Le devoir, 21 juillet 1919, lundi 21 juillet 1919
VOLUME X.— No 16H MONTKEAL, LEND! 21 JUILLET 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.jW 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA .$8 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 Diredteur : HENRI DEVOIR Rédaction et administration; 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE s ' Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 6131 .Administration, Main 6163 BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I Politique américaine La campagne présidentielle Un prête à M.Clemenceau, presque mis en échec à la Chambre, ce mot de défi: Je nais maintenant avoir le temps de m’occuper de politique intérieure.Tous les membres du directoire qui a récemment siégé à Paris vont avoir, sinon le temps, du moins l’obligation de s’occuper à leur tour de politique intérieure.C’est leur tète même qui va faire l’enjeu de ces batailles prochaines.Celle de M.Orlando a déjà fait le saut, cette semaine nous apprendra peut-être le sort de M.Clemenceau.Quant à M.Lloyd George, encore qu’on ne prévoie pas de crise parlementaire aussi prochaine, chacun senl bien qu’il est en face d'un imbroglio extrêmement compliqué.Il est le chef radical d’une majorité tory, il a obtenu son mandat grâce aux circonstances exceptionnelles nées de la guerre, et tout peut sortir d’une pareille situation.Des “Quatre”, le seul qui soit assuré d’un assez long bail de pouvoir est M.Wilson.Bien qu’il ait, comme ses roa'ssociés, à faire face aux difficultés d’ordre intérieur et aux répercussions de sa politique internationale, il est certain d’occuper jusqu’en mars 1921 son poste de la Maison Blanche.Mais d’ici là viendront l’élection présidentielle (novembre 1920), le choix des candidats à la présidence (juillet 1920 probablement) et la préparation de ee choix — ce qui veut dire que VI.Wilson, s’il m'a pas écarté ce rêve tentant d’occuper quatre années encore ses fonctions présidentielles, va se trouver tout de suite jeté dans la plus violente bataille électorale.Aussi bien, beaucoup d’observateurs prévoient que le président, dans sa prochaine campagne populaire pour la Ligue des Nations, cherchera, en même temps que l’approbation de son projet favori, la preuve du degré de sympathie que rencontrent sa personne et sa politique.On parait d'accord sur un point: le président occupe dans son parti une situation telle que, s’il décide, en dépit des ^épuisions que peut susciter l’idée d’un troisième terme, de solliciter une fois encore les suffrages populaires, la convention démocratique ne fera que ratifier sa décision.Il est le suprême arbitre de son propre sort — comme candidat s’entend.Il restera toujours à recevoir l’avis du corps électoral, et icelui-ci comporte parfois des surprises.Cette maîtrise absolue du président fait que l’on s’intéresse moins, pour le moment, à la personnalité des futurs candidats démocrates qu’à celle (tes républicains.On envisage tout de même l'éventualité d’une retraite et des noms surgissent, ceux d’amis du président ou de vieux chefs qui gardent encore des fidèles: M.McAdoo, ancien secrétaire du Trésor et gendre de M.Wilson; M.House, le conseiller intime du président.son représentant en maintes circonstahces difficiles, l’homme quv sans posséder un mandat électoral ou occuper une fonction officielle quelconque, joue dans la vie politique des Etats-Unis un rôle de première importance; Vf.William-J.Bryan, le candidat trois fois battu qui reste cependant une force dans certaines parties du pays; M.Champ Clark, vétéran île l’arène parlementaire.On à mis de l’avant aussi le nom de M.Henry Ford, le grand manufacturier d'automobiles de Détroit, mais cela ne parait pas très sérieux.Du reste, toute cette liste donne l’impression que la fermentation électorale ne fait encore que de commencer.Elle ne contient, à proprement parler, que des amis personnels du président ou des vétérans.Or il doit y avoir, en dehors de l’entourage du président et des anciens, quelques jeunes démocrates qui se sentent plus qu'à demi désignés pour les fonctions suprêmes.Du côté républicain, le champ est beaucoup plus libre.M existe Itiei/ un ancien président, M.Taft, et un ancien candidat à la présidence, M.Hughes, qui pourraient revenir sur le lapis, mais ils n’obstruent point "horizon, comme M.Wilson.Ils prennent simplement leur rang parmi les “possibilités” sans qu'on sache d’ailleurs s’ils auraient le moindre goût de recommencer une grande bataille.A côté d’eux, l’on signale le général Wood, un vieil ami de Roosevelt, le sénateur Kellogg, le sénateur Borah, le gouverneur Lowden, de l'Illinois, le sénateur Hiram W.Johnson, de la Californie, ancien compagnon d’armes de Roosevelt au parti progressiste.Johnson et Lowden sont déjà officiellement candidats,., à la candidature.Leurs amis organisent à travers tout le pays uVie campagne préliminaire.Et la grande Inlte de novembre 1920 se trouve ainsi, plus ou moins directement, engagée.On peut compter qu’elle nous réserve des surprises, mais il pouvait être utile d’en marquer le début.Orner HEROUX.BILLET nu sont UN ANARCHISTE?J’ai rencontre un être bien étrange, dernier spécimen d’une race éteinte.Ce n’était pas à Caughna-waga, comme on pourrait le croire, où les descendants des Cinq Nations fêtaient hier, l'avènement de la paix.Au fait, quelle paix?Non, mon phénomène m apparat ce nui tin dans an tramumy.A la vérité, il ressemblait an peu à tout le inonde.Pourtant un fait insolite, si je puis me permettre de désigner ainsi une boite de ferblanc à une grande assemblée te-L/vS J hNKOItlSTES BONI MAI-1 nU(, samedi, de déclarer la grève à 5 TRES DE BUDAPEST ET L’ON j heures cet.après-midi si les patrons ANTICIPE DE PLUS GRANDS i refusent encore de leur accorder ce EXCES SENT.QUE CEUX D’A PRE- je me rappelle vous avoir dit que l’indépendance “de droit” suffisait à la Belgique à ce moment, que lors-j qu’il plairait à Dieu de redonner la j paix au monde, nous verrions la [ Belgique sortir des horreurs de la J guerre plus vivante et plus indépendante que jamais, parce que le droit est toujours le souverain du monde.“C’est aujourd’hui un fait accompli.La Belgique a secoué le joug de fer de l’envahisseur allemand.La Belgique est libre et indépendante “de droit et de fait”.La Belgique est indépendante, non plus de cette indépendance précaire et obligatoirement neutre qu’elle avait acceptée depuis 1830, dans l’intérêt général, pour former une barrière entre les puissances voisines, mais d’une indépendance complète et absolue.“Et comme elle sait bien, cette Belgique martyre du droit international, que son indépendance lui vient de Dieu qui a béni son Roi magnifique, ses armées vaillantes et son drapeau glorieux, elle revient aujourd’hui à Notre-Dame pour l’en remercier."Unissons-nous donc à nos frères Belges dans l’action de grâces, comme nous nous sommes unis à eux clans la supplication.Remercions et supplions encore, parce qu’après la grâce de la victoire, il leur faut la grâce de la reconstruction nationale.“C’est la vraie gloire du Roi des Belges, a-l-on dit, d’avoir, à travers la tourmente, sauvegardé les préro-gatives de la monarchie aux yeux qui1 seront affectées ^dut-1 b»”Steel mêmes8' prér^gatWeT im^se1 perdent Company 4f (Canada, la Colonial Wi- ; p 1 ° U es ne sc perdent re Manufacturing Co., et la Philipps Wire Manufacturing Co.Les lami- neurs de la Dominion Bridge à Lachine n’entreront probablement pas dans le mouvement, disent les pa-j Irons, car ils semblent être satisfaits leurs conditions de travail.Berlin, 21.•— (Service de la Presse associée), — Selon une dépêche de la capitale de la Hongrie un nouveau règne de la terreur existe, et Ton anticipe une terreur “rouge” de la pire espèce.La dé-1 ^ pèche dit que les terroristes sont ! maîtres de la capitale et qu’ils ont! LES DELEGUES DE WINNIPEG désarmé les soldats du gouverne- L’échevin Heaps et le soldat Bray, ment de Bêla Kim et distribué des | les deux chefs ouvriers de Winnipeg armes aux prolétaires exploites, qui ont tenu une assemblée en plein Le chef des terrorises, qui était ! air vendredi soir au parc Jeanne un garde de Bêla Kun, a lancé une Mance, sont partis pour Winnipeg! proclamation demandant des vo-j samedi après-midi.Ils doivent com-1 lontaires.Les commissaires de paraître en cour ce matin.On sait peuple, Varga et Szamueley, et le j que tous sont partis sous caution du ! yiee-conimissaire des Affaires j pénitencier de Stoney il y a quelques étrangères, Mosesalpary, ont som- i semaines.1 tels que Habrich, | Budapest, de dé-1 me les modérés commandant de mission ner.La dépêche dit que le conseil du gouvernement est trop faible et qu’il ne veut point d’intervention armée.L’armée “rouge” de Bella Kun, ajoute-t-on, se désagrège.Les vivres sont rares et l’argent se dc- LTFFORT DEL’EMPIRE UN EXPOSE DE LA TABLE” “BOUND (Service de la Presse Associée) Londres, 21____La dernière édition précie.Le correspondant du “Ta- j de la revue “Round Table” contient geblatt” a été incapable de publier'un exposé élaboré de l'effort de un extrait du discours de Bêla Kun TAngleierre et des Alliés dans la devant le comité des soviets.Le guerre qui vient de se terminer con-chef faisait d'importantes déclara-! ire l’Allemagne.début de la guerre, dit la lions, disant que le pays sc trouvait en présence d’une triple crise politique, économique el morale.La contre-révolution gronde, situation aggravée par la rareté des vivres.Les moeurs, ont de leur côté, atteint un degré incroyable de corruption.Une dépêche de Berlin, jeudi dernier, disait que Karolyi s’était enfui de la Hongrie et était arrivé en Italie.Elle ajoutait que d'Halic il doit venir aux Etats-Unis.FÊTE CHEZ LESTfÀLlENS Les Italiens ont célébré hier la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, patronne de leur paroisse de la rue Dorchester.Ils ont pris part dans la matinée à une cérémonie religieuse à l’église de N.-I).du Mont-Carmel; le R.P.Etienne Chéli a célébré la messe solennelle et le R.P.Migliorini a prononcé le sermon de circonstance.Apres la messe, il y a eu procession de la Madone, par les rues Dorchester.Wolfe, Ontario et Saint-Timothée.Durant l'après-midi, il y eut concert sur la “plazoletla” de l'église par l’harmonie du professeur Agostini.A 5 heures bénédiction solennelle du T.S.Sacrement.Le soir, parade, musiques en tête, des sociétés de bienfaisance jusqu’au tiare Lafontaine, où un feu d’artifice fut lancé; le concert au parc a été donné par ta musique Persclla.Au début de ta guerre, dit la revue, te Royaume-Uni, c’est-à-dire l’Angleterre, l’Irlande, le Pays de Galles el l’Ecosse, avait une armée de 733,511 hommes; durant la guerre, TAngleierre a fourni •(,006,155 soldats ; l’Ecosse, 557,615 ; le Pays de Galles, 272,924, el l'Irlande, 134,-202.Le reste de l’Empire a envoyé, excepté les Indes, 1,425,864 soldais, et les Indes, 1,524,187 hommes.Le total des troupes de TEmpire britannique s’est donc élevé à 8,654,467 hommes, dont près de la moitié fournie par l'Angleterre seule.Au chapitre des pertes, la moyenne s’établit ainsi entre les troupes de l’Empire ; Royaume-Uni, 43 pour cent ; Canada, 33.05 ; Australie, 30.37 ; Nouvelle-Zélande, 25.85, el les Indres, 8.01 pour cent.L'empire anglais occupe aussi une position élevée dans le chiffre des perles de tontes les armées des Alliés.11 a perdu 3,073,664 hommes, dont 2,453,266 du Royaume-Uni ; la France, de son côté, en a perdu 2,-138,110 ; THalie, 1,937,000, et les Etats-Unis, 264,998.Sous une autre forme, les portes apparaissent comme suit, par comparaison à toute la population ; Tcmpi-re anglais, 4.51 pour cent ; la France, 4.32 pour cent ; la Serbie, 8.56 pour cent ; la Belgique, 0.78 pour cent, et les Etats-Unis, 0.22 pour cent.Ces chiffres excluent les marins de la flotte anglaise.jamais.“Demandons à Dieu que, dans la reprise de la vie nationale l’union des âmes belges se fasse dans une même foi patriotique et religieuse; que la prospérité économique et industrielle renaisse dans ce pays dévasté; que la grande et belle univer site de Louvain reprenne sa place d’honneur dans le monde catholique et triomphe des faux principes venus de l’Allemagne el qui sont la cause première de l’affreuse guerre d’où nous sortons; qu’enfin “ce petit peuple à la grande âme”, comme on l’a si bien nommé, recueille tous les fruits de son héroïque sacrifice pour le droit, pour la justice et pour la liberté.” A L’UNION BELGE Après la cérémonie religieuse, les Belges se rendirent aux salles de l’Union Belge prendre part à une réception pleine d’entrain et de cordiale fraternité.M.Hicquet, président de l'Union Belge, souhaita à tous la bienvenue, en se faisant le porte-parole de leurs sentiments de loyauté et de fierté nationales.M.Gobert, consul belge à Ottawa, prononça> ensuite un vibrant discours qui souleva l'enthousiasme de ses compatriotes.Il rappela Thé-roïque et sanglante épopée de la Belgique au cours de ces cinq années de guerre et signala les faits d'armes glorieux (les défenseurs de la patrie envahie.“Comme en France, aux heures tragiques cl sanglantes, des héros sc lèvent pour incarner l’idée de la résistance; après Leman, c'est Max.ce nouveau Annesens, porte-parole des vertus civiques, ee communier moderne qui sans forfanterie, avec ! dignité, a le courage de rappeler nu brutal oppresseur que le Belge malgré les chaînes osl toujours li-! bre.C.'est notre grand Cardinal qui ! dans le plus noble des langages, rappelle sans cesse aux admirateurs de la force, qu’aii-dessus du culte de la Puissance matérielle, il existe un culte plus beau, plus durable : celui du droit.“Jamais notre Patrie n’a manqué au cours des 20 siècles douloureux et sanglants de son histoire, de ses hommes qui furent tes flambeaux vivants de notre Liberté souvent ravie, jamais oubliée, toujours vivace au coeur des populations.“C’est que toujours, malgré les épreuves, malgré les longues périodes de domination, le peuple belge a conservé l’instinct de sa destinée, l’esprit de sa civilisation.“C’est aussi parce qu’un autre instinct obscur mais non moins sûr leur disait, à tous ces braves qu’à notre époque de civilisation, les actions nobles ne sont pas faites en pure perte, c’est que tous nous sentions qu’il était impossible qu’au 20e siècle, dans ce siècle de piété et de conscience sociale, qu’il était impossible, dis-je, que la force monstrueuse triomphait, malgré la justice, le droit, malgré la charité.C’est cet instinct qui le jour do la grande décision avait fait dire à notre Roi : “J’ai foi dans nos destinées.Un pays qui se défend s’impose au respect de tous et ce pays ne périt pas.” “Cette parole prophétique de notre Souverain est aujourd’hui une réalité.L’honneur a triomphé, le parjure est dans la boue.Le Roi-chevalier a conquis le respect et Ta-mour.La potentat félon le mépris et la haine.Justice est faite.“Après des années de longues espérances la Belgique une autre fois est sortie du tombeau et c’est l'avenir le plus brillant qui s’offre à elle.” M.Gobert salue maintenant Tau-rore d’une ère nouvelle : “Aujourd’hui, la Belgique a repris son existence laborieuse et pacifi-que.Malgré les meurtrissures, elle est toujours jeune et vigoureuse, jeune de la jeunesse immortelle des peuples qui ne veulent pas mourir.Elle a triomphé des dures épreuves d’une guerre sans merci.Elle saura faire résoudre les problèmes de la paix.La rapidité avec laquelle depuis trois mois se réorganisent notre industrie et notre commerce, malgré toutes les difficultés de l’heure présente, est la meilleure garantie de notre salut et de notre prospérité future.Malgré cinq années d’inactivité forcée, la Belgique et toujours le pays industrieux et laborieux qui, malgré l’étroitesse de son territoire était parvenu à occuper une place en vue parmi les grandes nations économiques.“Niais ce que nous, Belges de 1919 nous devons vouloir, ee n’est pas la Belgique de 1914, c’est une Belgique plus grande, plus forte, plus progressive, plus intellectuelle et plus unie.Ce que nous devons^ vouloir, c’est Anvers libre, c’est l’Escaut libre.L’Escaut, c’est notre fleuve à nous.L'Escaut est flamand, il est wallon, il est belge.Notre grand poète Verhaéren Ta chanté en des accents immortels.Nos villes les plus anciennes et les plus glorieuses: Tournai, Gand, Anvers se bai- MORTELLES IL S’EST PRODUIT .4 LA FIN DE LA SEMAINE ET HIER PLUSIEURS ACCIDENTS LAMENTABLES DUS .4 L’ONDE ET .4 D’AUTRES CAUSES DIVERSES.Il est survenu ces derniers jours plusieurs morts tragiques dont quelques-unes sont dues à des accidents de Tonde.Les victimes dans ces derniers cas ont été des garçonnets de 14 el de 16 ans, un jeune homme de 19 ans et une jeune fille du même âge.A ajouter aussi le cas d’un petit cycliste, Paul-Emile Dufour, qui s’est noyé samedi soir, dans le fleuve.Il lui était venu à l'idée de descendre avec un ami, en bicyclette, sur les quais, à la Longue-Pointe.La rue qui y conduit est de pente assez raide.Le jeune Dufour a voulu se servir de ses freins, mais ils ,ont dérapé, et l’enfant est allé plonger dans Tonde.Aucun secours n’a pu lui être porté.De bonne heure, hier matin, les agents Tauto était disparu.Plainte avait aussitôt été faite à la Sûreté qui apprenait quelques heures plus tard qu’un tout jeune homme de 13 ans avait été vu seul dans une automobile à St-Vincent de Paul.Le détective s’est rendu sur les lieux et a fait l’arrestation de l’accusé qui a prétendu que Tauto appartenait à son père de qui il avait obtenu la permission de le conduire.Le garçonnet 'comparait ce matin en Cour des jeunes délinquants.COLLISION Pour éviter de frapper un homme qui traversait en courant l’angle des rues St-Dominiquc et Dorchester, Albert Deiezeige, monté sur une bicyclette, a donné sur une voiture et s’est blessé aux épaules et aux mains.Transporté à l'hôpital Général, le jeune homme peu grièvement blessé n’a eu besoin que d’être pansé.Il demeure au No 22a, avenue Palm, St-Henri, et est âgé de 20 ans.quartier, ont Cohen et Sheyrs, du repêché le cadavre.AUTRE MALHEUR.La chaleur torride de samedi a provoqué la mort tragique d’un homme aux régates de Stedtose et en a affecté sérieusement un autre.La première victime est Howard Stephen, 19 ans, qui est tombé sans connaissance hors du canot où il se trouvait.Son compagnon est resté à demi-évanoui dans l’embarcation, frappé lui aussi d'insolation, Quelques-uns des nombreux spectateurs se sont portés au secours des deux jeunes hommes.Stevens n’a pu être repêché.Quant à son cousin, Fletcher, il a été ramené sur la berge, puis transporté chez ses parents à Montréal.Le Dr Lucien Garand a constaté, outre la gravité de l’insolation, une méningite qui rend plus précaire encore le cas de Fletcher.FETES JUBILAIRES A HOCHELÂGA NOCES DE DIAMANT ET D’OR DE HUIT RELIGIEUSES DES SAINTS NOMS DE JESUS ET DE MARIE.EN BAIGNANT A Saint-Eustache, une jeune fille de 19 ans, Mary Evelyn Costigan, 82 avenue Chesterfield, Westmount, s’est noyée en se baignant.Une compagne de la malheureuse a failli avoir le même sort.Leurs frères sont venus à leur secours, mois ne réussirent à sauver qu’une des jeunes filles.Mlle Costigan n'a pas reparu à la surface.Son cadavre a été repêché quelques heures plus tard, samedi après-midi.CHUTE MORTELLE Samedi soir, un jeune homme s’est tué instantanément en sautant d’un train près de l’Epiphanie.Il était dans le wagon à marchandises où le conducteur l’avait enfermé, croyant qu’il n’avait pas payé son transport.L’enquête du coroner aura Heu à l’Epiphanie.FIN DRAMATIQUE D’UNE ENVOLEE Une autre tragédie est survenue au cours de la célébration de la Paix, samedi à Winchester.Cette gnent dans son onde.Il est l’artère municipalité avait retenu, pour Toc-de la nation.L’Escaut c’est toute la|curence, les services de l'aviateur Belgique.“Ce que nous devons vouloir aussi, c’est l’union de toutes les bonnes volontés.C’est elle qui a préparé le chemin de la victoire.C’est elle qui doit apporter à notre pays meurtri belge, Arthur Dewart.Un soldat de retour du front, mécanicien en avions, Willis Nephew, de Finch, Ont., était monté avec Dewart au moment de commencer les évolutions aériennes.L’appareil, qui fi- La Congrégation des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie a célébré hier les noces de diamant et d'or de huit religieuses, au couvent d’Hochelaga, sous la présidence de Mgr Emard, évêque de Valley-field, frère d’une des jubilaires.Les jubilaires étaient les RR.SS.Marie Christine (Odile Archambault, de St-Antoine-sur-Richelieu), et les noces d’or de sept autres religieuses: Soeur Marie Maxime (Lu-divine Archambault, de St-Antoine-sur-Richelieu) ; Soeur Marie Lucille (Mathilde Emard, de St-Hubert) ; Soeur Marie Bathilde (Henriette Lafqrce, de St-Hyacinthe) ; Soeur Marie de Jésus (Philomène Duhamel, de Beloeil; Soeur Marie Arthur (Cécilia Janette, de Montréal) ; Soeur Marie Anastase (DésNeiges Pepin, de St-Norbert d’Arthabas-ka) ; Soeur Marie Anaclet (Rose Plouffe, de St-Jean de Matha).A neuf heures, Mgr Emard.célébra la messe pontificale, et M.Tabbé Charles Laforce, curé de Chambly et ancien aumônier de l’institution, prononça le sermon de circonstance.Un nombreux clergé assistait au choeur.Après la cérémonie religieuse, il y eut réception des membres du clergé, des parents et des amis.Mgr Emard dans une touchante et vibrante allocution, félicita les jubilaires et les remercia au nom du pays et de l’Eglise pour les services au’elles ont rendus en travaillant à l’éducation de la jeunesse durant Tesuace de 50 et de 60 ans.Un salut solennel fut chanté dans Taprès-rnidi par M.Tabbé Alexandre Archambault, professeur de ohi-tosophie au Séminaire, et le soir, à 7 heures, il y eut séance intime en l’honneur des vénérables jubilaires.-#- UN TRIUMVIRAT A DÉPOSÉ BELA KUN Vienne, 21 (Service de la Presse asosciée).— (Les journaux de Vienne disent que Bêla Kun, le ministre de la Guerre et le ministre des Affaires étrangères, a été déposé par un triumvirat composé de Tibor, Smiemvely et Vago.Vago est commandant militaire à Budapest.Toronto, 21.— Depuis samedi matin, une vague de basse pression atmosphérique s’est accumulée dans le nord, venant des Etats du sud, et couvre les Etats du centre et les grands lacs.11 pleut abondamment ce matin dans quelques parties de l’Ontario, mais cela n’est pas général.11 est survenu de fortes averses samedi dans la Saskatchewan et le Manitoba.Lacs et baie Géorgienne: vents légers et modérés, beau et variable aujourd’hui et mardi, averses occasionnelles.Vallée de l’Ottawa et Haut Saint-Laurent : vents modérés, variable aujourd’hui et mardi.Averses locales.Bas Saint-Laurent, golfe et rive nord: vents légers, beau et chaud uijourd’hui et mardi.Provinces maritimes : vents légers variables, beau et chaud aujourd’hui et mardi.Lac Supérieur: vents légers et modérés, variable avec averses aujourd’hui et mardi.Provinces de l’ouest: beau et chaud aujourd’hui et mardi.RELEVE DU THERMOMETRE Victoria Max.70 Min 54 Kamloops .Calgary .82 46 Edmonton ., .52 Prince Albert .46 Winnipeg .50 White River .90 50 Sautt Ste-Marie .88 64 Toronto .87 70 Kingston .72 Ottawa .88 60 Montréal .84 64 Québec .86 60 une ère de prospérité qu’elle n’aura j lait à une vitesse de 50 milles près-jamais connue.Il faut que jamais |(jue au ras du sol, s’y est tout à coup Nephew ont été nous ne puissions oublier ces deux noms magiques : Liège, TYser.Les Belges peuvent bien parler des langues différentes, ils n’en sont pas moins de la même race des héros, de celle des 600 Franchimqntois qui défiaient la colère du Téméraire, de celle des fiers communiers flamands qui bravaient celle des rois de France et de Liège, c’est l’histoire de nos libertés communales, source de nos libertés constitutionnelles.Notre histoire est commune comme nos I intérêts sont communs.Le sang de | nos braves versé à Liège et à TYser a scellé une fois de plus le pacte immortel et consacré une fois de jplus les paroles du chansonnier Montois : ! Flamands, Wallons, Ce ne sont là que des prénoms; | Belges est notre nom de famille.L'heure est venue de faire ensemble un immense effort.Il faut que 'chacun de nous sc pénètre de scs 'devoirs.Le sang des meilleurs de inos fils a fécondé la terre, à nous à l'ensemencer et à récolter.Il faut que nous affirmions au monde cn-tler notre inébranlable volonté de refaire une Belgique plus grande, 8>lus belle, plus humaine, plus heu-! reuse." La fête s’ost terminée le soir par une réception des soldats belges revenus des tranchées, dans les salles I de PUnlon Belge.LA FRANCE AVANT TOUT LE DUC DE BOURBON TRACE LE DEVOIR DES ROYALISTES.MAINTIEN DE L'UNION SACREE.' LA RECONSTRUCTION.ON DEMANDE DES SOUMISSIONS Dfm soumtfmIons rarhttétP, dtviinf ttr« remlacR avant midi du 4 août 19*1, rt accompairnFrp d'un choque certifié équivalant à 1% du montant de la Roumisalon, Mint rcqulseti d'entrepreneur* nrrlcux, pour la construction d’un hurenu rue Hnlnt-JarquM, vl« à-*ln le square Victoria, pour la MARCH* TRUST COMPANY.Ce» plan*, de vin rt •péctflcationp peuvent être ohtenun au bureau de MM.Hoirie et Davl*, architecte*.PO, rue 8t-l’rnnçoi* - Xavier, Montréal.Cep proiiriétalrep ne a’enffavent pa* h accepter la plue bnpse ni l'une quelconque de* aoumieitone.NOUVEAU MINISTERE EN ESPAGNE j 'Madrid, 21.Al.Joaquin San-i chez Toc a, confident du roi d’Espagne, est maintenant le chef du non* | veau ministère qui succède à celui d'Antonio Maura, qui a démission-j né en bloc la semaine dernière.Les nouveaux ministres sont : M.Toca, premier ministre; le marquis de Lema, ministre des Affaires i étrangères; M.Pascual y Amat, Jus* ; lice; le comte de Rugatlnl, Finances: ! M, Burgas, Intérieur; le général ('.ova.ro, Guerre; l'amiral Florès.Marine; M.Laideron, Travaux publics; M.Brada y Palacios, Instruction publique; le marquis de Modules, Ali m mil al in" Paris, 21.— lippe, duc de dimt au trône ses partisans maintenir travailler Le prince Louis-Phi-Bourbon, et prétende France, a écrit à leur demandant " de Tunion sacrée ” et de à la reconstruction en s’opposant aux tentatives révolutionnaires.Le duc, dans sa lettre, fait allusion nu refus du gouvernement français de lui permettre de combattre dans les rangs des poilus, hit enlisant ainsi un exil nouveau ajouté à son exil de France, et ajoute : " Une haine de plus dans le coeur broyé de la France ne guérira rien dans mon coeur ".Le duc trace ensuite un programme à la France de la victoire : ” Reprise de l’ancienne activité dans les régions dévastées ; reprise de l'activité agricole ; ndnp> talion de la production aux nouvelles méthodes : juste salaire pour le travail ; révision des lois militaires ; réforme adminislralve • vus la Uéqculi'uUsalion ; syxlguic de gouvernement national; révision du système financier et maintient de Tordre en face de la révolution.” En conclusion, le duc cril : “ Je vous demande d’avoir confiance rt de servir votre pays comme royalistes, mais d'abord et par dessus tout servez la France.” écrasé.Dewart et retirés évanouis des débris.Nephew plus grièvement blessé a été aussitôt transporté à l’hôpital Boval Victoria de Montréal.Il a succombé à la fracture du crâne, à cinq heures, hier après-midi.L’aviateur belge qui a été hospitalisé à Winchester s’en tirera avec la fracture de la clavicule droite et de lésions internes.LA SYNCOPE FOUDROYANTE.Pris soudain de syncope après son dîner, Cléophus Rocheleau, 35 ans, 8;>5, rue Bordeaux, est mort, hier après-midi, au Bout-de-Tlle.Rocheleau était en pique-nique avec d’autres amis.11 s’était plaint, après le repas, d’un malaise subit.Soudain, il est tombé foudroyé.Enquête, ce matin, à la morgue, où le cadavre a été aussitôt transporté.IRRESPONSABLE.Le coroner McMahon a tenu, samedi, une enquête sur la mort d'une aliénée tuée à coups de souliers jiur une autre patiente de l’asile protestant de Verdun.I.'assaillante, folle furieuse, avait pris du mieux depuis une semaine ; c'est pourquoi on lui avait donne un peu plus de liberté dans les corridors de TinMilution.Or vendredi, comme Talarmc pour le feu était sonnée, les gardes-malades sortirent toutes les patientes, sauf l'assaillante qu’on a trouvée dans la chambre de la victime toute meurtrie.Le coroner ne contre personne mille un permis GROS INCENDIE ABSTENTION DES SOCIALISTES Florence, 21 (Service de la Presse associée).— Les socialistes n’on! pris part à aucune manifestation à Florence, aujourd’hui.Il est vrai que le gouvernement a édicté des mesures sévères contre ceux qui troubleraient Tordre public, et que les Florentins sont en général bien décidés à faire la paix."Envoyez des fleurs” CELA NE VOUS COUTERA PAS CHER ro Anjfle Ste-Catherine et Guy Maison à Québec.9 rue St-Jean.Décès DUFOUR.— A Pointe aux Trembles, le 10 juillet 1910, à l’Age de 13 ans, 6 mois et 13 jours, est décédé accidentellement Paul-Emile Dufour, fils blen-aimé de M.et Mme Ovilii Dufour, marchand-tailleur.Les funérailles auront lieu mardi, le 22 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père, No 6028 est rue Notre-Dame, à 9 heures 15, pour se rendre à l’église paroissiale, où Je service sera célébré, et de là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.GAUTHIER.— A Montréal, le 21 juillet 1019, à Page de 58 ans et 4 mois, est décédée Marie-Louise Lécuycr, épouse de Zé-phirin Gauthier.Les funérailles auront lieu mercredi, le 23 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son époux.No 210A rue Sunguinet, à 7 heures 45, pour se rendre à l’église Notre-Dame de Lourdes, où le service sera célébré, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.La défunte était la belle-soeur du Rév.Frère Narcisse Gauthier» Clerc St-Viateur.ST-LOUIS.— En cette ville, le 19 courant, à Pâbe de 57 ans et 7 mois, est décédé Amanda Lemieux, épouse fie feu A.\V.St-Louis.Le service funèbre aura lieu mardi, le 22 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de la défunte.No 843 rue St-Hubert, à 8 heures 30, pour se rendre à Pégîise St-Louis de France, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.I^a défunte était membre du Tiers-Ordre et des Dames de Ste-Anne.trouvant n mm »lti Anne «|p* ftmmt*, trn titllta rnultnr» di*pAral«*tnl d** Itnrii jn«t*.Itur rharmt *\ *1tr«r*n( 1t* «ultU.JMiiaIMf toujmif* pour que ino* |»a-(Irtif* prriiftrti! fin frf nrKnniqiif —• du Frf NiUnW - (non du frr llqur qui Afnivciit ronf|o IVMotnnc M fuit plu» dr tort qtif dr lilriO.Lr Frf KtlSHté s'uAsIndlr fnrlirnirnl, nr nolf-rlt fin» If» drnt», nr lr» EAtr pu», rt lir »oUlèvr pn» l*r»touinc.Il nuHtiiru trrn In forrr rl lYndtirnmT dr» fnu-nir» fnildr», nrrvf»i»r»« Irritntitf», « pul*(4r», tiuttnfdf», rl rrî» ni dru» »riunlnr» dr Innn» m IiIpu .!r» en».,1r l'nl nnployi4 dnn» In prntiqur dr In mè'drrlur nvrr dr» fr»ldtfvt» dr» niii» Mirprrnntd».,%-~l*>rdinAml Kiun, nnrtruf ru mèdrrlnr, tiuMrrltt rt nu-trur ttiMlrnl hlru mnnu dr Nri» Vnfli.(SntlAfnrtinn Rrimnlir ou nf-Ernt rrnilwmf»^.—* l’i» vrutr rhr* tou» lr» Imn» «troEUI»tf».l FER NUXATÉ Auditeur • Comptable J.-N.-E.GELINAS, comptabilité générale, audition, règlement de livres, perceptiona de compte*, billets, etc.Bureau: 92 Notre-Dame Est, chambre 94.Tél.Main 7362.Kéaidence : 179 ave.Itockland.Tél.Korkland 1638.P.A.GAGNON COMPTABUC MCCNCIB ((hsrUrad A»- Runtant), rhsmbr*» 316 318 l>7, Kdifleg rnttnl Ttuat, Il Plie» d'ArniM, Mnniré»!, Prll M.4811.Tél.Saint-Louis 2143.Chs.ARCHAMBAULT NOTAIRE Etude : 769 eat, avenue Mont-Royal.Argent è prêter.Bélanger et Bélanger Notaires 30 RUE SAINT-JACQUES EniFICE "TRUST AND LOAN” Argent 8 prêter »ur hyp'ithèqur * tintir.n» I «mnltllnn», rt nrlmt »rgn» ÎS* ¦T JACqUKÎ.Tél.Main 77él.nnldmce i burmu qui ont rtntentioM de devenir colon* et pmu tou* le* autre* que cela intere*ve, sont don né* dnn* In lirorliurette grntuMe : •'Permet dtolfde*".Ivcrlre nu département Hénérnl de* voyageur*, Montréal, Dué., pour en avoir m ex emplâtre, Pour billet*, pince* ré*ervér* ntl ren*eigtie meut*.x'ndrcNxcr à n'importe quel «gen «le* billet* «lu r.bemtn de fer National dt r.nnadti.L’ASSOCIATION DE BILLARD ET DE QUILLES ,111 Une assemblée îles propriétaires bal-1 «le salles de billards et de ipiitlrs s'il I sera tenue au No 149 rue Rrrrl, le 22 juillrl, a 3 heures du soir, pour des motifs de la plus grande Importance, Comme c'est «le l'inlerêl «le rha-CUO des propriétaires en part’culler, nous rompions sur Guis d’étre présents.de INCENDIE MORTEL (Service de la Bresse Associée) Malnnr, Xew-York, 21.— Six prr*nnnrx ont rlé hnllrc* a mort inns un incendie qui i drtnill In maison de \l.Lee llnrlraii, à Mrssnnn, de benne heure, samedi malin.Ceux tfni oui perdu In vie sont : Mme f.re Hurlenn, rl deux enfants : Hex brine, after de 15 ans, rl h'.nrl, àpr de 3 an»; Mme Ernest \mrll.de Cornwall, Onlarin, sorar de Mme Hnrlcau, rl ses deux jranrs enfants.OE JOUR mutin, tou* Ira Hit* rx* MONTREAL—QUEBEC Itépart de Montréal, garr Dnuavnitutr, A " I'* F» du imtr* rxerpté lr dimam-br.Itépatt dr ÜUébrc, Rare du Falni*.Alb «lit xotf* toit* lr erpté lr dlniaucnr.Service dr autan rt dr rr*tnur«o1.Chemin DeFer national Du Canada VOL.X.LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 2i JUILLET 1919 (commerce et finance) ENTREPRISE CENTENAIRE LES DEBETS DE LA NAVIGATION REGULIERE SLR LA ROUTE SO RD DE L’ATLANTIQUE.— LE SERVICE DE LA POSTE._ UNE FAMILLE DE NAVIGATEURS.Il y a un peu plus d’un siècle, — le 24 mai 1819, — le Glasgow Herald publiait un avis aux expéditeurs et aux passagers pour le Canada, disant que! le brig Jean, sous les ordres du capitaine Alex.Allan, appareillerait de Greenoch à destination de Québec, le 1er juin suivant, et prendrait ensuite la mer à la première occasion favorable.Le 11 juin, le même journal faisait paraître dans ses nouvelles maritimes, que le Jean avait fait voile pour Québec le 5 juin.Ceci marqua l’inauguration du service de transport maritime de la compagnie Allan entre la Clyde et le St-Laurent et les débuts de cette organisation, qui continua ensuite à se développer pendant de nombreuses années et qui existe encore comme partie de la Canadian Pacific Ocean Services, Ltd.Peu après le premier voyage du Jean, le capitaine Allan se procura d’autres voiliers et put arranger un service régulier avec l’Amérique.Les navires en bois furent remplacés par des coques en fer et les voiliers par des navires à vapeur en acier.Toujours, au cours des nombreuses transformations que cubit la flotte de la compagnie, celle-ci mit tout en oeuvre pour maintenir l’efficacité de ses services et pour aider au développement du Canada.Pendant un grand nombre d’années, les paquebots de la Cie Allan transportèrent la poste canadienne et contribuèrent à unir plus étroitement aux ports de l’Ecosse et de l’Angleterre, ceux du Canada situés sur le St-Laurent el le long do la côte de l'Atlantique.Le capitaine Alexander Allan natif de Saltcoats, en Ecosse, ne prévoyait probablement pas, lorsqu'il fit son premier voyage au Canada, en 1819, quels résultats aurait cette traversée entreprise phi tôt dans un but de spéculation, car à celte époque notre pays était pratiquement inconnu sur les marchés du monde et ses exportations étaient à peu près milles.Mais l’expédition ayant été très fructueuse, le capitaine Allan entreprit un second voyage avec deux voiliers et dès lors la Cie Allan commença vraiment ''On oeuvre de développement et d’union entre l’ancien et le nouveau inonde.Ce fut le 21 mai 1820, que le capitaine Allan, accompagne de son fils Hugh, plus tard sir Hugh Allan, arriva à Montréal è bord de son brig le Favorite, après un voyage accompli sans accident.Le capitaine abandonna peu de temps après navigation active pour s’occuper plus spécialement de construction maritime.Il s’établit à Glasgow, laissant à son fils le soin de dirige sur les mers les destinées de la flotte qu’il construisit pour le service du Canada et qui consistait à cette ¦poque des navires Canada, Caledonia, Cambria, Rrittannia et Albion.Ces voiliers que possédèrent les Allan après les brigs Jean et Favorite, qui jaugeaient seulement 169 tonnes chacun, ne déplaçaient eux-mêmes que de 350 à 450 tonnes, mais ils étaient pourvus d'un gréement complet.En 1852, avec le concours de Wil liam lk)\v, un riche brasseur montréalais, et d’un groupe de financiers de Québec et de Montréal, Hugh Al lan forma la Montreal Ocean Steam-shii> Company.C’est alors que furent construits le Canadian et 17/i-dian, les premiers navires en fer mus par hélice employés sur la route nord de l’Atlantique : ils jou-geaient 1,700 tonnes char#n, possédaient des engins pouvant développer une force de 350 chevaux el coûtaient chacun $250,000.Celte même année, le gouvernement du Canada souscrivit un contrat avec une firme de Liverpool, pour le transport de la poste canadienne.mais l’arrangement n’ayant pas été satisfaisant, il ne dura que deux ans.après quoi les Allan s'engagèrent à effectuer eux-mèmes ce service avxcc les paquebots North American cl Anglo-Saxon.En 1858, la compagnie s’engagea a maintenir un service de la poste hcbdonuidniro et se procura dans ce tint les navires North Ilri-ton.Nova Scotian, Rohrmion et Hungarian, jaugeant chacun 2.200 tonnes.Les subsides du gouvernement étaient alors de ?208.(intl par année, soit $4,000 par voyage aller retour.En 1801.le Norwegian el VHibrrninn, paquebots de 2,400 tonnes Aircnl ajoutés à la flotte, et en 18
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