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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 2 juin 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-06-02, Collections de BAnQ.

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la?.^AL, LUNDI 2 JUIN 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Édition quotidnnno CANADA ET ETATS-UNIS «00 UNION POSTALE g 00 Édition hebdomadaire CANADA .$3 00 ETATS-UNIS .2 50 UNION POSTALE ., .3 00 flédaction et administration: RUE SAINT-VINCENT MONTItEAk TÉLÉPHONE t ^ Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Mala S121 Administration.Mais 6153 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE RETOUR A GRAND-PRÉ L’Ewtnffélinc du 29 mai nous apprend qu’à la suite d’une entente intervenue entre les membres d’un comité acadien et les représentants ¦de la compagnie de chemin de fer Dominion Atlantic, les conditions de remise aux Acadiens du terrain de Grand-Pré ont été déterminées et n’attendent plus que la ratification d’un congrès national qui se tiendra en août prochain.On a en même temps décidé, nous apprend notre confrère, que VEvangeline de M.Henri Hébert sera placée à l’entrée du parc de Grand-Pré et une église-souvenir élevée à l’endroit même où fut autrefois l’église de Grand-Pré.“L’événement Que nous signalons aujourd’hui, dit à ce propos YEvangéline, sera l’un des plus importants et des plus consolants de l'histoire acadienne.C’est, en effet, le retour d’un peuple au lieu sacré d’où furent brutalement chassés scs ancêtres; c’cst ta réussite d’un projet caressé depuis bientôt deux cents ans par les proscrits de 1755 et leurs descendants, à la vue de leurs habitations en ruines et de leur église disparaissant sous l’oubli et l’indifférence.Aussi, à la Providence qui a permis les relations amicales qui se terminent avec la cession du terrain de Grand-Pré, le peuple acadien devra une éternelle reconnaissance.” Dès la première heure, les Canadiens français, par certains de leurs groupes — nous mentionnons au hasard de la mémoire la Société Saint-.Ican-Baptisle de Montréal, la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, Y Action française — se sont intéressés à cette reprise amicale du terrain de Grand-Pré.Ils apprendront avec plaisir que le rêve (te leurs frères d’Acadie est à la veille de se réaliser.Ils voudront, eux aussi, aller en pèlerinage au petit pays qui symbolise et résume une longue et douloureuse histoire.D’ailleurs, il y a depuis longtemps, entre Acadiens et Canadiens français, plus que le souvenir d’une origine commune et les relations d’un voisinage trois fois séculaire.L’arrivée chez nous d’un certain nombre des victimes de la Dispersion, les alliances qui s’en sont suivies, ont créé entre les deux groupes de très nombreuses relations de parenté.A l’heure actuelle, grand nombre de familles canadiennes-françaises peuvent se vanter d’avoir dans les veines du sang acadien et tiennent ainsi de la plus intime façon au peuple martyr.El tout cela devrait faciliter le développement de relations qui, en ces dernières années, se sont heureusement multipliées.Nous souhaiterions voir un plus grand nombre de Canadiens français profiter des vacances, par exemple, pour visiter l’Acadie, de même que nous aimerions voir les Acadiens prendre avec nos diverses sociétés un contact de plus en plus intime.Nous apprendrions ainsi à nous mieux connaître et nous trouverions à ces relations plus fréquentes un mutuel avantage.Nous avons, en dehors de nos grandes traditions communes, d'’s héritages particuliers, fails de souvenirs locaux.L’histoire cl la géographie nous ont façonnes un peu différemment.Nous respecterons tous nOs particularismes et plus nous les respecterons, plus sera fort l’appui qu’enscmble, coude à coude, épaule à épaule, nous apporterons à la défense de ce qui nous est commun.Le retour à Grand-Pré, c’est en quelque sorte un symbole de la résurrection acadienne.Puisse-t-il apporter à Pamitié qui lie déjà Acadiens et Canadiens français un élan et une intensité nouvelle! Orner HEROUX.LES CONGRES DE L’ETE VIGILANCE NECESSAIRE PARCS LES Chaque saison présente ses dangers et scs inconvénients particuliers, mais il .n’en est pas de plus meurtrière, surtout pour les jeunes enfants, que rété.Celui-ci ne commence pas à In date qui lui est fixée par le calendrier, mais il lui arrive d’empiéter sur le printemps et l’automne.Les dangers dont nous voulions parler débutent donc avec les beaux jour» pour ne se terminer qu’avec eux.D’abord, les excursions de pêches ou les simples pique-niques au bord «l’une rivière ou d’un Inc sont le plus souvent attristés par la disparition sous l’eau de quelque baigneur et de quelque canotier.Ce microbe pervers, qui s’empare plus particulièrement des chauffeurs inexpérimentés et jeunes, la folie de ta vitesse, redouble ordinairement de virulence «lès que les tout petits débordent de la maison sur le trottoir cl la chaussée.Il ne se passe guère un jour de congé, l’été, sans «pie tes journaux aient à enregistrer «tuelque écrasement de bambin ou même d’adulte par une automobile.C’est encore rété «pie se renou-velile ce danger annuel qui menace les familles «le tout un quartier de la ville: les enrrières.la:s jeunes enfants s’y engloutissent annuellement au nombre d’une dizaine et plus.Enfin, c’est l’été, quand le soleil atteint son zénith, quand (la chaleur est à son plus fort, que la mort fauche aver plus «le vigueur parmi les jeunes vies.La canicule c’est l’époque fatale «le la mortalité infantile.-> Voilà sommairement exposés les dangers.Ils sunt COMUM d'aillcms.Connus «le toute la population, dont Il n’est guère de famille qui n'ait été atteinte par eux, connus «tes autorités municipales aussi.Ce qui est étonnant, cYsl te peu «te vigueur que l’on manifeste pour en empêcher la répétition annuelle; l'apathie et la somnolence «le in commission administrative qui se communique à la police.Contre -les baigneurs ou les canotiers imprudents, contre les dangers de ronde, la vigilance de la commission administrative serait impuissante.mais il n’en est tins «te même pour les autres dangers.On ne devrait pas avoir de pitié pour les maniaques de la vitesse qui ne se gênent pas pour'opérer dans les endroits les plus dangereux,pour filer à une vitesse prohibée dans les rues Jes plus peuplées d'enfants.Les parents ne sont pas exempts «lu «levoir de la surveillance.Parfois, ils se montrent erlmlnellement négligents, il est vrai.Mais jamais In mère la plus attentive ne pourra garder ses petits contre les fous de la sd* tesse.Pourquoi ne fait-on pas des exemples?Quelle pitié peuvent Inspirer les chauffeurs pris de frénésie qui ont écrasé un enfant, ou, ce qui est pirr encore, un aslultc, car souvent de la vie de cet adulte dépendait le bien-être de t«iutc une famille?Il faut avoir un sens moral seiisiblc- t ment oblitéré pour se livrer à des courses folles qui mettent en danger la vie d’autrui.* * * D’ailleurs la vigilance de notre gouvernement municipal ne devrait pas se limiter à surveiller les délinquants îles règlements municipaux; elle doit aller beaucoup plus loin.Aux enfants «tes quartiers populeux, il faut trouver des espaces libres de tout danger où ils pourront prendre leurs ébats.De là, nécessite de multiplier te nombre des parcs, non pas (les immenses jardins publics, mais (les petits squares, qui ne nécessitent pas de coûteuses expropriations, disposes avec méthode à des intervalles a peu près réguliers, qui ne servent pas seulement d'endroit d'amusements pour la jeunesse, mais (pii sont comme autant de soupiraux, autant de bouches d’air pour l’enfer des taudis.I ne absence de système eî d’esprit de suite dans l’administration de la ville, a ce point de vue a depuis uongleinps suggéré aux sociologues urgence de créer une conuiiission des parcs indépendante de la politi-[iic, munis de pouvoirs étendus et le revenus substantiels pour assurer l’assainissement de la ville, au pomt de vue moral et physique; car il il est pas douteux que i'esprit et te caractère de l’enfant reflètent en une certaine mesure la laideur ou ia beauté des environs où se passe sa vie.Quant aux parcs actuels,, si on excepte les deux ou trois principaux.ils sont dans un état de négligence déplorable, l’as de verdure, des arbres chiches, mal venus, mal taillés, poussant à la diable, quand il y en a, quand le prétendu parc n’est pas chauve comme un Sahara.Pare ailleurs, on manifeste une tendresse inexplicable pour le gazon des grands parcs.Nous avons déjà maintes fois signalé cette anomalie ; or, elle a tendance à s'aggraver au lieu de diminuer.Une comparaison entre le parc de West-mount «|iii, il faut bien le confesser, est infiniment supérieur dans son aspect de négligence voulue avec notre parc Lafontaine, est intéressante.Là, on permet aux petits Weatmountalx «le courir sur toutes les pelouses.On laisse le gazon pousser à une certaine hauteur, afin qu'il amortisse le choc des chutes des tout petits, c» qu'il supplée, par son moelleux, à l'Insuffisance des bancs.Au Pare Lafontaine, par contre, 1rs pelouses sont hérissées «P interdiction s.Mais la ville a pris l’habitude de permettre les ventes de charité en cet endroit.Or, dans un seul jour, l une de ccs fêles fait plus de tort au gazon que nVn feraient les ébats habituels «les enfants.Celte pratl-«pie est insensée.D’abord, le nombre «les banes est totalement insuffisant, les Jours de foule, et ensuite, il est impossible que les enfants puissent courir dans les allées gravelées sans s'exposer à des heutes mallirU'mises.Sans rompter que si i on soustrait de la surface utilisable par les promeneurs toute la partie enhernée du parc, on crée la congestion dans les endroits permis.Les femmes «lu peuple qui vont au tiare pour fuir les dangers de la contamination de la rue les retrouvent dans le jardin public sans compter que les petits qui y viennent très nombreux sans surveillance, ennuyés de ne pouvoir vagabonder à leur guise sur les pelouses, courent dans les allées, traversent fréquemment les chemins qui ceinturent le parc et s’exposent plus qu’ailleurs au danger de l’écrasement par l'automobile, puisque en cet endroit^ celles-ci sont si nombreuses qu’il est presque impossible d’empêcher un accident même avec la meilleure volonté et la meilleure police du monde Il ne s'agit pas seulement de donner dans nos rares parcs de l’espace à nos enfants, mais en attendant la création de cette commission qui sera chargée de remédier à la congestion et surtout d’empêcher à la périphérie la répétition des erreurs qui ont marqué le développement du centre de la ville, il faut procurer des endroits sûrs pour la promenade.Nous avons déjà suggéré ce qui se pratique dans d’autres villes et en particulier dans les quartiers populeux de New-York, si notre mémoire est fidèle : la fermeture de certaines rues à certaines heures.Pourquoi ne pas au moins tenter l’expérience?A partir de sept heures le trafic forcé des voitures est très peu' dense.On laisse libres les rues principales, les rues, entre autres, sillonnées par lé tramway, mais on ferme les autres jusqu’à neuf heures, heure du couvre-feu, heure à laquelle tous les marmots devraient être au lit.Cette pratique peut même s’étendre sàns inconvénient à une partie de l’après-midi.# * * Nous n’avons fait que toucher aujourd’hui à la question des parcs.Il reste bien d’autres mesures de protection à prendre, et qui ne sont pas prises, pour parer aux dangers de la belle saison.Nous aurons (’occasion d’y revenir, car il nous semble que le maintien de l’ordre, la protection de la morale et de la vie humaine doivent être les prinei paux devoirs d’un gouvernement et (pie si la commission administrative voulait profiter de sa situation pour réparer toutes lcs erreurs du passé, le manque de sens social de ses prédécesseurs, elle le pourrait facilement d’autant plus qu’elle est indépendante de l’électeur-roi.Cet avantage ne devrait pas la pousser à se ficher du contribuable mais plutôt à mettre en vigueur des réformes larges, inspirées par l’intérêt général, constamment répudiées naguère parce qu’elles suscitaient les jalousies des échevins dont aucun n’aurait voulu tolérer que le quartier voisin fût plus favorisé que le sien, Louis DUPIRE.AÜ NEBRASKA LA CAMPAGNE DE PROSCRIPTION La campagne de proscription de toutes les langues autre que l’anglais se développe, aux Etats-Unis, avec une méthode, une constance qui traduisent une évidente unité de direction.L’“EtoUe”, de Lowell, dans son numéro du 27 mai, nous apporte, sur ch' qui s’est passé au Nebraska, des détails fort intéressants.Nous citons copieusement notre confrère : “Le projet de loi Siman, défendant d’enseigner les langues étrangères dans les écoles nebraskiennes, vient, dit-il, d’être signé par le gouverneur McKelvie, et l’auteur de la dépêche annonçant celte triste nouvelle ajoute: "Le programme d’américanisation, dressé et adopté par la législature dont la session vient d’être prorogée.a été ainsi suivi en entier.” "A l’instruction, ouverte par une commission législative, et à laituclle toutes les races et toutes les confessions religieuses du Nebraska étaient représentées, les unes pour approuver, les autres pour condamner l’innovation, il fut établi «nie sur les 99 comtés dans l’Etat, 59 possédaient des écoles de langues étrangères, au nombre de 2f>2, avec 579 instituteurs et institutrices, «tout deux pour cent seulement avaient jugé nécessaire «l’obtenir un diplôme d’enseignement des surintendants scolaires.Gcci ne veut pas dire néanmoins que ccs professeurs manquaient de compétence.Dix mille élèves fréquentaient ces écoles.Cent vingt des instituteurs environ étaient des pasteurs luthériens de langue allemande, qui enseignaient dans les «'coles confessionnelles.Il vu sans dire que i« langue des maîtres et des élèves était l'allemand dans maintes de ces écoles, qui enseignaient également l'anglais.On sait qu'il y a une forte population allemande, catholique et protestante, dans le Nébfaska.“On a signalé le fait, à l’enquête, île les écoles paroissiales aileinnn-dvalent obligé les autorités s«'o-•s à fermer tes écoles publiques dans une quinzaine de districts: dans d’autres régions les institutrices dans les écoles publiques étaient de race allemainde."Dans un certain nombre «le comtés, l’école publique n’enseignait plus qu’à quatre ou cin,q ’hiiiimhiiiiiihiuiiii CAUSERIE AGRICOLE ENCORE SUR LE CHIENDENT L’AUDACE NAIT m Quelques mots sur le chiendent et nous en aurons fini ;—beaucoup île cultivateurs, même de ceux qui liront ces articles ne pourront en dire autant.— Non.: avons parié du sarrasin comme étant une excellente planle étouffante.C’est elle qui convient le mieux pour ub champ de grande étendue ou lorsque la main-d’oeuvre est rare.Pour de petites parcelles, des taches isolées, plusieurs plantes sarclées, en particulier les pommes de terre et le mais donnent souvent des résul-tals très satisfaisants.L’an dernier, j'ai eu une magnifique récolte de pommes de terre sur une petite pièce “ pourrie ” de chiendent.Et je ne leur ai donné qu’un seul sarclage ; mais, j’avais une bonne pioche et j’étais décidé à donner un exercice substantiel à nies biceps ! Je suis d’opinion qu’un simple “ habitant de bureau ” y eût laissé sa science et sa patience, et les trois-quarts du chiendent ! Les tiges de pommes de terre ont un système feuillu étendu et très envahisseur ; si on fournit aux racines un bon lit de terre meuble et la quantité suffisante d’humidité, les feuilles ont bientôt fait d’anémier et d’étouffer les plantes assez audacieuses pour vouloir pousser à leur ombre.Le blé-d’Inde semé dru, sur terrain bien ameubli et bien engraissé, avec un ou deux sacriages à fond est aussi inhospitalier pour le chiendent.J’ai aussi parlé d’une méthode dite “ d’épuisement ” pour venir à bout de cette vilaine peste.C’est la plus facile et la moins compliquée, mais en même temps la plus longue el la moins sûre.Comme elle est peu pratique, en notre siècle de complications, de vapeur et d'électricité, je n’en dirai qu’un mot.Il s’agit tout simplement, avec cette méthode, de laisser le chiendent “ s’en aller en langueur ”, en ne labourant pas.en ne cultivant pas le champ qui en est infesté.Tout comme le mil, la luzerne et les autres plantes vivaces, le chiendent, sur une terre non ameublie, non remuée, finit par perdre sa vitalité.Plusieurs récoltes consécutives lui font épuiser sa propre substance ; mais ce peut être une mort très lente, d’autant plus lente que le sol est plus fertile.On active ce trop lent dépérissement, en faisant paître le champ “ chien-denté ” par les moutons.Comme on le sait, ces animaux rasent l'herbe de très près ; et c’est de son système feuillu mie le chiendent tire la substance de réserve qui lui peir-met de nourrir scs tiges souterraines el de poursuivre ses dépréda- tions.Au régime du “ easement ” systématique durant .1 ou 4 années, les racines du chiendent s’épuisent, les rhizomes diminuent de vigueur et l’application des deux méthodes dont il a été parlé précédemment devient beaucoup plus facile et plus efficace.LTn cultivateur de chez nous, ayant affermé sa terre quelques années pour aller tenter fortune aux Etats-Unis, la trouva à son retour “presque toute en chiendent” ; il entreprit chaque champ systématiquement.D’abord, 3 ou 4 ans de pâturage, puis un bon labour d’été avec, travail énergique à la désher-neuse ; enfin, un ou deux semis drus de sarrasin.Aujourd’hui, sa terre est une des plus nettes de la paroisse ; tant il est vrai que “patience et longueur de temps font pius que, etc___ UNE SUGGESTION.Comme je l’ai dit dans ma première causerie sur le même sujet, au témoignage de plusieurs experts en statistiques, aucune mauvaise herbe n’est aussi répandue dans notre province et ne cause autant de pertes a,,x cultivateurs que le chiendent.C’est une véritable plaie, fl y a certaine riche paroisse que je connais, ou aucune (erre n’en est indemne et c’est un mal envahissant.A l’instar du vieux Caton qui ne terminait aucune de ses harangues sans son “Delenda Carthago”;—Carthage était sa bête noire, son chiendent! — les cultivateurs affligés de cette peste sur leurs terres devraient se répéter tous les jours; “Il faut détruire le chiendent”.Les sociétés d’agriculture, à leur défaut, les cercles agricoles paroissiaux, auraient, à mon sens, une initiative intéressante à prendre dans celte lutte contre le chiendent.Sous l’impulsion et la diree-lion de l’agronome de comté, pourquoi.dans chaque paroisse, ne pas tenter des expériences à l’effet de découvrir les méthodes les plus économiques et les plus pratiques pour la destruction de cette mauvaise herbe?Le cercle agricole pourrait faire l’achat d’une ou deux bonnes désherbeiises, avec méthodes différentes, dans des champs infestés.Lorsqu’un système aurait prouvé son efficacité, on pourrait en recommander l’emploi sur les autres champs infestés.Il y aurait là matière à concours primés par le Département de l’Agriculture tout comme il y a des concours pour les récoltes sur pied et pour les étables les mieux tenues.On les appellerait : Concours pour la destruction du Chiendent.C h a r 1 e s- A rt h u r FO N T A IN E, Professeur à l’Institut d'Oka.B DU SUCCÈS L’H YD RO PLANE AMERICAIN N.-C.4 ET SON EQUIPAGE, COMMANDE PAR L’AVIATEUR READ, REVIENDRAIENT AUX ETATS-UNIS EN VOLANT DIRECTEMENT D’IRLANDE A TERRE-NEUVE — A PLYMOUTH, SAMEDI.(Service de la Presse associée) Plymouth, 2.— On dit que le “N.-C.4” s’en retournera peut-être en Amérique en allant directement d’Irlande à Terre-Neuve.L’ARRIVEE A PLYMOUTH (Service de la Presse associée) Brest, 31.— Le N.-C.4 a envoyé un message au steamer “George Washington”, à midi, disant : “Au large d'Ouessant.Incapable de communiquer avant.Tous bien.” (Signé) READ.Le N.-C.4 est passé au-dessus d’Ouessant, qui est une petite île située à vingt-huit milles à l’ouest de Brest, à 12 heures 30.il volait à une altitude de 1.000 pieds.Plymouth, 31.— Le N.-C.4 est arrivé ici de Ferrol, Espagne, à 2 heures, 26, cet après-midi.L’hydroplane a été aperçu au-dessus de Plymouth, à 2 heures 23,temps de Plymouth, et trois minutes après, il était descendu dans le port.DES RECEPTIONS (Service de la Presse associée) Plymouth, 31.— La réception organisée par le maire de Plymouth doit avoir lieu à 4 heures, au quai Mayflower.11 y aura une réception à bord du destroyer “Rochester”.Des invitations ont été envoyées aux officiers militaires anglais, au consul américain et aux officiers de marine.Les officiers de la “Royal Air Force” recevront les aviateurs américains dans un hôtel de Plymouth, ce soir.(Service de J a Presse associée) Plymouth, Angleterre, 31.— Le N.C.4 est parti de Ferrol, Espagne, à 6 heures 27, temps de Greenwich, et il a fait le trajet de Ferrol à Plymouth, qui couvre une distance d’environ Ô00 milles, en 6 heures et 59 minutes, allant à une vitesse de 72 milles à l'heure.Ja marine, M.Daniels, a envoyé au commandant Read le message suivant, après avoir appris l’ariivee du N.C.4 à Plymouth.“Tous les Américains sont contents du succès de votre traversée qui fera époque dans l’histoire du monde.Mes félicitations et mes bons souhaits.” L’Amirauté anglaise, par l’entremise de l’amiral Krapp a envoyé une lettre de félicitations à l’équipage du N.-C.4.(Service de la Presse associée) Londres, 2.— Le ballon géant R-34 a été acheté définitivement par (l’Amirauté anglaise, jeudi.On a annoncé qu’il tenterait la traversée transatlantique avant une quinzaine.UNE RELIQUE Londres, 2.— L’aéroplane Sop-wilh avec lequel Harry G.Hawker et le lieutenant commandant Grieve ont tenté de traverser l’Atlantique et qui a été recueilli en mer par un navire américain est arrivé à Plymouth hier soir.Il sera transporté à Londres et y sera exposé dans un magasin à rayons.PORTES EN TRIOMPHE Londres, 2.— Les équipages des trois hydroplanes américains qui ont terminé hier à Plymouth leur audacieuse envolée sont arrivés hier à Londres.Ils ont été l’objet d'une belle réception à la gare de Paddington.Des soldats et des marins amé-jricains ont porté le commandant ( Read sur leurs épaules et la parade a commencé par les rues de la ville.On croit que les commandants du N.-C.1, du N.-C.2 et du N.-C.4 iront demain à Paris.de demain.“On abuse de plus en plus, de nos jours, des classes ouvrières, nous voyons ce qui sc passe ailleurs, déjà dans notre pays nous avons entendu les cris de révolution.Mais la révolution aura beau gronder au dehors, elle s’arrêter» aux confins de la province de Québec parce qu’ici nous aurons ou des hommes qui, instruits dans les écoles catholiques, auront appris qu’il existe une charité et une justice, parce qu’ils auront appris qu’il y a un Dieu.Soyons Ions debout pour défendre nos écoles catholiques.Levons-nous et tenons-nous sur la défensive.Il faut que, comme toujours.Québec reste le centre de toul le pays et que nos école'-soient au premier rang.Soyons pour le progrès cl la lumière.On a voulu insinuer que nos écoles étaient arriérées, ce qui est faux.Nods avons des écoles catholiques et le catholicisme c’esl In lumière de lotis les temps.C’est à celle lumière que nous éclairons nos intelligences." CHRONIQUE D’OTTAWA (Suite de la Ire page) serviteur du Trésor doit chercher à mériter.11 sera fait allusion, sans doute, à cette partie de l’horizon national, dans l’énoncé budgétaire de jeudi prochain.Tout ce que l’on peut souhaiter pour le moment, c’est «pic sir Thomas While s’y montre plus optimiste qu'il n'en avait l’air l'autre jour, « Tt » Sauf pour les details de second ordre, «tn ne trouvera probablement pas beaucoup d'imprévu, croyons-nous, dans le discours du budget de eelle année: «les taxes nouvelles, un impôt sur le revenu s'ètisndanl à un plus grand nombre de petites bourses, cl puis «pielques concessions aux clameurs de l’Ouest, moins décisives qu’elles ne l’eussent probablement clé si nous ne devions pas avoir, une session d’automne.Les députés de l’Ouest n’y trouveront pas leur compte, c’est entendu, mais un leur enlève le fusil des mains en promettant de revenir à la question trois mois plus lard.El voilà comment une fois de plus la guerre cl sc* dernières convulsions auront aidé les affaires pnlitiipirs de M.Robert Burden.Dans res conditions nouvelles, il ne semble pas probable «pi’il v ait plus d’une quinzaine de défections venant affaiblir la «Iroite; et ce n’rsl pas assez pour niellre le cabinet en «langer, On assure que M.Carveli a promis «le rosier tant que le traité de paix n’aura pas été signé; cl cela encore assure la stabilité du gouvernement au moins jusqu’à la fin du mois actuel, qui doit marquer aussi la fin «le la session.Ineldenimenl.personne parmi les députes ne parait songer à sc plaindre d’avoir à revenir au commencement d’oelo* lue toucher une nouvelle indemnité.On commence à comprendre pourquoi M.Borden s’est tmijours opposé, «te là-bas, à l'augmentation a quatre mille piastres en faveur «le laquelle paraissait pourtant exister une si belle unanimité.Il avait dans sa manche la carte qu'il jrltr aujourd'hui sur la (able.Avec tout cela, et les grosses «pies lions comme In nouvelle loi électorale, celle de la punition des insou- mis et celle des chemins de fer, étant ainsi repurlées à de plus fraîches journées, il n’y a pas de raison pour que l’on ergote sur le budget plus longtemps «pie le cours du mois qui commence aujourd'hui; et c’est l’opinion du jour que le Dominion Day au 1er juillet verra la libération de nos représentants et leur depart pour les frais ombrages «le leurs circonscriptions respectives.Cela fera toujours une couple de centaines de citoyens satisfaits de leur sort; par le temps qui court ce n’est pas un nombre à dédaigner.Ernest BILODEAU.—-»- UN AUTRE ÉCHEC DES SOCIALISTES ASSEMBLEE DISPERSEE HIER, AU PARC JEANNE-MANCE.Les socialistes ont fait, hier iipres-midi, une autre vaine tentative pour lenir une assemblée au parc Jeanne Mance.C’est sous l'inspiration d’un groupe socialiste de cette ville «pie d’aucuns s’obstinent à pérorer sans permis des autorités.I.‘assemblée avait été convoquée pur une circulaire distribuée par le comité «le propagande du parti socialiste démocratique du Canada.On y dénonçait violemment les actes de la police à leur endroit.Vers trois heures, un orateur moulé à la tribune.Aussitôt le eapt.Tom Holland, du (Histc No 12.s'avança cl lui défendit de parler comme il n avait pas de permis pour ce faire.L'orateur se lui.Mais Mme Mendelsohn alla tenter ailleurs, suivie (l'un groupe, la même aventure mais •ans nhis «te succès.F,| comme l’assemblée grossissait, malgré les ni», iuigations de* agenls.le capl.Moi land manda des quartiers généraux rue centaine d'hommes qui arrivèrent sous In direction de l’inspee-Iciir Robert.Dès lors, il a fallu bon gré mal gré.circuler.Brouhaha tumultueux.Toutefois point de fortes résistances, t n sent agent a été blessé, pris qu'il élail dans un cercle de féministes arrêtées.Mme Mendelsohn a été arrêtée par le sergent I Detlmers qui l'a remise en liberté provisoire sur une caution «le 21 dollars qu’elle a fournie.Elle rotn-parailra.ro matin, en Cour du recorder.il élait environ 4 heures quand la paix a été rétablie.- - —- RÉUNION DE CONVENTUM Les anciens élèves du collège I Suinte Marie, classe «le rhétorique 1913-1914.Iiiin«|ueltairnt samedi soir au crrcle Universitaire, à l'oe-I rasion du cinquième anniversaire de leur ronventum.Y assistaient ; Auguste Mathieu, Georges «le Guise, | Gérard Lafontaine, l’terre-J.Du I iuiv.tvanhne Bissnnnrtle, Armand Labana, Auguste Desearries.Henri Seguin, Edmond Itniigrr.Rrnr t.a-| vallée el Lucien Mnrin, président.LETTRÉS DE rADETTE t^*s troisième et quatrième séries «les Lettres de Fadctlc sont de fort i«»lis petits volumes pour lectures I de vacances.On peut se les procurer dans les lionnes librairies de la province et au Devoir, à Montréal, sur paiement de 5(1 sous l'unité chacune, 55 sous par la poste.Les deux premières séries sont introuvables en librairie.DES FELICITATIONS Plymouth, 31.— Le secrétaire de CELA NE VOUS COUTERA PAS CHER LES AGENTS ATTENDRONT.LA GREVE VOTEE A UNE MAJORITE DE 40,205 VOIX N’AURA PAS LIEU AVANT LA SIGNATURE DE LA PAIX OU LE RETOUR # DE LLOYD GEORGE.AUTRES CONCURRENTS Saint-Jean, 2.— D’autres aviateurs vont tenter la traversée de l'Atlantique.Le capitaine Alcoock, pilote d’un “Vickcrs-Vimy”, Rcynam à bord de sa machine sur laquelle on a installé un moteur “Rolls-Royce”, et une machine “Handley-Pagè” sc préparent au départ que" ]a température fixera.PAUL-ÉMILE LAMARCHE OEUVRES HOMMAGES E Action française a publié c.es semaines-ci, en un volume de trois cents pages, avec preface de l’abbé Lionel Groulx, les orincipaux discours et articles de Paul-Emile Lamarche, avec les principales études consacrées à sa mémoire.On trouvera dans ce volume, entre autres, la conférence de Lamarche sur le droit civil français sous la domination anglaise, ses discours sur les frontières du Manitoba, le canal de la Baie Géorgienne, la question bilingue, les pariis politiques, ses notes au Canadian Courier ________________________,.et a ('Evening Post, ainsi que des : articles de MM.Montpetit, Léon ^Cniinira’7 Hoc flout’d) Lorrain, Athanase David, Antonio tnVOycZ UBS lieUlS £e.rraul,>.^eorRes Pelletier.Orner J Hcrotix, Albert Eozeau, Jean No-lin, Henri Bourassa, Bilodeau, Arthur Tfawkes, Armand Lavergne, les RR.PP.Théophile Hndon et Louis Lalande, Michelle Le Normand, etc.Le tout forme un volume du plus haut intérêt.Paul-Emile Lamarche, Oeuvres-Hommages, se vend $1 franco, à I Action française, 32, Immeuble de la Sauvegarde, Montréal, et chez les principaux libraires.A la douzaine, S10 ; au cent, $75, port en plus.Adresser à l’Action française les commandes par quantités.' 70 Angle Ste-Catherine et Guy Maillon à Québec, 9 rue St-Jean.Décès (Service de la Presse Associée) Londres, 2.— La grève des agents de police volée à une majorité de .40,205 voix, a été remise après la signature du traité de paix ou du moins jusqu’au retour de M.Lloyd George.Les chefs de l'union ont annoncé cette décision au cours d’une assemblée monstre à Hyde Park, dimanche après-midi.M.Hayes, secrétaire de l’union, a fait connaître le résultat du vole : 44,539 agents se sont prononcés en faveur de la grève, et 4,334 contre.Etant donné ce résultat, le comité executif peut agir avec l’appui una- # nime de presque tous les policiers ; il évitera de causer des embarras au public et au gouvernement, si les griefs peuvent se redresser sans avoir recours à une mesure aussi ra-1 dicale.“C'est M.Lloyd George lui-même,' a déclaré M.Hayes, qui nous a laissé entendre que le gouvernement reconnaîtrait notre union.Nous n’avons pu réussir à envoyer une délégation à Paris ; alors nous attendrons le retour du premier ministre afin qu’il s’occupe lui-même de notre affaire.La majorité du scrutin sera aussi for" te alors qu’elle l’est aujourd’hui.” Après le discours du secrétaire, les manifestants se sont rapidement dis» perses.LE RENDEZ-VOUS A HYDE PARK | Comme à la dernière grève, le défilé des policiers a revêtu un caractère imposant dans îles rues de la grande cité.Une foule de curieux s’e-tait massée à leur passage.La pro- 0 cession sc forma en plusieurs sections (inns les divers «piartiers, pour se rendre au lieu de rendez vou», à Hyde Park.I Plus de 20,000 constables prirent part à la manifestation, dans un ordre réglé à la militaire, et quand ils arrivèrent à Hyde Park, près de 100,000 personnes étaient déjà réunies.Les policiers se groupèrent autour de dix estrades, où des discours furent prononcés.Plusieurs orateurs s’échauffèrent et préférèrent des me-, naces à l’adresse des ministresl Churchill, Bonar Law, Macready etj Long, leur prédisant que le jour ap-| proche où ils seront balayés du pouvoir et emportés par la vague.0 D’autres firent allusion ou désappointement du gouvernement qui ne peut trouver «les régiments disposés à tourner leurs mitrailleuses contre les policiers en grève, cl à s’en servir pour maintenir l’ordre.Les manifestations perdirent leur intérêt lorsqu’on apprit que les chefs des policiers avaient décidé de relarder la grève : les gens se dispersèrent rapidement.“Nous ferons la grève «tuand bon nous semblera, a déclaré M.Rayes ; les autorités peuvent bien se tourmenter dans leur malaise, nous ne sommes point pour faire leur propre jeu.” lUSTiriV.— A Montréal, le St mai 1919, à Pàgo de 05 ans, est décédé M.Hilaire liasticii, époux de Daim* Onésime Deniers.Les funérailles auront lien mardi, le 3 juin.Le convoi funèbre partira de la demeure «le son fils, Alph.Bastien, Na 35B rue Isabelle, à 8 b.Vj* pour se rendre à la ehupello Notre-Dame de Lourdes, où le service sera célébré, et de là au cimetière de la CAtr des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.GBANDKB.A Montréal, le 1er Juin 1919, à Page de 72 ans et 8 mois, est décédée Agnès HanicHn, épouse de feu Plric Granger, autrefois de St-Onhrtrl de Brandon.Los funérailles auront Heu mercredi, le 1 courant.Le convoi funèbre partira de ta demeure de son fils, presbytère M-Pascal Baylon, ( ôte des Neiges, à 9 heures 15.pour se rendre à Pégllse paroissiale, otl le service sera célébré, et de là, à 3 heures, pour St-Gabriel «le Brandon, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y t assister sans autre Invitation.GPLItTIN.- A su demeure, rue du Palais, | à St-Hyncinthe, est décédé, le .'il mal.Louis Adolphe Guertln, marchand de chaussures, à PAge de 60 ans et 10 mois.I Les funérailles auront lieu mardi, le 3 Juin, à In cathédrale «le St-Hyudnthc, a 10 heures.Parents et nmls sont priés d'y assister sans autre invitation.û Ji DECES A MONTREAL Al BI'BTIN*.Napoléon, 59 ans, 333.3 Ijijeunesse.B KH SIKH, Marie-Louise .îournault, 31 ans.épouse «P Vivre Bernier.93 Dellnelle.BHAY.Amélie, 1!» ans, fille «le Dniniisr Rray, 48 est Villeneuve.BOUBDLAt*, Merir.n Barbeau, 41 mm, épouse «l’Albert B«Mirdeau.504 Lrtotinirus.BHOSSOIT.Adrien, 9 mois, enfant d'Auguste Brossnit, .310 Delisle.BAHLTTL.Liicde, 8 mois, enfant de Patrice burette.1750 Cartier.CAHON, Marie Belanger, 30 ans, veuve de Louis Caron, 12 Me I nilHe.CORBKtt*.Charles Ovlln, fil ans.1290 U-fontalne.CMOLKTI K, Roger.I an, enfant d’Alfred Cholette, 4fi «le VllJer*.CARDINAL, Narcisse, 80 «ms, 1050 îlenl, aiARirm:, llllnlre, 7o tir ns, Ifi.i BegitiH.BOND, Georges Louis, 78 nos, 721 Henri .lu-lieu.BKBCEROV Joseph.53 ans.954 Drolet DP.SO H MICA I ’X.Madeleine, 1 an, enfant de Jules Desormeaux, 2253 St-llubfrl.DI PPIS, l'uaetth' Moreau, 37 ans, épause de Clo«lnnilr Dupuis, 282 Maaariti.Fl MON.Ca liter lue Bouchard.78 nus, épousé d'Alphonse Fillon, 100 Bonrbntmlèip.CdNGRAS.Fva.24 ans.819 Albert.LF.CLKBC, < Jeinrnt.9 ans, 505 W illiam GRANDMAtSON, Bolitml.I mois, enfant de Kodras Grandmalaon.585 Prontenae.GRAVKL, Francois, 1 tnnls.enfant «PAt-phonse Gravel, 2 Walker.HOTTE, Juliette, 7 mois, enfant de Dieu-donné Ibdle.34 Bourget.HOGLT., Bfiméo, 17 ans, fils de .l«»seph lingue, .3059 M Dominique.I I I’H A M’OIS.Hubert Nicolas, 50 uns, 248 W«»l fe.LAI.ON DK.Armand, 1 mois, enfant d’M-rénr t .atoned, 91 Dellnelle.U'SSD'B.Justine Main, 84 nus, veuve de Joseph Lussier, 95 Rose de Mina, thur Perrault.2.3.39 SMJrhatn.LAFonrsT.François.09 ans.13 Fi lé.t.ANOl’KT*! U, Gr«>rges.41 ans, 1174 St-.tac rtues.MMOGKS, l/Miis Philippe.8 ans, enfant «POrtriVirn IJ mortes, 700 LabMitainr.MO VAST.Paul Pmlle, 1 «fi.enfant de Raoul MomhsL .385 Visitation* MORKNCY.Gnbrlrlle.0 mois, enfant «le Na* onlénii Mnrrncv.109 Fabre.MABIoN, Pierre Drdphte, 2 mois, enfant «le Roméo Marion, 54 ( hnrletnngne PI LMGRIN1.Lucienne, 1 nu.enfant d*1-mile iVHigrîni.2037 Miatranbrinmt PLBBAFLT.Françoise.1 un, enfant «PAr-RITcHtlT, M.f«nuise Dnrseau.7 nus.épouse de Charles Bttchnt, hospice Auclatr T1UPANIFB, Victoria paquln, 38 ans, épmi.se nouvallistes des journaux anglais se range entre $25 à $30 par semaine.“ Le traitement est un peu plus raisonnable ’, a-t-il ajouté.L’OPPOSITION DU CLERGE M.Arthur Martel, de l’union des menuisiers d’Amérique, s’est lancé à l’attaque contre certains membres du celrgé qui seraient intervenus pour empêcher leurs paroissiens d# faire partie de l’union internationale, dont il est l’agent.11 s’est plaint de ces manoeuvres et de cette opposition, et prétend qu’elles causent beaucoup de mécontentement au sein des classes ouvrières.La conduite du clergé, crott-il a influé sur les actes de plusieurs municipalités qui lui ont barré la route.Le commissaire Pauzé a relevé l’attaque pour remettre les choses au point.Il a obligé le témoin à admettre que les actes de certains prêtres ne peuvent influer sur tout le clergé en général, pas plus que les abus d’un groupe d’ouvriers ne compromettent toute la classe ouvrière.M.Martel a rétabli les faits en disant : “A Chicoutimi, un prêtre est venu à la réunion que j’avais convoquée! pour faire la menace suivante aux ouvriers: “Si j’étais M.Dubuc, et si j’apprenais que l’un de vous s’est affilié à l’union internationale, je le renverrais immédiatement de mon emploi.” M.Pauzé ne voit pas en quoi ces paroles puissent nuire à la propagande de M.Martel: c’est une expression d’opinion aussi franche et encore moins révolutionnaire que celle que des ouvriers de Valleyfield ont déjà proférées: “Unissons-nous et quand nous serons forts, nous écraserons l’oppresseur, notre patron.” C’est la raison pour laquelle le maire de Valleyfield a prohibé l’assemblée que M.Martel devait tenir en cette ville.M.Martel a poursuivi son témoignage sur le sujet de l’incorporation des unions.11 est opposé à cette mesure en principe: les unionistes allèguent qu’il leur faudrait ainsi soumettre des rapports fréquents au gouvernement et livrer des secrets qui serviraient à leurs patrons qui contrôlent le gouverneemnt.Les patrons ne sont liés, en reconnaissant les unions, que par un engagement d’honneur, vis-à-vis leurs employés: car les ouvriers n’ont jamais songé à les poursuivre devant les tribunaux, pour rupture de contrat.“Le mieux que les ouvriers ont à faire, a-t-il ajouté, c’est de fuir les cours civiles; les avocats sont trop bien organisés.” M.Martel reproche au gouvernement son inaction et son manque d’énergie.Lorsqu'un malaise se développe et menace de dégénérer en crise, les autorités ne voient rien, ou bien laissent faire et retardent si bien que, quand elles se décident à agir, il.est trop tard.Le gouvernement se montre injuste envers la classe ouvrière, DEUX GENRES DE TRAVAILLEURS “Il y a deux types d’ouvriers ; comme il y a le bon et le mauvais soldat, ainsi il y a le bon et le mauvais ouvrier ; aussi il y a le patron consciencieux et le patron égoïste.” C’est ainsi que M.L.Lewis, philanthrope connu, a exposé la situation ouvrière à l’heure actuelle.La plaie, la grande plaie, s’est-il attaché à démontrer, c’est l’égoïtine de part et d’autre, et surtout chez le patron.Il a cité des exemples et des faits à l’appui.Il a rappelé l’accueil qu'il reçut un jour d’un industriel de ses amis, qui voulait l’engager à améliorer le sort de ses employés, d’après certaines données générales.“Je ne puis agir ainsi, s’écria M.Lewis, car c’est contraire aux principes mêmes du travail,” “Que vous importe, lui répondit l’industriel, pourvu que vous arriviez à votre but.” C’est un état d’esprit intolérable en matière de relations avec les employés; et c’est là, la cause des maux qui nous tourmentent aujourd’hui.M.Lewis a recommandé comme remède la création d’une commission du travail, avec, des pouvoirs analogues à ceux de la Commission des chemins de fer, de façon à lui permettre d’agir promptement et sans embarras.Le gouvernement devrait instituer une loi qui défende les grèves: les différends ouvriers seraient soumis à un tribunal d’arbitrage, dont la décision recevrait la sanction du ministre du travail.Il constate que l’immigration des années passées joue actuellement de mauvais tours au gouvernement.Des milliers d’inconnus, que nous ne désirions pas, sont venus se grouper dans les villes, accentuant les malaises de la masse flottante et contribuant à causer tous les troubles aux heures d'effervescence.LA LECfuRE DU TRAITÉ AVEC L’AUTRICHE (Service de la Presse Associée) Paris, 3 v — La séance secrète plénière de la conférence de la paix, qui s’est réunie pour entendre la lecture des termes du traité qui sera soumis aux délégués autrichiens, a commencé à 3 h., cet après-midi.Les portes du ministère des Affaires étrangères ont été hermétiquement fermées à l’heure de la réunion.* # .(Service de la Presse Associée) Paris, .'J1.M.Clemenceau en sa qualité de président de la conférence de la paix, a répondu aujourd’hui aux deux dernières notes allemandes.La teneure des deux réponses n’a pas encore été publiée.M0RTDÊ1Ï L.A.GUERT1N (De notre correspondant) St-IIyacinthe, 2.— Nous apprenons la mort de M.L.A.Guertin, marchand de chaussures, décédé, samedi, à l’âge de 61 ans, après une longue maladie.Le défunt, qui était bien connu en notre région, était à la tète d’une belle fortune.Il fonda son magasin en 1885, et depuis 18 ans, il était aussi propriétaire de la E.T.Shoe Co., de cette ville.Voyant sa fin approcher, il y a quelque temps, il vendit les intérêts qu’il avait dans son magasin de chaussure?à M.St-Gemain, et ceux de la E.T.Shoe Co.à M.Wilfrid Girouard, ce dernier à son eni- {doi depuis nombre d’années.Il aisse une femme sans enfants.MORT ACCIDENTELLE Le coroner-adjoint Prince a prononcé un verdict de mort accidentelle dans le cas du jeune Lucien Rouleau, domicilié 1,257, New-March, frappé à mort, ces jours derniers, dans l’avenue Church, par une automobile.Même verdict sur la mort du jeune Raoul Coallicr, noyé dans le canal Lachine.-«- VILLES ÉVACUÉES Londres, 2 (Service de la Presse associée).— Un message de Russie semble indiquer qu’Orcnbourg, la place forte des Bolchcviki, a été évacuée.Le même message dit qu’à l'ouest d’Orcnbourg les Bolchcviki ont abandonné Tativcko.w Lé e Secret f de son économie dans ’emploi, repose dans les riches propriétés du thé lui-même.Il SALAS! n est en tête de tous les autres, suns une seule exception, au point de vue de qualité intrinsèque et de valeur.686 F Le public paiera les augmentations de M.Gouin à La rumeur laissant entendre que le gouvernement Gouin donnerait une augmentation de salaire substantielle à -ses employés du Palais de Justice semble s’accréditer depuis quelque temps.Cette augmentation n’ira pas cependant sans une autre qui laffeotera les notaires et les avocats.Ce matin on a averti les notaires au Palais de Justice qu’à dater du premier juillet prochain le tarif de l’enregistrement des actes sera élevé.Il en coûtera $2.00 par 400 mots à partir du premier juillet.Le tarif actuel est de $1.50.Une d’immeuble coûtera $2.20 d’enregis-d’imeuble coûtera $2.20 d’enregistrement après cette date.Le tarif actuel est de $2.00.On s’attend aux mêmes augmentations de déboursés chez tes avocats.Inutile de dire que ce sera toujours le client, c’est-à-dire le public qui paiera en dernier ressort.Le tarif a été augmenté mais on ne sait pas encore quand le gouvernement se décidera à augmenter ! les petites employées qui travaillent au bureau de l'enregistrement et qui ont un salaire des plus minimes.SOULEVEMENT A KAZAN Omsk, 2.— Selon une dépêche envoyée au gouvernement de Moscou, la ville de Kazan a été le théâtre d’un soulèvement contre les bolchcviki.La foule a assiégé la résidence des commissaires bolche-vistes, demandant des vivres, le retrait des troupes de Kazan, et la libération des otages.On a réprimé il y a quelque temps un soulèvement semblable à Nizhni-Novgorod avec grande cruauté.Les quartiers généraux de l’état-major de l’armée sibérienne a été transféré d’Ekate-rimbourg à Perm.Le commandant de l’armée a lancé une proclamation au peuple le remerciant de l’aide qu’il lui a donnée.Le travail que nous avons accompli, dit-il, indique que nous avons confiance en l’avenir et que l’armée et le peuple •de Russie sont unis et le resteront toujours.^ PENDANT QUE LE FER ÉTAIT CHAUD Le jeune Céleste qui, aigri dans sa susceptibilité d’homme du métier, a blessé son homonyme Ham Chung, avec un fer au rouge, a comparu, en Cour de police, ce matin.Il comparaîtra, pour enquête, le 0 juin.Il a nom de Get Chuug.-&- LE “CORSICAN” A TERRENEUVE St-Jean, Terre-Neuve, 2.— Le Corsican, qui a été retardé par un brouillard et de la glace au large du port pendant trois jours, est arrivé hier avec 1,000 soldats terre-neuviens qui ont été reçus avec le plus grand enthousiasme.Le navire est reparti pour se rendre à Montréal.-«- LES AFGHANS LUTTENT JUSQl^AU DERNIER Londres, 2.— (Agence Reuter).— Les Afghans poursuivent leur offensive, contre Thai, sous le commandement du général Nadir Khan.Bien que leurs attaques aient été repoussées, annoncent des dépêches de Simla, ils ont occupé toute la région qui commande le fort Thaï.Leurs troupes sont au nombre de 3,500 hommes approximativement.Les Anglais ont bombardé le camp des Afghans avec succès; ils se sont emparés du port BaTdah, où ils ont fait 116 prisonniers el tué 320 soldats.Ils ont occupé le fort de la ville, après un violent engagement; les oarçons anglais ont fait des brèches dans le fort, et l’ont graduellement demandé jusqu’à ce que final'ment l’infanterie l’eut emporté d’assaut.La garnison Afghans s’est défendue avec courage; tous les combattants sc sont faits tués, ou ont été capturés.Le fort Baldah était l’un des mieux organisé de l’Afghanistan; il possédait des murs de revêtement très denses et des abris convenables pour les batteries.Des aéroplanes anglais ont sur- volée la ville de Kabul, capitale de l’Afghanistan, pour y jeter des bombes; les aviateurs ont aussi disperses plusieurs régiments d’Afghans.Il n’y eut aucun combat sérieux, à la frontière entre les Anglais et les Afghans.Laver vos vêtements vous-mêmes est une fausse économie.Envoyez-les à la Toilet Laundry.Nos procédés, de teinture et de nettoyage accomplissent des merveilles avec les complets et les robes.TOILET LAUNDRY Company Limited Tel.Up.7640 “Nan* twenom à »otr* «•nxcnanc*” Marquise de Maulgrand Par M.MARYAN J Le soir même, il partit, sous cet humble et glorieux uniforme de fantassin qui semblait souligner son élégance et sa distinction.Comme pour son fils.Pascale refoula ses larmes el trouva des sourires.Puis, restée .seule, croyant rêver, ayant donné tous les trésors de son coeur, fiêre aussi, cependant, indiciblement flêrc de ce geste qui lui rendait son mari si noble, si grandi, elle s’occupa dp son voyage, afin de gagner, fût-ce à prix d’or, la région où clic serait prés de scs hlen-altnés, XXXV Journal de Pascale.Je reprends, dans mon angoisse, le cahier délaissé pendant une lon- gue période de calme et de monotonie.Je suis si seule dans cette ambulance, cependant encombrée, parmi des femmes bienveillantes, mais inconnues, et des blessés, étrangers aussi, qui m’appellent Madame ou ma Soeur, mais dont la plupart ne semblent pas supposer qu’en nie penehant sur leurs plaies, je songe à deux êtres chers! Oh! mes hicn-aimés! Un inconnu nous sépare.Les petites cartes ouvertes, irrégulières, brèves, souvent presque illisibles, ne disent même pas où ils se battent, où ils affrontent la mort.C’est par les communiqués que je suis en vague communion avec eux, que je devine ce qu’ils sentent.On recule.Us souffrent, bien que, J’en suis sûre, ils ne perdent pas l’espoir de ce retour heureux auquel la France en- tière croit aveuglément., i Leur régiment a été décimé, pres-; que tous les officiers tués ou hles-j ses, et aussi les gradés.Benoit a son : galon de sous-lieutenant, et mon Da-j mien l’humble insigne de laine rou-«e.Je répété chaque matin la belle i et poignante prière de la martyre | du Temple: "Que m’arrivera-t-il aujourd'hui, ô mon Dieu?.” Avant que le soleil se couche, je puis être une veuve ou une mère sans enfant .Lhaquc fois que je ferme les yeux à un pauvre mort, je pense, avec une angoisse indlcibie, qu’lia sont peut-être tombés sur un champ de bataille, sans qu'aucun doigt pieux ait abaissé leurs paupières.Les regards vitrés, tournés vers le ciel de midi ou vers les étoiles, me hantent dans mes eourts sommeils.Des impressions physiques de peur et d'horreur traversent l’amour que je voudrais seulement rhrétlen et immatériel, quand je pense que des dépouilles aimées sont couchées dans un sillon sanglant, par la rude main des compagnons devenus presque insensibles, à force d’affronter le danger et les spectacle» poignants.O mon Dieu, venez à mon aide!.Car il faut être calme, tranquille en apparence, et même sourire * ces pauvres petits, leur parler, les rassurer, écrire à leurs mères (celles-là sont heureusesI) qu’ils vivront, que, pour quelque temps, ils sont à l’abri du danger.Cependant, quel bienfait est cette tâche qui m'arrache à mon idée ! fixe et distrait parfois mes crain-! tes! I Benoit me parle surtout de son j père, et Damien de son fils.Ils font leur devoir, plus que leur devoir, i avec toute l’ardeur de leur être.Be-! noit me dit que jamais il n’a vu son père ainsi: calme, joyeux, lucide, ! adoré des hommes, et les ontrai-nant avec un élan irrésistible.Us le suivraient partout.La Marne.Oht comme ce mot | de victoire fait tressaillir! Us ne rc-| culent plus! Ils ont opposé un mur j infranchissable aux envahisseurs, non pas tant, hélas! le mur d'airain qu'on forge en hftlc et qui n’est pas encore assez prêt, mais les poitrines vivantes, frémissantes, animées de tout le courage, de tout l'héroïsme do la race.Us ont une citation.Damien m’envoie un bout du ruban de sa croix de guerre.Je le garde sur mon coeur, qui bat ainsi encore plus à l’unisson du sien.Dans quelques semaines je les verrait Bronchite chronique catarrhe invétéré Ce sont là deux fâcheuses maladies auxquelles on a opposé bien des remèdes sans beaucoup de succès, parce qu’on cherchait à combattre l’effet plutôt que de s’attaquer â la cause.Ces quintes de toux incessantes épuisent les malades et, en détraquant les poumons, favorisent la tuberculose ou développent chez les sujets forts un catarrhe opiniâtre.A ces états graves, il convient d’opposer non pas de simples' palliatifs, mais des reconstituants organiques éprouvés comme la Solution de Diphosphate de Chaux Médicinal des Frères Maristcs que, depuis quarante ans, la profession médicale recommande et prescrit comme étant pratiquement le spécifique des maladies de la gorge, des bronches et des poumons, un stimulant de la nutrition, un reconstituant sans rival de la substance des nerfs, des muscles, des os et de tous les tissus organiques.11 fait merveille dans le traitement des poitrinaires, dans les premières phases do la maladie et dans les périodes avancées, enraie le develop pement de la consomption, combat les sueurs nocturnes et modifie la toux et les expectorations si pénibles.En vente dans tontes les pharmacies.Prix $1.00.Distributeurs généraux : Casgrain et Cliarbonneau, pharmaciens en gros, 30 rue St-Paul Est, Montréal.(Ann.) 11 y a de longs jours que je suis sans nouvelles.Les blessés arrivent, nombreux.Ce matin, un pauvre petit de vingt-deux ans — l’âge de Benoit, — s’est éteint entre mes bras.Tl avait peine à se résigner.“Madame, c’est ma mère.Elle aura tant de peine! Vous lui écrirez, n’est-ce pas?” Il pleurait, et ses larmes tombaient sur mon coeur.Je lui parlais de Dieu, qui compte chaque goutte du sang versé, de la France, du ciel.11 a offert sa vie, puis j’ai essayé de lui donner l’espoir d’un miracle.“Dcmandez-le pour moi!" disait-il.ses yeux brillant de l’idée qu’il pouvait guérir.Mais le miracle, c’est que, ainsi Ë Dimanche.A New-York: Boston .000010000—1 7 0 New-York .000110001—2 10 0 Nehf et Gowdy; Benton et Gon-nales.A St-Louis: Chicago .000010200—3 7 0 St-Louis .100000000—1 6 2 Vaughn et KMlifer; Tuero, Ilorst-man et Clemons.A Brooklyn: Philadelphie: 200001220010000101—10 23 4 Brooklyn : 200100040010000100— 9 19 5 Smith, Watson et Adams; Pfeffer et Krueger.A Cincinnati: Première partie.Pittsburg .0101000101—4 10 0 Cincinnati .1000200000—3 6 2 Adams et Lee; Fisher et Wingo.Deuxième partie.Pittsburg.000000002- 2 7 2 Cincinnati .00040042x—10 12 1 SOMMAIRE Première période .1 Craig—National .30 Paquette—Saint-Pierre .5.00 J.Craig—National.4.00 Deuxième période Pas de point.Troisième période J.Craig—National .11.06 Quatrième période P.G: uthier National .1.00 Résultat : 4—1.Pas rie puition.Arbitres : Billy Walsh et Sullivan.Juges des buis : J.Deschanips, Lc-boeuf.Chronométreurs : Samson, Char-Fcr.A SAINT-HENRI Rosemont.C.P.Saint Zotique Robe rt Buts Foley Guilbault Points Quebec Sherry Couverts Deagan Cline Défenses Elzéar Roster Défenses Caron Giroux Défenses Lefebvre Bergeron Centres Stacey Groves Attaques Crépault Dussault Attaques Galarneau Mauviel Attaques Lalonde Cléments Ext.Duchesne Brady Int.Wattier Substituts — Rosemont : Duck; G.LIGUE NATIONALE PARTIES DF.SAMEDI.A New-York: Brooklyn .000100002 314 2 New-York .110000000—2 6 0 Marquard et Krueger, Miller ; Orsehger, Toney, Winters et McCarty.' A Boston: Philadelphie.003200001—6 12 0 Boston .000000001 — 1 5 2 Woodward e| Cady ; Scott, Fil-llngim, Northrop el Gowdy.A Pittsburg; Cincinnati .010000004— 5 12 3 Pittsburg., .2052t000x -10 11 0 Luquo.Ring.Hressler et Rarlden, Allan ; Hamilton et Sweeney, t LIGUE AMÉRICAINE PARTIES DE SAMEDI A Philadelphie: • Boston .110021001—6 11 0 Philadelphie .031000000—4 7 3 James et Shang; Johnson el Her-kins.A Detroit: St-Louis .000300114—9 12 I Détroit .011021002—7 14 7| Gallio, Sothcron et Billings; Seve-' roid; Love, Mitchell, Ericksen et Ainsmith.A Washington: New-York .1300000(1 It—R 13 2 Washington .(1002200100—5 10 2 Shore, Shawkey et Ruel, Hannah; Harper, 'Thompson, Shaw el Pici-nich, (îharrily et Agncw.A Chicago: Cleveland .020000000—2 7 1 Chicago .OOOüOOOOx—5 5 1 Phillips, Morton et O’Neill; Ci-cotte el Schalk.PARTIES DE DIMANCHE A Détroit: St-Louis .020002000—4 9 2 Détroit .300001 OOt\—5 8 0 Sotheron, Koob et Billings; Leonard et Ainsmith.A Washington: New-York .000010001—2 7 2 Washington .11003000s—5 8 1 Russell, Nelson, Mogridgc et Hannah, Ruel; Johnson et Agncw.A Chicago: Cleveland .100001300—5 14 3 Chicago .101100000—3 7 2 Bagby et Nunamakor; Kerr, Dan-forth, Lowdermllk et Schalk.P.Saint-Zotique : Dubuc, Bernard, Robi'llard, Ryan.SOMMAIRE Première période Dussault—Rosemont .3.00 Duchesne—C.P.Sainl-Zotiquc 8.00 Lalonrie—C.I’.Saint-Zotique • 2 00 Deuxième période Pas de point.’Troisième période Sherry—Rosemont .'.30 Duchesne—C.P.Sainl-Zotiquc 5.00 Quatrième période Lalonde—C.P.Saint-Zotique .2.00 Sherry—Rosemont.3.00 Stacey—C.P.Saint-Zotique .7.00 Lefebvre—C.P.Saint-Zotique.3.00 Score : 6—3.Punitions— C.I*.Saint-Zotique: Crépault, Dubuc.Robillarri.chacun cinq minutes.Galarneau et Crépault, 10 minutes; Rosemont : Clements el Dussaull, chacun 5 minutes; Sherry et Duck, 10 minutes.Arbitres : Secours et Hyland.Juges des buis : Lambert et Musse.Chronométreurs : Roy cl J.Lc-myre.même, s'est tue au moment où son automobile fut renversée dans le cours de son deux-oent-cinquantième mille.Il avait cessé de vivre lorsqu’on a pu lui porter secours.Son mécanicien s'osl fracturé le crâne et de suile il a été transporté à l’hôpital où on l’a opéré., Louis Leeoq et sou assistant, R.Bundini, ont été brûlés à mort lorsque leur maehiiie a pris feu.Ccl accident est arrivé dans le détour de la piste el l’automobile a fait trois tours sur ellie-mêine avant de s’arr.ier, et lorsqu l’on s’est porté à leur secours ils étaient en dessous de la machine.TROIS PERSONNES TUÉS DANS LA COURSE D’AUTOS LES CHAUFFEURS THURMAN ET LOUIS LECOCQ ET LE MECANICIEN RAND1NI SONT LES VICTIMES —¦ DEUX AUTRES BLESSES — A INDIANAPOLIS.BENNY LEONARD AU FRANÇAIS Le* «matrur* du «port de In boxe nuront l'avantage de voir le champion du monde dru poldn léger*, Benny I.conard, à l’oeuvre mercredi aolr nu théâtre Françai* contre Charley PHt*, d'Auntralie, dan* une ex» hibitidn de boxe de dix ronde*.Indianapolis, Ind., 3.— Howard Wilcox, de colle ville, a samedi après-midi gagné ^'International Sweepstakes”, celte épreuve de cinq cents milles courue à l'autodrome (Tl.ndianapolis.Wilcox a parcouru la distance de la course en cinq heures, quarante-quatre minutes, vingt-une secondes et trois quarts, Deux des conducteurs.Arthur Thurninn, R.Randini, ont été tués au cours de la course cl deux autres ont été blessés.Comme vainqueur Wilcox sc trouve à remporter $20,000.La course était dotée d'une bourse de $50.000 pour être divisées entre les dix premiers conducteurs.Voici la liste des ailll'cs conducteurs qui mil remporté des prix : Hcarne.Gmix.Goyel Alley, De l’ai-ma, I.Chevrolet, I'.Hickey, G.Ghc-vrulcl et Thomas.Arthur Thurman qui pilotait la machine qu'il avait assemblée lui- LES ESTRADES DU NATIONAL SERONT RECONSTRUITES Toute la population de Montréal a sympathisé avec.PA.A.d'A.Nationale a cause de l’incendie qui vient de détruire une bonne partie des estrades de son terrain de Maisonneuve, stade où ont été disputés tant de combats glorieux et où la supériorité allélique de notre race s'est si souvent affirmée.L’A.A.d’A.Nationale n’a pas été ¦ente a prendre une décision à la suite de cet incendie.Dès vendredi soir, le bureau de direction se réunissait à la Palestre et décidait de reconstruire les estrades brûlées et de reparer les dommages causés au premier club-house érigé par noire Association.On peut donc constater par là tout l'esprit d'avancement dont le bureau de direction sait faire preuve dès que les circonstances l’exi-?en.l.L'A,A.d’A.Nationale reconstruira d’une façon pratique, c’est-à-dire pour que les nouvelles constructions puissent facilement être déplacées lorsque s’efectuera le grand déménagement au terrain de la Côte St-Michel.Tous les travaux de reconstruction seront commencés sans tarder, afin de procurer à fous ceux qui font du terrain du National leur rendez-vous préféré, l'accommodation qui leur a tant donné satisfaction depuis quinze ans.EN REVISION PLUSIEURS JUGEMENTS ONT ETE PRONONCES, SAMEDI.Les juges Deniers, Tellier, Delo-rimler, siégeant en Cour de revision.ont prononcé, samedi, les jugements suivants : Commercial Properties Ci, contre Cooper et Walters ; jugement modifié avec frais.Masson conlre Préfontaine, deux causes : confirmées avec frais.La ville de Montréal contre Pion, confirmé avec frais, le juge Delori-mier dissident.Dame Falardeau contre les héritiers de l'immeuble Cirket, renversé avec frais.Waxman contre Girounrd et Valentine ; chaque partie payera les frais du jugement renversé.Stoker contre Legault, renversé avec frais, le juge Delromicr dissident.Pépin contre- Dufresne, renversé avec frais.Girard contre la Compagnie des Tramways, confirmé avec frais.Black contre Cornor et al, confirmé avec frais.Duquette contre Dion, renversé avec frais.Bouc cr contre Dclagc, confirme avec, frais.Lacouture contre Badoau, confirmé avec frais.Caron contre la ville de Chàtèau-guay, confirmé avec frais.La Banque Nationale contre Guertin, renversé avec frais.Pedlar People contre Traders Co., confirmé avec frais.Duval contre Payne, confirmé avec frais.Lemay contre Gagnon, trois causes.chaque sentence confirmée avec frais.Prud’homme contre Décarie, et Décarie contre Prud'homme, confirmé en chaque cas.Martel contre Bourque, renversé avec frais.Lebrcau dit La Couette contre Benoit, confirmé avec frais.Aubin contre McAnulty Realty Un., confirmé avec frais.International Harvester contre Conieau.confirmé avec frais.Dame Piehrlte contre la cité de Montréal, confirmé avec frais.Lacroix contre Roy, confirmé avec frais.Sl-Pierrc conlre Ross, confirmé avec frais.Artray contre Rirks, renversé avec frais.Dame Sncilrr contre Rissonncltc, confirmé avec frais.Glarke contre Rathey, confirmé avec frais.Montreal Trust contre Powell, renverse avec frais, cl le dossier sera renvoyé en Cour supérieure.Redmond contre Plante, eonfir-j nié avec frais.C.ubbin contre Maggar, confirmé j avec frais.Fortin et al.contre la corporation de Contrecoeur, renversé avec LOEWS La représentation merveilleuse de vaudeville “THE MIMIC WORM) OF 1919” Toute uup lieiirr it jouir 22 — FILLES — 22 Auires numéros importants ALICE BRADY dans “HER GREAT CHANCE” Une histoire pleine d'amour et d'intérét humain “THE LITTLE WIDOW” Comédie Scnnrtt NOUVELLES CANADIENNES D’ANGLETERRE AU LOEWS Rep.continuelles : 1 à 11 h.du soir.Après-midi : 10s, 15s ; soirées, 15s, 25s.Samedis, dimanches et jours de fête, prix des soirées.THEATRE SAINT-DENIS LES TROIS JEANETTES : Nouveauté acrobatique avec une quantité de pigeons et quelques chiens.LES TROIS TROUBADOURS : Comédie musicale.DUPREE ET DUPREE : Canadiens français de Montréal dans leurs différents exercices à bicyclettes.LOUISE HUFF : Le Vase du Rêve, un film de la Cie World.HOUDINI : Dernier chapitre du “Maître du Mystère”, Maintenant ouvert de ! heure de l’après-midi à minut.Le seul endroit d’amusement en plein air actuellement en fonctionnement, 100 — attraction» — 100 Fanfare Vander-Meerschen frais, le juge Tellier dissident.^ Vineberg contre St.Catherine Street Realty, confirmé avec frais.Beaudoin contre Bastien, modi- , fié avec frais contre le demandeur.’ Dame Logue contre Dame Logue et ai., confirmé avec frais.L’ALLEMAGNE REFUSERA (Service de la Presse Associée) Berlin, 2 — Le ministère des Af- faires étrangères de l’Allemagne a, répété de nouveau aujourd’hui Ja declaration qui avait été faite par le cabinet allemand, le 20 mai, que l’Allemagne “refusait de signer lei traité de paix”.La première déclaration officielle ' qui avait été faite à la Presse Associée a circulé à travers l’Allemagne par l’intermédiaire du bureau Wolf.La déclaration originale a été tra- • chiite de l’allemand en anglais.Cette declaration a cté envoyée an minis-tère des Affaires étrangères après avoir été longuement discutée, et le ministère l’a envoyée à un correspondant.La version anglaise a été soumise au ministère «les Affaires étrangères pour être approuvée.On a remarqué que le préambule des contre-propositions allemandes contenaient plusieurs phases qui étaient contenues dans la déclaration du 20 mai.AVIS POSTAL FETE HH IIOI Mardi, le 3 juin 1919, sera observe comme jour de rongé par ce bureau.Les malles de l'après-midi seront fennecs a 10 heures du matin.Celles du soir a l’heure ordinaire.Les guichels du bureau principal et ceux des succursales seront fermes a 10 h.du matin.Le couloir sera ouvert depuis 7 h, du matin jusqu’à minuit.Le DIRECTEUR DES POSTES.(Commun! qui»).¦ i CONSEIL DES ARTS ET MANUFACTURE AVIS AUX ELEVES DE COUPE COUTURE ET CHAPEAUX Les élèves des cours de coupe, coulure cl de confection de chapeaux, section du jour, devront être a la salle de l’exposilion du Monument National, le mercredi 4 juin, a deux heures de l'après-midi, avec les travaux accomplis riuranl i’nn-nee pour l’exposition annuelle.La directrice.Mlle M.A.Gagnon, et les professeurs seront à la salle pour les recevoir.LES GREVES TRAGIQUES Lima, Pérou, 2 (Service de la Presse associée).- Plusieurs établissements qui étaient fermés à cause de la grève sont maintenant rouverts.La situation n’est pas encore rose.Depuis le début des grèves de 50 à 100 grévistes sc sont faits tuer et 200 ont été blessés.La loi martiale est encore ou vigueur.CONSTIPATION Üne ou deux tablettes ROROÎ, prise* le mir n„ VOL.X.— No 127 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 2 JUIN 191» | COMMERCE FINANCE LE MARCHE DES VIVRES IL INDIQUE UN NOUVEAU FLECHISSEMENT LEGER DU BE U R RE — LA DEMANDE VENANT DU DEHORS SE; EAIT MOINS PRESSANTE - LES AUTRES COMPARTIMENTS SONT STATIONNAIRES.La tendance du beurre a été a la baisse durant toute la semaine dernière, £ïâce au fait que les arrivages se font plus nombreux, que les stocks augmentent et que 'la demande venant du dehors se fait moins pressante, mais on n’espère pas,dans les milieux compétents, que les prix fléchiront beaucoup encore.Ils sont tenus à des niveaux élevés par ceux du fromage.Celui-ci lire à lui tout le lail qu’il y a sur le marché à bas prix.Les arrivages de beurre de la semaine passée s’inscrivent à 14,100 motte*, contre 10,%0 ta huitaine précédente et 14,587 durant la même période de l’an dernier, cependant que les arrivages du mois de mai se totalisent a 45,487 mottes de beurre, comparativement à 43,710 durant 'le même temps de l’an passé.Les arrivages de fromage, durant le mois de mai, se présentent à 83,280 meules, contre 114,731 en mai 1918.Par ailleurs il n’y a pour ainsi dire pas de changement à indiquer.Nous cotons : f AIM NE-TYPE— Franco à bord (f.o.b.) Montréal .$11.00 Livrable au moulin.SI 1.10 En lots fractionnés et aux épiciers.$11.20 OEUFS— Les arrivages d’oeufs ressortent ;i 3,958 caisses, comparativement à 3,574 pour le même jour de la semaine dernière, et 2,027 pour la période correspondante de l’an passé.Les arrivages de la semaine [tassée se chiffrent par 28,250 caisses, par comparaison avec 36,740 la semaine précédente et avec 16,746 pour 4a huitaine correspondante de Tan dernier, tandis que la totalité des arrivages de l’époque comprise entre le 1er mai et ce jour .s’établit à 124,854 caisses, contre 70,490 pour la même période de l’an dernier.Oeufs choisis.54 à 55s Oeufs strictement frais .52 à 53s Oeufs No 2 .,.19 à 50s bld RUE— » Les arrivages de beurre se présentent à 4,418 colis, contre 1,672 pour le_ mente jour de la semaine dernière, et 4,107 [tour la journée cor-respondantc de l’an passé.De beurrerie, pasteurisé .56 à 56s Va De beurrerie, de haut choix.55 à 55s% De beurrerie, de bon choix.54 à 54sVa De laiterie, de haut choix 48 à 49s De laiterie, de bon choix 47 h 47s Vi ENCHERES RURALES Cowansville, 2.— A la séance de la Bourse des laitages des Cantons de l’Est, samedi, on a enregistré 836 mottes de beurre de beurrerie, qui ont toutes été vendues à 53 sous et 1-8 la 'livre, ce qui indique un déclin de 2 sous et 1-8 la livre par rapport à la semaine précédente.Saint-Hyacinthe, 2.— Les offres de la réunion de samedi se présen-tent à 250 mottes de beurre et à 350 meules de fromage.Le beurre s’est vendu à 52 sous et 3-8 la livre et le fromage, à 31 sous cl 1-16.A pareille époque l’an passe, 300 mottes de beurre changeaient de mains à raison de 42 sous et demi et 200 meules de fromage, à 22 sous la (livre.Vankleek-Hill, 2.— On a enregistre, samedi.718 meules de fromage blanc et 397 meules de coloré.Le fromage blanc a trouvé preneur à 31 •sous et demi ef le fromage coloré, à 31 sous et 7-16 la livre.A pareille époque Tan dernier, 1,306 meules élaienl transférées à 22 sous el 11-16 la livre.Bcil'leville, Ont., 2.— On a inscrit 1,000 meules de fromage blanc, qui ont clé vendues à 31 sous et 5-16 la livre.Walertown.N, V.2, — Les ventes de fromage ont donné 9,000 meules, à des prix variant de 31 à 32 sous et 1-4 la livre.l’RODl ITS DE L’ERABLE — Les arrivages sur notre place des rroduits de l’érable continuent de lire tous les jours plus rares, ce qui maintient les prix sur les hauteurs.Dés lors qu’il y en a sur Je marché, cette denrée est lout de suile libéralement absorbée par la clientèle.Bar l'intermédiaire des marchands à commission, le sirop d'érable change de mains à raison de $2.15 et $2.-25 le bidon de 13 livres el à des prix variant tic $1.75 à $1.85 le bidon de 8 livres et demi.Le sucre d'érabl# est également très recherché, mais il est rare et son prix est ferme, à 26 cl 27 sous la livre.VOLAILLES — La livra Dindes de choix.48 à 50s l’oulets nourris au lait .45 à 47s Poulets .40 à 43s Poules lourdes.37 à 38s Poules légères.33 à 34s Canards No 1.42 à 44s Canards No 2.40 5 41s Oies.31 à 32s POMMES DE TERRE— Le marche des pommes de terre ne sc modifie ni dans un sens ni dans l’attire, mais le Ion ta demeure ferme du fait «le l’abondance de la demande pour des lots désassortis destinés à satisfaire aux besoins quotidiens.Los Québec blanches sc ARTHUR ItnttNEAtl, Membre, Itnnrxf de Montreal.BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Buruu de Montreal • 97 ET 99 S.-FRANÇOIS-XAVIER ¦urcuraaloa I QUEBEC at SOREL.FU direct avae v*.fOBT A FLAGS, Naw-Yerk, .‘ vendent, par l'intermédiaire des marchands à commission (.jobbers), à raison de $2.25 le sac de 90 livres, chez l’acheteur (ex-store), et des lots enwagonnés cotent de $2 à $2.10 le sac de 90 livres, sur rail (ex-tract), cependant que les Montagnes Vertes s’échangent au prix de $2.50 le sac, chez l’acheteur (exstore).MANDES FUMEES— Le ton du marché de toutes les sortes de viandes fumées et grillées est fort, d’une force nettement caractérisée.La demande de ce produit continue d’être intense.Par l'intermédiaire des marchands à commission (jobbers), les jambons de 8 à 10 livres se vendent de 41 à 42 sous la livre; ceux de 10 à 15 livres cotent de 39 à 40 sous la livre, et les plus lourds s’établissent 37 à 38 sous.Le lard fumé à déjeuner (breakfast bacon) se traite à 44 à 45 sous le Windsor de choix varie de 47 à 48 sou et le Windsor désossés trouve prci nr à 49 à 50 sous la livre.NOTA.— Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à Montréal, à moins que quelque chose n’indique le contraire.ÇA ET LA Le volume des affaires, en mai, s’établit environ au triple de ce qu’il avait atteint le mois précédent, qui était pourtant lui-même le meilleur de la période écoulée de l’année en cours.Le chiffre de mai n’est pas loin d’atteindre la totalité des affaires traitées durant les quatre mois qui l’ont précédé, s’établissant à 383,884 actions admises à la cote officielle, à $4,538,-616 de bons et obligations, et à 37,943 d’actions hors cote, contre ! 31,606 parts, $4,367,950 de bons et obligations et 77,562 actions hors cote, en avril.La Banque Royale annonce les nominations suivantes: R.C.Stone, gérant de la succursale Cedarvale (Toronto), R.M.Wilson, gérant de la succursale Gerrard et Joncs (Toronto), A.J.Kelly, gérant aux Chutes Iroquois, J.-L.Gauthier, gérant à la succursale Saint-Sauveur (Québec), et P.J.Clarkin, gérant à Harbour Buffet (Terre-Neuve).* * * # D’après une déclaration faite samedi par le bureau des relations publiques de VAmerican Meat Packers Association, de Chicago, les prix du boeuf sont susceptibles de fléchir d’ici quelques jours.D’autre part, afin d’assurer la consommation des produits canadiens, qui s’offrent à la fclientèle, et qui sont en danger de se perdre, les autorités fédérales viennent de décréter qu’on sera désormais obligé de se munir d’un permis personnel (individual license) de la commission du commerce canadien à Ottawa, pour importer des sardines et du saumon en boîtes.Trois cent mille caisses, de 48 livres chacune, de saumon attendent à Vancouver.Aussi,.40,000 caisses, de 25 livres chacune, de sardines canadiennes sont prêtes à être livrées à la consommation.Le compte rendu hebdomadaire de la Banque de France fait ressortir les changements suivants : Encaisse-or, augmentation, 752,776 francs; encaisse-argent, dim., 436,-631 fr.; circulation, dim., 72,349,210 fr.; compte courant du Trésor, dim., 17,202,895 fr.; compte courant des particuliers, aug., 201,947,-412 fr.; portefeuille d’escompte, aug., 95,159,182 fr.; avances, aug.1,676,475 francs.LA LIVRE STERLING New Montréal 472.85 476.10 Cours du change sterling, à Ni York et à Montreal, aujourd’hui Livre sterling à N.-Y.' Papier à 60 jours 460.00 Id., à demande .403.25 Par câble sotis- marin .460.25 477.Hl Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise.2 3-4 de prime.Le franc (N.-Y.), 630.Taux d’escompte, à 3 5-8%.Taux d'escompte de Londres d’Angleterre, 5 pour cent a Banque LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison Dottgall & Cowans” ‘Mc- Cours Cour d’ouv.à midi MAIS— Juillet .167 3-8 168 1-2 Septembre .159 1-4 159 3-8 AVOINE— Juillet .67 3-4 67 3-4 Septembre .65 3-4 —# 65 3-4 LA MATINÉE A LA BOURSE LES AFFAIBES SONT ACTIVES ET LES COURS, REMARQUABLEMENT FORTS — DES BONDS DE 2 POINTS - PAS DE SEANCE, DEMAIN, FETE LEGALE.CONSULTEZ-NOUS au sujet de n’importe quel ouvrage d’électricité que les autres ne peuvent ou ne veulent pas faire, ainsi que sur le posage des fils dans votre maison pour y installer l’éclairage ou des sonneries sans faire de dégâts partout.MONTREAL ELECTRIC CO., Limitée, 94 RUE ST-FEL1X Têt.Main 748 et 2840.BOURSE DE NEW-VORK Ceara renmla par MM Rrnnaaa et Ha-[ait.ranrtlera.me Nain.-Prancala-Xaviar Lv.et SV.MnnteSal Vateara llltcb.ar Atli.Ch.»: An.lt.-Sag.A ai C»* Aw.CarPu.An Loc» An SnelU aaaacti M AtcH.acn Allan, (luit Ban1 [.are ¦ all.AOlun Melli.Steel.Ureakl K a.t an.l'acit CealLeath htno Coït C*i».P.*!.C»i a Ci ad.Ciuci stee s- el-a O.é Pei.Allml lit S""Ut Kriegr.Nai hnear.Na.’ Url» Ordia Gén.Moto Gi .Nat .or.ilide A I «a llui, Aient) lutp Coup later, pria.Jut.M.or té’r Midi thl.loin intu * IM t'M '»?t iÀ[ ' tr-t ' I0U', MH Valeur» lat.Marà.pr let.Nichai Int.Paper lut Ra Tr Iveii, Cop.U.-k.Htee! Lelttgit Val.Ma«, Mata.Mea.Petra.N .Y, N,II.Narih.Pac, Uhio Ctaa Penaia'lra.l’uiab i.oaI 1 P-eaa st.C.Kradia Midi iMk 79H r-in* si,| 3liHi 60»’,! s.; I M I i'0'j loi Kratliag Il , Hrai«bli.If.le'cHtibb U.9.1 118 88m Sinclair Oili 16 réL santb.Pac.|, DH ZI' 4fi»i hî I8I», «U «H ^oul.KaiL St.Peul i •nn Com Ttse* Oil l uien Peu.Lo «.H (' V.S Hte.er U.8.#teel* CtehCeppc Vire- Cbe.*' «wHaghou Willreoei m MJU I if,-',, iiwi Une séance active entre deux congés, voilà un événement digne de remarque.C’est et; qui s’est produit ce malin.L’activité est grande à New-York, où raceumuilalioit des ordres, depuis jeudi, à déterminé un vif mouvement des valeurs a des cours de hausse marquée.Notre place est le siège de la même animation, et les cours y sont généralement forts, bien que la Bourse de Montréal soit fermée de même, jour d’anniversaire de la reine Victoria.Les aciéries sont au premier rang des valeurs traitées.Les Scotia Steel ouvrent à 86, contre 85 précédemment, et s’élèvent assez rapidement à 90, pour revenir à 88 1-2 et remonter à 90.Les Steel of Canada font également l’objet de nombreuses affaires, à 65 1-4, passant ensuite à 67 1-2 et revenant à 67 1-4, après avoir touché à 67.Les iron débutent en moins-value, à 02, passent à 63 1-2 et reviennent ensuite à 63 1-4.Les Bromplon Paper font également bonne figure .flottant entre 62 1-2 et 62 7-3, comparativement à 62 précédemment; les Asbestos Corporation grimpent, quelquefois par bonds de deux points, de 68 1-2 à 75, se ramenant ensuite à 71, puis à 72, contre 67 vendredi; les Ames Holden accomplissent d ' semblables progrès, s’élevant à 42 et revenant ensuite à 41 3-4, contre 36 en clôture antérieure; les National Breweries sont fort inactives et inchangées, à 128; les Detroit Railway ne varient pas non [tins, à 190 1-2; 'les Howard-Smith s’inscrivent a 85; les Can.Locomotive sont stationnaires, à 70; les Brazilian gagnent un point et quart, à 59 1-4; les Can.Cement s’ajoutent un demi-point, à 67 1-2; les Dont.Bridge, depuis longtemps délaissées, montent à 115 et reviennent ensuite à leur • ours d’ouverture, soit à 114; les Dom.Glass ne bougent pas, à 55; les Riordon Paper abandonnent un autre point, à 128: les actions hors cote Tramway-Power, libérées du cours minimum, tombent à 16, puis à 15 1-2; les Quebec Railway se traitent à 19; les Shawinigan sont faibles, à 123; les Smelters s’ajoutent un point, à 29 ; les actions hors cote North American Pulp restent inchangées, à 6; les Consolidated Felt, autres actions hors cote, demeurent à 28: les Montreal Power continuent de se vendre à 90; les St.Lawrence Flour atteignent à 110 1-4, puis rétrogradent à 110; les Spanish River Nont fermes, à 27; les Dont.Textile irou-wnt preneur à 116; et des lots fractionnés de Can.Steamship s’échan-gent à 49.Dans le compartiment des actions de priorité, les Spanish River se maintiennent à 105; les Can.Steamship font 85; les Ames-Holden cotent à 86; les Serwin-Williams s’établissent à 100, et des lots désassortis de Asbestos Corporation se fixent à 85.Les bons et obligations font toujours preuve de la même animation.OPERATIONS DE LA MATINEE Cours fournis par les agents de change L.-G.Beaubien et Cie., 50-ouest, rue Notre-Dame, Montréal.Iron.Z5 à fi2, 75 à 63, 25 à 02 3-4, 100 à 03, 275 k 03 1-2.Power.3 » 00 1-1, ISO A 90, 3 il 00 1-4, 2 h 90 1-2, 140 ii 90 1-4.Cernent.100 n 07 1-2.30 à 03.100 il 03 1-2.Spanish.125 à 27, 7:i 0 27 1-8.270 a 27.i.'neher.25 A 19.Glass.190 à 55.Ih-' Hipton.10 à 02.n.5 à 02 1-2, r,n A 02 3-4.380 à 029 1-2.525 A 02 7-8.Steel.25 n 05 1-4, 09 n 65 1-2, 00 à 05 3-4, 1005 A 00.15 il 07 t-l.VA.P.P 205 à 0.Car jiriv.25 a 9(i 1-4 LDn/il.25 j 58 1-4.50 A 58 3-4, 25 A 59 1-2 200 A 511, 100 à 59.Textil- e.7.5 n 110.10 A 110 1-2.Ht U 't el.Rts.30 à 3 7-3.504 A :t 1-2.Parque RnyAle.Il A 213.Pl5 A 10» 1-4.300 A 110.mois -dernier et celles de la période correspondante nière : de l’année der- - Mai 191i* 1918 Montréal $567,107,133 $389,506,210 l oi onto .954,112,122 305,204,996 Ottawa 44,623,476 28,427,575 Québec 24,112,898 19,883,493 Hamilton.« .• .• 23,896,245 22,474,32.3 Halifax 20,1 or, ,291 18,093,975 London 13,561,006 10,828,125 Winnipeg 182,227,560 181,967,144 Vancouver 50,903,919 43,706,931 Prier boro.• .» :vr>fi,35a 3,190,908 Windsor 6,973,716 5,791,876 Victoria 9,464,188 8,793,527 N.-Westminster.2,503,206 LES BANQUES NEW-YORKAISES New-York, 2.—L’état de situation actuelle de la chambre des compensations des banques et compagnies fiduciaires, pour la semaine expirée (cinq jours ouvrables), fait ressortir un excédent de réserve de $22,660,160 sur la limite légale, ce qui représente un tassement de $31,492,420 par rapport à la semaine avant.Les derniers chiffres produits mettent en relief les variations suivantes : Prêts, etc., aug.$ 29,330,000 Encaisse en voûlcs particulières, dim.5,870,000 Rés.eu Banque fédérale, dim.27,003,000 Rés.en voûtes particulières, dim.587,000 Dépôts à demande (nets), aug.: , .33,410,000.Dépôts à ter,]ne (nets), dim.1,260,000 Circulation, dim.56,000 Excédent de réserve, dim.31,492,420 Réserve globale.570,208,000 NOUVELLES DE WALL STREET ON ENREGISTRE DES GAINS VARIANT DE 1 A b POINTS, DES L'OUVERTURE.— PLUS-VALUES.New-York, 2.— Wall Street.— L’accumulation des ordres d'achat, durant le long congé de ccs jours passés, a causé un vif enthousiasme dans les milieux spéculatifs et même chez les joueurs en valeurs de placement, à l’ouverture d'aujourd’hui En plusieurs compartiments, les valeurs enregistraient des gains variant de 1 à 5 points.Les Studebaker étaient en tête, par une avance de 4 points et demi, immédiatement suivies par les Cru-cible Steel et les Southern Pacific, qui s'ajoutaien1 chacune 3 points et demi.Les chemins de fer, les pétrolifères et les autres favorites de la spéculation ont aussi largement amélioré leurs positions.Cette avance n’a fait que se généraliser et s’intensifier à mesure que l’heure avançait.FAITS-DIVERS ENFANT TUÉ PAR UN AUTO L'ACCIDENT CST ARRIVE AVE-.NUE DUPONT.PRES DU ROU-LEVARD GO Ut X —TRENTE ARRESTATIONS AU PARC LAFONTAINE, HIER APRES-MIOl —INCENDIE D'UN CHALET 4 LONGUE!! II.Placement de tout repos $450*000.00 Obligations garanties 1ère et unique hypothèque, avec fonds d’amortissement.OANDURAND, LIMITEE U.H.Dandurand, président.Coin des rues St-Denis et Ste-Catherine, Montréal.Datées du 1er mai 1019 Echéant le 1er mai 1927 COMPAGNIE DE Principal et intérêt payables en or au choix du porteur ou du détenteur enregistré, à la Banque d’Hochelaga, à Montréal, à Québec, et à la National Park Bank, à New-York.> InIZrAI paynblr scmi-annufllemei.i les 1er mii et 1er novembre.COUPURES : — *100 — *500 — AVEC COUPONS l.e* obligations peuvent Cire i-aclirtées en tout ou en partie, 1er mai 1924, A 101 et les intérêts accrus, moyennant 311 Jours d’avis, — la 1er mal 1924, et A chaque date subséquente d’intérêt.Advenant la vente de la propriété, les obligations pourront être rachetées a 105, et les intérêts accrus, moyennant 30 jours d'avis.ETAT FINANCIER Valeur de la propriété estimée par des experts.*775,009.(10 Montant total de l’émission autorisée.450,000.08 Revenu annuel de la propriété hypothéquée par ces obligations.57,0003)0 Dépenses annuelles : Taxes, Administration, Assurances, etc.15,285.00 He.en a net.41,715.00 (presque deux fois la somme des Intérêts annuels, à 6% sur $450,000.00) ENREGISTREMENT : — Des obligations peuvent être enregistrées quant au capital au bureau de la Compagnie.FIDEICOMMISSAIRE ’’Montreal Trust Co., à Montréal”.LEGALITE : — MM.Kavanagh, Lajoie et Lacoste, “Sir Alexandre Lacoste, Conseil”, ainsi que MM.Rainville et Rainville, avocats, ont examine et approuvé la légalité de l’émission.Les actes de Fidéicommls ont été passés devant Me Victor Morin, N.P.FIN DE L’EMISSION : — La présente émission servira à payer $360,000.00 dues à la “Mutual Life and Citizen Assurance Co.Ltd”, et au remboursement d’argent avancé par les Banques pour compléter In construction de l’édifice.Afin d’offrir lu pins grande marge de sûreté aux porteurs d’obligations, une portion de la dette a été payée, et ceile-cl réduite à *450,000.00.GARANTIE : — L’émission est garantie par un contrat de fiducie enregistré, entre In Compagnie de l’édifice Dandurand I.Imitée et te “Montreal Trust Co.” Cette émission constitue une première et unique hypothèque sur l'édifice, sur le terrain de la Compagnie de l’Edifice Dandurand Limitée, situé au coin sud-ouest des rues Stè-Catberine et St-Denis, cité de Montréal, et sur tout agrandissement futur A la propriété.Aucune autre obligation ou hypothèque ne peut être émise sur )u propriété pendant la durée de la présente émission.FONDS D’AMORTISSEMENT : — Une partie des revenus annuels sera accumulée par le Fidéicommissaire et servira à racheter un montant substantiel d’obligations pendant ta durée de l’émission.La balance des obligations restant due A la fin de la huitième année sera rencontrée par un nouvel emprunt.Cas obligations «ont : d»s placements légaux pour les banques d'épargnes, compagnies d’assurances, caisses d’économies, successions, etc.Prix : Le Pair (100) et les intérêts accrus Les obligations seront prêtes vers le 5 juin.Des certificats intérimaires pourront être obtenus temporairement, et seront échangés pour des obligations lithographiées le ou après le 5 juin 1919.Pour détails et blanc d'application s’adresser su SYNDICAT DE SOUSCRIPTION Elz.Chabot, Notaire, St-Hyacinthe.Que.Cast.Beaudoin, Notaire, Joliette, Que.CREDIT - CANADA, Limitée BANQUIERS ETABLIS EN 1910 145 rue St-Jacquea, MONTREAL.Tel.Main 4735-36.T.Brassard, Notaire, St-Jean, Que.J.R.Ouimet, Notaire, St-Polycarpe, Que.J.Wilf.Martel, Notaire, Sorrl, Qué.J.N.Legault, Notaire, Vaudreuil, qué.J.A.FOURNIER, COURTIER EN DEBENTURES 83 rue St-Pierre, QUEBEC, QUE.-hl A 111(1 Un autre enfant a été frappé à ! mort par une auto.(Test Roméo Dé-patie, dont les parents sont domiciliés au No 125, avenue Dupont.Il revenait de voir ses grands-parents, demeurant tout près, et connue il i Iraversait la rue près du boulevard ; Gouin, une auto l'a renversé et jeté sur le pavé où le bébé s’est frac-175 a gu, | titré le crâne.11 avait rendu le dernier soupir quand on l'a transporté chez sa grand'inère.I.e «oroner adjoint Prince a per-tvit 308 a ts n’'s aux Par
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