine, poudre à laver, « paquets.Ammoniaque en poudre', 6 pu.quels.Tablettes "Toro” pour le lavage, < Pour.22 Soda à laver, 2'i Ibs.10 POUDRE AUX OEUFS "RELEG" Le paquet équivalant à 1 douzaine d’oeufs.m Le paquet équivalant a 3 douzaines d'oeufs.25 I.c paquet équivalant à 6 douzaines d'oeufs.43 Ie> paquet équivalant V P2 don zaines d’oeufs.Ananas en tranchrs ‘‘Hunt’’, la boite.23.38 st.45 Gln-gc-ro-la pour faire lé’ vt„ «Ir gingembre, une bouteille suffit pour faire un galon.fj« bouteille.Raisin sans noyaux, le paq.20 Au sous-snl.ItAf/rer L.E MAGASIN DU REURU51 447*449 Rua S4e-Cath*rine Ett, coin» St-André «f St-ChrUtopho.I.M.Pupuli, MiicUnt_Eufl.Pu»ul8, Vioi-Prlildint.A.J.Dugal, Directeur-G
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