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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 3 février 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-02-03, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 27 MONTREAL, LUNDI 3 FEVRIER 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.g OÜ Édition hebdomadaire CANADA.«£2 oo ETATS-UNIS.* g go UNION POSTALE.3 00 Directeur LEDEVO Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Redaction, Main 5121 Administration, Main 5159 HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LAISSEZ-LEUR PRENDRE UN PIED.On ne lit pas assez La Fontaine, on oublie trop les fables apprises sur les bancs ur de quelque chose à l'université de Winnipeg, et qui l’a été assez longtemps pour se persuader qu’il ne s'y fait rien de bon et qu’il faut par consequent tout bouleverser, o un boni a l’autre du pays.Il est difficile de tirer une autre conclusion des démarches oratoires qu’il poursuit actuellement.Détail significatif, il y a eu une bien moindre assistance au lunch-causerie où l’on devait entendre parler de la cause de l'instruction publique, que la semaine précédente pour ecouter un Japonais parler de questions internationales; c’est au point qu'il a fallu prendre le.repas dans une salle plus petites; qui a réuni à peu près le tiers de la dernière réunion.Remarqués à la table ((Mitrale MM.Laurier, Bclrourl, Bolduc, nioiulin, Fortier, député do Labellc, Ocrai' et Aleighon, et quelques autres notabilités.L'hôte du jour avait l'air plus jeune que la plupart dey convives, bien qu’il ait quarante-cinq ans, ainsi qu’il nous l'a plusieurs fois assuré.S’il nous fallait le décrire brièvement au physique, nous dirions que c’est un agent commercial quelconque, qui s’est découvert une vocation lucrative à la suite d’un séjour de quelques semaines dans l’uest, paya où la fortune a souvent le sourire facile et peu exigeant.Et qu’après s’éire assuré par quelques années d’éloquence scolaire •du parfait fonctionnement de sa mâchoire, il a cherché et trouvé le véhicule qui pouvait le conduire d’une ville à l’autre avec mission d’en éclairer les populations, et incidemment d’avoir son nom dans les journaux.Ceci nécessitait une cmestion -concrète, et l’ap-uui moral de quelques noms connus.M.Osborne ufüirme que le comité qui l’envoie se compose de trente ou quarante citoyens de la capitale ma-nitobaine.On n’a pas eu la cruauté de lui crier: “N'ornmez-les!” comme on dit.l’an dernier, au candidat, uni affirmait avec indignation qu’il était passé à travers le pays pas moins de 80,(100 Chinois.Avec ses airs de trente-huit ans, M.Osborne porte un lorgnon sur un visage rasé et carré, qui fait naître la pensée qu’il ne serait jamais devenu professeur si le “boom” de l’immeuble avait duré; car il avait pleinement trouvé là sa vocation et sa voie: vendeur de “lots” irrésistible et convaincu, avec une faconde un peu hésitante et un tour de langage familier, dépourvu d’élévation ou de souci de la forme élégante, antipode d’un Balfour, mais assez proche par le tour d’esprit banal et facile, d’un Sam Huches ou d’un Hoc-ken.C'est dire qu’il était bien au niveau de la majorité de scs auditeurs du moment; et comme il s’échauffe facilement, présente une anecdote familière ou jette quelques phrases grandiloquentes sur la forte nation que nous serons dans un demi-siècle si nous avons atteint l’homogénéité anglo-saxonne, il n’est pas besoin de dire qu’il a été applaudi largement : “Did’n’t he ivarm up at the end ! nous déclara tout emballé un commis en quincaillerie; Gee! f liked il!” (Textuel).L’esprit français est plus analytique et plus exigeant, et nous nous trompons fort si un seul des nôtres qui se trouvaient là a laissé voir par de furtives expressions de physionomie autre chose qu’un intérêt poli et l’ennui d’écouter un bonhomme d’un moindre status intellectuel que la moyenne de ceux que l’on a accoutumé d’entendre en pareil lieu.Mais voyons Ja thèse, l’evangile de salut national que nous envoient les quarante.inspirés de la caverne de Winnipeg.*• * » Selon M.Osborne, la guerre de 191-1 a éclaté comme un avertissement, presque comme un châtiment, sur un ensemble île peuples coupables de négligence et d'apathie envers leurs devoirs primordiaux; cl lie premier de ces devoirs était l’é-jduration populaire.Seule l’Allema-gne avait donné à cette question l’at-j lenlion qu’elle mérite et avait fait ,de ses instituteurs les véritables formateurs de la nation.Sans doute, ils iqnt prêché une doctrine mauvaise, immorale, mais ce qu’ils ont fait pour le mal, pourquoi les autres peu-pk-s ne le feraient-ils pas pour le jbien?Et voila la thèse esquissée : I l’Ailemagne a été forle parce qu’elle a créé dans ses écoles une atmosphè-jrc concentrée de patriotisme, non j pas provincial, mais national.Voilà l’idée maîtresse qu’est venu prêcher 1 apôtre de Winnipeg ; l’uniformité de programme et d'atmosphère dans l’école canadienne, d’un bout du pays à l’autre.Cette, atmosphère sera épurée de toute considération locale, provinciale, paroissiale, et nous ajouterons, religieuse, bien que l’orateur se soit gardé de se compromettre là-dessus ; niais le mot et l’idée découlent nécessairement de son argumentation.De différences de race ou de religion, il n’a pas été question, l’auditoire recevant l’impression d’un état de choses actuel, dans le domaine de l’éducation, qui ne se peut mieux décrire que par un vaste damier géographique sur le-quel so trouveraient des groupe-ments épars de systèmes d’études différents, sans cohésion, sans lien, sans ressemblance, et surtout sans la moindre proportion de sentiment national.“ On n’a jamais pris dans nos écoles, déclare l’orateur, 1e large point de vue canadien, chaque groupe sc confine à sa province, à sa paroisse ; il n’y a régné jusqu'à présent qu'un point de vue étroit, “ parochial ” en un mot.” On sait le sens méprisant que les politiciens de langue anglaise donnent toujours à ce mot ; il est évident qu’il n'en va pas autrement dans le monde universitaire.En tous cas, nous voilà rensei gués, par l’aveu même d’un professeur d’université anglo-canadienne, suc l'absence du sentiment national dans l’enseignement qu'on nous représente comme tellement supé | rieur au nôtre.Mais M.Osborne et jtes trente-neuf autres.citoyens : citoyens de la caverne, comme eût 1 «lit M.Laurier an début de sa car rière, s’imaginent-ils que pareil vide se trouve dans les écoles bilingue^ ou françaises, où maîtres et élèves sr penchent avec passion sur l’histoire des voyages de C.hani-plain, des découvertes de La Salle et de Joliette, et des randonnées de La Vérandryc et des coureurs de bois qui ont baptisé presque chaque rivière et chaque montagne de l’Amérique.Nord ?Pas de sentiment national chez les Canadiens agrippés au sol depuis trois siècles d'une extrémité à l’autre de ce pays, pour ne pas parler du voisin ! Mais'M.Osborne ne s'embarrasse d’aneune constatation pouvant nuire à l’agrément H< son voyage, et il évite soigneusement foute allusion à la double composition de la population canadienne, bien qu’il ait Illustré sa causerie d’une anecdote relative aux relations d’une école d’Ontario avec une école ru- thène du Manitoba, Le» élèves “anglaises” comme les appelle M.Osborne, s’étaient mises en communicaiion épistolaire avec celles de l’école ru thène, où cette langue était à peu près la seule en usage.Le bur des "anglaises” était de nouer des relations amicales avec leurs soeurs d’une autre race, et de les canadhnmer, pour ainsi dire.L'affaire marcha à merveille, on échangea des lettres de plus en plus amicales, et l’esprit d’imitation de ces races inférieures est tel, que les jeunes “anglaises” d’Ontario ayant un jour ajouté un post-scriptum à chacune de leurs lettres, individuelles, chaque épitre qu’elles reçurent en réponse portait également un post-scriptum.Que ne peut-on faire de ces pauvres peuplades, conclut à peu près M.Osborne, en les mettant en communication avec la civilisation anglaise et en utilisant l’esprit d’initiative qu'elles possèdent comme les petits enfants.11 n’a pas précisé: comme les singes.nous tenons à lui rendre celte justice.Mais “l’esprit national” que veut nous vendre Winnipeg, est-ee un esprit anglais, ou bien un esprit canadien?Dans la bouche même de leur interprète-précurseur, les élèves ries écoles de la province d’Ontario sont des “anglaises” cherchant patriotiquement à anglifier leurs soeurs canadiennes d’une autre langue, qui poursuivaient bien tranquillement leurs études dans leur village mani-tobain.Un autre aspect de la question se pose aussi: le plus grand nombre des Rulhènes sont de religion catholique: est-ce une infériorité qui a échappé à l’attention patriotique des jeunes ‘ anglaises” ontariennes, ou sinon quelles mesures affectueuses ont-elles prises pour les corriger egalement de cette regrettable infirmité?Quand nous aurons i'écoie nationalement uniforme, l'une des innovations patriotiques que comprendra le programme, consistera-t-il en d'aussi bienveillantes correspondances entre les “anglaises'” éclairées de certaines provinces, et les sujets et sujettes d’une autre race dans certaines autres provinces?L’histoire du pays a voulu que ce ne soit pas seulement dans uu coin du Canada qu’il se trouve des agglomérations ou des groupements de race et de langue différents de celles des “anglaises’ dont on nous parle; le problème se pose avec netteté dans chacune des neuf provinces; comment se propose-t-on de Te régler, chez les tenants de la camisole de force uniforme et obligatoire?M.Osborne n’en a , rien dit.non plus que sur aucune des autres objections qui viennent tout naturellement à l’esprit.Visiblement, son discours n’est destiné qu’à allumer la mèche, il n’est pas désireux d’entrer en discussion* sur les détails, même lorsqu’ils prennent cette formidable importance.Le plan générai qu’il soumeLaprès avoir tracé le sombre tableau des lacunes dont nous souffrons, c'est de réunir une grande délégation à Winnipeg, et d’y jeter les bases d’un organisme nouveau, non pas un ministère fédéral de l’éducation, mais plutôt une commission “indépendante de la politique", qui agirait comme accélérateur dans le rouage gouver- cmental.Cette commission serait composée de quelques membres grassement payés, car M.Osborne a fait.le procès des petits salaires et veut voir un président d’université némunéré au même, chiffre que celui de la compagnie du Pacifique, qu’il désigne nommément.La pauvreté ne vaut rien aux professeurs d’univer-vité, proclame sans vergogne ce patriote désintéressé.On peut donc dire que la franchise n’a point été tout à fait absente de son discours.C’est une satisfaction que de pouvoir au moins lui décerner ce compliment.Ernest BILODEAU.manche allait me glacer te poignet, je frissonnai.Et comme elle ne pouvait fias encore m’apercevoir dans l'ombre du poteau, je tournai le coin et me sauvai.Mon empressement fut ma perle; j’eus toute la neige dans le cou! Mon Dieu, qu’il neigeait, qu’il neigeait donc! A.L.AURONS-NOUS ' LES ÉLECTIONS?SIGNES AV CIEL POLITIQUE BILLET DU SOIR AU COIN Mon Dieu, qu’il neigeait, qu’il neigeait donc! Je l’attendais, sous un réverbère, près du coin qu’elle m’avait assigne.A mon arrivée, la neige s’était mise à tomber lente et fine comme une poussière de craie.Mais, peu à peu, les flocons s’étaient épaissis et tombaient plus serrés.Mon Dieu, qu’il neigeait, qu’il neigeait done! Près de moi, une gargouille avait ti ta gueule une petite barbe de glaçon.Sur le flanc, d'un mur, des filets d’eau congelée reluisaient comme de grands lichens de morne.Après une demi-heure d’attente, je me disais: —Aurait-elle oublié: son rendezvous V Sc faire attendre par un temps comme ça, ça n’est pas raisonnable! Les épaules et le collet de mon paletot étaient couverts de neige, et je n’osais faire nn mouvement, de peur qu’il ne m’en entrât dans le cou.J'aurais bien pu me déboutonner sans trop remuer, et.rejetant brusquement mon vêtement par en arriére, me libérer de celte neige: mais je n'avais pas de gants, et mes mains étaient chaudes dans mes poche s.Mon Dieu, qu’il neigeait, qu'il neigeait donc! A près/1 rois quarts d’heure d'attente.je me disais : —Mais, pour siir, elle ne viendra pas.Tout à coup, je la vis f tasser au loin, sous nn réverbère renié.Elle marchait lentement en levant haut les pieds, la tète penchée en avant.En la voyant s'approcher, je me mis à réfléchir: Il me va falloir l’accompagner jusque chez elle, et elle demeure loin d'ici.Et eettr neige sur mnn collet ?Et elle va tpc tendre la main en arrivant, c'est son habitude: et pour lui répondre, je serai, moi aussi, obligé d'en sortir une de mes poches, .[’.ors, ét ta pensée que la neige amassée sur ma Québec, le 3.— A tort ou à raison, ies bruit-, d’élections générales avant l’été persistent et s'accentuent.Il n'est pas d’usage d’annoncer de nouvelles laxes à la veille d’une consultation populaire, et il est à noter aussi, pour la première fois depuis plusieurs années, que le discours du budget n’en laisse pas prévoir, mais qu’il promet de substituer l’économie au revenu des licences de plus d’un million qui doit se tarir au premier mai.Les financiers observent que le trésorier provincial ne s’est assuré qu'une bien petite marge d’excédent de revenu sur les dépenses dans le cours de l’année fiscale 1919-1920 et ne sont pas éloignés de voir en cela le pronostic le plus certain de l’élection.Mais là n’est pas le seul signe, i! en est bien d’autres qui se complètent et qui s'expliquent les uns par les autres.Avec ce mince excédent de revenu, comment comprendre, pur exemple, que le gouvernement provincial ait consenti à faire remise aux municipalités de la taxe sur les endroits d’amusement, plus connue sons le nom de “sou du pauvre”?Les villes la réclamaient cette restitution.les journaux, le Devoir notamment, l’avaient plusieurs fois demandée au nom de nos institutions de charité qui avaient a pâtir de la mauvaise situation de nos finances.C’est donc un geste très bien vu généralement et de nature à acquérir des sympathies au gouvernement surtout dans les municipalités importantes.Il crée le mécanisme de l’impôt et sachant la puissance de cette pompe.aspirante, ii en fail cadeau aux municipalités qui ne s’en étaient nas encore servi, c'est-à-dire toutes tes municipalités, Montréal excepté.Pourquoi cela?Autre geste fort populaire du gouvernement, c'est l’annonce quasi officielle d’une augmentations générale des traitements des employés — espérons que ceux du bureau d’enregistrement ne seront pas oubliés.Par contre, on raconte que nos législateurs qui croient avoir )c droit eux aussi de se plaindre de l’augmentation du coût de la vie et de réclamer, une augmentation d’indemnité se la verront temporaire-ment refusée.Mais, en revanche, après les élections qui auraient lieu au printemps, ils auraient une nouvelle session qui leur permettrait de doubler, dans la mêrçie année leur indemnité scssionnelle et de les ailler à sc refaire de leurs dépenses de campagne.De plus, il n’est pas improbable - bulle du Pape Pie IX, en date du 17 .ai 1876, l Université Laval à Montréal reçut 1 érection canoni que.6 janvier 1878, avait heu dan-la ¦ api'llc.du gr.md Séniinair., Ih-n : : ration religieuse, sous les u oj.du délégué apostolique, Mgr Conroy, et de Mgr Fabre.î.r premier octqbre suivant, avait li l’ouvert”! • o ficielle des cours dr la faculté droit._ Le n.alin.p.hVsseurs et éièves assistaient a lu nu- - du Sain NE’prit, célébrée par M ; Fabre, à régi Fr de Notre-Dame de don secours.Le soir du même jo :r, séance solennelle au cabinet de Lecture paroissial, ou M.l'abbé H •mel, recteur dg ITni vei ;.ilé lave à Québec, M.l’abbé Sfélhot, vice-ii •{.•ur de rüniverslté Laval à M.mtréai, M, Chevrier, doyen de ia F dlé de droit, M.l’abbé Colin doyen de la faculté de théologu.rl Mgr Fabre, vice-chancelier apostolique.adressèrent la parole, Celte fête a été un événement.« * n M.Corne Séraphin Cherrier, doyen de la far dé, et professeur de droit international, n’était pas un jeune homme, en 1878; c’était un octogénaire cben qui, cependant, le solides qualités intellectuc le' étaient restées jeunes.Il était né à Repentigny, le 22 juillet 17S18.Apre ses études au séminaire de St-Sr.lpi ce, il étudia le droit et fut admis au barreau le 22 août 1822.Comme avocat, il fut longtemps l’associé de l'hon.A.A.Dorion et de Wilfrid Dorion, tous deux, plus tard, fait juges, le premier à la Cour d’appel el Paître à la Co>'e supérieure.Elu député en 1821, pour représenter l’ancien comté de Montréal, il fi! les sessions de 1830 et 1836.Empri onné comme presque tous les natrioh s de son temps, probable ment pour avoir pris part à quel que des assemblées publique de ” 'moque agitée, il fut, sam p- elèché le 21 mars 1838.’ herrier a surtout été avocat Hour été.consciencieux, il se faisait une haute idée du droit, de sa profession, qui.pour lui, était un véritable sacerdoce.Son grand âge ne lui nermit pas de donner ses cours de droit international, mais l’Université n'eut tins de plus fidèle, de plus dévoué et de plus généreux protecteur.A la mort de M.Cherrier, l'honorable M.Chauveau fut nommé doyen de la faculté de droit.Voici une figure qui a tenu sur elle avec intensité l’attention du publie pendant plusieurs années.I.’honornhle M.Chauveau nuit à Ouéhec.le 20 mai 1820.termine ses él' des à l’âne de 16 ans, devient pu-h'iriste à 17, avocat à 20, député à 23 et mini'Ire à 30, dans te gouvernement IHnks-Morin.En juillet 18".".on le nomme surintendant de l’Instruction publique.A ce dernier poste, où il reste jusqu’en 1867, il a fait des oeuvre dont te pays a grandement bénéficié.Premier mi-nistre en 1867, à Québec, président du Sénat en 1873, puis, président de ’a eommission d" Havre de Québec, c'est à nas de charge qu’il s’est élevé a"\ nhis hautes fonelions._ \u milieu des multiples emplois d’un" rqrriêre aussi mouvementée.M Chauveau a beaucoup parlé, beaucoup écrit.Certains de s".— A Montri'nl, le 2 février 101(1.à l'iise (to 11 uns et !> mots, est (têrédée Mlle l-.vn Honnvd.Les runerniMes ri.ront li* a ninrd', le I rourniit, I.e (nhvol fuoèjirc pnrtlrn de su demenre, No 120 10e iivcmir.lîoseimmt, i» (i In m rx là.pour se rendre A l'église de Stc-PhiUmiènc I Unsemoilt, «E No L La Vi!!’ de Montréal autorise 'don Ouvrière Fédérale de la d'.' No ("1.(Pirtieniien’.s l’cd-:d I'dieur Union No 62), à uti-, de police ou nu-.ou pltici s appar us h ronlrûle tem-'iiumenl de la dite ps de police es! de : erevoir les (axe I - P“\t liivri i-b).al à ou s ire mi per “ " ' OÙ IC CO’.’I •'service, i.'our y eu Inin:!Ii ou maniants quel-“¦•o'V.mri 'Us ù î:i dit.» Union et “ ir -i nc^ic > faire la publicité pur “iiffichci ou par avis relatifs aux "affiiircs do la dite Union." DECISION ARBITRALE No 4.t;.avi, en rapport avec leur p"our: soeiéte ou association, tel que spè ’ifié dans la Décision Ar- liîiialc No I pourront être uffi- DEMANDE No 7 “La ville de Montréal verra à l’en-“treticn des postes de police au point “de vue de la propreté et des conditions hygiéniques, de l’installa-“tion de bains, de douches, do lava-“bos, de cabinets de toilette, etc., de “construction moderne cl conformes “aux règlements du Bureau de Santé “de la ville; elle fournira également “des serviettes de toilette, du savon, “du cirage, des brosses et autres ar-“licles nécessaires aux membres du “corps de police, afin qu’ils puissent “sc donner les soins de propreté “voulus cl avoir toujours bonne apparence.” DECISION ARBITRALE No 7 La ville devra maintenir les stations de police dans les conditions d’hygiène et de propreté requises et fournir le bain ou la douche, le lavabo r le cabinet de loilelte confor-uu .ix exigences' des règlements du .reau de Santé de la ville; de même que les serviettes de toilette et le savon, et là où elle fournit des lits, la literie, les oreillers et les couverture et devra prendre des dispositions pour faire faire le blanchissage nécessaire, sans frais pour les agents de police.DEMANDE No 8 “La ville de Montréal s’engage aus-“si à fournir gratuitement tous les “vêtements d’hiver et d’été, et des “autres saisons, nécessaires à l'équipement d'un agent de police, e’est-“à-dirc, annuellement, une blouse, deux pantalons, deux paires de “chaussures, une paire de gants de “laine et une paire de mitaines dou-“blccs ,de fourrure: le dit équipe-“ment devra être fourni les ou avant “les premiers jours de mai et de no-“vembre de chaque année, suivant la “saison pour laquelle ils sont néccs-“saires.La ville fournira de plus “tous les deux ans: un pardessus “d’hiver et une tunique pour le prin-“temps ou l’aulomne et un casque; “les membres du corps de police devront également être pourvus gratuitement d’imperméables, de boites en caoutchouc et de protecteurs “imperméables pour les casques, “d’un casque en fourrure, d’un bâton, d’une chaîne et d’un sifflet.Les “dit effets ou articles d’équipement “devront être renouvelés au fur et à “mesure de leur usure.” DECISION ARBITRALE No 8 La ville fournira gratuitement aux agents de police les vêlements et l’équipement suivants: Annuellement : 1 blouse, 2 paires de pantalons.2 paires de chaussures, 1 paire de viiuits de laine, 1 paire de mitaines doublées de fourrure, à être livrés les ou avant les 1er mai ou 1er novembre de chaque année, suivant lu saison, et aussi, tous les trois uns un pardessus d’hiver, une tunique pour le printemps ou l’automne et un cas-que; aussi, sujets à remplacement suivant les besoins: un imperméable, des bottes en caoutchouc, un protecteur imperméable pour le casque, un casque en fourrure pour l'hiver, bâton, chaîne et sifflet.Les demandes No 9 et 1U peuvent être considérées conjointement.Le Bureau d’Arbitragc ne voit aucune objection à ce que les membres du Corps de Police soient employés dans leurs postes respectifs aux fins indiquées, lorsque cela ne dérangera lias leurs heures de repos ou de service, ce qui est une question à décider par l’officier qui a la direction du poste de police.DEMANDE No 11 "La Ville de Montréal s’engage à “nommer le ou avant le 1er janvier "1919, une commission de trois “membres, dont l’un sera nommé par “la dite union, dans le but d’étudier “et de formuler un système d’avan-“eement et de mesures disciplinaires, “qui rendra pleine justice à tous, et “dans l’intervalle il ne sera pas ac-“cordé d’avancement avant que la “dite commission n'ait fait rapport.” DEMANDE No 12 “Tout membre de ITinion compa-“raissant devant un officier supérieur sur une question de discipline “aura le droit de l’aviser.” DECISIONS ARBITRALES 11 ET 12 No DEMANDE 9 "Les membres du corps de police “Municipal ne seront pas appelés à “remplir aucune tâche autre que “celle du service de la Police." DEMANDE No 10 "La Ville de Montréal après le 1er “janvier 1911) fera exécuter les Ira- raient pas à une entente, alors le troisième arbitre sera nommé par un juge de la Cour Supérieure; le jugement des arbitres devant être final et obligatoire.Les membres du corps de police obtenant de l’avancement recevront immédiatement le salaire attaché à leur nouveau grade.Un manuel contenant les règlements en rapport avec les nominations, l’avancement, les mesures disciplinaires, l’instruction, etc., dévi a être préparé par un comité de trois membres dont deux seront nommés par la Commission Administrative et un par les employés.DEMANDE No 13 “La Ville de Montréal fournira “gratuitement à chacun des membres “du Corps de Police le transport sur “les tramways de la Ville de Mont-“réal, lorsque les dits membres se-"ront de service, qu’ils soient en uni-“forme ou autrement.” DECISION ARBITRALE No 13 Le Bureau d’Arbitrage est informé qu’il existe un arrangement entre la Compagnie des Tramways et la Vilie(et que les agents de police,lors qu’ils sont en uniforme, sont transportés gratuitement, mais le Bureau, d’autre part, comprend que les membres du corps de police en babils civils ne sont pas toujours remboursés de leurs billets de tramways.Le Bureau d’Arbitragc décide que ces frais de transport devront être promptement remboursés, après avoir été régulièrement approuvés.Le Bureau d’Arbitrage, après avoir entendu les témoignages à ce sujet, est d’opinion que pour mettre au service de la Corporation de Montréal un Corps de Police capable, pour assurer la continuité et l’efficacité du service et pour donner à lous les hommes faisant par-lie de ce corps l’encouragement qui convient, on devrait, pour faire face aux conditions existantes, formuler quelques règles générales relativement aux mesures disciplinaires.C’est donc l’opinion et la décision du Bureau d’Arbitrage que Tavance-ntenl devrait cire basé sur l’habilc-lé, le mérite et l’ancienneté; que tout membre du corps de police qui pourrait se considérer comme étant traité injustement aura le privilège de se faire entendre d’une façon impartiale.à condition qu’une requête a cet effet, par écrit, soit soumise à son supérieur immédiat dans un délai de cinq jours et une audition devra lui être accordée dans le délai subséquent de cinq jours.Une décision devra être rendue dans les sept jours qui suivront la fin de 'audition de la cause.Si un appel es! fait de cette décision, il devra être signifié sans délai à l’officier de rang immédiatement supérieur à celui de l’officier précédent et copie de l’appel devra être fournie, dans les cinq jours suivant la date de la décision, à l’officier dont la décision fait l’objet d’un appel.L’audition et la décision à rendre sur cet appel seront régies par les limites de temps fixées dans la section précédente.A l’audition ou en appel, l’employé pourra se faire assister par un |qus confrère à son propre choix.Le T droit d’appel est établi par les présentes, d'après lequel un employé peut procéder dans l’ordre régulier de succession et de la manière prescrite ci*dessus et inclusivement jusqu’à l’officier le plus élevé en grade désigné par la Commission Adminis-trative de la Ville de Montréal, à qui l’on puisse en appeler et à la Commission Administrative en dernier ressort Un employé discipliné ou renvoyé devra, sur demande, obtenir une lettre indiquant la cause de cette mesure disciplinaire et aura droit d’examiner les records soit à l’enquête.soit en appel.Si la décision finale décrète que les accusations portées contre l’employé n’ont pas été maintenues, son record devra être expurgé, et s’il a etc suspendu ou renvoyé, l’employé devra être réinstalle dans sa position antérieure et payé pour tout le temps perdu.L’est l’opinion du Bureau d’Arbitrage que la Commission Administrative de la Ville de Montréal est l'autorité compétente pour mettre cet arrangement en pratique cl la décision du Bureau d’Arbitrage est quelle mette immédiatement cet arrangement en force.Si la Commission Administrative trouve qu'elle ne dispose pas du temps nécessaire à consacrer à ces questions, elle prendra immédiatement les mesures nécessaires pour nommer une commission chargée de l'exécution de cette décision arbitrale.Dans le cas où le plaignant ne serait pas satisfait de la décision, il aura le droit de demander et d’obtenir la nomination d’un bureau d'arbitrage composé de trois per-sonnes, le plaignant devant en nom.mer une.la Commission Administrative.une, et les deux arbitres .ainsi nommés nommeront lu troisième.Au cas où les deux arbitres mentionnés en premier lieu n’arrive- DEMANDE No 14 “Les Classes de détectives et de “constables sont déterminées comme “suit :— “Première, seconde et troisième "classe : “La troisième classe comprendra “tous les membres dans leur pre-“mière année de service.“La seconde classe : Les Détecti-“ves et les Agents de police camp ‘Tant plus de douze mois de service “dans leurs différents département.“La première classe : Ceux comp-“tant plus de vingt-quatre mois de “service.” DECISION ARBITRALE No 14 Les Détectives devront être classifiés comme suit ;— La quatrième classe devra comprendre les membres dans leur première année de service.La troisième classe devra comprendre les membres dans leur seconde année de service.La seconde classe devra comprendre les membres dans leur troisième année de serveie.La première classe: Les membres ayant plus de trois années de service.Les constables devront cire classifiés coin inc suit :— Cinquième classe : Ceux dans leur première année de service.Quatrième clase : Ceux dans leur seconde année de service.Troisième classe : Ceux dans le ’ -troisième année de .service.Seconde classe : Ceux dans leur atrième année de service.Première classe : Ceux comptant plus de quatre années de service.N.B.— Ceci ne devra pas empêcher l’avancement d’un membre du corps de police d’une classe dans une classe supérieure dans un délai moindre que le temps spécifié, lorsque ce! avancement est dûment recommandé.DEMANDE No 15 “L’avancement d’une classe clans “une autre classe supérieure pouira “être accordé en tout temps par les “autorités compétentes et sur la rc-“commandalion de l’officier supérieur sous les ordres immédiats du-“quel sc trouve un membre." DECISION ARBITRALE No 15 H y est pourvu dans la décision arbitrale No 14.DEMANDE No 16 “A partir du 1er janvier 1919, ri “pour la durée du présent contrai, “i’écliellc des salaires du Départe-“ment de la Police devra être comme “suit: "Capitaines.*200(1.00 1800.00 1700.00 2000.00 1900.00 1800.00 1600.00 1500.00 1400.00 ENQUETE SUR MAISONNEUVE UN COMITÉ DE 500 CITOYENS DEMANDE, A CETTE FIN, DE PRENDRE CONNAISSANCE DES VOLUMINEUX DOSSIERS CONCERNANT L'A-CHAT DU PARC DE 87,000,000.— INTERPELLA T ION S, E T REQUETES.'Lieutenants.“Sergents.“Détectives—première classe "Détectives—seconde classe.“Détectives—troisième classe “Constables—première classe "Constables—seconde classe .“Constables—troisième classe “Homme d’écuries.1200.00 "l.es opérateurs et chauffeurs “d’automobiles devront recevoir le “même salaire qu’un constable, sui-“vant lu classe a laquelle ils appnr-‘ tiennent”.DECISION ARBITRALE No 16 L’Echelle des salaires sera comme suit : Capitaines.81800.00 i Abuile à la 4c page)."Nous, soussignés, électeurs de la Cité de Montréal, et de la ci-devant cité de Maisonneuve, vous prions de bien vouloir autoriser M.Rodrigue Langlois de prendre connaissance, sur la surveillance d’une personne désignée par vous, et aussi longtemps que besoin sera, de tous documents se rapportant à la vente des terrains pour l’érection du Parc Maisonneuve et à la vente des terrains pour l’érection du boulevard Pie IX.” Suit une série de 500 noms de propriétaires de Montréal et de l’ancienne municipalité de Maisonneuve.Cette requête a été présentée, ce matin, au commissaire Marcil par M.Rodrigue Langlois, Me Gon-zalve Désaulniers et le notaire Paul LaBadie.Elle est faite dans le but de recueillir les renseignements nécessaires pour demander une enquête sur l’ancienne administration de Maisonneuve.Le commissaire Marcil a.promis de transmettre la requête à la.commission dès demain matin.Elle n’a pas de séance depuis quelques jours : M.Ernest Décary, son président, est actuellement en voyage de repos dans la vallée du Saint-Maurice.NOUVEAU CONTRAT L’êchevin Bédard prie la Commission administrative de bien vouloir demander au chef intérimaire de la police que les agents fassent tous les matins un rapport exact de toutes les lampes à arc installées dans la Cité et qui n’éclairaient pas la nuit précédente.Il demande en même temps la à la commission de donner une attention particulière au nouveau contrat qui doit être passé bientôt avec la, Montreal Light.Heat & Power Company, vu (tue le contrat actuel expirera en 19*20; de voir à ce qu’il y ait un nombre suffisant de lampes, à ce que la ville puisse forcer cette Compagnie d’utilité publique à faire fonctionner des lampes et à ce qu’elle mette un nombre d’inspecteurs suffisants pour surveiller ce service.LE TEMPS PRESSE L’êeheviu Lamarre désire savoir si la, commission administrative a pris des arrangements concernant la traverse de Idle Sainte-Hélène.Gomme le gouvernement réquisitionne tous les navires, la ville se trouverait, pur conséquent, dans ’obligation de payer des prix exorbitants en retardant cette question.Aussi est-ce pourquoi il prie la commission de faire rapport au conseil, à sa prochaine séance.AU SUJET DE LA POLICE L’échevin Bédard suggère à la commission administrative de procurer aux agents, particulièrement à ceux qui font du service spécial, des insignes assez visibles, de dimensions raisonnables, et.portant le sceau et le nom de la Cité de Montréal, afin d’empêcher que des personnes ne puissent se faire indûment, passer comme policiers, comme la chose s'est produite récemment.L’échevin Sansregret, que les voleurs sont allés msiter dimanche matin, annonce son intention de soulever au conseil la question de ’efficacité du service de la police.OPPOSITION Une assez forte délégation de daines s’est présentée ce matin chez le maire pour lui présenter une requête : les déléguées qui venaient toutes des banlieues de Montréal, s’opposent au projet, relatif à la fermeture de bonne heure.On sait que le conseil a actuellement devant lui une communication du syndicat catholique et national des employés de magasins, qui demandent la fermeture quatre soirs par semaine.Le maire a demandé à la délégation de bien vouloir s'adresser également au conseil.NOUVEAUX CIRCUITS L’écbevin Filion prie la commission administrative de bien vouloir faire les démarches nécessaires pour que des lignes de tramways soient établies, dans le plus bref délai possible, sur l’avenue du Parc, et lu.rue Kelly, tel que prévu par le contrai, passé entre la cité de Montréal et la Compagnie des tramways.CONFERENCE DU LT.ROBINSON Ce soir, à 8 heures 30.le lieutenant Beverley Robinson, qui fait partie du corps d'aviation, donnera une conférence, à la salle Windsor, L’INTERET DE L’HUMANITE C’EST LUI-MEME QU’IL VAUT SAUVEGARDER EN EMPECHANT LES GUERRES, EXPLIQUE M.DOHERTY EN SOUMETTANT AU CONGRÈS SON PROJET D'UNE CHAMBRE DE REPRÉSENTANTS DU PEUPLE.Paris, 3.— M.Charles Doherty, ministre de la Justice du Canada, qui a proposé à la Conférence de la paix l’établissement d’une Chambre des représentants du peuple, a discuté, hier, cette question de la façon suivante : “Prévenir la guerre n’est pas seulement l'affaire des gouvernement.C’est l’intérêt de l’humanité elle-mcme.Un État souverain n’est pas organisé dans le but d’exercer une action restrictrioe sur ses propres mesures touchant d'autres États.Si l’on veut prévenir la guerre ou en diminuer la probabilité, on ne peut y réussir que par l’existence quelque part, sinon d’un pouvoir qui dirige, au moins d'une influence qui restreigne la souveraineté absolue des États organisés, dans leurs relations les uns avec les autres.D’où dérivera ce pouvoir ou cette influence, sinon des peuples des différents pays, dont, tous les intérêts exigent la suppression de la guerre?Le point faible dans tous les projets discutés jusqu’à présent c’est que la conduite des pays sera contrôlée, restreinte ou influencée au cours de conférences de ces pays eux-mêmes, à l’exclusion des autres peuples qu'affecteront les décisions prises, Il faut se rappeler que la guerre n’affecte lias seulement les peuples des États immédiatement intéressés, mais aussi toute l’humanité.L’expérience de la guerre actuelle a fait voir à tous les hommes réfléchis qu’un progrès compliqué et les réactions commerciales et financières ont donné à tous les peuples une vie commune.Une guerre entre deux nations quelconques disloque nécessairement la vie commerciale et, les résultats sont désastreux pour tous.C’est donc une question pratique de savoir comment la Ligue peut être constituée, de façon à ce que la, voix de ce grand corps des peuples se fasse entendre efficacement et que son influence soit efficacement exercée.Comment, l’existence de la démocratie peut-elle être établie plus sûrement que si l’on confie une part de la, protection de sa sécurité si chèrement achetée, à un corps représentant la démocratie mondiale et dont les membres seront choisis par cette démocratie?L’établissement d’un corps dans la Ligue dans lequel les peuples du monde agiraient de façon démocratique, par l’entremise de leurs représentants, élus à cette fin par le vote populaire, ne sera pas préjudiciable aux pouvoirs qu'exerceront les États en vertu de tout autre projet.De plus, dans le corps lui-même, chaque pays trouvera une protection légitime dans la juste représentation de sa population.Si le projet est adopté, nous pouvons, comme on l’a dit, compter sur un système de relations internationales maintenues par un agrégat de forces populaires, uniformément réfractaires à toute tentative qui serait faite pour substituer un appel à l’épée aux méthodes de la chambre de conseil.Nous serons assurés que derrière la coopération des États, et les y tenant fermement attachés, il y aura les peuples du monde parlant et agissant par l’intermédiaire de leurs représentants dûment choisis.La plus importante fonction du corps responsable projeté consisterait à exercer en temps de paix une influence constante sur les pays, dans leurs relations entre eux, pour s’efforcer d’écarter les différends qui peuvent donner lieu à des conflits et rendre la, guerre imminente.11 s’occuperait d'enquêtes.de discussions, de délibérations et de législation, en adoptant des recommandations adressées aux pays intéressés.” -p- LES OUVRIERS PRÊTS A SERENDRE Râle, 3.—Scion des dépcclics re-Çitts, ici, les commissaires du pm-p'c.à Brème, sc sont déclarés prêts à s'* retirer, conformément a la ,!> mande du gouvcrneiii'Ml, et 1’,'innée der ouvriers consent à remettre scs armes et ses munitions au conseil des soldats du 9e corps qui a entrepris de maintenir l’ordre dans la ville.LES OUVRIERS PARLENT HAUT PAR L'ENTREMISE DE LEUR ORGANE “LE BULLETIN DES GRE VISTES,” LES CHOMEURS DE LA CLYDE DISENT OUVERTE MENT LEUR OPIMON AU GOl VERSEMENT QU'ILS ACCU SENT DE LES PROVOQUER.Londres, 3.— La situation ouvrière n’a pas pris de développements marqués, hier, soit sur la Clyde, soit à Belfast.Le calme à régné dans ces deux régions.„ D autres troupes sont arrivées à Glasgow.On dit qu'il y a maintenant 10,000 soldats dans la ville.Des soldats se tiennent encore sur les toits des immeubles qui entourent la place George, à Glasgow.Ce déploiement militaire excite for! Tire des grévistes.Le “Bulletin des Grévistes”, dont les bureaux ont été visités par la police, samedi, a attaqué violemment le gouvernement, hier.Il Ta accusé d’avoir agi illégalement en appelant les troupes et de chercher un prétexte pour employer la force arm ce contre les ouvriers de la Clyde.“Les ouvriers, dil le journal, ne sont pas assez fous pour donner dans le piège.Ils ont formulé un projet pratique d'éviter le chômage, et au lieu de le discuter, le gouvernement a tenté d’en écraser les tenants par des méthodes tsalistes.Il est clair que le gouvernement est de meche avec les patrons pour bloquer la discussion du projet qui leur a été soumis depuis des an nées.Trois'autres personnes on t été arretées, hier, sous accusation d’incitation a l'émeute.A Belfats, 2,00(1 ouvvieftk en construction se sont jointi arix grévistes, pour réclamer la tournée de | | heures.M.Joseph Dénia, -député du West Belfast, dans un discours devant ses électeurs, a fait allusion au refus du gouvernentend d'intervenir, et il a déclaré qu’il n’a jamais entendu parler d’altitude plus dure ou plus indéfendable.Il s’est dit en pleine sympathie avec .tes grévistes.Un congrès ouvrier est convoqué a Mansion Mouse, Dublin, cette semaine, pour réclamer la semaine générale de 44 heures, une augmentation de 150 p.c.sur les salaires de Pavanl-guerrc et un minimum de 50 shellings par semaine, soit environ 812.50, pour tous les ouvriers.A Birmingham, 500 délégués de l'Association des commis des compagnies ferroviaires, qui ne s’entend pas avec les patrons au sujet de sa reconnaissance, ont adopté une résolution par laquelle ils oc mandent à ions Jea fnembres de prendre les mesurée que l'exécutif jugera bonnes, au cas oi» un règlement satisfaisant n’interviendrait pas mardi.Cela signifie probalc-inent la grève.Londres, 3.— Les employés dé cinq lignes de métro se sont mis en grève, ce mutin, pour obtenir la demi-heure par journée de buil heures qu’ils réclament pour diner.Le service des tramways sur lu ligue Brighton est aussi affecté.Les employés profirent la menace d’étendre la grève, et les autorités vont faire venir des troupes dans la région, l.es trains et les autobus circulent encore, mais des centaines de milliers de personnes sont incommodées.étant incapables de sc rendre à leur travail.LES B0LCHEVISTES PRENNENT KIEV (Service de la Presse associée) Varsovie, 3.— Les Iroupcs bolchc-vistes ont capturé Kiev, celles du général Petlura ayant partiellement embrassé le parti de l’ennemi.Le siège du gouvernement ukra-nicn a été Iranféré de Kiev à Winnit-za.au sud-ouest.Les communications par voie ferrée avec Kiev sont interrompues à Kovel, où un corps de troupes allemandes s’efforce de maintenir l’ordre parmi les Allemands insubordonnés qui ont quitté l’Ukraine.Ici, on dénonce violemment les Tc.héco-Slovaques à cause des récents événements dans le duché de Tesehcn.Le lieutenant Reginald Foster, de l'armée américaine, a demandé, dit-on, à M.Basaryk, président de la Tchéco-Slovachic, si les Alliés ont donné aux Tchèques la permission d’attaquer les Polonais.M.Masaryk a répondu que non, mais il aurait ajouté que le territoire est nécessaire au développement de la Tchéco-Slovaehie.Le bruit court que les Tchéco-Slovaqurs projetaient de mettre la main sur les gisements pétrolifères polonais, dans la Galicle centrale, et Ton prétend qu’ils ont déjà conclu un marché, à cette fin avec les Rutbèncs.NOUVEAU CONFLIT (Servire de la Profite Associer.) Londres,3—Suivant des rapports de Copenhague an Mail, les troupes ukraniennes se préparent à attaquer la Roumanie qui a mobilise scs troupes, pour repousser t'attaque, dit-on.ABOLITION DU _S0KS-MARIN Londres, 3.— Selon le correspondant du "Mail" a Paris, ectlc semaine.le comité de la Ligue des nations décidera peut-être l'abolition des sous-marins comme navires de guerre.On ilit que c’est un des nombreux accords intervenus, vendredi, au cours de la conférence entre le président Wilson, le colonel House, le général Smuts et lord Robert Cecil.MORT DE M.XAVIER LEROUX Paris.3.— On unnonce, ici, la mort de Xavier Leroux, compositeur.Xavier-Henri Leroux était l’un des compositeurs français h-s piu, célèbres.Il était l'auteur du “ Chemineau ” et de plusieurs aube» oeuvres dngpiatiquc:*. Lti büVOiit, Lu^x>i VOL.X.— î xo j.i TARIF UES PETITES AFFICHES DEMAMîf.r D’EMPLOI r-jmnu’A 20 mot, J,f\£VJîi'Ae^^i5ou P2.r ÎT10* supplfiinentaire.DEMANDÉS D’ÉLFVES :—iusriu’A 20 ^fiote, J* P®r ,n0* Rupnl^mentairf*.TOUTES LES AUTRES DEMANDES: cm-11 ^ ^ Motg, 15 b'' i?sou par mot euppt^nien- CHAMBRES A LOUER :—15 poua iuftOu’à 20 ^^rn/v» i moï supplémentaire.1HOUVE,:—jusqu'à 20 mots, 15 fOU», H »°« Fer mot supplénirntairc.PERDU ;—jMMju'à 20 r D:cf EtipDlémprfairp.\ÏAIV.,Nf R«.LES ARBITRES RENDENT LEUR DÉCISION trois membres dont deux seront nommés pnr la Commission Administrât jvo et un par ks employés.DEMANDE No 3.(Suite de la 3e page) mots, 15 bous, 1 «ou par MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUER jusqu’à 20 mote, 15 fo»as, 1 sou par mot supplô-inentaire.A VENDRF* —jusqu’à 20 mots, 15 bous, ; fou par mot supp.èmtui taire.PERSONNEL :—2r> mots ou moina, 25 «oua.«ou par mot.supnlémontaire.CAPTLS PROFESSIONNELLES frubriquo fpéciale) jusqu’à 20 mots, 25 sous; un sou par mot «upplémcntaire.AVIS LEGAUX :—IP bous la iienc ajrate pour lérp insertion et 8 sous pour les insertions subséquentes.REMERCIEMENTS :—Un sou e mot avec un ftijuiuiuiu de 50 bous.Toutes lee annonces ci-haut mentionnées oot dt 6 insertiom consécutives pour le prix de 4 payées.SllLAXiUXb VACAÎNiLS Lieutenants.1700.00 Sergents.1600.00 Détectives— première classe.1700.00 seconde classe.1600.00 troisième classe.1500.00 quatrième classe.1400.00 Constables- première classe.1400.00 | seconde classe.1300.00 .troisième classe.1200.00'< quatrième classe.1100.00 cinquième classe.100000 Homme d écuries.1000.00 En ce qui concerne les constables 'qui ayani été suspendu, aura subsé-‘quemment été réinstallé, aura droit lire pour la durée de 'a son plein sut ‘sa suspension.’ “A partir dm 1er janvier 1910, les employés du Département des Incendies devront être divisés en deux équipes pour les fins d’un service alternatif.L’une dès éqci-l nian(U; 8 heures I Seconde classe, ceux dans la quatrième année de service.Première classe, ceux comptant plus de quatre années de service.N.B.— Ceci ne devra pas empêcher l’avancement d’un membre de DECISION ARBITRALE No 1!) prévue par les Décisions' AN DE No 20 Réponse 11 et 12.DE Agents d’assurance demandés pour représenter Ja British Colonial, aj»s.-MKcmiic (expérience pas nécessaire!.S adresser, l’avant-midi, à L.-A.Picard, agent général, go rue bt-Jacquea.Tel.Main 1440.~ON DEMANDE un homme pour prendre charge du département de eneiierie tl un j Journal.Inutile de venir si on ne possédé pas plusieurs années d’expérience.S’adresser a M.Lhevrier, 43 rue st-Vincent, Montreal._________________ __________________ ’ on DEMANDE un jeune homme comme commis de bureau dans une imprimerie.Inutile d’écrire si on ne possède pas une couple d’années d’expérience.S’adresser ù J.easier postal /.>0, Montréal.t.il LUI ULiVlAiNUÉ.Ayant disposé de la Ferme Avicole Lan- flois, de St-Jérôme, dont j’étais l’acquéreur, ’accepterais la direction d’un établissement emblable ou autre.Succès assuré, grands ¦ * • ’ —1 —tli* St-Jérô- profits, çie.____ I.A.Lambert, casier 104, A U i OiviOliJLES chal'ffeuhs Suivez tel cours.mécaniciens jour ou soir.demandés.Licence ga- rantie, position assurée.Cours privés pour liâmes.S’aii.Coulombe, 498 Pcmontigny Lsl.rél.Lst 4344.A LOUüJii A LO CF.H, logements, rues St-Hubert, Dover, a Villeray, rue Champlain, rue St-liciiis, coin St-Zotique, Parc Lufontalne, jtays, it la Longue-Pointe.S’adresser tel.St- piuis 4108._________________________________ LOGEMENTS à louer dans différentes Eiartics de ia ville, rues Boyer, St-Denis, St-lubcrt.Parc Lafontaine, Champlain, Hays, ^adresser tél.St-I^>uis 4108.A VENDUifi BEURRERIE A VENDRE A vendre, le matériel complet d’une beur-rrrie moderne, en parfait état.Prix et con-flitions faciles.S’adresser à F.X.Audette, Ehambly Bassin, P.Q.PROPRIETE A VENDRE ALEXANDRE DUPUIS COUl.mt.it, immeubles, et agi- i imaucicr (établi 1897).Propriétés iuh>-.iusU'ées eco-bonuuuement.Pour acln4L .: i tv, échangé, consultez gratuitement •‘Inforniattpa tomnbilière”.43 Place d* Armes, pres < ring.PROPRIETE de commercé ainsi que quai - • “ y a fa t Î vendre, étalili depuis 10 ans.On j .: ., ' a , * • i ortune S’adresser à Mme Vve n.P.La-1 ploi de la Ville pendant une période amie, St-Placide, comté des Deux-Montagnes.DIVERS coûts PRIVE de piano, orgue, chant, solfège, Uiéoric, anglais et diet ou irai nuise.Prix modelés.Eugène Hielicr, 803 Vitré Est.Tel.Est 3405.Une dame olfre de faire conuultre à tou.te personne souffrant de rhumatisme, goût* e, lumbago ou maux de reins, dartres s*-thes et humides, constipation, obésité, iisUh pic, ei fiu toutes les maladies provenant de» S iterations du sang, un remède végétal tl icrveilleux fabriqué en Canada, qui !’» guérie elle-même complètement.Ecrire : Msdn me Falcon, boite postale 803, Montréal.' 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PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 4735.— Dr R.Boulet, de Montréal, demandeur, vs succession Edouard Plnmondon, du même Heu.défendeur.la- t2ème Jour de février 1919.ii 10 heures de l’avant-mldl, au No 54 rue Notie-Dmue Est, chambre No 34.en la cité de Montréal, seront vendus par milorité de Justice les biens et effets «le la dite défenderesse saisis en celle eausc, consistant en un paletot et un casque en vison.Conill-tlons i argent comptant.H.Uobitaille, 11.C.S.Montréal, 3 février 1919, de ta 3ème ou de la 4ème classe actuellement à l’emploi de la ville, leur salaire, pour la troisième ou la seconde année ou la balance de ces années de service après le 31 décembre, 1018, sera de $50.00 de plus que le montant accordé ci-dessus.Les opérateurs et les chauffeurs d'automobiles recevront le même salaire qu’un constable, suivant la classe à laquelle ils appartiennent.DEMANDE No 17 Cette demande a été retirée.DEMANDE No 18 “Tous les membres du Corps de “Police auront droit à un jour de re-“pos par quatorze jours sans déduc-“tion de salaire et automatiquement; “de plus la Ville de Montréal devra “accorder chaque année des congés, “comme suit : “Capitaines, 21 jours ; Lieutenants, "1!) jours ; Sergents, 17 jours ; Cons-“tables, 15 jours.Chacune des mem-“bres du Corps de Police aura le “droit de prendre son congé en une ‘ seule fois, s’il le désire, en obtenant “la permission de le faire du Capi-“taine de son poste qui ne devra pas “accorder ces congés à plus de deux “hommes à la fois si son personnel “ne compte pas moins de vingt-cinq “hommes ; à 4 hommes à la fois, s’il “compte plus de vingt-cinq homme “et moins de cinquante ; à deux horn-“mes de plus pour chaque vingt-cinq “hommes additionnels.L’époque de “ces vacances sera déterminée à cha-“que poste de police après une en-“tente intervenue entre le Chef du “poste et ses hommes.Les hommes “seront payés pendant la période de “leurs vacances, de même que lors-“qu’ils seront absents pour cause de “maladie.” DECISION ARBITRALE No 18 Les Membres du Corps de Police auront droit à une journée de repos par quinzaine et à quinze jours de vacances par an avec salaire.Les dispositions relativement à ces jours de repos seront décidées par l’officier en charge.Tout membre du corps de police qui aura été à l’em “Tout membre élu à une charge en quelité de dign'1 ire permanent de “ V*» >n et qui dcimmdera a s’absen-“tef (tii service de la Ville devra éire “considéré comme étant en permis-“sjon de s'absenter et celte permis-“sion subsistera tant que les services “de ce membre seront requis par cet-“te Union.” DECISION ARBITRAI.E No 20 Il sera accordé un permis d’absence sans salaire à tout membre du Corps de Pol ce choisi par ses confrères pour les représenter en rapport avec les affaires de leur association ou société.Ces salaires et conditions seront effectifs à partir du 1er janvier 191!), el resteront en vigueur jusqu'au 31 décembre 1919, à moins qu’il n’en .soi: décidé autrement de consentement mutuel.DÉPARTEMENT 17 C IM; "pes sera de service de “a.ni.à 6 heures pim., sans permis-“Mon d’absence pour les repas qui “devront être pris à la station.L'au-“Irr équipe s.Ta de srrvi/e de 6 “heures p.m.à 8 heures a.ni.Les “heures de service pour les deux “équipes changeront chaque se-“eond dimanche.L’ouvrage à faire I “dans les stations sera fait par Té-1 “quipe de jour.” DECISION ARBITRALE Xo 3.Nous sommes informés par les deux parties que cette question a été réglée à ia satisfaction de tous les intéressés.DES INCENDIES DEMANDE No 1.“Nous suggérons la formation “d’une con nis.sion (pii aurait sous “sa juridiction exclusive la création “d’un.système en matière de nomi-“nations, d'avancement et de mesu- "res disciplinaires “justice égale “pourrait être “énoncée clans surent a Cette commis •oreposée "nr la la Clause 20.” DEMANDE Xo 2.“Chaque membre du Déparle-“nicnt des Incendies recevant de “l’avancement devrait recevoir Je “salaire attribué à ce nouveau gra-“de à partir de la date de son en-“trée dans ses nouvelles fonctions.“L’insertion d’une clause cans 1 ce '•“sens ¦éliminerait le malaise sérieux “et l’incertitude qui sont de nature “à détruire la confiance de l’hout-“me dans les autorités compléten-“tes.” DECISIONS ARBITRALES Nos 1 et 2.Le Bureau (l’Arbitrage, après .avoir enhmiu les témoignages a ce - ujet, est d’opinion quo pour met-Are au service de la Corporation de Montréal " une Brigade du Feu capable, pour a mirer la continuité et l’efficacité .du service et pour donner à tous Es hommes faisant partie de cut'e brigade l'encouragement qui convient, on devrait, pour faire far ’ aux conditions existantes, i'ormtiler quelques règles générales relativement aux mesures disciplinaires, C’e.vt donc l'opinioa et la décision du Bureau d’Arbitrage que l'avancement devrait être base sur l’habileté, le mérite et l’ancienneté ; que tout membre de la Brigade qui pourrait .se considérer comme étant traité in.xjusta-ment -aura le privilège de se faire entendre dune façon impartiale, à condition qu'une requèle ù cil effet, par écrit, soit Soumise à Son supérieur immédiat dans un délai de cinq jours et une audition de-, vra lui être accordée clans le délai subséquent de cinq jours.Une décision devra être rendue dans les sept jours qui suivront la fin de l'audition de la cause.Si un appel est fait de cette décision., il devra être signifié sans délai à l'officier de rang immédiatement supérieur à celui de l’officier précédent et copie de l'appel devra être fournie, dans les cinq jours suivant la date de la décision, à l'officier] dont la décision fait Tobjct d’un appel.L’audition et la décision à rendre sur cet appel seront régies par les limites de temps fixéesaians la section précédente.A l’audition ou en appel, l'employé pourra se Ldre assister par un confrère à son propre choix.Le droit d'appel est établi par les présentes, d'après lequel un employé peut procéder dans 1 ordre régulier de succession et de la manière prescrite’ ci-dessus et inclusiveinent jusqu’à l'officier le plus élevé en grade désigné par la ommisison Administrative" de la Ville de Montréal, à qui l’on puisse en appeler et à la Commission Administrative de la Ville de Mom-réal en dernier ressort.Un employé discipliné ou renvoyé devra, sur demande, obtenir une lettre indiquant la cause de cette mesure disciplinaire et aura droit d'examiner les records soit à l'enquête, soit en appel.Si la décision finale décrète que les accusations portées contre l'employé n'ont pas été maintenues, son record devra être expurgé et s’il n été suspendu ou renvoyé, l’employé devra cire réinstallé dans sa posi-lion anterieure et payé pour tout le temps perdu.C'est l'opinion du Bureau d’Arbi-trage que la Commission Administrative «le la Ville de MMontréal est l’autorité compétente pour mettre cet arrangement en pratique et la décision du Bureau (l’Arbitrage est qu’elle nielle immédiatement cet arrangement en force.Si la Commission Administrative trouve qu’elle ne dispose pas du temps nécessaire pour nommer une commission chargée de l'exécution de cette Décision Arbitrale.Dans le cas où le plaiguaul ne i ¦ - - DEMANDE No 4 “La ville de Montréal verra à l’en-“tretien convenable des stations de “pompes au point de vue de la pro-"preté et des conditions hygténi-“ques, de l'installation de bains, de “douches, de lavabos, de cabinets “(le toilette, qui devront tous être “de construction moderne confor-“mément aux plus récentes métho-“des d’hygiène; elle devra fournil “également à chaque station des ser-“viettes, du savon, du cirage, des “brosses et autres articles nécessai-“res aux membres de la brigade ds “incendies afin d’assurer leur bonne “apparence.C’est ce qui se fait “dans le service militaire.” ’ DECISION ARBITRALE No 4 La ville devra maintenir les stations de pompes dans les condifions ,1 hygiène et de propreté requises cl fournir le bain ou la douche, le lavabo et le cabinet de toilette conformes aux exigences des règlements I du Bureau de Santé de la ville; de i même que les serviettes de toilette j et le savon, et là où eîte fournit des | iits, la literie, les oreillers et les cou-I vertures et d; vra rendre des dispo- !e blanchis-s de la ville.la brigade d’une classe dans une classe supérieure dans un délai moindre que le délai sécifié, lorsque cet avancement est dûment recom- DEMANDE No 9 “La ville de Montréal s’engage à “accorder aux employés du département des incendies des vacances “annuelles comme suite Capitaines, “21 jours, lieutenant, 19 jours, ingé-! nieurs, 17 jours, assistants-ingénieurs, 15 jours, pompiers, 15 jours, “employés du département d’alar-“mos , 15 jours.Tous les autres em-“ployés du Département, 15 jours.” DECISION ARBITRALE No 9 15 jours de vacances seront accordés à tous les grades avec plein salaire.DEMANDE No 10 “Les membres du Département des Incendies auront droit à leurs “salaires en cas de maladie, sur pro-“duction d’un certificat de médecin.” DECISION ARBITRALE No 10 Tout membre de la Brigade des Pompiers qui aura été à l’emploi de la Ville pendant une période de pas moins de six mois, s’il sc trouve dans l’impossibilité de faire son service pour cause de maladie, aura le droit sur production d’un certifcat des Autorités Médicales de la Ville, de recevoir le plein montant de son salaire, i approuvé par l’officier compétent ou la Commission Admi- Thé au Délicieux Arôme— Prépare proprement et que de feuilles triées F 45.Noir—Vertl ou Mélangé] Conservé et vendu qu’en paquets d’aluminium scellés W» » « I*?' G*0 iîx LeÆ' É* jF ü Lata Si vous voulez un remède radical pour guérir v sie, votre gastrite, votre dilatation d’estomac, vos pi etc., prenez les ir Lottes IIUIS.3, gu-» " "7Ti TC.-iiSé è^Is.rsj ; C’est le meilleur guérisseur de toute personne qui de l’estomac.fin venta partout 50 sous la boiie, six pour $2.50, COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-.! 271.r'ao St-Oeni*.>'-ml souffr: Ers •oyê par La ma! CAINE liée.par 11 nislrative; mais dans le cas d’un employé permanent blessé dans l’accomplissement de son service, il au- ra le droit de recevoir son plein sa hure pendant toute i " Taule de si (Suite à la ôc page) fl CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES ARCHITECTE COMPTABLES suions pour faire faire sage nécessaire, aux frai DEMANDE > o a P.-L.-W.DUPRE erchilrcte, expertises, évaluations, expro-Briations, mesuras» ; préuarr.tion plans, de-njt.is Lnulevard St-Laurent, Montreal.-Isl.Main 65S1.“La ville de Montréal .devra’ i’our-“nir gratuitement tous les vêtements “nécessaires pour l’équipement d’un “pompier en été et en niver.“Yctements d’été : 1 blouse, 1 pai-"re de pantalons, 1 paire de chaus-“sures, deux ehenii.île travail, 1 • “paire de salopettes, un casque i “blanc pour les.officiers.“Les articles ci-dessiis devront “être délivrés, chaque année, avant “le 1er mai.“Vélanenls d’hünrs 1 paire de j “pantalons, un disque léger pour le ] “printemps cl l’automne, qui de-] “vront être délivré*, chaque année, I “avant le 1er novembre."La ville de Montréal, de plus, de- ] “vra fouriiir un nai’dpsgus d'hiver.' me tûnî.'fifê dé%rînteriïps, un cas-1 ‘que pesant tons tre deux ans avant ! “le premier novembre.Les effets; “d’été et d’hiver'jt"-••¦r-ii être rem-j “placés par la viïïç'«ïr Montréal lors-“qu’ils auront été ^pdoinmagés au j “cours d’'’n feu mie! uinqulx “La ville de (Monti’éal devra, de] “plus, fournir dés effets our le scr-’ vice d'in rend Te |! c'est-à-dire : une “paire de bottes en caoutchouc, un “casque de pompier, une ceinture, “une clef pour le bbrnes-fontaiues “et un manteau Bupermésble : les “dils articles devront être rempla-“cés quand il sera nécessaire eu “éohanre des articles qui devront “être reto-’rn•' s cojhme impropres a “l’usage futur.” AVOCATS ARCHAMBAULT * MARCOTTE Avocat* #0 rue St-JacquKS.Tel.Main 2761—5284» Soscph Archambault, C.tt., M.P.femile Marcotte, Bureau du soir, tel.W«*t.4989» jTB.Bérard.C.R.Théo.Rhéanme.C.R.Saleste T.nvery.R.C.L.BERARD, RHEAUME et LAVERY, A V U G a fri 43.rue Saint-Gabriel Tél Main 8760-8761 BEAUDOIN LIMITSY Comptable 60 EST.RUE .NOTRE-DAME.Bureau de 20 aimées d’expérieuee.Tel.Main 7154.Soir, St- Louis 0187.Achat d* créances et collection générale.__ Auditeur - Comptable J.- N.- E.GELINÀS, comptabilité générale, audition, règlement de livres, collection de comptes, billets, etc.Bureau : 92 Notre-Dame Est, chambre 906.Tél.Main 3982.Résidence : 779 ave.Rockland.Tél.Rockland 2638.THOMAS DUCHARME Notaire, Coraptabl» et Commissaire Chambre 2M Kdifice d» ia Banqu- -l’Enurea» ISd ST-JACQUES.Tél.Main (741.Résidence : bureau oua la boite, alx^our^ll.tt.Envoyé par la malle par la COMPAGNIE CHIMIQUE r'kAJVCO-AMHRK.'AIN^ lté», 27t, rue St-Dents, Montréal.Disques VICTOR Nouveautés en français • BARYTON AVEC PIANO 2.‘!010, 10 pouces.— Jamais en Colère — Les Petites Femmes d’ici ~ Baryton, Hector Pellcrin.Pellerin nous offre deux Jolies chansons, et celle parlant de celui qui n’est jamais en colère est rendue d’une manière amusante.MONOLOGUE COMIQUE EN FRANÇAIS 203011, 10 pouces.— La dé- bauche — et les Sports (monologue comique.— Ladébauchr — “Zidor prend l’électricité” (monologue comique, — Du May D’Amour.La débauche raconte les aventures de “Zidor” que l'électricité a guéri de flâner, et les admirateurs de ce personnage aimeront sa manière d’expliquer les “sports”.NOUVEAUX DISQUES PAR Mlle EVA GAUTHIER 72105, 10 pouces — Au clair de la lune ; (2) Il pleut bergère ; (3) Promenade en bateau ; (4) Fais dodo, Colas vde “Walter-Bol lard French Songs”) — mezzo-soprano avec piano) Savez-vous planter les choux ?(2) Trempe ton pain ; (3) La Mère Michel ; (4) M&Ibrock (de “Walter-Ballard French Songs”) (mezzo-soprano avec piano — Eva Gauthier 72106.10 pouces — Le Pont d’Avignon ; (2) Ali ! vous dirai-je, Maman ; (3) La Bonne Aventure ; (4) J’ai du bon tabac — de ‘‘Vieilles Chansons et Danses”) — (mezzo-soprano avec piano) La Casquette du Père Bugeatid; (2) La Mist' Jacques (de danses”! — la Lorraine dats”) piano) en lotira : «3) Frère “Vieilles Chansons et (1) F.n passant par (de “Chants de Sol-(mezzo-soprano avec Eva Gauthier.^ /TT.Goodwin’s—Au deuxième.Consultez nos experts du SALON DE CO.FfÜRE i,-Vv' si vos cheveux tombent comme suite de la grippe ou de la pneumonie, ou même de toute autre cause.Ees traitements de Frank Parker pour les cheveux, lesquels ne se donnent à Montréal que dans notre Salon de Coiffure iriomphent de presque toutes les atfeclions des cheveux.Chaque cas de chu le des cheveux esl traite individuellement et scienli-fiqucmenl.Le prix est de $1.00 pour chaque traite-menl.Consultations gratuites.Salon de Coiffure— Entresol à droite.Magasins ouverts à 9.00 a.m.Magasins fermés a (î.00 p.nt.Limited Téléphone Uptown 7000 « < « I LES HERITAGES DE PENDALLYNN Pat M.MARYAN (Suite) cette espèce de déchéance, à cet Une de ses souffrances les plus vives avait été de voir Bertrand frustré de la possession de l’cndal-lynn, et de croire qu’il serait à jamais malheureux de ce qu’elle jugeait une perte irréparable.Et cependant, la vie qu'elle menait depuis quelque temps lui avait révélé un monde plus large que le sien, cl des joies qu’elle constatait, sans toutefois les bien comprendre, en dehors du convenu, du décorum des traditions qui étaient son propre idéal.Après lout, il se pouvait que, même dans la sphère modeste où il se mouvait, un amour profond et des jouissances d’art eussent comblé des aspirations plus hautes (tue celles de sa tante, et surtout differ en le».' Cependant, c'était justement à abaissement du niveau social, qu’elle ne pouvait se résigner pour lui.Enfin, s t persévérance sembla récompensée, au moins par la découverte des indices qu'elle poursuivait.Un marchand de la vie Sislina, qui s’était intéressé à ses recherches, après avoir constaté un talent réel dans la petite étude représentant Pendallynn, l’appela, comme elle passait, très morne, devant son magasin Car elle était de plus en plus découragée.I.’éloignement de son pays et l’isolement s’ajoutaient à son chagrin.L'hiver avait des jours étpres, pendant lesquels elle regrettait sa maison bien close, les feux de bois dont les grandes flammes se reflétaient sur les vieux meubles, et la nostalgie, ce mal spécial aux Bretons, s’emparait d’elle, la faisant soupirer après les paysages tristes de son pays.—Signora, venez voir ce qu’on m'a apporté, dit lie marchand.Elle parlait maintenant assez d’italien pour nouer une conversation, et elle entra dans le magasin, saisie d'un soudain espoir.—Le nom de in jeune dame que vous cherchez, et qui peignait des aquarelles, n’cst-H pas Raidi?C'est là un nom assez commun chez nous.Mais son prénom, le connaissez-vous?—Elle s’appelle Marcellina, répondit Mahaut, pâlissant d'émoi.Le marchand, d’un air de triom-pbe, ouvrit un portefeuille, et présenta à Mahaut une aquarelle que ses veux brouillés de larmes ne distinguèrent pas tout de suite.—C’est bien le prénom, signora: Marcellina Raidi.Mahaut s’essuya brusquement les yeux, et regarda avidement la signature.—Et comment avez-vous eu celte peinture?Ce n’est pas elle qui vous l'a apportée?—Non, c’est une conlctdina de son pays qu’elle a chargée de la commission.Voyez, elle a peint une des rues pittoresques du village de San-Matteo.C esl vraiment bien rendu.Je ne connais pas l’endroit, mais il y en a des centaines tout pareils, en Italie.Regardez la rue montueuse, en escalier, tes maisons délabrées, ornées de vigne, le mur blanc au-dessus duquel il y a des cyprès, ci le ciel couleur d'orange qui relient les lueurs du soleil couchant.Je ne prétends pas que cette petite chose ail une très grande valeur, mais c’est joli, et st je la vends un prix convenable, j’en demanderai d’autres.—Ailors, celle qui a peint cette aquarelle demeure à San-Matteo?Est-ce Join?Le marchand la fit répéter: elle pouvait à peine articuler ses mots.—A une heure, peut-être un peu pins, nu delà de Tivoli.—N’a-t-ellc pas envoyé d'oeuvres de son mari?Pas une toile?Non?.Et cette eontadina?—'Elle repartait, mais j'ai l'adresse de la signora, et je dois lui écrire.Faut-il lui transmettre un message de votre part?—Oh! je vais partir!.Pouvez-vous comprendre pourquoi ils sont dans ce village perdu, et non pas dans une ville où ils pourraient placer leurs tableaux?Cette paysanne vous n-t-dlc parlé du jeune mari?—Non, elle édait pressée.Ce village esi peut-être le village de la signora, D’ailleurs, beaucoup d’ar- tistes sc fixent dans la campagne, sauf à replier leur tente quand Ms ont rempli leur album.Vous ré-serverai-jc cette petite vue, signora?ajouta-t-il d'un ton insinuant.Mahaut tira son porte-monnaie.Etait-ce vraiment le pays de Marcellina?L'une de ces pauvres maisons tapissées de vigne était-elle sa demeure natale?Quel pendant an chflteau de Pendallynn! Mais la détresse Intérieure dans laquelle Mahaut vivait depuis quatre ans avait abattu sa fierté.Qu’elle retrouvât Bertrand seulement, ci elle saurait le dédommager des duretés de la vie.VIII SAN-MATTEO l.c lendemain, elle était de grand matin sur la route de Tivoli, le train s'avançant avec quelque lenteur dans la campagna.Naturellement, Mahaut avait entrevu cette cainpagnce romaine, qui constitue à la ville un abord solennel, un isolement digne de sa grandeur.Des faubourgs sordides, ou seulement modernes, lui messie-raient.Elle s’entoure encore de ses antiques murailles, comme pour se défendre contre toute banalité, et demeure fière, solitaire, unique au monde, assise dans cette étendue immense, désolée, dont les vallonnements cachent des ruines, ci dont d’autres ruines superbes rompent la monotonie majestueuse.Le ciel était bleu, l’herbe, que paissaient des troupeaux de moutons, n'avait pas sa couleur verdoyante du printemps; la ligne mince et lointaine de peupliers qui courait au delà de l’aqueduc de Claude était tristement dépouillée.iLes montagnes, d’abord bleuâtres à l’horizon, se rapprochaient, laissant voir la masse noire des pins, les tons gris des oliviers.De loin en loin, un cyprès s’enlevait sur le ciel.Et tout cela inondait d’une indicible mélancolie l’âme de Mahaut.Elle sentait confusément la grandeur de la cnmpa-qmi, mais sa tristesse, sa désolation, lui était encore plus sensible.Sans songer que son pays, à elle, élait dans son genre imprégné d’une mélancolie moins solennelle, mais presque aussi profonde, elle soupirait après les chênes noueux et les hêtres de Pendallynn, et les landes qui, du moins, même l’hiver, se fleurissaient d’ajoncs.Oh! emmener Bertrand en Bretagne, lui faire un paradis de ce Petit-Logis, qui était encore une maison de famille, c’était le désir ardent, presque maladif de son coeur.Pour cette joie, nlle acceptait tous les sacrifices, toutes les raucoeurs.Sans être riche per- sonnellement, elle pouvait, grâce à la fortune de son frère, dont élit avait la jouissance viagère, l’entourer de bien-être, lui faire oublie) les privations, et ce logis délabre de Florence, dont le souvenir la hantait.Elle essayerait d’aimer s* femme, et s'ils avaient des enfants! (’.elle pensée lu faisait vraiment tressaillir.Tenir encore une fois un bébé dans ses bras, lui prodiguer cette tendresse malernelle qui s’était épanchée sur Bertrand sans sêpttiser, c’était une ivresse capable de lui faire oublier toutes ses peines.Elle devait prendre une voilure à Tivoli pour sc rendre à San-Matteo.Elle ne s'y arrêta point: ni les merveilles de in villa d’Esto, ni les ruines grandioses de l’Hadriuna, ni le: eascalelles, avec il’oinbre de la Sy bille, n’avaient en ce moment d’at Irait pour son âme anxieuse.Elit ne doutait pas de la joie qu’aurai Bertrand en la voyant; mais elle de vrait lui causer une cruelle 'décep Mon en lui annonçant que 'Feudal lynn était à un autre, et puis élit redoutait cette jeune femme, qtr élait naturellement un mystère pont elle, qui lui avait peut-être aliéné h coeur de son neveu, et en qui elli craignait do trouver une ignorancî et une vulgarité doublement péni blés dans la vie commune qu’elk rêvait.(A suivre) C« journal m 8 pour la période correspondante .de l'année passée tandis que les arrivages de l'époque comprise entre le 1er mai et ce jou: i»C totalisent à 178,5.32 colis, con-iràslijnt: avec 3511,412 pour la pério de corréspondniite antérieure.Le a.rjvages de fromage, pour la semai n;é passée., se fixent à 265 boîtes.enT comparaison de 406 la seniaim qvàht et de 487 pour la huitain correspondante de l’an dernier, ce pendant que l’ensemble des arriva du laps de temps compris entr' 1er mai et ce jour s’établit I, 708,657 boîte», contre 1.828,31 pour la' mémo période de 1017-1918 Notons également une légère diminution des oeufs.Nous colons : FÂHINE-TYPE—- oro à nom (f.o.b.) 'lonl- réal.’.?ll-25 Livrable au moulin.811-30 lin ails fractionnés et aux épiciers.811.1b CELES— .•rnvases d’oeufs ressortent C s cai.' -, co: paralivemenl büi pour le même jour de la sc-rnaine dernière, et 203 pour la période correspondante de l’an passé.Les arrivages de la huitaine écoo lée le 1er février se chiffrent paa 2,751 caisses, comparativement : J.-.rül pour la huitaine correspon santé et à 1,584 pour la périod, - orrespondante de l’année dernière cependant que les arrivages d' tvnips écoulé entre le 1er mai et ce ’o ir se totalisent à 277,776 caisses par comparaison avec 308,023 pour "ême laps de temps de l’an der-n i er'.t - tout récemment pon- iltîs.61 à 63s ()4 Luba C.8 24 ‘28^1 Sout.Raii.PeLAHud.Hit.ijeeuf 103H lOt^M.Paul cl MK Si 6«J%U enn.Copp j Texas Oil Enepr.Noi 18% 15/fi hrjei»r*N«2 Umen Pac, rie Ürdi* isH 15>; Un t.d l‘ SÔH "8Ô% uèu.Moto UliK l'26H ILS.Ste.er.Lr.New.©*-.3'H .Jfe ILS.Steel*.‘iidé & Lee 17 17% UtakC«ppe 6% Ind.AJroh lusp.Copp .WH m wyt m Vir*.Cue.enÙUgtlOU • .¦ nier.pnr.iüt.M.orp m m VVillysDel 2JM *• - - *«••• .w ¦.js-e.'*$• •• • • Notre service d’achat D'OBLIGATIONS Municipales ou scolaires — offre aux détenteurs de celles-ci la facilité de disposer promptement de leurs titres, en tout temps.Correspondance sollicitée.BEAUSOLEIL LIMITEE Agents Financiers 112 rue Si-Jacques.Montréal.M.MORIZE AU CLUB ST-DENIS M.André Morize, professeur à l’université de Bordeaux, a fait une intéressante causerie au club Saint-Denis samedi soir.M.Morize a parlé des “Problèmes de l’après-guerre en France”.Le premier et le plus important de ces problèmes qui ont surgi avec la guerre est le déficit en hommes, le deuxième le déficit en outillage et le troisième peut être désigné le problème de ia réassitniia-tion morale de l’élément masculin et de l’élément féminin.La France après l’effort gigantesque qu’elle a fait pendant ces années de guerre a besoin de se replier sur elie-mème pour reprendre des forces, pour recueillir ses énergies.Le conférencier a donné des statistiques pour établir quelle était la part prise par la France dans la guerre et la situation qui lut est faite maintenant que la paix est à la veille d’être signée.M.Morize a dit ce que la France a souffert, ce que la France a enduré de misère tout le temps qu’a duré son invasion par les troupes ennemies.La France, qui s’est dévouée corps et âme pendant la guerre, ne demande plus maintenant qu’une chose, la justice.Elle demande des garanties pour son avenir, garanties qui devront être d’autant plus fortes et solides qu’elle esl placée plus près des Allemands.11 ne faudrait pas croire pour cela que la France implore, elle a le sentiment de l’honneur placé plus haut que cela.Elle n’implore rien, mais sans s’humilier elle a droit de réclamer la justice en récompense des sacrifices qu’elles a faits.POUR LES ŒUVRES DE ST-JACQUES A la soirée qui est donnée demain à l’Assistance Publique, au bénéfice des œuvres de charité de la paroisse Saint-Jacques, le programme musical qui suit sera donné : 1° Sérénade d’Hiver, .Saint-Saëns Le Chœur de Saint-Jacques 2° Sérénade.Moszkowski Mlle F, Plaisance 3° Air du Cid.Massenet M.Arthur Lapierre 4° O mon fils (La Vierge).Massenet Mlle A.Labranche 5° Berceuse de Jocelyn.Godard M.J.-H.Thibodeau 6° Arioso.Delibes Mlle Cedia Brault 7° Quintette do Carmen.Bisef Carmen: Mlle Brault Frasquita : Mlle Plaisance Mercedes: Mlle Labranche üancaire: M.Lapierre.liemendado : M.Thibodeau 8° O Canada.Lavallée-Pelletier Le chœur de Saint-Jacques.Au piano d’accompagnement : MM.B.F.Poirier et Victor Brault.Au pupitre : M.Fréd.Pelletier.Messieurs les patrons yous donnez maintenant en salaires à vos employés, une plus forte proportion de vos profits.Ç| Ne verriez-vous pas avec grande satisfaction vos employés en profiter pour développer chez eux la pratique de l’EPARGNE.Il est de votre devoir de les y encourager de toutes vos forces.•I Vous contribuerez par là à la solution de deux importants problèmes.CJ Le problème des relations entre le CAPITAL et le TRAVAIL.i% 5%% 5%% C% 6% «% 6% Nous achetons et nous vendons co obligations au prix du marché.Bons de la Victoire 51% La Corporation des Obligations Municipales LIMITEE J.W.SIMARD, Correspondant, Edifice Banque Provinciale, 7 Place d’Armes, Tél.Main 1824 .MONTREAL RENE DUPONT, Gérant, Bâtisse Banque d’Hochelaga, 132 rue St-Pierre, Tél.6932 .QUEBEi La “ Strathcona ” Compagnie d’Assurance-Incendie (Edifice Versailles) 90 rue St-Jacques, Montréal Celle compagnie essentiellement canadienne-françnise a été organisée en 1908, avec une charte provinciale, et opère dans la provin* ce de Québec seulement.Capital autorisé.$500,000 Capital souscrit.300,000 Capital payé.120,000 DEPOT COMPLET AU GOUVERNEMENT Cette compagnie n'est lia» contrôlée par la “Camullan l'Ire Underwriters* AssoclaUon” quant » scs taux.A.-A.Mondou, N.P., J Marchand, Président et Gérant général.Sec -Très, Tél.Bell Main 2181-2182.The Sun Trust o m pany, Limited Montréal.CONFIEZ-NOUS L ADMINISTRA TION DE VOS PROPRIETES Locations Perceptions Prêts Hypothécaires.Assurances.BUREAU DE DIRECTION : Unrnn Jos.d’Halewyn Président H.Schetiignc Vice-Président.J.-C.Gagné Secrétaire-Trésorier ' Chs-Gd.Arpin Directeur-Gérant Honorable J -L.Perron, C.H.Justinien Pelletier.Gaspard DrSerres.Trefflé Unstien.Dr J.-P.1 .aporte.J.-C.Hébert.99 RUE SAINT-JACQUES Casier Postal : 1180.Montréal.Tél.Main 2926 et 2927.Semez les graines DERY Elles sent spéeialemsnt cultivées pour le climat de notre pays GRATIS : Nouveau catalogue français pour 1919 maintenant prêt.Demandez-le tout de auite Tél.Main 3036 HECTOR L.DERY 21 Notre.Dame Est, Montréal.V.' * V*- / f 8 DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 3 FEVRIER 1810 VOL, % * LA PAIX ANGLETERRE LIGUE DBS NATIONS CHAQUE NATION EXPOSE SES RECLAMATIONS es délégués des cine; grandes puissances font connaître les aspirations de leurs patries respectives •— On écoute également la voix des amis de l’Entente — La France veut l’extension de ses frontières et de fortes indemnités — La Belgique désire être dédommagée la première — L’Angleterre demande une paix juste et durable.LA TÂCHE QUI WILSON VEUT LUI INCOMBE CONFÉRER LLOYD GEORGE A ES CE MG-MEXT LA DOUBLE RESPONSABILITE DE DIRIGER SOS GOU VERSEMENT ET DE SURVEILLER LES INTERETS DE L’ANGLETERRE AU CONGRES DE PARIS.LE PRESIDENT DES ETATS-UNIS DONNE RENDEZ-VOUS AUX MEMBRES DE LA CONFERENCE DE LA PAIX POUR DISCUTER DE LA LIGUE DES NATIONS.Paris, X - - Les délégués des cinq grandes puissances sont maintenant en mesure d’établir une comparaison entre leurs propres aspirations el celles de leurs amis de l’Entente et.de voir comment les divergences peuvent être conciliées.Les uns et les autres ont exprimé le maxirnum de leurs espoirs en toute liberté, il reste à la Conférence de la paix à Es coordonner en un tout.Les désirs des différents pays tels qu’exprimés, peuvent se résumer comme suit : franre.— La France réclame, «l'abord, (’Alsace-Lorraine sans condition.- et le droit de discuter el de Lut définitivement les frontières de ia France, le long du Rhin, ce qui peut exiger la création d’Ktats-tam-pons.Un de ces Etats serait le Pala-iiiuit et un autre la Prusse rhénane.La France désire aussi annexer le havun de la Sarre, ce qui pourrait s'appeler une réannexion.La France insistera sur le fait qu'en tant qu’il s'agit de la rive gauche du Rhin, plus au nord, la Conférence devra interdire dans cette zone ior.i ouvrage militaire, caserne, iek.s de ponts, forts et forteresses.La France est d’avis que les habitants de cette régions doivent être libres (i décider eux-mèincs s’ils désirent ->t idéal répond n un besoin universel et doit avoir une organisation universelle.L’ex-premier ministre dil que 1rs tentations rie la guerre disparaîtront par la disparition de la conscription et la di-minution des armements.kih- mue uni' i CONFERENCE DU Dr BELAND Le Dr Henri S.Béiand, député, j donnera une conférence dans la salle du Royal Victoria College, rue Sherbrooke-ouest, le mercredi, ü février, à 8 heures lô.Le Dr Bé-laml parlera de sa captivité en Al-lemagne.La conférence est donnée sous les auspices de la Société des Graduées de McGill, et le produit sers consacré aux bibliothèques fondées par la Société dans les hôpi-1 taux militaires de .Montréal et rie! Sainte-Anne de Bellevue.(Communiqué) UNE PLUS FORTE PENSION Québec, 3.—Une délégation d’ins-, titui ice.s en retraite c«>t riléc rencontrer sir Lo: fer Gouln, samedi dernier ; clic demande que le minimum du fonds de pension soit porté de S7à a gldtl par année.Il y environ 800 institut rires qui sont retirées de l'mistignen.ent.Le gouvernement leur dMoue $30,000 par année : le polir cent du salaire payé par les institutrices est tout à Tait insuffisant.J * La délégation; était conduite par Mme Jean Fontiine.de Saint-Narcisse de Loibinière ; elle fut intro-1 duite par M.J.Francoeur, «lé-puté du comté.t»e premier miniatr* a protni* d’étudier,,}* u*»- 15 pièces de CREEE DK CHINE tout soie, 36 pouces de largeur, texture serrée, bonne qualité pour blouses, sous-vêlements et robes, toutes les couleurs et noir.Rég.1.75.Mardi.1.19 850 verges de SOIE A1ES-SALINE plaid de fantaisie, 30 pouces de largeur, et SOIE CHIFFON TAFFETAS, 36 pouces de largeur, pour jupes et robes.Val.3.00 et 3.50 la verge.Mardi 1.69 /Ü Au rez-de-chaussée.So u s-vêtements pour hommes CHEMISES DI; NUT en coton blnno avec ou sans collet ; grandeurs -i ÇQ Kl à 17.I CHEMISES DE NUIT en ITanellette à rayures dr couleur cl blanches, d'très belle ((uaiitc ; grandeurs 14 à 20.Valeurs jusqu'à II.50 pour.JERSEY DE LAINE bleu rayé, brun et noir, invidmi-na'nt sur l’épaule, poui1 garçonnets dr (i à 14 ans.Valeurs jusqu’à 1.65 'll 11 Q pour.nulls jusqu'à .45 pour SPECIAL SPECIAL DE 9 A 10 HEURES A.M.SOL S-YELEMENTS (te laine naturelle, marque Sove-reing, caleçons seulement ; grandeurs .12 à II.$ U il Val.jusqu’à 1.75 pour.•• •• .Pas de commandes par poste ou trlrphone.Au rez-de-chaussée.Vête lents pour hommes et garçonnets LAINE “FINGERING", 4 brins, couleurs : gris, blanc cl noir.Spécial, la 1b.«»¦«»#*3* Au rez-de-chauBsëe.SPECIAL BAS GOLF pour enfants, qualité pure laine, noir cl lu haut de couleur ; pointures 6 à 8I1>.4 Rég.2.25 pour.A isaJÎ# MITAINES DE (.AINE pour dames et filleltes, couleurs : blanc, noir, rouge, bleu pâle.Rég.59 et /Jâ .75 pour.Au rez-de-chaussée.COMPLETS POUR GARÇONNETS, 8 à 17 ans, genre Norfolk, culotte bouffante ; en tweed mélangé gris ou brun.Val» de 9.00 à laJli) pour 7.95 PALETOTS POUR HOMMES, genre Ulster, collet convertible, en eheviot gris foncé et noir, en tweed car-re.auté brun.Val.dt: 28.00 pour SPECIAL DE 9 A 10 HEURES A.M.CULOTTES BOUFFANTES pour garçonnets de 7 à 12 ans, en tweed diagonal gris.
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