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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 2 décembre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-12-02, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 282 MONTREAL, MARDI 2 DECEMBRE 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .UNION POSTALE $5 OO 8 00 Édition hebdomadaire CANADA $2 OO 2 ISO 3 OO ETATS-UNIS UNION POSTALE Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5151 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Le congrès de V/innipeg La question de langue N'ous n’uvohs parlé que d’une façon très sommaire du congrès «^'éducation de Winnipeg.Nous attendions, pour le commenter avec cfudque ampleur, le compte rendu officiel qu’on ne manquera point de publier.Mais voici que la Liberté nous apporte un texte qui paraît jeter un peu d’eau froide sur l’enthousiasme dont certains journaux se sont fait l’écho, au lendemain du congrès, et qui mérite qu’on le souligne.Il s’agit du voeu relatif à l’enseignement des langues.Le voici, dans son 'libellé anglais : “Resolved, that to the end that both English and French Canadians man not continue to lack interpreters of the goodwill of each fo the other, the study of both English and French should be encouraged in all Canadian secondary schools and Universities.” Et nous traduisons aussi littéralement que possible : “Résolu que, afin que, et les Canadiens anglais et les Canadiens français ne puissent pas continuer à manquer de truchements qui puissent interpréter à l’autre la bonne volonté de chacun [nous nous éloignons du mot à moi pour serrer de plus près le sens], l’étude, et de l’anglais et du français devrait être encouragée dans toutes les écoles secondaires et universités du Canada.” Notez d’abord l’huhile construction de cette phrase qui implique qu’à l^ieure actuelle les Canadiens français et les Anglo-Canadiens manquent pareillement d’hommes qui puissent servir 'd’interprètes entre les deux races, alors qu’en fait la proportion des Canadiens français qui parlent l’anglais est infiniment supérieure à celle des rares Anglais qui parlent le français.Mais ce n’est pas sur ce point que nous voulons insister aujourd’hui; c’est sur la finale du voeu.Où conseille-t-on d’encourager l’étude, des deux langues?“In ail Canadian secondary schools and Universities.” Dans toutes les écoles secondaires, dans toutes les universités.On laisse de côté PBCOLE PRIMAIRE.Ce congrès de Winnipeg a bien exprimé le désir qu’un certain nombre de professionnels puissent apprendre les deux langues officielles du pays, ruais siégeant dans la ville où l’on a adopté l’une des lois les plus oppressives qui aient jamais frappé l’enseignement du français, il ne paraît pas avoir élevé la plus légère protestation contre cet abominable état de choses.(I1 ne paraît pas avoir exprimé le moindre désir que les fiR des pionniers de l’Ouest, que les enfants à qui la constitution promet le libre usage de leur langue dans le parlement, aient pleinement le droit légal do l’apprendre dans les écoles publiques de leur province.Il ne paraît pas le moins du monde avoir songé à réclamer pour la minorité française — nous ne parlons pas des autres pour le moment — la somme de liberté que nos plénipotentiaires ont prétendu assurer aux Juifs et aux Prussiens de la Pologne ressuscitée.En cela, les congressistes — nous aimerions qu’on nous prouve qu’ils sont allés plus loin — restaient fidèles à un vieil état d’esprit, n’osaient en tout cas le heurter de front.'Beaucoup d’Anglo-Canadiens nous voient d’un bon oeil apprendre l’anglais, ils n’ont pas d'objection à ce qu’un certain nombre des leurs connaissent le français, mais ils font lout ce qu’ils peuvent pour que les petits Canadiens français ne puissent pas, à l’école, apprendre convenablement la langue de leurs mères.Et cette attitude n’offre rien de contradictoire.Ce qu’ils veulent, c’est l’anglicisation totale du Canada — en dehors de notre province à tout le moins.Or ils savent bien que ce n’est pas le fait qu’un petit nombre (tes leurs posséderont une connaissance plus ou moins complète du français qui fera obstacle à leur dessein.L’obstacle, c’est la survivance, avec ses caractéristiques essentielles, ides groupes français.Et c'est contre cet obtsacle qu’ils foncent, tout en permettant à quelques-uns des leurs d’apprendre le français.Nous voyons avec plaisir le plus d’Anglais possible apprendre le français.Cela leur permettra de se rendre mieux compte de la situation réelle du Canada, mais nous ne crierons à la libéralité, à la largeur d’esprit que lorsqu’ils se décideront à réclamer pour tous les petits Canadiens français — pour les enfants du peuple comme pour les riches — le droit d’apprendre librement et partout cette même langue.Et — jusqu'à preuve du contraire — c’est ce que ne paraît pas avoir fait le congrès de Winnipeg.Orner HEROUX.Mais dans une ville comme celle de Montréal le poste de contrôleur que remplit M.Pelletier est sûrement aussi important, aussi chargé de responsabilité que celui d’ingénieur, surtout depuis que les travaux publics chôment.En établissant la commission du service civil, les commissaires ont prétendu mettre fin aux abus du passé, aux débauches du patronage.Point n’était besoin de l’établissement de cette commission et des $27,000 qu’elle coûtera pour se corriger eux-mêmes; il leur eût suffi d’un peu de bonne volonté.Leur injustice est 'd’autant plus .flagrante que M.Pelletier a refusé le poste d’administrateur pour continuer d’accomplir humblement et utilement son travail.Une marque de désintéressement pareille (l’acceptation de ce poste lui eût apporté une augmentation sensible de revenu), est trop rare pour qu’elle ne soit pas ¦reconnue.LA TAXE DES AUTOMOBILES On s’attend à des changements au sein du gouvernement de Québec qui seront de telle nature que la population de Montréal et des environs, voire même les 'partisans du gouvernement dans celte région, en seront mécontents.Le moment ne saurait donc être mieux choisi de livrer un assaut au ministère pour tenter, une fois de plus, de lui faire rendre justice à la ville de Montréal.On sait que la province de Québec perçoit des impôts sur les automobiles sous forme de patente (licence) — on hait, en effet, le mot taxe chez les pôli'ticiens—dont elle garde pour elle le produit intégral.Or la plupart des automobiles, surtout des camions, ceux qui •détériorent le plus les voies publiques, appartiennent 'à des particuliers ou à des firmes montréalaises.Ces automobiles circulent surtout, il va de soi, 'dans les rues de Montréal; quant aux camions, bon nombre d’entre eux ne dépassent, pas les limites de la ville et de la banlieue et n’usent par conséquent nullement les routes de la province.11 semblerait donc de la plus élémentaire justice de verser le produit total des automobiles de Montréal dans les coffres de la ville.Mais non seulement M.Mitchell en sa qualité de trésorier ne fait pas cela, mais il garde pour lui, au surplus, le revenu tout entier de la taxe.Le conseil qui ne se montre vraiment pas exigeant offre de partager de moitié avec le gouvernement provincial.On ne voit pas quelle bonne raison le ministère pourra alléguer pour se soustraire à cette demande, d’autant plüs qu’if a été incapable d’en invoquer de ! plausible dans le passé sinon que j “cela se fait dans telle ou telle autre province, ou tel état américain.” C'est tout simplement affaire à régler entre les citoyens de cette province et de cet Etat et leur gouvernement.La situation à Montréal est d’autant plus inquiétante que le moment ne paraît pas très éloigné ou elle ne retirera pas le moindre sou du roulage.Les voitures automobiles remplacent de plus en plus les voitures hippomobiles.La taxe sur les chevaux est don • de moins en moins productive.Le "moment est peut-être proche où elle ne rendra rien du tout, surtout depuis qu’il est prouvé que la locomotion automobile est parfaitement praticable chez nous l'hiver.Louis DUPIRE.SERAIT-CE INCURIE?LES CAUSES QU’ON ATTRIBUE A LA PRETENDUE INEFFICACITE DU TRAVAIL DES POMPIERS LORS DE LA DESTRUCTION DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL — LA PROTECTION DES MONUMENTS — INJUSTICE.Au sujet de rincendie qui a dévasté l’édifice de l’Université de Montréal, rue SaintJDenis, un journal du dimanche « posé une série •de questions, auxquelles il s’est chargé de répondre lui-même, montrant que •!’équipement de notre service d’incendie est dans un état déplorable.On nous dit, par ailleurs, que la question a été soulevée à une réunion de la Chambre de commerce tenue antérieurement à la publication de 'l’article de cet hebdomadaire."* Une enquête s'impose à brève échéance qui établira sur quoi reposent ces accusations.S’il est vrai que les camions-automobiles ne sont pas assez nombreux, qu’on n’a pas, par .ailleurs, les chevaux voulus pour Ta traction des" appareils que les boyaux sont dans un tel état qu’ils se crèvent à la moindre pression que les pompes fonctionnent mal, il pourrait surgir des accidents plus graves que celui de la semaine dernière qui a causé des ruines matérielles lamentables, mais n’a pas, du moins, entraîné de pertes de vie.La célérité est la condition sine qua non de l’efficacité du travail des pompiers.Le dévouement des hommes et des chefs serait vain, il serait même extrêmement périlleux .pour eux s’ils n’avaient pas les appareils nécessaires et la pression d’eau suffisante 'Bour combattre et enrayer le progrès des flammes.Nous espérons donc que le bureau des commissaires ne laissera pas sans réponse cette attaque, d’une extrême gravité par le fond si cWe est modérée dans la forme.M sera d’autant «lus intéressant d'établir la part de la responsabilité de la ville dans la destruction de cet édifice que cefie-ci sera appelée à souscrire bientôt à l'oeuvre de reconstruction et que sa générosité devrait être d’autant plus grande que sa négligence aura été plus forte, et que, d’autre part, il importe de prévenir la répétition de pareils désastres.UN 'PLAN DE LA VILLE, Nous n'entendons plus parler de l’exécution d’un plan de développement de la ville de Montréal.Cette question est pourtant plus actuelle que jamais, depuis la destruction de l’université Laval.Personne n'a songé un instant qu’il sera possible de reconstruire au même endroit.Il faudra choisir un terrain (ini puisse prévoir et permettre les développements futurs.Comme cette tâche eût été simple si une fois on avait possédé un plan d’urbanisme.Emettons dès maintenant le voeu que, où que noire université reconstruise, la ville entreprenne d’assainir au point de vue moral et physique les environs.Ne serait-il pas temps, aussi, que dans une ville où les monuments sont chose rare, on songeât davantage à les protéger?A-t-on jamais songé à multiplier les inspections dans les environs des édifices qui offrent le plus de valeur artistique et assurer plus qu'ail-leurs leur protection contre les incendies?L’église Notre-Dame de Lourdes a été menacée pendant toute la nuit par les flammes de l’université et bien des gens se sont demandés avec angoisse, si el'le ne serait pas détruite.Ce malheur nous a été épargné, grâce à Dieu, mais la ville devrait autant que possible s'employer par des expropriations opportunes, qu’il ne peut être question, nous l’admettrons volontiers, de commencer pour le moment, de dégager ces monuments, de les mettre plus en valeur dans un cadre plus seyant, et de les protéger en même "temps contre les dangers d’incendie par contagion.JUSTICE Les commissaires ne paraissent point posséder le sens de la justice.Us ont accordé à M.Justinien Pelletier, qui est au service de' la ville depuis plus de vingt ans et sans doute même davantage, une augmentation qui laisse son salaire inférieur à celui de M.IDoucet, engagé depuis un an seulement.Il est vrai que l’un est ingénieur de sa profession et 'l’autre, comptable.BILLET DU SOIR L’ABSENTE A grands flots, l’automne m’a versé sa caressante lumière.Par les longs après-midi d’octobre., j’ai scruté éi loisir ces horizons nouveaux, où bleuissent de lointains sommets,.De tous côtés se profilent, courbés mais robustes, de vénérables ormes groupés en oasis.Bois, prés et champs, tout, jusqu’au coquet village, repose dans un calme infini, une sérénité baignée de soleil.De longs fils de la vierge, détachés des buissons, se déroulent dans leur chute molle et sinueuse.Quelques grillons attardés causent des absents.Je regarde, j’écoute, mais mon coeur est sans émoi.Puis, le gel, la froidure.Sous ma fenêtre, des légions de feuilles mortes dansent follement leur dernière farandole.Pauvres petites, frissonnantes de givre, qui implorent un peu de sympathie!.Distrait, rêveur, je les salue du regard, sans plus m’intéresser à leur destinée.Ne les ayant pas vues naître, que m'importe leur mélancolique agonie?Un vol rapide d’oiseaux sauvages tache te ciel {fris.De sourdes détonations m’arrivent du bois voisin : on y massacre joyeusement d’innocentes victimes.Mais, je te confesse avec honte : mon âme avare, se ferme à la pitié! Pourquoi pleurerais-je des amis d'un jour?Belle et fertile campagne, loin de moi le mépris! Mats enfin, dis-moi, que te manque-t-il donc?Mon oeil repose sur tes chaumes nus, mon coeur souhaite s’attacher à toi; et pourtant, l’avouerai-je ?.tous deux cherchent plus loin, par delà tes plaines sans eau.l’étemelle enjôleuse .Un regret m’envahit.Je n’entends plus la voix du large ! O.LAMER.BLOC-NOTES Un massacre ! Ce n’était pas assez que VUniver-sité de Montréal fût dévorée par le feu; il fallait qu’ajoutant à cela, un journal du dimanche parlant de l'Incendie torturât et massacrât la langue française.Le Standard de dimanche dernier s'est lancé de l’avant, et, dans sa première édition du 21) novembre, en première page de son supplément illustré, des lecteurs 'canadiens français ont pu lire avec stupéfaction cet horrible jargon fantastique, — nous citons textuellement : — “Le conflagration historique par lequel le Université de Montréal, connu à tout le monde comme Laval, à perdu son masure principale situé, ù l’encoignure des rues St.Denis et St.Catherine, Montréal.Le grand plaque à demi, peintre le feu à son hauteur qui à fait un grand illumination dans tout l’étendue de TEsl de bile de Montréal.Les autres illustrations sont : Vue des pompiers ouvrant un élévation de la facade; vue de la devastation funeste siÆ le plancher en ciel; vue des mines des plancher seconde, un photographie très remarquable de le conflagration prix à onze heures, photographie par Rul-lof et Lepage.Cette bailment superbe était détruit complètement avec un dommage totale presque $1,000,000 piastres.Beaucoup des outils et les livres splendides ne sont pas trouvables.Parmi les départements détruits était le laboratoire unie avec le département du médecin, cette département contenait des choses d’un videur historique, qui fut donnait au department par des amis très riches.Il n’y a pas de possibilité de remplacer beaucoup de cette materiel aujourd’hui, sauf un dépensé enornié.Le instruments dans le department de médecin et le pharmacie, répresen-terait un perte immense, et en addition à cela, les palimpsestes et trésors littéraires dans les archives, ces choses sont perdu pour jamais, éternellement.Les autorités collégiales ont reçu beaucoup des lettres sympathiques de Sir Lomer Gouin an nom du Gouvernement, de le Université de McGill, et les autres institutions, sont en accord en démontrant leurs meilleurs souhaits et leur sympathie et affection fraternelle.C’est un joie consolante à penser que le tableau de Sa Sainteté, Benoit AV, un trésor historique, fut présentait an Université quand il brisait de Laval à Quebec et U devenait le Université de Montréal." Sans doute mis au courant de son effroyable bévue par un lecteur canadien français épouvanté de ce massacre, le Standard s’est repris dans sa deuxième édition, où il y a quelque apparence de français, si les fautes de rédaction et d’orthographe y abondent encore.A qui fera-t-on croire que si le Standard s’en était donné la peine, il n’aurait pu trouver, même à la porte de sa boutique, sur le trottoir de la rue Saint-Jacques, queiqu’-OH- fui lui aurait traduit sa légende anglaise en français acceptable?L’intention (hrStandard peut avoir été excellente, Mais le français en a assez de pareils pavés de ’’ours.Nous espérons que.dans sa prochaine livraison, le Standard fera des excuses à ses lecteurs canadiens français et à l’Université de Montréal pour avoir ainsi massacré leur langue.Bel exploit Les loyalistes de Kitchener, Ontario, — autrefois Berlin, — continuent de donner une preuve de leur esprit de tolérance et de leur culture.Une dépêche de ce matin, rapporte, en effet, .qu’après avoir maltraité un échevin de Kitchener, d’origine allemande, et l’avoir contraint à embrasser le drapeau britannique, la populace loyaliste l’a jeté trois ou quatre fois dans un étang; sans doute pour le réchauffer de ces bains blacés, elle a fini la manifestation en reconduisant l’échevin chez lui à grands coups de pieds.Ainsi la culture supérieure a manifesté une fois de plus son excellence; mais ce n'étail pas assez.Il a fallu que les loyalistes pénétrassent de force dans un cercle, y saisissent le député du comté à Ottawa, M.Euler, le traînassent au cercle des vétérans de la grande guerre et tentassent de lui faire faire des excuses aux soldats, on se demande pourquoi.Comme le député refusait d’embrasser le drapeau et d’offrir des excuses à la populace loyaliste, — où les soldats de retour du front ne.devaient pas manquer, puisque c’est à leur cercle que tout cela s’est passé, — ‘“on le battit à toute, force, jusqu’à ce qu’il restât inanimé sous les coups”, continue la dépêche de la Canadian Press.Les Iroquois d’autrefois ne faisaient pas mieux.Il est vrai que, depuis, les loyalistes ont civilisé la province voisine! Qu’il s'agisse de gens d’origine allemande, française ou anglaise, chacun a droit à son opinion; et ce n’est pas parce qu’elle n’a pas l’heur de plaire à un petit groupe d’hystériques ou d’exaltés, même s’il sont allés à la guerre, — que ceux-ci ont le droit d’assommer ainsi les citoyens.Trois cents millions On a lancé, il y a quelques heures, dans le public, la nouvelle qu'un groupe influent se propose d’inviter le Québec, l’Ontario et le gouvernement fédéral du pays à consentir à une entreprise gigantesque de barrage des eaux du St-Laurent, de Montréal au lac Ontario, barrage qui coûterait 300 millions et donnerait 3 millions de chevaux-vapeur d’énergie électrique aux régions avoisinant ces travaux.Cela en coulerai 1 peut-être le double, ajoute-t-on.Pareil projet peut être praticable et excellent, à l’heure surtout où le prix de la houille et du combustible devenant trop élevé, il va falloir chercher ailleurs des moyens plus économiques de fabriquer le pouvoir moteur et obtenir le chauffage domestique à bon marché, Mais il y a aussi le projet du canal de la baie Géorgienne, projet tout aussi praticable, tout aussi avantageux, tout aussi urgent, sinon davantage, que celui des vastes barrages du Saint- CHRONIQUED’OTTA WA Une entrevue de M.Ewart Ottawa, 1er décembre.Au lendemain du discours de l’amiral Jeliicoü, prononcé en la présence du représentants des deux principaux partis politiques du pays, auxquels on a iait approuver tacitement le prince posé, il nous est venu à l’idée d’aller demander l'opinion d’un Anglo-Canadien éminent, tant par la droiture de son caractère que par l’érudition qu’on lui reconnaît sans conteste, M.John S.Ewart, auteur des Kingdom Papers ainsi que d’articles remarqués dans le Stutesman et la Canadian Nation.Un coup de téléphone nous valut la réponse courtoise que M.Ewart était chez lui et qu’il se ferait un plaisir de recevoir le représentant du Devoir.Un petit quart d’heure après nous étions dans la place, ne pouvant nous empêcher de jeter un regard appréciateur dans les pièces que nous traversions, sur les objets d’art variés et témoignant d’un goût exercé, qui ornent les murs d’une grande et confortable maison située dans l’un des plus beaux quartiers de la capitale.Puis le maître de céans ap parut à une porte et nous invita a entrer.Il interrompait, pour nous recevoir, son travail quotidien, et nous le trouvions entburé de ses livres, qui débordent des quatre murs jusque sur la table de travail, et nous ont semblé résumer tout ce qui s’est écrit de mieux depuis un quart de siècle et plus sur les affaires diplomatiques et internationales de l’univers.Quelques titres nous sont restés dans la mémoire : “History of Modem Europe, by Gabriel Hano-taux”, Sir George-Etienne Cartier, par John Boyd, l’Encyclopédie britannique, des ouvrages français, et cent autres, mille autres de même genre, tandis qu’à un moment de la conversation noire hôte devait nous ouvrir à une certaine page un exemplaire du Rapport de la Conférence de Berlin tenue en 1H78, document historique contenant le texte des divers traités internationaux conclus en cette occurrence, et tous rédigés en français, avec cartes et protocoles à l’appui.“Dis-moi qui tu hantes.” On comprend que 'les hommes de cette catégorie ne puissent prendre la parole, ou la plume, saps que riijsloire et les faits anciens les plfis oubliés ne renaissent comme par magie, jetant à mesure une lumière nouvelle sur des événements contemporains dont les causes lointaines, les racines, ’The roots of the uxrr par exemple, ainsi que M.Ewart aime intituler son dernier travail prononcé à Montréal, échappent inévitablement à ila compréhension du commun des mortels.» * r Comme tous les hommes (le valeur, M.Ewart ne tombe pas avec effusion dans le giron du journaliste et ne fait pas d’emblée une confession générale.Nous le regardions, assis à sa table de travail, un peu renversé dans sa chaise pour nous écouter, regardant volontiers par la fenêtre, qu’ensoleillait un beau matin d’hiven encore dépourvu de neige.Un visage rasé, régulier, affiné sans témoigner de fatigue, l’oeil gris et aigu, empreint de franchise autant que de perspicacité, et la tête portée droite et haute au point que personne ne peut rencontrer dans la rue ce front et ce .regard, sans se demander: “Tiens, voici quelqu’un ! Qui est-il?” Nos lecteurs savent que l’ancien avocat de Winnipeg s’esl ù peu près retiré de la pratique de sa profession, il y a quelques années, et qu’il consacre le» reste de sa carrière à la défense' d’idées qu'il croit utiles à l’avenir du Canada, seule patrie qu’il reconnaisse comme sienne.Pendant plusieurs années, il a exprimé ces idées par la publication mensuelle de ses Kingdom Papers, où il préconisait l’indépendance du Canada sous la souveraineté directe du roi d'Angleterre, reconnu roi du Canada indépendamment de la “mère-patrie”.Pendant la guerre, M.Ewart s’est abstenu par ce qu’on peut appeler sa conception des devoirs du moment, mais ses idées se sont modifiées en raison de ce qui s’y est passé généralement, et il ne songe plus, aujourd’hui, au Royaume du Canada, qu'il appellerait plutôt république, ayant reconnu que le lien qu’il préconisait autrefois garderait tous les inconvénients dont nous souffrons ous le ré'.'inv' actuel.Laurent.Le canal de la baie Géorgienne, il est vrai, distrairait des ports américains la presque totalité du blé canadien qui y passe, et cela ne ferait pas du tout l'affaire de nos voisins.Aussi bien, à cause de cela, rencontre-t-il de l'opposition aux Etats-Unis et dans la province même d’Ontario.Que si l’on cherche surtout de l’énergie électrique, le creusage du canal de la baie Géorgienne en fournira autant, selon les ingénieurs et les techniciens, que le barrage du St-Laurent.Callitypie C’est le procédé dont le Literary Digest s’est servi et se sert depuis des semaines pour paraître malgré la désorganisation presque générale des ateliers d’imprimerie de New-York.Nous en avons déjà parlé : il ouvre sur l’avenir des perspectives inquiétantes pour le dresser United Tailoring, 75 rue St-Laurent.4 VOLUMES : $1.10 LTpopée du 22e, illustrée, 55c franco.Brochure illustrée sainte Jeanne d’Arc, 15c.Brochure Illustrée sir W.laurier, 15c.Cdo-rieux va’nqueura, illustré, 25c.Envoyé* bou-poste è l’Imprimerie Canadienne, 814 Papineau, Montréal.PARDESSUS, beau drap noir, doublé fourrure, $75 ; colkt loutre, $70 ; étoffe noire et jzrU fer, $35, $45 ; peaux loutre, $35 ; castor, opossum, $5 ; seal, $2.25 ; casque loutre.$17.500 St-Hubert, près Ontario.Est 7830.”ËGLEMENTS DE COMPTES TOUTES DETTES Immédiatement réglées, marchands, particuliers ; paiements facile», suns intérêts ; informations gratuite».Lemieux, 43 Plaça d’Armo, coin Craig.Soir.63A Laurier oueat.FAITS DIVERS LA PROIE DE L’ONDE M.Orner Lacroix, âgé de 40 uns, est tombé, hier, dans le canal de la “Montreal Cotton üo.”, à Valley-field.Son camion a frappé l’angle du pont et le contre-coup J'a projeté dans l’eau.M.Arcade Grenier, qui passait par hasard, a aperçu la victime cl lui a jeté une corde.M.Lacroix, qui est manchot, n’a pu uofiter du secours, et H a disparu ouïs l’onde.AUTO VOLEE Une automobile appartenant à M.A.J.Léger, qui demeure au No 301, Côte Beaver Hall, a été volée, hier soir, à l’angle des rues Ropery t Centre.Le propriétaire en ; iverti immédiatement la police du district et l’information a été trans-mise aux quartiers généraux.Près ¦nie aussitôt, les agents Boucher Morin, Labrie et Râtelle ont vu un homme, rue Cathédrale, qui essayait de mettre en branle une imachim Les explications que celui-ci u don nées ont été jugées insuffisantes e! il a été amené au poste, où l’on a constaté que le numéro était celui de l’automobile volée.L’individu a dit se nommer Edward Hanley, âgé de 24 ans, et n’a pas d’adresse.On l’a arrêté pour vol.RAVAGES DU FEU.Deux familles habitant les Nos 2951 et 2953 de la rue Clarke ont dù.hier, quitter leur demeure, par suite d’un feu, dont on ignore la cause.C’est Mme Marteo, femme du propriétaire, qui a découvert les flammes.Quand les pompiers sont arrivés les remises et les deux cuisines étaient entièrement brûlées.Les dommages sont évalués à 83,000.06.BLESSEE PAR DES AUTOS.Frappé par une automobile, à l’angle des rues Vietoria et Sherbrooke, a 10 heures, hier soir, Richard G.Haines, âgé de 31 ans et domicilié au No 191, avenue Marcil, Notre-Dame-de-Grâce, a été blessé à l’oeil droit, et a subi plusieurs contusions internes.Il a été transporté à l’hôpital Western.—Mlle A.Baker, domiciliée au No 21 de l’avenue Gladstone, West-mount, a été légèrement blessée, hier après-midi, par un camion-automobile qui est venu en collision avec une limousine, à l’angle des rues Sainte-Catherine et Université.La limousine, qui appartient à M.William Duncan, du No 74, rue Fort, est gravement endommagée.CADAVRE REPECHE Le corps d’Arthur Potvin, âgé de 38 ans, de Ste-Marguerite, a été retrouvé dans le lac Brunet, hier matin, par Olier Brault.Potvin était parti pour la chassse, vendredi matin.CHUTE MALHEUREUSE Eugène Drissette, âgé de 75 ans est tombé d’un tramway, hier soir, à 6 heures, à l’angle des rues Ste-Catherine et St-Denis, et s’est frac turé le crâne.L’ambulance l’a transporté à Phftpital Notre-Dame.EN FAVEUR D’ALLAN Une demande a été présentée, hier, par AI.Robert Bickerdike, aux bureaux du gouvernement.Il s’agirait de commuer la sentence de mort, prononcée contre Murdoch Allan, il y a quelque temps.Allan fait partie du trio qui a commis le crime de St-Sulpice.Le Rév.R.Y.Ovcring, ministre protestant, a plaidé en faveur de la commutation.Il a soutenu que le garçon appartenait â une famillt respectable, qu’il avait fréquenté son église, et que des .mauvais compagnons l’auraient perdu.Les Rév G.E.Ross, J.B.MacLeod, H.E.Be noit.tous ministres protestants, et M.Wm.E.Doran, ont appuyé la de mande.La soeur même du condamné a dit un mot en sa faveur.On a plaidé surtout en faveur du jeune âge du condamné.M.W.-E.TANGER ELU MAIRE DE LACHINE Par une majorité de 515 voix, M W.E.Ranger a remporté les honneurs de la mairie à I.achine, sur ses deux concurrents, MM.W.E.Thes-screault, maire actuel et Guy Morey Les élections d’hier ont donné le résultat suivant : Siège No 1 : Dr Henri Catien (acclamation.) Siège No 2 : J.O.Desforges, majorité de 866 rue son adversaire Jo-saphat Théoret.Siège No 3 : A.E.Sarre-Bournet, majorité de 168 sur son adversaire, M.Henri Alorin.Siège No 4 : J.Rouleau, majorité de 167 sur son adversaire, Ulric Proulx., Siège No 5 : A.Armstrong, majorité de 363 sur son adversaire, A.M.Saint-Onge.Siège No 6 : Robert Massie, majorité de 47 sur ses trois adversaires, Wm.Bell, Régis Bonin cl Albert Dé-ry- Siège No 7 : A.Chapman, majorité de 224 sur son adversaire, Alexandre Montbriand.Le vote a été assez considérable si les majorités ne sont pas fortes.UN MONTREALAIS REPREND21 LIVRES IL AVAIT DEPENSE 8500 EN TRAITEMENTS QUELCONQUES AVANT DE PRENDRE LE TAN-LAC.C'EST MAINTENANT UN HOMME NOUVEAU.“Non seulement 1« Tanlac m'a apporté un grand soulagement, mais de plus je suis engraissé de 21 livres depuis que je l’emploie, et vous pouvez vous imaginer tout le bien que j’en pense après qu’une chose semblable me soit arrivée”.Telle fut la remarquable et intéres santé déclaration faite récemment par M.Alexandre Payette, un employé bien connu de la boulangerie Dent-Harrison et qui demeure ,iu No 107 rue Wellington, Montréal, au cours d’une conversation avec le représentant spécial du l’anlac, à la pharmacie Jassby.“J’ai tellement souffert d’indigestion depuis deux ans”, conti-nua-t-ii, “que je pouvais à peine supporter cela.Je ne pouvais rien manger sans ressentir un poids très lourd dans l’estomac et en éprouver des douleurs très vives.J’avais des douleurs dans le dos qui m’étaient insupportables et qui m’empêchaient de me plier, et des maux de têtes accompagnés d’e-lancements comme si on m’avait frappé sur le crâne avec un marteau, Mes nerfs étant complètement ruinés, étaient cause que je tic pouvais la plupart du temps m’obtenir que deux ou trois heures heures de sommeil par nuit—sommeil qui d’ailleurs était beaucoup trop agité pour être reposant.Chaque matin je me levais plus fatigué et brisé que lorsque je m’étais mis au lit, et ave» tout juste la force de passer la journée.“J’avais dépensé plus de cinq cents piastres en médicaments de toutes sortes, mais au lieu de s’améliorer l’état de ma santé ne faisait qu’empirer.Lorsque je commençai à prendre le Tanlac.j’avais maigri de seize livres, et de cent trente-cinq livres que je pesais auparavant je n’en pesais plus que cent dix-neuf et je diminuais continuellement de poids, si rapidement, que je commençai à en être quelque peu effrayé.De fait j’avais abandonné presque tout espoir de jamais prendre du mieux.Voyant les hautes recommandations accordées au Tanlac, je décidai de l’essayer.Peut-être qu’il ferait pour moi, la même chose qu'il avait fait pour les autres.Non seulement il m’a procuré un grand soulagement, mais je me sens aujourd’hui comme un homme tout à fait différent.J’ai non seulement regagné les seize livres que j’avais perdues, mais en plus cinq livres au-dessus de mon poids d'autrefois, et je me sens plus fort et mieux qu :e ne l’ai jamais été même avant que je souffre de mes maux d'esto mac.Mon appétit est revenu et h secondé bouteille m’a permis de pouvoir commencer à manger de tout sans avoir la moindre trace d’indigestion.Petit à petit, à me sure que je prenais le Tanlac, tous mes autres maux disparurent e! maintenant je ne ressens plus aucun malaise ou douleur quelcon que.Mon appétit est si vigoureux que je puis tout juste en avoir as sez pour moi, aux repas.Je dors si profondément que ma femme a toutes les misères du monde à m< réveiller le matin et je me sen tout simplement continuellemen! bien.J’ai donc les meilleures rai sons de louanger le Tanlac, et il mi fait plaisir de faire cette déclaration, car j’espère qu’elle pousser:: peut-être d’autres malades à essayer la merveilleuse préparation.” Au point de vue de votre santé vos aliments sont absolument inutiles, si vous ne digérez pas parfaitement bien.Plus que cela: si vous souffrez d’indigestion, au lieu de vous aider, votre nourriture vous fait du mal.Tout le monde sait les multiples inconvénients que causent des aliments mal digérés, comme par exemple: douleurs et gaz dans l’estomac, mauvais goût dans la bouche, étourdissements et combien d’autres symptômes désagréables.Si cela dure assez long temps, votre système devient surchargé de différents poisons organiques et il en résulte parfois de sérieuses complications.Si_M.Payette a vu ses maux disparaître les uns après les autres, c’est que le Tanlac a fortifié ses principaux organes, et lui a surtout permis de bien digérer ses aliments.De fait le corps entier esl régénéré par le Tanlac, qui d’abord stimule et donne de la vigueur aux organes digestifs, facilitant par là l’assimilation des aliments, enrichissant le sang et renforcissant le système en général.H aide l’esto-mas faible à digérer les éléments nourrissants contenus dans la nourriture et à les convertir en os, muscles et en un sang pur et sain.Le Tanlac est maintenant en vente à Montréal dans les pharma-cies du Dr Leduc, dans les pharmacies de MM.Quenneville, Guérin ei Bélanger, et dans les pharmacies Jassby, et à Verdun chez (M.Henri P.Fabien, sous la direction personnelle du représentant spérial du Tanlac.(ann.) FEU M.A.GAGNON Nous apprenons avec regret la mort de AI.Donat Gagnon, ancien marchand de cette ville, décédé hier après-midi, i\ l’âge de 60 ans, après avoir été alité pendant huit jours.Le défunt laisse pour déplorer sa perte, cinq fils et une fille, Mlle Anita; MM.Adhémar.Arhis, Armand Alban et Alcide, ce dernier membre à vie du National et direc- teur du comité de hockey de notre association.A la famille éprouvée, le Devoir présente ses plus sincères sympathies.-•- DEUX MOTIFS M.John Kidman a prétendu que l’état mental de Lovica Thompson, condamnée à mort, à Kingston, pour avoir tué son enfant, laissait â désirer, et que.de plus, la coutume ici, tendait à sauver la femme de l’échafaud.H.E.BOURASSA INGENIEUR MECANICIEN Réparations générale» d'auiumolriles, SPECIALITE î Pièra» de rechange» reue» d’engrenage al rectification de» cylindre».(Expérience de 20 on».) 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VOL.X.— No 282 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 2 DECEMBRE 1919 5 R£COM?dNSE AU COURAGE LE MAIRE MARTIN DISTRIBUE DES DECORATIONS A PLUSIEURS POLICIERS QUI ONT ACCOMPLI DES' ACTES DE VAILLANCE, AU COURS DE CES DERNIERES ANNEES.La présentation de dix médailles d’or, récompense do la bravoure, a été 'le fait saillant du second dîner annuel de la police de Montréal, qui a eu lieu à Maisonneuve, dans la salle du marché.Ces décorations ont été présentées par le maire Médéric Martin, qui a adressé, aux méritants, ses félicitations.C’est la première fois, depuis 1916, nous assistons à une semblable fête.M.E.-R.Décary, président de la commission administrative,_______a décidé, cette année, que l’on récompenserait les membres de la police active et mon ceux du département des incendies, qui eurent leur tour en 1916.Des faits de vaillance vraiment héroïque ont été soulignés, et le chef Pierre Bélanger a ordonné que les noms des quatre-vingt-six braves, apparus-eent à l’ordre du jour.Les décorés de la médaille d'or sont les suivants: L’agent No 451, Frappior, qui, en janvier 1914, a capturé seul un meurtrier.Celui-ci, tout armé, s’é- tait enfermé dans sa chambre, après un meurtre, et recevait, en tirant sur eux, tous ceux qui approchaient.Frappier entra et desar-nia la brute.L’agent No 834, Labellc, qui a, le 22 juillet 1915, sauvé la vie à un enfant du nom d’Edouard Hanse, tombé dans le fleuve.L’agent avait dû pratiquer la respiration artificielle.L’agent Verville, Xo 377, qui a plonge, le 12 août 1918, a plusieurs reprises, dans une carrière remplie d’eau pour sauver un enfant qui oourtant mourut dans la suite, bien que sorti du gouffre.L’agent Tremblay, No 461, qui, le 16 février 1911.a risqué sa vie en auvant celle d’un nommé Larmiers, quand éclata l’incendie du “Prince Hotel”.L’agent Guyon, No 744, qui a été blessé par une balle de revolver, le 10 mars 1914, alors qu’il essayait de mettre sous arrêt plusieurs bandits ur ie cnemin de la Côte-des-Neigos.L’est en cePe circonstance que Rourdon fut tué.Les agents Tremblay, No 871, Gauthier, No 824, Clèroux, No 623, lour avoir exposé leur vie en retient d’un puits de gaz deux em-oiovés de la “Canadian Blau Gas Lo.” IL’agent Robitailie, No 462, qui, seul, a arrêté, le 22 mal 1919, deux voleurs qui s’étaient introduits dans l’éipicerie de M.Aubin, à Tangle des rues de Lorimier et St-Jé-rôme.Plusieurs coups de pistolet MrévS sur lui faillirent l’atteindre.IL’agent Lan'driauit, No 588.Ce brave a.le 5 août 1917, arrêté Arthur Sutton, qui avait tiré trois coups de revolver sur la femme d’un restaurateur.ILandriault arrêta Sutton dans sa chambre où celui-ci attendait, bien armé, le premier qui devait s’approcher.liLes suivants, au nombre de quatre-vingt-six, ont reçu une mention honorable.Le sergent Gauthier, les agents Chicoine 402, Legauit 644, Durand 720, Coitlombe 590, Mathieu 118, Payette 741; tes détective» N.Forget, A.Gagnon, les agents Poulin 38, Brooks 91; les détectives Lajoie, Charette, Desgrosseilliers, Weston, Mercier, Monarque, Bogli, les agents Pilon 64, Lapointe 240, Thivierge 652, Geralideau 603, Lalonde 762 ; le lieutenant Deniers, Pelletier 801, Bergeron 866, Dufort 86, (Lejeune 600, Bruneile 548, Côté 450, Simard 195, Ratfelie 568, Raymond 430, le sergent iLaflammc, l’agent Boisseau 96, les détectives Ad.Laberge, Walsh; tes agents Martin 882, le détective Barrette, Tagent Colangdo, les détectives (Martin, Brabant, Bélanger, Morel, Lemire, l’agent Choquette 122.le lieutenant A.Bélanger, les agents Lafkmme 530, Leblanc 488 Blais 710, Catteau 711, Lamarche 655; le cap.Tourangeau; les agents Filiatrault 857, Mailloux 917, Cristel 2188; le lieutenant Arsenault; l’agent Pagé 608; le lieutenant Desmeules; les agents Delongchamps 586, Blaignier 414, Blanchette 66, Charron 508; les détectives N.Tierney, Thibault; l’agent Therrien 45; les détectives, Daoust, Nassa, Beauchamp, Ouimet, Robillard, Pelletier, Franck, O’Donnell ; les agents Caron 481, Brunet 958, Lelièvre 990, Lefebvre 215, j Beaudoin 729 Vannini 440, Dupuis I 52, Racine 777, Ducharme 862, Major 886, Lavoie 116, le lieutenant Robillard.Après la fête; le maire Martin a présenté à Louis Morel, une coupe offerte par la Commission administrative et une autre donnée par M.Aid.Bumbray.Le maire Martin, M.E.R.Décary et M.Alban Germain ont ensuite parlé de la protection que sont pour nous les hommes de police et de la confiance qu’ils doivent nous Inspirer.A LA SALLE WINDSOR sous les auspices de “TAido à la France”, aura lieu lundi soir, le 8 décembre, une conférence de Mme Clemenecau-Jacquemaire.Une réception suivra la conférence dans ! un salon attenant à la salie du concert.Les billets sont déposés dès maintenant chez M.Ed.Archambault, 312, rue Sainte-Catherine est, ou chez M.Lindsay, 512, rue Sainte-Catherine ouest.M.Louis-H.Bourdon, impressario.EUCHRE Demain soir, mercredi, aura lieu le euchre de l’Association des Anciens élèves de l’Académie Saint-Jean-Baptiste, dans la salie de l’Académie.(Communiqué) HOUSE QUALITY 4R*o:r.TtRtol Vente de Noël chez Fairweathers Notre vente de Noël est un événement remarquable à cause de l’occasion extraordinaire qu’elle vous offre de vous procurer des cadeaux à la fois utiles et de longue durée.Vous pouvez facilement satisfaire le désir que vous avez de placer votre argent sur un cadeau qui saura plaire en venant faire vos achats ici.Fourrures Blouses Gants Lingerie Parfums Manteaux Robes Chapeaux Souliers Notre nom sur chaque vêtement ou article assure quelque chose de supérieur en fait de style et de qualité ; de plus, c’est toujours un indice de bon goût.Assortiments Considérables-Valeurs Exceptionnelles MANTEAUX D’HUDSON SEAL — 42 cl 45 pouces de longueur, très joliment finis avec col et manchettes de Chat Sauvage naturel, doublés de soie brochée.Prix spécial $350.4M> COATEE DE NUTRIA — très joli style pour la promenade, couleur naturelle, grand collet châle, fini avec poches et ceinture.Prix spécial $237.50 ECHARPES DE RENARD ARGENTE — genre animal avec garniture de tête, queue et pattes.Prix spécial $356-00 BLOUSES—un grand assortiment de nouveaux styles confectionnés de Georgette, crêpe de Chine, satin, etc.Prix spécial $5.60ct plus CHANDAILS — styles confectionnés en soie ou en laine, quelques-uns avec collet carré ; d’autres avec effet de collet roulant.Couleurs assorties.Prix spécial $8.00 et plus MANTEAUX D’HUDSON SEAL — 42 pouces de longueur, avec collet cape de fantaisie et manchette d’U-possum Chinchilla, finis avec ceinture et poches.Prix spécial $450.00 MANTEAU DE RAT MUSQUE — confectionné de la meilleure qualité de Rat Musqué naturel noir, très joli style pour la promenade, 30 pouces de longueur.Prix spécial $285.00 ECHARPES DE LOUP — loup Taupe et du Yukon, genre animal, garnies de tète, queue et pattes.Prix spécial $65.00 MANTEAUX DE MOUTON DE PERSE — confectionnés de peaux assorties et choisies, 40 pouces de longueur, doublés de la meilleure qualité de satin.Prix spécial $550.00 ECHARPES DE FISHER — genre animal, confectionnées d’une peau et garnies de tête, queue et pattes.Prix spécial $110.00 ECHARPES DE RENARD — éto-les de renard noir, genre à lignes droites ou animal, garniture de tête, queue et pattes.Prix spécial $35.00 R ORES DE SOIREE — nouveaux vêtements démontrant les derniers détails de la mode.Prix spécial $33.50 et plus Toronto Il est avantageux de payer pour la qualité 99 Fairweathers Linited, Rue Sainte-Catherine près Peel MONTREAL Winnipeg njatÆiUÉt [uayeruciri OanlanBrflanl grejïi^nÆ anlaîlarD uMNDS MAGASINS GOODWIN R-n L’histoire des Kirikis, racontée par le Père Noël Les Kirikis vivent dans des maisons de neige, qui ressemblent à de grands bols retournés, avec de minces feuilles de glace rose pour fenêtres.Les Kirikis sont à moitié fées, vous savez.Leurs mains et leurs bras sont comme les vôtres et les miens, mais combien plus vifs ! Cependant, ils n’ont pas de jambes, seulement deux petits pieds ronds comme des boules.Mais une chose comique à laquelle il est fort difficile de s’habituer tout d’abord, c'est que les Kirikis, comme leur nom l’indique d’ailleurs, sont toujours à faire des clins d’oeil.Et tous de Toeil gauche.Vous ne pourriez jamais voir un Kîriki qui fasse un clin d’oeil de Toeil droit.Cela vous fait, sur le moment, un assez drôle d'effet, vous croyez qu’ils se moquent de vous.Mais pas du tout.Ils ne peuvent s’empê- cher de faire des clins d’oeil parce qu’ils sont si heureux.Une autre chose que j'ai remarquée,c’est que les Kirikis n'mploient jamais de peignes pour la bonne raison 2u’ils n’en ont nul besoin.!haque Kiriki vient au monde avec un seul cheveu, et il ne lui en pousse jamais d'autres.Ce cheveu frise exactement en forme de “G”, comme vous pouvez le voir sur ! les portraits de ces étranges petits bonshommes.Et les petits bébés Kirikis, donc 1 Ils sont assez drôles à voir, si vous saviez.Ils sont tellement gras ; on dirait vraiment des boules blanches et roses.Et dans ce pays merveilleux, tous les jouets sont fabriqués dans une grande, grande salle ; vous aimeriez sûrement voir tous les petits Kirikis se dépêchant, se dépêchant, tout en chantant et en fansant des clins d’oeil.Voici leur chanson quand ils sont à l’ouvrage s MODERATO t*n tpirit» ( fu tr«p pour *61* > T*m » tMr.traftvpeCta m» mir * U»too,, Cbt • val.cMnnou «Hat, rianrrait trop boa, Pta-ti», wttpé* cm bieto htrenuAVai- Fcur ta» aafants Ohf si' charmant»Qui - Vi-venl mant.f(eo n’ast trop baao.natulei» Ub crandptaUinta tan fai « re< Aua • il (A SUIVRE) Magasins ouverts & 9 heures.Magasins fermés à 6 heures, Limiteq Rue Ste-Catherine, Université à Victoria.D’un mari à sa femme Un cadeau maEji’ique Une manie parisienne Connaissez-vous quelque chose qui fasse plus plaisir à votre femme qu’une de ces glorieuses créations ?L’heureuse surprise elle vous devra.Nous avons justement huit mantes absolument exclusives qu’on ne peut se lasser d’admirer.Voici les détails de deux de celles-ci : Une niante ou dolman en velours de laine, nuance fraise écrasée, magnifiquement brodée de laine de même couleur et de couleur contrastante.Cette mante attache, avec un seul bouton, sur l'épaule comme une écharpe.Doublure de satin doré.Modèle de Callat Soeurs.Prix.150.00 Une autre en velours français d’une nuance qu’on 'ne peut mieux définir qu’en l’appelant moutarde.La principale garniture est une écharpe avec une longue frange brodée de la même nuance.Ceci peut être drapé sur l’épaule ou porté comme collet.Sur les côtés, rangées de boutons recouverts de soie et laine.Belle doublure de Georgette bleu fleur-de-maïs.Modèle de Bernard.Prix .125.09 Samedi, 29 novembre.* * * Quel glorieux su ccès ! ¦* * * “Le voici! — Non! — Regarde là-bas! — Il est au-dessus de la montagne!” * * * Les cous st fendaient — les bébés étaient installés sur les plus hautes éguides — les petits garçons tapageurs se faufilaient entre les jambes des personnes — et un enthousiasme! 1! •» # •» Et l’aéroplane descendit gracieusement comme un immense oiseau — les petits coeurs battaient à grands coups — l'air était plein du murmure joyeux de cette foule d’enfants babillards.* * # HourrahU! * # « Le merveilleux Père Noël, habillé de blanc et d'or, apparut.* * # A (ors Son Honneur le Maire, M.Martin, dans un discours gracieux, lui souhaita la bienvenue et a « * Lui présenta la Clef d’Or du Château des Kirilcis de Noël.* # * Mais que dire de T ouverture du Château?* * * Qui peut décrire la beauté féerique de celte scène?* * * Quand le Père Noël apparut dans son château, il était vraiment la personnification de Noël ct de ses joies, * * * Et II apparaissait tel aux enfants qui le contemplaient émerveillés.# * * Maintenant c’est le temps de commencer à faire vos achats de Noël dans ce.grand magasin qui est rempli du toit * * * Au sons-sol de cadeaux pour toutes les bourses et tous les goûts.Feuilleton du “DEVOIR” Le Manoir dos Célibataires U SUITE “iMa soeur m’écrit.Monsieur, que vous voulez bien prendre la peine de vous 'mettre au courant de mes embarras, de voir mon colonel, do négocier un emprunt.Je ne sais quel mobile vous inspire tant d’obligeance, mais je m’étonne que Mille de Kerouez ait cru devoir initier un étranger A des affaires aussi Intimes, ct je vous remercie de vos offres, quo je ne saurais accepter.” Ses lèvres tremblaient, une rougeur brûlante couvrait ses joues, et il se leva comme potir congédier l’Intrus.Peut-être Gérard se trouvait-il {trévenu contre le frère d’Alix par es circonstances mêmes ’de leur rencontre; peut-être ne sul-il pas, lout d’abord, distinguer ce que son ParM.MARYAN attitude cachait d’angoisse: René, dans sa fierté de mauvais aloi, s’ap-pliquait à déguiser le chagrin et l’inquiétude que lui causait l’état de son père.Cependant T Officier de marine avait promis de lui rendre service malgré lui; en dépit du congé qui lui était si peu gracieusement donné, il resta assis, se contentant de hausser imperceptiblement les épaules.“Je ne m'offenserai ni de vos paroles, ni de Tnllusion qu’elles renferment”, dit-il froidement.“La lettre de Mlle de Kerouez ne saurait vous donner tous 'les détails que vous devez connaître, et je veux vous expliquer dans quelles circonstances.—'C’esl inutile!” s’écria .René, emporté par la colère.“Je vous re-nvercio do nouveau .d’avoir soigné linon père, et je décline encore une i fois vos offres de service.Mon ami m’attend.—Il vous attendra jusqu’à ce que j’aie achevé”, interrompit Gérard d’une voix plus forte et avec un accent d’autorité, “et je crois qu’il n’est guère en état, à l’heure qu’il est, de s’apercevoir de votre absence.J’ai promis à votre soeur de vous voir, de vous être utile.Pauvre (fillet Elle vous croyait plongé dans le paroxysme dm désespoir.Je suis bien aise de constater que vous savez réagir contre le chagrin”, ajouta-t-il avec une ironie i n volontaire.Malgré la colère qui bouillonnait dans son cerveau, René éprouva le besoin irraisonné 'do se justifier aux yeux de cet homme, qui lut Imposait par son calme même."Je ne suis pas responsable des folies do mes amis, et je me puis Imir fermer ma porte”, dit-il violemment.Lo regard do Gérard se détendit.“Je viens à vous en amt”, re-prit-11, “et non pas en censeur.Vous vous offensez de mon Intervention! — peut-être Tat-Je offerte trop brutalement.Vous êtes agressif, vous semblcz vouloir me rebuter.nie fâcher même.Mais Je no me lasse pas aisément d’une tâche que j’ai entreprise.Dans nia rude carrière, il m’est arrivé de porter secours à des hommes qui se noyaient; dans leurs convulsions, ils se débattaient et paralysaient mes efforts.Croyez-vous cependant que je les abandonnais?” René, mordant sa lèvre jusqu’au sang, essaya de rire ironiquement, et murmura quelques paroles presque inintelligibles à propos des chiens de Terre-Neuve.Gérard ne parut pas s'apercevoir de son insolence et continua avec calme: “Pourquoi refusez-vous une aide loyale?Votre père a failli mourir, votre soeur croit à tort que, sans la garantie de M.de Kérouez, vous pouvez trouver de l’argent.D’ailleurs, si je suis bien informé, vos dettes dépassent ce que vous demandez à votre père.” —Je sais ce que j’ai à faire!” s’é-cnla (René, éclatant de nouveau.‘ILalssez-mol, Monsieur! Vous voyez bien que je ne suis pas maître de moil Ne comprenez-vous pas que j’ai besoin d’être seul?—Pour vous tuer?” dit froidement Gérard.“.Prétendez - vous échapper par là à la honte?Est-ce le moyen de satisfaire à vos ongn-gements et de sauver votre honneur?Voulez-vous achever de mettra votre père au tombeau et ré- duire votre soeur à la pauvreté ?Car, mort ou vivant, vous savez bien que votre famille voudra laver son nom de toute tache.Se tuer ! Mails c’est la ressource des lâches, qui craignent de suer 'le sang et Tenu pour se réhabiliter! Je ne parle pas des croyances qui devraient vous retenir, vous, enfant d’un pays catholique, vous dont le père est un fervent chrétien.Quand un homme d’honneur a fait une (folie, il doit la réparer.” René poussa un sourd gémissement et cacha sa tête dans ses mains.Des sanglots soulevaient sa poitrine.“Allez-vous-en t” répéta-t-il sans lever la tête.“Je ne veux pas qu’un homme puisse dire qu’il m’a vu pleurer!” Gérard prit une de ses mains, malgré sa résistance, et attacha sur son visage bouleversé le même regard plein de douceur et de sympathie qui avait tant surpris la pauvre Alix.‘Tl y a 'des larmes dont un homme peut s’honorer”, dit-fll d’une votx pénétrante.” 'Lalssez-moi votre main.Je suis, comme vous, un Breton, un soldat.Notre sang a coulé pour la même cause ; nous avons lutté pour cette chère et malheureuse France, que nous aimon» tous deux passionnément.Nous sommes frères d’armes.Vous auriez accepté le secours de mon épée si 'le hasard nous eût réunis sur un même champ de bataille; vous auriez trouvé naturel, sur le pont d’un vaisseau en danger ou sous les balles prussiennes, d’exposer votre vie pour la mlene, à mai, inconnu.Pourquoi n’acceptcrlez-vous pas de ce soldat, de ce frère d’armes, un conseil, une aide, — un prêt, pour tout dire, qui vous permette de vous relever sur cet autre champ de bataille, dans cet autre combat, — le combat de la vie, où j’ai do plus que vous l'expérience et., une fortune de beaucoup supérieure 4 mes besoins!” L’accent dont ces paroles étalent prononcées les rendait profondément éloquentes.Des émotions vives et rapides so succédaient sur le visage de René.‘'Mais nous sommes des étrangers pour vous!” dit-il, hésitant, bien que remué par cette voix pleine de franchise.“A moins que.Ditcs-moi tout!.,.Alix me cache-t-elle quelque chose?Venez-vous à moi comme.?” Tl s’arrêta, confus, presque tenté de regretter ces paroles.Gérard laissa tomber la main qu’il tenait entra les siennes.“Je connais à peine Mlle de Kerouez”, dit-il avec une froideur soudaine, “et je suis, pour toujours, voué au célibat.Tl y a donc un abîme entre ma génération et la vôtre, jeune homme, si vous et ceux de votre âge «’êtes plus capables de croire nu désintéressement?” René rougit profondément, demi-honteux, demi-blessé; mais Gérard reprit aussitôt d’un ton p'ius cordial ! Un hasard.je devrais dire une circonstance providentielle m’a procuré l'honneur de la confiance de 'Mlle de Kerouez.Je pouvais la tranquilliser: quel homme n’eût agi de même à nia pllace?” J-t i'1 raconta rapidement ce qui s’était passé entre lui et Alix.'Des larmes dont René ne songeait plus à rougir coulaient sur ses joues, tandis qu’il écoutait.“Je m’abandonne à vous”, dit-il d’un acent entrecoupé; “et puisse Dieu, qui me sauve par vos mains, me permettre de vo’us rendre un jour ce que vous faites pour moi! (A SUIVRE) ME POPULAIRE (S responsabilité limité ,A.Cartier, gérant LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 2 DECEMBRE 1919 VOL.X.— No 282 \re < inorti^6 i La Vie k >PU .Un ancien champion qui vient de mourir L’hercule Horace Barré a succombé à une syncope hier après-midi — Il avait établi plusieurs records et voyagé en compagnie de feu Louis Cyr.pour TOUX, RHUMES, MAL DE GORGE, LARYNGITE, liÂISS et BRONCHITE.50s chez tous les marchands Horace Barré, garde à la prison de Bordeaux, l’un des plus fameux hercules du monde, est mort à 2 h.30, hier après-midi.11 avdit assisté dans la matinée à des funérailles, et, de retour au Palais de Justice, se sentant malade, il était rentré à sa demeure.Quelque temps après, il était mort.Horace Barré avait voyagé pendant plusieurs années avec plusieurs cirques,.sç retirant il y a dix ans, alors qu’il devint garde de prisonniers au Palais, poste qu’il occupa jusqu’à la dernière heure.Il était âgé de 48 ans.Le garde géant, champion en retraite des hommes forts, était une figure internationale.Ses_ exploits de force physique lui avaient valu une réputation mondiale.II parcourut le Canada et les Etats-Unis dans toute leur étendue et gagna haut la main son titre de champion.Barré ne connut jamais sa force et Eugène Tremblay, le champion bien connu des lutteurs poids-legers, nous dit que jamais Barré, dans aucun de ses tournois, ne se rendit à la limite de sa force.Il débuta à Montréal, comme amateur, dans des petites salles de Saint-Henri et de la Pointe Saint-Charles, devant des poids de plus en plus lourds et triomphant toujours de ses adversaires.Sa réputation parvint aux oreilles des agents du cirque Barnum and Bailey, qui l’induisirent par une proposition très attrayante à se joindre à eux comme attraction de premier ordre.Plus tard, il fit partie du cirque de Ringling Brothers, fit une tournée avec feu Louis Cyr, et ¦pendant quatre années, des foules énormes furent témoins de ses exploits.Champion qui n'avait pas encore connu la défaite, Barré se retira il y a quatorze ans environ, avec dix records du monde à son crédit, dont six qu’il détenait encore au moment de sa mort.Naturellement, la période relative de repos qui suivit la vie intense du cirque eut pour effet de le faire engraisser et, il y a deux ans, il pesait 375 livres.' A la suite d’une maladie de deux mois de durée, il constata en se pesant qu’il avait perdu 100 livres durant sa maladie.Depuis ‘le commencement de cette année.Horace Barré ne jouissait pas d’une très bonne santé.Le coeur ne fonctionnait pas d’une façon absolument normale et cela n’était pas sans lui causer de Tin-quiétude.Hier matin, il assista aux funérailles de Maxime Dansereau, un garde de la prison décédé vendredi, et Horsqu’il revint reprendre ses fonctions au Palais, le gros champion se sentit indisposé.Le sergent Hannan et 'le garde Larry Curran durent l’aider à revêtir son paletot et on lui conseilla alors de retourner chez lui.Son état ne fit qu’empirer, cependant, au point qu'à 2 heures 30, hier après-midi, H expirait là 3a demeure de sa soeur, rue Saint-Denis.Horace Barré était un des hommes les plus modestes qu’on pût trouver.Il ne faisait jamais allusion à ses records.On cite de lui plusieurs cas de force extraordinaires, lesquels, disent ses amis, le placent bien au-dessus des hommes forts du temps présent.Barré était très estimé à cause de sa grande impartialité et aussi il avait été choisi pour arbitrer le tournoi de la Fédération Canadienne.Burns et Girardin sont victorieux Le premier gagne aux points contre Ruby Cohen tandis que le second met Johnnie Mayo hors de combat en trois rondes — Thomas et Clements font match nul — La prochaine séance.HERMAN SJiITH EST ARRI VÉ CE M ATIN A MON TRÉAL Herman Smith est arrivé, ce matin, à Montréal, pour se rencontrer demain soir, avec Frankie Fleming, au Théâtre Français.Smith aura, cet après-midi, un evercice d’entraînement au gymnase du Cercle Outremont.L’Américain est en forme et se dit très confiant.11 est venu ici avec son frère et gérant, Ai Smith.Cp dernier a déclaré que Herman Smith battra de nouveau Fleming.—“H l’a battu à Buffalo et il le battra encore”, a-t-il dit.Smith possède' un excellent record.Son dernier match avant sa rencontre avec Fleming a été avec Elmer Doane, un featherweight bien connu qui s’est battu avec toutes les étoiles de sa classe.Smith a mis Doane hors de combat en quatre rondes.Avant , cela, il avait battu Doane en 10 rondes, et avait eu l’avantage sur Joe Leonards, qui a récemment fait partie nulle avec Young Michaels.Smith est un vétéran de l’arène.Un coup (l’oeil sur son record montre qu’il n’a pas eu peur de rencontrer les meilleurs hommes qui sont aujourd’hui.ERNEST MEUNIER CONTRE KE ATING Il y aura demain soir aux allées du Club Canadien un match de quilles entre Ernest Meunier, du National, et ‘'Bud” Keating, du Crescent, pour un pari de vingt-cinq dollars chaque côté.La rencontre comprendra une série de dix parties et la victoire sera décidé par le total des points.Tous les fervents du sport des quilles sont invités à être témoins de cette rencontre.Province de Québec i District de Montré» ! No 1481.4 Cour Supérieure Cette superbe voiture Chevrolet de tourisme à cinq places, avec éclairage et démarreur électriques, valeur de $1,010.00, donnée GRÂTUITEIVÏENT au MEILLEUR DEVINEUR de la Province de Québec.COMBIEN de FEVES S.H.Le Maire MARTIN a-t-il déposé dans ce bocal à con- ^ fitures Raymond de 22 onces ¦ Remplissez le coupon ci-dessous et adressez-le à ALPHONSE RAYMOND Conserves et Marinades, 520, rue Panet, - MONTREAL.Vous ne vous obligez en rien en envoyant ce coupon —- les renseignements relatifs à ce concours ne coûtent pas un sou.COUPON DE RENSEIGNEMENTS j Alphonse Raymond, 520, rue Panet, Montréal.CONCOURS .Messieurs, J Veuillez me donner des renseignements complets, rela> .tivement à votre grand concours.lijiHWHii % iiÊM.URE: ' .CONFIT R A YM :;;Y: GARANT! £3 PURC ND ISE ,$2ü Rue Panet MON m (Ecrivez votre nom lisiblement Numéro Rue Le De.Ville Province -L ¦HP N'os boxeurs locaux se sont affirmés hier «oir lors de leurs balai Iles disputées au Monument National soils Içs auspices du Club Athlétique Hegal et aussi Girardm et Joe Burns sont sortis victorieux de leurs rencontres contre les pu-gilis'tes Américains.Jack Thomas, de son côté, fit bonne figure car il annula avec Hugo Olements dans la dernière exhibition fournie.La plus belle Bataille de la soirée fut sans contredit le combat entre Joe Burns, de la Pointe-St-Charles, et Ruby Cohen, de New-York.Notre petit poids plume local s’assura la victoire en prenant l’avantage sur son adversaire dans les sept dernières rondes, mais il était évident qu’il n’était pas en condition parfaite et aussi il comprit que son manque de forme devait le forcer à faire une bataille de défensive au début afin de ne pas s’exténuer.Aussitôt qu’il réalisa qu’il pouvait battre son rival ii se porta à l’attaque et réussit à dominer l’Américain.Aussitôt le signal de la cinquième ronde donné Burns se lança a l’attaque et ne s’occupant plus de se protégei- il força Cohen à encaisser une magistrale raclée.A la sixième, la septième, Burns continua d’anéantir les avantages comptés par son adversaire dans les premiers engagements et à la huitième il se porta à l’attaque avec plus de furie que jamais.Ici Cohen dut en prendre plus qu’il lui en fallait et cette ronde fut la plus excitante de tout le combat.1.’Américain voulut “mêler”.Il s’adonnait bien car Burns n’attendait (pie cela.Il se produit un échange de coups mais l’Irlandais en portait cinq avant d’avoir été atteint une fois.Dan?les neuvième et dixième rondes Burns porta toute une série de formidables crochets à la figure de son adversaire qui.depuis longtemps épuisé, était obligé d'avoir recours aux “clinches” pour se protéger.Joe Burns s’est fort amélioré depuis l’an 'dernier et s'il persiste à s'entraîner comme il Ta fait depuis un mois il reprendra sûrement sa condition d'autrefois.La bataille Girardin-Mayo a encore été de courte durée, et le bras de fer a eu vite raison de son adversaire.Il y eut peu de différence dans la première ronde, mais dès le commencement de la deuxième, (iirardin n’eut qu’à loger quelques coups de gauche pour forcer son adversaire à demeurer sur la défensive.Finalement dans a troisième ronde il força Mayo le long des câbles et il n’eut qu’à lui porter un coup de droite à la mâchoire, suivi d’un autre de la gauche ou corps, pour que son adversaire fut mis lïors de combat.La rencontre principale était entre Thomas et Clements et dans ce combat les deux hommes démontrèrent qu’ils étaient plutôt des batailleurs que des boxeurs.Lorsque les deux boxeurs firent leur entrée dons Tarène et que les spectateurs furent en mesure de les voir, après qu'ils curent enlevé leur robe, beaucoup semblaient plaindre Thomas pour le sort qui paraissait l'attendre.L’Amériqaln avait Tair de peser de huit à dix livres de plus que Thomas et comme ses seconds offraient cent vingt-cinq dollars contre cent, et du huit pour cinq à plusieurs reprises, les chances de Thomas n’avaient pas Tair rose.Quant au boxeur local il paraissait froid et ne semblait pas se soucier de la taille de son adversaire.C'étaient plutôt ses partisans qui étaient inquiets.Les honneurs de ce combat furent également partagés.Thomas frappa plus souvent mais son rival porta de meilleurs coups et -à la fin il y avait peu à choisir.MARDI PROCHAIN.A cause de la fête de l'immaculée Conception, la prochaine soirée de boxe aura lieu mardi soir au lieu de lundi.Le combat principal mettra aux prises Georges Gj-rardin et Sherman.Il y aura aussi deux autres exhibitions de dix rondes.La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, corporation dûment constituée, ¦ ayant son siège social dans les cité et district de Montréal, Demanderesse, contre Félix-J.R'outhier, des cité et district de Montréal, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître .dans le mois.Montréal, 29 novembre 1919.T.DEPATIE, Député-Protonotaire.CHÀS-AUG.-H.BERTRAND, Avocat de la demanderesse.Province de Québec District de Montréal No 442o.ijCütir Supérieure LES SERIES DE LA CLASSE “A” DEJA M.B.A.Bédard, des Electra Bouge, a encore remporté les honneurs de la soirée lorsqu’il a fait une partie simple de 245 dans les joutes de la Montreal Bowling Association, disputées hier.Foucher, du même club, a obtenu le meilleur total pour trois parties en enregistrant 629.Voici les résultats complets des joutes d’hier soir: CANADIEN Province de Québec District de Montréal No 370.jGour Supérieure La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, corporation dûment constituée, ayant son siège social dans les cité et district de Montréal, Demanderesse, contre Louis Edouard Jalbert, des cité et district de Montréal, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 29 novembre 1919, T.DEPATIE, Député-Protonotaire.CHAS-AUG.-H.BERTRAND, Avocat de la demanderesse.La Commission des Ecoles Catholiques üe Montréal, corporation dûment constituée, ayant son siège social dans les cité et district de Montréal, Demanderesse, contre Patrick Caroline, machiniste, des cité et district de Montréal, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 29 novembre 1919.T.DEPATIE, Député-Proit ©notaire.CHAS-AUG.-H.BERTRAND, Avocat de la demanderesse.Province de Québec District de Montré» No 1492.::; j Cour Supérieure Province de Québec.District de Montréal.No 4937.Jacmain .142 184 153— 459 Couvrette .183 188 201— 570 E.Filion .14 7 181,291— 59!) H.Filion .188 197 180— 565 Plante .19.7 199 126— 492 Totaux.287 997 881 — 2595 NATIONAL Ranger .158 189 187— 491 j Hurtubise .149 197— 510! Marcil .147 192 188— 527 Bénand .153 224 156— 533 i Meunier .184 178 292— 562 Totaux.791 929 996— 2628 National gagne deux parties.M.A.A A.ROUGE Darling.145 155 173— 473 Hughes, .193 189 174— 508 U»uglas .179 297 189- 575 Gardner .189 144 176- 509 Brown .292 191 204— 597 Totaux., 899 888 916- 2651 ’ STEELE | More n zi .157 198 174— 527 1 Kelly .178 158 160— -196 Brown .173 185 171— 599 Yfnnn .193 157 178- 498 Eron .199 298 180— 585 Totaux.879 882 863- 2615 Steele ga gne deux nnrtles.ET.ECTRA BOUGE DAsautels > .172 292 181- 556 .îodoin .187 292 173- 538 Foucher .299 274 106-.829 Talbot .184 189 170- 494 Bédard.147 245 189- '552 Tot OUT .855 1034 R30— 2789 La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, corporation dûment constituée, ayant son siège social dans les cité et district de Montréal, Demanderesse, j contre Louis Tourville, fils, cordonnier, des I cité et district de Montréal, Défendeur.! 11 est ordonné au défendeur de j comparaître dans le mois.Montréal, 29 novembre 1919.T.DEPATIE, Député-Protonotaire.CHAS-AUG.-H.BERTRAND, 'Avocat de la demanderesse.i La Commission des Ecoles Catholi-j ques de Montréal, corporation dûment constituée, ayant son siège social dans les cité et district de Montréal, Demanderesse, contre Nesbitt Heights, Limited, corpora-j lion dûment constituée, ayant ci-devant un bureau d’affaires dans | les cité et distriat de Montréal, Défenderesse.Il est ordonné à la défenderesse de ! comparaître dans le mois.Montréal, 29 novembre 1919.T.DEPATIE, Député-Protonotaire.! 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