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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 6 septembre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-09-06, Collections de BAnQ.

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f Abonnements par la poste Edition quotidienne n CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 r’^ UNION POSTALE.8 00 VOLUME X.— No aoy MONTREAL, SAMEDI G SEPTEMBRE 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Édition hebdomadaire CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE $3 00 3 J>0 3 00 g DEVO Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE.Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Le monument Cartier Deux leçons — “Avant tout soyons Canadiens” “Il faut nous cramponner à la terre” On inaugure cet après-midi le 'monument de Cartier.Hâtivement, nous voudrions, dans l’oeuvre abondante de l’homnfe d’Etat, recueillir deux leçons de portée lointaine et d’urgente actualité.La première est une leçon d’amour du pays.Au lendemain de la mort fie Cartier, sa fille écrivait de Londres à une personne de sa famille ces mots, qu’on a depuis livrés à la grande publicité : “Dites li ses amis du Canada qu’il a aime son pays jusqu’à la fin, qu’il ne désirait qu'y retourner ; deux jours avant sa mort, il s’est fait lire tous les journaux canadiens.Ses ennemis même ne lui refuseront pas, je l’espère, d’avoir aimé avant lout son pays." Et ce témoignage de l'enfant, pieusement inclinée sur la dépouille mortelle du père, n’est que l’écho lointain des vers d’une facture peu brillante, mais d’une inspiration très nette, où, quarante ans plus tôt, Georges-Etienne Cartier chantait l’amour de son pays: Souvent de.la Grande-Bretagne On vaille et les moeurs et les lois; Par leurs vins la France et l’Espagne A nos éloges ont des droits.Admire: le ciel d’Italie, Loue: l’Europe, c’est fort bien; Moi, je préfère ma patrie : Avant tout, je suis Canadien.Sur nous quel est donc l’avantage De ces êtres prédestinés?~ En science, art de langage.Je l’avoue, ils sont nos aînés.Mais d’égaler leur industrie m Nous avons chez nous les moyens: A tous préférons la patrie : Avant tout, soyons Canadiens.Originaire de la France, Aujourd’hui sujet d’Albion, A qui donner la préférence.De l’une ofi l’autre nation?, Mais n’avons-nous pas, je vous prie, Encore de plus puissants liens?A tous préférons la patrie : Avant tout, sogons Canadiens.Et ce cri : Avant tout, soyons Canadiens! qu’est-ce autre chose que le résumé et la conclusion de ce long poème où l’homme politique qui se croyait poète glorifiait le Canada, son pays, ses amours?Voilà la première leçon : le devoir d’aimer son pays plus que tout autre, de le préférer à tous, que nous voulons tirer de l’oeuvre de Cartier.La seconde, c!est l’attachement à la terre, la nécessité pour les Canadiens français de se “cramponner” au sol de la patrie.Avec son esprit réaliste et soucieux du positif.Cartier a vu très nettement cette vérité.11 l’a un jour exprimée en des formules qu’il faudrait graver clans toutes les mémoires.“Canadiens français, s’écriait-il au cimetière de la Côte-des-Neiges, le 21 octobre 1855, lors fie la translation des restes mortels de Ludger Duvernay, Canadiens français, n’oublions pas que, si nous voulons assurer notre existence nationale, il faut nous cramponner èi la terre.Il faut que chacun de.nous fasse tout en son pouvoir pour conserver son patrimoine territorial.Celui qui n'en a point, doit employer le fruit de son travail à l’acquisition d’une partie de notre sol, si minime qu'elle soit.Car il faut laisser à nos enfants non seulement le sang et la langue de nos ancêtres, amis encore la propriété du sol.Si plus lard on voulait s'attaquer à notre, nationalité, quelle force le Canadien français ne trouvera-i-il pas pour la lutle dans son enracinement au sol?Le géant Antée puisait une vigueur nouvelle chaque fois qu’il touchait la terre : il en sera ainsi de nous.“Voilà un siècle, nous étions à peine soixante mille Canadiens français disséminés sur les rives de notre beau Saint-Laurent, et aujourd’hui nous sommes au delà de six cent mille, propriétaires d’au moins les trois-quarts de nos fertiles campagnes.Je ne vois pas d’éventualité possible qui puisse donner le coup de mort (i notre nalioifalilé, tant que nous aurons la pleine possession du sol.Compatriotes, souvenons-nous toujours que notre nationalité ne peut se maintenir qu’à cette condition.” “Il faut nous cramponner à la terre”, “Avant tout, soyons Canadiens!” voilà les formules qui expriment certaines des plus hautes, des plus nobles idées de Cartier; voilà les mots d’ordre qu’il faut que ces fêtes et son image de bronze jettent à la foule d’aujourd’hui.Ils sont plus actuels, plus nécessaires que jamais.Orner HEROUX.BILLET DU SOIR PSYCHOLOGUE Les enfants sont de profonds psychologues.Ils excellent d’autant mieux dans cette science plutôt abstraite qu’ils n’en commissent pas un traitre mot, ce qui leur évite de s’embarrasser dans les formules.Eux, s’ils n’arrivent pas à la gloire d’un Bergson, ils atteignent celle, très estimable, d’être compris.Ce n’est pas ça qui les fera un jour trôner sons la Coupole; mais ils ne s'en soucient guère : la coupole des deux suffit à leur bonheur.Et parfois à leur malheur car dans Vhistoire qui motive ce préambule savant, il y a des larmes.C’était hier malin, rue A.7ms enfants en longues cohues , telles des abeilles accourant vers leurs ruches, s’en allaient —- sans courir! — vers l’école.Tout à coup un petit homme, à ¦•' •'os de je ne sais quoi, d’un revers de main giffle la joue de son cadet qui' raccompagne.Un ministre en semblable occasion eût eu le courage de ne i>as pleurer : mais allez donc en demander autant à un mioche de cinq on six ans! Ses cris remplissent l’air : “Aie! Aïe! je vais le dire à mouman.aïe! aïe! tu vas attraper une volée.hou, hou!" Le spectacle est si banal que pas un gamin ne s’y intéresse.Le souffleté, devant tant d'apathie, un instant se calme puis, comme nui par une idée subite, retourne, sur ses pas.U n'en a pas fait deux que ses hurlements reprennent.Ce manège évident suffit à m’in iriguer.Je fais roule du côté du bonhomme ; je décide donc de le suivre.Sa cacophonie devient assourdissante.Les passants, pressés, lui jettent un regard amusé puis filent tandis que le gamin continue de plus belle sa musique, fort belle imitation, ma foi, du genre jazz.Nous cheminons dennis an moins cinq minutes, lui devant, moi der- rière, et comme ses pleurs, an lieu de s’apaiser, redoublent, je décide de faire une enquête.—Dis donc, petit, ça te.fait donc bien mal?—Non, mais je.vais le dire à mouman 1 —Où est-elle, ta mère?—A reste ici, fait-il en m’indiquant une porte où il s'arrête eu lançant cette, fois des sanglots d g nu-mi lards — vous savez, ces sanglots qui ont la propriété de fendre les pierres.> —Mais tu viens de me dire que ça ne te fait phis mal; ne pleure lilus.Le petit psychologue, tout en faisant jouer sa gamme de hoquets, se révèle, ici : —Si j’pleurais pas, mouman a battrait pas mon petit frère! hou.hou.hou._________ - ' Efiax SO R HL CHRONIQUE MUNICIPALE REGRESSION On pouvait lire, dans la Gazelle G hier matin, que les commissaires viennent d’adopter un réglement, qui sera bientôt transmis au conseil pour approbation, relativement à la construction des maisons rue Saint-Denis, entre la rue Bélanger et le boulevard Crèmazie.Le règlement (147, qui sera amendé, si les écho vins approuvent la proposition des commissaires, interdisait la construction des escaliers extérieurs, sauf pour donner accès au rez-de-chaussée.Si notre mémoire nous est fidèle, il avait été adopté, avec une série d’autres, vers 1914, à la suggestion de l’échevin Bastien.C’était un progrès sensible sur le passé.On préservait ainsi les nouveaux quartiers contre les hor- reurs qui enlaidissent les anciens.Personne ne contestera, en effet, que ces horribles escaliers en tire-bouchon, qui ont l’air d’un échafaudage qu’on aurait négligé d’enlever, sont tout ce qu’il y a de plus J inesthétique et contribuent à faire de Montréal, concurremment avec les corniches de fer-blanc de lignes capricieuses, mais uniformément grotesques, l’une des villes les plus laides du continent.L’amendement des commissaires est donc une régression, et nous nous serions attendus à plus de goût de la part de ces messieurs.Nous revenons au même point ; nous reculons en somme.Qui nous débarrassera jamais de ces laideurs ?Seule la création d’une commission d’architectes, que nous réclamons depuis des années, pourrait travailler efficacement à l'embellissement de Montréal.Nous sommes sûr qu’il s’en pourrait recruter une parmi les membres de l'association provinciale qui consentit à donner ses services.gratuitement.A cette commission incomberait le soin d’approuver les plans de toutes les constructions nouvelles et de toutes les modifications apportées aux constructions anciennes.Le laid coûte aussi cher et quelques fois plus cher que le beau et, par contre, il est aussi dommageable à la réputation d’iific ville que le beau lui est profitaule, Montréal, métropole du Canada et ville reine de la province française, devrait tenir à ce cachet de sobriété et d’élégance qui caractérise les constructions françaises et qui se trouve encore dans toutes les vieilles maisons de quarante ans et plus.Félicitons-nous du fait que la construction fies logements ouvriers ait été soustraite au contrôle des commissaires et la confection ties plans, confiée à une commission technique qui offre au moins certaines garanties tie compétence.Quelles horreurs nous auraient données M.Décary et ses collègues, avec le goût qui les caractérise! Mais tout n’est pas fini, même dans cette affaire des maisons de la rue Saint-Denis; nous espérons que le conseil refusera son adhésion à l’amendement et réunira la majorité nécessaire à son rejet définitif.M.DECARY NOUS ECOUTE Mais nous aurions tort de trop chicaner M.Décary aujourd’hui puisqu’il vient de donner aux employés municipaux des conseils qui s’inspirent d’un article que nous publiions il y a quelque temps.Le président de la commission admi-inistrative voudrait que chacun des fonctionnaires niuntcmaux fût le gardien vigilant des intérêts de la ville.Et cette demande qui, on l’admettra, n’est que juste, elle se traduirait dans l’application par une multiplication considérable du nombre des inspecteurs actuels.Chaque employé municipal, constatant quelque part une violation de règlement, lu rapportera à son chef.Le temps futur n’est pas trop fort, car, comme il est dit dans la circulaire de M.Décary qu’il sera tenu compte du zèle déployé par les employés lors de l’octroi des promotions, cela leur servira de stimulant et éveillera le zèle des plus nonchalants.ENCORE LES AFFICHES Nous cueillons, dans le dernier exemplaire du Canadian Municipal Jounrnal, l’entrefilet suivant : “L’annonce, quand elle est adroitement utilisée, constitue sans aucun doute un moyen d’apporter de nouvelles affaires à l’annonceur.La façon dont l’annonceur dépense son argent, dans le but de retirer des résultats, ne regarde personne autre que lui-même.Le moyen qu’il prend pour atteindre le public regarde le public, cependant, et celui-ci commence à s’en rendre compte.“L’apparence compte pour quelque chose.Pour cette raison, et pour aucune autre, tous les journaux modernes, bien que la plus grande proportion de leurs revenus vienne de l’annonce, ont exclu les annonces à grand étalage de leur première page.“Quand une industrie particulière, qui dépend pour une part si importante de ses annonceurs, peut prendre cette détermination à raison de l’apparence, combien n'est-il pas plus important que nos rues publiques, les premières pages de nos villes soient protégées! “Plus une place est publique et plus on s’empresse de s'en saisir pour y installer des palissades à affiches, sans se soucier du fait qu'elle constitue une influence détériorante pour Te voisinage, que cette palissade est souvent un écran derrière lequel s’accumulent des vidanges et des détritus de toute sorte qui peuvent constituer parfois un danger sérieux d’incendie.“Les villes dépensent des sommes énormes pour la construction de trottoirs et de chaussées ; les marchands cl les propriétaires particuliers, beaucoup à cause de l’apparence, améliorent leurs propriétés ayant front sur ces rues et ces trottoirs, afin que l’oeil du public-voyageur ne soit pas offusqué.Cependant, on permet l'érection des palissades d’annonce sans exercer le moindre contrôle sur leur location.“Il est grand temps que nos autorités municipales reconnaissent leur devoir envers l’apparence esthétique de la ville et réglementent l'érection des cnsoigmV et des affiches." Nous avons tenu à reproduire cet entrefilet au texte parce qu’il contient, en résumé, tous les argu-, ments qui militent en faveur du contrôle de la location des affiches au point de vue ordre, élégance et hygiène.Pour d'autres raisons connues de nos lecteurs nous réclamons aussi depuis long-temps la censure du texte même de ces affiches et de toutes les ins- criptions publiques.11 est déplorable, on effet, que dans une ville comme la nôtre, une ville qui se dit française et qui Test incontestablement par la composition de sa population, on puisse afficher tout ce que l'on voudra, corrompre le goût de l’exactitude et de Tété-gance chez les enfants, imprimer dans leur jeune cerveau malléable des tournures vicieuses et des barbarismes hideux.LE TARIF DU TRAMWAY A moins d’un appel de la part des autorités de la ville de Montréal qui est probable—il serait fait cette fois non pas pour abaisser Je tarif du tramway, mais pour le hausser afin que le coffre de Concordia puisse recevoir les cinq cents mille dollars dont il a un besoin béant — les nouveaux billets seront mis en circulation dans quelque temps.Nous demandons tout de suite à la commission de ne pas oublier qu’ils doivent être strictement bilingues.Elle ne pourra pas plaider par conséquent, comme M.Décary, distraction, puisqu’elle est prévenue.Ajoutons que nous trouvons étrange que Ton force les gens à se rendre aux bureaux de la compagnie pour obtenir le remboursement des billets qui ont été émis et vendus par eelle-ci.Quand par la mise en vigueur du nouveau régime, ils deviendront périmés, pourquoi ne donne-t-on pas instruction aux contrôleurs des billets de chaque tramway de les racheter?Comme il devient de plus en plus coûteux de se tromper de route en tramway, nous demandons aussi aux autorités de la commission de faire afficher à l’intérieur du tramway une grande pancarte qui indique de façon détaillée le parcours de la voilure.De la sorte, le public voyageur saura exactement à quel -ndroit il doit correspondre et constatera assez tôt pour corriger sorre,reur s’il a fait fausse route.A l’heure actuelle.rien n’est plus facile que de se tromper quand on prend une voiture à la hâte puisqu’elle ne porte pas à l’arriére l’indication du trajet.Louis DUPIRE.CHRONIQUED’OTTA WA EN TUANT LE TEMPS Ottawa, G.— Les Communes ont continué vendredi après-midi le débat sur l’adresse, c’est-à-dire qu’on n’était censé loucher aucunement à la question du traité de paix, mais il est bien difficile de parler d’autre chose, et les quelques orateurs qui se sont succédé n’ont pu l’éviter entièrement.Avant la reprise du débat, cependant, Ton a assisté à quei-I cpies menus incidents, dont l’intro-j duclion par le premier ministre d’un bill basé sur la résolution qu’il | a présentée mardi dernier.Il n’est I pas ordinaire de présenter une mesure avant l'adoption de la résolu-! tion préalable, et M.Devlin a demandé des éclaircissements avec une certaine persistance, ainsi-que M.Bureau.A leurs demandes d’explications de ce procédé nouveau, M.Borden a répondu qu’il n’a rien d’extraordinaire et n’offre aucun rapport avec Je fait que le Sénat a vidé hier soir la question dams l'affirmative.M.Devlin demandait ironiquement si les Communes sont appelées à agir comme Cour d’appel du Sénat, ce qui semble être le cas en vertu des circonstances, mais ce n’est qu’en apparence, déclare le premier ministre, et !es deux Chambres restent indépendantes Tune de l’autre.Elles signeront conjointement ou séparément, ainsi que le sera décidé en temps et lieu, une déclaration ratifiant Je pacte signé par les représentants tic l’Empire et du Canada, et pour le moment, le bill et la résolution présentés à la Chambre n’ont pour but que de provoquer l’expression d'opinion de celle-ci.L’opinion globale, sans doute, car bien des restrictions individuelles seront faites la semaine prochaine, dont il n’y aura pas de trace d.as le parchemin officiel transmis à Sa Majesté, à la suite de lu communication télégraphique et pressée qui sera faite sans doute jeudi prochain par le chef du gouvernement aux autorités impériales.On affirme en effet que celles-ci seraient fort pressées de donner avis à Paris de la ratification britannique complète, laquelle, s’ajoutant à celle do la France et du Japon, formeraient les trois ’ntifications requises pour l’émission de l’avis de dépôt prévu dans les arrangements protocolaires.Londres serait très pressée d'accomplir cotte formalité, et l’aurait fait depuis longtemps salis les protestations télégraphiques répétées de sir Robert Borden ad-iurant les autorités impériales de l’attendre et (te ne nas le mettre dans la posture ridicule d’avoir fait et répété des assertions démenties par les faits, au sujet de notre impeccable status de nation.Londres aurait consenti à attendre le bon plaisir du Canada, mais en v mettant des limites, et ce serait pourquoi M Borden aurait mis comme condition essentielle du relard qu'il a accordé à M.Mackenzie, inc le débat no se prolongerait pas plus tard que ioudi prochain, le 11 Cela aura donné quatre jours à Fonnosilion pour exposer scs oh-iecHons et, ses craintes, mais on ne eroil pas qu’elle aille nlus loin, et il n’y aura vraisemblablement nas de vote, la résolution 'lu premier ministre devant être votée à l’unanimité (j^ la Chambre en toute probabilité.1 e gouvernement ne prendra pas de temps ensuite à donner le mot à Londres, 'T la façade ¦’•tant sauvée, le grand Empire signifiera ¦’M ¦T>'‘«e provisoire de la Société des Nations nu’il ratifie pleinement et eonmintemenf l’arranirement ronve-nn.las manoeuvres de la grande politique devant nécessairement tes- I sembler beaucoup à celles de la petite.‘X* X* :Æ M.Joseph Deniers, député de St-Jean, Iberville, a repris le débat ajourné, hier après-midi, et a prononce, en anglais, un discours,- soigné par la forme autant que par le fond.Il prend tout de suite l’attitude que la ratification qu’on nous demande n’est nécessaire en rien et ne fait que nous imposer de lourdes et dangereuses obligations, sans anduo avantage correspondant.Le pacte peut bien, par exemple, empêcher tel pays d’envahir tel autre, mais en quoi cela concerne-t-il le Canada, et surtout à quel pays pouvons-nous nous-mêmes faire du mal, que la société des nations puisse avoir à nous empêcher ?Il est donc de toute évidence que le bon sens et la raison nous commandent de nous abstenir de ce bloc enfariné et de donner tous nos efforts à la reconstruction économique de notre pays, sans nous mêler des affaires d’Europe, ce qui est du reste contraire à l’esprit et à la lettre de notre constitution comme colonie, dit M.Deniers ; nous sommes limités aux termes de la constitution, que nous avons reçue du parlement anglais ; nous n’avons ni intérêt à la changer, ni le droit strict de le faire de nous-mêmes, et il est puéril de prétendre (pie nous sommes devenus une nation proprement dite, au sens.international du mot, alors que Ton ne peut montrer rien qui le prouve formellement ; il vaut mieux pour nous travailler à Tunion des différents éléments qui composent le pays et à la pacification des iné-contentements nombreux qui sont toujours causés, entre autres, par !a vie chère et par la sévérité que déploie le gouvernement contre les fils de cultivateurs dont les prisons sont actuellement remplies.Dans d’autres pays, où le service militaire constituait une obligation nationale depuis longtemps reconnue et entrée dans les moeurs, on se propose déjà d’accorder une large amnistie aux délinquants, tandis que chez nous, où la conscription fut une nouveauté inconcevable pour une grande partie du peuple, on fait preuve d’une sévérité que rien ne justifie.On avait fait des promesses solennelles et publiques, en 1916, que le service, obligatoire ne serait pas institué : plus tard, on fit une promesse spécifique semblable aux fils de cultivateurs, et lorsqu’après toutes ces promesses brisées et reniées, un certain nombre de citoyens se trouvent en contravention avec une loi si mal présentée, on les punit pour un délit qui iemonte plus haut et dont d’autres qu’eux-mêmes devraient plutôt porter la responsabilité devant les tribunaux, comme ils la porteront devant l’histoire.M.Demers recommande aussi la réglementation des entrepôts de comestibles et termine par un appel à la paix dans le sens indigné par une phrase du général Botha.M.Baldwin, de Stanstead, et M.F.S.Cahill, de Pontiac, tous deux libéraux, ont continué le débat : la droite semble n’avoir rien à dire sur l’adresse et regarde simplement faire l’opposition, qui s’en tire un peu comme elle peut.Ni l’un ni l’autre des deux orateurs sus-nommés n’a fait un effort digne de remarque, non plus que le Dr Fontaine, de Hull, qui leur a succédé et qui a surtout insisté sur le cas des insoumis et l’amnistie que demandent à tour de rôle les membres de l’opposition, et s’est défendu de vouloir rien voter qui puisse entamer le bloc de notre autonomie.M O.Turgeon, de Gloucester, a comparé par quelques chiffies l’ancienne prospérité connue sous Tad-ministration libérale et fait, lui aussi, les réserves ordinaires sur les dangers de nous lier les mains par la ratification du traité.Le Dr Edwards a été le dernier orateur et la séance s’est ajournée à lundi pour le gros débat sur la résolution du premier ministre.Ernest BILODEAU.BLOC-NOTES Leur petit jeu ?L’amiral Jellicoe vient de recommander aux Australiens de construire une flotte de huit croiseurs qui leur coûteront 25 millions pur an.Il est tout probable que.d’ici quelques mois, le même amiral nous demandera de nous engager dans tin programme analogue de construction navale.Cela coïncide assez curieusement avec lu recomman-dution que le ministère anglais fait à tous ses ministres d’épargner l’argent du public et de réduire de $700,000,000 à $350,000,000 ou moins le budget de la défense navale anglaise, pour éviter la ruine du contribuable anglais.Si chaque dominion autonome est invité à y aller de 25 ou île 50 millions pur an en frais de construction navale au bénéfice final de l’empire, et an bénéfice immédiat des constructeurs anglais et coloniaux, Londres aura pris là un moyen pratique et merveilleux de faire payer aux contribuables canadiens, australiens, néo-zélandais et sud-africains une part des frais dont on déchargera l’anglais.Business is business, don’t you know! L’opinion du Canada Un périodique américain, le Literary Digest, prétend résumer, dans une de ses dernières livraisons, l’opinion canadienne sur M.Mackenzie King, en donnant des coupures d’une trentaine de journaux canadiens.De ceux-ci, il y a un seul journal rédigé en français, une feuille complètement discréditée, malgré ses prétentions à l’indépendance, et qui a été tour à tour LETTRE DU JAPON Importance de ia conversation du Japon il y aura bientôt vingt siècles que) l’Eglise catholique travaille à lai conversion des peuples; cependant, hélas! c’est à peine si le tiers de la population du globe a encore accepté le joug pourtant si doux du saint Evangile.Les pays de l'Extrême-Orient, en particulier Tinde, la Chine et le Japon sont en grande partie païens.Partout dans ces diverses et immenses contrées encore idolâtres il y a des millions d’âmes, des centaines de millions d'ânics à sauver.Partout ia moisson est abondante, partout il faut des ouvriers.Mais parmi ces peuples en est-il un dont la conversion est la plus urgente?En est-il un, surtout, de la conversion duquel dépend celle des autres?Et quel est ce peuple?Ces trois questions ne doivent amener qu'une solution unique.Mais celle-ci, pour être tirée logiquement, a besoin d’être éclairée à la lumière de l’histoire.Dès lors, moyennant ce raoproehement entre les faits du passé et ceux du présent, elle découlera d’elle-mème par voie de syllogisme et sera en mesure de sc formuler plus rigoureusement.« Autrefois 1rs Apôtres, au sortir du Cénacle, avaient comme champ d’action le monde entier librement ouvert devant eux.Où allaient-ils d'abord diriger leurs pas?Surtout où allaient-ils concentrer leur> efforts?Or nous savons que l’Eglise, à peine née, s’en est allée s’établir ‘dans Moine, afin d’y abattre ainsi la reine du paganisme et d’y saper le chà-teau-forl de l’idolâtrie.Etait-ce là le fait d’une témérité capricieuse ou d’une tactique éclairée?N’y avait-il pas plus de succès à espérer en cherchant d’abord à persuader les gens simples, les ignorants et les méprisés, qu’en allant affronter la puissance et le luxe des grands et chercher des adeptes jusque sur les marches du trône imperial?t Et pourtant c’est ce que l’Eglise a fait dans Rome aux premiers siècles de son existence.Fendant trois cents ans.saint Pierre et ses successeurs, chefs de TEglise de Rome et de toutes les Eglises, ont lutté sans relâche à la fois contre les persécutions des e m p e r e u r s, l’indifférence des grands, les superstitions des petits et l'immoralité de tous pour y détruire le paganisme et y faire régner à sa place la doctrine vivifiante et civilisatrice de leur divin Chef.Et parmi cette population, c’était, sans repousser les humbles, les grands qui étaient les objets de leur zèle et de leur sollicitude.C’est ainsi que dès le premier siècle, la persecution de Domitien comptait parmi sci victimes des nobles tels que Flavius Clemens, sa femme Domifillu, scs deux fils, et des consuls tu;s que Glabrio.Au .siècle suivant, c’étaient sainte Cécile, Valérien, Tiburce et le sénateur Apollonius et tant d’au très qui glorifièrent par leur mur-lyre ia noblesse de leur sang autan! que la fermeté de leur foi et la pureté de leurs vertus.Enfin, avec Constantin le christianisme monte sur le trône des empereurs romains.Dans les siècles qui suivirent, les ministres de l’Evangile entreprirent la conversion des barbares.Mais toujours fidèles au programme tracé par les premiers apôtres, ils s'adressent d'abord aux grands avant d’entamer la masse du peuple.C’est ainsi que chez les Francs, saint Remi baptise le roi Clovis, chez les Burgondes, saint Avit de Vienne convertit le roi Si-gismond.chez les Saxons d'Angleterre, saint Augustin instruit le roi Ethelbcrt, chez les Wisigoths d’Espagne, saint Léandre et saint Ful-geiice font abjurer Parianisme au roi Reccaredde, chez les Suèvcs.saint Martin de Tours gagne le roi Théodomir en guérissant son fils.Il en fut de même de toutes les nations où les rois gardaient sur leurs sujets une solide autorité.Très souvent alors les princes devenaient eux-mêmes au milieu de leur peuple de véritables apôtres.Ainsi la grande Théodélinde, reine des Lombards, saint Vencesias de Bohème, saint Canut ie Grand de Danemark, Hakon le Bon, les ceux Olaus de Norvège, saint Casimir 1 de Pologne, saint Etienne de Hongrie.Plus tard encore les missionnaires n’ont mis d’autre tactique.Aux Indes le bienheureux Albert de No-bili se met au rang des brahmanes, ; caste supérieure de la nation, en ! étudiant leur science et en portant leur costume; le P.Ricci imite son exemple en Chine; au Japon, saint | François Xavier, ses frères et ses | successeurs immédiats opèrent une I multitude de conversions après avoir d’abord baptisé une foule de daimyos ou seigneurs féodaux du | pays à cette époque.De tout temps les apôtres du saint i Evangile ont donc mis en oeuvre dans la conversion des infidèles ce qu’on pourrait appeler la tactique (Suite à |a 2e page) libérale, conservatrice, impérialiste, conseriptionniste, pour devenir, depuis la fin de la guerre, anticons-criptionniste et pseudo-nationaliste.Si le Literary Digest avait voulu vraiment citer la presse canadien-ne-française, il aurait pu mieux choisir.Pour le reste, il aurait également pu, en cherchant à résumer l’opinion de la presse canadienne sur le nouveau chef libéral, ne pas se borner à un seul journal de notre province, surtout quand celle-ci compte plus du quart des électeurs canadiens.Des résumés aussi incomplets ne valent pas cher et ne disent pas grand chose.Pourquoi pas en français ?Le dernier courrier canadien apporte à l’adresse du Devoir un long rommunique et une circulaire de M.Francis Casadesus, “président et directeur de l’orchestre de Paris ’, accompagnée de sa carte personnelle où ce monsieur nous exprime son désir de voir reproduits dans notre journal les textes qu’il nous envoie.Or le petit mot de M.Francis Casa-desus, son communiqué et sa circulaire, tout cela est d’on bout à l’autre en anglais, de même que la sus-cription de l’enveloppe, adressée “To the Editor of le Devoir, Montreal, Canada”.Ou ce monsieur s’imagine que les journaux du Canada sont tous rédiges et publiés en an-, glais, ou il nous eroil américains ?“Our school The French High School of Musical Studies — has been established by the French government specially for American students", porte la carte personnelle de M.Casadesus, qui a pris la peine d’écrire cela de sa main.Ce n’est pas là le seul exemple de communiqués anglais transmis par des maisons ou des personnes de France, — qui devraient être mieux informées, — à des Canadiens français, Décidément, certains de nos cousins de France ne savent p is encore qu’il y a ici deux millions et demi de gens dont le français est la langue maternelle, et toute une presse qui répand chaque jour à travers l’Amérique près d’un demi-million de journaux destinés à des gens oui parlent français.Le cas de M.Casadesus n’est pas un cas isolé ; presque chaque courrier de France apporte ,ï la presse et aux gens du Québec de pareils exemples d’oubli ou d’ignorance de ia part de maintes associations ou maisons de France.Que ne leur enscigne-t-oia mieux que cela la géographie du Canada! Une diminution A New-York, les prix de la compagnie de téléphone vont subir une coupure de .3 pour cent, et 600,000 abonnés épargneront de la sorte plus de deux millions et demi par année, dit une dépêche.Ici, nous payons plus cher que jamais du téléphone.Mais nous en avons pour notre argent, dit un pince-sans-rire; avant, quand nous demandions une communication téléphonique, les buralistes nous donnaient imman-quablement un mauvais numéro avant de trouver le bon ; maintenant, elles nous -en donnent deux mauvais avant k> bon.Tour un progrès .! De nos affaires Londres câblait il y a quelques jours qu’un comité de défense impériale est en train de siégtr dans ta capitale anglais et que ce comité où nous avons, parait-il, un représentant, “établira l'effectif précis des troupes que chaque Dominion devra lever en cas de guerre future, soit sur terre, soit sur mer”.Le Star de Toronto écrit là-dessus un article quasi-nationaliste.“La nouvelle nous surprend”, dit-il.“Comment a-t-on créé un pareil comité, investi de semblables pouvoir;?Qui y représente ie Canada, et de quelle autorité agit ce représentant?11 est heureux que le parlement siège à Ottawa et que ses membres aient je ! droit de s’informer si un comité siégeant à Londres et dont nous ignorions même Texislcnce peut exercer de pareils pouvoirs.Ce comité se propose évidemment de lier le Canada à une pot.tique navale et militaire future.Eeia n'est pas du tout de l’affaire d’un ¦îomité composé de gens inconnus rl qui xiigc à Londres.Cela regarde le gau m;-nement et le parieoieri du Canada, à Ottawa et tout - tentative d’en disposer ailleurs, de la part de qui que ce soit, sera cause de plus d'embarras que de progrès”, il n’y a nas à s’étonner de ce ipii sc passe, du reste; si le Star n’a jamais prévu ecla.c’est qu’il n’a jamais bien vu .Tnlr dans les manoeuvres des impérialistes anglais.Ceux-ci, — “Give the Devil his due”, selon le proverbe anglais — ne sont pas de.- imbéciles.ils savent ce qu’ils font et où ns veulent nous mener, et profitent du temps et des circonstances favorable pour essayer de nous attacher davantage à leur politique.M.Borden a donné dans leur icu en liant lors de la signature du traité de paix, ie sort du Canada à celui de l’intégrité territoriale de trente-deux nations.Pourquoi les impérialistes s’arrèteraient-ils en si bon chemin, se disent-ils?Pour exportation La Gazette d’hier matin disait dans sa page du commerce: “It is understood that a large quantify vj cheese and other produce is accu rnnlating in storage here, aivaiting favorable opportunity for shipping” En d’autres termes, ies exportateurs continuent de ràficr sur le marché canadien de vastes approvisionnements de toute sorte, afin de les expédier en Europe le plus fût et de les y vendra le plus cher possible.C’est la continuation de lu politique do spéculation que la commission fédérale du commerce dénonce dans son communiqué aux journaux de jeudi dernier Elle promet d’y nuettre ordre, en faisant vider les entrepôts, s’il le faut, pour mettre fin à de parai le- manoeuvres.Nous verrons si eTe tiendra parole.G.P. I LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1919 VOL.X.— No 203 LETTRE DU JAPON fSuile de la Ire page) du prestige.Comprenant tpie leurs efforts eussent été stériles s’ils n’eussent pas donné d’abord aux païens une haute idée de la religion qu'ils étaient venus propager, ils s’attachèrent à gagner xivant tout au Christ ceux que leur position sociale portait à la considération de tous ou qui détenaient même l’autorité du pays et entre les divers pays ils entrèrent en premier lieu chez ceux oui dominaient les autres par leur puissance et l’éclat de leur civilisation.* * * Or, serait-il téméraire d’affirmer que cette tactique est encore toute d’actualité en Extrême-Orient, non seulement quand il s’agit de choisir entre les diverses classes d’un même peuple, mais lorsqu’on se dirige vers tel ou tel peuple païen pour y porter le flambeau de la foi ?Ce n’est un doute pour personne : le Japon, à l’heure actuelle, jouit en Orient d’une puissance prépondérante.Soit au point de vue politique, soit au point de vue militaire, soit au point de vue économique, soit au point de vue intellectuel, il s’impose à l’attention.Au point de vue politique, il a réalisé depuis la restauration de 1808, grâce à l’initiative intelligente et vigoureuse de l’empereur Meiji, une unité merveilleuse qui a concentré toutes tes forces de la nation et a dirigé l’activité commune sur la voie du progrès matériel et de la prospérité économique.Auparavant, le pouvoir n’avait pas cessé d'être en butte aux plus déplorables vicissitudes.1.'empereur n'avait exercé de véritable autorité que du Vie au Vile siècle, c’est-à-dire au seul début de .l’histoire japonaise, tout ce qui précède n’étant que mythologie et légende.Ensuite ce fut le régime féodal, durant lequel le gouvernement du pays, bien que restant de droit le seul apanage de l’empereur, appartint de fait, aux seigneurs qui vivaient à peu près indépendants sur leurs terres et se faisaient la guerre pour les moindres différends.Au commencement du XVTIe siècle cependant, il avait régné dans l’Empire une certaine unité, grâce a trois hommes de génie, Nobunaga, Hi-deyoski et Teyasu, qui s’étaient posés en dictateurs et avaient dompté les seigneurs turbulents.Mais Teyasu ayant fondé une dynastie, cette dictature ou Shogunal devint plutôt un poste d'honneur pour le renom d’une grande famille qu’une source de prospérité pour le pays.Celui-ci n’avait donc fait que végéter.Ajoutons à cela l’isolement farouche dans lequel le Japon s’était renfermé depuis les persécutions religieuses de KS17 à 1(140, et qui, par cette abstention volontaire de tout contact avec l'étranger, le privait de tout stimulant pour son progrès national.Mais depuis Méiji, le Japon est totalement changé à ce point «le vue.Le régime féodal a fait place au régime constitutionnel tel qu’il est en vigueur en plusieurs autres pays.Seulement l’empereur au Ja-reste tout puissant à cause du quelques maigres aliments.Ils ont aussi le courage du soldat.Dans le combat ils sont d’une intrépidité incroyable.Fiers et ambitieux à l’excès, ils n’hésitent pas à vendre chèrement leur vie pour le prix de la victoire.Ils ont reçu en héritage de leurs ancêtres la passion des actions d’éclat et des héroïques prouesses.Sans doute aussi l’espoir que leur font caresser leurs superstitions shintoïstes, de devenir des dieux après leur mort sur le champ de bataille et d’être un jour comme tels, dans des temples élevés spécialement en leur honneur, les objets des adorations populaires, explique leur froide indifférence, voire leur joyeux entrain devant le danger fulminant des canons et des halles.Enfin ils possèdent tous les armements des guerres modernes.Sur ce point plus encore que sur tous les autres ils se tiennent au courant des progrès obtenus par la science actuelle.Ils n’inventent pas eux-mêmes — ils n’ont guère le génie inventif — mais ils adaptent avec un art incroyable.Quant au maniement des armes, ils deviennent facilement des prodiges d'habileté et d'adresse.Au point de vue économique également, l’étranger qui vient au Japon est fort étonné de constater la rapidité avec laquelle le progrès matériel des autres peuples s’est propagé en ce pays.Les chemins de fer ici comme ailleurs étendent partout leurs réseaux.L’usage de 'l’électricité, du télégraphe, du téléphone est partout généralisé.Les industries se créent et se multiplient tous les jours avec les installations les plus perfectionnées des arts techniques.D’innombrables bateaux de toutes sortes sillonnent les mers environnantes et font l’échange des produits avec l’étranger.En un mot rien n’est épargné Pour élever de plus lu plus le rendement productif et faire affluer la richesse et l’aisance au pays.Il reste à signaler le point de vue intellectuel.Ici encore, le Japon montre un véritable engouement.Le pays est littéralement couvert d’universités et d’écoles de toutes sortes et de tous degrés où la jeunesse japonaise peut aborder toutes les branches île l’enseignement.Tous ccs établissements regorgent d’une population écolière avide d’apprendre et de s’instruire auprès de maîtres et de docteurs dont les plus savants ont, par les soins du gouvernement, reçu leur formation dans tes foyers intellectuels les plus intenses de l’étranger.Déjà il existe pou prestige unique qui le place au rang des divinités shintoïstes, de sorte que, pratiquement, le régime actuel n’est que du pur absolutisme.De ce régime dépend toute une armée de fonctionnaires qui exécutent servilement les directions du gouvernement suprême.Cette puissance singulière de l’autorité en pays païen est réellement étonnante.Il ne faut pas cependant ( u chercher l'explication dans le sentiment du devoir, mais dans le rôle incroyable d’unc.police publique et secrète qui ne trouve peut-être pas d’éga'lc en aucun autre pays et qui constitue ici le véritable nerf de cette autorité.11 y a aussi une autre raison, c’est le caractère du peuple japonais lui-même.L’esnrit japonais est étrangement positif.Il prend les choses telles qu’elles sont, il ne raisonne jamais un ordre, il l’exécute aveuglément sans se demander s'il est raisonnable ou non.Est-ce à dire qu’il faille, par l’exemple du Japon, exalter cette forme d’administration au-dessus de toute autre, principalement au-dessus de celle qui a pour base la conscience et le devoir?Loin de là.Mais ceci est une autre question.Qu'il suffise ici d'avoir signalé discrètement les conditions particulières qui expliquent au moins en partie l’admirable unité politique de ce pays.Comment ne pas admirer aussi la puissance militaire du Japon cette puissance qui s’est déjà illustrée par deux éclatants triomphes sur la Chine et sur la Russie?Les Japonais sont assurément un peuple de guerriers.Ils en ont le patriotisme et à un tel point qu’ils se considèrent supérieurs à tout autre peuple.Ils en ont le goût.On les y forme dès leur bas-âge dans les écoles par des exercices athlétiques auxquels tous prennent part, les filles comme les garçons.Aussi, il n’est pas rare, lorsqu’on demande à des petits bambins de six à sept ans ce qu’ils veulent devenir lorsqu'ils seront grands, d’obtenir cette réponse donnée d’une voix fière: "Je serai soldat”.On en rencontre même qui saver déjà à cet âge se mettre parfaitement au port d’armes et faire bien droits le salut militaire.Les Japonais ont encore du guerrier l'endurance.Ils sont d’ordinaire petits de taille «nais robustes et forts, Ils supportent facilement les fatigues accablantes des grandes manoeuvres et passent aussi ai-scmenl une journée sans manger qu’un étranger se passe de collation.De plus, toujours, la nourriture du soldat japonais est très frugale, consistant en un peu de riz et au Japon un bon nombre d’esprits réellement imminents auprès desquels la Chine envoie former ses maîtres et ses instituteurs.Les arts aussi ne sont pas moins en honneur que les sciences.La sculpture et la peinture compte des artistes de génie qui produisent de véritables chefs-d’oeuvre.11 ne faut donc pas se faire illusion sur la place qu’occupe actuellement le Japon en Orient.Sans contredit, il y tient le premier rang, il y est a la tète et qui sait si un jour lorf prochain il n’en sera pas la tete?.Sans doute, il ne possède Pas Par tempérament, la supériorité intellectuelle du génie chinois ou du -‘nie indien, il n’est pas comme ceux-ci philosophe, spéculatif, créateur ! Mais Rome, (pii a fait courber devant elle toutes les nations du monde alors connu, n’était-elle pas sur ce point inférieure à Ja Grèce?.En revanche le Japon, comme au-ti(fois Rome, possède le génie des conquêtes et du gouvernement.Sans doute aussi sa population est moins considerable que celle de ta Chine et de 1 Inde ! Mais si haut que l’on i( monte dans l’hisloire des peuples m- remarque-t-on pas que, par un étrange paradoxe, ce sont les plus petites nations qui ont fait les plus grandes conquêtes et qui se sont taille les plus grands empires ?Ainsi en fut-il des Assyriens de Salmanazar, des Perses de Cyrus, des Macédoniens d’Alexandre, des Romains de la République, des Huns d’Attila, des Arabes de Mahomet, des Francs de Clovis.De même plus près de nous, e est l’Espagne qui s’est conquis un royaume sur lequel "le soleil ne se couchait pas”, c’est titc Angleterre qui s’est créé jure britannique, c’est la Prusse a réalisé l'unité allemande.H n est donc pas improbable que e T!1,”11 .devienne un jour maître tout 1 Orient.Mais alors il sera maître de la moitié de la population cn-du globe ! Or ceci deviendra iraye pour le sort de l’huma-nde toute entière, si le Japon jusque-la demeure païen.l’cin deux fois dans l’histoire on a vu le fl(>t immense de la race jaune se ruer avec impétuosité et fureur 'ers 1 Occident.Ces millions d’hom-mes etrangers et redoutables eurent successivement à leur tète deux eiieis de genie, Gengis-Kahn et Ta-merlan, appartenant à la petite tri-• bu mongole qui fonda à cette époque un empire immense bien qii’éphémè-ie.Or d après l’opinion de certains philologues, le peuple japonais descendrait de la race mongole.Rien plus, d après une légende japonaise, (tengis-habn ne serait autre que le f mieux Minamoto Yoshitsune,—dont es caractères chinois se lisent aussi w"'."kiyo’.~ Pri!,ce de la famille inipei iaJe et guerrier célébré mie la Jalousie et la haine de son frère loritomp, premier .Shogun ou lieu-tenant-genrral de l’Empereur, aurait h!!i,|fUHi ' rnS-, ,le (le Y15.00.Apprenez à presser les vestons (coals) dans ’trois à quatre semaines.Position assurée a ^chaque élève.S'ad.United Pressing College, ?75 St-Laurent, Montréal.ALEXANDRE DUPUIS I t SW1! qud a excite plus (l'admiration et atteint une célébrité plus durable que tout autre dont on a conservé la mémoire.” Mendelssohn, qui s’y connaissait en musique, fut étonné du chant du choeur de la chapelle Sixtine.Mozart, ayant entendu le “Miserere”, en fut si impressionné qu’il en transcrivit la musique, presque sans erreur, de mémoire.Mais ni Mozart, ni Mendelssohn, ni Grove, ni aucun musicien n’a pu dire d’où venait la merveilleuse technique de cette chorale.| Le plus profond mystère entoure, I sa méthode de chanter.Les chan-| leurs parviennent à rendre la musi-! que d’une manière telle qu’on la croit impossible à moins de l’avoir nlendne.Los Montréalais pourront donc a voir une idée de ce chant, que l’on j pourrait dire presque divin, en en-j tendant les quatres seuls représen* j tnnts officiels du choeur, actuelle-i ment en Amérique.Le concert qu’ils | donneront au Monument national, le i 10 septembre, fait donc appel non seulement à la curiosité, au goût de l’art, mais également au goût pour le merveilleux, et pour la science, car les chanteurs d’église de Montreal, comme tous les Montréal d’ailleurs, pourront en retirer un certain profit.Billets en vente, mercredi, chez Archambault, Sainte-Catherine.(Communiqué).M.ALEXANDER MUNRO H.H.No 1, Lome, Ont.“Pendant plus de trois ans je fu* cloue au lit pur les rhumatismes.Durant ce temps, je reçus le traitement de nombre de docteurs, et j’essayai tout ce que je vis annoncé comme étant bon pour guérir ics rhumatismes sans en retirer d’amélioration.Finalement, je décidai d’essayer “ITuit-a lives”.Avant que j’en eusse pris la moitié d’une boîte je remarquai du mieux ; ia douleur n’était pas aussi forte, et l’enflure commença à baisser.Je continuai à prendre ce médicament extrait des fruits, et mon état alla toujours en s’améliorant, et je puis maintenant marcher pendant deux milles et faire les petites choses à l’entour de notre place.” ALEXANDER MUNRO.ô() s.la boîte, fi pour $2.50, boite d’essai 25 s.Chez tons les marchands ou envoyé franco ; sur reçu du prix par la Cie Fruit-a-tives Limitée, Ottawa.THÉÂTRE ST-DENIS LES CHOEURS DU VATICAN ___ m.iatô UN ilËMAfüûli A l.UU.U liigemi'ilt «le 1 {lièees, avec kuz et électricité un eiectr.c.i.bcuieiiicuti duns 1 est ou le iiorü de la ville.Ecrire en mentionnant prix par mois, a liasier 25 “Le Devoir -COI HS üë piano, chiïni, solfège et 1 à $2 de l’heure cil écrivant cartes d’étalage ; rapide et iueilu à tpprendre.Uicune demo relic.Nous vous eusrignons comment eu français et vendons votre travail.Pour renseignements écrivez aujoiml hui : American Jüliow Gard School, 221 Edifice Kyrie, angle Voiige et Shuter, foronto.__ Lue uume oiire ne luire cunnauru a lou-te personne soutirant de rhumatisme, goutte, lumbago ou maux de reins, dartres séchés et humides, constipation, obésité, asthme, enfin toutes les maladies provenant des altérations du sang, un remède végétal et merveilleux fabriqué au Canada, qui l’a Suéric elle-même empiétement.Ecrire : Ma-ame Falcon, hotte postale SOil, Montréal.HOPITAL tie gramophones.— Nous vendons et réparons toutes sortes de gramophones, satisfaction garantie.S'ad.794 vurd St-Laumit.Tél.Est 9703.boute- ORUF8 ET VOLAILLES Nous offrons pour cette semaine 1rs lots , de volailles de races suivantes : Game Cor-1 nlsh, 5 poules, un .coq, $20.Orpington blanc, i 9 poules, un coq, 830.Orpington fauve, 12 , fioulcs, un coq de choix, $40.Plymouth ?nrré, 10 poules et un coq d’exposition, $50.i Plymouth blanc, 15 poules de choix et un | coq, $50.30 leghorn brunes de choix, un coq, $75.50 Leghorn blanches de choix.$2.50 pièce.Camptiiés argentées, huit poules do choix, un coq, $25.Aneonns, 10 pouces extra et un coq, $25.Rouges R.Island, 12 poules de choix, un coq, $35.Plymouth Perdrix, 25 poules de choix, $3.nièce.50 beaux oies Toulouse, pour reproduction, $5 pièce.30 beaux dindons bronzes, 7 canes Pékin, un jars de choix, $25.Quelques trios de canards sauvages, $10.Louplc Jeunes paons, $80.Trois couples tourterelles crème, $3 paire.12 canards Courreur Indien, deux Jars, $3 pièce.Os canards pondent en masse.Coq faisant doré, $5.Pigeons hirondelle bleue, $4 la paire.Ifomers bleus ou rouges, $3.Lapins belge* do 5 mois, $5 la paire.Traité sur l’élevage et le soin à donner aux lapins, 25s.Traité élémentaire sur l’élevage du dindon, 25s Demandez ce qu’il vous faut, nous l’avons.Incluez toujours timbres pour réponse assurée.O Ferme Avicole Vnmaska, St- Hyacinth e, Qué.Ï’R 1X SPEC.TÂtyX mntr netToyngo do fenê- j 1res aux ECOLES FRANÇAISl.S si vous té- ; 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I’lnrr (l'Anne, coin Crulg.Soit.IsA LunrlPr «net.LE CANADA MUSICAL Depuis quelque temps, quelque chose semblait manquer à notre vie artistique et l'on ne se rendait pas exactement compte de ce que c’était.Nous venons de recevoir le “Uanada Musical” du fi septembre dans lequel nous trouvons l’explication de cette situation.En effet, la revue que les amateurs se plaisent à appeler “indispensable” n’a été publiée qu’une fois par mois en juin, juillet et août.La rédaction annonce qu’elle reprend avec le numéro du (i septembre son apparition bimensuelle.Nous remarquons une amelioration sensible chez le con frère qui a pris racine depuis plus de deux ans.C’est un signe de prospérité non équivoque pour lequel il convient de le féliciter.A lue.un article de M.Arthur Retondu], des notes sur Leoncavallo et sur Oscar Ifainmerstein qui vient de mourir, une entrevue de Pierre Montcux sur la saison de l’orchestre Boston Symphony, etc.De nombreuses «ravurr.s et beaucoup de nouvelles européennes paraissent en plus dans le "Canada Musical", en vente partouj.(Communiqué).MAX ROSEN Une semaine après la courte saison d’opéra San Carlo, M.Gau vin nous présentera son premier concert de la saison, au IhêûIre llis Majesty’s.Ce sera un récital de violon par le violoniste russe Max Rosen, élève de Léopold Auor qui, avec Heifetz, a émerveillé tous ses auditoires depuis son arrivée en Amérique.La tournée de Rosen, l’an dernier, a été un véritable triomphe.Nous avons vu des comptes i rendus élotfieux à l’extrême et l'on a fréquemment comparé ce jeune virtuose à Ileifctz, pour sa brillante technique el au maître Thiband | pour la distinction et la finesse de ses interprétations.Max Rosen sera à Montréal le 2fi octobre et nul doute que lout Montréal ira entendre ce virtuose.(Communiqué).AUX CHANTEURS DE NOTRE-DAME Les répétitions hebdomadaires reprendront comme avant les vacances.demain matin.t\ heures ef quart, à la salle ordinaire, L.Guillnuimc DUPUIS, Maître de chapelle, Ces chanteurs donneront un seul et unique concert au Théâtre Saint-Denis, vendredi soir le 1!) septembre.Ceux qui rêvaient de visiter Rome un jour et d’entendre les plus grands interprètes de musique qu’il y ait au monde, vont voir leur rêve se réaliser sans être obliger de faire ce long voyage.Il est difficile de réaliser, el c’est cependant la vérité, que c’est la première fois que ces choeurs célèbres se feront entendre en dehors dp Rome.Depuis Tétablissm ment du Choeur de la Chapelle Sixtine, de la Schoia Cantorum, par le pape Sylvestre 1er, au commencement du quatrième siècle, jamais il n’a chanté en dehors de la Ville Eternelle.Jamais le Choeur de la Chapelle de Saint-Pierre, depuis sa fondation par Grégoire le Grand, au sixième siècle, n’a été entendu ailleurs que dans la Basilique Saint-Pierre.La renommée des Choeurs dp ia Chapelle Sixtine et de St-Pierre est mondiale depuis plusieurs centaines d’années.Que ce fut la Mélodie Grégorienne ou ia Polyphonie, les suprêmes interprètes de ces nobles chants ont toujours été ceux du Vatican.Les uns après les mires, les Papes ont encouragé, protégé et inspiré la musique religieuse.Les chanteurs qui viennent en Amérique sont ceux qui prennent part aux grandes cérémonies où le Souverain Pontife officie.Le chanoine Don Casimiri, chanoine de Saint-Jean de Latran, est l’un des plus fameux musiciens et compositeurs de notre temps, il a la direction des choeurs durant leur séjour en Amérique.(Communiqué) THEATRE PASSE-TEMPS Le Théâtre Passe-Temps offre à ses nombreux habitués pour au-jourd bui et demain dimanche une attraction extraordinaire avec la grande artiste américaine Anita Steward dans "Les Ombres du Passe ’.(Communiqué) PETIT CARNET “LE CANADA GLORIEUX” LE GRAND GÂuTtHEATRAL DU CENTENAIRE CARTIER Ce soir, à 8 heures, au pied du monument de sir Georges-Etienne Cartier, à l’ancien emplacement de l’Exposition Cartier, aura lieu la première représentation (lu spectacle tant attendu “Le G inada Glorieux”, qui nous fera vivre pendant quelques instants les plus beaux épisodes de noire histoire canadienne.Cette représentation aura le caractère d’une véritable démonstration ucrtlonale et la foule se portera vers cette évocation de notre passé, mise-en-scène avec un luxe extraordinaire et une ingéniosité remarquable.Malgré les difficultés multiples qui pouvaient s’opposer à la réalisation de cette idée grandiose, M.Villeneuve, l’organisateur de la célébration du Centenaire du grand patriote canadien, ne s’est pas laissé arrêter par les objections, il s’est entouré de collaborateurs les plus aptes à surmonter tous les obstacles, et ce soir, il nous sera donné d’assister à un spectacle feénoue né du travail, de l’énergie et de l’initiative de ceux (pii ont consacré leurs efforts à la matérialii itinn de cette noble évocation.1 es actes héroïques qui ont forgé notre histoire, nos luttes pour la conservation de la race-en terre can'i iu’ime, nos heures Je gioire, nos joins d” tristesse, tout cela, nous allons -te mieux comprendre après ayrir assisté à cette magnifique résurrection de notre psssé.Le “Canada Oorieux” comprend vingt tableaux, mimés par plusieurs centaines d’artistes eî figurants.Le “Canada Glorieux” est doté de poèmes écrits spécialement pour illustrer chaque tableau.Le “Canada Glorieux” aura pour interprètes vocaux, la Chorale St-Louis de France.Le “Canada Glorieux” bénéficiera pour l’accompagnemént des chants d’un orchestre de 70 des meilleurs musiciens de la ville.Le “Canada Glorieux” nous permettra d’entendre les oeuvres musicales des meilleurs compositeurs canadiens et franais.Le “Canada Glorieux” aura pour assurer la direction générale des représentations, M.Alex.Clerk: pouv la direction artistique, M.Edgar Becman; pour l’orchestration, M Micbieis; pour la mise en seine, M.Mirai; pour le poème, M.Pierre Christe.( Communique).quitteront San Francisco le 27 septembre.Ces trois missionnaires sont j>ar-mi les six premières recrues qui sont entrées au Séminaire des Missions étrangères qui a ouvert ses I portes à l’automne de 1912.Il y a actuellement 100 jeunes gens qui attendent pour partir pour les missions lointaines.Les missionnaires américains s’en vont dans la-partie occidentale dè lu province de Koung-Roung, dont le chef de la mission est Mgr de Guébriant, des Missions étrangères de Paris.Lvs missionnaires, dès leur arrivée, étudieront ia langue des naturels et ensuite se rendront dans leur mission.“BRIDGING THE CHASM” Nous écoulons rapidement les quelques dizaines d’exemplaires qui nous restent du volume de M.Morîey, sur lé règlement XVII et la façon dont on traite les Canadiens-français dans la province d’Ontario.C'est un ouvrage à mettre dans sa bibliothèque, après l’avoir lu.Il a tout près de 200 pages, relié toile, et se vend, aux bureaux du Devoir, SI.35 t’-exemplaire : il faut ajouter 7 sous pour envoi par la poste.SI VOUS LES AVEZ Si vous avez les deux premières séries des Billets du soir de Lo-zeau et les deux premières séries des Lettres de Fadette, i! est temps (pie vous complétiez vos collections en achetant la troisième série des Billets de Lozeau et la troisième ainsi que ta quatrième série des Lettres de Fadette.Il ne faudrait pas tarder, car ces éditions sont en train de s’épuiser.Chacune se vend, dans toutes les librairies de la province ainsi qu’à l’administration du Devoir, 50 sous l’unité, plus 5 sous pour frais de port.- • "A# < a t K>.rt » “î » * W *. Journal est imprime au No 4.1 rua Sfllnl-Vincrnt, A Montrent, imr l'IMPHtMl> Hit' l'OMJLAlmî (A rrsponsnbilite limiter) A.Cartier, aérant. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1919 VOL.X.— No sol d'Améri-I «lue, nous ne le voulons pas ; mais nous nous huilerons une place avantageuse à otite d'eux, Hien ne vaut les habits à sa tail'ix On y est plus à l'aise et plus élégant, .lé me défie de ces gens «pii veulent nous affubler, toujours pour notre plus grand bien, de toutes les fourrures voient sur les épaules des de toutes les breloques dont chamarrés.i Ce qui esl ad-ce «pii est riili-procédé «pii a c’est d'étudier meut, passion-ion’ nous nous mer nos peu- ms Pli I chose, soyons les n voulons être quelque nous-Riitnes.Aulre-I mus ne serons «pie de l'/mf-talion, comme disent nos gens quand ils uarlent des pelleteries.Notre grand, notre seul titre dp no* Idpssp, c'est d'être des Français dans ce roin d'Amérique, Soyons-le aussi parfaitement que cela se lient dans 1«\^ conditions où nous vivons.Ne dons proposons pas ¦rnement, «F mi râble, de rire de cule.Pour cela le fait ses preuve*, i longuement, patiemi n émeut, In langue « servons pour expri sees.Nos éducateurs ne devraient donc pas m- préoccuper «l’augntcn-Icr «Icmcsurêinerit le programme «l'anglais, de développer l'étude de la comptabilité, «les mathématiques ou des autre.: sciences commerciales, mais «le perfectionner les intelligences françaises qu'on les charge de cultiver, de les former à penser avec clarté, à s’exprimer avec précision.Que l'enfant devienne plus tard banquier, gérant «le chemins dp fer ou « oinitierçant, il sera d'autant plus prepare distinguer dans sa proVssioM aura davantage l’habitude des idées nettes et précises.La question n’est pas de savoir si, de nos jours, il faut mieux savoir les mathématiques, l’anglais ou la tenue des livres : la question qui doni|pe tout le débat, selon la remarque d’Aga-thon, c’est de saéoir si cet enseignement est le plus apte à développer les qualités propres «le notre race.Or, il ne l’est pas.Les Français, un moment hésitants, reviennent avec une ferveur de convertis sur les erreurs or; sible d’agir autrement ?Tous les ameublements (.ht t ?-field de Valiquette sont faits à nos ateliers et sont rantis durer toute une vie.AMFUB1 .KM EM T 'FL;) — C,t>:v)r re".""-1 old, l'.n F.'V.U'U! et -Cet ann iblanu'"-! 'Memcnt pour le !cg‘ ¦ n , -n.dû !.IV:; ouvert en belle .•o'.r.: choix, le") AL 'J /x.y «3c SPECIAL DE SEPTEMBRE AMEUBLEMENT DE SALLE A MANGER EN NOYER, POUR $249.00 Vous aimerez cet ameublement de salle à manger sitôt que vous le verrez.Nous ne pouvons vous suggérer rien de plus joli et de mieux approprié pour le logis de dimension moyenne.Le style et le fini sont parfaits.Son apparence esl celle d’un ameublement dïm prix beaucoup plus élevé.Le buffet a 50 pouces, le cabinet 38 pouces, et la table ronde 45 pouces.Les cinq chaises et le fauteuil sont rembourrés en véritable cuir brun — 9 morceaux.(CN Complet pour.d&T'îJa'ü’v Au delà de deux cent cinquante autres ameublements de salle à manger, parmi lesquels vous pouvez choisir à votre aise.AMEUBLEMENT DE CHAMBRE A COUCHER EN NOYER VERITABLE.UN AUTRE SPECIAL DE SEPTEMBRE A $179.90 Voici une autre occasion attr -vanle po '.r l'acheteur économe.Comprend un joli bureau, de 41 pouces de large, chiffonnier avec miroir de 33 pouces de (large, table de tolhétc h triple miroir de 36 pouces de large, et li: double à deux larges panneaux unis.Le bureau, le chiffonnier et la table de loil.ette et d;v; tiroirs bombé# et donnent à l’ameublement une apparence d'une richesse excep tionnelle.Fait en noyer fini mat.Les 4 morceaux.179.00 était très par ces n apparaît, non plus, aucun mot de!temps de réforme et de révolte et français, malgré que led.f.çe que que les capitalistes américains celle lour dominera soit celui ou, avaient les yeux tournés vers la pro-dc par la cons itution, la langue vince do Québec où les ouvriers sont française et la langue anglaise ; plus paisibles que partout ailleurs , soienl sur un pied de parfaite ega- Crt ami me faisait remarquer avec 1 .' .fciifin, a a session fédérale a propos que, si nos ouvriers ne-! qui vient de s ouvrir, contraire- aient pas affiliés en grande partie ment a la tradition, on r.entendra I des unions internationales, noire un mot de français dans les province verrait, à la faveur des cir-ingues officieuses en réponse constances, une affluence de cani- ! liseours du Tronc.j aux amériçains et que nos ressour- i Nous n entendons nullement pro-1ces seraient rapidement développées filer de 1 occasion pour nous ré-1 d notre commei » verrait une nros-pandre en plaintes amères, el res- périté inouïe.susciter les vieilles querelles; mais | Ce serait là, il n’v a pas de doute ' nous tenons a dire que tout ceci im avantage sérieux au poin' de vue I est profondément regrettable.écornimique.Mais cet avantage ne Les faits comptent plus que les eiw;-il pas compensé par Fempri-j e de plus en plus forte de Paméri-i AVIS PUBLIC mots.Comment veut-on que nous nejeanisme chez nous ?restions pas sceptiques devant les A toul évènement, cette crainte articles de journaux ou les dis-1 le l’emprise américaine ne saurait cours es plus bienveillants lors-! aire oublier la question prtncipnle que.dans le même temps, ou à celle oui importe d'abord et avoni quelques jours d'intervalle les faits j ont.(.’est que nos ouvriers possè-viennent apporter à ces belles pa- lent une situation de faveur qiTils roles le plus brutal démenti ?, ml tout à gagner à s’organiser dans , *‘'s, syndicats nationaux et surtout catholicités et à rompre avec toute union étrangère.N’ctes-vou.s pas de mon avis ?Votre dévoué, LEON PARADIS.GRAND EVENEMENT MUSICAL Première démonstration d’automne du célèbre Pathéphone Pathé, des nouveaux disques Pathé à surface adoucie et de la merveilleuse aiguilje-saphir Pathé qui ne se change pas et qui est inaltérable.Nous vous invitons cordialement à assiste! à nos concerts privés ou publics, qui ont lieu lous les jours.C’est une occasion pour vous de connaître cl d’entendre le fameux Pathéphone sans obligation d'aucune sorte.Vous y êtes les bienvenus.L'exposition de septembre de tapis, carpettes, ri-, deawx et papiers-muraux est, ouverte elfv rayon; / a •V i ¦ÆÉïff uL h i# -Jü Mtr:: ' & l'i l'/i/r' m r* P Modification des tarifs de tramways INSTITUT PIE X Pat* décision de In Commission des Tramways de Montréal, rendue le 29 août 1919, les tarifs de tramwavs sont modifiés comme suit : — NOUVEAUX TARIFS : Territoire à tarif uniforme (a) tarif de jour (de 5.00 a.ni.à minuit), sep! ccntius en monnaie (7c) ou un billet qui sera vendu en série de qualt vingt-cinq centins ( I pour 25c) ; (b) tarif spécial de jour : — un billet qui sera vendu en série de cinq ppur vingt-cinq centins (5 pour 25c) valable entre six 11 heures et huit heures a.m.et cinq heures et sept heures p.m.sett- 1 lenient, les jours de semaine seulement.(e) Le tarif pour les enfants d’école et le tarif restent en vigueur.CITE DE LACHINE Tarif local (a) toril de jour (de 5.00 a.m.à minuit), cinq centins (5e) en argent ou un billet qui sera vendu en série de huit pour vingl-cimi cenlina (N pour 25c) ; 1 (b) tarif de nuit (de minuit à 5.00 a.m.).dix centins.s Tarif interurbain , ,!oufr voyageant d’un endroit quelconque de la t.ite de I ai chine u la limite ouest du territoire à tarif unit orme et vire versa, les tarifs actuels restent en vigueur.A moins d appel, les tarifs ci-atinoticés entreront en vigueur le lundi, 15 septembre 1919.Par ordre de la Commission des Tramways de Montréal, (Signé) RAYMOND BEAI DRY, Secrétaire.Institut Pic X, telle est le nom (lune «liaison•d'éducation dirigée par les demoiselles l.alumièrcs.mi N.ar Hridqing the Chasm, de t’erei* va F.Mor ey, - est imprimé sur 'lp , I fnro'"' "'I* «n toile el sr send, an Devoir, n H3 l’unité, plus pLL.?rr,n„rMVoi Par poste recommandée.Il nous en resta «lueF dues exrmplfllrps. VOL.X.— No 209 LE DEVOIE, MONTREAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1919 9 CAUSERIE SCIENTIFIQUE Télégraphie sans fil secrète par rayonnement infra-rouge J.a télégraphie sans fils au moyen d’ondes électriques issues d’une antenne, est un mode de transmission de signaux qui a pris sous nos yeux une importance énorme el méritée.Mais ce système ne doit point accaparer pour lui seul la dénomination de télégraphie sans fil, laquelle peut désigner toutes sortes de systèmes de transmission où l’électricité ne joue aucun rôle direct.Avant la télégraphie par conducteurs, divers systèmes existèrent, rudimentaires ou perfectionnés, qui étaient forcément des télégraphes sans fil électrique: tel le télégraphe Chappe.Télégraphie sans fil aussi, les systèmes de transmission par ondes sonores, ou bien par signaux optiques, etc.11 est bien certain que nul de ces systèmes ne peut rivaliser avec la radiotélégraphie par ondes électriques pour les portées très lointaines.Précisément parce que les ondes ou vagues électriques issues des grands postes sont énormes, mesurant d’une crête à la suivante un, deux, trois, dix kilomètres et plus, les obstacles représentés par les aspérités du sol, les arbres, les collines,.les montagnes même, comptent assez peu pour elles; elles les gravissent, les contournent; même par un effet encore mal connu, elles rampent le long de la courbure de la sphère terrestre, pour atteindre des points parfaitement invisibles depuis le poste d’émission; on a vérifié qu’elles sont capables de contourner entièrement la terre polir atteindre un poste si-‘tué aux antipodes.Les poussières de l’air et les particules d’eau du brouillard et des nuages ne sont pour elles que de minces obstacles insignifiants, à causé encore de la grandeur de ces ondes.Mais leur grandeur même est dans certain cas un inconvénient.Débordant et Contournant les obstacles, elles ne se .laissent point contenir dans des lisières ni diriger dans un sens précis, comme par exemple le rayon lumineux d’un phare ou d’un projecteur; elles éparpillent en tous sens leur influence et n’importe quel poste peut les recevoir.Il ne faut point songer à les Concentrer et envoyer dans un sens déterminé au moyen de miroirs proprement dits: le moindre de ces miroirs devrait avoir des dimensions fantastiques, se chiffrant par dizaines de kilomètres.En somme, les ondes électriques de grande longueur présentent avec •exagéraiion certaine* des propriétés qur non-: sommes habitués à reconnaître aux ondes du son.: tellement habitués nue nous avons même cessé île nous en étonner.Ainsi, pourquoi, dans la conversation, si nous voulons voir le geste de notre interlocuteur, tournons-nous vers lui nos vie ., tandis que si nous voulons l'entendre, nous né nous croyons point obligés de diriger l’axe de notre oreille droite ou gauche vers lui., pas plus que lui ne vise à braquer tout droit sur nous le son de ses lèvres ?Pourquoi cette différence de l'oeil j l’oreilleDans une assemblée, une colonne-.,tuf bien la tète de l’auditeur qui es! définit vous, vous cache unnpiètegjttnJ l’orali-ur et toutofeis ne vous prive point tout à fait de l'entendre.Pourquoi, si ce n’est que les vagues lumineuses sont à la merci du muyidre obstacle, tandis que les «••mies sonores, cent nulle foi' plus grandes qu’elles le (•oc'aurnenl cl le dépassent.Pour en revenir à la telegraphic, tes signaux par ondes hanl ruses itmissenl, vis-à-vis de la tel ’graphie ms fil, d’un avantage appréciable; leur énergie ne s'éparpille point an toutes directions, mais demeure lo- calisée dans la direction unique du faisceau projeté.Le secret serait donc possible si le faisceau ne se trahissait lui-même sur son trajet en illuminant les poussières et les vapeurs de l’air.Qu à cela ne tienne ! Débarrassons-nous des rayons visibles.Les sources de lumière blanche fournissent un rayonnement complexe; la lumière blanche, tout le monde Ig ml, est due a la fusion d’une quantité de lumières colorées, violette, bleue, verte, jaune, rouge, etc., mais, outre cela, les sources lumineuses lournissent encore d’autres rayon-nemenls incapables d’impressioncr 1 oeil, mais aptes a impressionner la plnqmwihotographique ou bien à clever la température d’un thermomètre suffisamment sensible.Les rayons infra-rouges sont dans ce dernier cas.Sur le trajet du rayon lumineux, insérons un écran de verre noir convenablement choisi; toute lumière visible sera éteinte, mais les rayons infra-rouges, rayons calorifiques, passeront et iront impressionner le poste récepteur.I n système de radiotélégraphie, base sur ce principe, a été expérimente dans les derniers mois de la guerre, par MM.Hébert-Stevens et Larigaldie; il est décrit dans une rote présentée par M.Branly à l’Académie des sciences.Au poste émetteur, on place une lampe (lampe électrique à are, ou bien lampe à incandescence de fort modèle) : cette lampe est logée au foyer d’un miroir parabolique, la lumière visible est absorbée par un écran filtre en verre noir ii l'oxyde de manganèse ou bien en gélatine ou cellophane colorée ; ces écrans absorbent la moitié de l’énergie, de la chaleur du faisceau, mais ne laissent passer aucun rayon pouvant impressionner l'oeil.En septembre 1918, en employant au poste transmetteur un projecteur à apc de 1,5 m., on a communiqué entre deux postes distants de quatorze kilomètres.Au mois de mai de l’année courante, on a communiqué entre deux postes distants de 7,500 mètres, rien qu’avec une grosse lampe à incandescence logée au foyer d’un miroir parabolique de 40 centimètres d’ouvei-tilre.Au reste, toutes les idées exposées jusqu’ici sont banales.La nouveauté du système est toute dans l’appareil .détecetur extraordinairement sensible installé au poste récepteur.Là se trouve logé, au foyer d’un miroir parabolique, un thermomètre spécial qui s'éelmuffe momentanément à In réception de chaque signal de l'alphabet Morse.Ce thermomètre esl du type électrique ; c’est-à-dire qù’ij est constitué par une pile thermo-électrique d'une extrême ténuité, formée par une plaque de platine d’un centième de milllimètre d’épaisseur soudée à la pointe d’un cristal de tellure.Aussitôt qu’elle est échauffée par les rayons de lumière ou de chaleur, la pile produit un courant électrique (pii sert ii actionner un récepteur convenable ; ici, la réception se fait généralement au son, comme en télégraphie sans fil.Voici qui p.Qil donner une idée de la sensibilité de ce détecteur de chaleur : Quand, à 55 mètres de distance, l’un quelconque (tes inventeurs avançait la télé sur le trajet habi-luellenient suivi par le faisceau, le rayonnement de chaleur de sa tète actionnait immédiatement la pile Ihenno-élcctrique el l’averiisseur.Voilà donc un mode de communication réellement secret et difficile à capter.Il exige évidemment que les stations correspondantes soient en vue l’une de l’autre et que l’air ne soit point chargé d’un excès de poussières, de brume, de vapeur d’eau ou d’acide carbonique.Les auteurs ont songé à en faire un appareil de sécurité sur iper pour prévenir les collisions entre navires ou les rencontres de navires avec les icebergs.Comment cela ?Un iceberg se dressant sur la route d’un navire esl à une température généralement différente de celle de l’ambiance ; supposez que le Titanic, de tragique mémoire, eût été muni d’un récepteur à pile thermo-électrique braqué dans le sens de sa marche ; le signal avertisseur n’aurait-il point retenti, signalant la masse froide de glace bien avant qu’elle ait été visible aux yeux du pilote ?De même, un bâtiment ou une épave barrent la route du navire se signalerait sans doute, de nuit aussi bien que de jour, par une émission calorifique capable d’actionner à distance l’avertisseur à pile thermo-électrique.B.LATOUR.Téléphonie secrète LE CRYPTÜPHOÿE postes téléphoniques normaux ; c’est seulement en ligne que les courants sont modifiés, et d’une manière qui, pratiquement, défie tout essai de eapiation du message par un troisième poste téléphonique.Chacun des deux petits moteurs électriques à courant continu destinés à faire tourner les commutateurs est alimenté par l'énergie d’une batterie d’accumulateurs locale.Le point délicat est de les faire tourner rigoureusement à la même vitesse, d’assurer leur synchronisation, comme on dit.Or, cela même, grâce à l’électricité, est aujourd’hui un jeu; je ne prétends point dire par là que l'explication puisse être donnée en deux lignes à tous les profanes.Mais les électriciens comprendront aisément cçci : grâce à deux prises de courant faites en deux points opposés de l’armature tournant* et reliées à deux bagues dé contact, les petits moteurs sont transformés eu commutatric.es monophasées et couplées par leurs bagnes alternatives, de sorte que leurs vitesses sont rendues rigoureusement solidaires et égales.* * * La prévision des houles sur la côte du Maroc Vaguet Muratore Noté M A R C E L L Y C H E N A L Pour la plus entière satisfaction en achetant Votre PATEPH0NE et vos disques PATHE venez chez N.E.BRAIS 10 BOULEVARD SAINT - LAURENT Entre Saint-Jacques et Notre-Dame La Garde Républicaine B E R A R D C A V A L 1 E R I L’Orchestre Pafché Frères La radiotélégraphie militaire a, sous la direction du général Ferrie, réalisé un appareil de téléphonie secrète, tel que, si un espion on un indiscret branche en cours de route un récepteur téléphonique sur les deux fils de ligne, il entendra parler, mais les paroles seront totalement inintelligibles pour lui et connue prononcées en une langue étrangère et bizarre.• De nombreuses expériences ont été faites avec succès sur longs circuits tels que Paris-Chantilly, Chavtres-Le Mans, Chartres-Bordeaux, jusqu’à des portées de (MO kilomètres.Voici, d’après une note de M.E.Poirson à l’Académie, comment on procède pour déformer la voix téléphonique : Au départ de la ligne à double fil, on installe un commutateur Intimant, mû par un petit moteur électrique ; son office est simplement d’inverser les connexions périodiquement, quelques centaines ou quelques milliers de fois par seconde.Voici ce qu'on observe en ligne à mesure qu’on augmente la fréquence des inversions : tout d’abord, la voix est comme fortement enrouée, quoique demeurant intelligible, tant que ia fréquence reste inférieur:» à 1,000 inversions par seconde ; au delà d'une fréquence de 1,050 inversions par seconde, ou n’entend plus qu’une parole bizarre, absolument incompréhensible.Inutile d’ajouter qu’un air de musique soumis ni même traitement est rendu faux et déformé.Notons en passant ce fait, que la théorie laisse prévoir, mais qui est quand même fort curieux : à la fréquence de plus de 3.000 inversions par seconde, le mot allô est rendu au poste récepteur par le son ôya ; or.si on prononce âi/u, le récepteur à son tour répond allô.Et ce serait vrai nour toute autre combinaison suffisamment '¦impie de sons.En d’autres termes, la déformation des sons est réversible, l’ajoute bien vite que le eryplo-phone n’est point basé exactement sur celte particularité.Le poste récepteur esl en tout semblable au poste transmetteur, c’est-à-dire qu'un cominutaleur rotatif.exactement du même modèle, y est installé, actionné par un petit moteur éleclricuc.à ime vitesse rigoureusement égale ; il reilnessc te eoiirant de lu liane, en refaisant donc eNnrlcnienl e" pue l'autre commutateur avait défait.Localement.tout se passe dnuc à chacun des deux posies comme dans les Parmi les nombreux services que peut rendre la météorologie, il en est un particulier aux côtes du Maroc.La côte marocaine est très fréquemment battue par de fortes houles, (iui peuvent occasionner des dommages dans les ports.Ce ¦sont de grandes vagues régulières, arrivant du large, inopinément, sans être poussées par le vent; rien dans les conditions météorologiques locales ne peut prévenir de leur arrivée.Le 8 janvier 1913, à Casablanca, le raz de marée occasionné par la houle provoqua la perte de 4 voiliers.3 remorqueurs, 9 barrasses, et avaria 13 autres barrasses.Dès cette aimée-là, nos marins se préoccupèrent de la prévision des houles du Maroc, De leurs études et d’une étude récente de M L.Gain, il résulte qu’on peut parfaitement, dans l’état actuel de la météorologie, les prévoir et les annoncer dans la majorité des cas.La houle qui, par temps clair et air calme, vient se briser sur la côte du Maroc, est née à une grande distance de là.en plein océan Atlantique.sous l’influence des vents d’une dépression barométrique.Comme les ondulations de la houle mettent généralement plusieurs jours à se transporter depuis le lieu d’origine jusqu’à la côte du Maroc, et comme.d’autre part, la dépression barométrique qui leur donne naissance nous est connue d’assez bonne heure, il en résulte que les ports du Maroc peuvent être prévenus télégraphiquement vimd-cuiatre ou quarante-huit heures d’avance qu’une hou le les menace.Par exemple, une dépression barométrique prend naissanc'» dans le nord de l’Atlantique, à 3.000 kilomètres du Maroc : dès le deuxième jour, cotte dépression barométrique est connue au Bureau météorologique de Paris.Les vagues qui ont pris naissance •-ous l’influence du vent dû à la dépression, voyageant à une vitesse d’une trentaine de kilomètres par heure, parviendront le quatrième jour sur les côtes du Maroc.Tl est évident nue.entre le deuxième el le oualrième jour, le Bureau météorologique de Paris peut faire parvenir ,ui Maroc, en temps Utile, l’avis do dancer.Quand la dépression barométrique incriminée naît ou passe dans la région des Açores, à une distance on somme assez faible d" Maroc, la houle no inc! qu'un à deux jours pour parvenir au Maroc, mais elle est moins dangereuse que la houle nui vj, »i| de régions situées plus au Nord.Un somme, pour tous les cas vraiment dangereux, l’avis peut èlrc donné à temps.(Lu Croix tic Paris).Les conditions d’après-guerre, et le téléphone.No 1 CMC* La reconstruction et le service du téléphone DURANT la période où nous avons à résoudre les problèmes de reconstruction, nous sommes on ne peut plus anxieux que notre service soit maintenu au plus haut degré d’excellence et nous exigeons que la jxditesse ainsi que l’obligeance soit la caractéristique de toutes nos relations avec tuts abonnés.Un outre de l’opératrice du tableau de distribution qui répond à votre appel, il y a tout loi foil coordonné d’une légion d'employés expérimentés pour maintenir en 1k)ii état nos appareils compliqués et pour étendre notre service.Au delà de 81(1 de nos meilleurs ouvriers engagèrent dans nos armées d’outre-mer.avait de plus alors une demande universelle pour tous les matériaux que comporte l'exploitation d'un réseau téléphonique, cel état de choses a rendu le problème de l'entretien el de l’extension de notre système des plus difficiles à résoudre.A 1 heuri actuelle, bien que la majorité de nos ouvriers soit de retour à l’ouvrage, nous avons à compter avec l’activité intense des affaires commerciales, ainsi qu’avec les problèmes de reconstruction' •* Nous essaierons de vous faire part liés fran-hemenl.de la nature de quelques-uns de ces problèmes.La Compagnie Canadienne de Telephone Bell U.’iiOfi JB-FIERSE Tous les membres de ITnion Saint-Pierre sunl priés il’asriskT en ¦;u!ssi grand no une grand'mc line que possible à ¦ de requiem ,ioup les membres di funts de la société et qa* sera célébrée à l’église Sainl- Jean-Baptiste, rue Barbel.piv„ St- Denis, heurt" mardi, !) septembre, a demie.(Uomimuiiqiié).LES PILULES Rétablissent les santés délabrées, raffermissent les santés chancelantes 4 maintiennent les santés robustes S FAIBLESSE GRANDE FAIBLESSE .1 avais commence jeune a travailler dans les mnnu- leurs lions, J'ai aussi acquis de l'embonpoint.Bu tison b, 1*.Q).Mine l)aM heures « midm à 5 heures du soir.«Iur«nt In saison d'été.Les femmes m I h1?,»,,i nr PCUVcn* venir voir m,;re médecin sont invitée, lu' érrire.î.es Pilules Honges sent en vente chez tons les m.vrehand., remèdes.Now «es envoyons aussi par la poste, au Canada ; «ui; Etats-Uni», sur réception du prix, Û0» une hotte, «üî.&o , 1 boites.Toutes le» Irtlrrs doivent être adressées : CnMI’ACA ' CHIMIQUE PBANCÜ AMtffllUAlNR Imi tée, IUe M lle,, j Morlféal.15 10 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 1919 ^ OL.X.— >;0 oq.j La Vie Spor‘f ^c «u gouverm* |w»r résumant ces VOL.X.— No 209 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 SEPTEMBRE 191Ô 11 L’INDUSTRIE DU PAPIER C'EST UNE DES PLUS PAYANTES AU PAYS.—LE RAPPORT D UNE DE CES COMPAGNIES, LA SPANISH RIVER, EST ELOQUENT.— REVENUS QUINTUPLES.___________ Plusieurs industries ont pris, depuis quelques années des développements qu’on était loin de prévoir il y a à peine une décade.Nouj ne voulons signaler aujourd’hui, au nombre de ces industries et de -es sources de revenus que celle du papier à journal dont le rendement a dû être quadruplé poni répondre û la demande- sans cesse grandissante.Mais si la pr Minci ici» a augmenté d’une manière extraordinaire, il ne faudrait pas en conclure que le prix qu’on en demande au consommateur ait diminué.Loin de là.Le prix, plusieurs fois, depuis quelques années, a augmenté sensiblement, à tel point qu’on a ilù nommer une commission spéciale pour faire enquête sur le sujet.L’industrie du papier à journal est une des industries les plus rému-**rératrices qui soient de nos jours.Nous n’avons pour nous en convaincre qu’à jeter un coup d’oeil sur le rapport financier d’une des compagnies, la Spanish Pulp River and Paper Mills dont l’assemblée générale aura lieu le 18 septembre courant.L’exercice finanacier de la Spanish River, pour les derniers douze mois, se boucle par un surplus, disponible en dividendes, de 20 p.c.plus considérable que les recettes des cinq dernières années combinées.C’est un résultat comme on en voit rarement dans d’autres in dustries.Ces surplus qui pourront être repartis en dividendes aux actionnaires se totalisent à $1,296,921 tandis que les revenus des cinq dernières années s’établissaient à $1-066,533.Le surplus tolal accumulé à la fin de l’année, le 30 juin dernier.est de $2,368,220.On ajoute, ce qui n’esi pas sans intérêt, que le surplus de la compagnie eut été plus élevé de centaines de mille dollars, si le bureau de direction n’avait pas cru devoir allouer une forte somme po r la dépréciation.Cette somme a etc augmentée de 45 p.c.dans mie seine année et on ne tient pas compte i' i d’un autre montant d’argent de $160,000 qui a été versé au tond je taxes et des contingences.C’est-à-dire que depuis cinq ans, les directeurs de la compagnie ont augmenté la somme des dépréciations dans une proportion de 1 à 5; et maigre tout cela on arrive à un surplus q.u dépasse celui des rinq dernières années réunies MARCHE DE MONTREAL SEMAINE PRENANT FIN LE 6 SEPTEMBRE 1919.Les producteurs de papier à 'our-n.al n’ont pas à sc plaindre, si on en juge par les résultats obtenus pm cette seule compagnie.Ils atteignent __un chiffre d’affaires auquel on avait jamais rêvé et ce sont eux-memes qui le (lisent.Le prix fixé par le gouvernement le 1er juillet 1918, a contribué pour une large part a augmenter les revenus de ces coin du pa- pitallies qui font le commerce du pa: pier à journal.D’après un resume du rapport financier de la Spanish River, on constate en effet que les revenus nets de la compagnie en 1914 étaient de 8879.28.), avec un surplus de 8157,273 Depuis c< temps, les revenus et les surplus n’ont fait qu’augmenter pour arriver à un revenu et un surplus de 81,6(1,-101 en •D6 et pour atteindre cette anmi.8_, 757,964 de revenus nets et 82,368.-222 de surplus.Pendant c ¦ temps, fa compagnie affectait 81.>6,931 de plus qu’en 1918 pour les depreciations et doublait la somme affectée à cette fin en 1617; elle rr’ait un nouveau fonds de taxes et d’impre-vus avVc une somme de $160,600 ; réduisait ses emprunts dans tes banques (le $2,000,000 à $500,000 et augmentait ses dépôts en banques de $270,740 à 8510,011.Les profits ont tellement nugmem té depuis quelques années, et ici nous ne parlons que d'une compagnie, la Spanish River, que les actions ordinaires qui se vendaient au cours de l'an dernier 818.'mu-vent maintenant preneur à $42 Les actions ordinaires de la compagnie ont augmenté de 223 pour ce.it depuis qu« les éditeurs de jouniaux I sont obligés de payer leu.papl.r $69 la tonne.Dernièrement, cependant, le tribunal chargé du contrôle du papier à journal, a cru devoir, pour des raisons particulières, réduire le rnûl de la tonne du papier de V-3.Cette somme devra être remboursée à tous tes propriétaires de jniitiiaitx qui ont acheté du papier depuis le 1er juillet 1618.On ne tic.it évidemment pas compte ici de rc remboursement qn'ü faudra fnln.Ces quelques chiffres parlent assez par eux -nénies.Il n c>t pas besoin d'ajouter que l'industrie du papier est devenue une des pins payantes au pays.Ces résultats sont dûs évidemment nu haul prix qu’il faut maintenant payer du papier, Les commerçants de papier de leur côté, ont augmenté leur prix comme tous les autres ont fait depuis quelques années.Ils onl invo que, pour le faire, les frais d'exploitation qui onl geadut llcm.'iil monté avec 1rs années que nous va unes de passer, le rortl de la ii.nln-d’ocuvre, elc.Il reste un fait acqii-s ceprm.aat.c’est qur h-s frais d'cxijl'dtaiion n’ont pas augmenté autant qu’on le prétend, puisque les revenu, «t’unc compagnie onl quintuplé.Mais il M*y a pas que la Spanish River qui ait fait des profits aussi considerables; presque tnules les autres rom pagnlrs ont suivi la marche aseen-danle et ont fait des affaires d’or, l.e rontrr-rmip de reltr augmenta Hou du papier et des lions revenus AUTnt n nttt'SfftsTt, Mtmlirf.g» Moal-fil.BRIM A’I & DU.UIS „ .c nrimui Bnf*Ml S- Mnntmil « •7 ET »» ST-HtANÇmH XAVÎER •orrarotlM i IJI KIlF.i H SURGI.l'U H-rrrt otOr Cost * ri.AOU.tfori Les prix de gros ci-dessous sout fournis par les maisons; “Ogilvie Flour Mills Co.”, et “St.Lawrence Hour Mills Co.’’, pour les farine-s ; J.-A.Vaillancourt, pour les oeufs, laitages, otc.; “Hart et Tuckwell” pour les fruits et légumes; Quintal et Lynch, Liée., pour les grains et fourrages; et D.Hatton et Cie, pour le poisson.Prix vendant aux épiciers.Prix de gros: FARINE-TYPE Franco à bord (f.o.b.) Montréal .$11.00 An wagon, livrable au moulin .$11.10 En lots fractionnés e» aux épiciers.11.30 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine; Avoine roulée, sac de 90 lbs $5.00 Avoine roulée, baril .10.50 Issues de blé: Son Man., nu wagon, tonne, livre à Montréal.$47.00 Uru Man., au wagon, tonne.$57.00 Les engrais sont rares.OEUFS Oel'fs No 1.52s Oeuls choisis (J0s BEURRE Beurre de crémerie, frais .56s Beurre de choix, en bloc d’une livre.57s Margarine.35 à 38s FROMAGE Fromage doux, la livre .28s Fromage fort, la livre .34s Fromage d’Oka.4os SAINDOUX Bonne demande.c ., .La Ib.•Saindoux pur, en tinette.38s l-‘> Saindoux pur, en seau .$7.&) Saindoux pur, bloc de 1 Ib.10s POIS ET FEVES r, ., , .Le minot Pois à souuc, le minot $3.50 à $4.25 Haricots sec (fèves blanches ou jaunes), le minot ., $5,75 FRUITS DE LA CALIFORNIE Oranges de Californie .s g 75 Abricots, la caisse .$3.00 à 8:625 Pèches, la caisse., $2 00 Prunes, la caisse .$2.75 à $3 V» Butter Fish.Raisin, la caisse .Poires Bartlett la boîte Pèches, la caisse .Bluets du Saguenay, la caisse.Citrons.Marmelade d’orange Sunkist, la douz.de bout.Bananes, le régime.Pommes, le panier .15s.$3.50 $5.00 à $5.50 $2.00 $3.75 à $4.00 $6.00 $2.40 a $4.00 $5.50 à $6.00 $4.50 LEGUMES Oignons du Texas, la caisse $4.00 Tomates, le panier .75s à «1.00 Pommes de terre nouvelles.en sacs de 85 à 90 livres.$2.75 à $3.00 DATTES ET NOIX Dattes, le côlis.22.'.25s Noix nouvelles, la livre .26 à 85s CEREALES PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL Marché ferme Avoines de l’Ouest, par 34 Ibs: No 2, Canada-Ouest .$1.01 No 3, Canada-Ouest.96 No 1 d’alimentation (feed) .98 extra.99 No 2, (l’alimentation (féed).96 Maïs No 3, jaune.$2.25 Orge de l’Ouest, par 48 Ibs; No 3, Ontario.01.54 Orge de l’Ontario, No 3, extra .$1.52 Orge du Manitoba, No 4 .$1,50 Blé à volaille, par 100 livres.83.80 à $4.00 FOURRAGES Foin nouveau: Mil No 1 par 2,000 Ibs .$23.00 Mil No 2.22.00 Mil et trèfle.19.00 Mil No 3.22.00 LE MARCHE DU POISSON Récolte de 1917 Aiglefin, choix, la 1b.8s Morue marchande, la 1b.7s Flétan frais, la 1b.24s Brochet frais, la 1b.15s Poisson blanc, la 1b.10 à 18s Truite saumonnée, la 1b.19 à 20s Homards vivants, la 1b.35s Haddock fumé.12s Filets de haddock.18s Doré frais, la livre.20s Plies, la 1b.8 à 10s dis compagnies,c est l’augmentation nu prix des journaux, des livres et Ue toutes les publications en géné-ral.On ne prévoit pas de baisse d ici a plusieurs années et il est fort piohiiblo que nous ne reviendrons jamais au prix d’avant-guerre.Maurice VEHREAULT.BIEN VUS SONT LES CONCOURS DE PONTE , Les concours de ponte provoquent beaucoup d’intérêt dans tout I le pays.Nombreuses, déjà, sont les demandes d'inscription de la part d eleveurs de toute catégorie: au registre, non seulement figurent l'amateur et le praticien qui fuit de I ('levage sur une-base commerciale, mais encore ceux qui n’ont d’au-Ire endroit à lu disposition de leurs noiilcs que la cour de l’habitation, le cultivateur et les vieux éleveurs.Les (.unudicnS' ne seront pu,, non plus, les seuls ù concourir, il > aura egalement des éleveurs des Et'.i:.-I nis et d'Angleterre.La Ferme d'expérimentation du Dominion, eette unn*e, n’a pus moins sous su direction (pie sept concours de ponte, s'échelonnant de l’est à l’ouest — de Plie du Prince-Edouard à l'Alberta.A Ottawa, se tiendra le concours “Canadien” ouvert à tous les pays.D’autres concours se tiendront à six sous-fermes d'expérimentation thi Dominion.Les sous-fermes choisies à rcl effet sont: Charlottetown, I.P.-K.Nippon, N.K.Cap Rouge, (jué., Brandon, Man.Indian Head, Snsk.el Lethbridge, Alberta.Tous res concours de ponte commenceront le 1er novembre et dureront 52 semaines.Les demandes d'inscription doivent être adressées à l'aviculteur du Dominion, à la Fn me d'expérimentation du Centre, « Ottawa (Ontario).La date finale pour la réception des demandes d’insrrlplion a été reculée jusqu’au 15 octobre.(Communiqué).LE RAPPORT DU QUÉBEC RAILWAY Le hiirrau de direction de la "Quebec Railway Light Heal and Paper Co.” publiera son rapport annuel mardi prochain.On dit, dans les udlieux financiers, (pie la compagnie putdira un des meilleurs rapports qui aient jamais été publiés.Au cours des dernières semaines, tes voitures de ta ronipagnie ouf transporté des milliers de voyageurs, ce (fui a sensiblement augmenté les recettes.La ville de Québec a été remplie de touristes ton! l'été et rein a contribué à améliorer la situation financière de la compagnie.POUR LA BELGIQUE New-York, 6.— Le Syndicat des Banquiers de New-York qui avait alloué à la Belgique un crédit de $50,01)0,000, eut conclu des arrangements pour le premier renouvellement de ect emprunt.Comme la première période de 90 jours est maintenant expirée, le syndicat a déjà vendu pour $10,000,000 du deuxième lot de billets à 45-16 pour cent.J.P.Morgan & Co., la “Guaranty Trust ('.().”.ta “National City Bank” et la “National Bank of Commerce” ont accepté chacun $2,500,000.La balance du crédit qui sc monte à $40,-000,000 sera offerte en vente vers la deuxième quinzaine du mois.LA BANQUE NATIONALE OUVRE UNE SUCCURSALE La Banque Nationale, une des plus vieilles institutions finaneiè-rcs canadiennes-françaises, vient d'ouvrir une nouvelle succursale à l'angle des rues Saint-Paul et Saint-Olnude, près du Marché Bonsccours.Cette succursale sera sous la gé-ranee de M.J.C.Dcsy qui vient d’adresser une lettre-circulaire à tous les résidents du district.BOURSE DE MONTREAL OPGKATIONS DE !,'APKES Mllll D'IUKIt Artiont «rdtrniirrn Hrnzillan.ISO A 82.2.A A .*>2 1-1, S0 „ ss 1- J.100 A 52.Mrcmshii».28 A Tl.7 A 54, 3 A 51.VI.!.II.mid P.X, A 111 1-2.Vurlirv lly.25 A IS.inly,III.K5 A 122.S A 112 1-2, Antes.25 A 50, 100 A 52, 10 A 50 S-l, 25 A 51 3*4.Aslieslns.25 A Tl.l'ishlna.75 A ni 1-2.25 A 111.5 A 01 1-2.Ilmiiqilnii.T5 A 01, 210 A 01 1-2, lj)H.Cor.25 A 37.Cernent.5 n Tfl.I nrKiiias.100 A SI.fi.sJre1 Corp.25 A 6H, 25 A OS 1-8, 115 A TevIUf.25 A 117 3-1.I*fce nf \Vi-v|s 105 A 200, t-nurenlide.115 A 215.tlOlUle.s A 255.Nlnltkm, 05 A 110.25 A 110 3-8, 25 A 110 12.Spsnlsl)- ICO « 45.200 A 14 3-4.25 A 45.2.1 n 4 S 1-8.150 A 15 1-1.Steel Cn.15 A 00 M.35 « 00 1-2.00 A B».Induit 10 A 10 1-2 M mills Mil.25 A 05.Finds (rrirrunx Poiii, 1023.*2000 A 07 1-2.Pmn, 1831.2 s *.500 A 08 1-2.Pi.lll.1037.*500 A KSI 1-1.*.(On A 100.yief.1022 *3.511 A ion 1-8, *100 A 100 1-*.y tel.1023.*3100 A KSI 1-8, *iiimi A 100 |-.i, J'et.1033 *110(1 A 103 3-4.*100 A 103 3-4, vtel 10.1T.*50 A 101 3-1.*('.00 A 10».Arltnns de pHoHtr Voies.KO A 101 3-4.Cnn.Cnr 5,5 A 00 Mditnshlp.5 A 81.lilnrdini.25 A or.1-2.XpntllM- .50 A 108.(Ihtiirnlinn* Kinr.l n noon A !Ni.*3000 A 80 14*11(1 AA Mmolntul*.| « 10.5.Avez-vous de l’argent à placer ?Avant de faire un placement, les veuves, tes tuteurs, les euraleurs et les exécuteurs Irslamenlatres devraient consulter des persumies d'expérience et de romprlenre.Leurs responsabilités les y obligent.Utilise* pour cela les services de La Société Nationale de Fiducie 210 Ht-Laurent.MMFICH hp MOMtlIMNT NATtOhAt, Montréal.J30S: AVIS H Pour nous conformer aux termes d'une résolution adoptée par tes membres de la “Bond Dealers* Association of Canada,”—et dans Je but de contribuer dans toute la mesure de nos forces au succès de l’Emprunt de la Victoire 1919,—nous suspendrons toute publicité cesserons toutes démarches,—et n’offrirons aucune nouvelle émission d'obligations, à compter du lundi, 8 septembre courant, j'usqu’après la cloture de l’Emprunt, le 22 novembre prochain.1i Le .prochain numéro de notre Bulletin Mensuel paraîtra le 15 novembre.U Nous serons heureux cependant de remplir, comme à l’ordinaire, les commandes que nos clients voudront bien nous faire tenir sans autre invitation durant cette période.ATou* mettant à leur dit pot it ion tea obligationa a u iva nta a : INDUSTRIELLES La Cie de Pulpe et de Pouvoirs d’Eau du Saguenay Obligations 6£% Echéances rariées - de 2 à 15 ans - au choix do préteur.PRIX: le pair (lOO) at l'intérêt couru.UTILITES PUBLIQUES- Montreal Tramways and Power Company, Limited Obligations 6|% Echéant dans ana —le 1er mars 1924.PRIX : loi et l’intérêt couru.MUNICIPALES Montréal.Montréal.Montréal.Toronto.Winnipeg.Vancouver .Calgary.Victoria.Regina.Edmonton.PROVINCIALES Intérêt Echéance Prix Rendement 6 déc.1922 102.5H fi mal 1923 102.25 5 H G sept.1923 101.75 5.50 5Mî juil.1937 101.75 5.35 5-^ avril 1939 101.20 5.40 4'/l déc.1933 SS.27 5.70 5 Junv.1933 ' 92.5 H i* juil.1925 93.73 5.75 6 mars 1923 100.88 5.75 6 janr.1921 100.25 5.90 intérêt Echéance Prix Rendement Alberta 5 août 1922 97.96 5.75 Colombie Anglaise.5 juil.1939 94.5.50 Manitoba SH fév.1939 101.20 5.40 Nouveau-Brunnwick .t juil.1922 95.25 5.75 N ou Toile-Ecosse 5 juil.1929 97.5.40 Ontario « fév.1928 104.50 5.35 Québec 4 janv.1949 80.5.35 Saskatchewan 5 mai 1923 36.13 5.50 RENE-T.LECLERC BANQUIER ET COURTIER 160 rue Saint-Jacques, MONTREAL (Maison fondée en 1801) Achetez des Obligations et Payez-les par versements mensuels Le placement sur obligations, qui était autrefois le privilège des riches, devient par le PLAN DE PLACEMENT BEAUSOLEIL EN VINGT VERSEMENTS celui des gens simplement économes.Nous offrons, d’après ce plan, les obligations à 6y2% (2 à 15 ans) de la Compagnie de Pulpe et de Pouvoirs d*Eau du Saguenay.Ces litres reposent sur $17,746,000 de valeurs gagées, qui ont elles-mêmes pour base $20,000,000 de valeur physique et réelle.Elles constituent un placement de tout repos.Le prospectus de cette émission ainsi que notre brochurette du “PLAN DE PLACEMENTS BEAUSOLEIL” sont envoyés sur demande.BEAUSOLEIL LIMITEE Financiers 112 RUE ST-JACQUES Montréal vsm VENDREDI SOIR 19 septembre 1919 Un concert seulement Notez la date : 19 septembre 1919 Le seul chœur officiel des chantres du Vatican LES CHOEURS DU VATICAN composés de 70 chantres distingués, sous la direction de Maestro Raffaele Casimiri Les sièges sont maintenant en vente au bureau du théâtre Saint-Denis, prix: $2, $3, $5, $7.The Sun Trust Company Limited FONDS A PRETER sur première hypothèque Ecrivcz-nous ou venez nous voir.BUREAU DE DIRECTION : nacon ^ d'H.Uwrn, Ptruident H.Kcln-laeiic.t»r Vlre-Prr.idtnt JuMinifit l'tlUlUr, 2* Vlr.-Fré.ident J.-C.(».gnr, S.rr.t.ir.-Trranri.r (h.-Ed.Arpln, Dirfct*ur-U4r.nl Ilonsr.bl* 4.-L.l'crr.n, C.K 4,.p.rd DeS.rrtt, I>r J.-l’, I.aporie, Treffle II».tien.J.-C.Hébert.J.A.R.Kaurln 99 RUE SAINT-JACQUES Cuier ptostal 1180.Montréal.Tel.Main 2926 et 2927.Placements de septembre 1910 NOUS OFFRONS : Sujettes à vente préalable, les débentures suivantes : ENDROIT ; ECHEANCE ; l’RIX : Puissance du Canada NCiv.1023 et 1933 prix du Province de Québec Mai 1930 100.Ville du Sherbrooke Juil.1921 97.38 Commission Scolaire catholique du Montréal Junv.1919 81.35 de Kenogami Mai 192(1-1939 1(10.dus Trois-Rivières Nov.1922 101.50 du Sherbrooke Juin 1912 93.52 Pointo-aux-Tremblcs li)2:i et 1928 100.rubrique de St-Arsône, de Montréal Mars lî)r>(> 100.Dominion of Canada (Great Northern Ry) Oct.1934 84.49 Ville Mont-Royal Nov.1944 93.25 Ville du Grand’Mèrc Nov.1925 102.70 Ville de Shawinigan Falls .ht il.1927 103.20 Ville fie Chicoutimi Nov.1939 à 1945 100.Ville St-Larabert Mai 1928 100.1.’Hôpital Notre-Dame Mai 1912 et 1943 100.Maisonneuve (Cité de Montréal).Avril 1941 88.50 Pour rapporter: 514 S 5U% 5 f/c 5Vj r V .n,- .- Des deux côtés du chapeau, vous ! posez une rosace en ruban qui se fuit de la façon suivante.Vous froncez le ruban, comme le montre le croquis 2, qui >c trouve au bas de la page, l.e fil de fronces forme un zigzag rcguUer.Lorsque vous avez ainsi prepare une longueur de ruban de (i pouces, vous tirr^ sur le fil de fronces, ce qui suffit à former la rosace.Lés pétales (lui se trouvant an coeur de celle-ci sont maintenues par quelques points.Au besoin vous pouvez toujours en faisant un patron de la grandeur voulu, coiffer également v*-tre soeurette au votre frérot, DROLERIES PIECE À DIRE MONSIEUR LE PHARMACIEN : "Monsieur le pharmacien, ma pou-i pée est malade, i Vile I il faut la soigner ! Que me j donnerez-vous?«-Voulez-vous un emplâtre ou bien (line pommade, ! Un sirop pour calmer la toux?'' ; “Monsieur le pharmacien, fnut-ll ! ! [que je le dise?Gette vilaine, hier, mangea trop de [bonbons.Ah! son plus grand défaut, c’eut (bien la gourmandise' A» vous donner une potion." j i "Monsieur le pharmacien, croyez- ^ ivous qu'elle en meure, i I «^Madame, rite l’aurait, certes, bien ! (mérité! j —Monsieur le pharmacien, elle a Imal.elle pleure! —Voici pour quatre sous de thé.'' “Monsieur le pharmacien, dites, sa [maladie, Ksl-elle donc si grave?.,, - Mêlas, ce tue ie vains, (“est que la gnurmavd • guéri# R*err '•rce le lecôev-• On donne des pastilles â Tolo parce qu’il lotisse.—Et mot?dit Lili.—Tu ne tousses pas, loi! —Je sens que je vais tousser.• • » Quand Yvonne pleure, on lui donne volontiers un peu de chocn-iat pour la consoler.Un jour qu’elle allait faire un petit voyage aver sa mère : ««Maman, dit-elle, si tu emportais du chocolat pour si je pieu* I rais en route.w * # Le jeune Arlhti.’ interroge son j respectable auteur ! Papa, notre professeur dit que ! les castors sont industrieux; qu'est-ce qu’ils font donc ?—Comment! petit ignorant, à Ion âge tu ne sais pas encore qu’lit font des chapeaux!.pair N«#l Coupon bon jusqu'au Samedi 13 septembre A inclure avez le^ réponse# aux rnnrnurs, et avec toutes les lettres au Père Noël, s Adresse» : Père Noël '« ‘Alt* VOIR.Montréal.^r ^Swigiis,3frèBte$ Nos magasins fermeront à 10 heures p.m., aujourd’hui Des occasions merveilleuses pour demain BAS SPECIAL POUR COLLEGIENS 1.00 1.25 BAS Worsted pure laine à côtes larges, pour dames et enfants.Pointures 7 S'/i.Spécial.Pointures H 10J/a.Spécial BAS Worsted pure laine à cotes larges.En noir seule-menl.Pointures «8 yï O 8J/> à 10.Spécial «n» BAS de colon oualc uni, pour dames.Blanc, noir, gris et brun.Spécial.BAS de colon à côtes larges ou fines.En noir seulement.Pointures 6 à 10.Spécial.o Au rez-de-Chaussée.16.00;' 19, COMPLETS pour garçonnets de 10 à 17 ans.Genre Norfolk, trois dessins différents.Ep serge bleu marine, tout laine.D’après la grandeur, 00 ' ¦ PALETOTS de demi-saison pour jeunes gens ; grandeurs M i à M8.Nouveaux modèles coupés à la krille.En vecuna bleu marine.En vecuna vert foncé.En tweed mélangé &ÏU 25.00 Au rez-de-chaussée.LAINES LAINE ANGLAISE de fantaisie à 5 ou 8 brins.Dans presque toutes les couleurs.Spécial, la livre 4»50 u SoÛÛ , LAINE PHILIS en balle d’une once.20 couleurs.Spécial, la baye.v .29 SPECIAL LAINE SHETLAND FLCTSS, crème et blanc.En paquet d'une once.Spé- E?ci al.iJ.D LAINE MONARCH FLOSS pour ouvrages de fantaisie.Dans 18 à 20 *2 K couleurs.Spécial.bO«3 LAINE SPORTLENE Belding Paul.15 à 18 couleurs différentes.En balle ICO de 2 onces.Spécial.B( que Dominion, la boite,.¦xJ'1' FEVES au lard Clark, grosse boite.Régulier .35 pour.GELEE de table.Au rayon des articles pour hommes BLOUSES de négligé en percale ou en fil de différentes qualités, unies ou à rayures de couleurs, manchettes molles, collet à même.Grandeurs pour garçonnets de (i à 1 1 ans.Valeurs régulières 1.00, 1.25 et 1.35 £ÎCS pour.i.bCvÏ# BLOUSES de négligé en fil de bonne qualité ou en chambrai uni, gris, bleu ou champagne, avec collet à même, à rayures de couleurs, de différents modèles, ou sans collet, manchettes françaises.Grandeurs pour garçonnets de 0 à 15 ans.Valeur régulière 2.00 4 *> pour.JL a «D *7 BLOUSKS de négligé en madras de bonne qualité.Genre très ample, avec collet, grande variété de dessins.Grandeurs pour garçonnets de 7 à 13 uns.4 QQ Valeur régulière 2.50 pour.Xb57© SOUS-VETEMENTS de laine naturelle, marque Sovereign on Mercury, pour hommes.Pesanteur moyenne, devant double ou simple.Grandeurs 34 à 48./ÿ Q Spécial.SOUS-VETEMENTS de laine Shetland de moyenne pesanteur, pour hommes.Grandeurs 3 4 à 4 4.Spécial.SOUS-VETEMENTS laine et coton, marque Penman, pour hommes.Moyenne pesanteur.Grandeurs 34 à 40.4 4 d Spécial.JL ¦ JL «7 SOUS-VETEMENTS, marque Penman, pour hommes.Pesanteur demi-saison, (levant double ou simple, Grau-(leurs 34 à 44.Spécial., ,.4£iaxS>«7 Au rcz-de-rhaussée.Appareils électriques LAMPES Tungsten “C.on dor”.la meilleure lampe sur le marché, garantie pour 2.000 heures.25 el 40 watt.40 Ou sv ait.,, • • .45 LAMPES nilrogcnrx de bonne qualité, ” .59 ,iin .89 FERS ELECTRIQUES et GRILKi: PAIN électrique, garantis.Valant O Q l.3o.Spécial >• Au deuxième.AU SOUS-SOL A t j j- 30UTEILI.ES "VACUUM".Il UlMClIlC BOUTEILLES “VACUUM rapacité t Va ebopine.Conservent les liquides rliamh ou froids durant 48 heures .BOITES à hmrh nu à pique-nique, en imitation de cuir, contient une bouteille Vacuum (I nné rhopine et une boite en ferlilane pour les sandwiches.Spécial '3.95 I lll.IKRKS avec percolateur en poreetaine japonaise Décoration de fleurs bleues.15 .23 “ .35 CBACHOIBS de grès., ., CBACIIOÎRS de porcelaine de fanlaisie.59 ” .69 Au sous-sol.2.49 TAPIS de table.Damas rouge ou vert, 08 x 08 pou-res .lotis patrons el belle qualité.Spécial.^ PORTIERES de damas vert pu muge, 50 pouces x 3 verges, Spécial g TAPIS en foin, pour chemins.Qualité épaisse et durable.27 et 30 pouces.Vert ou brun.1.45 1.69 MARQUISETTE à rideaux.4
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