Le devoir, 5 novembre 1919, mercredi 5 novembre 1919
VOLUME X.— No 25!) MONTREAL, MERCREDI 5 mfvtMbrtE 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS 2 50 UNION POSTALE .3 00 Directeur Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Ridaction, Main 5121 Administration, Main 5153 HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA LUTTE AUTOUR DU GRAND-TRONC C'est fait : Je s Eoninnuies viennent, ù 31 voix de majorité, de voler en troisième lecture le bill du Grand-Tronc, il.a lutte va se poursuivre au sénat.Des journaux qui, à venir à ces mois-ci, ont appuyé du tout au tout le ministère llorden sont aujourd’hui les plus hostiles à son programme de nationalisation du Grand-Tronc.A Montréal, toute la presse unioniste anglaise dénonce le ministère et le projet.Hier, la Gazette demandait des elections là-dessus.Quelques heures auparavant, le Star avait écrit : "Le bill du Crand-Tronc menace de réduire le Canada à la banqueroute et peut-èlrc det l’acculer à une silualion telle que l'annexion en serait la seule issue.” Le 'même journal, le même jour, ajoutait, à propos de la conduite possible du sénat, en l’occurrence : “Les mêmes brasseurs d’affaires (schemers) qui ont chargé le Canada du chemin de fer en faillite de Mackenzie et Mann sont derrière le coup du (Ira nid-Tronc.S’ils réussissent à faire adopter par un groupe d’hommes censés se préoccuper quelque peu de l’intérêt du pays une loi qui rendra définitive l’exploitation de nos voies ferrées par l’Etat, Dieu sauve le Canada !" Hier encore, le Star se faisait plus violent, il n’hésitait ipas à écrire, en revenant sur la menace déguisée au sénat d’y faire entrer de nouveaux membres, s'il ne veut pas se rendre au voeu du gouvernement et voter le bill IMeighen : "Le projet n’a jamais eu d’égal, comme cynisme, et depuis longtemps.Ce serait une méthode digne d’une bande de brasseurs d’affaires voyant leurs plans secrets en train de s’écraser contre le roc de l’indépendance dn sénat et de son dévouement cm devoir.” Au cours du débat, les adversaires du projet, dans la presse et • ailleurs, invoquent entre autres des arguments embarrassants.C’est ainsi que, dans son 'numéro du mardi, 4 novembre, la Gazette soulève par rapport aux voies ferrées du Grand-Tronc en territoire américain des questions difficiles à résoudre, pour "VI.Meighen et scs amis.Du rapport des opérations du Grand-Tronc aux (Etats-Unis, en 1917, — le dernier qui ait été publié, — elle extrait des chiffres concluants, d’où il ,ressort que, cette annéeJJà, le Grand-Tronc, en territoire américain, a perdu $2,'600,000.Depuis sept ans, la moyenne de scs déficits, y compris ceux de ses filiales, — Vermont Central, Atlantique et Saint-Laurent, et autres, — a été, aux Etats-tUnds, de plus d’un million et demi.Jus-qr.’ici, le Grand-Tronc, dans cette partie de la Nouvelle-\ngleterre, a subi la concurrence dangereuse de chemins de fer américains, bien qu’il fût propriété privée.“Pense-t-on”, dit la Gazette, “que l’expéditeur américain n’encouragera pas dorénavant scs chemins de fer à lui piiüàt que ceux d’un gouvernement étranger?” 11 y a plus.ILe Grand-Tronc a son terminus et son port d’hiver à Portland, dans le Maine.“Si la voie, d’Island Pond à Portland, devient propriété du Canada, il est certain que l’on ne tolérera pas que le.gouvernement canadien dépense de.l’argent canadien pour améliorer ou entretenir un port américain et qu’une très forte pression s’exercera auprès du gouvernement pour qu’il dirige en hiver sur les ports de Saint-Jean et d’Halifax les expéditions faites de Chicago.” M.Meighen, qui, jusqu’ici, a su se dérober aux ob- jections embarrassantes ou le celles-là.'carter, aura fort à faire de répondre à Voilà pour les anciens amis et les amis de demain du gouvernement actuel.iPoue des raisons d’ordre financier, les mêmes gens qui ont laissé le cabinet.mener le pays à deux doigts de la ruine par suite d’une polilique militaire insensée dénoncent aujourd’hui le ministère qu'ils ont soutenu depuis 1911, qu’ils ont encouragé depuis 1914 et auquel, en certaines circonstances, ils ont presque dicté son attitude.La politique a de ces volte-face et de ces situations.Un adversaire déclaré du ministère, depuis des années, et qui.lui, t’a vivement combattu surtout depuis 1914, après avoir été pour un temps favorable à notre aventure militaire, AI.John-S.Ewart, vient, de son côté, de faire dans un article paru à la fois dans la Canadian Nation d’Ottawa et dans le Statesman, de Toronto (livraisons du 1er novembre) sous ce titre significatif : The Grand Trunk Outrage, une analyse du projet Meighen nettement défavorable au plan d’action du cabi-nef.“Le Canada, dit-il, a dans le passé traité sa question ferroviaire, de ta façon la plus stupide et la plus prodigue possible.Mais il n’a jamais rien fait qui puisse, se comparer à la folie de la nouvelle entente avec le Grand-Tronc.” -Là-dessus, M.Ewart expose son avis en un mémoire lumineux, à la façon du grand avocat qu’il est.La pièce est trop longue pour être citée au texte ici même.Notons-en cependant les grandes lignes.Après avoir groupé en deux catégories le capital-actions ordinaire et les obligations du Grand-Tronc, M.Ewart souligne que le Grand-Tronc paie chaque année sur ses obligations (Interest stocks) 9 millions et demi par an, charge que le gouvernement Borden accepte en entier, après quoi il s’engage à échanger avec les actionnaires leurs titres (Dividend stocks) pour du papier leur rapportant 4 pour cent par an.et d’une valeur globale à être fixée par arbitrage.M.Ewart résume ainsi en quelques lignes l’affaire telle qu’il la voit : “Nous avons cette situation extraordinaire : te gouvernement s’engage à payer l’intérêt en plein sur tes obligations [/Interest stocks d'une valeur nominale de plus de 210 millions] bien que Je montant à être ainsi versé à même les recettes dn 'Grand-Tronc dépasse de 3 millions par année, au moins, le total de ses recettes.Et le gouvernement consent à faire établir par des arbitres ta valeur du capital-actions ordinaire (Dividend stocks) bien qu’il n’en ait aucune” D’après M.Ewart, la valeur du capital-actions ordinaire (Dividend slocks d’une valeur nominale de 180 millions et demi) est nulle, pour la simple raison que les quelques dividendes déjà versés aux actionnaires, — 3 millions et demi en moyenne, par année, — sur ees valeurs l’ont été par suite d’une sorte de détournement de fonds, la compagnie, au lieu d’améliorer et d’entretenir ses voies, affectant au paiement de dividendes des sommes qu’elle aurait dû dépenser pour empêcher la dépréciation du réseau ferroviaire.La valeur des obligations (Interest stocks) elle-même est contestable en une certaine mesure; et pourtant le gouvernement ne la soumet pas à arbitrage, il l’évalue au prix fixé par la compagnie.Même dans l’arbitrage au sujet de la valeur des Dividend stocks, le cabinet fixe d’avance aux arbitres le minimum du montant auquel ils devront l’établir.Le gouvernement, en somme, n’acquiert pas tout de suite le Grand-Tronc ; il se fait simplement consentir un droit de préemption à prix fort, dans trente ans, et versera dans l’intervalle à la compagnie un minimum de 82,500,000,, puis de $3,090,000 et enfin de $3,600,000 par année, en la libérant tout de suite de toutes ses charges.Il aurait fallu procéder autrement, dit M.Ewart: “La compagnie étant en banqueroute [par suite de ses obligations au sujet du Grand-Tronc-Pacifique, qu’elle déclare ne pouvoir honorer], ne.rencontrant pas ses charges, le gouvernement, s’il voulait s'assurer ta possession de celte voie ferrée, aurait dû faire une offre et, si elle était refusée, attendre que la compagnie l’acceptât.Ensuite, si cela sc fût prolongé, il aurait pu contraindre la compagnie NOVEMBRE 1919 VOL.X.— No 259 CHRONIQUE DE TORONTO i.DRURY ET SON MINISTERE T Il sera prêt le 14 — Une épidémie à Toronto Toronto, 1.— La rencontre des deux «rancis hommes de l’heure, a alienin' dans l'ombre notre souverain de demain, (|iii était en visite à Toronto, de retour de son voyage à Montréal.Ce lieutenant-gouverneur Hendrle et M.Ernest-Charles |>rury, chef fermier-uni et futur premier ministre, ont eu, une conférence au Parlement, pour conférer des destinées de nos affaires provinciales et de la formation du prochain cabinet.Curieuse coincidence.le •chef du parti le plus démocratique que l’on ait encore vu en Ontario, est entré au Parlement sur le long lapis rouge, épais et soyeux, (pu devait servir quelques minutes plus tard au passage du Prince de Galles.11 aurait pu répéter le geste de Guillaume le Conquérant qui, en débarquant en Angleterre, par rnégarde, tomba.Ses hommes en furent mal impressionnés, mais, conservant tout son sang-froid et sa présence d’esprit, il enfonça ses ongles dans la terre et s’écria: "Nous la tenons!” Aujourd’hui on est plus soucieux des formes.D’ailleurs, de son propre aveu, M.Drury ne désire pas de luttes de classes, n’a pas l'air le moins du monde bolchéyiste et comprend sans doute fort bien que les gouvernements sans roi ne sont pas les moins autocratiques.Plusieurs en Ontario en savent quelque chose.Il est donc décidé que M.Hearst restera en fonction jusqu'au 1-1 novembre, alors que le nouveau premier ministre prendra le pouvoir et prêtera le serment d’office ainsi que les membres de son cabinet.Qui en sera?Voilà le secret, ce qu’il y a de certain c’est que l’on compte nombre d'aspirants qui pour la plupart sont des hommes nouveaux.Quand le prochain ministère entrera en Chambre, il aura trois serments à prêter: le serment d’al-légéance, réminiscence du système féodal, qui engage les sujets en fonction à demeurer fidèles au Roi, celui du Conseil exécutif, qui les lient à garder le secret sur les délibérations spéciales du cabinet et les oblige à exposer sincèrement leur opinion pour le plus grand bien des sujets, et le serment d’office qui les investit des pouvoirs et des droits inhérents à leurs charges.Probablement au commencement de la semaine prochaine, M.Drury sera en état de donner les noms de ceux qui deviendront ses collègues dans l’administraton des affaires provinciales.On mentionne la division êleelorale de Simcoe-On-Iro, mi M.H.-O.Murdoch, candidal fermier-uni, élu aux dernières élections, se dit prêt à se retirer, comme le comté probable de M.I trury.* * * Pour la seconde lois, le prince de Galles est venu à Toronto, depuis son arrivé au pays.Il est arrivé ici, !undi matin, venant de Montréal, et il a séjourné dans la capitale ontarienne pendant deux jours, après lesquels il est allé saluer à Ottawa, le duc de Devonshire: il partira ensuite pour les Etats-Unis, rendre au président Wilson, la visite dont on a tant parlé dans les journaux d’outre-quarante-cinquiémc.t'n bal a été donné en son honneur au Masonic llnil, et, hier, il a adressé la parole devant les membres de l'Empire Club, réunis nu Massey Mail.Les frais de décora; lions pour le prince n’ont pas été extraordinaires, parce que la ville est partout pavoisce depuis la semaine dernière, pour l'Emprunt de la Victoire.Les manifestations semblent avoir leurs, mais i' fatigué les est certain specta-que le tes que nous suivons d'aussi près qu’il est possible.Mis en demeure do préciser ses critiques an lieu de demander double et inutile ratification, M.King denwnde que le ministre fixe la base one prendront les arbitres pour l'évaluation de lu propriété a actjiiérlr."Si vous avez une proposition concrète, qui vous empêche de la formuler’.’” rétorque M.Meighen, qui fait ensuite allusion à Purlicle de journal américain laissant entendre que la République ne verrait pus d’un bon oeil le contrôle de l'Ltat canadien sur des voies opérées en territoire américain ; M.King aurait omis la fin de• l'article,'optimiste et laissant entendre qu'il ne s’élèvera pas de difficulté de ce côté.Puis M.Meighen trace un parallèle entre la conduite du gouvernement Laurier en 190.'t, alors que la construction du Transcontinental fut soumise à l’iinprovi.ste au Parlement cl décidée par la majorité, tandis que cette fois, l'on a eu tout le temps voulu pour étudier la question sous toutes ses faces.M.King est mal venu à parler de démocratie et de respect des droits du Parlement.LES VOTES Après M.Meighen, M.McKenzie a fait quelques brèves remarques dépourvues de nouveauté, et M.Fielding a relevé d’anciens débats pour démontrer que les conservateurs étaient autrefois favorabV's à la ratification parlementaire, qu’ils combattent aujourd’hui.Puis on a commencé un nouveau vote; à ce moment, le nouveau député de Québec-est, M.Ernest Lapointe, qui n’a pas REVIREMENT A TERRE-NEUVE LE RESULTAT DES ELECTIONS DANS CETTE COLONIE BRITANNIQUE EST DEFAVORABLE AU COUVEHNEMENT CASHIN — LE PREMIER MINISTRE EST CEPENDANT REELU, AINSI QUE SON PRINCIPAL LIEUTENANT.plus harassé de tous, est encore le | encore le droit de prendre son siège, venait d’arriver dans la galerie du.publie, face à ses amis de l’opposition qui l’aperçurent aussitôt et lui firent une ovation, chantant en choeur “Il a gagné ses épaulettes” cl acclamant son nom.Le résultat du vote, annoncé huit à dix minutes plus tard, a été de 90 à 55, soit 35 de majorité au lieu des 41 de l’a-mendement Fielding.Deux unionistes ont voté en faveur de la proposition Mackenzie King, ce sont MM.Poster, de Toronto, et Johnson, de Last Mountain.Immédiatement ensuite, M.Campbell.de Nelson, unioniste de teinte libérale et l’un des “forts-en-chiffre” jdes sièges du centre, qu’il n’habite I cependant pas formellement, a présenté un autre amendement, qu’il a | motivé longuement et appuyé de chiffres variés.Il veut que tout le Capital-actions soit soumis à l’arbitrage, et non pas seulement les actions de préférence.Autrement dit, il s’oppose à l’exception faite dans le prince, qui avait pourtant le courage de sourire devant l’assaut des misses qui désiraient des autographes lors de son arrivée à la gare Union, lundi matin.* •# Les autorités municipales viennent de prendre des mesures rigoureuses contre une épidémie de picotte vulgairement connue sous le nom de "picote volante”, qui sévit dans notre ville.Tous les élèves d’écoles primaires publiques et supérieures, y compris ceux des universités, seront obligés dans le cours de la semaine prochaine, de se soumettre aux nouveaux règlements édictés et qui leur enjoignent de se faire vacciner dans le plus bref délai possible.C’est au dire du Dr Hastings, médecin-directeur du bureau d’hygiène, une maladie d’un caractère bénin, mais qui va s’emparer d’autant de prr-sennes que la grippe, l’an dernier.Les symptômes sont presque' Lien- i projet en faveur des 12 millions tiques à ceux du terrible fléau qui faucha l’autre automne tant de victimes.*• * w Le montant souscrit par ta ville pour l’Emprunt de la Victoire, monte tous les jours, mais il est encore inférieur à celui de Montreal.Pierre DuGARS.CHRONIQUE D’OTTAWA tSuite dr ,ïre page) valise, mais celle-là, elle coûte trop cher, et le peuple n’en veut pus.Finalement.M.Lafortune annonce qu'il a accompli son devoir, au risque de sa santé, et qu’il n'a rien ù ajouter pour aujourd’hui.On a pris le vote immédiatement sur l'amendement Fielding réclamant le renvoi à une commission d’étude.Une dou-zain de libéraux manquaient à l’appel, tandis que la droite était assez au complet.L’amendement a été repoussé par 91 voix contre 50.M.Mackenzie King a demandé l’ajournement; il était six heures, et c'était s’engager à prendre la parole dès la reprise de huit heures.M.MACKENZIE-KING M.MacKenzie-Kiug argumente en commençant que la transaction est d’une tellt> ampleur, et le Parlement si peu renseigné, qu’il est de toute nécessité que le contrat qui sera passé entre le gouvernement et la Compagnie, soit préalablement soumis au Parlement.Ce sera l’essence de son amendement.I! plaide ensuite que nous n'avons pas .suffisamment d'informations sur les voies américaines et sur l’attitude de Washington à propos de leur exploitation par le gouvernement du Canada.Un sénateur yankee a déjà donné cours à ses objections et publié une entrevue qui mérite attention.Que le cabinet négocie avec Washington et donne au pays l’assurance qu’il n'y a pas danger de complications internationales.C’est à la fois de l’exploitation publique et privée que l’on prépare là.M.Archambault a eu raison de dire que la mesure est amphibie, ni chair ni poisson.On peut aussi l’appeler hybride, car d’un côté elle sera nationale, et de l’autre, privée.C’est à se demander si le monopole d’Etat vaudra mieux que le monopole du capital et s’il n’ex tste pas un système de compromis entre les deux qui s’adapterait mieux aux idées actuelles.Que le gouvernement n’aille pas trop vite et donne au public l’occasion de se bien renseigner avant d'engager sa signature.Le manque d’argent est une autre raison: on ne fait pas attention au fait que les trois cents millions (le l’emprunt sont dépenses d’avance, ayant été empruntés dans les banques et ailleurs; et il faudra un nouvel emprunt de même montant environ avant qu’un an se soit passé.Le capital-actions du Grand-Tronc se compose de cinq catégories d’actions, dont nous ignorons à la fois et la valeur et la base 500,909 livres sterling d’actions dites garanties.“Soumettons donc, dit-il, tout ce qui est douteux à l’arbitrage”.Ill ajoute que selon lui le principe (le la nationalisation n’est pas en jeu idans cette affaire, parce que nous ne I prenons peu à peu possession de nos chemins de fer que parce que nous ! ne pouvons pas faire autrement, et | non pas par principe.! M.L.A.Lapointe s’est opposé à • l’amendement Campbell parce qu’il est hostile au principe même de l'arbitrage.Il n’en sort jamais rien de bon, dit-il, selon sa longue expérien Saint-Jean, Terre-Neuve, 5.— Les rapports des scrutateurs indiquaient hier soir la défaite du gouvernement Cashin et le retour au pouvoir du parti majoritaire, composé surtout de protestants.Le district de Carbonear a glisses des mains des partisans du j gouvernement.Hickman et White-1 way, deux candidats ministériels, j ont été battus dans la Baie de Verde.I Dans Havre de Grâce la moitié des I votes enregistres fait présager la dé- i faite de Piccott, de Parsons et de I Gosse, trois autres porte-étendards ! du gouvernement.Ce sont là des j tories des comtés, au nord desquels il y a douze autres sièges que le gouvernement n’espérait pas enlever.Sir John Crosbie, ministre du transport, qui a remporté la victoire dans Port de Grave, est jusqu’ici le seul protestant élu.Sir Michael Cashin, premier ministre; Philip Moore, dans Ferry land; William Woodford.ministre des travaux publies, et William Jones, dans Harbor Main, sont catholiques.Les cabaleurs mi-| nistéricls avouent déjà que les dis-| tricts protestants qui restent, vote-! ront contre le gouvernement.Les derniers rapports reçus hier de Ferry land donnent à sir Michael Cashin 1,190 votes contre les 435 qu’a obtenus son adversaire, Michael Hartcry.Le premier lieutenant du premier ministre, Philip Moore, a obtenu 1,012 votes tandis que son adversaire, Arthur English, candidat op-positionniste, n'en a eu (pie 313 et a perdu son dépôt.Les résultats dans Harbor Main sont de 1,101 en faveur de Joncs èt de 1,039 en faveur de Woodford, candidat du gouvernement, de 85B votes en faveur de 'Meaney et de 813 en faveur de Kennedey, candidat opposition-nist-e.Ces deux sièges étaient ministériels dans l’ancienne Chambre.Le rapport final pour Havrc-de-Grà-ce annonce l’élection de sir John Crosbie, candidat ministériel, par un vote de 837.Le candidat de l’opposition, Grimes, s’est assuré 608 voix.D’autres rapports arrivés du district de Carbonear indiquent l’élection de William iPenney, oppesi-tionniste, par 009 voix contre les O 1 *T .-»-, (1 rt *-» n i r I «** I Tsv t rs i c _ UN BON MOYEN La Grande Armée du Canada, poste Vimy, No 4, cherche continuellement à étendre son champ d’action.Hier soir le conseil exécutif de cette association a adopté une résolution en faveur de l'inauguration d’une campagne pour induire le public en général et les camarades du poste Vimy en particulier à porter leurs vêtements et leurs chaussures usagés.Cette résolution a été proposée par le camarade W.E.Collier et appuyée par le major R.L.Cahier.On se propose à ce sujet de demander aux anciens officiers et soldats des férces expéditionnaires canadiennes de continuer à porter leurs uniformes militaires en les faisant teindre ou réparer.A l'appui de cette proposition, le camarade Collier a déclaré qu’elle a pour effet de combattre le coût élevé de la vie.Au moyen d’une lettre circulaire, on invitera les principaux citoyens de la ville à donner l'exemple en cette matière, en portant des vêtements et des chaussures usagés.Au cours de rassemblée, le capitaine Andrew MacDuff, qui présidait, a prononcé une brève allocution dans laquelle il a vivement reproché au gouvernement fédéral de ne nommer pour faire partie de la Commission de Rapatriement, que des membres d’une Seule association de vétérans.d’évaluation que prendront les arbitres: sera-ce la cotation en bourse ___ et a quelle date, ou bien la valeur jee des affaires municipales de Mont- * ‘ réal.Les deux premiers arbitres se matérielle du système?Le cabinet devrait au moins donner une idée du nombre de millions en jeu et le moins qu’il puisse faire c’est d’étendre au maximum le contrôle du Parlement.Ce n’est même pas trop demander (pie la convocation d'une session spéciale du Parle-nrnt pour considérer le contrat base sur le bill du Grand-Tronc.11 est invraisemblable que l’on ac- L’ARMÉE DU SOVIET A L’AVANTAGE (Service de la Presse Associée) Londres, 5.— Un communiqué publié par les chefs de l’armée soviet a été reçue par télégraphie sans fil et se lit ainsi : "Nous avons reçu du renfort, Yu-denitch n’en a pas eu.Le reste de son armée est en débandade.Ses soldats sont cernés par les nôtres.Nos troupes sont à la ville d’atteindre l’arrière-garde de l’armée de Yudeniteh.Sur les autres fronts, la situation est bonne pour nous.Nous sommes à la veille d’avoir la victoire.” Le cours de M.Le Bidois Le distingué professeur donnera ce soir sa première leçon sur Racine ~~ Deux mots d’interview 317 obtenues par le candidat ministériel, James Moore.Ce district de Carbonear avait pour le représenter dans la dernière 'Chambre un partisan du gouvernement, John Goodison.L’oposition s’en est maintenant assuré.mettront d’accord et à quoi servira M.Cassels ?M.Meighen a répondu par un récit des négociations qui se sont poursuivies pendant plus d’une année entre les deux parties, et conclu en disant à M.Campbell que le gouvernement agirait déloyalement en revenant aujourd’hui sur les conditions qu’il a posées dès le début et qui sont ae- j corde aux actionnaires anglais du ceptees par la compagnie.De plus, i! ; Grand-Tronc un privilège qu’on re-i reprend l’argument du docteur: fuse aux représentants du peuple i Clark, en faveur des pauvres veuves ! canadien.Un étranger pourrait anglaises propriétaires de ces ac-1 croire qu’au lieu de minisires de : lions.M.Fielding lui a rétorqué qu’il des adminis- : n’est pas question de veuves, mais I de spéculateurs, et qu’en tout cas il j | se trouve aussi des veuves et des or- ! phelins parmi les contribuables ca-î I nadiens.! M.Burnham, peu favorable au bill, | 'demande si en fin de compte le pu-i fdic ne vas pas être dévalisé en cet ! :V- affaire par.le coup de bourse déjà commencé depuis l’annonce des né- j | ,’ociations.M.Meighen répond qu’on ! ae peut pas empêcher la spéculation, ' nais que les arbitres tiendront comp-1 I e de tout.Le ministre s’absente en- ! [ uHe, et M.Cahill, tout en regrettant fon absence, le prend à partie et l’ac-j -use d'avoir inexactement renseigné! j la Chambre sur plusieurs points i qu’il énumère.M.Sinclair appuie en quelques phrases l’amendement, puis | l’on prend le troisième vote de la des métho-î soirée’sur l’aniendement Campbell.A ! une heure moins le quart, l’amende- OFFRE UNIQUE AUX LOCATAIRES MareitUet rotr* loyer ! rejetri ,-e jour écrasant et der-ener immédiatement un de cetiT qui possèdent leur chez eux.Si tous éfes crpables de payer voire loyer nc-tuel, vous rêt-s aussi dr le MAR-CÎLISER.Détails complets dans "Thrift” de novembre.Reels mes VOTRE exemplaire M \1NTE-NANT 1 MARCH TRUST” ”::.(Département de l'Immeuble) 35êiu a annee.Main 3781.la Couronne, ce sont Dateurs du Grand-Tronc qui siègent aux bancs du gouvernement.On a beaucoup parlé des veuves anglaises, mais elles sont en bien petit nombre les veuves anglaises i qui détiennent des parts du Grand-j Tronc; ce sont plutôt les autocrates ] et les ploutocrates d’Angleterre qui j ont accaparé les actions de ces pauvres gens., et nous n’avons pas de cadeaux à leur faire.Les ministres ne doivent pas oublier qu'ils ont charge de la défense des intérêts du public, de même que M.Smithers défend ceux de ses actionnaires.Au reste, l'exécutif n’est en fin de compte qu’un comité du Parlement justificiuble au Parlement comme le président du Grand-Tronc l'est à ses mandant La guerre a développé des d'autocratie qu’il faut maintenant abandonner.S’il a fallu ratifier le traité de paix avec les nations d’Europe, il ne l’est pas moins de ratifier la mesure qui se prépare et qui a des points de ressemblance avec la première.On a parlé ne mandat; le présent Parlement a-t-il mandat pour autre chose que les fins de guerre heureusement obtenues?M.Meighen a accusé la gauche de bolchevisme ; mais le bolchevisme n’a pas eu d’autre source que l’autocratie et le déni des droits populaires : que les députés de droite soient aussi consciencieux en traitant des interets du public que s’il sa-gissait de leurs affaires personnelles.M.King soumet ensuite un amendement réclamant que le contrat basé sur le bill soit soumis avant d’entrer en vigueur j à l’étude et à l'approbation du Parlement.M.King a été éloquent et; a soulevé à plusieurs reprises l’enthousiasme do ses partisans.M.MacMaster lui a succédé.Comme ] son chef, il trouve que le cabine! j n’est qu'un comité de la Chambre 1 et doit à celle-ci respect et défé-1 ronce, n'ayant pas de plein pou-.voir, malgré ce qu'en pense M.! Burnham dans une interruption.! pour conclure l'énorme transaction projetée.M.MEIGHEN REPOND M.Meighen a répondu par des sarcasmes a M.Mackenzic-King, qu’il accuse de n’avoir fait que répéter des arguments usés.La résolution demande qu’on fasse ratifier dans un mois, disons, juste la même mesure que celle-ci étudie depuis un mois, qu’elle va ratifier aujourd’hui.Mais les libéraux sort bien bons apôtres de crier à' la défense des fonds publics; qu’ont-il» fait en 1903, sinon adopter la po’.i-tiqnc néfaste qui a fait qu’aujour-d’hui 500 millions de dettes pesent sur les épaules du contribuable.Pour en sortir le mieux possible, nous avons, dit M.Meighen, créé la _ commission Acworth-Drayton qui a donné des directions exper- LA PROCHAINE CONFÉRENCE DE M.BOURASSA C’est le mardi, 18 novembre, au Monument National, que M.Henri Bourassa traitera, sous les auspices du comité général de l’Association Catholique des Voyageurs de Commerce,d’un sujet de grande actualité: L’Apostolat laïque.Les billets sont eu vente chez Edmond Archambault, 312-314-est, ne Sainte-Catherine, chez Granger Frères, 43-ouest, .-ne Notre-Dame, J.Boutin, pharmacien, 326, bou'l.Décarie, et aux bureaux du Devoir.En voici les prix : Entrée, 75 sous ; orchestre et balcon, $1 ; loge.$1.50.'Les billets s’enlèvent rapidement, il est bon de retenir le sien immédiatement.majo- iment est rejeté par 83 à rite de 26.On a crié : “Question”, avec une •lueur d’espoir, mais M.Denis, de Jo-jliette, était déjà debout, avec un quatrième amendement, appuyé par ! M.Euler, à l’effet de soumettre la d icision du tribunal d’arbitrage, quant (à la valeur financière des différentes catégories d’actions, à l’approbation du Parlement.M.Denis a exposé ses raisons en un petit quart d’heure, et ; a vu rejeter sa proposition par 85 (contre 53, majorité 32.Ce vote • (je fut pas plutôt pris qu’il fallut encore écouter M.Geor-, ! ges Parent, qui en avait un mi-jlrc.fondé sur les dangers d’annexion (aux Etats-Unis que nous fera courir j l’acquisition de voies ferrées américaines, La droite a voulu faire j n s -crire le même vote, sur même divi-! sion, mais les libéraux étaient en air de voter, et il a fallu v retourner • résultat, 87 à 43, donc i l.H était deux heures I 5.Cette fois, ce fut M.Robb, avec le sixième, comportant le renvoi a six mois de la mesure, cl le dernier vote donna 81 contre 53 ; comme on s est contente de ce vote pour l’approbation de la résolution principale, c’est-à-dire de la troisiè-i me lecture du bill, c’est donc par une majorité de 81 voix que celle-ci a été adoptée.Il était exactement deux heures trente, mercredi malin.Pour se reposer de ses fatigues, la Chambre s’est ajournée à trois heures de l’après-midi, supprimant ainsi la séance ordinaire ou matin.Em»st BILODEAU LE PROGRAMME DES FERMIERS Wnnipeg, 5.— L'Association des “Grain Growers" du Manitoba vient de publier un manifeste dans lequel elle prétend que le programme politique des fermiers est de nature à libérer le travailleur agricole ou urbain des injustices du système protecteur et à élever le niveau de la vie, que c’est une protestation morale contre les maux existants, un programme économique ayant pour but de répandre la prospérité, un programme politique qui propose une démocratie plus saine, plus complète, plus effective.JELLICOE ATTENDU A VICTORIA Vancouver, 5.— Le croiseur de Combat “New Zealand” à bord duquel est l’amiral Jellicoe, approche de la Colombie-Britannique.Un ra-diotélégramme a annoncé qu’il était hier à 1,500 milles de Victoria.Il doit arriver vendredi.L’amiral sir Charles Kingsmill, directeur du service naval du Canada, est arrivé à Vancouver.Il attend le vicomte Jellicoe et conférera avec lui au sujet de l’itinéraire qu'il va suivre au pays.5; LA LIGUE SE RÉUNIRA D’ABORD À PARIS ’Paris, 5 (Service de la Presse associée).— Le conseil suprême a décidé que la première réunion n’a pas encore été fixée.Le conseil de la Ligue ne discutera à celte réunion que les ques-tions qui doivent être réglées immédiatement après la ratification formelle du traité de paix avec l'Allemagne, Le Conseil suprême a discuté aujourd’hui pour savoir quelles seraient les questions discutées avant que la conférence de la paix prenne fin.51.Georges Le Bidois, le distingue professeur de littérature française de l’Université de Montréal, donnera ce soir son premier cours publie .sur Racine.M.Le Bidois, nos lecteurs le savent déjà, est un spécialiste de la question rneinien-ne.J1 a publié sur Je grand poète français un livre dont le Devoir a donné quelques extraits samedi dernier et qui fait autorité: La Vie dans Ut tragédie de Racine.“Dès ma jeunesse, nous disait-il hier même, je l’ai aimé par-dessus tout autre poète, et, plus j’avance en âge, plus je vois en lui la perfection même, non seulement de l’art tragique moderne , mais encore de toute notre poésie.Et cela, à cause de ce mélange unique de raison et de sensibilité, de tendresse et de force, qui est la caractéristique du génie racinien.” “Songez, nous disait-il encore, que Racine est peut-être, avec Homère et Shakespeare, le plus grand peintre de l’âme humaine, et en un certain sens l'un des plus grands créateurs de vie de la littérature.Tous les âges et presque toutes les dispositions morales des hommes sont représentés dans son théâtre, et chacun s'y peut reconnaître: un si profond psychologue, qui est en même temps un artiste si parfait, n’est étranger nulle part, et dans cette terre si française moins qu’ailleurs.” M.Le Bidois a bien voulu aussi préciser pour nos lecteurs le caractère qu’il entend donner à son enseignement.“Je fais, comme vous le savez, un double cours, nous dit-il.Un cours plus technique, d’un caractère didactique, et sans doute le plus utile des deux; il a lieu les lundis soirs, et porte sur la Poésie française au cours des trois derniers siècles, La nouveauté de ce cours, c’est qu’il est plus encore théorique qu’historique.Une semblable conception de renseignement n’existe, je crois, dans aucune université de -France.L’histoire, pour moi, est seulement un cadre commode pour situer les hommes et les oeuvres; mais, comme j’ai eu déjà l’occasion de le dire à l'un de vos confrères, je m’occuoerai surtout de faire comprendre ce qui est l’inspiration propre, la nature cons- titutive, l'essence même de chaque genre de poésie.Un trop grand nombre d'etudiants, même en France, ignorent par exemple ce que c’est que l’épopée, — et plus d’un parmi nos jeunes poètes serait en peine de donner une idée juste du lyrisme.€e que je me propose de faire, le lundi soir, c’est quelque chose comme une grammaire de ce que Faguet appelait “les arts de la parole”.•Quant à mon cours public, j] commencera le mercredi 5 novembre, et aura lieu lotis les quinze jours : j’y traiterai, comme vous le savez, d’un auteur unique, notre grand poète Jean Racine.Mais malgré son sujet assez particulier, ce cours présentera un caractère plus général, plus attrayant peut-être, je veux dire moins rigoureusement didactique.” Très modeste, M.Le Bidois ajoute en souriant : “Qu’on se rassure, je no vous ferai pas ce que j’appelle: la grande conférence.Je n’en ai ni le goût ni le courage.S’il ne s’agissait que d’une conférence, je lui donnerais sans doute plus d’apparat, et j’emploierais un tour plus académi-' que.Mais comme je dois en faire toute une série, je parlerai sur un ton très simple, en des causeries où il n’y aura de cérémonieux que la robe du professeur.Je me préoccuperai avant tout d’être utile, et peut-être sacrifierai-je un peu à l’agrément, dans la mesure où le goût de mon auditoire me semblera l’exiger.Quant au programme de mes cours, je ne suis pas encore à même de vous le donner exactement; je veux auparavant prendre un premier contact avec mon public, c’est-à-dire voir ce qui lui sera le plus utile, et ce qu’il est le plus en mesure d’agréer.Mais ce sera tôt fait.Dès aujourd’hui, je puis dire que je ne m’enfermerai pas si exclusivement dans mon sujet que je ne m’en évade pour ouvrir des perspectives dans diverses directions, par exemple vers Corneille et les poètes romantiques.” Ajoutons que M.Le Bidois, avant de quitter la France, a pu corriger les épreuves d’un nouveau livre : IVHonneur au miroir de nos let-, tret.dont quelques rares exemplaires sont déjà arrivés au Canada, i Le temps qu’il lait ailleurs.Toronto, 5.— La perturbation qui se manifestait hier, sur les grands lacs, a disparu pendant qu une autre d’une grande intensité ¦s est développée au large de la cote de l’Atlantique ef cause actuellement des tempêtes sérieuses dans le golfe et les provinces maritimes.Cars inférieurs et baie Géorgienne: veiv*s violents du nord-ouest, se refroidissant, fortes gelées ce soir.Jeudi, beau et plus froid.Vallée de l’Ottawa et haut Saint-Laurent: vents du nord-est au nord-ouest, avec neige légère.Jeudi, 1 eau et beaucoup plus froid.Bas Saint-Laurent, golfe et rive nord: brises du nord-est avec neige.Jeudi, s’éclaircissant et plus froid.Provinces maritimes: brises de l’est avec pluie.Jeudi, vents du nord-ouest, plus froid.Lac Supérieur: vents modérés, beau et froid.Jeudi, vents de l’ouest, très froid, avec légères chutes de neige, Manitoba et Saskatchewan: froid UN DISCOURS DU PRINCE A TORONTO (Service de la Presse associée) Toronto, 5.— Le prince de Galles a parlé, hier, devant un vaste auditoire au “Massey Hall”.C’était son discours d’adieu au Canada.Il était en verve.Les applaudissements ont été nourris et répétés, Le prince a déclaré qu’il ne pouvait assez remercier Je peuple canadien de l’accueil qu’il lui avait fait.Cependant il sait que res hommages ne s’adressent pas à lui personnellement mais au roi, son père, qu'il représente.Cette visite lui a fait toucher du doigt les responsabilités qui pèsent sur ses épaules en sa qualité d'héritier du trône de Grande-Bretagne.Les dominions, a dit le prince, ne sont plus des colonies, ce sont des nations soeurs de l’Angleterre.C’est pourquoi je me considère comme appartenant au Canada autant qu’à la Grande-Bretagne.Quand j'irai aux Etats-Unis j’irai en ma qualité de Canadien comme en ma qualité d’Anglais et de représentant de tout l'Empire.“L’unité de l’empire s’est manifestée avec éclat durant la guerre, a dit le prince, et c’est ce qui a surpris nos ennemis.” Le prince a fait allusion à sa qualité de fermier canadien puisqu’il a acheté une ferme dans l’Ouest canadien.11 se propose de s’intéresser aux questions d’agriculture mais il ne se mêlera pas de politique.Le maire Church, de Toronto, a fait cadeau au prince d’une coupe, en souvenir de son passage à Toronto.LA GUERRE A LA FAMINE Londres, 5, — La première assemblée du “Conseil de la lutte contre la famine”, a eu lieu, hier, Parmi les délégués il y avait le professeur allemand Guttman, qui a refusé d’accorder une interview.Il a déclaré qu’il n’a pas la permission de parler.L’assemblée a été tout à fait privée.On mandait de Londres, le 28 octobre, que 14 Allemands dé marqué et plusieurs Autrichiens également distingués, arriveraient en Angleterre, le 5 novembre et conféreraient à Londres, avec plusieurs Anglais qui.durant la guerre et depuis la signature de l’armistice, se sont intéressés à la situation intérieure de l’Allemagne.continu, avec neige.Alberta : légères chutes Tu beau et froid.Victoria .I Kamloops - .• ; Calgary ., Edmonton .: Prince Albert .Winnipeg .White River .Sault Stc-Marie Toronto .Kingston .Ottawa .Montréal .Québec .St, John, N.-B.Halifax .max.46 .—16 .10 r .18 IC .20 tr .34 2 • ?) 1 .4.8 • O .36 «V 40 .3« or .40 34 .40 30 “Envoyez des (leurs1 CELA NE VOUS COUTERA t'AS CBE!.A LA CONFÉRENCE DE WASHINGTON Washington, 5.— La principale question qui est discutée aujourd'hui u congrès des travailleuses, est la i formation d'une association perma- : nentc internationale des travailleuses.Le travail des enfants, le travail de nuit et la protection des hommes et des femmes dans les industries dangereuses.seront aussi discutées aujourd’hui.LA BOLIVIE A UN ACCES À LA MER Washington, 5.— Suivant des rapports officiels reçus, ici, hier, le Chili a donné à la Bolivie, u'-accès au Pacifique, en cédant n.c lisière de territoire, au nord du district d’Ariça.La dépêche ne donne pas de détails sur l’étendue et la situation exacte du territoire qui aurait été cédé.La Bolivie a perdu toute issue sur Tocéan il y a 35 ans, lorsque le Ghili a capturé les districts d’Arica et de Tacna, où sont situés les plus riches gisements de nitrate du monde.i 70 Ang!» &te-Câth«rlne et Ca?Maison à Unéh*c, 9 me St-Jean UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL L’Association des Etudiants en Droit de l’Université de Montréal a appris avec regret la mort de M.J.Alphonse Comeau, C.R., ex-bâtonnier du barreau des Trois-Rivières e,t père de notre confrère Lucien Comeau.Elle prie en conséquence ce dernier et les siens d'agréer l’expression de nos sincères sympathies dans leur grand deuil.Liguori LACOMBE, Secrétaire.MAGDELEINE BRARD AÜX ^RIVIÈRES Mlle Magdeleine Brard.la jeune • anisle française, est de passage n notre ville, en route pour les Tois-Rivières, jeudi soir, avec AI.'ran Kaster, violoncelliste.(‘Communiqué).' Mgr GAUTHIER ET LA MI SION DE ^UNIVERSITÉ LES CONFERENCES DE EXACTION FRANÇAISE” C’est jeudi de la semaine prochaine, Je 13, que Mgr Gauthier, recteur de IT niversité de Montréal, donnera à la bibliothèque Saint-Sulpice, sa conférence, très attendue, sur la ‘‘Mission de l’Université”.La séance sera présidée par l’hon.M.David, secrétaire provincial, qui prononcera une allocution, ainsi que M.l’abbé Perrier, membre du comité directeur de l’“Action française”.La conférence de Mgr Gauthier est an première d’une série qui se poursuivra le deuxième jeudi d>j chaque mois, jusqu’en avril! On y entendra successivement M.Edouard Montpetit, le R.P.Lou: ; Lalande, M.Antonio Perrault, M l abbé Olivier Maurault et M.Guy A amer.Chaque conférence ser' présidée par un homme en vue.I.carte d’abonnement aux six conf renees se vend $3.$2.50 et $2, su vaut les sieges, sans autres frai Joutes les conférences auront lie a la salle de la Bibliothèque Sain aulpice, rue Saint-Denis.Toute les cartes donnent droit à un*sièf reserve et numéroté.Il faut se h: ter de retenir ses cartes pour ol tenir le meilleur choix.Les cartes sont en vente au s cretangt de l'Action française, bi de la Sauvcga (2 cL Main 912); au Devoir, 4 rue St-Vincent.(Tél.Main 7460) chez M.J.-A.Payette, 1882, Notr i mm?’ouesl, Westmoun ¦Vi'j ’ a Pharmacie Désilet nie Bourbonnière, Maisonnei ve ne!.Lassai le, 1416) ; ch< Deorn Freres, 251, rue Sainte-C thenne-est (Tel.Est.2551).LA MACHINE AGRICOLE! NATIONALE (Special au Devoir) Monlmagny, 5.— C’est avec sa-i tistaction que les cultivateurs ontj appris, la semaine dernière, par' (hvers quotidiens de Montréal, et de Québec, la fondation, dans la; province de Québec, d’une compagnie à gros capital et à pouvoirs-étendus, qui est sur le point d’ouvrir, u Montmogny, des usines d’où sortira tout l’outillage dont on a besoin pour Texploitiilion du sol.La Machine Agricole Nationale, Limitée, — c’est le nom de la nouvelle compagnie, — >ira leur appui.Cette vaste entreprise nécessite, l’emploi d’un grand nombre d’agents commerciaux expérimentés, qui ne demanderont pas mieux que faire affaire avec une maison do la province.SERVICE ANNIVERSAIRE IinMlKR-BKN'.Wl).— Un- 7L4 limite» L'- bureau de la sûreté continue ses recherches et réussira sans doute à jeter pic ne lumière obscure tragédie.L’ASPHYXIE MORTELLE OEUFS ET VOI.Air.I.FS Profitez fer pour bar il NI- Le cadavre d’un Macrone, âgé de 54 rant au Xo 319 de venor, a été transporté gue hier avant-midi, d'après ce que rapporte in police, est mort des suites de blessures internes qu'il s’est infligées en tombant de l’escalier de sa demeure.On croit que Macrone n glissé sur la neige de la galerie.Le coroner tiendra enquête aujourd'hui sur ce cas FIN HORRIBLE.deur, poursuivait Edgar Irvine en cueji (|(, ‘-billets du soir” publié ré-recouvrement de $9(5.40 pour travail cemnient par Mademoiselle Yvonne accompli.Le défendeur —“ —11 un cheque à l’ordre du avait signé | demandeur,1 i venue Gros-1 chèque que la banque n’a pas voulu j i la inor- échanger.In-ine avait donné ordre I Macrone, à la banque de ne pas accepter Ici BANQUE D’EPARGNE |A BANQUE OEPAIIUNE UE LA GITE L: PU MsTTUGT UE Al ONT BEA E.Burfiui, principal, 176 rue St-.hicqlKS, el quulur •c giîcours;ilph à Montreal.BUANDERIE SEL RI i K l HH S E.TELL! K R, -frein du flPacifique-€a SerniriM -.nmirior, Kle Saint-Denis, M gramophniu séria liniHtte de scie, iffî Iiarnt ons de r essor Tiwva L Satisfaction Fst, an intrèal.KêpaTiifions »le re^.clefs, Brines i* feu.age de toutes surit.s.rc-s.cramophones.Prompt «ta ran tir.REMBOURRURES GIlEStUlHl Chaises reniix.dn gros.Aii*-fait par pajm-Turcot, 554 Ite l U ainxl c|iie lotis itenres irr^s, fails a «iru'rt- Hit pris ; mrublrs repare*.Ouvrai* t\ 1 imit'ou grntiiite.««aKc » ear, a V“Action française”, La Sauvegarde, ! hiboux.c*rant, 2»?Saint Jarqu»».Main Montréal.‘ _________________________________ A.JETTE A GIE.courtlrr, en immeul.le*, iétnbti IKH.'U, experts en propriétés, édifie» CréHil F.»n«*kr.35 Snint-Jarffuo*.Prête lèrr il 2èmp hypothèques.Collection, achat» «tes rréaureti COMPTABLES neense n SA TA CI IF K ST FINIE!.Canada, KOUT de ('il’CUît J'rovin.r d, Qurhrc ( ,1.di.trirt d, Montréal No 1703 î.H.R.Dunstan-Gray, cité de Montréal, de \ ol ; Adolphe Charron, - de fausses représentations; Cusson, accusé de vol; Chares Gold, accusé de vol sur la per-j sonne : Isidore Goldstein, accusé juge Martin a libéré, hier d’effraelion ; Church Hill, acrtisé midi, le grand jury ; celui- de vol ; John Janson, accusé de terminé son travail.Rapport j vol comme serviteur; Aristide Pa déposé des verdicts de non- tenaude el W.Letourneau, omises yON ÏÏËALTH mcticcin la conlre R.Almon, ci-devant de la rit.riiim U-nant de Jack de Montréal, et lieux inconnus.Dé fnd Il est ordonné au défendeur comparaîlrc dans le mois.Montreal.30 octobre 1919.(Par ordre) B.P.AUMONT, Député-greffier de la dite Cour texte* isus- lien el d'accusation fondre qu’il a rendus.Dans le cas de S.Burgess, DemandeurJ accus‘- d extorsion, et d’Alfred ’ j Pacwood, accusé de vol, un ver-ic( de non-iifu a été rendu.Les anses suivantes ont été renoyées avec la note "ignoramus”; , Aime Heinz, qu'on accusait de vol ur- ! avec effraction ; Cécile Lefebvre, de avec effraction «misée de recel ; le Rév.Herbert R.Stevenson, accusé d’enlèvement, et Samuel Masesshon, accusé de fausses renrésenlalions.Le grand jury a porté un verdict d’accusation fondée dans les cas a «t* BAKVkt * - suivants; Teussain! Auclair et Hen ujrfœiÆauVéa’aSU (le vol ; John Makris.accusé de faux ; Donat Massé, accusé d’un vol d'aulo : Hugh Moffalt.accusé de vol ; William Taylor, accusé de vol avec violence.Les accusés dont les noms suivent e) .qui étaient en libel lé sous aidiomunienl, n'oni pas répondu i l’appel de leur nom et la Cour a émis conlre eux un naridnl d’arrêt et saisi leur cautionnement ; William Taylor, Hugh Voffatl, W.Letourneau.Church Hill, Isidore Goldstein cl Adolphe Charron.La Cour a commencé cet avant-lidi 1 audition de la cause de J uinn.(se-ei)** y/i Audiieur - Comptable J.-N.-t.GELiNAé, ; «omptnbilite générale, audition, te-gltment de livres, perceptions de foroples, billets, etc.Bureau; 92 Notre-Dame Est.eham-jbre 94 Tél Main 7362.Résidence : 1 179 ave.Rockland.Tél.Roi-klnmJ ! 2638.Telephone Uptown 559.Or Laurent Oodin Licencié du ronn^il medical du Unnadia Ex-médecin litè^rne de l’IIôtcl-Dieu Heures de bureau 4 à 6 .h.p.m.436 RUE BLEURY 7.à 8 h.p.m.___ MON i REAL lél.Bel Est 5417.Reurea de bui’rvp cr noMtq T-f pnt PROFESSEUR Edmond La Roclio, B.S.Ur.JOUR lé T J.fc SOIR anglais, diction, élémenta VÜlMvC .- r.^.oeo.la- icteuces®recs* »»athémntiqueg, et autres Préparation au cours classique et aux brevets.Cour» aux deux sexes.195 RUE STE-CATHERINE EST —: Piircnu.Est 7496.Res., Est 359.Leblond do Brumath 259 EST, RUE ONTARIO, fcachelu-r d« ITJniYer.it* d, France .t de Unirer.lté Uval offlricr d'Academi.i* tfiir rir plusieurs ouvrages.Le Plus ancien cour* de préparation aux examens établi à Montréal.Qi i veut devenir rapidement médecin f p Vf w-, ( -.fieoitate 7 pharmacien J °*Cm ièp Commercial Elle ,,.,i‘' J'"uls; cuin NI-Dcui».Cours iutli-K oraUau«U r- ‘-""'P'-lbilité telle qu'elle en r;l mohi t’I'Æ’TJ’.L1' ie® dew* , Inngue» qu’elle en H ur» u eux langue* d'1-» rares Fré7é ^raph,r et «^ministration ?5:t9Karfft' FréParnt»on aux examens.FéL Est nord de Sherbrnaka ____frH te Dr Bourbonnais) 795 Adam, angle LaSalle.Lasalle 3429.Honoré Thibau t CHIRURGIEN-DENTISTE Capitaine en charge des ces dentaires de la milice m de Quebec.Chirurgien-cîiiropodiste tJ'm.r toute, le» maladies ,1c pieds consul- aboratoi- canudien DOCTEtTR A, ,, Chirurgien eliirepndiste quant h Montréal.288 ST 2 portée à BERGERON seul ilinlnniji prnl CATHERINE EST I e»t dn théâtre Prinee,, ESTAMPES ENJ]AOUTCHOÛf Estampes en Oaoutclio'j: KN TOUS - N H as h.Csrurns & Gu 28 NOTRE-DAME EST.Té! M, V) I P.A.GAGNON COMi’i AliLK LK KNCIL «Lhnrtsrad Àc* vauntant).(hamhrea 315-316 3^7 Ktfitiei j4»nli«al Trust II l’Iarr dAro.cs Moolresi.M 4P12 FER M'XATK — puissnnre — «anté — ?* lalité — eminrsncf — force — enereie.I-f Fer Nuxatè iirrrolf In force rt Uendu Thhcc «f.s |>rrv> Dir* rl^llpnlcx.ncrv^visus ep bées, en deu\ semuliics de tenipv en j bien de* en f*.D o été nnpluvé et r»*eom i innndA pnr rks honirne* tfte que M < hurles j A To^sh.(pil mt vu triir et caiDl'dat b la x ire-prcxidci’.CP îles I'tots-L'nls ; riioii.An f t! ony ( aniniclli.commififtoire gém-ral Mme de Sobers eut un sourire :ro nique.—Ne cherchez pas à vous bercer Tillusions, comtesse.La reconnaissance n'a que fort peu à voir dans les sentiments de votre frère à l’égard de sa cousine.Vous avez cer-lainement remarque aussi bien que moi la transformation de son re-?ard lorsqu’il se pose sur elle, l’in-ïonation particulière de sa voix ¦orsqu’il s’adresse à elle?Hier je ne sais à quel propos, une ombre ¦lait tombée sur sa physionomie, un pli barrait son front.Sa cousine mire, elle le regarde.— Quels yeux admirables elle a, si profonds, el si Heins de lumière! — Aussitôt, plus J'ombre, un visage soudain éclui-c.Autre symptôme: il s’assom- iij-U nlumue fois qu'il voit s'empres- ser prés d’elle le comte Gisza, ou MiJieli Donacz.votre jeune et déjà célèbre poète national, qui a chanté Aille lAîyrtô en des vers délicieux.Enfin, maints détails m’ont révélé, depuis ces huit jours, ce que vous savez aussi bien que moi: l’amour profond, souverain du prince Atilc-za pour sa cousine.En remontant dans son appartement après cette conversation avec Irène, la vicomtesse songeait, un sourire moqueur aux-lèvres: —Hum! la petite comtesse est furieusement jalouse de .sa cousine!.Elle a de la chance, cette jolie Myr-tôt Elle mina vraisemblablement à choisir entre le poète, le comte Gisza el le prince Vlileza.Naturellement, ce sera ce dernier.¦Les lèvres de Mme de Sobers eurent un petit pli d’amertume, tandis qu'elle murmurait : —II est si bien, et si parfaitement grand seigneur!.Princesse Milc-za.et une fortune fabuleuse.Atais il est inutile do lutter contre elle, je l’ai compris dès le premier jour, en voyant cette créature ravissante de corps et d’âme.J’attendrai la visite de l’archiduc, puis nous quitterons aussitôt cette demeure, car il me sera dur.très dur de rester ici sans espoir.Atyrtû, assise devant son petit bureau, venait d’achever d’écrire aux dames Millon.Et maintenant, un peu renversée sur sa chaise, elle laissait son regard sc perdre dans la profondeur bleue de 1 horizon qui lui apparaissait par la fenêtre ouverte.Elle éprouvait depuis quelque temps un peu de lassitude, morale surtout.Malgré tout, une atmosphère de mondanité régnait à Voraczy, et elle y avait été jusqu’ici si peu accoutumée qu’elle en ressentait, à certains instants, une sorte de fatigue.Elle réussissait à la dissinitiler — sauf peut-être au coup d’oci1' perspicace et toujours en éveil du prince Milcza — mais ici, elle laissait ses nerfs se détendre et son esprit se reposer dans une songerie paisible.Lite pensait à ses chers pauvres, au vieux Casimir qui allait mourir.à la petite Marera dont la frêle santé serait bientôt remise, grâce à ta générosité du prince Arpad.Et une ombre voilait ses yeux tandis qu'elle songeait au pli soucieux remarqué depuis quelque temps sur le front de son cousin, à sa visible préoccupation, à une sorte d’angoisse traversant parfois son regard.Il souffrait toujours, il luttait sans doute contre ses déchirants souvenirs.En coup léger, frappé à la porte, la fit un peu tressaillir.C’était la comtesse Zolanyi, l’air ému et ravi.—J'ai à vous parler, ma chère enfant, dit-elle en se laissant tomber sur un fauteuil après avoir fait signe à Myrtô de ne pas se déranger.Je viens ici en ambassadrice.ou plus exactement, je remplace votre chère mère.Il s’agit, en effet, de deux demandes en mariage.Myrtô eut un vif mouvement de surprise et son teint s’empourpra un peu.—Des demandes en maridge ?pour moi?dil-elle d’un ton incrédule.—Mais oui.pour vous! Pourquoi scmblez-vous si étonnée?G’est que je suis .sans dot, nia cousine, et je croyais.— II y a encore des gens désintéressés, qui apprécient la beauté morale et physique au-dessus de l'argent.Le prince Mifcza a reçu la confidence de Aliiheli Donnez, et il m'a chargée de vous présenter In demande de ce jeune poète, déjà une de nos gloires nationales et qui souhaite ardemment vous faire partager les honneurs qui l'attendent.C’est un noble caractère, vous avez pu te juger, du reste.Déjà riche, il appartient, en outre, à une vieille et honorable famille, et il est excellent chrétien.—Oui, je le sais, et j’estime profondément ses grandes qualités, murmura Atyrlô.Pourquoi, soudain, une tristesse étrange, une mystérieuse angoisse l'envahissaient-elles?L’autre demande m’a été faite par le comte Gisza.Vous avez pu, lui aussi, T étudier et le juger.C’est un charmant garçon, riche, suffisamment sérieux, très estimé comme officier.Il vous admire et vous aime, Myrtô, et son oncle, qui lui a servi de père, lui donne son consentement, après m’avoir écrit à cc sujet.Myrtô, un peu pâle maintenant, baissait le.s yeux, en froissant d’un mouvement inconscient se.s petites mains sur sa jupe blanche.—Je ne vous demande pas une réponse immédiate, mon enfant, vous réfléchirez tant qu’il vous plaira, continua la comtesse.Vous j choisirez en toute indépendance, et je crois que l’un ou l’autre de ees ] deux partis eût été pleinement ap-| prouvé par votre mère.Myrtô leva les yeux, elle dit d'un ton calme et résolu: —Je crois, nia cousine, qu'il est inutile de laisser M.Donacz et le comte Gisza dans l’incertitude, du moment où je suis certaine, demain comme aujourd’hui, de leur répondre par un refus.—Myrtô!.est-ce possible! balbutia la comtesse.Il faut absolument réfléchir, mon enfant.Que leur reprochez-vous, voyons?—-Rien, oh! rien! J’admire leur désintéressement, vous le leur direz en les remerciant.mais je dois vous avouer, ma cousine, (pie mon coeur est complètement froid à leur égard.—(Petite ingrate!.eux qui vous aiment tant!.Ce pauvre Mathias I.Vous voulez donc le désoler, Myrtô?—J’cn suis au regret.Mais il se consolera, nia cousine.Fit H est plus loyal de lui enlever dès maintenant tout espoir.—Je n’ose insister, mon enfant.! Du moment où votre coeur ne parle \ pas, je comprends.Mais je suis peinée du chagrin que je vais lui! causer.Moi aussi, dit Myrtô avec émotion.Mais cependant il m’est impossible d’agir autrement.Pardonnez-moi, ma bonne cousine, l’ennui dont je suis cause pour vous! ¦—n’ai rien à vous pardonner, ma pauvre petite! Je regrette seulement que vous ne puissiez trouver votre bonheur dans Tun de ces excellents partis.Allons, mignonne, embrassez-moi, et n’en parlons plus.Mathias partira ce soir, vous n’aurez pas ainsi l’embarras de le revoir.Elle baisa le front de la jeune fille et s’éloigna.Quelques instants, Myrtô demeura immobile et songeuse.La bizarre angoisse ressentie tout à l’heure ne s’évanouissait pas.Pourquoi la communication de la comtesse Gisèle lui produisait-elle cet effet, puis la demande de ces deux jeunes gens, si flatteuse qu’elle fût pour une jeune fille sans fortune, la laissait entièrement froide?, Myrtô se leva d’un mouvement résolu, tille était accoutumée à réagir contre le.s impressions vagues, à ne pas s’engourdir dans d’inutiles rêveries.Ayant jeté un coup d’oeil sur sa coiffure, elle descendit, car l’heure du thé approchait.tA suivre) Ce Journnl est Imprimé au No 43 rue Saint-Vincent, 4 Montréal, par l’IMPHIMK-B1Ë POPULAIRE (& responsabilité limitée).A.Cartier, gérant 1 A.9+^.3/:^+.:/:6/:.:::+.B ^^.-6.+:.+96+:.^/9:/^/.A 5201 773673 G LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 5 NOVEMBRE 191Ï VOL.X.- No 259 ICI till FRANCE T CLEMENCEAU A STRASBOURG DANS SON DISC O U R S -PH OGR A M-ME IL INDIQUE LE TH AV AIL COMME SOLUTION DES NOM-BREUX PROBLEMES QUI SE POSENT PAR L'UNIVERS.IL EAU T PRODUIRE DA VANTA-GE.(Service de la Presse associée) Strasbourg, Alsace, 5.— Dans son discours-programme en faveur dfi parti ministériel, M.Georges "Clemenceau a résumé d’un mot : “ travail ", la solution des nombreux problèmes c|ui étreignent l’univers.11 a recommande au peuple français, et aux nations du monde, de reprendre leurs labeurs tout comme avant la guerre, et de produire davantage afin de satisfaire tous les besoins.Le discours du président du Conseil des Ministres de France apportait aussi le message d’adieu du ministre vieilli dans les luttes politiques, à la veille de se retirer définitivement de la vie publique.M.Clemenceau a passé brièvement en revue le traité de Versailles, et bien que la France, a-t-il dit, ait été traité apparemment avec parcimonie en ce qui concerne les \ réparations, il espérait bien que les Alliés n’ont pas abandonné la France.L’Angleterre et les Etats-Unis, a-t-il ajouté, qui n'ont pas marchandé leur sang, ne disputeront point quelle aide financière il leur faut donner a la France.Pratiquement, toute l’Alsace in-lellectuelle, religieuse et militaire se trouvait réunie, en nombre im-posanl, au discours du ministre ; la salle qui pouvait contenir o.dûd personnes,, s’est trouvée entourée d’une foule de 40,000 à .">0,000 personnes.M.Clemenceau a reçu une ovation splendide, lorsqu'il fut salué comme le “libérateur de l'Alsace”.M.Alexandre Millerand, gouverneur de l’Alsace, s'eM porté à la rencontre de M.Clemenceau, lorsque le train est arrivé en gare à 9 heures du matin ; une fouie enthousiaste inondait les rues sur son passage ; des acclamations répétées l’accueillirent tout le long du parcours : de jeunes Alsaciennes vêtues dans le cesluine natio- [ nal, lui jetèrent des fleurs.“C’est un des plus grands jours de | rna vie, s'est exclamé le ministre.Lé| vie vaut la peine d'être vécue, et mainlenant je sais que je n’ai point1 vécu en vain.” M.Clemenceau, malgr' ses soixante-dix-huit ans, s'est mêlé à la foule des Alsaciens qui avaient rompu les cordons de ia police, pour leur donner la main et échanger des mots ni niables.Des jeunes filles l’entourèrent et se permirent de l’embrasser à mainles icprises, après leur avoir soithuilc ia bienvenue dans leur Fugue nationale, 1 H ACTION NEMLNT DES GROUPES POLITIQUES Paris.5.— L’union de tous les partis républicains dans la lutte contre le bolchevisme cl le radicalisme extreme, aux prochaines élections, a déjà abouli à un fractionnement en ! groupes suivant leur esprit plus ou moins conservateur.Le premier] groupe, appelé le bloc républicain, n’admet pas dne extension du mou veulent de façon à inclure les can-didats de la droite.Ses chefs son! i des membres du parlement opposes ! à Clemenceau et il comprend parmi j scs membres le groupe anticlérical.La deuxième faction admet dans | scs rangs tous les républicains, y compris les nationalistes et les libé-! vaux, et ses membres tout en admettant que les lois de la Séparation de l’Eglise et de l'Etat et celles qui établissent la secularisation des écoles doivent rester intactes, renoncent à 1 toute ingérence en matière religieu- i se.Plusieurs autres parties ont etc ] créés pour l'élection.Parmi les prin- j cipnux est le parti de la Démocratie.L'Action française prend aussi parti à la lutte.Sur presque toutes les lis- j tes de candidats figurent des noms] de vétérans de la grande guerre, et j dans quelques district les vétérans onl dressé des listes spéciales.Les socialistes n’ont inscrit sur leurs listes que les députés qui se j sont prononcés carrément en faveur! de la non-intervention en Russie d ! contre le gouvernement des soviets.1 Los socialistes dissidents qui ont voté ! en faveur du traité de paix ou qui j ne se sont jms encore prononcé pour] les bolchevistes ont été acceptés, | dans plusieurs cas, comme candidats; par les républicains de la gauche.L’ACTION FRANÇAISE LA MUSIQUE D’AUTREFOIS.— j TROIS TEMOIGNAGES.— LES ! CONFERENCES.— L’ A L M A - i N AC II.] La livraison d’octobre de FTc-lion française donne, sous la signature de M.Arthur Letondal, le musicien bien*connu, un article d’un très vif intérêt sur Calixa Lavallée et la musique d’autrefois.Cet article continue la série des Précurseurs.rune des plus vivantes et des plus fécondes qui aient été publiées dans une revue canadienne.Il est suivi d’une étude de M.Antonio Perrault, sur les derniers li- j vres anglo-canadiens qui traitent' de la question de race: The Clash,\ de M.William Henry Moore, Rridg- j inn the.Chasm, de M.Morlev, et : The Birthright, de M.Arthur Hav- ; ke, de deux articles de femmes : .4 Vaube d’une vocation, emouvan-1 te évocation historique de Mile Ma-j rie-Claire Daveluy, et Que les fem-1 mes s’en mêlent., conseils d’ac-* tualité de Mme Annette St-Amand, de la chronique A travers la vie courante, çle Pierre Homier, de la Vu de l’Action française., d'un in-iéressant témoignage d’Angleterre sur la valeur que représente pour le commerce canadien la présence de l’élément français.Une poésie de M.Hefmas Bastien ouvre cette intéressante livraison.L'Action française annonce qu'elle publiera l’an prochain une série d'articles intitules Comment servir cl qui seront signés de auektnes uns des hommes les plus en vue de la province.Cela promet une collection égale aux Précurseurs et aux Forces nationales, Entre temps, l'Action française continue sa propagande par la j>a-role.Elle organise, à Montréal, salle de la Bibliothèque Sainl-Sulpice, six grandes conférences qui seront données par Mgr Gauthier, le R.P.Louis Lalande, l’abbé Olivier Mau-rault, MM.Edouard Mon (petit, \n-tonio Perrault e| Guy Va nier.Elle donnera six autres conférences à Ottawa, d’accord avec l'inslitut canadien français de cette ville.On y entendra MM.Miller.Léon Lorrain, Jean Désy.etc.Et cela n’est pas tout.D’autre part, V.MrminaCh de.la Langue française paraîtra le 1er novembre, à 40,000 exemplaires, el à 20 sous toujours.On sait que [’abonnement à l’.tc tion française est de $1 par année, payable (l’avance, et que tous les abonnements partent de janvier.Abonnements et commandes doivent être adressés à l'Actidn française.¦‘12, Immeuble de la Sauvegarde, Montréal.Londres, t.(S.P.A.) — Le vicomte Milner, secrétaire des colonies a démenti, dans un message au gouvernement de la Guyanne Anglaise, la nouvelle que le gouvernement anglais avait l’intention de céder la Guyane Anglaise, aux Américains.VINGT-TROIS CERCLES DE FERMIÈRES LE GROUPEMENT AGRICOLE PREND DE L’AMPLEUR PAR TOUTE LA PROVINCE.Les Cercles des Fermières de la province comptent présentenifint vingt-trois groupements répartis dans les principaux centres agricoles du Québec.Dans chacun des endroits suivants, un cercle a été établi, par les soins du conseil provincial des Fermières: Amqui Mme Emile Raymond, présidente ; Mlle Angelina Riverin, secrétaire.Raie St-Paul Mlle Alice Si- mard, présidente : Mlle Eva 1 rem-blav.secrétaire.Beâucevilly Mlle M.Jacques, présidente : Mme Ilenri Belaud, secrétaire.Bonaventure Mme Alex Arse- nault.présidente Mile Blanche Leblanc, secrétaire.Champlain Mme Arthur Fou-phi, présidente; Mlle Rosette Bailly, secrétaire.Chicoutimi Mme Eugene Fortier, présidente ; Mlle Marguerite Beiisle.secrétaire.La Malbaie—Mlle Grace Bherer, présidente ; Mlle Charlotte Warren, secrétaire.Luprairie Mme Ulric Page, présidente ; Mme Firmus Boy, secrétaire.* Maria — Mme Alfred Fugère, présidente ; Mlle Ellen Mill, secrétaire.Plessisville Mme Orner Roger, présidente ; Mlle Lucile Gosselin, secrétaire.Pont-Rouîîc ame Lauréat Doré, présidente ; .Mme Dr J.-P.Ga-mache, secrétaire.Roberval Mine L.Lindsay, présidente : Mlle Julia Boily, secrétaire.Rock-1'oresl- Mme Georges Pelletier, présidente ; Mlle Anna Fa-vreau, secrétaire.St-Agapit - Mme Arthur Olivier, présidente ; Mme Arthur Croteau, secrétaire.St-Bonaventure Mme Wilfrid Tessier, présidente : Mme Georges Lemaire, secrétaire.St-Donât, Rim.Mme Robert Hudon.présidente : Mile Marie-Anne‘ Bérubé, secrétaire.Ste-Anne, Chic.—Mme Jos.Bouchard, présidente ; Mme Adélard Simard, secrétaire.Ste-Martine - - Mlle Angelina Toucbette, présidente ; Mlle Maria Bertrand, secrétaire.St-Ferdinand — Mme J.-S.Laro oh elle, présidente : Mlle Alice Gosselin! secrétaire.St-Georges, Beauçe Mme Arsène Dionne, présidente; Mlle Ma- ry Gagné, secrétaire.Si-Janvier — Mme Jos.Forget, présidente ; Mme Mathias Oueilet, secrétaire.Trois-Rivières — Mlle Berthe Lariyière, 219, rue Notre-Dame, présidente ; Mlle Auréa Ciouti'-r, 2, rue Duplessis-Bochard, secrétaire, Valleyfiekl — Mme Horace Bes-ner, présidente ; Mlle Marie-Ant.Brodeur, secrétaire.Le conseil provincial se compose des officières suivantes: Présidente : Mme Dr J,-P.Gu-mache, Pont-Rouge, P.Q, Vice-présidente : Mme Dr Bouchard, Ste-Anne de Chicoutimi, P-Q- Sec .-t résori ère-arc h i vis te : Mlle R.Couture, ministère de l’Agricul-lure, Parlement, Québec.Adininist'-atrices : Mlles Larivière, Trois-Rivières : Gosselin, Plessisville, P Q.Membres du conseil: Mme Thomas Fréchette, Cle Mntane ; VI listes, on cherche à semer entre unx la défiance.On attire les hésitants par des faveurs : on effraie les prudents par des menaces.Le marchandage des consciences (ppl~ itical joberp) joue écriés un rôle important, mais que rendent de plus en plus difficile la surveillance exercée par les Sinn Fciners çi surtout leurs vengeances.Malheur aux âmes vénales! Une bombe les frustre bien souvent de leur salaire.Soyons francs : Le mouvement irlandais exclut l’emploi de la mécanique ordinaire .le coup de barre à droite succédant au coup du barre à gauche.U.e vétuste outillage politique doit rejoindre dans les musées le fusil à mèche et l'arquebuse à rouet.Les hommes (i'kiut de l'autre côté de la Manche estiment qu’à l’heure nc-luelle.il faut opter entre deux solutions extrêmes: ou l’étouffement de l’Irlande dans le sang, —- ou l'indépendance I L'Irlande abattue, — ou l’Irlande assimilée nu Canada, à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande.De ees deux politiques je sais bien celle que choisira demain le bon sens britannique.(La Libre Oscar Parole).HAVARI).ADAMODIDUR C'est actuellement la meilleure basse du METROPOLITAN de New-York.Polonais de naissance et de sentimrnl, ect artiste possède toute ki fougue et la puissance d’interprétation qui distingue Paderewski au clavier.Chez lui, l’organe d'une sonorité et d'une ampleur étonnantes s'allie à une souplesse vocale qu’on rencontre rarement dans un registre aussi grave.DI-DUR ne chante pas seulement, mais il sait chanter, c’cst un Aumônier polonais.Monk éal depuis Poî PInnçon, n'a rien entendu de tel: lés dilettantes du bel canto auront jeudi soir prochain, un bel exemple de sincérité musicale.La célèbre basse polonaise n'est pas un homme de theatre, mais un artiste qui vibre, qui conserve encore toute la fraîcheur et la spontanéité de ses débuts.La richesse de son tempérament, des ressources vocales exceptionnellement puissantes ont consacré sa renommé en Amérique et en Fùi-rope.ADAMO DTDUR nument National, le six novembre.(Communiqué) ¦ chantera au Mo-jeudi prochain.LES LOGEMENT Ouvriers J.e comité général des logements ouvriers, section de !n Ligue du progrès civique, tiendra une grande assemblée, vendredi, le 7 novembre à 8 heures 15 à i’hôtel Windsor.Toutes les personnes intéressées sont priées d'être présentes.NAVIRE ECHOUE Norfolk.Virginie, 5.— En tentant d'accoster par un brouillard épais, le vaisseau anglais •’Brita-nia” s'est échoué près de Virginri Reach.Le navire u’rst pas en d :u- qar, 1 t E LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 5 NOVEMBRE 1919 VOL.X.— No 2;>9 fK= » .-.— Les préparatifs en vue de cette soirée de boxe qui sera donnée sous les auspices du 54e Régiment sont poussés activement et l’on peut être assuré que rien ne sera négligé pour faire un véritable succès de cette séance sportive.En plus de ce combat de dix rondes les organisateurs ont retenu les services de deux excellents boxeurs montréalais qui feront les frais de la semi-finale.Jos.Shears et Eugène Demers prendront part à cet engag gement qui ne manquera pas d’inté rèt.DU NATIONAL vs BECKET (DEMPSEY NCes deux poids lourds se battront le 17 mars prochain à la Nouvelle-Orléans — La part du champion.I Mobile, Alabama, 5.— Dominick rTortoriteh, le promoteur de la Nou-f 'velle-Orléans, a hier soir annoncé 1 que Jack Dempsey, le champion du monde, vient de signer un contrat : pour une rencontre avec Joe Beckett, le boxeur anglais, qui aura i lieu à la Nouvelle-Orléans le 17 mars prochain.Il est entendu que si Beckett ne l’emportait pas sur Georges Carpentier, avec qui il doit se battre prochainement, la bataille n’aura pas lieu.Dominick Tortoritch a ajouté que la rencontre sera de vingt rondes et que Dempsey recevra -$125,000 pour sa part.Le champion a signé son contrat à la suite d’une conférence qu’il a eue cet après-midi avec son gérant, Jack Kearns, et le promoteur Tortoritch.On dit que l’entrevue n’a duré que quelques instants et que Dempsey n’a pas badiné longtemps avant d’accepter les conditions donl il avait été question entre le promoteur et Kearns.Beckett se rencontrera avec Carpentier au mois de décembre.AI.Tortoritch a ajouté que dans le cas où Carpentier l’emporterait sur Beckett, ses représentants de Londres ont instructions de faire signer un contrat avec le champion français pour qu’il se batte avec Jack Dempsey.Br© [prepare avec .aprairie L’ancien champion amateur veut faire bonne figis re contre Battling Levinsky lundi soi?prochain zu Monument National.C’est lundi soir prochain qu’aura lieu au Monument National la grande séance de Boxe organisée par le Club Athlétique Régal, alors qu’Eu-gene Brosseau aura à faire face au champion du monde des poids mi-lourds, Battling Lcvinsky.Cette rencontre sera sans contredit la plus importante encore vue à Montréal et l’on prévoit une assistance très considérable.Les billets s’enlèvent rapidement et nous ne serions pas surpris d’apprendre demain que tous les sièges sont réservés.Le Club Regai veut cependant empêcher la spéculation et aussi M.Lamoureux, président du club, a décidé de ne pas vendre plus de deux billets à chaque personnes.Les amateurs qui désirent assister à cette bataille, feraient donc bien d’acheter leurs billets dès aujourd’hui, car s’ils retardent trop ils courrent les Tous les membres sont satisfaits de la réception au prince de Galles.o—o Le vice-président, Raoul Dumouchel, a très bien fait les choses en l’absence du président A.L.Caron.o—o Les personnes présentes ont pu constater que les argents souscrits au National avaient été bien employés.o—o AI.Simard est très heureux du résultat obtenu par le concours de natation.o—o Nos jeunes nageurs et plongeurs ont eu l’occasion de voir des maîtres à l’oeuvre.O—0 Le prince de Galles s’est montré bon sportif, en déclarant que le protocole n’est pas de mise dans j un club athlétique.o—o La section du billard ed organisée.Le vétéran, Zolique Duches-neau, a été appelé à la présidence.o—o Rod.Lévesque, le surintendant du département de pool et de billard.nous rappelle les beaux jours de Alaxime Thomas.o—o Al.Georges Richer et AI.Gham-berland ont charge “d’organiser” pour mettre les joueurs de pool et de billard en train.o—o Les darnes et les échecs ont leurs adeptes très assidus.Ce sont des sports qui se popularisent d plus en plus dans notre ville.o—o Pourquoi farder de devenir membres du National?Les conditions de paiement sont des plus faciles.EUCHRE BUJSIEN-ETRE Le deuxième euchre annuel du Bien-Etre de la Jeunesse”, district nord, qui aura lieu le 18 décembre prochain, est en pleine voie d’organisation.A en juger par le travail effectué jusqu’ici, les candidates semblent vouloir être victorieuses toutes les deux.S’il y avait quelques dames ou demoiselles qui ont du temps disponible, et qui dc-ireraient prêter leur concours à cette bonne oeuvre, elles sont priées de s’adresser à AL F.E.Connolly.3409 rue Christophe-Colomb.Tél.Calumet 573.risques de ne pouvoir être, admis I lundi soir.Brosseau a commencé son entrai-1 nement hier on vue de cette bataille car i! veut être en mesure de pouvoir faire bonne figure contre le prochain adversaire de Jack Dempsey.Armand Vaillnneourt, Eugène De-mers, Oscar Deschamps et Suider sont a son camp d’entraînement à Eaprairie et ils ne négligent rien pour mettre l’ancien champion amateur en condition parfaite.Le gérant de Lcvinsky a télégraphie hier à AI.Billy Mooreliouse pour lui dire que son protégé sera à Alontréal dimanche matin.Les amateurs peuvent donc être assurés de voir Lcvinsky dans l’arène du Monument National lundi soir, d’ailleurs la direction du Club Régal a pris toutes les mesures necessaires pour assurer la présence du boxeur Américain.LE CHILI ADHERE À LA LIGUE Washington, 5.- Le ministre du i Chili à Londres a reçu l’autorisa-îion de son pays d’annoncer que le | Chili adhérait à la ligue des nations, annonce officiellement le dé-I parlement d’Etat.Province de Québec.£ District de Montréal.^ No 2338.Cour Supérieure LES SERIES DE LA CLASSE “B” DE LA M.B.A.Les joutes d’hier soir dans les séries de la classe “B”, de la Montreal Bowling Association, ont donné les résultats suivants : CENTRAL Y.Al.C.A.Maudsley J.Resch .S.Reid .G.Edge 11 S.Resch .Gibus .Lester .Marshall Buckle .Bishop .M.A.150 181 213 14S 133 157 165 149 157 139 818 774 A.A.184 119 146 204 157 153 201 168 167 144 _ ; i (88—2380 855 788 795—2438 Al.A.A.A.gagne trois parties.COOPERATIVE DES GIGARIEBS Oiotte.128 123 161— 412 Normandin .115 147 108— 370 Lemieux ., .142 162 115— 419 Dallaire .133 164 136— 433 Léveillé.181 156 157— 494 752 677—2128 Brouillet .Deshohn .J.Galey .C.Johnston .R.A.Hague „ 739 701 845 Press gagne deux parties.ELECTRA Villeneuve .174 166 Belanger .124 189 Lafortune .159 155 Gélineau .173 145 Pelletier.145 200 -2285 160— 170— 160— 143— 153— 500 483 474 461 498 Reipcrt Paradis Snyder .Dinardo Curtis .775 855 786-CRESCENT .180 169 .159 135 -2416 123— 472 148— 442 168 199 168— 535 178 171 179— 528 198 170 210— 578 883 844 828 Crescents gagne 2 parties.2555 — — 1 CHEVALIER S COLOMB (C.L ) Flurtubise .148 176 166- 490 Auelair .111 153 130— 424 Constantineau .160 160 152— 472 Boyer 158 126 126— 410 Charbonneau .101 155 130- 386 708 770 704- 2182 B.It.A .At.C.A Lang , 165 165 120— 450 Campbell .1 15 93 162— 390 Carmichael .101 205 152— 518 Tavlor 152 193 129 47 ; Hollo 170 152 175— 497 793 808 728— 2329 R.R.Y.AI.C.A .gagne i part ies.TIPPE BABY C.Boss 170 214 221 — 60.5 J.AteCann .209 158 145— .512 1-'.Curran .212 201 162— 575 H.Gougeon .137 242 170— 549 W.Brown .140 159 167— 472 874 974 865— 2713 HOCHI iEAGA Gournoyer .179 122 162— 463 Desniarais .192 147 187— 526 Gauthier 200 159 177— 536 Duquette .171 204 200— 575 Maloney .183 158 155— 496 92.5 790 881— 2596 Hochelaga gagm 2 parties.SEMI-R LADY Ross 212 155 162— .529 Moore III 146 209— 466 Molonev 213 157 166— 436 Steele 179 1,81 178— 538 Kemp .169 188 187- 544 La commisvon des écoles catholiques de Montréal, corps légalemcnl constitué, ayant son bureau d’affaires en la cité de Alontréal, district de Alontréal, Demanderesse, contre Dona Borland, épouse séparée de biens de S.B.Hearle, et ce dernier pour autoriser son ,épouse aux fins des présentes, et A.-Ida Fer-land, épouse séparée de biens de Clifford Guertin, et ce dernier pour autoriser sa dite épouse aux fins des présentes, tous des cité et district de Montréal, Défenderesses.11 est ordonne aux défenderesses de comparaître dans le mois.Montréal, 3 novembre 1919.T.DEPATI K, Député-protonotaire.ARCÏLWIUABI.T ET AIARCOTTE, Procureurs de la demanderesse.Province de Quebec, District de Montréal.No 137.(Cour Supérieure M.A.A.Holmgren Webb .Anderson Dudley .Darling .Al.A.A.A.884 827 902—2613 A., STAR 266 165 216— 547 200 180 165— 545 200 207 202— 609 181 148 169— 498 178 169 225— 592 La commission des écoles catholiques de Alonlréal, corps légalement constitué, ayant son bureau d’affaires en la cité de Alontréal, district de Montréal, Demanderesse, contre J.T.Schwarlzinan, de la cité de Montréal, dit district, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 3 novembre 1919.T.DE PATTE, 1 réputé-proto notaire.MICHAMBABLT ET AtARCOTTE, Procureurs de la demanderesse.Province de Québec, | Diulrlct do Montreal.( No 2740.Thériault, marchand de cité et district de Alont- 1025 869 977—2871 gagne trois parties.LACHÏNE Cousineau .202 154 196- 552 Cadette .199 191 179- 569 i Corcoran .163 138 170- 4,80 Saint-Denis .152 189 152— 49,'! Maloney .234 195 182- ooe 950 ~865~ 888— 2763 NATIONAL C.Dalpo .167 194 179- .540 ; Dufresne .191 1 17 214- 552 ! Vincent M.bois, des réal, Demandeur en garantie, contre William T.Robinson, gérant, de la cité de Nèw-York, dans l’État ée New-York, l’un des Etats-Un’:?d’Amérique, Défendeur en garantie.11 est ordonné au défendeur en garantie de comparaître dans le mois.Montréal, 3 novembre 1919.T.DEPATIE, Deputé-protonotaire.GEO.L.ALEXANDER, Procureur du demandeur PATRONS ET EMPLOYES TOUS ENSEMBLE Gagnez Emblème C’est maintenant îe moment d’agir vite et bien ! Pénétrez-vous de l’esprit du jeu et montrez que VOTRE firme est dans le champ pour concourir et vaincre.PATRONS, faites en sorte que chaque homme et chaque femme dont le nom se trouve sur votre feuille de paye ait l’opportunité de devenir détenteur d’un bon de la Victoire.Les banques VOUS donneront les commodités nécessaires.EMPLOYES, chaque bon de la Victoire compte à votre honneur, à l’honneur de votre établissement, et c’est un pas de fait en vue de remporter votre “emblème d’honneur”.Un but à atteindre a été fixé pour votre firme.Si les souscriptions des employés atteignent ce but ou le dépassent, votre firme recevra son “emblème d’honneur” — et vous aurez une obligation rapportant 5L2 pour cent d’intérêt et ayant îe Canada tout entier comme garantie.Toutes les compagnies veulent en avoir un, et toutes les firmes où il y a de la vie S'EFFORCENT d’en gagner un.De sorte que c’est à vous tous, hommes et femmes, patrons et employés, à vous tous et à chacun d’entre vous de remplir la liste de souscription et de mettre chaque dollar que vous pouvez trouver, pour des bons de la Victoire, et d’étaler ensuite avec plaisir vos couleurs.Votre objectif Chacune des compagnies et firmes dont le nom est sur la liste du Comité des Employés connaît l’objectif qui lui a été fixé.Ne laissez pas vos voisins ou concurrents passer en avant de vous pour obtenir “L’EMBLEME D’HONNEUR”.Les compagnies suivantes ont déjà atteint et beaucoup ont dépassé leurs objectifs et leur emblème d’honneur leur z été décerné.Abitibi Power & Paper Co., Limited, Alaska Bedding Company of Montreal, Almy’s Limited, Angîin Norcross Limited, Baker Co.(Canada) Limited, Walter, Bank of Hamilton, Bankers’ Trust Company, Berliner Gramophone Co., Limited, Brandram-Henderson Limited, Campbell Manufacturing Co., Limited, Canadian Export Paper Co.Limited, Canadian Pneumatic Tool Co., Limited, Colonial Hide Company, Columbus Rubber Co.of Montreal, Limited, Crane Limited, Crow n Trust Company, The Dale & Company, Limited, D’Allaird Manufacturing Co.Limited, Duncan Company, The John D.Fairweathers Limited, Federated Press Limited, Frosst & Company, Charles E., Great North Western Telegraph Company, Guaranteed Pure Milk Company, Hartt & Adair Coal Company, Holland Varnish Co., Limited, Hudson’s Bay Company, Johnson & Sons, Limited, C.H„ Major Manufacturing Co., Limited, Mappin & Webb (Canada) Limited, Montreal Abattoirs Limited.Montreal Trust Company, McArthur Company, Limited.Alex., McArthur, Irwin Limited, Northern Electric Co., Limited, Norwich Union Fire Insurance Society Co., Limited Orkin Co., Limited, J.M., Packard & Co., Limited, L.H., Palmers Limited, Phoenix Assurance Co., Limited, Price.Waterhouse & Company, Racine Limited, Alphonse, Ramsay Son & Company, A.Reed & Co., Limited, Geo.W., Revillon Freres Trading Co., Limited, Robertson Co., Limited.The James, Robertson & Company, Thos., Salada Tea Company, Simonds Canada Saw Co., Limited, Southam Press, Limited, Southern Canada Power Company, Standard Paint Company of Canada, Tooke Limited, R.J., United Shoe Machinery of Canada, Limited, Watson, Foster & Co., Limited, Willis, Faber Co.of Canada, Limited, Williams-Thomas Limited.I I VOL.X.— No 259 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 5 NOVEMBRE 1919 9 (commerce et finance LE MARCHE DESVIVRES NOS EXPORTATIONS DE BEE RUE ET D’OEUFS.— L’ALLEMAGNE ACHETE LE BEURRE DE LA REPUBLIQUE ARGENT I N E DONT LE PRIX DE REVIENT ATTEINDRA 20 SCHELLINGS.-LE PRIX DES VIVRES.Le beurre, prédit-on dans les milieux commerciaux, va enregistrer une nouvelle hausse dans un avenir très rapproché et il se vendra excessivement cher au cours de l’hiver prochain.Cette hausse, est due à lia rareté de ce produit sur plusieurs marchés européens qui sont forcément obligés de faire 1 a-chat à l’étranger.C’est ainsi que l’Allemagne a décidé d’acheter tout ie surplus de beurre de l’Argentine après le premier décembre.Les frais de transportation comptés, les taux de l’échangé déduits, ce beurre coûtera 20 schellings la livre à l’Allemagne.D’un autre côté, nous avons expédié 186,582 caisses d’oeufs sur les différents marchés européens au cours du dernier mois écoulé.11 nous restait au premier novembre 94,097 caisses d’oeufs en entrepôts et cette quantité doit être exportée avant la fin de la navigation.Les prix ne varient pas sur le marché des vivres; voici les prix cotés hier: I’.I.NE-TYPE— ! l'anco à bord (f.o.b) Montréal.$1 1.08 l ivrable an moulin.$11.10 Lit lois fractionnés et aux épiciers.$1!.: G ‘ 'EL'F S— Il n’y a pas de changements dans les prix des oeufs depuis hier et il est probable que les prix vont demeurer fixes pendant quelque temps.Les ivages pour la journée d'hier chiffrent à 8,275 caisses, contre 5.358 la semaine dernière, et 710 l'our la semaine correspon-dan c de l’an dernier.Oeufs strictement frais .74 à 75s Oeufs frais, de choix.(i4s Oeufs .No 1.58s Oeufs No 2.55s o;i-rnnE— Le prix du beurre reste fixe el nos exportations se l’on, sur une haute échelle, en dépit des arrivages qui semblent être moins nom-lircux.Les arrivages pour la journée d’hier se totalisent à 813 colis, lonlre 510 la semaine dernière el 4.598 pendant la période correspondante de l’an dernier, Voici les •irix cotés: De héurrerie, pasteurisé .63 Vt à 63 s1:.De beurrerie, de haut choix .02' De beurrerie, de bon à 03 s à 02 s à 58s choix De laiterie.de haut choix.Ï'HOMAOE— Vu les fortes exportations que nous faisons, les prix manifestent ime tendance sensible vers la hausse.Les arrivages se présentent pour la journée d’hier à 0,038 boites, contre 5,194 la semaine dernière et de 7,535 pendant la période correspondante de l'an dernier.La Commission d’Exportation du romage canadien payera les prix suivants, pour tout fromage livré en entrepôt à Montréal: Oualité No 1, ia livre .29s finalité No 2, la livre .29s1;, Qualité No 3, la livre .28s VOLAILLES— On a reçu, sur ie marché local, d'assez fortes quantités de volailles au cours de la semaine.Les prix ce maintiennent fermes si la demande diminue un peu.On vend ac-Inellemen! plusieurs volailles qui avaient été entreposée.: pour la vente de cet hiver.Voici les prix cotés: Les premiers sont pour les animaux vivants et les seconds pour ceux qui sont préparés.Poules.21s à 24s Poules entreposées .21s à 2f>s Poulets, lourds.21s à 36s Poulets, légers.15s à 25s Coqs.17s à 22s Canard.18s à 28s Canetons.25s à 30s Oies.18s à 28s Dindes.32s à 40s SUCRE— New-York, 5.— Sucre, brui, ferme ; sucre traité par moulin centrifuge, $7.28.Sucre fin granulé, $9.POMMES DE TERRE— Le marché demeure ferme, depuis quelques jours, et les quantités de pommes de terre que l'on reçoi*.'¦ont amplement suffisantes pour répondre n la demande.Les prix varient de $1.40 à $1.75 le sac de 90 livres.VIANDES FUMEES Le prix du porc a augmenté de quelques sous ces jours derniers, et 11 se pourrait bien que nous ayons à noter une hausse dans les viandes fumées d’ici à quelque temps.Nous cotons les prix enregistres hier.Le jambon do 8 5 10 livres se vend de 35 à 36 sous la livre chez les marchands à commission; celui .de 12 à 15 livres est à 33 ou 34 sous, et eehii d’un poids plus lourd est i 32 sous la livre.Le lard fumé à déjeuner (breakfast bacon) fait de 44 à 45 sous et le lard grillé Windsor désossé sc vend à 50 sous la livre.ÇÀ ET LÀ Les recettes brutes du Grand-Tronc pour les dix derniers jours du mois d’octobre ont été de $2,418,862 comparativement avec $2,157,396 soit une augmentation de $261,466 ou 12.11 % Ifollinger .725 730 1 Keora .17 V, 18 Kirk Lake .37 33 La Rose 10 43 Lake Shore .120 122 McIntyre .19C.193 r .0 * r-H Mining Corp .195 200 Nim t .13 1 f y-.Nipissing .1156 1105 Ophir .:i% .1 Pete Lake.15 15 là Porc Crown 2; Pore Yipond .20 20 y, Pres.E.Dome Shumacher .-Lv 22 21 * ! Sib-nr L'vf .•»,, / ! Took Hughes 20 V“ Temisk .42 V, 43 Thomp Krist r,Yrth','v EN VENTE DEMAIN, JEUDI SPECIAL POUR COLLEGIENS pBt © .COMPLETS pour garçonnets de 13 à 17 ans ; genre avec devant croisé et culottes bouffantes.En serge bleu marine tout laine.Valeur de 22.00 pour 16.95 ' En tweed écossais brun ou gris mélangé.Valeur de 20.00 pour 13.95 SPECIAL DE 9 A 10 HEURES A.1VL PALETOTS pour garçonnets de 9 à 10 ans.Genre coupé à la taille.En tw'eed mélangé brun.Valeur de 12.00 7.95 pour.Au rez-de-chaussée.ARGENTERIE COUTEAUX, fourchettes et cuillers en argent plaque Wm Roger, qualité A.A., meilleui qualité.Ce sont toutes (les lignes désassorties.Choix dans les articles suivants : Cuillers à table, cuillers à thé, fourchettes à fruits, couteaux à gâteaux, fourchettes a table, cuillers a dessert, our-chettes pour les huîtres, iour-rbettes à salade,pinces a sucre couteaux à beurre, fourchettes à cornichons.Chaque article valant de 4.50 à 7.45 la douzaine.Très spécial, chacun.,25 te Pas de commandes par pos-ou téléphone.Nous n’échangerons pas ces articles, nous n’acceptons pas de dépôt.Au premier.ARTICLES POUR HOMMES ET JEUNES GENS CASQUETTES en tweed de couleurs, modèles assortis, tout d’un morceau ou en quatre morceaux.Pointures ; 6 3-8 à 7 1-8.Rég.1.50, 1.75 et 2.00.«i Spécial.SOUS - VETE M E N T S combinaisons en laine, marques Penman et Mercury, pour garçonnets.Grandeurs 24 à 42.Spécial SOUS - VETEMENTS en coton ouaté, marque Penman, aussi sous-vêtements laine et coton, marque Pen- man, ligne 71.Grandeurs : 24 à 32.Rég.1.00.fiSO CHEMISES de nuit en flanellette à rayures de couleurs, pour garçonnets de 6 à 15 ans.Genre ^ très am pie.Spécial ^ JERSEYS en laine de couleurs, boulonnant sur l’épaule, pour garçonnets.Aussi gilets en laine de couleur kaki, grandeurs : 24 à 34.Valant régulièrement jusqu’à 3.00 pour J ^3 Au rez-de-chaussée./T I TRES SPECIAL Pas de commandes par poste ou téléphone TOILE à nappes* non blanchie, qualité pesante.Une offre spéciale pour hôtels ou maisons de pension.Spécial, la .59 verge.Au rez-de-chaussée.SPECIAL POUR JEUDI BOTTINES en ^ chevreau noir ou brun pour jeunes gens et garçonnets.Fausse semelle de cuir, bout rond, seitlél- , le et talon en cuir Standard Srew.t v.fv Pointures 8 à ^ » /f N 10.2.95 J/w Pointures 11 à / .Jmti 13.3.25 nÆfrU Pointures là , .___, „ _ 5 ,.3.95 //^ Bel assortiment £«^'7 de CLAQUES ^ pour hommes ; meilleure qualité et bas prix.Au rez-de-chaussée.BAS golf pure laine, pour garçonnets .Brun foncé, gris, beige, avec bord rayé ou uni.^ Pointures 8 à 10.Spc.¦Sa n ww# BAS worsted pure laine, pour filleltes et garçonnets.En noir seulement.Pointures 6 à 8.Spécial.JL «UU» Pointures 8% à 10.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.