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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 7 juillet 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-07-07, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 157 MONTREAL, LUNDI 7 JUILLET 1919 DEUX SOUS LE NUMERO 'Vhonnements par la poste : Édition quotidien!^ CANADA ET ETATS-UNIS.(S 00 UNION POSTALE.800 Édition hebdomadaire CANADA.82 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTNEAI.TÉLÉPHONE t Main 746t SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main 5121 Administration, Main 5151 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I ht V POUR [’UNIVERSITE DE LOUVAIN Simple projet Mgr Hebbelynek, recteur honoraire de [’Université de Louvain, vient de faire à Montréal un bref séjour.On annonce qu’il a été chargé de faire connaître aux Américains et aux Canadiens les malheurs dont l’institution dont il fut le chef a été la victime et de les intéresser k son relèvement.“Quant an Canada, aurait déclaré Mgr Hebbelynek, «près avoir noté que les Américains ont accepté de reconstruire la bibliothèque universitaire, il peut aider de plusieurs manières, et d’abord en donnant les Hures spéciaux dont l’université a besoin, comme les rapports des différents ministères du pays : agriculture, commerce, marine, etc.: les traités de législation, les livres d’histoire, etc., etc.il peut encore aider à reconstruire l'école commerciale, affiliée à l’université de Louvain et contribuer au relèvement des finances de l'institution qui souffrent d’un déficit d’au moins $100.000.” “Tout ce que vous ferez pour l’université de Louvain”, dit Mgr Hebbelynek, “sera hautement apprécié par les autorités et par les 3,100 étudiants qui fréquentent les cours depuis le.21 janvier 1919.Ces derniers n’ont à leur disposition souvent que des locaux étroits et incommodes.” (La Presse.) On ajoute qu’un comité canadien a été constitué pour s’occuper d’aider à cette oeuvre de reconstruction.Nous ignorons tout à fait ce que fera ou se propose de faire le comité.Nous prenons la liberté de lui soumettre tout de suite un projet, très simple, qui aurait le triple avantage 1° d’apporter à l’université de il.ouvain une part du concours financier qu’on veut lui offrir; 2° de faire bénéficier indirectement de ce même concours un certain nombre de jeunes Canadiens; 3“ de hâter la réalisation d’un projet qui flotte dans Pair: la formation, dans des centres universitaires européens qui offrent de sérieuses garanties morales, d’une fraction de notre jeunesse.H s’agit, en bref, de donner pour objectif au comité canadien la création à Louvain de bourses d’étude, réservées aux étudiants canadiens.L’Université européenne bénéficiera immédiatement des sommes versées, les étudiants canadiens en recevront progressivement le bénéfice indirect et ainsi, par la même occasion, se constituera une partie de (elle élite intellectuelle que l’on réclame.Ajoutons que le comité aura vraisemblablement plus de facilité à trouver des1 11 fonds pour une oeuvre qui intéressera à Ta fois les Belges et les Canadiens, qui sera susceptible d’avoir chez nous de lointaines répercussions, que pour une oeuvre qui ne paraîtra intéresser que les Belges, quelque sympathie qu’on leur garde avec raison.Voilà la base du projet.Quant à sa mise en oeuvre, c’est question à examiner et à discuter.On peut tout de suite prévoir que le recrute-ment des élèves serait chose assez facile.Il suffirait de le confier à nos universités franco-catholiques, quientretiendront sûrement avec l’université catholique de Louvain de cordiales relations.Il est clair qu’il serait imprudent de vouloir rest rein dre aux laïques le bénéfice de ces bourses.Tout notre enseignement secondaire est confié aux prêtres et aux religieux: il est du plus haut intérêt de tous que le personnel enseignant de nos collèges soit de premier ordre, et un grand nombre de professeurs ecclésiastiques ont déjà pris la route des universités de Home, de Paris, de Fribourg, d’Athènes, de Louvain même.L’occasion ne serait-elle pas bonne de grossir ce courant ?Il nous semble, modestement, que le projet vaut la peine qu’on s’y arrête.Orner HEROUX.NOTES MUNICIPALES LES BILLETS DE THEATRE Le public et l’administration des théâtres se plieraient avec meilleure grâce aux ennuis qui peuvent être occasionnés par la perception de la taxe dites des hôpitaux s’ils savaient que la recette de cette taxe allait vraiment son entier aux hôpitaux.Mais M.Bienvenu, le chef du service des permis et patentes, déclarait récemment dans une entrevue aux journaux, que les deux-tiers de cet impôtseraientversés aux oeuvres d’assistance des malades ou des infirmes.Nous avions cru qui] était parfaitement entendu que la ville abandonnerait sa part aux hôpitaux, pourvu qu’il fût prouvé aux commissaires que le public favorisait ce changement.En attendant que toutes les listes de requêtes leur aienl été remises, il est donc impossible aux commissaires et à leurs subalternes de se prononcer sur cette uestion à moins qu’il ne soit enten-u d’avance que ces requêtes, quels que soient le nombre et l’importance des signatures qu’elles ont recueillies, seront tenues comme non avenues.Pourtant nos institutions de charité ont droit de compter sur une augmentation de secours devant l’augmentation alarmante de leurs frais.LA VILLE ET LE TRAMWAY L’actif secrétaire de la Ligue des propriétaires nous a fait tenir une lettre où il est dit que l’idée d’obtenir que la ville renonce à l’obligation contractuelle de la Compagnie des tramways de Montréal, de lui verser annuellement une somme de $000,000 pour réduire d’autant les taux de transport des voyageurs lui paraît “baroque”.Après avoir rappelé que cette idée a été émise par deux quotidiens, M.Mathys ajoute : “Elle doit avoir trouvé son inspiration dans les environs de la Compagnie çles tramways elle-même, et elle est un écho peut-être involontaire, ceci est ma présomption.’ Nous n’avons pas à défendre la Gazette: nous ne savons pas où elle a pris son information et nous ne serions pas étonné à la vérité qu’elle lui vînt de l’entourage de M.Robert, car le grand quotidien anglais est l’organe reconnu de tous les gros intérêts financiers et il ne s’en cache lias.Quant à nous, avant la publication de l’article de la Gazette, nous indiquions notre source.Nous nous étions inspiré d’un article du Nciv-York Cvening Post sur la crise que subissent les compagnies de transport électrique aux Etats-Unis.Cet article du quotidien américain doit être un écho plutôt affaibli de la compagnie des tramways de Montréal.Mais à supposer même que l’idée vînt direc-Icment de la compagnie, re ne serait pas une raison de la rejeter sans examen, pas plus qu’l) ne serait juste de fermer Toreille aux suggestions de la ligue des propriétaires, dont M.Mathys est le truchement ordinaire, sous prétexte que cette ligue ne représente qu’un élément de la population, un groupement d’intérêts particuliers et que nécessairement toutes les réformes qu’elle peut suggérer seront Inspirées par les avantages que les propriétaires en pourront retirer.M.Mathys trouve que la suppression de cette contribution serait un faux principe de justice distributive parce qu’elle exonérerait les voyageurs d’une charge qui serait reportée sur le contribuable.Il s’agirait évidemment ensuite, si une pareille idée était mise en pratique, de remplacer par l’impôt l’équivalent dont le budget de ta ville se trouverait en déficit.Suivant l’usage il pousse cette suggestion à l’absurde et demande pourquoi, afin de faire baisser le coût de la vie, on ne demanderait pas tout aussi bien la suppression de tous les permis et licences.Les augmentations successives du tarif du tramway, comme il était établi dans l’artirle du Post que nous avons cité, ont manqué leur but.Elles se sont traduites par une diminution si considérable du nombre des voyageurs que la recette prévue n’a pas été atteinte, loin de là.La même chose se produira vraisemblablement iri dès que nous aurons dépassé sensiblement le chiffre de cinq sous le voyage.Or comme un service de tramway rapide fréquent et economique est nécessaire à la vie d’une grande ville, à sa prospérité commerciale et à la commodité des gens très nombreux qui sont obligés de voyager pour se rendre à leurs occupations, ne doit-on pas essayer d" maintenir le coût du billet de tramway à un niveau raisonnable?Les contribuables sont liés envers la compagnie par un contrat à long terme.11 n’est pas probable qu'on en puisse obtenir la revision ! pendant le prochain parlement.Ne faut-il pas' essayer d’en tirer le meilleur parti possible, dans l'inté-rél général?Il est évident que la ville étant privée d'un revenu de $000,000 devra chercher à se refaire ailleurs, mais nous avons suggéré un moyen: le partage de la taxe lies automobiles qui, actuellement, est entièrement absorbée par Québec.N’est-ce pas la Ligue des propriétaires qui suggérait que le gouvernement provincial abandonnât une partie ou la totalité de celte taxe à la ville de Montréal, pour les automobiles appartenant à des citoyens de Montréal.Ne serait-ce pas le moyen de combler ce déficit?L’occasion ne serait-elle pas propice pour ramener celte question sur le tapis?LA GLACE.En milieu anglais on organise une souscription pour procurer de la glace aux nécessiteux.Une fois de plus l'initiative privée se sera passée de l’appui de la municipalité.C’est d’un bon augure nu moment où l'iinc des plus considéra- bles organisations* de charité anglaises jette un cri de détresse.Elle ne pourra sans doute pas compter pour la sauver sur les fonds municipaux, mais son appel sera entendu par le public.Nous espérons toutefois que les commissaires tiendront compte du travail qui a été fait cette année, et qu’un autre été ne les trouvera pas au dépourvu.Encore une fois, ce n’est pas tout de fournir le lait aux enfants des pauvres, il faut encore leur donner le moyen de le conserver.L’enveloppement des bouteilles avec un linge humide, fréquemment répété, peut suffir à la rigueur en temps de température normale ; mais l’évaporation de l’eau sera insuffisante à maintenir le lait à une température assez basse dans les grandes chaleurs d’autant plus qu’il est nécessaire de n’avoir pas de distraction et de veiller à remplacer ces linges humides dès qu’ils sont asséchés.Louis DUPIRE.de ce temps-ci.11 y a des fois que nous gagnerions à imiter nos voisins.quand ils agissent avec bon sens.Le R-34 Ce dirigeable anglais a fini sa traversée d’Atlantique, bien qu’aux dernières heures elle ait failli aboutir à un insuccès partiel, dans la baie de Fundy.Pareil voyage est d’excellent augure pour le développement pratique de l'aéronautique à longue distance.Un général, au déjeuner d’honneur offert aux officiers du (R-34, a parlé du lancement prochain de dirigeables cinq fois plus gros que celui-ci, d'une capacité de transport de deux cents tonnes, et qui pourraient aller d’Angleterre en Austra-} lie.Les prévisions de Jules Verne, de ! Wells et d’autres romanciers de grande imagination, sont actuellement presque toutes accomplies, sur terre, dans les airs et sous la mer.Le cas de Lord French BLOC- NOTES Un procès Londres câble que le tribunal devant lequel devra paraître Guillaume d’Alemagne aura probablement pour membres les présidents des tribunaux suprêmes de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, du Japon et des Etats-Unis.Il offrira, dit-on, toutes les garanties possibles de l’impartialité Ta plus stricte.Nous voulons bien le croire.Tout de même, la composition de ce tribunal, quant à ce qui regarde les Etats-Unis, est assez curieuse ; car le correspondant en France du Neu>-York Times câble à son journal, ce matin, que les délégués américains au congrès de Versailles n’ont appris que par voie détournée la décision oû en serait venu le congrès de faire son procès à Guillaume.Il y a plus, selon le correspondant : “Le secrétaire des Etats-Unis, M.Lansing, président de la commission du partage des responsabilités, qui a rédigé d’accord le rapport sur la culpabilité de l’ancien kaiser et d’autres Allemands, a appris cette décision, pour la première fois, à la lecture du journal rapportant les paroles de Lloyd George.” A ce qu’il paraît, MM.Lloyd George, Clemenceau, Orlando et Wilson auraient seuls décidé la chose entre eux.Pour ce qui regarde les Etats-Unis, M.Wilson n'en aurait pas dit un mot à ses collègues.Cela est assez étrange, de la part de l’auteur de si belles formules sUr la diplomatie à ciel ouvert.Il est vrai que, jusqu’ici, plusieurs membres de la délégation américaine à Paris ont démissionné parce que, ont-ils dit et écrit publiquement, l'attitude de M.Wilson à Versailles et à Paris a tout le temps été en opposition avec ses discours et ses messages d’avant l’armistice, aux Etats-Unis.Ce parti permanent Le Globe voit d'un assez mauvais oeil la reconstruction d'un ministère et d’un parti unionistes, dont il se détache de plus en plus, chaque semaine.“Un grand nombre de libéraux-unionistes combattront vigoureusement ce projet d'un fusionnement politique et ne voudront avoir rien de commun avec une association qui, bien qu’unioniste de nom, a déjà démontré à l’évidence qu'elle est d'esprit étroitement conservateur,” écrit ce journal de Toronto.Comme nous voilà loin de 1917 ! Un indice Faut-il croire que tout notre régime ferroviaire est mal établi ?De tous nos chemins de fer de quelque importance, il n'y a que le Pacifique Canadien à se tirer d'affaires tout seul et avec profit.H a fallu, pour le reste, que notre gouvernement relevât les taux de transport, en ayant soin d'imposer assez lourdement les surplus du Pacifique, ac-erus par le relèvement général des barèmes.Et, malgré tout, nos chemins de fer nationalisés ne font pas encore leurs frais.A preuve, cette prévision officielle d’Ottawa disant que nos réseaux propriétés d’Etat vont accumuler un déficit global de 28 millions, au moins, pour l’exercice en cours, rien que par suite des déboursés pour frais d’administration et d’entretien, supérieurs aux recettes totales de nos voies ferrées.Cela ne comprend pas les dépenses pour intérêts au compte du capital.Si les tenants de la nationalisation et de l’exploitation par l’Etat de toutes nos voies ferrées peuvent expliquer à la satisfaction générale (pie pareil déficit ne prouve rien contre leur théorie, ils ont besoin d'être rudement ferrés.Un embargo Ici, quand nous vendons trop de nos produits à l’extérieur et que les prix pour la consommation domestique continuent de monter, cela ne fait rien ; l’exportation intense continue, — et la cherté de la vie aug mente.Les Etats-Unis viennent de s’aviser d’antre pari que la défense d’exportation peut avoir du bon.C'est ainsi, selon une dépêche de New-York vieille de quelques jours, qu’un bureau fédéral américain a placé l’embargo sur les exportations de sucre raffiné aux pays du dehors.C’est, dit la même dépêche, afin d’empêcher le hausse des prix et pour donner aux raffineries le temps de passer dans leurs fabriques tout le sucre brut qu’elles ont en réserve, que Washington a décidé de suspendre l’exportation.D’ici à nouvel ordre, doue, pas d'envoi en Europe.Il est malheureux que nos autorités ne s’avisent pas, comme celles des Etats-Unis, de placer pareille interdiction sur l’envoi mi dehors de certaines denrées alimentaires, quand le prix en subit une hausse trop éle-, vée, — comme cela se voit souvent.Il continue de faire gloser la presse anglaise et américaine.M.Asquith a clairement établi que si lord French, — maintenant que Kitche ner est mort et donc ne peut se défendre, — attaque à fond la politique militaire de l’ancien ministre de la guerre, il l’a jadis, de son vivant, souventes fois iouangée.Lord French n’a- pu expliquer encore sa volte-face qui ne paraît pas très courageuse.Par ailleurs les critiques de 'ord French font remarquer que, dans des dépêches officielles de la fin de 1 9 t L il a hautement loué les faits d’armes du général Smith-Dorrien, auquel il reproche néanmoins, dans son livre paru ces semaines-ci, d’avoir manqué de détermination et de vigueur.Il se pourrait, cette fois, qu’il y ait quelque grabuge, puisque le général Smith-Dorrien n’est pas mort et passe pour être en possession d'ordres et de lettres qui mettraient son ancien généralissime en assez mauvaise posture.s’il se décide à les publier.Après la grande guerre sur les champs de bataille, nous assisterons donc à une petite guerre en librairie.Des réputations de généraux y subiront de rudes attaques, plusieurs finiront peut-être par en sortir passablement avariées.La chronique et les anecdotes de la guerre ne sont pas, d’après ce qu’on en sait déjà, très flatteuses pour lord French.G.P.AUX COMMUNES LA SÉANCE DE SAMEDI CSE LOI D’ELECTIOSS PARTIELLES.Un accident survenu au convoi d’Ottawa qui nous apportait notre courrier politique nous oblige à résumer les dépêches du matin quant à la séance des Communes, samedi.Voici en substance ce qui s’est passé : Ottawa, 7.— La prorogation du parlement aura lieu lundi après-midi.La journée de samedi s’est passée à débattre la loi des élections partielles, ainsi qu’à voter plusieurs millions du budget supplémentaire.Le sénat et les Communes ne se sont pas entendus sur le bill relatif à la prohibition, de sorte qu’il reste en panne et que la prohibition établie d’après la loi des mesures de guerre cessera d’exister dès que la guerre sera officiellement reconnue close, et la paix ratifiée.M.Borden, en proposant l’adoption de la seconde lecture du projet de loi des élections partielles déclara que l’acte des élections en temps de guerre expirerait le 1er août.En vue des élections partielles, le bill adopté par le parlement samedi pourvoit à l’addition des noms de femmes sur les listes électorales et à la préparation de nouvelles listes dans l’Ontario et au Manitoba où elles sont actuellement démodées.Des tribunaux et des cours de revision seront établis pour en surveiller la préparation.Dans les districts ruraux, elles seront dressées par des énumérateurs.Le projet a rencontré une vive opposition, plus particulièrement certaine clause limitant le suffrage des femmes au sujet duquel on a proposé d’exclure les femmes qui ont réclamé la naturalisation.MM.Clark et Maharg se sont déclares contre cette proposition.Discutant la loi des élections en temps de guerre, M.Borden admet quelle n’est pas applicable pour plusieurs raisons.On n’y pourvoit pas, [);ir elle, à I addition des hommes, des femmes sur la liste, et il n’y a pas de listes pour le Manitoba ni I Ontario.L’un des amendements a trait à la préparation de listes là où il n’y en a pas, et un autre amende-ment donne aux femmes le droit de vote et le droit d’etre élues au parlement.Là où les listes provinciales existent depuis moins d’un an, elles seront acceptées, mais ou pourra, selon les nouveaux amendements, y ajouter les noms de ceux qui avaient droit de vote et n'étaient pas sur In liste.Un amendement pourvoit à la formation de tribunaux dans des centres d’un millier ou plus d’habitants, et un autre amendement a trait aux endroits comprenant moins d’un millier d’habitants.Dans les districts ruraux, on s’enregistrera personnellement.Les re-glstraires siégeront durant une semaine.et il y aura des tribunaux de revisions présidés par des offlciers-rapnorteurs nommés par la magistrature.Dans les centres urbains, la liste sera close et imprimée, mais dans les campagnes, les listes seront préparées par les énumérateurs.Celles-,ci ne seront pas finales et serviront seulement de direction.On pourra faire accepter son nom le jour de l'élection en prêlant le serment de qualification.Certaines clauses limitaient le droit de franchise accordé aux femmes qui déclareraient une autre naturalisation qu’une naturalisation personnelle, à moins qu’elles ne soient nées sur le continent nord-américain.M.W.-H.White, de l’Alberta, remarque que cette clause exclùerait les femmes d’origine Scandinave ; pourtant elles ne sont pas d’origine ennemie.M.D.-D.McKenzie déclare que l'une des pires calamités qui se soient abattues sur le pays a été la loi de franchise, selon laquelle s’est faite l'élection de 1917.Il dit que te système qui a été intronisé en cette occasion a fonctionné injustement.Les individus entre les mains de qui fut placé le contrôle des élections ne rendirent pas justice à la communauté.Lui-même a reçu une liste, mais une autre, toute différente, fut donnée aux officiers-rapporteurs.Il espère qu’on ne donnera plus à certains individus le droit de se jouer des droits du peuple et que les officiers qui seront nommés ne seront pas assez effrontés pour manipuler à leur fantaisie les listes électorales.M.Ernest Lapointe fait entendre une vive protestation.Il dit que la loi proposée est injuste envers les femmes qui ont épousé des individus naturalisés sujets britanniques et qui, par leur mariage, sont devenues elles-mêmes des sujets britanniques.M.Lemieux déclare qu’il s’oppose à la franchise fédérale.11 proteste contre la double liste et les dépenses doubles dont le pays est actuellement menacé.M.Lemieux s'oppose au suffrage des femmes et demande pourquoi chaque province ne serait pas laissée libre d’agir comme bon lui semblerait sur cette question.M.S.-W.Jacobs déclare que le bill actuellement devant la Chambre n’est pas dans l’intérêt du pays.Il contient un grand nombre d’anomalies qu’il est difficile d'expliquer.Le gouvernement semble vouloir laisser la sagesse de côté quand il traite des aubains.M.Jacobs caractérise de législation stupide une clause du bill de la commission de commerce qui déclare qu'un sujet qui ne sera pas britannique n'aura pas le droit de présenter une plainte d’après le bill.Une autre clause du bill adopté récemment lui semble ridicule, celle qui a trait au port d’arme par les étrangers.M.A.-.L Mahorg.un des tmionis-i tes libéraux qui a rompu avec le ministère, dit que le bill des élections de guerre n’est encore rien à côté de l’arbitraire du nouveau bill.Il a pu y avoir quelques raisons motivant le bill des élections en temps de guerre, mais rien ne justifie présentement l’élaboration d’un bill aussi injuste que celui qu’on présente aujourd’hui devant la Chambre.II est très heureux qiie ce bill ne s'applique qu’à une ou deux élections partielles.Si c’était une loi permanente nous nous y opposerions, dit-il, avec toute ta force dont nous pourrions disposer.Il n’est pas sage, continue M.Maharg.d’afficher une si mauvaise disposition envers ces aubains à qui le bill refuse le droit de vote.On essaie dans l'ouest de mettre* l’accord entre'les races afin do les assimiler.Ce bill n’aidera certainement pas à cela.Dans la Saskatchewan, pour ne citer que ce seul cas, on s’y opposera vigoureuse-ment.Le colonel Currie a une passe d’armes avec M.Maharg, dont il doit enfin prendre la parole.M.Borden dit que les listes provinciales seront employées à bon escient.Là où les listes provinciales ne donneraient pas satisfaction d’autres seront aussitôt dressées.Le premier ministre ajoute que le projet de ioi a été soumis à la Chambre après avoir été discuté en conférences par les membres de l'opposition.La clause qui suscite les discussions les plus agitées, celle qui a trait aux femmes naturalisées par mariage, est exactement dans les limites d’un bill adopté à l'unanimité l’an dernier.“Si aujourd’hui, dit sir Robert, certains députés votent un outrage ou un attentat à la liberté ou à tout antre principe dans ce bill, il faut croire que la Chambre a accepté l’an dernier, en favorisant un projet île loi similaire, un pire outrage”.“Ce n’est pas le seul bill que nous ayons avalé l’an dernier,” dit M.Maharg.M.Borden explique (pie cette clause a été insérée dans le projet pour le cas des aubaines qui viennent au pays et y acquièrent leur naturalisation par mariage, souvent en quelques semaines.On croit ins-juste quun homme fut forcé d’avoir cinq ans de séjour avant de pouvoir bénéficier de ce privilège dont une femme pouvait jouir sitôt arrivée au Canada grâce au mariage.La loi de la derniere session exige que la femme ait fait le même temps de séjour qu’un homme pour avoir droit au suffrage.Cette addition au bill n'est pas injuste ni malhabile.dit sir Robert.Elle n’est qu’une conséquence logique de la législation suivie l’an dernier.Le bill passe en seconde lecture et la Chambre se forme en comité.On modifie la clause relative au droit de vote des femmes par un amendement, disant: "A toute personne, qui demande en personne, et obtient de tout juge ayant juridiction en fait de naturalisation, un certificat de ce juge et sous le sceau de su cour, à l’effet que cette personne dans l’opinion de ce juge est une personne naturalisée comme sujet britannique par l’onération de la loi qui pour une telle naturalisation sera sujette à In dote de rémission de re certificat, ti être personnellement naturalisé au Canada.” CHARLES G1LL Par Albert Lozeau On vient de publier, aux éditions du Devoir, Le Cap Eternité de Charles Gill.On lira avec un vif intérêt ta majeure partie de lu préface qu'écrivit pour ce livre M.Albert Lo-zq/ju, l’un des meilleurs (unis du poète défunt : Quand nous interrogions Charles GUI sur ce poème qu’il regardait comme l’oeuvre capitale de sa vie, il répondait: "Il avance.” Et, jugeant la preuve indispensable, il nous lisait rarement en vérité — un fragment nouveau, de sa voix chaude, à la sonorité de bronze, et qui s'amollissait d’émotion aux beaux endroits.Si.la lecture finie, nous hasardions: “Est-ce tout?” tes promesses de travail sérieux recommençaient, sincères et jamais tenues.Gill s’imposait bien, par-ci par-là, de courtes périodes d’intense labeur, nocturne autant que diurne, puis il s’accordait de longs repos L Le poème dont il avait tracé le plan il y a une dizaine d’années, ainsi que l’indique une note de ses cahiers: “Commencé pour de bon, ce mercredi des cendres, 24 février 1909", est intitulé Le Saint-Laurent; il est divisé en plusieurs livres et devait comprendre trente - deux chants: il en compte douze, la plupart inachevés, et quelques bribes des autres.Nous savons par l’auteur lui-même qu’il ne considérait pas la présente version, qui est une partie du livre Le Cap Eternité, comme définitive, — tel chant n'est pas même rimé.“Si je me fais un jour imprimer, disait-il, ce sera dans une édition ne varietur ; d’ici là, tous les changements me sont permis: pourquoi se presser?” Gill, sur le conseil de Boileau, remettait constamment son travail sur le métier; il préférait revoir ce qu’il avait ébauché plutôt que d’v ajouter; il se réservait de terminer plus tard.H avait le temps.Un chef-d’oeuvre ne s’improvise pas, il faut le porter une bonne moitié de sa vie dans son coeur et dans son cerveau.Il avait le temps.Et de ce poème qui, dans son esprit, apnarais-sait comme une espèce de “Jocelyn” canadien- plus orthodoxe que l’autre; de ce beau rêve dont la splendeur brillait au fond de ses yeux brun s:,"rie ce grand effort littéraire par qui revivrait li Glorieuse époque romantique, chérie entre toutes — voici ce qui fut réalisé.Seuls ont véritablement goûté le caractère de Charles GLU ceux qui ont su mériter sa confiance, car il se méfiait et s’éloignait des hommes qu’il soupçonnait d’une équivoque arrière-pensée.Les étrangers, les connaissances de passage n’ont remarqué de lui que son extérieur un peu solennel, sa stature athlétique et sa tète d’empereur romain.A première vue, et à juste titre, on le taxait d’originalité supérieure.L’artiste en imposait nar un air de profonde gravité, une attitude de noblesse innée, une grande réserve faite de délicatesse et de timidité.Il était tout autre pour ses familiers.Causeur -intéressant riche en souvenirs, il racontait, avec, abondance et joyeuse humeur, les aventures variées dont il fut le héros plus ou moins admirable.Contrairement à Tusage, sa langue parlée, d’une diction parfaite, valait sa langue écrite; il avait le geste ample, beaucoup d'expression et de l’accent! Il peignait les personnages à merveille, ayant le don de l’évocation pittoresque.Il fallait entendre le gros rire qui secouait ses solides épaules au récit d’histoires du vieux temps.gaulois, pour se convaincre qu’il n’habitait pas toujours “les sommets de l’art”, comme il disait, et que la pose olympienne de la légende ne 1 II faut noter ici que.depuis 1913, deux attaques de paralysie faciale avaient contraint le poète à ménager ses forces.Ses cours réguliers de dessin et de peinture, qu’il continua quand même, l’occupaient sensiblement.lui était pas habituelle.Personne n?fut plus simple en ses contradictions et sa complexité.Charles G ill était un gai compagnon, fidèle et dévoué.Jamais nous n'avons vu compatir avec plus de douceur aux peines d’autrui.La sensibilité maladive dont il était affligé — ce colosse s’évanouissait devant une goutte de sang — est le Irait dominant ch.z Gill, celui mii explique tout d’etre et toute .l’oeuvre.11 ne raisonnait pas, il sentait.Quel homme, à quarante-sept ans, fut encore à ce point un enfant?11 s’enthousiasmait et se désespérait avec une impétuosité fugitive.Trop intelligent pour ne pas se rendre compte de ses incessantes variations, il se moquait de lui-même sans ménagements, prenait de graves résolutions et, le lendemain, redevenait le Protée de la veille.Son Imagination passionnée le tenait et le tiendrait jusqu’à la fin.Bien imprudent qui eût nrophétisé tel acte de Gill: il déjouait les'psychologies et déconcertait ses plus intimes.Quand nous lui faisions remarquer ses -inconséquences, -il en convenait volontiers et, sans ironie, nous estimait très heureux de posséder tant de sagesse! — cette grâce-là lui ayant été refusée.Pour le reste, il était envers ses faiblesses un jqge extrêmement sévère; l’hypocn isie lui répugnant, il montrait une tendance singulière à se déprécier de crainte qu’on exagérât ses mérites.Plusieurs qui l'ont critiqué ne se doutaient pas de ses nombreuses et fortes qualités.Parmi tous les amours qui encombrèrent l’âme de Gill, un seul demeura merveilleusement vivace : l’amour de la poésie française, Plus que la peinture, qu’il appréciait pourtant, la poésie l’enchantait.G’cst à la poésie qu’il consacra la majeure partie de ses heures fructueuse* et qu’il demanda le suprême remède aux souffrances de ce monde, -dont il eut une somme considérable.Son poème Ta tenu penché sur sa table de travail, —quand il décidait d’y peiner — dans les "affres” d’un labeur parfaitement heureux.S’il aimait la poésie pour elle-même, nous croyons aussi qu’il s’y livrait par besoin d’échapper à de pénibles réalités: elle lui faisait tant oublier! Il implorait son aide, et la Muse consolatrice déployait silencieusement son aile sur le front de son enfant.Ce poème, qui dev;*ii terminé le 1er mai 1912, renferme l'Ame -de Charles Gill.Il pla-ne parfois très haut, et redescena sur terre; U a de subits et puissants "ssn-s et de soudaines chutes.'La carrière nrématii-ré-ment close de l’auteur l’a empêché de suivre le cours normal de sa pensée et d’en soutenir le vol.Son plan était aussi trop vaste, parfois confus: ce que nous possédons du poème manque d’unité.Certains épisodes détonnent dans une action se passant toute au Canada : par exemple, l’apparition, en plein Saguenay.du sneefre de Dante.Effet, sans doute, des vertigi- neux, des insondables profondeurs de l’eau noire évoquant les abîmes infernaux! Il rosfp ""and même les somptueux alexandrins .Qu’aurait fait Charles GDI de ces morceaux épars, dont quelques-uns existaient bien avant la conception du poème où ils devaient entrer, bon gré mal gré?Comment les aurait-!,1 reliés, et nu elle matière aurait constitué la liaison?Nous nous souvenons de certaines pièces destinées à souder les parties isolées et qui ne se retrouvent pas dans ses cartons.Nous croyons que la version la moins incomplète est ailleurs.Quoi ou’il en soit, nous pensons que les fragments de cette oeuvre unique ressemblant à des assises de monument commémoratif, dignes d’être pieusement déposées sur la tombe du noète qui te nrernier parmi nous, rêva de dédier un grand poème à la gloire de son pays.Albert LOZE.it.M.McKenzie croit que c’est une loi difficile à inellrc à exécution et qu’il devrait y avoir une manière plus simple par laquelle rémunérateur.ou la personne qui doit préparer les listes, puisse s’occuper ri'-la question, au lieu d’obliger une personne à accomplir h* devoir (Taller devant un juge, soumettre la preuve et avoir un procès tue d’aller et prendre un certificat.I Le leader de l’opposition declare que ce ne fut jamais loi on ce pays que d’obliger une femme, qui marie un sujet britannique et devient par conséquent suiet britannique elle-même, doive attendre un certain laps de temps avant de recevoir les privilèges qui lui sont dus par le mariage.11 revient en troisième lecture, et M.Jaeobs propose que la clause contentieuse qui a trait au vote des aubaines soit enlevée et que le bill soit renvoyé à six mois.Cet amendement est rejeté sur division et le bill est adopté.Sir Thomas White, parlant du manque d’entente entre la Chambre et le Sénat sur la prohibition, suggéra "que la Chambre maintienne son désaccord avec Tamen-riemenl du Sénat", et qu’un message soit adressé à la Chambre Haute dans ces termes.La Chambre se forma alors rn comité pour discuter des crédits supplémentaires dont elle adopte une bonne partie.DANS LA FAMILLE DE M.RENÉ BAZIN Nous lisons dans la Croix de Paris : A Saint-Barthélemy-les-Angers a eu lieu, le 17 juin, le mariage de Mlle F.Bazin avec M.Viot.La mariée fut conduite à Tautel par son père, M.René Bazin, membre de l'Académie française et professeur à TUniversité catholique de TOuesl.La bénédiction nuptiale fut donnée, par le R.P.Janvier, l’illustre Dominicain, qui a prononcé un magistral et éloquent discours, d’une haute doctrine et d’une grande élévation de pensée.Les applaudissements avaient peine à se contenir.Mgr Bruchési, archevêque de Montréal.assistait à la cérémonie, accompagné de Mgr Pasquier, recteiv des Facultés catholiques do l’Ouest.EN VEILLANT AVEC LES PETITS DE CHEZ NOUS Voulez-vous que vos enfants apprennent l’histoire du Canada en s’amusant, achetez-leur )m cimse-ries historiques de l’abbé Joseph-G.Gélinus.Demandez En veillant avec les petits de chez nous, chez le* Soeurs de la Providence, angle des rues Fullum et Ste-CatheHue.Mont-réal.ou bien adressez-vous à n'im-portp quelle bonne librairie.75 sous l’unité ; $7.20 la douzaine.Frais da mort à la charge de Tacheleur.1 2 LE DEVOIE, MONTREAL, LUNDI 7 JUILLET 1919 VOL.X.— No 152 LF MÉRITE LES NOTAIRES AGRICOLE EN CONGRÈS SOIXANTE-SIX CULTIVATEURS UE LA PROVINCE SE SONT INSCRITS AU CONCOURS.— LES JUGES COMMENCERONT LEUR TRAVAIL DES LA SEMAINE PROCHAINE.— LA LISTE UES INSCRITS.(De notre correspondant) Québec, 7.— Le secrétaire de la Commission du Mérite Agricole vient de transmettre à M.Oscar Lessard, secrétaire du Conseil d’Agriculture de la province, la lisle «les cultivateurs qui se sont inscrits cette année au concours du Mérite Agricole.Elle comprend 66 noms.Les juges du concours commenceront la visite des fermes au commencement de la semaine prochaine.Comme par les années passées,Jes noms du lauréat de la médaille d’or et de tous les autres lauréats seront proclamés solennellement à l’exposition provinciale de Québec, en présence du public.Les vainqueurs recevront en même temps des mains des membres du gouvernement, des députés, des officiels de la commission de l’exposition, etc., leurs décorations et leurs diplômes d’honneur.La Commission de l’exposition provinciale, avec le bienveillant concours du gouvernement provincial, prépare, pour l’occasion des fêtes qui revêtiront un cachet de grandeur inaccoutumé, “L’année de la Grande Paix”, se prête d’ailleurs admirablement à une fête de cette nature en l’honneur de l’agriculture.Cette belle manifestations, à laquelle tous les cultivateurs de la province sont spécialement invités, aura lieu mercredi, le 3 septembre.Le concours du Mérite Agricole a lieu, cette année, dans la première des cinq grandes régions de la province établies à ces fins.Voici les comtés dont se compose cette région, ainsi que le nombre des concurrents dans chacun: Chicoutimi, 9: Lac St-Jean, 22; Montmorency, 9; Portneuf, 21; Québec, 5.Le comté de Charlevoix est aussi compris dan,s cette région du Mérite Agricole, mais il n’a pas de concurrents.Tl convient de remarquer que la grande impulsion donnée au Mérite Agricole dans toute la province, par l'exposition de Québec, ne s’est pas ralentie.Au contraire, le nombre des aspirants aux honneurs du Mérite Agricole se fait de plus en plus grand chaque année, si on le compare avec celui des inscriptions lors du concours précédant dans la région correspondante.Lors du derniers concours du Mérite Agricole dans la première région, il y a cinq ans, le nombre des aspirants n’était que 32.Il est cette année de 66.Il y a cinq ans, ce fut M.Joseph Couture, de Lorette, qui fut proclamé lauréat de la médaille d’or.On se demande maintenant, dans les cercles agricoles, quel sera le vainqueur du concours de 1919.Enfin, on note, parmi les inscrits, comme en 1917, un membre du clergé: M.l’abbé J.O.Coulombe, de la Rivière-au-Doré, comté du Lac St-Jean.Jusqu’ici, l’unique lauréat du Mérite Agricole est M.l'abbé Côté, île Saint-Alexis de Métapédia.Voici, par comté, la liste des concurrents : Charlevoix-Chicoutimi.— Didyme Bouchard, Bagotville; Médard Hu-don, (Beaulieu) Tremblay; Georges Bouchard, Laterrière; Joseph Gauthier, Laterrière; F.Grenon, Laterrière; Ismaël Gagnon, Jonquière-Ouest; Joseph Boudreault, Jonquière, route rurale; Jean Simard, Jonquiè-re-Nord; Adjutor Tremblay, Jon-quière.Lac Saint-Jean.— William Tremblay, Ludger Bélanger, Art.-Omer Bélanger, Joseph Duchène, Albert Bélanger, tous de Notre-Dame de la Doré; Aimé Tremblay, Chambord ; Laurent Bedard, Saint-Prime; Adélard A.Iludon, Hébertville-viliage ; Philippe Tremblay, Vilmond Girard, Charles Pilote, Ephrem Pilote, Hilaire Dumas, Louis Potvin, Joseph Laprise, Charles Laprise, tous de St-Féîicien; Adélard Fortin, Pointe Chambord; Thos.Ls.Deshiens, St-Bruno; P.Aug.Pelletier, Robervai; Osias Tremblay, Saint-Bruno; J.O.Coulombe, prêtre, Rivière-aux-Do-rés; Norbert Coulombe, Rivière-aux-Dorés.Montmorency.— Edmond Implante, F.X.Laplante, Geo.Lefrançois, J.Cauchon, L.Cnuchon, G.Caucnon, tous de Château-Riche; L.F.Pichet-le, Saint-Pierre.I.O.,; P.Eud.Lé-tourneau, Sainte-Famille; Ed.Morel, Beaupré.Portneuf.— J.IL Couture, Hilde-verl Bacette, Armand Couture, Léo-nidas Couture, Odina Meunier, Eug.Couture, tous de Saint-Augustin ; Jos.Martel, Philéon Morisette, Joseph Trudel, Liboire Piché, tous de Cap Santé; Eugène Lesage, Damien Bertrand, Saint-Basile station; Sinaï Mayrand, Toussaint Bélanger, Lache-vrotière; Arsène Boch, Eloi Saint-Germain, Saint-Casimir; Alphonse Matte, Jules Delisle, Neuville; J.A.Foley, Armand Lachance, Saint-Thuribe; Georges Monde, Grondines.Québec.— Ant.G.Chalifour,Beau-port; Arthur Légaré, Sans-Bruit ; Frank Rync, Charlesbourg; J.G.Paradis, Champigny; J.J.Villeneuve, Charlesbourg-ouest.UNE AUTO TOUTES LES 15 SECONDES 93 nutomobile* filèrent «ur la route parfaite de la rive du Lac.et pansèrent à un point donné des Jardina de Strathmore, entre 9 h.20 et 9 h.40 vendredi soir.Lea samedla et les dimanches leur nombre est souvent bien plus jtrand.Comme question de fait le bord du Lac paraît être le chemin préféré des promeneurs cette année, et ce n’est pas étonnant, la bord du Lac est réellement beau t Alla* y donc dans votre petite on votre puissante machine à la première occasion, et visites les fau-bounra-jardins de Mnrcil sur la bord du Lac, desservis par des moyens de communication rapide.* Larhlne, Dixie, Sum-merleo.Dorvai, Strathmore, 19 \aIois et Lakeside.Mais d'abord envoyé* chercher et LISEZ no* publications descriptives.Si vous n’aime* pas aller en automobile, prenes la tramway ou le train du fi.T.Pour renselrnements complets ou pour des moyens de transport, téléphone* nous.(Lise* l'annonce de demain.) Agents, St Jacquas.(Département de l’Immeuble) 3&«me année.Main 3781.nmi trust1:» LES ASSISES ANNUELLES DE L'ASSOCIATION DU NOTARIAT CANADIEN ONT COMMENCE HIER .4 QUEBEC.— UNE MESSE MARQUE L'INAUGURATION.— PRES DE CENT CINQUANTE DELEGUES.(De notre correspondant) Québec, 7.— Le deuxième congrès de l’Association du Notariat Canadien s’est ouvert, hier, à l’Université Laval, sous la présidence de M.le notaire L.P.Sirois, de Québec.La séance d’inauguration du Congrès, qui a eu lieu à deux heures dans la salle des Promotions, a été précédée, dans la matinée, d’une messe à la chapelle du Séminaire, à laquelle assistaient tous les congressistes.C’est M.le chanoine Gignac qui u officié.Durant la cérémonie, il y eut chant de plusieurs cantiques par des membres du congrès.La première réunion du congrès avait réuni 125 à 15ü délégués venus de toutes les parties de la province.Mgr Pelletier, recteur de l’Univcr-sité, leur souhaita la bienvenue.Présenté à l’assistance par le président du congrès, Mgr le recteur dit que l’Université Laval est bien la place pour les congrès professionnels.LTJniversité a etc à la fois touchée et honorée, dit-il, de la démarche de l’Association qui lui a demandé l’usage de ses salles, et c’est avec le plus grand plaisir qu’elle lui offre la plus cordiale hospitalité, désireuse de lui être le plus agréable possible.Mgr Pelletier souhaite au Congrès tout le succès que ses délégués en attendent et dit qu’il éprouve un grand plaisir en même temps qu’un grand honneur de leur souhaiter la bienvenue.Mgr Pelletier, appelé ailleurs par un autre engagement quitta la salle du congrès aussitôt après, et les délégués se mirent à l’oeuvre.M.L.P.Sirois, président du congrès, dans un discours intéressant, qui fut attentivement écouté et chaleureusement applaudi, fit la revue de l’année écoulée dont il souligna les principaux événements d’une portée générale et d’intérêt particulier pour les membres du Notariat Canadien.Le président débuta par un hommage à la mémoire des membres de la profession qui sont décédés depuis le dernier congrès.Les vides survenus dans les rangs de l’Association sont nombreux, dit-il.Il rappelle le souvenir de plusieurs des principaux notaires que la mort a fauchés, notamment, MM.Devaren-nes, Gauvreau, Fortier, Cannon, Fortier, Beauchesne, Couillard, Gagnon et autres.Puis M.Sirois félicite ceux des membres de la profession à qui des honneurs publics ont été décernés.Ce sont M.W.Lévesque, ancien depute de Laval, nommé au poste de percepteur des droits sur les successions à Montréal; M.Delage, élu à la Société Royale, MM.Aurèle Leclerc, J.A.Ashby.Daniel et Boisseau, élus à la Légilature aux dernières élections provinciales.L’Association a eu" aussi un autre honneur, dit encore le président, celui de voir l’un de ses membres, M.Morin, secrétaire, nommé chef indien de la tribu de Caughnawaga.M.Morin offre aussi les félicitations du congrès au notaire Pépin, de Montréal, qui a célébré dernièrement ses noces d’or.Passant à un autre ordre de choses, M.Sirois déplore que l’application du service militaire ait porté certains professionnels à commettre des actes répréhensibles.Il blâme énergiquement les manoeuvres frauduleuses qui ont eu lieu en certains quartiers, mais il ne peut s’empêcher d’exprimer son regret que l’on n’ait pas traité tous les coupables de la meme façon.Lorsqu’il s’est agi d’un notaire, dit-il, on l’a jugé publiquement et de façon â discréditer la profession, et quand est venu le lour d’un avocat, on lui a fait son procès â huis clos, avec tous les ménagements pour atténuer l’effet que cela pouvait avoir sur sa profession.Le président déplore que lorsqu’un membre de la profession est dans le trouble, même s’il ne s'agit pas d’actes professionnels, on cherche toujours à en jeter le blâme sur la profession.M.Sirois fit ensuite une revue de la législation provinciale et fédérale concernant le notariat, qui a été adoptée à la dernière session provinciale et au cours de la présente session fédérale.On entendit après cela le rapport du secrétaire-général, M.Victor Morin, qui fut suivi de la lecture d’un intéressant travail du notaire de-Belleval sur les devoirs des secrétaires-trésoriers des commissions scolaires.On procéda alors à la formation des comités du congrès, qui s’ajourna ensuite à ce matin.Hier soir, les congressistes sont allés à Lévis où le Cercle des notaires de Lévis leur a fait une magnifique réception au cercle Chevalier.Le congrès se terminera demain.LE “TE DEUM” DE LA PAIX DES PRIERES D’ACTIONS DE \ GRACES DANS LES EGLISES ! CATHOLIQUES, HIER.La réplique de MM.Walsh et Dunn Les deux délégués irlando-américains sont prêts à prouver les accusations qu’ils portent dans leur rapport.Washington, 7.— MM.Walsh, Dunn et Ryan ont.répondu d’une façon énergique à la dénonciation de M.lan MacPherson, secrétaire d’Irlande contre les accusations contenues dans leur rapport.Ils tiennent le langage suivant : “Nous pourrions nous abstenir de toute réplique à la réponse de M.MacPherson, secrétaire d’Irlande, pour les raisons suivantes : “1.Que nos accusations ne sont point portées contre des fonctionnaires subordonnés de gouvernement anglais en Irlande, mais bien contre le gouvernement de Sa Majesté George V.“2.Que la réponse de M.MacPherson esquive tout à fait la demande d’une commission d’enquête impartiale, et reste clairement une tentation indigne du gouvernement anglais de faire le procès des accusations d’atrocité dans des journaux amis au lieu de les soumettre à un tribunal impartial.“3.Où il a fallu deux mois pour fabriquer une réponse, alors que tout gouvernement de premier ordre avec les archives de ses départements pouvait en rendre une honnête et vraie, dans l’espace de deux heures.“4.Que la réponse, telle que l’a caractérisée le Times de Londres, est hésitante, balbutiante et évasive.“5.Et cela eu vertu des aveux honteux et dégradants de mauvaise administration et do violation des droits naturels, que contient la réponse elle-même.“6.Que la réponse cherche à détourner toute enquête impartiale en lui substituant une campagne de calomnie et d’injure à l’adresse de celui qui a proféré les accusations.“Et contre les dénégations spécifiques de la réponse de M.MacPherson, nous offrons, pour démontrer le contraire, les preuves suivantes ; “1.Les voies de fait sur la personne du professeur MacNeill.Outre la déclaration des enquêteurs témoins de ces voies de fait, nous pouvons produire les témoignages de vingt personnes au moins qui l’ont vu dans toute sa brutalité et qui ont entendu les injures qui les ont accompagnées.“2.Les prisonniers politiques dans des cages d’animaux.Afin de prouver que les prisonniers de la prison Montjay étaient exposés dans des cages servant à des bêtes féroces, nous produirons les photo- graphies des cages; et puis si les prisonniers ont été enlevés des cages, nous montrerons au moins cinquante prisonniers qui les ont occupées et un grand nombre de témoins impartiaux qui les ont vus.“3.Les victimes rendues insensées.Nous produirons les documents des prisons et des asiles d’aliénés, de même que les victimes qui sont revenues à la raison et les parents de ceux qui sont restés fous, afin de bien prouver que nombre de républicains irlandais sont devenus fous par les traitements qui leur furent imposés.“4.Les victimes de la pneumonie.Nous produirons les cahiers des hôpitaux et le témoignage de médecins de haute réputation, de même que celui de témoins intelligents et impartiaux qui ont traité et visité les victimes souffrant de pneumonie causée par de l’eau froide jetée sur eux et provenant d'une exposition à l’air dans diverses prisons : aussi les noms et les certificats de décès de ceux qui ont succombé des suites de ces traitements.“5.Les morts, les blessés et les mutilés.Nous soumettrons une liste des morts et de ceux qui sont mutilés et défigurés pour la vie à cause des atrocités exercées sur eux; aussi une liste de ceux dont la santé a été ébranlée, avec les noms et les dates.Une copie de la liste des morts et des mutilés est présentement rendue à Washington pour être soumise au Congrès.“6.La preuve indéniable des autres accusations.Ces mômes accusations et d’autres encore contenues dans les rapports original et supplémentaire de nos enquêtes, nous sommes prêts â les établir, non pas seulement par le témoignage des victimes, mais par des centaines de témoins désintéressés, y compris les membres actuels et anciens de Tannée anglaise et de la police royale d’Irlande, qui, d-goû-tée des actes atroces qu’on leur obligeait d’accomplir et de voir, ont démissionné et sont maintenant prêts à sacrifier leur carrière dans l’intérêt de l’humanité et de la justice.“7.La conséquence du refus d’accorder une cour impartiale d’enquête.A moins que le gouvernement de la Grande-Bretagne consente rapidement à instituery une cour d’enquête impartiale que le Congrès dé la Paix, alors sa prétention hypocrite d'être le défenseur des petites nations faibles sera affectée au monde dans toute son étendue.” L’OEUVRE DE CRIMINELS DEUX AUTRICHIENS, POUR SE VENGER D’UN CONGEDIEMENT, FONT DERAILLER UN RAPIDE DU PACIFIQUE-CANADIEN.— LE MECANICIEN ET LE CHAUFFEUR SONT TUES— QUELQUES BLESSES.LA FÊTE NATIONALE A LIMOiLOU, HIER (De notre correspondant) Québec, 7.-— La fête nationale a été célébrée hier à Limoilou, sous les auspices de la Société St-Jean-Baptiste de l’endroit.Il y eut messe solennelle précédée d’une grande procession.La messe a été célébrée par le R.P.Maurice, curé.Le R.P.Grégoire, qui revient de la guerre, a donné le sermon.Il a prêché à l'immense foule présente, “La fidélité à la langue et à toutes les traditions françaises implantées ici par les pionniers de la Nouvelle France”.Il a demandé à tous les Canadiens-français de parler leur langue partout, de faire affaires de préférence avec les leurs et d’appartenir à des unions nationales, de préférence aux unions Internationales.Dans Taprès-midi et dans la soirée, il y eut amusements et feux d’artifice.ENSEVELI SOUS UNE CHARGEDE CHARBON (De notre correspondant) Les Trois-Rivières, 7.— La voiture du Dr Bourgeois a été appelée ce matin pour transporter à l’hôpital un ouvrier de la Cie Wayaga-niack du nom de M.Massicotte.Le malheureux était à décharger un wagon de charbon pour la compagnie lorsque la charge bascula sur lui et il fut enseveli sous Ta-mas de charbon.On courut à son secours et on appela le fourgon d’hôpital qui transporta le blPssé.On nous informe que M.Massicotte a deux côtes de fracturées et d’autres blessures.immm Conformément aux instructions de Sa Grandeur Mgr Gauthier, ad- ' mlnistrnteur du diocèse, on a chad-1 té hier à la cathédrale et dans toutes les églises "Un “Te Dcum” d’ne- [ lions de grâces à l’occasion de l'avènement de la paix.A la cathédrale, M, l'abbé Binette, j qui faisait le prône, a demandé aux j fidèles de s'unir d’intention au célébrant pour remercier Dieu du < bienfait inestimable répandu sur le monde.A Saint-Patrice, M.le curé Mc Shane a aussi exhorté ses fidèles â ' rendre leurs actions de grâces au I ciel, “Les belligérants, a-t-Tl dit, ont conclu la paix et, confiant dans les j garanties d'un Iraité puissant, le I monde pourra revenir à ses occupations normales.Mais il fallait j que Dieu apposât son sceau sur l’oeuvre du génie humain et c’est à Dieu que nous devons adresser nos remerciements et nos prières, le suppliant de ratifier l'oeuvre des hommes et de bénir Père de la paix.’’ —• , Ottawa, 7.—Le rapide de l’Ouest, train No 2, du Pacifique-Canadien, a sauté hors de la voie à une heure dimanche matin, dans une courbe, près de Stone Cliff, entre Massey et Adélard, causant la mort de deux employés, le mécanicien et le chauffeur ; deux employés ont reçu des blessures légères et les voyageurs s'en sont tirés avec un choc nerveux.On attribue l’accident à l’action criminelle de deux Autrichiens, récemment remerciés dé leurs services par la Compagnie, lesquels auraient enlevé les grands clous, les chevilles et les écrous qui retiennent les rails aux traverses dans la courbe en question ; après l’accident, on a découvert tous ces morceaux, abandonnés aux côtés de la voie ferrée ainsi qu’une clef anglaise et une pince.Les deux hommes sont sous verrous.Le train arrivant en assez grande vitesse s’engagea dans la pente qui précède la courbe et c’est en escaladant Tautre remblai que les rails cédèrent tout à coup et que la locomotive culbuta hors de la voie, entraînant le wagon aux bagages, celui des colis et- le premier wagon à voyageurs.Si l’accident était survenu de ce côté-ci -de la courbe, tout le train aurait sauté dans un ravin, et le désastre aurait été complet.Le mécanicien Edward Jarvis, de North Bay, trouva la mort en restant à son poste; on le découvrit dans les débris de sa cabine, la main sur la clef pour faire machine en arrière avec les freins appliqués avec force.Le chauffeur, George \ anbuskirk, de North Bay, mourut quelques heures après l’accident à I embrooke, des suites des brûlures affreuses qu’il avait reçues.Les deux blessés sont M.If.S.Ferguson, commis des postes d’Ottawa, qui souffre de contusions douloureuses par tout le corps, et M.William £cott, préposé aux bagages, d Ottawa.Le premier a été transporté dans un hôpital de Pembroke et Tautre est revenu à Ottawa sur un train de secours.La compagnie dépêcha aussitôt un train de secours d’Ottawa, lequel ramena les voyageurs dans la soirée.M.E.McLeod, le conducteur du train déraillé, a signalé aux autorités tous les détails de l’accident.COMMUNIQUE DE LA COMPAGNIE La compagnie du Pacifique Canadien a publjé hier soir le communiqué officiel suivant: “Le train No 2, /venant de l’ouest, a déraillé à un * droit situé à 35 milles à l’ouest de Chalk Rjver, Ont., â minuit 35 minutes, dimanche matin.“La locomotive et six wagons, comprenant ceux aux bagages et aux colis, un wagon-poste, un wagon de première et un autre de deuxième classe et un wagon touriste, ont sàuté hors la voie.Les cinq wagons-lits sont demeurés sur la voie.“Le méacnicien Jarvis s’est fait tuer; le chauffeur Vànbuskîeh a reçu des blessures tellement graves qu’il a succombé.Les voyageurs furent rudement secoués et deux s’infligèrent des blessures légères.Un_ médecin qui se trouvait sur le train, donna tous les secours d’urgence.Les voyageurs ont été ramenés à destination sur un autre train.“La cause de l’accident provient de toute évidence de l'oeuvre de criminels.L’anneau qui retenait les rails du côté ouest et à l’extérieur d’une courbe avait été délibérément enlevé; les grands clous étaient arrachés avec des outils laissés près de la voie et qui n’appartenaient point au contremaître de la section.“On poursuit une enquête minutieuse et l’on recherche les suspects.” L’ETUDE DE LA MEDECINE RESULTAT DES EXAMENS PRELIMINAIRES TENUS .1 L'UNIVERSITE LAVAL.Les examens préliminaires pour l’admission â l’étude de la médecine ont eu lieu, à l’Université Laval de Montréal, mardi et mercredi, les 1er et 2 juillet courant.Les résultats en ont été rendus publics hier Taprès-midi.Nous sommes heureux de communiquer cette primeur à nos lecteurs.Soixante et quatre candidats se sont présentés à ces examen».Dix-neuf ont été admis sur les lettres et les sciences.Dix-neuf ont été admis sur les lettres.Douze ont été admis sur les sciences.Quatre auront des matières à reprendre.ADMIS SUR LES LETTRES ET LES SCIENCES VIM.Backer, D.R., Ballon, H C., Breitman, R., Derome, Henri, EI-vidae, R., Forget, Roméo, Kanings-burg.J.C., Katz.T "~-V.Lafleur, Charles.Lé'"''- G.-L., Presner, J.-C., Rafolovitc-l'.M.-L, P'veno-vitich, Louis, Schr^fer.Tsidor, Schleifstein, J -U.Segal, B.-W., Shaver, F.-W., Steine, Bennie, Tei-telbaum, M.ADMIS SUR LES LETTRES Brunelle, W., Brunet, W., Barbeau, Antonio, Bélanger, J.-E., Delorme, Raoul, Dubé, Maurice (Québec), palipe-m.J.-Albert, Galilean, E.-J.-*Lornr.,Louis-Joseph, Lamothe, J.-L.-M., Uandriault, Raoul, McDonnell B-t.-T.MP-s-u T»rtniat Monette, ” ,r G., Perreault.Léo, Scanlan, T., Volpe, Alfred-E., Groleau, Valère.ABUTS sur DBS SCIENCES MM.Bédard, Roméo, Coveler.IL-A., Décar-" Paul.TTodn" - Alfred, Grégoire.Antonio, Lax, Samuel, Lefebvre, Euaène.'M";san, Octave, Rolland, J.-RosrSilverman, Norman, St-Denis, Lor?«- Tassé, Léo.AURONT MATIERES A REPRENDRE .| MIM.Brunelle, W., la chimie et la philosophie; Galineau, J.-Albert, la philosophie; Mouette, R., Palgèbre; Volpe, Alfred-E., le latin.-W-— ÉLU SUPÉRIEUR DE L’ORATOIRE Paris, 21.— (Par courrier).— L’abbé Courcoux a été élu Supérieur général de la Congrégation de TO-ratoire, à Paris, en remplacement du R.P.Nouvelle, mort l’année dernière.M.l’abbe Courcoux, né â Saint-Brieuc, en 1870, avait déjà occupé dans sa Congrégation des postes très importants.La persécution l’avait éloigné de France.Il était depuis neuf ans à Fribourg, se dépensant sans compter dans la prédication.A LA PLACE DE LEUR PERE LES CINQ PLUS JEUNES FILS DU KAISER SON! PRETS A SE LD VRER.— LE KRONPRINZ DE-TERMIXE.Berlin, 7.— (Par la Presse associée).-—Le prince Eitel Frederick de Prusse, second fils de l’ancien empereur d’Allemagne, a envoyé le télégramme suivant au roi George: “A Sa Majesté le roi de Grande-Bretagne et d’Irlande.“En accomplissement du devoir naturel d’un fils et d’un officier, je me mets, avec mes quatre frère» cadets, à la disposition de Votre Majesté, â la place de mon impérial père, afin de lui épargner par notre sacrifice, au cas de son extradition, un tel déshonneur.“Au nom des princes Adalbert, Auguste William, Oscar et Joachim.“(Signé) EITEL FREDERICK.” * #• * Amsterdam, 7.—On rapporte que le kronprinz aurait dit, vendredi, en apprenant que Ton demandait son extradition : “Les Alliés ne pourront avoir que mon cadavre.Je déciderai moi-même de ma vie ou de ma mort.” Ces propos, au dire du correspondant du service britannique de télégraphie sans fil, auraient été tenus devant un officier hollandais qui cause tous les jours avec l'ancien prince héritier.MORT DE M*~ FRANCIS FLYNN St-Hyacinthe, 7.— M.Francis Flynn, avocat, Tun des membres de la société légale Lussier, Flynn et Fontaine, de St-Hyacinthe, est décédé le quatre du courant au soir à ÜHôtel-Dieu du Précieux Sang, â Québec.M.Flynn n’était âgé que de trente et un ans.Il exerçait sa pjo-fession à St-Hyacinthe depuis quelques années .après avoir étudie à l’Universilé Laval à Québec où U a été reçu avocat en 1911.H laises sa femme, née Lussier (Jeanne), et trois jeunes enfants ainsi que son père, M.E.J.Flynn, deux soeurs.Mme Charles Chauveau et Mlle Béatrice Flynn, et deux frères, ainsi que son beau-père et sa belle-mère, M.et Mme Louis Lussier, et les membres de leur famille, MM.Edmond Flynn et le capitaine Percy Flynn.Les funérailles auront lieu hindi à Québec.LE ROI ALBERT DANS LES ALPES Genève, 7 (Service de la Presse associée).— Le roi Albert de Belgique est attendu â Chamonix, dans les Alpes, aujourd’hui.Il va se reposer.Il a engagé des guides français pour faire de l’alpinisme.Le roi des Belges est bien connu à Chamonix où il a fait des ascensions plusieurs fois avant la guerre.Le roi voyage incognito.UN DEFICIT A COMBLER DE $28,000,000 Ottawa, 7.— On s’attend que l’opération des chemins de fer nationaux pour le présent exercice financier, se solde par un déficit de $19,-000,000.Cet estimé a été présenté aux Communes samedi soir.On s’attend à un autre déficit de $9,-000,000 pour le Grand-Tronc.Le déficit total à combler sera donc de $28,000,000."Envoyez des fleurs” CELA NE VOUS COUTERA PAS CHER Angle Ste-Cathcrlne et Got Maison à Québec.9 rue St-Jean.fies institutions religieuses Nous sollicitons les commandes d’impressions.Pour la production de Brochures, livres, annuaires, prospectus, palmarès, etc* Il n’y a pas d’autre ATELIER qui puisse donner un meilleur service et à meilleur compte.JYotre personnel est composé d’experts en art typographique.Notre matériel est de tout premier ordre.Avant de faire exécuter vos travaux d'impressions, consultez-nous.DES GRÈVES FINISSENT D’AUTRES COMMENCENT Le temps qu’il fait .ailleurs.Décès L’Imprimerie Popuiaire (mo Editrice du “Devoir” et du “Nationaliste" 43, RUE SAINT-VINCENT.La grève de la “Harris Abattoir Co.” s’est terminée samedi et les employés ont repris le travail ce matin.Ils ont obtenu ia semaine de 50 heures pour tout le monde, plus une augmentation de salaires aux mireurs d’oeufs et aux jeunes filles qui font l’empaquetage du beurre.Les premiers recevront 45 sous de l’heure, soit $4.50 de plus par semaine; les secondes bénéficieront d’u-t ne hausse de 3 sous 1-2 et les aides ide 3 sous.Les hommes de corvée ] auront 30 sous de l’heure.Les employés auront tous congé les jours de fêtes légales et seront payés | quand même.i Au moment où les employés retournent au travail, ceux de la ; “Swift Canadian Co.” et ceux de la “Packing Co.” déclarent à leur tour la grève.Ils réclament $3 de plus par Semaine qu’ils veulent de 50 heures.A TOUT PBIX Les ouvriers des métiers de la construction sont fermement déoi-! dés d’obtenir in journée de huit heures, et comnle moyen d’y parvenir, ils vont aujourd’hui même, après |ee temps Accompli, quitter leur travail.Beste à savoir comment les entrepreneurs qui n’ont pas accepté les conditions des unions vont accueillir ! ce mouvement, S’il y a trop d’opposl-! tion.il pourrait bien se produire des j chômages, prélude d’une grève qui i affecterait les quelque 7,000 incor-! porés dans ces unions.Toronto, 7.— Une zone de liante pression atmosphérique au nord des grands lacs à amené une température plus froide dans l’Ontario et le Québec.Lacs et baie Géorgienne.— Vents frais ou modérés du nord-ouest, beau aujourd’hui et demain, pas grand changement de température.Vallée de l’Ottawa et haut Saint-Laurent.— Vents modérés ou frais, beau aujourd’hui, et relativement frais, aujourd’hui et demain.Bas Saint-Laurent.— Vents frais du nord et du nord-ouest, beau et relativement frais, aujourd’hui et demain.Golfe et Côte Nord.— Vents modérés ou frais de l’est au nord-est, généralement beau et frais, ce soir et demain.Provinres maritimes.— Vents frais ou forts du nord et du nord-ouest; averses dans l’est, aujourd’hui.Demain, vents frais ou violents du nord, beau et frais.Lac Supérieur.— Vents modérés de l’est, beau, aujourd’hui et demain Manitoba.Orages généralement beau.locaux, mai* Saskatchewan et Alberta.— et température modérée.Beat B ELEVE DU THERMOMETRE Max.Min.Victoria 50 Kamloops 48 Galgary .89 , Edmonton .72 Winnipeg White River .80 .6H 66 Sault Ste-Marie .74 50 Toronto .78 59 Kiugtson .7(1 60 Ottawa .84 54 Montréal .70 56 Québec .60 64 St-Jean, N.B .70 54 Halifax .72 74 PIGEON.— A Saint-Léonard-de-Port-Mauri-ce, le 5 juillet 1019, à Page de 30 ans, est décédé Théophile Pigeon, époux d’AJdéa Pesant.Les funérailles auront lieu mardi, le h courant, ù 10 heures.Le convoi funèbre partira de sa demeure à 9 h.15, pour se rendre à l'église paroissiale, où le service sera célébré, et de là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL AJNSLY, Thérèse, 7 mois, enfant de John Ainsly, 59 Iberville.BOILEAU, Lorette, à mois, enfant de Léo-nidas Boileau, 452 Chambord.BROCHU, Marie Louise Parent, 52 ans, épouse de Joseph Brochu, 1027 St-André.BEAUDRY, Denise Gendron, ôrt tins, épouse de Thomas Beaùdrÿi 1641 Cirtlar* BROUILLET, Marthe, 5 mois, enfant de J.B.Brouillet.288 Iberville.CHARRON, Marguerite, 8 mois, enfant de Joseph Charron, 1701 Bordeaux.CA DT EUX, Odilon, t mois, enfant d'Hermé-nigilde ('.adieux, 259 Bielle.CHARTE AND, Arthur, 42 ans, 660 Bor- CtARJEPY, Row Anna, 15 ans, 850 Fullum.COURCY, Blanche, 5 mois, enfant de Joseph Courcy, 716 Charlevoix.CHALES.Catherine Prévost, 72 ans, épouse de Charles Châles, 604 St-Valier.DU FOR T, Èuclldf, 51 ans, 145 Lasalle.DE MAISONNEUVE, Domltllde, 48 ans, 1588 St-Jncques.DOMERY, Marcel, 2 mol», enfant do Léon Doméry, 598 est Lagauchctlère.GARNEAtT, Berthe, 10 ans, fille de Joseph Garnenu, 419 Gnrneau.GAGNIER, .1.R., 9 2 ans, 251 Hogan.JACQUES, Lucienne, 19 ans, 572 Laval.LABELLE, Maurice Toussaint, 57 ans, 231 Rivant.LEBLANC', Madeleine, 1 mois, enfant d’Ap-polllnalre Leblanc, 1764 Chateaubriand.LEDUC, Yvette, 6 mots, enfant d'Aimé Leduc, 4 62 Panet.LEFEBVRE, Alphonsine, 11 mois, enfant do Germain Lefebvre, 104 2 St-Denis, dcaux.MASSY, Marcel, ?mois, enfant de l>o Massy, 587 Drolet.PION, Marcel, 2 ans, enfant d’Horncc Pion, 2461 Chateaubriand.PILON.Flore Gadoury, 34 ans.épouse d’Arthur Pilon.518 HAtcl de Ville.PAQIJKTE, Hector, 6 mots, enfant de Joseph Paquette, 14 40 St-Denis.ROSE.Cécile.3 mois, enfant de Michel Rose, 1 4 02 St-Rominfque.ROUSSEAU.Emmanuel, 10 mois, enfant do Ferdinand Rousseau, 235 DesJardins.RHEAUME, Yvonne.3 mois, enfant d'Aimé Rhéaumc, 665 Centre, SI R Y, I.é a, 1 mois, en rant de Del phi s Siry, 26 Munrm*.TOUCHY, Georges Henri, 25 ans, 1714 St-Hubert.TREMBLAY, Florida.4 mois, enfant de Florida Tremblay, 1561 est Ontario.VF.ZINA, Marie Beaulieu, 61 ans, épouse de % Rodrigue Vé/ina, 5 56 Drolet.MALADE, Phllotnène Charhonnenu, 82 ans.veuve, de F.X.Valade, 3 Chambord* MORT D’UN ARCHÉOLOGUE DISTINGUÉ 1 Taris, 17 juin (par courrier).—i M.Héron de Villofosse, membre del l’Académie d^s ••"'"nees, tirchéolo-t guo de grande Valeur, ancien conservateur de la sentit mire greenup et romaine au musée du Louvre, est I j décédé ici h l'Age de 74 ans.LUNDI, MARDI, MERCREDI L* granne prima donna ANNA CASE dans «on début dona lo cinéma t La vérité cachée JEtmi, VENDREDI — MARY PICK FORD dan, "DADDY I.ONO I.KCB'’. V KJLi.X.WO 157 MONTREAL, LUNDI 7 JUILLET 1919 3 CALENDRIER Lerer du aoleil, 4 heures 19.Coucher du soleil, 7 heures 49.Le*er de la lune, 4 heures 05.Coucher de la lune, 0 heure 38.Pleine lune, le 13, à 1 h.S m.du matin.DEMAIN, MARDI, 8 JUILLET 1919 SAINTE ELISABETH DE PORTUGAL.VEUVE 08R1II88B 88888 ?DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU, RELATIVEMENT FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum.74 Même date l’an dernier.70 Aujourd’hui minimum.BO Même date l’an dernier.54 BAROMETRE 8 h.du matin, 30.01 ; 11 h.du m^tin, 30.00 ; 1 h.de l'après-midi, 29.98.LE M1NNED0SA LEVE L’ANCRE TOUTES SES CABINES OCCUPEES ET CHARGE A SA PLEINE CAPACITE D’UNE CARGAISON GENERALE, LE GRAND PAQUEBOT EST PARTI CE MATIN.—LE “ME-TAGAMA” ARRIVERA CE SOIR.Le grand paquebot de la ligne du Pacifique Canadien, le "Minnedosa”, a quitté le port ce matin, en route pour Liverpool.Le, départ a eu lieu des quais de la compagnie, vers 10 heures, ce matin.Toutes les cabines étaient occupées ainsi que l’entrepont.Il y avait près de 2,000 passagers à bord.Le navire portait en plus une cargaison générale et plusieurs centaines de sucs de malle.On remarque au nombre des passagers de cabine les personnes dont les noms suivent : MM.Georges Lambert, A.W.Rinfret, les abbés E.Arès, G.de Been, G.de la Catordièrc, J.Cap, tous de la Longue-Pointe, Mme N.Colette.Tout l’entrepont était occupé par des passagers de nationalité étrangère qui retournent dans leur pays après être demeuré ici pendant quelques années.Le “Minnedosa” fera escale à Québec pendant quelques heures, et continuera ensuite vers la mer et arrivera en Angleterre dans six ou sept jours.Le “Metagama”, autre navire de la ligne du Pacifique Canadien, dont le commandant est le capitaine James Gillies, est arrivé à Québec hier soir, où il a commencé à décharger une partie de sa cargaison.11 avait à son bord 491 passagers de cabine et 1137 dans l'entrepont.Sur ce nombre, il y avait 41 officiers, 19 sous-officiers et 300 soldats.Une partie des soldats, ceux de Québec et ceux des provinces maritimes, sont descendus à Québec, les autres, ceux de Montréal et des provinces de l’ouesl, ne descendront «pie demain matin et pren-dronl immédiatement des trains qui les attendront sur le quai.Le “Mets nia” est parti ce matin de Québec, cl il doit arriver ce soir, vers huil heures, à Montréal.I.“Empress of Britain”, encore de la ligue du Pacifique Canadien, est actuellement en mer en route pour Québec, il est parti jeudi dernier de Liverpool en route pour Québec, avec 70 officiers et 2,195 soldats.Comme l’“Empress” ne se rend pas à Montréal, par suite de son fort tirant d'eau, tous les passagers devront débarquer à Québec et ensuite continuer leur route par chemin de fer.Ce paquebot est attendu à Québec vendredi, dans le courant de la journée.Il repartira une semaine plus lard avec des passagers et une cargaison générale.Le “Craftsman” est à prendre un chargement aux quais de la compagnie du Pacifique pour ensuite partir pour l'Angleterre.Son chargement consiste surtout en bois de construction.’ Il s’exporte beaucoup dp bois de construction ectle année dans les pays d'Eure.2 et il y en a encore de grandes quantités sur les quais qui n’atten-«lent plus qu’un navire disponible pour être expédié en Europe.Le “Craftsman” prend aussi une certaine quantité de denrées alimentaires.farine, bacon.Le “Carrigan Head” de la ligue Mead termine lui aussi son chargement de bois et de vivres et doit prendre la mer ces jours prochains.Le “Carrigan Head” est aux quais «le la compagnie, hangar No 22.Le “Tunisian” de la ligne du Pacifique, est parti samedi dernier «le Liverpool en route pour Québec et Montréal.Il porte à son bord 20 officiers, quatre gardes-malades, 44 sergents.413 femmes et un grand nombre d’enfants.Ce navire arrivera ici à la fin de la semaine.Le "Carmania” est parti pour Halifax hier, avec 124 officiers.73 gardes-malades, cl 3.000 soldais canadiens dont plusieurs sont de Montréal et du district.DES TROPHEES DE GUERRE.L’“Inkula” qui est arrivé ces iours derniers dans le port de Montreal a apporté quelques trophées de guerre, pris aux Allemands au cours de la guerre.Ces trophées, un char d’assaut allemand, quatre ou cinq canons lourds, cinq aéroplanes et plusieurs autres pièces, seront remises à des particuliers ou resteront aux régiments qui s'en sont emparés sur les champs de bataille.Lflcs sont actuellement au hangar No 2.-—•- UN 0STE ACCESSIBLE A TOUS (Service «le la Presse associée) Weimar, (1.— L’Assemblée nationale allemande est à discuter la nouvelle constitution rl elle a adopté l’article de la constitution qui rend tout citoyen uuile né au pays ou naturalisé et qui a atteint lagê de tren-lc-cinq ans, éligible au poste de président.La disposition qui concerne la naturalisation a été insérée à cause «le la fixation des nouvelles frontières de l’Allemagne, qui prive plusieurs anciens sujets allemands de leur nationalité.La constitution décrite que le président de l'Assemblée doit être choisi par le vote populaire.-£- Mgr BRUCHÉSI Nous apprenons aujourd'hui que Mgr l'archevêque de Montréal sera de retour dans sa ville épiscopale vers le 4 aoul prochain.Des profits sans profiteurs UNE AUTRE VA SURGIR Le R - 34 repartira demain Où il est prouvé par le comité parlementaire du coût de la vie, que l’efficacité en affaires comp* te pour quelque chose.EX SUS DES GREVES DEJA EXISTANTES ET DES DEUX QUI SE SONT PRODUITES AUJOUR- Le grand dirigeable se dirigera d’abord vers l’Espagne — Une amarre se rompt et l’enveloppe du ballon est perforée.AU DEVANT DESCOUPS L'UNION DES POMPIERS DISCUTE LE PROJET DE NE POINT PARTICIPER EN AUCUNE MANIERE Ottawa, 7.— Aux Communes, samedi soir, M.James Douglass, de Strathcona, au nom de M.George B.Nicholson, président, a présenté le rapport final du comité spécial nommé par la Chambre des Communes, pour s’enquérir sur le coût des vivres, de l’habillement, du combustible, etc., par tout le Canada.Le rapport déclare qlie les recherches du comité ne sont pas aussi étendues qu’il l’aurait voulu, mais ils n’ont pas pu disposer du temps suffisant.Une des questions qu'il n’a pas touchée se rapporte au revenu des habitations dans les centres industriels et les taux de revenu du capital.Le comité ne prétend pas affirmer qu’il ne se rencontre aucun cas d’élévation exagérée de prix, ou de profils déraisonnables, mais il croit cependant, ayant en vue les besoins demandés par le public, que la marge entre le prix actuel de production et ce que le consommateur paie est presque raisonnable.Quant aux produits de la ferme, le rapport ajoute que le prix de production du boeuf, des bêtes à cornes, porcs, agneaux, des produits laitiers, etc., est de 100 à 115 pour cent plus grand qu’il était il y a cinq ans.Le comité considère la possibilité de remédier à cela en fixant un prix, ou en ordonnant l’embargo sur l’exportation de vivres.Après une minutieuse considération, le comité conclut que l’application de l’un ou l’autre de ces deux moyens pourraient amener un effet désastreux, parce que le moindre effort de la part du parlement ou du gouvernement dans le but de fixer les prix ou de réduire les prix de ventes, n’aurait pour effet que de compliquer la situation, pour la raison que cela tendrait à diminuer les sources d’approvisionnement, en dirigeant l’énergie productive de ceux actuellement engagés dans cette industrie, vers d’autres entreprises; d’un autre côté, la politique d’embargo serait allée contre les lois économiques.” Le comité déclare qu'il considère le prix actuel du blé comme un facteur notable dans le coût de la vie.11 ne dit pas si le prix fixé par le gouvernement durant les deux dernières années, était juste et honnête, mais considère «pie tant que le haut prix du blé subsistera, toutes les autres vives continueront aussi à monter, la raison étant que le blé régularise, dans une large mesure, les prix des autres denrées de première nécessité.Passant aux prix exigés, le comité trouve que, malgré les cas isolés de profits exagérés, les affaires ont été conduites sur une marge de profits raisonnables.“Dans les abattoirs et dans les maisons d’empaquetage, nous avons trouvé que ces compagnies ont fait beaucoup d'argent, mais c’est dû à l’efficacité de leur méthode, et non à cau- se de gros profits.“Dans l'industrie meunière, nous trouvons les mêmes conditions.La marge enlre les dépenses et les profits n’est que de 4-5 de sou sur une livre de farine.Pour le beurre, le comité découvre que les crémeries prennent leur crème des fermiers et manufacturent le beurre à un prix de 3 sous 3-4 par livre.Il y eut de plus des enquêtes sur la question du marché, et on ne trouva rien au sujet de gros profits.Le rapport parie de l’enquête faite sur les prix de vente et déclare que de trop hauts prix ne sont demandés que dans des cas isolés seulement.Il fait aussi remarquer que le public consommateur a en son pouvoir de baisser le coût de 5 à la pour cent en achetant des produits moins chers, ou en se contentant d’un service moins dispendieux.Les livraisons coûteuses et fréquentes sont mentionnées comme augmentant le coût de la vie.“On ne peut dire”, remarque le rapport, “que le prix maximum est fixé.Tout prouve que les prix varient selon 'les circonstances.Les prix monteront plus haut, resteront tels quels, ou baisseront, et ne peuvent être fixés.” Au sujet de la question des fusions, le comité trouve qu’il y a eu beaucoup de mouillage, et une augmentation dans les prix a permis aux coopérations de faire de gros profits.'Pendant que les profits étaient inévitables à cause de l’aug-mentation de valeur des parts, et justifiables en prévision de la de-réciation attendue de la valeur des parts, il reste certain, dit le rapport, que dans divers commerces, les profits ont été énormes et exigent que le gouvernement s’enquierl de la situation.“Des cas individuels de profils exorbitants ont été trouvés”, dit le rapport.“Mais ils ne sont pas plus nombreux ou "lus excessifs que durant la paix.Dans certains cas ceci est dû aux commandes-de guerre, dans d’autres, à la spéculation et a l’efficacité.” En plus de la formation d’une commission du commerce, recommandée par le comité, celui-ci suggère d’autres remèdes pour les conditions existantes; La question de l’achat et de la distribution coopérative devrait être attentivement suivie.Les gens devraient revenir dans l’industrie productive le plus tôt possible.Le besoin d’unir les efforts pour la perte des cinq dernières années.Le rapport se termine avec la déclaration que dans le dernier examen de la situation, la solution de tout le problème reste entre les mains de la bonne volonté du peuple canadien de saisir et d’utiliser toutes les chances possibles.Des gens bien attrapés Le gouvernement français percevra 80 p.c., des profits réalisés par la location des fenêtres et des balcons, lors des fêtes de la paix.(Servie* de la Presse Associée) Paris, 7.— On a présenté un pro jet de loi à la Chambre des députés pour imposer une taxe de quatre-vingt pour cent sur les profits réalisés par la location des fenêtres et des balcons, lors des fêtes de la Victoire.Il y a eu beaucoup de discussion à ce sujet.Certains endroits bien situés sont loués 1,000 francs.Une estrade qui peut contenir 500 personnes a ét éeonslruite dans les jardins du duc de Massa, aux Champs-Elysées, à mi-chemin' entre la Place de la Concorde et la Place de l’Etoile.La recette de la vente des sièges sera consacrée aux oeuvres de charité.Le prix d’admission dans les trois premières rangées sera de 1,500 francs.On dit que le maréchal Joffre ne marchera pas à côté du maréchal Foch, comme on l’avait d’abord annoncé.mais qu’il aura un siège près du président Poinraré.Les Parisiens auraient aimé voir passer le vainqueur de la Marne sous l’Arc de Triomphe.AUTOUR DE LA BULGARIE BÉNÉDICTION D’UNE ÉGLISE (Service de la Presse associée) Londres, 7.— Le général Crétion.commandant des troupes alliées de la Bulgarie a averti le premier minisire de la Bulgarie «pie des délégués bulgares à la conférence de la paix seront appelés bientôt et que le gouvernement bulgare est invité à nommer une délégation.C’est ce que dit une dépêche de Sofia envoyée à l’“Excnange Telegraph”.DES REGRETS Rome, 0.— Dans un interview donné au “Giornale d’ilalin” le général Savy commandant des troupes françaises à Finnic, a dit que Faction des quelques soldats français qui oui acclamé la Yougo-Slavie ,à Finnic, est très regrettable, mais que ce n’csl le fait que de quelques-uns.Le général Savy dit qu’il a fait lout ce qu’il a pu pour rester neutre dans celle question de Flume parce qu’il avait sous ses ordres des troupes serbes.Il 11 dit qu’il comprend lu position des Italiens, et que s’ils avail été à leur place il aurait agi comme eux.- - .m- BREF SÉJOUR EN VILLE M.W.F.Massey, premier minis-tre de la Nouvelle-Zélande est parti ce malin pour Ottawa et l’Ouest, après un séjour de quelques heures en villr.11 vient d’arriver n Halifax à bord du Mauretania, après avoir signé le Iruité de paix au nom de son pays.JOUES PETES I SAINT-EUE D'OR PO RD.(De noire correspondant) Sherbrooke, 7.— De jolies fêtes se sont déroulées à St-Elie d’Orford (comté de Sherbrooke), hier, à l’occasion de la bénédiction de l’église.Sa Grandeur Mgr Larocque, évêque «lu diocèse, a présidé les différentes cérémonies de la journée auxquelles oui assisté des centaines de personnes, venues de tonies les parues (les Cantons de l’Est.¦ '.v c."'isse n cic cnaniee M.1 abbe Victor Vincent, direci du séminaire, cl le sermon a donne par M.l’abbé Emile Vine Après la touchante cérémonie baptême d’une eloehe, plusieurs viles se rendirent au presbytère un excellent repas a élc servi, 1 grandes tables offraient l’hoxpib aux convives.Sa Grandeur Mgr rocque présidait à lu table renli MM.J.-II.Lemay.député provini et M.le maire Vcrpaelst, aux d autres.M.le curé de Beaufort adressa quelques mois de remerciomrnlx à Monseigneur ainsi qu’aux visiteurs Mgr Larocque c» M.J.-H.Lemnv ajoutèrent quelques paroles de fé-Heltations û M.de Benufort, ce bon vieux curé qui s’est dévoué depuis si longtemps pour doter sa paroisse d’un temple qui lui fai» honneur.Cette église est faite de granit et a coûté 130,000.D’HUI, ON ANNONCE POUR DE- MAIN CELLE DES MARE — UNE MENACE.RS Il règne un brouhaha intense aujourd’hui aux locaux des métiers de la reconslruetion, qu’encombrent les boulangers, électriens et employés de Vickers.Rien de bien nouveau ne s’y est produit cependant.Deux maîtres-boulangers ont, depuis samedi soir, donné leur adhésion aux conditions de l’union.Ce sont MM.James Loyd, 116.rue Wellington, et E.Gagné, 605, 3èmc avenue, Viauville.Il y a eu assemblée régulière samedi.On dit que plusieurs briseurs de grèves ont à leur tour abandonné le travail pour entrer dans les rangs des grévistes.Comme nous l’annonçons ailleurs, les employés de la Swift Co.et de la Whyte Packing Co.sont en grève ce matin.Ce dernier établissement a déjà entamé des pourparlers avec 1rs grévistes et leur organisateur, M.Nap.Bédard.Le Temple du Travail el les quartiers ouvriers avoisinants étaient déserts vers l’heure de midi mais on prévoit que l’animation y reviendra vu% que les marbriers qui doivent, dit-on, se mettre en grève demain, y tiendront leurs .ssemblées.Les autres grèves se continuent.Chez les ouvriers des métiers de la construction, on attend l'effet que va produire aujourd’hui l'abandon du travail après les huit heures accomplies.Des organisateurs de Montréal reviennent de Granby où ils sonl allés travailler à l’organisation des travailleurs en boites de bois, en caoutchouc et en tabac.Ils disent avoir de belles perspectives de succès.# •» * Une menace des camionneurs : leurs officiers disent qu'ils vont arriver dans un très court délai la distribution d’au moins deux quotidiens de Montréal si les adminis- trateurs de ces journaux ne répon-denl pas de façon satisfaisante à l’ultimatuni que l'union leur a' adressé au sujet de salaires à donner à leurs livreurs.* * » II y aura assemblée régulière des camionneurs ce soir, au No 3, rue Nome-Dame est.M.CLEMENCEAU EN PAYS DÉVASTÉ (Service de la i'iesse Associée) Paris, 7.— M .Clemenceau a commencé à visiter les régions dévastées.Il vient de passer par la région de St-Quentin où il a été bien accueilli.11 a encouragé les gens à lui poser des questions et à faire connaître leurs doléances, ce qu’ils ont fait sans se faire prier.Le premier ministre a déclare que le grand souci du gouvernement maintenant que la guerre est finie, est de travailler à la construction et à la réforme du pays.M.Clemenceau dit que de nouvelles exigences demandaient de nouvelles méthodes.Le gouvernement désire stimuler l’initiative privée.Dans un pays démocratique, a dit M.Clemenceau, il n’est pas bon de laisser tout à faire au gouvernement.GRANDE GREVE AU BRÉSIL Rio de Janeiro, 7 (Service de la Presse associée).— La grève a été déclarée, samedi soir, par les em- Hloyés du chemin de fer Central du résil.Toute la circulation des trains est arretée.Ce chemin de fer, qui est la propriété du gouvernement, est le plus considérable du Brésil, sinon de toute l'Amérique du Sud.Les grévistes réclament une augmentation de salaire et la journée de huil heures.JESS WILLARD SERAIT FOU (Service de l« «’relie AMoclée) Toledo, Ohio, 7.— Le calcul des recettes obtenues par les entrées, au combat de vendredi, n’est pas encore terminé.M.Max.Rirkhard, l’organisateur, dit qu’il serait surpris si les recettes rapportaient plus de $500,000.Une rumeur 11 cours que Willard a succombé aux coups donnés par son adversaire.D’autres nouvelles disent qu’il,est devenu fou.On ne sait rien de certain à ce sujet.FABRIQUEJNCENDIÉE (De notre correspondant) Québec, 7, La fabricpip d’engrais chimiques de M.E.Canne Marquis, rue Mère de l'Incarnation, à St-Malo, a été incendiée vers 1 heure ce matin.I-c feu a été causé par un fourneau surchauffé.Les deux étages de l’édifice ont été considérablement endommagés.On estime les pertes à $20,000 ou $25,000.New-York, 7.— Le major Scott a annoncé, à midi que le R-34 partirait pour retourner à 5 heures, demain matin.Il passera au-dessus de Boston.Le R-34 ne passera pas par New-York avant de tourner vers l’est.Les ingénieurs disent qu’il sera difficile de préparer le ballon pour qu’il puisse partir à 5 heures de-main matin.Après l’accident arrivé à l’enveloppe de l’aéronef on a décidé de ne plus accrocher les amarres aux piliers de ciment qui ont été placés à cette fin.Des équipes de gens retiendront Je ballon.Le major Scott a dit que l’accident causé à l’enveloppe pouvait facilement être réparé.Il explique la rupture de l’amarre par le fait que le soleil levant a fait gonfler le ballon rempli de gaz hydrogène.Le général Haillon et le général Maitland décideront de la route à suivre pour le retour en Angleterre.Il n’est pas probable que le R-34 passe par Washington ni par New-York.Il passera probablement par Boston.11 suivra probablement le même trajet que lors de sa venue.Mineola, New-York, 7 (Service de la Presse associée).— Le major Scott, comanindanf du R-34, a annoncé hier soir que le dirigeable anglais partirait mardi matin à 8 heures pour l’Ecosse.Il prendra la route du sud en se dirigeant vers l’Espagne.A midi, le lieutenant-colonel Lucas, du service d’aviation, et le brigadier-général Maitland ont ou une entrevue pour décider si le /f-34 devait survoler New-York, Philadelphie, Baltimore et Washington comme on l’avait demandé.Durant la nuit dernière un des câbles du /f-43 s’est détaché par accident, ce qui fit que l’arrière s’est élevé à 400 pieds tandis que l’avant était à 200 pieds de la terre.Les officiers du R-34 qui étaient allés se loger dans les hôtels de New-York ont reçu ordre de revenir à leur dirigeable à 11 heures, ref avant-midi.Quelques membres de l’équipage ont dit que s’ils avaient reçu des rapports sur les conditions atmosphériques plus régulièrement, ils auraient pu éviter les vents et les orages qu’ils ont subis.Ainsi s’ils avaient appris qu’il y avait un orage à 200 milles au nord-est de Terre-Neuve, ils auraient changé leur trajet et ils auraient passé par le nord de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Ecosse.Tous ceux qui n’étaient pas en service auprès du R-34 onl reçu ordre de s’éloigner du dirigeable, à 9 heures, hier soir.Un nombre considérable de curieux sont allés le visiter el ont pu s’approcher à 200 verges.PAS AVANT DEMAIN Mineola, New-York, 7.— Le lieutenant-colonel Lucas, qui était chargé de l’atterrissement du R-34, a dit que le dirigeable ne partirait pas avant demain.UN ACCIDENT Mineola, New-York, 7.— Le R-34 a rompu une de ses amarres, ce matin.Le vent violent en est la cause.La poutre qui retenait un câble s’est brisée, faisant une ouverture de six pieds par trois dans l’enveloppe.Trois cents hommes ont pris les câbles et on! retenu le dirigeable géant.Ils l’ont retenu avec difficulté, cependant.Prorogation des Chambres à trois heures La session prend fin cet après-midi à la suite d’une séance du matin — Discours de M.Borden, et appel de M.Lemieux à la concorde entre les deux races.Ottawa, 7.— La prorogation aura lieu cet après-midi à trois heures, à la suite d’une séance du matin dont le premier ministre a fait presque exclusivement les frais.M.Borden a, en effet, prononcé une déclaration sur le “status” international des Ukraniens et sur les garanties données au travail dans le traité de paix.M.Borden a aussi expliqué son placement de $9,500 dans un entrepôt frigorifique de Winnipeg.Ce placement a été fait il y a 15 ans et ne lui a rapporté qu’environ 5 pour cent en moyenne.Sir Robert a ensuite proposé, appuyé par le chef de l’opposition, une résolution solennelle comportant les remerciements de la nation à l’adresse des soldats qui ont défendu notre première ligne de défense en Europe, et exprimant l’espoir d'une reconstruction morale et matérielle du pays dans la paix et l’union entre tous les citoyens du Canada.M.Rodolphe Lemieux a appu; è en français la résolution patriotique de M.Borden, que M.McKenzie a aussi fait suivre d’une allocution bien sentie.Le député de Maisonneuve a fait l'éloge de la bravoure des humbles soldats autant que de leurs commandants.Qu’on leur prêche maintenant leurs devoirs autant que leurs droits.L'al-liance éternelle entre la France et l’Angleterre doit nous être un exemple et une garantie de la concorde «lui devra exister à l’avenir entre les deux grandes races canadienne.L’histoire rendra justice aux 25,000 ou 30,000 Canadiens français qui ont vaillamment combattu pour la liberté, sans avoir les mêmes motifs puissants que les “British born” partis d’abord et des Anglo-Canadiens qui les ont suivis.Que le gouvernement soit généreux envers les insoumis et que l'hymne de haine fasse place aux chants de Tunion et de la fraternité.M.WILSON PARLERA JEUD P 0 HUN Washington, 1 (Service de ta Presse associée).¦— On a annoncé à la Maison Blanche, aujourd'hui, one le president Wilson adresserait la soldats et un , V-a v,.lk7le Montr71 a Mcb™1 g?and nombre dè civil?Il y avait a.1 uanimite comme devant etre le ^P11V nf«pipr.pt 10« soldats nom- à la clôture et lui enfonça ses cor nés dans la poitrine.Le jeune homme est mort dans le fourgon qui le transportait à l’hopitai de St-Jean.Un sexagénaire, Joseph Perreault, s’est fracturé le crâne samedi à Pointe-Claire en tombant dans un i poulailler sur le toit duquel il était ! monté, et en est mort.Le troisième cas est celui d’un nommé B.Landskroner, 55 ans, 318, Trois paquebots sont partis du Montréal à la fin de la semaine pour les pays d’Europe.Tous trois avaient un chargement complet et une forte cargaison de denrées alimentaires et de bois de construction.Le “Scandinavian”, de la ligne du Pacifique Canadien, a levé l’ancre le premier, samedi matin, avec un grand nombre de passagers.Le “Grampian” de la même ligne a démarré hier matin et enfin le “Saturnia” de la li- i gne Anchor-Donaldson est parti lui aussi hier matin avec des passagers et une cargaison générale._ ____________________________ Le “Cassandra” de la ligne An- | caIur postai ase.— Adreiae tciégraphiqu* : ’ “Nahac, Montréal”.Sél.Main 125S-1251.Codes : lobora V'aat.Un.C.H.CABAN, C.R.Avocat et Procureur Edifice Transpartation — Rue St-Jacques ! CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES ! ?• •i| AVOCATS ARCHAMBAULT * MARCOTTE AVOCATS *0 rue St-Jacques.Tél.Main 2761—5284.Joseph Archambault, C.U., M.P.limite Marcotte, LL.L.Bureau du eair, tel.West.4089.le de son , .i deux officiers et 106 soldats pour prochaine convention : Montréal, et le district.Tous les mi-! 1 an Prochain.litaires sont descendus ici et ont paradé jusqu’aux casernes de la rue Peel tandis que ceux qui se dirigeaient vers l’Ontario et les provinces de l’Ouest ont pris des trains spé- siège de la qui sera tenue LA BIENVENUE AU 23e Les Westmountais qui s’étaient préparés à faire une réception aux soldats du 23e régiment qui fut formé dans leur ville ont été quelque MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 30, RUE S AIN’T-JACQUES Résidence : 2466 avenue du Pure.Rockland 2 459.AUX GENS D’AFFAIRES A.H.DELAND COMPTABLE Achat de créances» perception, billets, administration de propriétés, succession», etc.liaison établie depuis 12 ans.Responsabilité absolue.— 92 est, Notre-Daow, édifice La Sauvegarde, chambre 62.Main 3200.__ RECOUVREMENTS PRIME J.MARSAN, L.L.B.NOTAIRE 320A RUE AMHERST Spécialité» : Successions, Prêts d’argent Incorporation des compagnies.Tél.Ket lié* avenue Laval, qui, par mégarde, a déçus hier matin lorsque les sol-pris du vert de Paris.Il est mort ¦d its sont arrivés entre 6 heures et hier à l’hôpital Général Enfin deux cadavres ont été repêchés, l’un, celui de John Lourey, 30 ans, 559, rue Wellington, dans le canal Lachine, le second, celui d’une femme dont on n’a pu encore constaté l’identité, trouvé aux abords de Tile au Large, sise en face de Longueuil.C’est une femme âgée de 30 ans environ, habillée en blanc, assez méconnaissable comme il semble que le corps a été quelque temps dans Teau.Quant à John Laurey, c’est en se baignant samedi soir qu’il s’est noyé.On croit que les crampes l’ont pris et il a enfoncé avant que personne ait pu lui porter secours.Deux petits frères l'ont échappé 1 belle hier après-midi.Il reste que ______________________ ! l’état de l’un, Gérard Bissonnette, COURTIEU, immeubles, et agent financier; inspire des craintes.Roland, son pc-(établi 1897).Propriétés administrées éc il l t E.J.Delisle, c.f.4 Grégoire, s.s.4 Leduc, 1b.5 E.F.Delisle, l.f.5 Wingo, c.Harney, 3b.Fournier, 2b.Desforges, p.Bellemarre, r.f.Desjardins, p., 2b.36 11 12 27 ’0 5 LACHINE Ab.B.H.Po.A.E.1 2 0 0 0 10 2 0 1 11 (I 0 2 1 0 0 4 0 0 8 0 0 0 0 0 4 0 11 37 5 8 27 14 2 Score par inning: Métropole.005410001-—11 Lachine.300001001— 5 Sommaire.— Trois buts.Léveillé, Harney, Desjardins.Deux buts, Deschamps.Buts sur quatre balles, de Duchesnil 1.de Deschamps 2, de Desjardins 5, de Desforges 1.Retirés au bâton, par Deschamps 6, par Desjardins 3, par Desforges 3.Sacrifices, Bélec, Léveillé.Buts volés.Bélec, Leduc.Wild pitch.Desjardins.Passed balls, Wingo 2.Innings pitches par Duchesnil, 1 1-3.hits 4.runs 3; par Deschamps, 7 2-3, hits 4, runs 2; par Desjardins, 4 2-3, bits 9, runs 10; par Desforges, 4 1-3, hits 3.run 1.Laissés sur les buts, Métropole 8.Lachine 7.Arbitres, Bernard, Price, Patenaude, Delage.Deux Canadiens français, H.Mo- rin et H.Laframboise, ont réussi à décrocher le championnat de tennis de la province, vendredi dernier après un tournoi qui a duré plusieurs jours.Samedi après-midi cependant les deux champions de la veille se sont rencontrés contre B.Hoad et C.Hart qui les ont défaits.La défaite de Morin et de Laframboise a été une surprise Sieurs, après avoir gagné ordinaire, tandis que Laframboise peu de semblait manquer quelque précision dans ces lancers.La finale entre Morin et Laframboise sera jouée aujourd’hui et le gagnant devra rencontrer le capitaine Hedlcy Suckling demain.Le gagnant aura la coupe du championnat de la province.La semi-finale pour la coupe pour plu-1 Montréal sera jouée entre Morin et avec relu- | Cassils demain et le gagnant rencon « ._ .7, v .^ uciiiiJiii ri IC rencon- ivement de facilite les deux promiè- trera Laframboise (inns la filiale dores parties.Hoad a joué sa partie ! main.LE ST-Z0TIQUE L'EMPORTE L'EQUIPE DU GERANT REEVES DEE AIT LE PACIFIQUE CANADIEN PAR UN RESULTAT DE 11 .4 9.AU TERRAIN DU ST-HENRI.DANS LA LIGUE INTERNATIONALE LIGUE AMERICAINE PARTIES 1>E SAMEDI A Cincinnati: -Louis .00001201(1 I 10 0 Cincinnati .410()1200x—8 9 0 Goodwin, Bolden.Meadows et Snvder; Luquc et Wingo.A Philadelphie: New-York .021011221 —10 17 0 Philadelphie .000041021— 8 15 il Causey, Hagan.Dubur, Schunp el McCarty; Rlxcy, Woodward cl! Cady, Adams.A Pittsburg: Chicago .200011420—10 16 0 Pittsburg .010000100- 2 fi ô Carter et O’Karrcll; Hamilton.I Hill et Schmidt.A Brooklyn: Première partie .00000031 x—4 Kl .100001000—2 11 et Krueger; Keating Brooklyn Boxlon .Pfeffer Gowdy.PARTIES DE SAMEDI.A New-York : Première partie.Washington .000040000—t 10 New-York .00020400x—6 10 .-.— .— Craft, Whitchousc, Gill cl Pici-1 ’> 1 fi 1 (I 0 fi fi I) 0 0 fi 0 14 1 fi 34 7 8 27 5 0 Lachine.000500000—5 Indiens.300010102—7 xUn homme de mort à la neuvième manche.Sommaire — Buts volés; Price.2; Vallières, Allard, Barry, 2: Bales, M.Watson, 3; Anderson, 2: S.Watson, 2.Sacrifices: Pollock.Points mérités: Lachine 5; Indien 6.Trois buts: C.Watson.Deux buts, Schafer, C.Watson, Bates, Anderson.Buts sur 4 balles, Palmer.7: Ralph, 5 Struck out: Palmer.17: Ralph, 2 Laissés sur les buts: Indiens, 2.Double jeu : Canadien à Pollock.Passed balls: Barry.Frappé par le lanceur: Palmer (Prirce) Ralph (Anderson).Wild pitch Ralph Duré: d ela partie, 2 heures.Arbitres: Aib.Lefebvre el Wm.Mc-Ewen.FRASER BRACE du National "ns, par la grande victoire sur le SKPierr-'-»”- .* t, résultat final de 8 à 2.l.a joule, exempte de rudesse du commencement à la fin.fui fort goûtée dos milliers de spectalcurs.Kc public nu apprécier par lui* même (fuc la limie .lfle
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