Le devoir, 30 mai 1919, vendredi 30 mai 1919
¦I VOLUME X.— No 125 MONTREAL, VENDREDI 30 MAI 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .§5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA .$2 00 ETATS-UNIS.*.2 50 UNION POSTALE .8 00 Directeur : HENRI BOURASSA VOIR Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE t Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main 8121 Administration, Main 8189 FAIS CE QUE DOIS ! Les ennuis du ministère Le cabinet Borden a de ce temps-ci de nombreux ennuis.La crise ouvrière, les énormes dépenses publiques, la question des nouveaux impôts, — trois sujets connexes, — n’y sont pas étrangères.M.White a à faire face à des dépenses de près de 900 millions avec des recettes prévues d’au plus .360 millions.Il lui faut donc trouver de nouveaux revenus pour arriver à combler ee déficit.S’il ne taxe pas plus lourdement cette année que par le passé, le pays n’aura pas de quoi s.' rendre au premier d’avril 1920.D’autre part, si M.White décrète de nouveaux impôts, il se trouve, et tout le ministère avec lui, en face d’un dilemme inquiétant.* * * Ou M.White va frapper de ses nouvelles taxes la grande industrie, les profits considérables qu’elle a fails et qu’elle continue de faire; ou il vn accroître et multiplier les taxes de consommation; et alors il atteindra, surtout, les petits employés, les artisans et les ouvriers, qui forment, avec les agriculteurs, le gros de la population canadienne.Taxer la grande industrie, c’est non seulement, pour le ministère, s exposer a se mettre à dos la plupart des homines d’argent qui l’ont appuyé et soutenu depuis le commencement de la guerre el qui, avec lui, ont lancé et rendu possible la formation du cabinet et du parti unionistes; c’est aussi fournir à cette même grande industrie une réponse plus ou moins fondée, niais toute trouvée, aux artisans qui demandent et demanderont ces- mois-ci des gages plus élevés.Aux ouvriers, les industriels ainsi luxés diront; “Nous ne pouvons vous répondre dans l’affirmative; tM.White vient de nous charger de nouveaux impôts, li nous reste, •ceux-ci payés, juste de quoi verser à nos actionnaires des dividendes à peine raisonnables.Que le ministère nous dégrève et nous vous paierons •mieux.Entretemps, force nous est d’ajourner la hausse de salaires que vous désirez.Y consentir, c’est nous ruiner.Rn serez-vous ensuite mieux payés?” Disons aussi que, de nouvelles taxes sur l’industrie, c'est autant que celle-ci ajoutera au prix de ses produits et, donc, nue 'nouvelle hausse de la cherté de la vie.ht, dans un cas comme dans l’autre, les ouvriers, mécontents, las •d’attendre, feront la grève.D’autre part, si M.White multiplie les impôts de consommation, ce sera rendre encore plus insupportable à la masse des salariés et à tout Je prolétariat la cherté de la vie, qui les fait déjà, et depuis de longs mois, haleter d’impatience et de colère à peine contenue.Les artisans trouveront insufisant pour faire face aux exigences immédiates de leurs fournisseurs le salaire qu’ils touchent; ils demanderont à leurs patrons un relèvement des gages.Il est facile de voir où cela peut conduire.Des semaines même avant le discours du budget de VI.White, nous avons eu la grève de Winnipeg, de Calgary, d'Edmonton, nous aurons eu celle de Toronto et d’autres encore.Pense-t-on que Je lancement de nouveaux impôts de consommation, en pleine période de différends entre le capital et le travail, multipliera les chances du gouvernement et des patrons d’en venir à une entente définitive avec les salariés?Cela ne ferait qu’exaspérer leurs réclamations, donner plus de corps aux théories des predicants de grève, provoquer de nouvelles demandes parmi les ouvriers.Or les patrons n’ont pas jusqu’ici paru vouloir consentir à celles qu’ont déjà formulées des groupes importants d’artisans et de prolétaires, à Winnipeg, à Calgary, à Edmonton et à Toronto.Au lendemain du discours de M.White, les travailleurs parleront plus haut et plus fort, s’il veut les imposer plus qu’auparavant.Et les grèves se généraliseront.Enfin, si M.White cherche à répartir aussi également qu’il le pourra ses nouveles taxes entre les capitalistes et les ouvriers, quelle issue raisonnable trouvera-t-il à la situation?Au lieu de mécontenter un seul de ces deux groupes, ne les mécontentera-t-il pas tous les deux à la fois?On a dit, ces jours-ci, que.pour parer aux grèves générales, le ministère interdira la grève de sympathie, il est plus facile de le dire, de statuer là-dessus, qu’il le sera de faire respecter pareil arrêté ministériel Si, parce que les commis de nouveautés, par exemple, n’obtiennent pas un traitement plus éJevél les employas des tramways allaient faire la grève de sympathie, à Montréal, comment l’Etat pourrait-il punir à la fois trois ou quatre mille employés?Et si dix autres corps de métiers allaient pareillement quitter l’ouvrage, dans les mêmes circonstances, ajoutant au nombre des grévistes, la situation de l’Etat ne serait-elle pas absurde?* # * Li situation paraît donc à peu près inextricable.Elle risque, pour peu qu’elle dure, — et ce n’est pas le discours de VI.White et son programme d’impôts, la semaine prochaine, qui remettront les choses nu point, — de se compliquer davantage et entre autres choses de nuire fort à la prochaine campagne du ministère en faveur d’un nouvel emprunt national de 100 à 500 millions, celui de la reconstruction, comme on rappellera sans doute.Le qui se passe, soulignons-le derechef, est une des conséquences de la politique imprévoyante et coupable du ministère, il s'est imaginé, sians son délire impérialiste, qu’un pays de 8 millions d’âmes pouvait, en quatre ou cinq uns, dépenser indéfinement l’argent, quintupler le chiffre de sa dele; il n’a pas réfléchi que la roule où il lançait ainsi le pays aboutirait à un fossé profond, au bord duquel le ''npital ci le Ira-vail engageraient, par suite de la cherté de la vie pour les ouvriers, une lutte terrifiante, Nous y sommes, la- pays tremble déjà de la rumeur du conflit, à peine engagé pourtant.Un ministère qui a mené le pays si près de l'abîme peut-il maintenant quelque chose pour l’en arracher?Non pas.Ses embarras, sa «•hùlc probable sont le châtiment qui l’altend.Le malheur, c’est qu’à cause de ce ministère et par suite de sa folle politique, le crédit du Canada souufre à l’étranger, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants vont souffrir, souffrent déjà de la faim, de ce tcmps-cj, en attendant qu’ils en souffrent davantage.Georges PELLETIER.LE COÛT DE LA VIE VSE CLASSE MM.THAITEE ET (WW \’E PLAINT PAS.— L’IN-TEltVEWION GOUVEHNEMEK-TALE.I.c coût de la vie ne baisse pas.On plaint d’ordinaire les ouvriers.Pères de nombreuses familles, ils ont souvent des charges lourdes.Mais, par contre, ceux qui ne chôment pnV ont réussi à faire augmenter leurs gages de façon sensible.N”v nurait-ll que les ouvriers à souffrir que ce serait bien assez ; mais auprès d’eux pâtit une classe très nombreuse, la plus nombreuse après la classe laborieuse, et dont les membres n’ont guère reçu de soulagement depuis le début ne la guerre Les augmentations de traitement ont été rares et petites chez les employés de bureaux, chez les petits fonctionnaires, etc.Et reux-ci pourtant sont aussi dignes de pitié que les ouvriers.Même, à certains égards, ils son! plus estimables qu'une rertaine catégorie de travailleurs—non pas tous,—romhlér par l'abondance tant qu'a duré la fanri-ralton des munitions el qui n'a pas réitssi à économiser le moindre sou pour la morte-saison, qui a renouvelé l'expérience de in rignle de la fable.La rlnsxe moyenne, elle, a continué do payer scs fournisseurs et a vivoté, à force de diligence et d'économie, avec des traitements guère (dus élevés que ceux d’avant la guerre, alors qu’aiijourd'hiii, il faut a peu près deux dollars pour acheter ce qu'on pouvait se procurer avec un seul en 1911, Dans leurs entrevues et leurs discours publics.1rs accapareurs, qui tentent de se disculper, mettent sans rosse devant les revendications des ouvriers, les augmentations de salaires payés aux ouvriers.Mais il y a deux éléments de méeonten-temont qu ils passent sous silence: les chômeurs, auxquels les augmentations de traitement ne peuvent rien, et la classe moyenne.Que ees profiteurs oui rappellent sans cesse combien ils ont augmenté leur main-d oeuvre, regardent un peu re nu iis ont fuit pour lours romptu-blés, leurs sténographes, leurs caissiers, leurs gérants.Ils seront édi-nos.Dans certains ménages, on voit monter avec un effroi compréhensible le mouvement des prix rt l'on commence à eonsidéror aver complaisance l'Intervention de l’Etat que Ion eût jugée malheureuse naguère.Comment ne pas croire que ce que le gouvernement a fatt l’an dernier pour les consommateurs européens.U ne pourrait le fH|.re pour les consommateurs rnnn (liens?Car.après tout, on persuadera difficilement l’électeur canadien que son gouvernement a été mis là unicjiiemenl pour se préoccuper de Talimentation de la Grande-Bretagne et des alliés.S’il lui a été possible, l’an dernier, de fixer je prix du beurre el de s’et'ii i;r de la production des beurreries pour l’exportation, pourquoi cette intervention ne serait-elle pas possible et désirable en sens inversé, quand le ministre du travail nous laisse entendre que nous aurons à faire face, l’hiver prochain, à un déficit de 15,000,000 de livres de beurre?L’ouvrier, même avec ses augmentations de salaire successives ne pourra pas réussir à se procurer une marchandise inexistante si on continue de permettre le coulage de l’exportation; et, encore une fois, après l’ouvrier, il y a la classe moyenne qui n’a pas l’avantage de voir son salaire suivre la cote de l’augmentation du coût de la vie.Les producteurs et les marchands devraient, nous semble-t-il, s’entendre pour procurer quelque allègement aux consommateurs.S'ils sont, comme ils le prétendent, les victimes de l’exportation à outrance, ils devraient eux-mêmes conseiller l’embargo.Nul ne trouvera comme eux des oreilles aussi bien disposées chez les autorités fédérales.L.D.BILLET DU SOIE CHRONIQUE D’OTTA WA Les Grecs et notre blé LES PROFITEURS PAR ERNEST BILODEAU.Ottawa, 28 mai.La réorganisation du service civil, la refonte de la loi des chemins de fer, quelques déclarations d’une certaine importance au moment des préliminaires, tel est le bilan de la journée de mercredi.Sir Robert Borden y assistait et a répondu à quelques interrogations, mais de façon prudentç et en se défendant sur sa langue absence de ne pas s’engager à fond dans les questions les plus brûlantes du jour.M.Robb, whip libéral, lui demandait par exemple si la nouvelle loi électorale sera bientôt présentée, et que pense Je premier ministre du bill que l’on prépare pour Ja punition des insoumis militaires.C’était tendre un “collet” dans lequel le lièvre a refusé de s'engager.'.le n’ai lias eu le 1 temps encore de regarder les docu-ments en question”, a répondu M.Borden.Quant aux comtés vacants, tel celui de sir Wilfrid et quelques ! autres, M.Borden répond encore à gouvernement ca-M, Robb que ce sera décidé plus les sanc- dard.On sent qu;' la dernière chose Pendant que nudien hésite à édicter lions nécessaires contre les profiteurs, les bonnes gens de Prague ont trouvé une nouvelle méthode de.trancher ce noeud gordien : ils en ont tout simplement fait un noeud coulant.Après avoir attaché cinquante-sept robustes cravates de chanvre à autant de potences, ils ont fait venir les plus notables spéculateurs sur les vivres de la ville et leur ont introduit le cou dans celte boucle singulièrement inconfortable.Le contact du chanvre avec les muscles cervicaux opère des réactions inattendues.Ainsi les cinquante-sept bipèdes qui avaient réussi à s’engraisser par la famine ont, avec une spontanéité et un ensemble télépathiques, juré qu’ils r’amende raient sur-le-champ.Les bonnes gens de Prague se sont laissés convaincre et ont desserré la corde contre promesse qu’on leur deserrerait la ceinture.Espérons , .qu'ils n’auront pas à regretter leur ;( 1 uviosenilruncp générosité.Nous ne conseillerions pus de tenter trop souvent l’aventure : il se pourrait que les cordes sc serrassent d’elles-mêmcs, grâce b celte âme qui semble parfois animer les choses, grâce d ce phénomène psychique que Ton appelle ta justice immanente.Le profiteur, en effet, où qu’il soil, où qu’il se cache, est bien l’espèce de criminel le plus coupable C'est un qui tue C’est un admira-s’est pla- à laquelle songe en ce moment le gouvernement est bien le sort des cinq ou six comtés privés de leur représentant.Personne ne s’étonnera d’apprendre que le premier ministre a d’autres préoccupations en tète.Les rumeurs .les plus fantaisistes commencent d’avoir cours; on parle de scission au sein du cabinet, de démission de sir Thomas White et de M.Reid, des Chemins de fer, •lesquels s'allieraient à sir Sam Hughes et au colonel Currie pour refaire à meuf les forces conservatrices.On ajoute même — une fois lancé, pourquoi s’arrêter ?— que sir Robert Borden entrerait lui-même dans la danse au point de dissoudre les Chambres et d’appeler au peuple presque immédiatement, avant (pie les libéraux n’aient pu opérer Jour réorganisation.C’est en tout cas l’un des potins qui courent.On trouvera probablement qu'M court très fort, et qu’en fait de fantastique el “le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable” —on n'a pas vu mieux depuis longtemps.M.Archambault s'est informé du montanl total perçu par l’Etat à même l’impôt sur les entrepôts frigorifiques.M.White lui a répondu que l’impôt n'fj.».iut que les pro supréieurs à là pour 100; or cou aucun des entrepôts n’a atteint ce chiffre de profits, la loi s’est trouvée inopérante.que Ton puisse trouver, assassin savant, raffiné, lentement ses victimes, affameur public qui dose blement son procédé, qui cé dans une telle situation que sa conscience se trouve en quelque sorte oblitérée.Comment l'entendre, quand il sali que plus le peuple sera affamé, el i>lns il pourra vendre cher ses produits, plus il vendra ses produits cher, plus aussi il entassera les écus sur les sous.Dès lors, il ne voit plus ce qui se passe hors de sa caisse.Il est hypnotisé par la montée des piles d'è-cus.Cet homme ne se doute même /tas qa’il tue ; qu’il est cent fois, que dis-je ?mille fois, dix mille fois plus criminel qvt le vulgaire apache dont il Ut le récit des ex-ploits dans sa gazette.Cette fri-pouille a tué un homme, mais lui c'est mie population entière qu’il affame lentement : tes parents qui engendreront des rejetons faibles ; les enfantr, qui naissent inachevés, à qui l’allaitement maternel sera refusé à cause de la débilité de leur mère.Le spéculateur sur les vivres est le i>lns hideux parasite.Il n'a rien produit, rien fail.Il n'a pas ensemencé la terre, il ne l'a pas cultivée ; il n'a pas surveillé les troupeaux ; il n’a pas fait te train de Tètablr, ni la traite des vaches.Il n’a rien fait.rien.Mais c'est lui cependant qui vit à même l'activité du cultivateur, lui qui s’interpose entre le consommateur cl l’autre, qui corrompt le fermier, qui Tin-cite à la spéculation, qui lui a fait perdre les notions des valeurs et de ta lattice, qui lui achète sur pied une récolte qui est encore dans les desseins de Dieu, afin d’être bien sâr que pas un épi, pas une carotte.pas ime pomme de terre et pas an chou n'échappera à son courtage maudit.Tous les commerçants ne sont pas des profiteurs : le plus grand nombre sont des honnêtes gens : mais 1rs coupables, les malhonnêtes, ceux qui laissent périr des viandes el des légumes plutôt gue de les vendre à bns prix, ceux qui détournent ainsi de la fin naturelle n laquelle Dieu 1rs a destinées des choses créées par Lui pour en foire uniquement des objets de profit, cenr-m sont de grands criminels.Et st c’est de cette grainr-là que les bons bourgeois de Prague ont tenue dans leur collier de chanvre, ils ont en une angélique patience de ne pas serrer la boucle.Jacques COEUR.BLOC-NOTES Le» divorce» Un bref pxlrail d’une conversation lenne devant un tribunal anglais.rapportée par la Gazette ces Joufs-ci, montre «|uel péril le divorce fait courir de ce temps-ci à la nation anglaise.Le (rente avril dernier, selon les journaux de Londres.un magistrat, M.Coleridge, disait à un avocat, en plein Iriliu-p") di s dlvôtres : "Le premier dé- cembre dernier, j’ai commencé a entendre des causes de divorce ici; je viens de disposer de la mil liènic en cinq mois.,1c puis ajouter que je ne peux même pas aller aussi vite qu’il le faudrait pour entendre le grand nombre de causes qui continuent de s’inscrire et me débordent.” La plaie du divorce, on le voit, s’étend on Angleterre comme aux Etats-Unis el en IT an ce.Nous en souffrons nous-mêmes ici, mais pas assez, au gré «b' pré tendus réformateurs, puisqu'ils veu lent faciliter les moyens de divorcer, sous prétexte qu’il v ’a un grand nombre de soldats de retour du front dont les iiiéiinge> ne marchent pas ou marchent trop nu Belle raison de mener la société aux ahiuies ! Les bilingues Le HOiis-iuinistrc de l'agriculturi a Ottawa, M.(irisdalc, bilingue lui meme, vient de dire devant une commission parlementaire, que les fonctionnaires bilingues soul cx-trêmement difficiles à trouver.Cela tient u plusieurs causes, que M.(crisdale ne parait pas avoir énumérées, non plus qu’analysées.On ne le lut a pas demandé, du reste.L’une des plus importantes, croyons-nous, c est la façon dont, dans la plupart des ministères, les employés bilingues sont traités.Presque tous les sous-ministres et les premiers commis sont des unilingues, — ils ne parlent «pic l’anglais, — et les bilingues, sauf de très rares cas.occupent des fonctions de subalternes, qui, n'offrant aucune chance d'avancement, ne sont guère courues par ceux qui les pourraient remplir avec :ivnn-lage.Au surplus, les chefs de bureaux réservent à peu près toutes leurs faveurs à fies employés unilingues, qui savent jouer en temps et lieu des-préjuges de race pour faire écarter quelque concurrent bilingue, — ce qui est presque toujours synonyme de canadien-fran-çais.Tant que les meilleures places iront a des gens ignorant presque toujours une des deux langues officielles du pays, H sera difficile de recruter pour le fonctionnarisme autant de bilingues que la bonne ndniinislrntion du pays en exige.Le jour où chacun sera traité selon son mérite et sa valeur, peut-être l'Etat aura-t-il moins de peine à trouver des employés bilingues de premier ordre.Jfflwker Cet aviateur australien, dont on sait l'aventure extraordinaire, est mauvais perdant.Quelques heures après que les Américains, qui ont traversé l’Atlantique en hydroplane, eussent débarqué à /.Isbon-ne.Il tentait de diminuer leur exploit, dans un dîner où des Anglais célébraient la fin heureuse de son voyage interrompu.Ses paroles, disent les dépêches, sont tombées à plat dans l'auditoire, ipti n’a pas bronché.On n’a pas cru devoir souligner son impair ; le silence qui Ta accueilli devra lui servir de leçon.On peut èlre excellent «vin-Icur et piètre joueur, • G P.LA GRECE ET NOUS Une question de M.Lemieux a ensuite provoqué de la part de M.Borden, puis de M.White, d’assez intéressantes declarations relatives à notre commerce d’exportation.Il s’agit cette fois de la Grèce, avec laquelle il parait que nous avons noué des relations d’étroite amitié, et qui va nous acheter du blé au taux d’un million de boisseaux par mois pendant les douze mois prochains, au cours du marché.M.Venizelos aurait dit au chef de la commission économique canadienne, M.Lloyd Harris, qu’il veut faire manger à son peuple le meilleur pain qu’il soit possible, et que, le blé canadien étant le meilleur au monde, c’est du blé canadien qu’il lui faut.Notre agent :i sans doute essayé de lui passer uissi de la farine, mais le chef grec s’est moijtré ferme comme Leonidas ui-même, et c’est du blé brut que nous lui enverrons.Il se pose ici une inquiétude que toute la Chambre ressentait vaguement et à laquelle M.Lemieux a donné expression,sans sc servir, cependant, de la formule assique; “Je crains les Grecs.et leurs compliments.” -Est-ee que la Grèce va nous payer avec le produit d’un prêt que nous lui ferons?a-t-il demandé.—Non, a répondu M.White, nous serons payés au comptant, et sans iccorder de crédit.C’est à n’en pas croire nos oreilles mal désaccoutumées encore des arrangement financiers du temps de guerre.R se pose aussi une autre objection: douze millions de boisseaux de blé vendu, c’est beau, mais comment livrerons-nous la marchandise?En d’autres termes, quels vaisseaux transporteront cette montagne le froment?Mystère et imprévoyance collective de nos dirigeants et du jeuple canadien en général.Il y a longtemps qu’il a été crié aux gouvernants qu’il m’existe pas de marine marchande canadienne; Ton répondait dédaigneusement en montrant de la main, par exemple, les trente navires de la Compagnie du Pacifique.qui, sauf les trois de l’océan Pacifique, sont tous à charte anglaise et échappent aux réglementations de la loi canadienne de même qu’aux besoins éventuels du commerce canadien.Et de même pour les autres compagnies faisant affaires dans le.Saint-Lauren I, ou avec nos ports des provinces de l’Est.Tant el si bien que nous avons failli perdre la superbe commande grecque dont il vient d’être question en C hambre, et dont les cercles politiques étaient au courant depuis deux ou trois jours.Est-ce à dire que l’obstacle est insurmontable?11 parait que non, pour cette fois, et qu’on a trouvé un moyen de fortune, quitte à taire ressortir devant le public l’absolue nécessité pour le Canada de créer au plus vite une flotte marchande, soit par construction, soit par achat.On peut même iijoulcr que si nous ne possédons pas assez de paquebots pour livrer chaque année une valeur en produits manufacturés d’environ un milliard et demi.on ne sait comment nous éviterons de sérieux embarras financiers, pour ne pas employer tout de suite une expression plus forte et ))lus précise.Quinze cents millions d’exportation annuelle ou la banqueroute! NI.Kemp rappelait hier qu’en 1914, le gouvernement canadien a pris la ré-solulion (je jeter, s’il le fallait, dans la fournaise jusqu’au dernier homme et au dernier dollar; il doit ad-metliT liit-mênic qu’il ne s’en est pas fallu de beaucoup que ce bel engagement eût été rempli au maximum! Les tâches nécessaires M.Bourassa analyse dans une conférence sous les auspices de l’A.C.J.C., les tâches que nous impose l’après-guerre — M.Antonio Perrault parle de l’A.C.J.C., et de la jeunesse étudiante.M.A.K.Maclonn a donné d’assez longues explications sur la nouvelle classification du service civil, fondée sur le rapport d’une maison d’expeiTs-coniplables de Chicago, detail relevé et critiqué par l'opposition, Il parait cependant que notre pays est encore trop jeune pour produire des experts de celte espèce.Cela viendra sans doute lorsque nous serons suffisamment endettés.Le docteur Mann ion n suggéré la nomination d'un soldat à la commission; et puisqu'il s’agit de deux nouveaux commissaires, M.Lemieux est d’opinion (pie les femmes ont bien le droit aussi d’y être représentées.Le ministre n'a pas donné de promesse définie à l’un ni à l'autre.# * * Le docteur Edwards, qui n'aime pas l’un des commissaires chargés de la révision du service civil, M.P.D.Ross, propriétaire du Journal, d'Ottawa.a profité de Toreasiou pour faire de la publicité sur les relations fructueuses de rct unioniste “désintéressé" avec le trésor oublie.En six années, à partir de 1911, M.P D.Ross a reçu pour travaux d'imprimerie à son atelier un total de *24,000 et dans In même période, une nuire somme de *62,000 pour loyer d'une partie de son Immeuble à des bureaux du gouvernement.Et voilà, commente M.Lemieux, l’indépendance des journaux unionistes: et r'est pour des raisons de re genre, ajoute-t-il, que nous demandons.et que le public demande avec nous, la publication obligatoire des noms d'acUonnnlrcs el propriétaires de journaux.M.Devlin et le docteur Fontaine ont recommandé à l'attention spéciale du ministre les petits employés, qui ont bien besoin d’un boni pour les aider à payer les dettes que presque tons ont dû contrarier.faute d’une rémunération suffi santé, tl importe aussi de relever sensiblement Pérbellc de leurs salaires.M Maclean n répondu de façon encourageante Pour rrttr classe intéressante de fnnrtlonnai- f X( a ta pn r’t Mercredi soir, au Monument national, sous les auspices de TAsso-ciation catholique de la Jeunesse, M.Henri Bourassa a donné une grande conférence sur les Tâches de demain.M.le Dr Baril, président de VAssociation, en quelques phrases heureuses, a salué le conférencier et le président d’honneur de la séance, M.Antonio Perrault, avocat, professeur à Laval.Il a rappelé les services rendus par M.Perrault à l'Association, dont celui-ci accepta la présidence en une période particulièrement difficile, aux années de début, et dit avec quel intérêt, à cause de ce souvenir et de leur valeur propw, les membres de TAsso-ciation suivent les travaux et les luttes du distingué professeur.M.Baril a en même temps rappelé que •M.Bourassa avait été; au premier congrès de VAssociation, il y a quinze ans, l’orateur de la séance de clôture et dit la sympathie que la jeunesse professe à l’endroit de sa propagande catholique et sociale.La séance comportait, outre la conférence de M.Bourassa et l’allocution de M.Perrault, de.la musique par Mille Germaine Paquette et du chant par Mlle Blanche Gon-thier.Les deux jeunes artistes ont été très applaudies.Un magnifique auditoire, nombreux et distingué, s’était rendu au Monument national pour faire honneur à T Association de la Jeunesse.Les discours ont été suivis avec un grand intérêt, fréquemment coupés d’applaudissements.M.BOURASSA Longuement applaudi, le directeur du Devoir, après un bref remerciement aux jeunes gens et un court rappel de sa première rencontre avec VAssociation, en 1904, entre de plain pied darts son sujet.Comme il a parlé près de deux heures, nous ne pouvons que résumer, à très larges traits et plume courante, la substance de son discours: “Tâches de demain”, ai-je fait inscrire au programme, mais, vraiment, n’est-cc point “tâches d’aujourd’hui” qu’il aurait fallu dire?Car ces tâches sont pressantes, urgentes et c’est tout de suite qu’il faut s’occuper d’y faire face.Elles apparaissent, à qui veut réfléchir, à qui s’essaie un moment à en scruter le nombre et l’importance, si multiples, si écrasantes, qu’elles semblent au-dessus des forces humaines, Aussi bien devons-nous poser au début de cet examen de conscience un acte de foi el d'humilité, demander â Dieu lumière, force et persévérance pour apercevoir toute l’étendue de la route et la parcourir sans défaillance.LES TACHES D’A VA NT-GUEB R E Toutes les tâches d’avant-guorre subsistent, nombreuses et lourdes.Ici comme ailleurs, et comme partout depuis que le inonde existe, il y n à soutenir la vieille, l'éternelle bille du bien contre le mal.de l’intelligence contre la bêtise, de l’esprit contre la matière, du devoir social contre l’inertie égoïste.Plus qu'ai Heurs nous avons besoin d'un effort intense, mélliodi-que, pour faire fare à ces multiples luttes, à raison de l'absence d'unité nationale, de l'absence (sauf en ee qui concerne le groupe canadien-français) de traditions profondes, de J'absence aussi d’esprit social.Pays neuf, composé d’élémenls (Iis parafes qui.pour ia plupart, ne sont venus chercher ici qu’un accroissement de bien-être matériel, nous avons, comme les Etats-Unis, besoin d’un levain spirituel qui nous arrache à l'emprise matérialiste.Et noire silnnlion est aggravée encore du fait de la servitude coloniale qui diminue chez nous le sens des responsabilités, entrave le développement de la virilité nationale.LA GUERRE T.a guerre, en même temps qu’elle aggravait tous les maux dont nous souffrions, tous tes problèmes dont la solution engageait notre avenir, créait des maux nouveaux, faisait surgir des problèmes auxquels nous n'étions nullemenl préparés.Par la propagande dont elle a été l’occasion, par les manoeuvres dont Ton s'est servi pour faire qecepler la participation de notre pays à l’effroyable conflit, etle a d’abord brouillé toutes 1rs notions de la vérité, du devoir, de la Justice, de la charité.Revenons au réel, revenons nu vrai.La guerre, en soi, est un fléau.L’Eglise, depuis des sièeles, l'assimile « la peste el à la famine; elle nous fait prier Dieu de l’épargner au monde: A peste, faine el bclto libéras nos., et les sièeles n'onl rien changé à ee fait, t.a guerre sans doute peut èlce salutaire comme châtiment, pourvu qu'elle soit acceptée en esprit d'expiation, mais elle reste un fléau.Et si Dieu « le droit de la déchaîner sur le monde, nui homme n'a celui d’y entraîner son pays, sauf pour la défense de ee pays, pour le respect d'engagements d'honneur el de eonsricnce, pour le soutien d'une cause manifesteinênl jusle el nécessaire (el enrore ee motif cst-ll subordonné au devoir premier de ronservation nationale).EL dans la réalité cnncrète, ce dernier cas apparaît liés rare.L'orateur fait alors une revue rapide des grandes guerres qui.dans les letups modernes, ont sollicité l'attention des hommes.Il rappelle comment la plus iusle.la plus sainte des causes, celle du Pape, a été •abandonnée de tous.11 évoque le souvenir de la Pologne, déchirée et martyrisée par la Prusse, la Russie et l’Autriche, de l’Espagne et de la Hollande, broyées sous les coups de l’empire napoléonien, du Royaume de Naples ruiné par le Piémont, du Danemark dépouillé par la Prusse, de l’Irlande, soumise à un martyre de quatre siècles et qui dure encore, du Mexique, volé par les Etals-Unis, de la Chine, à laquelle la force britannique imposait l’entrée de l’opium pour le plus grand avantage des propriétaires de plantations de pavots aux Indes et pour le plus grand malheur de son peuple, du Transvaal et de l’Orange, violemment dépouillés de leur indépendance nationale, etc.Dans ces conflits tragiques où la faiblesse succombait sous la force des armements ou du nombre, on peut, en y regardant bien, croire qu'un obscur instinct inclinait du côté des victimes la conscience des peuples, les voeux, la pitié et les rêves de l’humanité; mais les gouvernants, les politiques, ceux dont la parole engageait et fixait Tattitu-de de leur pays, qu'ont-ils fuit ?Activement ou passivement, ils ont •été avec les spoliateurs.C’est la série de crimes que vainqueurs et vaincus de la dernière guerre expient présentement.“NOTRE” CRIME De ces crimes, le Canada, jusqu’à 1899, fut irresponsable et innocent.Mais alors, rompant avec notre tradition séculaire, nous nous sommes associés à l'Angleterre et aux autres Dominions britanniques pour violer le droit et la liberté de deux petits peuples, pour les dépouiller de Jeur indépendance nationale.C’était un premier crime, qui devait comporter son châtiment, et son châtiment en ce momie puisque la vie des peuples finit avec le temps.Le châtiment est venu, nous le subissons.Et l’intervention en Afrique-Sud nous a entraînés dans la guerre qui s’achève.Gctle guerre, en son fond, dans sa réalité profonde, c’est le résultat de quatre siècles d’apostasies, de lâchetés, de cupidité.Son esprit se révèle dans ces traités secrets que plusieurs eurent l’avantage de lire il y a quelques mois déjà, que certains commencèrent d’analyser el de commenter, mais sur 'lesquels la censure de notre régime démocratique s’efforça d’imposer le silence; son esprit se révèle aux délibérations, aux conflits d’appétits et d’intrigues de la conférence de ia paix.Et que sera-ce quand toutes les archives, connue celles de Pétrograd, auront livré leurs secrets?Cette guerre apparaîtra comme la suprême mise en oeuvre, comme l’apothéose du mensonge, avec, probablement, du côté des Teutons, une note de plus brutal cynisme, du côté des Alliés, un accent plus hypocrite.Ah! sans doute, je sais quelle somme d’héroïsme, de souffrances chrétiennement acceptées, se sont manifestées dans cette lutte, avec quelle sincérité des millions d'hommes se son battus pour leur sol, pour les grandes causes dont le nom liollait dans l'air cl, devant ces sacrifices, je m’incline avec respect.LES MENSONGES Mais je parle ici des politiques, des faux prétextes, dont l'événement est venu démontrer le mensonge ci qu’on a mis de l'avanl pour nous entraîner — nous, particullè renient, qui n’avions dans celle iullc aucun intérêt direct, qui n’étions pas menacés dans notre sol.C’est la guerre de la “eivilisalion".n-t-On dit, et j'avoue qu'entre le tsarisme russe el le panslavisme (jue nous embrassions nier, le bolché-visme que nous combattons aujourd’hui, la kullur allemande et le mercantilisme anglo-saxon, je n’aperçois pas.(lu point de vue de l'inspiration morale, de très grande difference.(’.'est la lutte pour la 'liberté des petits peuples, pour la défense des petites nationalités, a-t-on ajouté.Et qu’advient-il de tous ces petits peuples qu’on prétondail défendre?L'orateur examine rapidement ici le ras de la Belgique, du Luxembourg.de la Grèce, de la Roumanie, de la Lithuanie, de la Yoitgo-Slavle, de l’Irlande, elc.On nous avait dit: Il faut .supprimer le militarisme, et Ton réussira peul-ètre à le supprimer en Allemagne.mais chez nous le résultat net de la guerre taura été de constituer une nouvelle caste militaire.On clamail enfin: ('.’est la guerre pour la "démocratie!” Ça, par cxètnple, c'élait vrai ! Pétrograd nous a déjà donné un bel échantillon de ce que représente la démocratie triomphante, et Winnipeg commence à éclairer sur ce point certains de eeux qui criaient le plus fort nu triomphe de In “démocratie”.Tous ces mensonges, on les a répétés chez nous sur Je mode ma jeur, avee une intensité pins grande, parce que le Canada n’ayartt aucun intérêt direct dans la guerre, pas même Tesnoir d'acquérir un pouce de territoire quelconque, il importait particulièrement et pour faire oublier la cause réelle de son intervention: l’impérialisme britannique — de donner le maximum de (Sitifr a lu page) 2 LE DEVOIR.MONTREAL, VENDREDI 30 MAI 1919 VOL.X.— No 123 Les tâches nécessaires (Suite de la Ire page) relief et d'éclat aux faux prétextes avec lesquels on voulait nous entraî- "• à l'abîme.GRAM) DR 1 Mis .r les maux dont nous sommes menacés ou, plutôt, qui déjà nous pénètrent jusqu'aux moelles, à des degrés divers, selon la composition ethnique de la population, le degré d’atrophie religieuse et morale de si s groupes et leur situation économique.se ramènent à certaines catégories que nous allons rapidement énumérer.Et d'abord la haine des classes, facteur jadis inconnu chez nous el qui va s'aggravant avec rapidité : haine des ouvriers contre les patrons.haine réciproque des patrons contre les ouvriers; haine des urbains contre les ruraux et des ruraux contre les urbains; haine des pauvres contre les riches, et réciproquement; haine de l'Ouest contre l’Est et de l’Est contre l’Ouest.A quoi viennent s'ajouter les vieilles divisions de races et de religion, le vieil antagonisme que la guerre a porté à un degré plus élevé encore.On pourrai 1 appliquer à notre pays ce mot que le 1’.Sertillangcs disait, il y a vingt ans, à son pays de France: “Toutes nos divisions sont à base de haine", avec cette différence que les divisions chez nous seront plus brutales encore, parce que nos haines sont des haines d’appétits plutôt que des haines d’idées.Puis, il faut compter avec In poussée collectiviste.Les masses, convaincues de l’impuissance ou de la mauvaise volonté de l’Etat, cherchent à constituer partout des Etats dans l’Etat.Ah! sans doute, nous bénirions le Ciel si ces groupes ressemblaient aux vieilles corporations ouvrières qui, sous l'empire de la pensée elirélienne, ont fait si grand et si glorieux le moyen âge.mais ce que nous voyons s’opérer sous ) rn< vain, nos nos yeux, c’est le retour des anciennes autocraties, mais à base de classes, destructrices de toute liberté communale, provinciale cl nationale.et même de tout ordre social chrétien.Puis, vient l’Etatisme, bourgeois ou révolutionnaire, «avec celte manie de tout attendre, de tout demander, de tout exiger du parlement et des politiciens.Les classes bourgeoises, effrayées, se cramponnent aux pouvoirs publics pour s’en faire un instrument de défense el de profit.Les classes populaires tentent de s’en emparer pour s'en faire un moyen d’attaque cl de démolition.C’est l'exaspération de la vieille plaie du "patronage" et de ce dernier chef, nous Canadiens français, avons peut-être péché plus que les autres.De cette munie tic l’Etalhiuc de- l n autre et douloureux symptôme, c'est le fait qu’on paraît en voie de ne plus saisir la malice profonde des crimes qui n’ont point de répercussions immédiates sur la .vanté ou les biens des individus, mais (pii visent directement la majesté de Dieu.Il n’est peut-être pas de terre catholique, hélas! oit l'on blasphème aillant que chez nous.Et l'orateur rappelle que, lorsque la Vierge, courbée connue sous un poids douloureux, apparut aux petits bergers de la Salette, elle leur dit (pie c’était le blasphème et le mépris du dimanche qui l’accablaient ainsi.Nous respectons enure.d’une façon générale, le repos dominical mais il est grand temps, plus que temps de réagir énergiquement contre le blasphème.De même faut-il constater et combattre les ravages du parjure, du mensonge et de l'improbité sous toutes scs formes.Et l'un des maux encore (pic l’on oublie trop facilement, l'un de ceux qui nous rongera t le plus profondément, c’est l’abscneé de sens social, l’absence du sens des responsabilités ipie comportent les situations particulières, la fortune, l’étude, toutes les supériorités (pii supposent en somme chez celui qui les possède des obligations plus grandes, (/est encore Tégoisme individuel que vient doubler l’égoïsme de classe.Et c'est la désorganisation de la famille, Tune dos plaies qu'il faut avoir le courage de sonder pour y porter remède.On ne peut être qu’effrayé en constatant la douloureuse transformation (pii s’est opérée depuis vin g!-cinq ans seulement dans notre éducation domestique, Ile manque de respect des enfants pour leurs parents, le manque de respect des parents pour leurs enl'ams, le manque de respect des époux les uns envers les autres, la trop grande facilité à se débarrasser du soin et de Téducation des enfants sur les écoles, etc.Puis, l’orateur dénonce la fausseté el le danger du féminisme, de tout ce qui tend à arracher la femme à sa sphère propre.Je sais, dit-il, 'les cas douloureux que la guerre est venue multiplier, mais sous prétexte de porter remède à un état de choses exceptionnel, n'allons point nous engager dans une route qui ne pourrait aboutir qu’à Térrasement el à l’avilissement de la femme.Ee jour où la femme aura été privée de la cuirasse que lui ont forgée vingt sièciles de civilisation chrétienne, où elle se lancera dans la lutte contre l'homme avec les nié» mes armes, sa faiblesse physique, sa moindre force d’endurance la feront tôt succomber.Elle redeviendra l’esclave ou le jouet de l’homme.LES REMEDES.Dans la dernière partie de sa conférence où.comme dans l'exposé des maux, l'orateur doit presque se contenter d’indiquer des tètes de chapitre, M.Bourassa aborde la question des remèdes.Et d'abord, dit-il, il faut nous refaire une conscience nationale, nous enfoncer dans l’espril el dans | les moelles une nolion du patrio-j Usine, conditionné par la morale.! qui rompe avec la double erreur ; de l'impérialisme et du colonialis-: me.I! faut nous faire une éduea-I tion sociale, la faire dans toutes les classes.M nous faut partout ap-( prendre el enseigner que les droits de Dieu, de l'Eglise, de la société, de la patrie priment les droits du capital el du travail.Il nous faut enlreprcndre les oeuvres sociales, chrétiennes et nationales qui im-: portent au salut de notre pays, res-! tnurcr la famille catholique, traditionnelle et ordonnée, prolonger dans les institutions d’enseignement l'esprit de famille, rendre ces institutions moins nécessaires par la puissance de la formation familiale, ôveMler chez nous le sens des responsabilités, le sens du devoir, du sacrifice, le courage moral, répandre et fortifier les vertus el lcs habitudes de salut : le respect de Dieu et de nos semblables, le respect des parents, des époux.des enfants uns pour les autres, le respect des vieillards, le respect de la femme et de soi-même, le respect de la Foi, de sa parole, de sa nationalité, de sa langue.Il nous faut pénétrer des vertus de probité, d'honneur, de fierté.sa, c'est de la lire.J'espère (pie celle-ci sera publiée et que de la sorte son influence en sera plus étendue.Dire de M.Bourassa, après l’avoir entendu ce soir, qu’il demeure égal à lui-même, serait à la vérité un mince compliment si Ton ne voulait par là que louer la forme extérieure de son talent, la puissance d’émotion que garde toujours l’éloquence de sa parole.Pour lui, et cela vaut mieux, demeurer | | égal à lui-même, c’est montrer sa : I fidélité à quelque* principes, quel-j (lues idées qu'il crut autrefois essentielles au deveJoppenient de la société canadienne et qu’il n’a pas cessé depuis de tendre à lui faire accepter.J’en trouverais une preuve nouvelle dans sa rencontre, ce soir avec les membres de T.Ls.s-oc/fl-linn de la Jeunesse catholique en-uadie nue-française.Il y a (juinze ans, quand cette \ssocialmn, malgré scs débuts qui la rendaient hésitante, voulait que scs premières paroles fassent écho au pied des I.aurentides.quand elle cherchait des conseils qui affermissent son courage en l’éclairant, qui la fil connaître au public et en même temps lui indiqua la conte où marcher ?De précieux encouragements lui'vinrent du monde ecclésiastique.• L'historien des idées chez nous s’arrêtera sur les noms de certains religieux, de certains prèlres séculiers qui furent intimement, liés au succès de T.t.s-soriedion.Mais, chez les laïques, (pii salua sa naissance?La plupart îles poliiieiens lui manifestèrent leur méfiance.Créée précisément pour commencer en cette province une action profonde hors de Ten-ccinte des parlements, en marge des partis politiques, comment cette Association aurait-elle pu trouver bon accueil chez des hommes qni ne s’intéressent aux jeunes que s'ils voient chez ces derniers des collaborateurs futurs, tout au moins des manoeuvres électoraux ?C’est à M.Bourassa que VAssociation s’csl adressée à sa première heure de vie comme elle le fait ce soir après quinze ans d'existence.Et nous n'oublierons pas qu’il joua alors pour elle le rôle que dans le même temps tenaient en France au profil de l'Association de la jeunesse catholique française le comte Albert de Mun et Ferdinand Brunet ière.Pour se justifier, ceux qui dirigeaient alors notre Association auraient pu invoquer le prestige déjà reconnu de M.Bourassa, rappeler, à l’appui, le témoignage que lui rendait un auteur français, André Siegfried qui, dans son livre sur notre pays, montrait le député de Labellc comme Tun des représentants de la pensée canadienne.Ils auraient pu surtout s’autoriser de Tune des particularités du caractère de M.Bourassa, son amour des idées, son souci d’en proclamer l'importance, la nécessité même au sein d’une démocratie aussi besogneuse que la nôtre.Homme de doctrine, c’est, il semble, Te mot dont les biographes de M.Bourassa sc serviront pour résumer sa vie.Et c’est sans doute à ce titre que les directeurs actuels de l’Assocïa-lion ont pensé qu’il y aurait profit à entendre ce soir, le directeur du Devoir comme leurs devanciers d'il y a quinze ans le croyaient.Vous avez pu constater que ni les uns ni les autres ne s'étaient trompés.Tout le long de Ja conférence de M.Bourassa vous avez retrouvé son goût de la doctrine, qu’il croit toujours base essentielle à Imite action efficace.Tournant vers l'avenir les regards des jeunes hommes, pliant leur volonté sur les tâches de demain, il a pris soin de leur rappeler, comme il Je fit autrefois.quelques notions, certains points lumineux qui les pourraient guider.Ce sera suffisamment montrer le vif intérêt que j'ai pris à cette conférence que de souhaiter aux jeunes d'exécuter le programme qu’on vient de leur tracer de main de maître, et suffisamment prouver la sincérité de ce voeu (pie de leur dire que VAssociation de la jeunesse catholique est Tun des moyens dont ils pourront user pour répondre aux espoirs (pie Ton forme à leur sujet.L’ASSOCIATION DE LA JEUNESSE LE DEVOIR URGENT.La tâche parait surhumaine.Elle Test en effet, mais elle est necessaire et urgente.Il faut s'y mettre tout de suite, avec humilité, avec courage.11 faut s'entr’aider par l’association.H faut travailler avec foi, avec espérance, avec charité.V Theure de sa pleine maturité, après avoir fait le tour des philosophies.après avoir pénétré les arcanes de la science, Tun des hommes les nliis grands que notre race ait produits.Biaise Pascal, se retournait humblement, amoureusement vers son crucifix et confessait que tout aboutissait là, tout partait de là, que le Christ fait le centre du monde et de la vie.Là est la vérité suprême.Tout se- efforts et l'association même, tout sera caduc dans nos oeuvres, si la pensée et l’amour de Dieu tic 1rs enveloppent cl les ani-ment.Jeunes gens, apprenrz-uous a prier, apprenez nous noire vie individuelle Cette Association m’apparait, sous lcs ombres de ces quinze années évanouies, comme une amie de ma jeunesse.Je lui sais gré de m’avoir fait comprendre quelques uns des devoirs qui attendent tout canadien-français.En retour, je ne regrette pas ne lui avoir consacré j un peu de mon labeur.Dans l'ensemble n’est-ce pas Tunique façon d’apprécier avec justice les; hommes et leurs oeuvres?— dans! Tcnsemble.l'Association de lo jeu-1 nessr catholique est Tun des mou-1 les vemenls de l’esprit et du coeur de; notre peuple qui lui font le plus honneur.Sa naissance a marqué dans notre histoire un point de départ, le oommencemenl d’une ère où les jeunes se donneraient tôt à lu lâche do se préparer à l'accomplissement de devoirs que noire position de minorité sur terre d’Amérique rend si exigeants.Elle révélait chez ccs jeunes le souci de travailler, par (les méthodes inusitées chez nous, au progrès social.Eveillant toutes les facultés de ses membres, elle les orientait vers la supériorité morale et intellectuelle, la supériorité totale, a excellemment dit M.Orner Héroux.Exigeant (Teux surtout la préoccupation de vivre pour autrui, elle apparaissait comme un groupement tendant à développer chez nous le désintéressement, condition première de toutes les oeuvres durables.L'Association n’a pas manqué à ses promesses.Et après ses quinze ans d’essai.Ton ne saurait vouloir le maintien de notre race, le progrès moral du Canada, sans souhaiter aussi que ses membres se fassent plus nombreux.Grâce à leur méthode de travail, au but qui les nllirc, ils ont meilleure chance que d’autres de devenir une élite.Le catholicisme dont ils font l’inspirateur de leur vie, Tétudc fort.Comprendre les convictions des autres, les respecter, n’iinpli-que pas l’abandon des siennes ni le danger de mettre au-dessuj, de sa vie quelques idées de préférence à d’autres.Les vôtres, messieurs de T.lx.to-ciulion de la Jeunesse catholique n’ont rien qui puisse effrayer un Canadien-français puisqu’elles se rattachent toutes aux traditions de notre race et qu’elles s’identifient avec son âme.Aussi si chaque jeune homme, chez nous, ne peut offrir sérieuses raisons de vous refuser son appui, combien une classe de jeunes en particulier, celle des étudiants, en a d’excellentes de seconder votre mouvement.L'Association de In Jeunesse catholique fut fondée en partie pour eux.Pourquoi s’en désintéressent-ils ?Elle leur rappellerait qu’ils constituent une sorte de noblesse et qu’à ce litre, leurs devoirs sont plus grands que leurs droits.Eprouvant l’ardeur qui animait ce disciple d’Albert de Mun, Louis de Clermont-Tonnerre, que la guerre a malheureusement tué, ils comprendraient comme lui les devoirs qui pèsent sur “tous ceux auxquels mie supériorité quelconque donne une parcelle d’ascendant sur leurs frères”.Comme ils saisiraient mieux alors l’idée du rôle réservé aux homines élevés au-dessus de la masse par des études de choix, par le séjour (luranl plusieurs années dans des institutions d’enseiguemeni de premier ordre, ils penseraient comme ce jeune, commandant de Farinée française, quç de nos jours “le noble c’est celui qui met en valeur le capital concret ou abstrait iju’il a reçu, qui s’en sert pour améliorer Tétai matériel ou moral de ses ire-res, qui leur tend une main généreuse pour gravir d’échelon en échelon.” Ils lui emprunteraient sa méthode de vie; comme lui ils se laisseraient mouvoir par l’esprit et le coeur, par Tumour parce qu’ils seraient bons, le devoir parce qu'ils sauraient comprendre, la raison parce qu'ils voudraient réfléchir.Que nos étudiants d'aujourd’hui, professionnels de demain, ne s'exposent pas à voir passer en d’autr es mains la direction de notre société.Les nations suivent toujours quelques chefs.Mais Thistoire enseigne que parfois les élites se déplacent.Si les professionnels sont inférieurs à leurs tâches, d’autres se présenteront pour les remplir.A ce sujet, permettez-moi de répéter, comme conclusion à cette soirée, un mot severe entendu dans cette salle le soir du 27 avril 1914.G’était après une conférence de M.le chanoine Desgranges qui avait voulu prolonger jusqu’ici sa prédication de la chaire de Notre-Dame.Scion son habitude, il avait provoqué les interrupteurs et, selon son habitude aussi, il leur avait magnifiquement répondu.Pourtant, vers la fin de la réunion, il partit du groupe des interrupteurs une remarque que M.le chanoine Desgranges ne releva point.Elle était moins une question qu’un reproche adressé à d’autres qu’au conférencier, moins une demande qu’une menace cachée.Se plaignant du dédain que trop souvent les jeunes hommes instruits manifestent à Té-gard des jeunes ouvriers, une voix d'adolescent, du fond de la salle, ajouta: “Ah! cependant, maints jeunes ouvriers feraient, au profit de la société canadienne, meilleur emploi que les jeunes étudiants de ieur intelligence et de leur savoir s’ils avaienl eu leurs avantages.” Parole sévère qui rappelait leur responsabilité à ceux (pie Dieu a élevés sur les sommets de l’instruction.Souhaitons que tous nos élè-ces de l’enseignement secondaire el supérieur reconnaissent leurs devoirs.Que l'Association de la Jeunesse Catholique soil Tun des moyens dont ils useront pour se préparer à les remplir ci devenir ainsi les artisans de la grandeur de notre race, du progrès de la patrie canadienne.•M.Perrault a été très applaudi.CHRONIQUE d;ottawa (Suite de la Ire page) res .disant que d’une façon générale tous bénéficieront d’une augmentation.Cependant, celle-ci ne peut pas être la même pour tous, car il faut bien que Ton se fonde sur l’importance du poste occupé, et la plus ou moins grande responsabilité qui s’y attache.Le docteur Fontaine proteste aussi contre l’addition de deux commissaires.qui ajoutera une dépense de $12,000 au budget public ei il tient le gouvernement responsable, par son impéritie, des maux dont souffre depuis longtemps le pays.M.Maclean lui a répété sa précédente déclaration en faveur des employés à modeste rémunération, puis la première lecture a été votée sans autre incident.La Chambre s’est ensuite occupée de certaines clauses de la loi refondue des chemins de fer: elle a rejeté par un vote sommaire un amendement de M.J.-E.Armstrong (Lambton), à l’effet de mettre les bateaux de navigation, intérieure sous le contrôle de la commission des chemins de fer.au point de vite de leurs taux de fret.Du rôté de la députation française, M.Casgrain et M.Power sc sont opposés à cet amendement, qui n’a été défendu que par quelques députés de l’Ouest, et a fini par être rejeté à une assez forte majorité.La Chambre s'est ensuite ajournée à vendredi, contrairement au Sénat, qui siégera jeudi comme les autres jours, bien que ce soit l’Ascension.Ernest BILODEAU.RECITAL BONNET | C'est ce soir, à 8 h.30, à Téglise ! St-Georges de Montréal, angle des j rues Saint-Urbain ét Bernard, que i M.Joseph Bonnet, organiste de Téglise Saint-Eustache, de Paris, don-' nera son seul récital à Montréal.Le programme suivant sera exécuté : 1.a) Voluntary, H.Purcell.Hîâ.S-1695, b) Récit de tierce entaille, N.de Grigny, 1671-1703, c) Prélude, Clérambault, 1676-1789.—2.a) Fantaisie et Fugue en sol mineur, Bach, 1685-1750, b) In dulci jubilo, Bach.—3.10e Concerto, Adagio, Allegro, Aria.Allegro, G.F.Handel.—L Pastorale, César Franck.— 5.a) Ariel, Joseph Bonnet, b) Angélus du soir, Joseph Bonnet.— li.Toecatc, Wi-dor.Après le récital, le salut sera chanté par la Chorale St-Georges.Tous les tramways montant la rue Saint-Laurent ou l’avenue du Parc, sc rendent à la rue Bernard.L’église Saint-Georges est à mi-chemin entre la rue Saint-Laurent et l’avenue du Parc.On est prié de se rendre pour Theure fixée; le récital commencera à 8 heures 30 précises.(Communiqué) Le temps qu’il fait ailleurs.Toronto, 30.— La pression atmosphérique sc maintient élevée sur les grands lacs et dans les Etats du centre, tandis qu’il y a des dépressions plutôt importantes dans l'Ouest et au large du littoral de l’Atlantique.Il continue à faire extrêmement chaud au Manitoba et en Saskatchewan, mais en Alberta, le temps a fraîchi et il est tombé de bonnes pluies.Les lacs, baie Géorgienne, vallées de l’Ottawa et du haut Saint-Laurent.— Vents légers ou modérés, beau et très chaud, aujourd’hui et demain.Bas Saint-Laurent, golfe el Côte nord.— Vents modérés, beau, aujourd’hui, el plus chaud demain.Provinces maritimes.— Partie ouest : Vents du nord et du nord-ouest, beau aujourd’hui et demain, un peu plus chaud.Partie est : Vents du nord-est et du nord ; temps au beau.Lac Supérieur.— Vents grandissants du sud-est, beau et très chaud.Demain.pluvieux dans l’ouest.Manitoba.— Vents du sud-est, pluvieux et orages locaux.Saskatchewan.— Plus frais, pluvieux et orages locaux.Alberta.— Frais et pluvieux.RELEVE DU THERMOMETRE CHEZ LES 0BLATS ______ i Le T.R.Père N.-S.Dozois, assistant-général de la Congrégation des Oblats, est en route pour le Canada.11 arrivera bientôt à New-York sur la “Lorraine”.Il a pour compagnons de voyage Mgr Cloutier, curé de la paroisse de Jacques-Cartier, Québec, Mgr Lapointe, de Chicoutimi, le Père Fortier, O.M.L.et plusieurs autres Oblats qui reviennent de la grande guerre.Le R.P.Gervais, économe provincial depuis 1915, est nommé au supérioral de la Maison de Maniwa-i ki.Le R.P.G.-K.Villeneuve devient économe provincial et il continuera de résider à St-Pierre de Montréal.Viennent d’être attachés à la maison de St-Pierre, les Père.s Stanislas Beaudry et Eugène Guérin.MUNICIPALITÉS DE PROGRÈS A l’heure qu'il est, un grand nombre de conseils municipaux dans toute la province ont commandé chacun huit (8) exemplaires du “Supplement du nouveau code imi-nicipal” par J.F.Pouliot, pour chacun de leurs officiers.Les municipalités ne peuvent sc procurer Je nombre d’exemplaires qu'il leur faut de cet important volume, qu’en s’adressant immédiatement aux éditeurs, L’Imprimerie “Le Saint-Laurent”, iimilée, 136-138 rue Lafontaine, Ri-vière-dti-Loup, P.Q.(Communiqué).Prince Rupert.Max.Min.48 38 Victoria 56 44 Kamloops 42 Calgary 66 36 Edmonton 64 Prince Albert.94 - Winnipeg 92 White River.46 SaulL Ste-Marie.88 50 Toronto.92 61 Kingston 86 52 Ottawa 86 56 Montréal 82 58 Québec 78 52 St-Jean, N.-B 74 40 Halifax 64 46 PROCHAIN MARIAGE ÊÔRKST- IH’OVËTTE.' — l'ti T/glisT St-RlP fnnt'.JuMis.le mardi 10 juin prochain, sera célébré à 7 h.du matin.It* mariage de Mlle Blanche Duquette, de la rue Hivard, avec M.Armand Forest, fils de M.l'.d-gard Forest, de la rue Clarke.La bénédiction nuptiale sera donnée par M.l’abbé Gédéon Sanche, cousin du futur époux.Le nouveau couple partira pour voyage.Pas de faire-part.QUALITE — SERVICE Nous vous 1rs assurons, si vous êtes de nos clients.— Nos aliments préparés.surtout nos viandes prêtes à la cuisson, simplifient d’autant les préparatifs.de vos repas.Essayez le service Stanford.EPAULE ANGLAISE DE MOUTON DESOSSEc.la ïb.79* ROTIS DE BOSTON ROULES (pas d*o*), la 1b .5â* FILET DE VEAU SANS OS, la lb.; .7.28» Ri* de veau frais.— Moelle fraîche (pour être «ereie sur canapé.Poulet* à frise et chapons géant* de Philadelphie, — Canetons du Maryland.— Poulets pour la broche, — Poulets nourris au lait, — Poulets a rôtir, et le reste.Concombre anglais — Tomates de serre — Endives - Choux-fleur — Asperges canadiennes do Sorel — Cresson — Estragon — Pastèques — Oranges rouges Bananes — Fraises — Cerises.NOTRE MAGASIN FERME A 6 HEURES ; — LES SAMEDIS, A 7 HEURES DU SOIR, A COMPTER DU 1er JUIN.Téléphone* : Uptown «910-6941-6J4'.’-6943-6944-6945-6946-6947.est bien aervi STANFORDS I.lr.nt, .».’ "Envoyez des fleurs" CELA NE VOUS COrTERA PAS CIIKR Angla S(e-< alherinr et Guy Mai,on à Quebec.$ rue St-Jean.Décès LA BONTE.— A Montréal, lo 28 mal 19PL ô l’àge de 2 nus et 21 jours, est décédé Laurent La bonté, enfant hlcn-aJmô de Joseph Labonté, agent d'assurance*.Funérailles privées.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père.No 778 rue Mont-I toy al Est.à 9 heures 70.pour se rendre au cimetière de In Côte «le* Neiges, lieu de la sépulture.MALO.V Vinuville.le 28 mal 1919, à Page de 72 ans, est décédée Dame veuve Napoléon Malo.née Eléonore Durocher.Ia»s funérailles auront lieu samedi, le 71 mai.1./C convoi funèbre partira de sa demeure, No fi.Mt rue Notre-Dame, i» 8 heures, pour sc rendre n l’église do St-Clé-ment, où le service sera célébré, et do là au cimetière de Varennrs, lieu de la sépulture.Parent* el amis sont prié* d’y assister sans autre invitation.EAU CHAUDE a vivre notre foi.Le jour où vous aurez fail cela, vous nous aurez sauvés.M.ANTONIO PERRAULT Les présidents d'honneur éprouvent d'ordinaire, dit M.Perrault, le sentiment de ne jouer que le deuxième violon.J'ai même Ici l'impression de jouer le troisième.Je ne m'en plains pas : les autres rôles ont élé si bien tenus.Il y n mieux à faire que de résii-uuu' une conference de M.Bourus- .vie, i etuac poursuivie en vue i prier dans d,< l’énergie agissante el créatrice, a prier dans no peuvent qu’en faire d’excellents notre vq.nationale.Apprene/.-nous | éléments.Je sais que les prétextes ne manquent pas pour s'excuser de lui faire prise mine.L’on craint sur-toul l'attachement visible de ses membres à quelques idées.Pourtant est-il possible d'accomplir en ce monde quoi que ee soit sans tenir pour assurés certains principes el s'en inspirer?Le dilettantisme peul-il être aulre chose qu'un dissolvant d'action ?Les maisons ouvertes à ions les Venls ne sont pas habitables.Les ’ hle.s dp i idées, sont voués a DECES A MONTREAL AID.AND.rharlottc Bobine, .’>0 an*, épouse d'Alfred Arcatid, 219 o*1 Sherbrooke.ALBIN, t'nméln, 16 un*, fille d’Armnngène Aubin, il M-Augustin.GLAY.Eugénie l^hlanr, 78 ans, épouse de Sigefrny Guay, Il est Vllré.OADIEUX.Lauretle, f* mois, enfant île 7é-nhlrlti ('adieux, 1271 Wellington, Lin Ml IL Marcel.7 mois, enfant de l,aii-rent L.hénlrr, IM Dagenais.morn .Ferdinand, 20 an*,54 Iberville.DI SIUM MLBS.Pierre, 7»') an*, ( Ole M-MI-chel.DUMONT.Ollvlne Dufresne, 65 an*, épou-*c tie Jo*epb Dumont, 68.'» Henri Julien.ITLION, Adrien, 7 an*, enfant de Jo*eph Fillon, 202 Ayluin.Fl SET, KrnrM, 1 nn, enfant de George* Fl-srt, 176 Duquesne.FORGET.Victor, 47 ans, refuge Mrurllng.FORTIER, Roger.I an.rnfanl d’Albert Fortier.796 2r avenue, Rosemont.GAGNON, Joseph.35 an*, 72 William-David.OEOFFRION, Germaine, 6 moi*, enfant de Rosaire Geoff fl on, 1497 ouest Notrr-l)nmr.GONNEVILLE, Marguerite, I an.enfant de Antonio Gonnevllle, 266 Iberville.(ÜRARD, Marie Louise.65 an*, 64 e*t Sherbrooke „ GRONDIN, Joieph, 91 an*.168 Ste-Emille.cerveaux humains lue ipa- l M nus.as st- bolsir dans le monde dos ! j 7 m,,.enfant le l'inanité de vllu l.ujcunrssc, lüj, ChuU'uubriiiiid..St-Germam, LL.L., C.R., L.Guérin, LL.L.B.Panet-Raymond, LL.L.Adresse télégraphique “Beaudin Bt-Germain, Guérin et Raymond, AVOCATS Edifice Trust & Loan, 30 rue Saint-Jacques.Téléphone Bell Main 6184.Montréal.Cnn.Dr Laurent Godin Licencié du conseil médical du Canada Ex-médecin interne de l’HStel-Dleu Heures de bureau 4 à 6 U.p.m.436 RUE BLEURY 7 à 8 h.p.m.MONTREAL Anatole Vanier Guy Vanter VANIER & VANIER AVOCATS Téi.Main 3632.»7, rue Saint-Jacques.BANQUES D’EPARGNE |A BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL.Bureau principal, 176 rue St-Jacques, et quator-*e succursales ù Montréal.BUREAU DE PLACEMENT “Business Bureau” Vous trouverez les meilleurs comptables, sténographes, etc., au No 364 University, Uptown 2116.— Aides de bureau, hommes et femmes cherchant positions dans un bureau sont priés de s’enregistrer immédiatement.BUANDERIE : LAVAGES de familles demandés.Humides, 00s ; 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c’était la se-iiiaine dé 46 heures de travail.On proposa alors aux patrons, comme planche de salut, la semaine de 44 heures pour les ouvriers avec effet rétroactif depuis le premier mai, en attendant que la chose soit réglée par un comité d’arbitrage.Comme la chose ne fut pas acceptée on décida que l’effet rétroactif ne commencerait que te 1er juin.Les plâtrons proposèrent finalement de soumettre toute la question à un conseil d’arbitrage afin d’éviter la grève générale dont on est menacée.Les représentants des grévistes n’ont pas voulu accepter lu proposition et en ont fait part au comité de Toronto qui aura à se prononcer sur la quest ion.Si la grève générale est déclarée à Toronto, on croit qu’elle affectera plus de 50,000 ouvriers.(Service de la Canadian Press) Winnipeg, 30.— La grève générale dure toujours.Ivc conseil municipal a adopté mercredi une résolution recommandée par le premier ministre, M.Norris, à l’effet d’édicter une loi qui rendrait illégales les grèves de sympathie.M.Arthur Meighen, ministre de l’Intérieur, esl retourné à Ottawa.On présume qu’il a dû demander au premier ministre fédéral une 'loi pour défendre les grèves de sympathie.Le ministre de l'Intérieur et le ministre du Travail, Gidéon Robertson, ont dénoncé vigoureusement les méthodes des meneurs et le chômage des travailleurs.La première tentative, de règlement de la grève a été une offre d’orbitra-ge de la part des fraternités des chemins de fer, démarche qui est restée sans résultat.Conformément à sa décision de mercredi, le conseil municipal jeudi a pris des mesures pour mettre fin aux grèves de sympathie dans tes services d’utilité publique.La commission de la police a déclaré que tout employé qui veut rester à l’emploi de la ville doit signer un enga-rement de ne pas se joindre à Tave-mr aux grèves de sympathie.Les oifieiers ont annoncé qu’un grand nombre d’agents ont signé et que beaucoup de vétérans seront ajoutés au corps de police actuel.Les officiers de trois grandes aciéries ont averti le maire, M.Gray, et le premier ministre, M.Norris, qu’ils accepteraient les officiers des fraternités des chemins de fer comme médiateurs dans lia discussion des conditions de travail avec leur employés.Jusqu’à présent, les chefs du comité central de la grève ont refusé de reconnaître toute conférence de conciliation entre les exécutifs des aciéries et leurs employés.Les chefs des unions m’ont pas encore annoncé quelle serait leur attitude là-dessus.Les membres du comité des citoyens ont travaillé à régler définitivement la grève, hier.Les hommes d'affaires ont promis leur concours.Le maire, M.Gray, a déclaré que les tramways commenceront à fonctionner probablement samedi.On a appris, hier, que le bill du service civil d’Ottawa comporte une augmentation substantielle pour certains services et qu’il n’y aura pas de diminution de salaire pour les employés fédéraux.On s’attend de ce fait à ce que plusieurs grévistes retournent au travail.Le maire et le comité des citoyens ont discuté l’à-propos d’envoyer à Ottawa une délégation qui discutera la situation municipale et le contrat collectif.Plusieurs commis des wagons-poste se sont adressés au ministre du Travail et lui ont demandé de reprendre leur travail.On le leur a permis, attendu qu’ils se sont rendus 24 heures avant l’expiration du délai de l’ultimatum du gouvernement.EMPLOYES DES POSTES Le maître de poste de Winnipeg, M.McIntyre, a été informé que les employés des postes de Regina ont refusé de se joindre à la grève de sympathie.Là, la situation créée par la grève générale est toujours la même, quoique la rumeur persiste depuis quelques jours que le comité de la grève va présenter un autre mode de règlement.La température torride acable les grévistes.Le thermomètre indique 99 degrés.James Winning, président du Conseil des Métiers et du Travail, qui a été frappé d’insolation, au cours d’une assemblée publique, est, dit-on, en parfaite santé aujourd’hui.Un incendie, dans une manufacture de portes et châssis, a été éteint par des pompiers volontaires.Ce que voyant.les pompiers réguliers ont prêté leur secours, malgré la grève.Les hommes d’affaires, tes marchands et les vétérans sc sont improvisés pompiers Des télégraphistes se sont ouvertement déclarés en faveur du retour au travail, 2 2 •) Il ‘ Crevier, Ib .2 i 0 14 Ü 0 Bruneau.cf .4 0 3 0 0 0 1 Cutter, 2b .0 2 1 •) 0 I Fortin, c., «» 1 T 4 2 0 Bourdin.3b .3 2 • ) 1 8 0 j Hébert, rf.0 \ 0 0 0 Ménard, If .4 1 i 4 0 0 Gingras.p.3 1 0 1 1 1 Total .37 8 13 27 15 — 1 BIERE Saine, nutritive, telle quon la boit en France, en Belgique, aux Etats-Unis-La Résultat par reprises Ali] Stars .(1100001)00-Sl-Arsène .00111050.x-Arbitre, Lefebvre.Sommaire : Deux buts, Carter, Rose; retirés au bâton : Olivier, I,Guillaume 1, Woods 2, Gingras 5; frappés par le lanceur: Olivier 2; laissés sur les buts : AU Stars 5.Saint-Arsène, 7.est le produit de la brasserie la mieux aménagée, la mieux outillée, la plus moderne du genre tant au Canada qu’aux Etats-Unis.DEUX MILLIONS ont été dépensés pour arriver à produire scientifiquement, avec le choix des matières premières, les méthodes tes plus perfectionnées de brassage, de fermentation, de maturation et d’embouteillage, la meilleure des bières.• Pétillante, Limpide, Brillante, Digestive, la Bière Frontenac est SANS RIVALE L’ESSAYER C’EST L’ADOPTER” BRASSERIE FRONTENAC, LIMITEE - - - MONTREAL LE TRAPPEUR Dimanche dernier, les officiers et membres se sont rendus à leur magnifique chalet, â Saint-Vincent-dc-Paul, pour faire les dernier préparatifs en vue dt la grande ou verture qui aura lieu dimandn prochain, lu icy juin. VOL.X.— No 125 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 30 MAI COMMERCE ET FINANCE LA MATINÉE ?A LAJJOURSE ELLE EST L’OCCASION D’AFFM-1ŒS PLUTOT LANGUISSANTES.LES COUPS SONT IKREG1J-LIEliS ET LA LOURDEUR PREDOMINE.— IL N’Y AURA PAS DE SEANCE, DEMAIN.Comme la Bourse de New-York a fermé ses portes hier soir pour ne 1rs rouvrir ipie lundi matin et «pie, par conséquent, les affaires sont (aimes, sur notre place, la séance usuelle du samedi matin n’aura pas lieu demain, à la Bourse de Mont-J^réal.Cela permettra aux compla-lilcs des bureaux de courtiers de mettre, en cette fin de mois, leurs écritures en ordre.En l’absence du stimulant de i’ac-livilé new-yorkaise, le nlouvernent des valeurs est chez nous languissant, mais les cours ont une assez bonne tenue.Cependant plusieurs actions déclinent, sous la pression des réalisations de bénéfices.Les Spanish River passent à 27 1-4 et rétrogradent à 2G 3-4 ; les Scotia Steel font l’objet de quelques uffai-i es à Stt, puis à 81 ; les Montreal Power esquissent un mouvement de hausse, à 90 E4, et reviennent à leur niveau antérieur, soit à 90; les National Breweries marquent 128 3-4, après avoir touché 128, (ex-dividende) ; les Brompton Paper vont toujours s’alourdissant, à (il 3-4; les Peter Lyall se présentent à (50; 20 des actions hors cote Laurentide Power s’établissent à 75; les Asbestos Corporation s’élèvent à 66, con-Ire 63 3-4 hier; des lots fractionnés de C.Cen.Electric sc négocient à é lit 1-2; les Brazilian perdent un point, à 58; 10 parts de Can.Cement sc vendent à 66 1-2; les Detroit Railways demeurent à 106 1-2 (ex-dividende); les Dom.Glass ne changent pas non plus:, à 55 : les Can.Locomotive atteignent (59 1-2 les actions hors cole North American Pulp s’échangent à 6 : les St.Lawrence Flour ouvrent à 109 et descendent à 108 3-4, contre 108 précédemment; les Steel of Canada baissent à 64 1-4; les Penmans se traitent à 94 1-2; les Ogilvie restent inchangées, à 255; les Riordon Palier abandonnent la moitié de leur dernier gain, à 129; les Smelters ne bougent pas, à 28; les Shawinigan sont stationnaires, à 124 ; et 10 ) parts de Sherwin-Williams trouvent preneur à 100.Pour ce qui a trail aux parts de préférence, les Can.Steamship s'inscrivent à 84 3-4 : les Spanish River cotent 105; les Riordon Paper font toujours 99; les Ames-Holden si* vendent à 86; des lots fractionnés d’Asbestos Corporation font 80, puis 81: les Canadian Car se transigent à 90; les Iron s’échangent, par •lots désassortis, à raison de 90; 5 actions Atlantic Sugar changent de mains à 90 1-2; et les Dom.Glass restent invariées, à 92 1-2.OPERATIONS DE LA MATINEE.Cours fournis par les agents de change L.-G.Beaubien et Cie, 50-ouest, rue Notre-Dame, Montréal.Bons Cement.îi'ôOO à 100 1-2, $66.66 à 100.Penman.H0 à 94 1-2., Banque Marchands.11 à 197.Bons Mont.Tram.$3100 à 74.Bell Tel.Rights.1 à 3 7-8, 100 à 3 5-8, 1 à 4, 100 à 3 1-2, 1143 à 3 1-2, 76 à 3 1-2.Scotia.105 à 80, 10 à 80 1-4, 35 à 80, 180 à SCI 1-2, 00 à 81.Spanish priv.73 à 105.Detroit.25 à 106 1-2.Breweries.200 k 128, 25 à 128 1-4, 15 à 128 1-8, 25 à 128.Ames priv.200 à 80.Shawinigan priv.10 à 100.Asbestos priv.35 à 80, 15 k 81.Can.Loco.50 à 69, 60 à 69 1-2.Layr.Power.300 à 75, 20 à 75.Bons Car.$1000 à 97.Ceni.priv.3 à 101.Iron priv.10 k 99.Steam, priv.50 k 81 81 3- t; 50 à 81 1-2.Lyall.25 k 66.Felt.300 k 28.Smelters.25 à 28.Sugar priv.5 k 90 1-2.Riordon priv.25 k 99.Ogilvie.102 à 255.Class priv.260 k 92 1-2.Ilinois priv.1 à 80.Gen.Elec.10 ù 114 1-2.Power.0 k 90 1-4, 8 à 90, 2 k 90 1-8.Cernent.10 à 06 1-2.Shaw.120 à 124.Glass.10 k 55 1-4, 25 ù 55.Brazil.35 k 59, 25 à 58 1-4, 25 à 58.25 à 57 3-4.Riordon.55 k 129.Textile.1 k 110, 75 k 116 1-2.Cnn.Cot.priv.55 k 85 1-2.Brompton.45 k 61 1-2, 10 k 61 3-4.Car priv.35 k 90, 10 k 89 3-4.Steel.115 à 64 1-2, 330 à 64 1-4, 25 5 k 64 1-2.Asbestos.20 k 64, 200 à 65, 50 à 66, i 518, 15 k 66 1-2, 5 k 66, 75 k 66 1-4.Spanish.100 k 27, 435 à 27, 180 à 27, 130 k 26 3-4, f t k 27, 100 à 26 3-4, 75 k 26 1-2.N.À.P.R 160 k 6.Laurentide.10 k 223 1-2, 25 à 223 3-4, 5 à 224, 100 à 224 1-2.Bons Rubber.$1000 à 96.Fonda fédéraux Bons 1922.$100 k 100 3-4, $1300 à 100 5-8, $1550 k 100 5-8, Bons 1927.8200 k 102 1-8.bons 1937.81000 k 106 1-4, $50 k 10U, $100 k 106 1-t.8600 à 106 1-2, Bons 1923.$650 k 100 5-8, $1000 k 100 7-8, $100 k 100 3-4, $10000 k 100 7-8, $1150 à 100 7-8, $3000 k 100 7-8.Bons 1933.$100 k 101 1-2, $10000 k 104 3-4, $1050 à 104 1-2, $500 k 104 5-8, $1450 à 104 1-2.Bons 1925.$10400 à 98 1-2.Dominion 1937.$2000 k 100 1-2, $17000 à 100 5-8.$500 k 100 1-2.VVabasso Cot.10 k 86, 3 a 85, 1 à 85, 50 ! à 85.Fonda fédéraux Dominion 1937.$1(100 à 100 5-8.' ! lions 1922.$5000 à HI0 3-4, »20(l à 100 5-8.lions 1923.«0 x $50 à 100 5-8, $100 a 100 3-4, $1000 à 100 7-8.Bons 1927.$200 à 102 1-4, $500 à 102 1-2.lions 1933.$2150 ù 104 1-2, $550 à 204 1-2.lions 1937.$200 à 100, $2000 à 100 3-8, $50 à 100, 3 x $50 à 100.Actions d* priorité Aines.25 a 80, K) à 85 3-4.Asbestos.10 à 80.Cément.5 à 101.Steamship.10 à 85 1-2.50 à 85 1-4, 15 à 85 1-2.Dont.Iron.70 a 99, 5 a 100.Textile.10 à 105 1-2.[tiorUon.00 à 90.Spanish.20 à 105 1-4, 8(1 n 105 1-2, 25 NOUS OFFRONS : 1111 $15,( Cité de Hull, P.Q.Obligations 5 Vi% Dues le 1er mai 1922 Prix : le pair (100) et les intérêts courus.BEAUSOLEIL LIMITÉE Financiers 112 RUE SAINT-JACQUES - - MONTREAL 105 1-4, 10 a 105, 104 3-1, 25 n 105.Steel Co.70 à 97 1-2, 5 à 07.OMigationn .Montréal, déc.1922.$400 a 100 25 à 104 3-4, 25 à 105, 25 à : 1-2.La lisse ÇA ET LA Bourse de New-York, la (Curb Association) cl la cou- Con- -4, 2 à.8t 1-2, 40 n soliduted Slock Exchawje (New-York: chôment aujourd’hui le coration Day, fête américaine.Les portes de ces établissements seront ! egalement fermées demain, samedi, I ce qui fait un congé de trois jours, i y compris le dimanche.Il en va de | même de la plupart des marchés américains.i.a Banque de Montréal annonce | qu’elle ouvrira prochainement une succursale à Chicoutimi, province de Québec.* * * Les agents de change de la Bourse de Montréal ont voté, presque unanimement, mercredi après-midi, l’abolition de la réglementation du cours minimum pour les affaires traitées sur le parquet.En conséquence, les cours minima disparaîtront lundi prochain, 2 juin.Ils avaient été établis dans l’automne de 1917, à cause des surprises de la guerre.* * * Les recettes brutes du Pacifique Canadien, pour le mois d’avril, s’établissent à $12,108,904, soit une diminution de $219,943 par rapport aux chiffres correspondants de l'année dernière, tandis que ses recettes nettes ressortent à $2,088,624, en déperdition de SI,3(16,703 par rapport à la même période de l’an dernier.A la Bourse de New-York, le mois de niai a connu le transfert de 34,-210,950 parts, par comparaison avec 29,511,17.4-en avril et avec 20,941,-783 durant le mois correspondant de l’an dernier.La plus active séance, celle du 20, a donné lieu à lu transmission de 1.972,300 parts, el la moins animée, celle du 22, de 1,200,522 parts.Le volume des affaires du compartiment des bons et obligations se chiffre, en mai, par $294,090,000, contre $305,063.000 en avril et $159,119,000 en mai 1918.* * if Hier après-midi, les agenls do change de la Bourse de Montréal ont décidé de porter de 1-8 à 1-4 de 1 % le courtage de toutes les affaires négociées sur notre place pour le compte des maisons new-yorkaises, soit le courtage qui est exigé du grand publie.C’est le corollaire de la majoration que les agents de change new-yorkais ont fait récemment subir à leur propre courtage.4*- if- * Les valeurs dont les noms suivent viennent ex-dividende aujourd’hui: Montreal Loan Ac Mortgage, 2)4%; Montreal oCItons ordinaires, 1%, de priorité, !•%%; Pacifique Canadien, 2)4%.Les actions Pacifique Canadien étaient ex-dividende hier, à New-York.cauls, les exportateurs devront tous prêter main-forte afin d’assurer la meilleure assistance possible.Il ne s’agit pas de philanthropie, l'éloignement de la famine ou de la révolution qui s’en suivrait inévitablement esl tout simplement mesure de prudence dans les intérêts mêmes de '’Amérique industrielle el commerciale.Voilà donc pourquoi avec de la bonne volonté les Etats-L'nis uro'pe, le rôle du Bon | joueront en ; Samaritain.LES PRODUITS LAITIERS ENCHERES RURALES Brockville.Ont., 30.— A la réunion des fabricants de fromage, hier, les offres sc sont chiffrées par 3,194 meules de fromage, dont !,U15 de blanc et 2,179 de coloré.On a disposé de 770 ineules .de fromage blanc et de 1.050 meules de coloré, soit en tout 2,420 meules, à raison de 31 sous et 5-16 la livre.Sterling, Ont., 30.— A l'enchère d’hier, on a vendu 700 -meules de fromage au prix de 32 sous el 7-16 la livre.Canvpbellford, 30.- On a enregistré 450 meules de fromage, au cours de la séance d’hier.Le tout a trouvé preneur à 32 sous et :)s la livre.Kingston, Ont.30.—La réunion d’hier a donné lieu à l’inscription de 400 meules de fromage au registre officiel.Toutes ont été vendues à 32 sous et 1-16 la livre.DECLARATIONS DE DIVIDENDES Dominion Glass Company.—Dividendes trimestriels réguliers de 1%, sur les actions ordinaires, et de 1%%, sur les parts de préférence, distribuables le 1er juillet aux porteurs de titres enregistrés le 14 juin.Penmans, Limited.Dividende trimestriel régulier de l:,/j%, sur ies actions ordinaires, distribuable le 15 août aux porteurs inscrits le 5, el de 1 )4%, sur les parts de préférence, échéant le 1er août aux détenteurs enregistrés le 21 juillel.Tri City Company — Dividende trimestriel régulier de I )4%, sur les actions ordinaires, distribuable le 1er juillet aux détenteurs de titres inscrits le 20 juin.LA COTE NEW- YORKAISE Les agents de Gosselin et Cie., i 61, à 65 OPERATIONS DE E’APRES-MIDI D’HIER Actions ordinaires lipll Tel.5 il 125.Roll Tel.Rights, 10 à 3 3-4, 11 à 4.Rl'.'i/ülnn.210 à 59.(hui.Sle.-im.25 h 19 1-2, 10 à 49 1-4.Detroit Ry.100 il 106 1-2.M.],.H.ami P.100 n 90.Quebec Rv.20 ti 20.100 à 19 7-8.Shnwinigan.50 h 124.Ames Holden.25 ft 36.Atlantic tiugiir.25 ft 32.R Compton.20 ft 62 1-2.(hui.Ccmcul.90 ft 67.i nil.T.oro, 25 ft 69 1-1.Con.Smelting.25 ft 2R.Dom.(ifass.75 ft 55.Sled (hup.611 ft 62 1-4, 50 ft 62.Dom.Textile.75 ft 117.f.iuirenlldr.25 ft 22( 1-4, 25 ft 224 1-2, 50 ft 224 3-4, 5 ft 221.Nat.Breweries.80 ft 129.Ogilvie.10 ft 256.10 ft 2.55.Riordon Paper.50 ft 129 1-2, 100 ft 130.ScotI».25 ft 78 1-4, 100 ft 79 1-4, 50 ft 79 1-2, 50 ft 79 3-1.25 ft 80.10 ft 79 3-4, 15 ft 80.Spanish River.100 ft 27 1-4, 25 ft 27 3-8, 90 ft 27 1-4, 305 ft 27.St.Lnwrcnee Flour.10 ft 108.Steel Co.170 ft 65.BRITNEAU, Membre, ARTHUR Honree de Montrial.BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Ilureau de Montrial • 97 ET 99 S.-FRA'NCOIS-XAVIER Succursales : QUEBEC et SOREL.Fil direct avec POST * FLAGG, Ntw-Yerk.change Fairbanks, nous font tenir la communication suivante, en date du 29 mai : En ouverture l'activité était plus ou moins ralentie et la cote n’enregistra que des plus-values d’importance secondaire.Mais soit que la clientèle se rendit compte que les séances de fermeture ne devaient dater que de demain, soit que les valeurs qui avaient été bouillonnantes hier ne pouvaient demeurer plus longtemps inactives, nombre de compartiments devinrent subitement animés et le marché reprit son as pect des jours précédents.C’est ainsi que “Ain.Wool” atteignit le niveau extrême de hausse de 97 3-4; ila fièvre spéculative se propagea bientôt aux chemins de fer et “Reading” s’éleva à 91, “Saint-Paul”, 47, “Gt.Nor.Prf", 99 3-8; mais les spéculateurs habitués depuis plusieurs mois à un vaste champ d’actions dirigèrent également leurs opérations vers les pétroles, dont “Mex.Pete” monta à un moment donné à 189 7-8; “Pan Am.Pete".97 1-4 ; poursuivant sa course vers cette vague d’activité entraîna en hausse les moteurs, “General Motors” atteignit tout d’une haleine 21(1.“Stubaker” 107 1-2, etc.La solution qu’apportera le Congrès au problème ennuyeux des chemins de fer et la signature du traité de paix sont deux événements qu’on espère voir se produire la semaine prochaine et qui, évidemment, ajouteront de l’impétuosité, si possible à l’ascension actuelle des cours.En effet, une fois la paix conclue il sera plus facile à l’Amérique de diriger ses exportations vers l’Europe qui pour le moment a un besoin urgent de nourriUire et de matériaux de toutes sortes pour la reconstruction.Les Etats-Unis ont participé à la guerre, leur mission diplomatique touche à sa fin, mais comme ils ont été le réservoir qui a procuré île materiel nécessaire à la poursuite victorieuse des hostilités, de même seront-ils pendant des mois à venir l’entrepôt où les pays d’outre-mer viendront cueillir les aliments nécessaires à leur vie.Ce ne sont pas les gouvernements, mais bien les familles cl les industriels qui représentent le premier besoin de l’Europe.Les 400,000,000 européens devront travailler pour vivre et com-ment pourront-ils travailler s’ils meurent de faim.Mais i] ne suffira pas que les banquiers américains s’organisent en syndicats, et accordent des crédits généreux aux pays étrangers, il faudra de pâtis une coopération commerciale el industrielle.Les cull;.les fubri- LA NAVIGATION PREMIER NAVIRE POUR LA FRANCE INAUGURATION DU SERVICE MONTREAL — LL HAVRE, DE LA CIE GENERALE TRANSAT-J.ANTIQUE — DANS LE PORT.Le “BMbster” part demain pour se rendre au Havre.C’est le premier navire à quitter .lé port de Montréal celle année pour se rendre dans un port français.Ce service est inauguré par la Cie Canadienne Transatlantique qui a été organisée par la Cie Générale Transatlantique et la “Canada Steamships”.A l’avenir un navire de cette nouveUte compagnie partira toutes les deux semaines pour se rendre au Havre, tandis qu’un autre quittera le Havre pour venir à Montréal.Le “Honduras” sera le prochain navire qui partira de Montréal.Il doit lever l’ancre vers le 15 juin el il arrivera ici le 10 venant du Havre.Ces navires ne prennent pas encore de passagers.Ce service sera probablement inauguré plus tard.Le “Saturnia" est parti aujourd’hui pour Glasgow avec 240 passagers de cabine et 110 d’entrepont.Il transporte en plus des passagers une cargaison générale et la malle européenne.T.e “Joyland” est arrivé dans Sc port hier avec une cargaison de grain venant de Fort-William.Ce navire a subi quelques dommages en descendant le canal Soulanges alors qu’il vint en collision avec de “Robert Rhodes” juste en sortant du canal.Les dommages ne sont pas très considérables cependant puisque le navire a pu continuer sa route sous sa propre vapeur.IJ est entré dans la cale sèche pour subir des réparations.Le “Cape Corso” quittera le port de Montréal demain pour se rendre à Saint-Nazaire, France.11 a une cargaison générale.L’“Empress of Britain" est parti mercredi dernier en route pour le port de Québec.Ce navire de la compagnie du Pacifique Canadien transporte à son bord 133 officiers, quatre garde-malades, et 2,599 soldats dont ceux du 44e bataillon de Winnipeg, le 4Ge bataillon de Régina, le 47e de London, la 13e ambulance et plusieurs autres détachements pour les différentes parties du Canada.De Liverpool on apprend que la Ligne (mnard vient d’ajouter quatre nouveaux navires sur son service océanique.Trois d’entre eux ont un .langage de 9,600 tonnes et se noinme-ronl le ‘.yanlulia”, le “Vaseonia”, le “Virgilia” et le quatrième aura un ,1 aujuge de 8.500 tonnes et sc nommera le “Verhania.” EMISSION PROCHAINE pour rapporter G)* % Obligations de 1ère hypothèque 6%, 15 ans, offrant les meilleures garanties : $3.00 de valeurs et propriétés pour garantir chaque.$1,00 prêté.$4,00 au moins do profits nets pour garantir chaque $1.00 d’intérêt.Ces bons serviront k aug-inontor la production d’une industrie établie avec succès depuis «les années dans la Province de Québec, qui fabrique dans les conditions les plus favorables un a r tide in d i s pe ns able.Avant de placer vos argents, demandez noire circulaire.NesbittThomson i Co.Limited PA.Masson,gèrant 222Rue St Jacques Montreal Main 3816 Cour Supérieure, province de Québec, district de Montréal.No 5175.Wilfrid Lajeunesse, entrepreneur, de la cité d’Outrcmont, district de Montréal, demandeur, v.Arthur B.Moore, de la cité d’Outre-inont, district de Montréal, défendeur, & R.W.Williams & Sons Company, Limited,' corporation légalement constituée et ayant son principal bureau d'affaires dans les cité et district de Montréal, et Walter D.BeardmorerAlfred D.Beard-more, Frederick N.Beardmore, Georges W.Beardmore, ions quatre de la cité de Toronto, province d’Ontario, et faisant affaires ensemble et en société, à Montréal, dit district, comme marchands, sous la raison sociale de Beardmore & Co.mis en cause.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans les 8 jours.Montréal, 28 mai 1919.T.Dépatie, député-protonotaire.Monty* & Duranieau, procureurs du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure, No 896.— Joseph Bernaquez, bourgeois, des cité et district de Montréal, demandeur, vs Odile Lemc-rise, épouse judiciairement séparée de corps et de biens de Joseph Bernaquez, bourgeois, des cité et district d eMontréal, autrefois du même lieu, et maintenant absente, défenderesse.Il est ordonné à la défenderesse de comparaître dans le mois.Montréal, 26 mai 1919.T.DEPATIE.Député-protonotaire.M.Hanfield et Cie.procureurs du demandeur.RÉUNION DU .COURS DE SOLFEGE REMISE Vu une indisposition sérieuse qui retient le professeur J.J.Goulet à la maison, les élèves du cours de solfège sont priés de prendre noie que la réunion de ce soir est remise à jeudi prochain, le 5 juin, à 7 h.30 du soir, au Monument National.(Communiqué).LADY JETTE FRAPPEE DE PARALYSIE (De notre corresDor.dant) Québec, 30.— Lady Jette, épouse ,ie sir Louis-A.Jetté.a élè frappée de paralysie, ces jours derniers.Son état s’e.st un peu amélioré mais on entretient des,craintes sérieuses, vu ^on grand âge.Lady Jette esl la mère de Mme Rodolphe Lemieux el de Mme Grondin.CHEMIN DE FER DE L’ETAT Horaire de» trains pour l'été.au 1er juin 1919.En vigueur Gare rue Ste-Catherine Est Train No 10, tous les jours exceptç le dimanche, pour Joliettc, Grand’Mèrr, Shawinigan Falls et Québec ; départ 1.30 p.m.au lieu de 1.45 p.m.No 16, tous les jours excepté le dimanche, pour Joliette, Shawinigan Falls, Grand’-Mèrc et Hervey Jonction ; départ 9.30 a.m.au lieu de 9.00 a.ni.No 118, le dimanche seulement, pour Juliette ; départ 9.30 a.m.au lieu de 9.00 a.m.Du 15 juin au 31 août, ce train passera par Shawinigan Falls, Grand’Mère et Garneau Jonction.No 102, tous les jours excepté le dimanche, pour Uawdon ; départ 4.45 p.m., au lieu de 3.50 p.m.Le service du dimanche pour Hawdon sera mis en opération du 15 juin au 31 août ; départ 9.30 a.m.Le départ des autres trains de la gare de la rue Ste-Catherine Est se fera aux mêmes heures que piaintenant.Arrivée à la gare rue Ste-Catherine Est No 9, tous les jours excepté le dimanche, de Québec, arrivera k 4.40 p.m.au lieu de 4.10 p.m.No 17, tous les jours excepté le dimanche, de Joliette ; arrivée 9.25 a.m.au lieu de 9.35 .i.m .L'heure d’arrivée des autres trains à la gare de In rue Ste-Catherinc Est est comme actuellement.Départ Tunnel Terminal No 423, le dimanche seulement, pour Haw-kesbury ; départ 7.45 p.m.au lieu de 8.15 p.m.Les autres trains aux memes heures qu'à présent.Arrivée Tunnel Terminal No 8, tous les jours, d’Ottawa ; arrivée 19.50 midi au Heu de 12.30.No 86, dimanche seulement, de Hawkos-bury ; arrivée 7.15 p.m.au lieu de 7.46 p.m.No 6, tous les jours fxcepté le dimanche.d'Ottawa ; arrivée 10.50 p.m.au lieu de 11.00 p.m.Arrivée des autres trains nu Tunnel Terminal aux mêmes heures qu'à présent.Subdivision Montfort Pour le nord : No 93, lundi et jeudi seulement ; départ C.P.R.(Place Vigor) 8.45 a.m., du 2 juin au 8 septembre.Les autres trains pour le nord aux mêmes heures qu’à présent.Pour le aud t Placement de tout repos $450,000.00 Obligations garanties 1ère et unique hypothèque, avec fonds d’amortissement.Huit ans Q% COMPAGNIE DE L’EDIFICE DANDBRAND, LIMITEE U.II.Danditraml, président.Datées du 1er mai 1919 Coin des rues St-Denis et Ste-Catherine, Montréal.Echéant le 1er mai 1927 Principal et.intérêt payables en or au choix du porteur ou du détenteur enreprislré, à la Banque d'Hochelaga.à Montréal, à Québec, et à la National Park Bank, à New-York.Intérêt payable seml-anmiellcmpp* 1rs 1er m û ci 1er novembre.COUPURES : — $100 — $500 — AVEC COUPONS Les obligations peuvent être rachetées en tout ou en partie, 1er mai 1924, k 101 el les intérêts accrus, moyennant 30 jours «Lavis, le 1er mai 1924, et k chaque date subséquente d’intérêt.Advenu»! la vente de Vu propriété, les obligations pourront être rachetées à 105, et les interets accrus, moyennant 30 jours d’avis.ETAT FINANCIER Valeur de la propriété estimée par des experts.Moulant total de l'émission autorisée.l’evemi annuel «ie la propriété hypothéquée par ces obligations.Dépenses annuelles : Taxes, Administration, Assurances, etc.Revenu net.$775,000.00 45ft.n00.00 57,000.01) 15.285.00 41.715.00 (presque deux fois la somme des intirêts annuels, à 6% sur $450,000.00) ENREGISTREMENT : l.cs obligulions peuvent être enregistrées quant au capitol ou bureau de lu Coinpoguie.FIDEICOMMISSAIRE "Montreal Trunt Co., ft Montréal”.I.EGALITE : MM.Kavonogh, Lojoir rt loicostr, ‘‘Siv Alevondre I.ocnste, Conseil", oinsi que MM.Hainville et Rainville, avocats, ont examiné et approuvé lu légalité de rémission.l.rs artrs de Fidéicommls ont été passés (levant Me Victor Morin, N.P.FIN DE L’EMISSION : l.n présente émission servira à payer $.'160.000.00 dues ft la “Mutual Life and Citi/.eu Assurance C.u.l.lil”, et au remboursement d’urgent avancé pur 1rs Rauques pour compléter la construction de l’édifice.H Afin d'offrir la plus grande marge de sûreté aux porteurs d'obligations, une portion de la deue a été payée, et celle-ci réduite à $450.000.00.GARANTIE s - L’émission est garantie par un contrat dr fiducie enregistré, entre lu Compagnie de l’édifice Dandurand Limitée ri le “Montreal Trust Co.” *' Cette émission rmistittie une première et unique hypnlhèque sur l'édifice, sur le terrain de la Compagnie de l’Edifice, Dandurand Limitée, situé au coin sud-ouest des rurs Me-Catherine et St-Denis, cité de Montréal, el sur tout agrandissement futur ft la propriété.Aucune antre obli galion ou hypothèque ne peut être émise sur la propriété pendant la durée de la présente émis sioii.FONDS D’AMORTISSEMENT : — Une partie îles revenus annuels sera aecumuiéo par le Fidéicommissaire et servira ù ~ ' .hligations pendu gâtions restant tree par un nouvel emprunt.Ce» obligation» «ont : de» pincements legaux pour le» banques d’épargnes, compagnie» d'assurances, caisses d'économies, succession», etc.i'1''mis m Moins sera nrcumuléo par le Fldéi-,servira j, racheter un montant substantiel d’o-rlaol la durée de l'émission.La balance des obli-
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