Le devoir, 6 décembre 1919, samedi 6 décembre 1919
1NO ^60 rrlüNÏREAL, SAMEDI tt DECEMBRE 1919 uEUA où Ü O l-C.U i»i t.• k Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .UNION POSTALE $5 OQ 8 OO Édition hebdomadaire CANADA £9! AA ETATS-UNIS UNION POSTALE 3 OO Directeur LE DEVOIR Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONEt Main 7460 SERVICE UE NUIT t Rédaction, Main S121 Administration, Main 5151 : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! BANQUEROUTE DE LA PAPAUTÉ LAÏQUE ET DE LA DÉMOCRATIE TRIOMPHANTE .Pape laïque”, M.Wilson ne pouvait prétendre imposer à la laïcité américaine une confiance et une docilité que les catholiques de tous les pays — pour leur malheur, hélas ! et celui du monde entier — ont refusées au vrai Pape, au chef infaillible de l’Eglise de Dieu, à la plus haute autorité morale, la iplus désintéressée et la plus éclairée qui soit sur terre.Par un pacte infâme, signé dans l’ombre, les gouvernements de l’Entente ont convenu d’écarter le Souverain (Pontife des négociations de paix.A chacun des appels pathétiques du vicaire du Christ, ils ont fait aboyer la meute des sectaires et dos vendus de la presse à gages.Jusque dans la presse soi-disant catholique, il s’est trouvé des misérables pour jeter la boue à la figure vénérable du Chef de l’Eglise, pour traiter d agent de l’Allemagne Le seul homme constitué en autorité qui ait vraiment voulu mettre fin au caruage par “une paix juste et durable”.Inébranlable sous l’outrage et la calomnie, le Pape, le vrai Pape, n’a cessé de faire entendre la voix de la conciliation.Après avoir en vain appelé les peuples à la concorde et à la raison, il s’est adressé directement aux chefs d Etat.M.Wilson s’£st chargé, au nom des gouvernements de 1 Entente, de répondre ,au chef de l’Eglise.C’est même à cette occasion qu’il a mérité son titre de “Pape laïque”.Mérité est bien le mot ; car si, en fait, les propositions de Benoît XV se rapprochaient singulièrement des Quatorze Points de Woodrow Wilson, l’un s’appuyait sur les lois de justiee et de charité enseignées par le Christ et conviait les nations à se réconcilier dans l’amour de Dieu et du prochain, tandis que l’autre mettait toute sa confiance dans la justice humaine et la fraternité démocratique.Les prescriptions se ressemblaient, mais la sanction différait de toute la distance qui sépare la puissance de Dieu de l’impuissance de l’homme.A une paix de concorde et de concessions mutuelles, sanctionnée par l’autorité divine, tes gouvernants et les peuples ont préféré une paix de violence déguisée sous les formules menteuses de l’orgueil humain.S ils éprouvent aujourd’hui quelques mécomptes, ils n’ont à s’en prendre qu’là eux-mêmes.* * * Le titre de chef de la démocratie triomphante n’appo.rtail à la parole et aux promesses de M.Wilson qu'une autorité aussi précaire que son pontificat laïque.Tout ce qui tient à la démocratie est, dans la pratique au moins, synonyme de mensonge et d’instabilité.A la fin de son dernier message, M.Wilson souligne naïvement et sans y penser ce caractère particulièrement instable du régime dont il a voulu faire la religion universelle des peuples.“Nous sommes une démocratie où la majorité est maîtresse”, dit-il avec uu orgueil à la fois puéril et inquiétant.Sans nous attarder à rechercher ce qu’il y a de brutal, de barbare même, dans cette puissance absolue et indiscutable de la majorité de tout faire, de tout imposer, ou de tout raser, il suffit de faire observer que les droits de la majorité de demain*sont égaux aux droits de la majorité d’hier ou d'aujourd'hui.En supposant que M.Wilson, élu de la majorité, eût le droit de déclarer la guerre et de signer le traité de paix, en quoi la majorité du sénat américain, également élue par les représentants de la majorité du peuple «méricain, serait-elle privée de son droit de modifier ou de rejeter le traité signé par M.Wilson ?Quand Ton sait surtout que le pouvoir de faire les traités — the treaty-making power — est expressément réservé au sénat par la constitution, ce qui étonne, c’est que M.Wilson se soit risqué à signer un traité dont les dispositions concrètes s’éloignaient notablement des buts de guerre qu’il avait fait accep-ter par le Congrès en janvier et en avril 1917, et qu’il ait ajouté à ce traité un pacte international opposé aux traditions les plus solidement ancrées dans l’esprit du peuple américain.Ce qui n’est pas moins surprenant, c’est que les associés de M.Wilson à Paris n’aient pas prévu la rebuffade du sénat.Au Jgit, ne Tontdls pas prévue?Ne l’ont-ils pas même escomptée ?Dans le monde de la diplomatie, toutes les duplicités sont possibles et même normales.# * * « 11 suffit d’avoir observé de très loin et fort superficiellement ce qui s’est passé aux Etats-Unis depuis le commencement de la guerre pour voir dans la résistance du sénat et l’échec de M.Wilson la suite logique ties événements.Deux ans et quatre mois après la déclaration de guerre de l’Autriche à la Serbie, la violation de la Belgique et l’invasion de la France, dix-huit mois après le torpillage du Lusitania qu’on prétend avoir tant ému l’opinion américaine, M.Wilson se faisait réélire par une majorité considérable, parce qu’il avait refusé de prendre part à la guerre — “because he kept us out of the war ’.Cette majorBè était d’autant plus significative qu’elle s’affirmait, dans plusieurs Etats, en marge de majorités républicaines accordées aux candidats à Imites les autres fonctions publiques.Ce n’est qu'après le torpillage de plusieurs navires américains et un pistonnage systématique de Topinion par la presse affiliée à la finance anglo-américaine que M.Wilson, protagoniste de la paix, put évoluer dans le sens de la guerre.Les acclamations bruyantes qui saluèrent la déclaration de guerre, le régime de terrorisation appliqué aux partisans de la paix, réussirent à donner à Topinion américaine l'apparence de Tunanimilé en faveur de la guerre.Les observateurs désintéressés et clairvoyants n’ont jamais cessé de tenir compte de la force du sentiment opposé.Et surtout, iÊ ne se sont jamais trompés sur la nature et Yobjet du mouvement favorable à la guerre.Une fois l’intervention décidée, la majorité des Américains s’est ralliée à l’idée que les Etats-Unis se devaient à eux-mêmes de sortir vainqueurs de la lutte ; mais il était facile de prévoir qu’une fois l’orgueil national satisfait, les instincts traditionnels des “vieux Américains” et les sentiments variés des nouveaux Américains reprendraient le dessus.IPrêts à soutenir M.Wilson jusqu’à la victoire, ni les uns ni les autres n’étaient disposés à le suivre dans le dédale d’une politique d’intervention et d'enchevêtrements internationaux que les uns redoutent parce qu’elle viole la tradition américaine et les autres parce qu’elle les rejette dans les querelles de leurs anciennes patries d'Europe.¦En liant partie avec les dépeceurs de l’Europe, M.Wilson s’est aliéné à la fois les vieux Yankees et les représentants de toutes les nationalités européennes, sauf les Polonais.Les Italiens lui en veulent d’avoir voulu mettre un frein aux appétits survolants de d’Annunzio, les Ukraniens et les Lithuaniens, de les avoir sacrifiés aux Polonais, les Roumains et les Hongrois, de les avoir abandonnés à la fantaisie du triumvirat de Paris.Naturellement, les Allemands et les Autrichiens ne sont guère réconciliés, encore moins les Irlandais.En voulant pacifier l’Europe — ce à quoi il n’a pas réussi — le Pape de la démocratie a parfaitement réussi à retarder de vingt ans Tunification de son propre pays, peut-être 'à l’empêcher pour toujours.¦s » * En vérité, le pauvre homme mérite plus de pitié que d’opprobre.H avait fait un beau rêve ; une opinion affolée et servile, en Europe plus encore qu’en Amérique, lui avait dressé un piédestal d’autant plus périlleux qu’il reposait sur un sol mouvant et que des nuages d’encens lui en dérobaient la base fragile et chancelante.Ce n’est pas à ceux qui Tout adulé et trompé qu’il appartient de le piétiner.Quant aux sénateurs américains qui ont démoli le frêle échafaudage et jeté à bas la statue du pape laïque, ils n’ont fait que leur devoir.On peut discuter la valeur ou Là-propos de telle et telle de leurs attitudes ou de leurs “réserves”.Ce n’esl pas aux détails qu’il faut s’arrêter.Leur mérite, c’est d’avoir porté le premier coup de pied dans ce faux décor de paix derrière lequel les pitres de la diplomatie préparaient leurs nouveaux grimages et démasqué quelques-uns des pires forbans de la démocratie.Henri BOURASSA.BILLET DU SOin LES NAINS Qu'ils sont heureux les nains, qu’ils sont heureux ! Par ces temps de vie chère où il faut travailler six mois pour s’acheter un complet ou une robe, qui n’envierait la taille d'une comtesse Primo ?Cette noble lilliputienne, aujourd’hui au royaume des morts où les poussières grandes et petites, occupent à peu près la même place, mesurait de son vivant 32 pouces de hauteur et pesait exactement 29 livres.A ces mots, comme les frivoles Parisiens raillés dans les Lettres Persanes, on se demande involontairement s’il est ¦ difficile d’être nain, comment l’on peut être nain ?Ah ! si quelque sorcier, si un savant à crâne dénudé, à grande barbe et à lunettes bleues connaissait le moyen de rapetisser physiquement le corps avec autant d’adresse que mainte langue féminine excelle à rapetisser moralement le prochain, l’opération serait rapide et parfaite.En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, les bedons, les girafes à face _ humaine, tous ces types impossibles, moitié hippopotames, moitié monstres antédiluviens, grosses mégères à circonférence de tour babylonnienne, ou Anglais dégingandés, grimpés sur des jambes pareilles à des échasses, tous ces phénomènes qui sont la terreur des voyageurs, qui encombrent les tramways, réduisent les autres à se cramponner au marche-pied, et créent pour sortir une émotion plus tragique que la plus tragique des tragédies, deviendraient légers, mignons, amusants, agiles, des amours “d’abrégés des merveilles des deux”'.Le coût de la vie diminuerait de moitié en même temps que les estomacs et les tailles, et nombre de tailleurs seraient réduits pour vivre A tailler des pierres mortuaires à l’usage des marchands suicidés par désespoir.En outre, les nains sont des personnages d’autant plus grands qu’ils sont plus minuscules.La comtesse Primo avait amassé une grosse fortune.Elle avait fait plusieurs fois le tour du monde.Tous les rois, tous les souverains, “les têtes les plus couronnées de l’Europe et de l’Asie”, dirait notre D.-A., l’avaient admise en leur pré-?nce.Les monarques sont des connaisseurs en fait de petites gens qui foisonnent dans les cours.et ailleurs.La comtesse Primo, morte à 77 ans, n’avait pas de cheveux blancs et sa peau avait gardé tout le velouté de la jeunesse.Quelle économie en poudre, fard et teinture 'capillaire, de n’avoir pas à “réparer des ans l’irréparable outrage"! La fontaine de Jouvence pour cette lilliputienne ce fut la comédie de la bêtise humaine.Exhibée sous tous les deux, sous tous les climats, sur tous les continents, devant des jaunes, des noirs, des blancs, des rouges, des bruns, elle a entendu tant de propos bêtes, tant d’idioties, tant de réflexions banales et saugrenues, elle a vu tant de binettes drôles et ébahies, ‘liTun rire intérieur perpétuel a entretenu la chaleur dans ses veines et détourné la décrépitude.L’hypothèse d’inintelligence ne résout pas l’énigme, car en cas comment expliquer qu’une neige recouvre, tant de teles de perruches et de linottes, vos connaissances ?Par-dessus tous ces avantages, U faut mettre les satisfactions de l’orgueil.Etre pygmée et ne pus ressembler aux autres c’est un sujet de fierté ou peut-être de mélancolie romantique à base d’orgueil enfermée dans cette formule: “La nature cruelle a emprisonné une grande âme dans un petit corps.” Tous ces petits êtres, pâture à la curiosité, sont probablement des Hugo ou des Vigny inconnus.Qu’ils sont heureux les nains, qu’ils sont heureux! Pierre DALBEC.BLOC-NOTES Respectez l’ordre Il existe aux Etats-Unis une société d’ancienS militaires de la grande guerre, American Legion, dont les membres se sont jusqu’ici signalés surtout par leur intervention violente dans des questions où ils ont cru à tort que le loyalisme devait tenir la première place.Il y a quelques jours, un ancien président, VI.Taf't, a cru bon, dans une dépêche spéciale au Herald de New-York, où il faisait des compliments des légionnaires, de leur dire en douceur qu’ils ne de valent pas s’imaginer pouvoir tout conduire à leur guise.M.Taft a mis beaucoup de sucre, sans doute, pour faire passer la pilule.Mais, au fond, elle est encore assez amère.“La liberté, telmpérée par la loi.doit être le seul guide des légionnaires, écrit-il.Si la légion veut être utile, il faut qu’elle supprime tout mouvement tapageur soulevé par ses membres, même quand ils sont provoques par les clameurs des démagogues, des boTchevistes et des anarchistes.La tendance de petits groupes régionaux de la Légion Américaine à se substituer à la loi, pour réglementer par la violence ce qui devra, par exemple, paraître à la scène ou dans les salles d’opéra, pour supprimer par la force ou les menaces de force des discours qu’ils n’approuvent pas, devrait être enrayée, proscrite.C’est en soi de Tanardhie, et qui, en s’attirant peut-être les sympathies populaires, est au fond des plus dangereuses pour l’Etat et la liberté.Cela va nettement à l’encontre des leçons de discipline que nos gars ont reçues et qu’dis ont apprises pendant la guerre.La Légion, si eldo se tient dans les limites de la légalité, peut avoir une telle influence sur Topinion populaire qu’aucun fonctionnaire municipal, régional ou fédéral n’ose la contrecarrer.D'autre part, si des groupes particuliers de légionnaires s’arrogent le droit de se constituer en comités de vigilance, d’agir au mépris des lois et 'de Tautorité légale, la Légion perdra et devra perdre son influence.” A quelques mots près, voilà qui pourrait s’adresser aussi bien aux associations de vétérans canadiens qui.comme cela vient d’arriver à Kitchener, cette semaine, seraient tentées de terroriser ceux qui ne partagent pasjleur avis, que ce soit à n'impor te quel sujet.Immoralité Un collaborateur d’America (livraison du 29 novembre dernier) écrit dans un article sur la morale publique en Angleterre, depuis la guerre, ce qui suit: “Il n’y a jamais eu tant d’obscénités à la scène, à Londres, que depuis 1914 ; les chansons, le dialogue, l’intrigue même des pièces jouées sont du dernier suggestif et le.s vêtements des danseuses sont de plus en plus ténus.Les journaux protestent à peine.C’est tout juste si, de temps en temps, ils insinuent que les toilettes sont “osées” et que les chansons et les dialogues sont “plutôt audacieux”.H n’y a pas, malheureusement, qu’en Angleterre qu’il en est ainsi.Le théâtre français d’après-guerre, ainsi que la littérature boulevardière de ces mois-ci, en France, sont au ton de la comédie et des livres anglais, s’ils ne vont pas plus loin dans l’obscène et le graveleux.Aux Etats-Unis, c’est 4e même mal.Le cinéma est envahi de nudités ou de déshabillés que la censure ne voile pas assez, même chez nous, le ménage à trois a la vie de plus en plus dure, le divorce a les honneurs du théâtre et du roman licencieux; et, devant tout cela, les journaux américains restent cois, s’ils ne parlent pas en termes satisfaits, comme d’aucuns ne se gênent pas de le faire, de “l’abolition des fausses conventions et des convenances hypocrites”.L’“hypocrisie”, c’est la vertu.Cette senraine même, à New-York, on a monté dans un théâtre où les gens s’écrasent, en payant SU par tête, un spectacle dont l'auteur dit que c’est “un roman de moeurs de l’ancienne Egypte”.11 y a là, selon les journaux américains s es plus sérieux, comme le Sun, la Tribune et le Post.“une débauche de paganisme” on Pourrait dire “une débauche païenne”.'Pourtant ces mêmes feuillesy e! bien d'ntatresiHjftt fui lendeipairi de la première, parlé avec un vif plaisir des costumes presque absents des figurantes et ont souligné avec un enthousiasme manifeste une scène de lubricité encore sans précédent au théâlre américain.Pas une de ces feuilles n'a eu un seul mot de blâme, n’a fait un tant soit peu de réserve sur un spectacle où il y -en a eu si peu, de la part des auteurs, des actrices et du public.Attendons-nous à ce que, demain, le cinéma s’empare de cette scène et tente de la distribuer à travers toute l’Amérique.Ainsi Timmoraiité.au lendemain d’une guerre qui devait, ont dit cetf'x pii la menaient, régénérer le monde et marquer Touverture de l’âge d’or, se fait-elfe plus grande que jamais.Où ce débordement nous conduira-t-il?CHRONIQUE D'OTTAWA MM.Hazen et Harris Tous deux font le sujet de la curiosité politique — Le français en Grc.ee et un contrat de 25 millions Langue d’harmonie L’autre jour, M.Lloyd Harris, de retour d’une mission commerciale extrêmement importante en Europe, pour le compte du Canada, insistait à Montréal sur l’absolue nécessité du français dans le commerce mondial.Il y a quelque ironie dans le fait que, presque à la même heure, dans un journal antifrançais de Winnipeg, la Manitoba Free Press, on pouvait lire ceci, toujours au sujet du français: “Pour bien chanter et pour avoir une voix veloutée, tout artiste doit apprendre à chanter en français.La langue française ne donne pas que de la douceur, mais aussi de la pureté à la voix de l’artiste.Le français a les sept tons de la gamme, tandis que l’anglais n’en a que trois, ce qui fait du français une langue musicale au possible.” L'auteur de ces lignes sur la valeur musicale du français continue sur ce ton.Ces lignes, dans une gazette qui, pendant des années, a fait la lutte au français jusque dans les écoles élémentaires du Manitoba, et qui a, plus que n’importe quel autre journal, représenté la langue française comme un obstacle au développement de la mentalité canadienne, quand, en fait, c’est la meilleure barrière qui .soit contre l'américanisation du Canada, valent d’être soulignées.Elles ne renferment rien de neuf pour ceux qui savent le français et pour les esprits ouverts; mais elles paraîtront singulièrement nouvelles et audacieuses aux lecteurs de ce quotidien fanatique.G.P.M.L'ABBE GROULX ____À OTTAWA M.Tabbé Groulx inaugurera domain soir, à Ottawa, les conférences qu’y donne, de concert avec l’Institut Canadien français, TAc-tion française.Il traitera de la Vie de nos pères.LUNDI Lundi, fête de l’immaculée Conception, le “Devoir” ne paraîtra pas.Ottawa, 6.— La rumeur du jour s’occupe de la présence dans la capitale de trois personnalités au prestige inégal : M.J.D.Hazen, ancien ministre de la marine; M.Lloyd Harris, chef de la mission économique canadienne en Angleterre, et M.Wig-more, député de Saint-Jean.Ce dernier n’offre d’intérêt qu’en ce qu'il songerait à démissionner pour devenir président de la commission du port de Saint-Jean, pour faire place a M.Hazen, qui rentrerait dans la politique à la place «le M.Carvell et prendrait les travaux publics, dont il paraît que M.Sifton ne se serait chargé que provisoirement.De prime abord, on se demande quel motif pourrait porter M.Hazen, sir Douglas Hazen pour tout dire, à rentrer dans la fournaise maintenant «ju’il est confortablement installé dans le cadre de juge en chef de sa province; mais on a déjà vu des juges quitter le banc judiciaire pour monter, ou descendre, sur celui des ministres, et il parait que celui qui nous occupe rentrerait volontiers dans Tarène où Ton ne voit pas qu’il puisse rencontrer de bien grande difficulté.On assure qu’i! jouit d’une forte popularité au Nouveau-Brunswick et particulièrement à Saint-Jean, où son élection serait facile, et pour la politique générale, il n’éprouverait non plus aucune grande difficulté, maintenant que M.Carvell est sorti du camp libéral, puis de la vie politique elle-même.M.Hazen semble être l’un des favoris de la fortune et du sort, qui n’ont qu’à sourire et à se pencher pour en recueillir les faveurs.On se rappelle le rôle un peu effacé mais dépourvu d’incidents et d’orages qu'il a joué pendant les dernières années de sa carrière parlementaire.C’est un homme presque imposant, aimable et courtois, auquel on ne connaît pas d’ennemi, et il semble que sa bonne nature lui vaille autant de succès dans son pays qu’au parlement de la nation.De plus, il jouit d’une suffisante aisance et ne craindrait pas outre-mesure les chiites auxquelles expose la politique aux jours de défaites.Il est aussi une autre raison qu’on suopçonne sans pouvoir en être certain, M.Hozen a déjà été notre représentant, — on ne peut dire ambassadeur depuis le veto de Londres,—à Washington, et qui sait si Ton n’en reviendrait pus à cet arrangement après qu’il aura rendu service à M.Borden pendant une année ou «leux, soit jusqu’aux élections prochaines?On peut supposer que le premier ministre n’est pas sans songer à celles-ci en cherchant à s’assurer cet appoint considérable du côté des provinces maritimes restées en majorité libérales et exposées de plus à des entailles appréciables par les agriculteurs qui s’agitent déjà.Il n est pas ue personnalité plus influente au -Nouveau-Brunswicu, que celle de M.Hazen et il étau inévitable que M.Borden se tournai «le nouveau vers lui lunl pour consolider son cabinet qu en vue des risques électoraux dont il peut prévoir la date approximative mieux que tout autre.Et voilà ce qui expliquerait la présence à Ottawa, de l’ancien ministre; aussi il ne faut pas l'oublier, avec le retour récent du premier ministre et le besoui qu’on lui connaît de boucher les trous par lesquels la barque prend eau depuis déjà longtemps.Le conseil des ministres a siégé aujourd’hui, à peu près toute ta journée et il est possible qu’une décision soit annoncée samedi.De son côté, M.Lloyd Harris a assisté aujourd’hui, à la sconce du conseil, ce qui a fait naître des pré.dictions assez vraisemblables.Homme d’affaires d’une valeur et «Tune culture générale plus qu’ordinaires, M.Harris en serait venu à lu conclusion «pie son utilité là-bas ne peut se continuer qu’à la condition qu’on lui donne plus d’autorité et des fonctions à la fois définies et permanentes.Dans la causerie qu’il vient de donner à" Montréal, il a appuyé sur les avantages de lu langue française, qu’il possède lui-mème à fond.La modestie Ta probablement em-pècher d’apporter à l’appui «le sa thèse, un exemple qui est venu à notre connaissance et «pii nous paraît être particulièrement frappant uu point «le vue de ceux qui demandent en tout «les chiffres et des précisions.Lorsque la mission écono-miqne canadienne de Londres est T venue au pays, le printemps dernier, M.Harris apportait dans sa giberne un contrat pour la vente de blé canadien au total de 25 millions de dollars à la Grèce.Et cette vente devait être acquittée au comptant, les finances grecques étant sorties de la guerre en excellente condition.C’était donc un remarquable succès diplomatique et économique et qui prend une ri-gnlfjcf.lion nouvelle lorsqu’on apprend qu’elle fut négociée direct' nient entre M.Lloyd Harris et M.Ve'Fztlos, l’éminent président du conseil des ministres de la Grèce, la i.égocintion se poursuivant cx-c ushement en français.“Je ve .x jssiier à mon peuple, aurait même dit M.Venizelos, le meilleur pain qui se puisse trouver et pour cela, il me faut le meilleur blé du inonde, voilà pourquoi je veux l’acheter au Canada.” Cette transaction eût-elle pu être négociée avec le même succès au moyen d’interprète?Il est au moins permis d’en douter, surtout lors- qu’on se rappelle certaines façons européennes de traiter les affaires grandes et petites, qui s’entourent là-bas de préliminaires sociaux et auxquelles il faut souvent apporter autant de formes que dans la vie mondaine ou diplomati«iue.En tout cas c.« ne sont pas les premiers ni les derniers millions qu'e la langue française aura fait gagner au Canada.On parlait il y a quelque temps de donner à M.Lloyd Harris un poste permanent d’agent commercial canadien à Londres.Mais aujourd’hui la rumeur va plus loin.Il deviendrait ministre du commerce, prenant la succession si souvent annoncée de sir George Foster, que Ton continue d’envoyer finira ses jours à Londres à la façon «le .son ancien chef sir Charles Tupper, c’est-à-dire dans les fonctions de haut commissaire canadien au siège de l’Empire.Que M.Foster prenne cela ou autre chose, le monde marchera son petit train-train comme devant; mais la nomination de M.Harris offrirait un in- térêt plus marqué.Sous sa direction on pourrait espérer plus de vie et de progrès à ce ministère qui a pris une importance vitale depuis la guerre et le commencement de l’effort que nous avons à faire pour supporter le poids de la dette publique.On a dit et répété cent fois que la salut du Canada n’est que dans l'exportation augmentée de produits manufacturés, et le gouvernement n’a à peu près rien fait pour assurer des débouchés européens tandis qu’une dépêche de Londres datée «i’hier même laissait entendre qu’il faut y renoncer parce que la valeur de la livre sterling a trop baissé.La présence d’un homme compétent ej énergique s’impose à ce poste et tout indique que le pays ne pourra qua bénéficier si Ton se décide à l'offrir à M.Harris qui serait, semble-t-il, décider à l’accepter.La fin de semaine pourrait bien voir de grosses décisions prises à ce sujet.* * « M.Fernand Rinfret, directeur du Canada a donné vendredi soir ail château Laurier sous les auspices do ’Alliance française une conférence sur les littérateurs canadiens-fran-çais; la séance a été présidée par M.le sénateur Relcourt «jui a présenté le conférencier.Celui-ci a fait una revue de l'histoire littéraire du Canada français et demandé plus de sympathie et d’encouragement de la part du public en faveur des travailleurs de la plume.M.Rinfret a obtenu un joli succès.Ernest BILODEAU.M.Serrarens et le mouvement syndical % La conférence de demain — Le syndicalisme en Hollande — La force des organisations catholiques — L’échec d’une tentative de révolution — La lutte autour de l’école — La conférence de Washington — Un manifeste des syndicats catholiques et chrétiens — Contre la lutte des classes ; pour la paix industrielle et le bien-être du peuple — Société des nations et société des classes — La puissance des syndicats antirévolutionnaires.('Par Omer HÊroux) Nos lecteurs, savent déjà que M.Serrarens, l’un des délégués hollandais à la coniférence internationale du Travail, donnera dimanche l'après-midi, à deux heures et demie, salle du Cercle paroissial, boulevard Saint-Joseph, est, 62, une conférence sur le mouvement ouvrier en Hollande.Le public, féminin et masculin, les syndiqués particulièrement, y sont cordialement invités.L'entrée est gratuite.La ¦conférence devrait offrir un intérêt considerable, car M.Serrarens est très au courant du mouvement syndical dans son pays.Membre du conseil suprême du Travail, membre du bureau de la Confédération générale des syndicats ca-Iboîi'ques, délégué au congrès de Washington, il a été placé aux toutes premières loges pour bien étudier le mouvement.Et comme M.Serrarens parle le français avec une grande aisance, nos compatriotes éprouveront à l’entendre un plaisir particulier.LES SYNDICATS HOLLANDAIS —La Hollande compte, aujourd’hui, pour une population de sept soir M.Serrarens.Ce demi-million de syndiqués, nous disait l’autre soir M.Sarrarens.Ce demi-million se partage en cinq conifédérations différentes: la Confédération générale «les syndicats néerlandais, socialiste de fait, sans l'afficher dans son titre, et qui compte 230,000 adhérents; la Confédération générale des syndicats catholiques; «lont les effectifs atteignent aujourd’hui 150,000; la Confédération des syndicats chrétiens, qui groupe dans une union interconfessionnelle les divers syndicats protestants et compte 70,000 adhérents; une quatrième confédération, dont le nom reproduit presque celui de la Confédération socialiste et qui fait profession de neutralité (60,000 membres); une fédération révolutionnaire, enfin, qui compte 30,000 membres.Nous estimons que le chiffre total des syndiqués pourrait, si tout le pays s'organise, osciller entre un million et un million deux cent mille.Pour notre part, nous catholiques, nous devrions pouvoir doubler nos effectifs ot atteindre les 300,000.LES SYNDICATS CATHOLIQUES Au cours d’une conversation, que nous résumons à grands traits, M.Serrarens nous apprend aussi qu’à l’heure actuelle il y a, en Hollande, une grande poussée syndicale.En une année les seuls syndicats catholiques ont gagné cinquante mille membres.Présentement, leur progrès est plus rapide même que celui des socialistes.Ces syndicats s’affirment carrément, tells qu'ils sont, avec leur nom et Taumônier qui représente auprès d’eux la vigilante autorité de l’Eglise.Ils sont déjà Tune des grandes forces «lu pays.D'accord avec leurs confrères des syndicats 'chrétiens, ils ont même fait échouer, Tan dernier, une tentative de révolution et contraint le fameux Troesbk à avouer qu’il s’était trompé dans son calcul des forces.Ces syndicats disposent d’une organisation puissante et lorsqu’on en est venu à une épreuve de force.Ils ont pu, en quelques Jours, Inonder le pays de tracts et de brochures, tenir d’un bout à Tau- tré de la Hollande des centaines, des milliers de réunions publiques.Ils ont opposé à Télément révolutionnaire une force qui a, temporairement à tout le moins, paralysé son attaque.Chose qui pourra peut-être surprendre quelques-uns.M.Serrarens n'a pas du tout T air de trouver étrange qu’en Hollande, pays en majorité protestant, où se sont livrées, il n’y a pas encore bien longtemps, lies luttes très vives, les ouvriers catholiques se soient organisés confessionnellement.La chose Lui paraît, au contraire, toute naturelle et il précise qu’à part les syndicats proprement dits, les ouvriers catholiques ont constitué des unions catholiques qui s’occupent plus spécialement de propagande morale, d’apologétique, d’assurances parfois, de construction de logements ouvriers.Bien plus, il existe une union catholique des classes moven-nes et il s*est constitué, ees dernières années, des syndicats patro-na h.05 du soir, tous les jours.1S DEPART D’OTTAWA (GARE CENTRALE) R h.15 du matin, tous les jours.*» h.du soir, tous les jours, dimanche excepte.il SAINT ROCH Saint invoqué dans les maladies contagieuses Belli image sm carton glacé, pouvant être fix’éc au mur sons encadrement.Format 914 x 5Vi, prix 5 sous; la demi-doXe 25 sous franco; ia douzaine 40 sous franco; le cent, $2.50 franco?Loi mat / x 4, la douzaine, 2a sous franco; le cent $1.50 franco.Librairie L.J.A., Derome, Limitée 36 OUEST, NOTRE-DAME Service de salon.Service excellent de repas avec tous les trains.Billets rt renseignements nu terminus du tunnel ou l\ n'importe auel hurenu des billets du Chemin de.Fer National du Canada.wmmmmmmmmmmmtmKmKBmm r GRANDE TOMBOLA La grande tombola organisée par la Cour Saint-Georges.No 1332,des Forestiers Catholiques, aura lieu mardi soir prochain, le 9 décembre, à 8 heures 30, à la salle Girard, rue Saint-André, près Rachel.Les mutualistes sont priés d’en prendre note.(Communiqué) ART.LANDRY Rntrrprentar d* Pompe* Fnnèbre* 114 HUE RACHEL EST St-Loula 1634 Voiture* i louer, pour fuoriove», fanérolj.iloro ‘ et.Service de premiere cUiio.âi., .«».» •.OMweuHte v,*, TROIS CROISIERES IDEALES AUX INDES OCCIDENTALES sou* la direction Compagnie American Express Ti.ünnt Ea Havana i-t Santiago, Cuba ; Port Antoni.i avait pas de raison importante pour l’exclusion du Vatican d’être représenté dans la Ligue des Nations.La question a été référée à un comité spécial.Le statut qui doit faire le sujet du débat à la prochaine séance de la conférence a été adopté.Une résolution fut aussi acceptée demandant que les membres des Etats déterminent leurs propres méthodes de nommer les délégués à rassemblée de la Ligue des Nations.-—«- L’ENFANT A PÉRI DANS L’INCENDIE Le corps (FEmilia Schneider, ngee de d ans, enfant de M.Edward SchiKiîdçr qui habitait le No 137, rue Cadillac, a été retrouvé par le pompier Joseph Malcois, hier midi, sous les ruines de la maison.L’enfant n’a pu être sauvé, malgré le courage de Mme Schneider, qui conserva, en risiquant la sienne, la vie à deux de ses enfants.Le corps a été transporté A la morgue pour enquête.LES ETATS DE L'EST ET DU CEX THE DES ETA TS-UXIS, SUBISSENT DES COXDITIOXS PIRES QUE DURAS T LA GUERRE, A LA SUITE DE LA RARETE DU CHARBON.Chicago, (i.(S.P.A.) — Presque lout le pays est maintenant oblige de faire face à des conditions plus anormales que celles de la guerre, à a suite des mesures de rigueuç prescrites chaque jour pour réagir partiellement contre la grève prolongée dos mineurs de charbon.Voici un sommaire de situation, ; hier soir.M.Garfield, administrateur de combustible, a dit que la production cette semaine, a dépassé celle de la semaine précédente.Cependant, on devra supprimer des trains et pour la première fois depuis son inauguration, le fameux 2(Hh Centurij Limited, entre New-York et Chicago, se trouve suspendu.Les ordres affectent environ 150 autres trains de la région de l’est.Ces ordres seront mis en vigueur, mercredi prochain.A partir du 10 décembre, plus de Broadway Limited, entre New-York et Chicago.La ville de New-York est comprise dans la zone des restrictions.Les chemins de fer électriques, do surface, souterrains et élevés ont été privés de chaleur, de même que les cabines de certains traversiers.Les enseignes électriques des théâtres sont restés sans lumière pendant une heure, hier soir.On affirme (tue deux chefs ouvriers locaux ont reçu des ordres de comparaître en Cour pour mépris de l'injonction.Les rapports indiquent que les mineurs du district de Pittsburg ont exprimé à leur patron le désir di1 reprendre le travail.On dit que les mineurs du district No 14, vont s’émanciper de leur chef Howat.Six comtés de l’Oklahoma sont sous le coup de la loi martiale et le gouvernement Robertson a demandé les services de toute ia garde nationale pour garder les minés.Selon le gouverneur Lowden de TUlinois, l’Etat ne tentera pas de mettre en opération les mines, parce qu’il serait presque meurtrier d’envoyer des hommes sans expérience dans les puits.La Kansas continue l’opération des mines de surface.Les autorités ont vainement tente de reprendre le travail des mines dans le Michigan et l’Iowa.Une convention de délégués du sous-district No 3 a prié les mineurs au nombre de dix milles, dans la Virginie occidentale d’accepter l’offre d’une augmentation de 14 p.c.On a réduit de 10 ]).c., les trains dans la Nouvelle-Angleterre.M.H.E.Whittenberger, gérant de cette section, a annoncé que 14 trains de passagers seront retranchés sur le Grand-Tronc à partir de lundi ou mardi dans le Michigan.Les soldats du camp Lewis sont en route pour le Montana.On prévoit que la présence des troupes sera nécessaire.Les mineurs du Missouri ont carrément refusé les 14 p.c., d’augmentation offert par le gouvernement.Les membres de l’association des manufacturiers de l’Illinois ont commencé une politique de boycottage des habits, des vivres, et des autres nécessités, pour les grévistes.Après information reçue de M.Garfield, le contrôleur régional du charbon à Chicago a annoncé que l’on continuerait de fournir du charbon aux producteurs de viande, pour que les réfrigérateurs et les entrepôts poursuivent leurs opérations.Cet ordre classifie la mise en conserve parmi les industries essentielles.Cependant, il est défendu aux metteurs en conserves de fabriquer leurs sous-produits, savon, huile et autres.Des milliers d’ouvriers sont sans travail par suite de la fermeture des fabriques.On a discuté à une assemblée du cabinet la question du combustible, la question mexicaine et diverses autres.M.Lansing, secrétaire d’Etat, qui avait convoqué cotte réunion, n’a pas voulu faire de déclaration, mais il a remarqué que le Mexique avait accaparé beaucoup l’attention du public.M.Garfield et l'administrateur général Hines étaient présents.Le premier semble optimiste.Les membres d’un comité d’opérateurs des mines restés dans la capitale après l’ajournement de la conférence des opérateurs ont nié avoir publié des rapports à l’effet que les opérateurs seraient disposés à offrir une augmentation beaucoup plus élevée que eelle offerte par Garfield.Le président Scarles de l’association des opérateurs de l’Illinois, a carrément démenti ia nouvelle.Columbus, (i.— Le gouverneur Cox a déclaré que les négociations entre les opérateurs et les chefs des mineurs au sujet de la reprise du travail dans l'Ohio laissaient espoir de solution.Bien qu’il n'y ait pas eu de déclaration officielle, on croit que le gouverneur a offert une augmentation de 2.5 p.(\ aux niineurs.Cette offre constituerait un compromis entre l’offre de Garfield de 14 p.e.que les mineurs ont refusée et celle de 31 p.e.faite par le secrétaire du travail Wilson qui aurait satisfait les mineurs.Le détective Brodeur a mis sous arrêt, hier soir, Pareil Denis, Agé de 65 ans, et domicilié au No 408, rue Cadieux.et Sam Thomson, Agé de 29 ans et résidant au No 99, rue Saint-Félix.Us auraient, il y a un an, volé une nutomohilc.Les deux accusés se déclarent tout innocents et très surpris do l’Apreté des procédés.US AGENT DE LA POLICE SECRETE.PASSE AUX RAS G S DES RADICAUX DE W1XXIPEG, FAIT DES REVELA T l OX S SUR LES MAXOEUVRES DES CHEFS DE LA GREVE.(Service de ia “Canadian Press”) Winnipeg, 6.— Le sergent F.W.Zaneth, agent de la police secrète, qui s’esl mêlé aux radicaux de Winnipeg, a dit que Joe' Knight, de Winnipeg, lui avait déclaré que le district militaire No 18 avait reçu un wagon de fusils et qu’il fallait avoir l’oeil dessus parce que les grévistes pensaient pouvoir les utiliser quelques jours plus tard.M.Robert Cassidy, l’avocat de la défense, a pris la mouche en entendant cette déclaration du sergent Zaneth.Il a eu de vives altercations avec le juge Metcalfe.Le maire G«iy a été sur la sellette hier soir.Il a passé en revue la situation qui a causé ia grève.Il a parlé de Tétat de surexcitation qui régnait chez les citoyens de Winnipeg à la veille de la grève.William Percy a été entendu également; on lui a demandé pourquoi ie nom du journal “The Voice” avait été changé en celui de “Western Labor News”.On lui a aussi demandé des renseignements au sujet de la conférence de Québec en septembre 1918.Il a dit qu’il avait voté contre une résolution proposant d’étendre les cadres de l’organisation ouvrière.Les délégués de TOuest se sont réunis en caucus pour protester contre la défaite de cette résolution et pour jeter les bases d’une autre organisation.A cet effet un comité a été nommé.M.Percy a déclaré qu’après la grève un comité de trois cents membres avait été nommé pour s’occuper de la question ouvrière.Ensuite un comité central a été •choisi.M.Cassidy a demandé au témoin si le comité des grévistes avait reçu de l’argent des Bolchevistes pour financer la grève.Le témoin a répondu négativement.M.Andrews a blâmé R.B.Russell d’avoir trompé les unions ouvrières et d’avoir servi d’instruments aux Bolchevistes.Le juge Metcalfe, à un moment donné de l’enquête, s’est fâché contre M.Cassidy et a dit au jury que si l’avocat de la défense continuait à faire l’enquête de cette manière il serait forcé de prendre des mesures pour le faire agir autrement.M.Lovait, ie témoin suivant, a dit que les chefs reconnus du mouvement radical étaient Russell, Johns, Armstrong et Queen.Le témoignage donné par l’agent du service secret F.W.Zaneth, a été très intéressant.Il a donné des détails sur la manière dont les chefs socialistes endoctrinaient leurs adeptes et leur enseignaient à parler en public.-«- TROIS PERSONNES SONT POIGNARDÉES UN AGENT SECRET ET DEUX HOMMES DANS USE BAGARRE, AVENUE DE L'HOTEL-DE-V1LLE.Vers les 11 heures, hier soir, un groupe d’étrangers sont entrés au No 55, avenue de DHôtel-de-Ville, où ils ont brisé le miroir du salon, renversé une fournaise, et causé aussi un commencement d’incendie.Emile Villeneuve, âgé de 23 ans et domicilié au No 215, rue Belle-chasse, a reçu, par tout le corps, une quinzaine de coups de couteau, alors qu’il tentait de combattre les nouveaux arrivés.Il est -mourant à l’hôpital Général, Son agresseur serait un nommé M-atro Cochun, âgé de 24 ans et domicilié au No 78, rue Cadieux.Charles Levesque, résidant au No 7, rue Aird, souffre aussi de blessures graves.Il est à rhôpital./Presque en môme temps, les détectives Thibautl, Walsh, Pou-lin et Therrien arrêtaient à l'angle des rues S-anguinet et Vitré, trois des coupables qui fuyaient d’une manière suspecte.C’est alors que le détective Poulin a été frappé, d’un coup de -couteau, à l'épaule, par un nommé Mark Saviak, qui immédiatement a été mis sous arrêt.La blessure n’est pas mortelle.iLes agents Jobin et Lemieux ont réussi plus tard à arrêter Cochon, accusé, actuellement du moins, de tentative do meurtre.«.— VOLEURS DE JOYAUX PINCÉS À OTTAWA Ottawa, (i (Service do la Canadian Press).— La police locale vient d’opérer l’arrestation do cinq bandits trouvés en possession -do sept porte-manteaux remplis de joyaux de toutes sortes.Ces maraudeurs se nomment John Washkallis dit Robert Kenney, dit Bud Harding, qui s’est évadé du pénitencier de Pitts-tourg, iPenna.; Mike Woolney et Alexander Tolparoff, dont on pourra retracer les méfaits; Hazel Washkallis et Rose Woolney, femmes des deux premiers voleurs, USE NOUVELLE ASSOCIATION D'INSTITUTEURS A ETE ORGANISEE.— LE MOYEN D’AUGMENTER LES TRAITEMENTS.UNE REUNION DE L'ASSOCIATION DU BIEN-ETRE.A l’Académie du Plaieau, un fort groupe d’instituteurs et d’institutrices s’était réuni sous la présidence de M.Lévis Tremblay, professeur à l’école Montcalm, pour jeter les bases d’une association nouvelle qui sera connue sous le nom de “L’Alliance Catholique des professeurs de Montréal”.M.Tremblay a exposé ie but de l’Alliance qui n’est autre que l’amélioration tant pédagogique que matérielle du personnel enseignant de la Commission Scolaire.MM.Arthur Ladouceur et J.M.Manning ont -adhéré au mouvement, en donnant leurs raisons.M.Labarre, directeur du district nord, a déclaré au nom de ses collègues des quatre commissions de district, qu’ils donneront leur appui à tout mouvement progressif raisonnable et sérieux.iM.Miller a fait le tableau de la situation financière de la Commission scolaire et en conclut que l’unique moyen pour cette dernière de payer davantage ses professeurs est de demander à la Legislature une augmentation de la taxe foncière.Deux comités sont ensuite formés : l’un pourvoit à une délégation auprès du Bureau central de lu commission des écoles catholiques de Montréal, et l’autre, composé de huit membres représentant les instituteurs et les institutrices de chaque district, devra recevoir les suggestions relatives à une échelle de salaire.Il est également proposé et résolu d’informer les quatre commissions de /district et la commission centrale de la fondation de “L’Alliance catholique des Professeurs de Montréail”.LUiSSOCIATICXN DU BIEN-ETRE Le docteur A.-R.Conroy, député de Sainte-Anne, est venu donner son appui, hier soir, -à l’Association du Bien-Etre des Instituteurs et des Institutrices, qui s’était réuni à la salle Perras, rue Sainte-Catherine.Sans prêcher l’anarchie, le bolchevisme ou le socialisme, dit-il, les instituteurs ont fait un bon mouvement en s’organisant pour récla-mer un traitement légitime qui leur permette de vivre raisonnablement.Depuis quatre ans, dit-il, le coût de la vie a doublé; le salaire des ouvriers en général a presque dou-Liè également; seuls les instituteurs ont été négligés, puisque les augmentations dont on les a gratifiés s’élèvent là peine à 15 pour cent.C’est donc leur droit de réclamer* meilleure justice.ILc docteur Conroy invoque en leur faveur un argument d’ordre pédagogique.Pour bien accomplir son travail, l’instituteur ne doit pas avoir constamment à l’esprit le souci du gagne-pain ; s’il se demande constamment comment il pourra arriver à faire vivre les siens, son enseignement s’en ressentira inévitablement, Les autorités scolaires doivent donc leur assurer un traitement juste et raisonnable.Afin de terminer, M.Conroy leur conseille de rester dans la lutte unis jusqu’au bout et de ne point se laisser battre par les défections qui peuvent se produire.Il les invite à compter sur l’appui de M.Athanase David, secrétaire de la province, qui ne saurait manquer de se raill'ier à leur cause, M.Aurèle Lacombe, député de Dorion, leur a adressé ensuite quelques mots d'encouragements.Et M.Blain, aviseur légal de l’Association.a parlé également.M.Eudore Gobeil, président, les a mis en garde, au début, “contre les manoeuvres de certains fonctionnaires de la Commission Scolaire qui s’évertuent à diviser les forces des instituteurs en multipliant les associations au milieu d’eux, toutes avec un objet différent.” Il les a priés de rester fermes et de poursuivre ia lutte avec encore plus de vigueur.POUR PROTÉGER NOS ÉCOLIERS i.M.Arthur Gaboury, surintendant de la Cio des Tramways de Montréal, avait adressé, à l’ouverture des classes à chacun des conducteurs et wattnum une lettre pour attirer leur attention sur les dangers qui menacent continuellement dans nos rues la vie des écoliers et des écolières.Deux mille cinq cents lettres de ce genre avaient été envoyées faisant suite à la campagne “prenez garde" inaugurée par IM.Gaboury en 1914.-*- VOL A MAIN ARMÉE Deux voleurs on* pris hier soir dans la caisse de Charles Lèpine, pharmacien, 1477, rue Wellington, trente dollars, et se sont enfuis eu auto.'Le commis-pharmacien se trouvait seul au moment du “coup” des hardis voleurs qui lui ont braqué un revolver sous le nez pour l’empêcher d’appeler au secours.L’AGENT CONSULAIRE AMERICAIN EST SORTI DE PRISON SUR L’ORDRE DU JUGE DE PUEBLA — LES RELATIONS RESTERAIENT TENDUES —LE U)NG DE LA FRONTIERE — CHE/.M.WILSON.LES ECHEVINS DISCUTENT, PENDANT DE LONGUES HEURES, HIER SOIR, LES PREVISIONS BUDGETAIRES DE 1920 — LE MAIRE EXPLIQUE LE POURQUOI DU CABINET NOIR, Mexico, 6.— William Jenkins, agent consulaire américain à iPue-bla, a été mis en liberté à 1 heure jeudi pur ordre du juge 'de Puebla.Le consul s’est immédiatement rendu a sa demeure.Washington, '6.— (Le sénateur Fail a dit que, malgré la mise en bberte de Jenkins, les Etats-Unis devaient avoir des relations plus tendues avec le Mexique à cause de certains actes commis par les Mexicains.LES POTS DE PETROLE Houston, Texas, 6.— Le président Larranza a mis en vigueur 1 ordre décrétant la fermeture de tous les puits d’huile appurtenant ' des individus qui ont acheté ces puits depuis la nationalisation des puits de pétrole.Tous les proprietaires de puits qui ont refusé de prendre des permis verront leurs puits confisqués par le gouvernement mexicain.On dit que par /ce decret Carranza diminuera la production de l’huile de 100,U00 barils par jour.Zapata, Texas, G.— Les bandil mexicains ont fait un raid dans u ranch du côté américain de la Rii Glande, ils ont ligotté Je marchai! et iis ont pillé son magasin.Austen, i exas, (i.— L’adjudan general Lope u donuc ordre a I compagnie des soldats du Texas, d se.rendre à Zapata, pour capture les bandits qui ont pillé un mag; sin a ce dernier endroit.M.WILSON PRENDRA UNE DECISION Washington, G.— Deux séna-teins, délégués par le comité sénatorial des relations étrangères pour conférer avec le président Wilson sur la crise mexicaine et pour dire si, dans leur opinion, le président, a cause de sa maladie, a était pas capable de s’occuper des affaires de a république, ont quitté la Maison Blanche après une entrevue de trois-quarts d heure avec le président.Us ont dit que Al.W ilson était au courant des récents développements de la question mexicaine et qui’l était mentalement capable de former un jugement sain sur les questions que doit envisager le pays.Au cours de la conférence, tandis que le sénateur Fall, expliquait au président, les raisons autorisant à rompre les relations diplomatiques avec le gouvernement de Carranza, M.Wilson et les deux sénateurs reçurent une dépêche, que William-O.Jenkins, l’agent consulaire de Puebla avait été relâché.La nouvelle semblait douteuse, mais elle eut pour bon résultat de détendre un peu les relations entre les deux gouvernements.La discussion avec le président n’eut pas pour résultat d’amener une solution quelconque au problème mexico-américain, mais on croit, partout, qu'elle a dû porter sur un sujet important, à savoir jusqu’à quel point la longue maladie du président l'a rendu incapable de -s’occuper de sa tâche de chef de l’état.Redressé dans son lit, le président a parlé avec les deux sénateurs des problèmes mexicains.De sa main droite libre il a serré celle des deux sénateurs et il a pris des documents qui étaient sur une table à sa portée.Il était faible et nerveux; mais il a laissé voir que les rapports qui ont circulé au sujet de sa maladie étaient exagérés quant à la gravité de son état, et il a promis que dans quelques jours, il serait capable de dire ce qu’il pense de la question mexicaine, “Il avait ’air d’un homme malade” a dit le sénateur Fall, en sortant de la Maison Blanche, mais son esprit est lucide et parfaitement capable d’envisager n’importe quelle question qu’il aurait à étudier.Il m’a paru en bonne condition d’esprit comme tout homme qui entrerait en convalescence après huit à neuf semaines de maladies.” L’autre délégué du comité, le sénateur Hitchcock, a dit que le président lui avait semblé bien mieux que la dernière fois qu’il le vit,, il y n deux semaines.“Il a été très malade, mais il va mieux, dit-il.Il semble bien au courant de la situation mexicaine et bien qu’il n’ait pas donné de décision finale sur cette question, il a laissé entendre qu'il y avait trop de questions mêlées à celle-là pour agir brusquement.” La nouvelle de la mise en liberté de Jenkins, alors que les deux sénateurs étaient nu chevet du président, a été reçue avec plaisir.Elle est arrivée par message téléphonique du secrétaire Tumulty au Dr Grayson qui l’annonça au président.Le sénateur Fall était alors à expliquer pourquoi l'on devait rompre les relations diplomatiques avec le Mexique.d’après les preuves de propagande de bolchévisme aux Etats Unis de la part des consuls mexi cnins aux Etats-Unis» preuves qui De nouveau, les échevins se sont réunis en cabinet noir, hier soir, pour poursuivre la discussion générale du budget.Tous occupaient leur siège à l’exception de MM.Creel man et Dubeau, retenus ailleurs pour des raisons majeures.Au sortir de la réunion qui s'est terminée très tard, vers minuit, M.Brodeur, leader du conseil, s’est contenté de sourire aux journalistes pour leur dire que le conseil s’est formé en comité général et avait rapporté progrès.Il a ajouté que les échevins avaient discuté de huit heures à minuit moins le quart sans en arriver à aucune conclusion.La discussion, dit-il, s’est faite sur des principes généraux, et on n’en es! arrivé encore à aucune décision sur les différents départements.Tout ce qui a été rapporté jusqu’ici comme ayant été retranché dans le budget par les échevins, affirme-t-il, est con-trouvé.Le conseil se réunira de nouveau la semaine prochaine, à pari de la séance régulière de mardi, a une date qui n’est pas encore fixée.Le maire, de son côté, a admis avoir ordonné le huis-clos pour des raisons qu’il ne juge pas à propos de donner pour le moment.On verra dans quelques jours, a-t-il dit, lorsque tout sera bâclé, que la politique que nous avons adoptée était la seule qui convînt dans les circonstances et que nous avons agi dans l’intérêt général.LES FEMMES VEULENT VOTER, Une délégation du “Montreal Women’s Club” a sollicité du maire la faveur d’exercer le droit de vote aux élections municipales, pour toutes celles qui, étant ma niées, sont propriétaires d’immeubles.Mme AlacNaughton a souligné, au nom de ses compagnes, l’anomalie qui existe actuellement dans le fait que les femmes ont droit de vote aux élections fédérales, tandis qu’elles ch sont privées pour les élections municipales, lesquelles sont de première 'importance pour eux, puisqu’il s’agit de questions d’hygiène, de nettoyage, de prb-preté de rues, de mortalité infantile et autres, questions qui les /intéressent 'au plus haut point.Elle réclame aussi pour ses compagnes le même privilège que ses soeurs de Québec.M.le maire leur a répondu avec, courtoisie que cette question ne relève point de ses attributions et qu’elle est du ressort de la commission administrative et de la législature de Québec, car ri s 'agit, dans leur demande, d’un amendement à la Charte pur et simple.Les dames déléguées reviendront auprès des commissaires ces jours-ci.Mme Gérin-Lajoie 'accompagnait les déléguées du “Montreal Women’s Club”.-«- MARIAGE CATY-DEFOY Ce matin, en la chapelle de Notrc-Dame-de-Pitié, a été célébré le mariage de M.Joseph Catv, de l’administration du Devoir, avec Mile Antoinette DeFoy.M.Alphonse Catv servait de témoin à son fils et M.J.-H.Fiché, accompagnait su belle-soeur.M.l’abbé Lemonde a donné la bénédiction nuptiale.Les nouveaux époux sont partis en voyage.ressortaient de l’enquête qu’il avail tenue au sujet de la question mexicaine en sous-comité.Le sénateur Fall a aussi présenté au président une copie de la résolution demandant de méconnaître le l gouvernement de Carranza.Cette résolution se trouve maintenant devant le comité sénatorial des relations étrangères qui s’est réuni de nouveau, lundi, pour la débattre.Le président ne se prononça pas non ! plus sur cette résolution; mais il a | dit qu’il en aviserait le comité ou le : congrès à la fin de la semaine.* s* • Le Mexique a 24 aéroplanes de combat dans la ville de Chihuahua ! seulement, et il reçoit des aéroplanes en plus de.l’Allemagne, selon les renseignements pris par h* secréta- , riat de la guerre américain et qui I ont été portés à la connaissance du i comité militaire de lu Chambre par le brigadier-général Mitchell, chef , des opérations militaires du service de l'aviation.Le ministère de la guerre sait aussi que des anciens pilotes aviateurs de l'armée allemande arrivent mi Mexique pour ! faire du service sur ce continent dans l'aviation mexicaine.z * * * Le président a envoyé aujourd’hui au sénat, en réponse à la résolution adoptée nu mois de juin dernier, un rapport du secrétaire d’Etat Lansing disant que 957 citoyens des pays autres que les Etats-Unis ont été tues au Mexique, depuis lu chute de Por-firio Diaz.Plus du tiers des citoyens tués étaient des Chinois.Le rapport complète un autre rapport fait récemment au sénat sur le nombre des Américains tués au Mexique. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 DECEMBRE 1919 VOL.X.— No 286 TARIF DES PETITES AFFICHES ___ i DEMANDES D'EMPLOI s — Jusqu’à 29 JOjts, 15 »ous, et 1 so-j par mot supplément taire.DEMANDES DFLEVES i — Ju*(Ju'A 20 mots, 15 soin, rt 1 sou par mot supplémen- tüfre.TOUTES LES AUTRES DEMANDES s — .iuiqu'à 20 mot,, 15 bous, 1 sou par mot lup-tuémenttire.CHAMBRES A LOUER : — 15 sous jusqu’à ?0 mots, 1 sou par mol supplém*ntntre.TROUVE : — jusqu'à 20 mots, 20 bous, I sou I>nl mot supplémentaire.PERDU : — Jusqu'à 20 mots.20 sous, 1 bou pur mot supplémentaire.MAISONS MAGASINS.ETC.A LOUER s — jusqu'à 20 mots, 15 sous.1 sou pur mot supplémentaire.A VENDRE : — jusqu’à 20 mots, 15 sous.1 bou pur mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif sur demande.AVIS LEGAUX : — 10 sous la ligne agate.NAISSANTES DECES.MESSES : — 50 sous par insertion.REMERCIEMENTS ! — 50 sous.CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES, ETC i — *1.00 par Insertion.FEDERATION NATIONALE st-jean-baptiste TORTUREE PARLE (chez les mutualistes TERRIBLE ECZÉMA SITUATIONS VACANTES ON DEMANDE plusieurs demoiselles comme commis pour un magasin de bijouterie, pouvant parler les deux langues et possédant de l'instruction ; lilies très distinguées.Bons salaires seront payes à celles qui aiment irnt à apprendre la Ifsne.S’adresser par lettre à casier 20» “Le Devoir”.AUTOMOBILES CHAUFFEURS mécaniciuuB dt'mnmitt.Sulvir le» cours.Jour ou »oir.Licence garantie.position assurée.Cours prlrés pour •fames.S’ud- Coolornbe.tüü Uemontlgny EsL Tét, Est 4S44.A LOUER "V'MBHK à louer dans famille, privée, boulevard St-Joseph.Tél.St-Louis «95*.A VENDRE A VENDRE CREPEAU EMPAQUETTE, notaires, 310 Visitation, Montréal.il.CHEMIN STE-CATHERINE, à Outremont, {emplacement contenant plus de 232,000 pieds en superficie.Magnifique site pour hôpital, couvent, asile, etc.ü.SAULT-ÀU-RECOIXET, 1767 boulevard Gouln, plusieurs terrains, avec maison, et,'., partie comptant et partie par versements semi-annuels, sans intérêt.il.A NOTRE-DAME-DE-GBACE, plusieurs terrains.4.RUE LAFONTAINE, maison rapportant 'lO pour cent et pouvant rapporter beaucoup plus.Conditions, moitié comptant ; la balance à fi pour cent par an.5, Plusieurs maisons de rapport, à des conditions ires faciles.__ _ ¦ POMMES A VENDU H.»ar qiu>"':-té de chars, Nos i et 2.Les variétés que vous désirez.Prix $5.00 le quart.Domestic, $4.00 le ftuart.Livraison.Nouvelle-Ecosse.— Ad.Quebec Produce Exchange, 08 Saint-Pierre, Quebec.Téléphone 329.ONTARIO.206 à 216 Est.Propriété à vendre, lots b&tls sur les deux faces, contenant quinze logements, *37,000.180 Jeanne Mance._______ _ ___ ____ HUTCHISON, 49 à 63.Propriété, prés rue Sherbrooke, environ 16.000 pieds.Huit logements, 814,000 ou 822,000 pour la moitié.180 Jeqnne Mance.________ ’ AUTOS À'VENDRE Magnifique limousine Wtllys-Knight, presque neuve, garantie en parfaite condition.C.L.Rousseau.Rockland 528, Sedan Overland, modèle 90, en usage seulement une semaine, à vendre Iron marché.Bock.528.Sedan VYlliys-Kùight, 7 passagers, garanti en parfait ordre et presque neuf.S'ad.Rockland 528.k Overland de tourisme, 5 passagers, modèle 75, à vendre bon marché.Rock.528.PROPRIETE A VENDRE ALEXANDRE DUPUIS COURTIEU, immeubles, et agent imunc.cr (établi 1807).Propriétés ectmniiltrées éco-nomiquement.Pour acbal, vente, échange, consultes gratuitement notre “Information Immobilière’’.4» Place d’Armcs, pré» Craig.H.DORÏON 92-EST, NOTKJË-DAMü: Edifice SauTcg’arde.M»in S74L J9®! 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