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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 18 août 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-08-18, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 193 MONTREAL, LUND! 18 AOUT 1919 PEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 I Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE Main 7460 SERVisJE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5155 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE TRAITÉ DE PAIX M.Ewart et la “ratification” — La Ligne des nations et nos obligations M.Bilodeau a signalé hier l’émoi causé par la nouvelle de la ratification par le parlement britannique et de la signature par le Boi du traité de paix.On a même prétendu que c’était pour hâter la ratification du traité par notre propre parlement que celui-ci a été exceptionnellement.convoqué pour le premier septembre.Le Statesman nous apporte ce matin, sous la signature de M.John-S.Ewart, le grand théoricien du droit cortstitutionneil, une étude dont il faut tout de suite signaler les conclusions, quitte à y revenir avec plus de détails.M.Ewart affirme tout d’abord qu’en dépit des apparences, le Canada n’est point partie au traité de paix proprement dit, qu’il n’y figure qu’à titre de membre de la Ligue des Nations.Les “hautes parties contrac-* tantes” sont, d’abord, dit-il, les cinq “Principales Puissances alliées et associées", parmi lesquelles figure “l'Empire britannique” (et non point le Canada ou l’Australie), puis, vingt-deux autres puissances, parmi lesquelles figurent Cuba, Haïti, le Hedjaz, le Liberia, le Panama, le Siam, mais ni le Canada, ni l’Australie, ni l’Afrique-Sul.D’où M.Ewart conclut que le traité, comme traité, n’a pas plus besoin de la ratification du parlement canadien que de celle de la compagnie des tramways d Otla-wa.Même si notre parlement, ou la compagnie des tramways, refuse d’endosser le statut du parlement britannique, celui-ci gardera, dit-il, toute sa force propre.Mais pourquoi, alors, a-t-on demandé aux représentants du Canada de mettre leur signature au bas d’un traité auquel leur pays n’est réellement pas partie ?Pourquoi demande-t-on au parlement canadien d’ajouter à ce traité une ratification qui n’ajoutera rien à sa force de contrainte, que son refus d’agir n’affecterait en rien ?Tout simplement, répond M.Ewart — et nous croyons exactement résumer sa pensée — parce que, si le Canada n’est point partie au traité, il est bien membre de la Ligue des Nations et que, par son adhésion explicite à la Ligue, il renonce en fait à sa liberté d’action, à sa liberté d’intervenir ou de ne pas intervenir dans les guerres que pourra suscitée, par exemple, une politique mondiale sur laquelle il n’aura aucune autorité effective.Et ceci nous ramène à cet article X du jiacte de la Ligue des Nations, qui fait aux Etats-Unis l’objet de si violents débats, que nous avons déjà signalé à nos lecteurs, mais qui parait fort peu inquiéter le grand public.Que dit pourtant cet article X : “Les Membres de la Société s’engagent à respecter et il MAINTENIR contre toute agression extérieure l’INTEGRITE TERRITORIALE et l’indépendance politique présente, de tous les Membres de la Société.En cas d’agression, de menace ou de danger d’agression, le Conseil avise aux moyens d'assurer l'exécution de celle obligation.” “Tous les Membres de la Société”, cela veut dire d’abord l’Empire britannique et ses quatre associés du salon, puis les vingt et quelques associés de la cuisine (y compris la Bolivie, Cuba, la Grèce, le Guatemala, le Honduras, l’Etat serte-croate-slovène, le Siam, le Hedjaz), en attendant l’Allemagne, si celle-ci entre un jour dans la Ligue, comme cela est fort possible.Et il ne faut pas beaucoup d’imagination pour deviner où .cc.la peut nous mener, quel fardeau nous assumons ainsi.11 ne faut pas davantage de raisonnement pour conclure que ç’est beaucoup plus au maintien de Yintégrité /em’fon'afc de l’Empire britannique que du Hedjaz ou de la Pologne, que nos associés de Londres ont voulu nous lier.Et que pourrons-nous répondre après cela — nous croyons toujours traduire exactement la pensée de M.Ewart — si Ton veut nous demander de défendre contre la Russie ou une autre puissance quelconque la souveraineté britannique sur le plus modeste coin de terre hindoue ?Nous n’insistons pas davantage pour aujourd’hui, mais il nous semble que la thèse de M.Ewart mérite d’être examinée de très prés.Orner HEROUX.rilé.Il s’en ira béni de la population, pour ce geste qui, plus que tous les discours, toutes les protestations de loyautés, toutes les adresses enluminées et tous les banquets, aura relevé le prestige royal.Des banquets, on peut être sûr, qu’il en est d’ores et déjà saturé et que son estomac nous rendra grâce si nous lui évitons le supplice de goûter à la cuisine quelconque de l’un de nos obscurs maîtres-queux, qui n’ont sûrement pas la prétention de rivaliser avec ceux du château de Windsor ni même du Renoivn.Si lu réc.eption de Montréal se bornait à cette simple présentation d’une bourse, à faire du prince héritier l'aumônier d'un jour des pauvres, elle aurait à la fois le mérite de l’originalité et de k distinction et nous sommes sûr qu’elle irait au coeur de Son Altesse.Rien n’einpècherait d’ailleurs les dîners, si on en veut donner.Combien de profiteurs de guerre ne seraient pas bien plus en état que la ville, qui, elle, n’a tiré aucun bénéfice cte la guerre, de le lui offrir, d’organiser un bal ou un garden party dans leurs somptueuses demeures ceintes de parcs élégants comme n’en possède pas Concordia.Leur société ne serait que trop flattée si on les chargeait de cette partie.NOTRE MISERE Hélas! les occasions ne manquent pas de constater notre misère dans tous les domaines.Dans un certain quartier de la ville, la population a pu la vérifier par contraste, l’autre soir.Il s’agissait d’une visite presque aussi rare que celle d’un prince du sang, à la vérité, puisque c’était sûrement la première fois de la saison que Ton voyait circuler dans ces rues au iTord de Sherbrooke une balayeuse.Et par-dessus le marché, cette balayeuse était mécanique ! Cela ajoutait à l’intérêt que suscitait son passage parmi la gent des badauds en culottes courtes qui admiraient ses vagues apparences de char d’assaut et ses savantes évolutions, mais, par contre, cela n’ajoutait rien, hélas! à l’efficacité de son balayage.On pouvait constater que ces rouleaux cylindriques ne balayent | rien, en effet, mais écrasent sur la chaussée un double arc, un triple ruban de poussière qui a été chichement humecté par l’arrosoir également attenant a la voiture.C’est du balayage mi-sec, en pleine ville moderne, contrairement à toutes les prescriptions de T hygiène, ou encore plus exactement, c’est l’épandage uniforme d’une pâte de poussière de la composition la plus iiétéroclile.Quel dommage que dans nos centaines de milles de rues nous ayons si peu de balayeuses et que quand celles-ci paraissent, par hasard, leur travail soit aussi inefficace! Notre misère et notre “déconfort” sont grands, et les commissaires devraient se le rappeler sans cesse.L’ENLEVEMENT DES VIDANGES .PILLET DU SOIR NUL N'F.ST PROPHETE.ai n'a jamais leurs fameuses avec une si L’histoire du petit messager qui s’en fut diner sans se soucier des sensationnelles dépêches des deux courriéristes que nous avons nommés don Quichotte et Sancho, n comme toute histoire qiii se respecte un épilogue.Le gamin, rompant avec la tradition, ne s’est pas encore marié et n’a pas eu enfants Ce sont nos deux coin rit ris tes si mal jugés par le chef d information, qui font en attendant les frais du dernier chapitre.Nous les avons vus fort .«Q™/’.r,ointes: après s'etre esquintes a faire de la belle copie sur le congres libéral, lions avons appris comtmnt lcr oeuvre, leur chcf-d oeuvre, onvons-nous dire ne „/s g leur journal, mais It lecteur su ce que contenaient dépêches, '’’ait magnifique imlilferen-r'evar le susdit messager.Réparons cette injustice et avouons que notre gamin, en fin de compte, ent u mo -'lié raison de ne pas se hâter de livrer au publie le travail des thiir COClmcnn, a-t-on appris depuis, s’é-tait fendu de pronostics sur le c/ior.T du chef libéra! Ron Quichotte, homme averti qui lût a" milieu du monde politique /idfons-nous dc dire ave c’est quand meme un lets i .omète garçon - avait des tuyaux ¦.Sancho.non veau venu dans ,¦¦¦ monde spécial, ne pouvait cin-demment vas rivaliser avec son et,-Irvve et c’est pourquoi, une fois la rouir écrite, le plus renseigne cons-lata que Sancho y allait de predictions en flagrante contradiction ôoer 1rs siennes.“Comment, f, il d'an ton péremptoire, puisque Don Quichotte doit touloiirs avoir raison contre Sancho.vous n aile: uns en-celte copte au journal/ Pardon, nardon.vous êtes daps le>' patate et c est moi gin ’vison, i fniiaji hdtrr, ainsi l'avons dit.chacun sans vouloir céder envoya sa copie comme à sa façon.pj \a messager gV’ila le font dans sa noel'c nous l'avons déià dit.Il n’eut vas tort, puisque Don Quichotte.l'homme très bien renseigne, attlrmait ce lour-td sur un ton sans ftnlfaue ave l'élu serait.M.fiitirfis trifr son ?v''ehn, le lyhisphuliyuc l'twinme ne poumvisdi l'oreille de ner.JOnnCf fur pu; vit des ronoressistes p'avait tuuai;l \ affirmait très ¦•ôti-piemetd nue le nouveau chef lifiè-inl serait M.Finn.Sans t'rscnnadei du mcssqqc, nri voit rr qui serv’l arrivé: dan Qui-cbolle, comme te lut avait dit son compagnon, se mettait dans les patates.Mais c’est entre nous, n’est-ce pas, et nous ne.dirons rien.sauf qu’il est vrai que nul n’est pro-jfhctc dans son pays.Max SDREL.voyer ai Comme que nous CHOSES MUNICIPALES UN PEU DE MESURE A Thûtol de ville, on vient de décider l’affectation d'une somme de $25,000 à la reception de S.A.R.le prince de Galles.C’est à la fois trop peu et trop que cette somme.C’est trop peu, au coût actuel de j toutes choses, pour organiser une réception convenable, vraiment royale, qui distingue l'accueil que fera à l’illustre visiteur, la première ville du Canada entre celui qu'il recevra ailleurs.C'est beaucoup trop dans l'état de délabrement actuel de nos finances, qui fait de Montréal une ville quêteuse, qui oblige les commissaires bien malgré eux, nous voulons le croire, à tendre la main comme les directeurs des oeuvres de charité et à mettre Concordia sur la liste des institutions de bienfaisance qui doivent bénéficier de la taxe des hôpitaux — car tel élajt bien son nom à l’origine -, à solliciter du public de l'argent sous faux prétexte.Dépenser 25,000 dollars pour un bal et pour un diner dans unp ville où Ton marchande quelques sous, acheter de la glare aux pauvres, pour leur fournir le moyen de conserver frais le lait de leurs enfants et d’arracher ceux-ci aux terribles ravages de la mortalité Tété, c'est vraiment de l'exagération, c’est vraiment inviter des murmures et des grognements de colère.Nous suggérons donc aux rom-inUsaires de se montrer plus habiles.S'ils ne veulent pas donner l'impression qu'ils arrachent le pain aux enfants de In maison pour le donper à d'autres, qu'ils déclarent au moins catégoriquement, une fois pour toutes, qu’ils abandonnent la part d’aumône de la ville dans la taxe sur les endroits d'amusements.Autrement 11 ne leur reste qu'une chose à faire c'est de présenter au prince une somme de $25,000 dont ii disposera comme il l'entendra et dp lui avouer franchement l’étal de pénurie où se trouve la ville.Nous sommes sûr qu’il n'eu fera pas d'uutrc emploi que celui que l’mis conseil-ions plus haut, qu'il répartira d’une main joyeuse celle somme entre les diverses institutions de elnt- IJu correspondant écrit à la Gazette au sujet de l’avis au public de MM.Doucet et Boucher, pour se plaindre non pas de ce que les voitures de vidanges ne circulent pas à des heures régulières, mais de ce qu’elles ne passent lias toujours | aux jours indiqués.Il arrive qu’elles sautent ceux-ci, au plus grand inconvénient des résidents de cette partie de la ville ainsi frustrée de son service.Le correspondant note par ailleurs qu’il est quasi impossible de se servir de poubelles métalliques, celles-ci étant volées des qu’elles séjournent quelque temps dans la rue et elles sont toujours forcées d’y séjourner plusieurs heures à cause de la lenteur et de l’irrégularité du service d’enlèvement.MM.Doucet et Boucher, avant de parler de poursuites et de demander le concours des citoyens de bonne volonté, devraient bien, encore une fois, commencer par assurer la régularité du service et ensuite protéger par une surveillance plus active de la police les contribuables qui, par esprit public, pour se conformer aux prescriptions de Thvgiénc et épargner à leur entourage des odeurs nauséabondes, se munissent de poubelles métalliques et couvertes sans qu’ils y soient forcés par les règlements municipaux.Que la ville fasse sa part et la majorité de,s citoyens feront sûrement le reste.Louis DUPIRE.tils citadins ! Les bleuets d’une seule cueillette servirent à la confection de tartes si nombreuses qu’on dut les transporter en voiture.Qui ne connaît, notre parc Champlain ou les clubs : Dollard, Champlain, Jacques-Cartier et Maisonneuve engagèrent des joutes mémorables ?Le soir enfin, ce sont de grandes parties de cachette en groupes; les histoires merveilleuses que content les directeurs sur les kiosques du rivage et les chansons à répondre qu’on chante en se donnant des airs de chorale en voyage.Quand la nuit est tout à fait tombée, toute la colonie, avant de regagner les dortoirs, se réunit autour d’une grande croix et là, face au fleuve, chante un .lue Maris Stella qui émeut tous ceux qui l’entendent.L’instant d’après, dans nos trois vastes dortoirs, c’est le grand silence sur les têtes blondes ou brunes de tous ces enfants heureux qui mêlent dans leurs rêves la colonie et le paradis.Voilà un coup d’oeil vraiment trop rapide sur la colonie pour vous en dire toutes les beautés.C’est à voir les colons*aux Grèves qu’on les connaît pour de bon.Aussi un grand nombre de visiteurs sont venus les voir.La visite de M.Labcllc, supé rieur de Saint-Sulpice, qu’accompa gnnient M.Leprohon, directeur du séminaire de philosophie, M.le supérieur du séminaire de Baltimore et M.Gagnon, nous a particulièrement touchés.M.le supérieur a visité toute la colonie et s’est déclaré ravi de l’oeuvre.Ne voulant refuser aucun plaisir à ses*nouveaux amis, il leur chanta même un refrain de chez nous.Dans sa trop courte visite il sut gagner tous les coeurs, les colons ne lui ménagèrent pas leuA acclamations et leurs témoignages de reconnaissance.Nous espérons que M.le supérieur nous deviendra encore; sa place reste marquée à notre table frugale et surtout dans le souvenir des directeurs et des colons des Grèves.Les vacances, hélas! ne sauraient durer toujours et samedi il fallut revenir.Les trois semaines d’air nur, d’exercices fortifiants et de liberté exquise ont donné les meilleurs effets.Au bureau médical de l’hôtel de ville, il faisait bon de voir les figures halées et arrondies et d’entendre les exclamations joyeuses ; “Monsieur, j’ai engraissé de quatre livres’’ — “Et moi de ciim Monsieur.” En moyenne le poids des colons a augmenté de quatre à cinq livres.Le meilleur a gagné ses neuf livres en trois semaines et un second.ses douze livres en six semaines.La piété de nos oetits amis n’y ‘a rien perdu pour tout cela.La plupart d’entre eux ont communié presque tous les jours et nous avons l’assurance qu’ils ont fait des progrès en obéissance et en sagesse.Tout ce bien-être se traduit dans les yeux clairs, le rire franc et Tair dégagé des colons.Et voilà des enfants heureux qui pourront affronter sans crainte Thi-ver et ses dangers.Y compris ceux de la colonie Saint-Charles, notre voisine, trois cents colons ont Joui cet été des avantages exceptionnels des Grèves.Songez maintenant à tous les pauvres petits qui n’ont pu y aller et écoutez ce que vous disent votre charité et votre générosité sur lesquelles compte la colonie pour subsister et grandir.Espérons que se réalisera le vocux.de Mgr Bruchési: "Que cette oeuvre grandisse encore et qu'elle atteigne plus d'enfants.'’ Abbé J.PAPINEAU, sec.282, avenue Outremont.BLOC-NOTES L’empire allemand LES GRÈVES Cent quarante enfants de Montréal, rentraient en ville samedi matin, après avoir été, trois semaines durant, les bûtes de la colonie de vacances des grèves: La colonie ce mot éveille toute une volée de souvenirs, ('.’est d’abord le site enchanteur à l’opposé de Lanoraie, près de Contrecoeur et tout au bord du fleuve, dans les bouleaux, les merisiers et les sapins; c’est l'ensemble des maisons blanches où nos petits amis prient, mangent et dorment; c’est enfin le plaisir qu'on y n.Le malin après s’etre débarbouillé vivement, on assiste à la messe, on déjeune et le plaisir commence.Les amateurs de canotage s’en vont à la grève pour s’emparer des embarcations solides et bien lestées, tandis que d’autres, Jambes nues, s’en vont courir les petits poissons.Les joueurs organisent (les parties de Dalle ou de crosse.Les enfants de corvée scient du bois ou lavent lu vaisselle, L'avant-midi est coupée par le premier bain, — car il y en a un autre à cinq heures — suivi d’un quart d'heure de gymnastique, après quoi le diner est absorbé avec un appétit que Ton devine.Les grandes parties tir la ligur de halle et la cueillette des fruits sauvages se font Tanrès-niidi.Oit! le charme de ces belles promenades à Eh! oui, car.en dépit de la disparition des Hnhrnzollern, l’Allemagne reste un empire.Le premier article de sa constitution nouvelle déclare simplement que Vempirc sera désormais une république.Cette volonté de conserver le vieux nom sous lequel se sont groupés les peuples ullcmanfls parait caractéristique du désir de la majorité de garder la plus grande parlic possible de son ancienne armature politique.Ainsi Ton a repris le vieux régime du Reichstag (parlement élu par le peuple allemand) et du conseil d’empire, où les différentes parties de l’Empire seront représentées comme entités distinctes.Il va de soi qu’on ne pourra justement apprécier la nouvelle constitution que lorsque le courrier européen nous en aura apporté le texte intégral (le résumé télégraphié ce matin ne parle point, par exemple, du caractère de Tôcoîe), mais, déjà, à la suite des premiers ! débals, les journaux français ont fait observer que le pouvoir central posséderait plus de pouvoirs qu'aulrefois et que, sous le nouveau régime, le président serait plus puissant que ne l’était jadis GuillaU'ine 11.l’intérêt de notre "arli et qui peuvent apercevoir les succès de demain, s’empresseront de dire combien nous avons raison.Si nous voulons compter à Ottawa, commençons jmr refaire notre prestige dans Québec, au moyen d’une projragande de saines idées, pur nous tenir en contact avec, le peuple de toutes les classes.QUAND LES CONSERVATEURS ANGLAIS VERRONT QUE NOUS POUVONS FAIRE QUELQUE CHOSE POUR A S Sl ' R ER LE TRIOMPHE DE LA CAUSE ET QU’EUX NE POURRONT PUS RIEN FAIRE SANS NOUS.ILS FERONT ALORS COMME SIR ALLAN McNAB AVEC MORIN.ILS VIENDRONT NOUS TENDRE LES MAINS.Pas de courbettes humiliantes! Debout et droit comme les lutteurs qui marchent éi Tassant et éi la victoire pour la justice et le.bien!" Les capitales sont de nous, mais a pensée est de M, Sauvé.EHe témoigne qu’au contact des réalités politiques, le chef de l’Opposition a compris que l’attitude des conservateurs anglais envers leurs congé nères de notre province dépendra de la force dont ceux-ci paraîtront pouvoir disposer.On les respectera, on leur fera des avances dans la mesure où ils seront utiles et forts.Gela paraît une exacte, quoique peu optimiste, vue des choses.Et M.Sauvé demande la réunion d’un congrès conservateur provincial.L’obtiendra-t-il ?Une protestation Un éloquent article fait actuellement le tour de la presse rurale.11 dénonce l’absurdité de ces affiches anglaises qui s’étalent trop souvent au bas de noms français, dans des milieux exclusivement français.Il montre la portée lointaine de ce* abdications de détail: “Mais, en y songeant bien, cela ne veut-il pas dire aussi : “Nous ignorons de quelle race “nous sommes nés, et la voix du “sang s’éteint en nous.Le passé “ne nous dit rien.Nous ne pen-“sons jms à ceux qui naîtront.“Nous sommes tout simplement des “êtres voués à la terre, mais nous ne “compterons pas pour la Patrie?.” 11 se termine par ce pressant appel : “ Voilà des faiblesses qu’il faut “avoir la force de dénoncer.Fai-“sons notre examen de conscience “national.Rentrons au fond de “nous-mêmes.Demandons-nous ce “que diraient les anciens, les pre-“miers colons, nos pères, s’ils re-“venaient subitement parmi nous.“N’aurions-nous pas à rougir devant ‘eux?' N’aurions-nous j>as ô rougir ’devant ces morts auxquels nous dc-‘vons tout, et auxquels nous ne ‘rendons rien?Et ne mériterions-‘nous j>as de voir paraître, à mesn-‘re que l’ombre tomberait de leur ‘visage, et que leur èmie recammen-“cerait èt aimer leur maison, ne mé-“riterions-nous pus de voir jmraT-"tre du reproche sur leurs lèvres et de la tristesse dans leurs yeux?’’ On a reconnu la voix d’un poète, le poète de la Vieille Maison, et il faut remercier Mlle Blanche Lamontagne, la noble artiste qui vit à Tê-cart de toutes nos ouerelles, d’avoir jeté au public rural ce vibrant appel., , , Avec combien plus de raison le public urbain ne pourrait-il pas en prendre sa part?Dans l’Orient européen Les journaux français publient la note suivante: Le gouvernement roumain demande, pour l'enseignement du f ran rais : lo Dans ses lycées, gymnases, croies normales, des professeurs d’enseignement secondaire (lettres, grammaire, langues vivantes, histoire, classes élémentaires), et des maîtres de l’enseignement primaire supérieur; CHRONIQUE D’OTTA WA CEUX pi irONT PAS DE SIEGE Ottawa, 17 août.Les cercles politiques de ta capi-ale s’amusent assez, aujourd’hui, du moins ceux qui sont susceptibles d’apprécier une situation typique, dé l’embarras du cabinet au sujet des remaniements ministériels.Cette situation se décrit brièvement par ta formule suivante : plus il y aura'de nouveaux ministres appelés prochainement au sein du cabinet, et moins il y en aura en Chambre.C’est au point qu’avec seulement une demi-douzaine d’autres nominations, “Mon cher, pour vous répondre, [il n’y aurait personne’ 2o Dans ses de écoles techniques, l’enseignement pri- l’ombre des grands bot* Quelle nouveauté pour des Grèves! tous ces pe- Lc parti conservateur Augtwlc Norbert qui parai! être, en réalité, M.Arthur Sauvé, député dos Deux-Montagnes et chef de l’opposition provinciale — écri-vall dans la Minerve de samedi : “Nous le répétons encore, le parti conservateur de Québec devrait se réorganiser.H devrait garder le caractère et les qualités qiie lut ont légués les Morin, les Taché, les ('.artier, les U.haplean, cte.IL DEVRAI! SE REORGANISER SEPAREMENT, en attendant que les alliés d'Ottawa se réorganisent eux-mêmes.“Il y a des besoins nouveaux et des questions nouvelles.Il convient qu’elles fassent partie de notre programme.Nous sommes pour le jiro-grès, pour le développement de notre gaysé ''Çctte proposition pent ne pas plaire aux arrivistes trop pressés, niais ceux qui comprennent bien des maîtres maire.Les candidats et candidates sont invités è se faire connaître d'urgence, par lettre, au ministère de l’Instruction publique (direction de l’enseignement supérieur cabinet dn directeur — service de l'expansion universitaire cl scientifique)., • IA Gela peut donner quelque idée de la place que le français tient, en Roumanie, dans l'enseignement public.Un Français qui a longtemps vécu là-bas disait un jour à Tun de nos amis qu’il n'y avait jamais souffert de son ignorance du roumain, tant, partout autour de lui, Ton parlait le français.(Il s'agissait, naturellement, de milieux d’une certaine culture).D'autre pari, M.A.Aulard, Thistorien radical, raconte dans un journal français, qu’un diplomate qui connaît bien la Roumanie lui disait récemment: "Vous qui vous intéresse: tant an rôle mondial de la langue française, apprenez qu'à Sofia, dans les commissions dn Sobrnniè, quand deux députés bulgares s’entendent mal.quand Tnn parait obscur à Tiwtrc, celui-ci lui demande de s'exprimer en français.Mors les équivoques lambent cl ils se comprennent.” Conclusion pratique, en ce qui nous concerne : faisons bien apprendre le français à nos enfants, afin de leur assurer l'audience de ces peuples de TQricnt européen.pourrait-on dire à l’opposition, dont la fonction naturelle est de faire face aux bancs ministériels et d’en tirer toute l’information possible.Or, pour peu que le ras de sir Henry Drayton fût multiplié par cinq ou six, ainsi qu’on) l’annonçait à son de trompe il n’y a pas encore si longtemps, c’est-à-dire qu’il y eût une demi-douzaine de nouveaux ministres incapables de se faire élire en temps pour la session, n’est-il pas patent que le résultat serait exceptionnel au point de toucher le ridicule ?C’est en tout cas le point où Ton en est rendu avec le ministre des Finances et celui de l’Agriculture, qui n’apparaitront pas à leur siège à la session du mois prochain.Tout au plus, M.Tolmie pourra-t-il être présent comme député si toutefois les brefs de son election n’ont pas encore été émis, mais officiellement il n’y aura pas de ministre agricole en Chambre et Ton sera obligé de se servir du porte-voix de M.Gabier, qui ne porte déjà pas si loin et que des cris de "Louder ! Parlez plus fort” accueillant presque invariablement à chaque fois qu’il prend la parole.Et puis, il se présente à cet arrangement un inconvénient auquel les hautes autorités n’ont probablement pas songé nais qui n’en existe pas moins, c’est qu’avec M.Calder la Chambre a tellement l’impression d’avoir affaire au politicien retors et grand manipulateur de faits, de mots et de votes, qu’elle se tient toujours instinctivement sur la défensive et ne prend ses déclarations qu’avec assez de grains de sel pour allécher toutes les vaches laitières de M.Tolmie et les détourner de leurs devoirs.Que si le sphinx de In Saskatchewan déclare un jour que l’élevage du mouton est en grand progrès, les amis de la race ovine seront tout de suite portés à prendre le deuil, concluant qu’une extinction graduelle et prompte attend l’anima! savoureux dénommé : “Côtelettes” par le soldat français.Car tel est le sort du politicien qui réussit trop bien.Qui, par exemple, croit sérieusement au status de “grande nation” qu’aurait atteint le Canada dans le concert universel, depuis que M.Rowell s’est epoumonné à le proclamer?Si M.Bordcn veut être cru lorsqu’il a quelque chose de sérieux à faire savoir, ' il devrait véritablement mieux choisir ses interprètes, ou bien faire le travail lui-mènie, et faire sortir de l’enceinte ceux dont le seul acquiescement suffit à rendre suspectes ses plus innocentes déclarations.Et cet état de choses, subtil peut-être mais d’une indiscutable existence, n’est peut-être pas la moindre des difficultés dans lesquelles sc débat le chef de l’Etat depuis son retour des hautes sphères de la diplomatie Européenne.On a dit de lui lors de son retour d’Europe qu’il avait appris toutes les roueries de In grande carrière ; on voulait peut-être dire surtout qu’il en aurait besoin, et M.Borden doit admettre lui-inènu' (pie celte supposition eût été mieux inspirée si on Tcût présentée sous forme de souhait.venu pour cela, de l’aveu général, et il est tacitement entendu que cette fois il ne s’en retournera pas bredouille.Or, comme de son côté il est lié à une politique d’exigences quant au prix de vente de sa grosse entreprise, la conclusion fatale est que le contribuable sera tondu de plus près encore qu’on ne le lui u laissé entendre depuis quelques mois.M.White montrait les dents, en bon défenseur du Trésor canadien, au même moment que M.Drayton, simple évaluateur, disait avec bonhomie : “Achetez donc h* Grand-Tronc : achetez-le à bon compte si vous pouvez, mais de toute façon achetez le Grand-Tronc." Attitude qui n’avait rien de celte, du bouledogue n’ayant d’yeux et de molaires que pour la propriété de son maître; M.Drayton ne s’attendait pas alors à devenir le ministre de nos finances délabrées.Il Test aujourd’hui et se trouve en face d’une situation qui doit le faire rêver.Du côté électoral, il y a aussi un problème Drayton assez épineux.C'est que North-Toronto ne peut être ouvert maintenant, et que Dufferin “ne veut rien savoir” comme on dit.de la combinaison en vertu de laquelle son député, John Best à la voix de dogue servant un abondant débit oratoire, passerait au sénat pour faire place au nouveau ministre.On rapporte qu’il s’est tenu dans ce comté une convention nettement orageuse au cours de laquelle les fermiers ont décidé, de mettre un des leurs dans la lice et de voter en masse contre lé candidat du gouvernement, par signe de désapprobation de la manoeuvre esquissée par-dessus leur tête.Il peut venir du bon de l’Ontario, si tes cultivateurs s’en mêlent, et ils semblent bien décidés de s’en mêler dorénavant.Le compte-rendu de cette réunion n’est qu'un long récit des vociférations de Tan-diloire à l’adresse de John Best, qui n’est pourtant pas novice dans l’art de manier l’invective.C’est lui qui traçait pourtant, au commencement de la session dernière, un tableau attendrissant des misères du fermier, obligé, par l’avance de l’heure, de parcourir les routes menant à la gare prochaine, avec ses bidons de lait, à une heure oil les citadins font encore des rêves de vacances et de rabais d’épiceries.F.’électorat est bien ingrat, et le député de Dufferin doit le constater avec amertume, mais ce n’est pas cela qui donne un siège à M.Drayton, qui n’est peut-être,pas aussi embêté en cela que le premier ministre, qui semble victime d'un mauvais sort, et perd un associé parlementaire à chaque fois qu'il croit en avoir acquis un nouveau.Il est vrai qu'il peut trouver un brin de consolation dans le sort à peu près équivalent de son nouvel adversaire, le chef-lu du parti libéral, qui lui non plus ne trouve pas facilement à placer son ours.De Québec-Est, il préférerait, dit-on.ne pas accepter les offres hospitalières, tmn pas sans doute qu’il craigne Québec, et ses présents, mais parce qu’il voudrait s’assurer un meilleur contact avec la partie ontarienne de ses nouvelles préoccupations.Et Ton a sondé Glengarry, où le chardon écossais fraternise avec, la feuille d'érable née française ; mais là aussi l’hydre agricole lève la tête cl réclame ses droits imprescriptblcs.La politique devient un méfier bien compliqué, surtout pour ses nouveaux adeptes.Mais tous ces écheveaux se démêleront peut-être, lorsque nous en aurons fini avec toutes les visites, et toutes les demi-sessions.Et ce semble être l’espoir du premier ministre, qui a eu recours de nouveau à son vieux système de s’absenter dès que les choses commencent à mal aller ; système qui peut lui donner de M.Drayton devra donc achetet' | bons résultats, jusqu'au moment où le Grand-Tronc sans être confir-1 ¦'icra justement, et définitivement, «né par le peuple dans ses fono ! le contraire.lions de ministre.M.Smithers est Ernest BILODEAU.Le général Ctirric On prépare de grandes réceptions au général Currlc.H se trouve sans doute encore quelques personnes qui sc rappellent avoir vu placardé sur ks (murs, au cours des élections de 1!M7.un message de cet officiel-, dont les politiciens unionistes firent grand état, alors que la censure nous reprochait de publier les simples déclarations anticonsoriptionnistes de soldats de moindre rang.Lo retour du général Currie offrirai! peut-être l’occasion de de mander à l’ancien conunundunt du corps expéditionnaire canadien s'il écrivit ce 'message de lui-mcine ou .si celte pièce lui fut réclamée d'Ottawa — par dépêche.Si le général Currie trouve la question indiscrète, s'il nv juge pas opportun d'y répondre, quelque député d'esprit inquisitif pourra !i poser au ministère, le mois prochain.Il y a là un point d'histoire intéressant à éclaircir.“Parisian French" ” Les membres en attendance au convention libérale tenait « Ottawa.” “ Le convention libérale — Sir Lomer (îouin (nu gauche) et Premier Martin de Sas hate he-wan.” “ Le convention libérale — L’hon.Rodolphe Lemieux.M.P.(au gauche), et Thon.Raoul Dan-durand, sénateur, Montréal, au droit.” " Les deux fils bien aimés du Nova Scotia — A gauche au droit on H'.S.Fielding, sa nom etnil juxtaposé en nomination pour le honneur dn f tar II liberale et qui recevait heaneouji de voles.//ou.George H.Murray, qui élail son successeur comme Premier de Nova Scotia." " La liberté de la ville de Edinburgh conferrait sur Son Altesse le Prince de Galles ét Edinburgh Le Prince musait à an vieux guerrier du Crimée Sergt.G.Muir, (King’s Owen Scottish Borderer*), âgée 8(i.” Cela ne vient Ui de Toronto ni de Hamilton, mais bien de Montréal et des bureaux du Standard.Tout le monde, hier, a pu lire ces formida- bles exemples de “Parisian French'’ au bas des photogravures qui illustrent.dans le journal à images de M.Hugh Graham, les événements de la semaine.On a rarement mieux fait, même dans les coins le* plus “ cultivés ” de l’Ontario, et nous ne serions pas surpris d’apprendre que le bonhomme qui a pondu cela entretient le plus profond mépris pour le “ Quebec jialois Chose singulière, ers horreur* voisinent avec des légendes fort correctement traduites.0.H.NOTRE ABONNEMENT On peut s’abonner au Devoir, édition quotidienne, service par la poste, hors de Montréal et de la banlieue, pour 40 sous par mois.$1 pour trois mois, $4 par année, à condition de payer son abonnement d’avance.Cette offre vaut pour le Canada et les Etats-Unis -$- “THE BIRTHRIGHT” Arthur Hawkes, journaliste «anglo-canadien bien connu, analyse dans cet ouvrage la situation présente du Canada, du poiM de rue impérial et aussi quant à la quer,-lion des langues.L’ouvrage, qui a plus de 400 pages, grand format, est imprimé sur papier fort et relié en toile.Il se vend $3, plus 26 sous par la poste, envoi recommandé.¦ Un peut sc le procurer au Devoir. LL DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 18 AOUT 191S \ OL.X.— N’o 198 LETTRES AU “DEVOIR” ' Nous ne publions que des lettres ¦ignées, ou des communications accompagnée-, d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perie de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement A PROPOS DE REFORMES Monsieur le Directeur, La lutte entreprise pour favoriser la bonne administration et le pro-près de la ville ne laisse pas indifférent votre intéressant journal; car les effets regrettables de la spéculation rétrograde réclament le réveil et l’union des contribuables soucieux de leurs intérêts pour remédier à l’état de choses actuel.Différentes ligues et sociétés de bienfaisance, avec l'encouragement des citoyens libres, se dévouent pour améliorer la situation: elles étudient leurs spécialités, savent ce t/u’elles veulent et le font savoir aux pouvoirs législatifs.C’est ainsi que les autorités religieuses et les célébrités médicales de tous les pays élèvent la voix contre les terribles ravages de la prostitution, gui attriste les foyers et engendre souvent la désunion dans les faillites qui souffrent des égarements de leurs membres.C’est pourquoi nous voudrions que les gouvernements se fassent des revenus par d’autres moyens qu’en protégeant directement ou indirectement les lupanars, les estaminets, les tripots ou autres endroits ruineux dont se plaint le publie.Il est dit que nous ne ferons jamais assez pour lutter contre lu tuberculose.la mortalité infantile et les effets désastreux des narcotiques dangereux pour l’avenir de notre race, surtout administrés aux enfants sous forme de sirops calmants si terriblement compromettants pour leur constitution.Mais il est aussi d’une grande importance de poursuivre énergiquement la lutte contre l’alcool et Its maux vénériens que des influences occultes semblent parfois propager._ Il importe de protéger les enfants dès citoyens de notre ville, comme les soldats que ie gouvernement américain, en jugeant la suppression des occasions bien supérieure o la réglementation, a voulu proléger en France contre l’avarie, en chassant les lupanars hors des limites des districts occupes, pour organiser des recréations salutaires, salles d’amusements gaies et confortables, gymnases, billards, livres, revues et autres distractions, avec un succès évident, pour remettre les braves jeunes gens en bonne santé « leurs parents, suivant une déclaration mémorable du président déjà citée dans volve progressif journal.Quand la grande majorité des prisonniers attribuent leur emprisonnement ù la boisson et aux maisons de désordre,, l’idée émise de tolérer les lupanars, foyers d’infection, dont les revenus provenant des amendes serviraient à combattre l’épidémie, ressemblerait, selon bien des citoyens, au procédé de certains prétendus onemuseir- ¦ en vendant des poisons, recommanderaient ù leurs );rnts s’ils n’éprouvent pas de soulagement d’augmenter la dose.Suivant d’autres, cela ressemblerait à placer le commerce de la cocaine, de l’opium on autres drogues dangereuses sous le contrôle d’un trust connue celui des sojritueux avec des ¦•¦'o'ertcurs attitrés, au courant dns cadeaux, et une inspection souvent illusoire, avec des lundis du vice iiour en faciliter la veille au lieu de la prohiber complètement pour protéger l'avenir de notre race nui a déjà subi assez d’us-sants, surtout de lu part de l'alcool.\ ous préférons le projet de l’tn-lervention notre admirable cierge pour recoirtinundcr à leur départ de la compagnie et à leur arrivée à la ville les filles sans protection sul-fisante pour les placer dans des maisons conve'iuibles, comme Le Foyer ou autres institutions semblables, où les pal,unis savent s’adresser pour des par.ion ne s fiables, au lieu de tomber dans les filets des.agents des maisivis de désordre.La grande majorité des citoyens, croyons - nous, voudrait l’épuration de la ville en supprimant les lupanars, an moyen d’une police bien organisée, choisie en dehors du patronage; tartdis que d'autres seraient en faveur de la séparation des maisons de prostitution; de sorte qu’un quartier, •où notre nationalité pourrait être en majorité, servirait de refuge au vice dont les logis loués à des nri.r excessifs, pour satisfaire une spéculation diabolique, pourraient appartenir à des gens riches qui auraient leurs somptueuses demeures dans d’autres divisions éloignées des abattoirs et des dêpo- \ loirs.Quant aux salles de danse LES ACADIENS A VERDUN • ¦ ¦ - NOS FRERES DU PAYS D’EVAN-GELIRE CELEBRENT LEUR FETE NATIONALE, DANS LA VILLE VOISINE.— MESSE, BANQUET ET DISCOURS.— HOMMAGES A MGR RICHARD.Les Acadiens de Montréal sont allés, hier matin, à Verdun, célébrer leur fête nationale, l’Assomption de la Siitnte Vierge.La cérémonie a commencé par une messe célébrée par M.l’abbé Lafortunc, pendant laquelle les Acadiens et les Acadiennes des succursales “ Abbé Gasgrain ” et “Jacques et Marie ” ont fait la sainte communion.A l’évangile, Mi»r Richard, qui est d’origine acadienne, a souhaité la plus cordiale bienvenue aux visiteurs, leur rappela en quelques mots les vertus de leurs ancêtres et leur faisant scs meilleurs souhaits de bonheur et de prospérité.M.l’abbé Primeau, vicaire, a prononcé ensuite le sermon de circonstance.Les Enfants de Marie de Verdun ont- interprété un beau programme musical.Après la messe, les Acadiens, au nombre d’une centaine, se sont rendus à la sacristie, où M.J.V.Richard, président de ],ï succursale Abbé Gasgrain ”, sc faisant l’interprète des sentiments de ses concitoyens, a lu à Mgr Richard, leur aumônier, une magnifique adresse, et lui a ensuite présenté, une belle ceinture, insigne de sa dignité de Prélat domestique.Mgr Richard, touché de cette marque d’estime, a répondu en termes appropriés, puis a invité scs compatriotes à se rendre dans la grande salle du soubassement de l’église où les attendait un excellent goûter.Pendant ccs agapes fraternelles, on a porté plusieurs santés, entre autres celles du Pape, de Mgr Richard et du peuple acadien.Mgr Richard, M.J.V.Richard, président, M.le Dr Ancoin, M.Arsenault et plusieurs autres ont répondu à ces différentes santés par d’éloquents discours où dominait la note religieuse et patriotique.M.J.V.Richard, président de la succursale “ Abbé Gasgrain ”, et M.le Dr Aucoin, ancien président, arrivant de Moncton connue délégués à la convention île la société l’Assomption, ont été heureux de raconter leur voyage dans le pays de leurs ancêtres et le fructueux résultat de la convention où M.l’abbé Philippe Bourgeois, docteur en théologie et curé d’Adamsville, a été élu président de la belle société de l’Assomption.Mgr Richard en a profité pour dire aux Acadiens qu’il avait reçu avec beaucoup de plaisir, mercredi dernier, le 13 août, un télégramme de félicitations de la société l'Assomption, en convention à Moncton.On a donné ensuite lecture de l’article suivant, publié dernièrement dans YEvangéline, journal national des Acadiens : Hommage et félicitations à Mgr Richard, curé de Verdun.“ La bonne nouvelle nous est arrivée officiellement que le dévoué curé de Verdun vient d’être nommé prélat domestique.“ Verdun est un peu le coeur de la petite colonie acadienne de Montréal.C’est là que l’on célèbre chaque année l'Assomption.C'est là également le presbytère des prêtres acadiens qui visitent Montréal en passant par celui du Mile End.11 est difficile, croyons-nous, de trouver un prêtre plus fier de son titre d"Acadien et plus hospitalier pour tout le monde.“ VEvangeline, qui a l'honneur ! de le compter parmi ses amis, est très heureux de voir le noble cou- ( ronnement (le cette carrière saeer-j dotale, commencée à Verdun, il y 1 a vingt ans, avec un petit groupe de familles ouvrières, devenu une des belles paroisses de Montréal avec une organisation parfaite et toutes les oeuvre.; paroissiales que sait créer le zèle d'un curé comme Mgr Richard.“ Honneur et félicitations à notre deuxième Monseigneur Richard ! ” Après tous ces discours et ccs deux échanges de voeux, de bonheur et de prospérité, les Acadiens sc son! dispersés en emportant un agréable souvenir de leur fête nationale êt en se promettant bien, sur la gracieuse invitation de Mgr Richard, de retourner l’année prochaine, à Verdun jouir encore une fois de la douce et cordiale hospitalité du distingué prélat.DES EMPLOYÉS EXIGEANTS LES 177,000 CHAUFFEURS ET VALETS D’ECURIE DES CHEMINS DE FER AMERICAINS ET CANADIENS VEULENT DE BONS S.4-LAIRES.Cleveland, 18.— Les 177,000 chauffeurs et valets d’écurie des chemins de fer américains et canadiens réclament une augmentation de salaire qui varie de trente-cinq à soixante et cinq pour cent.Les chauffeurs demandent aussi que dans les locomotives qui brûlent 200,000 livres de charbon et plus, on se serve d’instruments pour transporter le charbon dans les feux et qu’on emploie deux chauffeurs.L’échelle des salaires pour les chauffeurs et les aides dans les trains de voyageurs sera de $6.50 par jour de 100 njilles ou moins ex cepté dans les cas où on se sert de locomotives Mallet, alors qu’on devra payer $7.50.Le temps supplémentaire pour les trains de voyageurs sera compté de la manière ordinaire et d’après une vitesse de 20 milles à l’heure.Les chauffeurs dans les convois de marchandises lorsqu’on se sert de locomotives consumant moins de 200,000 livres de charbon devront être payés $6.50 et $6.80 pour les locomotives qui consument plus de 200,000 livres.Ccs prix sont pour une journée de 100 milles, à une vitesse de 12 milles à l’heure.Les chauffeurs et les aides employés dans les trains locaux, dans les trains de marchandises rapides et dans d’autres trains du même genre recevront 50 sous par 100 milles ou moins en nlus du salaire ordinaire des chauffeurs des trains de marchandises.Les chauffeurs employés dans les convois de réparations, sur !es déblayeurs de neige et dans les autres convois non classifiés, seront payés sur l’échelle du salaire des employés des convois de marchandises et d’après le type de ’ocomo-tjve employé.Les chauffeurs et les aides em-nloyés dans les cours de chemins de fer seront payés *6.50 par journée de huit heures ou moins, excepté lorsqu’on se servira de locomotives Mallet, alors que le salaire sera de •cf).80 par jour.AVIATEURS PRISONNIERS AU MEXIQUE Marfa, Texas, 18.— Des lettres venant du lieutenant Paul H.Davis et du lieutenant Harold G.Peterson, aviateurs de l’armée américaine, portés disparus depuis dimanche dernier, ont été reçues ici aux quartiers généraux militaires.Une des lettres dit qu’ils sont détenus par des bandits, quelque part au Mexique, et que leurs bourreaux exigent $15,000 de rançon pour qu’ils les remettent en liberté.On les menace de mort si la rançon n’est pas payée.LA NOUVELLE EST OFFICIELLE Marfa, Texas, 18.— Un rapport I officiel fut émis par les quartiers | généraux de l'armée de Marfa, hier soir, signé par le brigadier général James B.Erwin, commandant du district, annonçant que le major L.A.Lawton, commandant du corps d’aviation de Fort Bliss, a reçu un message de deux aviateurs disparus disant qu’ils ont été capturés et fait prisonniers par des Mexicains qui exigent une rançon de $15,000.La rançon doit être payée le 18 août, aujourd’hui, au dire du message.LE GÉN.CURRIE A MONTRÉAL IL S’A FAIT QUE PASSER ET EST PARTI POUR OTTAWA.—PROGRAMME DE LA RECEPTION OFFICIELLE QUI A LIEU JEUDI.— LA RECEPTION A HALIFAX.UN EX-PRÉSIDENT FUÎT SON PAYS Kingston, Jamaïque, 18.— Frede-rico Tinoco, qui a abandonné il y a quelque temps, la présidence du Costa Rica et qui a fui ce pays, est arrivé ici aujourd’hui à bord du navire "Zacnpa”, en route pour l’Euro-pe.H a déclaré que plusieurs tentatives avaient été faites pour l’assassiner et que son frère José, ministre de la guerre, est tombé sous les balles d'un assassin, la veille de son départ.Le président est accompagné de toute sa famille et de la veuve de son frère.rl des donzelles, parasites des de nuit.universités et des écoles les maisons .Ide désordre, ainsi une de débarras- ___ ! srr les mes environnanfes des liber- qnes.ou des personnes en bonne J j santé avant d’y entrer en sortent poitrinaires pour avoir cédé aux in-\co/e veut attirer la jeunesse élu- \ leur suppression ?dinnte et laborieuse par l'excellence Aussi, il importe d'éloigner dc'.\rlr s a pan un aatra plaramrnt au monda qui »o!t absolument semblable A calui-ei.Brochuratla» gratuite».march trust;,, ttr.(Département de l’Intmeuhla) SBèm* année.Main 37B1.LA PROHIBITION ____A STE-R0SE Ste-Rose, LS.La prohibition complète est maintenant à Ste-Rosc.Le vote :i été pris sur cette mesure, vendredi et samedi derniers.Sur 274 électeurs, lu prohibition a eu une majorité de 13 voix.Un commencement d'incendie, qui aurait pu être des plus ronsé-quents, a éclaté, samedi après-midi, dans une grange, propriété de M.Elie Desjardins, boulanger.Les dégâts sont plutôt légers, grâce au dévouement des volontaires et au bon fonctionnement des machines à incendie de la municipalité.-m- TOUTE UNE FAMILLE TUEE Cleveland.18.Sept membres de la famille Trainor, le père, la mère, quatre garçons et une fille, c| une femme parente des Trainor ont été tués instantanément, par un convoi du New-York Central, qui a frappé l’aut nuobilc des Trainor.à un passage à niveau, près de West Springfield, l’a., alors que la famille revenait d'Frié.Le lieutenant général sir Arthur Currie et son état-major sont arrivés à Montréal, ce 'matin, par l’“Ocean Limited”.Il n’y a pas eu de réception à la gare parce que le général Currie est obligé de se rendre immédiatement à Ottawa pour y rencontrer les autorités militaires.Un wagon particulier a été mis à sa disposition à Halifax et a été attaché au convoi régulier.Le général Currie et tout son état-major y avaient pris place.Le brigadier général Armstrong et un grand nombre d’officiers des quartiers généraux et plusieurs amis personnels du général sont allés le saluer à la gare et sir Arthur Currie est parti vers midi pour se rendre dans la capitale.La réception officielle n’aura lieu que jeudi prochain.Voici, à cet effet, ce qui a été publié hier, par le brigadier général Armstrong, qui agit comme commandant du district.On connaît déjà la route que suivra la parade qui aura lieu ce jour-là.Voici Tordre qui sera suivi : Trois voitures de la brigade du feu ; un détachement de la police en motocyclettes ; huit hommes de police à cheval ; un officier à cheval ; la fanfare de la 4e Garnison; une garde d’honneur.Le lieutenant-général sir Arthur Currie ; le brigadier-général Armstrong ; l'état-major des quartiers généraux de la milice à Montréal ; la milice active.Les représentants de la ville en autos : Son Honneur le maire de Montréal et le président de la Commission administrative et les membres des comités de réception.Le contingent des troupes d’outre-mer ; le major-général sir Frederick Loomis commandera ses troupes.La Ire brigade ; le brigadier-général Doods, commandant; la fanfare du 3e régiment, un détachement de la cavalerie, l’artillerie canadienne, l’artillerie de siège, les ingénieurs et un détachement d’aviateurs.2e Brigade : le brigadier-général McCuaig, commandant, la fanfare et les cornemuses du 5e régiment, !e hata>lIon, le 42e bataillon, le 73e bataillon.3e Brigade : le brigadier-général Meighen, commandant, la fanfare des Grenadiers, le 14e bataillon, le 22e bataillon: la fanfare du 65e ba-tailldn, le 24e bataillon, le 60 bataillon d’infanterie, le 87e bataillon.4e Brigade : le brigadier-général Draper, commandant, un détachement du “Princess Patricia”, le 5e carabiniers à cheval, un détachement de mitrailleurs, un détachement d’ingénieurs, un détachement de cyclistes*, un détachement de forestiers, un détachement de services auxiliaires, quelques officiers et soldats du corps médical et du corps dentaire, un détachement du corps des vétérinaires, un détachement des employés postaux militaires et les chapelains.Plusieurs autres détachements non.mentionnés ici défileront aussi dans la parade qui se terminera par six policiers à cheval.LA RECEPTION A HALIFAX Halifax, 18.— Le général Currie est arrivé à Halifax aux premières LES COURRIERS _____RETARDES Londres, 18.— La transmission des courriers retenus pendant la guerre par le censeur des postes sera terminée le 30 août, a annoncé le War Office.Elle a été retardée parce qu’elle aurait aidé les Allemands dans leurs plans militaires et navals, augmenté leurs ressources commerciales et financières ou contribué au succès de leur propagande politique et commerciale.On ne s’occupe de ces courriers en retard que depuis le 25 juin.On estime que 360,000,000 de pièces ont été examinées durant la guerre et que 1,300,000 ont été retenues, dont 592,500 ont été remises récemment.Environ 153,000 pièces de celles qui avaient été gardées venaient des Etats-Unis ou y étaient adressées.Toutes les lettres restantes qui sont venues de la Grande-Bretagne ou y étaient destinées seront détruites, sauf les lettres ou colis contenant des articles de valeur ou des documents d’importance.Quant au courrier étranger qui a élé reçu en Angleterre, on a décidé de soumettre à un Tribunal l’estimation des pièces renfermant des marchandises, des valeurs et d’autres billets d’importance financière.La correspondance privée financière et commerciale sera remise.D’autres lettres privées seront tout simplement détruites, vu les frais très élevés d'un nouvel examen.LES B0LCHEVISTES EN DEROUTE Londres, 18.— Plusieurs bataillons bolchevistes ont été mis en déroute grâce à la nouvelle contre-offensive de l’armée russe du nord-ouest, le long de la rivière Luga au sud-ouest de Pétrograd, suivant des dépêches d’Helsingfors, datées de mercredi.Les forces des soviets ont aussi laissé un grand nombre de prisonniers et perdu des pièces d’artillerie et des munitions.Sur la rive occidentale de la Luga, dans la région orientale de Narva, les troupes antibolchevistes ont occupé Alexandroffskaia Yor-ka.A Test de Pskaw, au sud de Narva, d’autres détachements d’an-tiboicheviki ont attaqué le front ennemi et capturé 500 prisonniers.Tout un régiment bolchevik se serait livré aux Esthoniens près de Podzevy.L’agence Reuter a appris que la position du gouvernement bolche-viste en Russie devient de plus en plus précaire.Les événements de Budapest et la chute dramatique de Bêla Kun ont abattu le moral et la confiance parmi les bolchevistes.Des conférences de tous les groupes ont été convoquées par Lenine et par Rakovsky pour avoir lieu respectivement à Moscou et à Kiev, afin de prendre les mesures nécessaires pour raffermir le régime soviètaire.Les troupes bolchevistes sont harcelées par l’armée de Denekine qui a déjà atteint la ligne s’étendant au nord de Pottava, tandis que quelques révoltes bien organisées de paysans commencent une offensive pour briser l’encerclement tenté au delà de Rovlo.-*- SANS NOUVELLES DU “GOLIATH” (Service de la Presse Associée) Paris, 18.— On se demande ce qui est advenu de l’aéroplane géant le “Goliath”.On n’a pas encore eu de nouvelles de son arrivée à Dakar, dans le Sénégal.Samedi matin, à 3 heures 30, on annonçai1 qu'il passait au-dessus de St-Etienne, à 500 milles de Dakar.Il avait alors accompli la partie la plus périlleuse de sou voyage, ayant traversé le Sahara.DES ESCARMOUCHES AU MAROC (Service de la Presse Associée) Paris, 18.— Les troupes du Maroc, sous le commandement de leur chef Reisuli, ont tiré sur un contingent de soldats espagnols.Douze soldats ont é*é tués et un nombre considérable ont été blessés.Les Espagnols ont cependant réussi à se sauver.On dit que Reisuli est à construire un vaste système de retranchements entre Tanger et Tetouan, près de Fondiack.LE PRINCE FEYÇAL A PARIS A (Service de lu Presse Associée) Paris, 18.— Le prince Feyçal, le fils d’Hussein Ben Ali, roi du Hed-jaz, s’embarquera à Beymouth aujourd’hui pour venir à Paris.Il vien tira reprendre sa place comme chef de la délégation arabe.La presse de France dit que le prince n’est pas satisfait du règlement des questions de Syrie et de Perse.M.AMABLE PROULX, IMPRIMEUR DU ROI (De notre correspondant) Québec, 18.— M.Amable Proulx, imprimeur, de cette ville, et depuis quelques mois attaché au départe-menl de l’imprimeur du roi, vient d’être nommé officiellement imprimeur du roi en remplacement de M.F.F.Cinq-Mars, démissionnaire.L’LSPeiGNS ET LA LIGUEDES NATIONS Madrid, 18.— Le roi Alphonse XIII a signé aujourd’nui la loi autorisant l’adhésion de l’Espagne au pacte de la Ligue des Nations compris dans le traité de Versailles où il est parlé de l’organisation du travail, clause qui fut aussi acceptée par l’Espagne.m.sifïonTôttawa Ottawa, 18.— M.A.L.Sifton, ministre des douanes, qui avec }1.Doherty était à Versailles, est arrivé à Ottawa samedi soir.-«- SUR LES ENFANTS Le Petit Monde ne traite que des enfants, mais n’est.pas écrit uniquement pour les enfants puisque c’est un recueil de billets du soir publiés dans le Devoir par notre confrère Dupire.Ça n’est pas non plus un traité de puéricülture.La première édition s’enlève rapidement.Il reste moins de cinq cents volumes en dépôt.On trouve le Petit Monde dans toutes les lionnes librairies, au Devoir et à l'Action française, à 50 sous l’exemplaire, 5 sous de plus par la poste.On peut adresser les commandes à l’auteur, mais toutes les commandes en quantités seront remplies avec les réductions usuelles, par l'Action française, immeuble de la Sauvegarde, Montréal.LES BÔLCHË*v1KÎ D'ODESSA hier, après avoir sur le “Caronia” de la ville leur tête, se pour souhai-eommandant heures du jour, fait la traversée dp la ligne Cunard.t Plusieurs citoyens d’Halifax, le maire à sont rendus au-quai ter la bienvenue au miuiiu des troupes canadiennes en France et en Angleterre.Le générai Currie n est demeuré que très peu de temps dans la ville d’Halifax mais on a eu le temps de lui présenter une adresse de bienvenue.Un grou-pe de dames a présenté un bouquet a lady Currie qui accompagnait son mari.Le lieutenant-général Lurrie est parti immédiaiement dans un wagon particulier pour retourner à Montréal et de là à Ottawa.D’AUTRES ÉMEUTES CHICAGO NOUVELLES USINES AUX TROIS-RIVIERES (De notre correspondant) Les Trois-Rivières, ! 8.— On nous annonce officiellement que la International Paper a commencé les travaux d’excavation, ce matin, pour la construction de ses usines, rue Hemlock, sur les 'même temps.) La grande majorité des touristes qui font le voyage par train ou par le bateau se rendent cette année jusqu’au Saguenay, à bord des navires de lu compagnie Canada Steamshops (pii a trois navires pour faire ce voyage.C'est encore l'encombrement à bord de ces navires et il faut louer les cabines des mois d’avance car autrement on est obligé de faire, comme un grand nombre ont déjà fait, et coucher dans les salons.Par les années passées la Canada Steamships terminait sa saison de navigation au Saguenay vers le 15 septembre, mais celte année il lui faudra continuer encore jusqu'au 30 septembre afin de permettre à tous ceux qui ont retenu des cabines de faire le voyage.Un des directeurs de cette compagnie nous disait ces jours-ci que la saison u été des plus fructueuses cl comme question > de fait les cabines ont toutes été louées à lotis les voyages, Le "Saguenay", le "Syracuse" et le "Murray Bay" sont affectés à ce service et il est probable, nous (lisait encore notre informateur, que l'an prochain, on devra acheter d’autres navires afin d’accommoder tous ceux qui veulent faire voyage.Les gérants d'hôtels à Montréa ont fait dos affaires d’or tout et il est probable (pie cela va encore jusmi’au 15 septembre qu’il a nés chambres qui sont louées pour cette date.Dans les places d’eau c’est même chose et on compte que d le seul village de la Malbab il y a celle année près de 2,(Min villègia-turistes, ec qui ne s’était pus vu depuis plusieurs années.I.e prince le Galles, dit-on, doit aller passer une journée ou deux à cet endroit et r est ce qui relient encore les etrangers en tlépil de la Irmpérature qui commence à être froide dans le bas du fleuve.Mlle Hortense Cartier, fille de sir Georges-Etienne Cartier, est arrivée ce matin à la gare Windsor, où elle a etc reçue officiellement par le représentant de la ville, l’échevin Stn-w, qiu représentait le maire de Montreal.Mlle Cartier a fait te voya-gt (Je New-York a Montréal, en com-pagine de M.E.W.Villeneuve, président du comité du monu-ni?1!- ¦ “ii’tier, tlu commissaire 1 Jiilippe Roy, du lieutenant Narcisse Cartier et elle a été reçue a la gare par un grand nombre ( e personnes dont toutes les dames du comité de réception.e/,ait*t;r ,a fait ht traversée de I At antique a bord de “La France”, de Ja ligne Transatlantique.Ce na-vu-c est arrivé hier dans le port de \ew-\ork et la distinguée voyageu-se a ete reçue sur le quai par M.Villeneuve.Mlle Cartier a vécu plusieurs années à Cannes, en France (‘t pendant la guerre elle a converti sa maison en hôpital pour les soldats malades.C’est le premier voyage qu elle fait au Canada depuis que son pere est mort à Londres en 1873 ou elle lavait accampagné quand il est aile se faire traiter par des spécialistes anglais.If.t„ra.j.ct.iinrs épuisés», nrrvru*»» rt déllratr*,.rt rd* ni «Irus «Inr» «n blrn tir» rus.Il rsl ritipl»»» nrtrmrnt rrrniumoRdé pur «Fnitrlrtis .Uirmhr^Hhu l.1» tré.nrrs rl rrmiivrrmrnt* Rénéraut.Estampes en Caouteliouc EN TOUS (IRNRES A.Dérome & Gis 8» NOTRE-DAME KST.T*l.M.487».commerce, HOTEL ST-ROCH ~ Fl.n smériciln I *n*U1 S^O'reh »t Pl.r.J.rque.-r.nlrr «Phlrln Ursuniinl.Krr.nl.QUEBEC P Q I ** ** fl1* nrtneiU ds t.iUra cuninirciM.SERRURIERS ,, E.TELLIEH, lnüL,.p!! 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5IMS, et fm sénateur» C.A.LEFEBVRE COMPTABLE n.S® it-JAI OURS r»|.uéslrtrnrr t burran du mi 4S5 l^inuchrllérr B*|.J.-M.-PAÜL ETHIER ¦.A .t,.L.R.NOTAIRE, C.C.».!.•’ ^EHTE-CATHERINE; MAI».* U*.11.TSt.tél.rl».I U.slU sut.141.COLLEGE MOLER POUR tUtttlIKRS MOMMKft I T I I MMI.s, vouiriü^vou» nrriip^f une fXf’rlIenie ixiailinn ?Qinlfiut» »etitnP tir» »iirn»rtit.Po»IUoll ** • irre il hmit RHintre paye.Outil» dunnM •rnti» i.nur* ap^itHl «l.i »i4f.PreReutPR'Vuu* ImmoriiftiMiiriit au Moler puur bRf* liirr».«• !»Hilf>ien donnant de sages conseils aux joueurs îles Habitants.La joute jie fut pas rude et les quelques joqetirs punis furent envoyés au banc des pénitenciers pour des offenses mineures seulement.Mayo se fil cependant expulsé dans la troisième période pour le reste de la partie pour avoir levé la main sur 1 arbitre Eddie Robinson.Ce fut à peu près le seul incident regrettable de la partie.Alignement dos équipes: Ao/iomd CucgUnawnnn , Hu’.s F.Jacobs Ri essurd Peints t Lecoeuf Couverts Lamie Secours Doutre Degray Wattier Dussault Gauthier Baillargeon Vincent Défenses Scott Defenses Montour Défenses J.D Aillcboust Centres Vallières Attaques P.D’.MIJeboust Attaques Delisle Attaques Jocks Extérieurs Hamlock Intérieurs P.Jacobs Substituts: National—Lanteigne, Cardinal, Deschesnes, P.Langevln Caughnawaga — Lazzare, Mayo, Dion ne, Deer, Leroux.Arbitres, Robinson et McGuire.SOMMAIRE Première période 1— National—-Gauthier .2— National—Baillargeon .3— Caughnawaga-—P.Jacobs.4— National—Baillargeon .o—National—«Langevin .li—National—Langevln .Deuxième période 7— National—Vincent.8— Caughnawaga—Scott .9— National—Vincent .Troisième période 10— National—Gauthier .11— National—Dussault .12— National—Vincent .13— National—Wattier .! 14— National—Wattier .Quatrième période lô—National—Deschesnes .10—National—Vincent .17— National—Wattier .! 18— National—Lanteigne .H»—Caughnawaga—Sc-oll .20 - National—Deschesnes .50 21 —N a t i on al—D egr a y.t q 22—Caughnawaga—P.Jacobs.L50 OTTAWA BATTU Cornwall, 18.— Les Cornwall n ont fait qu’une bouchée des Ottawa lors de leur partie de samedi, laquelle a été jouée en présence Pour la seconde fois en quinze I jours, les quatre clubs de la Ligue Indépendante sont redevenus égaux | iiour la première place par les victoires, hier, du Hoyal-Canadien sur le Crescent par le résultat de 3 à 2, et du Lachine sur le -Métropole par j Je résultat de 12 à 9.Ces deux victoires ont été les deux plus ardu-inent gagnées de la saison, et ce n’est qu’avec le dernier homme de retiré dans la neuvième manche que les parties purent être adjugées définitivement.Le Lachine est l’équipe qui présentai! le jilus de nouvelles figures sur son alignement.Ray Cutter, dont les deux ligues locales se dis-putaient les services avec la dernière âpreté, jouait comme deuxième but pour le club de J.A.B.Larché, tandis que Dolan, un ex-International, couvrait le premier ! but.Dans la boite, les champions ! firent débuter Bennett, qu’ils rem-.20 Placèrent par Kennison, à la cin-.55 ; quième manche.Lorsque Harney 9.15 se démit la cheville du pied au mi-2.30 ; lieu de la partie, Bennett laissa la 1.50 ! boite et couvrit la position de Har-l.QU ney, tandis que Kennison entra j dans la boîte et tint les “Mets” en respect ]>our la balance du jeu.L’équipe du Lachine, ainsi renforcée, a paru invincible et on s’attend à ce que les champions de 1918 fassent maintenant un grand assaut pour remporter les mêmes honneurs dans la dernière série que ceux remportés par le Métro-poje dans la première série de Le Royal-Canadien et le Crescent ont joué une partie de toute beauté dans la première manohe du double-header d’hier.Les deux parties ont été magis- Lamothe, If.Beaudin, 3b.Pigeon, rf.Goudreau, 2b.Crevier, Ib.Jodoin, cf.Grégoire, ss.Damphousse, c.Clément, p.Flynn, rf.Reagan, 3b.Briggs, 1b.Major, ss.Curtis, 2b, Smith, if.Rice, cf.Mullen, c.Guillaume, j xWhelan .34 3 5 27 13 CRESCENTS Ab R H Po A .41 100 .2 0 0 2 4 .3 0 2 13 0 .4 0 0 1 4 - 4 1 1 13 .4 0 0 3 0 .3 0 2 2 0 .30 1 5 0 .3 0 0 0 1 .1 0 0 0 0 4.30 7.45 3.20 3.25 1.50 8.45 1.20 .30 50 tralcment arbitrées par Billy Me- Kwen et Beaudry, la première étant Jouée en 1 heure 42.Au delà de 3,000 personnes étaient au National, hier, enthousiastes et applaudissant aux efforts du président Jolhvet et de ses zélés officiers pour, tenir la ligue Indépendante au pinacle des organisations de son genre.La présence de Cutter au Nalio Ivor Leaf 2% A Tcck Hughes 20 21 Temlsk 37 38 Thomp.Krist.O-T 7% 7% Trethewey 32 34 Vac.Oil and Gas.22 25 LA LIVRE STERLING Cours du change sterling, à New-York et à Montréal, 18 août 1919 ; Liv.sterling à N.-Y.à Montréal Papier à 60 jours 422 139 Id., à demande.423 442 Par câble sous- marin .425.75 442.75 Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise, 4 p.c.de prime.Le franc (N.-Y.), 787.Taux d’escompte, à Londres, 3% pour cent.Taux d’escompte de la Banque d’Angleterre, 5 pour cent.The Sun Trust Company Limited AVEZ-VOUS DES FONDS DISPONIBLES ?Nous nous chargeons de les placer sur hypothèque ou valeurs mobilières, à votre choix.Nous avons constamment des demandes d’emprunt sur garanties de tout premier ordre.Ecrivez-nous ou venez nous voir.BUREAU DE DIRECTION : Baron J.d’Halewyn, Président H.Schetajjrne, 1er Vice-Président Justinien Pelletier, 2e Vice-Président J.-C.Gagné, Secrétaire-Trésorier Chs-Ed.Arpin, Directeur-Gérant Honorable J.-L.Perron, C.R.Gaspard DeSerres, Dr J.P.Laporte, Trefflé Kastien.J.-C.Hébert.J.A.E.Gauvin.99 RUE SAINT-JACQUES Casier postal 1180.Montréal.Tel.Main 2926 et 2927.ENDROIT : ECHEANCE : PRIX : Pour rapporter: Puissance du Canada Nov.1923 et 1933 prix du marché Province de Quebec Mai 1930 100.5% Ville de Sherbrooke Juil.1921 97.30 5V4% Commission scolaire Jonquière .Fabrique de St-Arsène, de Mont- Mai 1920-1939 100.5%% Mars 1956 100.5V4% Ville de Chicoutimi.•••«•«•.Dominion of Canada Nov.1936 fl 1945 100.5V4% (Great Northern Ry).— .Oct.1934 84.49 5%% Ville Mont-Royal .Nov.1944 93.25 5%% L’Hôpital Notre-Dame Ile Dorval Mai 1942 et 1943 100.6% Janv.1936 à 1914 100.6% Maisonneuve (Cité de Montréal).Avril 1941 88.50 5.40% Maisonneuve (Cité de Montréal).Commission scolaire de Sherbroo- Nov.1952 93.80 5.40% ko Juin 1942 93.52 5M,% Pointe-aux-Trembles.1923 et 1928 100.5 Va % Ednmnston, N.B „ 1920 à 1949 100.5%% La Corporation des Obligations Municipales LIMITEE RENE DUPONT, Gérant, 124 rue St-Pierre.Tél.6932 - - - QUEBEC J.W.SIMARD, Correspondant, 7 Place d’Armes, Tel.Main 4933 - - MONTREAL n Maisons d’Education Pensionnat de St-Benoit COMTE DES DEUX-MONTAGNES A une heure de Montréal par le Nord-Canadien.Cours modèle et académique.Ecole ménagère annexée.Anglais, clavigraphie, musique, enseignés avec soin.Entrée, le 2 septembre.COLLEGE ST-LOUIS TERREBONNE Cours commercial complet, bilingue.Promotions pour l’année 1919 : commerce, 2 ; pharmacie, 3 ; génie agronome, 2 ; génie forestier, 1 ; enseignement, 2 ; génie civil, 1, Rentrée, le 3 septembre.N.-,T.PIC HE, C.S.V., Directeur.SEMINAIRE DE JOLIETTE JOLIETTE.F.Q.Sous la direction des Clercs de Salnt-VIa-teur.Etudes classiques.Cours commercial français-anglais.Rentrée des élèves le mercredi, 3 septembre.J.LATOUR, C.S.V., Supérieur.Collège Commercial Excelsior Pour jeunes filles 128 RUE ST-HUBERT Cours commercial — de sténographie — combiné.Elèves soigneusement classées.Attention individuelle.Les classes ouvriront mardi ,1e 2 sept.i HÉ AIRES FERMÉS New-York, 18.— Trois autres théâtres ont n nmmuiu', la que le made la vie de la nation, uvernement ! ¦ la vie de i nombreuses j de l’Etal.Budapest, 18.— L'archiduc Joseph a nommé premier ministre M.Friedrich.Lovassy, qui était premier ministre dans le cabinet destitué, demeure dans le nouveau cabinet comme ministre des Affaires étrangères.Le baron Sigismond Perenyi est ministré de l’Intérieur.Les autres membres du cabinet sont ; Johann Gruann, ministre des Finances; le générai Schuitzer, ministre de la Guerre; Georges Baloghy, ministre de la Justice; Stefan Szabo, ministre de l'Agriculture; Karl Ilus-zar, ministre de l’Instruction et des Cultes; C.Siiiery, ministre de l’Hygiène publique ; le professeur Rlcyer, ministre des Minorités nationales ; Stefan Haller, Johann Mayer et le comte Paul Rotucki, ministres sans portefeuille.Ec nouveau cabinet hongrois a prêté le serment d'office devant î’archiduc Joseph, vendredi.Paul Gerami, le leader socialiste et les autres socialistes ont dit hier qu’ils refuseraient d’entrer dans le cabinet de M.Friedrich, à moins due l’archiduc Joseph n'abandonne la régence.Les nouveaux ministres espèrent tenir jusqu’à ce que le Parlement fasso^ des élections.Les ministères du Commerce, du Bien-être public et de l’Alimentation seront laissés aux socialistes.Le comte Julius Andrassy, ministre des Affaires étrangères dans le dernier cabinet Lovassy, désire, dit-on, convoquer le nouveau Parlement immédiatement, au lieu d'essayer de faire des élections.D’ici aux élections, les nouveaux ministres essaieront de garder leur poste et de reconnaître 1 archiduc Joseph comme régent.Le nouveau cabinet hongrois renferme un nouveau ministère, celui ‘H1' est chargé de préparer les négociations de la paix.L’ARCHIDUC VA SE RETIRER Paris, 18.— L’archiduc Joseph, répondant à une déclaration faite par le chef socialiste Garbai, qui énonçait tes conditions auxquelles démocrates socialistes seraient prêts à s’unir au gouvernement, aurait dit qu’il se retirerait de la vie politique aussitôt que le nouveau cabinet serait constitué et que, dans tous les cas, il ne revendiquerait pas des droits qui pourraient norter à croire qu‘’il veut restaurer la monarchie.Le Temps, qui rapporte cette réponse, ajoute que Martin Lovassy, ministre des Affaires étrangères dans la nouveau cabinet, est reconnu par ses amis comme “ un ami de l’Entente Le journal dit ou’il a toujours cherché à donner à la Hongrie une culture intellectuelle française.UN PIS-ALLER Berlin, 18.—Suivant des dépêches de Budapest et de Vienne, le nouveau cabinet hongrois est un pis-aller et ne durera pas longtemps, parce que les socialistes n'en font pas partie et que ceux qui en font partie sont trop réactionnaires.On ne sait pas si l'Entente acceptera ce nouveau gouvernement, parce que la classe ouvrière, la bourgeoisie n'y sont pas assez représentées et que les socialistes n'ont lias encore consenti à accepter les trois portefeuilles qui leur ont été réservés, On dit que les so-(ialistrs ont refusé de faire partie du cabine! parce qu’il a été décidé défaire des élections d’après le système de la majorité.Une dépêche de Vienne dit que l'archiduc Joseph se rend compte que la situation politique est diffi-nle "t mill a l'intention de se retirer de la politique, nnssilûl qu’un gouvernement de coalition aura été formé.L'irrhidutf Joseph ne rallie pas tontes les sympathies.La lettre md a éié publiée et mie l'empereur Gh.arlrs envoyait à l'archiduc, disant à ep dernier de garder le pouvoir jusqu'à oe qu'il revienne, a créé du mèeont'Mitcincnt en Hongrie.1 GOI P D’ETAT IMPREVU LE VASTE SYSTEME DES VOIES SOUTERRAINES ET ELEVEES DE L'INTERBOROUGH RAPID TRANSIT COMPANY EST COMPLETEMENT PARALYSE.— NULLE VIOLENCE.— CE SERAIT UNE MACHINATION DES PATRONS.le il- e itr ih Tou Hbirtc rr.1/ protégée par l’E- j llétfilimea seront i nid H ions sociales légitimes, et 1rs iTntit rire prMtvtr* I frncc Intellectuelle» icftie» iouiront de In «’ni lu»K In n n:i ftîu 1«'* Htoven* !«’ rHJjjînn fd de conscicn* nie sern nbl 1*2 Al «dre pour ton* 1r* enfant* pend »nf huit nn* I !#c* étevr* devront idler si JVcole iu*
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