Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 30 janvier 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1919-01-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME X.— No 24 MONTREAL, JEUDI SO JANVIER 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnem '',r' i,ar ^ Poste : TP* Rédaction et administration: —— I ig1 g 1 i.111fl B 0 IP 45RUE~rceNT CANADA CT ETATS-UNIS.*5 0(1 >&£ ÿMJà B3 W BH B RH 1MI IH Bl iff UNION POSTAI,E .'.8 00 \|g ¦ Hj |V| ¦ ¦ H HR H Hfa^ -* Édition hebdomadaire -Æ n Wjl M M Bf H fl WOB H| ^9 K| B| M _ TÉLÉPHONE: Main 7460 :::::::: iS _J|_____J al J JM M M.M fSg m W JLJM.nJ UNION POSTALE.3 00 WmBÈÊ&^ SMHBBH0 K«V aMsaBat Administration, Main 5153 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! POUR LE PROGRES SCOLAIRE Un nouveau projet d’Àmicale — Ce que pourraient ':a*re l’initiative et la coopération L'idée lluüe dans l’air.Eille a reçu en plus d’un endroit un commencement, et parfois plus qu’un commencement de réalisation.Les anciens élèves de nos diverses maisons d’éducation sentent le besoin de se grouper, de se mieux connaître d’une génération à l’autre, de faire quelque chose pour leur Alma Mater.La dernière initiative qu’on nous signale est de Berthierville.Le collège commercial de Berthierville a soixante-dix ans d’existence.Pour un pays comme le notre, c’est un fort bel âge et tous ceux qui ont fréquenté nos écoles peuvent deviner ce que cela représente de dévouement et de services rendus.Car toutes ces oeuvres sont à base de dévoue-nment: quelle est la maison d’enseignempnt commercial ou classique qui ne pourrait à ce propos révéler des exemples sublimes?Un certain nombre d’anciens élèves de Berthierville veulent donc, ià l’occasion de cet anniversaire, offrir à leur Alma Mater un tangible souvenir de leur reconnaissance et de leur admiration : un orgue qui - remplacerait, dans la chapelle nouvelle, le “vieil harmonium lout démantibulé des anciens jours’' et parer ainsi à l’une des lacunes que risquent de laisser subsister les “fortes obligations” qui pèsent sur la maison; ils veulent profiter de l’occasion pour se grouper.Un religieux qui a passé sa vie dans l’enseignement, qui est retourné comme professeur à la maison qui Pavait formé, le R.F.J.-A.Larose, C.S.V., met an service de l’organisation tout son dévouement et une somme de temps considérable.On nous permettra de souhaiter ici, de tout coeur, que les milliers d’anciens élèves de Berthierville répondent à l’appel qui leur est fait.Nos lecteurs'savent quelle importance nous attachons à ces oeuvres.A notre avis, il faudrait qu’autour de chacune de nos institutions d’enseignement se formât un groupe d’anciens élèves qui resterait en contact avec la maison, qui tiendrait à honneur de l’aider, de lui permettre la réalisation de progrès nouveaux.Les anciens trouveraient d’abord dans ces associations Je.plaisir de sc replonger pour quelques heures dans une atmosphère de cordiale fraternité; ils constateraient les efforts faits par les maîtres, leurs directeurs et leurs camarades cl’hier la plupart du temps, pour améliorer l’oeuvre ancienne; ils pourraient apporter à ces hommes dont ils savent le dévouement l’appoint .de leur propre expérience, l’appoint aussi de leur argent.Car, il en faut bien revenir M.Que de projets chèrement caressés par les professeurs, que de voyages d’étude, que d’installations plus perfectionnées ont été ajournées parce qu’en dépit de toutes les économies, di Ions les sacrifices, on n’avait point de ressources matérielles suffisantes?Et ces ressources, les Amicales peuvent en partie les fournir, sans imposer a leurs membres de trop lourds fardeaux.Combien de gens qui ue pourraient, d’un coup, faire un cadeau considérable, mais qui pourrai eni.chaque année donner de petites sommes qui, additionnées et multipliées, constitueraient un levier puissant?Il suffirait de fixer aux coiitribulions un taux minimum, qui conviendrait aux modestes sous-çripleur.s, en laissant aux plus riches toute liberté de hausser leur mise.Nous savons fort bien, nous l’indiquions dès île début, que l’idée a déjà reçu un commencement d’exécution, nous savons qu’à l’occasion d’anniversaires, par exemple, certaines maisons ont reçu de leurs Anciens de riches cadeaux, mais il faudrait en venir, estimons-nous, à une habitude systématisée et généralisée.Lousiituons autour de nos maisons d’enseignement une garde puissante.pennettobs-leur de se développer librement, suivant les désirs et.les volontés de leurs directeurs.L’initiative et la coopération peuvent, dans ce domaine comme dans les attires, réaliser des merveilles.Des bourses peuvent être fondées pour assurer aux professeurs une formation supérieure; d’autres souscriptions peuvent aider au renouvellemenl, au perfectionnement de certaines installations; d'autres, nous ne parlons plus ici des religieux, peuvent aider à maintenir dans renseigne, ment des.hommes de haute valeur en leur assurant au moins la sécurité de leurs vieux jours.Les modalités de l’action peuvent être diverses, les objets immédi'-tement poursuivis, différents.L’important, c’est qu’on mette en oeuvre les bonnes volontés, qu’on les ordonne vers un objectif précis cl utile, qu’on en multiplie par le groupement l’activité féconde.A tout cela les Amicales peuvent efficacement contribuer.L’est pourquoi nous en saluons toujours avec plaisir la naissance, pourquoi nous souhaitons qu’elles couvrent bientôt tout le Canada français.Orner HERGUX.simple hasard que cet os est lancé juste au moment où le canin va se lever, nous voulons dire au moment où la députation de l’Ouest va arriver tambour battant dans la capitale.Car tout dépend de la députation occidentale, et de l’état d’esprit qu,’elle va apporter à l’ouverture de la session.Personne ne cherche à nier que l’opinion des prairies est fol lement agitée, et souffle dans une direction unique et précise : l’abaissement du tarif.On n’y demande rien moins que l’acceptation de la politique de réciprocité que défendaient les libéraux eu 1911, preuve que M.Fielding avait frappé juste, bien qtie le coup ait porté trop tôt.Or, celle politique, si elle n’évoque ! pi’us le spectre de l’annexion aux Etals-Unis, spectre qui n’a plus rien d’effrayant pour nos versatiles fabricants de produits divers, en fournit cependant un nouveau comme ali-ment à leurs cauchemars ; l’ennemi d'aujourd'hui, c’est le dumping, l'envahissement des concurrents de oavs élrangers noyant sous son flot la production nationale, et désorganisant par conséquent la “chaîne”, pour employer l’expression du manifeste, des usines quasi nourricières de la majorité de notre population.C’est évoquer du même coups l’ombre menaçante de l’Allemagne, des produits made in Germany, et comment Oc patriotisme des Grain-Growers n’en serait-il pas touché?'C’est ce que nous apprendrons par la réponse de ceux-ci, qu’elle vienne aussi par de télégraphe ou bien qu’elle attende le parlement pour se manifester.D’une façon ou de l’autre, le cabinet y prêtera une oreille attentive, et disposera ses appeaux en conséquence.11 est bon de se rappeler, en effet, que le discours du budget n’est ordinairement prononcé que vers le milieu de la session, manoeuvre qui permet aux autorités de prendre le vent, en consultant leurs partisans et en faisant parler les autres par diverses méthodes utssi variées que .es tempéraments humains.On peut croire que iM.White ne négligera pas cet avantage, qui lui permettra d’incorporer dans son discours et dans ses arrangements les modifications de détail les plus susceptibles de concilier les deux points de vue, et de pacifier le dogue des prairies sans pour cela vider l'assiette du caniche ontarien, sans ou-hber cependant qu’il existe aussi u importantes e# nombreuses industries dans les mitres provinces.C’est ddnc une simple question de manoeuvre.de coup de barre, e( il reste à voir avec quel degré de maîtrise le chef intérimaire de la barque nationale saura s’en acquitter.A ce point de vue, le discours du budget prendra cette année un intérêt encore plus grand que les années oerrneres, où la curiosité atteignait pourtant déjà le paroxysme.Il est trop tôt, évidemment, pour prédire sur quelles denrées ou sur quels produits porteront les changements, bien qu’il devienne de plus en plus probable que l’on fera sauter l’impôt additionnel de 7 et demi pour cent sur les produits britanniques, de la deuxième session rte guerre si nous nous souvenons men.Le sera une première conces-?m",’- b,uifl,(’t suivie en toute probabilité de la mise en franchise totale (les tracteurs agricoles et de l’obais-sernent des impôts sur les instruments aratoires.Autant de cadeaux qui seront en même temps des gage* de bonne volonté et des promesses Donnes dispositions pour les de- man.des ^u[urts- Les intransigeants du libre-échangé n’en seront pas satisfaits et grogneront selon l’usage* mms 1 orage sera probablement évi’-le pour toute la session, et un gouvernement moderne ne demande jamais beaucoup plus.Ernest BILODEAU.Chronique d’Ottawa LA QUESTION DU TARIF Ottawa, 29 janvier.Le dernier mouvement sur l’cchi-quier politique est le manifeste des Manufacturière canadiens, publié en réponse à l’agitation libre-échangiste dont les fermiers de l’Ouest donnent le spectacle depuis quelques mois.Ce document semble contenir à la fois les vues de ceux qui le publient, et de In majorité des membres du cabinet.C'est une franche déclaration de politique protectionniste, “que le peuple du Canada, est-il dit, a constamment appuyée depuis 1878, quel que fût le parti au pouvoir.” C’est jeter le gant assez résolument dans la lice de l'Ouest; mais le geste est corrigé par une longue et courtoise argumentation, dans laquelle les récentes années de guerre tiennent un rôle considérable.Que serait devenu le Canada sans les manufacturiers?demandent ceux-ci à l'électoral, ch mei.Iront les gros chiffres de In production des munitions de guerre à laqueille ils se sent livrés, et dont le total s’élève à environ douze cents millions de dollars.On y a employé fi des salaires lucratifs plus de 7011,000 ouvriers, chiffre destiné r impressionner les cultivateurs qui n’y atteignent pas eux-mêmes si l’on en croit ce que Je dé- gutè de Brantford disait à la Chantre l’année dernière.Le pays doit donc beaucoup à ses industriels, pour ne pas dire qu'il leur doit lu vie même, selon eux.car il est fait allusion à ce qu'aurait pu être la guerre sans les munitions canadiennes, qui ont aidé à l'abréger.Le manifeste pose la question de ce que sera l’avenir, si l’on inquiète l’industrie et si ou lui fait perdre l’esprit d’initiative et de courage dont elle a fait preuve, au moment où le pays entre dans une phase grave et quelque peu dangereuse de son retour à l’état de paix.Ce n’est pas le moment de toucher au tarif et de désorganiser l’armature économique de la nation, déclarent les manufacturiers, et il faut admettre qu ils ont là un argument d’une sérieuse valeur et qui fera sans doute réfléchir les plus ardents disciples île Cobden et rlu docteur Michael Clark, de lied Deer, Le cabinet se trouve donc placé entre les deux camps, qui ont tous deux proclamé leurs demandes: les fermiers organisés prétendent que le moment est favorable à une révision qui ne serait rien moins qu’un bouleversement des traditions aceoutumées; et les bénéficiaires des dites traditions élèvent un cri d’alarme à la seule pensée d’invitations si pleines de hasards, à un moment où le pays, Ici un danseur sur la corde, passe au-dessus d’un abîme et qu’il a besoin do toute sa tranquillité d’esprit pour ne pas perdre l’équilibre.# •* «• Il est facile de deviner que In majorité des ministres, sir Thomas White m tête, désirent surtout qu’on les laisse tranquilles et qu’on ne touche pas au tarif à la prochaine session.IK ont pour cela plusieurs raisons, dont certaines sont connues et d’autres secrètes.D’abord.In nrésen-ce du premier ministre est nécessaire pour des changements impliquant peut-être la vie même du cabinet dont il a la direction ; et d’autre part, les choses sont* assez compliquées déjà, comme le font remarquer les manufacturiers, pour que le gouvernement ne voie pas d'un bon oeil s’amasser à l’horizon un nuage de plus et non des moindres.De fait, ou sent irrésistiblement que les manufacturiers ont en cela l’oreille du cabinet, et l’on ne serait pas surpris d’apprendre, si ces choses-là devenaient jamais fbnnues du public, que tel ministre a pris sa petite part de collaboration au factum que l’on présente aujourd’hui au public.C’est un peu l’os jeté au dogue grondant, pour l’apaiser ou tout au moins le faire attendre.Et ce n’est pas par muæt nu soir BIEN RENSEIGNÉS Nous vivons au siècle de la gran-de, information.C’est connu.Rien n échappe plus aux journaux.Le lecteur des régions éloignées, grâce ou progrès accompli, sait aussi bien que celui qui en fui témoin, com-ment se sont produits à des milliers de milles fie distance un naufrage, une collision, un meurtre, un li/n-chage ou tout simplement la nomination dr M.Mcdéric Martin an conseil legislatif, fl connaît même pur le menu, comme s’il avait l'honneur d'être admis dans un milieu aussi choisi, toutes les délibérations des chefs d’Etats charges d assurer la paix au monde.Pour peu qu’il ait de l'imagination, il voit sc dérouter tous les événements, comme l'amateur de cinema devant l'écran lumineux.Heureux mortel, il u y a plus de secret pour lui ! Emotions de joie ou de peine, le tout tld est livré à sa porte à nu prix dérisoire, et il n’a qu’à faire son choix.Un cas typique recueilli, ces jours derniers, montre l’excel-j U ucc du sendee, La révolution monte en Allemagne.On s’e.ntre.-u r.j Un beau mutin arrive In nouvelle ! de la mort de Rosa Luxembourg.i Qui ça, Rosa ?Pas besoin de cher-I cher longtemps :— sa biographie est là au complet, avec tous les renseignements sur sa triste fin.Hol-chevistc avant la lutte, elle s’agitait au premier rang des révolutionnaires internationaux.Des élections viennent.Elle trouve l'occasion de semer des idées incendiaires.Le feu va se propager quand tout à coup, le peuple, qui l’enc :.i-sait hier, veut maintenant la brûler.Laissons parler les courriérisies si bien renseignés.Elle est dans une voiture : tout à coup, une foule s’élance sur elle.C’est une femme, une vieille femme même, mais on ne raisonne pas avec la furie.On s'empare de Rosa ; on déchire ses vêtements : on la traîne sur la chaussée.Rien ne manque au récit horrifiant.Ses chairs sont meurtries ; elle est frappée de coups, mise en lambeaux, puis enfin elle reçoit la balle du coup de grâce.Mais ce n’est pas tout.Le journaliste qui a tout vu garde pour ta ftn le trait qui donne la chair de poule.Des montres à figure humaine s'élancent sur Rosa, une loque, lui tordent les membres, puis par un raffinement de sauvagerie, dépècent son corps en petits morceaux.Elle est bien morte, le doute n’est plus possible ! Aprè& tout ce qu’a raconté le télégraphe depuis quatre ans, depuis les crimes boches jusqu’à l’assassinat de Nicolas et sa famille, ceci est bien banal.Un nouvelliste s’en rend vile compte.Il cherche un instant quelque chose de plus fort et te.U'ouve.“ Rosa Luxembourg, télégraphie-t-il triomphalement, par ta même agence, deux jours plus plus tard, s'est réfugiée chez des amis.” Qui l’a recousue, qui donc a réuni les pièces ?Cette information il la garde pour la prochaine sensation ! En attendant, la nouvelle de la veille reste nullement con-(rouvêe.sauf sur ce léger détail ! ! ! Quand je vous disais que nous vivions au siècle de la grande information ! Max SOREL BLOC- NOTES Pas de passeports Une dépêche d'Afrique-Sud annonce que lé gouvernement de ce pays a refuse des passeports à une couple de membres du parti natio-1 nsliste sud-africain désireux d’aller demander à la conference de Paris l’indépendance de cette colonie anglaise.Il n’y a pas dix jours, une feuille ministeriel]'’ québécoise affirmait qu’il est du devoir des gens mécontents du régime anglais au Canada d’aller soumettre aux délégués des differentes nations alliées, en Europe, un projet semblable d'indépendance.S'il s’en trouvait pour vouloir suivre le conseil de cette gazette, celle-ci s’emploierait-cilk auprès de ses maîtres pour leur faire accorder des passeports?Ne féliciterait-etle pas plutôt le ministère de les leur refuser?LA SESSION DE QUEBEC L'ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE Le député de Saint-Hyacinthe en a contre M.Magnan — Il prétend que nos statistiques ont été “cuisinées” — Le débat est ajourné par M.Bercovitch.Le jeu Il n’y‘a rier.de-oeuf dans les méthodes au moyen desquelles, selon les journaux à sensation, des escrocs ont roulé quelques Montréalais et les ont dépouillés de fortes sommes, sous couleur de les faire parier au turf.Il y a pour le moins vingt-cinq ans que ce truc de filouter les joueurs peu méfiants, en leur faisant croire qu’ils parieront à coup sûr.grâce à l’indiscrétion d’un télégraphiste, est inventé et pratiqué.On peut s’étonner, cette fois-ci, tout autant de l’audace des gens qui ont monté pareil coup déjà connu que de l’ignorance de ceux qui sont tombés dans le panneau.Mais, pour parodier le mot d’un écrivain fameux, “depuis sept mille ans qu’il v a des hommes et qui jouent , les joueurs n’ont rien appris, si les filous ont toujours su profiter de leur crédulité.Il faut souhaiter que la justice sévisse rigoureusement contre les coupables, cette fois-ci, si les choses se sont passées comme on le raconte, — et que les joueurs apprennent enfin à n’etre pas d imbéciles.Pour s’en aller Mille Ukranicns d’Hamilton, menacés de perdre leur emploi par suite des démarches que font pour obtenir de l’ouvrage les soldats revenus du front, viennent de demander nu gouvernement d’aider à leur rapatriement en Europe, en leur permettant de s’embarquer au plus tôt.Nous ne tenons pas, disent-ils, à grossir les rangs des sans-travail au Canada.Ils ont raison.Leur conduite générale par ailleurs, pendant la guerre, a été telle qu’on ne peut comprendre pourquoi on les traiterait en ennemis: d’autant plus que c’est l’Etat lui-mème qui, avant 1914, les a attirés ici sous toutes sortes de prétextes, leur représentant notre pays comme une terre promise, où il y a de l’emploi pour tout le monde, et leur promettant justice égale pour tous.Il y a au Canada au delà de 300.000 Ukranicns qui, si on sévit contre eux directement ou de façon indirecte, feront une bien petite réclame à notre pays auprès de leurs parents restés en Europe.Le .sociologue qui a prédit qu'après cette guerre-ci les immigrants européens, s’il y en a, iront en majeure partie vers l’Amérique du Sud, aura vraisemblablement raison.Un avis “L’Europe n’est pas de ce temps-une place pour les .jeunes filles bien élevées”, vient de dire à un journal île New-York une femme arrivée d’outre-mer sur un paquebot à bord duquel deux jeunes Américaines,qui ont travaillé dans la zone de guerre, en France et en Belgique, se sont suicidées, on ne sait an juste pour quelle raison.Cette même personne ajoute: ”.îe tiens à dire aux mères américaines (tue si elles ont des jeunes filles de 18 à 25 ans qui travaillent à des oeuvres de guerre en France, elles doivent les rappeler tout de suite." La remarque peut s’appliquer aussi bien aux jeunes Canadiennes qu’aux jeunes Américaines.Il n’est pas besoin d'insister longuement sur les dangers moraux qui mefiaeent res jeunes filles.Une période de relâchement intense suit toutes les guerres.Les jeunes filles étrangères aux pays d’Europe ont tout à perdre a vivre seules ou presque sans protection, dans les zônes de licenciement surtout.C’est l’cx-péÉiencc des Américains.Leur avis vaut d’être noté et suivi par les mè- PA'R LOUIS DUPIRE Québec, 29.— L’attaque annuelle de M.Bouchard, député de Saint-Hyacinthe, contre notre système d’enseignement, s'est ressentie, hier, de la campagne lancée depuis quelque temps dans le public.Il éprouvait l’assurance de ravnnt-coureur qui sait que d’autres vont venir, qu’il à derrière lui la force cl le nombre.Comme il l’a dit lui-même, dans une période quelque peu outrecuidante, car iil s’y peignait en i termes flatteurs, il est F éclaireur qui sera peut-être écrasé, mais sur ses restes pantelants passera l’armée victorieuse.On aurait tort de croire cependant que M.Bouchard sc soit senti assez appuyé par le sentiment public pour braver le gouvernement et lui reprocher violemment son inaction, son attachement à l’enseignement libre.Il n’a meme pas blâmé le conseil de l’instruction publique.Gouvernement, députation et conseil ont été trompés par des statistiques fallacieuses.affirme-t-il.d’où la fausse sécurité dans laquelle ees corps divers sc sont endormis.Mais iis reconnaîtront leur erreur, comme M.Bouchard a reconnu la sienne et la faute en politique n'est pas tant de se laisser duper, mais dr persister dans son erreur quand elle est une fois établie.L’auteur de, lout ce mal, ce trompeur, ce falsificateur de chiffres, c’est, au dire du député de Saint-Hyacinthe, l'inspecteur général des écoles catholiques.C’est contre ce fonctionnaire impuissant.(iui n'a même pas le droit de se faire entendre en Chambre, qui rage, comme il le disait lui-mùme, de n’être pas député, que M.Bouchard a dirige les jets de sa fureur.Il en a fait son bouc émissaire.H n’a pas été tendre pour M.Magnan.et il a même, nous paraît-il, sensiblement dépassé là masure en le faisant le statisticien en chef de la province, en lui imputant la responsabilité de statistiques* qui, au dire de M.Bouchard, s ml fausses, mais qui ne sont pus r 'cueillies par lui.L’inspecteur général s’est contenté de prendre les matériaux qui lui ôtaient fournis pour en édifier ses prémisses dont il a tiré ses conclusions.Le débat a été ajourné par M.Pierre Bercovitch, qui est un violent antiprohibit ion ni.sic, et qui en sa qualité de défenseur de la liberté individuelle, devrait être logiquement contre le e ont rôle d’Etat sur les enfants.Le sera-t-il ?C’est douteux.En tous les cas, nous le saurons dès la reprise du débat puisqu’on sait que la proposition d'ajournement signifie, de la part de celui qui In propose, l’intention de rouvrir la discussion dès que l’occasion lui en sera fournie par le premier ministre, directeur de la procédure parlementaire.M.L.A.Cannon a demandé que M.Magnan comparût devant un comité pour défendre sa position et s’expliquer ; le député de Québec-Centre a fait observer avec, beaucoup de sens que la Chambre était en présence de deux témoignages nettement contradictoires.L’un de M.Magnan, qui affirme que notre fréquentation es! très satisfaisante sous le régime du volontariat, qui le prouve par des chiffres, et l’mitre de M.Bouchard, qui prétend que l’absentisme est déplorable et que les chiffres de M.Magnan, sur lesquels M.Magnan appuie ses conclusions, sont truqués.M.Gouin a fait observer que le début à son avis devait suivre son cours, que ce n’était pas la premiere fois qu’on était en face d’un conflit d’opinion et que les députés pourraient eux-mèmes se former une opinion en cours de discussion.M, Sauvé, ayant demandé si M Magnan pourrait être entendu, à supposer qu’il le demandât.M.Gouin a répondu évasivemnet que cela dépendrait de la tournure que prendrait la procédure.* W Un autre incident a marqué, la séance de eet après-midi : le chef de l'opposition a demandé au pre- res canadiennes qui ont des jeunes il les ou Ire-mer.Le prix du pain Les grands minotiers des Etats-Unis affirment qu’il ne faut pas s’attendre à une baisse sensible du prix du pain, d’iri dix-huit mois.Les prix de guerre dureront lout ce temps-là, affirment-ils, car l’Etat a garanti aux producteurs de blé un prix élevé pour leur marchandise, d’iri plusieurs mois, encore.C’est dire que le marché canadien sera à peu près le même que l’américain : et noue si le pain ne baisse pas chez nos voisins, nous le paierons vraisemblablement le même prix que pendant la guerre, au Canada, d’ici à la fin de 1920.Par ailleurs, on nous dit bien, un peu partout, que Je porc e| d’autres viandes sont à la baisse, mais nous ne nous en apercevons pas de façon bien claire.Les intermédiaires qu’il y a entre les éleveurs rte bestiaux et le consommateur prennent leur temps à nous faire profiter rte cette diminution de prix._________ .g.r.mier ministre si c’ciait l'intention du ministère, comme l’informe un récent article du Soleil, d’adopter dans lu province, sous le régime de la prohibition générale, le système en usage en Ontario.M.Gouin lui a répondu qu’il ne fonderait sûrement pas sa lot sur un article du Soleil, ni sur le compte rendu d’aucun autre journal.Cependant, il est à peu près entendu que le ministère copiera la nouvelle législation ontarienne projetée qui mettra le tratic des liqueurs pour les fins mé-dieinales, sacramentelles et industrielles sous la surveillance immédiate de l’Etat.Le premier ministre a aussi expliqué quelques projels de législation, l’un pour assimiler les officiers supérieurs de l’armée d’outremer aux commissaires de la Cour supérieure pour recevoir les affidavits en 'dehors de la province et l'autre pour limiter à certaines offenses la double juridiction des juges de paix.Ces deux bills ont liasse le stage du comité plénier et des trois lectures i-t ont été conséquemment adoptés.C’est le p1 imiter travail législatif achevé par la Chan.ure basse à celte s s-don.11 leur reste naturellement à passer par la même, monture à la Chambre haute.* * * Plus bas le lecteur trouvera un substantiel r.xumé du discours de M.Btuçhard.fait sur ses notes, ou plutôt sur son texte.Pour le moment nous ne prétendons dans ce qui va suivre que donner quelques impressions.D’abord l'orateur: on le connaît, il est petit, trapu, peu dégagé, doué d’une voix perçante et il rappelL d’assez près M Godefroy Langlois dont il a oublié de parler dans son discours et qui pourtant naguère menait la même lutte que lui.mais depuis.Son discours était bourré de chiffres et de statistiques ,ct était, en somme, assez agréable à entendre.L’orateur ne possède pas l’art de bien dire; son élocution est défectueuse comme celle de la plupart de nos députés.Il met la même accentuation sur l’incidente lia plus banale, ou la plus insignifiante, que sur la déclaration la plus imposante, mais il lit vite, il lit.net et il suit se faire entendre, de plus, son discours était travaille.’Certains passages étaient, nous a-t-il paru, plus près de la grandiloquence que de l’éloquence, mais d’ensemble était agréablement présenté.Suivant son habitude, il dépare la pièce par des passages en langage familier et presque trivial, tel un long passage sur ceux “qui prennent des vessies pour des lanternes”, -des “que diable”, et autres interjections du genre.On a remarqué aussi qu’ayant à parler du 1*.Hernias Lalande, le député a commencé par l’appeler “Père", puis “Rev.Monsieur” et enfin “Monsieur” tout court, alors qu’il donnait du “(Père” uniformément à un dominicain qu'il prétendait de son avis.Ce manque d’égard, auquel on n’csl lias habitué dans la Chambre qui se fait remarquer par son esprit traditionna'listc il l’excessive politesse qui marque ses délibérations, a quelque peu choqué l"s formalistes.L’orateur a obtenu un très gros succès dans la Ghambrc.Les ministres, sauf VI.iMercier, se sont abstenus de l’applaudir, mais en revanche, certains de ses collègues se sont rougis les paumes en son honneur.fl n’était même pas sans quelque intérêt de noter le “girnuettis-me” des opinions de certains députés qui avaient tourné sous le souffle du lyrisme de leur collègue, du contre au pour sur la question de l’instruction publique.Sur ceux-là pas de craintes à avoir: le premier ministre parlera le dernier et les "reyircra”.Le fond de la Chambre était tapissé des fonctionnaires de l'instruction publique.M.Magnan lui-même assistait au discours et s’es-t levé assez ému quand l’orateur a commencé de le prendre a partie.Les galeries en revanche étaient vides.Les plus sérieux des députés ont cherche dans le discours de AI.Bouchard les arguments qu'il a avancés en faveur du changement de notre status scolaire.Les statistiques, même corrigées à son gré, même cuisinées à sa sauce, accusent un absentisme de 25% citez les enfants de 7 à 14 ans dans la province de Québec contre 23 pour cent en Ontario.Les autorités françaises, que M, Magnan avait citées et que M.Bouchard a prétendu corriger, indiquent toutes que la loi scolaire en France do.nc de piètres résultats.!M.Bourihard fait un très grand étal du recensement fédéral qu’il oppose aux statistiques provinciales.Or on sait que celles-ci sont faites de façon assez superficielle par des fonctionnaires payés à tant le nom et qui ont hâte de se débarrasser de leur travail.On sait, par exemple, que des citoyens assez importants, tels que le premier ministre de la province n'ont pas été recensés, en 1911, Ayant à parler du fameux bulletin XiX du Star, M.Bouchard a oyiis de faire remarquer que la province où le nombre d'illettrés avait le plus baissé dans les dix dernière* années était le Québec.M.Bouchard a vu en certains endroits plus d’enfants inscrits à l’école qu’il n’y en avait de vivants à cet époque dans certaines régions, mais il a oublié que dans les centres, comme à Saint-Hyacinthe, par exemple, il y a des pensionnats et qu’il vient naturellement beaucoup de filles des campagnes voisines qui si elles ne font pas partie de la population permanente doivent être comptées cependant au nombre delà population scolaire.Ensuite, suivant l’usage, le député de Saint-Hyacinthe n’a tenu nul compte de la situation particulière de la province en discutant la scolarité; il n’a pas trouvé que même une assistance moindre que celle révélée par les statistiques serait déjà belle dans des campagnes où il faut quelques fois parcourir des milles, dans des villes ou les familles sont nombreuses, beaucoup plus nombreuses que dans les villes ontariennes, beaucoup plus nombreuses que dans les villes européennes et qui ont besoin pour vivre du se cours du travail enfantin, dont les mères ont aussi besoin du secours de leur filles ainées pour les aider à prendre soin (le la marmaille.Enfin, il a négligé de dire comment une loi d’obligation scolaire serait plus efficace que celle qui interdit le travail des enfants au-dessous de quatorze ans.La seule chose qu’il y ait à déplorer au sujet des statistiques scolaires c’est que la commission de Montréal qui se compose en majorité de gens favorables à ’l’instruction obligatoire ou qui ont du moins signé la requête à Mgr l’archevêque, ail négligé de faire faire ]e rencense- (Suite à la 2e page) u LA LANGUE, GARDIENNE DE LA FOI” La dernière brochure de l'Action française, La Langue, gardienne dr la Foi, de M.Henri Bourassà, est à faire son tour du continent.On la commande à la fois dans TOue.st canadien et l’Est américain.Cette brochure, on Ie sait, comprend le texte intégral de la conférence donnée par M.Bourassa, au Monument National, le 20 novembre dernier.On y a joint l'allocution prononcée le même soir, nar M.l’abbé Philippe Perrier, le texte latin et la version française de J’en-cy ch que Liiteris Apostolicis, les commentaires qu’ont faits de celte lettre Mgr L.A.Paquet et le R.P.Bouleau, O.P., ainsi qu’une con-, stillation du R.P.Aug.Leduc, O.P.Le tout forme une élégante brochure de plus de quatre-vingts pages, sous couverture verte, d’un intérêt considérable et qui sera fort utile pour la propagande.La langue, gardienne de la foi se vend 25 sous l’exemplaire, plus 2 sous pour te port ; à la douzaine, *2.50, au cent.$20, au mille, $175, frais de port en plus toujours.Vente en détail au Devoir, ii la Ligue des Droits du français et chez les principaux libraires.Pour les commandes par quantités, s’adresser au Secrétariat de la Ligue des Droits du français, 32, Immeuble de la Sauvegarde.Montréal.SI DOLLARD REVENAIT.UNE BELLE SOIREE AU MONU MENT NATIONAL.C’est le 31 janvier, an Monument National, que les Voyageurs de commerce donneronl leur 4e soirée.Elle consistera dans une conférence et un concert.M.l’abbé Lionel Groulx y traitera d’actualités sous le titre de ‘Si Dollard revenait.”.Le programme musical, très soigné, présentera au public des artistes distingués tels que MM.Lucien Chevalier, élève rte Jean de Redske Lve-Dame des Quinze, Témiscamingue.un article récent, le H.P.Du-tjre, disait avec raison : “Il ne suffit lias d’avoir des colons, il faut les conduire dans les localités ou il se fait de lu colonisation, les eloigner des chemins qui les conduiraient aux villes, aux manufactures." Le discours du Trône, à T ouverture de la session législative à Québec, dit : “Lu construction des routes dans les centres de colonisation, a été poussée avec autant d'activité que possible.” Voulez-vous nie permettre de suivre ces chemins destinés au colon, et vous présenter la colonie du Témiscamingue?Ce que dans la province de Québec, on appelle pays du Témis-canüngue, est une bande de terrains s'étendant tout le long de la rive Est du lac Témiscamingue, ayant ¦environ 125 milles du Sud au Nord et 15 fi 35 milles de T Est à l’Ouest Environ soixante-dix pour cent de ces terrains sont excellents pour la culture.Les premiers colons arrivèrent ici il y a quelque quarante ans: aujourd’hui, il y « 13 municipalités rurales et une population de 7 à 8,000 âmes.Le comté de Témiscamingue comprend en plus l’Abitibi qui en fait partie comme territoire, mais a ses administrations municipales et judiciaires distinctes, ce pour causes de force majeure.Maintenant conduisons directement le colon vers celle terre québécoise que le département de la colonisation appelait, en 1890, le Nouveau Québec.Oe Montréal, le colon fera bien 45 milles en terre québécoise par le Pacifique Canadien, puis parcourra 425 milles, oui 425 milles en terre ontarienne, pour débarquer èi Hai-leybnry, Ontario, de là, l’é'V par bâteau, l’hiver en voiture, il pourra se rendre an Témiscamingue québr rois.L’été on peut aussi quitter b voie du Pacifique à Mattawa, Onto vio, puis, par le chemin de fer de' marchands de bois de Keepaiva monter an pied du lac Témiscàmin que, le lendemain, on prend le ba tenu qui nous déposera le soir é Hailegburg, Ont., et le surlendemai il nous déposera à la fête du lac Le colon qui part de Québec preu dra le Transcontinental jnsqu’è-Cochrane, Ontario, puis faisant machine arrière pour 150 milles en Ontario, il débarquera à Hailey-bury, Ontario, et il aura la satisfaction, lorsqu’il mettra le pied an Témiscamingue québécois, de penser que les voyageurs embarqués avec lui à Québec pour Winnipeg, sont déjà chez eux depuis 24 heures.te nous entends, ami lecteur, demander pourquoi, pour se promener ey terre québécoise, je vous fais errer des centaines de milles en terre ontarienne.Pourquoi mettre nos colons en contact des journées entières, avec les attractions et les progrès tentateurs de la province d’Ontario ?Oh ! c’est ici que nous allons admirer la sollicitude de nos ministres québécois pour les colons : c’est ici que nous allons être touchés de leur tolérance envers le progrès ! Le ministre de la colonisation de Québec n’a pas interdit à la nature d’agir.Il y a un chemin en terre et en eau québccquoises pour se rendre au Témiscamingue.C’est Tunique chemin U I, rre québecquoise, mais qu’il est beau ! Monsieur le ministre (le la colonisation l’a lui-même sui’d.visité, savouré.De Québec à Arnos, Abitibi, par voie du Transcontinental, puis là, brave colon, loue un canot d’écorce, embarque tes petits et.hourra l’aviron ! Après deux ou trois jours de palottage et de portage, colon, tu trouveras le sol r'u Témiscamingue ! Tu auras, brave colon quêbecqnois, évité l’air malsain, les attractions de l'industrie étrangère Vmiment T’s chemins de colonisation québecquois ont des beautés insoupçonnées ! Le discours du trône ne vient-il pas de nous vanter le perfectionnement de no' voies de communication québccquoises.VN FAISEVX DE TERRE NEUVE.L’ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE (Suite fie la Ire page) ment tics enfants en â^e de scolarité.Etait-elle obligée de se contenter d’un calcul arbitraire?Louis DUPIRE.LES GRÉVISTES NE DESARMERONT PAS fluenos-Ayres, 30.—Les chefs des débardeurs ont annoncé, hier, que la grève des employés du port se prolongera indéfiniment vu l'échec des négociations entre les grévistes et les patrons.Le nombre des grévistes s'élève aujourd’hui 9,000.Ln dehors de ceïte grève monstre, au cours des dernières journées, 7,500 ouvriers sur les plantations de tabac et 1,500 employés de manufactures ont quitté l'ouvrage, ce qui affecte huit des principales firmes de la cité.Des rumeurs de grève générale pour le 1er mars prochain circulent en outre.Les travailleurs des différente» corporations affirment que ce chômage a été prématuré et que les " vrais désordres ” ne débuteront que le 1er mars.Ce mouvement monstre inclurait jusqu'aux domestiques et distributeurs de vivres.La fédération du travail s’est efforcée depuis quelque temps d’empêcher les maîtresses de maison d’cngiger des serviteurs autres qu • ceux qui sont affiliés è l'Association.Le président Irlgoycn a proposé an cabinet l’adoption d’un projet de loi obligeant les maîtres de maison \ payer une assurance leurs employés.Vous seul êtes l’artisan nul fnçannr» votre propre dntlnéc.I.n poMtuslon de lu propriété fonrlère vous garantit ta aérurlté pour le présent.le confort pour l'avenir, et elle est le plus solide placement que l'on puisse obtenir.Nous avene un grand assortiment de sHea pour “homes" où vous pouvoa fairs votre cheix.Bro-rhurettes gratuites.MARCH TRUSTc# A'*nt liétne année.Ill St-Jaeqneg.Main »tl.g le scours de AL lOüCüARD Voici quelques note.' sur le discours de M.Bouchard, fondées sur un résumé qu’il a fait pour la presse.Après quelques phrases d’introduction sur la nécessité de renseignement obligatoire, Je député de Saint-Hyacinthe parle de lu petition pi ésentée, il y a quelques jours, à Mgr Bruchési, par un gioupr important de catholiques montréalais, dont ii énumère les titres et se défend du reproche qu on lui lait de vouloir attaquer le gouvernement et le comité de l’Instruction publique.Ceux-ci sont trompés par des statistiques inexactes qu'on leur fournit, et qu’il faut corriger, dit-ii.U entreprend de prouver qu’une loi d’enseignement obligatoire donnerait des résultats supérieurs a 1 é-tat de choses actuel, il affirme que là où ccttc loi de fréquentation scolaire existe, elle donne des résultats effectifs, et il ajoute que l’Etat a le droit de la décréter.En 1912, dit Al.Bouchard, on a prétendu prouver l’inutilité de cette loi par des statistiques où AI.G.J.Magnan, inspecteur général les écoles catholiques de la province, établissant le percentage de la fréquentation scolaire dans sept il' : piovimces du Dominion, démontrait que Québec était en tète de tou’cs les autres, avec une fréimc ,-tation scolaire de 77.53, sans loi d'obligation, tandis qu’Ontario avec cette loi venait en cinquième place, son percentage n’étint que 60.84, soit 17 pour cent de mien., que la nôtre.La conclusion (lait donc l'inutilité d’une loi de contrainte dans notre province.Le député de St-Hyacinthe pré-lf,j.d d’après le résumé qu’il a fait de son discours, pour la nrrr.se, que, avec bien d’autres, il a été trompé par les statistiques, et déclare que les doléances fie M.Magnan lui-même, au sujet de la désertion précoce des écoles, l’ont porté à réfléchir.L’inspecteur général déclarait, à la convention des commissaires d’écoles de Imngueui] vers le 27 octobre 1913, que dans certains districts, plus que les neuf-dixièmes des élèves quittaient l’école avant l’Age de 14 ans.La contradiction entre cette affirmation et les données de nos statistiques scolaires était tellement flagrante, dit M.Bouchard, que je sentis la nécex-si té d’en vérifier l’inexactitude.L’orateur prétend qu’en feuilletant le rapport de l’Instruction publique de 1913-14, il a constaté que pour un recensement de 148,427 filles, de 7 à 15 ans, on trouvait 161,276 inscrites dans les registres scolaires.H crut d’abord à une erreur typographique et s'efforça de rectifier.Cependant, l’année suivante, la situation, au point de vue de ces statistiques, lui parut encore plus grave.La conclusion pour AI.Bouchard est qu’il avait été dupe de nos statistiques scolaires, et qu’i.1 avait eu tort de laisser ébranler sa confiance dans l'instruction obligatoire.Il voulut faire une enquête sur la valeur de nos statistiques générales de l'instruction publique et constata que nous ne pouvions par leur attacher le moindre degré de force probante au chapitre de la fréquentation scolaire.Dès lors, l’échafaudage de preuves qu’on avait bâti pour établir l’inutilité de l’instruction obligatoire dans notre province sombra pour lui à tout jamais.L’orateur rappelle qu'il a affirmé, dans un discours prononcé à Montréal, que nos statistiques étaient faussées et M se plaint que certains journaux lui aient fait dire que ces statistiques étaient falsifiées par messieurs les curés.Il déclare de son siège que ceci est une pure calomnie, qu’il n’a pas voulu blâmer le clergé «pii, du reste, n’a rien ù voir à cette compilation.Le député de St-Hyacinthe cite un passage du rapport du surin-t'-ndanl de l'Instruction publique pour l’année T916-17 où, dans une circulaire adressée aux commissaires d'écoles, il se plaignait que les chiffres fournis à l’inspecteur par le secrétaire-trésorier ne concordaient pas avec ceux que ce dernier fournissait nu surintendant lui-môme clans son rapport annuel Comment expliquer cette différence entre deux documents se rapportant au même sujet et fournis par le même secrétaire ?M.Bouchard cite d’autres statistiques, tirées, dit-il.du rapport de l’Instruction Publique, s’efforce d'en démontrer l’inexactitude et conclut que, si la base de ces calculs est absolument fausse, il n’y a pas â s'étonner que nos statistiques nous mettent à la tête de toutes les civilisations pour l’inscription aux écoles puisque dans plusieurs districts, nous avons plus d’élèves de cinq â seize ans qui apparaissent fréquenter nos êeoles qu’il n’y a d’enfants en âge de scolarité dans ces arrondissements.Il ajoute que le premier ministre lui-même, en 1912, a été trompé par ces statistiques, et personne ne peut l’en blâmer.UNE ATTAQUE CONTRE AI.AIAGNAN AI.Bouchard reproche à M.Magnan les méthodes employées jus-qu’ici dans ces statistiques et rom-mente la lettre de l’Inspecteur gênerai publiée dans la Presse et dans l’Acffon Catholique contre l’instruction obligatoire.Il constate que quatre facteurs principaux concourent à augmenter notre présence moyenne, facteurs qui n’existent tins dans les autres provinces.Le premier résulte du fait que nous n’avons pas l’instruction obligatoire.Là où l’instruction obligatoire existe et est en vigueur, sont inscrits dans les écoles les enfants, dans une proportion toujours élevée, qui ne vont à l’école que parce que la loi les y contraint.C'est chez eux que se recrutent surtout ceux qui ont une tendance prononcée à manquer la classe.Cette catégorie d’enfants ne fréquente pas du tout nos écoles et leur manque d’assfdultc n influe pas en moins sur la moyenne de la présence comme elle le fait dan» les autres provinces.Le deux- LE TRAVAIL OBLIGATOIRE (Service de la Presse associée) Londres, 30.— Il ressort un message de Copenhague à ^Exchange Telegraph Company”, que le gouvernement allemand songe à prendre de rigoureuses mesures pour combattre le mouvement grandissant des grèves, et déposera bientôt un bill établissant le travail obligatoire et 4e fortes peines pour les grévistes.QUE FERA-T-ON DE CES TRAITÉS?(Service de la Presse associée) Londres, 30.— Dans un récent numéro, le “Mail” publie un rapport de son correspondant à Paris qui écrit que les traités entre l’Angle-terret et le Japon relativement aux îles du Pacifique, avec tes Arabes au sujet de la Syrie, et l’accord avec la France touchant la disposition du Cameroun, doivent être arbitrairement modifiés sinon déchirés."Les Japonais sont fâchés et alarmés et proclament leur inaltérable détermination de réclamer les îles qui leur ont été promises dit Je correspondant.Il ajoute : “Ces îles constituent réellement le noeud de toute la situation.” Les Australiens croient que la ferme altitude du président Wilson, en cette matière, provient de ce qu’il craint que l’occupation de ces lies par les Japonais ne sape son prestige aux Etats-Unis et que le Congrès ne lui soit hostile, en mars, s’il consent à la rétention absolue de ces îles par le Japon.Les délé ués Italiens avouent franchement leurs prétentions sur Fiu-me et réclament l’exécution de la promesse formulée dans le pacte de Londres au sujet de la côte Dalma-te.Ils proclament que l’attitude du président Wilson à l’égard de Fiume contredit directement sa déclaration des droits des peuples exposés dans ses “quatorze propositions”.ième procède du fait que notn présence moyenne n’est pas calculée en prenant pour base le nombre légal de jours que nos écoles devraient être ouvertes, multiplié par le nombre d’enfants inscrits comme il l’est généralement dans les autres provinces.Comme la présence moyenne générale procède des présences moyennes particulières dans notre province, elle n’est pas réduite par le fait de la fermeture hâtive de certaines de nos écoles-, elle l’est dans les autres provinces.Le troisième procède du fait que nos statistiques ne portent pas sur loute l’année mais sur une fraction seulement de l’année scolaire et pour la fraction la plus avantageuse.La moyenne d’assiduité est prise par l’inspecteur quand il fait sa seconde visite, entre le 15 janvier et le 30 juin.Or, notre présence mo-venne se trouve gonflée par ce fait de deux façons.Les pertes de jours faites par les enfants qui quittent l’école en mai ou juin pour aide" aux travaux de la terre, et ils sont assez nombreux, n’influent pas sur la moyenne d’assiduité.Dans les outres provinces, cette influence se fait sentir.Ce troisième facteur est probablement le plus important.Le quatrième est dû au fait que dans les provinces d’Ontario, d’Alberta et de Saskatchewan, la statistique de la présence moyenne porte sur l’année de calendrier et non sur l’année scolaire.Ces provinces souffrent du fait que tons les nouveaux élèves, qui commencent généralement leurs classes en septembre ne peuvent faire, même s’ils ne manquent pas un seul jour, que quarante pour cent environ, alors que dans la province de Québec, ils en font cent pour cent.AI.Bouchard conclut que nos statistiques d’assiduité ou de présence moyenne ne valent pas mieux que celles de la fréquentation scolaire, surtout si Ton veut en tirer la conclusion que nous sommes supérieurs aux autres provinces, pour en déduire que l’instruction obligatoire est inutile pour favoriser l’assiduité des élèves.Le député de St-Hyacinthe cite Topinion du Père Sertillnnges et du Père Vigué, qui ont blâmé ceux qui se sont opposés à l’enseignement obligatoire.L’orateur prend à partie M.Magnan, qu’il va même jusqu’à accuser (le tronquer et de falsifier les textes à dessein, afin d’appuyer sa thèse contre l’instruction ohlmatoire.TI prétend que Tinstnietion obligatoire n’a pas fait faillite en France et en Ontario et cite à Tappui de sa déclaration des textes et des expressions d’opinions, afin d’atténuer l’impression créée par les affirmations de M.Magnan.AI.Bouchard compare le nombre de personnes ne sachant ni lire ni écrire dans la province de Québec avec les résultats obtenus dans les autres pays où l’instruction obligatoire est en honneur.Quant aux autres provinces du Canada.M.Bou-chard prétend, se fondant sur les statistiques fédérales de 1911 que le pourcentage dos enfants de 10 à 14 ans qui fréquentent les écoles se répartit comme suit, donnant les meilleurs résultats pour celles qui ont l’obligation scolaire: Ile du Prince - Edouard.86.5 ; Ontario, 83.9 ; Nouvelle-Ecosse, 83.5 ; Nouveau-Brunswick, 82.2 ; Québec, 78.8.Le mal principal dont nous souffrons est la rié.ertlon précoce de nos éco’es, continue le député de Saint-Hyacinthe, et il cite encore à ce suief.des textes de M.Magnan extr.dt.i de livres, d’.ir de rap- ports et de discours de l'inspecteur général où ce sujet est traité.M Bo.icbard donne le pourcentage d’assiduité à récolt des enfants de 7 à 14 ans, pour chaque innée, lonmc suit: 7 ans, 76.37 ; 8 nus, 8b.0(1 ; 9 ans, 99.10 ; 10 ans.90.24 ; 11 ans, 89.66 ; 12 ans, 84.60: 13 ans, 73.59.Il est donc manifeste que nos enfants laissent l’école avant 'l’âge de 14 ans, en trop grand nombre, et nous avons raison de croire qu'il est temps que le Conseil de l’instruction publique remédie à ce mal, en décrétant l’instruction obligatoire.L'orateur nie absolument que l’instruction obligatoire ait fait faillite ailleurs.En traitant le troisième argument qui veut que l’Etat n’nit pas le droit d'adopter une telle mesure, M.Bouchard, dit que c’est là un point auquel les b o mm es instruits attachent peu d’importance parce qu’il n’est destiné qu’à faire impression sur ceux qui croient encore aux loups-garous et à la chasse-galerie Il cite à Tappui de sa thèse les opinions de Algr Ireland, de Mgr Mignot.archevêque d’Albi, de Ata: von Ketleler.évêque de Mayence, du Père Sertillange» et du comte Albert de Mun.M.Bouchard prétend répondre aussi nu R.P.Lalande, S.J., en citant les opinions des autorités mentionnées plus haut.Il conclut son discours ou disant que nous devons rêver A la grandeur de notre race et donner à la génération future les armes nécessaires pour combattre sur un pied d’égalité avec les autres.Le Conseil de l’instruction publique doit nous en fournir les moyens indispensables.LES PROGRES DE L’AGRICULTURE, DANS QUEBEC A cause des bons résultats obtenus par les années passées le Pacifique ‘Canadien s’est de nouveau mis iu service du ministère de l’Agriculture du gouvernement provincial pour une série de courtes conférences qui seront données aux cultivateurs, le long de ses voies ferrées, entre Québec et Montréal.Les démonstrations et les conferences auront lieu ipendant une semaine, à chaque enaroit, entre le 3 lévrier et le 22 mars: St-Basile — La Pérade — Yamachi- che — Berthierville — L’Epiphanie — Terrebonne et St-Martin.En outre, des cours supplémentaires et des démonstrations, qui dureront un ou deux jours, seront donnés en janvier, février et mars, au Lac à la Tortue, Les Grès, St-Maurice, Pont-Rouge, Portneuf, Neuville, Batiscan, St-Léo nard de Maskinongé, Louiseville et Maski-nonge, St-Paul TErmite et Alascou-che, St-François de Sales et Ste-Anne-des-Plaines, Ste-iRose et Ste-Thérèse.Il y aura, sans doute, un auditoire nombreux et enthousiaste qui assistera à ces cours donnés dans ces différents endroits.Le résultat de la campagne de Tannée dernière pour l.a surproduc lion dans la province de Québec, dont nous pouvons maintenant es timer la qualité et la quantité des produits, est des plus surprenants La plus grande récolte de pommes de terre a été celle du Québec.Le total se chiffre à 38,936.000 boisseaux, c’est-à-dire 37 p.c.de la récolte du Canada tout entier.L’augmentation en superficie et en quan tité pour les navets, le blé d’Inde de fourrage, Talfalfa, \e foin et le trèfle, a été aussi remarquable et a rapporté aux prix forts en vigueur environ soixante-quinze millions de plus ROCHON, Joseph, 60 an*, barbier, 313 San-MUUmL .’.cm J ¦p t Jtÿmti (ÿrïT Rtanc Verrières dos écoles de Mi; française et anglaise Aussi tous verres blancs < couleur Des conditions spéciales faites nu clergé o( aux c munautés religieuse* Bureau et atelier de fah bon angle des rues Sa Agathe et Perrault.Tél.Bell Est 3343.Mon SCO.—«LL.1 N ’ t* Ti VOL.X.— No 24 MONTREAL, JEUDI 30 JANVIER 1919 I 3 CALENDRIER DEMAIN, VENDREDI, 31 JANVIER 1919 S.PIERRE NOLASQUE, CONFESSEUR Lever «lu soleil, 7 heures 2L‘.Coucher du soleil, 5 heures 01.Lever de la lune, 6 heures (7.Coucher de la lune, 4 heures 43.Nouvelle lune, le 31, à ti heures 13 minutes du soir.M OSftmÉRB -HSlFSeS D E VOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU ET PLUS FKOJO MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum Mémo date l'an dernier Aujourd'hui minimum Même date Tan dernier.•• •• BAROMETRE 8 heures a.m., 29.66 ; 11 heures a.m., 29.61 ; 1 heure p.m., 29.62.LES CONSCRITS le prix du pain AGRICULTEURS NE DIMINUERA PAS ASSOCIATION EN CONGRES TOUS SERONT LICENCIES LE 10 LEVRIER PROCHAIN.— LES TRAINS MILITAIRES SUBISSENT UES RETARDS ET NE SERONT PAS ICI AVANT CET APRES-MIDI.— PLUSIEURS CIVILS REVIENNENT AU PAYS.— DIVERS.Tous les conscrits agriculteurs qui avaient obtenu un congé tem-poraire au mois d'août et de septembre seront complètement libères du service militaire vers le KJ lévrier prochain.Plusieurs milliers ont déjà reçu leurs papiers de licenciement, mais il en reste encore un certain nombre qui font encore partie de l’armée en ce qu’ils n’ont pas encore été libérés définitive-menl.Les conscrits peuvent être licenciés par la poste ou aux casernes, s'ils le préfèrent.La procédure dans ces cas n’est pas changée.Lorsque ce travail sera terminé, il ne restera plus que compilation des statistiques qui se poursuit activement aux casernes de la rue Peel.Le colonel Laflèche est à la tête des employés qui s’occupent actuellement de mettre une dernière main à tous les dossiers qut sont accumulés à cet endroit depuis le commencement de la guerre et plus particulièrement depuis la mise en vigueur de la loi de conscription.Tous ces documents sont envoyés à mesure au ministère de la milice.Puis même lorsque ce travail sera ierminé, les casernes ne seront pas fermées.Il est entendu en effet qu’elles serviront durant toute la période de démobilisation.Dans un avenir très rapproché, les soldats seront retournés au pays d’après un nouveau système.En arrivant à la gare, ils devront immédiatement se diriger vers les casernes de la rue Fell oti différents bureaux ont été organisés pour expédier le travail dans le plus bref délai possible.Le major Gauvreau est à la tète de la station de démobilisation du dis-triet tnililaire de Montréal.Les officiers et les sous-officiers actuellement employés aux casernes ne seront probablement pas licenciés avant quelques mots.Les casernes de la rue Guy fermeront leurs portes dans un avenir rapproché.LES TRAINS RETARDENT ’ Comme c’est l’habitude depuis quelques semaines, les trains mili-jaires qui devaient arriver ce matin i Montréal ont été considérablement retardés et ne seront pas ici avant ::et après-midi.Deux convois portant des militaires de Montréal qui ont fait la traversée sur le “Mégan-lic” sont partis d’Halifax avant-hier et devaient arriver ici ce malin, mais ont été retardés le long de la route.Le premier train doit arriver à la gare vers une heure et demie avec des officiers, des ca* dels et des soldats.Le second train arrivera vers trois heures avec un grand nombre de civils, la plupart ouvriers dans les munitions qui sont demeurés en Angleterre tout le temps de la guerre.Il n’y a que 31 soldats pour le district de Montréal.Plusieurs autres trains mili-laircs passeront par ici dans le courant de la soirée, en route pour les provinces de l’ouest et d’Ontario.f.cs comités de réception sonl à faire dresser une grande enseigne électrique en face de la gare Bona-venturc, sur le square Chaboillez.Celle enseigne sera en tout point semblable à celle qui a été faite Ja semaine dernière sur le square Dominion.Elle sera bilingue et portera ees mots: Bienvenue à nos soldats victorieux.-g»- IE QUÉBEC VA S’AGRANDIR (De notre corrcEDoudant) Ottawa, 30.— Il est rumeur que la conférence Impériale permanente de Londres va prochainement prendre une décision qui aurait pour résultat d’ajouter au territoire, de la province de Québec la côte du Labrador, que a appartenu jusqu’à présent à Tile de Terre-Neuve.LA POPULATION ANGLAISE DIMINUE Londres, 30.— La population de l’Angleterre diminue.D'après des «lalisliques inédites que vient de lui transmettre le préposé aux enre-«istreineiits civils, le Dr Caleb W.Sa-icoby fail observer qu’en Angleterre d dans les Galles, au cours de l'an limier, la mortalité a dû être plus ¦levée que la natalité.C’est la plus Mauvaise année sous ce rapport.Le ans de la natalité à Londres a été de là,N par 1,000 âmes, et la mortalité de 18.0(1.-•- LA LOI MARTIALE EN IRLANDE Londres, 30.— A la suite de l'ns-sassinat de deux constables, du nom de O’Connell et de O’Donnell,près de Tipperary, la loi martiale a été déclarée dans la partie sud du pays, et des mesures énergiques sonl prises pour sa mise en vigueur.Des troupes nombreuses ont été envoyées à Tipperary, Kcthard et en plusieurs un-ires endroits.Les expositions et les mitres réunions publiques sont pro* Ivbées.Le clergé catholique a dénoncé le meurtre des deux agents.()u remarque que la grève qui a éclaté à Belfast complique beaucoup Ju; situation en Irlande.UNE DECLARATION DES PRINCIPAUX MEUNIERS DE MINNEAPOLIS.(Service de la Presse associée) Minneapolis, 30.— Le prix du pain de la période de la guerre se maintiendra encore pendant 18 mois.Voilà ce, que les principaux meuniers de Minneapolis prédisent, aujourd’hui, après avoir pris connaissance de lu déclaration faite, hier, à New-York.par M.lulius Barnes, président de la “United States Grain Corporation” touchant le prix garanti du blé américain.M.H.P.Galleg-lier, vice-président de la “Northes-lern Consolidated Milling Company” de Minneapolis,a déclaré que fa meunerie américaine a pratiquement suspendu ses opérations, depuis que les agents du gouvernement ont cessé d’acheter de la farine, votei six semaines, et attendait une déclaration dans le genre de celle de M.Barnes.Au dire de M.Herry Helm, vice-président de la "Russell Miller Milling Company”, les opérations des meuneries reprendront immédiatement et la possibilité d’une disette de farine, comme on le prédisait la semaine dernière, est hors de question.‘JE PREFERE NE PAS RÉPONDRE^ PAROLES SIGNIFICATIVES DU PREMIER MINISTRE D’AUSTRALIE.Paris, 30, (dépêche de l’agence Reuter).— Interviewés par le représentant de l’agence Reuter, MM.Hughes et Massey, respectivement premiers ministres de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, ont montré la plus grande répugnance à discuter 1 attitude du Congrès de la paix, au sujet des colonies allemandes.En réponse à la question : —“Botha, Massey et vous-même, etes-vous satisfaits de la situation ?” M.Hughes a dit, après une pause : “Je préfère ne pas répondre”.LES PATRONS FONT UNE CONCESSION Londres, 30.— La seule amelioration relativement à la grève est la concession par les patrons de donner la semaine de quarante-huit heures a fous les employés des chemins de fer et des services de transport.Cette concession a été faite à la suite d’une conférence tenue aujourd’hui.La grève des mineurs de Notfing-liain a été réglée.Les principales demandes des ouvriers ont été accordées.Dans la Clyde, la situation empire, et il y a eu des scènes de désordre a Glasgow, parce que le minis-Ire du 1 ravail a refusé d'intervenir dans le différend, Des milliers de grévistes ont processionné dans les rues après avoir tenu un grande as-semblée.Ils ont vainement tenté pensée, qu'il l’avait regretté.(A suivre) C* journHt rH nnpnnit su no «g •alnt-Vluccnt.* Montreal, pur l'IMPRI *tn eoriM.AinH (à mponinbiuté T 4.M.Chevrier, *«rtnt «taénÜL 6 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 30 JANVIER 1919 VOL.X No 24 Brooks a été fort malmené par Fleming Le champion poids plume du Canada a remporté une victoire décisive sur le boxeur de New-York hier soir au parc Sohmer — Les préliminaires—Patsy Cline se battra avec Phil Bloom.Plus (l'un millier de personnes vêtaient midues hier soir au parc Sohmer pour assister a la séance (le boxe organisée par le (duh de Moc-ke Canadien alors que la rencontre principale mettait aux prises Frankie Fleming et Walter Brooks, de New-York, dans un engagement qui devait durer dix rondes.Cette bataille prit fin à la sixième reprise alors que le gérant de Brooks, co .s-tanl la trop grande supériorité de Fleming sur son protégé, jeta l’éponge, accordant par le fait la victoire au champion poids plume du Canada.La victoire de notre boxeur local était bien méritée car il déclassa son rival dans toutes les rondes et s'il n’avait pas en pitié de Brooks il aurait pu le mettre hors de combat en peu de rondes.Fleming a démontré hier soir qu’il était encore de la classe des champions et qu'il pouvait battre Ions les meilleurs hommes de sa catégorie avec un entrainement sérieux.Eddie Wallace devait être l’adversaire de Fleming hier soir «mais un accident au cours de son entraînement l’empcoha de remplir ses engagements cl Brooks fut substitue au protégé de Charley Harvey.Wallace doit sûrement être content de s'être fait remplacer car selon i’opi-nion générale il aurait été battu par Fleming hier soir comme il a déjà été défait au théâtre (iaiety.Brooks, s'il a déjà été un lion boxeur comme l’indique son record, n’est pas de taille aujourd'hui à se mesurer avec les étoiles do la catégorie des poids plume et nous douions qu’il puisse retrouver sa forme d’autrefois ni im'iiv; retrouver assez de force pour figurer avantageusement dans un combat contre un ad- versaire sérieux.Dans sa rencontre d’hier il fut fort malmené et son adversaire lui portait des coups à volonté.Nous devons cependant ajouter en toute justice qu’il est très courageux et qu’il possède beaucoup d’endurance.Bien peu de pugilistes auraient encaissé un si grand nombre de coups sans demander grâce.D’un autre côte nous devons dire que le gérant d1 Brooks et l’arbitre ont manque de jugement et d’esprit d’humanité en laissant le pugiliste de New-York se faire lalocher aussi longtemps car il était évident qu’il devait être mis hors de combat ou du moins être obligés d’c.icaisser une série de corps inutiles oui pouvaient avoir des conséquences graves Le public assiste à ces séances de boxe pour être témoin d’une exhibition du ‘manly art” mais non à une boucherie comme celle d’hier soir.La même remarque tient être faite pour le combat Smitb-Viens alors que ce dernier fut mis hors de combat a la cinquième ronde après avoir encaissé un nombre incalculable de coups sans pouvoir opposer une dé frnse raisonnable.Les préliminaires furent intéressantes.Young Smith cl ^ oung Stearn firent combat nul de quatre rondes tandis que Kid Jean et Young Fisher se partagèrent les honneurs d’un combat de quatre rondes.Corley et Singer se taloche rent pendant quatre rondes sans pouvoir obtenir de résultat probant Yankc domina Young Crow dans la dernière préliminaire.Fendant l’intenmission Irish Patsy Cline fut présenté au publie comme devant être le prochain adversaire de iPhil Bloom dans une rencontre de dix reprises qui aura ’ieu dans doux semaines.LA LIGUE DE LA CITE PROGRESSE La Ligue de la Cité présentera ce soir aux amateurs de hockey un bon programme, le premier de la seconde moitié de la saison.Néanmoins, il est bon de dire, sans aller plus loin, qu’il n’est pas question de rencontre après la saison entre les gagnants des deux séries, car, la Ligue de la Cité, après avoir mûrement étudié la chose, a décide de continuer sa saison comme les hivers passés, sans la sectionner en deux.Le programme de ce soir mettra les Loyola et les McGill aux prises dans la première partie, tandis que la finale alignera le M.A.A.A.et le Victoria.La première partie semble devoir être une vraie exhibition de beau jeu, et les deux clubs, qui se sont rencontrés au vommenee-riient de la saison, la palme restant au Loyola par 4 à 3.se livreront une bataille en règle.Le Loyola alignera une grosse équipe, qui comprendra presque tous des joueurs de langue française, de sorte qu’il est du devoir des Canadiens-français de l’encourager dans sa lutlc contre les l'niversitaires.Dans la finale, le Victoria tâchera de reprendre la tête de la ligue en ballant l'équipe westmountaise, et la lutte sera également ardue et contestée.Après son sensationnel succès de lundi dernier, la Ligue de la Cité ne peut faire autrement que de continuer à mériter le patronage des sports- PROGRAMME DE LA LIGUE MONTREAL Le programme de la Ligue de hockey Montréal ce soir au Jubilé assure aux amateurs de sport deux excitantes parties.Les quatre clubs à l'affiee sont en effet ics suivants: Garnets vs Hochelaga.Laval vs Stars.¦ Les Garnets sont maintenant sous la direction de McDonald du Canadien qui a été engagé comme instructeur par le gérant Lcn Porleous.11 n'y a aucun doute que McDonald saura rendre de précieux services au club.Ajoutons que Len Porteous s’est assuré les services de deux nouveaux joueurs Johnson et Mackay qui joueront ce soir contre FHoche-laga.Il se trouvera à y avoir deux joueurs du nom de Johnson sur l’équipe des Garnets.Le gérant Albert Allard de l’Ho-chelaga est bien déterminé à remporter ce soir une éclatante victoire afin de racheter sa défaite de lundi aux mains du National.L'on peut donc s’attendre à ce que les Hochelaga se lancent à l'attaque avec une énergie extrême ce soir.Il est certain que l’on verra du beau jeu.de belles combinaisons et de brillants exploits lorsque les Garnets et l’Ho-chelaga en viendront aux prises.La deuxième partie au programme ne sera nullement inférieure à la première.En effet les Stars et le Laval sont deux des clubs les plus rapides et les plus scientifiques de la ligue.Avec eux jamais la moindre rudesse, mais du beau jeu de hockey, des liasses, des combinaisons, de beaux lancés.Les fervents de sporl seront témoins d'un spectacle entraînant lorsque le Laval et les Stars en viendront aux prises.11 sera intéressant de voir ce que fera Laurendeau du Laval, le meilleur scorer de la Ligue.1! est certain que Laurendeau sera surveillé de prés par son adversaire, mais il devrait compter tout de meme quelques points.L’on verra du beau sport au Jubilé.RAQUETTEURS DU NATIONAL Il y aura vendredi soir, à 8 heures, assemblée extraordinaire de la section de la raquette, au palestre du “National”.Tous les anciens et nouveaux membres, ainsi que tous ceux qui désirent joindre cette belle section, sont cordialement invités d’être au National vendredi soir.Tous ceux qui ont des costumes dont ils ne font plus usage, sont priés de communiquer avec le président du club de raquette au palestre, ou te jour en appelant Est 3233.______^ LA MARCHE DU “NATIONAL” Les inscriptions à la marche en raquette organisée par le “National”, le 16 février prochain, seront beaucoup plus nombreuses que l’an dernier, car on a remarqué à la réunion de Sorel, dimanche dernier, quel intérêt les raquetteurs portent à cet événement extraordinaire.Plusieurs clubs qui n’étaient pas représentés l’an dernier, auront de sérieux concurrents dans la marche du 16, entre autres le Dollard de Sherbrooke, et le Champlain de St-Jean.Ce dernier club enverra deux équipes de bons, marcheurs afin de remporter si possible le tro-phé de club.Le Sorel aura aussi une équipe redoutable, qui causera peut-être des surprises aux athlètes locaux, car on s’entraîne ferme et partout.Nous aurons cette année une marche beaucoup plus contestée que l’an dernier, car les concurrents connaissent le trajet et s’entraînent sur la route même.Tous les renseignements concernant cette marche seront fournis aux raquetteurs, en s’adressant au palestre de l’Association, rue Cher-rier.CERCLELÉON XIII Réunion, ce soir, du cercle d’étude Léon XIII, dans le sous-sol du presbytère du St-Enfant-Jésus.Une conférence sera donnée sur la jeunesse ouvrière et la jeunesse universitaire.— Le secrétaire.EUCHRE Jeudi, le 30 janvier, aura lieu à la salle de l’école paroissiale d’Ho-chelaga, 381, rue St-Germain, angle Ontario, un euchre au profit de l’hospice Bourget, sous le patronage de M.île curé LL [.angevin et sous la direction de Mme Louis Demuy, d’Mochelaga.Ce euchre est 'donne au profit des pauvres de l’hospice Bourget.Tous les amis de la charité sont invites.Compapie des Tramways de “ Le et après lundi, 3 février, les changements suivants dans les circuits entreront en vigueur : CIRCUIT ST-DEN1S-VILLERAC.— Ce circuit sera désormais connu sous la désignation ST-DENIS-CREMAZIE, et ira, du présent terminus nord, coin de la rue Lajeunesse et de la 33e Avenue, par la rue Lajeunesse jusqu’au Boulevard Cré-mazic ; retour par la rue St-Denis et suivant le parcours actuel.CIRCUIT ST-DENIS-BOULEVARD.— Ce circuit sera connu sous la désignation ST-DENIS-CHAMP DE MARS.Partant du coin des rues Isabeau et Saint-Denis ; suivant les rues Saint-Denis jusqu'à Craig, Craig jusqu’à l’arsenal, en face du Champ de Mars, tournant autour de l’arsenal, et retournant au point de départ par les mêmes rues.Pendant les heures de presse du matin et du soir, le trajet sera étendu : les tramways allant vers le nord devront'conlinucr à l’est par la rue Isabeau jusqu’à la rue Lajeunesse, par la rue Lajeunesse jusqu’à la 33ème Avenue, par la 33ème Avenue jusqu’à la rue Saint-Denis, et reviendront par la rue Saint-Denis.SAULT-AU-RECOLLET.— Le terminus sud de ce circuit sera désormais au coin de la rue Saint-Denis et du boulevard Crémazie.Le parcours sera le même qu’aujourd’hui.LE CANADIEN JOUE CE SOIR C0WTRE0TTAWA Le Canadien esl parti cet après-midi pour Ottawa où il jouera ce soir avec le club de la capitale.Eddie Gérard et ses hommes sont maintenant en meilleure forme que jamais et ils font des efforts désespérés pour gagner le championnat de la seconde série.Samedi dernier, ils ont battu le Canadien au Jubilé par un résultat de 1 à 0 et mardi soir, ils onl triomphé du club Toronto par 2 à 1 dans une joute qui a nécessité une période .supplémentaire de 16 minutes.11 est évident que la chance favorise TOItawa à l’heure actuelle, mais nous devons ajouter que TOt-lawa aide aussi la chance, car ce Club joue mieux qu’à aucune autre période de la saison.Le Canadien aura fort à faire pour vaincre ce soir, car Benedict est réellement très chanceux dans ses buts et Harry Cameron, ci-devant du club Toronto, joue une partie phénoménale.La partie de samedi avec le Toronto sera aussi un événement fort intéressant.Il est évident que le Toronto s’est énormément amélioré depuis quelque temps.Pour que le Toronto ait tenu tête à l’Ottawa pendant plus d’une heure de jeu.il faut que l’équipe de Charlie Guerrie ait fait des progrès considerables.Une partie de 2 à 1 de 76 minutes, avec le club Ottawa, est certes un exploit dont Je Toronto n’a pas à rougir.Les fervents de hockey qui se rendront samedi au Jubilé seront témoins d’une joute qui saura certes leur procurer de fortes émotions.Ils verront aussi de beaux ex ploits.Lalondc et ses hommes ont l’ambition de sortir’ de la glace avec les honneurs de la soirée.Vé-zina qui a joué une .sensationnelle partie samedi dernier, promet de sc surpasser encore samedi.-»- R.-CANADÎEN ET CANADA VAINQUEURS Le Royal-Canadien a continue sa marche victorieuse dans les séries de quilles de la Ligue Nationale Indépendante.en battant le Luchine dans les trois parties jouées hier soir, à la salle Electra.Le Métropole a aussi été défait dans deux des trois parties disputées avec le Canada.Voici le détail des parties: LACHINE R.I.arehe .117 79 93 289 Desjardins .133 MS 129 430 Crevicr .107 97 MO 341 P.Larché .103 122 108 333 Garnie!.152 195 163 510 Totaux.634 641 633 1908 ROYAL CANADIEN Jeannolle.142 158 127 427 Pelletier .158 211 154 523 Rothschild .177 1 15 203 495 Gélineau .140 200 164 504 Jodoin.171 163 175 509 Totaux.78,S 847 823 2458 CANADA Cutter.135 176 161 472 Dcsmarais.160 168 14 7 475 ForJin.116 126 157 399 Hédard.192 204 191 590 Dussault .146 184 168 19,8 Totaux, .749 858 827 2434 METROPOLE Duplessis .197 180 176 543 J.Bélanger .174 155 116 445 'Desrosiers .123 203 145 471 l.amoureux .167 111 147 435 E.Bélanger .173 146 Ml 460 Totaux.834 795 725 2354 DESCHAMPS BATTRA-T-IL SHERMAN ?Les promoteurs du club de boxe Olympique, qui donnera sa troisième séance demain soir, vendredi, au théâtre Français, ont décidé de remettre Oscar Deschamps à l’affiche en semi-finale contre Kid Sherman, le rude pugiliste local, qu’il a bal lu aux points, il y a quinze jours, lors fie ses débuts professionnels.Cette nouvelle réjouira grandement les amis de Deschamps, qui disaient, il y a quinze jours, que Sherman n’avait pas été mis hors de combat parce que Deschamps l'avait ménagé.On verra, demain soir, si c’est une légende, ou si réellement Deschamps peut mettre hors de combat un boxeur de la rudesse et de la capacité de Kid Sherman.Il y a meme un intéressant pari, qui vient d'être fait entre M.Jos.Cardinal, propriétaire de la boulangerie Alexandrie, et directeur du National, et un autre sportsman.Ce pari implique une somme de cent dollars, et M.Cardinal a parié ce montant que Deschamps ne mettra pas Sherman hors de combat en six rondes, tandis que l’autre partie a parié que le fameux lanceur du Métropole démantibulera son homme avant la conclusion de cet as-sauL On voit de suite quel intérêt soulève cette semi-finale, qui cadrera bien avec la finale de 10 rondes, qui mettra aux nriscs Joe Shears, soldat-pugilisle de retour du front, où il a été quatre ans, et “Battling” Luhn.de Brooklyn.Nous avons pu voir par le record, publié sur .Toc Shears, hier, quelle sorte de boxeur c’était.Mais, Lahn, son adversaire, n'est pas moins bien avantagé que lui.Il s’est rencontré avec Kid Williams, l’ex-rhampion du monde bantamweight, Flddie Campie, Kid Wolf.Joe Burman, Kid Coster.Jabuz White.Dick Lodman, Frankie Burns, champion actuel, Jack Sharkey, Johnny Bartle, Young Salsberg.Dutch Brant, etc.Cet assaut de 10 rondes permet-Irn aux amateurs de sport de revoir leur favori à l’oeuvre, demain, dans la personne de Joe Shears, et il devrait y avoir foule au l’rançais, car.la séance de vendredi sera excellente sous tous les rapports.MASCARADE COMME CELLES DU STADIUM La direction du patinoir Jubilé ou aura lieu le grand carnaval de charité des 18 et 19 février est accablé d’offres de Ions genres cl de mille demandes d’informations au sujet des grandes fêtes au bénéfice de l’institution' des Sourdcs-Mueltes.Chacun à sa suggestion à faire, chacun a une attraction à proposer.C’est à croire que toute lu population de Montréal a l’intention de prendre part à ces deux séances ou du moins d'y assister comme spectateur ou spectatrice.Lorsqu'il eut l'idée d'organiser ce carnaval sportif el social, le gérant Lucien Riopel ne se doutait pas qu’il pourrait intéresser une si grande partie de notre population.Il esl évident d’après les suggestions et les offres faites au Jubilé que la grande mascarade nui mettra en scène sur la glace du Jubilé des centaines de patineurs cl de patineuses sera la grande attraction.le prin-cibul numéro du carnaval.Tout le monde vent avoir des informations au sujet des costumes, des prix, etc.Le gérant Riopel veut faire de celte mascarade un événement comme il ne s’en est pas vu à Montréal depuis les mémorables mascarades du .Stadium, f/on verra les travestis les plus pittoresques et les plus élégants jamais vus dans In partie Fisl à une fête de ce genre.T< DeiaGuerreàiaMx Article No 10 r découper pour référence Education du soldat invalide QUAND on annonça les premières pertes de vie ou listes de blessés parmi ^ l’armée canadienne, chaque coeur en Canada tressaillit à la pensée suivante : “Que fera le pays pour aider ces hommes à surmonter les difficultés résultant de leur service du front ?" N Depuis ce jour, le Canada a élaboré une merveilleuse organisation pour aider le soldat invalide à retrouver sa force et ses capacités de travail d’avant la guerre.Ce travail est cà la charge du département du Rétablissement Civil des soldats.Il est divisé en trois catégories.Occupations dans les salles.On enseigne aux soldats qui, à cause des blessures, sont confinés dans des salles ou dans leurs leurs lits d’hôpital, des travaux manuels rie toutes sortes.Ce travail ne veut pas dire que ce sera celui par lequel le soldat gagnera sa vie.On y encourage plutôt le soldat parce que cela détourne son esprit de son infirmité tout en lui donnant un léger exercice.C’est un excellent moyen d’aider le soldat à guérir rapidement de scs blessures.Thérapeutique par l’enseignement professionnel.Ce travail sc fait dans les hôpitaux.11 a pour Lut principal de favoriser la guérison du patient.Mais il sert surtout de préliminaire à la rééducation.L’énumération suivante donne une idée de l’étendue et de la nature des matières enseignées dans ces classes : — Dessin mécanique.travail sur bois, cordonnerie, machinerie, jardinage, élevage des volailles, instruction pour le service civil, tenue des livres, sténographie, télégraphie, etc.Rééducation industrielle.Quand un soldat revient mutilé par le service de guerre et qu’il ne peut reprendre, le travail qu'il faisait avant la guerre, le Département lui enseigne une nouvelle occupation.Pour ce travail,, on emploie les écoles techniques et les universités dans quatorze centres du Dominion.Les soldats reçoivent une éducation primaire par des cours spéciaux.Cela les aide à commencer intelligemment leur rééducation.La majeure partie de la rééducation est donnée dans de vraies usines et manufactures ou ateliers.Des centaines de grandes et petites firmes coopèrent de tout coeur à ce travail en plaçant à la disposition du Département, sans frais, leur équipement el les services de leur personnel.Quatre-vingt-quinze pour cent de ceux qui ont reçu l'entraînement rcéducationncl industriel du Département ont réussi à gagner facilement leur vie.¦i avantages sont donnés par le Dépnrte-aux soldats licenciés des forces canadien- Ces nient nés, anglaises et alliées vivant au Canada et qui tombent dans la catégorie de soldats dont s'occupe le Département.Durant la période de rééducation, les parents du soldat et lui-mème reçoivent des allocations et une paie suffisante.1 quiconque .s'intéresse nu travail de ce Département des renseignements seront volontiers fournis sur demandé aux adresses suivantes : Le Département du Rétablissement civil des Soldats, OTTAWA.22.nie Vittoriu—HALIFAX, .V.K., Leith House, me HoHis.-I,ltl:DlîlUCTON, N.H., édifice de la Hanqur Donate.—MONTREAL, P.{>., chambre 301, édifice Drummond.angle des rues Peel cl Stc-tialherine.—QUEBEC, P, O., Edifice Langlois et Paradis.—TORONTO.Ont., 185,
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.