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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 15 septembre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-09-15, Collections de BAnQ.

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m.VOLUME X.— No 216 MONTREAL, LUNDI 15 SEPTEMBRE 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par le poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.«8 00 ETATS-UNIS.2 ISO UNION POSTALE.3 00 Directeur Rédaction et administration: J3, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS Un grand mouvement d’éducation populaire Les expositions scolaires agricoles A Saint-Casimir Nous avons vu hier une* exposition qui vsl nue exposition, où il n’y a ni tentes, ni spectaelcs, pas même de courses, une exposition où l'on ne voit c|ue le produit du travail des exposants.Une exposition, du reste, admirablement agencée, où les-produits sont présentés de façon élégante, avec une méticuleuse propreté, avec un grand souci de la mise en valeur.Une exposition très fréquentée, très étudiée et qui, affirme-t-on partout, est vraiment un principe de progrès.Ht celte exposition est une exposition d’enfants, une exposition de garçonnets et de fillettes.Il y avait dans les vastes salles de l'académie Saint-Casimir, outre les travaux faits par les petites écolières, pour plus de !?3UU, estimait-on, de légumes de toute sorte, (les légumes ont été cultivés par les enfants de la paroisse et de quelques écoles voisines dans les jardins de ces écoles et dans les parcelles de terrain que les parents, stimulés par le .spectacle de l’école, ont mises à la disposition des petits.Cela représente un bel exemple d’éducation a gricole, un magnifique exemple d'éducation lout court.Les enfants qui ont travaillé dans ces jardins y ont pris ou développé 1- goût des choses de la terre; par l’exemple, par les leçons de leurs maîtres, par la récompense qui attendait leur travail, ils ont mieux compris la noblesse de la profession agricole, du travail du sol; ils ont aiguisé leur esprit d’observation, ils ont appris à chercher le pourquoi des choses, à relier les effets aux causes; ils se sont entraînes, en jouant pour ainsi dire, à une gymnastique intellectuelle «lui complète le travail des classes quotidiennes.Cela compte pour l’avenir, cela aide à préparer une génération qui sera moins exposée à céder à l’attirance de la ville, et si quelques-uns de ces petits sont tout de même absorbés par la vie urbaine, il leur resjera le goût et la connaissance des choses agricoles.Ils seront tout préparés pour s’occuper en ville, le cas échéant, de jardins ouvriers, ils garderont le souvenir de la noblesse du travail agricole.Mais cela compte aussi pour le présent, et de la façon la plus précise.L’exemple, d’habi-lude, descend des anciens aux jeunes, mais cette fois il remonte des ieunes aux anciens, nous disaient hier des cultivateurs d’expérience.Nous ne faisions guère de culture potagère autrefois; le spectacle, l’ardeur des jeunes nous ont conquis.Si nous les laissions faire, ils prendraient tcut le jardin à eux tout seuls.En tout cas, ils sont en train de nous apprendre, à nous les anciens, le goût de la culure potagère.Ht nous nous en trouvons mieux.L’exemple a rayonné d'une autre façon.Saint-Casimir s’honore d’avoir, dans les milieux français, ouvert la série des expositions scolaires agricoles.Soixante-quinze auront, paraît-il, lieu cette année d’un bout à l'autre de la province.Dans le seul comté de Portneuf, nous en comptons sept ou huit, qui se succèdent ces semaines-ci de deux jours en deux jours, et cela représente la contribution d’un nombre de paroisses plus considérable, car les expositions réunissent souvent les produits de plusieurs paroisses.L'oeuvre, en même temps qu'elle s’étend, se perfectionne.On nous faisait observer par exemple, à Saint-Casimir, que, la première année, les produits étaient présentés souvent dans un état terreux.On Iqs lave maintenant, on pare les caisses, de façon à rendre l’article plus attrayant.L’exemple des plus soigneux a entraîné les autres.Une saine rivalité, à laquelle les parents ne sont pas restés étrangers, a suscite de nouveaux perfectionnements.Le jeune cultivateur de demain s’habitue de fa sorte à présenter sa marchandise de la façon la plus agréable, à ne rien négliger de ce qui peut attirer la clientèle.Un grand mouvement d’édiication paraît -donc sortir des modestes initiatives de Saint-Casimir.11 se propage, il se propagera de plus en plus à travers la province.Ht c’cst un mouvement d’une fécondité assurée parce qu’il s'adresse aux jeunes, à ceux dont l’esprit n’est pas encore encombre de préjugés et s’ouvre facilement à toutes les observations, à toutes les leçons utiles.Celte oeuvre, dont on peut ainsi prévoir la large extension, est le fruit de l’effort combiné de linéiques hommes d’esprit élevé, de volonté tenace.A Saint-Casimir, ils n’étaient, au début, qu’une poignée: commissaires d’écoles, ecclésiastiques, agronome, instituteurs et institutrices, citoyens dévoués.Ils on su vouloir et — ce qui est malheureusement plus rare chez nous — persévérer.Us ont vu leur oeuvre progresser chez eux, désarmer les critiques, conquérir des adversaires, rayonner au loin.La génération qui grandit saluera en eux des bienfaiteurs et prolongera indéfiniment leur influence.Dans ces notes hâtives, griffonnées au sauf du train, nous avons essayé do marquer les grandes lignes de leur oeuvre.C’était le meilleur, ie plus sincère témoignage que nous pussions leur rendre.Nous regrettons seulement qu’il reste par trop incomplet, qu’il exprime de façon trop insuffisante ce que nous avons vu et admiré.Orner HERO’dX.M.LE SENATEUR LANDRY Le Droit de samedi publiait, sous le titre Prions tous avec ferveur, cet émouvant article â l’esprit duquel nous nous associons de tout coeur : L'Association Canadienne française d'Edueation de l'Ontario, par son secrétaire a demandé, hier, dans le Droit, des prières spéciales pour tj.le sénateur Landry qui est dangereusement malade.Depuis assez longtemps M.le Sé-nateur, déjà âgé, est atteint d’une maladie aussi douloureuse que grave ; la science a fait tout ce qui est humainement possible et, maintenant, elle ne peut plus rien devant les ravages de la maladie.Cependant, il reste encore aux chrétiens, un moyen, c’est de redoubler de supplications vers le Seigneur afin qu’il nous conserve encore quelque temps, si c’est sa sainte volonté, celui qui s'ei.l montré chef autant que père, celui qui s’est penché sur la minorité ontarienne et l’a adoptée, celui qui a voulu consacrer les dernières années d’une carrière bien remplie et toute dirigée vers le bien, toujours éclairée par la justice, à la défense de ses frères, incompris et persécutés de la province voisine.M.le Sénateur Landry semble s’acheminer vers le dénouement de toute vie humaine.Déjà l’Eglise, cette mère sage et prévoyante, l'a pourvu de tous les soins et.de tous les secours dont un chrétien a besoin pour aller se présenter à son Créateur ; il nous reste à nous, de l’Ontario, un grand devoir à remplir, celui de prier.11 faut prier d’abord pour que Dieu nous conserve ce chef énergique et habile, qu’il nous le conserve parce que nous avons encore besoin de ses conseils et de sa diced ion.Si les desseins de la providence ont décidé que ce miracle, désormais impossible à la science, ne doit pas récompenser l’ardeur de nos prières, au moins, nos ferventes supplications auront attiré sur le vénéré malade un supplément de bénédictions qui rendront plus doux, plus facile, plus consolant, le passage du temps à l’éternité.Au chevet de M.le Sénateur se tient Mme Landry.A cette femme qui a su partager les affections d'un homme aussi noble, qui a su épouser se.s causes et adopter ses petits-enfants ontariens, nous exprimons les sympathies de tous les , Canadiens français de l’Ontario, i Nous comprenons la douleur qu’el-1 le éprouve devant la souffrance de celui dont elle a partagé la vie et nous l’assurons que ceux pour qui M.le Sénateur s’est dépensé si généreusement ne l’oublieront pas dans les heures terribles qu’il traverse aujourd’hui.J.-Albert FOISY.BILLET DU SOIE LITTERATURE Un député vient de proposer en France que l’Etat paie tous les frais de ta littérature électorale des candidats : affiches, tracts, bro-c.hurettcs, circulaires aux électeurs, exemplaires des discours déjà faits, programmes, promesses électorales et le reste.On voit d’ici quel débordement ce serait! Les mars ne suffiraient plus, dans les campagnes, pour les affiches à poser.Il faudrait ériger, au long des routes, d'immenses placards où M.Lustucru vanterait scs qualités d’honnête homme, énumérerait les fautes et les vices de son adversaire.M.Riendntout, el conclurait : “MM.les électeurs, viïtez pour le candidal incorruptible par excellence.Lustucru, le grand Lustucru!" Les ateliers d’imprimerie seraient débordés de commandes, tons tes plumitifs du nags ne se tiendraient pas d’aise, i cause des brochures à tant de la nage à écrire pour M.Lustucru •outre M.Eiendulout, les presses icmiraient vingt-quatre heures par tour el le contribuable, au bout des élections, recevrait une note aussi salée pour lui que celle etc leur littérature électorale serait légère aux candidats.Ceux qui n'auraient pas été élus auraient au moins cette consolation d’avoir pu .faire publier sans frais, sur le compte de leurs concurrents, toutes tes calomnies imaginables.Les collègues du depute français qui a en cette idée Tout écartée.Ils n’ont pas l'air à s'apercevoir quel tort incalculable ils ont aussi causé au développement de la littérature, citez nous.Aussi, l'insuccès de In proposition du député Varcnne, au Palais-Bourbon.empêchera à tout jamais un de nos députés de proposer une loi analogue, ici.S’imagine-t-on de quelles jouissances cela nous privera, quels chefs-d’oeuvre nous aurions si l’Etat allait pager les frais de toute la littérature électorale de nos candidats ?Nous sommes menacés, parait-il.de ne l>lus lire dans tel journal régional les articles “superlifico-quencieu.r” du député de Témis-couulu ; il en ferait des plaquettes pour le temps des elections, si l’électeur en pagaif les frais.Mais il ne les paiera pas et nous ne lirons plus rien du député de Tcmiscoua-ta.C’est à pleurer.Les électeurs de Jacques-Cartier, si l’Etat voulait, liraient lotis 1rs discours de leur prestigieux représentant ù Ottawa, M.Lafortune, — et l’on sait que les discours de M.Lafortune sont des merveilles d’humour et de gaité : mais l'Etat n'en paiera pus la publication, hélas! Aussi tes gens tristes de Jacques-Cartier devront-ils essayer de se distraire par d’autres lectures.Le sénateur Bradbury, qui a parié cinq heures et demie sur la culture des haricots dans la réserve indienne de Suint-Pierre (Manitoba), ne pourra faire lire sa harangue d'une hante éloquence parce que l'Etat n’en voudra pas défrayer les frais de publication, en tyi'O.Vraiment, l’avenir de la littérature électorale est compromis, ou plutôt son développement ! C’est regrettable, pour qui collectionnait déjà les brochures et les placards électoraux.Mais le député Varenne est un précurseur.Qui sait si.un de ces jours, un de nos parle-nients n’adoptera pas sa proposition ou ipielque chose d’approchant ?Ce sera alors l'àgr d’or des coq-à-Vâne, des fariboles, du galimatias.Vienne ce temps, tous nos politiciens te réclament! DEPUTATES.LA CONFERENCE INDUSTRIELLE UN POINT D’INTERROGATION La manoeuvre d’exclusion pratiquée à l’endroit des syndicats catholiques et nationaux, a provoqué, dans plusieurs journaux, d’énergiques protestations.Nous espérons qu’à la Chambre même des explications seront demandées au gouvernement.H faut savoir qui est responsable de cette gaffe — pour employer un mot adouci.Mais il y a autre chose.Une dépêche de la Canadian Press dit ce matin : “La représentation a été entièrement établie sur le principe de la délégation, le choix des délégués ayant été entièrement laissé à des corps représentatifs des divers groupes." Est-ce vrai?Le correspondant de la Canadian Press n’a-t-il pas été induit en erreur?Cela aussi vaudrait la peine d’être recherché.Ainsi, le représentant des employés de tramway de Montréal — le seul représentant même, nous af-firme-t-on, des employés de tramway du Canada—est M.f.-L.Hour-bonnière, secrétaire-financier de l’union locale.Or un employé de tramway nous affirme que l’union n’a pas été appelée à désigner de délégué, que l’invitation a été adressée personnellement à M.Bourbonnière, pardessus la tête de l’union, par-dessus la tête de son président.La personne de M.Bourbonnière n’est pas en cause.La chose qui nous intéresse pour le moment est le mode de sélection.Est-il vrai que les organisateurs aient ainsi procédé par choix personnel?Ht si le cas est exact pour les employés de tramway, l'esl-il pour d’autres?— 0.H.BLOC-NOTES Pas de S2009 D’après une dépêche d’Ottawa, le ministère a refusé à une délégation d'anciens soldais de lui promettre qu’il accorderait à chacun des 100.000 hommes qui se sont enrôlés pendant la dernière guerre, au pays, la gratification de $2,000 que réclament pour eux certaines associations militaires.Le ministère leur aurait dit que le pays n’est pas financièrement en état de se montrer aussi généreux que cela.11 lui en coûterait au bas mot de 800 à 000 millions pour satisfaire cette demande; et rien ne prouve qu’après avoir dépensé cet argent d’iri un ou deux ans.les soldats n'auront pas de nouvelles exigences.Un orateur acclamé par les anciens soldais de Toronto disait la semaine dernière à une réunion tenue en cette ville: "Réclamons nos deux mille piastres ehacH , Si le gouvernement ne nous les donne [tas de bon gré, prenons-les (le force.” 11 reste à voir si.maintenant que le ministère écarte celle demande des anciens soldats de lu grande guerre, ceux-ci suivront le mauvais conseil de l’orateur de Toronto, ou si le bon sens reprendra ses droits.Une autre défaite Le ministère de M.Lloyd George vient de subir une nouvelle et retentissante défaie, à l’élection partielle de Widnes, Lancaster, où un îles anciens collègues du premier ministre Arthur Henderson, chef des travaillistes anglais, vient d’être élu à une majorité considérable contre le candidat du ministère de coalition, (’puis les élections de décembre lOLS, c’est la neuvième ou dixième fois que le cabinet subit pareil échec.Gela va de mal en pis.pour lui.L’entrée de M.Henderson à la Gnambre est une victoire pour les ouvriers anglais dont il est le porte-parole.On dit couramment, dans les milieux qui se prétendent bien renseignés, que le ministère de coalition Lloyd George tombera d’ici quelques moi:; et que M.Henderson sera l’un des chefs du cabinet libéral-ouvrier qui le remplacera.Ainsi s elfritcnt les gouvernements arrivés ou restés au pouvoir, jusqu’ici, à la faveur de lu guerre.Les élections partielles de lu fin d’octobre, au Canada, révéleront la force véritable du ministère Porden.Il risque d’avoir le même sort, aux urnes électorales, que celui de M.Lloyd George dans les élections partielles récentes.Cette tournée Le Statesman voit dans le voyage du prince de Galles au Canada, juste à l’époque où notre parlement doit s’occuper du traité de Versailles, une manoeuvre politique.“Qu’on l'ait voulu ou que ce soit une simple coïncidence”, écrit le périodique libéral de Toronto, “voilà qui sert bien les fins de ceux qui cherchent la ratification du traité à la façon coloniale, sans débat réel.Tandis que nos journaux donnent des pages et des pages aux faits et gestes du visiteur royal, et que cela détourne 1 attention du pays de ce qui le regarde sérieusement, on n’a rien laissé publier qui pût rappeler aux Canadiens l’importance du traité de paix que le parlement était appelé à ratifier; il n’a pas paru une ligne des renseignements qui eussent aidé les députés à se rendre compte que la ratification du traité de Versailles comporte des responsabilités extraordinaires pour le Canada.Ne sommes-nous pas bien fondés à croire que ceux qui espéraient détourner l’attention publique des obligations ^ue le traité de paix impose au Canada ont accueilli avec joie la visite du prince de Galles”?La baisse des prix M.Hoover, de retour d’Europe, déclare en arrivant à New-York, que “nous avons dépassé le point culminant de la hausse des prix” cl que “des raisons economiques vont maintenant provoquer d'elles-mêmes une baisse de ceux-ci.Les marchands ont spéculé partout et partout il y a maintenant des approvisionnements plus considérables que jusqu’ici.De nouvelles récoltes, une production accrue vont maintenant ajouter, dans tout l’univers.à cette accumulation de vivres el les prix vont dégringoler”, lis ont tardé à commencer ce mouvement à la baisse, jusqu’ici.Les spéculateurs tentent de l’enrayer, puisque, s’il commence, ils ne savent si, demain, ils ne seront pas aussi pauvres qu’ils sont riches maintenant.“Farine du diable retourne en son”, dit le proverbe.M.Hoover nous confirme dans l’idée que cela va arriver un de ces quatre matins.Tout le monde espère qu’il en sera ainsi et que si le prix des denrées ne retombe pas à ce (m il était avant la guerre, il descendra pourtant de plusieurs crans.C'est bien le temps! Affaires d’Irlande Les dépêches signalent, eu Irlande.toutes sortes de (manoeuvres extraordinaires et de démarches, de la part du gouvernement anglais.pour venir à bout du (mouvement sinn feiner.Depuis quelques jours, des détachements de troupes ont arrêté plusieurs Irlandais en vedette, ont fait des perquisitions un peu partout, tandis que Dublin a lancé toutes sortes de proclamations interdisant les réunions publiques, les associations qui combattent pour la liberté de l'Irlande et son autonomie.C'est le recommencement de la campagne contre ceux qui cherchent la libération de leur pays.On ne fera vraisem-blablcmenl pas plus de procès aux gens arrêtés un peu partout cette fois-ci qu'on en a fait à ceux qu’on a arrêtés et internés pendant la guerre, à Dublin, à Cork, à Limerick et ailleurs.C’est ce qui s’appelle le fair-play brilannique.Les agissements des fonctionnaires anglais en Irlande ne sont lias sans mettre en étrange posture leur pays, chaque fois qu’ailleurs il prétend se poser eu champion de la liberté et du droit à la self determination des petites nations.La propagande antianglaise qui se fait un peu partout dans l’univers, ib* ce temps-ci, n'est pas non plus sans trouver de nouvelles amies dans la conduite des Anglais en Irlande.Un jour, Londres paiera tout cela.Déficits ?La politique de nationalisation des chemins de fer canadiens se poursuit.Un bureau d’arbitrage va fixer le prix que le gouvernement canadien paiera au Grand-Tronc pour ce chemin de fer.Ottawa en offre un loyer annuel de 83,000,000 aux actionnaires de cette compagnie, tandis que celle-ci réclame $5,800,000 tiar année.Les deux parties *viennent de s’enjendre pour soumettre toute l’affaire à des arbitres dont elles s’engagent d’avance à accepter la décision, Nous avions Tan dernier un déficit de plus de 20 millions dans l’exploitation des chemins de fer nationalisés par l’Etat.Il importerait d’y penser sérieusement avant d’ajouter aux réseaux déjà acquis par Ottawa de nouvelles voies ferroviaires.Mais il parait qu’il nous faut aller de l’avant sans nous occuper du passé.Où cela nous mènera-t-il?Elections partielles Un député à Ottawa a déposé un projet de loi aux termes duquel le gouvernement devrait faire des élections dans un comté vacant soixmite jours après la nouvelle officielle de la mort ou de lu démission du dé-puté-élu.Ce projet rencontrera l’assentiment de tous ceux qui s’intéressent à la réforme de notre régime électoral.Des comtés ont déjà passé dix, quinze, vingt mois et plus sans représentation aux Communes.Les deux partis, à tour de rôle, ont commis cet abus, parce que cela servait leurs fins.11 est très possible (tue, celle fois-ci encore, les ministériels réussissent à écarter ou à faire classer le projet de loi Jacobs, dont les Communes ont déjà été saisies, à d’autres sessions, par d'autres députés.Mais cela ne l'empêche lias d'être fondé sur la justice et le bon sens.Et cela, au reste, suffira peut-être pour le faire écarter sans plus.Taxes irlandaises Un document parlementaire produit à Westminster en 1918, et qui porte le numéro 106, démontre comme quoi l’Irlande paie des impôts dont plus de la moitié vont à Londres, alors que le reste sert au maintien du régime anglais en Irlande.Rendant la dernière année que cite ce document parlementaire de source officielle anglaise, l’Irlande a versé au fisc du Royaume-Uni près de 27 millions de.louis sterling, soit approximativement 135 millions de dollars en impôts de tout genre.De cette somme, Londres a affecté $100,000 au traitement du gouver-r.eur anglais en Irlande, plus d’un million et demi à la magistrature et aux avocats anglais d’Irlande, au delà d’un million pour l'entretien des prisons irlandaises où sont internés les gens coupables de ne pas vouloir du régime anglais, et plus rie 7 millions aux garnisons anglaises sur le sol irlandais.Londres dépense 36 fois plus pour chaque gendarme anglais en Irlande que pour l’instruction de chaque petit Irlandais.Tous les frais du régime anglais en Irlande une fois payés, il est resté à Londres une somme de plus de 70 millions de dollars, qu’elle a affectés aux fins générales du Royaume-Uni, au lieu de les dépenser pour le développement économique et matériel de l’Irlande.Cela se passe de commentaires.Signe des temps Une grande compagnie d’assuran-ce-vie américaine qui fait des affai-jres considérables dans notre provin-' ce ajoute à une lettre en anglais qu’elle écrit à un de ses clients cana-diens-français ce post-scriptum tout préparé d’avance: “Notre sténographe française étant absent.', vous voudrez bien nous pardonner de vous écrire en anglais”.C'est un signe des temps.Quelle compagnie, il y a dix ans, se serait ainsi excusée auprès de ses clients de langue française d’être dans l’obligation de leur écrire en anglais ?Il y en a malheureusement encore trop qui font fi de la langue de leurs clients.C'est à nous à les ramener tranquillement au sens des convenances.‘ Pas possible ?j | On a prétendu à Ottawa qu’il est impossible qu’oi] ait inscrit dans les cadres de l’année canadienne 30,000 hommes qui n’auraient jamais été en-, rôles et dont des officiers auraient I retiré la solde.Cela peut être impossible ; mais qui le garantit ?Un de nos lecteurs, ancien soldat dans la milice canadienne, nous écrit : “J'ai fait comme milicien deux camps, à Levis, lorsque j'étais etudiant.Les cadres de plusieurs compagnies, à ma connaissance, n’étaient pas remplis, et ne comptaient que quelques hommes.Cela durait ainsi lout le temps du camp.L’avant-der-njer jour, veille de la parade et de l’inspection, MM.les capitaines partaient err tournée à Québec, et racolaient tous les flâneurs qu’ils pouvaient trouver dans les buvettes.Ces nouvelles recrues étaient conduites au camp, revêtues de l’habit et distribuées un peu partout dans les rangs, après quelques instructions sommaires.Puis les officiers se faisaient payer la pleine solde de ions ces soldats fictifs pendant toute la durée du camp." Si pareil abus a pu se commettre, — et il est à la connais* sance do plusieurs qu’il s'esl maintes fois produit, jadis, — voilà qui démontre comme il est nécessaire que M.Mowburn aille au fond de l’accusation relative au paiement de la solde de 30,000 hommes qui n’auraient jamais servi dans noire armée.CHRONIQUE D’OTTA WA Dominion, colonie, nation?G.POUR QüiNZE SOUS Nous avons déjà disposé de plusieurs centaines de portraits de sir Georges-Etienne Cartier.Nous en tenons encore quelques centaines de copies à la disposition de nos lecteurs, moyennant 10 sous i’unité, plus 15 sous par la poste.Adresser les commandes à l'administration du Devoir.PAR ERNEST BILODEAU.Ottawa, 13 septembre.La semaine du traité de paix est passée, et le parlement doit retourner mardi au débat sur l’adresse en réponse au discours du trône, abandonnée contrairement à l’usage pour disposer au plus vite de la grosse question d’ordre international.Un cheval n’est lias complètement attelé tant qu’on ne lui a pas passé la bride, et nous avons maintenant le inters dans les dénis.C’est apparemment ce que voulaient nos maîtres occultes, ceux qui s’agitent en de lointaines coulisses et font marcher les premiers ministres et leurs acolytes dans la direction voulue par les prétendus "intérêts de l’empire”, interprétés de la bonne façon.Nous commençons donc à jouir de toutes les prérogatives d’une “nation”, et l'on en a eu la preuve dès le lendemain du grand débal qui s'eM terminé par le vote unanime d’approbation demandé cl obtenu par le gouvernement.En effet, la courte séance de samedi.M.Jacobs a attiré l’attention du gouvernement sur les persécutions dont les Polonais se seraient rendus coupables à l’endroit des Juifs de ce pays reconstitué, et demandé qu’on les fasse cesser, ce qui n’esi que légitime de sa part, mais n'était pas sans offrir un élément de nouveauté dans notre parlement plus habitue à traiter rie la récolte de l'Ouest et des pêcheries de la Nouvelle-Ecosse que des “pogroms” problématiques de pays d’Europe encore mal définis dans l'esprit populaire.Et ce n’est pourtant qu’un commencement, une note nouvelle à laquelle il faudra nous accoutumer, dans le concert de la vie tionale.Ce ne sonl pas uniquement des honneurs que nous avons recueillis en ces derniers temps, et le bouquet accepté vendredi ne contient pas que des fleurs et du parfum; il e’y trouve d’abondantes épines et des plantes vénéneuses dont nous ferons bien de nous méfier, encore que certains d’entre nos législateurs soient d'opinion que c’est justement là la plus notable de nos acquisitions.N’a-t-on pas entendu samedi deux unionistes se féliciter tout haut du nouvel état de choses, et de ce que nous sommes deréna-vant intéressés d’active façon dans les nbAs nu guêpes d'où est sortie la gLaniie conHagration qui vient de sc terminer?Et si c’est vrai, quel avantage correspondant en aurons-nous retiré?* * * Les ministériels se scandalisent de cette question et de la préoccupation dont elle témoigne, et montrent du doigt le halo de gloire dont s’entoure selon eux le nom du Canada, “Canada, a nation”, selon l’épigraphe qu’un dessinateur de ’J o-ronto inscrivait sur le mausolée fictif de feu M.Laurier, au lendemain de son décès.Et c’est justement sur cette definition qu’a tourné tout le débat de la semaine dernière, un certain nombre d’oppositionnistes protestant que l’on exagère, que ce n’est pas dans ce sens littéral que sir Wilfrid a nrononcé cette phrase légèrement feinte d’emphase électorale, et qu’en dernière analyse nous en sommes toujours au point qu'on peut appeler colonial, même si nous avons arraché de temps en temps quelque concession a nos maîtres.Tout en protestant ainsi, l’un des orateurs de la gauche, M.E.R.Devlin, a raconté une anecdote typique à ce sujet, ci nous croyons intéresser le lecteur en citant textuellement ce passage de son discours.“Je no doute pas, disait le député de Wright, que mon honorable ami le (ministre de la Justice se souvienne avoir lu dans lord Carnarvon et dans les discours de plusieurs autres nobles lords, qu’a l’époque où la constitution fédérative nous fut accordée, ies délégués canadiens à Londres s'objectaient fortement au mot “colonie” par lequel on nous désignait jusque là."Eh bien, leur demanda-t-on, comment vouiez-vous qu’on vous désigne?” Us répondirent : I “Nous voulons être appelés un I Dominion”.—C’est entendu, fut la réponse, | nous dirons désormais un Domi-' nion.! “Et ainsi fut fait, continue M.i Devlin, en vertu de l’autorité de I la Reine et des seigneurs spirituels et temporels de la Grande-Bretagne, ainsi que de la Chambre des i Communes.Mais les autres colo-i nies trouvèrent que le mot sonnait i bien, et voulurent a leur tour être 1 désignées de ht même L eon, ce à ; quoi la Grande-Bretagne acquies-i ça volontiers, disant: ".V l’avenir, : vous serez tous des Dominions”.“Maintenant, monsieur l’Orateur, i chacun peut se servir du mot qui j lui plaît, et nous désigner successivement sous ie titre de Domi-i nion, ou bien de Nation, mais je ne : puis m’empêcher de protester con-! tre La façon qu’emploie mon ami | M.Fielding pour nous ramener j dans la famille des colonies.Si i l’on Aie permet un sôuvenir per-! sonnel.je dirai qu’à l’un de nies | premiers voyages en Europe, je j voulus voir Londres sous tous ses I aspects, et après avoir visité à la j suite d’un guide, le West End et ses richesses je me trouvai dans la rue Victoria, oil le Canada avait | alors ses bureaux de représenta-¦ lion, et ce guide me dit eu enflant i la voix; “Monsieur, c'est ici le bureau de * llnc 6e nos colonies" —Une de vos colonies?demandai-je Eh oui, fit l’homme, une de nos colonies.—Et laquelle?Le Canada, monsieur, le Ca-I nada.-Belle nation! interrompit M.Jacques Bureau.-Vous possédez donc le Canada?demande encore M.Devlin, et le guide répondit affirmativement et avec une grande assurance.Je ne me chicanai pus plus avec lui, dit M.Devlin, que je ne me chicane aujourd’hui avec ceux de mes collègues de droite qui veulent posséder l’Empire.Mais c’en est assez pour (tue M.Devlin n’aime pas qu’on nous appelle une colonie, et c’ese l’un des libéraux qui se sont séparés là-iie:.-sus de M.Fielding, dont le discours narquois en a agacé plusieurs meme parmi ses plus proches voisins.Roùr l’ancien collègue de M.Laurier, le Canada est tout bonnement une colonie de la Grande-Bretagne, ce en quoi il est assr* d’accord avec l’histoire et la logique, mais la logique et la politique font rarement bon ménage.Pour M.Fielding, en tous cas, nous sommes toujours la colonie anglaise à laquelle on a accordé de temps en temps quelques menues faveurs pour la faire tenir tranquille, niais dont le status fondamental est toujours le même.Il rappelle même que si nous avons depuis quelques années la permission de négocier nos Imités de commerce, ce n’est que par tolérance et (tue la permission peut nous être retirée sans c.é-êmonie.Un autre “privilège” qu’on nous a accordé en ces dernières années est celui dont sir Robert Borden a fait si grand état il y a une couple d’années et en vertu duquel notre premier-ministre peut désormais correspondre directement avec le premier-ministre anglais, sans passer par le Colonial Office.“La belle affaire! s’est écrié ironiquement M.Fielding, les deux bureaux sont dans la même rue, et à quelques portes de distance; depuis ce grand changement, le facteur chargé ries lettres du gouve-nement canadien, ne les riépo.-.e plus à la porte du Colonial Offir \ dans la rue Downing, mais il un se un peu pins loin et se rend au numéro 10 de la même rue.où il • ’.ae débarrasse.Quel énorme changement constitutionnel!” * -K- Avec cette façon irrévérencieuse de parler des choses les plus sacrées, M.Fielding a réussi à agacer autant de ses voisins de gauche —: on n’ose’pas dire “de ses amis” — que d’unionistes d’une teinte ou de l’autre.On sait que plusieurs de ces derniers n’ont pu y résister et ont jeté dans le chemin de rotte argumentation toutes les objections qu’ils ont pu imaginer.Mais l'ancien financier officiel est un debater retors et renseigné, et personne, pas même M.Meighen, n’a pu prendre l’avantage sur lui.Aussi a-t-il fallu que la Chambre acceptât la médecine jusqu’au bout, quelles que soient les prétentions du gouvernement ou d’une partie de la gauche.Les premiers voudraient se persuader que nous serons dorénavant l’égal de la Grande-Bretagne, qui n’aura pas plus le droit do nous régenter, ouvertement ou secrètement, que nous ne l'avons nous-mêmes à son égard.En un mot, deux royaumes indépendants et égaux, sous un même roi, ainsi qu’on a vu par exemple en Suède et Norvège et en Autriche-Hongrie, pour ne citer que ces deux exemples, où les deux “égaux” attachés l’un à l’autre ont fini par rompre le lien et se séparer bruyamment.En serait-il autrement du Commonwealth britannique?se demandent avec inquiétude les adorateurs de l’Empire actuel, et leur crainte s’exprime par la bouche de M.W.F.Maclean, qui déclare que cette organisation de divers pays soumis à une même couronne durerait juste aussi longtemps que cette couronne elle-même.Ainsi, pour peu que les Anglais se décidassent à suivre la mode et à se donner une république, que deviendrait le lien reliant entre elles les diverses communautés d’allégeance britannique?C’est à frissonner d'inquiétude, et nos lions impérialistes en claqueraient des dents s’ils ne sentaient l’édifice appuyé par quelques bons renforts souterrains, et la machine en bon ordre de fonctionnement, ainsi qu'en témoignent certains voyages prestigieux en cours d’exécution, et l’ombre neptunienne de lord Jellicoe s’en venant vers nos rives avec un portefeuille chargé de projets qui ne sentent en rien le pressenti ment d’effondrements constitutionnels prochains.*• * * M.Fielding parle toujours d’abondance- et c’est en lernTes variés qu’il a exprimé l’opinion que M.Doherly lui a reprochée avec véhémence, secrètement approuvé dans une certaine mesure par plusieurs membres de l'opposition.“Le président du Conseil privé, dit M.Fielding, m’a répondu que les Etats-Unis ne sont qu’une seule nation, tandis que l’Empire britannique est composé non seulement du Royau-me-Üni mais de cinq autres nations, et que par conséquent il a droil à autant de voix au chapitre.Un instant de réflexion démontrera à mon honorable ami que sa prétention n’est pas exacte.11 se sert du mol “nation” à double reprise et dans un sens différent chaque fois.Les Etats-Unis sonl une nalion souveraine, qui n'est sujette d’aucune autre, tandis qu' les cinq nations «ior.l il parle ne sont pas des nations du tout, mais sont dépendantes de la Couronne britannique ec soumises a l'autprité britannique.Comment prétendre qu'elles sont semblables?Pourquoi affirmer que le Canada et les Etats-Unis jouis- - (Suite à la 2e pagej x LL LL v u ut, luüiVi'itLAJL, LUinu* iâ be.* iEmüKl 11)19 v O.j.*\.Wo ÜLU LE SOUVENIR DE NOSMORTS LA CEIil-MOXlE 77f 1DITIONNELLE EN L'IIONNEUH DES THE-PASSES .1 EU LIEU U/EH AP1ŒS-MIDI, SOUS LA PKESl-DESCE DE Mur L'ARCHEVEQUE ET EN PRESENCE D'UNE VASTE ASSISTANCE.LE CENTENAIRE CARTIER Des «niHiers de personnes ont pris pari au pèlerinape annuel au cimetière de la Cùte-des-Neiges, hier.La tidiipérature était superlie, Selon la coutume traditionnelle, l’on est allé décorer les tombes des défunts, Quelques-uns se sont agenouillés devant des tombeaux fleuris ou de (magnifiques inuusolés, d’autres ont gravi pieusement la pente, cherchant une épitaphe discrète ou faisant le chemin de lu croix.La compagnie des tramways, qui avait organisé un service special, a amené des voyageurs des courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, à 10 h., pour se rundr à l’eglise paroissiale de Ste-Barbe, où le service sera célébré, et de là au cimyli 1 «ys à un état de choses inexistant, celui de nation souveraine.Peut-être qu’à force d’en parler ou finira par y atteindre; mais il faudra à notre chef d’Etat d’alors, pour obtenir cela de lord Milner et consorts, une autre dose de pull et d’hypnotisme que n’en disposent nos hommes du jour.Ernest BILODEAU.merciale.coin- CHARLES D’AUTRICHE EN ESPAGNE NOUVEAU RESEAU A a oaMTOBA ‘ (Service de la Presse associée) Madrid, 15.— L’ancien empereur Charles d’Autriche et sa famille sont attendus incessamment à Santander.Ils sc retireront au palais de Madc-| leme du roi Alphonse, et en effet on |y poursuit des travaux de réparation n vue de cette arrivée.PASSE- TEMPS LUNDI, MARDI ET MERCREDI A la demande générale, DOROTHY PHILIPS, dans Le Coeur de F Humanité Winnipeg, 15.— ment fédéral ne construit milles de chemin de fer dans le riche district du Pas, Manitoba, la législature étudiera la possibilité d'en construire un, a déclaré M.Brown, secrétaire provincial.Les membres du cabinet considèrent que cette communication est absolument nécessaire à l’exploitation des mines, * L-s prlf,ts DES SUCRIERS Toronto, L>—Devant M.O’Connor, vice-président du bureau de Commerce, un avocat de 1 a ville, M.K.A.Reid, a attaqué les profits touchés à même le commerce du sucre avec les raffineurs américains.SAUCISSE AUX TOMATES MARQUE s.L.CONTANT S“8teprSeesn,S ~ COmme ‘««‘es nos vian*.veut ~ clle recommande par sa sa* L’ESSAY ER, C'EST L’ADOPTER S.L.CONTlNTEZ U.“ V0™E '¦«r-KNiSSEC! _________ ’ * - MONTREA1 VOL.X.— No 21 MONTREAL, LUN 01 15 SEPTEMBRE 1919 3 Nouvelle lune, le 23, à 11 heurt» 40 minute» du »»ir.DEMAIN.MARDI, 16 SEPTEMBRE 1U19 SS.CORNEILLE ET CYT'RIEN, MARTYRS CALENDRIER Lever du fiololl, 5 heure» 3H.Coucher du ttoleil.6 hiurea 12.Lever de lu lune.10 heure» 30.Coucher de lu lune.1 heure 14.®BSmi8&S ffSUBB LE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier *7 DEMAIN BEAU ET PLUS CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui minimum .58 Mcmt date l’an dernier .€ 8 Aujourd’hui minimum .Même date l’an dernier BAROMETRE 8 h.du matin.30.70 ; 11 h.30.05 l'après-midi, 30.03.1 h.de Y AURA-T-IL UN CONFLIT ENTRE ITALIENS?Un premier général est envoyé à Fiume pour désarmer D’Annunzio, mais il ne peut se faire obéir de ses soldats lieux.Un deuxième se rend sur les Paris, 15 (Servit e de ia Presse associée).— I.e généntl Badaglio, sous-chef de l’armée italienne, est arrivé à Fiume.il a été envoyé par le gouvernement italien avec l’ordre de traiter avec le capitaine d’An-minzio, entré dans Flume à la tète de troupes irrégulières.MUNI DE TOUS LES POUVOIRS Rome, 15, — Le général Badaglio, -sous-chef de l’année italienne, esl muni de tous les pouvoirs nécessaires pour régler la situation tpii existe à Fiume ri en \ i i s que (îabricle d’Annunzio est entré dans la ville à la tête de plusieurs milliers de soldats.Les dernières nouvelles disent que d’Annunzio est encore à l'iume.Les détachements envoyés par le général Rohilani.commandant de la Sixième armée, pour désarmer les soldats de d’Annunzio, ont refusé d’obéir à leurs officiers.I.e premier ministre Nitü a déclaré que cet acte était séditieux, et il a ajouté qu'il agirait de manière à éviter de graves conflits.Des détachements d'artilleurs et de cyclistes sont partis pour prêter main forte à d’Annunzio.Le génê rat Ferrari, commandant des iron ) pes italiennes sur la frontière, a ' reçu ordre •d’empêcher les troupes de renfort de se joindre à celles de d’Annunzio.D’ANNUNZIO LANCE UNE PUO-GLAMTION Genève, 15 (Service de la Bresse associée).— Le Bureau de Presse serbe apprend de Belgrade que Gabriele d’Annunzio apouyé par les troupes de l’Arditi oui l’ont accompagné à Fiume a proclamé l’union de Fiunie à l’Italie.SMUTS TIENT AU LIEN IMPERIAL (Service de la Presse associée) Cape Town- 15.- Le premier ministre Smuts a déclaré dans utr vigoureux discours qu’il a prononcé au Parlement que l'Afrique Sud devra rester partie tie l’Empire britannique et qu’elle ne peut s’en séparer.L’Union de l’Afrique Sud a-t-il dit ne doit pas être divisé par le nationalisme.Le général Smuts s’est prononce t ii faveur de l'acceptation du mandat sur le Bctehouanalund oo le sud-ouest-africain préféreraient l’administration de l’Union de l’Afrique-Sud à toute autre.Il croit que dans l’intérêt de l’Union el de la population indigène, ce territoire devrait être administré par l’Union de l’Afri-que-Sud.Le premier ministre Smuts somme le général Hertzog, chef nés nationalistes, de déclarer si oui ou non les nationalistes sont décidés à ne plus lutter en faveur de l’indépendance du Transvaal.Le général Hertzog a répondu que les nationalistes pourraient décider cela quoique le premier ministre Smuts a répliqué que la réponse était évasive et il a ajout'1 que l’A-frique-Sud n’avait pas le droit de se séparer de l’Empire.LE SATURNIA EST ARRIVÉ CE MATIN VE VAPEUR .1 TRANSPORTÉ 821 PASSAGERS ET UNE CARGAISON GÉNÉRALE.— ACTIVITÉ DE LA MARINE A1A RC H A A I) E CA NA IJ I EN-NE.Le Salurnia, de la ligne Cunard, 2st arrivé ce matin de Glasgow, avec une cargaison générale.H y avait aussi nombre de passagers à bord, dont quelques-uns sont débarqués à Québec.Il y eu avait 227 dans les cabines et 594 en troisième classe.Sauf les passagers de cabines, la liste du bord contient des noms de soldats ou de leurs parents rapatriés.M.R.-H.Kennedy, secrétaire-trésorier adjoint du Canadian Club, et sa mère ont fait la traversée sur ce navire.Tout le monde à bord était en bonne santé et satisfait d’un voyage sans incident.Le Salurnia, après avoir pris un chargement, lèvera l’ancre, le 19 ou le 20.Le Scotian, navire du “Pacifie’’, qui a mouillé dans le port, hier soir, est en voie de déchargement.L’activité se maintient aux quais des navires du gouvernement.Le Canadian Signaller a démarré, hier, pour Londres avec une grosse cargaison.Le Canadian Pioneer est au port, et a déchargé une cargaison générale, prise à Buenos-Aÿres.Le Canadian Warrior part le 17 pour les Antilles, avec une cargaison complète.On attend le Canadian Re-¦ruil.demain matin.Ce navire •anadien vient des Antilles et il est chargé de sucre.Son.arrivée sera bien vue des consommateurs en général toujours menacés dans leur bourse par une prétendue pénurie de produits.CAPTURE Dans’ UN MAGASIN (Dis notre correspondant).Les Trois-Rivières.15.Les constables- Monfet et Perrin, du poste numéro 1, ont arrêté un jeune homme de dix-sept ans du nom de Marchand, sous l'accusation de vol avec effraction.Les constables étaient à faire leur tournée de nuit lorsqu’ils aperçurent le jeune homme qui s’était introduit dans le magasin de ferronnerie de M.P.A.Gouin, rue du Platon.Se voyant découvert, il essaya de se sauver mais les deux agents lui mirent Je grappin dessus.Le prévenu a été conduit à la prison.Son procès aura lieu dans quelques jours.PRÉTENDANT AU TRONE DE RUSSIE Paris.15 (Service de la Bresse associée).—Le grand duc Michael Mexandrovitch, frère de l’ex-empereur de Russie, qui s’est enfui de Penne où il était détenu par les Boleheviki, est arrivé aux quartiers-géné'raux de l’amiral Koltchak.Il n’est connu que de quelques officiers de l’armée de l’amiral Koll-chak et il se prépare à se poser en nrétemlaiU «u trône imnérial.POUR L’AME DE NOS SOLDATS UN SERVICE SOLENNEL .1 ETE CHANTE .1 NOTRE-DAME, POUR LES CANADIENS FRANÇAIS TOMBES AU CHAMP D’HONNEUR.Ce matin, à dix heures, la section canadienne-francaise de l’Association des Vétérans de la Grande Guerre a fait chanter en l'église Notre-Dame un grand service solennel pour le repos de l'àme des soldats de notre race, morts au champ d’honneur.Mgr J.-A.Bélanger, curé de Saint-Louis de France, présidait la cérémonie.Le capitaine G.-A.Hamel, aumônier de retour du front, a célébré le service, assisté par les abbés P.Richard et Joseph Carré.L'assistance était assez nombreuse et comprenait" surtout des vétérans qui sc sont réunis au siège social de l’Association, 354 est, rue Sherbrooke, et sc sont rendus en corps à l’église.La chorale de Notre-Dame a exécuté une messe de Perosi.La ville, le lieutenant-gouverneur, le gouvernement provincial, le barreau.F Association des Sac-au-Dos, l’l nion belge, les Vétérans de l’Armée et de la Marine, les consulats de France, de Suisse et d’Espagne avaient délégué des représentants.On remarquait dans l'assistance: le sénateur Dandurand.le sénateur Foster, le lieutenant-colonel l.aflè-ehe, le lieutenant-colonel de Lanau-dière.le major Hudon, le capitaine McDuff, le capitaine Peter Brown.AUX POSTES DESERTES UN MOUVEMENT S'ÉLABORE A BOSTON EN FAVEUR DE LA RÉINSTALLATION DÉS POLICIERS QUI, VIENNENT DE FAIRE LA GRÈVE.DÉLÉGATION AUPRÈS DU COM M ISS A IRE CURTISS.(Service de la Presse Associée).Boston, 15.—Une campagne dans le but de faire réinstaller les policiers en grève qui se trouvent à, avoir perdu leur poste de ce fait commencera probablement aujourd’hui.I.e mouvement dépendra do ce (pie décideront les chefs ouvriers et le commissaire Curtiss.Le commissaire, à la demande des chefs de l’union, a consenti a ce que les chefs des ouvriers syndiqués se réunissent pour discuter la situation avec lui.Ceux qui iront rencontrer le commissaire Curtiss sont Frank H.McCarthy; organisateurxpour la Nouvelle-Angleterre de la Fédération américaine du Travail; John Mclnnis, président de l'Union des policiers, et O’Donnell, de l’Union centrale ouvrière.On no sait pas encore jusqu’à quel point la Fédération américaine du Travail prendra part à la campagne en faveur de la réinstallation des policiers en grève.Les chefs ouvriers ne semblent pas en faveur d’une grève générale.Un des collègues de M.Samuel Gompers, qui est actuellement à New-York, dit qu’il n’y aura pas de grève générale.Les différentes unions sont actuellement à voter sur la question de la grève générale et les votes ne sont pas encore tous comptés.Quelques unions se sont prononcées en faveur de la grève de sympathie; d’autres s’y sont opposées.On prévoit que la lutte sera longue et que toute la question de l’entrée des policiers dans F Union internationale est en jeu.Le gouverneur Coolidge a refusé au président Gompers de faire destituer le commissaire Curtiss qui, d’après les chefs ouvriers, avait outrepassé ses pouvoirs en renvoyant les chefs de la grève des policiers et en déclarant vacantes les places des grévistes.Le gouverneur a conseillé aux policiers de s’adresser aux cours de justice s’ils croient avoir été lésés par l’action du commissaire Curtiss.La ville est rentrée dans l’ordre et L’on a enlevé les barricades qui avaient été placées devant les magasins pour empêcher le pillage.Le nombre des constables a diminué mais toutes les troupes sont encore dans la ville en cas de besoin et y resterons en attendant que le commissaire Curtiss réorganise service de la police.UN ACTIF DE $132,011,698 LA VILLE DE MONTREAL POSSEDE DES RICHESSES QUE FAIT VOIR LE CONTROLEUR DES IT NANCES DANS SON RAPPORT ANNUEL.— ELLE A DES DETTES AUSSI.LE TRAVAIL NE MANQUE PAS LE TRIBUNAL DE REVISION SIEGE ACTUELLEMENT POUR ENTENDRE LES NOMBREUSES CAUSES INSCRITES ET QUI MEME S'INSCRIVENT ENCORE.— UNE DEMANDE DE CERTIORARI.' La richesse de la ville de Montréal apparaît d’une façon patente dans les chiffres fournis par M.Justinien Pelletier, au chapitre de l’actif l4 du passif, pour l’année 1918.Des cent trente-deux millions, total de l’actif.soixante-trois millions et plus figurent au nombre des dépenses encourues pour les travaux permanents de pavages et de trottoirs.L’autre moitié sc trouve absorbée par les propriétés municipales qui ont une valeur de plus de quarante-deux millions, par les contributions foncières et par les comptes d’administration.D’un autre côté le passif de la ville englobe toute la dette, au total «le 8118,892,119.29, le capital de roulement et les fonds d’amortissement.La dette de Montréal représenté une somme de 8158.52 par tète, si l’on estime la population de la (métropole à 750,00tl âmes.Le bilan général se répartit donc comme suit : ACTIF Propriétés municipales.!?42,615,287.03 Tunnels et ponts.1,135,111.02 Dépenses pour améliorations pour lesquelles des rôles tie contributions foncières spéciales n’ont pas encore été dresses.2,783,801.80 Contributions foncières spéciales percevables des propriétaires qui ont bénéficié des améliorations effectuées.1,050,411.55 Sommes à recevoir.2,207.308.48 Dépenses représentant un montant équivalent de la dette consolidée.03,578,465.05 Valeurs et numéraire détenus eu i’idéicommis pour les fonds d’amortissement de la Cité, 8109,422.58, 3,083,108.10.3,192,830.08 Valeurs détenues en fidéicom-mis pour les fonds d’amortissement des commissions scolaires.1,106,667.36 Comptes d’administration, 1917 et 1918.eouverts par les taxes ordinaires dues.6,570,585.81 Déficit dans le revenu, 1916 et 1917.3,400,000.00 Comptes de caisse, $348,956.67, moins numéraire au fonds d’amortissement, £109,422.58.239,534.09 Compte du magasin.169,365.08 La conférence industrielle en session à Ottawa M.G.D.Robertson, ministre du travail, préside à l’ouverture en l’absence de M.Borden — Un message de celui-ci.le lia".' ' - '"er, du comité exécutif de midi enne-francaise de les membres la section ,ca-l’Association des Vétérans, le major r'auvrcau.président, W.1,amoureux, vice-président.E.Fréreault.secrétaire, R.Larose.>ri'it''":"r.W.Tétreault el le lieutenant U.-TL Routhier.TRADUIT SUR DEUX CHEFS Un Irlandais du nom de Thomas Cornann a été arrêté hier après-midi.par les constables Roger et Gagnon, du poste No 13.On l'ac-éuse d’avoir pénétré dans la demeure de M.Gardner.No 585, rue earlier, alors que celui-ci faisait la sieste, et d’y avoir enlevé un rasoir de sûreté, une montre, mie bague, etc., le tout évalué à 875.00 II aurait également pénétré chez M.Dcs-rosiVrs, au No 037, rue Cartier, pour y enlever des jouets; la femme.de ce dernier l'a jeté prestement à la porte.Le prévenu a comparu ce matin devant le juge Marin, en Cour de police.1.'enquête en son cas est renvoyée au 19.le L’ACTION DIRECTE EST EN BAISSE PARTISANS DE CE MODE, LES MINEURS SURISSENT UN E-CHEC AU CONGRES DE GLASGOW.— L’OUVRIER PAS PRET A GOUVERNER.Grand total.£132,011,698.80 PASSIF Datte consolidée.Dette additionnelle (au delà de la limite fixe).Capital de roulement (emprunts) .Dette flottante.Réserve pour fonds d'amortissement (Cité).Réserve pour fonds d’amortissement (Commissions scolaires) .Loyer.— conduits souterrains Cité de Montréal, surplus sur le compte du capital.£81,966,895.96 .12,925,223.33 4,000,000.00 5,910,207.45 3,192,830.08 1,1(10.607.30 74.047.70 2,835,820,32 La Cour de revision a commencé ses séances ce inatiri, dans la chambre 24.La première division est composée des juges Deniers, Panneton et DeLoriniier.Lu liste des causes est très chargée.Les appels s’inscrivent presque chaque jour et ii s’écoulera encore plusieurs mois avant que la loi abolissant la Cour de revision entre en vigueur.On sait qu’une loi de la législature a opéré ce changement dans l’administration du district judiciaire de Montréal.Les causes actuellement en revision doivent être toutes entendues et elles sont nombreuses.On peut donc s’attendre à voir siéger encore longtemps la Cour de revision.Ce matin, ce tribunal a été saisi d’une motion relative à la cause de Médéric Masson contre le bureau du collège des chirurgiens-dentistes et le collège des chirurgiens dentistes, mis-en-eause.Le 8 septembre 1919, le bureau des gouverneurs a tenu une assemblée où il a été décidé de demander à la Cour du banc du roi ou au Conseil privé la permission d’en auneler du jugement rendu par la Cour d’appeî le 28 février et donnant gain à cause à M.Gaston Maillet.Il se trouvait ce matin en revision une cause semblable à celle-ci, et voilà pournuoi le procureur du requérant, le dentiste Masson, a demandé d’ajourner la cause jusqu’à ce qu’il ait pris connaissance de la cause décidée en appel.Le juge Deniers a déclaré nue la cause serait remise au terme de décembre.REQUETE POUR CERTIORARI Me Louis Fitch a présenté ce matin.en Cour de pratique, où siège le iuge Coderre, une requête pour bref de certiorari au nom de Max Rosen-bloom contre la Montreal Light, Heat and Power et le magistrat Leet, el le procureur-général, mis-en-eause.Le requérant allègue dans sa motion qu’il a été condamné par le juge Leet à 8100 d’amende pour avoir utilisé du courant électrique qui n’était pas enregistré par le comnteur.Or Me Fitch prétend que ce délit est un vol et que seul un tribunal fédéral a juridiction pour entendre de telles causes et non pas un tribunal provincial.L’acte du requérant se trouvait cependant en contravention avec la charte accordée à la compagnie dé fenderesse.en cour d’appel Grand total.$132,011,698.80“ (Service de la Presse associée) Ottawa, 15.La grande conférence industrielle (pii a été convoquée à la demande de la commission royale qui a fait le lour du pays el tenu une enquête sur les conditions industrielles, s’est ouverte ce matin dans la Chambre du Sénat aux édifices du Parlement.Un grand nombre de délégués étaient présents.En l’absence de -M.Robert Borden, indisposé, la conférence a été ouverte par M.G.D.Robertson, ministre du Travail, qui a lu le message du premier (ministre à la conférence.La salle du Sénat était remplie avant l’ouverture.Plusieurs ministres fédéraux et provinciaux étaient présents.On rconarquait MM.Sifton, ministre des Travaux publics ; M.Howell, président du conseil privé ; Crerar, ministre de l’Agriculture ; William llearst ; sir John Willi-son, et plusieurs autres.La réunion s’est ouverte par Je chant national.e sénateur Robertson a fait allusion à la maladie du premier ministre et il a lu son message qui a été applaudi.M.Robert Borden donne un aperçu des conditions d’après-guerre au Canada, il a noté comme lourd fardeau la dette que le pays doit porter et la nécessité du développement de l in-dustrie et de la collaboration étroite entre patrons et ouvriers, qui doit exister.Le point essentiel est de ne pas oublier les conditions actuelles du pays et des moyens employés pour arriver à se rendre maîtres de la situation.Le premier ministre demande la coopération de tous et veut que chacun garde le même esprit que pendant la guerre.Depuis un dimi-siècle, dit M.Borden dans son message, k Canada a été un grand emprunteur.D’énormes sommes ont été empruntées surtout à Londres par les gouvernements provinciaux ou fédéral ou par les municipalités ou encore par les institutions commerciales et industrielles.Les intérêts de ces emprunts constitue un lourd fardeau pour notre pays qui ne peut supporter qu’en augmentant la BEAUCOUP DE BESOGNE EN PEU J)E TEMPS Des avents de police ont mis le grappin sur un sujet fort original.L’accusation porte que l'individu en question, Ludovic Marauda, enti hier dans un poulailler de la rue de In Boche, y a enlevé un poulet qu'il a égorgé stir-ic-champ, est monté en tramway et chemin faisant a plumé son poulet.Arrivé près de la “Bâtisse des Chars” en haut de la rue St-Denis l’accusé a été pincé par deux constables mis à sa poursuite.Londres, 15.- A l’élection pour le choix d’un nouveau comité parlementaire pour l'année, au congrès de Glasgow hier, la fédération des mineurs n’a pu réussir à obtenir d'être représentée, bien que l’an dernier elle ait eu deux membres du comité.Les mineurs sont presque tous partisans de l’action directe, et le fait qu'ils n’ont plus (le membres dans le comité est regardé à Londres comme signifi-calif.On dit que les partisans de l’action directe dans le comité sont au nombre de cinq et ses adversaires au nombre de 11.L'ancien contrôleur des vivres, M.J.H.Cly-nes, dans un violent discours contre l’action directe, a déclaré qu'il en résulterait les plus graves, inconvénients, M.Clynes a dit que la réputation d’union de la classe ouvrière est une illusion et qu’elle ne fait que commencer a apprendre à gouverner.Le terrorisme n’est pas une forme de gouvernement.ECHEC DES EXTREMISTES Londres.15.—L’action directe a reçu un choc de recul a l’élection du comité parlementaire hier.Les mineurs ont perdu deux sièges.F.Havelock, do l’union des chauffeurs et des matelots, a été défait La proportion est de cinq à onze.C’est ce comité qui doit aller demander au premier-ministre la nationalisation des mines et qui convoquera un congrès pour décider des moyens à prendre pour amener le gouvernement aux vues des mineurs.M.CJvncs.ex-contrôleur des vivres, et le New Statesman se sont déclarés enchantés de ce changement d’opinion.SEANCE IMPORTANTE Paris, 15.Les journaux «le Paris attachent mie grande importance à la réunion du conseil suprême de la conférence de la paix, qui aura lieu aujourd’hui.MM.Lloyd George et l itoni y assisteront.Le conseil retardera probablement la discussion du traité de paix avec la Bulgarie, qui ne sera remis aux délégués bulgares que vers la fin de cette semaine.Tous ces chiffres soumis et révisés par M.Justinien Pelletier, ont été certifiés par M.John Campbell, comptable Be la ville préposé à l’enregistrement des obligations et des valeurs.LA POSITION DE TRESORIER On attend de la prochaine session de la législature, la nomination d’un prochain commissaire des finances de la ville et en même temps celle d’un trésorier, deux postes laissés vacants depuis le départ de M.Gaspard DeSerres, au mois de juin.A ce piopos, des remaniements importants se produiraient dans le service de la trésorerie.La position de trésorier va disparaître pour céder place à un contrôleur général de la trésorerie avec fonctions de surveiller les quatre grands départements suivants : finances, comptabilité vérification des comptes et perception des taxes.M.Justinien Pelletier occupe virtuellement depuis nombre d’années Ii poste de contrôleur général; il est fort probable que le cabinet provincial lui conservera le même poste avec tous les pouvoirs qu’il comporte.M.Collins, l’assistmt-trésorier actuel, deviendrait chef du départemen’ de la perception des taxes, et serait l’assistant de M.Pelletier.UNE QUESTION DE NIVEAU Deux ingénieurs élaborent actuellement un projet de nivellement de certaines rues du quartier Ho-chelaga.L’un, M Dupré, représente les propriétaires intéressés dans la fameuse a.faire des pentes douces.et l’autre, M.McLeod, surveille les intérêts de la ville Les commissaires ont reçu récemment une forte délégation des citoyens du quartier et discuté avec eux les moyens de ifiettre un ternie aux difficultés qui se sont accumulées depuis une vingtaine d’années.Depuis l'exhaussement du niveau des rues, il existe une situation plutôt cocasse, par exemple ta rue Aylwin se trouve à plus de vingt pieds plus élevée que sa voi-sine la rue Joliette Il s'agit de savoir qui va combler la ruelle pour la mettre à niveau de la rue.M.Décary veut bien (pie la chose se règle à l'amiable, pourvu «tue la ville n’ai; rien â payer DIVERS —Au cours du mois d’août, l’Assistance Municipale a recueilli 30 aliénés, 24 orphelins, 10 tuberculeux, I incurables et 03 jeunes délinquants; de cette dernière catégorie, elle en a hébergé 545 depuis janvier.—Le refuge Meurling a hospitalisé St personnes durant le mois, lesquels se sont servis des lits (132 fois, soit une moyenne de 8 couchers chacun; il a donné 1,503 sérieux que le gouvernement a à résoudre est de trouver te moyen d# ïamasser les sommes qui seront necessaires pour faire face â ces dépen-es urgentes.“Pendant «le nombreuses années avant ta guerre, la balance du commerce n’était pas en faveur du Canada.Au cours de la guerre c’était le contraire, et ce changement est dû à la production intense et à l’exportation considérable des munitions, et aux prix élevés payés pour notre grain, nos vivres et les autres arti-« les.A moins qu’on ne produise beaucoup plus qu’acluellement il y a danger que ta situation d’avant-fuerre revienne.Cela ne devrait pas être cependant parce que nous avons les matières premières suffisantes pour développer nos industries.“Ici comme ailleurs, il y a eu conflit entre le capital et le travail avec ’inévitable conséquence que la production a été arrêtée et diminuée.es questions qui ont trait au bien-être de la population ouvrière du monde entier ont été discutées par la conférence de la paix et le traité de paix a suggéré des conclusions et des recommandations et qui ont étç déjà publiées et qui seront portées à votre attention durant celle conférence.En établissant une Ligue des nations, la conférence a eu pour but de remplacer les horreurs de la guerre par les décisions sages d’un ribunal d’ai'bitrage.Vingt-deux pays ont consenti à adopter pour principe de leur politique que le droit et non la force doit régner sur le monde.“Le droit de la part des patrons et des employés de s’organiser esl reconnu et ceux «pii n’acceptent pas ce principe sont le petit nombre.Durant les cinq dernières années le monde a perdu plus qu'il n’avait amassé pendant un demi-siècle.Le gaspillage des cinq dernières années devra être remplacé par une augmentation de la production et cela ne peut être accompli avec la réduction des heures de travail.Les industries canadiennes ne sont pas encore organisées sur le meme pied (pie les autres pays’avec lesquels notre pays doit entrer en concurrence.Le terme de la Cour d’appel s’est ouvert ce matin.Les juges Lamothe.Lnvergne, Carroll, Pelletier et Martin siégeaient.Le juge en chef a profité de la circonstance pour commenter deux événements.Le premier esl la mort du juge Cross.Depuis douze ans, a dit le juge Lamothe, le juge | Cross siégeait en appel, et cette cour n’a jamais eu de magistrat plus digne, d’un savoir plus profond el d'une probité plus scrupuleuse.L’autre événement, a continué le juge en chef, est rempli de joie : le prince de Galles, héritier du trône impérial d’Angleterre, est en voyage au pays.C’est au nom du roi que nous rendons la justice.Il faut souhaiter que lors de sa visite à Montréal, la métropole lui offre une réception des plus dignes.EN COUR DE CIRCUIT Le juge Lebeuf siégera en première division de la Cour de circuit, et le juge Dorion en seconde division.production de tous les articles que nous pourrions vendre avec profit sur les marchés étrangers.'11 y a cinq ans les intérêts qui pesaient sur la dette fédérale étaient de 813,000,000.Pour la prochaine an-née_ fiscale nous aurons à payer 8115,000,000 d’intérêts.Outre cela nous aurons à payer durant plusieurs années une annuité de ([mirante à cinquante millions en pensions militaires, et vu l’augmentation du coût (l’entretient no, réseaux de chemins de fers nationaux ne nous donneront que des déficits pour une période assez longue, et si nous entreprenons d’améliorer nos chemins de fer, les dépenses seront considérables.Un des problèmes les [ ’us UN RAPPORT (Service de la Presse associée, Ottawa, Ontario, 15.—- M.Jctt Lauck ancien secrétaire de l’“United States War Labor Board” a présenté un rapport intéressant à la conférence industrielle sur le travail accompli par le bureau dont il était le secrétaire.Ce bureau a réglé 1,245 différends entre patrons et ouvriers.AL Lauck recommande l’adoption d’un programme qui compi’cmTIra la formation d’une conférence industrielle semblable à celle qui siège à Ottawa, la formation d’un comité national et «les comités de production pour chaque industrie.SITUATION GRAVE EN AUTRICHE (Service de la Presse Associée) Vienne, 15.— L’Autriche est en face d’une situation politique très embarrassante Les journaux autrichiens craignent pour l’avenir du pays a moins qu’un gouvernement central fort sc rende maître de la situation et rétablisse l’ordre.Dans le moment, il est clair que chaque région ne pense qu’à elle même et que toutes sont contre Vienne.Au fond, les deux facteurs qui sont la cause de tout le mal sont ta dépréciation continuelle de la couronne et la crainte de la famine A venir jusqu aujourd’hui, le gouvernement central semble n’avoir pu se rendre maître de la situation.DOUBLE ARRESTATION ET COMPARUTION Deux jeunes gens.Morice Ansti-guy et René Lemaire, ont été mis sous arrêt par le constable Lamarche, pour bris de l’auto de M.Simpson.1305, rue St-Valicr.et pour vol d’outils au montant de quelques piastres.Les deux individus, soit qu’ils voulussent voler l’auto, soit encore qu’ils désirassent se payer une promenade aux dépens de M.Simpson, avaient tenté de briser la serrure du système élc-Nrique de lu machine.Ils n’y réussirent que partiellement; ils se contentèrent alors, dit-on, de voler quelques outils.Les prévenus ont comparu ce matin et l’enquête est remise à plus tard.repas.—I.e conseil s’assemble mercredi pour discuter des réclamations des anciens entrepreneurs du pont La-salle, ON VEUT LES AVOIR TOUS LES PLOMBIERS NE REPRENDRAIENT L’OUVRAGE QUE LORSQUE TOUS LES ENTREPRENEURS AURONT AGREE LEURS CONDITIONS.Nous avons pu apprendre d’un des agents d’affaires des ouvriers en construction autre chose que le mot d’ordinaire: tout va bien.On a desserré les dents -pour nous dire des faits, qu’on nous demande d’insérer comme tels.Inutile d’ajouter que le chroniqueur n’a pas d’autre office.Les ouvriers en construction chôment depuis le 2 septembre.Ils ont posé leurs conditions, puis ont attendu et attendent encore qu'on vienne à eux.D’aucuns parmi les entrepreneurs ont tenté la démarche.A Les derniers à la faire sont les maîtres-plombiers.Ils ont déclaré aux délégués de l’union qu'ils sont prêts à accéder aux conditions posées, soit: 90 sous par heure et la journée de huit heures.Mais l’union a refusé de se rendre et elle a décidé de ne reprendre le travail que sur l’assentiment conjoint de tous les entrepreneurs en construction.C'est la condition sine qna- non que proposent à la solution du litige les chefs de la grève.Ajoutons à cela, que ceux-ci restent optimistes.Les grévistes sont nombreux à stationner au local.417-est, rue Onlario.On a tenu, c« matin, à huis clos quelques réunions Au local.182-est, rue Sainte-Catherine, l'agent d’affaires des charpentiers-menuisiers, ne nous veut rien communiquer.sauf que douze patrons ont déjà, jeudi, vendredi et samedi derniers signe les contrats avec l'union Tl y avait ce inalin au même local, angle des rues Stc-Elisa-beth cl Ste-Catherine.salle comble de charpentiers el de menuisiers.Rien à dévoiler, cependant On ne nous a pas dissimule que la cause de ce mutisme serait la crainte de voir les faits altérés sous la plume alambiquée de certains scribes.Chez les ouvriers en chaussures, M I,espérance n’a rien de nouveau à signaler quant aux possibilités de règlement avec ('“Invietus Shoe Company".L'union et les directeurs de la compagnie n’ont pas encore commencé de négocier.Au- cune autre perspective de grève, non plus.11 esl vrai que cette union esl des plus paisibles et rejette et’i moyens.Mais c'est le temps de; augmentations de salaires à demander.AUTOUR DE LA MORT DU SERGENT LEONARD On a commencé ce matin, eu Cour du coroner, l'enquête sur la mort presque subite de l'assistant-pharmacien Léopold Léonard, sergent aux Bureaux Militaires de la ru Peel.Les témoins comparus ont établi (tue Léonard avait pris un peu de boisson sans toutefois s’enivrer.Quant aux drogues qu'on suppose avoir été absorbées par le défu it et qui semblent être la cause du décès, elles n’ont été que très peu déplacées de l'armoire qui les contenait.Les officiers du service médical ne peuvent jure- qu’il y en ait eu de disparu.f.e jury, avant de prononcer son verdict, attend Je rapport de l’autopsie faite sur la victime par le Dr MacTaggart.11 y aura nouvelle réunion du jury, devant le coroner Prince, lundi prochain.M.VILLENEUVE EN COUR M.E.AV Villeneuve a comparu ce matin, en Cour de police, par suite d'une plainte pour libelle déposée contre lui la semaine dernière pat A.A.Bélanger, ancien chef des dé tectives.Me McKeown occupait pont la défense et Me Bercovitch pour k poursuite.L’enquète est remise ai 22 courant, et M.Villeneuve est lais sé en liberté sur parole.SEIDEN ACQUITTÉ (De notre corresDonciani) Québec, 15.— Le juge Choquette a renvoyé, ce matin, en Cour de police, la plainte portée contre Seiden pour conspiration séditieuse.En rendant jugement, le juge Choquette a tancé vertement les “spotters” et spécialement Meredith et Cummings, qui ont arrêté Seiden.Il a déclaré que s’il y avait eu conspiration, c’était de la part de ces deux individus qui avaient complote pour faire arrêter Seiden Iwiii UKVÜli(, MOIV'4UiliAL, Llui\L>l io bi^i'*tviJ voL.a.— Wo -.O Pi_.1L Ï TARÏF DES AFFICHES DBMANOHS D’EMPLOI ! — Jusqn’h 20 mots, 15 sous, ot 1 sou par mot supplCmen-tuh'o.DEMANDES D’ELEVES I — Jusqu'à 20 mots, 15 sous, et 1 sou par mot suppltmcu-tnlre.TOUTES LES AUTRES» DEMANDES t — Jusqu'à 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot lup pigmentaire.UH AMURES A LOUER : — 15 sous lus-qu'à 20 mots, 1 sou par mot supplémentaire.TROUVE : — jusqu'à 20 mots, 20 sous, 1 sou par mot supplémentaire.PERDU : — Jusqu'à 20 mots, 20 sous, 1 sou par mot supplémentaire.MAISONS.MAGASINS, ETC., A LOUER : — jusqu'à 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot supplémentaire, A VENDRE : — jusqu'à 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif, sur demande.AVIS LEGAUX : — 10 sous la ligne agate.REMERCIEMENTS : — 50 sous.CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES, ETC : — S1.00 par insertion.MAISONS D'EDUCATION : — 7 sous la ligue agate.EMPLOI DEMANDE FINANÇAIS, 18 ans, acct*plt*rait rsmploi de A NEW-YORK DIX MILLIONS ENFUMEE ¦UN INCENDIE DURE DEPUIS SAMEDI DANS LES ETABLISSEMENTS DE LA “STONE & FLEE-MING OIL”, UNE DES FILIALES DE LA “STANDARD OU.”, A LONG ISLAND, (Service de la Presse associée) New-York, 15.— Les immenses établissements de la Gie Stone & FleeniinH Oil, une des filiales de la Standard Oil, à Long Island, sont la proie des flammes depuis samedi.Un certain nombre de réservoirs comptaIjïr, secrétaire ou surveillant dans d’huile, de gazuline et de nuphte ont in&json de commerce ou industrie.Ecrire 11 - • - * Lcsbazcillcs, 4U(i Main St., Moncton, N.B.AUTOMOBILES CHAUFFEURS mécaniciens demandés.Suivez les cours, jour ou soir.Licence garantie, position assurée.Cours privés pour - .fiâmes.S'ad.Coulombc, 498 Dcmontigny Est j lull (' Tél.Est 4844.A VENDRE A 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volailles de races suivantes : Game Cornish, 5 poules, un coq, $20.Orpington blanc, !) poules, un coq, $30.Orpington fauve, 12 poules, un coq de choix, $40.Plymouth barré, 10 poules et un coq d’exposition, $50.I Plymouth blanc.15 poules de choix et un [ coq, $50.30 Leghorn brimes de choix, un 1 coq, $75.50 Leghorn blanches de choix, $2.50 pièce.Carnpinés argentées, huit poules de I choix, un coq, $25.Anconas, 10 pouces extra et un coq, $25.Ronges R.Island, 12 poules | de choix, un coq, $35.Plymouth Perdrix, 25 ; poules de choix, $3.pièce.50 beaux oies Toulouse, pour reproduction, $5 pièce.30 beaux dindons bronzes, 7 canes Pekin, un j jars de choix, $25.Quelques trios de canards sauvages, $10.Couple jeunes paons, $30.Trois couples tourterelles crème, $3 paire.12 canards Fourreur Indien, deux jars, $3 pièce.Os canards pondent en masse.Coq faisant doré, $5.Pigeons hirondelle bleue, $4 la paire.Hcmers bleus^ou rouges, $3.Lapins belges de 5 mois, $5 la paire.Traité sur rélevage et le soin à donner aux lapins, 25s Traité élémentaire sur l’élevage du dindon.25s Demandez ce qu’il vous faut, nous I avons.Incluez toujours timbres pour réponse assurée.La Ferme Avicole ; YnmasUa, St llyacintlie, Qué.PRIX SPP.CÏÀT ,\ pour nettoyage de fenêtres aux ECOLES JhRANÇAISES si vous téléphonez à Main 1203.La Cie de nettoyage de fenêtres de New-York, Ltée (THE NEW YORK WINDOW CLEANING CO., LTD) vous donnera ses prix immédiatement.Nous avons un nombreux personnel d’hommes expérimentés pour enlever les châssis doubles.poser les persiennes et laver les FENETRES de MAISON.Adresse : 31 rue des Jurés, ville __ ___________ AVIS Demande a été faite à la Corporation de la cité de Montréal pour permission de ven-.dre de la gnzoline sur le lot numéro cadastral partie 521.du quartier St-Jacques, No 2f>0 rue St-Christophe.— O.age.No 213 rue St-Hubert.Montréal, 9 septembre 1919.COLLEGE T10LER POUR BARBIERS HOMMES ET FEMMES, voulez-vous occuper une excellente position 7 Quelques semailles d’apprentissage 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feu se répandit si rapidement que les appareils des compagnies eurent à peine le temps d’être mis sur pied et qu'un signal prolongé fut donné appelant sur les lieux toutes les brigades à incendie des environs.Malgré la rapidité des explosions «pii se succédaient, les pompiers se mirent bravement à l’oeuvre sans se soucier du «langer, ils purent sauver deux ou trois réservoirs, mais ils durent reculer constamment en présence de la chaleur très intense que dégageait l’élément destructeur.Ils travaillaient par équipes succédant toutes les vingt minutes et à la fin de la journée ils tombaient de fatigue.Plusieurs milliers de gallons d’huile et «le gazoline disparurent ainsi en fumée dans l’espace de quekjues heures, et les flammes s’attaquèrent aussi à plusieurs centaines de tonnes de charbon entassées dans les cours des établissements incendiés.La Cie Stone & Fleming Oil déplore la perte complète de ses usines et de ses réservoirs dont à peine trois ont échappé jusqu’ici à J a fureur des flammes.Sur une étendue de vingt acres, ce n’est plus qu’une masse de fer tordu et rougi par le feu, entremêlée de pierres brûlées et réduites en cendre.Deux navires à combattre les flammes, lé "Hewitt” et le “New Yorker” remontèrent la rivière Newton, au premier signal et commencèrent à répandre des torrents d’eau sur la scène du sinistre, et s’acharnèrent a sauver Je pont Greenpoint.Us voguaient sur une mer de feu pour ainsi dire, puisque toute la rivière se couvrit d’huile enflammée ; à un ouoinent donné, le feu gagna le pont supérieur d’un d’entre eux et une partie de l’équipage dût diriger leurs efforts de ce côté afin de se protéger.Trois autres navires vinrent à la rescousse quelques minutes plus tard, mais ne purent se rendre sur les lieux à cause du pont tournant «lue les flammes attaquaient déjà ; ils dirigèrent leurs boyaux de ce côté, puis lorsque le danger disparut, le pont ^’ouvrit pour leur donner passage.Le maire Hylan se rendit sur la scène du sinistre à la première heure, encourageant de sa présence les pompiers qui se dépensaient a combattre les flammes ; mais il faillit payer de sa vie son acte de civisme.II se tenait à quelques cents pieds d’un immense réservoir, lorsque celui-ci fit explosion projetant au loin des tonnes d’huile en flammes.Le maire fut littéralement couvert et à moitié aveuglé, chercha une issue pour se sauver ; uii pompier l’aperçut et se porta à son secours pour le ramener on lieu sûr.Le feu a fait rage pendant vingt-quatre heures consécutives ; dimanche soir._ les pompiers réussi-rimt a le maîtriser à certains endroits et sc comptent mainteasut surs de l’empêcher de se propager davantage.Cependant l’huile en flammes peut brûler encore pendant sieurs jours.CAPITAL Et TRAVAIL plu- L'Epopée du 22c, illustrée, 55c franco.Brochure illustrée sainte Jeanne d’Arc, 15c.Brochure illustrée sir W.Laurier, 15c.Glorieux vainqueurs, illustré, 25c.Envoyez bon-poste à l’Imprimerie Canadienne, 814 Papineau, Montreal.REMBOURRURES 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SHERBROOKE PAR LE SYSTEME DE CHEMINS DE FER DU GRAND-TRONC Le service que fait le Système de Chemins de fer du Grand-Tronc entre Montréal et Sherbrooke offre un choix de trains commodes.Les voyageurs peuvent partir de Montreal a 8 h.80 du matin et à 8 h.20 , spà’.tous les jours, et à 4 h.16 de i aures-midi, tous les jours excepté le dimanche.Il v a un wagon-salon-café avec le train de 8 h.et demie du matin et un wagon-salon avec celui de 4 h.16 de l’après-midi.Au retour le voyageur peut partir de Sherbrooke à 3 h, 15 du matin et à 3 h.du soir tous les jours, ou à 8 h.05 du matin fous les jours sauf le dimanche.Le train de 3 h.15 du matin a un wagon-nt pour Montréal lequel est prêt à occuper dès 10 h.du soir la veille à Sherbrooke.Le train de 3 heures de l’après-midi a un wagon-salon-café.(réCt) RALLIEMENT A OTTAWA LES DELEGUES A LA CONFERENCE INDUSTRIELLE ARRIVENT NOMBREUX DANS LA CAPITALE POUR LA CONEERENCE INDUSTRIELLE QUI S’Y OUVRE AUJOURD'HUI.—¦ LES ELEMENTS REPRESENTES.Ottawa, 15.- Plus de 200 délégués sont arrivés pour la conférence industrielle qui s’ouvre au Sénat à 10 heures ce matin.Les délibérations attireront l’attention de toutes les classes du Canada et même au dehors du pays.Les derniers arrangements pour la conférence Ont été confies par le gouvernement à un comité «le patrons et d’ouvriers sous la présidence de M.C.-A.Magrath, nommé par le ministre du Travail.Le comité est composé comme suit: pour les patrons: M.C.-H.Carlisle, de Toronto, président de la commission industrielle des manufacturiers canadiens; E.-G.Henderson, Canadian Salt Co., Windsor; Frank P.Jones, Canada Cement Co., Montréal.Pour les ouvriers, MM.R.A.Rigg, Winnipeg; G.Francq, Montréal, et W.R.Rolio, Hamilton.Le rapport de ce comité conjoint sera présenté à la conférence, à la fin des débats préliminaires.Plusieurs des délégués sont ici depuis samedi.Ils ont eu des pourparlers avec les délégués des autres provinces au sujet de la conférence.L’agenda proposé comporte les sujets suivants: le travail dans le traité de paix; unification et coordination des lois du travail du Dominion, des provinces et de toutes les nouvelles lois du travail jugées nécessaires ; recommandations de la commission royale des relations industrielles sur les heures de travail; salaire minimum; le droit de l’union et reconnaissance de ces unions; droit des employés au contrat collectif; recommandation de la commission royale, des relations industrielles en faveur de l’établissement et du développement d’un bureau pour promouvoir les bureaux industriels conjoints ; et toute autre question qui pourrait ÿtre ajoutée traitant des relations entre patrons et ouvriers.A cause de la maladie de M.Borden, on ne croit pas «ju’il assiste à l’ouverture des sessions, et la déclaration du gouvernement sera faite par le sénateur Robertson, qui est vice-président de la conférence.Le premier ministre est président et assistera à une autre séance.Parmi les autres orateurs, on mentionne M.W.L.Mackenzie King, chef de l’opposition, le col.David Carnegie, de Londres, autrefois du bureau des munitions au pays, et qui depuis a suivi de près le développement de la politique industrielle anglaise.Le colonel Carnegie parlera des conditions actuelles dans les îles britanniques et aussi d’un plan de conseils industriels conjoints inaugurés par la commission Whitley.M.A.L.Sifton, ministre des Travaux publics, fera un bref discours aujourd’hui, de même que M.W.j Lett Lauck, ancien secrétaire du bureau du travail de guerre améri-1 cain, qui traitera des conditions aux Etats-Unis.il y aura trois groupes de délégués à la conférence, les deux premiers seront constitués par les patrons et les ouvriers, y compris ceux du service public au Canada, et le troisième comprendra des membres de la commission royale des relations industrielles, des représentants municipaux, des diverses sociétés d’ingénieurs, de l’Association des vétérans et d’autres associations.On croit que l’attention ve sa concentrer sur ce troisième groupe.Les séances sont ouvertes au public.Les délégués des travailleurs et des patrons sont en nombre égal, mais il a été impossible d’accorder aux catégories du troisième groupe une même représentation.L’agriculture et l'industrie ont une large délégation.Le choix des délégués a été' laissé aux associations et aux groupes représentés.On s’attend à la présence de délégués de deux ou trois organisations industrielles des Etats-Unis, représentant les patrons et la Chambre «le Commerce américaine.Plusieurs ministres sont arrivés ou sont en royte, dont M.Norris, du Manitoba, M.Oliver, de la Colombie Anglaise, M.Murray, de la Nouvelle-Ecosse.Toutes les provinces seront représentées à ceüc conférence qui durera probablement une semaine.GREVE AJOURNEE New-York, 45.—On apprend de source généralement bien informée «lue la grève de la United States Steel Corporation, fixée au 22 septembre, sera retardée jusqu’après ia conférence industrielle convoquée à Washington pour le six octobre, par Je président Wilson, “LA MUTUALITÉ Voici un extrait de la lettre que M.l’abbé Aimé Giguère, de Bidde-ford, Maine, a écrite à M.Bourbon-nière, auteur de La Mutualité, au sujet de cette brochure: Mon cher Monsieur Bourbonnière, “Vous me faites part de votre projet de publier un livre intitulé Im Mutualité, ce mi’elle a été, ce qu’elle est, ce qu’elle sera.Je ne puis faire autrement que de vous encourager de tout coeur et de vous en féliciter très sincèrement.C’est là une oeuvre qui intéressera beaucoup tous ceux qui ont à coeur te développement intensif de la vraie mutualité, ayan à sa base l’esprit chrétien de charité si nécessaire à toute entreprise même purement humanitaire., C’est une oeuvre «ju’il importera «le répandre à profusion, afin de faire mieux connaître la Mutualité canadienne-françaisc en Amérique, de montrer ce qu’elle a accompli jusqu’à ces dernières années, et ce qu’elle fera «’'ins l’avenir préférablement à toutes les sociétés neutres, au point de vue «le l’individu, de la famille et de la nation.\otre initiative mérite tous les compliments et je fais des voeux pour la diffusion aussi étendue «]ue possible de votre livre.” La Mutualité est en vente chez M.G.Duoharme, libraire, 36a, rue Notre-Dame ouest.(Communiqué) - — 41l —-—— EN IRLANDE Tipperary.15.— Des soldats ont envahi le club Tipperary samedi malin, lis ont trouvé la place inoccupée.— FAITS DIVERS LES DROGUES FUNESTES.Le sergent Léopold Léonard, Agé de 38 ans et qu'on a trouvé évanoui samedi midi dans le dispensaire «lu manège de la rue Peel, est mort à minuit à l’hôpital Victoria où on l'avait transporté.On est d’avis ijiio Léonard est mort empoisonné |)ur des drogues iju’il aurait absorbées.Toutefois, les autorités militaires ignorent comment la victime aurait jiu en venir à s’intoxiquer de lu sorte.Le coroner McMahon a été avisé de l’affaire et il a ordonné «ju’on transporte le corps à la morgue.Le Dr l>.MacTaggart fera l’autopsie du cadavre ce matin.De leur côté, les détectives, sous la direction de l’inspecteur Cowan, remplaçant temporaire du chef Lepage, tâcheront d’éclaircir le cas.TROUVE DANS UN TRISTE ETAT.Un constable du poste central a trouvé couché sur un trottoir, samedi dans la nuit, un individu, qui se nomme William Boper, souffrant de graves blessures internes et d’une rupture de la mâchoire.La victime gisait sur la chaussée en face du No 62, rue Saint-Jacques, dans une mare de sang.A l’hôpital Notre-Dame où il a été transporté, on a cru «pie le malheureux avait été victime d’un assaut, mais Roper a déclaré qu’il avait été frappé par un tramway.Il a donné alors son nom, son âge — 27 ans — et son adresse — 21, rue Doran.Le bureau «les détectives a l’affaire en mains.L’EXIL LES ATTEND.Un couple a été conduit, par «les détectives, la nuit dernière, au bureau d’immigration pour y être déporté de nouveau.Joseph Lessard — c’est le nom do l'époux — avait d’abord été déporté l’an dernier, mais la nostalgie s’emparant «le lui, il était revenu avec sa femme au Canada, le 3 juillet dernier.Mal lui en a pris, car hier soir, alors qu’il se promenait avec sa moitié, rue Saint-Jacques, les détectives Labine et Brooks l’ont reconnu et l’ont conduit au bureau indiqué.UNE CAPTURE.Le détective Bélanger est arrivé hier soir, d’Halifax, avec un nommé Alex.Markowey, accusé d’un vol «le $1,300, commis, rue Benoit, sur la personne d’un de ses^ compatriotes.L’accusé qui n’a pas donne «l’adresse, a été pincé vendredi dans une rue d’Halifax.A LA FAVEUR DES TENEBRES.Hier matin, vers trois heures, des passants ont découvert, à l’angle des rues Saint-Denis et Sainte-Catherine j un nommé Zéphirin Gauthier, évanoui, et tout le visage ensanglanté, j Transporté à l’hôpital Général, la victime a décliné ses noms, âge — ! 52 ans — et adresse — No 700, rue | Berri.Personne n’a été témoin de Tas-saut; Gauthier rapporte «lue deux ou trois individus l’ont cruellement frappé.11 suppose qu’on lui voulait enlever son argent, mais chose étran- j ge, il ne se rappelle pas s’il avait | alors de l’argent.On a tout «Je même ' informé la police.—Dans la nuit de samedi, un nom- j nié Joseph Vaglena, domicilié au No 749 Saint-Jacques, a été conduit à l’hôpital Western: il souffre d’une contusion à la tête, suite d’un coup de bâton bien appliqué.Vaglena rapporte'que comme il passait ruo.Guy, trois ou quatre hommes l’ont attiré de force dans une ruelle attenante; il a voulut engager combat, mais les apaches l’ont frappé à la tête.Le malheureux a perdu connaissance et s’est aperçu, en revenant à lui, qu’ou lui avait enlevé son argent et sa montre.ATTAQUE BRUTALE Un drame s’est déroulé hier soir, vers onze heures, rue Saint-Jacques, au No 516.On venait de frapper à la porte.Jim Labino, un pensionnaire du lieu, a pris sur lui d’aller répondre.A peine avait-il entrebâillé la porte, qu’un violent coup de rasoir lui était porté en plein visage.Cruellement blessé et tout surpris de l’agression, Labino n’a pu tout à fait reconnaître le malfaiteur; au reste, celui-ci, après son exploit, a «létale à toutes jambes vers une rue transversale.Les cris de la viclinie ont attiré le propriétaire de la maison qui a trouvé Labino baignant dans son sang.Le sergent De Bellefeuille et trois constables ont été appelés et ont fait conduire le blessé à l’hôpital Notre-Dame.Son état, en dépit d’une grande perte de sang, n’est pas grave.La cause de l’agression reste mystérieuse.Lambino, qui a pu donner une description générale de son assaillant, dit que jamais il n’a eu de relation avec cet individu.11 se peut qu’il y ait eu erreur dans le choix des victimes et «pie le coup reçu par Lambino fût destiné au propriétaire de l’édifice.En tout cas, des recherches seront faites et Ton a bon espoir qu’elles seront fructueuses.VERDICT ACCUSATEUR Les citoyens de St-Malachie n’ont pas inutilement* demandé une nouvelle empiète sur la mort de Jim Dubéau.Samedi soir, à Ormstown, où siège le coroner Trépanier, le iurv a rendu son verdict et tient criminellement responsable de la mort de Dubeau, l’épouse de celui-ci et un nommé William Lussier.Les témoins ont déposé des choses intéressantes, Lo soir de la mort, de Dubeau, on rapporte que Lussier s’était battu avec la victime et lui avait asséné deux violents coups de bâton sur la nuque.Dubeau, toutefois, n’était pas grièvement blessé.Son épouse, par malheur, ne lui aurait procuré aucun soin et aurait même défendu qu’on lui en donnât.Dans la nuit, un mystérieux incendie a éclaté; Dubeau n’a pu s’échapper à temps de sa maison en feu et a péri dans les flammes.Détail significatif, Réponse Dubeau et le compagnon Lussier n’étaient pas dans l’édifice, mais s’en étaient échappés, exposant ainsi lo blessé Dubeau à périr dans les flammes.Los accusés: Cléophine Dubeau et William Lussier, ont été confiés au détective provincial G.-11.Rioux, qui les a amenés à la prison de Vnlleyfield.La cause sera des plus intéressantes.M.HOOVER EST OPTIMISTE "• DE New-York, 15.— M.Herbert Hoover, «pii vient d’arriver d’Europe, à bord de l’“Aquitania” a déclaré «pie la ratification du traité de paix était le premier pas à faire vers le rajustement des conditions mondiales.Nous avons atteint le summum des prix élevés.Il y a «les raisons économiques pour lesquelles les prix reviendront à leur position normale.L’exploitation s’est faite partout occasionnant la hausse des prix.Cette condition est universelle.Elle existe sur une grande échelle en Argentine comme aux Indes.Maisons d’Educaiion Ecole Technique de Montréal 70, SHERHIIOOKE OUEST COURS DU SOIR OUVERTURE LE 7 OCT.1919.Inscriptions tous les soirs (lundis et samedis exceptés), de 7 h.30 à 9 h.30.SO Cunr Rad/calc ors Cors sûrc, EFricsce, sans oouuijrs ajwjj—- FRANCO PAH LA POfiTt K.J.LAURENCE! jlM^TRÉAL ! 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Cour des revendications des Etats-Unis à , Washington, et par d’autres encore.Daman-i j drz l’avis de votre docteur ou de votre dro- | guiste & ce sujet.P.A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (Chartered Ac-¦euntant), chambre» 315-316 3*7, Kditir* fticnlicnl Trust, 11 l'Iaee d Arme».MenUeat.lloll M.4912.b>*AUDOh\ limuile CempUbU •0 EST, KUh NUTIŒ-DAMB.Bureau de 20 armées d’expérlcnct.Tél.ffuiu 7154.Soir, St-Louis 6487.Achat d« créances et recouvrements généraux.C.A.LEFEBVRE COiMI’TABLE Chambre 82.édifice La Sauvegarda.Tel.Main 4817.A.H.Deland COMPTABLE Achat de créances, perception, billets, au-luilustration de propriétés, successions, etc.Maison établie depuis 12 ans.Responsabilité absolue.— 92 c»t, Nolxe-Danoe, édifie* La Sauvegarde, chambre 42.Main 2249.RECOUVREMENTS ERCEPTIONS 0 Médecins, propriétaires, mar-¦ chauds, ne laissez pas trop vieil-" lir vos comptes ; faitcs-lcs percevoir tandis qu’il est encore temps par L’AGENCE PROVINCIALE M.7223.97 St-.ïacaues.DOCTEURS Dr J.AIf.DESROSIERS MEDECIN 397 RUE DROLET, coin Rachel.Tél.St-Louis 3037 "1 1 r Est 26741 .Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de rHôtel-Dieil de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLES, du NEZ et de la GORGE.145 Ste-Catherine O.(à l’institut Ontifalmioue Nazareth) Téléphone Uptown 569 Or Laurent Godin Licencié du conn'd! 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leur de plusieurs ouvrages.Le plu» ancien cours de préparation examens établi à Montréal.on anI «Jul veut devenir rapidement médecin » avocat ?dentiste 7 pharmacien 7 Collège Commercial Elle dès gaS?1 PrépaJaK,h'ielnce ^'¦'¦'"-Cartier h« la rue pr"^^,® arSnct:.„trQUBBEC’ P Q‘ - * uu okiktio ou »u mer ci a à, _____ SERKUkiERS s E.TELLÎER, B ènv,mVT.“UlrU'i.' 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