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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 23 juin 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1919-06-23, Collections de BAnQ.

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La fête du Sacré Coeur De pieuses et éclatantes cérémonies ont marqué, l’an dernier, dans presque tous les pays, la fête du Sacré Coeur.A la Table sainte, dés le matin, pour se nourrir de Notre-Seigneur, les fidèles rendirent ensuite leurs hommages réparateurs au Christ par de triomphales processions suivies en quelques endroits privilégiés, comme au Canada, de l’érection 'd'un monument.Ainsi deux éléments entraient dans cette fête: l’acte de pieté qui fortifie Pâme, le geste extérieur qui glorifie le Seigneur et implore son (intercession.On ne pouvait faire mieux.Et c’est pourquoi, la voie une fois ouverte, il ne faut pas l’abandonner, il faut y marcher d’année an année avec plus de foi, plus de piété, plus d’entrain.Les niptifs généraux qui demandaient, Pau dernier, la célébration 'de la fête du Sacré Coeur ne sont pas périmés.Ils conservent encore aujourd’hui toute leur valeur._ C’est d’abord l’amour de Notre-Seigneur.I,'honorer, tel est l’objet de cette fête.Elle atteint le Coeur de Jésus, symbole .de cet amour, et par lui l’amour même du Christ, puis aussi, par extension, toute sa personne, sa personne aimante et aimable.Or honorer cette personne, 'Phonorer dans son amour, amour si profond, si généreux, si prévenant; honorer le symbole de cet amour, son Coeur de chair fait du sang de plus pur de la Vierge, cpii n’a cessé de battre pour nous, qui a été blessé par lia lance du bourreau mais plus encore par l’indifférence et le mépris •des hommes, qui continue de nous envelopper d’une si profonde dilec-lion, n’est-ce pas vraiment pour chacun de nous un devoir rigoureux ?Aucun bon catholique ne saurait s’y soustraire.11 y a ensuile le désir même de Notre-Seigneur.Quelques-uns sont peut-être lenlés de dire: Je veux bien honorer le Sacré Coeur, m’efforcer de lui rendre amour pour amour, mais pourquoi m’imposer tel jour et tel exercice?(Pourquoi?Mais parce que Notre-Seigneur lui-même le désire.Tes paroles que la Bienheureuse Marguerite-Marie a reeueil-'lies de ses lèvres, et dont l’Eglise a reconnu l’authenticité en se rendant n leur teneur, sont formelles: “Je te demande que le premier vendredi après l’octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour (honorer mon coeur en communiant ce jour-là, et en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels.” Il y a enfin la promesse.Sans doute les avantages particuliers que nous allons retirer de cette célébration ne doivent pas en être les motifs principaux.Au-dessus d’eux existé l’amour de Notre-Seigneur, assez puissant dans nos âmes pour se manifester au dehors.Mais nous ne pouvons pas ignorer les bienfaits promis.Plus encore, nous ne le devons pas.Ce n’est pas pour rien que le divin Sauveur en a parlé.Tl veut qu’ils nous émeuvent, qu’ils nous stimulent.Et ils répondent si bien à nos besoins.Notre-Seigneur s’engage à répandre sur nous avec abondance “les influences de son divin amour”.Ce sont ses grâces, grâces temporelles mais surtout spirituelles, dont il va nous combler.Quelle aubaine! Nous sommes tièdes dans la pratique de la religion, faibles contre les tentations, lâches devant les ennemis de l’Eglise.Encore ¦un peu, et les puissances du mal nous submergeraient.Mais voici l’aide promise, l’aide déterminée par la célébration de la fête du Sacré Coeur.Et nos âmes, sous le souffle divin qui les pénètre, se redressent, s’enflamment, rayonnent.Une nouvelle vie semble naître pour elles.Les difficultés.les ennuis, les luttes n’en sont pas écartés: ce sont choses inhérentes à'notre condition humaine, niais combien elles nous apparaissent sous un autre angle, sans ce caractère déprimant qu’elles avaient autrefois.Nous les acceptons maintenant presque joyeusement car nous voyons en elles un élément de mérite,, car nous sentons qu’au fond de nos êtres une force invincible nous soulient, car nous goûtons toute la douceur intime de la souffrance et de la lutte pour le Christ.A ces motifs généraux s’en ajoutent de particuliers tirés des circonstances de lemps et de lieu où nous vivons.L’an dernier, la grande guerre décimait le monde.Et c’est sa fin prompte, c’est la paix que nous implorions alors du Sacré Coeur.Le Sacré Coeur a entendu notre demande.11 l’a exaucée.C’est à lui principalement que nous devons la cessation du fléau.Aucun doute ne peut subsister sur ce point quand on connaît certains faits, récemment divulgues, qui se sont passés en France, en juillet dernier, notamment la consécration par le maréchal Foch de ses armées au Sacré Coeur.(Nous devons donc des actions de grâces.Et nous y sommes d’autant plus tenus que nous les avons promises.Que chacun se rappelle ses! prières, individuelles ou collectives, en juin 191 K.Comme elles étaient ardentes, suppliantes, prêtes à tout ! Qui ne s’est engagé à quelque chose, au moins à des remerciements, à des hommages, à des actes de reconnaissance?L’heure esl venue d’y être fidèle.Aucune occasion n’est aussi propice que la fête du Sacré Coeur.Et puis, pour une guerre qui finit, combien qui continuent! Nous avons demandé l’an dernier — ceux qui ont pris part à la cérémonie religieuse organisée par l'Association de la Jeunesse au (iesù se le rappellent —¦ avec une paix mondiale des paix particulières.Nous avons demandé pour tous les pays que déchiraient des luttes intestines l'union dans la justice et la charité.Nous avons demandé pour l’Eglise la reconnaissance et la sauvegarde de ses droits.Or ces deux demandes n’ont pas encore été exaucées.Le catholicisme subit actuellement des assauts comme rarement il en a subi.Et nombreux sont les pays — en commençant par le nôtre —- où les inimitiés de races cl de classes persistent, s’enveniment meme.L'avenir est donc, chargé de nuages.Le Sacré Coeur peut les dissiper.Avec la même ardeur que l’an dernier — car, ne nous faisons pas illusion, les lemps sont aussi mauvais — demandons-lui cette grâce; demandons-la par les moyens que lui-même nous indique: la célébration de sa fête, telle qu’il la désire: le premier vendredi, el non le dimanche, après l’octavc duSainl-Sacrement, nous approchant de la sainte Table cl faisant, ce jour-là, une amende honorable qui peut revêtir différentes formes, depuis la simple lecture d’une prière réparatrice jusqu’à la procession publique ou l’érection d’un monument.Aucun calholique ne devrait, le ‘27 juin prochain, omellrc ces deux •des.Aucun catholique ne devrait l’accomplissement à sa famille el Aucun catholique ne devrait laisser passer l’occasion d'en faciliter à ses employés, refuser son concours aux sa paroisse afin de donner à celte manifesta-fête le plus lions qui se feront dan de solennité possible.Qu'un hommage vraiment national monte, le 27 juin, de notre pays, vers le Coeur adorable de Jésus ! Il retombera en pluie de grâces sur nos âmes, nos familles, nos sociétés et nos paroisses.Joseph-Papln ARCHAMBAULT.S.J.gande intelligente sont populaires en Grande-Bretagne.D’ailleurs no: tre domination sur les Indes, qui s’appuie sur le droit de conquête, de même que sur les termes de noire alliance, nous empêche de bien des façons, de nous opposer efficacement aux progrès de l’emprise japonaise sur le continent asiatique.Ge n’est pas chose facile pour nos hommes d’Etat britanniques (pie de dénoncer la politique d’absorption que le Japon pratique à l’égard de la Chine, quand l'Angleterre s’est rendue maîtresse d’un empire comptant 315,000,000 d’âmes de population par des méthodes commerciales et militaires très semblables — very similar.’’ ¦*• * « Puis il établit sa thèse.Quoi qu’on puisse dire ou écrire à l’encontre de ce fait à Paris, à Washington, à Londres ou ailleurs, le Japon s’applique - is steadfastly bent — à l’absorption et à la domination de la Chine.Les Chinois eux-mêmes n’ont pas le moindre doute à ce su-jet.On dit que le Japon doit continuer en Chine la politique de la “porte ouverte.” Il devait faire de même en Corée.Qu’en est-il resté aujourd’hui?M.Hyndman rappelle les procédés employés par les Japonais pour dénationaliser cette contrée d’où leur esl venue pourtant leur civilisation.Une banque japonaise en retirant de la circulation son numéraire , avec lequel les Coréens étaient tenus de payer leurs im pots les a forcés à vendre leurs terres à vils prix.Elles étaient aussitôt achetées par une société de colonisation japonaise qui y établissait les Nippons par milliers.On a brûlé les livres les plus précieux de la littérature du terroir ; l’enseignement de la langue nationale est proscrit dans les écoles tout comme les Prussiens, de Pologne ou d'Ontario, l’ont proscrit ou essaient de le proscrire dans leurs écoles.M.Hyndman résume une foule d'exemples en disant qu’ils témoj-gnent des méthodes barbares d’assimilation orientales.Quelle garantie offrira â la Chine, en face de ces méthodes, le contrôle nominal qu’elle pourra exercer sur le Ghang-toung, quand le Japon y conservera le contrôle économique, le.seul auquel il ti.enne à ce stage de sa pénétration?M.Hyndman analyse ensuite le fameux traité que la Chine se voyait imposer en pleine guerre, par le Japon.Il montre comme les “vingt et une demandes” pourvoyaient à l'absorption rapide de la Chine, et comment ce qu’en a pu obtenir le Japon constitue déjà un nombre respectable de tentacules qui se resserrent sur l’immense empire.D’ailleurs, il n’existe pas dans ce pays de gouvernement qui puisse s’opposer victorieusement â la progression des ambitions japonaises puisqu’il est divisé contre lui-même.Le Japon a le soin d’entretenir la zizanie dans le camp.Le salut ne peut venir que de l'extérieur.Certains Chinois comptent sur les soulèvements qui se sont produits au Japon contre une politique annexionniste et coûteuse, mais de l'avis de l’auteur il n’y faut pas fonder de grand espoir.El M.Hyndman termine sur une phrase très pessimiste.Après avoir demandé une politique plus clair-1 voyante et plus prévoyante des puissances européennes en Chine relativement aux agissements japonais, il conclut : “Si la Grande-Bretagne, la France et les autres puissances européennes s’obstinent à fermer les yeux sur ce qui se passe dans les territoires qu’elles contrôlent, à l’heure actuelle, et si, négligeant de maintenir la liberté des nationalités dans l’est comme elles le font dans l’ouest, elles permettent au Japon de faire ce qu’il veut en Asie, alors une guerre plus terrible que celle que Ton est à terminer, sera léguée à nos successeurs.” En jour, quand le Japon sera maître de la Chine, inaitre de la Sibérie.inpîtrc des Indes, quand il jouera le rôle que la Prusse a joué pour les autres étals allemands, quand il tirera du sol el du sous-sol les richesses qui lui manquent â l’heure actuelle, quand il tirera des immenses réservoirs d’hommes de l’Asie, k* matériel de ses années, quel bras sera assez puissant pour s opposer à son progrès.On a vu ce que M.Hyndman pense de la Ligue des nations.La seule Ligue des nations qui aurait pu être de quelque effet, c’est le Christianisme, mais ses progrès sont sans doute à jamais compromis au Japon par le spectacle de la tuerie qui vient de se pratiquer en Europe, des convoitises qui se sont manifestées â la table de la conférence de paix, de ta haine qui règne entre peuples qui se prétendent encore de foi chrétienne.BILLET DU soin LA DENTELLE A un tournant du fleuve, par le clair matin, il apparaît tlans le lointain.On dirait d’une fine dentelle suspendue au-dessus des eaux calmes Le voyageur, gui le cherchait des yeux depuis la pointe du jour se dit: "Comme cela parait peu compliqué!" Le navire s'en vu imperceptiblement an fil de la marée baissante.Une demi-heure se misse: la fine dentelle grandit.La simplicité des lignes, à mesure que la dislance s’efface, s’accentue.Pas un moment maintenant on ne la perd de vue.Le soleil, plus haut, argente, au-dessous de l’oeuvre de génie, des petites vagues dont on devine au reflet, plutôt qu’on ne les voit, les volutes menues.Un nuage passe, masquant le soleil, dont un jet de rayon- enveloppe piliers et- travées, pendant que les rives, les eaux et le ciel sont d’une couleur profonde.L’hélice pousse le paquebot, lu-dessus du fleuve, ce n'est plus une dentelle brodée sur le fond de l'infini: c’est une construction prestigieuse, belle en ses lignes sévères, et sur laquelle glisse un convoi pareil à un joujou d’enfaut.Des voyageurs, peu à peu, se montrent sur le pont du navire, l’air mal éveillés, et dont les yeux mesurcnl avec étonnement cette merveille profilée sur Thorium depuis une heure et qui grandit au point, presque, de l’emplir mainlenanl.Le courant est plus rapide, les rives se resserrent, le soleil, sorti de la nuée, argente les berges, les vagues,'le convoi, le pont géant.L-navire court vers le colosse dont 1rs piliers, poings levés puissamment vers le ciel, tiennent Vcnchevêtre-ment de poutrelles dont l’ensemble a T air si simple qu’on se demande comment il sc fait que, la première fois, les ingénieurs n’ont pas trouvé le dessin d’une pareille chm-penle.Un oeil inexercé aux oeuvres de génie cherchait autre chose et s’il imaginait aussi grand, avail vu plus compliqué.- Voici la merveille tout près.La vue.tout d’un coup, réalise les déliais minutieux de l'ensemble, l’élévation du tablier au-dessus des eaux, la hardiesse audacieuse des constructeurs; ce qui paraissait, de loin, dans le calme du matin, dentelle fine et ténue, confond l’imagination.Le navire glisse sous le tablier tendu entre ciel el fleuve.L’oeil n'a pas assez de promptitude pour tout saisir.Une masse ordonnée de poulrrs, de traverses, de boulons énormes, de leviers de métal soutenant d’autres leviers de mêlai lies aux pylônes de pierre dont les assises gisent an fond des eaux emplit le regard.Il cherche dans cet enchevêtrement de lozanges, quelque détail particulier.Ce uni le frappe davantage à mesure qu’il veut voir, c’est l'harmonieuse simplicité de cette chose si vaste, si prodigieuse.Le bateau a passé, il fait.La merveille s'éloigne à l’horizon.Et Toril ne voit oins, bientôt, sur le fond dn ciel bleu entre deux pointes de terre, qu’une menue dentelle d’argent.Paul POIRIEB.BLOC- NOTES CHRONIQUE D’OTTA WA La séance de samedi MM.Ames et McKenzie aux prises vote des fonds La Chambre PAH EK N EST BILODEAU.Ottawa, 22 juin.La séance de samedi après-midi a été employée à débarrasser le feuilleton de quelques affaires d’importance moyenne, ce qui est toujours un pas de fait vers la prorogation, (pie les députés commencent à désirer avec une impatience grandissante.La première de ces questions a été celle des médecines brevetées, qui avait subi sa deuxième 'lecture il y a quelque temps, et que l’on a reprise en comité hier.M.Maclean en avait charge et il a rappelé à la Chambre qu’elle avait délégué à quelques-uns de ses membres le soin d’étudier ce bill et de faire un rapport qui servira de base aux modifications do détail qui y seront apportées, le fond restant cependant le même.L’une des conclusions de ce rapport serait de prohiber complètement la vente des préparations contenant de l’opium ou quelqu'un de ses dérivés; il sera aussi défendu de prétendre que telle ou telle préparation peut apporter la guérison complète d’une des maladies auxquelles elle peut s’appliquer.Autrement dit, les vendeurs de panacées universelles pourront encore promettre du soulagement, mais non pas la guérison absolue, qui ne relève jamais que de la volonté divine, de la nature et de la médecine.Nos députés-médecins paraissent s’être souvenus en rédigeant cela de la phrase célèbre du j grand chirurgien français, Ambroise Paré, si nous ne faisons erreur: "Je le pansai.Dieu le guérit!” M.Michael Steele, médecin lui aussi, s’est opposé à une clause du bill prescrivant l'obligation pour les fabricants de sirops calmants d'imprimer sur l’enveloppe (pie cette drogue ne doit pas être administrée aux enfants do moins d'un an.“Qui nous garantit, dit-il.que les mères insouciantes ou impatien-i tes respecteront cette clause lorsque l’enfant leur donnera de la fatigue?Comment permettre l’emploi d’un remède à un enfant, (lisons de treize mois, et le refuser à celui qui n’en a que onze, dans la maison voisine par exemple?” Cette suggestion a été prise en bonne part par le minisire; l’on a écouté ensuite M.C.-A.Fournier, de Bellechasse, recom- Le divorce La (lues!ion du nue sur le tapis daine, vendredi il semblait que divorce est reve-d’une façon sou-soir.à l'heure où la Chambre n'eùt L’APPETIT DU JAPON II M M.Hyndman l’article dont nous cédemmenl, que 1914 n’a laissé constate, dans avons parlé pré-la guerre de que deux vain (lueurs réels, puisque, de toutes les puissances alliées, le Japon el les Etats-Unis sont les seuls à être plus fortes qu’avanl leur participation, au point de vue financier, économique et politique.Toutes les autres nations sont grandement affaiblies par l'effort dç quatre années d'une campagne lerrime.Le Japon poiirra donc faire pus mal ce qu'il voudra dans l’HxIrctne-Orlcnt.La seule puissance qui puisse contrarier scs ambitions, cc sonl les Elats-tlnis et ils iip paraissent pas incliner vers celte politique.Les rêveurs pourront se reposer sur la Ligue des nations, mais c'est un oreiller trompeur.M.Hyndman déclare que cette organisation "incohérente" n'empêchera pas plus les ambitions nippones de s'accomplir, n’y mettra pas plus d'entraves que les conventions de la Haye n'en ont mises sur le chemin de l'Allemagne quand il s’est agi de déclarer lu guerre, sans arbitrage préalable, cl de la conduire en violation de tonies les stipulations que ces conventions prescrivaient.Quant à la situation de la Grande-Bretagne relativement aux ambitions japonaises.M.Hyndman confesse que non seulement l’alliance anglo-japonaise a aidé puissant» ment le Japon à atteindre son but, niais, ce qui plus est, “les maîtres de notre politique sonl on aveugles ou apathiques à l'égard des dispositions que le Japon prend pour racromplissemcnt de son programme continental complet.Le Japon et ici Jouais grace à uuc proyu- LOüls DUPIRE.POUR LES VACANCES Si vous vous absentes pendant les vacances, vous emporterez quelques livres de lecture agréable pour occuper des heures de loisir.Plusieurs des oeuvres que le Devoir a publiées depuis quelque temps entrent dans celle catégorie.Ainsi, pour no citer que ceux-là, il y a la troisième série des Billets du soir de Lozeau, — 55 sous par la poste, port compris, — la troisième el la quatrième séries des Lettres de Endette, — même prix, — le volume Autour de la Maison, de Michelle Le Normand, — HO sous l’unité, 05 sous par la poste, — les Cailloux, vers de Jean Nolin, — même prix, — ainsi que différentes oeuvres de Blanche Lamontagne d d'antres auteurs avantageusement connus du public canatUen-français.On peut adresser toutes les rnin-niumlcs au Devoir.KVeC mandat yuste, chèque au yuir ou bon-poste.| plus que le temps d'expédier les choses indispensables.Mais il aurait fallu s’attendre à cette aventure.M.'Niekle l’a clairement indique: le mouvement actuel esl la conséquence immédiate de la guerre et de la grande perturbation morale qu’elle a causée dans les 'familles de trop de soldats.Déjà, le gouvernement, de sa seule autorité, avait, au commencement de février 1918, facilité aux soldats de retour l’accès au tribunal de divorce (en l’espèce le Parlement), et nous avions loin de suite noté il n’était pas besoin pour cela d'être prophète-— que les choses n’en resteraienl pas là.En marquant la gravité de l'oukase qu’on risquait d’oublier au milieu du brouhaha de la guerre, nous écrivions : "Croit-on que ces nouvelles facilités offertes an divorce resteront le privilege exclusif et incontesté des soldats de retour du front ?Croit-on que les femmes d’abord qui pourraient anoir à .se plaindre des soldats ne réclameront i>as à leur bénéfice la même facilité d’accès an tribunal où Ton brise les familles’’ Et eroil-on que le privilège ensuite ne sera pus reclame au profit de tous On ne fera pas indéfiniment admettre à tons cen.r qui veulent judiciairement rompre les liens familiaux que les soldais de retour dn front ont droit, de cc chef seul, à une situation el d des avantages particuliers."C'est tniitr In question de la dé-moeratisation du divorce, de sa mise à la portée de tous, de la rupture infiniment facile du lien familial, que le gouvernement pose ainsi par simple arreté ministeriel, Il installe sons le régime, actuel, qui tout en reconnaissant le principe du divorce cherchait ri en limiter 1rs consequences.une cartouche qu’on ne tardera pas à allumer." L’objection principale an projet Niekle a été formulée par M.Fripp, député anglican d’Ottawa : c'est qu’en fail, et dans la pensée d’ailleurs d'un certain nombre de ses partisans, il aboutira à hmltlplier le nombre des divorces, alors qu’il faudrait travailler plutôt à enrayer les ravages d'un fléau dont nous constatons chez no» voisins l'effroyable nocivité, engagée en comité a suffi à montrer que cette objection de fond n’est point la seule, que le détail même du projet exigerait un examen minutieux, même si le parle-ment en acceptait le principe.C’est ainsi que M.Ernest Lapointe a tout de suite marqué un conflit possible entre le projet Niekle et la loi de la province de Québec ; c’est ainsi cm core — et le fait est plus significatif peut-être — que le chef de l’op-position, M.MacKcnzie, qui avait approuvé le projet en deuxième lecture, s’est aperçu • tout à coup que, non seulement celui-ci modifiait le mode de procédure, mais qu’il créait un nouveau motif de di vorce.Autant de circonstances qui, avec la proximité de la fin de session, militent pour l’abandon du projet Niekle.Pour mémoire mander l’adjonction d’un pharmacien au bureau médical qui doit être chargé de surveiller à l’avenir la vente des remèdes brevetés.J-e ministre a acquiescé à cette autre suggestion et promis qu’elle sera mise en pratique lorsque le bureau sera formé.Puis le comité s'est ajourné et le bill n’attend plus que la troisième lecture.* * * En comité des absides on a voté environ $2,600,000 pour diverses lignes de navigation, ce qui comporte une augmentation d’environ $700,-000 sur Tannée dernière.M.Mac-lean, qui est en train d’enlever à M.Beid son titre de factotum de l'administration, a donné quelques détails: c’est T Atlantique qui prend la plus forte partie de cette dépense, soit $1,716,000, et nous accordons celle année une augmentation totale de $600,000 pour services avec la Grande-Bretagne, de $90,000 avec les Antilles el l'Amérique du Sud, et de $70,000 avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande.L’océan Pacifique devra s’arranger avec un deini-milHon.Le ministre ayant argué, en justification de certains de ces chiffres, que les navires marchands ainsi, subventionnés permettront à nos industriels de s’ouvrir des marchés avantageux dans Imites les parties du monde, M.Cahill lui a conseillé de ne pas trop dépenser d’argent pour les manufacturiers et d’en garder pour faire baisser le coût de la vie, tenu à son état actuel par les profiteurs de guerre et d’après-guerre.M.Stevens, de Vancouver, a pris la défense du cabinet et laissé entendre que le comité du coût de la vie.dont il fait partie, aura avant peu d’intéressantes suggestions à soumettre au gouvernement, et par lui au Parlement dans Tordre d'idées indiqué par le député de Pontiac.Ce serait plus intéressant encore si Ton était assuré que ce sera pour le cours de la présente session, et non pas pour les calendes grecques.ou roumaines, ou même italiennes; car M.White a déclaré ces jours derniers que le Canada a prêté six millions à Tflalie pour lui permettre de nous acheter de la viande en conserves.M.Cahill a répété ses objections ordinaires à ces avances à des pays dont la solvabilité, dit-il, est pour le moins ébranlée, dans le seul intérêt de certains groupes de manufacturiers.M.Burnham s’est joint à lui, de l’autre côté de la Chambre, pour se consti-luer Técho des plaintes populaires.Le peuple, dit-il, esl sous Timpres-sion que nos principales denrées alimentaires sont exportées outremer en quantités exagérées, et que c’est là Tune des causes essentielles du prix exagéré de ces alimeâts.Le temps viendra, si Ton n’y prend garde, où le peuple dira son mot et le dira de façon dure: Le député de Petorboro croit obéir à son devoir d’homme public en donnant cet avertissement solennel au gouvernement.Le ministre ne lui a pas répondu.et a fait voter ensuite une somme de $150,000 dont une partie pour frais de participation à la Poire de Lyon, que sir George hosier a lui-même visitée et à propos de laquelle on croit qu’il fera des déclarations à son retour à la Chambre, cette semaine.réussi après dix ans d’efforts à scalper politiquement M.Frank Oliver, a mis plus de phrases à exprimer son appréhension des Allemands qui pouront être naturalisés à l’avenir sujets britanniques, car, dit-il, la loi Delbruck est toujours en vigueur, et décrète qu’un Allemand en pays étranger ne cesse pas d'être Allemand pour avoir pris des papiers de naturalisation dans la contrée où 11 se trouve.Voilà ce qu’il ne faut pas oublier, et le depute d’Edmonton prie le ministre d'en prendre bonne note; M.Mac-lean n’avait pas fait autre chose de la journée et rien ne lui était plus facile que de (faire un nouveau signe de tête affirma’lif.Puis la séance a été ajournée à lundi malin.LA SEANCE DU MATIN A la séance du matin, le chef de l’opposition a rappelé que le premier ministre s’était engagé à donner avant aujourd’hui à la Chambre un aperçu de son programme pour la législation qu’il se propose de présenter d’ici à la fin de la session.En l’absence de sir Robert Borden, M.Maclean a laissé entendre que cette déclaration serait probablement faite lundi.M.Bowell a ensuite présenté en première lecture un bill pour permettre à la commission dû service civil de donner des emplois permanents aux postiers de Winnipeg, de Calgary el de Saskatoon qui ont remplacé les grévistes, le mois dernier.La commission avait le pouvoir de les employer temporairement, sans examen et sans les formalités ordinaires, mais pour arriver à réorganiser le service postal, il a fallu promettre aux nouveaux venus, dont le grand nombre sont des soldats, qu’on les garderait en permanence s’ils devenaient compétents dans leurs fonctions.C'est pour racheter cette promesse que le parlement esl appelé à accorder des pouvoirs supplémentaires à la commission.Il est bien entendu cependant que cet arrangement ne concerne que les trois villes sus-mentionnées et ne peut avoir aucun effet futur.M.Rowell a ensuite fait adopter en comité la résolution fixant le chiffre des salaires de la nouvelle commission permanente des achats du gouvernement, soit sept mille piastres pour le président et six mille pour chacun des quatre autres membres.M.H.-B.Morphy s’est élevé consent leur affaire ; pourquoi faire Ire le chiffre de ces rémunération*, et M.John Best a protesté contre cette nouvelle commission rajoutée à tant d’autres que le pays commence à en être malade.Il existe déjà des acheteurs dans chaque département ; ils connais-disparaître leur utilité?M.McKenzie a ajouté que le principe même de l’innovation est préjudiciable à l’intérêt public.Chacun des ministres d’un gouvernement quelconque est intéressé à ce que son département soit administré avec toute l’économie possible, et il y a un élément d’émulation entre lès différents ministres qui in-cite à l’économie et dont on regrettera la disparition avec le système centralisateur que Ton préconise aujourd’hui.M.(McKenzie fait allusiôn à toil; tes les commissions bénévoles qui ont sévi pendant la guerre, le plus souvent dirigées par des hommes d’affaires soi-disant philanthropes, refusant d’accepter un salaire mais (Suite a ia 2c page) Le détail du projet Lu ti c» brève discussion qui s'csl La (lazetle publie, ce matin, un compte rendu où l’on affirme que Tun des orateurs d’une assemblée de Toronto aurait dit qu'on devrait menacer de la corde les grands “ profiteurs ”, D'autres orateurs auraient exprimé leur sympathie pour les grévistes de Winnipeg.Notons, pour mémoire, que les différents orateurs qui ont jiris la parole dans celle réunion s’uppel-fent Hoop, Salem Bland (un pasteur protestant, comme le révérend Ivens, John MacDonald, Tom Mallihuc, Louis Bratehwnite, John Cottam, J.W.Gill et que le président (le la réunion se nomme O'Lea-ry.Voilà un mouvement, quelles qu’en soient l’inspiration et les conséquences, qu’on ne devrai! pouvoir mettre ni au compte des Canadiens-français ni à celui des “aliens".Le sang coule Le sang a coulé, samedi, dans les rues de Winnipeg.PuiSse-t-il être le dernier versé ! Chacun sent que l’heure esl très grave pour le Canada.La suite L'arrivée de de Valera esl la suite, un peu prévue, de l'extraordinaire campagne menée par les Jr-lando-Atnéricains depuis quelques mois.Le séjour de de Valera différera essentiellement, comme caractère, de celui des anciens chefs irlandais.Ceux-ci réclamaient de Tar-genl pour aider à une campagne politique.Dr Valera prétend lancer un emprunt au nom de son gouvernement et organiser' une sorte (le coopération d’ordre économique entre les hommes d’affaires américains et irlandais, en même temps qu'il s’efforcera d’accentuer la campagne pro-irlandai-se.A Carillon L'une 'les manifestations les plus intéressantes de la journée de demain sera le pèlerinage des collégiens à Carillon.On en trouvera le lirograimne dans une autre page.o.h.FEU Mme DESJARDINS * * * Nous avons le regret d’apprendre M.Guthrie a présenté en deuxiè- la mort de Mme Louis-Edouard Desnie lecture les amendements à la loi jardins, veuve du regretté Dr Des-de naturalisation, qui n’a subi la jardins, décédée samedi à son domi-deuxième qu’il y a deux ou trois ' île, 281, rue Saint-Denis, après une jours, ce qui a provoqué une pro- maladie de quelques semaines.Mme testation de la part de M.Ernest La- Desjardins, née Marie-Emilie pointe, désireux d’avoir plus de ! était la fille de M.Hubert Pare temps pour que ses amis et lui puis- sent donner une étude moins hâtive à cette importante législation.Naturellement, ce n’est pas pour la faire disséquer à ce point que le gouvernement Ta gardée pour la fin de la session, et M.Guthrie a assuré que sa loi ne contient rien de contentieux.Ce n’est, dit-il, qu'une refonte des deux lois antérieures du Canada, auxquelles on a ajouté certaines clauses de la loi impériale de naturalisation de 1918; en vertu de ces nouvelles dispositions, il sera désormais loisible au Canada d’incorporer à ses lois la clause 2 de l’Acte impérial.Cette clause 2 pourvoit à ce qu'un certificat de naturalisation britannique accordé au Canada, ou dans toute autre possession britannique, ait force de loi pour Imite autre partie des dites possessions, c’est-à-dire de l’Empire en général.Autrement dit, un Australien émigré au Canada y arrivera comme chez lui, ayant dès l’arivéc ses droits d'électeur et de ciloyen.à moins que la loi électorale de M.Meighen ne le rejoigne sous quelque prétexte; mais M.Guthrie n’en a rien dit.M.Bureau, des Trois-Bivières, s’esl élevé contre l'idée que la politique nielle le doigt dans celte affaire; la naturalisation, dit-il, devrait être décidée par des tribunaux compétents, non pas par des politiciens de Tun ou de Tautre coté de la Chambre.VI, Burrell s'est opposé à ce point de vue, n'y voyant rien de ce qui inquiète son honorable ami; c’est probablement une question de lorgnons.M.Griesbach, d'Edmonton, a prononcé un discours relativement long, par rapport à ses habitudes.La dernière fois, sur le budget, toute sa harangue s'est confinée en une seule phrase: "Je voterai en faveur du budget.” H était difficile de faire plus court, même pour M.Cochrane, qui détepait la palme du genre laconique jusqu’à présent.Celte fois cependant, le brigadier-général qui a Paré, el la soeur du B.P.Joseph Paré, s.J., du collège Sainte-Marie.Mme Desjardins a été pendant de longues années associée aux oeuvres de charité les plus importantes de cette ville.Elle laisse pour déplorer sa perte, outre son frère, deux fils: le 11.P.Léon Desjardins, s.J., missionnaire au Sauil Sainte-Marie, le R.P.Joseph Desjardins, s.J., recteur au noviciat du Sault-au-Récollet, trois filles : Mme C.-A.Daiglè, Mlles Marie et Cécile Desjardins, ainsi que huit petits-enfants.Les funérailles auront lieu mercredi, le 25 courant, en l’église Saint-Jacques, à neuf heures.Nous prions la famille Desjardins d’agrcr nos très respectueuses condoléances.POUR TROIS MOIS Un grand nombre de personnes se sont inscrites sur les listes d’abonnement du Devoir, édition quotidienne, hors de Montréal et de la banlieue, moyennant $1.00 pour trois mois.Profilez de celle offre des vacances pour adresser à votre famille, à la campagne, un journal (pie tous peuvent lire et qui donne toutes les nouvelles, sans jaunisme.de même que de la lecture pour chaque jour.Cet abonnement est stnetemen; payable d’avance.9 “ MEETING THE FRENCH-CANADIAN.” Celle plaquette, sous l’unité, port qui se vend 10 nororrrlx, renferme une eonférenee de M.Holmes, rlr Y Agence Canadienne de publicité, particulièrement destinée aux hommes d’affaires anglo-canadiens et américains.Us y apprendront sur le Canadien-français des choses qu’ils ignorent et qu’ils ont besoin de savoir pour nous juger comma ils le doivent. M-jEj UHj \ UIEv* 1 fllZiilij, £>d JUIl^l 9 TORONTO SANS TRAMWAYS LES CITOYENS DE LA VILLE-REINE SONT FORCES D’ALLER A PIED DEPUIS HIER MATIN.— LES EMPLOYES DE LA COMPAGNIE SE SONT MIS EN GREVE A UNE HEURE ET DEMIE DIMANCHE, -h DECLARATION DU MAIRE.(Service de la Canadian Press) Toronto, 23.— La grève des employés de tramways qui menaçait de se déclarer depuis longtemps est commencée depuis hier matin, dans la Ville-Reine et rien d’anormal ne s’était produit jusqu’à minuit hier soir.Les employés de tramways se sont réunis hier soir et ont décjdé unanimement de se mettre en grève immédiatement pour obtenir une augmentation de saiaire qui sera de 55 sous par heure et une journée de huit heures.Il n’y avait pas un seul tramway dans la ville hier; seules les compagnies indépendantes qui font le service entre les quartiers suburbains circulaient comme à l’habitude.La grève des employés de tramways n'a pas été sanctionnée par l’Internationale et les grévistes n’ont pas voulu soumettre leurs griefs à un bureau d’arbitrage.Les employés estiment que ce bureau de conciliation ne pourrait rien faire pour eux vu que les directeurs de la compagnie ont déjà déclaré que leurs livres pouvaient être examinés par n’importe qui et l’on constatera que les dépenses sont déjà plus considérables que les revenus.La ville a refusé à la compagnie la permission d’augmenter ses taux.Les premiers effets de la grève se sont plutôt faits sentir ce matin alors que les nombreux ouvriers, ‘employés dans les bureaux et les magasins ont du se trouver un moyen de locomotion quelconque pour serendre à leur travail ou encore se rendre à pied ce qui n’est pas facile dans plusieurs cas.Dès qu’on a su hier que la grève des tramways était déclarée, il fut complètement impossible d’acheter ou de louer une automobile tisagee On s’est servi de toutes les machines possibles pour transporter les voyageurs dans les différentes parties de la ville.Deux ou trois conférences ont eu lieu samedi, mais n’ont pas donné de résultat tangible puisque la grève ,i été déclarée hier matin comme cela avait été décidé.Le maire Church a déclaré, en sa qualité de membre de la Commision de la police, 2* Mt bi.n aérrl QoJ I P\ | si | 11 I—J KUE MANSPIEJ,!^ Noua fermons à 6 heures — le samedi n 7 heures Ue*"** ®*9S*8, “ Livraison du lac St-Louis, les maidis.jeudis et samedis.Maison A Québec.9 rue St-Jean.Décès DESJARDINS.- A Montréal, le ‘Jl Juin ( 1019, à PAfle de 75 ans, e*d décédée Mu- [ rie Famille A Eut rie Paré, épousé de feu le ! Dr laoui* Edouard Desjardins.Les funérailles auront Heu mercredi, Je 25 courant.1.0 convoi funèbre partira de la demeure » LL TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D'EMPLOI •—20 mot* 3.' «oufl, et pou par mot punplfainntairp.DEMANDES D’ELEVES Jusqu’à 20 ^ots, 3fjoub.©t H pou par mot cupplftmflntalr©._ TOUTES LES AUTRES DEMANDES r-'uiqu’à 20 mots, 15 eonc, H sou par mot eupplàmen» air©.CHAMBRES A LOUER 15 nous Jusqu’à 20 mots, H sou par mot rupplAmpntaire.TROUVÉ :—jusqu’à 20 mots, 15 tou*; H «ou par mot supitlé-entaire.PERDU :—jusqu'à 20 mo^a 15 bous, 1 sou pap mot supolàmontair".___ MAISONS, MAGASINS.ETC., / LOUER îu^qu’à 20 mots, 15 t ous, 1 suu psr mot Bupplà* mcntsire.A VEND RP.- —iiuou'à ?0 ro-t», 'f, bou»; Iso» ter mot Ruppiémrotaire.PERSONNEL ÎS mot* ou tnein*.25 *011», Bounar mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES frubriquj spéciale) r Jusqu’à 20 mots.25 sous; un bou par eq°* 'TVÎSÏ&X 10 soil* 1» lijno *r&t« W Ji 1ère insertion et 8 sous pour les insertlona subsé* C1JREMERCIEMENTS Un «oui • mot avec un minimum de 60 sou*.aD„t Toute, les snnonee» ci-haut mentionnSe* son ce 8 insertion f consécutives nour le pnx do 4 P V CARNET MONDAIN 11.00 .SITUATIONS VALANTES FEMME demandée, sachant fni'-c sine, pour presbytère en dehors fit »« ville.S’ndresser a 187 UeauhiiMi.teine .automobiles CHAUFFEURS mécanicien .51®™®"''/"l uivez les cours.Jour ou soir.H0®?®**?.4iitip no si lion assurée.Cours privé» PjOU* nmes.S’ad.Ctmlombe, 498 Demontigny Est 61.Est 4344.___________________________ A VENDRE \ VENDRE, niaisoii de campagne a Ste-lose, joli cottage de 8 chambres, amellora-ions modernes, dans le v'',lafP' sul ninciput, jurilin, garage.S adresser ç< orfje» l'anguay, 1445 rue Papineau.St-Loui» 4108."a TËIÜIAÏNS A VENDUE, 40 x 117, NJre-tame-dc-Grace, rue Summerlnud, autrefois iVestminster, à 27s le pied.Ecrire !.lier-(pron, 82 rue Christophe-Colomb.La collection coinplèle du “Devoir” à vendre.Très bonnes con-Jitions pour prompt acheteur.Ecrire à M.J.C., casier 700, a-8 ‘Le Devoir”.Montréal.________________ A VENDRE 1 Terrain chemin Ste-Cathcrlne.mesu.ai.t 385 x 37(1 ; 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DES MITRONS A MONTRÉAL L'MUUYEE DES SOLDATS QUI LES EMPLOYES DE QUARANTE SONT REVENUS A RORD DU SCOTIAN DONNE LIEU A DES \ REJOUISSANCES — LE DEFILE ’ DANS LES RUES — AUTRES SOLDATS OUI SONT REVENUS HIER.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 288.— Darne Annie F.Snider, épouse d’Albert Edward Fraser, demanderesse, vs Julien Firmin Bis-sonnette, défendeur.Le deuxième jour de juillet 1910.à onze heures «le l’avant-midl • heure nouvelle), au domicile du «lit défendeur, au No 48 rue Fort, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets «lu «lit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles , payable le 16 juillet aux actionnaires inscrits le 30 juin.BOURSE DE NEW-YORK Cunr« fournit pur MM- Branton «t I>e-t on», renrtlert, rue ftalrN.-Prtaçeit-Xt’rt»?-, - *5 «Fl 97.Montréal Valeurs Oarar Midi Valeurs 0«**r Midi •ut* tvra UUCb.ar.înt.Mari.m 118 î ! 7 AHi.Ch.ar inr- Nickel 3iq Atti.h-SHg.SS S7 Int.J'*p«r , 56 V, 5ô! 2 A»î.C** Sti', «K iat.IU.'lr Am.Carfo.111 ï uoq heu.(’op.33^4 3SU AM I.oeo.ô5«4 s-)»; Lack.Steo* .-T* A m Smelt UôH mu LehighVal a «acon.ML 74 ‘Ti Ma*.Mata.ûq tn'/.j Atch.hon Mex.Petrfc îàSO' 184 Atlan.Guîf iu->« N-Y.N.H Bald .Leco.'mi :oo North.Fac, 97 B«lt.*obis t'2 r.iq Ohio Cîas SSJG Belli.Steel.SW?.«SK renswlra.Bro#ki Ra.29 29 PitUbTjoai Can.Pacif.Prêts.St.C.-“TT- Ceml.Leath îosh Readiag 86 - - - ,r - ^ hino Copp 46 U Repnblx.Ir.ssq I2l\i c«!«.r.*r.Rafcb U.s.12; C«t a Prad 7J ¦nyt Sinclair Oil 6t» 1082k Cruci Stce Do 93 Sautk Pau.i0VH • -/uVn% O.ti.SS Sont.Rail SOhj DfJ.AHud.St.Paul ii!4 268 ist.Secur .Tenn.Copp 132 Rriepr.Noi T.iss Oil m 272 Khear.Na'J U man Pac, \u K>.« Ont* :*l4 Un iud F Gèu.Moto.226 231 U.S.Ste.ar, in», 107 g; Gr .Nor.or, 47*4 ‘CiVz U.S.Steelp.Hide & Las 35 Va UUkCeppe SH:-s iud.Aluoh iwq (M y.Vixî Clw.Inap.Copp •iok * ••tiaffhou 5*'4 liiter.priv.tut.M.or 50 WillyaOe! 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5.10 , 93.86 5.10% La Cerporation des Obligations Municipals LIMITEE RENE DUPONT.Gérant, I J.W.SIMARD, Correspondant, 124 rue St-Pierre, 7 Place d’Armes, Tel.6932 - - ¦ QUEBEC | Tel.Main 4933 - - MONTREAL Hamilton, s.s.Bates, 2b.M.Watson, c.f.Tryon, r.f., .Kibbec, p.Fish, c.Palmer, c.f.Gauthier, 2b.Hoods, l.f.S.Watson, 1b.Lang, 3b .Ab.R.H.Po.A.E.51 12 5 0 .4 0 212 0 .4 0 0 4 0 0 .3 0 2 7 1 0 .2 0 0 0 5 I .3 0 t) 0 0 0 .1 0 0 0 0 0 .1 0 0 0 0 0 .261 II 0 ft .401 140 .401140 30 36 13 14 27 11 3 CRESCENTS Ab.R.H.•Po.A.E.Reagan, 3b • .4 ü 1 ü 3 1 Smith, l.f.4 0 1) 3 0 2 Major, s.s.?.5 1 1 5 0 1 Curtis, r.f., p.4 2 1 1 2 0 Briggs, 1b.2 T 2 9 0 0 Mullen, c.2 0 i) 6 2 0 Jacobs, c.f.2 0 1 3 U 1 Murin, 2b., •r.f 2 ft 0 « 2 2 Evans, p.4 m 2 0 0 0 T ü Clément, p 9 ! ï ft 6 0 i 0 Zappa, 2b.# .0 ft 0 U n 0 xKearney .* • .i 1 1 0 o 0 .1 7 27 17 1 Saint-Arsène.001010000—2 Indiens.100000000—1 Sommaire.— Buts volés, Crevier, 2; Cuttera.Webster, Kibbee; sacrifice, Beaudin, M.Watson, S.Watson, 2; points mérités, Saint-Arsène, 2 ; buts sur 4 balles.Généreux, 2; Kibbee, 2; laissés sur les buts, Saint-Arsène, 9; Indiens, 11; buts sur erreurs, Saint-Arsène; deux buts, Cutter, Généreux; retirés au bâton, Kibbee, 7; Généreux, 10; double jeu, Bates à Hamilton à S.Watson; frappé par le lanceur, Généreux, Tryon, Kibbee, Bates; temps, 1.52.Arbitres, Wm.MeEwen et Alb.Lefevre.29 5 7 27 11 7 x—A Frappé pour Morin à la 9c.Résultat par reprises: JLachine.*001012180—13 Crescents .000100031— 5 Sommaire.—Trois buts, E.F.De-lisle, Briggs.Deux buts, Bellemarre 2.Wingo, Desforges, E.F.Delisle.Buts sur quatre balles, de Desforges 5, de Evans 4, de Clément 4, de Curtis 1.Retirés au bâton, par Desforges 6, par Evans 2, par Clément 2, par Curtis 1.Sacrifices, Mullen 2, Smith, Desforges.Leduc.Sacrifice flies, Jacobs, Harney.Buts volés, Wingo 2.E.J.Delisle, Desforges, Reagan.Frappés par le lanceur, par Evans, Belelmare, par Desforges, Jacobs, Morin.Laissés sur les buts, Lachinc 9, Crescents 6.Arbitres, Payette et Delage, OPERATIONS DF, LA SEANCE DE SAMEDI Actions ordinaires Brll Tel.(».*.àé 110.1 à 11!*.2f> à 119.Brazilian.570 à 59 5-1, 10 i\ 00, 75 à 59 3-4.Steamship.K* à 19 3-4.50 à 50, 25 à 50 1-2.Detroit Ry.10 à 107 1-1.M.h.H.and P.I à 89 1-4, 100 à 89 1-4.Quebec Ry.85 à 19, 300 à 19 t-2.Asbestos.1-2 à 72.Sugar.50 à 38 1-2, 5 à 38, 110 h 30, 25 à 40.10 à 39 1-2.Brompton.50 à 62.R.C.Fishing.25 à 54, 75 à 53 3-4, 25 à 54.Can.Car.25 à 32.Converters.25 à 56 1-2.Can.Cottons.110 à 81.Smelting.145 à 29 1-2, 10 à 29 1-4, 05 à 29, 35 à 28 7-8.Canners.25 à 47 3-4.50 à 18, 50 à 48 1-2, 25 à 48 3-4.25 à 50, 50 à 49 3-4.Glass.210 à 57 1-2, 50 a 57 3-4, 5 à 57 5-8, 205 à 58.Steel Corp.10 à 66, 50 à 65 3-4, 120 à 06, 100 à 60 1-2, 2 à 07.210 à 60 1-2, 25 à 60 3-4.Hillcrest.40 à 49.Giiiiientidc.60 n 227, 75 à 227 1-2, 150 à 227 3-4, 25 n 227 1.2.Lyall.25 à 69 MacDonald.20 à *29 1-4 Bre'vreifs.25 à 134 1-2.25 à 134 3-4, 290 à 135.50 à 134 3-4, 155 à 135, 10 à 134 1-2.Ogilvie.12 à 253, 45 à 253, 1 à 153.Spanish.25 à 32 1-8.110 à 32.10 à 32 1-4, 50 n 32 1-8, 25 à 32.145 n 32 1-4.Steel C.o.25 à 70.10 à 70 1-4, 50 à 70 1-2, 335 il 71.10 à 71 1-8, 635 à 71.25 à 01 1-8, 15 à 71 1-4, 300 à 71.Wayngamaek.50 ô 18, 100 à 17 1-2.Actions de priorité Aines Holden.85 à 86.Sugar.5 à 94, 90 à 95, 10 à 94 1-2, 140 à 95.25 à 96- Can Car.20 à 92.5 à 91 3-4, 10 à 91 1-2.Cement.5 à 101 1-4.Cnn.Loco.20 à 94.Steamship.25 à 84 3-4, 25 à 85, Spanish.25 à 105 3-4.Obligations Tramways.$500 à 72 3-4.Abitibi.$500 à 99 3-4.Asbestos.$50 à 90.$50 à 90.Cedars Rapids.32000 à 88 1-2.Dominion Coal.«1000 à Oit 1-4.Dom.Textile.$200 à 100C.Quebec Ry.$100 à 68 Wnyngamack.$700 à 87 1-2.Banques Commerce.5 à 205, 1 k 205.Marchands.5 à 198 1-2, 10 à 199 1-2, 6 à 199 1-2.Mol sons.9 à 194.Montréal.15 à 217, 15 à 217, 14 à 217, Fonds fédéraux Dominion 1031.$1000 à 101.Dominion 1937.$5000 k 101 1-2.Bons 1922.$11250 k 101 5-8, 101 1-2.Bons 1923.$126450 de 102 k 101 3-4, h 101 3-4.Bons 1927.$3500, de 103 1-2 k 104.Bons 1933.$20150 de 100 à 105 3-4, de 105 3-4 à 7-8.Bot* 1037.illKHL de 107 1-8 à 107.^ LE ST-ARSENE A BATTU LES INDIENS HIER LE CLUB ROSE EST SORTI VICTORIEUX PAR 2 A 1.— LE FRASER BRACE DECLASSE LE SAINT-HENRI.Le Saint-Arsène a pris, hier, la première place dans la Ligue de oaseball de la Cité en battant la formidable équipe des Indiens, par un score de 2 à 1.dans une partie excitante au possible, jouée devant !i,000 personnes.Le résultat a été en doute jusqu’au dernier moment, et le public a été témoin d'une joute extrêmement entraînante.Adrien Généreux, du Saint-Arsène, et Kib-ber, le nouveau lanceur des.Indiens, se sont livrés une lutte sensationnelle.Généreux a été très effectif et a joué une grande partie.Il a retiré 10 hommes au bâton et n’a accordé que sept coups sûrs, tandis que Kibbee a accordé neuf coups réussis et n’a retiré que 7 hommes sur des strikes.Généreux a été invincible.A deux reprises, alors qu’il y avait trois hommes sur les buts, il a réussi à sortir d’embarras et à paralyser les efforts des coureurs.A la neuvième manche.Généreux a fait un superbe deux buts, frappant la balle de l’autre côté de la clôture.Cailler a aussi fait un deux buts qui a fait entrer le premier point.Toute l’équipe du Saint-Arsène a joué en | champion.Le receveur Fortin a fait du beau travail et a joué avec ! jugement rt adresse.A la cinquième i manche, deux joueurs des Indiens | coururent après un fly frappé par Webster, et ils le manquèrent, ce ; qui donna au Saint-Arsène le point ] qui lui donna la victoire.Le Fraser Brace a défait le Saint-Henri, par le score décisif de 13 à 5.FRASER BRACE Ab.R.H.Po.A.E., C.Rochon.2b .4 0 0 3 3 0 i Thompson, 2b.0 0 0 0 ft 0 Monctte, c.f.4 1 2 ft 1 0 D.Rochon, 3b.ô 2 3 ft 0 1 Cardinal, c.5 2 4 8 2 ft Duigneault, r.f.ô 3 2 ft ft ft Pilon, r.f.0 ft ft 0 0 ft Beaudoin, s.s.4 2 2 2 1 0 Underbill, lb.2 I 0 6 ft 0 Swartz, If.f.321100 Olivier, p.3 0 0 1 3 0 35 13 14 21 10 *7 NEWSY LALONDE A JOUÉ POUR LE ST-Z0TIQUE Le Cercle Paroissial Saint-Zotique a remporté une belle victoire dimanche après-midi en battant le Cornwall par un score de 19 à 8, devant une assistance de ô.OOO personnes.Comme il avait été annoncé, Newsy Lalonde a figuré sur l’équipe du Saint-Zotique et son jeu a beaucoup contribué à remporter la victoire : Olivier Secours, ancien joueur du National mérite une mention particulière pour son travail plein d’entrain, et ses combinaisons magnifiques, qui furent applaudis de l’assistance entière.Nous ne parlerons pas de Newsy Luionde qui reste toujours ta même.Le lecteur d’ailleurs, en jugera par le nombre (je points qu'il a compté.C.P.St-Zotique.Cornwall Folley Ruts Thompson Secours Poinls White Brady Couverts James Degan Défenses E.Degan H.Langevin Défenses F.Degan Wattier Défenses St-Thomas Panneton Centres Donohue P.Langevin Attaques P.Thomas Laurendeau Attaques Walsh N.Lalonde Attaques Egan Lapensée Ext.Gauthier Amyot Int.Phelan Substituts : C.P.St-Zotique, Jos.Deschcsnes, P.Lalonde, Thériault, Fortier, Carron, Lefebvre.Cornwall : Cummins.SOMMAIRE Première période 1— Cornwall, Wâlsh, 2 m.2— C.P.St-Zotique, X.I.onde, 2 minutes.—Cornwall, Egan.1.30 m.4— Cornwall, Brown, 2 m.5— C.P.St-Zot, N.Lalonde, 20 sec.6— Cornwall, Donohue, 30 sec.7— C.P.St-Zot., P.Langevin, 1.30 minutes.$—Cornwall, Cummins, 1 minute.9—C.P.St-ZoL, P.Langevin, 5 m.10—Cornwall, Cummins, 20 sec.U—C.P.St-Zot., Lefebvre, 1 m.12— Cornwall, E.Gauthier, 30 sec.Deuxième période 13— C.P.St-Zot., N.Lalonde, I m.14— Cornwall, E.Gauthier, 14 ni.15— C.P.St-Zot., Lefebvre, 20 sec.16— C.P.St-Zot., Jos.Deschcsnes, I minute.17— C.P.Sl-Zot., N.Lalonde, 1 m.18— C.P.St-Zot., Jos.Descliesnes, 1 minute.Troisième période 19— C.P.St-Zot., P.Lalonde, 4 m.KO—C.P.St-Zot., N.Lalonde, 4 m.21—C.P.St-Zot., P.Lalonde, 4.30 minutes.j22—C.P.St-Zot., N.Lalonde, 6 m.Quatrième période 23— C.P.St-Zot., N.Lalonde, 1 m.24— C.P.St-Zot., N.Lalonde, 3 m.25— C.P.St-Zot., P.Langevin, 40 secondes.26— C.P.St-Zot., P.Langevin, 10 minutes.27— C.P.St-Zot., Laurendeau, 3 m.Arbitre : Dr J.A.Cousineau.-»- LIGUE DE CROSSE JACQUES-CARTIER La Ligue Jacques-Cartier a remporté un beau succès, hier après-midi, dans la partie de crosse Hose-niont-St-Pierrc.Devant une assistance de 1200 personnes, le Saint-Pierre aux Liens a blanchi le Rosemont par un score de 9 à 0.Alignement des équipes: Saint-Pierre Rosemont Lapensée buts Dussault Leduc P.points Corbett Morin G.couverts Donaldson Boisvert E.défenses Gaumont Gouron D.défensu» Giroux Décarie K.défrises Vallièrcs.W.centres Deschamps, O.attaques Richer A.altàques Leduc A.attaques Geofrion Bergeron Dussault Sauvé Mau vie Filion ext.Archambault Deschamps int.Gagnon McFregor substituts Hinton Lachapelle Gauthier, J.Chabot SOMMAIRE DE LA PARTIE Première période Saint-Pierre: O.Deschninps .14 m.Seconde période Saint-Pierre: Filion.1m.Saint-Pierre: E.Leduc .I m.Troisième période Saint-Pierre : O.Deschamps .2 m.Saint-Pierre: E.Leduc .1 ni.Saint-Pierre: A.Richer .I ni.Saint-Pierre: A.Richer .6m.Quatrième période Saint-Pierre: Leduc.I m.Saint-Pierre: Lachapelle .2 m.Résultat final.9 à 0.Arbitres: Rrossard et Piché.-9- FAITS DIVERS L'AUTO FAIT SEPT VICTIMES UNE MACHINE EN FRAPPE UNE AUTRE A SAINTE-ROSE ET DISPARAIT — SEPT PERSONNES SONT BLESSES DONT DEUX GRIEVEMENT — OUVRIER BLESSE—CHUTE SUR LE PAVE.Sept personnes ont clé blessées, dont deux grièvement au cours d’un accident d’automobile survenue à Sainte-Rose, près de la traverse à niveau de la voie ferrée.Six d’entre clics ont été transportées à l’hôpital Royal Victoria.Parmi les plus blessées, nous nommerons : Mme Alice Petit, 30 ans.639 rue Wellington; M.et Mme A.Marcotte, 637 même rue, et M.et Mme Laurent Côté, au No 635.L’automobile qui portait les vioti-Jies allait à Sainte-Rose quand une Autre qui gagnait Montréal heurta violemment la roue de devant de la première voiture lancée par ce coup lans le fossé de la route.La deuxiè-ine auto n’en a pas moins continué jfon chemin.C’en est d’autres touristes qui ont recueilli au passage les victimes.On rapporte qu’on a arrêté à Car-ierville une automobile répondant à ’information donnée aux postes de police.La sûreté provinciale informe.DU HAUT D’UN NAVIRE Emile Delisle, 31 ans, 65 rue Saint-Patrice.s’est fracturé le crâne en tombant du haut d’un échafaud fixé à la coque d’un navire en réparation.Transporté à l’hôpital Générai, les médecin ont bien peu d’espoir de le sauver.Dclisle a été pris du délire en arrivant à l’hôpital.CHUTE SUR LE PAVE.Le lieutenant Foucault a fait transporter à l’hôpital sans qu’il ait depuis repris sa connaissance un individu qui venait do se fracturer le crâne en tombant sur le pavé.The Sun Trust Company Limited Exécution et adminiatration testamentaires.Administration de propriétés.Perception des loyers.Fiducie.Préparation d’émission d’obligations.Administration de fonds d'amortissement.Liquidations et faillites.Prêts hypothécaires.Assurances générales.BUREAU DE DIRECTION : n»rnn J.d’Umlewyn, Pr»sid»nt H.Sch«tuRnp.1er Viee-Président Justinien Pelletier, 2e Vice-Président J.-C.(isané.Secrêtnire-Trésorier Chs-Ed.Arpin, Directeur-Gérent Honorable J.-L.Perron, C.R Gaspard DeSerres, Dr J.-P.Laporte, Treffle Rastien.J.-C.Hébert.J.A.E.Gauvin.99 RUE SAINT-JACQUES Casier postal 1180.Montréal.Tel.Main 2926 et 2927.LOEW’S Un proBTunune mertaillrux CHARLIE CHAPLJN duns “SUNNYSIDE” WILLIAM S.HART dons “THE MONEY CORRAL” NOUVELLES CANADIENNES D'ANGLETERRE AU LOEWI PROGRAMME CONSIDERABLE DE VAUDEVILLE “RESISTA” laH femme qu'aucun homme ne peut enlever “BERNA RDI” Fameux artiste de Protêe Autres numéros attrayants He P- continuelles : 1 ,*4 11 h.du soir.Après-midi : 10s, 15s ; soirées, 15s, 25s.Samedis, dimanches cl jours de fête, prix des soirées.A partir du lundi 30 juin : Mme PASCOVA Avec la fanfare Vander Meersrhcn RETRAITE FERMEE DES DENTISTES ET DES PHARMACIENS Une retraite fermée réservée aux dentistes et aux pharmaciens aura lieu à la Villa Saint-Martin, Abord-à-Plouffe, du samedi soir, 28 juin, au mercredi matin suivant.Le premier exercice commencera samedi soir à 8 heures.Ceux qui désirent prendre pari à celte retraite sont priés d’envoyer leurs noms soit au Dr Mackay, 418, rue Beaubien, St-Louis 9948, soit à M.A.-J.Laurence, 395, rue St-Denis (tél.Est 1507), «oit au P.Archambault, Villa Saint-Martin, Abord-à-Plouffe.LOCOMOTIVE RETIREE DE I/ÊÂU (De noire correspondant) Québec, 23.— Après plusieu semaines de travail, les ouvriers il G.R.R.ont réussi, hier, à rclin de l’eau la locomotive qui ét» tombée dans le fleuve au quai < la Pointe-à-Corcy, l'hiver dernier.On continue le travail maint nant pour retirer le fourgon.On retrouvé aucune trace des coiq des trois hommes qui se sont noyi dans cpf accident.GRAND TRUNK SYSTEM^ CHANGEMENTS DANS L’HORAIRE Un changement dans l’horaire sera effectué le 29 juin 1919.Renseignements maintenant entre les mains des agents.Canadian National Railiuaijs SERVICE CONVENABLE entre MONTREAL et OTTAWA par le tunnel du Mont-Royal et le long des rivets pittoresques de l’Ottawa.Départ de MONTREAL (Terminus du tunnel) 10 h.du matin, tous les jours sauf le dimanche'.5 h.45 du soir, tous les jours.Départ d’OTTAWA (Gare Centrale) 8 h.35 du matin, tous les jours.6 h.35 du soir, tous les jours sauf le dimanche.Wagons-salons.Excellent service pour les repas avec tous les trains.Billets et renseignements au Terminus du Tunnel ou à n'importe quel bureau des billets du Chemin de fer National du Canada. 3 US DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 23 JUIN 191» L’ALLEMAGNE ACCEPTE DE SIGNER LE TRAITE L’ASSEMBLEE NATIONALE EN VIENT A CETTE DECISION PAR UN VOTE DE 237 A 138 — DISCOURS DE PROTESTATION DU PREMIER MINISTRE BAUER — POUR EVITER DE PLUS GRANDS MAUX — L’ENNEMI NE VEUT PAS ETRE CONSIDERE COMME L’UNIQUE AUTEUR DE LA GUERRE Merlin, 22.— l/Allemnfine sipinmi lr traité de paix.L’Assnnlilre initio-i le, pur un vote de 2'tf à KtN, a volé i i laveur de cette décision.l.'Assein-I ée a aussi donné un vole de eon-mee au nouveau Rouvernenierit de I' :uer.68 ineinbres se sont abstenus il.' voter, et sur la question de la si-lature, cinq ont fait de même.Avant de prendre le vote de eon-I i nice, M.Hauer, le nouveau pre-i: ier ndnislre, a déclaré que son Rou- nement siRiierail le traité de paix vais accepter la responsabilité du l nple quant à la riierre ni les obli-lions contenues dans les articles 7 à 2U(I, du traité qui ont trail au p oeés de l’ex-empereur (iuillau-i • et à restraditiqu des autres pet1-imiupcs allemands.Iri annonçant la dérision du ruii-\ernemelit de siRner le traité, M.linuer a dit à l’Assemblée nationale : “Les puiss inees alliées et associées ne peuvent s'altendre à ce que le peuple alleiuand accepte avec plaisir un traite de paix par lequel, sans que les populations soient consultées, les membres sont séparés de l’Empire allemand, la souveraineté alle-ni unie violée en permanence, et un fardeau financier et économique im-po ,,1 au peuple allemand.La dé-iresse de noire terriloirc et du peuple nous a réunis, Nous ne pouvons pu .refuser la coopération a moins cm nous ne desirions courir le ris-i.u île laisser l’Allemagne dans lr c.i s.sans pouvcrneiiienl et sans r i ii' île saint.Veuille/, me croire u.ii'd je dis que nous ne sommes P ii : uour soulenir les inlércls de • e p irti et encore moins pour sa-I.-ii nos ambitions personnelles.-i - sommes ici par devoir,dans "i 'r sauver ce qui reste encore m: - r; de noire patrie.” c- avoir exprimé ses regrets a .< i de l’aHilinle d^'s démocra- li l’.aurr a présenté les nouveaux n .'-ires cl a annonce que le pro-g ¦' mine de son cabinel serait le u ¦ : .que celui du ministère Sclu i-ik mann.r m queslion de la signature du tra i ".M.Hauer a dit : 'le gouvernement impérial sc ic I très liien compte qu’il a à faire f, e aux fermes de paix de nos ennemi Le peuple allemand, individuel-icv rit et pris en bloc, s’indigne, cherche une issue, si en assumant ma firme de premier ministre, je puis faire une demande, c’est celle-ci.Ne Irai';'/ iris de chauvins ceux qui veu-k I rejeter !e traité de paix; ne les accusez pu • vouloir satisfaire leur p opre iiil n i, ne dites pas non plus qui ceux qui veulent accepter le traité sonl des lâches, des gens qui u'ont pas le sens national, ni celui de la justice.Les deux partis ont des raisons valables qu’on ne doit pas perdre di vue.Nous avons a prendre une décision.Le temps de la réflexion est passe.Le lemps d'agir est venu, el rluiciin m ce mimient a une respon-sabililc.' ! c gouvernement impérial se rend complc qu’en dépit de toutes les manifestations de confianee, aux yeux de la nation et de l’histoire, i n’a qu'une juslification: celle de prendre une décision apres avoir fait l’examen des faits et d’assumer (me responsabilité sans avoir égard aux intérêts de parti.” Le premier ministre a dit ensuite qu’en signant le traité de paix aver des reserves, le gouvernement allemand épargne à l’Allemagne une nouvelle guerre, une occupation plus étendue, la famine et le prolonge-ment de la captivité des prisonniers allemands.“Mais le gouvernement s'attend, loutinui' M.Bauer, à ce que, vu l'énorme fardeau que le pays assume, Ions les prisonniers civils et militaires reviennent en Allemagne, à parin' du lcr juillet.Eu ce moment so-iennel, le gouvernement désire exprimer sa pensée avec clarté avant que l’on dise que les conditions imposées à l’Allemagne sont trop fortes pour elle.Nous déclinons toute responsabilité quant aux conséquences du fail que l'Allemagne serait incapable de remplir ses obligations."De plus, nous tenons à déclarer avec la plus grande énergie que nous r pouvons accepter, et qu'en signant nous n'acceptons pas l'article 23 f, di saut que l’Allemagne est le seul au-teur de la guerre.” I.orsqne rassemblée a commencé sa séance, tous .les membres du ca binet étaient présents.M.Hauer, en annonçant la formations de son ministère, a remercié cordialement les membres de l’ancien cabinet, spécialement M.Scheidemann, de leur travail assidu.Il a aussi remercié les membres de la délégation allemande à Versailles.Il a dit que la démission du cabinet Scheidemann avait pour cause Je manque de front uni au sujet de la paix.Le gouvernement était divisé.“Chez ceux d’entre nous qui faisaient parti de l’ancien gouvernement, il se livre un combat entre l’in-ilignation et la réflexion.Il était pé-iiible pour nous d’accepter de nous joindre a un nouveau gouvernement dont le devoir le plus urgent est de signer une paix injuste.” En nouveau cabinet allemand a été.formé sous la présidence de Herr Bauer, ancien ministre du travail, ainsi que du docteur Herman Mueller, le leader «socialiste majoritaire, comme ministre des Af fflires étrangères.Les autres membres du Cabinet sont Ministre de l’Intérieur — Dr Edouard David.Ministre des Finances et vice-premier — Mathias Erzberger.Ministre de l'Economie — Herr Wissell.Ministre du Travail — Herr Schlicke.Ministre du Trésor —Herr Mover.'Ministre des Postes et Télégraphes —- Herr Gies-berts.Chef du bureau des Colonies — Dr Bell.Ministre de la Défense Nationale — Gustav Noske.Ministre des Vivres—Dr Schmidt Aucune nomination n’a été faite pour le ministère de la Justice.Herr Meyer, le nouveau chef du dé- partement du Trésor, est né à Kuuf-pein er, en Bas ière.DEMANDE HEJKi'EE Paris, 23.— Le Conseil des Quatre a définitivement rejeté la demande de l’Allemagne que des changements soient faits au Iruilé de paix.Le conseil u reçu quatre notes des Allemuiids, lesquelles, croil ou, avaient été préparées a l’avunee et envoyées pour attendre les dépêches de Weimar sur le résultat du vole de l’Assemblee.Le conseil s’est réuni a la résidence du premier mi-nislrc Lloyd (irorge.L'une des notes du gouvernement allemauil déclarait qur l'Allemagne élail prèle à signer la paix à condition que les clauses rendant l’Alle-mftgnc responsable du la guerre el (leiiianibmt la mise en acensation devant un tribunal de l'e.x enipe reur fussent enlevées.Le Conseil des Quatre a siégé jusqu'à huit heures du soir et a ajourné pour diner.Le conseil s’est réuni une seconde fois à !) heures et après avoir examine brièvement les demandes allemandes, a décidé de rejeter la requête de l'Allemagne.Paris, 23.Due annexe sera ajoutée au traité de paix pour expliquer les six points soulevés pur les Allemands t Premièrement : l ne commission sera nominee pour surveiller la démolition des l'oi'lifications de l’ile dlléligoiand conformément au traité.Cette commission aura le pouvoir de décider quelles parties des constructions sont nécessaires pour protéger la cote de l’érosion et quelles autres parties devront être démolies.Secondement ; Les aommes que l'Allemagne aura à rembourser à ses nationaux pour les indemniser des intéréls qu'ils peuvent avoir dans lex chemins de fer et dans les mines, et auxquelles on réfère dans le paragraphe 2 de l’article Ldi, devront être placées au crédit de l'Allemagne en déduction des sommes «pii sont ducs pour les répara-lions.” Cette clause réfère aux inlérèts privés que les Allemands possèdent dans les mines el dans les chemins de fer du Chang-Toung, et qui sont distincts des intéréls de l’Etat allemand.< Troisièmement : Due liste des personnes que, d'après l'article 228, paragraphe 2.l'Allemagne devra livrer aux puissances sera envoyée au gouvernement allemand durant le mois qui suivra la mise en vigueur du traité.Quatrièmement .La commission des réparations dont il est parlé à l’article 2-tO, paragraphe 2, 3 el -t de l'annexe 4 ne peut arracher de secrets provenant de renseigne uienls confidentiels Cinquièmement A partir de la signature de la paix et pendant les quatre mois ni suivront, l'Allemagne aura l'occasion de présenter à l'examen des puissances des documents et des propositions dans le but de bâti r le travail qui concerne les réparations, d'abréger ainsi les empirics et de hâter les décisions.Sixièmement : Ceux qui feront des attaques criminelles à l’occasion I de lu liquidation de lu propriété al-j Icimimle seront poursuivis, et les puissances recevront toutes les informations et toutes les preuves que le gouvernement allemand sera en mesure de leur fournir.Versailles, 23.— On est à faire les préparatifs de la signature du Iraité de paix qui aura lieu au plus tôt jeudi.La (ialeric des Glaces a été aménagée pour la circonstance.Les tapis sont poses.Lu fameuse table (lu LSèmc siècle est i-n place.Il y aura de la place pour 40(1 invités.Ces derniers sc placeront à gauche tandis ipi'un nom tire égal de iour-nalistts sc placeront à droite.La presse française a soixante sièges qui lui sont réservés.La cour d’honneur a été débarrassée de ses canons.Trois régiments d’infanterie et cinq régiments de cavalerie seront de faction pendant la signature du traité.La garde républicaine, en uniforme de gala, rendra les honneurs.En avant de la chaise de M.Clemenceau, une petite table sera placée sur laquelle seront tous les instruments diplomatiques.Chaque délégué, à l'appel de son nom, se présentera à cette petite table pour signer son nom sur le Iraité et poser le sceau de son gouvernement.Il y a cent délégués.La cérémonie durera au initia s quatre-vingt-dix minutes.Les relations diplomatiques avec l'Allemagne ne reprendront pas avant que le traité de paix ait été ratifié par les différents pays signataires.Lü RECIT D’UN AVIATEUR '.OXIKHHNCE l)V U! I THS AST STEWART ,\r IA S(.11 IIHRnn- MAÜMRE DE LWSSOCIATIOS DE REliUClTE.Cancer des bombes de Itiôll livres, a 3àtl() pieds de hauteur, traverser le dlun à la faveur d un clair de lune pour aller bombarder les aérodro-aes allemands, assister à 8U0 pieds d'altitude aux effets désastreux des üombes incendiaires et être pour-mivi par des avions ennemis; telles .ont quelques-unes des expériences du lieutenant aviateur A.-A.Stewart, de Montréal, expériences dont il a fait le récit, au dernier lunch Hebdomadaire de la Montreal l-’nü-lieily Association, à l’hôtel Freeman.L’assistance était nombreuse et les upplaudisesments n'ont pus manqué à l’orateur.Le lieutenant Stewart expliqua les diverses phases d’apprentissage, de l'aspirant aviateur avant d'avoir le privilège de s’envoler seul dans les airs.L’aviateur fit le récit du premier voyage en France de l’escadrille dont il faisait partie.Il faut au moins à l’aviateur un noviciat de 2 mois avant d’culre-nremlre des voyages nocturnes, et le lieutenant Stewart donna d’intéressantes explications sur les courses d’essai durant la nuit dans un rayon de quelque 50 milles de la base.Il dit ensuite la préparation nécessaire à l’aviateur avant de commencer son voyage périlleux.L’aviateur est chaussé de longues bottes de peau, vêtu d’un costume très épais en cuir, ganté de la même façon et affublé en outre d’un sous-vêtement électrique.A 5 b.30 de l'après-midi, les pilotes et mécaniciens se rendent au bureau cartographique où ils obtiennent toutes les instructions nécessaires, distances, etc., et la façon d’accomplir leur voyage.Le premier raid auquel le lieutenant Slew-art prit part, a eu lieu à Metz,, où sur 75 milles de front étaient disposées de longues files de convois et de dépôts alimentaires allemands et chaque avion avait son mécanicien.Comme munition, l’avion poêlait habituellement 12 bidons, contenant chacun 272 fusées incendiaires, chaque fusée représentant une force incandescente de trois millions de chandelles; en outre, il y avait à bord des bombes de 40 Ibs.112 Ibs et 550 Ibs, et une de 1650 Ibs.la plus lourde que l’on puisse sc servir pour ces excursions.Le lancement d'une de res dernières ouvrait un cratère immense, causant des dommages sur au moins trois quarts d’arpent de circonférence.Ces raids s'effectuaient à une hauteur de 3.500 pieds environ, et le lieutenant Stewart expliqua qu’en une occasion, par un beau clair de lune, il dut descendre à 800 pieds de hauteur, avant que le canonnier ne fut en mesure de jeter une série de bombes sur un vaste aérodrome allemand, dans le voisinage de Coblentz.En cette circons-lance, huit hangars furent incendiés.En retournant, les aviateurs survolèrent un autre aérodrome qu’ils endommagèrent considérablement.A Tissue de la réunion.H- président.M.Emile Emery, remercia le conférencier, ef après lui, M.1.!.Gallagher, membre de l'Association, dil quelques mots.M.Morrow, directeur de l’Association, annonça que deux conférences seront données, la première, le 4, et la seconde le 11 juillet, sous les auspices de la Montreal Publi-cilij Association.La première sera donnée par M.Léon Trépanier, et s’intitule: En presse a-t-elle été muselée à la Conférence de la Paix, et la seconde par M.P.Fennell, secrétaire de la commission du havre, qui parlera sur un sujet d’une grande actualité.La Montreal Publicity Association, et la Merchants Association of Montreal tiendront une réunion conjointe, vendredi prochain le 27, au Windsor, où à la suite du lunch, M.Guthrie parlera sur la nouvelle loi des faillites.-».— UN OUVRIER RÉCLAME DEUX MILLE CINQ CENTS DOLLARS Sherbrooke.21.— M, Télesphore Martineau, mineur, de Saint-Julien de Wolfslown, vient d'intenter à la “Martin Bennett Go.", de Coleraine, une action de $2,500 en vertu de la loi relative aux accidents du travail.Le demandeur allègue, dans sa déclaration, qu'il est âgé de 27 ans, célibataire, et qu’il n'a que les revenus de son travail pour subvenir à scs besoins, qu’il travaillait comme mineur depuis longtemps aux mines de Coleraine, lorsque le 21 février 1919 il a subi un accident qui lui a causé des dommages pour lesquels il demande une compensation.\ la date de l’accident, alors qu’il était à transporter une pierre énorme sur un wagonnet, la pierre fut renversée sur le côté de la boite et la main 'gauche du demandeur fut broyée entre la boite et la pierre.Sa main fut tellement écrasée qu’il a eu deux phalanges du médius de la main gauche enlevées complètement et l'annulaire de la même main est ankylosé de telle façon qu’il ne pourra jamais s'en servir.Martineau prétend que sa capacité de gagner sc trouve diminuée d’une façon permanente d’au moins 40 pour cent, par suite de l'accident.En conséquence, se basant sur l’échelle de compensations contenue dans la loi/des accidents du travail, il réclame le capital de la rente à laquelle il a droit, soit $2,500.MM.Nicol.Lazare et Coulure sont ses procureurs.-*-—- LA ST-JEAN-BAPTISTE A SAINT-JACQUES La Saint Jean-Baptiste sera célébrée.dans la paroisse Saint-Jacques.Demain matin, à huit heures, il y aura messe à l’église, puis sermon par M.Tabbé Etienne Blanchard, P.S.S La cérémonie religieuse sera suivie de la distribution du prix de $50, accordé an gagnant du concours sur Thistoire du Canada.Une réunion aura lieu, le soir, à la salle du Bosaire, où des discours seront prononcés par M.Henri Auger, président, M.le curé Henri Gauthier P.S.S.et M.Alfred Jeannette.On entendra à cette réunion quelques-unes de nos chansons canadiennes les plus populaires.(Communiqué).- LES DÉLÉGUÉS ITALIENS Home, 23, (Havas).— La délégation italienne à la conférenc de la paix sera désormais composé du ministre des affaires étrangères Pitto-ni, des sénateurs Guglielmo et Vittorio Scialoia l/a flotte allemande POUR NE PAS LES RENDRE PRESQUE TOUS LES NAVIRES ALLEMANDS QUI ETAIENT DETENUS A SC AP A PLOW ET LAISSES SOUS LA CARDE DE LEURS EQUIPAGES SONT COULES PAR CEUX-CI.(Cable de la Presse Associée) Londres, 23.— Les officiers el marins allemands des navires allemands internés à Seupa Flow ont coulé la plus grande partie de leur flotte aujourd’hui.Tous les gros navires, les navires de guerre, les croi-seiii's de bataille sauf le “Baden” et d’autres navires ont été coulés, pendant que les autres se dirigeaient vers les rives à demi-eoulés.Dix-huit destroyers ont été conduits à la rive par des loueurs.Quatre flottent encore, et le reste est coulé.Le coulage des navires allemands à Scapa Flow où ces navires s’étaient rendus suivant les termes de l’armistice a été soigneusement préparé par les officiers et les équipages.Tous les explosifs avaient été enlevés.Le seul moyen était d'ouvrir les voies d’eau.Les navires coulèrent tranquillement pendant que les marins hissaient le drapeau allemand au bout des mâts.Les équipages, composés entièrement d’Allemands, suivant les termes de l’armistice qui ne permettaient pas aux officiers anglais de monter à bord, sont embarqués dans les chaloupes de sauvetage quand les bateaux commencèrent à couler.En se rendant à la rive on les a sommés de se rendre.Quelques-uns d’entre eux ont refusé et on a tiré sur eux.Plusieurs ont été tués.Ce coup est une surprise, et les premières nouvelles ont été transmises à Londres par un correspondant qui avait été informé par un fermier des environs qui avait vu couler les navires allemands et hisser leur drapeau.Les officiers et l’équipage allemands .ont été faits prisonniers.Les autorités n’ont pas consenti à dire quelle décision serait prise.L’Amirauté a nié d’abord le rapport, mais Ta confirmé dans la suite.Une autre dépêche de la Presse Associée de Thurso annonce : “L’élévation d’un drapeau rouge à midi était le signal convenu entre les équipages pour couler leurs navires dans Seapa Flow.Les équipages s’embarquèrent dans les chaloupes et se dirigèrent vers la grève.Les navires qui faisaient lÿ garde tirèrent sur les Allemands qui sautant par-dessus bord, nagèrent vers la grève, où ils furent cernés." UNE PROCLAMATION DE MAIRE Les autorités municipales se disposent à célébrer dignement notre fête nationale, demain.Le maire a lancé une proclamation recommandant aux citoyens de célébrer ce jour comme un grand jour | de fête.Et la commission administrative accordera un congé à la plupart des employés, bien que l’hôtel municipal ne sera point fermé.La proclamation du maire se lit comme suit: “Montréal, 21 juin 1919.“La fête nationale des Canadiens-français sera célébrée cette année avec un éclat inaccoutumé.A cette occasion je prie respectueusement les contribuables de fermer leurs établissements mardi, le 24 courant, (le façon à ce que ce jour puisse être observé comme congé général dans toute la ville et que les citoyens puissent prendre part aux différentes manifestations qui auront lieu.“Les ciloyens sont aussi invités à décorer leurs demeures particulièrement sur le parcours des diverses processions.“Le maire de Montréal.(Signé) “M.Martin.” Les administrateurs veulent coopérer avec les organisateurs de la célébration de la Saint-Jean-Baptiste, afin de lui donner le plus d’éclat possible.En vertu d’un arrangement spécial, ils permettront à leurs employés d’assister aux fêtes auxquelles ils se feront un devoir d'honneur de participer eux-mêmes.Le jour ne sera point férié à 'l’hôtel de ville, toul comme à la Saint-Patrice ou à la Saint-Georges, mais les chefs de département réduiront leur personnel à sa plus simple expression, juste pour satisfaire le public : il est entendu que c’est Télément canadien français qui bénéficiera du congé, tout comme les Irlandais à la Saint-Patrice et les Anglais à 1» fête de Saint-George.Les commissaires ont découvert Çe moyen ternie pour satisfaire de justes réclamations, tout en ne se trouvant point dans la nécessité de proclamer trois jours fériés, aux trois principales fêtes nationales.Nos compatriotes, employés à Thôtel de ville, feronl bien rie s'entendre au préalable avec leurs chefs respectifs, avant de sc rendre aux diverses manifestations patriotiques du jour : s’ils prenaient sur eux d’agir autrement, ils pourraient s'attirer des inconvénients.UN MONUMENT A SIR WILFRID LAURIER (De noire correspondant) Québec, 23.— L'Association des Architectes de la province de Québec organise, pour durant l’Exposition Provinciale de Québec, un concours dp maquettes pour l’érection d’un monument à sir Wilfrid Laurier.C’est à la suggestion de M.Lo- ! renzo Auger, architecte de cette i ville, que le concours est organisé, i Tous les sculpteurs seront invités .à y prendre part.Trois médailles ; en or, en argent et en bronze seront offertes en prix, en outre d’un di-] plôitfe de l’Exposition.En achetant chez Dupuis vous pratiquez Féconomie Complets pour les jeunes COMPLETS lavables pour garçonnets de 3 à 8 ans.Gehre Buster.En duck blanc ou rayé.En guingtm de.fantaisie.En gai aléa rayé.Valeur spéciale POUR LES COLLEGIENS COM P L E T S pour garçonnets de 10 à 17 ans.Genre Norfolk, nouveaux modèles.En tweed mélangé gris ou brun.En vécuna bleu marine ou gris.4 4 QC Valeur spéciale à.•• GRATIS — Une mitaine de baseball avec chaque complet.Bas pour dames BAS on coton uni pour dames, (iris, rose pâle, beige, champagne, noir et blanc.Pointures SVa à 10.O Spécial.BAS, demi-jambe en soie artificielle, pour dames.El a ne, noir, gris perle, brun, belge, mauve, gris, tan, gris pâle, brun foncé.Spé- "yQ cial.Au rez-de-chaiiasee.GANTS GANTS en pure soie pour dames ; noir et belge.Pointures lUh à 7 Va.Spécial.m i Au rez-de-chaussée.Chaussures pour hommes PALETOTS d’été pour messieurs du clergé.En alpaga noir de laine.Spécial.7.50 Au rez-dc-chaussée.TRES SPECIAL COUVERTURES de flanellette, blanches et grises, bordure bleue mi rose.Meilleure marque Dominion.Spécial, la paire.• • • ^ Pas de commandes par poste ou téléphone.Au rez-de-chaussée.BOTTINES en veau noir, brun, pourpre, acajou, pour hommes.Forme large ou fuyante, à trépointe Goodyear ou McKay, semelle et talon en cuir ou Neolin.Toutes les pointures, mais pas dans chaque ligne.Valant jusqu'à 8.00.(¦ CfcC Mardi.&*+*£& teinte solide, 40 pouces.Spécial.Nouveau VOILE DE FANTAISIE et ORGANDI fleuri, tissus très nouveaux, assortiment de dessins pour l’été.Teinte so- «Ti g lide.Valant jusqu’à .50 pour.¦?SO VOILE UNI, toutes les principales teintes, rose, bleu marine, etc.Valant .60 MOUSSELINE à carreaux noirs, 27 pouces, choix de patrons.Aussi mousseline suisse à picots noirs.Spécial.«Æiï?LREPE SEERSUCKER, un tissu nouveau pour sous-vêtements d’été.Rose, Copenhague.mauve, bleu pâle.Spécial.Au rez-de-chaussée.Peinture prêle à poser pour Tusage intérieur ou extérieur, introduisant notre marque spéciale ‘‘Fleur de Lys”, faite pour nous par un des meilleurs manufacturiers.LAINE LAINE “MONARCH FLOSS” pour chandails.Teintes suivantes : corail, noir, orange, réséda, émeraude, vieux rose, gris sable, cadet, royal, violet, brun tabac, rhubarbe, bleu pâle.Valeur régulière de .49.Spé- «3C cial.la balle.Au rez-de-chaussée.Vingt-trois jolies nuances.Aussi noir el blanc.Une qualité garantie pour donner satisfaction.Couleurs ordinaires, boite 1 li- vie.a4ai«$ Boîte 1 pinte.g Vermillon, cramoisie, vert à ja-lousie, boite 1 livre.•«¦€£ Boite 1 pinte.^ PEINTURE A PLANCHER, dans le jaune doré, gris, jaune orange, plomb.QKlS La pinte.La meilleure qualité de couleur â Teau, facile â préparer et facile à poser.Durée permanente.En 21 couleurs et blanc.Au sous-snl.' 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