Le devoir, 25 novembre 1919, mardi 25 novembre 1919
VOLUME X.— No 276 MONTREAL, MARDI 25 NOVEMBRE 1919 DEUX SOUS LE IMUiVitKU Abonnements la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5 00 ünion Postale.8 00 Édition hebdomadaire canada.$2 00 ETATS-UNIS .i .v .2 50 UNION POSTALE .j .4.3 00 Directeur Rédaction et administration s 43, RUE SAlNt^VlNCENT W ¦ MONTS TÉLÉPHONE: Main 7460* SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 HENRI BOURASSA FAiS CË QUE DOIS J t DEVANT LES RUINES Argent et enseignement Le spectacle est consolant : on n’ettteml parler, devant rUniversité eu ruines, que de reconstruction et de réorganisation.Avec netteté aussi, on indique les conditions du progrès futur, les sacrifices pécuniaires qu'il faudra exiger.iLa question financière se pose et s’impose ainsi d’un bout à l’autre de notre enseignement.Qu'il s-’agisse du personnel de l’école primaire ou de celui'de l’université, l’accent est lennênie.Pour assurer un recrutement convenable, pour maintenir la stabilité du personnel, il faut donner aux maîtres un traitement qui les garantisse contre les nécessites de la vie, qui les protège contre les surprises de l'avenir.L’autre soir, salle Saint-Sulpice, le K.P.Lamarche indiquait que, même dans renseignement de la philosophie, le vice est d’ordre pécuniaire.Nombre de jeunes professeurs abandonnent leur chaire parce que des nécessités de famille, d’autres soucis encore, les y contraignent, lït les classes se trouvent ainsi privées de maîtres expérimentés.Il y aurait une belle campagne à faire pour familiariser le public •— tout le public — avec cette idée qu’il faut que ceux qui donnent leur temps à renseignement trouvent dans l’enseignement même le moyen de s’assurer une vie convenable.Et cela serait aussi utile dans l’ordre Universitaire que d'ans le domaine de l’école primaire.A l’Université on pourrait multiplier le nombre des professeurs de carrière, leur permettre de se donner totalement à l’étude ou à la recherche scientifique.*\ l’école primaire, on assurerait au personnel un minimum de stabilité, t— Et qu'on n’oublie pas que la question intéresse non seulement les laïques, dont chacqn peut voir les besoins, mais les congréganistes aussi.Ueux-ci n’ont point de famille à soutenir, mais il faut que le traitement des professeurs assure le maintien des écoles de formation, ainsi que des maisons de retraite des vieux maîtres.Nulle part l'argent ne supplée au dévouement, mais l’absence d’argent peut limiter l'efficacité du dévouement.C’est au grand public qu’il faut en définitive s'adresser.Les coin-missions scolaires seront disposées à relever encore les traitements lorsqu'elles sentiront que les contribuables sont prêts à consentir les sacrifices nécessaires.Dans le cas d’oeuvres comme l’Université ou les collèges, où l’on compte presque exclusivement sur l’initiative privée, le public donnera d’autant plus généreusement, d’autant plus facilement, qu’il sera davantage convaincu de la nécessité de son effort.Et te conviction générale ne sortira que d’une intense campagne de propagande.!Le P.Lamarche citait l’autre jour, avec un certain accent de légitime fierté l’exemple des Kranco-Anyïricains de Sainte-Anne de Fall River qui, en dix jours, ont souscrit pour la construction d’une école de paroisse plus de cent mille piastres.Cette générosité magnifique est le fruit d’une campagne d’éducation.Les paroissiens de Sainte-Anne et leurs émules des autres paroisses franco-américaines n'ont fourni cet effort qu’en raison de la puissance de leur conviction.Espérons que la campagne pour rUnivcrsité fera pénétrer dans tous les milieux une égale, une aussi efficace conviction.Orner HEROUX.L’ODYSSEE D’UNE POUPEE DE CHEZ NOUS il PROCESSUS DE FABRICATION — LA FAUNE — L’AIDE GOUVERNEMENTALE.Des moules sortent des membres d’un relief très net, niais agrandis par des excédents.On réduit ceux-ci à la meule.Puis c'est la phase de l'assemblage dont l’opération la plus importante est le collage.On juxtapose soigneusement la partie postérieure et antérieure de la tête; on les joint avec une substance adhesive.Restent encore de nombreuses retouches à faire.Il faut réduire les bavures de la suture “écailleuse artificielle”.Le ciment y pourvoit.On a alors une tête au feint grisâtre, aux cheveux ondulés mais incolores de sorte que l’on dirait les lobes du cerveau apparaissant 'à travers la boite crânienne.Les yeux sont deux globes sans regard comme dans la statuaire antique.'C’est la peinture qui donne 3a carnation au visage et la teinte aux cheveux.Inutile de dire que tout cela est mécanique.Un appareil à air comprimé souffle une peinture rosée sur les visages et une autre rousse, blonde ou noire, suivant la pigmentation que l’on désire donner ensuite au bébé.C’est une merveille de cette peinture qui est plutôt une sorte d’émail.On ne la fabrique pas encore ici.L’industrie n’emploie pas des quantités suffisantes pour justifier l’installation d’une machinerie coûteuse.Il faut donc l’aller chercher, à regret, où on peut la trouver, aux Etats-Unis.Mais plus tard elle devra se fabriquer au Canada.Quand les appareils 'à air comprimé lui ont soufflé ainsi l’apparence de la vie, la tête est encore loin de la perfection.Il reste à faire tout lé travail délicat.Ce sont des artistes aux doigts de fée, des fillettes qui donnent aux yeux leur expression en trois ou quatre coups de pinceau créateurs.Elles réussissent, ma foi, à rendre ainsi vivement, à raison quelquefois de sept cents paires par jour, la profondeur du regard humain.Ce sont e.ncore des fillettes — aujourd’hui des malins diraient qu’on ne doit pas manquer d’experles en la matière — qui fixent sur les joues un fard définitif, sur les lèvres un rouge riche; qui retroussent les sourcils, arquent les cils, soulignent les ailes fines des nez mignons.Dans un autre coin ou un autre étage, on fabrique des corps pour les poupées moins chères qui ne sont pas tout entières dans cette merveilleuse composition incassable qui est la spécialité de la maison.Nous avons vu bourrer de paille des sacs qui prenaient, sous ta poussée vigoureuse de bonnes femmes à qui on n’aurait pas soup-yonné ce sens de la ligne, fies formes onduleuses.Ailleurs une fillette de quinze ou seise ans fabrique dextreinent et avec, une rapidité de plusieurs centaines par four des souliers en si-mili-cuir, avec semelles reluisantes yl fortement collées.Il y en a de toutes les tailles, sauf des grandes, il va de soi, et de toutes les couleurs.Dans une des pièces les plus éclairées, on voit un monsieur très grave se pencher sur des dessins compliqués.C’est h* tailleur en chef, celui qui est changé de la coupe.De sa tête sortent les créations les plus gracieuses qui sont ensuite rendues en calicot, en guin-gan ou en toile par une vingtaine de couturières.Nous avons vu soigneusement dissimulés derrière une toile, pour que les concurrents ne les voient pas, les modèles de.l’année prochaine.Nous savons comment les filles de nos filles, qui attachent, hélas! tant d’importance malgré leur jeune âge aux questions de chiffon, seront attifées en 1920.Certaines feront Sensation, car il paraît que l’on ressuscitera les costumes masculins et féminins des premiers temps de la colonie.Et ce sera donner à ces poupées des atours plus pittoresques que ceux du sailor boy et de la paysanne américaine.Hathilier des milliers et des milliers de poupées, ce n’est sûrement pas une mince affaire.Aussi jamais cette branche de ta fabrication ne chôme et la maison a-t-elle décidé d’encourager même la fabrication a domicile.Une cinquantaine de "familles prennent de la couture qui est ainsi faite « la maison, à temps perdu, mais nous croyons qu'il y aurait du travail pour d’autres.On accumule, en effet, longtemps d’avance des reserves dans les armoires où sont rangés les trousseaux minuscules.Conduite pararellellement à la fabrication des poupées, on trouve encore à la maison Bruyère, une industrie non moins complète de chevaux de toutes les tailles, jusqu’à trente ponces, et de tous les représentants les plus connus et les plus en faveur auprès des enfants de la faune universelle.Ces jouets sont d un fini inattendu et “absolument incassables”, nous dit le chef de l’industrie en nous faisant la dé-monstration instantanée à grand coup d’un cheval de douze ou quinze pouces contre le mur de brique.On peut juger de l’importance des commandes reçues par Ja maison au nombre quasi incalculable des membres et de tètes en réserve qui attendent sur des étagère.,.On dirai! une nécropole mais i] ne s’en dégage pas d’impression de tristesse puisque ces membres épars vont à un assemblage certain, à une résurrection indubitable.Les poupées que nous avons vues là sont jolies.Elles ont de la grâce et plairont à leurs petites propriétaires, il serait faux de prétendre que des têtes de pulpe de bois peuvent atteindre à cette délicatesse de carnation, à cette quasi-transparence qui figure sous la peau le réseau veineux des belles nommes de biscuit qui ont charmé l’enfance des petites filles avant in guerre.Mais il s’agit d’implanter une industrie, -de conquérir nn marché.et pour cela il faut aux jouets pionniers les qualités de force et d’endurance des colonnes d’assaut.R faut un jouet solide qui signifie durée, un jouet bon marché oui si-enîfie économie et on iouet ioli oui signifie succès.Tes trois qualité' «on! admirablement réunies dans 'es 124 types que nous avons vus et dont certains nonrraicnt se vendre au détail à 25 sous.Bref, c’est une industrie qui vogue sur les grandes eaux du succès toutes voiles déployées, et on éprouve quelque fierté à se souvenir qu’elle est canadienue.Comme on le voit, elle doit lutter pourtant contre vents et marées.* * * Le gouvernement fédéral s’est engagé à aider l’industrie du jouet, en 1910.li lui a même promis un tarif de protection dans lout l’empire britannique.Mais les industriels courageux ne redoutent pas la concurrence, ils la considèrent au contraire comme un stimulant utile.“Nous pénétrons actuellement en Europe et nous y sonfmes implantés pour longtemps, nous disait le président de l’industrie dont nous parlons, parce que, nous avons pour nous deux facteurs qui sont gages certains du succès; qualité et économie de l’article produit.De plus nous nous conformons scrupuleusement à nos échantillons.On n’en saurait dire autant de l'industrie japonaise et c’est ce qui est en train d’amener sa ruine.” Tout ce que les bimbelotiers voudraient c’est que le gouvernement fédéral leur donnât justice.Ils ne l’ont point.Nous avons dit plus haut qu’il est impossible de trouver de la fleur ou de la fécule de bois pour fabriquer la pâte ici.Eh bien! cette farine est expédiée dans des sacs que la fabrique rachète sur renvoi à trente sous l’unité.Le gouvernement fédéral fait payer 25 pour cent de douanes sur ces poches qu’il refuse de rembourser quand elles repassent la frontière.Même chose pour les bidons qui contiennent la peinture.Ceux-ci sont considérables et le fabricant les rachète à raison de $15 l’un.On paie dessus à leur entrée au Canada 25 p.c.plus 7 p.c.de taxe de guerre et le gouvernement ne rembourse rien, en dépit de ses promesses, à la Réexpédition C’est une injustice çriante.Tant que les ingrédients qui entrent dans la fabrication ne seront pas fabriquées au Canada, on devrait permettre leur importation en franchise, ce qui serait le meilleur moyen pour notre industrie de concurrencer sérieusement l’industrie américaine sur son propre marché.vr w * Telle quelle, la compagnie des jouets Bruyère constitue une industrie intéressante et très prospère Ses directeurs y ont mis tout le modeste capital dont ils puissent disposer, mais ils en sont récompensés.La fabrique emploie 125 employés et crée un joli type de jouets qui fait honneur au pays et à la province d’où ils viennent.Tous les ouvriers .sauf quelques techniciens sont des Canadiens-français, mais encore un certain nombre de ceux-ci ont été remplacés récemment par des nôtres.Il ne reste qu’à souhaiter que l’industrie soit mieux connue des gens auprès desquels elle se développe; qu’elle trouve accès au marché local et aussi bon accueil qu’elle reçoit à l'étranger et que le gouvernement ne mette pas sur sa voie des obstacles inutiles.L’industrie a des possibilités de développement immense et on pourra sans doute la voir dans quelques années alimenter le marché.de tout ce dont il a besoin.Alors nous pourrons peut-être voir se réaliser un de nos voeux les plus chers: des jouets de caractère canadien mis à la disposition des petits Canadiens.LOUiS BU PI Sir çais, elle peut paralyser des bonnes volontés.A quoi bon se battre pour iwi patois ?Quel^ égards peut mériter un pareil .iargon‘> Un jeune écrivain de talent, M.Louis-Arthur Richard, a voulu mettre aux mains de ceux «pii ont affaire aux Anglais un ensemble rte textes qui font justice de cette légende.Les Canadiens français n’i-ghorenl pas quelle langue iis parlent ; ils connaissent les faiblesses du langage familier et celles des écrivains, mais ile savent aussi que cela ne fait point de leur langue mn patois.Aussi bien ce travail n'é-tait-il pus destiné à les ¦convaincre, mais bien à leur fournir des armes d’emploi facile.Vous ne pouvez convaincre un Anglo-Canadien touché par la légende que par des arguments d’autorité, par des citations d’écrivains connus.Le mérite de M.Richard a été de grouper un certain nombre de ces citations.Le mérite de Mlle Gladys-L.Légaré a été de traduire ces textes et de les rendre ainsi accessibles , oui au public qui peut particulière-] les ment en bénéficier.Le mérite de VAction française enfin a été de tirer ki brochure à un grand nombre d'exemplaires, de la mettre ainsi à la disposition de tous.Do the French Canadians speak fort bien qu’à compter de dimanche (prochain plusieurs d’entre eux réduisent leurs services et le nombre de leurs convois, si la situation ne s’améliore pas chez nos voisins.Ainsi, une fois de plus, — nous l’avions déjà constaté pendant la guerre, — nos chemins de fer sont à la merci des mineurs américains.Nous avons chez nous de vastes gisements de houille de tout genre ; mais nous n'avons pas encore trouvé le tour de nous libérer de notre dépendance économique des Elats Unis, du côté du combustible.Il faut souhaiter que d'ici, vingt ans, nous sortions de là et que nos capitalistes exploitent nos richesses naturelles plus et mieux (pie mous le faisons aujourd’hui.CHRONIQUE D'OTTAWA L’amiral Jeîlicoe s’en vient Censure de cinémas Dans une entrevue qu'ils ont eue avec le ministre fédéral des finances, des propriétaires de cinémas de tout le pays ont demandé l’abolition de l'impôt sur les pellicu-clnématographiques et Ottawa- 24 novembre.Il paraîtrait que les hommes considérables; fussent-ils au physique de 'petits hommes, font comme les grands événements, et “projettent leur ombre en avant d’eux”.Telle est du moins la réflexion que l’on se fait tout naturellement en prenant connu ssance de la “copie” officieuse publiée par les journaux de Winnipeg au moment de l’arrivée de 1 a- ; Autrement dit, des gens à revenu mirai lord Jeîlicoe dans la capitale fiXC) qUi sc)11t atteints en plein corps nouveau ministre de l’agriculture en Ontario, et d’une entrevue qu’il devait avoir avec le commissaire de sa province à Londres, M.Sims, à propos d’une immigration projetée de “nouveaux pauvres” anglais, comme on les appelle.On veut désigner par là une classe moyenne de petits capitalistes, dont le revenu n’est plus suffisant à leur procurer le train de vie auquel ils étaient accoutumés.“DO THE FRENCH CANADIANS SPEAK PATOIS?” Les Canadiens français ne savent pas le français, les Canadiens français ne parlent qu'un méprisable patois.Telle est, nous le savons tous, l’une des assertions que l'on colporte avec le plus de persévérance aux Etats-Unis et dans les provinces en majorité anglaises.Nous l'avons souvent retrouvée sur les lèvres de gens qui ont presque toujours, du reste, incapables de mettre bout à bout deux phrases françaises.La plupart de ces messieurs sont d’ailleurs d’une absolue sincérité, d’une sincérité aussi complète nue leur ignorance.N*us avons raconté ici même l’aventure de ce brave Américain qui, se présentant au département de l'Instruction inblique à Québec, s'adressait à l’un des fonctionnaires dans une langue qu’il croyait candidement être du français.Le fonc-Uonnaire ne comprenant rien à ce jargon et notant l’allure vnnkee de son interlocrdrur.finit par lui dire, en anglais: Monsieur, ne parlez-vous pas rangeais?On s’entendit, mais le soir, au Frontenac, le brave Américain contait à scs amis: On me l'avait bien dit mie ces Canadiens français ne parlent qu’un patois.Figurez-vous que cet après-midi même, et au département de l’Instruction publique, s’il vous niait, je n'ai pu me'faire comprendre en français! Heureusement, le vieux fonctionnaire, très gentil, annuel je me suis adressé, savait l’anglais.Sans qiïoi.— Vous connaissez le nom de ce fon dlonnaire?interrompit un Qucbeeqiuis.—Oui.voici sa carte.— Paul de Cazes.lut '-ntement le Quèbeequois.Paul de flazes ne vous n point corroris.Savez-vous (jue vous êtes tombé sur le -’nul Pcmien du département ?— Vous n’êtes pa; sérieux?— Très sérieux, mi eontunire.M.de Pnzes est Parisien de naissance et d’éducation première.— Alors, reprit avec une douloureuse modestie le brave Américain, c’est donc moi oui ne sais pas le français.Le Qtic-beequoi* n’aîonta rfen.Cette légende n’est pas seulement ennuyeuse elle nous fait du mal.Elle sert d’excuse à ceux qui mènent la campagne contre le fran- patois?se vend 5 sous l'exemplaire ((i sous franco); $4 le cent, $35 le mille, aux bureaux de YAction française, 32, Immeuble de la Sauvegarde, Montréal.—O.H.BLOC-NOTES Le retour de M.Borden Les dépêches signalent l'arrivée à Halifax de notre premier ministre, M.Borden, de retour d’un assez long séjour aux Etats-Unis où il est allé se remettre'de ses fatigues.11 a déjà fait un discours dans sa province natale, hier, il sera à Ottawa jeudi et, dès ces jours-ci il reprendra sa besogne de chef de gouvernement.Il lui incombera de recevoir l'amiral Jeîlicoe et de diriger les séances de conseil des ministres où se formulera la prochaine politique navale du gouvernement.M.Borden, on l’a vu dès 1909, est un tenant de l’impérialisme naval.Il n’y a donc guère à compter qu’il agisse avec sagesse, dans scs tractations avec l’amiral Jeîlicoe, ni qu’il réserve le droit du Canada de décider de sa politique navale à sa guise et en ne s’occupant que de ses propres intérêts.M.Borden est avant tout impérialiste.Son passé l’a prouvé et le jimive.11 serait étonnant que sa récente cure aux Etats-Unis l’ait guéri de cette affection chronique.L’Université de Montréal Les facultés dont les salles de cours ont été détruites par l’incendie de samedi soir annoncent aujourd’hui la reprise de leurs travaux; les étudiants rencontreront derechef leurs professeurs d’ici quelques heures et la tâche recommencera.Entre temps, le public s’intéresse vivement à la question de la nouvelle université.Où la recons-truira-t-on?Sur l’emplacement présent, ou près du collège de Montréal, dans l’ouest, ou, encore, près de l’école normale Jacques-Cartier, au parc LaFontaine?Personne ne sait pu juste.11 était évident, depuis quelques années, qu’avant longtemps on devrait abandonner la rue Saint-Denis, pour aller loger le pavillon principal de l’université en un endroit moins congestionné, plus beau et où le terrain serait assez grand pour de nouveaux édifices, au fur et à mesure qu’il en faudrait.L’incerr-die de samedi précipitera une décision.La question est complexe; mais les gouverneurs de l’université de Montréal, bien au courant de ses besoins cl de la place qu’elle doit tenir de toutes façons, dans notre ville, ne manqueront certes pas de la résoudre au mieux des intérêts généraux, quelques difficultés qu’ils puissent rencontrer.Significatif Nous avons signalé, il y a quelque temp^.l’initiatiye prise par le Literary Digest de New-York pour simplifier, dans la composition de la matière à lire de ce périodique, le travail fait d’habitude par les typographes.Une grève 'de typographes à New-York, iprovoquée par les exigences de quelques contai-i nos d’entre eux en dépit d'un contrat qui ne devait expirer, quant à certaines clauses essentielles qu’en ! 1920 a mis 'le Literary Digest dans i l’impossibilité, avec, 150 autres pé-j riodiqnes, de paraître comme d'or- i ¦dinaire.à moins de trouver un procédé qui lui permît de se passer fies typographes en grève.Il a eu recours à ce qu’on appelle déià la clavitypie.reproduction par la photographie de pages mises d’abord au net par le dactylographe.Depuis, le Literary Digest a paru malgré la grève et d’autres publications l’ont imité.Voici maintenant qu’un auteur vient de l’aire paraître, en dépit de cette même crève, un volume assez important, où les typographes n’o.nt rien eu à faire.Les éditeurs ont quelque peu modifié le procédé lancé par Je Literary Digest et le premier volume ainsi édité ne parait pas mal du tout.Il y a là une vulgarisation significative de la photographie, une adaptation de celle-ci à l'imprimerie qui marque une évolution prochaine dans la composition des livres et des revues, en attendant qu’un nouvel inventeur la rende pratique pour d'autres publications.Convois de chemins de-fer Le bureau central des'chemins de fer canadiens prévient le public qu’à cause de la pénurie de charbon bitumineux où se trouvent nos chemins de fer qui s’approvision-¦nt aux Etats-Unis, il se pourrait du centre canadien.Cette “haute” personnalité, y apprend-on, ne l’est qu’en gloire et en prestige, car pour le physique, la nature se serait montrée parcimonieuse.L’amiral Jeîlicoe est sans doule un grand homme, mais ce n’est pas un homme grand.En re-*,èco muluc C'est déploiement tenses, ct d< chapeaux valant par dos étoile» î le Qitam | Janvier _ JOT ______________ ________ couvrentept des arrérages de taxes, maino corfespondonte de l’an der-Les avis ont élu envoyés à cet ef-j nier, ce qui signifie une augmentation de $529,000, ('Communiqué: i fet.LES RECETTES DU CR ND-TRONC Les recettes brutes de la compagnie du Grand-Tronc pour la troisième semaine d'octobre s’établissent à $1,433,490, comparativement à $1,357,756 pour la semaine corres- j pondante de l’an dernier, soit une ! augmentation de $75,740 ou 5.43 p.c.1 OBTENIR LA QUALITE dans ses achats, c’est s’assurer le maximum de satisfaction.Les paletots, complets, chapeaux et autres articles de notre commerce se recommandent par leur irréprochable qualité S.-A.de LORIMIER 34 OUEST, RUE NOTRE-DAME.i i t—-= Mereerle».Ch»p.,u* Hiiblt» d» lut*, •I > 00 VOL.X.— No 276 MONTREAL, ÏMARDI 25 NOVEMBRE 1919 3 CALENDRIER DEMAIN, MERCREDI, 26 NOVEMBRE 1919 S.SILVESTRE, ABBE Coucher du soleil, 4 heures 21.Lover du soleil, 7 heures 13.Lever de la lune, 10 heures 12.Loucher de la lune, 7 heures 50.Premier quartier de la lune, le 30, à 11 h.53 m.du matin.OSBKIISS H8URB ?LE DEVOIR Toutes les nouvel!»» nar nos rédacteurs, .nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAUCOUP PLUS FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum., .» *.22 Môme date l’an dernier.»• ».».•• 39 Aujourd’hui minimum.», •» .20 Même date l’an dernier.35 BAROMETRE 8 h.du matin, 30.02 ; 11 h., 30.01 ; 1 h.de raprès-midi, 30.00.LES COURS DE L’UNIVERSITE REPRENDRONT SANS RETARO Les facultés de droit, de médecine et de pharmacie recevront l’hospitalité des facultés-soeurs — Le déblaiement des ruines est retardé — Une offre de la Saint-Jean-Baptiste — La fête universitaire ne sera pas célébrée.GROSSE CAUSE À DÉBATTRE UN CONTRIBUABLE DE SAINT-LAURENT DEMANDE EN COUR SUPERIEURE L’ANNULATION D’UN EMPRUNT DE $264,0ÜÜ CONTRACTE PAR CETTE MUNICIPALITE.— PLETHORE DE TEMOINS.Grâce (facultés réai Qui à l’hospitalité des diverses de l’Université de Mont-n'ont pas eu à souffrir de l’incendie de samedi soir, les différents cours des facultés üe médecine, de droit et de pharmacie reprendront tous ces jours-ci.A cet effet les professeurs sont allés sur le théâtre du sinistre pour voir à faire transporter avant qu’ils ne souffrent des intempéries tous les objets que le feu a épargnés.On avait décidé de commencer le 'déblaiement ce matin sur une seule autorisation verbale des experts des compagnies d’assurance.Sur D’avis de personnes autorisées on verra au préalable à obtenir pour plus de prudence une autorisation écrite, pour faire porter à la bibliothèque Saint-Suîpice, à Saint-Jacques, aux divers endroits mis.a la disposition des autorités universitaires, ce que l’incendie a épargné.Ainsi le laboratoire de pharmacie, le musée d’anatomie pathologique, la précieuse collection de cerveaux du Dr Delorme sont ditacls.Fai bibliothèque des facultés de médecine et de droit est seulement endommagée par i’eau.Après avoir permis l’entrée libre aux étudiants dans l’édifice ra/a gé on a changé d’avis et personne, à l’exception des professeurs, ne sera toléré en ces Dieux.Les labo-aloires de physiologie du Dr As-clin -| de chimie du Dr Baril sont .•.•diquenient détruits.La salle de oui: de médecine est entièrement livcgée.\ propos de l’achat possible des ¦ nines et de l’emplacement de l’u-niversité de Montré&D, les autorités unTvr.'.sitaires disent n’en rien savoir.(le qui est certain, c’est que •.s nouveaux immeubles ne seromt pas construits au même endroit.Depuis deux ans que l’on pense à rendre ï’unîversité.Et déjà il est ¦ (mis que l’on installe les prochains édifices pour loger les facultés de médecine et de pharmacie, rue Sherbrooke est, tout près des immeubles de l’hôpital Notre-Dame, ou à Westmount, tout près de l’endroit où les Soeurs Grises projettent de bâtir un vaste hôpital.'Les gouverneurs se sont réunis à l'archevêché pour ne considérer que la seule question des assurances.J .es professeurs de la faculté de médecine se réunissent ce soir, Le doyen n'assistera pas à la réunion, comme il est malade.OFFRE DE LA ST-JEAN-BAPTISTE Le Conseil Central de la Socité St-Jean-Baptiste, a adopté, hier soir, une résolution de sympathie à l’adresse de Mgr Gauthier recteur de l'Université: “Nos salles, dit la résolution du conseil, sont déjà occupés, pour la plupart, par de nombreux cours publics; mais nous sommes quand même disposés à prendre les mesures iiecesssircs pour donner l’hospitalité la plus généreuse à toutes les facultés qui, auront besoin de nous.On nous informe que déjà plusieurs cours de la faculté des Arts seront donnés les uns dans le salon de la Société et les autres dans la salie N 6 du Monument National.LA FETE DU R DECEMBRE En raison de la maladie de Mgr Bruchési et de l'incendie de 1 Université, la fête de ITmmaculec Conception,ne sera pas célébrée comme fête universitaire cette annee.En conséquence, il n’y aura ni messe pontificale à la basilique, ni dîner à l’archevêché, comme c’était la coutume, le 8 décembre prochain.•Mgr le chancelier, incapable de remercier tous ceux qui ont envoyé leurs sympathies, désire maintenant leur exprimer publiquement des remerciements et les prie de croire que tout sera fait pour (pie les élèves ne souffrent pas trop de la cruelle catastrophe.LE PROGRAMME DES COURS Voici la liste des différents cours pour la fin de la semaine: MEDECINE Médecine: histologie, jeudi, de 2 heures à 4 heures, à l’école den taire; chimie, de 2 heures à 4, a l’école dentaire; anatomie pratique, de 4 heures à 6 heures, à l’hôpital vétéri maire.Pour les cours d’embryologie el de physiologie pratique, ils auront probablement lieu dans la salle des Chevaliers de Colomb.On attend encore la réponse de ceux-ci.Quant aux cours didactiques, ils seront donnés à l’école des Hantes Etudes.PHARMACIE (Les cours de l’Ecole de pharma cie reprendront à partir de demain mercredi.Ils seront donnés à l’Ecole Polytechnique, rue Saint-Denis dans l’ordre suivant: Sciences médico - pharmacologiques.— Cours primaire, mardis et vendredis, 2 h.du soir.Cours final, lundis et mercredis 2 h.Chimie.— Cours primaire, mardis, 3 h.15 et samedis, 2 h.Cours final, lundis et mercredis 3 h.15.Botanique.— Jeudi,s à 2 h.(Les séances.de manipulations de chimie et les travaux de labora toire ne reprendront que Ta semai ne prochaine.L’ordre de ces cours sera publié très prochainement.On comprendra que les change ments apportés à l’ordre et à l’ho raire nous sont imposés par les circonstances; l’Ecole espère que les élèves, ainsi que les patrons, vou (iront bien s’y prêter de bonne grâce.(Signé) A.-,T.LAURENCE, Directeur DROIT La Faculté de Droit reprendra ses cours demain matin, mercredi le 26 novembre à 8 heures.La direction de l'Ecole des Hau tes Etudes Commerciales a bien voulu offrir l’hospitalité aux pro fesseurs et aux élèves de la Faculté de Droit.Grâce à cette obligeance, l'a Faculté de Droit pourra donc continuer sans retard son travail.Demain à huit heures du matin, cours de procédure civile, à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales angle avenue Vigor et rue ’St-Hubert.A neuf heures, cours de droit civil pour tous les élèves.Les cours s’y continueront comme à l’ordinaire.Les élèves sont priés d’entrer par la porte de la rue St-Hnbert.Le cours de chant grégorien et de liturgie musicale professé par AT.J.-N.Charbonneau là l’Université de Montréal, aura lieu ce soir, à 8 heures, 'à l’Ecole polytechnique, rue St-Denis.TANT PIS POUR L’ALLEMAGNE L’ENTENTE REJETTE SUR LES EPAULES DU GOUVERNEMENT DE BERLIN LA RESPONSABILITE DU RETARD APPORTE A LA MISE EN VIGUEUR DU TRAITE PAR LE DEPART DU Dr SIMSON.LES JUIFS PROTESTENT LA POPULATION FAIT HIER UN NI PESTAT ION P O O R O M S AVOIR ETE UKRAINE ET AILLEURS.’ ISBA ELIT E .1 ’E GRANDE MA- CONTRE LES QU’ELLE D 1 T ACCOMPLIS EN FIN D’UNE GRÈVE DE PRÈS DE TROIS MOIS charpentiers-menuisiers retournés à l’ouvrage.Les enfin rci- grévistes et les employeurs rencontrés et ont réussi a dre pour 60 sous jusqu au cembre, avec augmentation^ [ra- llier long sont Les se sont s’enten-ler délie sept sous cl demi après cette date jusqu’au 1er jour de janvier.Les charpentiers-menuisiers avaieiv 2 septembre dernier quitte vaii qu'ils ont dû reprendii avec perte eu égard 'à un si eh.mage., , • , i„ I grève des plombiers esl de même réglée.Quelque quatre cents nlnmhiers s’étaient mis en grève en même temps que les charpentiers, Ils seraient hier retournes a I ouvrage 200 environ, le resle ayant déjà accepté des offres de 1 extérieur Du 15 octobre au la novembre.environ 150 plombiers avaient repris leurs positions au prix de 75 sous de l’heure.De tous les grévistes il restait une minorité qui s’est rendue à toutes Tes conditions des patrons.On croit qu’il sera forme un comité ainsi qu'il on a été parle pour les charpentiers-menuisiers, pour établir une échelle de salaires acceptable pour les deux par-" ties.Il n’y a pas très longtemps, les plombiers gagnaient de 45 a 60 sous, CHEF OUVRIER EN VILLE.M.Frank Morrison, depuis de nombreuses années secrétaire de la fédération ^américaine du travail est de passage à Montréal pour préparer lu tenue en cette ville la de du de la prochaine convention .Fédération.En compagnie président du Conseil des Métiers et du Travail, M.John T.Foster, M Morrison a rendu visite hier, aijj mvir*.‘ • QUÉBEC NE COMPTE PAS EMPRUNTER Québec, 25.— (D.N.C.) — La ville de Québec ne demandera aucun pouvoir d’emprunt à la législature ectte annég.Ainsi en a décidé hier soir le comité des amendements à la charte.Le bill de Québec ne renfermera aucun amendement important.Le comité a refusé l’inclure dans le bill la division du uartier Saint-Sauveur en deux quartiers avec chacun deux éche-vins.UN SAUVETAGE Un garçon de 17 ans.du nom de Jos.Bélanger, No ,82, nie Golborne, a failli ,se noyer, hier après-midi, alors qu'il essayait de sauver une pièce de bois à la dérive, à l’écluse No 2.Pont-Noir.L'agent Lussier, témoin de l'accident, a porté secours au malheureux.J] était temps car Bélanger s’enfonçait pour la deirniière fois.Le réchappé étant fort épuisé, on a dû le transporter a riiôpital Général pour traitement.Au bout de quelques heures, il a pu s’en retourner chez lui.UNE INJONCT ON Le juge Ruclns a ordonné rémission d’une injonction intérimaire demandée par M.Narcisse St-Aniant, contre M.A.Laper, intimé.Co dernier est constructeur et en vertu de l’ordre du tribunal, il devra cesser ses travaux parce qu’au dire du requérant, les travaux sont (tAfaetiiflUt.rA- Le juge Mercier a commencé ce matin l’audition d’une cause qui suscite un intérêt intense.M.Michel (loyer, marchand de St-Laurent, de mande à la Cour d’annuler le règle ment 57 autorisant un emprunt municipal de $264,000.La corporation défenderesse plaide que Ja résolution a été régulièrement adoptée et que la sanction du lieutenant-gouverneur donne un caractère d’irrécusabilité aux détenteurs des valeurs.En effet, des centaines de personnes ont acheté les debentures offertes par la ville de St-Laurent et l’on se demande ce qu’il adviendrait si la Cour déclarait illégal le règlement en vertu duquel on a lan cé les souscriptions.Le requérant allègue irrégularités dans l’adoption du règlement en litige au conseil municipal et de pins il affirme que des illégalités flagrantes se sont produites lors du referendum sur cette question du vote.M.Michel (loyer conteste l’utilité de l’emprunt qui sera en définitive partagé par les contribuables.Se Ion lui, la charte de la ville n’autorise pas le conseil à prélever de telles sommes.Les témoins en cette cause son excessivement nombreux et le juge Mercier a dû transporter le tribu nal-dans la chambre 24 où siège or dinairement le juge Guerin.BREF D’HABEAS CORPUS Le juge Ducios a ordonné l’émission d’un bref d’habcas corpus rapportable le 28 courant.La requérante est Dame Juliette Read qui se déclare illégalement détenue parce que, dit-elle, ;e recorder Semple a étayé sa condamnation sur des pièces mises au dossier sans le consentement de la requérante et sans donner avis à son procureur.A PROPOS DE LIMITES Nous donnons ci-dessous un aperçu d’une entreprise financière qui intéresse nombre de souscripteurs montréalais et qui vient d’avoir un épilogue en Cour de pratique.Les parties en cause sont : Raoul Ya-chon, requérant, et F.Lapointe et al., intimés.Aux termes d’une convention écrite datée le 7 juin 1913.vingt sociétaire ont fait une mise de fonds pour acheter une limite à bois de 1220 milles carrés au Labrador et ont autorisé l’un d’entre eux, F.Lapointe, à signer les titres d’acquisition en son nom.Celui-ci, par suite, est le détenteur apparent el unique de ces limites à bois, mais, par la convention constitutive de la société, il s’e-tait engagé sur demande à transporter les titres des propriétés aux noms de tous les propriétaires conjoints.La durée de la société n’avait lias été fixée.Les limites à bois ont été payées en entier.Quelques mois plus tard, une autre entreprise a reçu un commencement d’exécution en vue d’acquérir les mêmes limites à bois dont les titres de propriétés devaient pareillement être émis au nom du même sociétaire qui les avait déjà fait émettre en son nom, lors de l’organisation de la première société.Tous ceux qui faisaient partie de celle-ci.moins deux ou trois, ont inscrit leurs noms dans la convention constitutive de la seconde entreprise et on a sollicité de nouvelles souscriptions.Cent quatre-six (146) personnes ont ainsi inscrit leurs noms pour devenir sociétaires de la seconde entreprise.Elles ont souscrit et payé en totalité une somme d’au-delà de $78,000.Cette somme a été utilisée de diverses façons et on l’a dépensée totalement.Les organisateurs de la seconde entreprise avaient ou devaient avoir l’intention de rendre les sociétaires co-proprietaires des limites à bois dont les titres avaient été cédés en faveur de la première société, mais aucun contrat de transport n’existait.Tous les intéressés dans ces deux cntjreprises sont demeurés dans cette situation jusqu’à présent.Gomme pendant la période écoulée de 1913.jusqu’à date, un grand nombre d’opérations financières consistant en transport d’intérêts de sociétaires à d’autres, ont eu lieu, il s'ensuit que la situation juridique de tous les intéressés dans cette entreprise était devenue excessivement embrouillée.On a alors venu confier l'examen de la situation à Me Anthime Fortin, qui ai suggéré, en premier lieu, aux intéressés de consentir par écrit à un, règlement à l’amiable.Comme tous, quelques-uns des intéressés de la première société, ont refusé de consentir à un transport de celte limite à bois à la deuxième société, un, des associés du premier groupe a institué des procédures judiciaires pour obtenir la dissolution de la première.Le juge Coderre, le 21 courant, a accordé la demande faite au nom de M- Raoul Vaehon.déclarant que la dite société formée en vertu de la convention du 7 juin 1913è est, dissoute, et, par le même jugement, 11 a ordonné aux autres sociétaires de comparaître devant la Cour Supérieure, le 2 décembre prochain, pour nommer un liquidateur choisi par eux, ou qui sera nommé par la Cour, si les sociétaires ne.peuvent (Service de la Presse associée) Paris, 25.— Le conseil suprême a remis au baron von Lersner, chef de la délégation allemande à Versailles, une note dans laquelle il exprime sa surprise du fait que le Dr Simson, chargé par l'Allemagne de signer le protocole garantissant l’exécution des termes de l’armistice, est parti pour l’Allemagne.Si le traité de Versailles n’est pas mis en vigueur le 1er décembre, dit a note, toute la responsabilité en retombera sur le gouvernement allemand, car le départ du Dr Simson retarde les autres conférences qui devraient avoir lieu.La noie somme le Dr Lersner d’expliquer l’attitude du gouvernement allemand.EN CONFERENCE (Service de la Presse associée) Berlin, 25.— Le Dr Simson et M.Grappert sont de retour de Paris.Ils ont eu une conférence avec le Dr Ha-niel von Haimhuusen, sous-secrétaire d’Etat de l’Allemagne.Les deux plénipotentiaire s disent que l’Entente est disposé : à accorder la demande faite par l’Àllema gne de négocier verbalement avec les Alliés au sujet de l’exécution des termes de la paix.Cependant les Alliés sont bien décidés à faire indemniser par l'Allemagne les pertes subies par le sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow.Le Dr Sim son a dit aux délégués des pays de l’Entente qu’il ne pouvait régler ces questions seul et qu'il devait conférer avec les autorités allemandes.Les plénipotentiaires allemands sont d’avis que le refus du Sénat américain de ratifier te traité n’empêchera pas la Grande-Bretagne et la France d’être aussi rigoureuses pour l’exécution des ternies de la paix.PLUS DE CINQ MILLIONS SALAIRES EN Les administrateurs soumettent les préliminaires du budget de 1920 — Les prévisions s’élèvent à $20,850,999.14 — Les augmentations de salai* res.La population juive de la métropole a protesté hier, dans une manifestation d’un genre particulier, contre les prétendus massacres de Juifs en Europe.La journée avait été fixée, dans toute l'Amérique, comme jour de deuil et de protestation.A midi, hier, les manufactures, les magasins et les écoles appartenant aux Juifs fermaient leurs portes afin de permettre aux employés et aux élèves de prendre part à la parade destinée à éveiller l’opinion publique au sujet des pogroms d’Ukraine.La parade s est mise en marche à deux heures, à l’angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent.Elle avait à sa tête l’échevin Lyon W.Jacobs, du quartier St-Louis, qui représentait la ville en l’absence du maire Martin, indisposé.Plusieurs milliers de personnes ont pris part à lu parade, et le service des tramways a dû être inter-rompu dans les rues par lesquelles elle a défilé.Toutes les associations Israélites étaient représentées par presque tous leurs membres, et chacune d’elles se faisait remarquer par des bannières sur lesquelles on lisait des protestations contre les massacres dont leurs compatriotes sont l’objet en Ukraine.Les manifestants suivirent le parcours suivant: Saint-Laurent, Saint-Jacques, des Inspecteurs, Craig.Beaver Hall, Square Phillips, Sainte-Catherine-est.Saint-Laurent, jus-qu’au Monument National.En ce dernier endroit, une grande assemblée de protestation réunit des milliers d’Israélites, qui.après t Les administrateurs annoncent aujourd’hui leur projet de budget pour l’année 1920; après plusieurs semaines d’étude et de discussion suivies, entremêlées de conférences avec les principaux intéressés, ils ont résolu le problème de joindre les deux bouts sans recourir à de nouveaux impôts.Les prévisions budgétaires dépassent de près de deux millions celles de l’année qui s’écoule: la plus forte augmentation est portée au compte des salaires, qui sont plus élevés d’un million, avec un nombre moindre d’employés et de fonelionnaires.Au chapitre de la police et des incendies, les augmentations de traitement absorbent plus de sept cent mille dollars ($717,916 exactement): et c’est le résultat de l’arbitrage, qui a établi la nouvelle échelle de salaire en vigueur au mois de janvier.Le département du contentieux subit une baisse de quelque dix-sepl mille dollars, avec le départ de Me Laurendeau: comme les administrateurs projettent de le réorganiser sous peu, ils n’ont pas voulu fixer une somme trop forte afin de la proportionner aux nouvelles exigences.nous a déclaré le président.Les boni disparaissent, mais sur le papier seulement, puisqu’ils sont incorporés dans les salaires permanents: la somme de $72.345, consacrée cette année à ces fins, se trouve distribuée naturellement dans l’augmentation des traitements et reste ainsi en permanence.Lé sommaire général suivant nettement la situation: 1919 1920 juin, qui le comblera plus qu’abon-damment, puisque l’on s’attend à recueillir de $450,000 ù $500,000.LES SALAIRES La liste des salaires couvre les onze départements principaux et renferme les sommes suivantes: Bureau du maire 1919 1,950.00 1920 2,242.50 Département en loi 69,000.00 53,005.00 Contrôleur et auditeur 10,300.00 48,637.50 Service civil.Secrétariat.88,616.00 12,000.00 45,168.40 Finances.273,137.00 307,407.00 Travaux publics 1,296,725.2;» 1,431,947.71 Police 1,238,490.00 ¦t,571.326.00 Becordcr.35,950.00 37,000.00 Incendies.854,900.00 1,230,000.00 Hygiène 273,520.25 295,453.74 “Boni” 72,345.00 S4,194.933.50 *5,034,187785 M.CLEMENCEAU, RENTRE A PARIS 'Paris.25 (Service de Ja Presse associée).•— M.'Clemenceau est revenu de Vendée, ce matin, et a immédiatement convoqué une réunion du cabinet qui sera tenue cet après-midi et qui sera présidée par le président Poincaré.Les successeurs de LMIM.Louis Laferre, ministre de l'Instruction : Colliard, ministre du Travail; Paul Morel, sous-secrétaire d’Etat pour le Commerce, qui ont été défaits aux dernières élections, seront probablement nommés à cette réunion.pose L'augmentation des salaires atteint presque le million cette année, soit $839,254.35; les fonctionnaires et les petits commis en profiteront par $4 21,238.35.DEPENSES D’ADMINISTRATION.Les dépenses- générales d’administration varient de $4()lv4«l rwillf OUÏT UR ICS lUlAAMj ^vvia «a _* ww» » .“ _ rtntie, poiilion •••U.r^e*-^0Î*PB ^ Same».S’i JtjRlliwll «l»»U» f -— i’ad.Coulombé.«#8 Damouttgny fcsL TéL Est «tà PROPRIETE A VENDRE ALEXANDRE DUPUIS cyUHTUÜt, immeuble», el agtut finauc.cr • établi 1S97).Propriété* odminlstrées éco-nainlquement.Four achat, vente, échange, consultez grutuittment notre “Informatloa ttnmobilière'’, Plnee d’Arme».pré» Craig.hT dorion 92-E8T.NOTRE-DAME ElUfir* HauvPKardr.?ta.,î1 «rai toujours en mains de véritables o,-irt^ions.SI vous désirez vendre, acheter ou echmigcT votre propriété ou commerce, de ville ou campagne, passez me voir.COLLEGE DE DRESSEURS $40.00 par semaine, au lieu de $15.00.Ap-pnnéz à presser les vestons (coals) dans trois à quatre semaines.Position assurée k rhaque élève.S’ad.United Pressing College, 75 St-Laureut, Montréal.DIVERS FAITES DE L'ARGENT à la maison.Vous pouvez gagner de $1 à $2 de l’heure en écrivant cartes d'étalage : rapide et facile à apprendre.Aucune démarche.Nous vous enseignons comment en français et vendons votre travail.Pour renseignements écrivez aujourd’hui : American Show Card School, 221 Edifice Ryrie, angle Yonge et Shutcr, Toronto.______________________________ Une dame offre de faire connaître à toute personne souffrant de rhumatisme, goutte.lumbago ou maux de reins, dartres sèches et humides, constipation, obésité, asthme- enfin toutes les maladies provenant des alterations du sang, un remède végétal et merveilleux fabriqué nu Canada, qui l’n guérie elle-même complètement.Ecrire: Mû-dome Falcon, Imite postale 803, Montréal._ HÔPITAL de gramophones.— Nous vendons et réparons toutes sortes de gramophones.satisfaction garantie.S’ad.794 Jjoule- vard St-L«urent.Tél.Est 6703._____ OEÜFS Et VOLAILLES Avant d’aller en quartiers d’hivornement nous avons décidé de.réduire notre stock considérablement.Nous offrons pour vente immédiate seulement, lots de six poules et un coq, $20.00, de toutes les races suivantes : Rock blanc ou barré, Leghorn blanc et brun, Minorque noir, Rouges H.Island, Orpington fauve «t blanc.Aussi poulettes dans ces races, même prix.Grande occasion : cops-dindes bronze, de 18-20 Ibs, à $12.00 ; 20-53 Ibs.815.Oies Toulouse et Embden de choix, $20 le trio, .lars extra, $10.00.Pigeons Tumblers rouges.1 $2.50 le couple.Voyageurs, $2.00 le couple.Couple de faisans dorés, $25.00.Tourterelles, $3 ln paire.Pintades, h $7.00 le trio.Paons, $20.00 le couple, jeunes de l’année ; vieux de trois ans.$50.00.Ecrives vos besoins.Traités sur Félévage du lapin et du dindon, 2 5 sous chacun, par malle.Ordonnez de cette annonce, nous garantissons satisfaction.ïnclez toujours timbres pour réponse assurée.La Ferme Avicole Yamaska, St-Hyncinthe, Que.PRIX SPÈCIAUX pour nettoyage rie fenêtres aux ECOLES FRANÇAISES si vous téléphonez à Main 1203.La Cie de nettoyage de fenêtres de New-York, Ltée, (THE NEW YORK WINDOW CLEANING GO.LTD.) vous donnera ses prix immédiatement.Nous avons un nombreux personnel d'hommes expérimentés pour enlever les persiennes, poser les châssis doubles et laver les FENETRES de MAISON.Adresse : 31 rue des Jurés, ville.TAILLEURS C’EST UN BON PLACEMENT, lorsque vous commandez des costumes ou des pardessus d'un tailleur qui connaît son affaire du double point de vue théorique et pratique.Notre but est de donner des complets de façon élégante, faits de bon matériel et confectionnés par des ouvriers de premier ordre.Nous retournons aussi les costumes et les pardessus, nous les modifions, les teignons, les nettoyons et les repassons.S’adresser United Tailoring, 75 run St-Lnurent.4 VOLUMES : SI,10 L’Epopée du 22e, illustrée, 55c franco.Brochure ilhiRtréc sainte Jeanne d’Arc, 15e.Brochure illustrée sir W.Laurier, 15c.Glorieux vainqueurs, illustré, 25c.Envoyez lion-poste à ÎTmprlmerie Canadienne, 814 Papi-r«aUt Montréal.COLLEGE MOLER POUR BARBIERS Hommes El' FEMMES, voulez-vous v>ccupe,r urie excellente position 7 Quelques semaines d'apprentissage suffisent.Position assurée et haut salaire payé.Outils donnés ! gratis.Cours spécial du soir.Présentez-vous ! immédiatement au Collège Molar pour barbiers, boulevard St-Lnurent.REMBOURRURES CÎÏÉJH T ER FI ELI) ainsi que tous genres de chaises rembourrées, faits k ordre au prix du gros.Aussi meubles réparés Ouvrage fait par experts.Estimation gratuite, r Ttifcot* 554 Beaudry.Est 5RM.pinxi*.J Cour de Circuit J>r»,inc, d- Queiiff.),!„ di.Uict dr Montri»! No 14703.Osias Soiicisse, boucher, du Mont'v,i|, Demandeur, contre f.L.Morin, de Bourget, province d'Ontario.Défendeur.| I! est ordonné au défendeur de comparaître dans les huit jours.Montréal, 22 novembre •'191 P.(Par ordre) i U.BOUVIER, Député-greffier de la dite Cour.MONTY ET DURANLEAU.UNE PROFESSION ,_____RELIGIEUSE (De noire correspondant) * Saint-Hyacinthe, 2ô.— Samedi dernier, en Jn chapelle du monastère du Précieux-Sang, de cette ville, Mlle Aloysia Chaput, prononçait ses derniers voeux de profession roli-1 gleuxe.sous le nom de soeur Thérê- ! se de TEnfanl-Jésus, et Mlle Gertrude Fournier, de Saint-Simon, revêtait le mint habit.La cérémonie était présidée par Mgr Bernard, assisté de MM.les alibis Cndteux, le chapelain des HR.SS.du Précieux-Sang, et Laroche le céréttionialre de Sa Grandeur.Le sermon de circonstance, a été prononcé par le principal de l’Ecole Normale, M.l’abbé .1.A.Fontaine.Etgiént au choeur, MM.les abbés Antonin Trudeau, curé de Sninl-Vhomas d'Aquin et Meunier, prêtre.{ .La Cour d'appel a entendu hier l’appel de 'la ville Saint-Michel et de la ville de Montréal, intimée.On veut .faire rectifier un jugement de la Cour supérieure, rendu par le juge Greenshields, le 11 juin 1919, renvoyant une action de $1(1,000 de ira ville Saint-Michel contre Tinti-j mée.Par sa déclaration, l'appelante i allègue que Je 21 novembre 1914, 1 il intervint une convention entre I la ville du Satilt-au-tRécolk-l et le village de St-iMichel de Laval par laquelle ceflui-ci était autorisé à prolonger le tuyau collecteur de son système d'égout en passant sous la surface des rues et chemins de la corporation en premier lieu mentionnée.de façon a atteindre 'l’endroit qui serait choisi et désigné pour faire l’épuration des eaux provenant de cet égout et devant être déversées dans la Rivière des Prairies.De son côté, le village de Saint-MicJiei, en vertu de la même convention, permettait à la ville du Saultl-au-iRécollet de se servir à perpétuité du tuyau projeté pour égoutter son propre territoire, moyennant une somme de SI0,(100 payable par ladite ville du Sault-u'U-Récollet dès le parachèvement de ces travaux d’égouts.La corporation du village de St-Michefl a terminé les travaux en question et la ville du Sault-au-iRé-collet s’est servie de cet égout collecteur pour l’égouttement de son propre terrain, tin conséquence, l'appèlante prétend que l’intimée, à laquelle la ville du SauIt-au-Ré-collet a été annexée, est endettée envers die pour ladite somme de $10,000 qu’elle a droit d’obtenir mais que l'intimée refuse de payer.Elle demande donc jugement contre l’intimée pour celte somme et les dépens.L’intimée plaide a cette action en alléguant que la convention du 21 novembre 1914 fut remplacée par un autre contrat entre les mêmes parties, pour le même objet, le 10 août 1916.Aux termes de ces deux conventions, l’appelante s’est engagée à faire les travaux y mentionnés, comprenant un canal et un système de purification des eaux passant dans ce canal avant leur rejet dans la rivière des Prairies.Ce système de purification des eaux, ajoute-t-elle, a été exigé alors par le conseil d’hygiène de la province de Québec,.mais n’a jamais cependant été construit par l’appelante.En conséquence, l’intimé prétend qu’elle ne doit pas à l’appelante la somme de $10,000 réclamée par l’action.D’ailleurs, dit-elle, la ville du SauIt-au-RécoIlet, pas plus que la présente intimée, ne s’est jamais servie de l’égout en question el ne peut s’en servir, vu que le système de purification des eaux qui devait être construit par l’appelante ne l’a jamais été et qu'on ne pourrait ainsi se servir de ce canal d’égout sans désobéir aux ordres du conseil d'hygiène.L’appelante a répondu à cette défense en alléguant que le contrat du 10 août a été fait sans novation de celui du 21 novembre, qu’il sert tout au plus à expliquer et à compléter; que l’établissement du système de purification des eaux n’a pas été et n’est pas une condition préalable au ( aiement de la somme réclamée.L’AFFAIRE REII) La’ fameuse cause Reid est venue en Cour d’appel hier, sut un appel de Harry Duff Reid et de Robert Gilespie Reid, défendeurs en Cour supérieure, d’un jugement interlocutoire du juge Coderre renvoyant une motion présentée par les appelants à l’effet de forcer la demanderesse, Mlle Harriet Duff Reid, à faire option entre plusieurs parties de son action.On disait (pie la demanderesse avait joint plusieurs réclamations incompatibles et contradictoires el qu’elle ne demandait pas une condamnation de même nature.Le jugement a été réservé et un second appel des appelants d’une décision du juge Codèrre ordonnant de nommer un séquestre à 54,-767 parts pleinement payées de la compagnie Reid-Newfoundland a été ajourné.LA QUESTION DE COULEUR Un théâtre peut-il refuser à un nègre, parce (pie nègre, de prendre place dans l'orchestre, après lui avoir vendu un billet d’orchestre ?Telle est la question posée en Gour d’appel dans la cause du LoeW's, appelant contre Sol, Reynolds.Ce dernier, devant le juge Fortin, réclamait la somme de $500.alléguant que le théâtre avait brisé son contrat en lui refusant accès à l'orchestre dont il détenait un uillet.F,a Cour supérieure a donné gain de cause au noir en condamnant le théâtre à $10 d'amende et aux frais d’une action en Cour de circuit.Le théâtre en appelle de cette décision en alléguant que le Loew’s, étant une entrepris?privée, régie par des règlements privés, le gérant avait le droit de refuser rentrée au noir puisque tel est le règlement que les noirs ne sont pas admis dans l’orchestre.L’intimé rétorque qu'au-dessus de ces règlements, il y a l’uniformité de lois dont tout citoyen, quelle que soit ta valeur de son épiderme, n droit de so prévaloir.Au Canada, il n'existe point de telle distinction de race.En sus, l’intimé avait acheté son billot et lui refuser l’entrée était rési-Üer un contrat de louage.Troisième raison, le itigo Fortin, voulant faire un exemple, pouvait fort bien infliger une amende quoique Faction soulevât surtout une action de principe.oPur eeitc triple raison, l'intimé conclut au renvoi de rappel et h la confirmation de la décl-«lon de Ifl Cour de prenHère bis En passant, Place d’iAroies, hier! après-midi, un vieillard de 82 ans, j du nom de Joseph Bathe et domi; ’ cilié à l’hospice Sl-Antoine, a été i frappé d’une syncope de coeur j dont il est mort quelques minute* •après.La foule, toujours nombreu-1 ; se ’â cet endroit, a d’abord cru que j | le malheureux avait glissé, et sT-taitj fracturé le crâne, nais un médecin ; arrivé sur l’entrefaite a déclaré, après rapide examen, que la victi-! me était morte d’une syncope.Le ! cadavre a été transporté à la mor* j gue et une nièce du défunt a pu quelques heures après l’identifier.TIRE-LAINE PINCE Les détectives Gorman et Labine i ont mis sous arrêt, hier soir, un tire-laine américain qui dit venir de Buffalo, N.Y.Le pickpocket, au moment de son arrestation, angle des rues Ste-Cathemie et St-Denis, était en train de dépouiller une vieille dame voyageant en tramway de sa bourse, parait-il, bien remplie.Aux quartiers-généraux de te police, le prévenu a décliné son nom et son âge: Saul Cohen, âgé de 47 ans.Les policiers ont fouillé Pindividu et ont trouvé dans ses poches un chapelet à monture d’or, un jonc en or, un crayon incrusté d’argent et garni d’une topaze, et plusieurs autres menus objets (te valeur, qu’on soupçonne être le fruit de ess rapines passées.Le chef Lepage de la Sûreté a communiqué avec les autorités policières de Buffalo.ACCIDENT CHEZ VI CK ERS Un employé des usines Canadian ] Vickers du nom de James Thomas, âgé de 40 ans et domicilié au No : 1663, rue Chateaubriand, s’esf fait! cruellement blesser,hier après-midi, par une feuille d’acier qui a glissé des liens qui la retenait à une grue! pour s’abattre sur le pied droit du malheureux.L’ambulance de l'hôpital Général est venue recueillir la victime.OUVRIER BLESSE Un manutenleur de fret du nom d’Arthur Pilot, âgé de 31 ans et domicilié au No 20 de la rue Berri, a dii être conduit à Phôpitul Notre-Dame, hier, à la suite d’une fracture de la jambe gauche qu’il s’est infligée an cours de son travail.Pilot guidait ia descente d’un barilj de farine, lorsque celui-ci s’est abattu sur la jambe du malheureux avec le résultat que l’on sait.Après pansement de sa blessure, (Pilot a demandé qu’on le conduise à sa demeure, ce qui fut fait.LE BRAS ECRASE.Maurice Nolin, âgé de 34 ans et domicilié au No 29 de la rue Sainte-Agnès, s’est fait broyer le bras droit, : hier avant-midi, en travaillant aux raffineries de la “Canada Sugar Co.Ltd." Un baril de sucre est tombé sur le malheureux, lui infligeant la blessure mentionnée.La victime a i été conduite à l’hôpital Général.SUR UN NAVIRE, Hier après-midi, un matelot du nom de Peter Rond, âgé de 29 ans, s’est vu rompre le pied droit au j cours de son travail au hangar No 45, près duquel est accosté un na-j vire en déchargement.Les autorités de l'hôpital Notre-Dame où le blesse a été conduit, rapportent qu’une barre de fer, s’abattant sur Bond, a causé la rupture indiquée.ECHO DE LA CONSCRITTION Le Dr E.Poulin, député de Laurier à la Législature, a comparu de.nouveau devant le juge Lee! sous l’accusation d’avoir "mis obstacle à la mise en vigueur de la Loi du service militaire”.L’inculpé sera traduit devant la Cour, jeudi prochain, pour Texamen volontaire.Le i Qr Poulin est défendu par Mc R.I Genest .et les avocats L.Gosselin et : F.Curran représentent les autori-l tés fédérales.Voici les faits de la cause: en juillet 1918, le Dr Poulin aurait demandé â un conscrit du nom de L.-P.Mercier, de Sherbrooke, placé dans la catégorie médicale E, de changer son nom en celui de Léopold Benoît, de St-Jean, et d’aller aux casernes de la rue Guy, obtenir | pour Benoît un certificat d’invalidité.Mercier aurait consenti, j moyennant une indemnité de $850.Le principal témoin d’hier après-; midi a été L.-P.Mercier; il a tout ' avoué.L’inspecteur Parkins a réus-i si à faire cette “cause” par suite i des aveux de Mercier, qui, enten-ulant dire de Parkins qu’il connaissait tout des opérations du Dr Pou-: lin, se serait laissé amener à racon-! ter ce qui lui était arrivé.M.PARENTEAU ETAIT INQUIET POUR SA FEMME IL A ÜEPFXSE PLUS DE MILLE PIASTRES POUR L’AIDER A RECOUVRER LA SAXTE.IL LOUANGE LE TAX LAC.DIMANCHE PROCHAIN À L’ORPHÉUM Les repetitions de la musique militaire des H.At.Grenadier Guards sont de plus en plus nombreuses avec l’approche du premier concert fixé à dimanche prochain au théâtre Orpheum.Le nombre des instrumentistes s’élève à cinquante sous ia direction active de M.J.-.L Gag nier.James Goddard, basse tant admirée pendant son engagement avec la Montreal Opera Company, se consarre exclusivement aux concerts, cet hiver.Le Novembre de Trémicot qu’il chantera ici est une oeuvre d'un sentiment dramatique profond.Il interprétera aussi te grand air du Roi de Lahore.La série de six concerts de ce corps de musique, répartie jusqu a fin février, sera une innovation.Montréal y entendra quelques-uns des plus grands artistes du jour, v compris ceux du Metropolitan et de la troupe de Chicago.Monsieur J.-F.Parenteuu, commis bien connu de la “Maison Blanche” à St-Boniface.et demeurant au No 337 rue St-Jean-Baptiste, alors qu’il était au magasin Liggett, de Winnipeg, nous a fait récemment l’étonnante affirmation que deux bouteilles de Taulae ont fait plus de bien à Mme Parenteau que tous les médicaments qu’il lui avad apportés depuis six ans et pour lesquels il a dépensé plus de mille piastres.Quand on lui demanda la permission de publier sa déclaration, M.Parenteau nous fit la réponse suivante : “Oui, certainement, car je suis vraiment reconnaissant au Tanlac du bien qu’il a fait à sa femme, et je suis heureux de saisir cette occasion de faire une déclaration qui en atteindra probablement des milliers à qui d’ailleurs je le dirais moi-même, personnelle, si cela m’était possible.Mme Parenteau est actuellement en parfaite santé, mais lors-qu’elle commença a se servir du Tanlae.son état était si sérieux, à cause des nombreux maux d’estomac et indigestion dont elle souffrait depuis six ans, que je ne vois pas comment elle a pu survivre.Elle ne pouvait jamais manger autre chose que des rôties ou quelque chose semblable, et meme cela lui causait des gaz qui la gonflaient et lui faisait souffrir une réelle agonie.Ces gaz se localisaient dans son estomac, lui montaient dans la gorge et lui occasionnaient des battements de coeur si intenses qu'elle en perdait presque connaissance.Elle ne pouvait presque plus respirer et souffrait de douleurs tellement fortes' dans l’estomac et de maux de tète si douloureux qu’elle devait parfois passer trois ou quatre jours au lit.Elle était extrêmement nerveuse, très faible et la plupart du temps ne pouvait pas faire le moindre ouvrage.L’année dernière on la transporta à l’hôpital où elle subit une opération très dangereuse, et en tout cl partout j’ai certain entent dépensé plus de mille dollars pour essayer de lui apporter un soulagement quelconque, mais malheureusement, sans pouvoir jamais y réussir.J’avais alors peu de confiance dans le Tanlac, mais j’étais décidé à essayer tous les traitements et toutes les préparations possibles pour ta guérir.C’est ainsi qu’un jour elle commença à prendre le Tanlac régulièrement.Quelque temps après, je remarquai qu'elle en éprouvait un grand soulagement.Elle en a pris actuellement huit bouteilles, et non seulement elle est très bien, mais encore a engraissé de dix livres.Son appétit est splendide el elle mange toutes sortes de viandes, pâtisseries, légumés, de fait tout ce qu’elle veut, sans jamais en éprouver le moindre inconvénient.El!; ne se plaint plus jamais de ses maux de tête el ses nerfs sont absolument sûrs et solides; Depuis des années elle n’avait pas fait une nuit ronde, elle demeurait éveillée tonl" ta nuit et souffrait tant que je me demandais comment elle pouvait résister: maintenant elle doit comme un enfant.Elle a repris toutes ses forces et fait tout son ménage sans aucune fatigue et c’est incontestable que les huit bouteilles de Tanlac lui ont fait nlus de bien que tout le reste ensemble.C’est certainement la meilleure préoarafîon qui soil en vente e1 ie n’hésite pas à la recommander à tout le monde.Le Tanlac est maintenant en vente à Montréal dans les pharmacies du Dr Leduc, dans les pharmacies de MM.Quenneville.Guérin et Bélanger; et dans les pharmacies Jncs-by ; sous la direction personnelle du représentant spécial du Tanlac.(réc.) H.E.BOURASSA INGENIEUR MECANICIEN Kcvcraiionc (cnérule* (l’nutoRloblU*.SI’ECIALITE : Plwe» de rethnnge.i»ue» d’nt»r*n»«» «t fMtiiicauo.i de» cj UisdiM.(Experience de 20 an*.) EMMAGASINAGE D'AUTOS : 13.01 et *4.00 p.r m.TEP.PAS.3345.1485 NOTKE-PASK.i.VOUIONS Protégées en tous pays St vous rvt2 trap invention à développer et a nrok ec-r,unemarquedecommerce à 1 dre emÆgtetrer, veuillez commuai* armerons de faire Dour -cher necessaires.Nous rjüer Fvec nous.N'vüs noua cna_ .v*.as î's recherches necessaires.Nous rou.- aineronsde nos conseils et nous vonfi donnerons» 0li, cl notre représentant passera à vos bureaux immédiatement._ PERCEPTIONS De loua genre» Chèques remis mensuellement à nos clients.CASAULT ET DENIS 92 Edifice Dandurand Tél.Est 7784.Montré»!.RECOUVREMENTS PERCEPTIONS Médecins, propriétaires, laissez pas trop vieil- ¦ chnnds, ne ._ " lir vos comptes ; fâites-ies percevoir tandis qu’il est encore temps pur L'AGENCE PROVINCIALE M.7223.î»7 St-Jacques.DOCTEURS Dr J.Alf, DESROSIERS MEDECIN 397 RUE DROLET, coin Rachel.Tél.St-Louis 3037 HORACE H.LIPPE NOTAIRE 180 ST-JACQUEB.MAIN *111.Umiocuc.SI-Lbum 68*0.PRIME J.MARSAN, L.L.B.NOTAIRE 320A RUE AMHERST Spécialités : Succ.Mion», Prêt» d’ar(.nt, Incorporation des compagnie».Tel.Bat 1111.PORTRAITISTE ~ L.J.A.PËLOQUIN' Portraits au pasttl et à l’huila : ara spécialité.1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS 3216.Montréal.PROFESSEURS Ekéar-Alexandr* Dumai Bachelier de i’Unirerflité Laval Enseignement particulier ou simultané.Lours mix deux sexes.Matières : Latin, français, anglais, mathématiques.sciences.Spécialité ï Préparation aux examens r mé-cuefne, nrl dentaire, pharmacie, servie» civil, rie.59 Christophe-Colomb, entre Rachel «t Marie-Anne.Tél.St-Louis 6193.Mathématiques.Sciences.Lettres «t L**-«rue», en français et «n anglais.Préparation aüx examens : brerets ART DENTAIRE.DROIT MEDECINE, PHARMACIE, SERVICE CIVIL, etc.x£W£ SAVOIE, 1.C.U.E tiach.iirr .H-art.t ès-aci.nr.a appliqn.1 rofcicnr nu coll.g.gt.-Msri.•» »o college Loyoi».fcnse.ijncinent individue) à paiement fa-cile le jour et le soir.( curs poor dames et mesHieart.fournis sur demande.238 RT’E ST-DENIS.Tél.Est 6162.En face do Pèfflise St-Jacques Téléphone Uptown 559.UAVERY & DEMERS AVOCATS CT l’ROCURKURS 17, rue St-Jftcqu.H.T*l- M.in 447-.Résidence» ! *»HOBte Lavery.B.C I.2041 rue Hutehnon.Tél.Rock.T173.Ilaurice Demer».1100 St-Hubert.St-Ls Ij.9.Jean C.Martineau LL.L AVOCAT 60-est, rue Notre-Dame.Main 7020.474 rue St-Denis.Est 2275.Secrétariat des “Amis du Devoir’ .' ——-— \’r*r*" ***£c-.'V’*™ rqmfier J0" "C- MGER, CLOUTIER & OSTIGUY, AVOCATS Immeuble J’ower, 83 ouest rue Craig.Tel.Main 5598.SÏGmai(i, Giiérln &, Raymond AVOCATS Tél.Main 5134.3# RUE ST-JACQUES.T.St-G.rraain, LL.L.C.R.I,.Guérin.LUX.,.B.Panct-Raymond, LL.L.Anatol» Gov Vanirr.LA VI CTIM i ’AlRlLI iL’enquète tenue, heir apfès-.inicli | à l'hôpital Western en présence de I iFhilippo Ciliini, poignardé en pleine poitrine et aux tiras par ! cinq individus qui l’ont attaqué samedi soir, à sa demeure du No 35, rue Sle-Genevicve, a apporté un peu nlus de lumière sur cette tragédie.Le juge Leet, accompagné du sténographe Lomax et des détectives Abbrugc —- celui qui a opéré j i’ai retsation de Marfrnn, — O’Don-j noll.Charest, N’assa et Sloan, s’e.st rendu de nouveau à l’hôpital Western pour recueillir un témoignage plus complet de la victime, Ciliini a identifié une seconde fois l’agresseur J.Manfrasi.alias John Murphy, et n reconnu aussi connue l’un des cinq bandits le nommé Vinccnïo Berhicci.arrêté hier après-midi, par les agents de la Sûreté.La victime a raconté continent, samedi soir, cinq individus, armés de revolvers et de couteaux, se sont rués sur sa personne et lui demandant son argent.Ciliini a voulu résister et a reçu les blessures mentionnées.L’agent spécial Abruggc a mis fin â l’algarade par sa rapide et énergique intervention.Les deux prisonniers sont accusés de tentative de meurtre.Bertucci comparaîtra devant le juge Led, aujourd'hui.Les détectives continueront de faire la veille dans le but de découvrir les trois autres Italiens, qui étaient partie à l'agression du 22 dernier.VANIER & VANSER AVOCATS Tel.Moin 2S32.97.rue Saint-Jacques.BANQUE D’EPARGNE LA BAMJUK U'fcPAm.NE U J» LA LITE lii PU DISTRICT PL MP.S lULAL.Bureau principal.170 rue St-.lacquej.et quator-»uecursalrs à Muntréal.BUANDERIE LAVAGES île Inmlllc is mi> “ mokih'o!, pur l'iMcimrr-lUl I OPU, VîHK (» rcspotvMiblllPS limit**), ' i syltiT.«tZ'fn,! "¦* s * : , '?' w A Z f : **r* A" TT An s >2.ô'oi-'G-i* T ^ L ^ H » K LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 25 NOVEMBRE 1919 vOL.X.— No 276 C.P.R.Oscar Deschamps Girardin et Thomas sont victorieux -e lanceur du Métropole a triomphé de Young Baker dans un combat de dix rondes hier soir — Rogers se fait casser la mâchoire—Le nègre Claÿ abandonne à la 7ème ronde.Dinardo.172 202 15! 525 Dubm- .174 127 170 471 Desmarais .173 174 177 524 Kennedy .180 162 181 523 Sparey .165 161 181 507 Totaux.T 864 826 860 2550 Lvalls.! Robertson .156 122 149 427 Blackwood .19b 196 127 513 Wale.138 122 127 38 4 ! Brighton ., .138 189 223 550 Marshall .191 152 191 534 Totaux.813 781 817 2411 Canada Car.Pierson .176 162 144 482 Klton .13b 179 166 475 Picard ., .181 154 126 461 Marnell .!7d 131 199 500 ! Bourque .127 150 415 j Totaux.795 753 785 2333 A VERDUN PLUS DE PAROLES QUE D’ACTES LA SEANCE D’HIER AU CONSEIL DE VERDUN A ETE REMARQUA- BLE SURTOUT PAR LA XITE DES ORATEURS DEFI.PROLI- — UN Le Club Athk'ti A*/ VOL.X.— No 276 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 25 NOVEMBRE 1919 7 COMMERCE ET FINANCE LE MARCHE DESVIVRES LE BEURRE SUBIT UNE NOUVELLE HAUSSE ET SE VEND MAINTENANT A 08 SOUS LA LIVRE — NOS EXPORTATIONS DANS CE COMPARTIMENT ONT AUGMENTE LA SEMAINE DERNIERE — LA FIN DE LA NAVIGATION.Les prix du beurre ont augmenté depuis quelques jours et le commerce demeure toujours très actif dans ce compartiment.On se Inde de faire les dernières expéditions vers les pays étrangers tandis que les navires voyagent encore de Montréal.C’est ainsi que la semaine dernière nous avons expédié plus de 13,530 colis vers les pays européens contre 4,255 colis la semaine précédente.Nos expéditions vers Anvers, un de nos meilleurs débouchés de ce côté-là, ont été de 8,779 colis au cours de la semaine dernière.Par ailleurs on a mis dans les entrepôts 10,000 à 12,000 colis de beurre de différents choix qui vont être expédiés vers le Royaume-Uni ces jours prochains.Plusieurs navires vont démarrer de Montréal pour la dernière fois de la saison cette semaine.On comprend alors que nos commerçants vont s'efforcer de remplir les commandes qu’ils ont prises de l’autre côté des mers et que les exportations vont augmenter sensiblement au cours oc cette dernière semaine de navigation.Il s’ensuivra probablement un fléchissement dans les prix lorsque les expéditions se feront moins nombreuses et lorsqu’il ne nous faudra répondre qu’à la demande locale.Voici les prix cotés hier : I W11NE-TYPE— f ranco à bord (f.o.b) Montréal.$11.0 J Livrable au moulin.St 1.1 Ü En lots fractionnés et aux épiciers.ÇH.'.'G 0 L U FS— Rien qu'on ait augmenté les prix des oeufs frais de 10 sous par douzaine les commandes affluent encore et on ne peut pas réussir à répondre à la demande.Les autres onalilés se maintiennent encore à prix fixe.Oeufs strictement frais.90s Oeufs frais, de choix.05s Oeufs No t.58s Oeufs No 2.55s BEURRE— Le beurre est à la hausse comme, la plupart des aliments sur le marché.Cette hausse est duc à la rareté qu’il y a sur les marchés.Les arrivages pour la journée d’hier se totalisent à 1,611 eolis, comparativement à 2,379 colis pour la semaine dernière et 811 pour la période correspondante de l’an dernier.Voici les prix cotés : De beurrerie, pasteurisé .68 à 68s Và De beurrerie, de haut choix.67 à 67s U' De laiterie, de haut choix .62 à 63s FROMAGE— Le commerce est moins fort dans ce compartiment depuis quelques jours et c’est ce qui contribue sans doute à faire baisser les prix.Ces derniers varient de 27 1-2 à 29s la livre.Les arrivages se présentent pour la journée d’hier à 660 boites, comparativement à 3,645 boîtes pour la semaine dernière et 1,068 boites pour la période correspondante de l’an dernier.VOLAILLES— Le marché a été ph ;¦ faible la semaine dernière, ce qui est dit à la mauvaise température.On reçoit encore de fortes quantités d’oies qui se vendent facileruenl.Voici les prix cotés : Les premiers sont pour les ’ animaux vivants et les seconds pour ceux qui sont préparés.Poules.21s à 28s Canards.18 à 32s Oies.19 à 26s Dindes.32s à 44s 1 GRE— New-York.25 — Sucre, brut, ferme .suen traité par moulin centrifuge, niV.f’H.Sucre fin granulé, ?9.1 OMMI.D! i RRRE- - Les ai-.ivages ont diminué depuis quelque temps et les prix onl enregistré une avance de 20 à 30s par sac par suite de la rareté des pommes de terre sur le mirrehé.Les prix varient de $2.00 à 82.30 le sac de 90 livres.VIANDES FUMEES Le prix du pore a augmenté de quelques sous ces jours derniers, et on ne note pas encore d'augmentation dans les prix des viandes fumées ce qui, semble-t-il, ne saurait retnrdcr beaucoup.Nous cotons 1rs prix enregistrés hier.Lu jambon de 8 à 10 livres se vend de 35 à 36 sous la livre chez, les marchands à commission; celui de 12 à 15 livres esl à 33 ou 34 sous, et relui d’un poids oins lourd est à 32 sous la livre.Le lard fumé à déjeuner (breakfast baron) fait de 43 à 44 sous et le lard grillé Windsor déttessé se vend tic 48 à 49 sous la livre.ARTHUR nRITNRAfl.Mtmhr», n*afflc de MsntrAsl.BRUNEAU & DU.UIS COURTIICNn Bartiu d» Montré*) I 97 FT 99 $T FRANÇOIS XAVIER SorrtiraaU* t Qt/KItRc rt SOHKL.FH dlrtrl *t** Fort * ILAtiO, Néw Vtrk, LA MATINÉE À LA BOURSE LES ABITIBI PULP POST US GAIS DE DIX POISTS DASS | L’AVAST-MIDI.— LES BRAVA LIAS TR ACTIOS ET LES AT LASTIC SONT ENCORE ACTIVES.— LE TON DU MARCHE | EST FERME.A l’exception de la hausse subite des actions ordinaires de l’Abitibi Pulp et les nombreuses ventes dans ie compartiment dus Atlantic Sugar, notre marché a été relativement morne toute l’avant-midi, ks cours demeurant fermes, malgré tout.La séance de ce matin n’a guère été plus active que celle d’hier, en dépit des assez fortes transactions de ITron, dont le taux s’est maintenu assez élevé.Notre marché se fait plutôt remarquer de ce temps-ci, par la fermeté de ses cours que par le volume de ses transactions qui sont relativement minimes depuis quelques jours.Lu ton du marché est cependant encourageant et on commence à prévoir le jour où les affaires seront plus actives.Pendant ce temps-là 'Partivité renaît sur Je marché de Wall Street où les prêts à vue sont revenus à 6 pour cent ce qui contribue beaucoup à améliorer les conditions monétaires qui étaient très te: dues au cours de ces dernières semaines.Nous donnons ci-contre les opérations qui ont eu lieu dans la matinée en commençant par les Abitibi Pulp qui ont ouvert en plus-value de trois points sur la fermeture _ d’hier rt se sont rapidement élevées à 113, soit un gain de ie points dans quelque; minutes, elles se sont cependant replacées à 187 vers l’heure de midi ; les Brazilian Traction sont fort recherchées eu matin à un taux bien amélioré à 53 après avoir ouvert à 52 1-8 ; les Atlantic^ Sugar se vendent facilement à 72 1-2 : les Iron sont encore fort actives ce matin à 72 1-4: les Asbestos Corporation trouvent facilement preneur à 90, soit un gain depuis la veidle ; 5 parts de Dominion bridge s'échangent à 107 1-2: les Brômpton, plus délaissées, cotent 77 : les Dominion Cancers sont a .>8 1-4 ; les Canada Car font encore 50; les Canada Cernent sc transigent par lots fractionnés • à 71 0 les Dominion Glass s’établissent à 66.Les Ltru renlkle s’enlèvent par parties de lots à 234; les Peter Lyall Construction ont repris leur taux anterieur a 135 après avoir débuté a 139; les lîiordon Paper louchent 149 1-2; les MacDonald et les Sha-winiga-n sc vendent par lots non classés: les premières à 36 1-2 et le «secondes à 117 1-2: 10 actions de Smelters ,e ttaitent à 28 3-4: tes Steel of Canada sont moins actives (lue res jours derniers à un taux inchangé à 76; l'es Spanish River s’immobilisent à 67; les Canada S-tee.inship perdent le terrain gagné h^Çr a 71 o-8; 15 parts de Sherwin-William se vendent à 75; les St.Lawrence Flour sc h iss eut à 120 mais retombent ensuiite à 119; les General Electric, trouvent preneur par lots fractionnés « 109; les Foundries and Forgings sont encore fortes a 19.); les Ames-Holderi ne sont pas actives à 118; les Hell Telephone font 117.Dans le compartiment des actions de priorité notons que las Spanish River sont fortes à 149 1-2; les Asbestos Corporation actives a 100; les Atlantic sont à 122; les Abitibi Pulp à 94 1-2; les Canada Cernent à 99 et les Canada Steamship à 85 1-2.OPERATIONS DE LA MATINEE Iron.;)I0 A 72 1-1, 350 à 72 1-2.Steel.45 h 75 3-1.75 A 75, 105 A 70.Su Ko r.77 A 72.S0 à 72 1-2, 35 A 72 1-t.Urazil.140 A 53 1-8, 755 à 53, 35 A 53 1-4.Hrompton.75 A 77.Cement.10 A 71.r.nr.110 A 50.Steamship.47 A 71, 25 A 71 1-2.Smelters.10 A 28 3-1.Conners.55 A 58.lauiren.5 A 234.111 or (ion.50 A 14!) 1-2.St.!.riour.75 A 11!! 1-2, 25 A 120, 5 a il!) Slinvin.li A 117 1-2, 2 A 117.Spanish, 35 A 07.Wayng.25 A 80 1-4.Span.Voucher 25 A 5 1-2.Tex.piK 10 A 103.Steel prlv.20 A 9!l 1-2.Sugar priv.4 A 121 1-2.30 A 122, Ahitlbl prlv.00 A 04 1-2.Cake of Woods.I A 108.Ahltlhl.150 à 180.50 A 181, 10 A 181 1-2.300 A 100.25 A 180, 125 A 187.Ames.3(12 A 110.Cyall.5 A 130, 25 A 138 1-2, 45 à 138, 15 A 13», r» n 133.r.on.l’Iro.f> à 109.Asheslos.25 A 80 1-4, 00 A 80 1-2, 5 A 89.255 A 00, Cake of Woods.0 A 222.Asbestos priv.25 A 102.25 A 101 1-2, 80 A 101.85 A 100.’ Forgings.25 A 105.Hridge.50 A 70 1-2.New Hell Tel.50 A 117.MacDon.10 A 30 1-2.Span.priv.105 A 119 1-2.Steam, priv, 13 A 85 1-4.Omen! prlv.5 A 90 1-4.Sur demande nous vous ferons adresser gratis La RENTE Noire journal bi-nirasnel, dirigé par Olivar Asselin Y compris le 1er N®, paru le 15 NOVEMBRE LA BANQUE DES MARCHANDS PLACEMENTS BE NOVEMBRE 1919 CONTINUE A PROSPERER NOUS OFFRONS : Sujettes à vente préalable, les débentures suivantes L’ETAT SEMESTRIEL DONNE UN ACTIF TOTAL DE $198,506,572.— UN NOUVEAU RECORD ENDROIT : ECHEANCE GAUX RAPPORTANT : Les Dépôts Augmentent de $30,177,701 Yersailte^ fidri caire ! mmbL BANQUIERS 8nee#MÏesà QUEBEC.OTTAWA.BOSTON j Uni if* Beaver.»tOil Lreek.Fer.! Chu mb.| Coni a gas.| Crown Res.! Davidson.| Dome Ext.j Dome Lake.Dome Mines.;(, 3 3% 20 21 .' .1!l", 20 Vô 7*5 35 3(5 2(3 li 9 _?% r> 20 Le bilan de In Banque des Marchands du Canada, à la fin du semestre sc terminant le 31 octobre, reçu ici, samedi, des quartiers généraux, accuse des progrès de la part de cette institution financière bien connue.L’actif total a atteint le chiffre important de 8198,506,572, soit une augmentation de 832.582,136 sur le compte-rendu de l’an passé.Le montant liquide de l’actif se chiffre à $89,014,965, soit une augmentation de $11,566,688, ce qui prouve que la position financière de la Banque est restée stable.Que la Banque ait continué à faire sa quote-part, le gouvernement, le commerce en général en ont la preuve par cet accroissement de $4,682,244 en fait d’obligations qu’elle a acquise du gouvernement provincial et fédéral, quand les prêts et les escomptes courants au Canada ont augmenté de $19,435,478 durant la période de douze mois.Les billets en circulation au montant de §15,827,373 représentent $647,13(1 de plus que l’an passé, avec une émission, excédant le capital payé, plus que couverte par un dépôt de $8,000,000 aux réserves centrales d'or.Les dépôts se chiffrent à $166,006,015, contre $135,888,213 le 31 octobre, 19i8, soit une augmentation pour la période de $30,117,802, dont $19,-368,746 pour les comptes courants ou d’épargnes, et $10,749,056 pour dépôts payables à demande—soit une base de progrès qui ne peut qu’être satisfaisante.Cet état parait aussi très satisfaisant pour ceux qui réalisent le rôle important que nos banques à charte jouent pour le bien-être du pays tout entier, l’industrie, l’agriculture, et les chiffres sont spécialement encou-: rageants, puisque la période qu’ils comprennent, à l’exception de 11 jours | a été celle qui suivit la date de l’amnistie, et démontrent clairement que inos institutions financières bien administrées progressent sur une base solide après la guerre qui vient de se terminer.octobre, 1919, rt du 31 octobre 1918.Puissance du Canada.Province de Quebec.Ville de Sherbrooke.Commission Scolaire catholique de Montreal.de Kfiingami.de Sherbrooke.Commission du havre de Montréal.•• •• Cité des Trois-Rivières.Province do Québec.Province de Québec.' i!!e Mont-Royal.Fité de Montréal.Ville de Montréal (St-Louis).Ville de Montréal (Notre-Dame de (iràce).Ville de Montréal (Maisonneuve) Village Sawyervitle.Dominion ot (.anada (Great Northern Ry).Ville de ShuwinJgnn Falls.Ville d’Edmundston.Ville Ste-Agathe.Cité d’Outremont.Fabrique St-Arsènc de jntrécl.1 ’Hôpital Notre-Dame.Maisonneuve (Cité de Montréal).Nov.1923 cl 1933 prix du Mai 1930 100.Juü.1021 97.38 Janv.1949 81.35 Mai 193G-1SI39 100.Juin 1942 93.52 ¦lull.1921 97.20 Nov.1529 100.Sept.1932 90.80 Mars 1034 85.75 Nov.1941 93.25 Mai 1949 85.49 Nov.1949 85.39 Nov.1918 85.59 1911 87.25 Mai 1935 89.06 Ort.1934 84.81 Juil.1927 103.20 Juil.1926 il 1949 100.Mai 1912 100.Nov.1922 101.37 Mars 19:>6 100.Mai 1913 loü.Avril 1941 88.50 5% 0*4 5H% 5 ¥2 % 5Va% 5V& 5% % 5'à % BVj% 5% % fi % 5.40% Voici les bilans comparés du BILAN Au 31 Octobre —9- LA BANQUE DES MARCHANDS DU CANADA La Corporation des Obligations Municipale! LIMITEE AMERICAINE Le 24 novembre 1919.¦Nous assistons à un marché dit de professionnels.On devait s'y I attendre après le dernier coup de ! main des banquiers qui a jeté le dé-I -irroi dans les compartiments de ] Wall Street.| Une analyse attentive de la situation permet d’espérer que l'atmos-i phère sera bientôt allégée et le fir-| manient financier débarrassé des I nuages d’innuictude qui l’assombris-; mut aujourd’hui.11 semble que la li-I quidation secondaire soit terminée | rt que les valeurs avant touché leur nadir n’attendent que la brise favorable pour reprendre leur essor.En- i core que le sentiment spéculatif soit ! nuancé d’inquiétude, il est intéres- 1 saut de voir refleurir la confiance parmi la clientèle.Naturellement, le grand publi:- est porté à demeurer à l’écart plutôt que de s'engager témérairement, mai i! est clé plus en plus évident qu'il ne faudrait que la promesse engageante (l’un o 1 deux événements favorables pour le voir inaugurer une nouvelle campagne spé< ulatlve.Certes, les perspectives d’avenir sont plus -ou moins vagues, on ne peut une difficilement distinguer l'horizon à cause des vapeurs d’irr-eertitude qui obscurcissent' la zone financière, mais nous croyons qu’à I mesure que l’outimisme se propagera dans les milieux spéculatifs, le ' volume des affaires s'élargira rt fera i bénéficier les valeurs de meilleurs cours.Fairbanks, Gosselin S- Co.ETAT FOURNI AU GOUVERNEMENT FEDERAL (CONDENSE) 31 OCTOBRE PASSIF Capital payé.Fonds de réserve.Profit:; indivisés.Billets en circulation.Dépôts.Dû aux autres banques .Acceptation pour lettres de crédit 1919.- 8,341,535.30 7,0m),()()9.(W 574,043.00 15,827,373.00 104,802,874.18 1,703,141.06 757,606.04 1918.5 7,000,000.00 7,000,000.00 437,973.92 15,180,243.00 133,955.910.26 1,932,303.36 418,006.30 $198,506,572.9(1 $165,924.436.84 ACTIF Argent eu mains rt en Banque .réserves centrales d’or .gouvernementales rt munici- Dépùt aux Obligations •pales.- - .r.Obligations, débentures et actions de Cies fie chemins de fer cl obligations Prêts à demande au Canada Prêts à demande hors du Canada .25,642,130.33 8,000,000.00 36,240,520.4 ! 3,870,611.91 6.813,017.57 3,418,846.99 20,641,022.70 8,500,000.00 31.558,108.80 3,933.373.19 1.910,574.22 2,899,198.62 | Prêts et escomptés — .Dettes de client pour : Edifices.' • ¦ .Immeubles autres que,.bâtisses ; Hypothèques sur immeubles vendues la Banque.¦ • • i Dépôt au gouvernement fédéral alimenter fonds de circulation lettres de crédit par pour s 84,014,965.21 $106,254.280.80 757,606.04 5,663,251.73 911,291.19 528,177.93 377,000.00 $198,506,572.90 $ 72,448,277.59 $ 86,818,802.28 418,006.30 5,218,862.63 333,872.24 320,615.80 366,000.00 -$165,924.430.84 COURS DES CHANGES Londres (livre sterling) Paris, (franc).Bruxelles.Genève .Madrid, (peseta) .Berlin, (mark) .Vienne, (couronne) .Rotterdam (florin) Le change à Montréal, New-York.Londres.Paris.Bruxelles.Genève .Berlin.Madrid.Vienne.Rotterdam.4.06 frs.9.70 fis.0.08 frs.5.48 «0.1990 .0260 .00875 .37875 sur : Prime l.lb «4.27 frs.9.13 frs.8.65 frs.5.20 $0.0263 0.208 0.012 0.396 LES SYRIENS ET L’EMPRUNT NATIONAL MM.Versailles - Vidric iirc - Bon -luis, qui, dans la campagne de l’Emprunt avaient à traiter avec la plus grande partie de la colonie syrienne.attirent notre attention sur la part prise, cette année encore, par celte colonie à la souscription nationale.Us ont, quant à eux, reçu les souscriptions suivantes : C.et A.F.Auber, rue Notre-Dame, 13-ost, $200 : Tabah Cousins.rue Notre - Game.209-cst.$20,000 ; Montreal Jobbers Co., rue Notre-Dame.192-est, $200; ,1.Kou-ri.nu Notre-Dame, 70-est.$200 ; Shatilla Bros., rue Notre-Dame.9-est, «1.000 : Safadv Joseph, rue N< -Ire-Dame, 112-csl, $100 : Michel Ihicash, rue Mont-Royal.176-est, $500 ; D.Larkin, rue Sl-Antoine, I 16, $5.000 ; Camille Courey.rue Notre-Dame, 195-est, $1.000; George Courey, rue Notre-Dame.195-esl.$1,000 ; Mme Helen Hawn, rue Craig.310-ost, $500 : R.-E Aboud, rue Notre-Dame, 343-est, $200 ; N.-S.Aboud,' rue Notre-Dame, 343-j est.$100 ; Abraham £ Sou, rue No-: Ire-Dame, 21/-est.$500 : Roojady i & Walkin, rue Bonseeours.21, | «100 ; S.Hawa.rue Craig, 310-est, ; $200 ; Assad Monsour, nie Craig, 35-ouest, $200 ; Monsour Bargain Store, rue Craig, 35-oucst, $300 ; Salhany & Shadeed.rue Notre-j Dame, 197a est, $1,000; S.F.Tannage.rue Craig, 39-ouest, $100 ; Adailah Arie, rue St-André.109.$50 ; Canadian Whitcwenr Mfg.rue Notre-Dame, 197-est, «200; Jos.Ilanna, rue St-Laurent, 43, $200 Wtn Kafoury, rue St-Denis.4, ilion pour le un.- s d’oe.i oiv i.' une augmentation d'un 'demi-mii i sur le même mois.Pan dernier.La taxe sur le tabac est le plus gros revenu du département, le mohtanl perçu le mois dernier étant de $2,-! 767,685, tandis que la taxé sur les liqueurs n’a rapporté qu’un peu plus de $800,000.Les timbres de gue: ont donné un revenu de $1,103,1 durant le mois d’octobre.rri! LES GRAINS À CHICAGO Cours fournis par Dougal! A- Cowans : Cours d’ouv.la maison Mc- MA1S— Décembre .Mai .AVOINE— Décembre .Mai.132 3-8 127 1-4 72 7-8 76 3-8 (.ours à midi 133 3-8 129 5-8 BOURSE DES MINES Cours fourni» ('•
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.